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LE BARRE #2

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ORDITALIE

Il y en a qui disent qu’il a fallu sept jours et un seul dieu pour créer la terre, peut-être même l’univers Ici on est sur un autre rythme : des semaines, un peu d’huile de méninges et des artistes interuniversaux pour créer ce deuxième numéro du fanzine. Pas que le Barré se prenne pour Dieu mais la comparaison flatte dans le sens du bon poil, alors au diable la modestie !

La tête enflée et les chevilles gonflées à bloc, osons clamer qu’on peut faire au moins aussi bien qu’un démiurge et même qu’à plusieurs on se fait des beaux mondes aussi. Un genre de truc Allez viens, on est bien !, main dans la main dans le Jardin, un pied de nez à la sélection non-naturelle.

Au commencement fût le verbe Planche(s) L’idée jaillit à la surface des mers de nos absurdités dans un bloup cosmogonique. Le mot ouvrit des voix, il agit comme un stimuli tout-puissant et invita

Toutachakun à s’emparer de son imaginaire, sa plume et son pinceau pour aller titiller le sens esthétique de ses congénères.

Le Barré a proposé, les artistes ont disposé ; et les artistes, qui savent le mieux, savent ce qui convient bien à chacun* . Tout ce qui est présenté ici vient d’esprits vivaces et hautement imaginatifs qui peut-être s’ignoraient, tâtonnaient ou alors s’affirmaient déjà Ils ont cédé à la tentation de la création et le résultat est pas mal barré !

Y’a plus qu’à tourner les pages !

*détournement de Miguel de Cervantes, qui occurait bien. De plus, ça prenait une note de bas de page pour se donner un peu de galon.

Un morceau du réel

Cordes et ficelles

Sur la mer au roulis je calanche, calé dans ma couchette entre deux planches Encore une longue traversée sans escale après avoir dépassé le cap. Et plus rien pour étancher ma soif, plus une boutanche pour grivoiser, se mettre gris, le front pervenche, pour apprivoiser ce rafiot maudit qui clenche à s’en rompre le manche

Je crois que je vais faire un tour, ça me démange de crier à la houle ce qui me dérange

Je suis étanche à toutes ces planches pourries qui s’épanchent sur le pont. Il y en a qui se jettent au fond de l’eau et finissent dans les filets mais moi je jette quelques mots et je signe entre les lignes, je me planque dans la cale. C’est ce qui arrive dans le naufrage ; soit l’on parvient à trouver son salut en flottant ou l’on finit entre quatre planches, et c’est souvent quand on vous la tend pour passer le détroit que ça se déclenche. Soudainement après la fureur, les brasses coulées, les tasses bues près de l’ultime onction, voilà la voile qui se déploie, plus besoin de flotter sur le dos puis de flancher sur la tranche.

Ça vient

Inutile de plancher, lorsque l’occasion s’offre à vous, vous êtes sauvés ! Quel refuge, quelle avalanche ! Reste à savoir ce qu’on lui donne comme tronche scrutant à la surface de l’onde ce qui va en surgir et nous noyer les bronches !

Je me fais alors argonaute pour ressusciter un langage venu tout droit du royaume des taupes et que me comprennent tout ceux qui sont de ma branche car j’aime non pas brailler à la bonne et franche matelote ni comme un maquereau vocodé mon amour du blé et des gaupes, mais plutôt pour attraper des hanches et monter en aiguille quelques palabres fondues dans la mélasse de ce babil étrange.

Dans tous les cas ça sera une affaire blanche mais à charge de revanche, je dois bien balayer quelques planches. Fini la gamberge, mon thème sacré s’est infiltré dans les méandres, secret dans les rainures et dans les veines du bois Je veux absolument gamahucher du verbe, rivaucher mon écume et m’en payer une tranche, m’asseoir au café des deux colonnes pour me raccrocher aux branches. Il n’y a qu’à retrousser ses manches car rien ne vaut davantage que ces vieilles lunes quand on est venu au monde un dimanche ; les abîmes de volupté, partir pour Cythère et la rocambole de Milan.

Mais ne débarquons pas nos effets sur différents ports, car il s’agit ici de la mandorle du Christ pantocrator, d’une religion que certains à grandes pertes en béatitude s’intimident de ce qui confine au divin et guide au firmament, mais que de bénitiers et de conques ! Tabarnak ! Et je reste poli, à polir ce petit calice à la morgane, une occasion de plus pour pavoiser sur les framboises, mais l’heure est grave car l’on mange la nature sans faire d’héritiers !

Tout ce bois coupé mais combien faut-il de planches pour construire un bateau et s’en aller ailleurs sans rompre l’étrave !? Sans faire de tout ce que l’on aime une épave ? Garder l’enchantement et partir en voyage quand on bouffe la botte du matin au soir ?

Et bien il faut s’amariner, s’arrimer au mât et écouter les chants, s’adonner à sa cuisine roulante, donner du cachet à ses peines et marner sur ses espoirs jusqu’à son jour de jus, porter sa palanche au puits et boire les mots de pluie, garder sa flotte au sec des coups de tabac sans fayoter avec les aboyeurs qui marchent à côté de leurs lattes Il faut briquer sa planche, en accepter les échardes, puis se permettre quelques bordées à l’occasion sans promettre la moindre diligence. Il n’est qu’une cavale ; saisir cette chance de déployer sa voile, de rouler à toc vers une nouvelle plage et de piquer une tête.

Planche de salut

La planche penche, penche puis tombe

Tombent les cahiers, les bibelots, les bonbons, les secrets.

Ils tombent

Ils sont par terre

Il faudrait tout ramasser, tout réparer, tout recoller

C’est ce qu’elle a toujours fait ramasser réparer recoller.

Mais cette fois-ci, quelque chose de différent se passe

Le chaos, le bibelot sur le cahier, les secrets éventrés, les bonbons écrasés lui semblent en ordre. Impeccablement rangés. Vivants plutôt, libérés. Ils étaient emprisonnés sur cette étagère. C’est parce que l’étagère n’en était pas une C’était une planche

Alors, elle se saisit de la planche, elle lance un dernier regard aux choses, aux objets de sa vie, elle leur dit « salut » . Elle leur sourit « bonne chance, longue vie » .

Elle court au dehors - c’est la fin. Elle le sait, elle le sent. Il y a encore un train, elle le prend

Le train s’arrête quand la terre s’arrête

Elle descend. Elle a de la chance. La mer est encore là. Elle court, court. Sa planche sous le bras

Et elle prend la mer.

La planche flanche, flanche puis tangue.

Sauvée.

Le blues d’Archimède

Planche, planche, fais la planche. Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée de bas en haut équivalente à la masse du liquide déplacé

Planche, planche, fais la planche. Putain ! bordel ! Toute cette eau. C’est fou comme tout peut se bousculer dans notre tête. Les pensées sont du bruit. Dans le quotidien mes pensées forment un brouhaha incessant mais pas ici. Quand on est en danger elles sont un murmure, une bande originale de l’idée importante qui ne se résume le plus souvent qu’à l’essentiel. Qu’a un mot, qu’a un cri.

Planche ! L’idée et le but se confondent. Pas la meilleure mais la seule qui nous vienne. Pas celui qu’on désire mais celui que l’on peut atteindre. Qu’est-ce que je veux vraiment ? Je veux vivre, ou au moins pas mourir comme ça. Seul, au milieu de l’océan. Quand je suis tombé par-dessus bord j’ai lutté. J’ai crié, je me suis battu contre des moulins à eau, gaspillant mon énergie à vociférer et supplier une machine de métal qui glissait tranquillement vers l’horizon.

Dieu que cette lenteur est exaspérante. Tu n’es rien. Ce n’est pas ta vie que tu vois défiler devant toi mais ton avenir. Quand tu comprends enfin que tu ne le rattraperas pas et que tu te trouves stupide d’y avoir cru jusque-là, tu hurles. De toute tes forces, tes dernières.Tes bras, tes jambes et tes poumons te brûlaient déjà, maintenant l’eau salée entre dans ta gorge.

« Encu…Merde c’est qui ce mec en train de se noyer ? Mais c’est moi. Pourquoi je me vois ? Vas-y bonhomme, réveille-toi ! »

Et quelque chose en toi te réveille. Tu puises tout ce que tu as et tu remontes. Tu remontes.

« Rhaaaaaah j’y suis ! C’est le meilleur moment de ma vie. »

Puis le moment s’envole et passe. Après avoir craché, vomi ; tu te rends compte qu’il n’y que l’eau. De l’eau devant, derrière, tout autour de toi. Rincé, tu te sens déjà sombrer à nouveau. Et là vient l’idée, le mot, la planche de salut.

Planche, planche, fais la planche. Ahah putain, quel génie. Ça va mieux, un temps.

Sans titre

Roh

Sur la planche à dessin, mon imagination trace des chemins.

À quoi ressemblera cette toile ? Je n'espère pas un banal surfeur nu sur sa planche à voile.

Des idées sur le papier, tellement éclatées, à ciseler sur ma planche à découper.

Une boulette de plus à mettre sur le dos de mon manque de talent, jamais vraiment alerte depuis le choc sur ma tête, maudite planche à roulette...

Comment finir ce texte froissé, le proposer à la planche à repasser ? Ou se retrousser les manches, couper des branches, les tailler en tranche, et de ma franche honnêteté le laisser reposer...entre quatre planches.

Planche toi

Plan-Che

Que se cache-t-il dans la matière première ?

Le tronc qui fait la planche

À la manière de Francis Ponge dans Le Parti pris des choses

Camille Sicre

Le tronc est la partie principale de la tige simple d'un arbre, généralement verticale et sans ramification sur une hauteur importante. Il est considéré comme la partie noble de l'arbre. Il est un habitat et une source de nourriture pour de nombreuses espèces et joue un rôle important dans l'écosystème forestier. Il se fond dans la nature, il s'aligne aux autres, tressant ses racines à celles des autres espèces considérées comme des âmes sœurs, la cohabitation étant pacifiste et riche de sens Ses branches forment un parasol naturel et lui donne un air plus ou moins sérieux, épanoui, triste, amoureux ou tortueux.

Le tronc appartient à la forêt avant que le destructeur ne s'en empare Dans un bruit infernal, ce dernier taille sans trop de cœur et en toute absence d'esthétique. Le tronc capitule en un craquement sonore et satirique, laissant son âme lâcher son dernier soupir Afin de déterminer l'âge de la victime, les cernes peuvent être mesurés sur la souche.

De la position verticale, il passe à l'horizontale, comme si lui trancher le cou pouvait lui offrir un peu de repos après tant d'années à prendre racines et à s’accommoder de son voisinage. Si cela n'était pas un sujet sérieux - je parle là de l'abattage des arbres - le promeneur pourrait s'enthousiasmer et se dire qu'après tout, comme tout être vivant, la position horizontale ne peut qu'être bénéfique, le repos est salvateur. N'est-ce pas ce que tout être vivant pourrait souhaiter, après des jours entiers à rester debout, droit, mettant toute son énergie pour permettre à son être de grandir et de s'élever, d'être en accord avec la nature, d'œuvrer pour la vie de ce qui l'entoure ?

Le promeneur dans son extrême naïveté pourrait même souhaiter que le tronc lâche-prise, qu'il se relâche, qu'il se laisse aller pour que le repos le gagne. Mais quand il voit le tronc tomber sans retenue, d'une funeste lourdeur, pouvant tout casser sur son passage, quand il le voit s'affaler au sol de tout son poids, là, le promeneur comprend qu'il n'en est rien, que le végétal n'est pas fait pour l'horizontale et que ce repos risque, à l'occurrence, d'être éternel.

Le carbone assimilé par ce bois et stocké dans le sol - constituant un élément essentiel contre le réchauffement climatique, cela va sans dire –sera relâché dans l'atmosphère lors de la coupe de ce malheureux, comme une vengeance de ce dernier pour tous les efforts faits pour préserver sa planète. Une fois coupé, le tronc est débité par cet outil à qui il a donné son nom, la noblesse lui procurant ce privilège Le tronçonnage rafraîchit les culées en faisant disparaître les défauts d'abattage ou les débuts d'altération et fait disparaître aussi les défauts de rectitude.

Dans le plus grand silence de ses semblables, il est ensuite rapatrié dans une salle propice à l'ouvrage. L'odeur de sciure l'accueille dès le premier pas dans l'immense hangar qui sert d'abattoir où chaque grume est débitée, d'après ses qualités, dans les longueurs, largeurs et épaisseurs normalisées qui conviennent le mieux à ses caractéristiques.

L'élimination des dosses permet un équarrissage complet

Le bricoleur peut alors s'en emparer afin de lui donner une utilité, qu'elle soit fonctionnelle ou luxueuse Il se place en troisième intervenant de cette série.

Nous aurions également pu évoquer le planteur (ou fécondateur), celui grâce à qui le tronc existe ou même l'élagueur qui intervient pour permettre à ce même tronc de s'élever et de grandir en supprimant les branches énergivores. Il serait notable de donner enfin un rôle aux pollinisateurs et aux colonisateurs, ceux avec qui l'arbre s'accorde pour cohabiter sereinement, l'un étant pour l'autre un abri de passage ou un toit saisonnier en donnant en échange un peu de compagnie. Mais dans ce cas là, pourquoi ne pas annoncer également les différents éléments, la pluie, le soleil, la terre ou même le vent ? Sans tous ces éléments, le tronc ne peut devenir grand.

À tout moment, le promeneur peut s'enquérir de l'objectif du destructeur. Il y a fort à penser que la conscience collective permette de limiter ces crimes Et que chacun se rende compte qu'un tronc est toujours mieux dans son milieu naturel. Le promeneur serait même prêt à vérifier le pourquoi de cette déforestation massive mais il se dit pour se rassurer : « Ce n'est que par pure nécessité qu'un tronc peut finir en planche »

Dall-e par @Antoenn Trosjseyll
FB : William Drouin Artiste
Marteaux

Imbibés

L’humidité avait fait son œuvre. De petites touffes, vertes et duveteuses, s’étaient répandues dans tous les coins et s’étalaient maintenant sur les plafonds de tout leur gré. Jérémy avait eu l’illumination quand il avait entendu des voisins du dessous parler d’infiltration. Du mot avait déferlé l’idée. Il vivait au dernier étage, il fallait en profiter : il allait les infiltrer, les aurait au compte goutte, supplice chinois. Cela lui semblait de bonne guerre, il y’en a de bonnes.

Le HLM avait été cédé au marché quelques mois auparavant. Petites familles modèles, jeunes couples pros, employés de l’aéronautique, tous s’étaient saisi de cette occasion béton : devenir propriétaires d’un appartement à peu près décent, près du centre ville. Il faudrait prendre son mal en patience le temps que l’épuration se fasse et que l’ancien voisinage plie bagage, mais tout vient à point à qui peut payer. Il faudrait également s’accommoder de la vue médiocre, avec marge de progression, comme disent les gens, comme il faut. Les travaux d’embellissement avaient grogné durant des semaines dans la tête et les murs de Jérémy, la violence de classe tonitruante le rendant sourd aux bons vœux de la mixité sociale. Si tout devait être revu, amélioré, n’étaitce pas la preuve ? La preuve que ce qu’il était jusque là c’était de la merde, qu’il avait accepté des conditions de vie plus ou moins minables, plus ou moins vivables. La preuve de trop, celle qui fait vriller. Choc des normalités. La boucherie du coin s’était mise à distribuer du vin à ceux qui faisaient la queue le samedi matin. Personne ne les jugeait de boire du vin à onze heures. Ils avaient les bonnes chaussures, le bon manteau, le bon brushing, ceux qui vous autorisent à picoler sur le trottoir aux belles heures de la journée. Les oiseaux piaillaient, le soleil brillait, sauf pour les éclipsés.

Les premiers temps le niveau de l’eau ne dépassait pas la cheville, en revanche tout ce qui se trouvait en dessous n’émergea plus jamais et se ridait résolument, à la vitesse de ses folles marées. Le linoléum bon marché, les pieds de lit, de chaises se fendillaient mollement, à l’œil nu et sans bruit. Flottant un jour, puis rattrapé par la gravité le lendemain,

le gros mobilier valsait dans un rythme sourd. Le canapé se reposait vaguement dans l’encadrure de la porte du salon aux gonds gonflés. Ses godillots du dimanche, inappropriés, erraient dans le placard de l’entrée et la perspective de les porter de nouveau naufrageait dans les eaux grimpantes de son entêtement à survivre. Il ne savait pas vivre. Avec les autres, avant, ils avaient appris ensemble à ne pas se mêler de vivre. Les nouveaux sur-vivaient largement, ils rentraient le soir, les bras chargés de courses, de légumes de saison et de vin de Bourgogne, méritants. Il était le dernier à n’avoir pas céder. Il disait souvent : «Quand j’ai une idée quelque part, je l’ai pas ailleurs » .

Tous les naufragés vous le diraient, la base de la survie c’est de flotter. Il faut juste beaucoup d’eau, une planche et un rivage. Il avait des robinets pour le déluge et une porte dégondée pour embarcation, c’était un début. Boucher les éviers, la baignoire, les toilettes : l’eau ne devait s’écouler nulle part. En tant qu’homme réfléchi et cohérent, il avait fait des réserves de boites de sardines à l’abri des flots, en haut des placards du haut. Il tiendrait. Le plan était d’une simplicité folle : les noyer de dettes, ça leur apprendrait bien, une bonne leçon pour les apprentis possédants. Quarante jours, il comptait quarante jours. Quarante conserves, quatrevingt canettes, quarante nuits à se tremper dans des clapotis vaseux de solitude immense, imbibé par sa mission et la bière la moins chère. Sa rage inondait sa raison et tout l’immeuble. Il était Noé, il avait embarqué avec lui la colère, la justice et la vengeance. Quarante jours pour les pourrir, ruiner leurs espoirs, tandis qu’il flotterait sur leur désarroi. Le plan était simple car il n’avait aucune finalité, il fallait juste survivre à la déferlante. Œil pour œil, inondation pour invasion.

Les murs s’imbibent, il est entrain de pourrir tout l’immeuble! Si on avait su qu’on tomberait sur UN CAS … Il veut noyer le monde avec lui, vous comprenez bien ? Il faut qu’il parte, parasite.

Quand on a les oreilles sous l’eau on n’entend plus rien. C’est pratique pour s’en foutre. Qu’ils partent tous ou pas, il faudrait de toute façon être malheureux, comme d’un seul homme sur une seule planche, en proue aux vagues à l’âme, à l’ordre.

Il paraît que la vie est sortie de l’eau, un jour de grand soleil. Jérémy avait fermé les volets, question d’étanchéité.

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