Président Jacques de la Chaise jacques@lebonbon.fr Rédacteur en chef Julien Chavanes julien@lebonbon.fr Design original Tom & Léo tometleo@lebonbon.fr Rédaction Benjamin Delsol, Noëlle CorbefinSchrempp, Simon Lacourt, Jérôme Cohen, Jean-Baptiste Vieille, Camille Dutrieux, Sarah Ertel, Anahi Palacios, Alexandra Silbert, Caroline CarbelFortunée Photographes Céline Barrelet, Stéphane Balmy, Thomas Orssaud, Antoine Falguerolles, Photoctet, Camille Dutrieux, Jérôme Macé Maquette Julie Simoens Illustrateurs Edouard Baribeaud, Lotie, Guillaume Ponsin Styliste Anthony Lee Watson Remerciements Lauren Leslie Chef de Pub David Belloeil david@lebonbon.fr 06 27 96 75 82 Petites annonces annonce@lebonbon.fr Rejoignez Le Bonbon recrut@lebonbon.fr Contactez-nous hello@lebonbon.fr 09 75 71 48 34 Le Bonbon 30, place St Georges, 75009 Paris. SIRET 510 580 301 00016 ISSN : en cours Dépot légal : à parution OJD : en cours de validation Imprimeur Centre Impression
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édito “bon”jour
On vous souhaite une Bonbon année ! Pour passer l’hiver, rien de mieux qu’une sucrerie en papier glacé. D’autant que ce moisci, le Bonbon est particulièrement riche ! De la bonne cuisine, du hip-hop, du théâtre, du rock, de la verdure, des corsets, des casquettes, des santiags... 2010 démarre fort ! Ça commence par un rock avec Dick Rivers. Le chat sauvage arpente depuis 40 ans notre arrondissement, de la Butte à Simplon, où il vit. Ouvert, il révèle une intimité très éloignée des clichés. Prendre le temps. Cela pourrait être la devise du Bonbon. Prendre le temps d’écouter. Puis de dire. Nos portraits ne sont pas des résumés. Nous essayons, autant que possible, de saisir la vérité de nos rencontres. Hervé Hadmar, le réalisateur de la superbe série Pigalle la nuit, nous a accordé un long entretien. Patient et disponible, il livre les clefs de sa création, mais aussi du quartier qui l’a tant fasciné. Et comme nous avons décidément le temps, on retrouve Pigalle dans Le Bon en Arrière, notre rubrique historique. Une plongée dans le passé pour mieux comprendre le présent. Du temps, c’est aussi ce que nous a offert Salomé Lelouch pour nous raconter son histoire et celle de son théâtre, le Ciné 13, perché sur la Butte. Du temps et du tempo, c’est le cadeau de Drixxxé, l’un des plus grands producteurs hip-hop du pays. Du temps et de la gourmandise enfin, avec Ludovic Janssens et son restaurant Le Petit Parisien. Du temps, nous espérons en avoir le plus possible à vos côtés. Le Bonbon a fêté son 7e numéro en décembre dernier au Social Club. Si vous y étiez, vous vous verrez peut-être dans le pèlemêle du mois, réalisé pendant la soirée. Une fête qui nous a donné envie de la prolonger. Promis, en 2010, on continue !
Julien Chavanes janvier 2010 |
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sommaire miam miam !
Page 6. le
petit parisien
Page 22. guacamole
de paris
Page 5. Le Bon Timing Page 6. Le Bon Commerçant Page 10. La Bonne Étoile Page 12. Les Bons Plans Page 14. Le Bon Art Page 16. Le Bon en Arrière Page 18. Le Bon Look
Page 14. françois
Page 46. salomé
tamarin
lelouch
Page 21. Le Casse Bonbon Page 22. La Bonne Recette Page 25. les Bonbons Page 38. Le Bon Astro Page 40. Les Bons Tuyaux Page 43. La Bonne Séance Page 46. La Bonne Dame
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le bon look
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hadmar
Page 48. Les Bons Shops Page 50. Le Bon Artisan Page 52. Les Bons P’tits Diables Page 54. Le Bon Écolo Page 56. Le Conte est Bon Page 58. Le Bon agenda Page 60. Les Bonnes Adresses janvier 2010 |
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le Bon Timing les évènements à ne pas manquer Pony Pony Run Run
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théâtre
La hype musicale du moment est française ! Pony Pony Run Run vient distiller ses imparables mélodies pop scintillantes à La Cigale. Le concert où il faut être vu pour être so 2010 ! Le 21 janvier La Cigale 120, boulevard Rochechouart Tél. 01 49 25 81 75
L’excellente galerie W présente ses nouvelles œuvres. Elles sont 47 à venir enrichir la collection déjà très riche du lieu. De Misstic aux travaux du journaliste Denis Robert, des peintures, des photos, des montages. Éclectisme électrique. De l’art, tout simplement. Galerie W Eric Landau 44, rue Lepic Paris 18 Tél. 01 42 54 80 24
Kalash Vous avez découvert Coup?K dans nos pages, sous la plume de Jean-Baptiste Vieille, c’est le moment de passer aux présentations officielles ! Kalash, le groupe du MC du 18e, présente ses nouveaux morceaux au Centre Fleury-Goutte d’Or. Un écrin parfait pour le rap du MC cracheur de feu. Vite, on y va ! Le 15 janvier Centre Fleury-Goutte d’Or - 1, rue Fleury Tél. 01 53 09 30 70
Les Loupiottes de la ville Ils s’appellent Kmel et Toine. Mimes poètes d’un nouveau genre, ils illuminent chaque soir la scène du Ciné 13 de leur douce rêverie. Quelque part entre Charlot, Buster Keaton et le Cirque du Soleil. Ils inventent leur propre monde, sous les loupiottes qui éclairent le bitume. Lumineux. Jusqu’au 30 mars Ciné 13 - 1, avenue Junot Tél. 01 42 54 15 12 janvier 2010 |
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le Bon commerçant texte Sarah Ertel / photo Clément Divry
Le Petit Parisien
Un restaurant à la page Amoureux de la cuisine française, amateur de décoration mais surtout et avant tout grand professionnel de la restauration, Ludovic Janssens nous ouvre les portes de son dernier bijou : un petit restaurant niché au sommet d’une petite rue en plein cœur de Montmartre : Le Petit Parisien.
À 41 ans et pas moins de 25 ans de carrière dans la restauration, Ludovic n’en est pas à son premier coup. Après l’ouverture d’un premier restaurant, Le Basilic, en 1999, il se lance dans une aventure grand format qui donnera naissance au plus grand restaurant d’Europe, le Ô à Levallois-Perret. Les 600 places assises installées au-dessus de la Seine occuperont Ludovic durant deux années entières. L’envie de revenir sur la terre ferme et de retrouver une structure à taille humaine le pousse à se remettre en quête du lieu idéal. Le coup de foudre opère alors qu’il visite, avec son associé, une enseigne rue de Moscou. « Ce lieu pouvant accueillir 36 personnes, s’est imposé à nous comme une évidence. Le thème des vieilles affiches de cinéma, placardées sur tous les murs, nous a immédiatement
séduit », se souvient Ludovic. À l’affiche, son troisième restaurant, est aujourd’hui un des incontournables du 8e arrondissement. Ouvert depuis le mois de septembre, Le Petit Parisien partage avec son grand frère ambiance rétro, atmosphère intimiste et cuisine traditionnelle et généreuse : « Il était important pour nous de garder un fil conducteur entre les deux ». Et pour décliner le concept sans tomber dans la redite, Ludovic va choisir le thème des vieux journaux de la IIIe République. « C’est à partir d’une enseigne de librairie, dénichée pour mon premier restaurant, qu’est née l’idée ». Sur cette plaque métallique qui trône désormais au-dessus des tables, on peut lire « Le Petit Parisien, 5 cts en couleur ». Donnant son nom au restaurant, le quotidien d’avant-guerre fait partie intégrante du décor. Des couvertures ont été imprimées puis collées sur chacune des tables. Sa passion pour les objets anciens et la décoration a poussé Ludovic à créer un espace hétéroclite. Des chaises toutes différentes au bar en zinc, en passant par les ardoises et les vieux livres, tout ici a été chiné avec soin. janvier 2010 |
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le petit parisien « J’ai envie de faire plaisir aux gens, de leur faire partager ce que j’aime ». Le mot est lâché. Pour Ludovic, la restauration est, avant toute chose, affaire de plaisir. Plaisir de proposer une cuisine conviviale, plaisir d’être en salle, de discuter avec les clients, et plaisir de voir revenir ceux qu’il appelle « les copains ». Ce soir-là, je dîne d’ailleurs à côté d’un couple qui a ses habitudes à L’Affiche, mais que la curiosité a poussé jusqu’au quartier des Abbesses. Le délicat Saint-Marcellin rôti au miel et la plantureuse entrecôte poêlée accompagnée de ses frites maison nous donnent l’occasion d’échanger sur ce qui fait aussi le succès de ce jeune lieu : « C’est un ancien premier chef de chez Paul Bocuse qui officie derrière les fourneaux ». Les restaurants à touristes de la Butte Montmartre n’auront qu’à bien se tenir, Le Petit Parisien se veut avant tout une adresse de quartier : « J’aimerais que nous devenions une des bonnes adresses pour tous ceux qui n’ont pas envie de dîner chez eux ». Et c’est ce qu’on lui souhaite. Longue vie au Petit Parisien !
Le Petit Parisien
28, rue Tholozé Tél. 01 42 54 24 21 Ouvert tous les soirs de la semaine et samedi et dimanche midi pour le brunch Entrée-plat-dessert à la carte : 33 euros Brunch : 22 euros Les bonnes adresses de Ludovic El Prohibido 34, rue Durantin Le Zèbre 38, rue Lepic Au nom de la rose 31, rue Lepic 10 —
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lA BonNE ÉTOILE texte Benjamin Delsol / photo Jérôme Macé
Dick Rivers
Droit dans ses bottes Depuis quelques années, le rock a été laissé entre les mains de baby-rockeurs. Pire, il paraît qu’à Paris, la nuit se meurt. Il est grand temps de remédier à tout cela. 2010 sera rock ou ne sera pas. La preuve, Dick Rivers est toujours là, tout près de chez toi…
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grands tubes disco, où Nino Ferrer, Françoise Hardy, Joe Dassin et Frank Sinatra vont venus poser leur voix. Et une rue dans laquelle il s’est installé voilà 20 ans. « J’ai un bureau rue Lepic, près du Moulin de la Galette, mais je vis rue Championnet, dans une ancienne serrurerie que j’ai entièrement retapée ». Difficile pour le rockeur aujourd’hui de s’imaginer vivre ailleurs, même s’il y a deux ans, il avait lancé une pétition dénonçant la dégradation du quartier Simplon, avec « une mixité sociale menacée, la création de ghettos, et la disparition des petits commerces, remplacés par des bars à poivrots ».
our commencer l’année, bonne nouvelle et constat sans appel : les bébé-rockeurs ont disparu. A quelques exceptions près. Mais heureusement, le premier d’entre eux – avec son groupe Les Chats Sauvages monté à 15 ans – est toujours là. Bon pied, bon œil. Et surtout cigarette au bec, éternelle banane, cheveux noir corbeau et bottes Faut dire qu’en quarante ans, en croco. A bientôt 65 ans, Dick Rivers en a vu passer. e le 18 reste Dick Rivers est fidèle à lui« L’arrondissement a beaucoup même et au rock. Une pas- un quartier changé. De Montmartre, desion intacte pour la chanson, Rock’n’roll ! venu le royaume des touristes la même femme depuis trente en goguette, aux Abbesses qui ans, et quarante années passées dans le même attirent désormais les bobos ». Dick est critique. quartier. Le 18e arrondissement où il est arrivé, Mais il l’avoue quand même, « le 18e reste un par hasard, en 1968, quelques mois avant que quartier rock’n’roll ! ». Le QG du rockeur ? Sa le premier homme ne marche sur la Lune. maison. Où l’on imagine le juke-box dans la Comme quoi. Incroyable découverte pour ce chambre à coucher et le portrait d’Elvis Presley Niçois qui a grandi à Neuilly. « J’ai commencé au-dessus du canapé. « C’est une légende. J’ai par venir dans le 18e pour enregistrer mes chan- toujours aimé les meubles Louis XIII, les choses sons au studio CBE de la rue Championnet. » Un rustiques, les vieilles pierres… Chez moi, on se lieu mythique où Cloclo a enregistré ses plus croirait dans une maison de campagne, avec che-
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minée et four à bois. Et je n’ai pas de collections de voitures américaines ! Ma seule collection, de bande-dessinées est dans mon bureau, où se trouvent aussi mes vinyles d’époque et des disques plus récents. J’en achète toujours. Même si je trouve que l’on manque de nouveautés. D’ailleurs, les ados écoutent aussi les tubes d’hier ». La preuve de son côté, ce sont Johnny Cash, Pearl Jam ou Pavarotti qui tournent sur sa platine CD. Et s’il s’est dernièrement entouré de la jeune garde de la chanson française – Benjamin Biolay, M, Matthieu Boogaerts, Michaël Furnon et surtout Joseph d’Anvers pour son dernier album L’Homme sans âge sorti en 2008 –, Dick va aussi faire un tour dans le passé. « Je prépare
actuellement un album de reprises de chansons que j’ai aimées. De Ferré à Moustaki ou encore Polnareff. Des mondes très éloignés de moi… ». Le rock peut donc prendre toutes les formes. Nous voilà soulagés. 2010 peut désormais commencer.
SES ADRESSES DU 18 e
La Mascotte 52, rue des Abbesses Terrass Hôtel 12, rue Joseph de Maistre Le Sourire de Saigon 54, rue du Mont-Cenis
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les Bons plans on a testé pour vous
Vidéo club de la Butte Soyez sympa, louez ! par Alexandra Silbert
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n 2008, le Vidéo Club de la Butte fêtait ses 30 ans. Aujourd’hui, il est tenu par son troisième propriétaire, Christophe, qui a su faire de la location de film un vrai lien social. « Tu connais The Shield ? Bon, tu vas voir c’est la même façon de filmer ». S’ensuit une conversation
sur une pizzeria du quartier apparemment « mortelle » selon l’ado frisé qui s’entretient avec le patron. Au Vidéo Club de la Butte, ça se passe de cette façon avec presque tous les clients. Que des habitués, des cinéphiles, du quartier ou d’ailleurs qui s’arrêtent là parce que c’est à côté de l’école du petit. Michel Gondry et Tony Gatlif en font partie, pour ne citer qu’eux, car le lieu est fréquenté par nombre de gens du métier. Chacun y va de son commentaire et de sa critique, Chris répond en connaisseur passionné et va jusqu’à mimer les
Réplicants pour expliquer Blade Runner à un jeune homme de 13 ans. Christophe était d’abord client, aujourd’hui c’est lui le propriétaire. Ils sont quatre à tenir la boutique ouverte de 11h à 23h tous les jours sans exception. Dans les rayons soigneusement rangés, on peut trouver 15 000 titres, tous genres confondus. De quoi assurer les froides soirées d’hiver ! 49, rue Caulaincourt Tél. 01 42 59 01 23 Location : avec abonnement, 3 € 80 le film, 7 € 60 les trois films Sans abonnement, 5 € 35 le film, 14 € 50 les trois films Abonnement 30 € 50 par an
Clin’s Bar Un mix d’éclectisme et de bonne humeur par C. Carbel-Fortunée
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mbiance chaleureuse et accueil convivial sont de mise au Clin’s Bar. Ce lieu un peu atypique attire une clientèle hétérogène, venue des quatre coins du 18e arrondissement. La journée, accès internet, wifi gratuit et jeux de société sont à la disposition des clients. Ici, la bonne ambiance est de rigueur. Le Clin’s Bar invite aussi ses clients à célébrer l’happy hour de 17h à 20h, tous les jours sauf le mardi. L’occasion de boire une pinte de bière à 3 e, un mojito à 4 e, ou la délicieuse Karmeliet (à la pression). Le soir, l’endroit se transforme en bar de nuit. Et le samedi, les clients sont conviés à des soirées à thème. Surplombant la salle, le DJ invite tout ce beau monde à danser sur des
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morceaux qui varient en fonction du thème de la soirée. Carnaval, années 80 ou pop, tous, sans exception, sont invités à se défouler sur la piste. Car selon Julie, chargée de communication pour le Clin’s Bar, « tout le monde a sa place ici ». Le reste de la semaine, l’ambiance est tout aussi éclectique avec des concerts, parfois improvisés, où des groupes viennent jouer de tous les styles de musique. Ouvert à toutes les tendances et cultivant le sens de la bonne humeur, le Clin’s Bar a de beaux jours festifs devant lui ! 3, rue Joseph Dijon Tél. 01 42 55 89 86 Ouvert tous les jours de 16h à 2h Fermé le mardi Facebook : clin’s bar waik
les bons plans
Chez Michel Un restaurant qui marie qualité et plaisir par C. Carbel-Fortunée
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hez Michel, l’ambiance est chaleureuse et conviviale, la cuisine bourgeoise et traditionnelle.
Michel y a travaillé comme employé de 1976 à 1985, date à laquelle il a repris l’affaire. Près de 25 ans plus tard, le restaurant ne désemplit pas et les habitués répondent toujours présent. Aidé par sa femme Gwenaëlle, il propose une cuisine fraîche et de qualité, et pour cela, il se rend deux fois par semaine faire ses achats au marché de Rungis. Chez Michel est réputé pour la variété de poissons servis : dorade royale, bar, sole, saumon sauvage d’Ecosse, sardines farcies à la niçoise, et pour les fruits de mer : coquilles Saint-Jacques et queues de langoustines fraîches. Le hachis parmentier et les rognons rencontrent aussi un franc succès, et en
dessert, les clients peuvent opter pour de délicieuses profiteroles avec choux et chocolat faits maison. Il faut compter entre 19,50 euros et 27,50 euros pour un menu. Et selon les clients, « c’est trop bien servi » et c’est le « gros défaut de la maison ». Entendez par là que les plats sont copieux et qu’on mange très bien chez Michel. Et les dames sont les mieux servies puisqu’on leur offre traditionnellement une rose à la fin du repas. Car Chez Michel, on ne badine pas avec le plaisir ! Chez Michel 148, avenue de Saint-Ouen Tél. 01 46 27 42 35 Ouvert du mardi au samedi de 12h00 à 14h00 et de 19h00 à 22h00. Ouvert le dimanche de 12h00 à 15h00. Fermé le dimanche soir et le lundi janvier 2010 |
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le Bon art texte Jean-Baptiste Vieille / photo Photoctet http://photoctet.deviantart.com/
Drixxxé Soul brother Ex-producteur du trio de rap français Triptik, Drixxxé poursuit ses influences soul-funk avec un nouveau projet mystérieux et alléchant. Il le fignole en ce moment dans son home studio de la rue Ordener…
Au tableau d’honneur des meilleurs producteurs hip-hop en France, le nom de Drixxxé figure en bonne place. Elevé à la soul et au funk, cet éternel fan de Sly Stone jouit d’une réputation en or. Le garçon, il faut dire, est sacrément polyvalent. Avec son groupe Triptik, aujourd’hui dissout, il a touché à tous les styles : classicisme efficace à la new-yorkaise, grosses ambiances moites pour les clubs, détours électro-funk… Et il a encore des surprises plein son sampler. On le retrouve à quelques jours de Noël, devant les sapins qui ornent la mairie du 18e. Le beatmaker habite à deux pas, rue Ordener. C’est là qu’il travaille sa musique à des heures raisonnables – normal, il est papa d’un petit garçon, son home studio ne peut pas tourner à plein régime quand vient l’heure de la berceuse. « Avant, quand j’étais seul, je faisais du son la nuit, mais avec la vie de famille, je me régule pour avoir un rythme plus normal. Il faut faire des concessions si tu veux vivre en société ! » rigolet-il. Pendant que ses voisins sont au bureau, le producteur s’immerge dans ses nombreux pro16 —
jets : habillage sonore, DJ set, collaborations diverses… La vie d’artiste, version 2.0. « Ha, la musique, c’est un sacerdoce ! » sourit-il. « Parfois, c’est un peu compliqué avec l’irrégularité des rentrées financières, le cassage de gueule des ventes de disque…» Ces difficultés, en partie, ont mis fin à l’aventure Triptik, mais Drixxxé garde contact avec ses compères Black Boul et
par la soul “etc’est le funk que le producteur a investi le terrain hip-hop ”
Dabaaz. Sans aigreur, il concède qu’à intervalle régulier, il pense à raccrocher, mais les envies musicales sont plus fortes que les frustrations passagères. Et c’est tant mieux, car Drixxxé n’a pas fini de surprendre. Avec Gystere, du groupe Frer200, il fignole actuellement un nouveau projet. Nom de code : McLuvin’. Sa genèse ? Trois grosses calques. « L’album d’Andre 3000, Kamaal The Abstract, N*E*RD*… Quand je les ai découvert, je me suis dit : c’est ça que je veux faire ». Une évolution naturelle : comme nombre de ses collègues, c’est par la soul et le funk que le producteur a investi le terrain hip-hop. « Une fois que tu t’es réapproprié tous ces vieux morceaux pour faire du rap, tu veux aussi te réapproprier leur esprit et aller sur leurs traces ».
Dans son salon, il compose avec une configuration minimale. Un ordinateur, un synthétiseur Moog flambant neuf et quelques machines. « J’aime bien l’idée de travailler avec peu de choses. Je ne veux pas m’éparpiller dans des montagnes d’outils ». Rien ou presque n’a encore filtré du projet McLuvin’, mais on raconte déjà que l’un des morceaux serait particulièrement accrocheur, au point d’avoir tapé dans l’œil d’une grosse maison de disques. Pour en savoir plus, il faudra attendre la rentrée 2010… ou
traîner rue Ordener, en espérant que Drixxxé garde une fenêtre ouverte quand il compose ses instrumentaux redoutables. www.myspace.com/drixxxe
SES ADRESSES DU 18 e
Le village 36, rue des Abbesses Dionis 3, rue Letort L’humeur vagabonde 44, rue du poteau
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bon EN ARRIÈRE texte Simon Lacourt / PHOTO Thomas Orssaud
Pigalle Le quartier rouge parisien Pigalle, c’est le Paris du crime et du plaisir. Le cœur énorme de la capitale. Bouillant, vivant, sanguin. Vous connaissez ses vitrines. Voici son histoire.
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lle commence avec les Fermiers Généraux, le mur entourant Paris construit juste avant la révolution. Derrière c’est Montmartre, la province. Autour de la barrière, entre Cour des Miracles et bazar oriental, Pigalle est à cette époque un paradis relatif. Les marchands de bric à brac, montreurs de phénomènes, jongleurs et autres avaleurs de sabres font la joie des Parisiens. Louis XVIII offre aux frères Seveste le monopole des théâtres le long de la barrière, véritable tremplin pour les comédiens amateurs (l’Européen, l’Atelier). Traversant les époques depuis le Paris de Vidocq, Pigalle est un lieu de plaisir. Lautrec loue un atelier juste à coté de la place, Zavatta et Fratellini brillent sous le chapiteau du cirque Medrano; Maupassant, Gambetta, Picasso marquent la place de leur présence. En 1860, les caisses de l’Etat sont vides. On annexe Montmartre pour récupérer des fiscalités. Le mur
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s’abat, la place Pigalle devient le point névralgique du Nord de Paris. Les impressionnistes et peintres de toute trempe se retrouvent à la Nouvelle Athènes. Les belles de toute la région viennent tenter leur chance au « marché aux modèles » du dimanche matin autour de la fontaine, réceptacle de toutes les ordures du quartier. Entre les deux guerres, Pigalle devient le lieu du plaisir et du crime, on dit que le pire et le meilleur y sont pire et meilleur qu’ailleurs. Le Milieu met la main sur la place. A « la Marmite », on invente le strip-tease et Piaf, chantant dans les rues, déniche les belles qu’Albert ira détrousser la nuit. Les théâtres porno, les music halls et maisons de passe pullulent. La drogue et le jeu accompagnent les frivolités de Steinbeck, Duke Ellington, Hemingway. Les Corses Foata et Stefani, Pierrot le Fou, Bob le Flambeur et le gang des Traction Avant animent une place Pigalle digne d’un décor de Melville. Un décor immuable, éternel. Aujourd’hui encore, les néons des marchands de sexe et de rêves éclairent cette scène de toutes les vies. Pigalle est éternel.
le Bon fil le fil d’info avec l’aimable collaboration de la mairie Une cure de jouvence pour la rue Doudeauville La rénovation de la rue Doudeauville est terminée ! Dès aujourd’hui, vous pouvez profiter pleinement d’un espace public fonctionnel et d’un paysage urbain agréable où il fera bon vivre ensemble. L’aménagement de la rue Doudeauville entre dans le cadre de la rénovation du quartier Château-Rouge, aujourd’hui en pleine mutation. Le quartier fait actuellement l’objet d’une importante rénovation urbaine dont le but est d’éradiquer totalement l’habitat insalubre. L’objectif de cette requalification est de reconquérir l’espace public en améliorant la qualité du cadre de vie des riverains, grâce notamment à l’élargissement des trottoirs et à la plantation d’arbres. Le 18e célèbre les 150 ans de Jaurès A l’occasion du cent cinquantième anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, la mairie du 18e arrondissement de Paris, la Société d’étude jaurésiennes, la Fondation Jean-Jaurès et
le Musée de l’histoire vivante organisent, jusqu’au16 janvier 2010, l’exposition «Jaurès, 1859-2009 : 150 ans de modernité». L’exposition retrace ainsi son itinéraire du Tarn à Paris, indissociable de l’histoire de la gauche française, celui d’un homme né au 19e siècle, un homme engagé dans la vie politique française lors du basculement de la France et de l’Europe d’un siècle à l’autre, du 19e au 20e siècle. Ce sera surtout l’occasion de raconter ses grands combats pour unifier le socialisme, contre l’horreur de la guerre, toujours avec un éclairage contemporain. Place Clichy, les travaux ont commencé Les travaux ont commencé fin novembre. Le projet s’attache à l’amélioration de l’image urbaine de la place en mettant en valeur son potentiel paysager. Ainsi renouvelée, la place de Clichy deviendra un espace plus agréable et mieux partagé où il fera bon vivre ensemble. Riverains, commerçants, posez vos questions sur le projet par mail infoplacedeclichy@paris.fr
ou par téléphone au 39 75 de 8h à 19h du lundi au vendredi et de 9h à 14h le samedi. Lancement du nouveau blog Binet Le 11 juin dernier a marqué le coup d’envoi de l’immense chantier Binet. Dès le mois de décembre, vous pouvez vous tenir informés des changements qui interviendront dans votre quartier avec la mise en ligne du nouveau blog d’information Binet ! Nouvelle crèche, nouveaux logements, nouvelle bibliothèque, nouvelles écoles, nouveau centre d’animation, nouvelle rue... Ce chantier complexe, étalé sur six ans, va bouleverser la vie des habitants et des utilisateurs du site. Ainsi, un nouveau blog dédié entièrement au chantier d’aménagement de l’îlot Binet sera mis en ligne par Paris Habitat pour l’information des habitants. Dès maintenant, connectezvous sur www.nouveauquartierbinet.com ! Pour en savoir plus, vous pouvez contacter L’Equipe de Développement local du quartier : EDL - 1 rue Fernand Labori, 01 42 57 13 95
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lA bonNE Dame texte Julien Chavanes / photo Stéphane Balmy
Salomé Lelouch La belle histoire Elle est née la même année que son théâtre, perché au sommet de la Butte. De là-haut, elle aime raconter de belles histoires. Nous, on adore la sienne…
A Montmartre, on veut faire du théâtre du Tertre un restaurant. Problème : on ne détruit pas un théâtre, sauf si on en construit un autre. Claude Lelouch saute sur l’occasion : il achète une partie du local situé du côté de l’avenue Junot et s’enu as de quoi écrire un roman ! » C’est gage à en faire un théâtre/cinéma. Pour aimanter comme ça une conversation avec Sa- la chance, il donne au lieu son chiffre fétiche. Le lomé Lelouch. Un instant suspendu Ciné 13 vient de naître. Un bonheur n’arrive jarempli de mots simples, mais seul : la même année, échangés naturellement, le il est père d’une charmante pour aimanter temps qui passe sans se faire petite fille. Elle s’appelle Saremarquer. C’est forcément la chance, il donne lomé… trop court. Forcément trop au lieu son chiffre riche pour un simple article. fétiche Le Ciné 13 et Salomé sont Alors on sélectionne quelun peu frère et sœur. Penques images que l’on met en scène, un peu comme dant longtemps, ils s’ignorent royalement. « Je ne elle le fait dans son théâtre. Le reste, on le garde vivais pas dans le quartier et je trouvais le Ciné 13 un pour nous, en bonus. Privilège de l’auteur. peu sombre. » Mais au deuxième acte, alors qu’elPremier acte : 1983. Claude Lelouch cherche un le se lance dans le théâtre, Salomé se rappelle ce décor de théâtre pour son film Edith et Marcel. vieux frère oublié. « Nous cherchions une salle avec
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des amis. Et un beau jour, révélation : le Ciné 13 ! C’était un lieu presque trop familier pour que j’y pense spontanément. » Le Ciné 13 est justement à la recherche d’une seconde vie. Fermé, seul, triste, il attend une âme sœur… Salomé demande les clefs à son père et en devient la directrice. Elle a 20 ans. Le Ciné 13 revit. Elle en parle avec tendresse, comme d’un enfant. « J’y pense en permanence. Tout change quand on prend en charge un tel lieu. C’est une responsabilité. » Le père veille mais reste en retrait. Salomé s’épanouit. Elle réunit sa propre famille de comédiens et d’auteurs, donne la place à de nouveaux talents, fait parfois la caisse, lit, écoute, observe, apprend. Elle sait depuis bien longtemps qu’elle ne sera pas comédienne: « Cest trop violent pour moi. J’admire les gens qui parviennent à se glisser dans la peau d’un autre. J’ai surtout envie d’être moi. Et de raconter des histoires. » Dans l’acte 3, Salomé Lelouch s’empare
de la scène. Sa première pièce, baptisée Qu’est-ce qu’on attend ? vient de naître sur les planches du Ciné 13. Le récit d’une fratrie face à l’héritage paternel. Ça ne vous dit rien ? « Au début, je voulais écrire une histoire très légère. Et puis forcément, la vie m’a rattrapée et c’est devenu un peu plus sérieux. Et plus proche de moi. » Son héritage à elle ne semble pas encombrant. Il est là, inspirant, rarement envahissant. Ses parents ont aimé la pièce. Simplement. Le public aussi. Elle sera prolongée encore quelques mois avant de partir en tournée. Salomé a déjà d’autres histoires en tête. Pas étonnant : dans ses conversations, il y a des romans...
Ciné 13 Théâtre
1, avenue Junot Tél. 01 42 54 15 12
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les Bons shops les nouvelles boutiques du quartier
Evasion for Men
où détente rime avec gourmandise Du Buddha-bar en fond sonore, une odeur d’encens qui flotte dans l’air, quelques bougies disposées çà et là et un lieu qui porte le nom d’Evasion for Men. Bien trouvé ! Car quoi de mieux qu’un institut de beauté qui fait salon de massage pour évacuer le stress de la vie parisienne ? Joliment décoré, l’institut, qui se consacre au bien-être des hommes exclusivement, offre une ambiance zen et relaxante. Voilà cinq mois qu’Evasion for Men, situé dans le quartier des Abbesses, bichonne les hommes en leur proposant des soins à la fois sensuels et gourmands. Au programme, vous pourrez vous laisser tenter entre autres par un soin gourmand au chocolat (75 euros, 1h), un soin régénérant au caviar, 85 euros, 1h15) , ou encore un soin 22 —
anti-âge « Gold pure » pour le visage (90 euros, 1h15). Pour le corps, ces messieurs ont le choix : gommages corporels ou soins amincissants pour la tonicité, modelages indien et californien pour la relaxation. Et chacun a droit à un soin individuel et repart avec une crème. La gourmandise ne s’arrête pas en si bon chemin puisque la patronne, Badira, leur offre de délicieux jus de fruits. Chanceux ces messieurs ! De quoi leur donner envie de venir se faire chouchouter dans un institut où détente et gourmandise font cause commune pour le bien-être masculin ! Caroline Carbel-Fortunée
4, rue Audran Tél. 01 42 62 30 42 Du lundi au samedi de 11h à 20h30 www.evasionformen.fr
les bons shops
Le Coin des Amis
Môm’artre
Avec ses nuages peints au plafond, ses lumières tamisées et ses grandes plantes vertes, le Coin des Amis est un charmant restaurant où une touche de classique se mélange à un soupçon de baroque.
Centre périscolaire innovant, Môm’Artre a toujours eu pour but de renforcer l’égalité hommes–femmes et de faciliter la vie des mamans en mettant à leur disposition un lieu de quartier qui accueille les enfants jusque 20h.
Une ambiance à la fois intime et conviviale pour cette ancienne boulangerie transformée en un petit restaurant qui fleure bon la cuisine traditionnelle française et les spécialités de Subhas, chef du Coin des Amis. La terrine de poireau au foie gras, spécialité du restaurant, est une création du chef. D’autres douceurs originales sont au menu, comme le magret de canard au cassis ou le filet de daurade sauce poivron. Les escargots, entrecôtes frites et la fameuse tarte tatin sont également sur la carte. Le Coin des Amis offre une belle sélection de trente-huit vins en provenance de plusieurs régions de France. Pour un repas, il faut compter entre 16 et 22 euros le menu avec entrée, plat et fromage ou dessert, et entre 12 et 15 euros pour un plat à la carte. Vingt-deux ans de métier et autant d’années passées dans le quartier ont permis au chef d’imposer sa créativité et sa cuisine aussi traditionnelle qu’éclatante à deux pas de Montmartre. Caroline Carbel-Fortunée
Joli centre coloré, Môm’artre est un lieu pratique, ouvert tous les soirs, les mercredis et pendant les premières semaines des vacances scolaires, pour les enfants de six à onze ans. Mais le centre ne fait pas que les sorties d’école et l’aide aux devoirs ! Il propose aussi des cours pour adultes tous les soirs de 20h à 22h : peinture, gym douce, mosaïque, yoga, couture, création graphique, dessin et gospel sont au programme. Stages et cours d’alphabétisation sont également proposés. Tous les deuxièmes week-ends du mois, des loisirs partagés sont mis en place pour les enfants et leurs parents. Sorties-spectacles, ateliers artistiques et repas de quartier sont organisés tour à tour pour favoriser les échanges. En février, un stage de gospel pour adultes, un vernissage des enfants et un repas de quartier sont prévus. Car Môm’Artre est une association « pour les gens », où tout le monde peut entrer, un lieu d’échange ouvert à tous. Caroline Carbel-Fortunée
50, rue du Mont-Cenis Tél. 01 42 52 30 36 Ouvert tous les jours de 12h à 15h et de 19h à minuit. http://www.lecoindesamis.fr
2 rue de la Barrière Blanche
Et des gourmands
Un lieu d’échange ouvert à tous
Tél. 01 42 28 82 27 www.momartre.com janvier 2010 |
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le bon artisan texte Noëlle Corbefin-Schrempp / photo Céline Barrelet
François Tamarin Le Figaro du corset C’est le copain préféré des coquettes, et ça ne date pas d’hier : déjà à 13 ans, le jeune François bricolait des robes de cocktail pour ses copines de classe. Aujourd’hui, il lace la taille des élégantes et fabrique des robes de scènes extravagantes pour ses muses . Un sacré tempérament François Tamarin !
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xténué, il est exténué, François Tamarin, mais vous reçoit gentiment dans son antre très encombré du créateur qui vient juste de terminer un chefd’œuvre de plus : une robe de mariée 1920, boutiquée en une semaine, pour sa meilleure amie ! Les robes de scène dûment corsetées – même si elles sont portées en ville – sont une vocation qui s’explique sans aucun doute par l’histoire de France. « Quand j’étais gamin, j’étais fou d’histoire de France. Je voyais un dictionnaire avec des portraits de Louis XIV, de la Montespan, ça me rendait fou ». Pas vraiment de formation pour cette passion, mais une soif d’apprendre, comme tout autodidacte qui se respecte. Notamment à travers quelques stages qui lui ouvrent les portes des ateliers de l’Opéra « A la personne qui s’occupait
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des recrutements à l’époque, j’avais montré un costume d’enfant – taille 6 ans - d’inspiration Louis XIV, fabriqué avec des échantillons que mon beau-frère tapissier m’avait donné. » Dans les années 95/96, le jeune Tamarin commence donc sa vie professionnelle dans les ateliers de Bastille et Garnier. Il en partira pour s’installer chez lui, dans ce petit atelier niché porte Montmartre. « Je me suis mis à mon compte en 2004, au moment où j’ai été médaillé Meilleur Ouvrier de France ! » Entre temps, Tamarin a découvert le carnaval de Venise, où il débarque chaque année depuis neuf ans, et où il retrouve sa bande de « fous de Venise plus ou moins polymorphes », qui partagent la même passion du costume, de l’élégance et de la fête. « A force de m’exhiber dans des atours tous plus baroques les uns que les autres, le bouche à oreille a fonctionné et j’ai plein de commandes de clientes qui portent mes robes à Venise. » Quand il n’est pas dans la cité des Doges, Tamarin donne des cours de corset sur mesure dans un lycée professionnel spécialisé dans le textile. La passion des corsets lui est venue devant la TV : « A 9 ans, j’ai découvert Wonder Woman et j’étais fasciné par ce
bustier qui tenait tout seul sans bretelles. J’ai demandé à ma grand-mère le secret d’un tel miracle et elle m’a répondu par un seul mot : baleines ! Quand j’ai commencé à coudre, j’utilisais absolument tout ce que je trouvais, des lames de scie à métaux, du rotin, j’ai tout essayé... » Aujourd’hui sa technique est si élaborée que ses corsets ont la réputation d’être les plus confortables de Paris. Au fil des rencontres, François Tamarin s’est crée un fan-club de muses et mécènes fidèles qui admirent son travail : « L’une d’entre elles est à mon avis l’une des cinq femmes les plus élégantes de Paris, sa vie est une œuvre d’art ! » Mais qui sont ces femmes qui prennent plaisir à lacer serré leur taille ? « Ce sont des esthètes, des élégantes qui n’ont pas peur d’être regardées. » Tout le portrait de Monica Bellucci ou de Dita von Teese, dont il rêve secrètement de lacer et d’enlacer... la taille !
Son atelier
1, rue Marcel Sembat Tél. 01 77 12 66 89 françois@françoistamarin.com
Ses lieux
Bistrot La Renaissance (a servi de décor
à de nombreux films dont le dernier Tarantino) Coin de la rue du Poteau et de la rue Championnet Le Truc Café 58, rue du Poteau Tél. 01 42 52 64 09 L’Opéra Comique 5, rue Favart - 75002 Tél. 01 42 44 45 46
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les bons petits diables texte Camille Dutrieux
La Fanfare des P’tits Poulbots Baguettes magiques Faire le bien dans la joie. La devise de la République de Montmartre est devenue celle de Joël, le maître tambour des P’tits Poulbots.
D
ans un sourire franc au bord du cœur, Joël a les yeux qui brillent quand il parle de ses enfants. « Nous sommes une famille qui inclut tout le monde. Pas de distinction de milieux ni d’âge. » Pour preuve, l’adhésion y est libre. Seule condition : partager les valeurs de cette association. L’amour des anciens, le don de soi et le partage en sont les mots d’ordre. Âgés de 4 à 24 ans, les héritiers de l’affichiste Francisque Poulbot qui fit partie des fondateurs de la République de Montmartre font résonner leurs tambours dans les rues pavées de la Butte. Si leurs ancêtres titis usaient leurs fonds de culotte sur les trottoirs de la rue Lepic, nos jeunes musiciens ne connaissent plus de frontières : défilé
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Kenzo au Palais de Tokyo, Naples, Londres, des projets en ébullition… Les P’tits Poulbots, parés de leurs costumes d’infanterie datant de 1813, ne marchent plus derrière l’armée napoléonienne. Aujourd’hui, ils se retrouvent pour répéter place du Tertre, sans compter leurs coups de baguette. « Les P’tits Poulbots, c’est une histoire d’enfance. Une enfance que notre fondateur a voulu rendre belle malgré la Grande Guerre. Aujourd’hui, c’est la même histoire de don de soi. Jouer avec ces enfants, c’est prendre une belle leçon de vie. Ce que j’aime, c’est emmener les enfants dans un monde où musique veut dire plaisir. » C’est sûr : Joël a la main sur le tambour... et sur le cœur.
Les P’tits Poulbots 3, place du Tertre
texte Camille Dutrieux
Capoeira Viola
Danse d’élévation Au son entêtant des percus brésiliennes, un ballet gracieux et quasi aérien se déroule sous nos yeux. Capoeira Viola nous offre une invitation au voyage et à la maîtrise de soi.
A
mi-chemin entre la lutte, la danse et l’art, la capoeira est un mélange d’esquives de coups de pieds, de sauts mais aussi d’échanges de regards. Dans la Roda, le cercle qui sert d’aire de jeu, les gestes défient les lois de la pesanteur. Un instant, on se croirait dans une scène de Matrix, sans besoin d’effets spéciaux ! Créé au Brésil dans le but de canaliser la colère et l’agressivité des esclaves dont les mains étaient enchaînées, cet art est aussi et avant tout une philosophie de vie. C’est d’ailleurs ces valeurs que Maestra Jo, la directrice, et ses acolytes chorégraphes et musiciens veulent transmettre. Ici, il faut respecter les codes.
et danse, la capoeira peut se pratiquer dès 4 ans. Cabrioles et cascades sont au programme, mais surtout respect des aniciens et des traditions. La capoeira, c’est aussi une école la vie. Au sein du collectif Pôle Sud qui regroupe plusieurs associations, Capoeira Viola organise également dans sa capoeirathèque des débats, des expos, des ateliers, des spectacles… De quoi entraîner nos bambins sur la plage de Copacabana ! Exotisme et esthétique sont au menu mais toujours dans une démarche associative qui fait vivre le quartier. Un collectif haut en couleur à la bonne humeur contagieuse. Entrez dans la danse !
Capoeira Viola 37, rue Pajol Tél. 01 46 07 57 70 - www.capoeiraviola.com
C’est un éveil idéal pour les bambins ! Entre sport janvier 2010 |
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texte Anahi Palacios / photo Antoine Falguerolles
Les Jardins d’éole Ode à la simplicité L’hiver engourdit le 18e, et pourtant, le long de sa frontière est, le poumon vert du quartier respire encore. C’est peut-être parce qu’on ne s’attend pas à les trouver là, baignés de la lumière irréelle des réverbères multicolores, que les Jardins d’Eole nous attirent. Peut-être aussi parce qu’ils sont le fruit d’un rêve commun, celui de l’association qui a donné son nom aux jardins, et surtout celui d’un quartier, consulté tout au long de la conception. Quatre hectares de verdure s’étirent en surplomb des voies ferrées, imaginés comme un plateau offert aux regards des habitants. Répondre point par point aux demandes des riverains, un pari pour le moins ambitieux pour préserver cet espace de l’influence des hauts lieux du deal parisien alentours. Preuve de l’évolution des mentalités, les riverains ont d’abord exigé un jardin « nouvelle génération », très simple mais respectueux de l’environnement. Jardin de vivaces, jardin sec, prairie fleurie, jardin de graminées, démarche HQE, cet espace, pionnier en matière d’écologie, surprend par sa subtilité et nous fait découvrir une biodiversité étonnante. Le regard embrasse presque tout le jardin com-
me la scène d’un théâtre, avec ses stars sous les projecteurs : les graffs éclatants sur les murs des nombreux terrains de sport, la grande prairie, les jardins associatifs. Les lumières de la ville et des trains qui passent se reflètent au sol, transformant les allées de béton en miroir d’eau le temps d’une averse. « Le paysage, c’est l’endroit où le ciel et la terre se touchent », dirait Michel Corajoud, paysagiste et concepteur du lieu. Dédié à la vie de quartier, avec des jardins partagés, des pique-niques, une buvette, ce jardin est devenu ces jours-ci un îlot de tranquillité hivernale, encore vert, encore plein de couleurs et d’odeurs quand les jardins ordinaires se déplument. Et si, par une belle journée d’hiver vous allez voir passer les trains depuis le belvédère, vous entendrez peut-être les contes de Noël que Montmartre murmure à la nature endormie.
Les jardins d’Eole
Entre la rue du Département, la rue Riquet et la rue d’Aubervilliers. Métro Stalingrad Horaires d’hiver jusqu’à fin février. Ouverture 8h (sem.)/9h (week-end) Fermeture 17h45 (jusqu’à 21h30 en été) janvier 2010 |
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le conte est bon texte Julien Chavanes / photo Tibo & Anouchka
/ Lincoln TV / CANAL +
Hervé Hadmar Pigalle plein les yeux En novembre et décembre, le Bonbon est resté collé au petit écran. Scotché par une série diffusée sur Canal+ : Pigalle la nuit. Un bijou offrant un nouveau regard sur notre quartier, transformé en formidable théâtre de vies. Une rencontre avec son réalisateur Hervé Hadmar s’imposait.
Voir Pigalle et l’aimer. L’histoire d’Hervé Hadmar. « Je cherchais l’arène idéale pour une nouvelle série. Un cadre d’humanité pour installer mes personnages. Un jour, en descendant à la station de métro Pigalle, je me suis dit : c’est ici. » Coup de foudre. « Il y a tout. Toutes les vies, toutes les cultures, toutes les sexualités. Pour un réalisateur, c’est passionnant. » Comment aborder le quartier ? En franchissant sa porte d’entré : la terrasse d’un café. Hervé Hadmar et son co-scénariste Marc Herpoux s’installent aux 30 —
abords de la place. Devant leurs yeux, le théâtre s’anime. Quand la lune apparaît, la vie du quartier rouge devient brûlante. C’est décidé, ce sera Pigalle la nuit. Point de départ : un petit appartement au cœur du quartier. Une immersion de six mois, à la recherche d’une histoire. Hervé et Marc sillonnent les rues, provoquent les rencontres, arpentent les zones d’ombre. Et petit à petit, leurs personnages se révèlent. Il y a cette femme toujours vêtue de rose. Dans la série, elle sera Alice. Il y a cette professionnelle du sexe qui inspire Fleure. Il y a surtout ce phare de Pigalle, dressé sur ses rues comme un totem : le Sexodrome. « Dès le départ, on a eu envie de faire de son patron l’un des personnages principaux. » Pour l’incarner, Hervé n’a qu’un seul nom : Simon Abkarian. Choix parfait, l’acteur est magnifique. Le réalisateur navigue sur le fil ténu entre fic-
tion et réalité. Fascinant numéro d’équilibri ste... Même dans les territoires reculés, on ne s’offusque pas de sa présence: « Les gens ont saisi notre sincérité. On ne juge pas. Ce que l’on raconte, c’est l’humanité de Pigalle. » Après l’immersion, vient le temps du tournage. Hervé plonge ses acteurs dans le flux sanguin, au milieu de la foule, en live, en vie. Au réel, il confronte un univers onirique, incarné par une boîte de nuit installée sur le terre-plein central du boulevard de Clichy. Un vaisseau lumineux tombé du ciel. Son nom : le Paradise... « Le cœur de la série, ce sont les passages entre le mythe et la réalité.
Pigalle, c’est un mythe rayonnant et une réalité très sombre. Nos personnages tentent de trouver le point d’équilibre. » Hervé Hadmar vise juste. Son Pigalle réinventé a un charme fou, même pour ceux qui l’arpentent depuis des années. Il grandit et touche l’universel. « Nous courrons tous après un mythe. La question est : comment le faire coexister avec notre réalité ? » Pigalle... Au bout de la nuit, la philosophie... Pigalle la nuit
Sortie du coffret DVD en janvier 2010 janvier 2010 |
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le Bon agenda agenda des manifestations culturelles musique
Du 10/01/10 au 31/01/10 Les Déménageurs
L’Elysée Montmartre 12/01/10 Stratovarius 16/01/10 Innovation in Paris 24/01/10 Cernunnos Pagan Festival La Cigale 20/01/10 Europe
Du 12/01/10 au 13/01/10 Delphine Volange Du 14/01/10 au 18/06/10 Uppercut 15/01/10 78 RPM Du 21/01/10 au 20/02/10 Imbert Imbert Du 26/01/10 au 27/01/10 Catherine Major
21/01/10 Pony Pony Run Run 23/01/10 Trio Esperança 28/01/10 Revolver La Boule Noire 12/01/10 Naïf 27/01/10 Féloche Les Trois Baudets 07/01/10 Le P’tit BaZaR
Centre Musical Barbara 08/01/10 Katia Goldmann et Lui 09/01/10 Lonah 14/01/10 Concert illustré 15/01/10 Kalash 29/01/10 Carte blanche Xango 30/01/10 Lavach’
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Le bon agenda Théâtre Le Trianon La princesse de Trebizonde Vendredi, Samedi : du 15/01/10 au 16/01/10 à 20:30 Dimanche : le 17/01/10 à 15:03
L’Étoile du Nord Faits d’Hiver - danses d’auteurs Du 12/01/10 au 13/01/10 Cailloux Du 19/01/10 au 23/01/10 Les castelets de fortune Du 26/01/10 au 30/01/10 Le Dernier Cri de Constantin Du 26/01/10 au 30/01/10 Théâtre Galabru Constance - Je suis une princesse bordel Jeudi, Vendredi, Samedi : jusqu’au 27/02/10 Lavoir Moderne Viol Du 25/11/09 au 19/12/09 à 20:30 Mamane malmène les mots Lundi : du 04/01/10 au 11/01/10 à 20:30 Ciné 13 Les Loupiottes de la ville Jusqu’au 30 mars
Fame Dimanche : du 22/01/10 au 21/02/10 à 15:30 Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi : du 22/01/10 au 21/02/10 à 20:30
Stereoptik Du 5/01 au 26/01 Qu’est ce qu’on attend jusqu’au 25/03
Théâtre de Dix Heures Cédric Chapuis - Une vie sur mesure Du 08/01/10 au 27/03/10 à 20:30 Anthony Joubert : Saison 1 Du 12/01/10 au 27/03/10 à 20:00
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les bonnes adresses
RÉGIE PUBLICITAIRE 06 27 96 75 82
1/ 1001 FE NêTR E S
13/ LE D OLL
71, rue Condorcet Tél: 01 45 33 03 86
102, bld de Clichy Tél: 01 82 09 47 42
2/ ANOU C HIK
14/ LE GAB IN
30, rue Durantin Tél: 01 42 58 44 83
25, rue Lambert Tél: 01 53 28 27 93
3/ C LUB MONTMARTROI S
15/ LE MARC Hé D E S GASTRONOM E S
50, rue Duhesme / 60, rue Ordener Tél: 01 42 52 50 50
9, place Pigalle Tél: 01 80 06 85 56
4/ B O DY MINUTE
16/ LE P ETIT PARI S I E N
196, rue de Championnet Tél: 01 42 26 53 43
28, rue de Tholozé Tél: 01 42 54 24 21
5/ CALL M E B UBB LE S
17/ LE S STU D IO S MONTMARTR E
54, rue Custine Tél: 06 48 27 14 76
www.paris-apartement-rent.com Tél: 01 42 59 43 05
6/ C OMPTOIR JOFFRIN
18/ NATAS HA FARINA
5, rue Lepic / 28, rue Hermel Tél: 01 42 64 90 45 – 01 46 06 40 25
33, rue Véron Tél: 09 50 99 33 30
7/ C RYSTAL OPTI CAL
19/ OPTI CAL S OIN
24, rue de la Goutte d’Or Tél: 01 42 52 36 30
68, rue Duhesme Tél: 01 42 55 56 39
8/ E C O S IUM LE BAZAR B IO
20/ R E STAURANT à LA GOUTTE D’OR
6, rue Custine Tél: 09 81 61 14 07
41, rue de la Goutte d’Or Tél: 01 42 64 99 16
9/ KOO DJO-VI
21/ L’OLYMPI C CAFé
60 rue Duhesme Tél: 01 42 55 88 47
20, rue Léon Tél: 01 42 52 29 93
10/ IMMOPOLI S
22/ LE S FON D US D E LA RAC LETTE
105, rue Caulaincourt Tél: 01 53 41 33 00
19, rue Joseph Dijon Tél: 01 42 58 34 22
11/ IN STITUT E VAS ION FOR M E N
23/ THéâTR E MONTMARTR E GALAB RU
4, rue Audran Tél: 01 42 62 30 42
4, rue de l’Armée d’Orient Tél: 01 42 23 15 85
12/ « LE SQ UAR E » D E MARCAD ET
24/ s h o p i
227, bis rue Marcadet Tél: 0153 11 08 41
8, rue Notre Dame de Lorette 7, rue des Martyrs
Le Bonbon est imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement, sur un site labellisé imprim-vert avec des encres végétales. Ne pas jeter sur la voie publique.
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