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L'Oranger Février 2021

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P201027 Dépôt Liège X

L’ORANGER BIMESTRIEL FÉVRIER 2021 | NUMÉRO 5

DOSSIER IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF Notre processus participatif n’est pas confiné ! Y’a match, ateliers citoyens, organisation interne... Votre avis compte !

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2021 UNE ANNÉE PLEINE

Le dossier

Bye bye England ! Après 11 mois de discussions, le Brexit prend enfin place. Quelles sont les conséquences pour les citoyens ? Qu’est ce qui change ? Découvrez ces réponses dans le dossier.

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cdH - Rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles

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D'ESPOIR ET D'AVENTURES

L’interview

Un engagement total pour les travailleurs Engagée au sein de la CSC depuis près de 30 ans, Marie-Hélène Ska se livre sur son parcours et sur son travail de syndicaliste dans cet entretien.

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Décodage 12-18

Le renouveau des États-Unis ? 2020 a été une année marquée par l’élection du futur président américain. Une élection qui a tenu le monde entier en haleine et qui en a finalement soulagé plus d’un grâce à la victoire de Joe Biden. Qu’est-ce que cela implique pour l’avenir des jeunes américains ? Décryptage.

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Édito

L’ORANGER | Février 2021

Mais critiquer depuis le balcon serait un exercice trop facile, bien loin de notre volonté historique d’être une formation politique porteuse de solutions. Parallèlement à la vigilance critique que nous exerçons comme principale force crédible d’opposition, nous avons sans cesse formulé des pistes et propositions concrètes pour accompagner au mieux la gestion de crise des gouvernements et ajuster au besoin leurs approches. Que ce soit sur les orientations sanitaires, sur les questions sociétaires, éducatives ou encore sur les enjeux économiques.

Chères amies, chers amis du cdH, 2021 est l’année de toutes les espérances : celles de renouer au plus vite des contacts sociaux chaleureux avec ceux que l’on aime de notre famille ou de nos amis ; celles de pouvoir sortir la tête hors de l’eau pour des soignants mobilisés depuis la première heure ou pour des indépendants frappés de plein fouet par les mesures de restriction de leur activité et de nos libertés.

Près d’un an après le début de cette pandémie dans notre pays, il convient de poser un regard critique et constructif sur la gestion étatique de cette crise inédite. La lasagne de pouvoirs de notre pays n’aura pas favorisé une gestion pertinente de la crise. Sur 98 pays analysés par une étude australienne, la Belgique se classe piètre 72ème pays quant à l’efficacité de gestion de la crise. Ce n’est pas faute pourtant d’avoir très tôt agi comme lanceur d’alertes sur les questions logistiques, de testing, de tracing, de vaccination...

Nous nous sommes très tôt aussi projetés vers les questions d’avenir, dont les enjeux devront pouvoir être mieux rencontrés grâce aux moyens financiers inédits du plan de relance. Pour autant que notre État se dote d’une véritable stratégie de redéploiement structurel de son économie, avec des réformes lourdes et non superficielles et conjoncturelles. Nombre d’observateurs extérieurs, bien au-delà de notre propre parti, émettent encore des doutes sur la pertinence de la voie choisie jusqu’à présent, qui s’apparente à la somme des projets disponibles auprès de chaque région, bien plus qu’à une approche copernicienne devant favoriser le monde d’après.

2021 sera aussi l’année de notre envol. La chrysalide va progressivement se muer en papillon. Au terme de notre opération Il fera beau demain - Mouvement positif, nous présenterons à l’espace politique un mouvement régénéré par la co-construction citoyenne, un mouvement à nouveau fier de ce qu’il incarne et propose, un mouvement qui cherche à faire communauté en incluant et pas en excluant par des propos outranciers, un mouvement qui fait sens et qui respecte la quête de sens de chacun et sa pluralité de forme, un mouvement qui sera humble dans son approche mais ambitieux dans ses prétentions. Un mouvement à hauteur d’Homme et de Femme. Un mouvement valorisant l’effort et le progrès. Un mouvement épris de liberté et de dignité. Franchissez ces étapes à nos côtés pour impulser une nouvelle dynamique. Transformons ensemble nos forces en énergie positive et alternative. Maxime Prévot Président du cdH

Appel d’urgence en faveur des Yézidis SOMMAIRE

© Johanna DE TESSIÈRES

Qui se souvient encore des Yézidis ? Cette petite communauté d’un demi-million d’individus du Kurdistan a fait l’objet de persécutions terrifiantes de la part de Daech à partir de l’été 2014 : hommes, femmes, enfants enterrés vivants, femmes vendues comme esclaves sexuelles sur les marchés, décapitations, tortures, villages anéantis, vergers incendiés. Parmi toutes les minorités ayant subi les violences de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie (chrétiens, shabaks,…) les Yézidis ont été systématiquement pourchassés, et la volonté de les anéantir clairement documentée. Les Nations-Unies ont reconnu en 2016 le caractère génocidaire de ces crimes. Sept ans après le début de cet effroyable cauchemar, les rescapés des massacres sont toujours en état de choc. Ils vivent dans des conditions précaires au Kurdistan irakien. Quelques Yézidis ont trouvé refuge en Belgique, souvent en région liégeoise. Cette toute petite communauté à l’échelle de la planète a très peu de relais. Il y a quelques jours, Nadia Murat, Prix Nobel de la Paix, elle-même martyrisée par les terroristes de l’EI, a supplié la communauté internationale de poursuivre les auteurs des crimes contre les Yézidis et de venir en aide aux victimes.

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Il y a deux mois, lors de mon dernier voyage au Kurdistan, j’ai pu mesurer toute la détresse des Yézidis, abandonnés de tous, croupissant dans des camps de fortune, cherchant encore et toujours à arracher leurs femmes otages des cellules actives de Daech. J’ai rencontré leur pape, Baba Cheikh. Il m’a supplié d’aider sa communauté et d’appeler la Belgique à reconnaître le génocide contre son peuple. Je tiens aujourd’hui ma promesse. Je viens de déposer à la Chambre une résolution demandant à la Belgique de reconnaître ce génocide.

PRÈS DE CHEZ VOUS

Je lance aussi cet appel à votre générosité pour soutenir un projet essentiel que lance l’association belge V-Europe, qui a toute ma confiance. Elle vient d’ouvrir un projet d’assistance aux Yézidis au Kurdistan irakien : aide d’urgence, aide aux femmes victimes de violences sexuelles et recherche de preuves des crimes subis. V-Europe manque cruellement de moyens. Elle recherche 90.000 € pour son aide aux Yézidis. La Fondation Roi Baudouin soutient V-Europe en mettant à sa disposition un compte permettant une déduction fiscale. Vous pouvez verser vos dons sur le n° de compte BE10 0000 0000 0404 de la Fondation Roi Baudouin (communication : 128/3001/00042 ou V-Europe/Yezidis 2021). Les Yézidis sont originaires de Mésopotamie supérieure. Le yézidisme est une religion monothéiste apparue il y a plus de quatre mille ans. Les fidèles de cette religion croient en un dieu unique, Xwedê, qui fut assisté de sept anges lorsqu’il créa le monde.

NOS ASSOCIATIONS

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DÉCODAGE 12-18

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Georges DALLEMAGNE

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LE DOSSIER

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L’INTERVIEW IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

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L’ORANGER février 2021 COORDINATION GÉNÉRALE Francine Vanuytrecht MISE EN PAGE Loris Klein RÉDACTEURS Pascal Arimont Sandra Boldrini Frédéric Cogneau Georges Dallemagne Damien De Vroey Laurent de Briey Marie Jacqmin Dorothée Klein RÉSEAUX SOCIAUX www.lecdh.be facebook.com/lecdh

Freddy Limbourg Benoît Lutgen Stéphane Nicolas Ismaël Nuino Maxime Prévot Etienne Vanderroost Margaux Van Meerhaeghe Mathieu Wautier ÉDITEUR RESPONSABLE Gauthier de Sauvage Rue du Commerce 123 1000 Bruxelles

twitter.com/lecdh instagram.com/lecdh


L’ORANGER | Février 2021

Récolte de vivres dans le Brabant wallon

Près de chez vous Une belle solidarité liégeoise : un partenariat entre l'ASBL Télé-Service et le secteur Horeca La crise sanitaire a entraîné bon nombre de difficultés pour le secteur Horeca mais également pour le monde associatif. Christian Javaux est responsable de l'association Télé-Service et est membre du Comité d'arrondissement cdH liégeois. Il a aussi été candidat aux dernières élections régionales. L’ASBL liégeoise Télé-Service est une association de transport de personnes précarisées, malades ou handicapées et de service d’aide sociale, elle propose également un cours de français langue étrangère ainsi qu’une école des devoirs. Faute de pouvoir organiser les activités annuelles qui la financent et sensible à la détresse de plusieurs restaurateurs, l’association a décidé de s’associer avec certains d’entre eux, invitant ses fidèles donateurs à passer commande. Parmi les restaurants participants, nous pouvions retrouver les Ateliers Gourmands, le Barmanne ainsi que la Petite épicerie slow food, de chaleureux restaurants liégeois qu'Alda Greoli, membre du Conseil d'administration de l'ASBL, a aidé à choisir.

Comme jeunes cdH du Brabant wallon, il était important de prendre du temps pour tous les citoyens dans le besoin, d’essayer de leur apporter un peu de réconfort durant cette période particulièrement difficile. Evitons que les personnes qui avaient déjà un premier genou à terre avec cette crise se retrouvent avec le second genou au sol. Dans le cadre de la fin de mon mandat de président des jeunes cdH du Brabant wallon, en collaboration avec nos membres, j’ai voulu, encore une fois, que nous nous mettions au service de la collectivité en réalisant une action citoyenne.

Durant tout le mois de décembre, les personnes désireuses de soutenir cette action pouvaient alors commander en tant que « sympathisants Télé-Service » à l’une des adresses partenaires qui reversait alors 20% de sa recette à l’ASBL sous forme de dons !

Luc Letouche et Jacques Brillet, 100 ans de politique communale…

Mi-novembre, nous avons lancé une grande récolte de vivres (pâtes, riz...) pour les personnes mais aussi de la nourriture (croquettes, biscuits...) pour leurs animaux dans tout l’Ouest du Brabant wallon. Pour cette belle opération, nous avons eu l’occasion de collaborer avec la Maison Croix-Rouge du bassin de la Senne qui rassemble les communes de Rebecq, Braine-le-Château, Ittre et Tubize. Ce fut un véritable succès. De nombreuses personnes de la région sont venues déposer leurs colis. Au total, ce sont plus de 250 kg de vivres qui ont été récoltés, sans compter les nombreux sacs de nourriture pour nos amis à 4 pattes. Nous tenons à remercier ces généreux donateurs. A la fin de l’activité, la Maison Croix-Rouge a repris l’ensemble des vivres pour les redistribuer. Suite à cette activité, j’ai eu l’occasion de visiter les locaux de cette association à Tubize. Leur besoin est énorme, les demandes sont nombreuses. Nous sommes heureux d’avoir pu les aider. Nous ne pouvons que nous réjouir de voir à quel point une action simple pouvait apporter autant de soleil dans le cœur des gens. Vu le succès de l’évènement, vu les sourires que nous avons pu soulever, il est clair qu’il y aura une nouvelle récolte en 2021.

L’Opération Cougnous pour nos Aînés

En janvier 1971, Luc Letouche et Jacques Brillet prêtaient pour la 1ère fois serment sur les bancs du conseil communal. Flash-back sur leur carrière politique longue de plus de 50 ans. Aux communales de 1964, armé de son pinceau et de son pot de colle, Luc arpente les rues pour apposer affiches et panneaux aux quatre coins du village de Bassilly, où il est élu pour la première fois en octobre 1970 ; Jacques également, mais à Naast. 1976, c’est la fusion des communes : toujours derniers candidats, Luc est encore élu et siège désormais dans l’opposition à Silly, tandis que Jacques prend place au CPAS de Soignies. En 1982, Luc emmène la liste à Silly : chef de groupe au conseil communal, il siège également au CPAS pendant 2 ans ; Jacques cumule lui aussi les deux mandats. Durant 3 législatures, de 1988 à 2000, Luc emmène ses troupes à chaque scrutin communal, faisant front face à un cartel socialiste-libéral autoritaire… Le Sonégien siège au conseil communal jusqu’en 1995, devenant ensuite échevin des Finances, des Fêtes, de l’Informatique et de la collaboration avec le CPAS. Il redeviendra conseiller après les élections de 2000. Luc, retrouvant la dernière place sur la liste en 2006, est à nouveau élu ; en 2012, il est conseiller communal dans la nouvelle majorité. Jacques a quant à lui été chaque fois reconduit dans son mandat de conseiller communal jusqu’aujourd’hui.

Durant le mois de décembre, le cdH a lancé avec les président.e.s d’arrondissement et de section locale, une grande Opération Cougnous. Nous avons décidé de créer du lien (en respectant les normes Covid bien évidemment !) avec nos membres de plus de 75 ans qui sont isolés en ces temps compliqués, en leur faisant parvenir un cougnou ainsi que la carte de vœux du président, Maxime Prévot et celle du président des Aînés, André Bosly.

Contrairement à Jacques Brillet qui a toujours voulu privilégier son ancrage communal, Luc Letouche porte aussi un solide bagage provincial : en mars 1974, il est candidat pour la 1ère fois et obtient le 3ème score de la liste… Elu dès avril 1977, il est tête de liste en 81, 85 et 87 et siège au Conseil provincial en y assumant le secrétariat jusqu’en novembre 1991. Il sera également 1er suppléant au Sénat jusqu’aux élections suivantes en 1995. Luc est aussi un fidèle serviteur du parti : ainsi il fut secrétaire du PSC du Canton d’Enghien de 1972 à 1980 et assuma le même poste à l’arrondissement de Soignies de 1975 à 1985. Ses compétences furent aussi reconnues au sein des divers cabinets ministériels qu’il fréquenta, de 1975 à 1983.

Au total, plus de 100 sections locales ont participé à l’opération et environ 2400 cougnous ont été distribués avec de larges sourires à nos Aînés.

Chers Jacques et Luc, « Merci » pour toutes ces années de dévouement auprès des citoyens : vous êtes et resterez les exemples d’un engagement sans faille.

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Le dossier

L’ORANGER | Février 2021

Brexit exist, EU resist ! « The » dossier le plus important de ce début d’année pour l’Europe, c’est la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Le Royaume-Uni a quitté définitivement l'Union européenne le 31 janvier 2020. Décidée près d’un an auparavant, la période de transition de 11 mois précédant cette date n’eut jusqu’alors aucun impact dans la vie quotidienne des citoyens et des acteurs économiques.

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orénavant, l'Union compte 27 Etats membres et non plus 28. Le Brexit est l’énième malheureux exemple que les fausses promesses d’élus irresponsables peuvent venir anéantir des projets, sceller des vies et des destins, briser des élans de citoyens, d’une génération mais aussi d’un continent. Lorsque la nouvelle d’un accord entre l’UE et le Royaume-Uni sur un traité régissant leurs relations futures est tombée, à la veille de Noël, il n'y avait pas forcément lieu de croire au miracle du même nom... En effet, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne reste et restera le signe d’un échec historique évitable, mais qui a bien eu lieu, avec des conséquences sociales, financières, géopolitiques, économiques de grande ampleur, de part et d’autre de la Manche. Ne nous trompons pas : le Brexit ne résoudra aucun problème. Que du contraire : il viendra en créer une multitude de nouveaux. A quoi s’attendre ? Qu’est-ce qui changera concrètement sur le terrain ? Depuis le 1er janvier 2021, le RoyaumeUni a quitté le marché unique et l'Union douanière de l'UE. C'est le choix du gouvernement conservateur actuel. Si le référendum de 2016 avait posé le principe de la sortie de l'Union, il n'avait rien décidé quant aux conditions de celle-ci ou quant à l'intensité des futurs rapports avec l'Union. En raison de ce choix, le Royaume-Uni a perdu tous les droits et les avantages dont il bénéficiait en tant qu'Etat membre de l'UE. Par exemple, il ne fait plus partie des accords internationaux de l'UE et doit donc en renégocier de nouveaux (comme il vient de le faire avec le Japon, etc.). Finie la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux avec l'UE. L'UE et le Royaume-Uni forment désormais deux marchés, deux espaces réglementaires et juridiques distincts et ce, malgré l’accord survenu le 24 décembre 2020 auquel le Parlement européen doit encore donner son assentiment.

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Le dossier

L’ORANGER | Février 2021

• Les lots agroalimentaires britanniques devront être accompagnés de certificats sanitaires et subir des contrôles sanitaires et phytosanitaires aux postes d'inspection frontaliers des Etats membres. Cela coûtera du temps et de l'argent aux entreprises ; • La libre circulation des services prendra également fin : les prestataires de services britanniques ne bénéficieront plus du principe du « pays d'origine » : ils devront se conformer aux règles - variables - de chaque Etat membre ou s'installer dans l'UE s'ils veulent continuer à opérer comme ils le faisaient avant ; • Il n'y aura plus de reconnaissance mutuelle des qualifications profession-

nelles, les entreprises de services financiers britanniques perdront leur passeport de services financiers. Plus directement, pour les citoyens : • Les étudiants britanniques ne pourront plus bénéficier du programme d’échange universitaire Erasmus. Etudier au Royaume-Uni nécessitera de s’inscrire dans une école sur place et avec ça, payer le minerval, qui est 10 fois le prix de la moyenne belge. De plus, nos étudiants devront faire une demande de visa s’ils désirent rester plus de six mois sur le sol anglais (pour plus d’informations sur les changements : voir le site https://www. gov.uk/guidance/studying-in-the-ukguidance-for-eu-students) • Pour emprunter le tunnel sous la Manche, il faudra se munir d’un passeport à partir du 1er octobre 2021. De plus, depuis le 1er janvier, des contrôles des marchandises transportées sont effectués. Plus question de passer avec des réserves de bières belges ou de fromage français à hauteur de 300€, dorénavant il faudra payer des taxes. Et la viande est, elle, totalement proscrite. Il faudra donc être beaucoup plus attentif à ce qu’on emporte avant de partir au Royaume-Uni pour éviter les mauvaises surprises. Et si vous voyagez avec un animal de compagnie, cela sera désormais les règles britanniques qui s’appliqueront (pour plus de renseignements : https://www.gov.uk/guidance/ pet-travel-to-and-from-great-britain). Il était toutefois primordial qu’UE et UK se mettent d’accord sur les termes du divorce. On le sait : le scénario d’un « hard Brexit », sans aucun accord, aurait été catastrophique pour notre économie : selon une étude de la Banque Nationale belge, la Belgique aurait été parmi les 3 Etats membres les plus touchés avec une perte évaluée à 2,3% de son PIB et 42.000 emplois (directs et indirects).

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Même si, en ultime minute, ce scénario du pire a été évité, le Brexit aura bel et bien un impact tangible, notamment pour les entreprises européennes et belges qui, par exemple, exportent vers Londres ou Manchester. Il fallait donc agir au plus tôt pour que ces entreprises soient soutenues au mieux. C’est la raison pour laquelle un nouveau Fonds de réserve européen Brexit (« Brexit Adjustment Reserve ») de 5 milliards d'euros (4Md€ pour 2021 et 1Md€ en 2024), a été créé. Ce Fonds permet depuis le 1er janvier 2021 aux 27 Etats membres de l’UE d’aider financièrement leurs secteurs, leurs entreprises et communautés locales qui sont/seront touchés par le Brexit. Des mesures en faveur de l'emploi telles que des programmes de travail à court terme pourront également être lancées.

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Résultats : • Les contrôles douaniers s'appliqueront à toutes les exportations britanniques entrant dans l'UE ;

régionale) responsable de ce dossier pour le Parlement européen : « Nos PME auront besoin d’une aide qui soit rapide et de qualité. Car contrairement aux multinationales, elles ne savent pas adapter leurs relations commerciales du jour au lendemain. Je m’engagerai à ce que les sommes prévues arrivent le plus rapidement possible là où elles sont nécessaires ». 1 Du côté européen, quels sont les éléments positifs à retirer du Brexit ? Pour Benoît Lutgen, eurodéputé, chef de délégation belge du groupe PPE au Parlement européen : « Profitons-en pour rendre notre Europe « continentale » meilleure ! Ne jouons pas le jeu de ceux qui s'expriment de manière populiste contre l'Europe. L’Union offre une valeur ajoutée incomparable, en particulier pour un pays comme le nôtre. Les négociations sur l'accord Brexit - menées d’une main de maître par notre ami Michel Barnier - ont montré que les États membres peuvent travailler efficacement et se serrer les coudes lorsque l’enjeu est important. Pour améliorer notre capacité d'action, il est l’heure de remplacer la règle de l’unanimité, notamment en matière de politique étrangère par le principe de la majorité qualifiée. Nous devons également envisager la mise en place d’une politique de défense commune. Cette cohésion et cette solidarité dont l’Europe a fait preuve lors des négociations du Brexit doivent être un point de départ pour rendre notre Union plus forte ».

Du côté belge, même son de cloche. Pour Georges Dallemagne, député membre de la commission des Relations extérieures du Parlement fédéral : « Le départ du Royaume-Uni est un échec. Qui peut croire en effet que les divisions au sein de l’Europe nous permettront de mieux faire face aux défis de notre temps. Mais les populistes qui, au Royaume-Uni, tel Nigel Farage, ou sur le continent, pariaient sur un effondrement de l’UE en sont pour leurs frais. L’UE a montré une unité remarquable dans ce dossier sous l’impulsion de Michel Barnier. Ce départ est aussi une opportunité pour Sur ces 5 milliards d’euros, 324 millions accélérer la réalisation de nouvelles ambid'euros sont dévolus à la Belgique. tions européennes dans des domaines où les Il s'agit là du 5ème montant le plus anglais freinaient des quatre fers, comme la important alloué à un Etat membre. défense européenne. Notre responsabilité est Et selon Pascal Arimont, eurodéputé de tirer le meilleur parti de ce qui reste un membre de la commission parlemen- mauvais coup pour les populations des deux taire REGI (politique de cohésion/ rives du Channel ».

Le bureau de Pascal Arimont est à votre disposition pour toute question relative à ce Fonds - pascal. arimont@europarl. europa.eu. Dans les semaines à venir, le Parlement européen examinera au crible l'accord du Brexit, entré en vigueur que de manière provisoire. 1

Pascal ARIMONT Georges DALLEMAGNE Benoît LUTGEN

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L’interview

L’ORANGER | Février 2021

Marie-Hélène Ska

« Entre défense des personnes au travail et vision de la société, un engagement personnel total et indéfectible ! » La secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska, partage son parcours et son travail syndicaliste. Défendre les droits des travailleuses et travailleurs fait partie de son quotidien depuis de nombreuses années.

Madame Ska, vous êtes à la tête de la CSC, avez-vous choisi ou subi votre parcours ? J’ai, très jeune, choisi de m’engager au sein de mouvements de jeunesse, de mouvements étudiants. Au sein de la CSC, il m’a été demandé d’assurer des responsabilités, d’abord en matière de marché du travail et d’enseignement, puis en matière de sécurité sociale, de fiscalité, via notamment les comités de gestion de la sécurité sociale. Ce fut une période très riche, que j’ai quitté avec regret au moment de devenir secrétaire générale de la CSC. J’ai choisi d’accepter d’être au service des travailleuses et travailleurs. La fonction de secrétaire générale représente pour moi un approfondissement de cet engagement. Vous avez la réputation de bien connaître vos dossiers et de -très- bien les défendre. Pensezvous que vous êtes à la meilleure place pour défendre la société ? Il ne m’appartient pas de dire si je défends bien ou non les droits des travailleuses et travailleurs. Par contre, notre conviction à la CSC est que le

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travail syndical ne porte pas uniquement sur un travail au sein des secteurs et des entreprises. Nous sommes également porteurs de valeurs comme la justice sociale, fiscale, sur le fait que nous empruntons la terre à nos enfants et petits-enfants. Cela suppose que nous portions des revendications fortes en matière de fiscalité, de mesures renforçant la cohésion sociale, de reconnaissance de la place de chacune et chacun. En ce sens, être syndicaliste, c’est accepter de porter une vision de la société, d’en être l’un des acteurs. On dit qu’il y aura un pré-covid et un post-covid. Etes-vous de cet avis ? Quels changements notables voyez-vous dans l’ère post-covid au niveau du rapport au travail et des droits sociaux ? Si nous voulons que la période qui suivra la pandémie soit celle d’une société dans laquelle ces valeurs prédominent, nous devons développer (au travers des divers gouvernements), des politiques de protection des plus faibles. Nous voyons par exemple à quel point la période Covid a fragilisé les jeunes plus en difficulté

dans leurs apprentissages. La sélectivité du soutien public aux entreprises devra également viser à décourager des comportements qui sont contraires à la transition écologique. Une politique de santé publique, capable d’anticiper des pandémies, nécessitera également un renforcement des moyens qui sont consacrés à la sécurité sociale. Au niveau du travail, la question de la combinaison entre vie privée et professionnelle, le droit à la déconnexion seront des dossiers importants pour les mois à venir. Le Gouvernement et le Comité de concertation viennent d’approuver la première version du plan de relance et de résilience. Qu’en pensez-vous ? Pour la première fois depuis la fin du siècle dernier, des objectifs d’investissements publics ambitieux sont définis, et ce, autour d’axes stratégiques comme la transition écologique, le renforcement de la cohésion sociale ou encore une économie plus digitale. C’est important. Les régions et le niveau fédéral ont rentré des projets pour des montants bien supérieurs aux budgets disponibles. Les choix qui seront opérés

au niveau des projets constitueront un test important pour savoir si un véritable projet de résilience peut démarrer ou si au contraire, il s’agit d’une juxtaposition de projets sans cohérence. Quels sont aujourd’hui vos 3 plus belles satisfactions ? • Travailler au quotidien avec des femmes et des hommes engagés dans la défense des droits de leurs collègues de travail. • Travailler au sein d’équipes pleinement mobilisées pour répondre aux attentes de nos affilié.e.s. • Continuer à œuvrer pour une société ouverte, juste, solidaire. Comment voyez-vous le futur du syndicalisme ? Positif s’il parvient à continuer à prendre en compte les attentes (très diverses) des travailleuses et des travailleurs, d’être à leurs côtés, de relayer leurs craintes et leurs espoirs et de mûrir avec eux les revendications à porter. Les formations politiques doivent également envoyer des signaux indiquant qu’elles portent les préoccupations du monde du travail et qu’elles sont prêtes à travailler avec nous.


Il fera beau demain

L’ORANGER | Février 2021

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

Il n’y pas de liberté sans responsabilité Pour Laurent de Briey, la liberté doit être au cœur du projet politique de notre futur mouvement, mais cette liberté doit aller de pair avec la responsabilité. Eclairage avec le pilote de « Il fera beau demain – Mouvement positif » qui est aussi professeur de philosophie à l’Université de Namur.

LA LIBERTÉ DOIT ÊTRE AU CŒUR D’UN PROJET POLITIQUE PARCE QUE LA LIBERTÉ N’EST PAS UNE RÉALITÉ INDIVIDUELLE, MAIS UNE CONSTRUCTION COLLECTIVE. Laurent de Briey

Le confinement réduit nos libertés depuis maintenant de longs mois au nom de la sécurité sanitaire. Est-ce que vous pensez que l’opposition entre sécurité et liberté va devenir un nouveau clivage politique essentiel à l’avenir ? C’est vrai que l’on oppose souvent liberté et sécurité, comme on oppose aussi liberté et égalité, mais c’est en fait beaucoup plus compliqué que cela. C’est certain qu’une égalité parfaite, comme une sécurité totale, demanderait de supprimer toute forme d’incertitude ou de différence et qu’il n’y aurait plus de place pour la liberté. Mais, d’un autre côté, est-ce que le code de la route limite ma liberté de déplacement ou la rend possible ? Bien entendu, la loi vous dit que vous ne pouvez pas rouler trop vite ou que vous devez vous arrêter à un feu rouge, bref que vous ne pouvez pas faire tout ce que vous voulez sur la route. Mais imaginez qu’il n’y ait pas de code de la route, que lorsqu’une voiture vient sur votre gauche, vous ne savez pas si elle va s’arrêter, ou que lorsqu’une voiture arrive en face de vous, vous ignorez si elle va rester du côté droit de la route. Vous ne vous sentiriez

pas en sécurité et vous n’oseriez pas conduire. Votre liberté serait beaucoup plus réduite que par le code de la route. C’est la même chose avec la Covid. Si on laissait courir le virus, nous risquerions tous de tomber malades au moindre contact. Nous nous confinerions de nous-mêmes encore plus qu’actuellement et cela durerait plus longtemps. Nous avons besoin de retrouver une plus grande sécurité sanitaire pour être libres. Oui mais le virus ne représente pas le même danger pour tout le monde et les conséquences du confinement sont bien plus graves pour la culture, les métiers de contacts ou l’Horeca par exemple que pour un fonctionnaire. C’est très juste et c’est ce qui rend la situation actuelle si difficile à vivre. Pour certains, ce qui limite le plus leurs libertés, c’est la menace de la maladie. Pour d’autres, c’est le risque de faillite. Pour d’autres encore, c’est de ne pas pouvoir voir leurs proches. Nous sommes tous vulnérables, mais pas de la même manière, d’où l’importance des aides pour les secteurs

économiques les plus touchés. Mais le Gouvernement devait avoir conscience, dès le début de ce second confinement, qu’il allait durer de longs mois et il aurait peut-être pu planifier une certaine rotation dans les mesures prises. Privilégier l’ouverture des commerces pendant un mois, les métiers de contacts le mois suivant et les contacts sociaux le troisième. Cela aurait donné des perspectives. Il est d’ailleurs toujours temps d’y penser et de donner un peu d’espoir à ceux qui souffrent le plus aujourd’hui, les jeunes notamment. Les inégalités entre les groupes sociaux rendent la limitation des libertés encore plus difficile à vivre. Et c’est d’autant plus problématique qu’il n’y a pas eu de vrai débat au Parlement sur l’équilibre à trouver. Le Gouvernement continue à fonctionner comme s’il disposait des pouvoirs spéciaux alors que ce n’est plus le cas. Ce n’est pas démocratique. La liberté, ce sera une valeur importante dans le mouvement politique auquel « Il fera beau demain - Mouvement positif » donnera naissance ? Je ne peux pas présumer du résultat du processus mais je le souhaite. La liberté doit être au cœur d’un projet politique parce que la liberté n’est pas une réalité individuelle, mais une construction collective. Il n’y a de liberté qu’au sein d’une société où nous nous

reconnaissons mutuellement comme des êtres de droit ayant les uns les autres une dignité singulière. Il n’y a de liberté qu’en présence d’institutions qui garantissent le respect de nos droits et de notre dignité. Mais surtout, il ne peut y avoir de liberté sans relations, sans convictions, qu’il y ait un autre, qu’il y ait des autres, pour lesquels mon existence et les actes que je pose importent. Une société, ce n’est pas la simple coexistence d’individus vivant les uns à côté des autres. C’est avant tout des personnes vivant les unes avec les autres. Robinson sur son île, avant de rencontrer Vendredi, n’était pas libre. Il était seul. Mais la liberté est déjà la valeur première des libéraux. Qu’est-ce qui différencierait le nouveau mouvement ? Les libéraux ont tendance à réduire la liberté aux droits individuels. Ils oublient qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Plus grand est notre pouvoir, plus larges sont nos droits, plus forte est notre responsabilité envers les autres et la société. Il ne suffit pas d’avoir le droit de dire ou de faire quelque chose pour qu’il soit légitime de le faire. La loi ne peut pas tout prévoir, ni tenir compte de toutes les circonstances. C’est pourquoi la respecter ne suffit pas pour être responsable. Il faut aussi tenir compte du contexte dans lequel on exerce ce droit, du pouvoir que cela nous donne sur les autres et, parfois, s’abstenir de faire quelque chose – ou au contraire décider de le faire – par égard pour les autres. La responsabilité, c’est donc mettre à profit ses droits, ses capacités, son pouvoir pour entreprendre et contribuer au bien-être commun. Une manière simple de s’interroger sur sa responsabilité, c’est de se mettre à la place de l’autre et de se demander comment nous souhaiterions que l’autre use de ses droits. Si nous n’apprécierions pas d’être à sa place, c’est peut-être que nous sommes sur le point d’abuser de nos droits. La responsabilité c’est, au contraire, mettre à profit ses droits, ses capacités, son pouvoir pour contribuer au bien-être commun et favoriser l’épanouissement de chacun. D’ailleurs, dans quelle société, pensezvous que nous avons le plus de chance de nous épanouir librement ? Dans une société où chacun se contente de respecter la loi et de rechercher sa satisfaction personnelle ? Ou dans une société où chacun fait preuve de bienveillance à l’égard des autres ? Être responsable, en fait, c’est prendre soin des autres ? Oui, c’est prendre soin des autres, mais c’est aussi prendre soin de soi. Notre bien-être compte autant que celui des autres.

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L’ORANGER | Février 2021

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

À la rencontre de vos coordinateurs Cela fait plus d’un an que le mouvement positif Il fera beau demain a vu le jour. Un an que les coordinatrices et coordinateurs de bassin de vie tentent de faire résonner les fondamentaux du mouvement aux quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles. Malgré une année tourmentée par la Covid et les différents confinements, ils ont réussi à s’adapter et sont restés motivés.

Antonin Collinet

Coordinateur à Philippeville

Vous êtes coordinateur de bassin de vie, vous avez donc la responsabilité de gérer ce bassin pour Il fera beau demain – Mouvement positif. Quelles sont les activités qui s’y sont déroulées récemment ? La Covid a évidemment un peu impacté les activités prévues, comme des conférences, donc on a dû faire marche arrière. On s’est alors dit avec d’autres coordinateurs, Bénédicte et Martin, qu’on voulait malgré tout faire quelque chose, que la Covid n’était pas une excuse et donc qu’il fallait qu’on lance une action pour l’année 2020.

Vu que le mouvement Il fera beau demain a ce côté de solidarité, de vivre ensemble et de cohésion, on a voulu profiter des fêtes pour réaliser une action de récolte de différents biens. Vous avez donc lancé une récolte de dons à l’attention de différents centres pour enfants et jeunes dans le besoin de votre région. Comment cela s’est-il déroulé ? On a pris contact avec ces différents centres afin de savoir quels étaient leurs besoins. J’ai axé ma récolte sur les jouets tandis que Bénédicte

Bénédicte Taton

Coordinatrice à Dinant

Vous avez également participé à la récolte de dons pour les jeunes dans le besoin dans les régions de Dinant et Philippeville, qu’avezvous retenu de cette expérience ? Pour une première expérience à trois, je trouve que la collaboration avec Antonin et Martin a vraiment bien fonctionné. Ce n’est pas l’envie qui manquait et on avait vraiment envie de mettre en œuvre une action pour bouger et avec la situation actuelle ce n’était pas évident, mais en quelques jours, on a réussi à rallier un maximum de citoyens à notre cause et on a obtenu de très bons résultats.

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On ne s’y attendait pas vraiment mais je suis très contente d’avoir vécu cette expérience. J’espère qu’on ne s’arrêtera pas là et qu’on aura bientôt l’occasion de collaborer en présentiel. La situation actuelle pousse beaucoup de gens au repli sur soi, où trouvezvous l’énergie de continuer à vous mobiliser pour la politique ? Je fais de la politique depuis 15 ans au niveau de ma commune et autant d’années que je suis mandataire local. C’est mon papa qui m’a transmis les valeurs humanistes et je vois toujours la

recueillait également des vêtements. Les gens venaient déposer les dons chez nous et on a été agréablement surpris du résultat. Au total, nous avons récolté plus de 300 jouets, jeux et BD ainsi que 80 kilos de vêtements. Cela a vraiment dépassé nos attentes. On a également eu un retour très intéressant de la part des citoyens de la région. Certains sont venus de loin pour déposer leurs dons et ils étaient contents de savoir que tout cela allait être utilisé et utile pour un bon nombre de jeunes. Je crois que c’est symptomatique dans le besoin des gens de se sentir utile d’une certaine manière. On néglige parfois un peu le fait que beaucoup de gens veulent se sentir utiles, veulent aider mais au final ne savent pas comment

politique comme une opportunité d’aider les autres et d’améliorer la vie des gens au niveau local et c’est ça qui m’intéresse car je peux voir l’effet de mes actions. Même si parfois je suis découragée, je continue à m’investir, mais c’est vrai que le jour où je ne trouverai plus cette énergie, j’arrêterai. Pour le moment, l’énergie je la trouve dans les valeurs du cdH, les valeurs transmises au niveau politique. Il faut le faire pour les bonnes raisons, je ne fais pas de la politique parce que j’ai une idée derrière la tête, je le fais parce que c’est naturel. Qu’attendez-vous d’Il fera beau demain et pourquoi trouvezvous que c’est important, particulièrement maintenant ? Je me suis investie dans le processus

faire et donc ce genre d’action, ça permet à chacun d’être solidaire. En quoi est-ce important pour vous de proposer ce genre de récolte dans le cadre d’Il fera beau demain ? C’est vraiment l’idée de participation citoyenne. Quand j’ai vu les gens qui démarchaient, qui appelaient pour savoir comment ils pouvaient apporter leur aide, j’étais vraiment surpris parce que d’habitude la politique n’amène pas autant de réactions, d’engouement. Je pense qu’il faut vraiment aller chercher ces personnes qui ne savent pas comment se rendre utiles. Il fera beau demain c’est donner son avis, mais je pense qu’il faut aussi aller dans le concret et donner de son temps pour les bonnes causes, les bonnes raisons.

car, depuis quelques années, je suis les travaux et les conférences du mouvement E-Change. J'avais besoin de donner du sens à mon engagement politique, de lui donner un second souffle. Ce sont les petites gouttes qui font les grandes rivières. Si chacun et chacune reste actif et essaye de mobiliser les mandataires locaux, on pourra rassembler plus de gens. A un moment donné, on devra tirer les conclusions de ce mouvement qui ne durera pas indéfiniment et en sortir le meilleur. Je suis pour ma part très « local », je fais ce que je peux à mon niveau. Je mets ma petite pierre à l’édifice, ce qui est fait est fait avec le cœur et l’envie. Si tout le monde le fait de son côté, on ira loin.


L’ORANGER | Février 2021

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

Xavier Dalken

Coordinateur à Fléron

Vous êtes coordinateur de bassin de vie, vous avez donc la responsabilité de gérer ce bassin pour Il fera beau demain - Mouvement positif. Quelles sont les activités qui s’y sont déroulées récemment ? Avec l’aide de deux autres coordinateurs de ma région, Marie Jacqmin et Gianni Tabbone, nous avons récemment débattu en ligne sur la situation des familles monoparentales. Nous trouvions que c’était un sujet trop peu abordé et qui concerne pourtant un grand nombre de familles. Dans le cadre

d’Il fera beau demain, nous avons décidé de concentrer surtout notre travail sur la classe moyenne, qu’on a rebaptisée « les citrons pressés ». Ces mamans et papas solos en font partie et sont parfois fortement impactés quotidiennement, que ce soit au niveau des dépenses ou encore du temps. En quoi est-ce important pour vous de proposer ce genre d’activités pour Il fera beau demain ? Avec ce mouvement et en tant que jeune mandataire, j’ai envie d’apporter

du renouveau dans la politique et de l’envie. Mais aussi de creuser les sujets de fond car je trouve que nous avons manqué de positionnement clair ces dernières années, on s’est éparpillé pour plaire à tous. Grâce à Il fera beau demain je me dis : « enfin, on y est ! ». Et c’est ça qui me motive. Je me bats aussi pour la mixité sociale et pour faire un bon mouvement politique, il faut des gens de toutes les catégories. Il fera beau demain doit créer ce maillage-là, la fibre citoyenne doit être représentée. Je pense que le retour à la citoyenneté sera beaucoup plus rassembleur pour le futur et nos positionnements seront plus clairs. « Ne soyons pas populistes mais soyons populaires ». Et aujourd’hui on met vraiment le cœur à la tâche.

Valérie Antoine

Coordinatrice à Schaerbeek - Evere - St Josse

Vous avez organisé un événement en ligne pour Il fera beau demain – Mouvement positif. En quoi est-ce important pour vous de proposer ce genre d’activités ? Je pense qu’il est vraiment important de donner plus de place au dialogue et surtout de la place aux citoyens. On doit impliquer davantage les gens pour leur donner la possibilité d’être acteurs des décisions. Beaucoup ont

l’impression de subir ces décisions et donc ne les comprennent pas. C’est important pour moi de discuter avec les gens et de leur laisser un espace où ils peuvent s’exprimer et être entendus. Et c’est vraiment ce que j’ai pu ressentir lors de mon événement en visioconférence. Les personnes qui ont participé étaient contentes d’avoir pu expliquer leur point de vue et c’est cela qu’on attendait avec cet événement.

Beaucoup de gens se replient sur leur vie privée, où trouvez-vous l’énergie de continuer à vous mobiliser pour la politique ? Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des technologies qui nous permettent de rester en contact. C’est grâce aux réseaux sociaux que j’ai pu continuer à m’investir et à rentrer en contact avec les gens. Je trouve que ça a facilité les choses, surtout pour moi qui était obligée de rester à la maison. J’ai donc pu continuer à m’y intéresser car tout était rendu accessible via internet et qu’Il fera beau demain s’est vraiment emparé de cet outil pour communiquer et poursuivre la mobilisation citoyenne.

Beaucoup de gens se replient sur leur vie privée, où trouvez-vous l’énergie de continuer à vous mobiliser pour la politique ? Face au Coronavirus, il y a vraiment un repli social. Mais pour ma part, grâce à ce virus, bizarrement je suis encore plus motivé. Si on ne le fait pas, les gens vont encore être plus amers et vont rester dans la critique facile. Mais il faut persister et de manière plus simple. Montrer que l’on est disponible et présent pour les gens, c’est le plus important. Et c’est ce qui remotive les gens aussi. On essaye de toujours rester en contact et on dit souvent : « Nous sommes là, si vous avez besoin d’un coup de main, n’hésitez pas ».

Qu’attendez-vous d’Il fera beau demain ? Si vous aviez un message à faire passer, quel serait-il ? D’abord, j’attends que ce mouvement change la façon dont fonctionne la politique et qu’il puisse permettre à un maximum de gens de donner leur opinion. Les gens veulent participer. Ils sont de plus en plus informés et éduqués, ils ont des opinions et des choses à dire. Ensuite, j’aimerais dire que ce mouvement est précurseur. Il est innovant par rapport à ce qu’on connaît de la politique. Je pense qu’il faut lui faire confiance et se dire qu’ensemble, on peut aussi changer les choses et la manière dont ça fonctionne. C’est pour ça que j’y crois et que j’invite tout le monde à y croire.

Mathieu Wautier

Coordinateur à Braine-le-Château - Ittre - Rebecq - Tubize

Tout au long de l’année, vous avez proposé diverses activités au nom d’Il fera beau demain – Mouvement positif : récoltes, conférences… En quoi est-ce important pour vous de proposer cela aux citoyens ? Je pense qu’en tant que citoyen engagé ou politicien, c’est important d’être le plus proche du terrain, au plus proche du citoyen. Ce genre d’activités permet de prendre le pouls, de savoir ce qui va ou ce qui ne va pas et d’essayer de trouver des solutions. C’est très enrichissant sur le plan humain mais également sur le plan personnel car j’apprends des choses. Je ne suis pas un expert dans tous les sujets qu’on

a pu aborder en visioconférence donc j’ai appris beaucoup. Pour moi ce n’est que du positif.

On m’a toujours appris à faire de la politique pour aider les gens et non pour se mettre en avant. C’est vrai qu’avec le coronavirus, c’est un peu plus compliqué d’aller vers les gens. Mais c’est aussi pendant les moments compliqués qu’on remarque où sont les vrais politiques qui ne sont pas là juste pour le profit.

Cette période n’est pas facile pour tout le monde, beaucoup de gens se replient sur eux-mêmes. Où trouvez-vous l’énergie de continuer à vous mobiliser pour la politique ? C’est vrai que, malheureusement, on est dans un monde de plus en plus égoïste. C’est vrai que les gens deviennent de plus en plus introvertis, se replient sur eux-mêmes. Ils sont aussi dégoutés de la politique car ils voient les dirigeants dans leur grande tour d’ivoire et qui n’ont plus grand-chose en commun avec eux.

Qu’attendez-vous d’Il fera beau demain et pourquoi trouvezvous que c’est important, particulièrement maintenant ? Honnêtement, le fait qu’on ait reconnu la défaite du parti montre qu’on est le seul à se remettre en question. On le reconnaît et, avec Il fera beau demain, c’est un revirement total et pas juste un ravalement de façade. Avec le mouvement, j’attends qu’on tranche sur certains sujets, là où le parti voulait faire plaisir à tout le

monde. Il faut donc premièrement un rapprochement sur le terrain, ensuite passer des paroles à l’acte, et enfin trancher sur les grands sujets. Pour moi, le plus important c’est aussi de montrer l’image d’un politicien éthique. On ne fait pas cela juste pour avoir des voix, du pouvoir et des mandats. Si vous deviez adresser un message aux membres cdH, quel serait-il ? Il faut surtout faire confiance aux jeunes. L’électricité n’a pas été inventée par une personne de 50 ans mais par un jeune inventeur, donc il est important d’y croire. Il fera beau demain c’est aussi un revirement de situation, qui mettra en avant des jeunes. Mais pour cela, il faut travailler ensemble, les gens d’expérience et ceux qui se lancent en politique. Donc je dirais d’aider les jeunes à prendre leur marque pour qu’ils puissent ensuite trouver leur place.

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IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

Premières tendances sur les 6 grands choix à faire Depuis le 21 octobre 2020, vous avez l’occasion de vous prononcer sur six grands choix à prendre dans le cadre de « Il fera beau demain – Mouvement positif ». Ces propositions font débat au sein de la population et sont différenciantes des autres partis politiques. Pour départager les avis, il fallait un « match » à la hauteur des enjeux. C’est pourquoi nous avons produit des vidéos expliquant les enjeux et les points de vue d’experts. Nous avons aussi organisé des atelierscitoyens en ligne dans lesquels les participants ont discuté de ces questions en petits groupes. Des citoyens ont finalement répondu à des questionnaires, voté et donné leur avis sur notre plateforme. Nous profitons de la mi-temps pour vous livrer les premières tendances. Vous trouverez sur notre plateforme participative une synthèse en vidéo pour chaque atelier-citoyen. Il est encore temps d’influer sur ces grands choix ! Votez sur www.ilferabeaudemain.team/projects/les-grands-choix/ 1. Le numérique est-il l’avenir de l’école ? A l’heure d’écrire ces lignes, seule une minorité rejette clairement l’idée mais il y a presque autant de personnes mitigées que de personnes pour. Le numérique est un outil et pas une solution miracle. L’enseignement restera toujours un prof face à des élèves et leur relation déterminera la qualité de l’apprentissage. L’intérêt du numérique serait de rendre possible une alternance entre des moments ponctuels d’apprentissage autonome et de temps de contacts plus privilégiés entre chaque élève et le professeur. Les participants semblent donc en faveur d’une numérisation partielle de l’école si cela permet de donner plus de place à l’humain, mais pas si c’est pour remplacer les enseignants. 2. Faut-il instaurer un revenu universel ? De tous les grands choix à prendre, c’est la question qui déchaîne le plus les passions et partage les participants de manière presque égale. Pour ses partisans, un revenu universel nous libérerait de la précarité et de l’obligation de travailler. Les gens pourraient ainsi s’adonner à d’autres activités utiles pour la société. Mais cette idée suscite aussi incertitude et méfiance chez beaucoup. On compte sur vous pour entrer sur le terrain et faire basculer le match d’un côté ou de l’autre. 3. Faut-il augmenter le prix des produits mauvais pour la santé et l’environnement ? Le débat s’est centré sur la taxe carbone qui est soutenue par une forte majorité. Le réchauffement climatique la rend indispensable mais il faut convaincre les citoyens de sa raison d’être. C’est pourquoi cette taxe doit compléter une politique globale cohérente de réduction des gaz à effet de serre. Par exemple, hors de question dans le même temps de subsidier ou de faire des exceptions pour des industries polluantes. Cette taxe devrait être instaurée au niveau européen au moins et, en contrepartie, le prix des produits de bonne qualité pour la planète et la santé doit être réduit. Enfin, il faut aussi pouvoir interdire tout simplement les produits les plus nocifs sinon cette taxe sera un permis de polluer pour ceux qui ont les moyens de s’en acquitter.

4. Faut-il restaurer le service citoyen obligatoire ? Un soutien important pour cette mesure audacieuse ! L’idée d’un service citoyen est largement soutenue par les partis francophones, mais pas un service citoyen obligatoire alors que cela permettrait d’assurer un brassage social et de renforcer la cohésion au sein de la société et les liens entre citoyens. Les participants ont cependant mis plusieurs balises, comme la possibilité pour le jeune de choisir le secteur dans lequel il ferait son service, le fait de ne pas entrer en concurrence avec des emplois existants, la possibilité de répartir le service sur plusieurs années ou d’être rémunéré et accompagné d’une formation. 5. A-t-on besoin de l’énergie nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique ? Si tout le monde préférerait se passer d’énergie nucléaire, une importante majorité des personnes qui se sont prononcées estime qu’elle est indispensable pour assurer notre approvisionnement énergétique. C’est surtout un moindre mal par rapport au réchauffement climatique. Celui-ci risquerait en effet de s’accélérer si les centrales nucléaires étaient remplacées par des centrales à gaz. Par ailleurs, une majorité des répondants au questionnaire ne sont pas prêts à payer leur électricité plus chère et ont peur que la Belgique perde son indépendance énergétique sans le nucléaire. La construction de nouvelles centrales divise par contre les participants. Peut-être est-ce là le vrai point à trancher. 6. Doit-on garantir un droit à l’emploi et limiter dans le temps les allocations de chômage ? Ce dernier débat a été lancé le 18 janvier. Il est donc trop tôt que pour voir les premières tendances. Il est encore temps d’influer sur ces grands choix ! Votez sur www.ilferabeaudemain.team/projects/les-grands-choix/ N’oubliez pas non plus de donner votre avis sur l’organisation et la gouvernance interne du futur mouvement, aussi sur www.ilferabeaudemain.team !

POUR

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MITIGÉS

CONTRE


Nos associations

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Les Aînés débattent et proposent

Les EDH : Logements étudiants, une vieille crise qui s’aggrave…

système des pensions est basée sur la création de catégories, mais celles-ci sont rigides et fixes depuis 70 ans. Dès lors, il y a lieu de revoir ces catégories. Préparé par Arlette Crapez-Nisot, le débat a abordé : quel revenu de base ; comment construire un système solidaire et juste qui réponde aux situations.

Lors du débat sur les pensions, Kusuto Naito, expert chez Enéo, a rappelé que notre système actuel de pension est basé sur 2 principes : répartition et prestation définies. Pour les 10 prochaines années, il propose de créer le débat sur les changements structurels du système : améliorer la relation travail/emploi ; envisager une branche de la sécurité sociale non directement liée au travail ; s’interroger sur la notion de revenu de base. Luc de Brabandere, philosophe d’entreprise, considère que la manière de penser le

Lors du débat santé, Yves Van Houte, médecin, a rappelé les principes de notre système de santé : solidarité, accessibilité, pérennité et qualité des soins. Leila Belkhir, infectiologue, souhaite que le financement des hôpitaux soit moins lié à l’acte, a relevé le manque de personnel soignant, la nécessité de revaloriser ces métiers, l’importance de la prévention et d’un soutien psychologique des patients, la nécessité de bien informer la population sur les types de vaccins, sur l’ampleur des tests réalisés, de sorte à la rassurer. Jean-Jacques Viseur,

Au cours des dix dernières années, plusieurs lois et propositions sont passées pour soulever la problématique des logements étudiants, sans grand résultat. Le fait est que la plupart du temps, ce sont les universités qui doivent assumer les coûts de construction des kots. Si l’ULB ou l’UCL peuvent se le permettre, ce n’est pas le cas pour les autres. La majorité des étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont ainsi coincés entre les agences immobilières et l’administration. Les étudiants, qui n’ont pas tous un soutien financier suffisant, ou un job d’étudiant doivent se tourner vers des kots bon marché et parfois insaluancien ministre et président de Énéo, bres. De plus, il faut noter l’augmentation a relevé plusieurs défis : la prévention, importante des loyers malgré la rentabil’avenir de la médecine, car elle prolonge la lité des kots étudiants. vie, le financement des hôpitaux à reconsidérer sous différents aspects : nombre de Tous ces problèmes existaient déjà lits, accès direct, financement du trajet du avant la Covid-19, mais la crise n’a fait patient, classement du point de vue de la qu’aggraver les choses. Plus de 25% des qualité des soins, la négociation sur un étudiants ont perdu leur emploi et 32% plan européen des choix, de l’agrément d’entre eux ont des difficultés pour payer et des prix des médicaments. Animé et leurs études. conclu par André Bosly, le débat a porté sur : le rôle du médecin généraliste et des Cette incertitude vis-à-vis du financemaisons médicales ; le Dossier Médical ment de leurs études, de la précarisation Global ; le nombre de ministres de la de leur logement ajoutée à la pression des Santé ; l’accompagnement médical et mesures nécessaires pour lutter contre la l’équipement médical des MR/MRS. pandémie Covid-19 poussent de plus en plus d’étudiants à bout. Les aides pour les Les rapports de ces réunions sont dispo- étudiants ne peuvent plus attendre. nibles sur notre site : www.aines-cdh. be ou sur simple demande par courrier (Aînés du cdH, rue du Commerce 123 – 1000 Bruxelles). © Istock

Lors du débat sur les lieux de vie, Violaine Wathelet, secrétaire politique d’Énéo, a analysé les conséquences de l’allongement de la vie : coexistence de 4 générations, allongement de la durée de l’existence, une vie bien vécue plus longtemps. La majorité des Aînés vivent à domicile et souhaitent y rester le plus longtemps possible. Il est essentiel de partir de leurs besoins et aspirations et de les rendre acteurs de leur projet de vie. Christian Radermecker, secrétaire général adjoint de Femarbel, souhaite que certaines normes des maisons de repos (MR) soient plus flexibles et mieux concertées en fonction des besoins. Animé par Etienne Vanderroost, le débat a abordé : médicalisation des MR, soutien de psychologues et assistants sociaux, logements intergénérationnels, modèle TUBBE, grand besoin d’humanité, etc. Il est essentiel de développer une vraie coordination entre les institutions pour orienter les Aînés vers le lieu de vie qui leur convient le mieux à un moment donné.

La santé mentale des jeunes : il faut agir d’urgence !

8 mars 2021 #Héroïnes #C19 Soutenons ces femmes inspirantes qui font tourner la Belgique. Participez à l’opération des #GirlsInOrange Depuis un an, les femmes sont « au front » de la pandémie, majoritaires dans la plupart des métiers essentiels : médecins, soignantes, pharmaciennes, puéricultrices, institutrices… Sans oublier les bénévoles, ces couturières de masques, de surblouses, etc.

L’idée des #GirlsInOrange est de : • créer un mur virtuel avec 100 noms d’héroïnes (et bien plus), • organiser un événement, visio-débat en live, sur le thème « La crise a-t-elle un genre ? », le lundi 8 mars, etc.

Mais il y a eu aussi celles qui ont innové, qui ont choisi de se reconvertir profes- Mais pour cela, nous avons besoin sionnellement et aidé d’autres à le faire, de vous. Vous aussi, au cours de cette qui défendent les indépendant.e.s, etc. pandémie, vous avez repéré des femmes connues ou inconnues dont vous avez Pourtant, les études le montrent  : admiré le courage, les actions magniles infirmières, les enseignantes… sont fiques, les compétences, etc. Vous les avez les premières à déserter le métier après découvertes à la télévision, sur les réseaux quelques années. Pourquoi ? Les Femmes sociaux, dans les journaux ou tout simplecdH ont décidé, dans le cadre du 8 mars, ment dans votre entourage immédiat. Journée mondiale des droits des femmes, Il peut aussi s’agir d’associations, d’ende mettre ces héroïnes à l’honneur, de leur treprises, portées par des femmes, etc. donner la parole, de relayer leurs revendications. Car si ces femmes s’arrêtent, Les secteurs retenus sont larges : la santé, le monde s’arrête. le social, l’enseignement, le handicap,

l’économie (indépendantes, PME...), la culture, les sciences/environnement, les initiatives citoyennes. Nous comptons sur vous, pour nous faire remonter les noms des « héroïnes de chez vous ». Adressez-nous un mail, le plus rapidement possible, à femmes@ lecdh.be, avec vos coordonnées, reprenant l’identité d’une ou plusieurs de ces femmes inspirantes, avec si possible leurs coordonnées (au moins un mail), en argumentant les raisons de votre ou vos choix en deux ou trois lignes. Nous vous tiendrons au courant des suites de cette opération, notamment sur le site www.lecdh.be, la page publique Facebook Femmes et Société asbl ou sur le groupe Facebook réservé aux Femmes cdH.

Depuis des mois, les Jeunes cdH se préoccupent de la santé mentale des jeunes et veulent se montrer constructifs à ce sujet. C’est pourquoi, il y a quelques semaines, ils ont lancé une grande enquête en ligne sur le sujet à destination de la ministre de la Jeunesse. Sans aucun retour pour l’instant. Néanmoins, les résultats sont sans appel, accablants, catastrophiques, inquiétants : 58,9% des participants déclarent que leur moral est moins bon qu’avant, que le confinement a détérioré leur santé mentale. 27,3% vont même jusqu’à dire que leur moral est beaucoup moins bon. Plus de mille jeunes ont répondu à cette enquête en seulement quelques heures : la preuve qu’ils ont besoin d’exprimer leur mal-être face à cette situation inédite qu’ils vivent depuis bientôt un an. Conscients que la situation sanitaire reste délicate, ils voudraient néanmoins pouvoir retourner en cours partiellement chaque semaine. Ils ont également besoin de pouvoir faire du sport, de se défouler, de vivre. Il est maintenant temps que nos décideurs politiques agissent et prennent des décisions pour leur venir en aide ! Il y a urgence !

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Décodage 12-18

L’ORANGER | Février 2021

Biden, a new democracy ? Un nouveau locataire est entré à la Maison Blanche et avec lui, une vague d’optimisme s’est répandue jusqu’à nous. Besoin d’espoir ou réelle bonne nouvelle ?

D

Mais Joe Biden, le président des Etats-Unis le plus âgé de l’histoire, représente-t-il un espoir pour la jeunesse ? La réponse la plus rapide est non. Joe Biden a quasi quatre fois 20 ans. S’il peut incarner l’espoir après les années Trump, pourra-t-il pour autant porter les idées des jeunes ? Cependant, sa très populaire vice-présidente Kamala Harris, représente, elle, beaucoup pour les jeunes générations. Elle représente la Il n’y a pas que la politique extérieure qui diversité, non seulement de genre mais a changé sous l’ère Trump. Le ton était aussi culturelle. Cette diversité si présente également très différent. Un style populiste, aux Etats-Unis, mais aussi partout dans simpliste et sexiste, voilà ce qui caractérisait le monde. De plus, la composition de son pas une surprise. Une femme occupant des le président Trump. cabinet, solide, mais tourné vers le futur fonctions importantes ne devrait plus être montre une réelle envie de préparer l’avenir. un évènement exceptionnel et dont on se Ces rappels nous éclairent déjà sur les félicite. Une co-présidence semble plus que raisons qui nous poussent à nous réjouir Kamala Harris représente un espoir. jamais possible et est un pas de plus vers au départ de l’ère Biden. Un Joe Biden plus Non seulement celui des possibles, mais l’égalité des genres. classique, expérimenté et certainement plus surtout celui nous montrant que les choses respectueux à bien des égards. Le retour à peuvent changer, que les mentalités évoluent S’il fallait retenir du positif – et il le faut –, une certaine normalité au sommet de la plus et qu’il était temps. Il était temps car si tentons de prendre un petit peu de recul et grande puissance mondiale est sans aucun nous nous réjouissons de voir la première représentons-nous la situation différemdoute une réelle bonne nouvelle. femme vice-présidente, cela ne représente ment. Ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis,

© Istock

epuis quatre ans maintenant, les Etats-Unis ont perdu leur prestige sur le plan international. En effet, la volonté assumée de Donald Trump était bel et bien de remettre les USA au premier plan de sa politique. Non pas en mettant les relations internationales au second plan, mais en les jetant à la poubelle du bureau ovale.

c’est la victoire d’un démocrate sur un populiste, la victoire de la démocratie. C’est un signe qu’en Belgique aussi, nous pouvons sortir de ce paradigme simpliste et dangereux duquel nous pensons être prisonniers. Un espoir pour les jeunes et pour tous les autres nous permettant de mesurer la solidité de nos démocraties. Ismaël NUINO

Si tu n'as pas compris ? Regarde

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