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L’ORANGER BIMESTRIEL SEPTEMBRE 2020 | NUMÉRO 3
DOSSIER IL FERA BEAU DEMAIN-MOUVEMENT POSITIF Il fera beau demain - Mouvement positif reprend ses activités ! C'est maintenant l'heure de se retrouver, de manière présentielle ou virtuelle.
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C'EST LA RENTRÉE !
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cdH - Rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles
GAFAM
Le dossier
Rentrée scolaire : quelle place pour le numérique ? Les cours ont repris, élèves et enseignants retournent à l’école mais le numérique ne quitte pas les classes pour autant. Découvrez ses enjeux dans notre dossier.
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L’interview
Perspectives pour une sortie de crise Culture, enseignement, aide aux personnes… quelles ont été les actions du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pendant la crise ? Le point avec Alda Greoli.
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Décodage 12-18
Les GAFAM, quésaco ? Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, ces grandes marques tu les connais. Mais savais-tu que ces entreprises payent moins d’impôts qu’une entreprise classique en Europe ? Une injustice fiscale qui pourrait prendre fin grâce à la taxe « GAFA ». Plus d’explications dans le décodage.
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Édito AGIR AVEC DIGNITÉ POUR L’ÉCLOSION D’UNE SOLUTION. ET PLACER LE CDH SUR LES RAILS DU RENOUVEAU. susceptible d’apporter dans la défense des intérêts du monde judiciaire, de la police, des soins de santé, de la qualité de vie, du soutien aux gens qui bossent et aux entreprises, ou en faveur de la cause environnementale, les autres partis ne sont pas enclins à nous associer comme partenaire à part entière du futur attelage gouvernemental. Aucun des trois partis francophones que j’ai questionnés de manière claire et sans ambiguïté, ne nous offre la garantie de pouvoir participer au gouvernement. Ils ne souhaitent pas nous faire monter sur le terrain. Or, sans présence dans l’Exécutif, impossible de peser sur ses décisions quotidiennes.
Vous vous souviendrez que l’an dernier, après avoir constaté le résultat des urnes, le cdH avait souhaité respecter la volonté des électeurs et se régénérer depuis les bancs de l’opposition. Nous avons lancé notre processus de renouveau, baptisé « Il fera beau demain », qui connaît un beau succès et qui continue de cheminer parallèlement. Constatant que notre pays était, une nouvelle fois hélas, dès novembre dernier, plongé dans une crise politique qui s’enlisait et qui montrait l’incapacité des partis ayant gagné les élections de constituer une majorité gouvernementale, le cdH a pris ses responsabilités en acceptant de quitter le banc de réserve pour monter au jeu afin de faciliter la résolution des difficiles équations politiques. Nous avons toujours dit que nous resterions disponibles pour préserver les intérêts des Belges et favoriser l’éclosion d’un gouvernement. Nous nous sommes toujours posés du côté de la solution. C’est ainsi que nous avons pris part à différents scénarios depuis dix mois. Nous avons répondu présent à toutes les invitations qui nous ont été adressées jusqu’à la dernière, le jeudi 3 septembre, du missionnaire royal Egbert Lachaert. Ce n’est un secret pour personne ; l’invitation tardive qui nous a été adressée suite à la volonté formulée par le CD&V, et je l’en remercie, ne répond à aucune logique mathématique vu que les francophones sont en nombre suffisant pour constituer une majorité, et cette invitation ne répond pas non plus, nous le savons tout autant, à un souhait politique partagé par d’autres partis. Si tous saluent la correction qui est la nôtre et la plus-value que le cdH serait
Il y a des raisons, bonnes ou moins honorables, de refuser de nous garantir une présence au sein du gouvernement. Mais le cdH ne peut raisonnablement pas s’impliquer dans la rédaction d’un accord de gouvernement dans lequel il ne serait pas représenté. Sans la moindre amertume, avec le sentiment d’avoir agi constructivement à chaque fois qu’un scénario de sortie de crise s’esquissait et pour lequel nous pouvions être utile, j’ai donc pris acte de cette situation et de la non-volonté majoritaire de nous intégrer avec certitude dans le prochain exécutif. Sans la moindre amertume ai-je dit, et c’est vrai. Car pour rappel, notre position a toujours été d’être positifs pour une sortie de crise. Et notre choix premier était de nous régénérer hors des exécutifs. Aujourd’hui, les sept partis que j’ai fréquentés intensément ces derniers mois, semblent prêts à collaborer pour qu’enfin la Belgique ait un gouvernement et cesse de faire rire d’elle depuis l’étranger et surtout au sein de notre population, qui observe tout cela avec un certain dépit et même de la colère. Je veux souhaiter plein succès à cette tentative et j’espère, comme responsable politique et comme citoyen et papa, que cette fois-ci sera la bonne car nous avons tous collectivement besoin d’un gouvernement. Un gouvernement qui, rapidement, prenne les mesures fortes attendues pour la relance socio-économique, l’amélioration de la situation sanitaire et la qualité de vie de chacun, et pour la crise climatique. Nous poursuivrons notre engagement constructif comme nous l’avons mené jusqu’ici, en étant le principal parti francophone crédible dans l’opposition pour agir avec vigilance et ambition dans l’intérêt des Belges. Maxime PRÉVOT
In Memoriam Guy Lutgen s’est éteint le 26 juillet à l’age de 84 ans. Bourgmestre de Bastogne de 1976 à 2000, Sénateur en 1977, Ministre de 1985 à 1999, Guy Lutgen, profondément socialchrétien, fut un des grands ténors politiques de la province du Luxembourg d’abord, de la Wallonie ensuite, pendant le dernier quart de siècle du millénaire précédent. Il fut homme du présent et du futur. Marcel Plasman est décédé le 28 juillet à l’âge de 95 ans. Il fut particulièrement actif au sein du PSC de 1964 à 1996. En 1971, il est élu député et il devient ministre des pensions et des affaires sociales wallonnes en 1977. Il deviendra Bourgmestre de Nivelles la même année jusqu’en 1982 et reprendra l’écharpe mayorale entre 1989 et 1994 pour terminer sa carrière politique en 1996, comme conseiller communal.
Sommaire PRÈS DE CHEZ VOUS LE DOSSIER L’INTERVIEW IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF NOS ASSOCIATIONS DÉCODAGE 12-18 L'EUROPE
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L’ORANGER septembre 2020 COORDINATION GÉNÉRALE Francine Vanuytrecht MISE EN PAGE Loris Klein RÉDACTEURS Virginie Antonello Pascal Arimont Charlotte Bazelaire Sylvain Bossart Frédéric Cogneau Laurent de Briey Damien De Vroey Eric Etienne Thomas Fyon Benoît Galer Jean-Yves Kitantou RÉSEAUX SOCIAUX www.lecdh.be facebook.com/lecdh
Dorothée Klein Benoît Lutgen Camille Maitrejean Vanessa Matz Dounia Mohammadi Lucas Moutiaux Donatienne Portugaels Maxime Prévot Marie-Martine Schyns François Tricot Etienne Vanderroost Margaux Van Meerhaeghe Jean-Marc Zocastello ÉDITEUR RESPONSABLE Gauthier de Sauvage Rue du Commerce 123 1000 Bruxelles twitter.com/lecdh instagram.com/lecdh
Près de chez vous
L’ORANGER | Septembre 2020
Grande Région, stop ou encore ? Dans le cadre du Mouvement positif « Il fera beau demain », les coordinateurs des bassins de vie et les Présidents d’arrondissement de la province du Luxembourg ont organisé conjointement le 23 juin dernier une rencontre virtuelle sur le thème de la Grande Région. Des experts notamment de l’Union des Classes Moyennes (UCM), de l’intercommunale Idelux et du « Luxembourg Institute of Socio-Economic Research » sont intervenus dans ce Facebook Live et ont partagé leurs connaissances avec les nombreux membres cdH et citoyens qui suivaient depuis leur écran ces riches échanges et ces débats passionnants. Ceux-ci furent l’occasion d’envisager ensemble l’avenir pour la formation et l'emploi au sein de la Grande Région ainsi que les intérêts pour les Wallons et les habitants en zone frontalière de cet espace unique.
Récolte de matériel scolaire à Bruxelles
Evénements dans l’arrondissement de Verviers Dimanche 20 septembre Elsaute - Salle de la jeunesse - 10h (Rue Père Nicolas Hardy, 3 - 4890 Thimister-Clermont) Walkshop (balade-débat) sur la mobilité et l'agriculture Lundi 5 octobre Hombourg - Salle des Joupes (rue du Cheval Blanc 27 - 4852 Plombières) - 20h Rêve-party (Mini-conférences & débats participatifs) sur la transition écologique-économique-énergétique-sociologique-... Mercredi 7 octobre Salle de l’ARC Verviers – 20h Vie professionnelle et vie privée, comment trouver l'équilibre ? - stress, manque de temps, obligations familiales… Comment se préserver du burnout ? Plus d’infos : info@cdhverviers.be
Deux nouveaux échevins à Celles La commune de Celles-en-Hainaut a connu récemment un changement de majorité. En effet, le groupe « Objectif Citoyen » intègre la majorité communale avec l’arrivée de Jean Delestrain (premier Échevin) et Carine Breda (3ème Échevine) au sein du collège communal. Après de nombreuses années dans l’opposition, le cdH est maintenant autour de la table du collège communal. Les deux Échevins ont prêté serment le 7 juillet dernier. Nous leur souhaitons une franche réussite dans la concrétisation de leurs nombreux projets communaux au service des Celloises et des Cellois.
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François Tricot et Dounia Mohammadi, deux jeunes cdH de Bruxelles, ont, dans le cadre d'Il fera beau demain - Mouvement positif, lancé pour la première rentrée post Covid-19, un appel aux dons pour récolter du matériel scolaire à destination des familles les plus fragilisées. Suite à la crise sanitaire qui a frappé notre pays et le monde entier, certaines familles ont de grandes difficultés à se fournir en matériel scolaire pour la rentrée de leurs enfants. Ils ont donc lancé cette initiative pour que les élèves issus des milieux les plus défavorisés et dans le besoin puissent commencer l'année scolaire en toute sérénité.
Les logements intergénérationnels dans le Brabant wallon Faut-il ajouter de la vie aux années ou des années à la vie ? Malheureusement, la deuxième option est la plus souvent choisie dans la société actuelle… Et si malgré tout, nous tentions de concilier qualité et espérance de vie en imaginant de nouvelles formes d’existence fondées sur l’autonomie de la personne, la solidarité d’une communauté, l’enthousiasme et l’expérience de générations différentes.
Merci à nos Bourgmestres Dany Weverbergh Le Bourgmestre d’Assesse, Dany Weverbergh, a annoncé lors du dernier conseil communal, qu'il arrêtait ses activités politiques pour des raisons de santé. C’est désormais Jean-Luc Mosseray qui reprend le mayorat à qui nous souhaitons un franc succès. Nous tenons à remercier Dany Weverbergh parce qu’il aura été un bourgmestre dévoué et bravant ses ennuis de santé et de mobilité pour servir avec abnégation les intérêts de tous les Assessois. Au cdH ou au sein de la zone de secours, nous avons tous pu apprécier son engagement. Dany est une belle personne. Un grand Monsieur. Joël Riguelle Il l’avait annoncé lors des dernières élections communales de 2018, Joël Riguelle cède sa fonction de bourgmestre à mi-mandat. Après plus de 16 ans à la tête de la commune de Berchem-Sainte-Agathe, il laissera sa place en septembre à son successeur Christian Lamouline.
Cela fait plus de 32 ans que la commune de BerchemSainte-Agathe connaît ce nom. Conseiller communal depuis 1988, Joël Riguelle devient en 1995 Échevin chargé de l’urbanisme, de l’information et des festivités. Il prendra ensuite le rôle de bourgmestre en 2003. Il a également rempli le rôle de député au Parlement bruxellois de 1999 à 2014 et ensuite celui de chef de groupe à la Cocof de Pour Nicolas Cordier, qui a dirigé une société de logement de service public, il est 2009 à 2014. Par ailleurs, Joël Riguelle a également des talents d’acteur et n’hésite pas urgent d'agir : « le coût des terrains dans la jeune province fait fuir les jeunes, éloi- à monter sur les planches. Il a durant de nombreuses années, joué dans le spectacle gnant les générations et isolant les familles. Les dispositifs d'aides ne suffisent plus, « Sois belge et tais-toi » et on se souviendra en particulier dans ses truculentes leçons de néerlandais. il faut proposer des solutions durables. » Le cdH Brabant wallon a remarqué le manque important de logements intergénérationnels au sein de la jeune province et a décidé d’en faire son combat via la voix d’André Antoine. Tel est l’objectif de la proposition de décret que poursuit le parti en souhaitant développer des ensembles de logements intergénérationnels solidaires et autonomes.
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Le dossier
L’ORANGER | Septembre 2020
Un défi de la rentrée 2020 : numérique et différenciation des apprentissages Durant les mois de confinement, élèves, enseignants et parents ont vécu une expérience inédite, celle de l’enseignement à distance. Compliquée et stressante parfois, enrichissante et innovante aussi, à coup sûr diverse, elle a suscité une remise en question de nombreux acteurs. Comment utiliser cette expérience pour améliorer les apprentissages de nos élèves au quotidien ? Comment le numérique peut-il être un outil au service de la différenciation ?
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Des enseignants ont noté que les interactions sur les interfaces numériques permettaient une meilleure différenciation, un accompagnement plus personnalisé de l’élève. Une enquête de l’UMons auprès de 1000 enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles montre que la moitié des répondants prévoient de débuter l’année scolaire différemment des années précédentes et 72% estiment qu’ils continueront à appliquer les nouveaux moyens d’enseigner ou les nouvelles habitudes d’enseignement testées durant le confinement.
rapport à l’infrastructure (réseaux, Wifi) et aux équipements (tableaux interactifs, tablettes, locaux équipés de PC, etc.). Il faut donc renforcer les projets « écoles numériques » en collaboration avec les Régions et multiplier les opérations de reconditionnement d’ordinateurs avec Quels sont les freins qui, aujourd’hui, des asbl comme Digital4youth par subsistent pour développer de nouvelles exemple, pour permettre une mise à pratiques en lien avec le numérique ? Et disposition aux élèves qui n’ont pas d’outil informatique chez eux. comment les dépasser ? 1. L’enjeu de l’équipement, des enseignants, des classes et des élèves. Si les 2. La formation des enseignants. L’IFC enseignants reçoivent depuis un an une (Institut de Formation Continuée) et prime annuelle de 100 euros défiscalisée les réseaux d’enseignement ont proposé pour compenser leur matériel informa- des formations durant ces vacances et tique personnel, on constate une dispa- pour le début de l’année scolaire mais rité entre les écoles et les élèves par elles étaient complètes dès début juil-
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endant ces mois d’apprentissage à distance, certains enseignants ont dû intégrer la dimension numérique alors qu’ils la pratiquaient peu auparavant. Ils ont créé de nouveaux supports théoriques au moyen de vidéos explicatives et d’exercices postés sur la plateforme de l’école, mettant en œuvre le principe de la « classe inversée », ils ont eu des contacts personnels par mail avec leurs élèves, ils ont organisé des réunions en vidéoconférence, etc.
let. Les enseignants sont demandeurs et l’offre n’est pas suffisante ; aujourd’hui, il est donc indispensable d’amplifier et de diversifier l’offre aux formations numériques en lien avec la différenciation et les disciplines scolaires. 3. Les plateformes numériques. Certaines écoles avaient déjà leur plateforme et leur écosystème numérique mais d’autres ont dû se débrouiller dans l’urgence. Depuis fin août 2020, la FWB met gratuitement à disposition des enseignants et de leurs élèves une plateforme de type Moodle ainsi qu’un module de formation à l’hybridation des apprentissages interactifs. Il faudra évaluer cet outil en fonction de son utilisation par les acteurs.
Aujourd’hui, des équipes pédagogiques souhaitent utiliser l’enseignement à distance, mettre davantage les élèves en autonomie, notamment ceux de la fin du secondaire, en prévoyant des moments où les élèves suivent des cours ou travaillent sur outil numérique ou en plus petit groupe. Pour le cdH, il faut encourager ces initiatives innovantes et volontaristes sous forme d’expériences pilotes. En commission, mais aussi sur le terrain, les parlementaires cdH en Fédération Wallonie-Bruxelles suivront de près l’évolution du défi numérique dans l’enseignement obligatoire. Marie-Martine SCHYNS
L’interview
L’ORANGER | Septembre 2020
Alda GREOLI
« Convaincre que des solutions sont possibles ! » À l’entame d’une deuxième année de législature, Alda Greoli, Cheffe de groupe cdH au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dresse un premier bilan de l’action du Gouvernement dans le contexte très particulier de la gestion du Covid-19 et trace quelques perspectives pour une sortie de crise.
Alda Greoli, quel est votre premier bilan de l’action du Gouvernement PS-MR-Ecolo en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Le contexte est évidemment très particulier. Il serait assez injuste de juger l’action de ce Gouvernement comme si une crise d’une ampleur inouïe n’avait pas eu lieu. Crise qui est toujours bien présente de surcroît. Cependant, je ne peux m’empêcher de ressentir un goût de trop peu sur deux plans. Premièrement, dans le cadre de la crise, le Gouvernement a souvent réagi trop tard et trop peu. Nous avions pourtant fait des propositions concrètes dès le début du confinement. Je prends l’exemple de la culture : la Ministre en charge n’a cessé de renvoyer le secteur vers le niveau fédéral sur la question du statut d’artiste et l’accompagnement social qui en découle. Mais la compétence culturelle est principalement du ressort de ce Gouvernement ! Il y avait moyen de soutenir le monde culturel de façon plus dynamique en soutenant directement la création, par le préfinancement de l’achat de places de spectacle par exemple. J’ai assisté avec bonheur au Festival de théâtre de Spa cet été ou visité plusieurs expositions. Les citoyens étaient enthousiastes. Nous avons tous manqué de rencontres culturelles. Le Gouvernement n’a répondu ni aux besoins de la population ni aux besoins des artistes.
Quel est ce deuxième goût de trop peu ? La nécessaire mobilisation dans la gestion de cette crise ne peut faire oublier les autres enjeux. Où sont les projets du Gouvernement ? La feuille de route était pourtant ambitieuse et des projets essentiels étaient en cours et à poursuivre. Le Pacte pour un enseignement d’excellence, la réforme de l’accueil de la petite enfance, la réforme de la gouvernance culturelle pour n’en citer que trois. Si la Ministre Désir, accompagnée par les acteurs de l’enseignement, poursuit la mise en œuvre du pacte, les secteurs de la petite enfance et de la culture attendent des décisions de la Ministre Linard qui ne viennent pas. Comment avancer dès lors ? En étant une force de propositions. Il faut bien entendu dénoncer les manquements et les errements des Gouvernements wallons et de la FWB mais il faut surtout travailler et convaincre que des solutions sont possibles même en étant dans l’opposition. Je veux être utile et c’est aussi l’esprit commun du groupe des députés cdH. Vous avez des exemples ? Je prendrai trois exemples. Dans le secteur de l’enseignement, nous avons déposé une proposition de décret à l’initiative de Marie-Martine Schyns pour mieux soutenir les centres PMS
dans le cadre de l’augmentation de la population scolaire. Dans certaines zones, cette augmentation est telle que de nouveaux établissements scolaires sont créés mais l’intendance ne suit pas et les centres PMS doivent faire plus, sans ressources supplémentaires. La majorité a balayé notre texte mais nous continuerons de chercher les moyens de soutenir les acteurs scolaires. Dans le secteur de la culture, nous avons aussi proposé un décret qui aurait permis de soutenir concrètement les acteurs culturels dans leur démarche de création. Ici aussi, la réponse du Gouvernement fut négative et ici aussi nous ne baisserons pas les bras : la crise est toujours là et nous devons faire preuve d’inventivité. Nous déposerons de nouvelles propositions dès la rentrée. Le troisième exemple concerne la Wallonie et l’assurance autonomie. La crise aura démontré aux derniers réticents l’importance de l’accompagnement de qualité au domicile. Il s’agit d’un enjeu majeur, notamment lié au vieillissement de la population. Permettre à nos concitoyens de vivre à la maison le plus longtemps possible, dans de bonnes conditions, est essentiel non seulement pour l’épanouissement personnel mais aussi pour la consolidation de notre système de sécurité sociale dont nous avons raison d’être fiers. Plus
le temps passera, plus les besoins deviendront criants. C’est pour moi une question de dignité humaine. Avez-vous un projet qui vous tient plus particulièrement à cœur pour les prochains mois ? La crise du Covid a entrainé des difficultés sanitaires, économiques et sociales qui doivent être rencontrées. Mais un volet est largement sous-estimé et donc insuffisamment pris en charge : il s’agit de la dimension psychologique et psycho-sociale. Le mal-être des soignants épuisés, du monde de la culture mais aussi le danger pour l’état de santé de la population qui a peur de perdre son emploi, de se retrouver à nouveau confinée dans de petits logements avec enfants et télétravail, les personnes âgées isolées en maison de repos ou chez elles ne sont que des exemples parmi tellement d’autres. Prendre des décisions pour protéger la population ne peut se résumer à des quotas de confinement et de bulles. Il est indispensable de prendre en compte l’ensemble du bien-être. Il est indispensable que des psychologues soient autour de la table des experts mais aussi que soit mis en place un plan interfédéral pour un accompagnement de tous et toutes tenant compte des conditions de bien-être.
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Il fera beau demain
IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF
Un projet plus ambitieux, plus clair, plus ferme Où en est le processus participatif ? Quelles sont les premières tendances qui se dégagent ? Rencontre avec Laurent de Briey, le pilote du mouvement positif Il fera beau demain.
APRÈS L’ÉCOUTE MUTUELLE, IL FAUT MAINTENANT S’ACCORDER. Laurent de Briey
Laurent, où en est le processus participatif de Il fera beau demain – Mouvement positif ? Que s’est-il passé durant l’été ? Fin juin, nous avons clôturé la première phase, celle d’écoute des citoyens et des experts. Plus de 2000 propositions ont été déposées sur la plateforme. Au moins 50% des contributeurs n’étaient pas issus du cdH. Des groupes de travail composés d’experts et de membres de la société civile ont également remis leur rapport. Cela représentait un matériel très riche, mais qui n’était encore que des contributions isolées, d’autant plus que le confinement n’a pas permis d’organiser les débats citoyens dans les bassins de vie. Le travail de l’été a été de retirer de tout cela un projet cohérent autour d’une centaine de priorités. Comment avez-vous procédé ? Nous avons commencé par analyser toutes les propositions. Sont-elles suffisamment abouties ? Quelle est leur originalité ? Leur faisabilité ? Sontelles susceptibles de contribuer à un changement de modèle de société ? Sont-elles en accord avec le manifeste ?
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Nous avons aussi essayé d’identifier les objectifs communs à plusieurs propositions. Inévitablement, nous avons aussi dû faire des choix en fonction de ce qui nous semblait le plus impactant et pour assurer la cohérence globale du projet. Nous en avons ensuite discuté en interne avec des experts et des représentants politiques afin d’avoir une pièce à casser dont on peut débattre avec les citoyens. En fait, cette pièce à casser, c’est un peu la réponse des politiques aux citoyens ? Oui, c’est exactement cela. Le processus participatif est conçu comme un dialogue entre citoyens et politiques. Durant la première étape, les citoyens avaient la parole et le politique écoutait. L’objectif de la deuxième étape était de construire la réponse politique en essayant d’abord de comprendre ce que les citoyens voulaient dire, en identifiant tous les points d’accord pour essayer de répondre aux citoyens, en leur proposant une vision et un projet communs sur lesquels il serait possible de s’entendre durant la troisième étape, celle de co-décision.
En quoi consiste cette troisième étape ? C’est l’étape la plus importante. Nous avons créé un espace où militants et non-militants, citoyens et politiques peuvent se rencontrer et co-construire ensemble un nouveau mouvement. Après l’écoute mutuelle, il faut maintenant s’accorder. Nous allons donc organiser des débats dans les bassins de vie – dans le respect des mesures sanitaires –, nous allons discuter on line de propositions précises, nous allons créer des assemblées mélangeant des élus et des citoyens tirés au sort pour trancher les débats les plus clivants : par exemple, le service citoyen revient très souvent parmi les contributions, mais doit-il être obligatoire ? Chacun pourra aussi voter et donner son avis sur la plateforme participative. Cela nous permettra de faire une proposition de synthèse finale – en janvier si le Covid ne bouscule pas à nouveau l’agenda – qui sera soumise pour validation lors de soirées délibératives durant le premier trimestre 2021. Le tout se terminera par un grand Festival que nous espérons organiser fin mars 2021. L’objectif c’est d’avoir un nouveau programme politique ? Pas un programme politique complet. On se centre sur les priorités qui constitueront la colonne vertébrale du nouveau mouvement, sa carte d’identité politique. Nous aurons encore plusieurs années pour définir le programme complet. D’ailleurs, à part certaines propositions que
nous avons éliminées parce qu’elles étaient en opposition avec l’esprit du mouvement – comme par exemple une remise en cause de la Convention européenne des Droits Humains –, les autres propositions qui ne se retrouvent pas dans les priorités pourront être approfondies lors de l’élaboration de ce programme. Elles ne sont pas perdues. Cette identité sera-t-elle fondamentalement différente du projet humaniste actuel ? Cela dépend des prochains mois mais, à ce stade, le nouveau projet n’est pas en contradiction avec les valeurs humanistes. Il prend une direction plus ambitieuse, plus claire et plus ferme sur certains enjeux. Une valeur-clé qui se dégage est la participation : une participation plus importante des citoyens dans le débat démocratique, bien entendu, mais plus largement une société qui soit plus participative. En effet, la participation exprime l’idée d’une société inclusive dont chacun, quels que soient sa situation personnelle, son état physique, son origine ou ses convictions, peut se sentir membre, mais aussi celle d’une société où tous contribuent au bien-être commun. La participation apparaît à la fois comme un droit et un devoir. Elle est à la croisée de deux principes proposés dans le manifeste de Il fera beau demain - Mouvement positif : « rassembler plutôt qu’opposer » et «contribuer plutôt que profiter ». L’ambition globale de ce projet me semble être de permettre la transition de la société actuelle du « toujours plus » à une société du « mieux », d’une société centrée sur la croissance quantitative à une société privilégiant la croissance qualitative, d’une société de la consommation à une société de la participation, d’une société où l’on cherche à maximiser sa satisfaction personnelle à une société où l’on prend soin de soi et des autres. Qu’est-ce qui est le plus important à tes yeux pour que le processus soit une réussite ? L’engagement. Nous avons réussi à créer une communauté bien plus large que celle des sympathisants du parti. La page Facebook du mouvement sera bientôt suivie par 20 000 personnes. Le processus touche une audience plus large et différente de celle habituelle du cdH. L’objectif de sortir de l’entre-soi pour discuter de manière ouverte projet de société et aspirations pour demain est pleinement atteint. J’espère qu’un maximum de personnes intéressées, au sein du cdH et en dehors, oseront s’engager davantage dans les mois à venir pour apporter leur sensibilité et diversifier les points de vue. C’est essentiel pour que le futur mouvement politique soit porté par un nouvel élan.
IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF
Découvrez les 99 propositions issues des synthèses
Parlons (en) vrai : Partez à la rencontre de vos concitoyen.ne.s !
La synthèse des plus de 2000 propositions citoyennes et des propositions complémentaires d’experts (voir interview de Laurent de Briey, le Pilote du mouvement) a abouti sur 99 propositions qui forment une réponse cohérente aux neufs enjeux sociétaux (climat, participation, état de droit et justices, économie, vivre-ensemble, démocratie, temps, numérique, vieillissement).
On nous dit qu'il y aura un avant et un après Covid. On nous dit que le monde de demain ne sera plus le même. On nous dit qu'il y aura inévitablement du changement…
« Parlons (en) vrai ». Dès que la situation sanitaire le permettra, nous allons prendre le temps de nous parler, de nous écouter, de dialoguer sur ce que nous vivons, sur nos aspirations pour demain.
Mais qu'en pensez-vous ? Comment avezvous vécu cette période ? Comment voyezvous l'avenir ? Quels sont vos espoirs de changement ? Est-ce que le politique suffira ? Êtes-vous prêt.e à jouer un rôle ?
Envie d'agir ? Retrouvez-nous sur le terrain et partons à la rencontre de vos voisin.e.s, soutenu.e.s par nos équipes, un guide de conversation et une application qui permettront de mieux tenir compte de la parole de chacun.e. Ces rencontres pourront se faire, selon vos préférences et l’évolution de la pandémie, dans votre salon, dans des lieux publics, dans votre village ou votre quartier, sur un marché…
Ces 99 propositions viennent décliner le manifeste de Il fera beau demain – Mouvement Positif qui a été amendé après la consultation dont il a fait l’objet les derniers mois. La deuxième version du manifeste ainsi que les 99 propositions phares seront publiées le 24 septembre. On compte sur vous pour en parler autour de vous !
Nous sommes convaincu.e.s depuis le départ de la nécessité d’établir un lien très direct avec les citoyen.ne.s, c’est pourquoi nous mettons en place l’opération
Les occasions peuvent être nombreuses. Des formations seront par ailleurs organisées préalablement en Wallonie et à Bruxelles. « Parlons (en) vrai », c'est un moment important d'Il fera beau demain - Mouvement positif, une occasion unique de rencontres. Pour y prendre part, il suffit d’envoyer un mail à Charlotte (charlotte@ilferabeaudemain.team) ou Thomas (thomas@ilferabeaudemain.team) en indiquant vos coordonnées. Nous vous tiendrons informé.e du déroulement de cette opération près de chez vous.
Les 99 propositions phares proposées à l’issue des synthèses sont une pièce à casser. Tout peut encore être remis en question, discuté, amendé, rejeté ou validé. La co-décision sur les 99 propositions phares se fera en physique dans les bassins de vie et en numérique sur la plateforme, en octobre et en novembre.
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Ces 99 propositions seront complétées, après le lancement du mouvement, par d’autres mesures pour former l’ensemble du programme politique du nouveau mouvement politique. Les propositions citoyennes et d’experts qui n’ont pas été retenues lors des synthèses pourront être reprises dans ce programme complet. Rendez-vous le 24 septembre sur www.ilferabeaudemain.team !
Participez à une Assemblée de Citoyen.ne.s - Élu.e.s ! Faut-il instaurer un service citoyen obligatoire ? Faut-il instaurer un revenu universel ? Faut-il augmenter le coût des produits mauvais pour la santé et l'environnement ? Plus d'ordis, moins de cahiers, le numérique est-il l'avenir de l'école ? Ces questions font débat dans la société et parmi les participants à Il fera beau demain – Mouvement positif.
Les citoyen.ne.s exprimeront leur vécu et garantiront la diversité des points de vue. Les élu.e.s apporteront leur expérience et pourront défendre publiquement les recommandations de l’assemblée. Tou.te.s devront être prêt.e.s à écouter, à partager leur réflexion, à remettre en question leurs a priori, à changer d’avis, à délibérer et à décider.
Venez-en discuter lors des 4 Assemblées Citoyen.ne.s-Élu.e.s que nous organisons cet automne ! Chacune de ces 4 assemblées mixtes citoyen.ne.s-élu.e.s rassemblera 35 citoyen.ne.s bruxellois.e.s et wallon. ne.s tiré.e.s au sort et 35 parlementaires, mandataires et membres cdH. Pendant une journée et une soirée, ces 70 personnes prendront le temps de délibérer et d’arbitrer une des 5 questions.
Si vous voulez participer à cette grande première, inscrivez-vous pour être tiré.e au sort sur www.ilferabeaudemain.team ou auprès de : severine@ilferabeaudemain.team. © Istock
Votre avis compte !
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IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF
Donnez votre avis sur la plateforme en ligne ! La plateforme www.ilferabeaudemain. team est votre référence incontournable. Vous y trouverez toutes les infos importantes (les évènements à venir, les actualités, la 2ème version du manifeste, les 99 propositions phares et le rapport final de synthèse).
Venez débattre en physique dans votre bassin de vie ! sécurité, le plaisir de se retrouver ne sera pas moindre. La chaleur humaine rayonne au-delà de 1m50, les yeux font aussi des sourires et le foisonnement d’idées ne connait pas de barrière. Lors de ces évènements, avec un panel d’experts, nous Dans le strict respect des normes Covid, pourrons discuter d’une ou plusieurs des 99 nous espérons donc vous revoir de visu. Si propositions phares, bien les comprendre, nous porterons probablement encore des leurs tenants et aboutissants, les enrichir masques et respecterons les distances de et voter pour ou contre.
Si vous êtes prêt.e.s à prêter main forte à votre coordinateur de bassin de vie, faites-le savoir sur www.ilferabeaudemain.team/ pages/deviens-acteur-du-changement ! Nous adapterons évidement ces évènements en fonction de l’évolution des consignes Covid et pourrons toujours transformer un évènement physique en évènement en ligne si nécessaire.
« Débat & Vous », votre débat online hebdomadaire
Tous les mercredis à 18h à partir du mois d’octobre, nous nous retrouverons sur la page Facebook de Il fera beau demain – Mouvement positif. Chaque semaine nous nous demanderons pendant une heure comment rendre confiance dans la démocratie, comment lutter contre le réchauffement climatique, comme assurer la participation de tous à la société, comment préserver l’autonomie des aînés… Le débat réunira autour de Laurent de Briey, le pilote de notre mouvement, un.e citoyen.ne, un.e expert.e et un.e politique. Ensemble ils discuteront d’une de nos 99 priorités.
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Vous pourrez aussi réagir aux 5 sujets des Assemblées de Citoyen.ne.s-Élu.e.s et soumettre vos idées sur la gouvernance interne du futur mouvement politique.
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Les dernières consignes Covid en date à l’impression de cet article (20.08.2020) nous permettent d’organiser à nouveau des évènements publics à condition de prendre une série de mesures.
Au-delà de l’information, elle permet surtout votre participation ! Vous pourrez donner votre avis sur nos 99 propositions, en parallèle des débats dans les bassins de vie. La réflexion issue des évènements dans les bassins de vie y sera d’ailleurs consolidée.
Venez donc sur www.ilferabeaudemain. team et n’oubliez pas aussi de nous suivre et nous relayer sur Facebook !
Balance ta proposition Être informé dès l'étiquette du coût environnemental de vos achats, plafonner les rémunérations d’élus à un multiple du revenu moyen de leurs électeurs ou encore instaurer une assemblée citoyenne permanente dans tous les parlements du pays et au niveau communal…
Vous pourrez réagir en direct sur notre page. Vos avis et commentaires seront relayés aux panels. Les arguments échangés seront synthétisés sur notre plateforme www.ilferabeaudemain.team. Vous pourrez également y voter pour ou contre les différentes propositions.
Ces propositions ont été exposées sur notre page Facebook dans le cadre du challenge de l’été ! Qu’ils aient eu une illumination au réveil, ou qu’ils y songeaient depuis longtemps, des citoyens ont profité de l’été pour partager leurs idées pour changer et préparer demain. Une proposition, une vidéo et hop c’est dans la boîte.
« Débat & Vous » vous permettra de contribuer à notre processus participatif depuis votre canapé !
Retrouvez toutes les vidéos sur notre page Facebook « Il fera beau demain Mouvement positif ».
IL FERA BEAU DEMAIN - MOUVEMENT POSITIF
C’est ensemble qu’on pourra construire la suite Laora Wautelet a 27 ans, elle est avocate stagiaire au Barreau de Bruxelles en droit fiscal et depuis 2016, elle s’est rapprochée du monde des mouvements citoyens. Sa première expérience politique date de 2018, où elle se lance aux communales de sa ville, Gembloux. Depuis, elle est devenue la coordinatrice Il fera beau demain - Mouvement positif de son bassin de vie et nous explique l’importance d’un mouvement comme le nôtre. Peux-tu nous expliquer en quelques mots ton expérience des mouvements citoyens de ces dernières années ? En 2016, j’ai rejoint le mouvement citoyen « Bailli », présent dans la commune de Gembloux. Ce mouvement regroupe des citoyens sans carte de parti et des membres du cdH. L’idée était de m’impliquer davantage dans la politique communale, car c’est pour moi la politique la plus proche du citoyen, où l’on voit vraiment nos actions sur le terrain. Je suis d’abord devenue secrétaire du mouvement et je me suis ensuite présentée sur la liste aux élections communales.
Depuis, je continue à m’intéresser à la politique pour en apprendre un peu plus, notamment en étant mandataire dans des instances de la commune. Pourquoi avoir rejoint le mouvement positif Il fera beau demain ? Après avoir participé à un mouvement citoyen au niveau communal, je me suis dit que ce serait intéressant de vivre l’expérience à plus grande échelle. Quand on m’a proposé de faire partie du mouvement, cela m’a directement tenté car je trouve la démarche participative très intéressante. Je n’ai pas de carte cdH, ni d’aucun autre parti d’ailleurs,
mais le fait de demander l’avis des gens et de les écouter m’a donné envie de m’investir. Pouvoir participer à la refonte du cdH est une très belle opportunité car si je devais choisir un parti, je pense que j’irai vers les humanistes. Mais pour moi le problème c’est que quand on parle du cdH, on ne sait pas trop dire qui ils défendent. Ce n’est pas ancré comme pour les autres partis. Pour moi il y a un problème de colonne vertébrale et je pense aussi que c’est toujours plus compliqué de pouvoir se positionner au centre. J’ai donc sauté sur l’occasion de pouvoir remanier cette colonne vertébrale grâce au mouvement Il fera beau demain.
Quelles sont tes aspirations pour la suite du mouvement ? J’aimerais bien un mouvement qui soit le plus ouvert possible à tout le monde. Il faut que cet aspect d’ouverture persiste à la fin du processus, qu’il y ait toujours cette idée de participation. Cela doit être la base du prochain mouvement politique, afin de pouvoir redonner confiance aux citoyens qui ne croient plus au monde politique. Mais ce mouvement d’ouverture ne peut se faire sans la base du cdH qui sont ses membres et ses défenseurs. Ce sont les fondations et c’est ensemble qu’on pourra construire la suite.
Vous avez donc lancé un questionnaire qui a touché plus de 500 participants pendant le confinement, comment avez-vous mis en place ce processus de récolte d’informations ?
En plus de votre questionnaire, vous avez organisé différents débats…
Xavier : Cela faisait un petit moment qu’on voulait partir à la rencontre de la classe moyenne, qu’on a aussi appelé « les citrons pressés ». Ces gens qui à la fin du mois ont du mal à nouer les deux bouts et qui ne se retrouvent pas nécessairement dans tel ou tel parti. On a donc décidé de rentrer en contact avec ces gens-là.
Rendre confiance aux « citrons pressés » (ou classe moyenne)
Mélanie : C’est surtout la crise du Covid qui a provoqué cette manière de travailler. On avait prévu des soirées, des rencontres mais il a fallu changer notre fusil d’épaule. On a donc envoyé notre questionnaire individuellement, sans savoir si ça allait marcher ou pas. Mais je pense que le fait d’aller chercher les gens, avec un petit mot personnalisé, ça a bien fonctionné.
Qui a dit que le Covid avait tout mis sur pause ? Dans les bassins de Haute-Meuse et de Fléron, le confinement n’a pas refroidi Mélanie, Xavier et Gianni. Ils sont partis à la rencontre des citoyens pour leur demander leurs avis, leurs aspirations et tout cela de manière virtuelle ! Rencontre avec ces trois acteurs de changement.
Gianni : Les gens étaient contents qu’on vienne vers eux. On a eu un sentiment très positif par rapport à la démarche. Avec le contact individuel, on prenait la peine de les interpeller et d’expliquer le processus mais aussi de prendre de leurs nouvelles pendant cette période étrange.
Xavier : Je dirais plus que c’était des groupes de discussion. On invitait un même public, par exemple, des aides ménagères, des familles monoparentales et on discutait de leur situation, de leurs attentes. On partait toujours du négatif pour trouver le positif. On demandait ce qui n’allait pas pour eux en politique, par exemple, le négatif et ensuite on leur demandait quelle était l’image d’une société où ils se sentiraient valorisés. On allait donc vers le positif. Mélanie : Au départ, avec le questionnaire et les discussions, on pensait plutôt que ça allait nous aiguiller sur les thématiques qui touchent les gens. Finalement, ça nous a permis d’aller plus loin, de récolter des commentaires et des propositions avec des choses très concrètes et de passer à l’étape suivante qui était de récolter des idées. Les trois Liégeois ne se sont pas arrêtés là. Retrouvez la suite de l’article ainsi que leur synthèse sur notre site web www.ilferabeaudemain.team ou en scannant la page avec votre application admented.
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Nos associations POUR UN PLAN GLOBAL SANTE : Au profit de la qualité de vie des Seniors Très préoccupés par la propagation rapide du coronavirus, particulièrement au sein de la communauté des seniors, les Aînés ont rédigé et diffusé leur plan global Santé, permettant à chacun d’accéder à une santé de qualité, tant sur le plan physique que mental. Ce plan s’articule autour de 16 propositions relatives à l’organisation et au budget de la santé, à la prévention, au rôle des médecins, du personnel soignant et des pharmaciens, au fonctionnement des hôpitaux et maisons de repos, à l’organisation de la fin de vie.
L’ORANGER | Septembre 2020
Rejoignez-nous, connectons-nous, tenons-nous informées, communiquons nos idées… #WomenInTech
D’autre part, dans le cadre de l’opération « Il fera beau demain » - Thème de l’allongement de la vie, de nombreuses propositions ont été élaborées et cinq d’entre elles ont été largement plébiscitées : • Développer une assurance autonomie visant à faciliter le maintien à domicile des aînés en perte d’autonomie, des familles et des personnes en situation de handicap ; • Fixer le montant des pensions minimales à au moins 10% au-dessus du seuil de pauvreté ; • Assurer de la qualité à l'allongement de la vie, permettant à chacun de faire le choix de vie qui lui convient, à domicile ou en lieu d’hébergement ; • Promouvoir le statut d’aidant proche ; • Réinventer les Maisons de Repos. Nous serons particulièrement heureux de vous retrouver toutes et tous dans les prochaines semaines et vous adressons notre cordial bonjour.
Les Etudiants Démocrates Humanistes font peau neuve
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Vous pouvez en prendre connaissance sur notre site : www.aines-cdh.be. Si vous en souhaitez un exemplaire, écrivez-nous à aines@lecdh.be ou à Aînés du cdH, rue du commerce 123 1000 Bruxelles - Tél : 02/238 01 11.
Difficile de se retrouver, de se mobiliser aux 4 coins de la Wallonie et de Bruxelles surtout après les mois que nous venons de vivre. Les réseaux sociaux sont d’autant plus utiles. Lançons-nous un défi. Accroissons notre visibilité sur la toile. Soyons plus nombreuses à nous retrouver virtuellement. Comment procéder ? Plusieurs façons : D’abord, le mode « intimiste », le groupe fermé Femmes cdH sur Facebook. C’est notre petit salon. Déjà 600, toutefois, des femmes exclusivement. Mais nous pourrions doubler ce nombre. C’est le canal privilégié pour diffuser, en toute sécurité, des infos internes, plus confidentielles (lieux et dates de réunions des femmes par exemple et, notamment, leur Assemblée générale, le 8 septembre !), sur le parti ou Il fera beau demain – Mouvement positif, mais aussi toutes les initiatives prises par vous dans vos sections ou l’actualité en général, avec une attention particulière sur les questions « femmes », « égalité », etc. Il y a aussi la page publique Femmes et Société sur Facebook. Nous avons repris le nom officiel de l’asbl créée par les femmes du parti. Identifiée @cdhauféminin, elle permet néanmoins de toucher tous les publics intéressés (pas seulement les cdH ni les femmes) par les questions de genre et de parité. C’est l’endroit où être visible, en réagissant sur l’actualité, en diffusant des infos destinées au grand public, hommes et femmes. Nous y sommes un millier et la dernière vidéo produite à l’occasion de la Journée Internationale des femmes y a touché plus de 21 000 personnes. Enfin, notre compte Instagram porte le nom de GirlsInOrange.
Qui dit rentrée académique, dit nouvelle équipe pour les EDH - les Étudiants Démocrates Humanistes. Cette nouvelle équipe est composée de Frédéric Cogneau à la présidence, Juliette Absil à la vice-présidence, Lenny Ferreti comme secrétaire politique, Martial Van den Broeck à la trésorerie et Stéphanie Cazimi occupera le poste de secrétaire internationale. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous sommes déterminés à animer et dynamiser les différents campus. Ce mouvement attaché aux Jeunes cdH dispose d’une certaine autonomie de fonctionnement. Les EDH ont donc pour mission de défendre les intérêts des étudiants mais aussi de leur redonner goût à la politique. Il est important pour nous de construire des ponts entre les étudiants et la politique. Trop souvent, les étudiants se tournent vers les solutions manichéennes proposées par les extrêmes. Le goût de la nuance et des solutions réalistes se perd petit à petit faisant place à un populisme exacerbé grandissant sur les campus universitaires. D’autant plus qu’en ces temps troublés, une rentrée perturbée nous guette. L'intérêt des étudiants est au coeur de notre engagement et nous ne cesserons de le faire valoir. Nous sommes implantés sur bon nombre de campus : Louvain-La-Neuve, Bruxelles, Namur, Charleroi et Mons. Nos divers événements s’articulent sous certaines formes inédites et ont pour but de sensibiliser les jeunes à la politique sans oublier la dimension estudiantine. Parmi celles-ci, prenons en exemple la “ tournée des bars ” pendant laquelle nous débattrons sur divers sujets où pour chacun d’entre-eux : nous choisirons un bar et un intervenant avec un verre par bar offert par le mouvement. Restez connectés sur nos réseaux (pages Facebook, site web et Twitter) dans le but de vous tenir au courant de nos événements, projets, où nous vous accueillerons à bras ouverts. Alors, ne tardez plus et rejoignez-nous !
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Pour mieux nous connaître au moins virtuellement, rejoignez-nous sur ces réseaux, répondez à nos invitations, invitez vos connaissances, likez, participez aux sondages, partagez, postez… On vous attend. Pour plus d’infos : femmes@lecdh.be
Merci pour votre générosité, merci pour le Liban ! Il y a quelques semaines, la capitale du Liban était touchée de plein fouet par une double explosion de près de 3000 tonnes de nitrate d’ammonium, qui a engendré 171 morts, plus de 6000 blessés et plus de 300 000 personnes sans foyer. Les hôpitaux ont été touchés par la déflagration alors qu’ils devaient faire face eux aussi au Covid et ils ont très rapidement été débordés par l’afflux des blessés. Aux Jeunes cdH, nous ne pouvions pas rester les bras croisés alors que Beyrouth faisait face à une nouvelle catastrophe dans le pays. Les libanaises et les libanais doivent déjà difficilement vivre avec la flambée inédite des prix de consommation, avec la dévalorisation de leur monnaie, avec les pertes massives d’emplois entre autres. C’est pourquoi, avec les Jong CD&V, nous avons organisé une récolte de fonds à destination du l’hôpital GeitaouiUMC pour joindre l’action à nos dénonciations. Grâce à votre générosité, nous avons réussi à lever plus de 5000 € en quelques jours ! Du fond du cœur, nous tenons à remercier chaque personne qui a participé à cette levée de fonds, ainsi que toutes les personnes qui ont relayé notre demande d’aide. Si vous voulez soutenir nos prises de positions et nos actions, n’hésitez pas à nous rejoindre sur nos réseaux !
L’ORANGER | Septembre 2020
Pour la taxation des GAFAM ! Les géants du numérique payent seulement 9% d’impôts en moyenne au niveau européen contre 21% pour une entreprise classique basée en Belgique. Le cdH dit STOP à l’injustice fiscale. Qu’est-ce qu’un GAFAM ? GAFAM est l’acronyme de Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft. Cela désigne en fait les géants du numérique, ceux qui ont un chiffre d’affaires au niveau mondial de 750 millions d’euros et de 5 millions d’euros au niveau belge dans les services numériques. Pourquoi vouloir taxer les GAFAM ? Actuellement, les GAFAM (géants du numérique) payent peu ou pas d’impôts en Belgique et en Europe, pour deux raisons principales : - Par définition, l’activité numérique n’est pas matérialisable et la plupart du temps ces entreprises ne possèdent pas un établissement physique qui permette de taxer leurs activités. - Grâce à l’optimalisation fiscale et à l’absence d’une harmonisation fiscale au niveau européen, les géants du numé-
rique vont placer leurs bénéfices dans des pays où le taux de taxation est très faible : ils échappent ainsi à une taxation belge. Que propose-t-on ? Nous proposons de taxer à 3% les géants du numérique sur 3 types de leurs activités : placement en ligne d’annonces publicitaires, vente de données utilisateurs collectées et plateformes numériques. Nous avons délibérément choisi de taxer des activités et non les bénéfices puisque ces activités sont mesurables en Belgique contrairement aux bénéfices qui sont « délocalisables ».
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Aujourd’hui, encore plus qu’hier, il est indécent que des entreprises numériques qui engrangent des bénéfices colossaux ne soient pas taxées au regard des entreprises « classiques » qui elles payent des impôts et au regard égaleniveau mondial et au niveau européen, ment des moyens dont l’état a besoin la règle de l’unanimité, qui impose que pour mettre en place un véritable plan tous les pays de l’Union sans exception de relance. doivent être d’accord pour l’instauration d’une taxe, a empêché la concrétisation Nous espérons qu’un accord pour l’insde la taxe digitale. Entre temps, des États tauration d’une taxe GAFA verra vite le comme la France, l’Italie, la Hongrie, jour et que les autres formations polil’Autriche, l’Angleterre, ont instauré tiques adopteront la proposition de loi une taxe nationale, d’autres pays tels que que nous avons déposée il y a déjà 1 an l’Espagne, la Pologne, la Tchéquie et la et demi. Slovaquie en débattent également. Il est La justice fiscale, la juste concurrence essentiel que la Belgique rejoigne ces entre secteurs, la nécessité de disposer différents États afin de forcer au niveau de moyens pour des politiques de bien européen ou mondial la mise en place commun ne peuvent attendre. d’une taxe digitale. Vanessa MATZ
Une taxation au niveau européen ou mondial n’est-elle pas plus opportune ? Un accord au niveau européen ou mondial (OCDE) aurait été préférable mais force est de constater que les négociations visant une taxe digitale ont du mal à aboutir. En effet, les USA se sont retirés il y a quelques mois des négociations au
GAFAM
Si tu n'as pas compris ? Regarde
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L'Europe
L’ORANGER | Septembre 2020
Budget européen : top pour la relance mais flop pour le long terme Ce 20 juillet, le Conseil européen (chefs de gouvernement des 27) a scellé un accord inédit sur le Fonds de relance et sur le budget de l'UE pour 2021-2027 (1074 milliards d’euros). Le Fonds de relance est ambitieux ; le budget 21-27 est très décevant.
2023. Ces mesures vise en même temps à mieux protéger notre environnement, éviter l’évasion fiscale et défendre nos entreprises contre les concurrents qui ne sont pas soumis aux mêmes exigences en matière climatique. D'autres ressources propres seront envisagées pour financer le remboursement de l'emprunt et renforcer le budget ordinaire de l'UE : taxe sur les transactions financières, imposition des plus grandes sociétés et contribution sur les émission de CO2 étendue au secteur aérien et maritime.
Un budget à long terme décevant
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Un fonds de relance inédit Baptisé " Next Generation EU ", le fonds de relance se monte à 750 milliards € empruntés par l'UE (672,5 milliards à disposition des États membres, 312,5 milliards de subventions et 360 milliards de prêts). C’est un bond en avant pour la solidarité entre Européens car, pour la première fois, est posé un acte de mutualisation des engagements financiers (dette), au bénéfice des régions, des entreprises et des citoyens les plus touchés par la crise sanitaire et ses conséquences. C'est une avancée vers plus d'Europe ! Pour bénéficier de cette aide chaque État membre doit élaborer un plan de relance et de résilience conforme aux priorités de l'Union européenne (climat, environnement, numérique…). En travaillant dans
la même direction, ces plans auront un effet multiplicateur sur l'emploi, l'économie, la qualité de vie. Un bémol cependant : en augmentant la part des prêts mis à disposition des États membres, le Conseil a compensé par une diminution des subventions temporaires (ex. recherche, santé, action extérieure).
En revanche, le budget 21-27 de l'UE est décevant. Le budget de 1135 milliards proposé en 2018 par la Commission a été raboté par le Conseil européen à 1074 milliards. Ce montant ne suffira pas à relever les défis sanitaires, climatiques, technologiques, économiques et géopolitiques qui ont besoin de programmes européens ambitieux dans 5 secteurs stratégiques : santé, alimentation et l'agriculture, numérique, énergie et défense.
De nouvelles ressources propres
Ainsi, le Conseil européen a, contre l’avis du Parlement, réduit le budget agricole de plus de 10 % alors que des nouvelles exigences environnementales, climatiques ou de sécurité alimentaire sont imposées aux monde agricole et rural, touchés par la crise.
Le remboursement de cet emprunt commun de 750 milliards est échelonné jusqu'en 2058. A cette fin, de nouvelles ressources propres sont prévues pour le budget de l’Union : taxation des plastiques non recyclables dès janvier 2021, taxe sur les grandes entreprises numériques et taxe carbone aux frontières dès
S’il y a des avancées, le Conseil européen refuse aussi, malgré la crise sanitaire de développer un large programme de santé. Notre dépendance envers certains fournisseurs asiatiques de médicaments et de masques appelle pourtant une réaction forte. Nous devons aussi mieux nous préparer aux risques de pandémies
REJOIGNEZ-NOUS ! À NOUS RENVOYER À : Rue du Commerce 123, 1000 Bruxelles ou à membres@lecdh.be Le cdH est particulièrement soucieux du respect du RGPD. En nous donnant vos coordonnées : • Vous recevrez les newsletters du cdH, de ses associations et l’Oranger.
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LOCALITÉ
• Vous serez invités à nos événements nationaux mais également locaux (vos coordonnées sont transmises - dans des conditions sécurisées – à nos responsables locaux et d’arrondissement de votre domicile). Vous pouvez à tout moment nous demander de modifier ou de supprimer vos données en écrivant à membres@lecdh.be ou en allant sur la page "mycdh" de notre site internet www.lecdh.be. Pour plus d’info, voir www.lecdh.be/politique-de-protection-des-donnees
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et mettre sur pied des mécanismes automatiques d’assistance mutuelle entre Européens. De même, malgré les enjeux géopolitiques, le Conseil européen refuse de financer adéquatement une politique de défense européenne ambitieuse. Enfin, le Conseil européen a réduit les ambitions de la Commission et du Parlement européen en matière de politique de recherche et de politique numérique, à rebours des efforts nécessaires pour résorber notre retard et peser face aux géants chinois et américain.
Agir au Parlement européen et développer un plan de relance en Belgique La résolution que nous avons votée le 23 juillet au Parlement européen démontre notre volonté d'améliorer ce budget à long terme, car nous ne pouvons pas l’accepter en l'état. L'ensemble des programmes stratégiques de l'Union doivent être mieux financés. Des négociations vont s'engager entre le Parlement européen et le Conseil pour aboutir à un accord cet automne. Nous agirons pour que ces secteurs stratégiques bénéficient des moyens adéquats pour assumer nos ambitions européennes ! Dans le même temps, la Belgique doit rapidement se doter d'un solide plan de relance et de résilience pour pouvoir bénéficier du Fonds de relance européen. Il est urgent de mobiliser et coordonner les gouvernements régionaux et de mettre sur pied un vrai gouvernement fédéral. Benoît LUTGEN & Pascal ARIMONT
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