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Le Barré #3 / Zizanie

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ORDITALIE

Extraits de conversations réelles - toute ressemblance avec la zizanie est avérée

L. avait eu la chance de rencontrer des personnes qui avaient perdu leurs têtes quelque part sur le chemin, des esprits insaisissables sur lesquels ni le passé ni le futur n’avaient plus de prise. Leurs échanges furent fructueux :

L : Suzanne, ce gilet vous va très bien !

Suzanne : Mais qui sont ces cochons ?

L : Je ne sais pas. On regarde par la fenêtre ?

Marie Antoinette : Mi do ré mi mi sol fa mi fa fa mi ré mi mi ré do

L : Il faut vous laver Marie Antoinette

Marie Antoinette : Laissez ces plumes dans leur vase !

L : Et la brosse de toilette sous le tapis ?

Jacqueline : Vous connaissez cette chanson ?

L & Jacqueline : « Sur l’écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma, sans pognon et sans caméra Ma vedette c’est toujours toouaahahahahah»

Marie Antoinette : Ce nuage court vite.

Suzanne : Vous croyez ? Vous êtes sûre ?

L - *Ouvre la porte à clef*

Toutes les contributions que vous trouverez ici, sont autant de clefs vers les zizanies des artistes du Barré. Iels ont choisi d’ouvrir leurs portes, de lâcher leurs fous et de nous offrir un bout de soi. Merci à elleux !

Pour ce troisième numéro, toujours le même credo :

On a pas besoin de tout comprendre!

Chacun porte, porte, porte une poésie Chante, chante, chante sa bizarre mélodie. Même elleux, même nous, même vous !

On se met tout e s ensemble et ça fait un choeur qui (dis)sonne comme larons en foire.

Cette fois encore, on fait le pari de vous provoquer, de titiller votre “tout va à vau-l’eau” Le résultat est là, entre vos mains, et c’est plutôt trop bien !

Baroufo Mio

@Joa Mariyo

Affects

@bilboquet soliloquer

Zizanie

J’aime le mot. Il zozote, il tape sur la glotte. Il fout le bordel mais avec mélodie.

Il se ressent, c’est éprouvant, dans ma tête c’est le loto des émotions. Boulegue ! Boulegue ! Ça tourne, ça cogne, c’est un charivari, comme un putain de manège assourdissant. Je choisis le camion de pompier, ou l’hélicoptère ? Non le vaisseau spatial ! Merde… je m’éteins, je m’envole ou je fuis !?

Tout est en désordre, mes idées, les mots, l’esprit, tes cheveux, ma vie.

J’aime le mot, j’aime l’idée parfois, sauf quand c’est en moi.

Je transforme mes doutes, j’adopte une loutre, collectionne des moufles, j’aime, je vis, je déteste.

J’ai besoin d’une loutre, j’ai tellement de doutes, je me touche la moufle, j’aime, je vis, je déteste.

J’ai besoin d’une route, je fais en sorte que tu broutes. J’aime je vis je construis.

Je comprends pas ma route, je veux être une loutre, je bouffe mes doutes, je cours sans moufle, je suis peut-être en rut, j’en deviens une brute, c’est dure et je bute. J’en oublie d’être moi, je m’égosille, j’en perds le foie, est-ce que je suis toujours là ? Je sème la zizanie. J’aime ce que je dis, pas ce que je vis, je préfère titiller, bousculer, dégager. Je crée autant que je déconstruis, je suis une zizanie.

Troubles

Camille Sicre

"Elle arrive dans l'impasse sans crainte aucune de la soirée qui arrive Ses enfants sont à l'arrière de la vieille Ford, ils lui racontent comment faire la figure de trottinette qu'ils ont testé aujourd'hui sur le nouveau skate park, proche de la piscine, celui qui est encore interdit au public mais où toute la population de la ride toulousaine est déjà Difficile d'attendre quand on est passionné. Cela était devenu un rituel, chaque jour finissait par un passage là bas, et chaque jour, il y avait de nouveaux progrès. Qui entraînaient un enthousiasme inégalé au sein de la fratrie. Ce n'est que dans ces moments-là qu'elle se sentait légère, flottant entre l'ivresse de ces moments avec ses deux garçons et la douceur de la tombée de la nuit estivale, la couleur du ciel rosée et l'harmonie familiale.

Elle arrive dans l'impasse sans avoir en tête que la soirée ne pourrait pas se passer comme ils l'avaient envisagé. Elle freine pour laisser passer la Megane des voisins, c'est souvent qu'on arrive en même temps, se dit-elle. Par la vitre arrière, elle aperçoit la petite voisine, celle qui lui a donné un petit nom dès qu'elles se sont rencontrées. Ils reviennent de la Fête foraine, elle a gagné un souffleur de bulles à la pêche aux canards. La petite veut l'essayer pour faire courir les garçons.

Elle sort donc de la voiture, les bras chargés de toutes les affaires qu'on se trimbale quand on a des enfants. Elle arrive devant la porte sans se douter une seconde de ce qui l'attend à l'intérieur. Elle insère la clé dans la serrure le sourire encore présent sur ses lèvres qui viennent de claquer une bise à ses voisins qui surveillent les enfants sur l'impasse Quelle chance de pouvoir avoir des gens sympas à côté Cela faisait plus de cinq ans qu'elle attendait ce moment, que cette maison vide se vende Que cette maison soit remplie de vie et qu'elle puisse se sentir entourée

Elle pousse la lourde porte vitrée, l'odeur d'humidité s'infiltre dans ses narines et quoiqu'on puisse en penser, cela l'apaise Elle flanque les affaires sur la table de l'entrée, fait trois pas pour poser le roman qu'elle avait offert à son fils cadet sur le bureau du salon et marque un temps d'arrêt Un centième de seconde, de l'extérieur, cela ne se voit même pas Elle remarque quelque chose Elle a la sensation qu'il manque quelque chose plutôt Mais cela ne dure pas, elle a le repas à préparer, les volets à fermer, les enfants à appeler, la chaudière à vérifier pour que ce soir-là, ils puissent se doucher chaud Dans son élan, elle ferme les volets du salon, comme ça, ce sera fait

Elle revient à l'entrée de la maison, vérifie que tout se passe bien dehors - cela peut dégénérer rapidement en fin de journée - puis enlève ses chaussures pour enfiler ses grosses chaussettes de montagne en guise de chaussons. Elle pense combien cela fait du bien de rentrer chez soi après une journée bien remplie. Combien elle aime sentir que la journée a été constructive, formatrice et complice pour tous les trois.

Tout en se dirigeant vers la cuisine, elle se considère comme chanceuse d’avoir pu louer cette maison, dans un quartier tranquille. À quel point cela est important pour elle d’avoir un espace où elle se sent bien. Un courant d’air lui hérisse le poil, comme quand on a froid ou bien peur. Elle réalise que les jours se sont raccourcis et se dit qu'elle va faire rentrer les garçons, la nuit est noire, le service technique n'est pas encore passé pour réparer les lampadaires de l'impasse. Les températures ont bien baissé en peu de jours, il va falloir rallumer le chauffage. Elle ne pouvait pas savoir que la porte vitrée de la cuisine était grande ouverte, que du verre était étalé partout sur le carrelage qu'on avait mis du temps à choisir au moment de la rénovation du rez-de-chaussée.

Elle est encore dans ses pensées quand elle sent sous la laine de ses pieds des éclats de verre. Elle eut la sensation qu'il était arrivé quelque chose, que quelque chose s’était passé dans cette maison. Mais son cerveau est encore dans l'incapacité d'analyser la situation. Ce sont les bruits de tous les petits bouts de verre qui glissent sur le carrelage lorsqu'elle arrive dans la cuisine qui lui permettent de poser ses yeux sur ce qu'elle ne voulait pas voir

Le double vitrage de cette porte vitrée est sécurit Le poseur le lui a bien indiqué : il faudra beaucoup de temps pour casser le carreau, aucune chance que quelqu'un rentre par ici Pourtant, une partie de la vitre ne tient qu'à un fil, les nombreux impacts transpirent la violence, laissant à penser qu’ils s’y sont repris à plusieurs fois pour trouer le carreau Si cela avait été dans un autre contexte, elle aurait pu y trouver un intérêt esthétique, elle aurait pu y voir de la mosaïque C'est beau le verre qui explose Mais elle ne peut pas le constater de cette manière La police scientifique évoquera un acharnement d’au moins une demi-heure La pierre avec laquelle ils ont tapé gît sur le perron, coupée en deux dans la longueur, comme épuisée de cet entêtement

Tout cela chemine en elle au rythme de ses battements de cœur qui se sont accélérés à la vitesse de la lumière Elle sent son corps qui tremble, des soubresauts au niveau de la poitrine qui la font respirer difficilement L’effroi dans lequel elle se trouve ne dure pas longtemps, elle passe de la sidération à l’action en quelques secondes. Tout défile dans sa tête. En jetant un œil à travers la verrière, celle à laquelle elle a tant tenu à placer entre la cuisine et le hall d’entrée afin de pouvoir surveiller les enfants pendant qu’elle cuisine, elle procède automatiquement à l’inventaire des possibilités pour que les garçons soient préservés. Elle doit se calmer avant qu’ils arrivent. Et monter voir les chambres. Qu’ont-ils volé ? Sont-ils rentrés dans la chambre des enfants ? Elle se demande ce qu’il faut faire maintenant. Ne rien toucher pour la police, ouvrir un dossier de sinistre auprès de l’assurance. Se calmer. Elle pense à de grands bras qui l’entoureraient pour la rassurer et lui donner la force de gérer. Les profondes respirations qu'elle a apprises lors des échauffements de ses cours de danse sont bienvenues. Elles permettent de diminuer son rythme cardiaque et de maîtriser ses jambes qui tressaillent dur.

Son réflexe est d'appeler le voisin d'une voix qui se veut la plus tranquille possible. Elle lui demande de monter voir les chambres avec elle, elle ne sent pas d'y aller toute seule. Elle sait qu'il n'y a plus personne dans la maison. Elle le sent bien. Mais il y a cette ancienne présence qui plane partout. Qui la rend vulnérable. Qui rend inconfortable la situation.

Quand ils montent ensemble à l'étage, elle observe les marches de l'escalier et se demande quelle marque de chaussures ils avaient. Elle est soudain sûre qu'ils étaient deux. Ou peut-être trois, en fait. Evidemment, ils n'ont pas enlevé leurs chaussures pour monter. Il faudra qu'elle prévoit un gros ménage, qu'elle fasse passer de la sauge dans toutes les pièces, celle que sa voisine lui a donné pour calmer les colères de ses fils. Evidemment, sa chambre est toute sens dessus dessous. Ses vêtements sont éparpillés dans la pièce, le matelas est soulevé, la couette s'est coincée entre le mur et la table de nuit, renversant les poteries que ses fils lui avait offertes pour la fête des mères. La lampe de chevet est cassée, un coussin l'a projeté au sol, brisant l'ampoule au passage. Spontanément, elle se retourne pour prospecter les autres pièces. Ils sont passés dans toutes les pièces Elle en est sûre Elle le sent Elle repère sans le vouloir des détails de leur passage, un appareil photo disparu sur le meuble de la salle de jeu, un casque audio dans la chambre des garçons, le duvet léger qu'elle venait d'acheter pour les voyages à vélo dans le hall du haut A première vue, ils ont été plus délicats dans la chambre des enfants Le premier tiroir de chacune des commodes est tiré et les habits pendouillent de celui-ci Mais rien de bien plus visible que cela Son instinct maternel la fait réagir en remettant tout en ordre dans cette pièce, façon d'adoucir le chaos Il y aura assez de preuves dans les autres pièces Celle-là doit rester pure Les garçons en seront peut-être apaisés

Ils redescendent et son voisin lui propose d'inviter les enfants chez eux, il en profitera pour leur montrer le nouveau toboggan qu'il a fabriqué pour sa fille Cela lui laissera du temps pour reprendre ses esprits Elle le regarde et sans un mot, il comprend qu'elle accepte Ils n'ont pas le temps de descendre qu'elle entend une cavalcade et des rires qu'elle connaît bien Ses enfants ne se doutent encore de rien mais se dirigent vers la maison. Si cela dure quelques secondes, cela lui paraît une éternité. Les pas se rapprochent et elle n'aura pas le temps d'arriver avant qu'ils passent le perron. Ils vont découvrir trop vite ce qu'elle voulait avoir le temps de leur expliquer. Elle doit se tenir prête à accueillir le trouble, la peur et les pleurs, alors qu'elle-même courbe sous le poids du choc. Ce qui restera en mémoire de cette soirée, c'est le cri de son fils cadet quand il entre dans la maison et le silence de son fils aîné prostré devant la porte éventrée. Ce son et cette image. Elle les rejoint, les entoure de ses grands bras pour les rassurer et leur donner la force de surmonter. Il va falloir gérer.

Zizanie #1

William

Arythmie

Parfois, la zizanie lui sautait au cœur.

Alors, les yeux lui dégoulinaient,

S’ils n’avaient pas été si ronds, on aurait pu dire comme de la lave, mais ils étaient ronds, un vrai flipper, flippé

Sa tête se dégoupillait, ses oreilles en roulette lui sifflaient des mots pas tendres, Ses nasaux, retroussés, ne sentaient plus aucun souffle les traverser.

Elle était mal foutue qu’on dirait, la face aux quatre vents, aux milles, au poil pile.

Ça ne se dit pas ces choses là, désordonnées.

Peut-être que ça se dit mais que personne n’y comprend plus rien.

En fait, le cœur lui sautait à chaque coin de rue. On appelle ça l‘arythmie.

Ça existe mine de rien

Un tressaillement mal placé et vous êtes foutue. Les sirènes vous attrapent, vous atterrissez dans un corridor, mal flanquée, et vous êtes sur le bord de finir.

« Chienne de zizanie, il m’aura donc fallu 4025 litres de vin pour te calmer, ça fait beaucoup d’argent et de déni tu sais ? Sans compter mon foie pour du beurre.»

Elle se disait des choses sales comme ça, toute fouillie, toute essayant d’être heureuse, vaille que vaille. On appelle ça la joie. Ça existe mine de rien.

Elle balançait son sourire en pâture au monde, celui-là même qui vous regarde avec ses yeux de chien battu et que mille os à ronger ne suffiront pas à l’amuser.

Elle a jeté son rire au monde, il l’a attrapé au vol et lui a ramené, tel un œil dégoulinant Elle l’a jeté encore, il lui a ramené et elle l’a rattrapé et rejeté et il lui a ramené encore. Ad vitam aeternam. Ils se sont pris au jeu, couci couça. Ils ont dansé sur tous leurs pieds, n’importe lequel, et c’est déjà ça.

Finalement c’était un beau dimanche

Celles qui bougent le monde

Faire la vaisselle avec Zizan et Annie

Je t'ai dit mille fois de ne pas ranger la vaisselle avant de l'avoir essuyée, c'est pas sorcier, et puis même si ça l'était, même si un sorcier te menaçait de te changer en crapaud si tu refusais d'essuyer la vaisselle, je lui donnerais le feu vert, vas-y mon sorcier que je lui dirais, parce que j'en ai marre de ton indiscipline, ça fout de l'eau sur les tablettes, ça imbibe et tu sais ce que ça fait, de l'eau qui stagne sous les verres renversés, ça crée un écosystème où les microbes pullulent, comme dans un étang et as-tu déjà vu le genre de vie qui sort des étangs, ce n'est pas gai : des vers, des serpents, des crapauds, et si c'est sorcier alors tant pis ! Abracadabroum ! Je ne connais pas la formule satanique qu'utilisent les sorciers, mais je te la lance et s'il faut que j'exécute une petite danse pour que le sortilège se lâche et que tu te transformes en crapaud tout laid, je m'exécute ; tu comprendras ce qu'est la vie d'un crapaud, et que je n'en veux pas ici.

Je te filerai des coups de balai, t'écraserai comme la vermine que tu es, même si c'est ta vaisselle, même si tu l'as payée, rien à branler, abracadabroum, et je ferai l'amour avec le sorcier qui sera là, sous sa cape légendaire, et nous ferons tout le sexe qu'il faut devant toi ! Tes petits yeux humides regretteront, tu regretteras la vaisselle humide, car désormais crapaud, tu ne pourras plus essuyer la vaisselle avec tes pattes visqueuses et pleines de ventouses, tu pleureras « oh mon dieu Annie, s'il te plaît redonne-moi l'apparence d'un homme »! Mais aurait-il fallu que tu en sois un, un jour, ou peut-être une nuit, près d'un lac ? Ahah je ne rigole pas ! Mortifère ! Je ne rigole pas ! Mon sorcier m'engrossera comme si j'étais une horrible monstre, et nous élèverons l'enfant ensemble, lui et moi, bon sang, ce petit maléfice sera si bien éduqué qu'il essuiera la vaisselle sans que je lui demande ! Et je l'aimerai plus que je ne t'ai jamais aimé, et je ne dis pas ça parce que je suis fâchée. Je tiens encore debout, contrairement à toi qui rampe dès qu'il est question de discuter. Zizan ! Reviens ! Hé ! Nous discutons ! Je n'ai pas fini de parler. Sais-tu que la communication dans un couple, c'est l'ingrédient secret de la marmite ? Regarde ton visage, ta gueule, tes rides...

Une grimace découpée dans du papier cartonné, rouge ! Arrête de dire que ce n'était que des gouttelettes. L'eau ne se calcule pas Elle est, ou elle n'est pas ; c'est mouillé, ou ce ne l'est pas. Tu n'as pas le droit de dire que ce n'était que ceci, que cela Tu le dis pour me pousser à bout, pour diminuer ce que je ressens, c'est tout, je te connais fin manipulateur ; quand tu dis que dans ta vie d'avant, la vaisselle se faisait ainsi, que les linges restaient sur la corde, que je pourrais bien me pendre, moi aussi, à cette corde ! Ne dis pas que tu n'as jamais dit ceci ou cela ! Ne dis pas que ceci n'est pas ! Ne dis pas que cela n'est pas ! Comme tu es méchant, mortifère, faire l'amour avec ce sorcier était mille fois mieux qu'avec toi, même si ce n'était qu'en fantasme, c'était déjà mieux que tout ce que tu m'as offert, mortifère... Adieu. Je te quitte. Tu t'excuses, mais je n'y crois pas. C'est trop tard. J'aurais voulu que ça dure, mais je n'ai jamais aimé ta façon de faire la vaisselle...

Rien à voir

L’œuvre montre un photographe qui est en train de faire une photo, il a bien réfléchi avant de choisir son objectif, il est dans son monde, pour lui ça fait totalement sens de faire une photo où il n’ y a " rien à voir" pour tous ceux qui n'ont pas accès à ce qu’il voit au travers de l’objectif. Les gens autour de lui, peut-être, ne comprennent pas son point vue et ca vient troubler leur ordre parce que pour eux il n’y a simplement "rien à voir"

La ziZanie de DeniZe

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