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odisea negra La mer des mÉmoires ensembLe La Chimera direCtion eduardo egÜeZ

AVEC CE CONCERT, LE FESTIVAL MUSICAL DE NAMUR CÉLÈBRE LE 50ÈME ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU BURUNDI

FESTIVAL MUSICAL DE NAMUR

espagnes espagnes

MERCREDI 11 JUILLET 2012 EGLISE SAINT-LOUP NAMUR


Le Festival Musical de Namur, c’est le festival de Wallonie à Namur Le Festival musical de Namur reçoit le soutien de la Ville et de la Province de Namur

FESTIVAL DE WALLONIE Le Festival de Wallonie, membre de l’Association Européenne des Festivals. Le Festival de Wallonie, membre de l’Association Européenne des Festivals. Sous le Haut Patronage de sa Majesté la Reine Fabiola. Avec l’aide de la Fédération Wallonie - Bruxelles, de Wallonie - Bruxelles International, du Parlement de la Fédération Wallonie - Bruxelles, de la Présidence du Gouvernement wallon, du Commissariat Général au Tourisme, du Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, de la Wallonie et de la Région Bruxelles-Capitale.

60 YearsOn

European Festivals Festivals Association and the World

LE FESTIVAL DE WALLONIE REMERCIE

Partenaire structurel

AVEC LE SOUTIEN DE

Le Festival de Wallonie, membre de l’Association Européenne des Festivals. Sous le Haut Patronage de sa Majesté la Reine Fabiola. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles, de Wallonie -Bruxelles International, du Parlement de la Fédération Wallonie - Bruxelles, de la Présidence du Gouvernement wallon, du Commissariat Général au Tourisme, du Ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, de la Wallonie et de la Région Bruxelles-Capitale.

PARTENAIRES DE CONCERT

AVEC L'APPUI DE

Bruselas


programme « Quimeras » Eduardo Egüez « Ali » chanson – Sénégal - Ablaye Cissoko

Iván García (Venezuela), chant Ablaye Cissoko (Sénégal), chant, kora Teresa Paz (Cuba), chant Carolina Egüez (Argentine), chant Tato Ruiz (Venezuela), chant, cuatro La Chimera Lautaro Acosta (Argentine), violon Lixania Fernandez (Cuba), chant, viole de gambe Sabina Colonna – Preti (Italie), viole de gamba, lirone María Alejandra Saturno (Venezuela), violoncelle, viole de gambe Leonardo Teruggi (Argentine), contrebasse, violone Simone Rubino (Italie), chant, marimba Juan Rodriguez (Venezuela), percussion Eduardo Egüez (Argentine), luths, guitares Diego Pittaluga (Argentine), mise en espace, éclairage

« Ese Rigor e Repente » negrilla – Mexique - Gaspar Fernandes XVIe siècle « Fatouyo » (*) trad.. Sénégal « Ogguere » (*) habanera – Cuba - Gilberto Valdes « Wouloukamala » (*) trad.. Sénégal « Dame Albriçia Mano Anton » negrilla – Mexique - Gaspar Fernandes XVIe siècle « Una Paloma cantando pasa » poème – Cuba - Nicolás Guillen « El Mezclao » merengue - Eduardo Egüez « En el Sendero de mi Vida » (**) bolero – Cuba – Oscar Hernández « Mariposita de Primavera » (**) habanera – Cuba - Miguel Matamoros « Lágrimas Negras » (**) son – Cuba - Miguel Matamoros « Ellos no tienen lecho » poème – Cuba « Douna » (*) chanson – Sénégal - Ablaye Cissoko « Jacaras » (*) Mexique - Santiago de Murcia XVIIIe siècle « La Josa » (*) joropo – Vénézuela - Carmito Gamboa « El Congo » (*) negrilla – Perou - anon. Rec Martinez Compañón XVIIIe siècle

(*) arrangements Eduardo Egüez (**) arrangements Leo Teruggi


odisea negra Odisea Negra est l’histoire de la mémoire du peuple d’Iván, fils de la mer des Antilles dans la Caraïbe américaine magique et profonde. Un après-midi d’été, il y a bien longtemps, Iván, seul, assis sur le sable, contemple les eaux tièdes et cristallines. Il imagine à l’horizon l’autre rive, où se trouve son village natal. Dans la tranquillité estivale, Iván s’endort et entame un voyage onirique, parcourant la mémoire de son peuple noir : il navigue avec ses ancêtres, naufrage, puis survit, devient esclave, s’affranchit, enfin chante et danse avec l’homme blanc et l’homme noir, se mélange, s’enracine… Il va et vient dans l’espace et le temps aussi vite que le lui permettent ses rêves. Au fond de sa mémoire, Iván se retrouve en Gorée, face à Ablaye, son ancêtre, qui chante des chansons de l’Afrique ancestrale. Dans ce monde onirique, Ablaye et Iván chantent et dansent revisitant le passé, appelant le futur. Musiques traditionnelles et polyphoniques d’Afrique, d’Europe et d’Amérique Centrale, du XVIe siècle à nos jours. Le projet associe la culture africaine traditionnelle à l’esclavage d’Amérique et à son influence en Amérique Centrale suite aux migrations séculaires d’Africains sur le nouveau continent. Ces contacts avec les conquérants européens donnent lieu à une nouvelle musique, riche en rythmes et en couleurs : la musique des Caraïbes. Les musiques traditionnelles et populaires des Caraïbes sont généralement décrites comme le produit d’un processus plus connu sous le nom de syncrétisme culturel, c’est-à-dire ce qui se rapporte au caractère hybride des produits culturels de la région. Dans la majorité des lieux du cercle des Caraïbes, on retrouve l’influence de l’Afrique, notamment dans les musiques provenant de plusieurs peuples (Yoruba, Bantú, Fon, Kongo ou autres populations africaines aux influences musicales espagnoles, portugaises, anglaises et françaises). Odisea Negra fait coexister les musiques traditionnelles (généralement transmises oralement) et modernes, toutes provenant d’Afrique et mêlées à d’anciennes musiques des Caraïbes, d’anciennes chansons africaines accompagnées de percussions riches

et variées, de la musique des griots africains (anciens troubadours accompagnés par la Kora), de la musique polyphonique de l’Amérique centrale du XVIème siècle (negrillas et guineos de Gaspar Fernandez, Gutierrez de Padilla, etc.). De la fusion entre toutes ces pratiques résultent les innombrables styles folkloriques actuels d’Amérique Centrale, comme par exemple le joropo vénézuélien, le pajarillo colombien, la rumba et le son cubains, la guaracha mexicaine. La Chimera «La Chimera» symbole mythologique et alchimique de la transformation... Sabina Colonna Preti a fondé en 2001 l’ensemble de violes de gambe La Chimera qui, depuis la rencontre avec Eduardo Egüez, a immédiatement pris de nouvelles formes. Tout en conservant sa caractéristique sonore d’origine d’ensemble de violes, La Chimera est devenue une formation à géométrie variable composée d’artistes de renom international. L’activité de La Chimera se concentre sur la création de projets originaux où convergent diverses formes d’art avec un intérêt particulier pour les liens entre le monde ancien et le monde moderne. La première réalisation de La Chimera, Buenos Aires Madrigal a fait l’objet d’un enregistrement CD dans la série Early Fusion (m.a recordings), très bien accueilli par la critique internationale. A sa création, aux Bouffes du Nord à Paris, le spectacle a remporté un immense succès. Dans sa deuxième production, Tonos y Tonadas, La Chimera mêle des éléments musicaux et littéraires du Baroque espagnol au Folklore latino-américain actuel. Ce programme a été donné en concert à Ancona en Italie, au Portugal (Festival international de Musique de Mafra), à l’Auditorium Olivier Messiaen de Radio France à Paris, au Festival de Lanvellec, au Festival de Wallonie (Namur, Belgique)… Le dernier travail discographique, La Voce di Orfeo sorti par le label Naïve en mai 2009, a rapidement remporté deux récompenses significatives : ffff de « Télérama » et Diamant de l’Opéra du magazine « Opéra Magazine ». L’ensemble La Chimera bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas www.la-chimera.ne


Quimeras Eduardo Egüez INSTRUMENTAL

Ali chanson – Sénégal Ablaye Cissoko BEYANWOU BEYANWOU, BEYANWOU BEYANWOU, BEYANWOU BEYANWOU ALI MANKE BEYANOUTI… A WOULOUTA WOULOU DOULATO, A KOULOUTA KOULOU DOULATO A MAINTA MAINDOULATO, ALI MANKE BEYANWOUTI… A NA MANG FIN SOTO, A FING SOTO, DIMBAYA MANG FIN SOTO… ALI MANKE BEYANWOUTI…

Ali n’est pas un animal. Il est né, a été éduqué et a grandi là où ce devait être. Sa famille est pauvre, mais Ali n’en a pas honte car sa vie a un sens. Il joue avec les enfants de son âge, qui se croient supérieurs à lui. Cela ne gêne pas Ali : il est né, a été éduqué et a grandi là où ce devait être. Sa famille est pauvre, mais malgré cela, Ali est fier et a le droit de grandir sans discrimination.

Ese Rigor e Repente negrilla – Mexique Gaspar Fernandes XVIe siècle Eso rigor e repente Eso rigor e repente, juro qui se Niyo siquito, que aunque nace poco branquito, turu somo noso parente. No tememo branco grande. – Tenle primo tenle calje. – Husihe, husiha para çia. – Toca negriyo tamboritiyo. – Canta parente. Sarabanda tengue que tengue. Sumbacasu cucumbé. – Ese noche branco seremo. – O Jesu que risa tenemo. – O que risa Santo Tomé.

Je dis cela tout soudain1 Je dis cela tout soudain : Je jure que de ce petit enfant – Bien qu’il soit né un peu blanc –, Nous sommes tous parents. Nous ne craignons pas le grand blanc ! – Vas-y, cousin, vas-y… ! – Husihé, husihá para çiá. – Joue petit Nègre de ton petit tambour. – Chante mon frère ! Qu’on danse la sarabande Sumbacasú cucumbé. – Cette nuit des blancs nous serons – Ô Jésus, que de joie nous avons ! – Ô, Saint Thomas, qu’est-ce qu’on rit !

Coplas

Couplets

1. Vamo negro de Guinea a lo pesebrito sola, no vamo negro de Angola que sa turu neglo fea. Queremo que Niño vea neglo pulizo y galano que como sa noso hermano tenemo ya fantasía. – Toca viyano y follia, baylaremo alegremente.

1. Nous les Noirs de Guinée Nous nous rendons seuls à la crèche ; Les Noirs d’Angola n’y vont pas, Car ce sont tous de vilains Nègres. Nous voulons que l’enfant voie Des Noirs proprets et bien mis, Car, comme il est notre frère, Nous en avons grand désir. – Joue villano et folia Nous danserons dans la joie.

2. Gargantiya re granate yegamo lo siquitiyo, manteciya rebocico, confite curubacate. Y de curia se faxu elaguante camisa, capisayta de frisa, canutiyo de tabaco. – Toca preso pero beyaco, guitarria alegremente.

2. Collier de grenats Nous apportons au tout petit, Layette, burnous, Du curuba confit. Et nous lui portons des linges, Une chemise seyante, Une petite cape en laine, Une petite pipe à tabac. – Hâte-toi de jouer, mais joue bien, De ta guitare gaiement.


Ogguere habanera – Cuba Gilberto Valdes Ogguere Ogguere, la campaná la sei ta resoná batey y lo negro dotación va resá la oración. Ogguere, drumerí que yo tien que susí y dipué jasé eco pa comprá barracón.

Ogguere, la cloche sonne six heures dans le batey1 Et les Noirs de la plantation vont faire leur prière… Ogguere, endors-toi, car je dois raccommoder, Et, ensuite, faire des galettes de maïs pour qu’on s’achète une case de cannes de Cuba. 1 Village où habitaient les esclaves coupeurs

Wouloukamala trad.. Sénégal HUN HUN HUN GNAN MIRI WOULOUKAMALA GNAN MIRI WOULOUKAMALA ALLA TALLA LES WOULOUKAMA GNAN MIRI NDANKAMALA ALLA TALLA LES NDANKAMALA TROUPOU BA TROUPOU BA PAYAYI KILILA WO YAYA KARMOUNA SINSINRING MAMINA WANDE MANA WANDE SIRA WONDE YO LOUNIE LOUNDIE MAMAN YA WAYIYO LOUNDIE MAMA YE TOYEE SINGGALA TOYER SANNA SAMARAYER SINGGALA TOTEE SANNA

Dame Albriçia Mano Anton negrilla – Mexique - Gaspar Fernandes XVIe siècle Dame albriçia mano Anton – Dame albriçia, mano Anton, que Jisu naçe en Guinea. – ¿Quién lo pari? – Una lunçuya y un viejo su pagre son. – Yebamole culaçion. Yegamo aya, que ese cosa me panta. – He, he, he y como que yegare y lo mirare. – Ha, ha, ha y como que yegara y lo mirara. Y turu lu neglu le bayara.

Wouloukamala Pourquoi suis-je venu au monde ? Parce que Dieu l’a voulu et que mes parents l’ont souhaité. Que fais-je dans ce monde, quel est mon rôle ? Mon père, ma mère le souhaitent comme moi : donnons raison à notre vie pour qu’elle ait un sens. Bonne nouvelle, frère Antoine

- Bonne nouvelle, frère Antoine : Jésus est né en Guinée. – Qui l’a mis au monde ? – Une jeune fille Et un vieil homme sont ses parents. – Apportons-lui à manger, Rendons-nous là-bas, Car c’est là une chose bien étonnante. – Hé, Hé, Hé, j’irai le voir, et comment ! – Ha, Ha, Ha, pour sûr qu’on ira le voir ! Et tous les Noirs danseront pour lui.

Una Paloma cantando pasa poème – Cuba Nicolás Guillen

Berceuse pour réveiller un petit Noir

Una paloma cantando pasa, “¡Upa, mi negro, que el Sol abrasa!”. Ya nadie duerme, ni está en su casa; ni el cocodrilo,

Une colombe Passe en chantant : « Allez hop ! debout, mon Noir, Car le soleil est brûlant ! » Tout le monde est réveillé, Et plus personne chez soi ; Ni le crocodile,


ni la yaguaza, ni la culebra, ni la torcaza… Coco, cacao, cacho, cachaza, “¡Upa, mi negro, que el Sol abrasa!”. …]

Ni la yaguaza, Ni la couleuvre, Ni le pigeon ramier… Coco, cacao, Cacho, cachaza « Allez hop ! mon Noir, Car le soleil est brûlant ! ».

Negrón, negrito, ciruela y pasa, salga y despierte, que el Sol abrasa, diga despierto lo que le pasa... ¡Que muera el amo, muera en la brasa! Ya nadie duerme, ni está en su casa… Coco, cacao, cacho, cachaza, “¡Upa, mi negro, que el Sol abrasa!”.

…] Gros Noir, petit Noir, Pruneau et raisin sec, Sortez du lit et réveillez-vous, Car le soleil est brûlant, Dites-nous, une fois réveillés, Ce qui vous arrive... À mort le maître ! Qu’il meure sur le bûcher ! Plus personne ne dort, Personne à la maison. Coco, cacao, Cacho, cachaza. « Allez hop ! mon Noir, Car le soleil est brûlant ! »

En el Sendero de mi Vida bolero – Cuba – Oscar Hernández En el sendero de mi vida triste hallé una flor. Apenas su perfume delicioso me embriagó. Cuando empezaba a percibir su aroma se esfumó. Así vive mi alma, triste y sola, así vive mi amor. Y queriendo percibir de aquella rosa su perfume y color que ya lo triste de mi cruenta vida secó. Como la rosa, como el perfume, así era ella ; como lo triste, como una lágrima, así soy yo.

Mariposita de Primavera habanera – Cuba Miguel Matamoros Mariposita de primavera Mariposita de primavera, alma con alas que errante vas por los jardines de mi quimera, como un suspiro de amor fugaz. Cuando te alejes a otras regiones, llévale un ruego de adoración a la que un día me dio ilusiones que se trocaron en decepciones que hoy llevo dentro del corazón. Yo quiero verla para besarla, como esos besos que, tú a la flor, das cuando quieres la miel robarle para embriagarte cual yo de amor. Mariposita de primavera, alma con alas, si es que la ves, dile que torne mi compañera a los jardines de mi quimera donde no vuelvas jamás tal vez.

Sur le chemin de ma triste vie, j’ai trouvé une fleur. Tout aussitôt son délicieux parfum m’a enivré. A peine avais-je commencé à percevoir son arôme qu’il s’est évanoui. Ainsi vit mon âme, triste et seule, ainsi vit mon amour. Et, voulant goûter de cette rose le parfum et la couleur, Les pleurs versés sur ma cruelle vie L’ont séché ; Comme la rose, comme le parfum, ainsi était-elle ; Comme la tristesse, comme une larme, ainsi je suis.

Petit papillon de printemps Petit papillon de printemps, Âme ailée qui, errante, t’en vas Par les jardins de ma chimère, Comme un soupir d’amour fugace, Quand tu gagneras d’autres contrées, Porte une prière d’adoration À celle qui un jour me donna des illusions Qui se changèrent en déceptions Qu’aujourd’hui je porte dans mon coeur. Moi, je veux la voir pour lui donner de ces baisers Comme ceux que, toi, à la fleur, Tu donnes, quand tu veux lui voler son miel, Pour t’enivrer comme moi je le fais d’amour. Petit papillon de printemps, Ame ailée, si tu dois la voir, Dis-lui que revienne celle qui fut ma compagne, Dans les jardins de ma chimère, Où jamais tu ne retourneras peut-être.


Lágrimas Negras son – Cuba Miguel Matamoros

Lágrimas negras Aunque tú me has dejado en el abandono, aunque ya han muerto todas mis ilusiones, en vez de maldecirte con justo encono, en mis sueños te colmo (bis) de bendiciones. Sufro la inmensa pena de tu extravío, siento el dolor profundo de tu partida, y lloro sin que sepas que el llanto mío tiene lágrimas negras (bis) como mi vida. Tu me quieres dejar, yo no quiero sufrir, contigo me voy mi santa aunque me cueste morir.

Larmes noires Bien que tu m’aies abandonné, Bien que soient mortes toutes mes illusions, Au lieu de te maudire avec une juste rancune, Dans mes rêves, je ne cesse (bis) de te bénir. Je souffre de l’immense peine que me cause ta perte, J’éprouve la douleur profonde que provoque ton départ. Et je pleure sans que tu sache que mes yeux Pleurent des larmes noires (bis) comme ma vie. Toi, tu veux me quitter, moi, je ne veux pas souffrir, Avec toi je m’en vais, ma sainte, bien qu’il m’en coûte la vie.

Ellos no tienen lecho poème – Cuba Ellos Ellos no tienen lecho, pero sus manos son las que hicieron nuestras casas. Ellos comen cuando pueden pero por ellos comemos cuando queremos. Ellos son zapateros pero están descalzos. Ellos nos visten pero están desnudos. Ellos son los dueños del aire cuando manejan alas, mas son los limosneros del aire de la tierra. Ellos no hablan, tienen palabras vírgenes... Hacen nuevo lo viejo... La mañana lo sabe y los espera...

Eux Eux, ils n’ont pas de lit, Mais ce sont leurs mains Qui firent nos maisons. Eux mangent quand ils peuvent, Mais, grâce à eux, nous mangeons quand nous voulons. Eux, Ils sont cordonniers mais ils vont nu-pieds. Eux nous habillent mais ils n’ont rien sur eux. Eux, Ils sont les maîtres du vent quand ils manient des ailes, Mais ils sont les mendiants de l’air de la terre. Eux ne parlent pas, Ils ont des mots vierges… Ils font du neuf avec du vieux… Le matin le sait et les attend…

Douna chanson – Sénégal - Ablaye Cissoko DOUNA FELINTI, GNIN MANKE KOUNOUNG DOUNOUYATI GNING MANKE SINING DOUNOUYATI ALIGNA TA KOUNG KELO SIATA , KELO SANGARTA, KELO DIMINTA, MOUNKERA MOUNKERA… KELO SIATA ,KELO DIMINTA, KELO SANGARTA KIDEE FOLOTA

Une mère tient son enfant dans ses bras : il vient de se blesser en marchant sur une mine. Elle doit l’emmener à l’hôpital, mais les villes sont loin, et elle n’a qu’un âne ou un vélo crevé pour le transporter. Le premier hôpital est plein, le second ne dispose pas de personnel qualifié, le troisième n’a pas de médicaments. Elle s’assied par terre et se met à pleurer sur son enfant qui va mourir.


DING DING KANA KOUMBO MOUSSOLOU BE KOUMBOLA ALFALOU BATATA KIDEE NATA SAMAA SIITA TIYOLOU MOOTA GNA MOUROU FARO KONO KATOU KAYRO BI DIETO

Elle est seule, triste, désespérée. Tel est son monde aujourd’hui.

Jacaras Mexique - Santiago de Murcia XVIIIesiècle

La Josa joropo – Vénézuela Carmito Gamboa Señor, espante su Josa que no me venga a morder, que yo no voy a su casa a pedirle qué comer. Por las orillas de un rio, y a la sombra de un laurel, me acordé de tí bien moi, viendo las aguas correr. Y aquel que me oiga cantando dirá qué alegre esta aquel, pero tengo el corazón más amargo que la hiel, tan solo por el recuerdo que vivo de una mujer a quien yo le di mi amor y no me supo querer. Porque… allá va la Josa Allá va allá va. Allá va la Josa por la orilla ’e la quebra’

La Josa1 Monsieur, veuillez chasser votre « Josa » Afin qu’elle ne me morde pas Car je ne vais pas chez vous, moi, Pour vous demander de la nourriture. Sur le bord d’une rivière Et à l’ombre d’un laurier Je me suis souvenu de toi, mon bien, En voyant l’eau couler. Et quiconque m’entendra chanter Dira : comme il est joyeux, celui-là ! Mais j’ai le coeur Plus amer que le fiel, Tout simplement à cause du souvenir Que j’ai gardé d’une femme A qui j’ai donné mon amour Et qui ne sut pas m’aimer Parce que… Là-bas va la « Josa » Là-bas elle va, là-bas elle va, Là-bas va la « Josa », Au bord du ruisseau. 1

Josa : littéralement : « ourse »,

d’où le possible jeu de mot avec morder (« mordre »)

El Congo negrilla – Perou - anon. Rec Martinez Compañón XVIIIe siècle GNIN MBA YING BABOU AMANG FING BATOU AMANG FING BATOU… GNAN NNA MOUN KANOUOU BOULA KOOOMO… GNIN MOU CONG LETI LEMOU CONGO LEMOU CONGO LEMOU MOUNA MANSSO LEMOU MANSSO LEMOU GNIN BA MAN DIAOUYA GNIN BA MANG MESSEYA GNIN BA MANG FEYA

el congo 1 Cette mère que j’aime tant, qui m’a porté sur son dos sans rien attendre en retour, je dois la laisser derrière moi ! Cette mère qui m’a soutenu en toute situation, elle est l’univers à elle toute seule. 1 Mot à caractère générique désignant communément l’esclave noir (en provenance du Congo ou d’Angola, principalement, pour le Pérou).


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festival musical de namur 2012

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prochains concerts

DEMAIN:

Jeudi 12 juillet 18h Théâtre Royal L’homme de la mancha (version pour les enfants) Mise en scène de Sybille Wilson Adaptation en français de Jacques Brel. Chris de Moor, Christophe Herrada, Hanna Bardos, Julie Calbète, Laurent Soffiati, Xavier Elsen, Jean-François Breuer, Denis Boudart Direction musicale David Miller

Vendredi 13 juillet 12h / Musée de Croix Récital Manuel de Falla Marie-Catherine Baclin L’amour sorcier et 7 chansons populaires

le so s con po nt g cer ur ra ts de les m tuits 16 an oins s!*

Vendredi 13 juillet 19h30 / 21h00 / 22h30 Eglise Saint-Loup, Cour de l’Athénée Barroco y salsa Solistes et orchestre du Concert de l’Hostel Dieu Mango Son 1ère partie : Negrillos & villancicos des manuscrits d’Oaxaca et Guatemala 2ème partie : Guaracha, chuchumbre, fandango, Bolero... 3ème partie : Salsa, chachcha, Timba Samedi 14 juillet 20h00 Spectacle flamenco Cinco Maneras de Ausencia Raul Corredor

Samedi 14 juillet 21h30 Bal du Gouverneur Eric Mathot et le Tivoli Band Une nuit à Barcelone Alternant fox swing, slow canción, mambo, cha-cha-cha, merengue et tango, … et paso-doble, cette soirée nous fera découvrir des trésors méconnus de cette fascinante ville méditerranéenne.

081 226 026 WWW.festivaldenamur.be * à l’exception de l’homme de la mancha


Odisea Negra