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L'Oranger Décembre 2020

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P201027 Dépôt Liège X

L’ORANGER BIMESTRIEL DÉCEMBRE 2020 | NUMÉRO 4

DOSSIER IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF La co-construction de notre mouvement ne s’arrête pas ! Grands choix, ateliers citoyens... Continuez de donner votre avis.

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SOYONS PLUS QUE JAMAIS © Istock © Joaquim DE MOOR

© Istock

cdH - Rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles

HUMAIN Le dossier

Soutenons nos indépendants et PME La crise du coronavirus n’aura pas épargné les PME et indépendants belges. Le cdH a rencontré ces personnes et a pu discuter des enjeux de demain.

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L’interview

Prolonger les aides existantes Rachid Azaoum connaît bien le monde entrepreneurial et pour lui des mesures à court, moyen et long terme sont nécessaires.

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Décodage 12-18

Quel avenir pour la culture ? Toi aussi tu veux continuer à aller au théâtre ou au cinéma lors de tes activités extrascolaires ? Voir des expositions ? Alors soutenons le secteur culturel, des aides sont indispensables dès aujourd’hui.

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Édito reprise des activités économiques se fera de manière partielle et balisée. La colère et la tristesse danseront le tango, la compréhension et la déception s’enlaceront, la crainte et l’espoir combattront. Les personnes fragilisées devront lutter davantage, d’autres feront œuvre d’une solidarité exemplaire. Nous tenterons d’aider au mieux les restaurateurs et commerçants locaux, tandis que plusieurs créatifs feront preuve d’une innovation salvatrice.

Chères amies, chers amis, Les fêtes de fin d’année seront atypiques à bien des égards cette fois. Les moments de partage en famille seront strictement cadrés et la

Cette crise a de multiples facettes et n’épargne personne. Elle nous laisse des sentiments aigres-doux. Malgré l’apparente bonne volonté de nos gouvernements face à une crise inédite, plusieurs errements coupables dans sa gestion laissent perplexes. Après le raté des masques, le raté des tests, va-t-on connaître un nouveau raté : celui des vaccins ? On peut le craindre face à l’impréparation manifeste de notre État. Et pourtant, chacun sait de longue date

que c’est un élément-clé de la sortie de crise. Les récentes déclarations du ministre fédéral de la santé, considérant que la fermeture des commerces n’était finalement qu’un prétexte à un électrochoc, laissent pantois et constituent une véritable gifle à tous ceux qui sont laminés par la perte de leur activité depuis des semaines ou des mois. Si on veut éviter de nourrir les populismes et les complotismes, l’Etat doit se ressaisir et éviter de telles erreurs de communication.

Nos modèles économiques devront évoluer. Nos rythmes et processus scolaires également. Notre attention doit s’intensifier aux aînés, pour qu’ils ne soient pas laissés pour compte, et pour nos jeunes qui ne peuvent pas être une génération sacrifiée. Loin de toute approche dogmatique comme l’ont illustré récemment les récents dossiers du nucléaire ou des terres agricoles en Brabant. En temps de crise, le pragmatisme est une vertu : il est la clé du succès. Nous l’incarnons.

A tous les niveaux de pouvoir, les mandataires cdH battent le fer pour relayer avec conviction et empathie le désespoir vécu sur le terrain. Nos députés proposent sans cesse des voies à suivre pour aider à la sortie de crise. Nous mettons des solutions sur la table, tout en restant un aiguillon de vigilance démocratique indispensable. Le cdH a démontré sa force de proposition et sa capacité d’être constructif.

Chaque jour, nous nous mobilisons pour vous et ceux qui nous font confiance. Merci d’être vous-mêmes à nos côtés, c’est très important. Malgré le contexte, je vous souhaite des moments de belle humanité et de grande sérénité en cette fin d’année. Maxime Prévot

LES NEWSLETTERS DU PARTI

Le parti a à cœur de communiquer et de tenir informés ses membres. C'est pourquoi vous recevez de manière régulière des newsletters comprenant des interviews du Président, des Parlementaires, des informations sur des prises de position, sur le mouvement politique - Il fera beau demain, des sondages, etc.

Vous ne recevez pas les newsletters du parti ?

Il est possible qu’elles se trouvent dans vos courriers indésirables, n'hésitez pas à vérifier ou faites-nous connaître votre adresse e-mail en nous l'envoyant à membres@lecdh.be, nous ferons le nécessaire pour que vous puissiez recevoir toutes nos communications.

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LE DOSSIER L’INTERVIEW IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF NOS ASSOCIATIONS DÉCODAGE 12-18 L'EUROPE

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L’ORANGER décembre 2020 COORDINATION GÉNÉRALE Francine Vanuytrecht MISE EN PAGE Loris Klein RÉDACTEURS Rachid Azaoum Coralie Bonnet André Bosly Frédéric Cogneau Fabien Dethier Damien De Vroye Laurent de Briey Kadhija Elaraqi Thomas Fyon RÉSEAUX SOCIAUX www.lecdh.be facebook.com/lecdh

Danielle Hubert Jean-Yves Kitantou Dorothée Klein Benoît Lutgen Vincent Maillen Camille Maitrejean Ismaël Nuino Marie Nyssens Maxime Prévot Laura Silva Margaux Van Meerhaeghe ÉDITEUR RESPONSABLE Gauthier de Sauvage Rue du Commerce 123 1000 Bruxelles

twitter.com/lecdh instagram.com/lecdh


L’ORANGER | Décembre 2020

L’équipe d’arrondissement de Bruxelles et sa périphérie à la rencontre des sections locales de l’entité

Près de chez vous Nos parlementaires viennent à votre rencontre Renforcer les liens avec les militants, mandataires et élus locaux est une priorité de notre Président Maxime Prévot. Il a donc proposé que chaque député anime des temps d’échanges avec les mandataires locaux. Au cours de ces dernières semaines, de nombreuses rencontres ont été organisées. Plus de 200 participants ont assisté à ces réunions de travail conviviales où chacun a pu échanger avec nos parlementaires sur leur travail dans les thématiques qu’ils portent, être informés des projets gouvernementaux mais aussi partager leurs expériences respectives, exprimer la situation sur le terrain, évoquer leurs difficultés et se voir proposer des pistes de solutions. Un nouveau cycle de rencontres virtuelles ouvertes aux militants sera organisé au cours du 1er trimestre 2021. Toutes les informations utiles vous seront communiquées par mail ultérieurement (si vous ne recevez pas nos mails, communiquez votre e-mail à membres@lecdh.be).

C’était dans le programme et c’est fait (ou presque) ! En effet, novembre fut intense en rencontres virtuelles pour l’équipe d’arrondissement et le groupe des parlementaires cdH de Bruxelles. C’était un point important du programme de notre équipe pour la présidence de l’arrondissement, mais en mars, à cause de la Covid, la démarche a été suspendue. Lors d’une réunion fin octobre, notre Président, Maxime Prévot, nous a convaincus : « ce tour des sections, on doit le faire, même si c’est par Zoom ». Une trame de questions était prête, rapidement les rendez-vous ont été pris et on s’est lancé.

Au plaisir de vous retrouver lors d’un de ces échanges !

Un engagement citoyen à Liège

Le résultat… c’est impressionnant comme ces moments, en plus d’être sympas, furent instructifs ! Avec chaque section, nous avons abordé les questions de la militance, les enjeux de politique locale, mais aussi la communication : visibilité dans la presse, les réseaux sociaux ou présence dans la société civile locale et enfin brainstormé sur les forces, faiblesses, risques et opportunités pour le cdH local. Et après ? Nous avons découvert des « bonnes pratiques » simples et efficaces à « copier » : une revue de presse locale aux sympathisants, visites de quartiers et évènements conviviaux et « apolitiques », un WhatsApp de section… Nous savons mieux comment accompagner chaque section, le lien est établi, on espère se revoir bientôt… en vrai !

Une nouvelle équipe pour piloter le cdH Luxembourg ! Au cœur de Liège, Abdelali Mernissi est connu de tout le monde. Abdelali est membre des comités d’arrondissement et de Liège-Ville et a été candidat aux élections de 2018 et de 2019. On le surnomme d’ailleurs « le bourreau de travail ». Plongé dans les activités sociales depuis quarante ans, ses journées sont plus que remplies. On le voit s’investir aux cotés des plus fragilisés au sein de plusieurs ASBL à Liège notamment l’ASBL Bavardons, l’Accueil Botanique... Il y travaille en tant que responsable d’activités et volontaire pour la distribution des colis alimentaires, la récolte des vêtements et des dons... Est-il nécessaire d’ajouter que, très sociable, il est d’un contact relationnel très sympathique ? Au travers de ses différentes activités, il défend les projets multiculturels, lutte contre l’insécurité et rapproche ainsi les cultures. Un véritable engagement citoyen ! Félicitations à lui !

En octobre dernier, René Collin a été confirmé dans ses fonctions de Président, à l’unanimité du Bureau politique provincial.

Opération Solidarité

Autour de lui, une équipe dynamique et engagée - composée de Coralie Bonnet (Conseillère provinciale, Echevine à Bastogne), François Kinard (Conseiller provincial, 1er Echevin à Aubange), Véronique Léonard (Bourgmestre de Gouvy), Camille Maitrejean (Conseillère communale à Florenville) et François Huberty (Conseiller communal à Neufchâteau) - travaillera activement pour relever les prochains défis !

L’équipe du cdH a lancé le 30 octobre, un appel à la solidarité. La situation actuelle est inédite et demande que nous nous serrions les coudes. Mettre en contact nos membres qui ont du temps et la possibilité d’aider les autres et ceux qui ont des besoins nous semblait très important. Nous avons ainsi pu mettre en contact des dizaines de membres. Nous vous remercions toutes et tous pour votre aide car sans vous, nous n’y serions pas arrivés.

De nouveaux projets seront menés en lien avec les sections et territoires, avec les mandataires locaux et le niveau supra-communal et ils s’inscriront pleinement dans la refondation du cdH et du mouvement positif - Il fera beau demain.

Notre opération Solidarité continue encore. N’hésitez pas à nous contacter (membres@lecdh.be) si vous souhaitez prendre part à cette belle opération. Restons solidaires !

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Le dossier

L’ORANGER | Décembre 2020

Proches de nos indépendants et PME Fin 2019, nos PME représentaient 54% de l'emploi et 46% de la valeur ajoutée dans notre pays, alors que cette moyenne était respectivement de 50 et 38% pour l’Europe. Au cours des 10 dernières années, le nombre d'entreprises de maximum 50 travailleurs a bondi de près de 25% en Belgique. Logique dès lors que le cdH aille à leur rencontre dans le cadre de la crise économique que nous traversons.

L

e monde économique de terrain connaît relativement bien la vérité de ce qui dysfonctionne en Belgique afin de tendre davantage vers une économie performante.

Ces rencontres furent l’occasion pour nous d’aborder, avec eux, différentes problématiques en vue de tenter de comprendre au mieux les enjeux à venir, leurs craintes et espoirs et, dès lors, rencontrer au mieux leurs attentes et les inscrire dans une vision de la société que notre parti a le devoir de défendre, celle de la liberté d’entreprendre, de la responsabilité, de l’effort et de la citoyenneté.

Les mesures à court terme répondaient aux besoins directs qu’ont engendré la crise de la Covid et l'application des mesures sanitaires. Afin de permettre une efficience maximale et rapide du cdH, ces mesures, au-delà d’être mentionnées dans le rapport, ont été coulées dans des Les axes et sous-axes de nos rencontres textes de lois immédiatement déposés étaient les suivants : (1) Les mesures liées à la Chambre des représentants. Ainsi, à la sortie Covid-19, (2) Les mesures les mesures suivantes ont été proposées économiques structurelles (Statut de par le cdH : la prolongation du droit l’indépendant et de l’entreprise, Fisca- passerelle, la suppression partielle ou lité, Emploi, Économie, Simplification totale des cotisations à charge des indéadministrative à cadre institutionnel pendants n’ayant pas atteint un certain inchangé) et (3) Les structures institu- revenu minimal imposable pour l’année tionnelles belges et francophones. 2020, la création d’un véritable moratoire pour les mises en faillite sollicitées par D’une durée tournant entre 6h30 et 9h, des pouvoirs publics (ONSS en particuchacune de ces entrevues approfondies, lier), la prolongation de la diminution de nous a permis de compiler leurs avis dans la TVA à 6% sur les boissons non alcooun rapport synthétique stratégique. L’ob- lisées ou encore la pérennisation de la jectif final de cette démarche était clair : mesure 0% de cotisation sur le premier dépasser le clivage théorie/réalité, aller emploi. Pour l’essentiel, ces mesures ont sur le terrain et proposer aux membres été reprises ou annoncées par le nouveau du Bureau politique et au Président, un Gouvernement fédéral. Nous serons vigiensemble de mesures à court, moyen et lants sur leur mise en œuvre rapide ! long terme que le cdH doit défendre dans tous les cénacles pour soutenir, mainte- Ensuite, ont été proposées des mesures à nant et dans le futur, les indépendants et moyen terme pour lesquelles il conviendra que le parti réfléchisse et se posiles commerçants.

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© Istock

A partir du 15 juillet 2020 et sur une période d’un mois et demi, à la demande du Président du parti, le duo d’experts que nous constituons a rencontré 6 représentants du monde économique afin de leur poser pas moins de 42 questions diverses et variées : l’Union des classes moyennes (UCM), l’Union wallonne des Entreprises (UWE), le Syndicat neutre des indépendants (SNI), le Syndicat des Indépendants (SDI), la Fédération wallonne de l’HoReCa et la Confédération wallonne de la construction (CCW).

tionne dans les premiers mois de l’année 2021, afin de permettre un soutien fort à notre tissu économique. Parmi celles-ci mentionnons par exemple la diminution de la TVA sur les investissements des entreprises afin de permettre une relance économique tant par l’offre (et donc plus structurelle) que par la demande, définir des activités stratégiques et industrielles à relocaliser, en particulier au regard de la crise Covid, et de notre savoir-faire industriel...

d’entreprendre, et ce dans un cadre international de plus en plus mouvant au vu de la mondialisation et de la digitalisation de plus en plus rapide de l’économie.

En synthèse, l’objectif de ces rencontres des représentants du tissu économique belge et francophone était donc résolument optimiste : faire de la crise que nous traversons un momentum pour engager une transition économique dans laquelle se retrouve le cdH est une force de propositions crédibles et efficaces. Enfin, dans le cadre des mesures à long Nous continuerons donc notre travail terme, ont été posés un certain nombre débuté en juillet dernier en ce sens, avec de chantiers nécessitant davantage d'ana- les mêmes vigueur et ténacité que celles lyses et de rencontres, afin de positionner dont nous avons voulu faire preuve dans notre parti de manière stratégique pour le cadre de cette première étape estivale. les 10 à 15 prochaines années. Ainsi, Le cdH et ses valeurs sociétales méritent selon nous, doivent par exemple être que l’on se batte. Nous poursuivrons le étudiées les créations d’un filet de protec- combat en ce sens, notamment, aux côtés tion commun indépendants/employés des entrepreneurs, des indépendants et (droit au chômage et pensions), d’un des commerçants. droit passerelle généralisé permettant la réorientation des indépendants en difficulté, une diminution « des charges sur le travail », la révision du régime fiscal sur les heures supplémentaires ou encore, de Vincent MAILLEN & manière plus basique, la manière d’inculFabien DETHIER quer aux prochaines générations l’envie


L’interview

L’ORANGER | Décembre 2020

Rachid Azaoum

« Aider les PME durant la crise pour une société transformée et plus humaine après la crise ! » Depuis de nombreuses années, parallèlement à sa vie d’entrepreneur et de partenaire franchisé des groupes Quick et Burger King, Rachid Azaoum s’est engagé socialement auprès de plusieurs associations ou organisations qui contribuent à l’inclusion socioéconomique, au conseil et à l’accompagnement des jeunes en général et de jeunes entrepreneurs en particulier. Il est également investi dans la Chambre de commerce de Bruxelles (BECI). Il en fut vice-président en 2018-2019 et administrateur depuis 2010.

Vous êtes un entrepreneur extrêmement actif, pourquoi vous êtes-vous, en plus, lancé dans la politique et au cdH en particulier ? Les défis pour Bruxelles me stimulent : l’emploi, la formation, la mobilité, le développement économique, social et durable, le numérique, etc. Le choix de mon engagement politique lors des dernières élections régionales en 2019 était la suite logique de mon parcours. Le cdH, c’était évident pour moi parce qu’il est le plus proche de mes convictions et de mes valeurs humanistes comme la solidarité, la responsabilité, le respect de la diversité de notre société. De plus, le cdH a lancé cette année, Il fera beau demain - Mouvement positif et j’y contribue avec conviction. Il est temps de concevoir le monde dont on a besoin ! Comment vivez-vous cette crise ? La situation est alarmante. L’avenir est incertain et les perspectives sont très sombres pour beaucoup d’exploitants et travailleurs menacés de précarité. Des centaines d’établissements risquent de faire faillite dans les mois qui viennent. Par application des mesures sanitaires, les commerces les restaurants et les cafés des centres-villes sont vides. On a donné un « kit de survie » pour traverser quelques semaines de crise mais ce dont a besoin ce secteur, c’est un vrai plan de relance à court, moyen et long terme.

Quelles sont les mesures qui devraient être envisagées pour aider les commerçants et entrepreneurs à passer ce cap difficile ? La crise économique historique qui se profile à l’horizon pourrait même être encore plus dévastatrice que le virus lui-même. Les gouvernements fédéral et régionaux doivent continuer à soutenir les commerçants et indépendants qui souffrent. Il faut prolonger les aides existantes : droit passerelle amélioré, chômage coronavirus force majeure, reports de paiements des cotisations ONSS. Mais il faut faire plus et, notamment, améliorer l’accès au crédit avec garantie de l’Etat ou des Régions à taux réduit de 0% et élargir le dispositif aux entreprises de moins de 50 équivalents temps plein (ETP). Uniformiser les primes régionales, les rendre plus cohérentes et les lier à la perte de chiffre d’affaires 2019. Prolonger le délai de paiement de toutes les dettes fiscales et de sécurité sociale jusqu'au 31 décembre 2021. Les annuler partiellement pour les entreprises et les indépendants les plus touchés. Mettre en place un fonds fédéral qui prend en charge un tiers du loyer dû par les commerçants aux bailleurs. Prolonger le taux de TVA à 6% jusque fin 2021 (pour les boissons non alcoolisées) pour l’Horeca et l’étendre à tous les repas payés électroniquement. En tant qu’ex-vice-président du BECI (la Chambre de commerce de Bruxelles), quelle est votre vision

de l’après-crise de la Covid ? Les plans de relance sont utiles. Ils le sont dans la mesure où ils s’appuient sur une vision qui opère des choix. Des choix stratégiques qui orientent des choix budgétaires : comment assurer la prospérité économique et sociale durable aujourd’hui et demain ? Des grands chantiers sont devant nous : il faut repenser la mobilité, l’environnement durable, la digitalisation et le marché de l’emploi notamment, sans jamais oublier que l’humain est au centre. La crise sanitaire a modifié notre rapport au temps, à l’espace et aux déplacements, non seulement à court terme, mais également dans la durée. Cela implique une nouvelle vision de l’organisation du travail, de la gestion des ressources humaines, de l’urbanisme et de l’immobilier, à Bruxelles en particulier. L’innovation est plus importante que jamais pour stimuler la reprise et tenir compte de l’évolution rapide de la mobilité urbaine. Vis-à-vis des navetteurs, le RER est plus urgent que jamais ! Deux grands phénomènes auront pu être observés durant la période de confinement : l’explosion du télétravail et celle de l’e-commerce. Il faut les encadrer. La technologie bien orientée peut être mise au service de la qualité de vie et de l’environnement dans tous ses aspects : santé, propreté, trafic, sécurité, etc. Nous

devons déployer pleinement les possibilités d’économie de la connaissance, former massivement aux nouvelles technologies grâce à une politique proactive et généralisée de formation et de formation continuée dans le domaine du numérique. Bruxelles et les grandes villes vont également être confrontées à une augmentation forte, rapide et massive du nombre de chercheurs d’emploi. Il faut donc agir rapidement sur les conditions du marché de l’emploi en privilégiant la remise au travail, au plus vite, de créer des emplois en pénurie aujourd’hui dans les services aux personnes, notamment, en assouplissant les conditions du marché (réduction des charges patronales sur les bas salaires). Par ailleurs, il faut miser sur la qualification des demandeurs d’emploi, avec un focus particulier sur les profils STEM (sciences, technologie, engineering et mathématiques) et IT (les technologies de l'information). Pour conclure, la crise de la Covid nous impose de nous repenser. Comme dans toutes crises majeures, nous en sortirons au prix d’un effort individuel et collectif et d’un sens de l’initiative et de la responsabilité. Mais nous sommes dans un monde globalisé où la durabilité de notre terre est en question. Les recettes d’hier ne sont pas d’application. Nous devons, pour nos enfants, faire preuve de sagesse et d’esprit innovant.

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Il fera beau demain

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

La société a besoin d’un nouvel élan, les citoyens ont besoin d’espoir La seconde vague a contraint à revoir le calendrier prévu de « Il fera beau demain - Mouvement positif ». Pour Laurent de Briey, le pilote du mouvement, elle révèle aussi combien le manque d’imagination conduit au déni de la réalité.

NOUS AVONS DÛ NOUS RENDRE À L’ÉVIDENCE : IL N’EST PAS POSSIBLE DE FAIRE UN VRAI PROCESSUS PARTICIPATIF SI LES PERSONNES NE PEUVENT PAS SE RENCONTRER DIRECTEMENT Laurent de Briey

« Il fera beau demain – Mouvement positif » est un processus qui se veut participatif. La situation sanitaire et le deuxième confinement ontils bousculé le calendrier prévu ? Oui, fortement. Durant le printemps, nous avons récolté de nombreuses propositions de citoyens. Nous avons été nourris par des rapports d’experts. Pendant l’été, nous en avons fait la synthèse et rédigé une pièce à casser d’une centaine de propositions. Nous avions prévu de les diffuser début octobre et d’organiser des débats autour de ces propositions partout en Wallonie et à Bruxelles. Les coordinateurs avaient planifié de nombreux évènements. Des assemblées mélangeant des citoyens tirés au sort et des élus étaient également programmées. Enfin, nous étions sur le point de lancer l’opération « Parlons (en) vrai » dont l’objectif était de partir à la rencontre des citoyens pour comprendre la manière dont ils avaient vécu le premier confinement et si pour eux l’après-crise devait signifier un retour à la normale ou s’ils étaient favorables à des changements sociétaux profonds.

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Nous avons dû nous rendre à l’évidence : il n’est pas possible de faire un vrai processus participatif si les personnes ne peuvent pas se rencontrer directement. Les débats en ligne c’est intéressant mais cela ne suffit pas. Nous avons donc décidé d’être fidèles à notre ambition et d’attendre qu’il soit à nouveau possible d’organiser des débats pour diffuser notre pièce à casser. Nous tenons à bien faire les choses. Nous espérons donc pouvoir lancer la phase de co-construction au printemps. Et qu’allez-vous faire durant les prochains mois ? Les prochains mois vont nous permettre d’approfondir plusieurs questions qui ont généré des discussions importantes parmi les personnes qui ont contribué à la première étape du processus. Ce sont des « Grands Choix » que nous devons faire et qui seront cruciaux pour le positionnement du futur mouvement. Voulons-nous par exemple que tous les jeunes fassent un service citoyen ? Pensons-nous qu’il n’est pas possible de se passer totalement du nucléaire si l’on veut lutter contre le réchauffement

climatique ? Estimons-nous que tous les jeunes devraient faire obligatoirement un service citoyen ? La plateforme participative (www.ilferabeaudemain. team) permet à tout le monde de donner son avis sur ces questions. Nous allons aussi nourrir le débat par des vidéos et organiser un atelier citoyen en ligne sur chacune d’entre elles. Nous comptons aussi profiter des prochains mois pour réfléchir à la gouvernance interne du futur mouvement. Ce deuxième confinement vous a contraint à revoir le calendrier, mais comment se fait-il que nous n’ayons pas pu éviter cette seconde vague ? Je ne prétends pas pouvoir réellement répondre à cette question, mais ce qui me frappe, c’est à quel point nous – je veux dire : la société dans son ensemble - manquons d’imagination. Nous tenons à nos habitudes, notre organisation, nos modes de vie et il nous est très difficile d’en changer. Lorsqu’un évènement survient qui rend impossible de vivre comme nous l’avons toujours fait, nous ne savons plus comment réagir. Sur le plan personnel, nous sommes insécurisés et aspirons à pouvoir recommencer à vivre comme avant dès que possible. Sur le plan collectif, les repères qui permettent de nous coordonner s’estompent et les rapports sociaux deviennent plus conflictuels. Ce manque d’imagination favorise

le déni de la réalité. Comme nous ne parvenons pas à imaginer comment nous pourrions nous comporter autrement, nous refusons de nous adapter et nous méconnaissons les évidences. Souvent le temps fait son œuvre et tout finit par reprendre son cours, mais il arrive, comme dans le cas de la crise sanitaire, que les faits soient têtus. Continuer à les nier nous condamne à éprouver ce douloureux décalage entre le réel et notre compréhension de celui-ci. L’incapacité de nous adapter individuellement est anxiogène pour chacun d’entre nous. L’incapacité de réagir collectivement est mortelle pour certains d’entre nous. Est-ce que ce sont ce manque d’imagination et ce déni de la réalité qui expliquent pourquoi personne – ou si peu – n’a anticipé la seconde vague qui nous frappe actuellement, selon vous ? Oui. Nous avons été prévenus qu’il risquait d’y avoir une seconde vague, mais nous ne savions tout simplement pas comment faire. Il faut du temps, beaucoup de temps, pour changer nos comportements, modifier nos codes sociaux et acquérir de nouveaux réflexes. C’est à la fois d’une extrême banalité et particulièrement dramatique. C’est pourquoi compter sur la seule responsabilité individuelle est voué à l’échec. C’est dans les périodes de crise que le politique doit démontrer toute son utilité. Nous avons besoin qu’il coordonne nos comportements puisque ceux-ci ne parviennent plus à se coordonner naturellement. Nous avons besoin qu’il rende espoir en proposant une alternative. Nous avons besoin qu’il s’inspire des innovations qui surgissent ça et là pour nous convaincre qu’il est possible de vivre autrement, que cela peut même être une source de progrès. Mais jusqu’ici, le politique a manqué autant que nous manquons d’imagination. Si, en mars dernier, il a été à la hauteur de la crise, s’il est parvenu en l’espace de quelques semaines à parler d’une voix forte et cohérente, il a failli ensuite. Il s’est perdu dans ses divisions et ses errances, ajoutant de l’anxiété à l’anxiété et perdant le peu de légitimité qu’il lui restait. C’est grave, et d’autant plus grave que d’autres crises sont déjà à nos portes, en commençant par le dérèglement climatique. Rendre confiance dans le politique et faire preuve d’imagination pour proposer une nouvelle vision de la société, ce sont les objectifs de notre mouvement positif. Il me semble plus nécessaire que jamais d’aller jusqu’au bout de notre démarche. La société a besoin d’un nouvel élan. Les citoyens ont besoin d’espoir.


L’ORANGER | Décembre 2020

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

« Y’a Match » Durant la première phase de consultation, notre mouvement a pu récolter plus de 2000 propositions de citoyens à travers la plateforme www.ilferabeaudemain.team. Ces propositions citoyennes nous offrent une base particulièrement riche pour coconstruire le projet politique de notre futur mouvement.

Venez en discuter sur notre plateforme participative www.ilferabeaudemain.team. Pour chaque question, vous y trouverez des arguments pour ou contre qui vous permettront de vous faire votre propre idée. Vous aurez l’occasion de voter, d’ajouter vos arguments et de réagir à ceux des autres.

Certaines questions ont suscité de nombreux débats entre les participants avec des pistes et des propositions parfois contradictoires. C’est pourquoi nous vous proposons durant les prochaines semaines d’approfondir ensemble cinq questions :

Sur chacune de ces questions, nous organiserons également des ateliers citoyens online. Ils sont ouverts à tous quel que soit votre niveau d’expertise de la question. Retrouvez ici les dates des différents ateliers citoyens :

► Le numérique est-il l’avenir de l’école ? ► Faut-il instaurer un revenu universel ? ► Faut-il augmenter le prix des produits mauvais pour la santé et l’environnement ? ► Faut-il restaurer le service citoyen obligatoire ? ► A-t-on besoin de l’énergie nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique ?

► Faut-il augmenter le prix des produits mauvais pour la santé et l’environnement ? Atelier citoyen sur le sujet se tiendra le mardi 12 janvier 2021. ► Faut-il restaurer le service citoyen obligatoire ? Atelier citoyen sur le sujet se tiendra le mardi 26 Janvier 2021. ► A-t-on besoin de l’énergie nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique ? Atelier citoyen sur le sujet se tiendra le mardi 23 février 2021.

FAUT-IL INSTAURER UN REVENU UNIVERSEL ?

Pour : Le revenu de base offre un début d’indépendance financière aux citoyens qui ont donc plus de liberté de choix dans les projets qu’ils poursuivent, pour plus de bien-être et d’épanouissement personnel. Il permet de valoriser de nombreuses autres contributions au bienêtre commun que le seul emploi salarié du monde économique (p.ex. économie sociale ou collaborative, artistes, aidants proches). Les emplois pourraient aussi être mieux répartis au sein de la population avec le développement accru des temps partiels qui ouvrent des postes à l’embauche.

Contre : Un revenu de base renverrait de nombreuses femmes dans leur foyer et les rendraient davantage dépendantes de leur partenaire. L’égalité hommefemme passe par l’indépendance financière et l’accès à l’emploi.

Pour : Un revenu de base supérieur à 1000 euros pourrait remplacer la plupart des allocations sociales et éradiquer la pauvreté. Cela serait une grande simplification administrative et permettrait de faire des économies de fonctionnement. Ce serait la fin du contrôle et de la stigmatisation des allocataires sociaux. On éviterait aussi que des personnes qui ont droit à une allocation ne la perçoivent pas parce qu’elles ne connaissent pas les démarches à faire pour faire valoir leurs droits.

Contre : Une allocation identique pour tout le monde ne rencontre pas les besoins spécifiques des plus fragiles. Certains pourraient recevoir moins qu’actuellement et ne plus voir leurs besoins remplis, si ça remplace d’autres allocations. Et pourquoi donner une allocation aux riches ? Cela coûte cher et cela ne sert à rien.

Pour : Un revenu universel plus faible, de l’ordre de 600 euros, remplacerait l’assistance sociale et garantirait un socle social de base à tout le monde sans se substituer à toute la sécurité sociale. Cela mettrait de l’huile dans les rouages et faciliterait la transition entre les statuts (travailleur, indépendant, demandeur d’emploi, étudiant…).

Contre : Il n’y a pas de droits sans devoirs. Donner un revenu à quelqu’un sans conditions est injuste. Les personnes qui travaillent ne comprendront pas pourquoi elles doivent financer l’allocation de personnes qui ne contribueraient pas en retour. L’absence de contrôle veut aussi dire l’absence de soutien par les services sociaux. Les personnes les plus fragiles risquent d’être enfermées dans la précarité.

Pour : Un revenu de base inconditionnel supprime les « pièges à l’emploi ». Actuellement, les bénéficiaires d’allocations sociales n’ont pas toujours intérêt à accepter un emploi. Lorsqu’on additionne la perte de l’allocation, le coût de la garde d’enfants et celui des trajets, cela peut représenter un montant supérieur à certains salaires. C’est particulièrement vrai pour les familles monoparentales.

Contre : Un revenu de base représente un coût très important pour l’État et provoque une réduction de l’activité économique (personnes qui arrêteraient de travailler, réduction de la compétitivité à cause de l’augmentation des taxes…) et donc des rentrées financières de l’État. C’est juste impayable.

Pour : Le revenu universel peut servir d’accompagnement social de la transition. Il permet de compenser d’éventuelles augmentations du coût de la vie ou pertes d’emplois dues à la transition économique et environnementale (p.ex. taxe carbone, mécanisme d’ajustement aux frontières…).

Contre : Un revenu de base est un droit individuel. Cette individualisation de la sécurité sociale diviserait les travailleurs et affaiblirait le mouvement syndical, alors que seule une action collective est capable d’entrer dans un rapport de forces avec le monde patronal. L’allocation universelle ouvrirait ainsi la porte à l’ubérisation du monde et à la multiplication de « flexi-job » où flexibilité signifie surtout réduction des droits de travailleurs.

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L’ORANGER | Décembre 2020

IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

Consultation sur la gouvernance interne du futur mouvement politique l Fera Beau Demain - Mouvement positif aboutira sur un nouveau mouvement politique auquel le cdH passera le relai. Ce mouvement aura des structures locales, des élections internes, devra préparer des listes électorales, assurer la coordination entre ses mandataires et leur venir en soutien, faire remonter les préoccupations des citoyens, continuer à faire évoluer sa ligne politique, décider de participations gouvernementales, proposer des administrateurs et assurer le respect de la déontologie de ses mandataires et administrateurs.

La gouvernance interne du futur mouvement politique doit être adaptée aux nouveaux modes d’organisation, aux nouvelles technologies et aux évolutions des attentes des citoyens vis-à-vis des organisations politiques. Il s’agit notamment d’y intégrer de nouveaux modes d'action politique, de promouvoir une participation citoyenne large et de qualité et de rendre nos processus décisionnels plus transparents.

Dès lors, nous vous invitons à penser ensemble le mode de gouvernance optimal pour notre futur mouvement. Venez partager vos idées dans la boîte à idées sur la gouvernance interne sur la plateforme www.ilferabeaudemain.team. Votre avis, votre vécu et vos idées importent. Ensemble, nous définirons une gouvernance efficace, ouverte et respectueuse des idées et des personnes qui composent le mouvement. Ensemble, nous définirons surtout une gouvernance qui nous correspondra. Cette gouvernance que nous adopterons sera coulée dans les statuts juridiques du nouveau mouvement.

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La manière dont nous structurerons le mouvement et la prise de décisions en son sein importe. Le récent

scandale autour de la nomination des ministres fédéraux par le président du MR, pas assez collégiale, ou encore les tensions qui ont suivi la nomination des ministres bruxellois au sein du parti Ecolo, peut-être trop horizontale, nous le rappellent.

“ Parlons (en) vrai ” est reporté, parlons quand même !

L

’opération " Parlons (en) vrai " telle que nous l’avions prévue, comme une ouverture vers l’ensemble de la population, ne pourra avoir lieu tant que la situation sanitaire ne sera pas sous contrôle, mais il est toujours possible de parler à son entourage, sa famille, ses amis et d’écouter leur ressenti. Voyez ici avec Edgar…

l’opération qu’il mène avec son mouvement positif. Il lui demande si elle est d’accord de répondre à quelques questions pour savoir comment elle vit ces différents confinements, quel est l’impact sur sa vision du futur…

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Equipé de l’application Quorum et Aujourd’hui, Edgar a un appel en du guide de conversation, il lui pose la visio-conférence avec toute sa famille. première question : « Pendant cette période, De quoi prendre des nouvelles des uns ton état d'esprit, c’est plutôt… ? » et des autres durant ce deuxième confinement. A la fin de l’appel, il propose à Il écoute son ressenti, ses angoisses, mais sa tante de rester plus longtemps sur la aussi ses espoirs de changement. Les quesplateforme en tête-à-tête, pour discuter tions défilent et sa tante se prête au jeu. un peu. Sa tante, il ne l’a plus vue depuis février, la dernière réunion de famille avant Edgar arrive à la fin du questionnaire. « Un le premier confinement. Elle est coiffeuse parti qui veut te rendre confiance, il doit faire et avec les mesures actuelles, impossible quoi » ? Ici sa tante a le champ libre pour sa pour elle de travailler. Edgar se dit qu’elle réponse. Honnête, transparent, proche du a sûrement beaucoup à partager et que citoyen, tous ces aspects ressortent dans son avis est à prendre en compte dans sa réponse.

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UN MOUVEMENT BIEN PLUS QU’UN PARTI Parler d’un futur mouvement politique n’est pas anodin. Historiquement, les partis étaient liés à un syndicat, une mutuelle, un réseau d’enseignement… Ce n’est plus le cas aujourd’hui et il n’y aura pas de marche arrière. Une organisation politique doit néanmoins pouvoir s’inscrire dans un mouvement sociétal plus large pour être enracinée dans la société civile et ne pas perdre le contact avec les citoyens. L’animation politique citoyenne est donc cruciale. Notre mouvement devra être nourri par des personnes engagées, dans l’associatif, dans les entreprises, dans leur quartier, mais il devra aussi lui-même porter des initiatives citoyennes. L’action politique sera son objectif premier, mais les discours dans les parlements ne suffisent pas. Ils doivent trouver leur source et aussi trouver écho sur le terrain, dans les domaines économiques, sociaux et associatifs. Pourquoi ne pas défendre également nos valeurs par des actions concrètes susceptibles de rassembler celles et ceux qui veulent faire quelque chose de positif pour les autres sans attendre les prochaines élections ? Ensemble nous ferons mouvement !

A la fin de l’échange, ils débriefent sur leur conversation. Il sent que sa tante est contente d’avoir pu donner son avis, expliquer ses craintes, cela n’arrive pas souvent qu’on s’intéresse vraiment à ce que les citoyens pensent, mais ici, elle sait qu’Edgar prendra ses paroles en compte et qu’elles pourront peut-être un peu changer les choses.

Nous aussi, faisons comme Edgar ! Profitons des semaines qui viennent pour, avec ces outils, écouter le ressenti des personnes qui nous entourent dans notre bulle, par téléphone ou par vidéoconférence. Si vous n’avez pas pu assister aux formations, vous pouvez tout de même télécharger l’application « Quorum – causes, campagnes » via l’Apple store ou GooglePlay, vous créez un compte, et enfin entrez le code d’invitation ilferabeaudemain. Vous serez alors prêt à vous mettre à l’écoute de vos proches avant de, on l’espère très vite, partir à la rencontre de l’ensemble de la population.


IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF

On y croit, et vous ? Venant des quatre coins de la Belgique, Camille, Quentin, Christelle et Dounia croient à la nécessité de reconstruire demain et cela par le biais de notre mouvement.

Quentin Wallez

Président de l’Arrondissement de Mouscron-Comines, Conseiller communal à Mouscron Pourquoi penses-tu que le cdH doit passer le relai à un nouveau mouvement politique ? Je pense que la structure des partis traditionnels ne répond plus aux aspirations légitimes de chacun. Ils doivent être dépoussiérés et placer les citoyens au centre de leurs préoccupations. Pour moi, le mouvement positif Il fera beau demain est la réponse parfaite au ras-le-bol commun, attisé par la crise sanitaire qui nous touche de plein fouet. Les gens n'ont plus confiance en leurs instances politiques, moi le premier, et le font savoir ! Il suffit de lire les journaux depuis les dernières élections pour se rendre compte de la cacophonie dans laquelle on vit. Pourquoi Il fera beau demain - Mouvement positif est-il un processus différent de ce qui se fait d’habitude en politique ?

Ce que j'aime, c'est que le citoyen est vraiment à l'origine de la réflexion, c'est du jamais vu dans notre pays ! Chaque sujet qui vous tient à cœur peut être mis sur la table et, pourquoi pas, devenir un des fers de lance de notre futur mouvement. Ce mouvement est solide, crédible et fourmille de nouvelles idées. De nouvelles personnes nous rejoignent et cela fait plaisir à voir. Un petit mot pour convaincre les gens de suivre le mouvement ? Osez entreprendre, osez revendiquer une qualité de vie ! L'outil est là, utilisons-le à bon escient. Je vois les crises politiques et sanitaires actuelles non pas comme un frein, mais bien comme une opportunité de réflexion et de changer radicalement nos positions, à tous les niveaux. J'insiste : exprimez-vous, contacteznous, contactez-moi et construisons ensemble une vie de qualité pour toutes les générations.

Camille Maitrejean

Présidente de l’Arrondissement de Virton, Conseillère communale à Florenville, collaboratrice au Parlement wallon Pourquoi penses-tu que le cdH doit passer le relai à un nouveau mouvement politique ? Je pense que d’une manière générale dans la population on a besoin de réenchanter la politique. Quand on est un parti qui s’est reposé sur ses positions historiques, quand on a été au pouvoir pendant des années, c’est très utile de pouvoir se remettre en question et d’avoir plus d’ouverture. On a vu la limite des partis traditionnels. Les gens en ont marre des partis traditionnels car aujourd’hui la réalité est plus nuancée. On a besoin de mouvements plus ouverts et qui ne sont plus simplement basés sur le clivage gauche-droite. Pourquoi Il fera beau demain - Mouvement positif est-il un processus différent de ce qui se fait d’habitude en politique ? En participant moi-même à plusieurs réunions ou évènements d’Il fera beau demain - Mouvement positif, je trouve que ce qui est intéressant c’est que nous sommes tous sur un même pied d’égalité, qu’on ait notre carte, qu’on soit membre ou non membre. Je trouve que c’est déjà une partie très intéressante

du processus. C’est complètement différent de la vie d’un parti traditionnel au jour le jour. Il y a évidemment aussi l’ouverture, le dialogue citoyen qui s’est mis en place, avec tous ceux qui ont envie de créer un nouveau mouvement. Tout le monde a son mot à dire dans un esprit d’ouverture et de renouveau. Ce qui est différent aussi c’est qu’on prend le temps de la réflexion pour de nouvelles idées. On va jusqu’au bout. Un petit mot pour convaincre les gens de suivre le mouvement ? On ne peut pas toujours se plaindre que tout va mal et en même temps ne rien faire pour changer le parti ou la politique. Ici, on a la chance d’avoir un mouvement positif totalement neuf. On doit tous se serrer les coudes pour faire évoluer notre parti, faire évoluer nos idées. On voit que les vieilles recettes sont dépassées et qu’il faut vivre avec son temps et vivre avec la population qui nous entoure. Donc je dirais d’arrêter de toujours dire que tout va mal mais qu’il faut être positif et avancer dans le contexte actuel que nous vivons. Je dis ça parce que j’y crois.

Dounia Mohammadi

Consultante en stratégie pour les cours et tribunaux, coordinatrice de bassin de vie, Présidente de la section locale de Bruxelles-Ville

Christelle Plomteux

Bourgmestre de Fernelmont, institutrice primaire Pourquoi penses-tu que le cdH doit passer le relai à un nouveau mouvement politique ? Je pense que les réalités sociétales et donc ce que reflète le parti ne correspondent plus aux réalités de terrain et donc aux attentes des citoyens. Pour moi, un mouvement ça se veut beaucoup plus large qu’un parti et ça donne plus de place à la parole et à l’écoute des citoyens. Cela permettrait donc d’avoir une vision plus globale de la société. Pourquoi Il fera beau demain - Mouvement positif est-il un processus différent de ce qui se fait d’habitude en politique ? Très souvent on se réunit autour

d’une table et on essaye de rédiger un programme électoral. Avec Il fera beau demain, on part de la base. C’est donc une consultation avec la base, donc les citoyens au sens large du terme. Et à partir de là, on fait émerger les grandes lignes et les grandes idées de ce que pourrait être demain ce mouvement. Un petit mot pour convaincre les gens de suivre le mouvement ? En tant que bourgmestre, on est vraiment sur le terrain et on entend souvent « il faudrait que », « yaka » … Et là, je veux vous dire que c’est le moment ! C’est le moment de donner votre vision des choses pour prendre les choses en main et construire ce nouveau mouvement et la société de demain.

Pourquoi penses-tu que le cdH doit passer le relai à un nouveau mouvement politique ? Je me dis que le parti est encore trop souvent rattaché à des images conservatrices, si on veut rallier les nouvelles générations et même plus largement toutes les générations, il faut impérativement qu’on se réinvente. Il faut donc s’adapter à de nouvelles réalités, surtout dans un monde comme celui dans lequel on vit aujourd’hui, le changement est quelque chose de permanent mais encore plus en 2020. Plutôt que de céder sa place à autre chose, je pense plutôt que le parti doit évoluer et se régénérer et cela passe par une transition et donc un nouveau mouvement. Pourquoi Il fera beau demain - Mouvement positif est-il un processus différent de ce qui se fait d’habitude en politique ? Tout d’abord, il y a quelque chose sur

lequel on a beaucoup joué, c’est le côté participatif. Je trouve ça merveilleux car Il fera beau demain l’est vraiment. Tant au niveau de l’écoute des idées des personnes qui participent qu’au niveau du ressenti des gens qui est ce dont on se nourrit pour apporter de la matière au mouvement. Un autre niveau c’est qu’il y a un tas de personnes qui incarnent le mouvement. Le mouvement est incarné à tous les niveaux, il n’est pas juste porté par les cadres du parti, c’est ce qui fait aussi que Il fera beau demain est différent. Un petit mot pour convaincre les gens de suivre le mouvement ? Si on a envie d’être entendu et de partager ses idées qui seront réellement prises en compte, si on a à cœur de trouver des solutions, de changer le monde, c’est le moment ou jamais. Ça vaut la peine de se retrousser les manches avec nous et de rejoindre le mouvement.

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Nos associations Un nouveau président des Aînés Pierre Scharff, Président depuis 5 ans, a demandé à être déchargé de sa fonction. Pierre, après une carrière politique brillante : Bourgmestre de Virton, Sénateur, Député, a été un président remarquable d’intelligence, de justesse et de convictions. Il poursuivra son investissement au sein des Aînés du cdH et nous nous en réjouissons.

L’ORANGER | Décembre 2020

#StopSexisme #NoViolence Le combat des #GirlsInOrange

André Bosly, en attendant de nouvelles élections, a été proposé comme président faisant fonction. Heureux papa de 5 enfants et grand-père de 10 petits-enfants. André a été candidat en 2003 sur la liste du Sénat et Secrétaire à la Santé pour le cdH de 2003 à 2007. Hématologue, médecin hospitalier (CHU-UCL Namur site Godinne), il professa à l’UCLouvain et à l’UNamur. C’est avec enthousiasme qu’il prend le rôle de président faisant fonction. Ses compétences et son engagement professionnel font que la santé et l’enseignement sont les domaines qu’il connaît le mieux et qui feront partie de ses combats. Il travaillera en collégialité avec Etienne Vanderroost, Secrétaire politique, Ghislaine Vanhalewyn, Vice-Présidente, Robert Mouchet, Secrétaire adjoint et tout le Bureau des Aînés. Les Aînés s’inscrivent avec enthousiasme dans le mouvement positif : « Il fera beau demain ». Venez nous rejoindre nombreux, nous tenons à partager nos valeurs et nos convictions avec tous les membres du cdH et au-delà avec toutes celles et tous ceux qui désirent un meilleur avenir. C’est ensemble que nous le construirons. Allez sur notre site www.aines-cdh.be, donnez votre avis, lisez nos documents : • Un plan santé au bénéfice de la qualité de vie des seniors • L’assurance autonomie • Ma commune amie des Aînés • Les Aînés du cdH pour un projet de société humaniste partagé Contactez-nous : aines@lecdh.be

Rétrospective d’une rentrée pas comme les autres…

Le 25 novembre 1960, les sœurs Mirabal, Patria, Minerva et María Tereza ont été assassinées par le dictateur de la République dominicaine Rafael Leónidas Trujillo Molina. En souvenir de ce féminicide, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé en 1999, le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En Belgique, la plateforme Mirabal rassemble les associations de femmes qui ont organisé, le 25 novembre, à Bruxelles, la mobilisation. Les Femmes cdH y ont participé activement. Cette année, difficile de se retrouver alors il a fallu se réinventer. Les #GirlsInOrange ont été nombreuses à s’associer à la mobilisation digitale, sur les réseaux sociaux, avec le symbole de la main mauve levée pour dire stop aux violences contre les femmes. Pour la deuxième année consécutive, elles ont aussi réalisé une vidéo consacrée à la lutte contre le sexisme. Injures, blagues lourdes répétitives, sifflements continus… plus de 98 % des femmes ont déjà été confrontées à des remarques ou comportements sexistes en rue, dans les transports en commun, au boulot… Parfois, ce n’est pas « grave ». Parfois la violence commence par une « simple blague ». Puis c’est l’escalade : la manipulation, les coups, le viol… pour un tiers des femmes. Pourtant, encore aujourd’hui, porter plainte reste exceptionnel. En 2018, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes n’a reçu que 166 signalements pour sexisme. Ce chiffre ne représente aucunement la réalité vécue par les femmes ! La vidéo a pour objectif de mieux faire connaître cette loi : en 2014, Joëlle Milquet, vice-Première Ministre de l’Intérieur et de l’Egalité des chances, a fait voter une législation contre le sexisme dans l’espace public. Cette loi « antisexisme » en donne la définition et le caractérise comme infraction. Son auteur risque une amende de 50 à 1 000 euros et/ou une peine d’emprisonnement d’un mois à un an. Le 25 novembre, un live Facebook a été organisé sur le sujet. Le but était, pour les femmes humanistes, de répondre aux questions des internautes afin de contribuer, à leur échelle, à briser le silence et à améliorer le soutien aux victimes.

Les étudiants étaient prévenus, la rentrée serait spéciale et dépendante d’un code couleur pouvant basculer à tout moment selon la situation épidémiologique du pays… ou des Régions. Ceci étant, rentrée spéciale ne voulait pas dire inconnue pour autant. Souvenons-nous du mois de mars dernier où tout a basculé quasi du jour au lendemain et où l’Enseignement supérieur avait dû s’adapter in extremis. Que dire de cette rentrée ? Que d’émotions ! D’abord code jaune, puis orange pour certains et désormais rouge pour tous. Ainsi, les côtés relationnels et pédagogiques de la vie estudiantine ont pris un coup. N’oublions pas d’ajouter le côté découverte pour les primo-arrivants qui fut également plus que jamais perturbé. Imaginez, découvrir l’université tous masqués en semi-distanciel… Que faire après cette rentrée ? Comme dit l’adage, aux grands maux, les grands remèdes. Ici, les grands maux sont mentaux, financiers et logistiques. Ils atteignent les étudiants et même parfois le bon déroulement de leur cursus. Les grands remèdes se trouvent, entre autres, dans les différents services mis en place par les universités. Mais disons-le… ceux-ci ne sont parfois pas suffisants ! Et donc… Soyons tous solidaires, aidons-nous les uns les autres. Prenons tous des nouvelles des autres, pensons à ce qu’ils vivent. Respectons toutes les mesures, pensons à l’avenir. Restons chez nous, pensons aux soignants qui luttent pour les autres.

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Les Jeunes cdH se bougent pour les jeunes dans le besoin Si vous êtes allés sur Facebook le jeudi 29 octobre, vous avez certainement vu la vidéo de notre présidente Opaline Meunier qui lançait alors l’opération « École pour tous », un projet de récolte d’ordinateurs mis en place par les Jeunes cdH. Ce dernier consiste en une récolte d’ordinateurs portables, de tours d’ordinateurs fixes, de claviers, d’écrans, de souris ou tout autre périphérique qui seront remis à neuf et distribués auprès d’élèves qui sont en difficulté. En effet, la situation actuelle d’enseignement à distance reste une situation difficile pour un bon nombre d’élèves. Un manque de matériel et de bonnes conditions de travail se font sentir. Les Jeunes cdH ont alors voulu apporter leur aide et faire ce qui était en leur pouvoir afin d’aider ces élèves en situation compliquée en collectant des ordinateurs ou du matériel informatique pour les redistribuer à ces jeunes. Si vous avez du matériel dont vous ne vous servez pas, envoyez un sms au 0455/101.300 avec vos coordonnées et une description du matériel que vous souhaitez donner. Le numéro de téléphone est le même pour les dons et les demandes. Si vous voulez aider, vous pouvez aussi faire un don sur le compte BE85 0680 5395 9006 avec la référence " Don École pour tous " ! Si vous avez d’autres questions, rendez-vous sur www.jeunescdh.be.


L’ORANGER | Décembre 2020

Sans culture, esprits confinés

Décodage 12-18

À l’heure où l’on parle d’activités essentielles ou non, la culture n’a visiblement pas tiré la bonne carte. La culture est essentielle et il faut arrêter de jouer son avenir au poker.

La crise sanitaire nous a enlevé cette culture, lui a fermé les portes des écoles, coupé les micros et éteint les lumières. Et non, Netflix ne lavera pas notre conscience en nous disant qu’il s’agit de productions culturelles ! Qui n’écoute jamais de musique, ne voit pas de films, ne regarde pas de photos ? Tous ces éléments de notre quotidien ne sont autres que de la culture sous sa forme la plus populaire.

Alors que le confinement menace la santé mentale d’un grand nombre d’entre nous, la culture pourrait jouer ce rôle indispensable de compagnon dans ce nouveau quotidien. Ce compagnon qui nous permet de nous ressourcer après une longue journée de cours sur Teams, ce compagnon essentiel à chacun d’entre nous. La culture nous aère l’esprit. Personne ne veut qu’elle se meure. Agissons dès maintenant pour l’aider à encaisser le choc de cette crise, comme nous le faisons pour de nombreux autres secteurs touchés. En premier lieu, il faut octroyer des aides aux acteurs culturels dès maintenant et pas dans trois mois. Il faut leur permettre de respirer et de planifier leur stratégie future. Ne pas les laisser suffoquer en leur promettant tout et n’importe quoi. Outre les nombreux artistes en grande difficulté, il existe de nombreux autres métiers qui gravitent autour. Il ne faut pas

© Joaquim DE MOOR

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n se souvient tous d’une journée d’école un peu spéciale. Une journée durant laquelle on part avec toute sa classe au théâtre, au cinéma, assister à un concert… C’était toujours un moment particulier que l’on attendait avec impatience. Le réveil du matin devenait plus facile et l’on appréciait cette forme d’enrichissement intellectuel différente des heures de cours traditionnelles. Cet exemple nous montre que l’on apprécie tous la culture, à des formes et des niveaux différents.

les oublier et les intégrer au filet de sécurité prévu pour le statut des artistes.

de culture, sous toutes ses formes, de toutes les manières.

De plus, si nous voulons prendre correctement en compte leurs besoins, il est impératif de les intégrer à la réflexion sur la relance. Il est donc important qu’un expert du secteur événementiel fasse partie de l’équipe chargée de conseiller le Gouvernement pour la relance. Enfin, il ne faut jamais cesser de se nourrir

À l’heure où nous sommes nombreux à nous questionner sur la sauvegarde de nos libertés individuelles, souvenons-nous de ce que Camus disait : « Tout ce qui dégrade la culture, raccourcit les chemins qui mènent à la servitude ». Ismaël NUINO

Si tu n'as pas compris ? Regarde Évolution de l’homme sans culture après ...

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L'Europe

L’ORANGER | Décembre 2020

Les droits des passagers ferroviaires européens : mieux protégés demain En tant qu’eurodéputé membre de la commission Transports du Parlement européen, j’ai suivi le dossier relatif à la révision de la directive Droits des passagers ferroviaires.

mobilité réduite (PMR) et les cyclistes ; - la définition de la clause de force majeure laissant ainsi moins de marge à l’interprétation.

© Istock

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n 2009, l’UE a mis en application une première régulation de droits pour tous les passagers ferroviaires, garantissant ainsi un minimum d’harmonisation en termes de protection, d’information et d’assistance. En 2017, la Commission européenne a proposé une révision ayant pour objectif d’aligner les règles pour le droit des utilisateurs du rail avec la réglementation pour les passagers des autres modes de transport. Il appartenait alors au Conseil (composé des Ministres du transport des 27 Etats membres de l’UE) et au Parlement européen de se mettre d’accord.

Un accord provisoire a été trouvé début novembre, malgré les différences de position entre le Conseil et le Parlement davantage concerné par l’obtention de garanties et de protections pour les usagers du rail. Au cœur de cette nouvelle mouture : un service ferroviaire européen plus inclusif pour tous les usagers mais un bilan en demi-teinte. Que retenir de cet accord ? - Une protection plus globale des usagers face aux problèmes de retard ou d’annulation de trains ; - plus d’accessibilité pour les personnes à

biais d’une seule notification pour l'ensemble du trajet ferroviaire ;

Le service aux usagers est amélioré avec davantage de communication A la demande du Parlement européen, prévue. Par exemple  : l’obligation de différents points ont été ajoutés pour fournir les options disponibles pour le clarifier la protection des usagers : réacheminement aux passagers dans un délai de 100 minutes ; l’utilisation du L’amélioration de l’accès à un partage des données pour mieux inforremboursement ou à une solution alter- mer les passagers de problèmes ; la mise native : concrètement, en cas de retard, sur pied d’une plateforme de comparaid’annulation ou quand la connexion est son de prix et d’itinéraires ferroviaires… manquée, les voyageurs ont la garantie de se voir proposer un rembourseLe texte de compromis oblige les ment, un réacheminement et/ou une compagnies ferroviaires à fournir un compensation ; minimum de quatre places pour les vélos par train, même si le Parlement en La clause de force majeure n’est plus demandait huit. une disposition fourre-tout stérile mais est dorénavant définie et prévoit que Cet accord doit à présent être approuvé dans ces circonstances, les opérateurs par le Conseil puis par le Parlement. Son ferroviaires doivent toujours rembourser adoption finale au Parlement aura lieu en les trajets qui n'ont pas eu lieu, s'assurer février ou mars 2021 pour une mise en que les passagers arrivent à destination, application dès 2023. fournir une assistance aux personnes à mobilité réduite, proposer les repas et A l’aube de l’année européenne du rail l'hébergement et réparer les dommages (2021), je n’oublie pas non plus les défis bagages et équipements de mobilité pour liés à la mobilité ferroviaire et la mobilité personnes handicapées ; « tout court » dans les zones rurales ! C’est un combat de tous les jours et une opporEn ce qui concerne les PMR, l’obli- tunité que la Belgique doit saisir dans le gation de « pré-notification » passe de 48 cadre du Plan de relance européen. heures à 24 heures. L’assistance se veut gratuite et se retrouve simplifiée par le Benoît LUTGEN

Concours Sudoku : Renvoyez votre grille complétée au

cdH, rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles et recevez un masque Il fera beau demain - Mouvement positif. Bonne chance !

REJOIGNEZ-NOUS ! À NOUS RENVOYER À : Rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles ou à membres@lecdh.be Le cdH est particulièrement soucieux du respect du RGPD. En nous donnant vos coordonnées : • Vous recevrez les newsletters du cdH, de ses associations et l’Oranger.

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