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Burlesque print

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burlesque follies festival musical de namur vendredi 12 juillet 2013 Théâtre Royal NAMUR

prochains concerts Samedi 13 juillet 18h30 Saint-Loup chœur de chambre ishango Splendeurs du Baroque Allemand Samedi 13 juillet 21h30 Bal du Gouverneur One night of madness Eric Mathot et le Tivoli Band www.festivaldenamur.be www.festivaldewallonie.be 081 226 026


Burlesque follies avec... George Bangable Miss Anne Thropy Colette Collerette The Hoopin’Siren Poppy mais aussi... Photo-decor coquin DJ’s The Boppin’ Benvis Brothers The Retronettes 21h30 - 22h00 1ère partie 22h00 - 22h30 Pause, Photodecor, DJ 22h30 - 23h00 2ème partie 23h00 - 01h00 DJ, GoGos BBB Ben, Poppy & Daisy Bell, The Hoopin’Lady, impro neoretroagency.com

Devinette : quel est le point commun entre Maupassant, Josephine Baker, le Capitaine Costenténus (tatoué de 320 figures d’animaux), Edouard Manet, Sampson (briseur de chaînes), Feydau, Charles Trenet, Le Kangourou Boxeur, Dalida et Valérie Lemercier ? Vous ne voyez pas ? Sur scène ou dans la salle, tous ont fréquenté les Folies Bergère ! La plus célèbre salle de spectacle du monde a vendu plus de 60 millions de tickets, depuis sa création. Et cela ne s’arrête pas… Comme la troupe qui nous invite ce soir, on comprend donc pourquoi bien des compagnies, des maisons de spectacle et des revues, d’une manière ou d’une autre, font référence à ce lieu mythique du plaisir immédiat, coquin et divertissant. Mais au fait, pourquoi « Folies » ? Et pourquoi « Bergère » au singulier ? Un peu d’histoire…. Les Folies, au 18ème siècle, ce sont ces « maisons de plaisance » qui, en tout bien tout honneur, proposent à la noblesse française un lieu de brève villégiature et de réception. Les plus fortunés se font construire la leur, d’autres se contentent de les louer à l’occasion. Souvent dans la proche campagne, ces pavillons permettent des soirées et des nuits où la musique et la danse s’offrent tout en légèreté. Pourquoi « Folies » ? Certains pensent voir l’origine du terme dans les dépenses folles qu’un caprice d’un soir peut entraîner. C’est vrai que les vins fins et le Champagne y attendent toujours l’amateur au frais et que les invités peuvent se montrer insatiables…


Aux Folies, on rit beaucoup, on y boit, on y écoute, on y danse ou on y regarde danser. Le succès est considérable et, jusqu’en en 1789, année funeste pour plus d’un, les salles se disputent la clientèle : Les Folies Beaujon, les Folies Méricourt, les Folies St-James et tant d’autres ont leurs fidèles, pour ne pas dire leurs abonnés. La Révolution mettra bien sûr un peu de désordre dans les plaisirs aristocrates, mais, bien vite, les bonnes habitudes reprendront.

Et pourquoi « Bergère », qui plus est au singulier ? Pour des raisons pratiques de localisation on ajouta au mot « Folies » le nom du quartier ou de la rue. Les « Folies Bergère » n’ont donc rien à voir avec une forme pastorale de plaisirs : elles se rapportaient tout simplement au le nom de la rue, à l’époque, la Rue Bergère. Lorsque Manet peint la tenancière du bar des Folies Bergère, il ne se doute pas qu’il va donner une image erronée de la salle au public qui ne le connaît pas. Car les Folies Bergère, nées en 1869, n’est pas un cabaret comme on peut l’imaginer, mais bien une salle traditionnelle, avec ses fauteuils de théâtre et ses catégories de place. L’architecte Plumeret avait d’ailleurs travaillé comme s’il devait construire un opéra. Mais un opéra un peu spécial, dans lequel un genre nouveau va se développer à Paris : le music-hall, venu tout droit d’Angleterre. Et lorsque, au sortir de la Grande Guerre, le second directeur de la salle, Paul Derval, ira chercher Joséphine Baker à New-York,

il associera définitivement les Folies Bergère au plaisir un rien coquin que le mari bourgeois peut s’offrir sans rougir avec Madame. Derval avouera d’ailleurs un jour que ses « petites femmes nues », comme il les appelait paternellement, désormais présentes dans les revues de la maison, étaient l’ingrédient principal de sa recette à succès.

Les salles de music-hall, de danse et de chansons allaient dès lors se multiplier à Paris et en faire plus que jamais, la ville des plaisirs nocturnes : l’Olympia, l’Alhambra, le Casino de Paris, le Lido, l’ABC, les Folies Wagram, l’Apollo, le Lido, le Moulin Rouge… La troupe de ce soir s’inscrit dans cette tradition quasi patrimoniale des revues françaises. Elle n’a d’autre ambition que de nous divertir joyeusement, en musique, en danse et en chansons, flirtant sur les vaguelettes les plus frétillantes de ce que l’homme appelle « amour » lorsqu’il est amoureux, « plaisir » lorsqu’il est de sortie, tutoyant ainsi l’interdit …de bonne famille. _ Marc Maréchal Fig 1 Nini Patte-en-l’air au Casinon de Paris (vers 1895) Fig 2 Mistinguett au Moulin Rouge (1925) Fig 3 Folies Bergère, programme 1938


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Burlesque print by Laurent Cools - Issuu