ELLE EST PAS BELLE LA VIE ?!
PARIS CENTRE
Juin 2022 - n° 134 - lebonbon.fr
Photographe : Thomas Reka Modèle : Sarah Sirel
Edito Confiseur
Jacques de la Chaise
Directrice Générale
Christine Turk
Directeur Artistique
Tom Gordon
Office Manager
Quentin Mercier
Assistante
Kova
Rédactrice en Chef
Rachel Thomas
Rédacteur en Chef Nuit
Lucas Javelle
Graphistes
Antoine Mercier Antoine Nicol Elise Turben
Secrétaire de Rédaction
Robert de la Chapelle
Rédacteur·ice·s
Morgane Espagnet Sarah Sirel Zoé Stène Lila Delafosse Lucille Bion
Stagiaires
Zephir Barouk Maria Sumalla Pauline Pinoy Carla Kulczak
Social Media Manager
Marilou Therre
Photographes
Thomas Reka
Directeur Commercial
Nicolas Delmatto
Directrices de Clientèle
Aude Gerlat
Éthan Haddad
Camille Garicoitz Chef de publicité junior
Renaud Deschamps
Chef·fe·s de Projets
Anouchka Broche Chloé Decombes Pierre de la Chaise Quentin Lafosse Adrian Monthour
Concepteur·ice-Rédacteur·ice
Gala Fernandez Raphaël Breuil
Chef des Ventes terrain
Benjamin Haddad
Culture et Partenariats
Frederic Benaim Charlotte Ellès
Commercial terrain
Antoine le Bris
Responsable Digital
Florian Yebga
Chefs de Projets Digital
Mathieu Oltra
Rédacteur en chef Vidéo
Thomas Meunier
Stagiaire Vidéo
Agathe Robino-Leray
Réalisateur/monteur
Evan Abramowicz
Cadreur/monteur
Tahys Adele
Directeur des ventes
Benjamin Haddad benjamin.h@lebonbon.fr 06 20 23 54 49 SAS Le Bonbon 15, rue du Delta – 9e SIRET 510 580 301 00040
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« Allo, vous êtes où ? - Bah toi t’es où ? On t’a perdu, on est entre le stand de merguez et le sosie raté de John Lennon… - Hein… quoi ? J’entends rien ! Y a trop de bruit ! - Mais c’est pas du bruit poto, c’est de la M-U-S-I-Q-U-E. » Je peux parier un bon paquet de bonbecs que vous aurez immanquablement ce genre de dialogue le soir du 21 juin. Parce que oui, le 21 juin, c’est notre sacro-sainte fête de la musique. Plus funky qu’un repas de famille à Noël, plus sportif qu’un jour de l’An, plus bordélique qu’un 14 juillet… la France va enfin pouvoir se retransformer en un immense concert de MJC. Alors il y a toujours un ou deux vieux grincheux snobinards pour se plaindre de la qualité musicale de l’évènement, mais nous on s’en fout : la proximité, la convivialité, la fiesta, on adore ça au Bonbon. Pour que cette soirée se passe sans fausse note, quelques bons conseils « bonbonesques » : 1) Soyez efficaces, et évitez de trainer avec un groupe trop nombreux (vous allez passer votre temps à vous perdre et à vous chercher, c’est du vécu). 2) Une bonne paire de baskets pour crapahuter (pas blanches, les baskets). 3) Une curiosité et une bonne humeur sans faille. Et enfin : 4) N’oubliez pas de poser un jour de congé le lendemain, histoire d’esquiver une matinée compliquée… Pleuvra ? Pleuvra pas ? Cette année, je vous parie un autre paquet de bonbecs que non. Et si je perds, envoyez vos réclamations à hello@lebonbon.fr. Bon mois de juin, mes sucres d’orge ! Mikado
LA 1ÈRE EXPÉRIENCE DE CINÉMA IMMERSIF EN FRANCE
Présente
À partir de
JUIN 2022
www.dreamfactory.fr @dreamfactoryfr Dream Factory
Terminator 2: Judgment Day © 2021 Studiocanal S.A.S. All Rights Reserved. Design: Flore Maquin
Tour Orion Montreuil (Croix de Chavaux)
Juin 2022
© Bojana Tartaska
Sommaire
la bonne adresse
Départ immédiat sur la route des épices !
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le bon festival
À la croisée du sport et de l’art
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la bonne cantine
Le goûter gourmand typique taiwanais
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le bon voyage
à l’aventure!
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la bonne expo
Un exceptionnel parcours de street art investit...
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le bon resto
Direction l’afterwork !
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la bonne étoile
Rêver de nature avec Jean-Benoît Dunckel
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La contraception masculine, c’est pour quand ?
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la bonne enquête 3
exposition du 10 au 21 juin 2022 42 Avenue des Gobelins 75013 Paris
du Mobilier national
bon timing
©ExperiensS-2022 - tous droits réservés
On plonge dans les univers immersifs du festival ManiFeste de l’Ircam Du 21 juin au 2 juillet, l’Ircam – la véritable fabrique des rêves sonores – est de retour pour un parcours onirique et inclassable. Pour cette nouvelle édition, la salle iconique l’Espro rouvre ses portes pour l’installation Polytopes. Avec sa bande sonore spatialisée, ses raies de lasers et ses réflexions dans des centaines de miroirs, ce spectacle promet d’en mettre plein les yeux. En tout, 24 rendez-vous et 36 créations sont à découvrir dans les plus belles salles parisiennes. Festival ManiFeste de l’Ircam Du 8 juin au 2 juillet 2022 Découvrez les différents évènements sur : manifeste.ircam.fr On se met au frais Parce que l’été approche et amène avec lui les premières grosses températures, on vous présente aujourd’hui les nouveaux stores de 1 001 fenêtres. Parfait pour transformer votre terrasse ou votre balcon en nouvelle pièce à vivre. Protégés du soleil, de la pluie et du regard extérieur, vous pouvez enfin profiter tranquillement des beaux jours. 1 001 fenêtres 71, rue Condorcet – 9e Tél : 01 45 33 03 86 1001fenetresparis.com
@ericdherouville_BTJardins,Jardin
On se promène à Jardins, Jardin Au cœur du jardin des Tuileries du jeudi 9 au dimanche 12 juin, Jardins, Jardin fête son grand retour pour une 17e édition. Au travers du thème “Les jardins extraordinaires”, on découvre des créations paysagères formant une oasis végétale. Une véritable expérience exotique pour se retrouver, échanger et même s’inspirer du design extérieur afin de repimper son balcon. Voilà que déambuler en plein centre de Paris prend une toute autre dimension. Jardins, Jardin Jardin des Tuileries Place de la Concorde – 1er Du jeudi 9 au dimanche 12 juin
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la bonne adresse
Communiqué
Départ immédiat sur la route des épices !
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Nichée au cœur du 2e, Spoon est une adresse délicieuse et mystérieuse. Ouverte par l’un des chefs les plus iconiques, elle réunit tous les gourmands de la capitale. Inspiré par ses voyages, Alain Ducasse nous embarque pour une épopée culinaire à la découverte des saveurs de l’Orient. Une expérience gustative décoiffante et parfumée. Logé au pied du palais Brongniart, Spoon, c’est l’établissement atypique d’Alain Ducasse. Imaginé comme un voyage sur la route des épices, plus qu’un restaurant, c’est une invitation à partir à l’aventure. Avec ses éclairages orangés et ses instruments de musique de l’Orient exposés dans la salle, peu importe le temps qu’il fait dehors, on se sent déjà loin de Paris. Le restaurant se dévoile sous différentes facettes : le midi d’abord pour les business lunch, les bureaux autour de la Bourse viennent s’évader le temps d’un déjeuner, puis, le soir en mode afterwork, c’est l’endroit pour boire un verre entre potes. DJ set, terrasse, cocktails… de quoi épicer sa soirée jusque tard. Enfin, le dimanche, Spoon passe en mode brunch, convivial et familial. Aux commandes, c’est le chef Hisanobu Shigeta qui devient notre guide. Le chef japonais valorise une cuisine ouverte sur le monde, avec des plats travaillés, de saison et aux origines multiples. Bye bye la cuisine traditionnelle, ici, on revisite et on marie chaque produit aux épices pour des plats parfumés et hauts en couleur. Les maîtresmots ? Partage et créativité !
On se laisse facilement tenter par le menu Spoon Taste, un must eat pour découvrir les incontournables du restaurant. Impossible de passer à côté du Pois Chiche Doha, léger et frais en bouche. Côté plat, le Quinoa Louxor, rond et crémeux, nous tape dans l’œil. On termine en beauté avec le Sago Alexandrie au tapioca, lait de soja, fleur d’oranger et dukkah. On accompagne le tout d’un cocktail ou bien d’un vin du monde, Arménie, Liban, Nouvelle-Zélande. Toutes les saveurs sont incroyablement délicates, les épices sont du côté de la finesse et de la douceur. Bien plus qu’un cadre et une cuisine d’exception, Spoon nous emporte pour partager ses trésors. Alors on pousse la porte, pour faire un aller simple sur la route des épices sans bouger de Paris. Spoon 25, place de la Bourse – 2e Du lundi au samedi de 12h à 14h et de 19h à 22h Brunch du dimanche de 12h à 14h et 14h à 16h DJ set du jeudi au samedi Retrouvez Spoon sur Instagram : @spoon_restaurant_paris Tél : 01 83 92 20 30
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le bon festival
Festival Jogging 2021 ©Le Marais Mood
À la croisée du sport et de l’art
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Au cœur de Paris dans le 3e, le Festival Jogging fait son grand retour. Avec une première édition en 2021, le festival réunit de nouveaux artistes et sportifs pour 5 jours de folie. Au programme : spectacles, expositions, cours de pratiques sportives et même une roller party ! De quoi explorer de manière unique et innovante le croisement du sport et de l’art.
Au Carreau du Temple, du 29 juin au 3 juillet 2022, on se lance à grandes foulées dans l’aventure du sport en entrelaçant la créativité, le dépassement de soi et la solidarité. Avec le soutien de l’Olympiade Culturelle de Paris 2024, sport et culture dialoguent et s’enrichissent. Au cœur de cette édition ? L’esprit d’équipe, l’inclusivité et le partage de moments intenses. On commence direction le cirque, avec le spectacle de jonglage De Cuyper vs. De Cuyper. Dans une ambiance digne d’un évènement sportif majeur, deux frères s’affrontent. Tiraillés entre le fairplay ou la triche, tout ce qui compte, c’est gagner. Ensuite, c’est l’heure de la mi-temps chez à Rebonds, une battle entre 4 équipes de danseurs et un ballon de basket en guise de partenaire de jeu. Pour terminer, on s’accorde un temps mort à la conférence performée d’Hortense Belhôte. L’arbitre demande un replay sur l’histoire du 20e siècle à travers l’histoire du football. Une perspective volontiers féministe, queer et libertaire. En tout, 8 spectacles sont à découvrir et 3 installations d’art contemporain. Pour la soirée, retour dans les 80’s ! On monte dans la DeLorean de Retour vers le Futur
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Tout au long du festival, on enfile notre meilleure paire de baskets pour profiter des cours tout public. La sélection du match ? Du pilates booty avec Julie Pujol Benoit, du cardio full body avec Lucille Woodward, de l’aerobic 80’s Vibes avec Julie Granger ou encore du kundalini yoga avec Lili Barbery… De quoi plaire aux adultes comme aux enfants avec des cours de capoeira et d’escrime. Alors, prêts à enfiler votre plus beau jogging ?
©Le-Marais-Mood
© Fernando Javier Urquijo
pour faire un tour à la Roller Dance Party ! Munis de patins 4 roues, on danse au rythme de la JB-Style. Une danse qui fait honneur aux origines afro-américaines de la culture roller dance. Sur la piste, des patineurs professionnels internationaux nous guident. Notamment un référant de la JB-Style, tout droit arrivé de Chicago ! Un véritable échange interculturel, mixte et intergénérationnel.
Festival Jogging 4, rue Engène Spuller – 3e Du 29 juin au 3 juillet 2022 Retrouvez plus d’infos sur : www.lecarreaudutemple.eu Instagram : @lecarreaudutemple Tel : 01 83 81 93 30
la bonne cantine
Le goûter gourmand typique taïwanais Qu’y a-t-il de meilleur qu’une petite douceur après une journée de dur labeur ? Pour les gourmands que nous sommes, rien ! Alors on file goûter au wheel cake de Ciao Roue, une mini-cantine taïwanaise où l’on s’enfile de petits pancakes asiatiques totalement addictifs. Une tuerie à déguster sur le chemin de la maison… De quoi faire naître une nouvelle passion ! C’est en se baladant dans le quartier d’Arts et Métiers que nous sommes tombés sur cette nouvelle adresse de la discrète rue de Montmorency. En pénétrant dans la petite échoppe taïwanaise, nous tombons nez à nez avec la souriante et avenante maîtresse des lieux. Jeune fille modèle dans sa famille traditionnelle, Ciao Wai nous confie avoir trouvé en France un sentiment de liberté qui lui a permis de réaliser son rêve : ouvrir sa boutique de wheel cakes. Derrière elle, de petits gâteaux en forme de roue sont en train de cuire. « Le wheel cake, c’est le pain au chocolat des Taïwanais. » Voilà comment Ciao décrit ces petites douceurs aux multiples garnitures, toutes aussi délicieuses les unes que les autres ; sésame noir ou match – pour ne citer qu’eux –, Ciao prépare la pâte et les garnitures tous les matins avec des produits frais… Pas étonnant que l’adresse ne désemplisse pas ! Notre coup de cœur ? Le mélange délicat du beurre fondu, du sucre et des saveurs grillées du sésame. En parallèle des goûts traditionnels tel que l’azuki – cette pâte sucrée de haricots rouges que l’on goûte dans les mochis –, on retrouve également des goûts réconfortants comme le mythique combo banane-choco ou l’affolante crème pâtissière. Observer Ciao étaler la pâte dans les petits moules est une véritable méditation, pour
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nous comme pour la maîtresse de maison ! « Faire des wheel cakes, c’est un vrai moment de bonheur pour moi. Ça me détend de faire cuire la pâte. » L’endroit, subtilement décoré de mobilier en bois, nous confère une zénitude quasi instantanée : « J’ai tout imaginé et construit moi-même, avec l’aide de quelques amis. Les objets viennent de Taichung, le quartier où j’ai grandi… » Côté boisson, le thé a soigneusement été sélectionné par un passionné qui se rend directement auprès de petits producteurs à Taïwan. Si vos papilles demandent à connaître les saveurs de l’enfance taïwanaise de Ciao, optez donc pour le oolong… Ça tombe bien, c’est notre préféré ! Ouvert depuis peu, ce joli salon de thé proposera bientôt des goûts encore plus surprenants, évoluant au fil des saisons. D’ailleurs, Ciao nous a chuchoté qu’elle comptait bien laisser exploser sa créativité et nous réserve plein de surprises gourmandes pour l’été… Ciao Roue 3, rue de Montmorency – 3e Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 19h
la bonne escale
Direction les Îles de Guadeloupe Pour une fois, on s’exporte du bitume parisien pour rêvasser sur les plages de sable blanc aux eaux turquoises. À la recherche de votre prochaine destination voyage ? Pour nous, c’est tout trouvé. Direction les 5 Îles de Guadeloupe : Basse-Terre, Grande-Terre, La Désirade, Les Saintes et Marie-Galante. Les Saintes pour se couper du monde. Basse-Terre pour s’aventurer à travers la forêt tropicale et les cascades naturelles. Grande-Terre pour se prélasser sur les plages à l’ombre des cocotiers. Marie-Galante pour observer la ponte des tortues. La Désirade pour se retirer et méditer… Chaque île est un monde que l’on découvre sous le soleil caribéen et les odeurs de cuisine alléchantes. Où que l’on soit, les petits producteurs de l’archipel nous proposent de bons produits gorgés de soleil et d’épices. Pour les meilleurs accras de morue, incontournable de la cuisine créole, on se dirige Chez Lelette, sur la plage de Deshaies. Et il faut bien dire qu’au cœur des Caraïbes, le poisson est roi. Au restaurant Ti Kaz’ La, on se délecte de gravlax, de brandade ou de ravioles de langouste au rythme des vagues, le tout préparé par le maître restaurateur Philippe Dade. Des fruits et
légumes savoureux, du poisson frais à tout va… On fait le plein de vitamines. Finalement, la gastronomie guadeloupéenne nous plonge dans une palette de saveurs sans pareil, et nous invite au cœur des marchés colorés et des bons restaurants à l’ambiance chaleureuse. Si vous prévoyez votre heureux voyage cet été, on ne passe pas à côté de la Fête des cuisinières samedi 13 août à Pointeà-Pitre. Le meilleur moment pour découvrir et goûter les spécialités antillaises, admirer les tenues traditionnelles – le tout avec de la bonne musique ! Et même si les vacances ont toujours une fin, on n’oublie pas d’emporter dans sa valise de la vanille, du café, de la confiture et une bouteille de rhum pour se replonger dans notre voyage ensoleillé. • M.S Paris – Pointe-à-Pitre en moins de 9 heures. Plus d’infos sur : lesilesdeguadeloupe.com
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Conception graphique : Studioburo Photo : © Inka et Niclas Lindergård - Dorothée Nilsson Gallery
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le bon voyage
À l’aventure! Si, à l’arrivée des beaux jours, tu n’as plus qu’une idée, celle de partir à l’aventure, nous avons peut-être bien déniché le bon plan de tes rêves. Imagine un peu pouvoir louer ton van, clés en main, où tu veux et quand tu veux, prêt à avaler l’asphalte et t’échapper en pleine nature. Besoin d’un shot d’air frais et de partir à l’aventure ? Lâche ton ordi et ton bureau, on a ce qu’il te faut pour une déconnexion comme on n’en fait plus. Si la vanlife a fait quelques adeptes depuis plusieurs années, c’est bien parce que c’est le moyen le plus pratique pour s’échapper hors de la capitale le temps d’un week-end, d’une semaine… ou plus. Et parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir la vanlife, la plateforme roadsurfer permet de louer en direct un van aménagé offrant suffisamment d’espace pour embarquer petits et grands pour de belles expéditions.
Le principe ? On choisit ses dates et l’agence roadsurfer la plus proche de chez soi, partout en Europe, et il n’y a plus qu’à opter pour son van aménagé préféré ! Cuisine intégrée, 4 ou 5 places, toit relevable, lit en hauteur et même une option pour embarquer son toutou, tout y est pour plaire au plus grand nombre. Après ça, le monde nous appartient et on n’a plus que l’embarras du choix pour s’évader : plutôt mer, campagne ou montagne ?
© Frankreich_Hossegor5_Linsyas_TravelHome_Sep20
Pour aller plus loin, l’application « roadsurfer spots » propose – pour ses locataires comme pour n’importe quel voyageur avec son propre van, fourgon, camping-car ou même sa tente – une carte interactive des meilleurs spots où s’installer pour la nuit (exclusivement des emplacements de camping privé loués par des particuliers), avec la possibilité de les réserver directement. Au total, ce sont plus de 1 250 spots à travers l’Europe, dont 250 en France, à découvrir. Une nuit au milieu des plus belles vignes du pays, au cœur d’une ferme dans les champs, à la plage bercés par le bruit des vagues ou bien dans la forêt… On ne sait pas pour vous, mais on partirait bien en week-end aujourd’hui. Comment ça, on n’est que mardi ? • S.S roadsurfer / roadsurfer spots App www.roadsurfer.com Van aménagé dès 65€/nuit
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la bonne expo
Un incroyable parcours de street art à découvrir dans le Marais et au Mémorial de la Shoah
Suite à la découverte du jeune visage de Simone Veil réalisé par l’artiste urbain en 2019 sur l’une des boîtes aux lettres jaunes de la Poste, le Mémorial de la Shoah lui rend hommage en invitant C215 à dessiner une série de portrait d’enfants juifs dont la vie a basculé du jour au lendemain. Christian Guémy s’inspirera des photographies de Serge Klarsfeld – qui a longtemps retracé et restitué les histoires des déportés – pour éclairer à nouveau le visage de ces enfants à travers ses graphes bicolores bleus et blancs. L’artiste parisien nous invite donc, dès cet été, à replonger dans la vie de ces enfants tout au long d’un parcours urbain sillonnant le 4e. Carte en main, on découvre les œuvres au gré des différentes boites aux lettres du quartier. Une déambulation permettant par la même occasion de retracer les lieux qui ont marqué leur quotidien : de l’Île Saint-Louis où ils vivaient, à la rue Beautreillis où ils allaient à l’école en passant par les rues hospitalières Saint-Gervais et des Tournelles, où ils ont été brutalement arrachés.
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©C215
À chaque nouvelle exposition, le Mémorial de la Shoah nous invite au travers de l’art à découvrir les évènements marquants de la Seconde Guerre mondiale sous un nouveau prisme. Du 16 juin au 1er décembre 2022, le street artiste Christian Guémy – alias C215 – rendra hommage aux victimes de l’Holocauste à travers une série de 14 portraits d’enfants juifs. 11 400 enfants Portraits par C215, des œuvres touchantes à aller admirer de toute urgence !
À la fin de ce voyage dans le temps rythmé par les 14 portraits d’enfants, le Mémorial de la Shoah nous invite à découvrir leurs textes biographiques. On retrouvera également les pochoirs à la base des créations du street artiste, ainsi qu’une vidéo de présentation de cet art urbain. Un travail engagé, pour lequel vous pourrez féliciter l’artiste lors de l’inauguration de l’exposition du dimanche 19 juin à 16h. Mémorial de la Shoah 17, rue Geoffroy l’Asnier – 4e Du 16 juin au 1er décembre 2022 Site : billetterie.memorialdelashoah.org
le bon concert
3 raisons de ne pas manquer Fnac Live Paris
Parce qu’il met tout le monde d’accord Chaque année, plus de 100 000 spectateurs se bousculent au Fnac Live Paris et font trembler les pavés de la place de l’Hôtel de Ville de la rue de Rivoli. Quiconque y a ses habitudes sait de quoi on parle : ici, que l’on vienne en bande d’amis ou en solo, on a toujours la certitude d’en croiser d’autres au hasard de la foule, et on a déjà hâte de découvrir les rencontres et les aventures qui nous y attendent. Pour le spot incontournable A-t-on réellement besoin de vous faire un dessin ? L’immense parvis, au cœur de la capitale, brille de mille feux sous la chaleur de
©SarahBastin
Tout Parisien qui se respecte sait que le retour des beaux jours va de pair avec le festival Fnac Live Paris. C’est simple : chacun d’entre nous a un souvenir, une anecdote et une affection particulière pour ce rendez vous annuel qui s’installe sur le parvis de l’Hôtel de Ville et dans ses salons avec toujours une prog’ fort léchée, bras levés, sourires jusqu’aux oreilles et soleil au zénith. Rendezvous du 29 juin au 1er juillet.
l’été, et c’est ici que la plus grande des deux scènes s’installe pour accueillir une tripotée de concerts. Comprendre : la crème de la crème de la scène francophone qui se succède pendant 3 jours, tandis que le soleil se reflète dans les immeubles environnants, faisant étinceler les statues de la façade de l’Hôtel de Ville. Les spectateurs de la seconde scène ne sont pas en reste, puisque c’est au cœur dudit hôtel, dans les incroyables salons avec lustres, dorures et déco d’époque, qu’a lieu la suite des concerts, comme suspendus dans le temps.
©Chritsophe Crenel
Pour sa programmation aux petits oignons Le festival nous a habitués à une programmation de haut vol, réunissant têtes d’affiche, artistes confirmés ou plus émergents, et toujours des coups de cœur assurés. L’édition 2022 ne déroge pas à la règle avec la grande Jane Birkin, le surprenant Jacques, mais aussi le duo stéphanois Terrenoire, Thylacine, Jazzy Bazz, Aloïse Sauvage, l’étoile montante Pierre de Maere, L’Impératrice, jusqu’au DJ set (tenez-vous bien) de Bob Sinclar B2B Pedro Winter. • S.S Festival Fnac Live Paris Du 29 juin au 1er juillet 2022 Parvis de l’Hôtel de Ville – 4e
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le bon resto
Communiqué
Direction l’afterwork !
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Ça y est, nous déclarons la saison des terrasses définitivement ouverte ! Et oui, les oiseaux chantent, les températures grimpent, les journées sont de plus en plus longues et les nuits de plus en plus courtes. Si, comme nous, vous êtes des aficionados de l’apéro, on a le spot qu’il vous faut : B(i)ANCO ! charcuteries, légumes grillés… tout est de qualité et délicieusement préparé. Le petit plus ? La planche arrive posée sur un plateau en hauteur. Un élément très bien pensé pour les tables rondes des terrasses trop étriquées.
© Marie Ginet pour le groupe Ancora
Vous nous connaissez par cœur, on adore partager nos bons plans, alors on vous révèle le plus grand secret de ce haut-lieu de l’apéro : le panier de frites à la truffe et au parmesan qui n’apparaît pas sur la carte, mais qu’il suffit de chuchoter à l’oreille du serveur pour avoir la chance de s’en délecter. Juste un petit conseil, faites bien attention aux jaloux autour de vous… vous risqueriez de devoir partager !
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
C’est dans la rue piétonne de Montorgueil, il y a 15 ans, est né l’un des établissements les plus iconiques du quartier. Sa recette ? Des pizzas délicieuses et des planches à partager en plein cœur de Paris. L’endroit idéal pour un afterwork entre amis. De sa devanture noire, et sa terrasse typiquement parisienne, se dégage une ambiance lounge 70’s. Ici, on rit, on mange, on boit et il faut dire que l’ambiance survoltée de Bianco attire autant les habitués que les petits nouveaux…Pas étonnant lorsqu’on connaît Marco le directeur. Adoré de tous les clients, Bianco sans Marco, c’est comme Paris sans la Tour Eiffel. Ce dont il est le plus fier ? Son énorme four à pizza traditionnel pour des vraies pizzas à l’italienne ! Nous voilà installés sur la terrasse blindée, un cocktail rafraîchissant à la main. On craque pour le must eat, le duo ou trio Bianco ; fromages,
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Comme d’habitude, l’odeur de la truffe attire tous les voisins. On discute autour de ce plat mystérieux, on partage et on rapproche les tables. L’ambiance de la soirée est à son apogée, impossible de quitter l’endroit : c’est décidé, on ne s’arrêtera pas là ! De deux, on passe à 8, il n’y a pas que les tables qui se lient, mais également l’appétit. Pâtes au duo de saumon et pizza Quattro fromaggi, on pioche dans les plats. En accompagnement, on passe au bon vino italien. On termine en gourmandise avec le trio de tiramisu : framboise, mangue et Nutella, pour régaler nos papilles. Avec une fermeture à 2h du mat’, la soirée ne se termine pas là ! Pour les fanas du brunch, on revient au matin pour déguster des plats sucrés et salés et profiter d’un dimanche ensoleillé. Bianco 60, rue Montorgueil – 2e Tous les jours de 7h à 2h Retrouvez Bianco sur Instagram : @bianco.paris Tél : 01 40 39 00 00
©VSonnier
la bonne étoile
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Texte : Sarah Sirel
Il a été la moitié du groupe Air pendant 20 ans. Aujourd’hui, il trace sa route en solitaire. Carbon, le deuxième album solo de Jean-Benoît Dunckel à paraitre le 24 juin, reconsidère les premières amours du compositeur et spécialiste des sciences physiques : l’intérêt pour la matière pure – ici le carbone – omniprésent dans la société et dans la composition de l’homme et de la nature. Plus que jamais, il aborde des flashs, compose comme il rêve, revient aux fondamentaux et offre ce qu’il fait de mieux. Il nous accueille au mythique Studio Atlas, ex-studio d’Air, dont les murs arborent fièrement les reliques du passé, entre synthés vintage et disques d’or ou d’argent.
Rêve de nature avec Jean-Benoît Dunckel Tu es un éternel rêveur Jean-Benoît ? Comme tout le monde, oui, j’ai des rêves qui sont parfois inavouables. Même à mon âge, à ma mid-life, j’ai plein de rêves, parfois pas seulement pour moi mais aussi pour les gens qui m’entourent, la société, ma famille… Je ne regrette pas forcément ma jeunesse ; c’est vrai que quand je regarde les disques d’il y a 30 ans, je regrette un peu ma tête, mais musicalement, c’est tellement génial d’évoluer. Ça ouvre tellement de possibilités artistiques géniales que j’ai envie de vivre maintenant. Tu me racontes l’histoire de Carbon ? Je suis quelqu’un qui applique le darwinisme musical, c’est-à-dire que je fais plein de morceaux et, à la fin, j’en sélectionne qui sont dans un univers ou une volonté
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commune, un thème de maintenant qui m’obsède, une question non résolue que je me pose sans arrêt sans la connaître. Quand ils rentrent dans ce thème-là je les regroupe dans un album. Cette fois-ci, l’album s’appelle Carbon, alors j’ai sélectionné les morceaux qui se complétaient et qui allaient avec le thème du disque. Faire un disque qui aborde le rapport entre l’homme et la matière, c’est une manière pour toi de lier tes deux passions, la musique et la science ? Oui, la science est importante car omniprésente : à travers la science, il y a la nature. Et le rapport qu’on a avec la nature, c’est la vraie vie. La vraie vie, ce n’est pas Instagram, ce ne sont pas les emails, ce n’est même pas notre vie intérieure, c’est
la bonne étoile la vie physique de la nature. Nous vivons l’histoire humaine, on remplit nos journées et on lit des journaux, mais il y a plein d’autres histoires comme celles de la planète Terre, des animaux, de l’évolution du taux de carbone dans l’atmosphère… Carbon, c’est une vision développée et interdimensionnelle de ça. C’est très positif, finalement, de se dire que l’énergie est tout autour de nous et qu’il faut sortir de sa vie, de ses problèmes, de son physique, et être ouvert à d’autres problématiques et contacts physiques. C’est un album écolo en fait ! C’est vrai que le carbone est l’élément à la mode, puisqu’on essaie de décarboner notre économie – et c’est mal parti à mon avis. Parfois, je me situe entre collapsologie et solastalgie. Mais finalement, tout ça, c’est la lutte de l’intelligence contre la bêtise. Une bêtise qu’on a en nous aussi, car même en étant un minimum écolo, on fait des gestes stupides qui nous apportent des problèmes sans nous en rendre compte, on est dans un processus, un manque d’éveil.
Carbon, c’est parce que le disque est un diamant brut ? On est nous-même un diamant, car le carbone qui se cristallise sous une certaine forme peut en devenir un, et à l’intérieur de nous, il y a plein de carbone et d’hydrogène. Il y a même des gens qui transforment leurs ancêtres en petits bijoux en les carbonisant ! On est des Legos, notre corps est fait de molécules et d’atomes, et ils sont tous enchevêtrés les uns avec les autres. Donc finalement, notre corps, ce n’est rien. Ce qui nous différencie, c’est l’âme, c’est ce qui ne disparaît pas, et cette âme se met dans la musique – et c’est ça qui est beau. La musique est faite d’accords et de notes qui sont dans la nature, tout le monde a les mêmes, mais c’est l’enchevêtrement très caractéristique et spécifique qui crée l’émotion qu’on ressent d’une chanson. Le carbone en fait, c’est ça. Quand une musique te touche, c’est l’âme de la personne qui l’a faite qui te touche. Ton album est très visuel, il fait jaillir des formes organiques, presque comme de la biologie, ce qu’on verrait à travers un microscope. C’est quelque chose que tu as en tête quand tu composes ? Le visuel n’est pas la source première, c’est surtout l’aspect sensuel. Je pense que la musique, c’est ultra sensuel, ultra corporel, ultra physique. Ça va de la caresse à des choses plus accentuées. Quand tu fais de la musique, tu envoies de la sensualité, c’est la raison première de la musique : de l’énergie sexuelle.
©Bojana Tartaska
Les projets Été 85 et plus récemment Les 7 vies de Léa dont tu as réalisé les BO ont ce point commun de prendre place dans les années 80 et 90. Tu es resté bloqué dans cette période ? Peut-être que je suis bloqué dans cette période, et peut-être que c’est aussi le cas des gens qui me demandent ! Mais je pense qu’avec Carbon, je me suis échappé de ce carcan de “musique d’avant”. Je suis obsédé
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« La raison première de la musique, c’est d’envoyer de la sensualité. » par la modernité, ça se traduit à chaque étape : dans l’écriture, la musique, il faut que ça ne ressemble pas à quelque chose qui existe déjà et qu’il y ait un petit twist, une petite fraîcheur qui fait que c’est nouveau. Qu’est-ce qui change dans le travail de composition pour le cinéma ? Tout. Tu fais de la musique avec le réalisateur, qui est ton binôme et qui prend les décisions. C’est l’image et le cinéma le plus important, la musique est un catalyseur, une voix off, une émotion qui doit coller à l’image. Il faut que ça sublime ou oriente les images pour provoquer une émotion particulière et ça n’existe que dans ce cas précis. C’est aussi apprendre à se mettre en retrait pour ne pas prendre le pas sur l’image. Ça incite à se lâcher sur ses projets solo alors, comme quand tu décides d’aborder les crackheads de Jaurès dans “Zombie Park” ? À fond. Une chanson, c’est un commentaire de la vie, un flash. Ça peut n’être que 2 secondes d’émotion, tu peux faire une chanson sur une caresse par exemple, si elle t’a fait décoller dans un univers particulier qui te donne suffisamment pour en faire une chanson. La chanson est même déjà écrite, il suffit de quelques mots dans le chorus, puis un couplet qui l’orne, et c’est juste un flash. Je vais souvent à Jaurès, et je vois les zombies errants qui t’abordent, certains ont l’air vraiment sympa et simplement désolés, ils sont prisonniers du cercle. Cette chanson raconte cette déconnexion entre eux et moi.
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Tu vis comment cet abandon de la recherche du tube pop ? Tu as l’impression de t’être libéré d’un certain carcan ? Je le vis comme un soulagement. On sait tous que pour faire quelque chose qui marche, il ne faut pas y penser. Ce n’est pas toi qui fait un tube, ce sont les gens qui le choisissent. Je trouve que, dans ce qui marche, il y a une vibration de “pas fait exprès”, quelque chose d’involontaire, une fraîcheur. Je me sens complètement éloigné du monde des Kendrick Lamar et autres gros streamers. Si je prends l’exemple d’Air, il y a plein de morceaux qui marchent et qui sont ultra bizarres. “Playground Love” par exemple, qui est un slow : quand c’est sorti en Angleterre, aucune radio n’en voulait. “Alone in Kyoto” aussi a été prise pour une pub Samsung mondiale, et est hyper connu maintenant, mais tu as vu le morceau ? Il n’y a pas de rythme, pas de voix, il est instrumental, très spooky… Qui aurait imaginé qu’il puisse marcher ? Passer d’un travail de composition en duo à tout seul, c’est faire moins de compromis ? Oui, ça aide aussi à être sûr de soi, car ça crée de la personnalité, tu dois apprendre à mettre des choses à la poubelle pour ne garder que ce qui est éblouissant. C’est aussi une quête personnelle, parce que faire de la musique à plusieurs donne des choses formidables, mais tout seul, ça demande plus de travail et on est plus indépendant. Mais je n’estime pas être seul, puisqu’il y a le studio et tous les synthés, et leur âme est dedans, il y a aussi l’histoire de la musique, il y a Prokofiev, Beethoven, Maurice Ravel et tous les disques que j’ai écoutés, qui sont dans ma tête et qui m’accompagnent. Jouer en groupe, c’est être plus puissant, mais comme on dit : « Une personne puissante est quelqu’un qui est conscient de ses faiblesses. » Carbon / Prototyp Recording De Jean-Benoît Dunckel Sortie le 24 juin 2022
©Reproductive Health Supplies Coalition
la bonne enquête
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Texte : Sarah Sirel
Vasectomie, slip chauffant, pilule masculine… Autant de mots compliqués il y a encore quelques années. Mais voilà, les temps changent, le partage de la contraception commence à occuper les conversations, et la contraception masculine n’a jamais reçu autant d’intérêt. Les méthodes existantes en restent à leurs balbutiements ; la faute à un manque d’investissement dans la recherche, des tabous qui peinent à se briser et des traditions patriarcales françaises bien en place.
La contraception masculine, c’est pour quand ? « C‘était juste une petite opération, ça a duré 10 minutes à tout casser, c’était en ambulatoire, et maintenant on est tranquille. Je ne pourrais pas regretter, c’était la meilleure solution pour nous parce qu’on ne veut pas d’enfant et ça nous change la vie. » Depuis qu’il a eu recours à la vasectomie, Louis a l’esprit tranquille et sa copine a arrêté la pilule. « Ma copine a eu des débuts de cancer de col de l’utérus l’année dernière, donc la pilule n’était pas idéale pour elle, alors il était temps que je prenne la charge sur mes épaules, que je prenne mes responsabilités. C’est moi qui y ai pensé en premier, parce que je la voyais se faire opérer et en souffrir, et il n’y a pas de raison pour que ce soit elle qui porte toute la lourdeur de la contraception sur ses épaules. Concrètement, je suis allé chez le médecin, lui voulait que je sois sûr de moi et que je réfléchisse, alors il m’a demandé de revenir 3 ou 4 mois plus tard et je suis revenu. Mais moi, ça faisait des années que
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je savais que je ne voudrais jamais d’enfant. » Louis fait partie de l’unique pour cent d’hommes ayant choisi la vasectomie comme moyen de contraception en France. Une espèce rare dans un pays qui peine à répartir la responsabilité dans un couple. Alors que, depuis le 1er janvier 2022, certains moyens de contraception féminine sont gratuits pour les femmes de 18 à 25 ans, chez les hommes, c’est à peine si on est informés ou en capacité de choisir. Pire : selon les chiffres de l’Ined publiés en 2017, seulement 15% des hommes en France se sentiraient concernés par la contraception masculine. « Il y a une multitude de fabricants de pilules et de stérilets pour femmes, mais pour les hommes, on attend toujours », continue Louis. Et si la pilule est en stand-by depuis longtemps (les essais des chercheurs entraîneraient trop d’effets secondaires), d’autres alternatives de
la bonne enquête contraception masculine existent et peinent à se faire accepter. La première d’entre elles – la plus accessible – reste la contraception mécanique ou port du préservatif, mais il existe aussi la contraception hormonale avec des injections hebdomadaires de testostérone (dont l’utilisation est déconseillée au-delà de 18 mois consécutifs par l’OMS), la contraception thermique avec le slip chauffant, anneau thermique ou androswitch, et enfin la contraception chirurgicale ou vasectomie. Avec chacune, comme dans le cas de la contraception féminine, ses avantages et inconvénients : le slip chauffant, dont l’augmentation de température permet d’arrêter la production des spermatozoïdes par les testicules, n’agit ni sur la libido, ni sur les érections et il est réversible, mais il doit être porté 15h par jour et est efficace au bout de 3 mois. Pour revenir en arrière, il suffit d’arrêter de le porter et la production des spermatozoïdes reprend progressivement jusqu’à redevenir habituelle en 3 mois à nouveau. Quand à la vasectomie, ou ligature des canaux déférents, elle n’est qu’à moitié réversible : officiellement permanente, l’homme a une chance sur deux pour que l’opération inverse fonctionne. Des méthodes qui restent, pour la plupart, méconnues et peu utilisées. La faute à un manque d’information ? « À aucun moement on nous présente la situation », analyse Hugo, 25 ans, qui, après discussion avec sa copine, a décidé de s’en tenir aux préservatifs pour qu’elle n’ait pas à repasser par la case pilule. « ça avait trop d’effets négatifs sur elle, sur son moral comme sur la manière dont elle se perçoit, alors on a choisi le préservatif car c’est plus agréable pour elle de ne pas être tributaire de ça », continue celui qui assiste, chez ses amies, à des problèmes comme les dérèglements hormonaux, la chute de moral, l’acné, la prise de poids, le risque de dépression… « Je pense qu’il faut trouver et développer des alternatives qui n’aient pas autant d’effets secondaires, ni sur nous ni sur les femmes. » Une discussion de la répartition de la contraception dans le couple de plus en
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« C’était une question de me dire : “Pourquoi pas moi ?” par rapport à la charge contraceptive. C’est un acte militant. » plus démocratisée. Nombre sont les personnes menstruées refusant les hormones de synthèse, et rapidement la question se pose de savoir qui est responsable de la contraception. Pour Louis, le problème est sociétal. « Le monde dans lequel on vit fait qu’en tant que homme, tu ne te poses pas la question. C’est toujours le même schéma patriarcal, quand tu es une fille et que tu as une quinzaine d’années tu commences à prendre la pilule, peu importe les effets secondaires. Il faudrait que l’état d’esprit change, peut-être que dans 50 ans, on aura une espèce d’égalité de la contraception… » L’anneau thermique, qui existe depuis plus de 30 ans en France, c’est la méthode choisie par Guillaume, 33 ans. Il n’est pas en couple, mais veut « faire sa part » et milite pour la démocratisation de la contraception masculine. « C’était une question de me dire “Pourquoi pas moi ?” par rapport à la charge contraceptive. C’est un acte militant, avoir un enfant doit être une décision volontaire. Pour moi, chacun doit être contracepté, quel que soit son statut amoureux. J’ai connu des amis qui ont eu des IVG récemment, c’est un véritable trauma. » S’il porte l’anneau thermique depuis un mois et demi après avoir eu le déclic l’année dernière, il n’est pas encore contracepté et
réalise des spermogrammes régulièrement pour contrôler son taux de fertilité. Et il l’assure, on est loin de l’inconfort avancé par les détracteurs de l’invention. « Il y a un temps d’adaptation, parce que ce n’est pas une posture forcément très agréable au début, puis au bout de 15 jours tu t’y habitues, tu ne le sens plus et tu l’oublies totalement au quotidien. Ça n’est qu’un anneau en silicone, tu le mets le matin en te brossant les dents et tu le retires le soir quand tu prends ta douche, c’est comme une forme d’hygiène à avoir. En plus c’est économique : ça coûte une petite quarantaine d’euros et tu le gardes un an ou deux. Le seul inconvénient, c’est quand tu sors de ton quotidien en faisant la teuf ou en étant dans une situation dans laquelle tu n’es pas à l’aise pour le porter comme quand tu fais du sport. C’est une nouvelle contrainte horaire à intégrer. » Mais la responsabilité partagée a-t-elle ses limites ? « Je suis évidemment pour la contraception masculine, il y en a marre de
devoir porter la charge seule, prendre la pilule ou insister auprès d’un mec pour qu’il mette une capote alors qu’il me supplie de faire sans, avoue Justine, 29 ans. Mais la question soulève un autre problème : est-ce que je fais assez confiance aux mecs pour endosser cette responsabilité, sachant que s’ils oublient la pilule un jour, c’est sur moi que ça retombe ? La réponse est non. Il y a trop d’hommes pas réglo, pas impliqués, qui se sentent peu concernés par la question… J’aurais trop peur de m’en remettre à quelqu’un de pas assez assidu. À la fin, c’est moi qui prends le risque d’avorter. » Si les pratiques existantes restent taboues ou pas assez abouties, on peut se demander combien d’années faudra-t-il encore attendre avant que la contraception masculine se développe. Chez les chercheurs, ça n’a jamais l’air d’être une priorité, mais certains luttent quotidiennement pour une meilleure visibilité des différentes méthodes de contraception existantes aujourd’hui. C’est le cas de l’asso Garçon, qui donne accès à une information rigoureuse, basée sur les connaissances scientifiques les plus récentes, envisage la contraception masculine comme un outil pour déconstruire le viriarcat, et incite à la responsabilisation des hommes.
Pour aller plus loin :
©Simone Van-der Koelen
- L’asso Garçon, qui aide à la vulgarisation des différentes méthodes de contraception existantes - La contraception masculine par Roger Mieusset et Jean-Claude Soufir, Springer Paris, 2012 - Contraception : A Concise History par Donna J. Drucker, MIT Press Essential Knowledge Series, 2020
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Bélier C’est l’été, et j’ai bien envie d’être gentil et généreux avec tout le monde. Sauf qu’à l’heure où j’écris ces lignes, il fait 12°C dehors et je tremble devant ma boule de cristal. Et les étoiles n’ont nullement l’intention de m’aider dans ma valeureuse quête. Néanmoins, c’est votre jour de chance, puisque votre route astrale vous mène tout droit vers un mois paisible et reposant. Oui, vous pouvez vous la péter, vous l’avez mérité.
C’est. Votre. Moment. Profitez-en, ça ne dure qu’un petit mois – heureusement – et ça vous donne des excuses pour vous comporter de manière totalement libre et incompréhensible. Une période au sommet qui commence sur les chapeaux de roue, avec Mercure en rétrograde. Non, ça ne veut rien dire, mais pour beaucoup de personnes crédules, ça permet d’excuser tous les comportements insupportables. Alors faites comme elleux, vous verrez.
Lion Oh wow ! Que vous êtes flamboyant·e ces derniers temps… vous rayonnez comme ja-ja. Attention tout de même à ne pas trop en faire : vos charmantes histoires de proctologie vous dirigent tout droit vers ce qu’on appelle le point de non-retour. L’humour est votre meilleure arme, mais risque de se transformer en bombe qui va vous péter au visage. Hein ? « Péter un coup… » quoi ?! Non mais bordel, qu’est-ce qu’on vient de dire ?!
Cancer Taureau Qu’est-ce qui a 2 cornes, une queue, des yeux d’un noir profond et une élégance à rendre jaloux le plus grand des sapeurs ? Raté, la réponse, c’était le diable, confortablement installé sur la route qui mène tout droit à votre enfer personnel. Ce mois-ci, c’est tout feu tout flamme, aller simple pour la sheitanerie, avec sa recette infaillible pour bien vivre : faire la teuf, ne pas dormir, aller bosser, recommencer. Vivement les vacances.
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Vous êtes sur un régime alimentaire particulier ces derniers temps… je ne saurais vous conseiller que d’éviter la nourriture asiatique, souvent servie en trop petite quantité – on reste un peu sur sa faim. Évitez également les bars mondains de fin de soirée, vous pourriez vous attirer la foudre de votre entourage. Enfin, évitez-vous vousmêmes, sinon vous finirez par vous rendre compte que vous n’êtes pas de bonne fréquentation.
Vierge J’ai eu vent de votre petit “souci” de santé… Ça arrive même aux meilleur·e·s, vous savez. Pas plus tard qu’il y a quelques mois, je faisais moimême des pieds et des mains pour me débarrasser de cette gêne constante. Comment j’ai réussi ? J’ai un secret, que je ne peux partager ici, sous peine d’être rayé de l’ordre des médecins. Mais tout est une question de crever l’abcès avant qu’il ne soit trop tard. Ah bah oui, ça coule de source…
Juin 2022 Balance J’ai l’impression que votre bonheur du moment, c’est un bout de pain, du cream cheese et des légumes marinés, le tout préparé de façon maladroite et vendu trop cher par votre spot du coin. La vie ne se résume pas à un sandwich, et le bonheur n’est pas que dans les choses simples. Alors arrêtez de bougonner, et profitez de la joie de voir vos collègues au quotidien pour vous ramener à la réalité et vous redonner votre sourire d’antan.
Scorpion Vous êtes un peu trop discrets ces derniers temps, à tel point qu’il faut fouiller sous un rocher pour vous trouver. Surtout quand on a besoin de vous. Alors certes, vous profitez d’un repos bien mérité, mais ce mois-ci ne sera clairement pas au diapason de votre rythme quotidien. Vous allez vous essouffler, et ce n’est pas bon pour vos petits poumons. Un seul conseil : réveillez-vous plus tôt le matin et dormez plus tard le soir.
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Verseau
Sagittaire Vous êtes en bombe. Les mots sont durs à trouver tant votre ligne astrale m’éblouit, comme la route arc-en-ciel dans Mario Kart. Alors je cherche la carapace bleue qui saura vous faire redescendre de votre nuage… et la voici : moi. Parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous casser votre délire. Aujourd’hui, j’en profite, mais demain… ça sera quelqu’un d’autre. Et, là, ça sera triste. Moralité ? J’ai plus de place pour l’écrire.
Capricorne Une chose est sûre : c’est le mois des grandes victoires pour vous. Je lis dans ma boule de cristal que vous allez arriver au bout de vos peines, et qu’elles seront largement récompensées. Mashallah, comme disent les jeunes… mais ne vous réjouissez pas trop (tôt). Dans la vie, il y a un équilibre, et si vous avez joué tous vos jokers, la balance va finir par repencher dans l’autre sens. Et je vous dis pas le bordel que ça va être…
Vous en avez marre de tout le temps vous répéter ? Vous avez l’impression que votre vie se résume au film Un jour sans fin ? Vous ruminez dans votre coin parce que les choses ne se déroulent pas comme vous le voulez ? Il n’y a qu’une chose à faire : l’accepter. La vie, c’est comme ça, et si les gens ne sont pas prêts à aller dans votre sens, faites demi-tour. Roulez-leur dessus, repartez de plus belle et ne vous retournez jamais.
Poissons Je sens que la vie ne vous sourit pas ces derniers temps… du moins pas assez. Des temps difficiles, des humeurs changeantes… l’adolescence est une période toujours difficile, surtout au printemps – les allergies tout ça – et quand votre père n’est pas très sympa, vous préférez vous morfondre, plutôt que de lui tenir tête. Alors ce mois-ci, pour vous remettre de vos émotions, je vous fais une fleur. En papier.
Petites annonces Longue vie à Pépite et good luck à nos amis Charles et Christopher ! Mika tu nous manques, reviens !
Jeune téméraire recherche nouvel arc pour ajouter à ses cordes. Le mien en a tellement que c'est devenu une harpe, plus moyen de chasser le gnou.
Recherche quelqu’un pour faire des gyozas.
Un petit message pour mon copain que j’aime à la folie parce que ça me fait hurler. I love you From Salomé to Arnaud
Félicitations Béré et Sylvain ! C’est que le début ! Du love
Je ne t'oublierai jamais R.
Amour de ma vie, amour de mes nuits, je t'aime, je t'aime, je t'aime...
Bon vent Saucisse ! Dernière ligne droite pour le Bonbon FC ! La Diva doit briller !
Good luck mon Antoine dans ta nouvelle vie !
Félicitations au graphiste pour son 12e et dernier bouclage du Bonbon !
Road to 10 balles. Welcome on board Evan, Antoine & Adrian !
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