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L'ART-VUES | N°DÉCEMBRE 2021-JANVIER 2022

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Inauguration

NARBO VIA DÉCEMBRE 2021 - JANVIER 2022

à Narbonne


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DÉCEMBRE 2021 - JANVIER 2022

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Narbo Via voyage au cœur

voyage au cœur de la la Narbonne Narbonne antique antique de Dossier à découvrir dans ce numéro à l’occasion de l’inauguration du musée


Edito

En couverture

Un vaccin nommé culture

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© Pouchard S.- Région Occitanie - Arch. Foster + Partners

Le mur lapidaire de Narbo Via, musée régional de la Narbonne antique

Sarl Médi’Art Communication La Serre - Immeuble l'Arbre Blanc 1, pl. Christophe Colomb 34000 Montpellier Tél. 04 67 12 06 00. contact@lartvues.com Directeur de la publication : Stéphane Jurand Direction commerciale : Philippe Pech Rédacteur en chef : Luis Armengol Rédaction : Eva Gosselin - BTN - Marie-Jo Latorre

Marie-Christine Harant - Juliette Ribot-Iung Développement : Dominique Dupland-Ychou Administration, commerciale et abonnements : Christine Jurand Réalisation : Francis Duval Impression : Rotimpres - Diffusion : BMC Diffusion Dépôt légal à parution - Magazine gratuit - ISSN : 1164-7531

Edition et régie publicitaire Société Médi’Art (Sarl au capital de 27 000 €) - RCS Montpellier B 384662599 Les manuscrits et documents envoyés ne sont pas rendus. En aucun cas le journal n'est responsable des documents qui lui sont confiés. Toute reproduction même partielle des articles et illustrations parus dans ce numéro est interdite, sauf autorisation préalable et écrite de la direction. Les articles insérés n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs. N° 12/2021

Prochain numéro : N° février - mars (sortie le 10 février)

quelle sauce va-t-on être mangé ? En ces veilles de ripailles réveillonneuses, voilà que s’invite à notre table un hôte indésirable sous forme de variant Covid. Chacun de retenir son souffle, ou de le filtrer à travers son masque protecteur, pour savoir si les mesures sanitaires vont à nouveau ralentir la vie économique, sociale, culturelle et sportive du pays. On s’interroge évidemment du côté des théâtres, des salles de concert et des cinémas, mais également dans les musées. Sans pour autant croiser les bras, comme en témoigne le lancement de Narbo Via dans la région (voir notre dossier en pages intérieures), dont le propos est de faire revivre la prestigieuse cité de Narbo Martius, première colonie romaine fondée hors d’Italie en 118 avant notre ère. Les futurs visiteurs auront la chance de découvrir des vestiges exceptionnels, revalorisés à travers un site, un bâtiment et une politique des publics qui a l’ambition de mettre en dialogue l’histoire antique de Narbonne et du bassin méditerranéen avec le monde contemporain. Restaurant du même coup l’idée d’un destin collectif qui transcende les débats actuels sur l’identité dont s’accaparent les populismes de tout poil un peu partout en Europe et dans le monde, en France notamment où le sujet domine les débats pré-électoraux. Ce beau projet de Narbo Via, enfin réalisé, vient s’ajouter aux récits collectifs rassembleurs qui permettent de dépasser les clivages actuels et nous rendent plus forts pour affronter défis et crises qui pointent à l’horizon. « L’homme de culture est celui qui ne se résigne pas » écrivait Camus. Il serait bon de faire de cette formule un mantra quotidien, car si elle n’a pas de pouvoir magique, la culture n’en élargit pas moins nos imaginaires et brise les isolements. Dans ce sens, elle est le meilleur vaccin, à l’heure actuelle, contre la frilosité et le repli sur soi. Les propositions artistiques présentées dans ce numéro de l’Art-vues pour les semaines qui viennent en sont autant de doses hautement recommandables. Bonnes fêtes à toutes et à tous. Luis Armengol Rédacteur en chef

Sommaire décembre 2021 - janvier 2022 SPECTACLES VIVANTS

DOSSIER SPÉCIAL NARBONNE

LES INTERVIEWS 5 11 50

49 58 60

CAHIER SPÉCIAL RÉGION

67

18

Théâtre

24

Danse

26

Arts métissés

28

En famille

© Nino Laisné

67 93

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Musée Narbo Via –

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Expositions

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Carole Delga - Claire Fita Région Occitanie V. Broussel - M. Behel Musée Narbo Via Didier Mouly E. Bellotti-Lascombes Grand Narbonne Cyril Guillotin Ma Vigne en Musique Gérard Bertrand Jazz à l’Hospitalet B. Malquier - S. Hoibian Côte du Midi Louis Privat Les Grands Buffets Maïlyn Bruniquel Galerie Maïlyn Bruniquel


ENTRETIEN

Carole Delga / Claire Fita

« Tout le monde a cette capacité à s’émerveiller, tout le monde doit avoir droit à la culture » L'inauguration de Narbo Via est l'événement culturel de cette fin d'année en région, c'est aussi l'occasion pour nous d'évoquer la nouvelle politique culturelle de Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée au début de son second mandat. Cet entretien croisé nous permet également de faire plus ample connaissance avec Claire Fita, la nouvelle vice présidente de la Région en charge de la culture.

© Boutonnet L - Darnaud A

CD : Pour moi la culture rassemble et favorise le partage, elle ouvre l’esprit. Elle est le ciment de notre société dans le sens où elle nous permet de partager des valeurs communes. C’est par elle que sont rendus possibles la construction de chaque individu, l’éveil des consciences, la participation de chacun à une trajectoire collective. Et dans cette période difficile que nous traversons, plus que jamais ! J’ai ainsi toujours été particulièrement attentive à garantir sur l’ensemble du territoire une offre culturelle accessible à tous. Cela passe à la fois par le soutien Carole Delga aux acteurs culturels, à la démarche de création, à la préservaPrésidente de la Région Occitanie tion de notre patrimoine tout Pyrénées-Méditerranée comme au soutien à l’innovation. Mais pour que notre culture vive, il faut également lui apporter de la visibilité. C’est tout le rôle de la création d’un musée d’envergure nationale et internationale comme Narbo Via qui vient à la fois renforcer la place de notre région comme terre de culture et de patrimoine, mais également rapprocher l’offre culturelle des habitants. Notre région possède un héritage culturel exceptionnel, profondément ancré dans l’histoire de chacun de nos habitants. Mon objectif a toujours été et sera toujours de le mettre en valeur et de le partager avec le plus grand nombre, et là-dessus nous sommes totalement en accord Claire Fita et moi. Dans cette optique, c’est sous le signe de l’oralité que nous souhaitons « Notre région possède un placer ce second mandat, car la crise nous héritage culturel a bien montré à quel point la parole a ce pouvoir presque immédiat de renforcer exceptionnel, profondément voire créer le lien entre les hommes.

© Spani Arnaud

Quelle est votre vision, (stratégie), pour la culture à l’occasion de ce deuxième mandat ?

en particulier dans les zones les plus éloignées des villes et agglomérations. Cinq mots d’ordre guident notre action culturelle pour ce mandat : émanciper, relier, structurer, transformer et réinventer. « Emanciper » en suscitant le désir de culture auprès de nos concitoyens et de notre jeunesse notamment ; « relier » en poursuivant le maillage du territoire par la culture ; « structurer » en soutenant l’emploi et les filières ; « transformer » en accompagnant les évolutions du secteur ; et « réinventer » en gardant notre capacité d’adaptation face aux attentes des publics. Concrètement, comment cela va se traduire ?

CF : Nous allons traduire concrètement les ambitions de notre Pacte Vert dans notre Stratégie culturelle, en accompagnant par exemple les lieux d’accueil du public pour leurs travaux d’économie d’énergie avec un « Plan Led ». Je parlais des publics et du maillage du territoire : la Région va lancer un appel à projets « Relais culturels » dans le cadre de son budget participatif, afin de faire émerger des projets culturels favorisant la proximité et le lien social avec les habitants, dans des zones fragiles. Au travers d’un Plan Langues Occitane et Catalane, nous souhaitons également renforcer les actions dédiées à l’enseignement, à la transmission ou à la diffusion des langues et cultures régionales. La jeunesse est, pour notre majorité, notre grande priorité : faire société, c’est inclure l’ensemble des citoyens dans le mouvement de compréhension du monde qui nous entoure. La culture a un rôle fondamental à jouer pour « Lors de la crise, permettre à chaque jeune de se déterminer au sein d’une trajectoire collective. la priorité de la Région a été

Claire Fita Vice-présidente Culture pour tous, patrimoine et langues régionales

CD : C’est vrai, maintenant que nous avons de protéger les acteurs construit avec nos partenaires et mis en culturels et les soutenir » CF : Tout d’abord, lors de la crise, la prio- œuvre une politique culturelle propre à l’Ocrité de la Région a été de protéger les ac- citanie au cours de mon premier mandat, auClaire Fita teurs culturels et les soutenir. Grâce à un jourd’hui bien identifiée et ancrée sur Carole Delga fonds dédié - « Solutions Associations Oc- l’ensemble du territoire. Nous allons continuer à soutenir les acteurs et profescitanie » - nous avons mobilisé l’année der- sionnels de la culture, tout en ayant de nouvelles priorités, en phase avec les atnière plus de 21 M€ auprès de 1 500 associations, qui ont ainsi pu obtenir les tentes des citoyens. Nous voulons en particulier mettre la jeunesse au cœur de subventions, même si des manifestations ou expositions étaient annulées ou dé- l’ensemble de nos dispositifs et sans perdre de temps. Nos jeunes ont subi la crise calées. de plein fouet et nombreux sont celles et ceux qui se sont retrouvés en difficulté, Nous avons également en place des instances de concertation, autour des pra- matérielle comme psychologique. Evidemment que la culture n’est pas la solution tiques culturelles et des modes d’interventions des institutions publiques, notam- à tout, mais elle pose des jalons, ouvre des perspectives… Nous souhaitons par ment les « Jeudis de la Culture », auxquels des centaines d’acteurs ont participé. exemple consolider le rapprochement entre les lieux institutionnels de culture et Cette forte mobilisation du monde culles lieux d’éducation populaire et d’aniturel nous a permis de partager mation socio-culturelle au travers des Chiffres clés et repères : la culture en Occitanie des diagnostics et de poser les noutemps de travail et des relais culturels veaux besoins des acteurs et des usacités par Claire. Nous allons également PLUS DE 300 FESTIVALS - PRÈS DE 700 MUSÉES gers. C’est nourris de ce dialogue et proposer l’installation de logements et 228 aides à l’écriture, au développement, à la production et à la distribution propositions, que nous travaillons ded’ateliers dans les programmes de de courts et longs métrages, documentaires et films d’animation sur la période puis septembre à la définition de la construction des nouveaux lycées afin 2019-2020 soit plus de 2 200 jours de tournage en 2019 (chiffres 2020 Stratégie culturelle régionale 2022de favoriser les résidences longues en disponibles en 2021) et une estimation de 54 M€ de retombées économiques 2028. milieu scolaire. De nouvelles actions directes. Nous souhaitons placer cette nouvelle sont déjà initiées et seront votée en déSoutien à près de 250 équipes artistiques, à 174 structures de diffusion, à près mandature sous les auspices de la pacembre dans le cadre de notre budget de 250 festivals du spectacle vivant et manifestations audiovisuelles ou littérole retrouvée, de l’écoute et des 2022. Nous sommes une des Régions raires, à près de 70 radios associatives, à 90 opérateurs de l’art contempoéchanges, de la rencontre et du françaises les plus en avance sur le carain. lendrier. contact, sur l’ensemble du territoire et

ancré dans l’histoire de chacun de nos habitants »

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© Boutonnet Laurent - Region Occitanie

Comment remettre la culture au centre de tout ? CD : Je le dis souvent mais je trouve que c’est encore plus vrai pour la culture : pour avancer, nous devons jouer collectif et chercher la meilleure coordination possible entre tous les acteurs. Comment consolider les lieux et projets culturels de proximité sur un territoire aux forts contrastes démographiques et économiques, et comment organiser l’accès de tous les habitants aux lieux et programmations culturels ? C’est en étant efficaces, en améliorant notre coordination entre collectivités, mais aussi avec les partenaires privés, les professionnels, les associations… face au désengagement de l’Etat, la meilleure réponse, c’est de parler d’une seule voix, d’être à l’unisson sur nos orientations et de nous écouter les uns les autres. CF : C’est en écoutant les acteurs, comme nous l’avons fait pour construire « Narbo Via va devenir une notre nouvelle Stratégie, et c’est en mettant le public au cœur de nos préoccuréférence pour la recherche pations, comme nous allons le faire avec archéologique et la découverte nos futurs dispositifs et appels à projets. La concertation est la marque de fade l’histoire antique… » brique de notre Région et c’est en faisant Carole Delga de la culture pour tous et partout que nous allons pouvoir retrouver les publics. Dès le début 2022, je partirai à la rencontre des acteurs de terrain dans chacun de nos 13 départements, pour échanger et présenter notre projet culturel pour ce mandat. Autre inspiration : dès le début de la crise, nous avons mis en place le fonds LOCCAL, avec les départements et intercommunalités d’Occitanie. Il a été un formi-

Un budget participatif dédié à la culture La Région Occitanie a lancé en 2021 un premier budget participatif culturel régional baptisé « La culture en Occitanie, bien commun » et doté de 600 000 €. A l’issue de la phase de vote citoyen, 13 projets lauréats ont été désignés. Parmi eux : • Le projet itinérant « Booster l’itinérance », porté par l’association aveyronnaise Ajal, basée à Sauveterre de Rouergues, qui s’articule autour d’un véhicule utilitaire permettant de proposer un espace convivial et de tracter une remorque transformable en un espace scénique équipé. • Le projet « Le Mange Pommes », porté par le Collectif La Maison, en HauteGaronne, qui permettra l’installation d’un chapiteau, à Ramonville, pour développer un espace éco-responsable ouvrant sur une programmation culturelle de proximité. • Le projet « La Fabrique Francophone », dans le Lot, qui accompagne la réalisation d’un lieu de fabrique, à Cahors, autour d’un studio de création à destination du spectacle vivant. • Le projet « Le Pôle », porté par l’association La Traverse, dans les HautesPyrénées, qui concerne l’installation d’un lieu de fabrique en milieu rural, à Baudéan, autour du spectacle vivant et des arts visuels. • Le projet itinérant « Le Chapit’Ô », porté par la compagnie « La courte échelle », dans le Tarn, basée à Albi, qui développera un espace culturel mobile destiné au jeune public. • Le projet « Bruniquel : Immersion dans 175 000 ans d’histoire », porté par la Mairie de Bruniquel, dans le Tarn-et-Garonne, qui s’articule autour d’un parcours physique et en réalité virtuelle, sur Bruniquel et ses alentours, pour témoigner de 175 000 ans d’histoire.

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dable rempart face à la crise économique pour de nombreux secteurs, le commerce, tourisme, artisanat, mais aussi la culture. Ce modèle de mutualisation des moyens financiers et de concertation entre collectivités, inédit en France, a fait ses preuves. Nous pouvons nous appuyer sur cette expérience pour créer à l’avenir de nouveaux outils et espaces de dialogue, au service de nos emplois et de nos territoires. C’est avec ces méthodes innovantes que nous pourrons aussi répondre aux besoins de culture de nos concitoyens. Parlons patrimoine avec l’ouverture de Narbo Via, est-ce le symbole de l’ambition de la Région ? CF : Au-delà de ce formidable étendard, nous avons en Occitanie un réseau de 700 musées, dont 134 labellisés « Musées de France », nous comptons 26 Villes et Pays d’Art et d’Histoire et près de 5 000 Monuments Historiques. Notre ambition est justement de nous appuyer sur tous les lieux et ce riche patrimoine pour mailler le territoire et toucher le public le plus large possible. La culture est un outil d’un aménagement équilibré du territoire. C’est ça aussi, la culture que nous souhaitons « Nous avons en Occitanie défendre, la culture pour tous et partout. un réseau de 700 musées, Dans le cadre de notre Stratégie 2022-2028, dont 134 labellisés Musées nous souhaitons d’ailleurs poursuivre le soutien à la connaissance et valorisation de notre patride France » moine, pour consolider la conscience de notre Claire Fita héritage commun. CD : Sur Narbo Via, en l’occurrence, Il était nécessaire de rendre ses lettres de noblesse à Narbonne, et au-delà à notre région, en faisant revivre ce prestigieux passé. Ses collections, ses expositions temporaires, son pôle de recherches et ses actions de médiation en direction des publics sont des atouts considérables pour notre territoire et pour ses habitants. Narbo Via va devenir, je n’en doute pas, une référence nationale et internationale pour la recherche archéologique et la découverte de l’histoire antique. Plus qu’un simple musée, nous allons offrir aux habitants de Narbonne et d’Occitanie, mais aussi aux touristes, curieux et amateurs, une véritable visite dans l’Histoire, leur histoire. A l’échelle de la Région, le musée vient renforcer l’attractivité patrimoniale culturelle de notre région et renforcer les synergies qui existent entre les différents sites liés à la romanité. C’est l’illustration parfaite de ce que j’évoquais précédemment sur le fait de travailler en réseau, en pensant maillage territorial. Renforcer l’attractivité patrimoniale, culturelle et touristique de notre région, c’est à l’échelle de l’Occitanie entière qu’on le fera efficacement, c’est en consolidant les liens existants entre les différents sites et monuments remarquables du territoire. Ce sont ces synergies-là que je m’efforce de développer, car elles font avancer et grandir notre région. Si vous deviez choisir une œuvre de Narbo Via, laquelle serait-elle ? CD : Difficile de répondre face à l’exceptionnelle richesse des vestiges présentés… Mais je dirais que le mur monumental est peut-être la pièce qui m’a le plus marquée car elle illustre cette capacité à immerger le visiteur dans les œuvres exposées. Composé de 760 blocs de pierre issus des nécropoles romaines de la Narbonne antique, ce mur immense est pour ainsi dire la colonne vertébrale de tout le bâtiment et constitue une passerelle enjambant les milliers d’années qui séparent l’époque contemporaine et la Rome antique. Nous avons dès le départ souhaité que l’innovation soit présente dans ce projet, pour inscrire ce musée dans son temps mais aussi dans l’avenir de ce territoire. CF : Je trouve le Site d’Amphoralis - ancien atelier de production d’amphores particulièrement émouvant. Il nous offre à voir la vie quotidienne et l’activité de ces potiers qui produisaient des amphores vinaires, mais aussi des matériaux de construction ou des objets du quotidien, comme de la vaisselle. La culture est aussi un reflet de nos sociétés ; elle met au jour et sublime le savoir-faire de nos artisans et artistes au fil des siècles.

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CF : La culture, c’est la force de l’imaginaire évidemment, c’est la force de nous transporter dans l’espace et dans le temps. Je parlais à l’instant d’Amphoralis qui nous ramène au Ier siècle. Elle abolit ainsi toutes formes de frontières. La culture, c’est aussi la force de l’émancipation. Elle participe à la construction d’une trajectoire commune et donc d’une citoyenneté. C’est en cela que son accès pour les publics jeunes est primordial.

© Perset Arthur - Region Occitanie

© Bensizerara Sofiane - Region Occitanie

Parlez-nous de ce qui vous touche dans la culture ?

pisserie exceptionnelle du XVIe siècle que le musée de Cluny a prêtée pour quelques mois à celui des Abattoirs à Toulouse. La voir entourée d’œuvres d’art contemporain… J’aime beaucoup cette mise en scène proche de l’anachronisme. Cela donne du souffle à l’oeuvre, cela montre aussi à quel point l’art est multiple tout en conservant une nature inaliénable quels que soient les époques, les lieux. Enfin j’ai découvert récemment le travail de Pierre-Luc Poujol, un peintre originaire de Montpellier. Son style est très moderne, il utilise beaucoup la couleur, et en même temps certains de ses tableaux me rappellent parfois le coup de pinceau de Monet, ses jeux avec les ombres et la lumière.

CD : Pour moi la culture c’est avant tout un champ des possibles illimité ! L’inventivité et la créativité y sont poussées à leur paroxysme. Et cette liberté créative CF : Je suis très intéressée par l’œuvre de Floryan Varennes et j’ai particulièreen devient absolument bouleversante quand le public ment suivi son travail lors de sa résidence en entreprise, la ressent à son tour, quand il s’évade grâce à l’œuvre sur ma commune, à Graulhet. Son exposition, « Vioqu’il voyage avec elle. Quand une œuvre permet à « Pour moi la culture c’est avant tout un lence vitale », proposait une réflexion très intéressante une personne, quelle qu’elle soit, de passer de la réachamp des possibles illimité ! autour du corps et de la technique. Je suis particulièrelité au rêve ou à l’espoir, c’est pour moi là très exacment touchée par la confluence entre la filière du cuir, L’inventivité et la créativité y sont tement que se trouve la réussite de la culture. Et c’est qui caractérise ce bassin de vie tarnais, ce territoire en pour cela que j’estime que la culture ne doit pas être poussées à leur paroxysme » mutation, et l’art contemporain. réservée à une frange de la population. Tout le J’ai été très émue lors de ma visite de l’exposition de Carole Delga monde a cette capacité à s’émerveiller, donc tout le Josep Bartoli « Les Couleurs de l’exil », au Mémorial de monde doit avoir droit à la culture. Rivesaltes. Les œuvres de ce défenseur de la RépuSi vous deviez choisir une œuvre, une expo, un livre. Vous avez carte blique et de la liberté nous parlent de l’exil, de la Guerre Civile espagnole, et évidemment de notre histoire et celle de nos grands-parents. Cette exposition a une blanche… résonnance très forte face la situation des populations exilées dans notre monde CD : Côté littérature, j’aime beaucoup la poésie, mais je suis très éclectique : je actuel. relis de temps en temps les textes de Garcia Lorca, Prévert ou encore Camus et Enfin, pour citer ouvrage récent : Les épreuves de la vie - Comprendre autrel’émotion reste intacte. J’ai aussi lu récemment les Lettres à Anne de François ment les Français, dans lequel Pierre Rosanvallon revient sur les récents mouveMitterrand et d’un point de vue purement esthétique, j’ai été touchée par la plume ments sociaux. Et il est ici encore question de citoyenneté et d’émancipation. ■ de cet homme politique que l’on redécouvre homme de lettres dans l’intimité. Propos recueillis par Stéphane Jurand Dans un autre style, je pense immédiatement à La Dame à la Licorne, cette ta-

15e prix d’écriture claude Nougaro

Des actions en faveur des langues régionales La Région Occitanie agit en faveur des langues et cultures régionales, indissociables du patrimoine régional, des terroirs et des territoires d’Occitanie, aussi bien pour leur dimension culturelle qu’éducative. Depuis 2016, cette politique menée par la Région est marquée par le développement de plusieurs actions phares, comme par exemple : • La mise en place dès 2017 de trois dispositifs d’aide (transmission, diffusion et création), mais également du dispositif « conventionnement tremplin » qui vise à professionnaliser les compagnies qui créent en catalan ou en occitan. • L’extension sur tout le territoire de la manifestation Total Festum et de l’appel à projet PEC-CO (Projet Educatif Culturel en catalan et occitan) qui se déroule dans les écoles, collèges, lycées et Universités. • La création de l’Office Public de la Langue Catalane (OPLC) et de l’EPCC CIRDOC Institut Occitan de Cultura. • La mise en oeuvre de la politique partenariale de l’Office Public de la Langue Occitane (OPLO) et la mise en réseau des festivals de cultures régionales. • La signature de la convention cadre pour l’enseignement de l’occitan en 2017 entre la Région, le ministère de l’Education Nationale et l’OPLO. • L’élargissement du dispositif de formation de professeur aux académies de Toulouse et Montpellier. • Le lancement d’une campagne grand public de recrutement des locuteurs de l’occitan et la signature de l’accord-cadre pour l’enseignement du catalan en 2021. Depuis 2016, la Région a consacré 20 M€ aux langues et cultures régionales. –

A nouvelle édition, nouvelle formule ! Pour la 15e édition du Prix Claude Nougaro, la Région a décidé de donner un nouveau souffle à ce concours qui encourage et valorise la créativité et l'expression des jeunes talents. « J'avais à cœur de donner un nouvel élan au Prix Claude Nougaro pour coller aux aspirations des jeunes, à leurs codes et aux modes de communication qu'ils utilisent. Cette nouvelle édition en fera la preuve avec une grande place donnée aux nouveaux médias et à la création visuelle. Je crois en la force de l'oralité qui est notre marque de fabrique en Occitanie. Je veux que les jeunes s'en saisissent comme d'une arme d'expression, de création ! S'ils ont été trop souvent les victimes collatérales de la crise sanitaire, je veux aussi qu'ils profitent de ce prix pour libérer leurs talents, leurs idées et leurs énergies. Plus largement, notre politique culturelle sera résolument tournée vers eux dans les mois à venir pour leur redonner « espoir » en l'avenir ». Le Prix Claude Nougaro, mode d'emploi : • Prix ouvert à tous les jeunes résidant en Occitanie et âgés de 15 à 25 ans • Date limite d'inscription fixée au 31 janvier 2022 • Renseignements, règlement et candidatures disponibles sur le site : prixnougaro.laregion.fr

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CAHIER SPÉCIAL

Narbo Via

© Pouchard S.- Région Occitanie - Arch. Foster + Partners

voyage au cœur de la Narbonne antique

Musée NarboVia, musée régional de la Narbonne antique Architectes Foster+Partners, Studio Adrien Gardère

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CAHIER SPÉCIAL

Narbo Via : le nouveau musée de la Narbonne antique uvert depuis le mois de mai, le musée Narbo Via a officiellement été inauguré, en présence de Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, le 11 décembre dernier. Une inauguration qui a permis de souligner le succès que connait Narbo Via depuis son ouverture au public. Entre mai et décembre 2021, le musée a déjà accueilli plus de 100 000 visiteurs, un marqueur de l’engouement populaire pour ce lieu qui met en avant toutes les richesses de la romanité à Narbonne. A l’occasion de cette inauguration, nous présentons à travers ces pages le musée Narbo Via et les trésors du passé qu’il abrite. Véritable témoignage de la Narbonne antique, le parcours muséographique est une plongée dans le passé de la glorieuse province de la Narbonnaise, surnommée « fille de Rome ».

Darnaud Antoine - Région Occitanie

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Le projet architectural : un pont entre passé et présent Imaginé comme un pont entre le passé et le présent, le projet architectural de Narbo Via a été conçu par des acteurs internationaux et locaux. Mêlant les technologies les plus modernes de la construction aux collections archéologiques, l’édifice imaginé par l’agence internationale Foster + Partners fait ainsi dialoguer les lignes épurées du musée avec les vestiges des grands bâtiments romains. tions. Le mur lapidaire est également une réserve ouverte et modulable de 76 mètres de long et 10 mètres de haut, équipé d’un dispositif unique dans un musée qui permet de déplacer les blocs au moyen d’un engin de levage. Cette galerie permet également de faciliter le travail d’étude et de recherche des archéologues, historiens ou scientifiques. © Eva Gosselin - l’Art-vues

Le musée Narbo Via, est un projet architectural porté par l’agence Foster + Partners, le studio Adrien Gardère pour la muséographie et Jean Capia, architecte d’opération nîmois. Alliant simplicité et innovation, les façades du bâtiment sont construites selon la technique du béton Sirewall, inédite en France. Constitué de couches horizontales, obtenues à partir de terres locales, ce béton rappelle la stratigraphie en archéologie, faisant ainsi du musée un trait d’union entre le passé et le présent. La structure épurée et profondément moderne du bâtiment est, par ailleurs, synonyme de modularité des espaces, d’économie de fonctionnement, assurant au site une durabilité optimale.

Grâce à des dispositifs de médiation intégrés, ce mur offre différents niveaux de lecture de ces blocs qui comportent des frises doriques, des motifs végétaux, des inscriptions, des masques de théâtre et des frises d’armes. Une première appréhension globale et monumentale raconte l’histoire de cette collection, une approche plus ciblée de ces fragments architecturaux met en évidence des types de décors, des thématiques, des séries d’inscription en permettant des reconstitutions d’ensembles ou d’élévations grâce à des écrans intégrés au rayonnage, une appropriation encore plus fine est proposée via des bornes de consultation tactiles, avec l’identification de chaque bloc et la manipulation 3D des fragments les plus emblématiques de la collection.

Le mur lapidaire, colonne vertébrale du musée Au coeur de Narbo Via, le mur lapidaire marque l’entrée du parcours muséal. Véritable colonne vertébrale du bâtiment, ce mur monumental est composé de 760 blocs de pierres issues des nécropoles romaines de la ville antique et marque l’ouverture des salles où sont exposées les collec-

II


CAHIER SPÉCIAL

« Ressusciter le prestige de Narbonne dans l’Antiquité » Entretien avec Valérie Brousselle et M’hammed Behel l’occasion de l’inauguration du musée Narbo Via, Valérie Brousselle, directrice générale de l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC), et M’hammed Behel, directeur scientifique, nous ont accordé un entretien. Ensemble, ils évoquent le succès public des premiers mois d’ouverture du musée, la genèse du projet et l’importance de ce nouvel établissement pour la mémoire du passé antique de Narbonne.

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© Eva Gosselin - l’Art-vues

L’inauguration du musée Narbo Via a eu lieu le 11 décembre, soit presque neuf mois après son ouverture officielle au public, cela a-t-il rendu l’événement spécial ? V. B. : Effectivement, la spécificité de cette inauguration c’est qu’elle a eu lieu après l’ouverture officielle du musée Narbo Via, le 19 mai dernier, du fait de la période COVID, de l’évolution des prescriptions sanitaires et donc, de la possibilité ou pas d’accueillir un grand nombre de personnes. Nous avons donc adapté cette inauguration en essayant de mettre en avant non pas tout ce qui est Valérie Brousselle nouveau dans les collections, mais en montrant combien l’ouverture d’un musée qui fait rayonner une capitale disparue, Narbo Martius, est importante. Elle doit être saluée officiellement, à l’échelle régionale, peut-être nationale, et en tout cas à l’échelle méditerranéenne avec tous nos voisins, qui partagent le même passé antique que nous. M. B. : Le musée commence à prendre sa place à « Cette l’échelle locale et nationale et inauguration est même internationale. Nous avons beaucoup de demandes de chervraiment cheurs qui s’intéressent à nos colle point final lections, et nous avons entamé pour asseoir quelques conventions de relation la notoriété du avec les musées de l’autre rive de la Méditerranée. Nous avons égamusée Narbo Via » lement commencé une collaboraM’hammed Behel tion avec le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et avec des musées d’autres collectivités. Enfin, la prochaine Réunion des musées archéologiques de France se déroulera chez nous, en janvier. Cette inauguration est vraiment le point final pour asseoir la notoriété du musée Narbo Via.

© Darnaud Antoine - Region Occitanie

Les portes du musée sont donc ouvertes depuis mai, le public a-t-il été au rendez-vous ? V. B. : Le public est au rdv et nous nous en réjouissons d'autant plus que ce fut une ouverture sans inauguration et en période COVID… Pour autant, nous comptabilisions début novembre, sur l’ensemble de nos trois sites, 95 000 visiteurs. Il est donc raisonnable de penser qu’on terminera l’année au-delà des 100 000 visiteurs. C’est un très bon signal en terme de chiffres. Par ailleurs, la rencontre que nous avons pu mener avec les publics depuis l’ouverture est largement positive. Bien sûr, il y a toujours un ou deux points qui doivent être améliorés, mais le commentaire le plus fréquent après un parcours de visite, c’est la fierté que les visiteurs ressentent face au passé antique narbonnais. M.B. : Le contenu scientifique plaît beaucoup au public. Dans le Livre d’or, nous n’avons que des louanges. Nous sentons l’émerveillement du public face à l’ouverture de ce grand musée.

III

Pouvez-vous revenir sur la genèse de Narbo Via, comment est née la volonté de construire un tel musée ? V. B. : La légende dit que la genèse se trouve dans la rencontre entre deux amis, le Narbonnais Jacques Michaud, actuel président de la commission archéologique de Narbonne, fait visiter à Georges Frêche l’ancien musée lapidaire. Ce dernier, devenu président de région souhaitera donner à cette collection un écrin à sa hauteur et proposera le projet de ce qui deviendra Narbo Via. Cette histoire, c’est un peu la légende dorée. Ce musée est né d’une volonté régionale de M’hammed Behel travailler sur l’histoire de la Romanité, parce qu’elle trouve ses prolongements dans notre vie actuelle. C’est rendre à César ce qui appartient à César ! Le musée permet de comprendre ce qui aujourd’hui « L’histoire de la prend ses racines 2000 ans plus tôt. C’est un projet Romanité trouve public, mais aussi un projet de recherche, un projet archéologique. Et, ses prolongements dans notre vie pour pouvoir le réaliser, la Région s’est associée à l’État, au ministère actuelle » de la Culture, à la Ville de Narbonne Valérie Brousselle et la Communauté d’agglomération qui était propriétaire d’une partie des collections. Et, pour le bâtiment, le musée a reçu le concours de l’Union européenne qui, dès qu’il est question de culture commune, et en l’occurrence de culture méditerranéenne, répond le plus souvent présente par le biais du FEDER. M. B. : Le but final, c’est de redonner une existence à cette ville qui était la capitale de la Narbonnaise. La première colonie romaine qui avait un prestige archéologique. Aujourd’hui tous les monuments ont disparus au contraire d’autres villes comme Nîmes ou Arles. Narbonne a perdu tous ses monuments alors qu’ils étaient plus importants que ces villes. Le rôle de ce musée est de ressusciter le prestige de la ville de Narbonne dans l’Antiquité. Pourquoi le nom Narbo Via ? V. B. : Narbo Via est un nom fédérateur porteur de collectif. L’objectif était par le terme « via » de raconter ce voyage, ce dialogue et cette volonté d’ouverture et de relation entre Narbo Martius, donc « Narbo », et tous ceux qui veulent bien faire un bout de chemin avec ce qu’on peut dire de cette capitale antique aujourd’hui. M. B. : « Narbo » fait référence à l’ancien nom de la ville et « via » c’est le chemin. Ce nom rappelle le prestige de Narbonne qui était un carrefour très important dans l’Antiquité. La ville reliait l’Océan Atlantique et la Méditerranée.


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CAHIER SPÉCIAL

La collection est particulièrement mise en valeur grâce au mur lapidaire, c’est l’un des élément majeur du musée… V. B. : Cette idée fait partie du projet Foster + Partners. Le cabinet d’architectes a suivi une idée du scénographe Adrien Gardère pour proposer un mur industriel composé de deux racks, d’étagères métalliques avec, au centre un bras robotisé qui permet de mouvoir les blocs, que ce soit pour les proposer à l’étude des chercheurs, ou pour les insérer dans un dispositif de médiation en direction du public. Ce mur est vraiment la colonne vertébrale du bâtiment du musée Narbo Via, puisque de fait, il le partage en deux. Ainsi, il sépare et relie le bâtiment consacré aux fonctions de travail, de recherche, de conservation Narbo Via n’est pas uniquement un musée, c’est aussi un véritable pôle et le bâtiment d’accueil du public. Narbo Via est l'un des rares musées où cette archéologique, pouvez-vous nous en parler ? séparation entre les espaces de conservation et les espaces d’accueil n’est M. B. : Notre premier rôle, bien sûr, c’est de conserver, de protéger les collec- pas opaque. Enfin, le mur lapidaire représente toutes les fonctions d’un musée tions et de mener à bien les restaurations et la conservation préventive. Après, puisque c’est à la fois une réserve, un mobilier muséographique, un dispositif nous organisons des événements dans le musée pour promouvoir les re- de médiation, grâce aux bornes qui permettent de se repérer et de naviguer cherches archéologiques dans le cadre de notre convention avec entre les différents blocs, et c’est enfin une bibliothèque lapil’INRAP (Institut national de recherche préventive). Nous menons « Ce mur est vraiment la daire. aussi des recherches avec le CNRS, à travers l’étude des col- colonne vertébrale du Outre les collections, le musée propose une programmalections du musée. musée Narbo Via » tion culturelle riche, cela permet de créer un lien différent Valérie Brousselle Le musée aura-t-il vocation à suivre l’actualité des fouilles avec le public ? de la région ? V. B. : Oui, cela permet de vraiment entrer en dialogue avec les publics et avec M. B. : Bien sûr ! Cela est signalé dans le musée par une alcôve numérique les territoires. Nous avons une programmation à la fois scientifique et culturelle dédiée à la recherche archéologique. On y suit les premiers sondages recensés élaborée en concertation entre le pôle Conservation, recherche, exposition et à Narbonne, au XIXème siècle, jusqu’aux travaux de la Robine, qui sont les der- le pôle Médiation communication. Cette programmation fait intervenir des nières fouilles menées à Narbonne, juste en face du musée, et qui concernait conférences, par exemple sur l’architecture. Nous organisons des projections une nécropole parmi les plus grandes du monde romain. et nous avons accueilli une partie des Rencontres archéologiques de la NarV. B. : La raison d’être de notre établissement n’est pas d’être fermée sur nos bonnaise. Nous avons des visites de plusieurs formats et à destination de difcollections mais bien d’être le plus transparent possible, à l’image de notre mur férents publics. Et puis, nous accueillons des événements. Enfin, nous menons lapidaire, entre le travail archéologique, et de recherche, et sa présentation au un gros travail sur l’accessibilité des personnes en situation de handicap. Nous public. Nous souhaitons être un musée ouvert sur son territoire, principalement proposons, pour les visites, un livret en gros caractères et un livret en braille, par le biais des recherches archéologiques, et qui a pour objectif de retracer ou encore des visites avec l’un de nos médiateurs et un guide LSF. ■ tout ce qui relève de la romanité sur ce territoire. D’où viennent les pièces qui composent le fonds du musée ? M. B. : Les collections sont issues de différents fonds. Une importante partie appartient à la Ville de Narbonne et qui était dans l’ancien musée lapidaire. Une deuxième partie est un dépôt de la Direction de recherche sous-marine et subaquatique (DRASSM). Il y a également des privés qui ont légué des pièces à la Région et qui sont déposées au sein du musée Narbo Via. Nous avons aussi une grande partie de la collection qui vient du Grand Narbonne par le biais d’Amphoralis, à Sallèles-d’Aude. Enfin, il y a des dépôts de l’État issus des fouilles menées au Clos de la Lombarde et du port de La Nautique.

Depuis le 1er février 2020, Narbo Via est un Etablissement public de coopération culturelle (EPCC) avec une gouvernance partenariale qui regroupe la Région Occitanie, le Grand Narbonne, la Ville de Narbonne et l’Etat. L’EPCC réunit en son sein, outre le nouveau musée qui ouvre ses portes, les sites archéologiques de l’Horreum, au cœur de Narbonne, et d’Amphoralis, à Sallèles-d’Aude. Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie a été élue présidente du Conseil d’administration.

IV


CAHIER SPÉCIAL

☛ Suivez le guide

à travers l’espace d’exposition de Narbo Via, c’est enLe parcours permanent Déambuler tamer un voyage temporel à la découverte de la vie à l’époque roà Narbonne à travers l’espace urbain, ses monuments et des collections samaine population, les nécropoles, la maison et son décor, le port et

I - La première colonie romaine en Gaulle : cette salle présente la fondation de Narbo Martius, première colonie romaine hors d’Italie (IIe-Ier siècles avant notre ère). Narbonne est alors replacée dans le temps et dans l’espace : la Méditerranée, les voies commerciales existantes, la géologie… Autant de facteurs qui ont incité Rome à s’implanter sur le territoire narbonnais. Cette séquence expose notamment des inscriptions anciennes, des monnaies tirées de l’oppidum gaulois de Montlaurès, des fragments d’architecture.

posé de luxueuses domus romaines qui furent mises au jour à partir de 1973. Cette séquence dévoile aussi un ensemble de statues remarquables ainsi que des séries d’objets du quotidien. V - Un port marchand sur la Méditerranée : deuxième port de l’empire (après Rome) Narbonne vivait autour de l’activité portuaire. Amphores en provenance de l’ensemble du monde romain, céramiques, stèles de négociants, lingots d’étain, bas-reliefs de navires navigant ou à quai, transportant du vin, du sel, du blé, de l’huile, du garum, des minerais (étain, cuivre, fer), racontent l’intense activité économique et portuaire de cette cité florissante, avec ses acteurs, ses métiers, les types de navires et les techniques de navigation utilisés pour commercer avec toute la Méditerranéeainsi que l’évolution du système portuaire…

II - La ville et ses monuments : cette séquence se concentre sur Narbonne, capitale romaine et son urbanisme. La muséographie restitue la monumentalité de la cité à son apogée, avec ses bâtiments en marbre, et notamment grâce aux fragments d’un temple gigantesque, très probablement le Capitole de la Cité, dominant le forum et visible de très loin, témoignant ainsi de la prospérité de la cité antique.

Narbo Via en quelques chiffres

III - Société et nécropoles : cet espace permet de découvrir l’organisation d’une société fortement hiérarchisée, ses représentations sociales, ses pratiques politiques, juridiques, religieuses, funéraires, ses jeux et ses spectacles. Elle donne à voir ce que signifiait être narbonnais il y a 2000 ans, grâce à des sculptures, des bas-reliefs et inscriptions de monuments funéraires.

> Un parcours permanent de 2 800 m2 > Une salle d’exposition temporaire de 500 m2 > Un auditorium de 200 places > 3 ateliers pédagogiques > Une boutique, des jardins, et bientôt un restaurant > Un laboratoire de restauration et de recherche, des réserves et salles d’études > Un projet d’investissement de 56,8 millions d’euros

IV - Riches demeures urbaines : on entre ici dans les riches demeures urbaines et leurs décors. Un atrium qui présente en son centre une grande mosaïque célébrant la figure de Bacchus conduit à une série de pièces où sont notamment présentées d’élégantes peintures murales dignes de celles de Pompéi. Elles proviennent du Clos de la Lombarde, un quartier de la cité de Narbo Martius com-

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ses activités.


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VI - Narbonne métropole paléochrétienne : cette salle explique comment la cité de Narbonne a évolué du IIIe siècle de notre ère à la fin de l’Empire romain d’Occident (476) sous l’influence du christianisme naissant puis avec l’arrivée des Wisigoths (IV-Vème siècles). La ville se protège des invasions derrière des remparts, se dote de nouveaux édifices (églises, basiliques, cathédrale) construits bien souvent grâce aux remplois de matériaux d’édifices antérieurs notamment de sanctuaires païens dont le Capitole… Narbonne devient ainsi une capitale chrétienne importante de l’Empire romain, notamment sous l’impulsion de l’évêque Rusticus au Ve siècle. Monnaies votives, autels, sarcophages aux motifs inspirés des Evangiles, témoignent de cette christianisation. Les alcôves : dans les secrets des fouilles archéologiques Au sein du parcours, quatre espaces rythment la visite et proposent d’approfondir certaines thématiques en faisant entrer les visiteurs dans les coulisses de la

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Labellisé « Musée de France », Narbo Via rassemble dans les salles de la collection permanente un ensemble d’environ 1300 pièces d’exception dont près de 760 blocs lapidaires installés sur le mur du même nom.

recherche archéologique, explicitant ses spécialités et ses pratiques, tout en donnant accès aux dernières découvertes sur la cité de Narbo Martius. Au moyen de vidéos, de projections, de restitutions en 3D, les alcôves présentent la redécouverte de l’urbanisme de Narbo Martius grâce aux différentes fouilles menées dans la ville. Elles proposent également une restitution en 3D du Capitole réalisée à partir des données des chercheurs, mais également la découverte des navires et techniques de navigation romains (à partir de 4 maquettes physiques de bateaux). Enfin, cet espace est aussi dédié aux recherches en cours sur le système portuaire de la cité.

L’Horreum et Amphoralis En plus de la visite du musée et de ses collections, le billet d’entrée de Narbo Via permet aux visiteurs d’accéder à deux autres sites romains narbonnais : l’Horreum et Amphoralis.

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© Arnaud Späni - Narbo Via

■ Amphoralis Amphoralis, est situé à une douzaine de kilomètres au nord de la capitale antique Narbo Martius. Il s’agit d’un ancien atelier de production d’amphores gauloises, mis à jour dès 1976. Son musée surplombe les fouilles archéologiques d’une fabrique antique de poteries (Ier-IIIe siècle) et permet de découvrir la vie quotidienne et l’activité de ces potiers qui produisaient en masse des amphores vinaires, mais aussi différents matériaux de construction (briques, tuiles) et de la vaisselle du quotidien.

© Arnaud Späni - Narbo Via

■ L’Horreum Ces galeries souterraines du Ier siècle avant notre ère sont composées de couloirs desservant une série de pièces exiguës. À l'origine, elles étaient sous-jacentes à un ensemble disparu, probablement un marché, ou un entrepôt public (« horreum » en latin). Les murs, très bien conservés, témoignent de la maîtrise architecturale et du savoir-faire dont les Romains firent preuve en général. Redécouvert dans les années 1930, ce témoignage remarquable de la vitalité des activités commerciales de la ville antique a été classé monument historique en 1961. Ouvertes au public depuis 1976, les galeries de l’Horreum offrent une plongée au cœur de l’histoire et de l’architecture romaine de la ville.


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L’actualité de Narbo Via u-delà de son parcours permanent, Narbo Via propose également l’exposition temporaire, Veni, vidi… bâti ! et de nombreux rendez-vous culturels pour découvrir autrement ses collections. Tour d’horizon des événements à vivre entre décembre et février au musée.

A

Cette première exposition temporaire proposée à Narbo Via s’inscrit dans la logique même du musée, conçu pour restituer la mémoire de la province de la Narbonnaise, première colonie romaine. Une grandeur dont il ne reste aujourd’hui plus aucun monument mais dont on garde la trace grâce aux sources écrites, aux fouilles archéologiques, et surtout par une grande quantité d’éléments architecturaux utilisés en réemploi dans la ville tout au long de son histoire. L’exposition Veni, vidi… bâti ! questionne justement la persistance de cet héritage architectural et la façon dont les architectes contemporains l’explore et l’adapte. L’exposition met ainsi en regard les grands principes de l’architecture romaine (organisation urbaine et sociale, lumière, circulation de l’air et de l’eau, structures et matériaux) avec leurs réutilisations et réinterprétations contemporaines pour aboutir au bâtiment du musée Narbo Via, carrefour entre ces deux périodes. Plus d’une centaine d’œuvres, provenant d’institutions françaises, italiennes et anglaises, sont présentées (maquettes, photos, dessins, gravures, objets). Autour de cette exposition temporaire deux visites guidées sont proposées. Un parcours-découverte, chaque mardi à 15h30 et chaque Aquarelle sur papier de l’Atrium de la maison de Cornellius Rufus à Pompéi (Musée archéologique de Naples) dimanche à 11h, permet d’appréhender les techniques architecturales des Romains, et la manière dont les architectes continuent de s’en inspirer. Par ailleurs, la visite thématique « Archi romain, archi contemporain ! » propose des allers et retours entre l’histoire de l’architecture romaine et contemporaine (les samedis 18/12, 22/01 et 19/02 à 16h). Exposition Veni, vidi… bâti ! jusqu’au 27 février.

Les temps forts jusqu’en février ◆ Les Saturnales, un avant-goût de Noël

◆ Les Nuits de la lecture

Du 12 décembre au 2 janvier Célébrée sur plusieurs jours autour du solstice d’hiver, la fête des Saturnales était l’occasion de nombreuses réjouissances à l’époque romaine. Ainsi, les Saturnales semblent se confondre avec certains rituels des fêtes de Noël, de l’épiphanie, mais aussi du carnaval. C’est donc autour du solstice d’hiver que Narbo Via vous propose une programmation festive en écho aux antiques Saturnales et aux fêtes de fin d’année qui approchent. Dimanche 12 décembre : Régal, salon des producteurs locaux. Du 12 décembre au 2 janvier : arbre de Noël participatif. Les mercredis 15 et 22 décembre : la fabrique des cadeaux.

Samedi 22 janvier, de 18h à 20h Événement national, les Nuits de la lecture ont lieu du 20 au 23 janvier. Cette année le public est invité à se réunir autour du thème de l’amour en écho à l’injonction de Victor Hugo : « Aimons toujours ! Aimons encore ! ». À Narbonne, le musée Narbo Via s’associe avec la Médiathèque et le Patio des Arts du Grand Narbonne pour proposer au public des moments de partage collectifs et poétiques afin de célébrer ensemble le plaisir de lire et l’amour des livres ! Après une soirée lecture à la Médiathèque le vendredi 21 janvier, rendez-vous au musée le samedi 22 : à la tombée de la nuit, vous pourrez déambuler dans les collections et entendre de manière impromptue des textes anciens et contemporains lus par les élèves des sections théâtre du Patio des Arts. Une manière originale de découvrir les charmes de l’histoire romaine de Narbonne...

◆ Les sentiers d’hiver Vendredi 21 janvier, de 17h30 à 22h Les vignerons de l’AOC La Clape donnent rendez-vous au public pour la 2ème édition d’un parcours épicurien et patrimonial en plein cœur de Narbonne. Une balade dinatoire entraînera les participants à travers la ville et ses sites historiques pour s’achever au musée. Une dégustation des cuvées de l’AOC La Clape sera proposée et accompagnée des mets préparés par le Chef Marc Schwall du restaurant Le Cuisinier Caviste.

Narbo Via 2, avenue André Mècle (anciennement 50, avenue de Gruissan) à Narbonne. Tél. 04 68 90 28 90. narbovia.fr

VII

© Wikimedia Commons

◆ Exposition Veni, vidi… bâti !


les

© Anne laudouar

SPECTACLES VIVANTS

Hardmonia au Crès

> THÉÂTRE

> ARTS MÉTISSÉS

> CRÉATIONS EN RÉGION

> EN FAMILLE

> HUMOUR

> SPECTACLES DE NOËL

> DANSE

> MUSIQUE CLASSIQUE –

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Les Temps forts

Théâtre Seul ce qui brûle

■ Antoine et Cléopâtre

À L’ASTRADA À MARCIAC Sigismund, Seigneur d’Ehrenburg et sa jeune épouse Albe s’aiment d’un amour passionnel qui ne semble pas avoir de limite. Dans l’ardeur et l’exaltation, prisonnier d’un amour possessif et dépendant, Sigismund précipite sa propre chute dans une passion brûlante. Fait-il lui-même le nid de cette jalousie dévorante ? Est-ce le fatal point de basculement d’une trop grande ferveur ? En amour, Christiane Singer, l’auteure, dit que la seule mesure est la démesure. Ainsi en va-t-il de l’humain, excessif en vie et destruction. Accusant Albe d’adultère, Sigismund la condamne à subir un horrible châtiment qu’il souhaite, dans sa colère, au-delà de la mort. Sam. 29 janvier, à l’Astrada à Marciac (32). Tél. 09 64 47 32 29. lastrada-marciac.fr

La femme de la photo AU KIASMA À CASTELNAU-LE-LEZ

Seul ce qui brûle à Marciac

© Yannick Pirot

■ Cul et Chemises

Antoine et Cléopâtre à Toulouse

Huit heures ne font pas un jour à Montpellier

© Pascale Fournier

Antoine et Cléopâtre est la tragédie d’un homme d’action dont la volonté faiblit peu à peu. Antoine sis à Alexandrie est esclave de la pure beauté de Cléopâtre. Rappelé à Rome par sa femme et par les événements politiques, il s’arrache des bras de Cléopâtre mais Shakespeare veille à la ne pas laisser mollir le drame. Le retour en Egypte signe la décadence et les fantasmes utopistes de reconfiguration d’un monde dans lequel l’Orient et l’Occident se fondraient harmonieusement. Antoine et Cléopâtre, représentent l’alliance de l’excès, de la passion érotique et de narcissisme flamboyant. De l’autre, le jeune Octave qui deviendra l’empereur Auguste, veut établir un monde unifié, inscrit dans l’ordre, la mesure et la stabilité. Célie Pauthe, à la mise en scène retrouve Mélodie Richard et Mounir Margoum, parmi une troupe de treize comédiens, comédiennes et musiciennes, pour mettre en perspective cette oeuvre enfermée entre éros et thanatos. Du 11 au 14 janvier, au Théâtre de la Cité, Centre dramatique national de Toulouse. Tél. 05 34 45 05 05. theatre-cite.com

© Marion Lefebvre

AU THÉÂTRE DE LA CITÉ À TOULOUSE

AU THEATRE DANS LES VIGNES À COUFFOULENS Lorsque le rideau s’ouvre Victor et Louis, deux frères, deux acteurs se retrouvent dans un appartement exigu. Ils sont en errance, perdus. oubliés de tout et de tous. En pleine obsolescence. Un dialogue plutôt rugueux démarre entre ces deux êtres qui n’ont rien en commun et affichent deux visions différentes de ce qu’est et doit être l’art de l’acteur. Mais obligation fait loi et les deux compères acceptent une étonnante mission artistique. Le point de bascule est atteint. Foin de la présence du ministre de la Culture… Jean Marie-Piemme se joue des genres. Son humour constant, sa tendresse et sa poésie désaliènent l’acteur pour la jouissance du spectateur. Sans parler uniquement de théâtre, il est également question de passion, vocation, attachement au métier quel qu’il soit, de l’importance qu’on lui accorde. Central, l’amour entre deux frères perdus dans l’insensé qui se déchirent pour finalement se recentrer sur les planches. Et de crier à la cantonade… « Nous sommes des acteurs » ! Dimanche 30 janvier, au Théâtre dans les Vignes à Couffoulens (11). Tél. 04 68 72 30 55. letheatredanslesvignes.fr

■ Huit heures ne font pas un jour AU DOMAINE D’O À MONTPELLIER Ce sera l’événement de la nouvelle année au Domaine d’O, la mise en scène de la série Huit heures ne font pas un jour de Rainer Werner Fassbinder par Julie Deliquet. Car c’est effectivement un feuilleton allemand que reprend la metteure en scène adapte au théâtre. Diffusée, à l’origine, entre octobre 1972 et mars 1973 en RFA, cette série s’intéresse au quotidien d’une famille d’ouvriers de Cologne, les Krüger-Epp. Jochen, le petit-fils, ouvrier toujours prêt à lutter pour plus de justice sociale, rencontre Marion, une jeune femme moderne et émancipée qui travaille dans un journal local : c’est le début d’une histoire d’amour. Sans chercher à en dresser un portrait sombre, Fassbinder propose plutôt d’y voir l’espoir et la joie. Toujours d’actualité Huit heures ne font pas un jour est donc repris par Julie Deliquet qui s’emploie à amplifier les liens qui existent entre la jeunesse d’hier et celle d’aujourd’hui. Du 5 au 7 janvier, au Domaine d’O à Montpellier. Tél. 0800 200 165. domainedo.fr –

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La compagnie montpelliéraine Le Cri Dévot signe une adaptation du célèbre roman Les Années d’Annie Ernaux. Dans sa mise en scène intimiste, Camille Daloz mêle théâtre, installation sonore et vidéo pour la transmission d’une mémoire vivante. Tout part d’une femme sur une photo ? Qui estelle ? Les souvenirs des uns et des autres font revivre les étapes de sa vie : tour à tour enfant, adolescente, jeune épouse, femme, amante, derrière tous ces visages se dévoile le portrait d’une femme qui cherche sa place au milieu d’hommes, dans une société en mutation. Jeu. 27 janvier, au Kiasma à Castelnau-le-Lez (34). Tél. 04 67 14 19 06. lekiasma.fr


C’est la magnifique actrice Nicole Garcia, seule en scène, qui porte ce monologue intérieur écrit pour elle par une auteure aussi remarquable : Marie NDiaye. L’histoire de cette professeure est des plus cruelles : évènement paraissant improbable mais qui pourtant advient, son élève préférée se suicide. Anéantie par ce terrible, autant qu’incompréhensible, passage à l’acte, la professeure se retrouve au bord d’un précipice mental, une folie qui ne dit pas tout de suite son nom. Pendant une bonne heure, l’actrice déverse un flot de paroles, une logorrhée démentielle jusqu’à ce que le voile se lève et que la culpabilité, cachée sous une existence trop lisse se révèle. Une heure d’introspection, pour tourner le couteau dans les plaies, pour aller toucher le noyau dur de Nicole Garcia son être. Gabrielle déroule ainsi sa propre histoire. Complexité d’une biographie traversée de violences, de désirs d’emprise. Frédéric Bélier-Garcia, qui a mis en scène ce fait divers écrit par Marie NDiaye, a choisi d’imager « une pensée qui se déploie en nœuds et fulgurances ». La force du propos entraîne le spectateur au coeur d’une conscience complexe, ambivalente. Difficile de trouver la bonne distance psychique devant cette tragédie. À travers le parcours de Daniella, elle retrouve le souvenir de son propre cheminement. La prière profane appelle la paix. Il fallait Nicole Garcia pour incarner cette fièvre verbale, cette grâce blessée qui porte l’écriture de Marie NDiaye dans son incandescence. Jeu. 6 janvier, au Parvis, Scène nationale Tarbes Pyrénées à Ibos (65). Tél. 05 62 90 08 55. parvis.net Sam. 8 janvier, à la Scène nationale d’Albi (81). Tél. 05 63 38 55 56. sn-albi.fr

« Si tout était à recommencer, je recommencerais bien sûr, en évitant quelques broutilles : les accidents de voiture, les séjours à l’hôpital, les chagrins d’amour. Mais je ne renie rien. » Ainsi parlait Françoise Sagan. Caroline Loeb s’attaque à cette grande icône de la littérature française, la Sagan. À partir des textes de Je ne renie rien, l’auteure de Bonjour tristesse se révèle en toute cohérence et sincérité avec toute sa tendresse, son intelligence féroce et son humour subtil. Son regard sur l’amour, l’amitié, l’argent, les hommes et les femmes, est on ne peut plus lucide. L’émotion est là, la drôlerie aussi. Son absolu, la littérature. L’écrivaine évoque la fragilité des Caroline Loeb hommes, l’importance du désir, son dédain pour l’argent, sa passion pour le jeu, y compris celui avec la mort toujours dans les parages. La mise en scène d’Alex Lutz toute en délicatesse, souligne la lucidité de Sagan. Caroline Loeb évoque cette passionnée, brûlant la vie de bout en bout. Du 16 au 18 décembre, au Théâtre TRAC à Castelnau-le-Lez (34). Tél. 07 69 91 36 07. trac.fr

© Richard Schroeder.

■ Françoise par Sagan À TRAC À CASTELNAU-LE-LEZ

© Jean-Louis Fernandez

■ Royan. La Professeure de Français AU PARVIS À IBOS ET À LA SCÈNE NATIONALE D’ALBI

■ Janis AU THÉÂTRE DE L’ODÉON À NÎMES

Music All

Juliette Savary

Marco Berretini, Jonathan Capdevielle et Jérôme Marin s’associent pour un Music All, une pièce qui loin de n’être qu’un numéro de Music-Hall, tient beaucoup de la métamorphose. Sur scène, les acteurs interprètent de grandes personnalités : la diva Whitney Houston, Marguerite Duras, Michael Jackson, Lady Diana… Tous apparaissent abimés, au bord de la destruction, jusqu’à la résurrection. Théâtre, cabaret, danse, les univers des trois acteurs s’unissent pour rendre compte de la fragilité humaine. Tous trois écrivent : « Music all est une espece de « flip » comme dirait l’auteur du livre eponyme, Jeffrey Kripal. Un « flip », ecrit-il, est « un renversement de perspective », « un nouveau reel », souvent ne d’une experience extreme qui change la vie. Une tentative du corps et de l’ame de signaler a l’etre humain une voie pour reparer notre monde fracture. » Du 8 au 10 février, au Théâtre des 13 vents, Centre dramatique national à Montpellier. Tél. 04 67 99 25 00. 13vents.fr –

© Simon Gosselin

AU THÉÂTRE DES 13 VENTS À MONTPELLIER

Janis s’inscrit dans un théâtre où la musique joue le partenariat avec l’héroïne, l’actrice Juliette Savary. Accompagnée par le guitariste Jerome Castel, cette dernière, pousse le rôle jusqu’à devenir l’alter égo de Janis Joplin, fantastique réincarnation corps et voix. L’actrice se confie au public pour dires sa proximité intérieure avec la chanteuse, sa conviction d’être le double de Janis Joplin. L’échange d’identité suit après une incarnation progressive du personnage jusqu’à créer une illusion parfaite afin de faire ressentir la forte présence de Janis sur scène. Nora Granovsky de la Cie BVZK, met en scène Juliette Savary, alias Janis Joplin dans la lumière de la scène et l’ombre de la drogue qui ont rythmé une courte vie, au-delà du Monterey Pop Festival et de Woodstock. Cette plongée au cœur du mouvement beatnik, libérateur et poétique, fait aussi écho au contexte socio-politique d’une Amérique ségrégationniste contre laquelle la chanteuse n’a pas arrêté de se battre. Du 14 au 16 décembre, au Théâtre de l’Odéon à Nîmes (30). Tél. 04 66 36 65 00. theatredenimes.com

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Les Temps forts

Créations en région ■ Amer M. et Colette B.

■ Molière Face Sud

AU THÉÂTRE DE LA CITÉ À TOULOUSE

À l’occasion des 400 ans de la naissance de Molière, Pézenas rend hommage pour le reste de sa saison à l’illustre dramaturge français qui a, un temps, fréquenté les jolies rues de la ville. Dès janvier, la compagnie La Fabrique Sauvage proposera une version inattendue du parcours de Molière. Cette création en forme de conférence théâtro-musicale emmène le spectateur à la rencontre du jeune Jean-Baptiste Poquelin, à l’époque où il vécut dans le midi. Dans une mise en scène qui fait intervenir des projections vidéo, la compagnie retrace les années d’une expérience à la fois professionnelle, culturelle et politique qui aura une influence sur toute la carrière de celui que l’on appellera Molière. Ven. 14 janvier, au Théâtre de Pézenas (34). Tél. 04 67 32 59 23. ville-pezenas.fr

© Nino Laisné

Parfois, il suffit de peu de choses pour imaginer un spectacle : une rencontre, une coïncidence, une surprise. C’est la troisième proposition qui a mené Joséphine Serre à écrire Amer M. Et Colette B. Tout commence lorsque la dramaturge trouve dans sa boîte aux lettres un portefeuille. À l’intérieur, des papiers, des documents qui retracent la vie d’un certain Amer M. Des archives qui racontent le parcours d’un homme né en Algérie et arrivé en France au début de la guerre d’indépendance. À l’intérieur de ce mystérieux portefeuille, Joséphine Serre trouve également trois lettres, conservées par Amer. Elle fait alors la rencontre de Colette B., une pianiste. Né alors dans l’esprit de la metteure en scène de créer un diptyque autour de ces deux personnages. Elle imagine une histoire, celle d’un couple d’amants entre l’Algérie et la France. Du 13 au 19 janvier, au Théâtre de la Cité, Centre dramatique national de Toulouse. Tél. 05 34 45 05 05. theatre-cite.com

AU THÉÂTRE DE PÉZENAS

Arca Ostinata à Sète

■ Arca Ostinata AU THÉÂTRE MOLIÈRE À SÈTE Conçu comme un opéra miniature, Arca Ostinata place au coeur de son dispositif le théorbe. Imaginé par Nino Laisné et le jour de théorbe Daniel Zapico, ce spectacle à la fois immersif et novateur est pensé pour ce seul instrument et son accompagnateur. Dans une mise en scène d’où émergent des images, le théorbe se laisse visiter par toute l’histoire des instruments à cordes pincées. Il adopte ainsi successivement les sonorités de la harpe, de la mandoline ou de la basse, sur des musiques des XVIIème et XVIIIème siècle. Une ambiance sonore enrichie et démultipliée grâce à des dispositifs électroacoustiques, le tout dans une scénographie spectaculaire et onirique. Mar. 8 février, au Théâtre Molière, Scène nationale Archipel de Thau à Sète (34). Tél. 04 67 74 02 02. tmsete.com

■ À ne pas rater

AU PARVIS À IBOS

© Anne laudouar

Basée à Montpellier, la Compagnie La Vaste Entreprise revient sur le devant de la scène avec une création qui interroge nos comportements contemporains. Mise en scène par Nicolas Heredia, À ne pas rater s’interroge sur un mal né au XXIème siècle et lié à l’avènement des téléphones portables : la peur de manquer quelque chose. Autrement appelée FoMO (Fear of Missing Out), cette angoisse est au coeur du spectacle. Jouant avec cette peur du temps qui passe, le texte de Nicolas Heredia explore ce moment où le spectateur assistant à la pièce, est « bloqué » et ne peut savoir ce qui se passe ailleurs. Un « moment à passer ensemble » tout à la fois poétique, multiforme et parfois même comique. Du 5 au 7 janvier, au Théâtre Jean Vilar à Montpellier. Tél. 04 34 46 68 38. theatrejeanvilar.montpellier.fr Mar. 11 janvier, au Parvis, Scène national Tarbes-Pyrénées à Ibos (65). Tél. 05 62 90 08 55. parvis.net

© Nikola Cindric.

© LaVaste Entreprise

AU THÉÂTRE JEAN VILAR À MONTPELLIER

■ La Belle au bois dormant

Hardmonia au Crès

■ Hardmonia À L’AGORA AU CRÈS Engagé pour la création contemporaine, l’Agora du Crès porte cette saison plusieurs projets et accompagne des artistes locaux. Avec Hardmonia, c’est la chorégraphe montpelliéraine Clara Villalba que l’Agora soutient. Pour ce nouveau spectacle, celle qui est aussi danseuse s’associe à Florent Brun, également formé au CRR de Montpellier, pour une pièce de danse contemporaine aérienne. Hardmonia est la rencontre entre la technique imposée par une danse graphique, organique, presque aérienne et l’émotion provoquée par le mouvement. Le spectateur assiste ainsi à la rencontre entre deux corps, deux consciences qui livrent leurs difficultés et leurs joies. Un spectacle entre force et délicatesse. Mer. 12 janvier, à l’Agora au Crès (34). Tél. 04 99 78 11 08. agora-lecres.fr –

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Voici une création à découvrir en famille. Le Collectif Unique y revisite le célèbre conte de La Belle au bois dormant dans une formule oscillant entre écriture contemporaine et tradition orale. Sur scène, les trois artistes mêlent récit, musique et humour, interprètent tour à tour les différents personnages de l’histoire. Dans cette version rythmée et drôle, les comédiens révèlent différents niveaux de lecture d’un même conte. Une création dans laquelle la musique a un rôle très important car les artistes jouent de douze instruments de musique. Une nouvelle forme pour ce conte populaire qui laisse la place à l’imaginaire et à l’émotion. Ven. 14 janvier, au Parvis, Scène nationale Tarbes Pyrénées à Ibos (65). Tél. 05 62 90 08 55. parvis.net


Les Temps forts

■ Des moments de partage A LA COMÉDIE DU MAS DU PONT AU CRÈS

■ Rendez-vous humoristiques A L’ODÉON À PÉROLS

Entre comédies, Murder Party ou spectacles d’humour, la programmation de cette année promet d’être riche, variée et conviviale ! C’est au coeur d’un domaine viticole que se trouve le théâtre ainsi que l’espace restauration qui propose la dégustation de produits régionaux. Les événements à venir : • Sam. 11 déc. : 20 ans après ! par Julien Sigalas. • Les 10, 11, 16, 17 et 18 déc. : Tout le monde peut se tromper de Julien Roullé-Neuville. • Les 12 et 19 déc. : Mélusine à la recherche de la neige, Jimini et Cie. • Mar. 14 déc. : Humeur de mèr(d)e par Jessica Salvat. • Mer. 15 déc. : Mon père ma bataille, Arthur Much, seul en scène. • Du jeu. 16 déc. au sam. 15 janv. : Sois parfaite et t’es toi par Élyse Fruttero et Lucille Brunel. • Les 20, 21, 22, 23 et 24 déc. : Noël sur les toits par la Cie Scénofolies. • Mer. 22 déc. : Murder Party noël, enquête interactive. • Du jeu. 23 déc. au Sam. 15 janv. : Grosse ambiance par Jérôme Barou et Patrick Le Luherne. • Les 27, 28, 29, 30 et 31 déc. : Blanche neige décongelée par la compagnie B.A.O. • Les 9, 16, 23 et 30 janv. : Alberto et Maria : les vers qui voulaient

Le théâtre propose de nombreux spectacles tout au long de la saison. Avec des spectacles d’humour ou à destination du jeune public, la programmation y est riche ! À découvrir jusqu’au 4 février : • Ven. 10 déc. : Chéri, on se dit tout ! • Les 10, 11, 18 et 31 déc. : Joyeuse Fin du Monde ! • Sam. 11 déc. : Ma mère est une ado. • Du sam. 11 déc. au mer. 29 déc. : Un conte défait, comédie pour les enfants. • Les 11, 17, 24 et 31 déc. : Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, d’après le bestseller de John Gray. • Mer. 15 déc. : L’Avare de Molière. • Les 16 et 18 déc. : Faites l’amour pas des gosses. • Les 17 et 29 déc. : Les nouvelles aventures des trois mousquetaires. • Les 18 et 26 déc : Ado vs Parents mode d’emploi. • Dim. 19 déc. : Elle est où mamie ? à 14h30, puis, ADOrable par Roman Doduik à 17h. • Les 20, 22, 28 déc. et le 2 janv. : Aladin et la lampe merveilleuse. • Les 22 et 30 déc. : Entre adultes consentants.

Les Garçons et Guillaume, à table !

devenir luisants, Cie du Capitaine. • Du jeu. 20 janv. au sam. 5 fév. : Les Bonobos de Laurent Baffie. Les 27, 28 et 29 janv. : Les Garçons et Guillaume, à table ! écrit par Guillaume Gallienne. • Les 3, 4, 5, 10 février : Francis de Souche ? L’histoire d’en rire, de Vincent Azé et Jérôme Barou. • Dim. 6 février : Princesse Sakura, par la Cie Kifélidé. Jusqu’en février, à la Comédie du Mas du Pont au Crès (34). Tél. 04 67 55 65 36. lacomediedumas.com

Tristan Lopin

© Thomas Braut

Humour

• Les 23 et 31 déc. : Le dîner de cons. • Les 24, 26 et 30 déc. : Miss Poppins à la rescousse du Père Noël, fable écologique et musicale. • Ven. 7 janv. : Issue de secours à 19h30, élu meilleur spectacle d’humour aux P’tits Molières 2018, puis, PE raconte des histoires drôles à 21h15. • Dim. 16 janv. : Mon Brel préféré, interprétation du répertoire de Jacques Brel. • Ven. 21 janv. : Tristan Lopin. • Ven. 4 fév. : Elodie Arnould. Du 10 décembre au 4 février, à l’Odéon à Pérols (34). Tél. 09 86 68 13 13. odeonmontpellier.com

■ Snow Thérapie AU THÉÂTRE DE BÉZIERS

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Julie Depardieu, Alex Lutz

© Bernard Richebé

Entre les pièces de boulevard, les créations, les concerts, conférences, opéras ou opérettes proposés par le Théâtre Alary s’est glissée une comédie à ne surtout pas manquer : Adieu je reste ! Sur scène, deux divas du rire s’associent pour proposer une comédie désopilante. Une pièce d’Isabelle Mergault mise en scène par Olivier Macé et Chantal Ladesou. Pour sa seconde pièce, la scénariste, chroniIsabelle Mergault et Chantal Ladesou queuse, actrice, réalisatrice de film et aussi auteure de pièces de se prendre d’amitié pour Barbara et les théâtre promet de faire le plein d’hu- deux femmes vont s’unir contre l’homme par qui elles pensaient être mour. Si on devait vous faire un bref résumé aimées toutes les deux. Une pièce hide l’histoire, on vous dirait ceci : Gigi, larante proche de la pièce policière qui soit Isabelle Mergault dans le rôle de la n’attend que vous pour dévoiler la maîtresse, se voit engagée par son suite! amant pour tuer sa femme, Barbara, Ven. 17 décembre, au Théâtre une écrivaine très très célèbre jouée Jean-Alary à Carcassonne (11). par Chantal Ladesou. Mais, tout ne va Tél. 04 68 11 59 15. pas se passer comme prévu… Gigi va theatre.carcassonne.org

Mis en scène par l’écrivaine, productrice et directrice de théâtre Salomé Lelouch, Snow Thérapie présente Alex Lutz et Julie Depardieu dans le rôle de Thomas et Eva, un couple qui assiste à une avalanche. Cette catastrophe météorologique va provoquer l’implosion du couple en profondeur. Bien qu’ils en sortent indemnes leurs réactions face au danger va ébranler l’univers familial. Ce psychodrame en haute montagne présente les failles de ces individus, suite à cette avalanche qui va créer une « Snow thérapie », l’occasion de questionner les relations humaines, ce qui les fait et défait. Le décor se constitue d’une fenêtre ouverte sur des cimes enneigées, avec une montagne changeant de taille en fonction de la position géographique des acteurs mais aussi leur position dans les disputes. Une toile de fond dynamique qui en dit long sur les tensions qui se déroulent sous les yeux des spectateurs.C’est à Bruno Dega et Jeanne Le Guillou que l’on doit cette adaptation du quatrième film de Ruben Östlund. Le film éponyme a obtenu le prix du jury à Cannes en 2012, d’Un Certain Regard en 2014 et représente la Suède aux Oscars ! Sam. 12 février à 19h30, au Théâtre municipal de Béziers (34). Tél. 04 67 36 82 82. ville-beziers.fr

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© Giovanni Cittadini Cesi

■ Adieu, je reste ! AU THÉÂTRE JEAN-ALARY À CARCASSONNE


Les Temps forts

Danse ■ Moving with Pina AU THÉÂTRE + CINÉMA À NARBONNE

Dans Frérocité , Fabrice Ramalingom invite le danseur Jean Rochereau, à incarner un corps fragile, gracieux, en lutte, qui doit faire face à la violence des plus jeunes qui arrivent et s’emparent du territoire scénique. Le chorégraphe s’est notamment inspiré du film Tango , réalisé par Zbigniew Rybczy ski en 1981. Invité pour la première fois en Ariège, le chorégraphe propose un parcours créatif invitant dix-huit danseurs amateurs d’Aude et d’Ariège. Le « vivre ensemble » est ici questionné. Sur la scène aseptisée, chacun va peu à peu prendre son espace dans une démarche individuelle, ramener des objets. De l’absurde au pop art, cette pièce pour vingt-trois interprètes interroge notre sens du collectif aujourd’hui. Décomposé, selon préceptes et néologismes lacaniens on entend dans Frérocité, « Frère », « Férocité » et « Cité ». Jusqu’alors, Fabrice Ramalingom offrait, à travers ses précédentes pièces, la face d’une communauté en élan vers. Dans ce nouvel opus, le chorégraphe ouvre un chantier à construire malgré les solitudes, le chacun pour soi. Ven. 4 février à L’Estive, Scène nationale de Foix et de l’Ariège (09). Tél. 05 61 05 05 55. lestive.com

© Ursula-Kaufmann

■ Frérocité À L’ESTIVE À FOIX

Moving with Pina à Narbonne

■ Résurrection/Terre AU THÉÂTRE JEAN VILAR À MONTPELLIER

Magma à Ibos

■ Gradiva, celle qui marche AU THÉÂTRE GARONNE À TOULOUSE Héroïne d’un court roman de Jensen qui inspira également Freud, Gradiva est le nom donné à une figure féminine d’un bas-relief antique à Rome. La rencontre de cette figure avec Stéphanie Fuster l’inspire pour une mise à nu du flamenco dans un solo libérateur. Stéphanie Fuster a fait le tour du monde avec le portrait dansé qu’Aurélien Bory avait composé sur et pour elle, Questcequetudeviens? Avec Gradiva, celle qui marche, la danseuse poursuit sa recherche sur le flamenco, sur la manière dont elle peut transformer, en s’appropriant cet art codifié. Elle donne chair à « celle qui marche vers l’avant », dont le déplacement, fier et déterminé, lui ouvre une voie : celle d’une analyse, d’une décomposition du flamenco, lui permettant de défaire les fils d’une ardente fascination pour une femme extraordinaire, la danseuse de flamenco. En remettant son corps en marche à l’intérieur de la danse flamenca, Stéphanie Fuster démystifie le fantasme, écrivant sa propre histoire de danseuse et de chorégraphe, autre chemin possible vers la danse. Du 15 au 17 décembre, au Théâtre Garonne à Toulouse. Tél. 05 62 48 56 56. theatregaronne.com –

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© Julien Benhamou

■ Magma AU PARVIS À IBOS Belle alliance du classique et du flamenco autour d’une rencontre rare entre l’une des danseuses les plus inclassables de sa génération, MarieAgnès Gillot, sublime étoile de l’Opéra de Paris et Andrés Marín, l’un des plus grands noms du flamenco contemporain. Ils relèvent le défi d’un dialogue inédit, sous la direction artistique de Christian Rizzo, directeur du Centre Chorégraphique national de Montpellier. Le flamenco né en Andalousie au XVIIe siècle est un pur produit de cet art populaire dans lequel musique, chant et danse s’assemblent. Codifié au cours des siècles, il connaît depuis quelques années une évolution partant des formes traditionnelles. Confrontation autour de cette pratique flamenca entre deux personnalités flamboyantes, Marie-Agnès Gillot et Andrés Marín, maître des émotions et des pulsions. Ce fils d’une lignée de danseurs sévillans développe depuis quelques années l’un des flamencos les plus novateurs, à la fois puriste et iconoclaste. Christian Rizzo, lui, est connu pour son engagement, le métissage des formes. Surgit alors une danse sans limite, brillante, féroce et élégante. Mar. 4 janvier, au Parvis, Scène nat. Tarbes-Pyrénées à Ibos (65) Tél. 05 62 90 08 55. parvis.net

Pendant vingt ans, Cristiana Morganti a été une des interprètes pour Pina Bausch au sein du Tanztheater de Wuppertal. Programmée à Théâtre + Cinéma en mai 2020 avec Jessica and Me, la danseuse italienne présente cette fois un hommage appuyé à la chorégraphe allemande décédée en 2009. Drôle et délicate, elle interprète quelques extraits du répertoire de la compagnie tout en parlant au public. Cette pétillante et subjective conférence chorégraphique est le récit d’un engagement total, l’analyse d’un travail, l’exploration des motivations de Pina Bausch et de ceux qui, chaque jour, ont dansé avec elle, partagé cet art. Depuis dix ans, en tournée en Europe et récompensée par de nombreux prix pour cette pièce, Moving with Pina, Cristiana Morganti retrace l’émotion du geste qui fait la beauté de l’œuvre de Pina Bausch, tout en verbe et mouvement ! Mer. 5 janvier, au Théâtre + Cinéma, Scène nationale Grand Narbonne (11). Tél. 04 68 90 90 20. theatrecinema-narbonne.com

Résurrection se poursuit dans la thématique des recherches chorégraphiques de Didier Théron autour des vivants et des morts. Ici, la résurrection est une forme de métanoïa. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme en vue de la libération vers du nouveau. Comme une forme d’illustration, les interprètes se lancent progressivement dans une recherche de jouissance partagée, soutenue par des énergies souvent extrêmes. La résurrection est une célébration qui englobe le drame, le chemin, l’humanité, la joie. Référence à la déesse grecque Gaïa, Terre joue sur la partition yin. Une féminité atypique, audelà des canons de beauté imposés. Cette performance plastique, dansée sur la musique rock du groupe AC/DC, procure un plaisir visuel et émotionnel rare. Cette résurrection est portée par trois talentueuses interprètes. Fondée en 1993 à Montpellier, implantée dans le quartier de La Paillade, la compagnie Didier Théron est forte d’une large reconnaissance internationale. Du 26 au 27 janvier, au Théâtre Jean Vilar à Montpellier. Tél. 04 34 68 38. theatrejeanvilar.montpellier.fr.


■ Näss - Les gens À LA SCÈNE NATIONALE D’ALBI

© Charlotte Audureau

■ La Belle Humeur AU KIASMA À CASTELNAU-LE-LEZ

La Belle Humeur à Castelnau-le-Lez

Accueillie en résidence à l’Agora, cité internationale de la danse, pour créer La Belle Humeur, c’est au Kiasma, à Catselnau-le-Lez, que La Zampa donne rendez-vous au public pour dévoiler son travail. À propos de cette nouvelle pièce, Magali Milian et Romuald Luydlin, les chorégraphes de La Zampa écrivent : « Malgré la fascination sidérée d’un monde qui s’effondre, on ne peut ignorer, pourtant, l’impatience à voir ce qui pourrait naître à sa suite ». La nuit, cet entre deux journées, permet un instant de silence qui absorbe l’agitation du monde. Pour La Zampa, ce moment correspond à une liberté, une acuité propice à la création. Dans La Belle Humeur, la nuit devient un terrain de jeu, une explosion scénographique, un crépitement de vie. Mar. 8 février, au Kiasma à Castelnau-le-Lez (34). Tél. 04 67 60 83 60. montpellierdanse.com

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Directeur du Centre chorégraphique national du Havre, Fouad Boussouf propose avec Näss - Les gens un spectacle dansé qui mélange les genres. D’un côté, les danses d’Afrique du Nord qui ont bercé son enfance, de l’autre les mouvements de danse urbaine qu’il a découvert en arrivant en France. Pour ce nouveau spectacle, le chorégraphe fait appel à sept danseurs qui se fondent dans un bain de rythmes, de gestes traditionnels pour faire ressortir une énergie folle et sensuelle à la fois. Portée par un souffle commun, se déroule sous les yeux des spectateurs une danse née du rythme de la musique qui subjugue, prend à la gorge, obsède jusqu’à donner l’irrésistible envie de rejoindre sur le plateau les interprètes. Näss - Les gens exalte la puissance de la danse, source de rapprochement entre les hommes dans une communion expressive et spirituelle de très haute volée. Mar. 11 janvier à la Scène nationale d’Albi (81). Tél. 05 63 38 55 56. sn-albi.fr

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Les Temps forts

Arts métissés ■ Ma, Aïda

■ En attendant le grand soir À LODÈVE

En scène, Camille Boitel et Sève Bernard jouent 36 variations d’histoires d’amour impossibles rejoints par un autre couple de musiciens-performeurs, les Japonais Tokio Ihara et Jun Aoki. Chaque court spectacle est composé du même scénario, un couple est sur un plateau instable de cent mètres carrés et tente de se rencontrer. C’est une véritable succession de tableaux présentant un homme et sa femme qui tentent de s’aimer alors que leur univers tombe en miettes. Le spectacle est le fruit du métissage de plusieurs arts, du cirque avec ses acrobaties burlesques mais aussi de danse ou pantomime pour décrire la catastrophe amoureuse et la nécessité de rebondir. Lun. 17 et mar. 18 janvier au Cratère, Scène nationale d’Alès (30). Tél. 04 66 52 52 64. lecratere.fr

© Fabien Blanchon

AU CRATÈRE À ALÈS

L’appel de la forêt à Mauguio

■ L’appel de la forêt AU THÉÂTRE BASSAGET À MAUGUIO L’ensemble TaCTuS présentera à Mauguio un spectacle musical dessiné et à voir en famille, d’après l’oeuvre de Jack London. C’est l’histoire de Buck, un chien domestique, enlevé à son maître qui va être confronté à la vie du Grand Nord canadien pour devenir chien de traîneau. Mais, alors qu’il apprend à se plier à sa nouvelle vie, un événement va de nouveau la bouleverser. Buck va céder à l’appel sauvage pour rejoindre les loups. Le spectacle est le fruit de l’association de l’ensemble TaCTuS, la dessinatrice Marion Cluzel, les compositions de Quentin Dubois et la voix du comédien Jacques Verzier pour donner vie au premier chef-d’oeuvre de Jack London, L’appel de la Forêt paru en 1903. Sam. 11 décembre à 19h, au Théâtre Bassaget à Mauguio (34). Tél. 04 67 68 10 52. mauguio-carnon.com

La saison de Résurgence se poursuit dans le Lodévois avec un spectacle de cirque et de danse participatif. En attendant le grand soir, met le spectateur au coeur de son dispositif. S’il est invité à voir, à regarder, il sera également invité à rejoindre les artistes sur la scène. Une ode au bal, une introduction à la fête où peu à peu, sans qu’on ne s’en rende compte, on se retrouve à leurs côtés par le simple plaisir d’être ensemble, entraînés dans cette aventure collective. Mais, plus qu’un bal participatif, En attendant le grand soir redonne toutes leurs lettres de noblesse aux danses populaires, inventées pour créer du lien social. Sam. 18 décembre, au gymnase Ramadier à Lodève (34). Tél. 04 67 44 24 60. festival-resurgence.fr

■ Hurt me tender À LA GRAINERIE À BALMA

■ Vilain ! À L’ESTIVE À FOIX

AU THÉÂTRE DE NÎMES Le crocodile, symbole de la ville de Nîmes, est au coeur d’un spectacle de femme-crocodile, interprété par Valérie Crouzet, seule en scène. Autour d’une performance corporelle, cette créature vous raconte son histoire pour une expérience intense abordant l’émancipation féminine et animale. Cette création est adaptée de Présentée vivante, un texte écrit par Joy Sorman pour une exposition d’accessoires de magie au Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille). Une conférence autour du thème « Les femmes crocodiles rêvent-elles d’hommes éléphants ? Rêveries hybridées » sera proposée le samedi 5 février pour prolonger l’expérience entre philosophie, littérature, théâtre et histoire naturelle. Du 3 au 12 février, au Muséum d’histoire naturelle de Nîmes (30). Tél. 04 66 36 65 00. theatredenimes.com

© Isabelle Grosse © Florian Jarrigeon

■ Femme crocodile

Zoé traverse la dure épreuve de l’adolescence, pleine de questionnements cette jeune orpheline se métamorphose vers une renaissance libératrice. Ce spectacle puise son inspiration dans l’un des contes d’Andersen, Le vilain petit canard. Il aborde la découverte et l’acceptation de soi par les mots, la musique, la peinture mais aussi les images animées pour une véritable expérience sensorielle. Un extrait du Vilain petit canard illustre bien le spectacle : « Il se dirigea alors vers eux, la tête basse, pour leur montrer qu’il était prêt à mourir. C’est alors qu’il vit son reflet dans l’eau : le vilain petit canard s’était métamorphosé en un superbe cygne blanc. » L’imaginaire devient source de construction individuelle, un outil dans le passage de l’enfance l’adolescence. Cette nouvelle création signée Alexis Armengol s’adresse aux petits comme aux grands. Mar. 14 décembre à L’Estive, Scène nationale de Foix (09). Tél. 05 61 05 05 55. lestive.com

Vilain ! à Foix –

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Préparez-vous à voir les lois de l’attraction défiées dans ce spectacle présenté sous le chapiteau de La Grainerie. Hurt Me Tender, ce sont dix acrobates réunis dans les airs qui se rencontrent, se percutent, se caressent, dansent et voltigent. Sur une musique rock, jouée en live, les chutes et les sauts, les acrobaties nous racontent bonheurs et désespoirs. Au trapèze, au volant, au portique, au cadre aérien, les figures s’enchainent. Une générosité physique qui se veut au plus près de nos lâcher-prises, nos libérations, mais aussi nos victoires et nos échecs. Portés par les musiciens, au centre de ce théâtre acrobatique, les artistes évoluent dans une atmosphère électrorock de guitares saturées. Ils n’hésitent pas à se jeter dans le vide, remettant au coeur de la narration la question de la place de l’individu au sein du groupe. Une façon de revisiter les codes du cirque en l’amenant vers un théâtre chorégraphique. Du 10 décembre au 9 janvier, à La Grainerie à Balma (31). Tél. 05 61 24 33 91. la-grainerie.net


■ L’oiseau migrateur

■ Cabaret de Paris à Vegas

À L’ASTROLABE À FIGEAC

AU THÉÂTRE DE L’ARDAILLON À VIAS

Spectacle silencieux et poétique, L’oiseau migrateur raconte l’histoire d’une rencontre : celle d’un enfant, Hervé, avec un jeune verdier dans une forêt. Mais, plus qu’une amitié, c’est un voyage, initiatique, que retracent à la craie les deux acteurs sur scène. Hervé Walbecq, dessinateur, et Marie-Aude Thiel, clown-musicienne, se partagent ainsi les rôles et animent de leurs dessins deux énormes monolithes. Aidés par la musique, ils dessinent les formes, figures et lignes à la craie. Un spectacle tout en délicatesse pour s’ouvrir au monde et suspendre le temps. Mer. 12 janvier, à l’Astrolabe à Figeac (46). Tél. 05 65 34 24 78. astrolabe-grand-figeac.fr

Un véritable voyage vous attend dans l’univers d’un spectacle cabaret qui mêlera sensualité, rythme, humour, chanson, magie et danse ! Vivez dans la folie des grandeurs à l’américaine et laissez-vous transporter grâce à des chorégraphies inédites présentées par de sublimes danseuses parées de costumes aux mille couleurs et redécouvrez le Paris des années folles, sa fantaisie légendaire et ses mélodies éternelles. Greg le magicien vous enchantera avec ses grandes illusions et son tour d’humour interactif. Stupéfaction et fous rire garantis ! Dim. 9 janvier, au Théâtre de l’Ardaillon à Vias (34). Tél. 06 47 01 89 06. theatre-ardaillon.vias-mediterranee.fr

■ Saison théâtrale Primavera

■ La convivialité, la faute de l’orthographe

AU CENTRE CULTUREL OMÉGA À SAINTE-MARIE LA MER

AU CHAI À CAPENDU La compagnie belge Chantal et Bernadette convie le public à une conférencespectacle pop et surtout très drôle sur les bizarreries de la langue française et surtout de l’orthographe. Car l’orthographe, ça n’est pas la langue, juste le code graphique qui permet de la retranscrire. Une approche on ne peut plus originale, pour dédramatiser un débat et aussi parce qu’il faut bien avouer que l’Académie Française a un vrai potentiel comique... Sam. 22 janvier, au Chai à Capendu (11). Tél. 04 68 79 37 96. carcassonne-agglo.fr

■ Rosa Lune et les loups À L’ARIA À CORNEBARRIEU

Sur la terre du Petit Prince

Entre conte et concert, Rosa Lune et les loups entrainera petits et grands dans une histoire musicale pleine de poésie. Rosa Lune est une femme qui aime chanter, mais se retrouve chassée de son village par des voisins qui ne supportent plus de l’entendre. Réfugiée dans les bois, elle trouve un nouveau public : une meute de loups mélomanes ! Les villageois, mécontents de voir qu’elle continue de chanter, l’envoient, elle et les loups, dans le ciel à l’aide d’une catapulte. Mais Rosa Lune continue de chanter. Porté par la voix de 60 enfants et le Choeur de chambre Les Éléments, ce conte drôle et poétique voyage à travers les genres musicaux et sensibilise à la tolérance. Mer. 12 janvier, à L’Aria à Cornebarrieu (31). Tél. 05 61 71 75 15. odyssud.com –

Pour célébrer la fin de l’hiver et le début du printemps, Sainte-Marie-la-Mer propre cette année encore au public de découvrir les spectacles de sa saison Primavera. Une sélection sept représentations est proposée au public parmi lesquelles de nombreuses comédies et une pièce pour les enfants. Les spectacles : Jeu. 10 février à 21h : Mon meilleur copain, d’Eric Assous, comédie. Jeu. 24 février à 21h : Conseil de famille, d’Amanda Sthers, comédie. Mer. 2 mars à 15h30 : Sur la terre du Petit Prince, d’Arnaud Devolontat, jeune public. Jeu. 10 mars à 21h : Psy, de Nicolas Taffin, comédie. Jeu. 24 mars à 21h : La candidate, par la compagnie des A.J.T, comédie. Jeu. 7 avril à 21h : Le mariage nuit gravement à la santé et le divorce aussi, d’Elodie Wallace et Rui Silva, comédie. Jeu. 21 avril à 21h : Très chère Mandy, d’Erwin Zirmi. Centre culturel Omega - rue des Cyclades à Sainte-Marie-la-Mer (66). Tél. 04 68 80 14 00. saintemarielamer.com

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Les Temps forts

En famille ■ La fabuleuse histoire d’Edmond Rostand ! A L’ARCHIPEL

■ Misérables AU THÉÂTRE JEAN-PIERRE CASSEL AU GRAU DU ROI

À PERPIGNAN

■ Contes chinois

La fabuleuse histoire d'Edmond Rostand

© Elian Bachini

Le comédien et directeur de l’Agence de Voyages imaginaires, Philippe Car accompagné du musicien Arthur Péneau joueur de kora et de leur machinerie théâtrale dévoilent la vie d’Edmond Rostand, de sa naissance à sa mort. C’est un merveilleux hommage à l’auteur de Cyrano de Bergerac. Marionnettes, ombres, mimes, ambiances sonores et visuelles, images et musiques rendent cette oeuvre onirique et poétique. Philippe Car explique : « Au-delà du projet artistique d’Edmond Rostand, il y a un véritable projet humain. » Il nous invite à découvrir ce héros avec tous ses talents et toutes ses valeurs. Les 15 et 16 décembre, à L’Archipel, Scène nationale de Perpignan (66). Tél. 04 68 62 62 00. theatredelarchipel.org

Adapté du chef-d’oeuvre littéraire de Victor Hugo, à Misérables s’adresse autant aux grands qu’aux enfants. On y suit le parcours de la jeune Cosette, et de sa rencontre avec son père de substitution, Jean Valjean. L’histoire de la resistance contre la pauvrete et la violence, de deux vies qui basculent. Miserables sonne comme une ode a la vie, a l’amour. C’est aussi un spectacle total ou les comediens chantent, jouent la comedie et d’un instrument, le tout accompagne de melodies rock. Une grande fresque theatrale et musicale a voir en famille. Sam. 29 janvier, au Théâtre Jean-Pierre Cassel au Grau du Roi (30). Tél. 04 66 51 10 73. letsgrau.com

■ Gros

■ Mission Dizzy 3021 AU CHAI DU TERRAL À SAINT-JEAN-DE-VÉDAS

AU GRAND THÉÂTRE DES CORDELIERS À ALBI

AU THÉÂTRE DE BÉZIERS

Chen Jiang Hong, peintre illustrateur formé aux Beaux-Arts de Pékin, présente une performance picturale d’une grande délicatesse en donnant vie à deux célèbres contes chinois Le Prince tigre et Le Cheval magique. L’artiste y raconte le périple d’un enfant confié à une tigresse, puis, la vie fantastique du grand peintre Han Gan. Aquarelle et encre de Chine seront projetées sur un grand écran sous les mots de la conteuse, tout ceci accompagné par de la musique en live. La scène devient une sorte de grand livre ouvert qui s’anime grâce à cette projection de dessin agrandie créant des fresques qui couvrent l’ensemble du plateau. Les images sont faites en direct sous le regard des spectateurs. Ven. 21 janvier, au Théâtre municipal de Béziers (34). Tél. 04 67 36 82 82. ville-beziers.fr

Sylvain Levey joue « Gros »

Dans ce seul en scène, Sylvain Levey raconte son rapport à la nourriture et au corps. Avant d’être auteur, il était comédien et avant d’être comédien il était gros. Conjuguant pudeur et générosité, cet autoportrait, mis en scène par Matthieu Roy soulève des questions qui concernent chacun, sur notre rapport à notre corps, à son image, et ce qu’il révèle de notre société. Seize tableaux décriront l’histoire d’un enfant qui ne va pas réussir à perdre « ses kilos en trop », comment il va tenter de construire sa vie d’adolescent et d’adulte et comment la scène l’aidera à grandir. Sylvain nous invite dans sa cuisine pour nous partager son parcours autour de nombreuses anecdotes et avec une bonne dose d’humour. Mer. 26 janvier, au Grand Théâtre des Cordeliers, Scène nationale d’Albi (81). Tél. 05 63 38 55 56. sn-albi.fr –

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Préparez-vous à un voyage intergalactique vers le futur avec cette nouvelle création au Chai du Terral. Mission Dizzy 3021 entraîne les spectateurs dans 1000 ans, à la rencontre de trois enfants du 31ème siècle qui habitent le vaisseau spatial Big Mother. Et, tout a changé ! La musique live a disparu, les instruments n’existent plus, les enfants ne connaissent que des sons de MP3 et leur unique source d’information pour connaître la vie de leurs ancêtres passe par Wiki story, qui va s’emmêler les pinceaux ! C’est ainsi que, métamorphosés en détectives intergalactiques, ils découvrent Dizzy Gillespie bien sûr - et tous les grands noms du blues, du swing, du funk et du rap. Commence alors une folle aventure… Mer. 15 décembre, au Chai du Terral à St-Jean-de-Védas (34). Tél. 04 67 82 02 34. chaiduterral.com


Mobil’âme

■ Mobil’âme AU PÉRISCOPE À NÎMES Ce spectacle immersif et multilingue se concentre autour d’une petite scène ronde, comme le ventre des mamans, où il n’y a rien. Puis apparaissent trois chemins qui mènent à un autre chemin, ponctué d’écrans où apparaissent des images. Ça bouge, il y a des images, des couleurs et à la fin, un mobile qui tourne. Conçu pour les tout-petits, dès 6 mois, ce spectacle tourne autour de la maison comme repère de construction à soi. Mar. 21 décembre, au Périscope à Nîmes (30). Tél. 04 66 76 10 56. theatreleperiscope.fr

■ Pantin / Peluche AU THÉÂTRE CHRISTIAN LIGER À NÎMES Sur fond musical, le conte Pantin / Peluche raconte les péripéties de ce personnage fictif. Victime d’une catastrophe naturelle, il se retrouve forcé à l’exil et quitte son village. Seul, guidé par une force invisible, il parcourt de nombreux paysages jusqu’à se retrouver au coeur d’une forêt. La Cie La Bel K propose ici un récit de voyage en six tableaux pour suivre les pas et les rêves de Pantin / Peluche. Un conte musical tiré du livre éponyme composé par l’auteur François Kopania, la peintre Estelle Contamin, le graphiste Renaud Barès et le sérigraphiste Yann Hostingue. Mer. 12 janvier, au Théâtre Christian Liger à Nîmes (30). Tél. 04 66 76 71 84. nimes.fr

■ Les yeux de Taqqi AU THÉÂTRE MOLIÈRE À SÈTE

© Lionel Blancafort

Nommé aux Molières Jeune Public en 2020, le spectacle est une adaptation d’une légende inuite animée par trois comédiennes marionnettistes sur une musique mêlant chants traditionnels et électro. Taqqui est un enfant aveugle Inuit qui doit, pour être un homme et prouver sa valeur, tuer un ours polaire. C’est l’histoire d’un jeune garçon traversant un périple fantastique et onirique dans le Grand Nord pour trouver sa place dans un monde hostile. Mis en scène par Cédric Revollon, à partir du texte de Frédéric Chevaux, c’est autour d’un théâtre d’objet que le public sera transporté dans un univers alliant poésie, magie et merveilleux, plongé dans une scénographie mobile d’une grande beauté. Dim. 9 janvier, au Théâtre Molière, Scène nationale archipel de Thau à Sète (34). Tél. 04 67 74 02 02. tmsete.com

Les yeux de Taqqi

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SPECTACLES DE NoË̈L

Que va-t-on voir Le lac des cygnes

Fake news

AU THÉÂTRE JEAN-ALARY À CARCASSONNE

À TRAC À CASTELNAU-LE-LEZ

Fake news à Castelnau-le-Lez

Venez fêter la nouvelle année avec une bonne dose d’humour ! Fake news est une comédie familiale et sociale écrite par Jean Chris et Pascal Miralles en 2018. La pièce, jouée par la compagnie des Vistemboirs, met en scène la rencontre entre un propriétaire et un cambrioleur dans son salon, et s’inspire d’une histoire vraie. Edmond, père de deux enfants, au chômage depuis trois ans ne s’en sort plus financièrement, il décide de cambrioler les maisons des plus beaux quartiers qu’il traverse. C’est ainsi qu’il se retrouve devant Jean-Pierre, propriétaire d’une villa de luxe et présentateur du journal de 20h. Après avoir connu un grand succès au Festival d’Avignon 2019, c’est le retour de ce deuxième opus d’un triptyque traitant de sujets d’actualité. Pendant un peu plus d’une heure, trois personnages transporteront leur public dans toute une série de rebondissements. Ven. 31 décembre, à TRAC à Castelnau-le-Lez (34). Tél. 07 69 91 36 07. trac.fr

Le très réputé Ballet Impérial Russe interprètera début janvier, le ballet le plus joué et le plus connu au monde. Cette histoire d’amour intemporelle, au magnifique thème composé par Tchaïkovski est en deux actes pour deux heures époustouflantes de beauté, de poésie et de légèreté. Chorégraphiée par Marius Petipa et Lev Ivanov et adaptée par Gediminas Tarandá, cette représentation offre l’occasion de se réjouir à nouveau du pas de quatre des petits cygnes et d’autres séquences parmi les plus connues de la danse classique. Inspiré d’une légende allemande, le ballet retrace l’histoire du prince Siegfried, ayant atteint la majorité il doit choisir une épouse. Lors d’une partie de chasse près d’un lac, alors qu’il s’apprête à tirer, un des cygnes se transforme en une jeune fille. Cette jeune fille, nommée Odette, est victime du sort d’un sorcier qui l’a condamnée à se métamorphoser en femme la nuit et en cygne le jour. Seul un amour éternel peut la sauver. Le prince tombe sous son charme et lui jure fidélité. Mais, le sorcier lui présente un cygne noir, Odile, aux mêmes traits qu’Odette. Siegfried se méprend et désigne Odile comme sa bien-aimée. Odette est alors condamnée pour toujours… Mar. 4 janvier, au Théâtre Jean-Alary à Carcassonne (11). Tél. 04 68 11 59 15. theatre.carcassonne.org

Les Founambules AU THÉÂTRE LE CRATÈRE À ALÈS

Les Fenêtres de l’Avent PAR LE THÉÂTRE LE SILLON À CLERMONT-L’HÉRAULT

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Les Founambules

© Gwen Keraval

Une tradition en vigueur en Suisse et en Alsace veut que les habitants d’un quartier se retrouvent devant une fenêtre du voisinage pour partager un moment de convivialité les soirs précédant noël. Six auteurs et autrices en font une version artistique, suivant quelques contraintes. Les pièces d’une vingtaine de minutes sont jouées par un ou deux acteurs à une fenêtre, visibles depuis la rue par le public, avec un texte en rapport avec noël. Mais pour le reste, carte blanche est accordée aux auteurs. Ce grand calendrier de l’avent à l’échelle d’un quartier a déjà commencé, il vous reste encore quelques spectacles à découvrir. ■ Les prochaines dates : • Jeu. 16 déc. : Un Noël à la fenêtre de Carole Martinez par la compagnie De fil et d’os. • Ven. 17 déc. : Le Grand Soir de Guillaume Guéraud par Dépit de Façade. Les 16 et 17 décembre, à Clermont-l’Hérault (34). Tél. 04 67 96 31 63. theatre-lesillon.fr

Pour cette nouvelle saison, Le Cratère présentera seize spectacles pour plus de cent cinquante représentations de cirque, arts de la rue, danse, musique et variétés ainsi qu’une programmation famille. Parmi ces créations, on retrouvera les belges Joseph Collard et Jean-Louis Danvoye aussi connus comme Les Founambules. Le duo mythique renaît après une longue absence. Entre 1984 et 2004 ils parcouraient le monde pour une tournée internationale ! Mais, pas de panique, ils n’ont pas perdu la main. Avec leur incroyable complicité entre eux mais aussi avec leur public, les deux compères déploient leur univers burlesque pour le plus grand plaisir des petits comme des grands. Le public est propulsé dans une forêt profonde, au Far West, sur la lune ou sur les ailes d’un avion à hélices, avec des gags plus déjantés les uns que les autres. Pour se faire une idée : un de leurs sketchs est d’inventer et répertorier toutes les façons de tirer un penalty, scier un arbre, attraper une mouche ou décrocher un téléphone… À découvrir ou redécouvrir ! Les 15, 17, 18 et 19 déc., au Cratère, Scène nationale d’Alès (30). Tél. 04 66 52 52 64. lecratere.fr

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Lumières sur Bayssan

AU THÉÂTRE BERNADETTE LAFONT À NÎMES

AU DOMAINE DE BAYSSAN À BÉZIERS

© Cholette Lefébure

Möbius

Mobius

Entre ciel et terre, dix-neuf interprètes de la compagnie XY proposent une chorégraphie acrobatique éblouissante. Ce véritable ballet aérien est inspiré des « murmurations », un mode de communication propre à certains étourneaux. Les corps sont emportés dans des prouesses acrobatiques, en une suite d’architectures humaines, entre effets de vague, portés, mouvements d’ensemble et déplacements, ils dessinent des nuées d’oiseaux structurées par la lumière et les sons. Le spectacle a été créé collectivement, avec Rachid Ouramdane, chorégraphe et directeur de Chaillot, Théâtre national de la danse. D’une grande force visuelle, la représentation est accessible aux personnes sourdes. Le Compagnie explique : « Toujours en interrogeant ces principes du collectif qui font notre terreau, Möbius nous amène aujourd’hui à nous tourner vers ce qui nous dépasse. Élargir notre perspective au-delà de nos « humanités » – comment nous nous comportons, comment nous agissons, comment nous nous exprimons – pour nous inscrire comme partie d’un grand tout. » Du 21 au 23 décembre, au Théâtre Bernadette Lafont à Nîmes (30). Tél. 04 66 36 65 00. theatredenimes.com

Machine de Cirque AU THÉÂTRE DE L’ARCHIPEL À PERPIGNAN

Un balcon entre ciel et terre

Pour la première fois, la Scène de Bayssan proposera une programmation spéciale à l’approche des fêtes de fin d’année. Un temps fort féérique pour toute la famille autour de spectacles, d’un marché de Noël, d’un spectacle son et lumières, de projections de films d’animation, d’une exposition, ou encore de chants de Noël. Les spectacles jeune public : • Sam. 18 décembre, 11h et 15h30 et dim. 19 décembre, 15h30 : Pipit !, cie Marin. Ce spectacle musical met en musique un répertoire poétique ainsi que des chansons originales. • Dim. 19 décembre, 14h30 et 16h : Un balcon entre ciel et terre, cie Merci mon chou. Sans paroles, par le seul pouvoir des images, ce spectacle évoque la puissance de la création et du rêve, et partage avec les enfants la surprise et la joie de la construction des images dans le ciel. • Les 21 et 22 décembre, 16h30 : Les yeux de Taqqi, cie Paname Pilotis. C’est le voyage initiatique de TAQQI, petit Inuit aveugle qui “veut voir, veut savoir, veut pouvoir”. • Les 21 et 22 décembre, 11h et 15h : Les petites géométries, cie Juscomama. Entre jeu masqué et théâtre d’objets, c’est toute une histoire qui se dessine, se devine et parfois s’efface, pour mieux s’inventer. Du 18 au 22 décembre, au Domaine départemental de Bayssan à Béziers (34). Tél. 04 67 28 37 32. scene-de-bayssan.herault.fr

Oratorio de Noël

© L'œil du loup

AU THÉÂTRE DES FRANCISCAINS À BÉZIERS

Machine de Cirque

Machine de Cirque est une jeune compagnie de Québec qui allie, à travers ses spectacles, des créations de cirque de haut niveau et des performances musicales et théâtrales. La compagnie s’est donnée la mission de rassembler, autour de ses projets, les différents acteurs du milieu des arts et de la technologie. C’est dans cet esprit collaboratif qu’a émergé cette nouvelle création, portant le nom de la compagnie. Elle offre un spectacle grand public pour une soirée poétique et bourrée d’humour. Le scénario ? Cinq gars, un musicien bruitiste multi-instrumentiste et quatre circassiens, se retrouvent seuls au monde et tentent de contacter d’autres rescapés à l’aide d’une étrange machine. Ils tentent d’évoluer dans un univers dépourvu de femmes et d’ordinateurs. Pour émerveiller leur public, les artistes useront de tous les moyens, entre acrobaties, jongles, gags et pitreries maniant quilles, batterie, planche coréenne et même serviette de bain ! Les 17, 18 et 19 décembre, à l’Archipel, Scène nationale à Perpignan (66). Tél. 04 68 62 62 01. theatredelarchipel.org –

L’Orchestre Béziers Méditerranée, le choeur Sequentiae et les choeurs du Conservatoire Béziers Méditerranée s’unissent le temps d’une soirée pour interpréter l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns, sous la direction de Mathieu Bonin. Composé en 1858 et créé le soir de Noël de cette même année à l’église de la Madeleine de Paris, l’Oratorio de Noël est une œuvre de jeunesse du compositeur romantique qui a marqué la vie musicale biterroise. Découpé Mathieu Bonin en 10 mouvements, l’œuvre alterne chœur et solistes. L’oratorio de Noël est une œuvre de contemplation débouchant sur la joie de Noël. En première partie, le Dixit Dominus est le premier chef-d’œuvre de G.F Haendel, composé à tout juste 22 ans, lors d’un voyage à travers l’Italie. Cette œuvre exceptionnelle fait partie des chefs d’œuvres du compositeur dont le plus populaire restera son Messie, oratorio laissant transparaître son génie musical. Jeu. 16 décembre, au Théâtre des Franciscains à Béziers (34). Tél. 04 67 36 73 73. ville-beziers.fr

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© Woma - La Séquence

pendant les fêtes ?


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Ly r i q u e & c l a s s i q u e OONM (Opéra Orchestre National de Montpellier) percussion originaire d’Iran, vous emmène dans un voyage amoureux autour de la sublime voix de Maryam Chemirani. • Du 26 au 28 janvier : XV de c(h)oeur. Dans cette nouvelle production, Damien Robert met en scène le pupitre féminin du Choeur pour un chant d’amour empli de transports, de désirs et de joies. • Sam. 29 janvier : Sol Gabetta & Bertrand Chamayou proposeront un concert autour de l’oeuvre de Felix Mendelssohn.

■ Concerts en décembre et janvier à l’Opéra : • Du 19 au 23 décembre : Cendrillon, opéra sur un livret de Jacopo Ferretti, d’après le conte de Charles Perrault. • Les 8 et 9 janvier : Sound of Climate, un concert éducatif avec un répertoire symphonique étonnant qui aborde la question du changement climatique de manière percutante. • Mer. 12 janvier : Lettres et Mémoires de Maria Callas, l’actrice Monica Bellucci propose une interprétation intérieure, juste et bouleversante de la plus grande voix du XXe siècle où transparaît la tragique destinée d’une femme humaine et fragile.

« Lettres et Mémoires de Maria Callas » avec Monica Bellucci

© Tom Wolf

Pour clôturer l’année, l’Opéra Orchestre de Montpellier s’intéresse à l’opéra Cendrillon, d’après le livret de Jacopo Ferretti et le célèbre conte de Charles Perrault. On retrouvera d’ailleurs l’auteur des célèbres Contes pour un ballet du Yacobson Ballet, cette fois autour de La Belle au bois dormant. Outre le classique concert du Nouvel An, cette année sur le thème de la valse, signalons la venue de l’actrice Monica Bellucci qui interprétera la Callas en janvier. Pour clôturer le premier mois de l’année, ne manquez pas le duo entre Sol Gabetta et Bertrand Chamayou sur un programme de Mendelssohn.

• Les 15 et 16 janvier : Cherche et trouve, L’Orchestre autour du monde. En 2016, l’illustratrice Chloé Perarnau publiait L’Orchestre, formidable cherche-et-trouve traduit dans plus de dix langues. Aujourd’hui, les images s’évadent du livre pour monter sur scène, et en musique . • Sam. 22 janvier : Hâl, le voyage amoureux, Keyvan Chemirani, maître du zarb, cet instrument de

■ Concerts en décembre et janvier au Corum : • Ven. 31 décembre et sam. 1er janvier : Concert du Nouvel An, sous la direction de Magnus Fryklund l’Orchestre et le Choeur de l’Opéra national Montpellier Occitanie interpréteront un répertoire autour des valses. • Ven. 21 janvier : Soliste en lumière, l’Orchestre sous la direction de Michael Schønwandt accompagne la violoniste Dorota Anderszewska. • Du 26 au 28 janvier : La Belle au bois dormant, le ballet de Tchaïkovski d’après le conte de Perrault dansé par le Yacobson Ballet et sous la direction musicale d’Igor Tomashefsky. Tél. 04 67 601 999. opera-orchestre-montpellier.fr

Le grand répertoire sera à l’honneur de ces deux prochains mois à l’ONCT. L’Orchestre donne rendezvous au public pour le traditionnel concert du Nouvel An avec, à la baguette, le chef Tugan Sokhiev. Ce dernier fera voyager les spectateurs vers la Russie, entre contes et ballets. Janvier continuera avec deux concerts qui convoqueront Mozart mais aussi Schumann, Schubert et Max Bruch. Enfin, février s’ouvrira avec le répertoire italien sous la direction de Speranza Scappucci et le célèbre Giacomo Puccini. ■ Le programme des deux prochains mois : • Jeu 30 et ven. 31 décembre à 20h, sam. 1er janvier à 18h : Le Nouvel An avec Tugan Sokhiev, un programme placé sous le signe de la Russie des

© Marco Borggreve

ONCT (Orchestre National du Capitole de Toulouse)

Tugan Sokhiev

contes et des ballets. • Ven. 7 janvier à 20h : Chefs-d’oeuvres de rentrée, sous la direction de Maxim Emelyanychev, Aylen Pritchin (violon) interprète les classiques : Mozart, Schumann, et Max Bruch. Sam. 22 janvier à 18h : Happy Hour à Paris, une heure pour découvrir Mozart et Schubert sous la direction de Marta Gardolinska, avec Mélanie Laurent (harpe) et Joséphine Poncelin de Raucourt (flûte). • Sam. 5 février à 20h : Une Italienne au Capitole, Speranza Scappucci revient diriger l’Orchestre avec son répertoire d’élection, cette fois avec Le Villi de Giacomo Puccini. L’ONCT, à la Halle aux grains - 1, place Dupuy à Toulouse. Tél. 05 61 63 13 13. onct.toulouse.fr

ONAP (Orchestre National Avignon Provence) L’Orchestre National Avignon Provence, dirigé par Debora Waldman, propose tout au long de sa saison des concerts à Avignon et en région. Une programmation de qualité qui se veut ouverte aux nouveaux publics, notamment les plus jeunes, et invite le public à participer activement aux représentations. Deux exemples de concerts participatifs en janvier avec Ondin et la Petite Sirène où les enfants pourront créer un instrument à la maison avant d’assister au spectacle, et Carmen, reine du cirque, où le public pourra chanter pendant le concert. ■ Les prochains rendez-vous : • Du 29 au 31 décembre : Les Chevaliers de la table ronde, un opéra d’Hervé adapté et mis en scène par Jean- Les Dakh Daughters François Vinciguerra, sous la direction musicale de Christophe Talmont. Sam. 8 janvier : Ondin et la Petite Sirène, un spectacle à hauteur d’enfant –

composé par Julien Le Hérissier et sous la direction de Christophe Mangou. Un conte musical participatif aux accents résolument contemporains. Un voyage drôle et tendre au cœur de nos océans pour réfléchir sur l’écologie tout en participant à la musique grâce à un instrument de percussion confectionné à la maison. • Dim. 16 janvier : Carmen, reine du cirque d’après Carmen de Bizet, direction musicale Léo Warynski. Un opéra participatif pour petits et grands où chacun peut participer et chanter. • Les 28 et 29 janvier : Cabaret punk, par les Dakh Daughters. Connues par le public comme comédiennes du Theatre Dakh à Kiev, les membres des Dakh Daughters se positionnent entre musique de genre, théâtre et créations expérimentales. Tél. 04 90 85 22 39. orchestre-avignon.com

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AGENDA DES CONCERTS Metronum à Toulouse

© F. Loock

2, rond-point Madame de Mondonville Tél. 05 31 22 94 17. metronum.toulouse.fr

HF Thiefaine

Casino Barrière Toulouse 18, chemin de la Loge Tél. 05 61 33 37 77. casinosbarriere.com/fr/toulouse Jeu. 20 janvier à 20h30 : HF Thiefaine Dim. 23 janvier à 15h : L’Opéra fait ses grands airs Mar. 9 février à 20h30 : Garou Jeu. 17 et ven. 18 février à 20h30 : Serge Lama Jeu. 3 mars à 20h30 : Sofiane Pamart Mer. 9 mars à 20h30 : Bonnie Tyler Jeu. 10 mars à 20h30 : The Sound of U2 Mar. 15 mars à 20h30 : Dany Brillant Mer. 16 mars à 20h30 : Bénabar Dim. 10 avril à 16h : Angelina Sam. 16 avril à 20h30 : Tony Carreira Jeu. 21 avril à 20h30 : The World of Queen Mar. 3 mai à 20h30 : Camélia Jordana Lun. 30 mai à 20h30 : Joe Satriani Mar. 31 mai à 20h30 : Barbara Pravi Dim. 26 juin à 15h : Frédéric François Mer. 5 octobre à 20h30 : Yannick Noah Mer. 30 novembre à 20h30 : Amel Bent

Salle Nougaro à Toulouse 316, route de Bayonne Tél. 05 61 93 79 40. sallenougaro.com Mar. 11 janvier à 20h30 : H Burns Ven. 14 janvier à 20h30 : Vaudou Game Jeu. 20 janvier à 20h30 : Amélie-Les-Crayons Ven. 4 février à 20h30 : Moon Hooch Mar. 8 février à 20h30 : Airelle Besson Jeu. 10 février à 20h30 : Guillaume Lopez Mar. 15 février à 20h30 : Mélissa Laveaux Jeu. 17 février à 20h30 : Abou Diarra Mar. 22 mars à 20h30 : Trio Omar Sosa Mar. 29 mars à 20h30 : Govrache - Boule Ven. 8 avril à 20h30 : La Maison Tellier Mer. 20 avril à 20h30 : Awa Ly Ven. 22 avril à 20h30 : Anne Pacéo Jeu. 12 et ven. 13 mai à 20h30 : Sona Jobarteh Mar. 31 mai à 20h30 : Benin International Musical

Le Bijou à Toulouse 123, avenue de Muret Tél. 05 61 42 95 07. le-bijou.net Jeu. 6 et ven. 7 janvier à 21h30 : Florent Marchet Du mar. 11 au ven. 14 janvier à 21h30 : Alexis HK Du jeu. 20 au ven. 21 janvier à 21h30 : La Trace du papillon Mar. 25 et mer. 26 janvier à 21h30 : Gérald Genty Jeu. 27 et ven. 28 janvier à 21h30 : Julia Pertuy Sam. 29 janvier à 16h30 : Les coups de pousses Mar. 1er et mer. 2 février à 21h30 : Marine Bercot Jeu. 3 et ven. 4 février à 21h30 : Jérôme Pinel Ven. 11 février à 21h30 : Yoanna Jeu. 17 février à 21h30 : Les Trash Croutes

Sam. 15 janvier à 20h : The Darkness Jeu. 27 janvier à 20h30 : Leto Ven. 28 janvier à 20h : Rhapsody of Fire + Manigance Sam. 29 janvier à 20h : CloZee + il:lo Mer. 9 février à 19h : Katatonia & Solstafir & SOM Sam. 12 février à 20h : Tambours du Bronx + Mononc’Serge Ven. 15 février à 20h : Terrenoire + Gisèle Pape Ven. 18 mars à 20h : SOOM T & The Stone Monks Mar. 22 février à 20h : Enslaved, Intronaut… Mer. 23 février à 19h : Kvelertak & Planet of Zeus… Sam. 26 février à 20h : Tom Ibarra Jeu. 3 mars à 20h : The Pineapple Thief Ven. 18 mars à 20h : SOOM T & The Stone Monks Jeu. 24 mars à 20h : Guy 2 Bezbar Jeu. 31 mars à 20h : Requin Chagrin + Juniore Mar. 19 avril à 20h : The Dead South + Elliot Brood Sam. 23 avril à 20h : Luidji Jeu. 26 mai à 20h30 : Kanoé Jeu. 2 juin à 20h : Chilla Jeu. 24 novembre à 20h : Voyou + Norma Mer. 30 novembre à 19h : Finntroll + Skálmöld

Zénith de Toulouse 11, avenue Raymond Badiou. Tél. 05 62 74 49 49. zenith-toulousemetropole.com Jeu. 6 janvier à 20h : Harry Potter en ciné-concert Sam. 8 janvier à 20h30 : Gospel pour 100 voix Ven.14 janvier à 20h : Eddy de Pretto Dim. 16 janvier à 20h : PLK Sam. 22 janvier à 20h30 : One night of Queen Jeu. 27 janvier à 20h : Orelsan Mer. 2 février à 20h30 : Gims Jeu. 3 février à 20h : Alain Souchon Ven. 4 février à 20h30 : Back to Basic Sam. 5 février à 20h30 : Grease Mer. 9 février à 20h : Bring me the horizon Jeu. 10 février à 20h : Grand Corps Malade Mer. 16 février à 20h : Australian Pink Floyd Show Ven. 18 février à 18h : Le Gros 4 - Ultra Vomit … Dim. 27 février à 18h : SCH Jeu. 10 mars à 20h : Asaf Avidan Sam. 19 mars à 20h : 47TER Jeu. 24 mars à 20h : Clara Luciani Sam. 26 mars à 20h : Gladiator Live (ciné-concert) Dim. 27 mars à 20h : Julien Doré Lun. 28 mars à 20h : Sexion d’Assaut Mar. 29 mars à 18h30 : Wardruna Mer. 6 avril à 20h : Sting Jeu. 7 avril à 20h : Texas Mar. 12 avril à 20h : Hoshi Ven. 29 avril à 20h30 : Ninho Jeu. 5 mai à 20h : Angèle Sam. 7 mai à 20h : Bernard Lavilliers Dim. 8 mai à 17h : Le Grand Bleu (ciné-concert) Ven. 13 mai à 20h : Scorpions Sam. 14 et dim. 15 mai à 20h : PNL Jeu. 19 mai à 20h : The Rocket Man Mar. 31 mai à 20h : Johnny Symphonique Tour Jeu. 9 juin à 20h : Vitaa & Slimane Jeu. 13 octobre à 20h : Dire Straits Experience Dim. 16 octobre à 17h : Goldmen Mar. 25 octobre à 20h : Vitaa & Slimane Dim. 6 novembre à 18h : Maes Jeu. 10 novembre à 20h : Tayc Dim. 13 novembre à 20h : The Cure Ven. 18 novembre à 20h : Julien Doré Jeu. 24 novembre à 20h : Dutronc & Dutronc Ven. 25 novembre à 20h : Julien Clerc Mar. 29 novembre à 20h : -M–

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Jeu. 8 décembre à 20h : Amir Jeu. 15 décembre à 20h : Claudio Capeo Dim. 18 décembre à 19h : ERA

Le Bikini à Ramonville Parc Technologique du Canal- Rue Théodore Monod Tél. 05 62 24 08 50. lebikini.com Sam. 18 décembre à 19h30 : Danakil Dim. 19 décembre à 20h : Ange Sam. 8 janvier à 23h55 : Toulouse Massive Jeu. 13 janvier à 20h : Kaleo Sam. 15 janvier à 20h : Biga Ranx Ven. 21 janvier à 23h30 : Vladimir Cauchemar + Asdek… Dim. 23 janvier à 18h : Busy P + Mad Rey Mar. 25 janvier à 19h : Accept Mer. 26 janvier à 20h : Popa Chubby Jeu. 27 janvier à 20h : Larry Sam. 29 janvier à 20h : P.R2B Dim. 30 janvier à 19h : Feu ! Chatterton Mer. 2 février à 20h : Lonepsi Jeu. 3 février à 20h : La Femme Mar. 8 février à 20h : Electro Deluxe Mer. 9 février à 20h : Imen Es Sam. 12 février à 20h : L’impératrice Mar. 15 février à 20h : La Colonie de Vacances Mer. 16 février à 20h : Jok’Air Jeu. 17 février à 20h : Odezenne Ven. 18 février à 20h : Bullet For My Valentine Sam. 19 février à 20h : Josman Dim. 20 février à 18h : Etienne De Crécy Mer. 23 février à 20h : Yann Tiersen Mar. 1er mars à 20h : Jérémy Frérot Mer. 2 mars à 20h : Oboy Ven. 4 mars à 23h : Bon Entendeur Dim. 6 mars à 20h : Idles Mar. 8 mars à 20h : Gaetan Roussel Mer. 9 mars à 20h : Polo & Pan Jeu. 10 mars à 20h : Kyo Sam. 12 mars à 20h : NTO Dim. 13 mars à 20h : The Divine Comedy Mar. 15 mars à 20h : Epica + Apocalyptica Mer. 16 mars à 20h : Groundation Ven. 18 mars à 23h30 : Worakls … Lun. 21 mars à 20h : Rejjie Snow Mar. 22 mars à 20h : As I Lay Dying… Mer. 23 mars à 20h : The Kooks Jeu. 24 mars à 20h : Doolin Ven. 25 mars à 20h : McFly & Carlito

Le Rockstore à Montpellier 20 rue de Verdun Tél. 04 67 06 80 00. rockstore.fr Sam. 15 janvier à 19h30 : Vaudou Game Ven. 21 janvier à 19h30 : Luc Resval Sam. 22 janvier à 19h : Suprême Tribute Night

Eddy de Pretto


Suivez l’Art-vues sur :

Les annonces concerts en temps réél sur :

lartvues.com

Jeu. 17 novembre à 20h : Dub Inc. Ven. 25 novembre à 20h : Tayc Dim. 27 novembre à 17h : Pixar in concert Sam. 17 décembre à 20h : Amir Dim. 18 décembre à 17h : Goldmen

Arena Sud de France à Pérols Route de la Foire Tél. 04 67 17 68 17. suddefrance-arena.com

Ven. 28 janvier à 19h30 : Maxwell Farrington… Sam. 29 janvier à 19h30 : Lonepsi Mer. 2 février à 19h30 : Pauline Croze Jeu. 3 février à 19h30 : Delgres Ven. 4 février à 19h : Larry Sam. 5 février à 19h30 : Tse The Kid Dim. 13 février à 18h : Imen Es Jeu. 17 février à 19h30 : Night Beats Ven. 18 février à 19h : Odezenne Sam. 19 février à 19h30 : Hooverphonic Jeu. 24 février à 19h : Kanoé Ven. 25 février à 19h30 : Romare Sam. 26 février à 20h : Jok’Air Lun. 28 février à 19h30 : Curtis Harding Mer. 2 mars à 19h30 : The KVB Sam. 5 mars à 19h30 : Chilla Mar. 8 mars à 19h : Morcheeba + Daysy Mer. 9 mars à 19h30 : Guy2Bezbar Jeu. 10 mars à 19h30 : Babylon Circus + French Touch NZ Ven. 11 mars à 19h30 : Didier Super Sam. 12 mars à 19h30 : La rue Kétanou Jeu. 17 mars à 19h30 : Hatik Ven. 18 mars à 19h30 : Luidji Sam. 19 mars à 19h30 : Other Lives Mer. 23 mars à 19h30 : Yarol Jeu. 24 mars à 19h30 : Kid Francescoli + Philemone Ven. 25 mars à 19h30 : Ronisia Mer. 30 mars à 19h30 : Groundation

Zénith Sud à Montpellier 2733, avenue Albert Einstein Tél. 04 67 61 67 61. montpellier-events.com Sam. 8 janvier à 15h : Chantal Goya Sam. 15 janvier à 19h : Vitalic Ven. 11 février à 20h : Grand Corps Malade Dim. 13 février à 18h : Australian Pink Floyd Show Jeu. 17 février à 20h : Florent Pagny Sam. 19 février à 18h : Mass Hysteria + … Dim. 20 février à 20h : 47TER Jeu. 10 mars à 20h : Pop Legends Lun. 14 mars : Joker en ciné-concert Mer. 16 mars à 20h : Jean-Louis Aubert Sam. 26 mars à 20h30 : The Rabeats Ven. 1er avril à 20h30 : The World of Queen Ven. 8 avril à 20h : Metronomy Sam. 16 avril à 20h : DJ Bens Ven. 22 avril : Eva Sam. 23 avril à 21h : Je vais t’aimer Jeu. 28 avril : Grease Ven. 6 mai à 20h30 : Bernard Lavilliers Sam. 7 mai à 20h : Le Grand Bleu en ciné-concert Mer. 18 mai à 20h : The Rocket Man Jeu. 3 novembre à 20h : Dutronc & Dutronc Sam. 5 novembre à 20h : Maes Mer. 16 novembre à 20h : Julien Clerc

Secret Place à St-Jean-de-Védas 24, rue Saint-Exupéry – ZI La Lauze Tél. 09 50 23 37 81. toutafond.com Sam. 18 décembre à 19h : Les Rockeurs ont du coeur Mer. 22 décembre à 19h : Mauve Circle Sam. 8 janvier à 19h : Imperial Age Ven. 14 janvier à 19h : Los Kotoreps… Sam. 15 janvier à 19h : La kompagnie Dim. 16 janvier à 19h : GBH + Radiocrimen Lun. 17 janvier à 19h : The Salit Squad… Jeu. 27 janvier à 19h : Swallow the sun Sam. 5 février à 19h : Komintern Sect… Sam. 19 février à 19h : Ganafoul + Bijou Sam. 12 février à 19h : Insanity Alert Mer. 23 février à 19h : Semblant Dim. 6 mars à 19h : Skating Polly Ven. 11 mars à 19h : The Lords of Altamont Ven. 18 mars à 19h : Resolve Ven. 25 mars à 19h : The Rumpled Sam. 26 mars à 19h : Les 3 Fromages… Mar. 29 mars à 19h : Don Gatto Mer. 30 mars à 19h : Putan Club Dim. 10 avril à 19h : The Mullet Monster Lun. 11 avril à 19h : Moscow Death Brigade Lun. 18 avril à 19h : Imonolith Mar. 19 avril à 19h : The Exploited Sam. 23 avril à 19h : Washington Dead Cats… Mer. 27 avril à 19h : Flamin Groovies Ven. 29 avril à 19h : Kingstown Mar. 3 mai à 19h : The Queers Jeu. 5 mai à 19h : Maid of Ace Mer. 11 mai à 19h : Enforcer Jeu. 12 mai à 19h : Giuda Sam. 14 mai à 19h : The Courettes Lun. 16 mai à 19h : Guitar Wolf Ven. 20 mai à 19h : The Devils Dim. 22 mai à 19h : The James Hunter Six Ven. 27 mai à 19h : Manticora

Victoire 2 Domaine du Mas de Grille Route de Sète à St-Jean-de-Védas Tél. 04 67 47 91 00. victoire2.com Jeu. 3 février : Cabadzi Sam. 5 février : He-Hop Pénélope Sam. 12 février : KT Gorique + Ekloz Jeu. 17 février : Yseult Ven. 18 mars à 20h : Alcest… Ven. 25 mars : Neue Grafik Ensemble Jeu. 8 avril à 20h : Hang Massive Mer. 11 mai : Kokoroko Mar. 17 mai : Earthless –

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Flavia Coelho

La Cigalière à Sérignan Parc de la Cigalière Tél. 04 67 32 63 26. lacigaliere.fr Jeu. 27 janvier à 20h30 : Natacha Atlas Ven. 28 janvier à 20h30 : Flavia Coelho Sam. 29 janvier à 20h30 : Ana Tijoux Ven. 4 février à 20h30 : Orchestre Nat. Montpellier Occitanie Sam. 19 février à 20h30 : Lily Wood and The Price Ven. 18 mars à 20h30 : Fatoumata Diawara Ven. 8 avril à 20h30 : Rover Sam. 7 mai à 20h30 : Jane Birkin Sam. 14 mai à 20h30 : Biga Ranx

Paloma à Nîmes 250, chemin de l’aérodrome Tél. 04 11 94 00 10. paloma-nimes.fr Ven. 21 janvier à 20h : Poupie Sam. 22 janvier à 20h : Juliette Armanet Lun. 24 janvier à 20h : Tryo Mer. 26 janvier à 20h : Feu ! Chatterton Jeu. 27 janvier à 20h : Popa Chubby Ven. 11 février à 21h : Noga Erez Mer. 16 février à 20h : La Colonie de Vacances Mer. 2 mars à 20h : Ben Mazué Ven. 4 mars à 20h : P.R2B Sam. 5 mars à 20h : Bambara + Witch Fever Mar. 8 mars à 20h : Fuzz Jeu. 10 mars à 20h : Oboy Ven. 11 mars à 20h : La Femme Sam. 12 mars à 20h : Future Islands Lun. 14 mars à 20h : Trentemøller Mer. 16 mars à 20h : Hatik Sam. 19 mars à 20h : The Divine Comedy Jeu. 24 mars à 20h : Lewis Ofman Sam. 26 mars à 20h : Lujipeka Lun. 28 mars à 20h : Sleaford Mods Mer. 30 mars à 20h : Mcfly & Carlito Jeu. 31 mars à 20h : Ez3kiel Jeu. 31 mars à 21h : Monophonics Sam. 2 avril à 20h : Jazzy Bazz Mar. 19 avril à 20h : Bodega Ven. 22 avril à 20h : Metz Dim. 24 avril à 18h : Clap Your Hands Say Yeah Mar. 26 avril à 20h : Shabazz Palaces Jeu. 28 avril à 20h : Hellfest warm up Ven. 29 avril à 20h : Wejdene Ven. 6 mai à 20h : Louane Sam. 7 mai à 20h : Pierre Lapointe Mar. 10 mai à 20h : Kraftwerk Mer. 11 mai à 20h : Inhaler Sam. 14 mai à 20h : Dinos Mer. 18 mai à 20h : Rover Jeu. 2 juin à 20h : Beach House Ven. 17 juin à 20h : Kanoé Mar. 20 septembre à 20h : Mudhoney Dim. 9 octobre à 18h : Carpenter Brut Ven. 14 octobre à 20h : Kyo Jeu. 10 novembre à 20h : Echo & The Bunnymen

Location : Fnac de Montpellier, Nîmes, Perpignan et Avignon, Carrefour, Auchan, Leclerc. Location par internet : contremarque.com - adamconcerts.com

Robert Smith du groupe The Cure

Du 20 au 24 janvier : Les Enfoirés Ven. 11 mars : Maluma Sam. 12 mars : Vianney Ven. 1er avril : Julien Doré Sam. 30 avril : Ninho Ven. 27 mai à 20h : Sexion d’Assaut Ven. 17 juin : Vitaa & Slimane Jeu. 27 octobre : Angèle Sam. 29 octobre : The Weeknd Mar. 8 novembre : The Cure Mer. 14 décembre : -M-


Ange

ven. 17 décembre à 21h au Somnambule à Gignac

Michel Jonasz

sam. 15 janvier à 20h30 au Corum à Montpellier

HF Thiefaine

ven. 21 janvierr à 20h à Zinga Zanga à Béziers

Laura Cox

ven. 4 février à 20h30 au Bolegason à Castres

Jean-Baptiste Guegan

sam. 5 février à 20h30 au Théâtre de l’Etang à St-Estève

Zaz

dim. 13 février à 17h au Corum à Montpellier

He-Hop Pénélope

dim. 13 février à 16h30 au Somnambule à Gignac

Yann Tiersen

mar. 22 février à 19h30 au Corum à Montpellier

The Sound of U2

dim. 6 mars à 17h au Corum à Montpellier

The Dire Straits Experience

dim 13 mars à 20h au Corum à Montpellier

Enrico Macias

ven. 18 mars au Pasino à La Grande Motte

La Chica

ven. 18 mars à 21h au Somnambule à Gignac

Roch Voisine

ven. 18 mars à 20h30 au Théâtre de l’Etang à St-Estève

Garou

jeu. 24 mars à 20h au Pasino à La Grande Motte

Christophe Maé

sam. 26 mars à 20h30 au au Pasino à La Grande Motte

Jason Brokerss

jeu. 5 mai à 20h30 au Pasino à La Grande Motte

Ange

© Alex-Marchi

Agenda des concerts, encore et toujours…

Cock Robin

mer. 27 avril à 20h30 au Pasino à La Grande Motte

Amel Bent

ven. 7 octobre à 20h30 au Pasino à La Grande Motte

Lynda Lemay

dim. 15 mai à 19h à Zinga Zanga à Béziers

The Magical Music of Harry Potter

mer. 12 octobre à 20h au Corum à Montpellier

Hélène Ségara

mer. 8 juin à 20h30 au Pasino à La Grande Motte

Yannick Noah

jeu. 13 octobre à 20h au Pasino à La Grande Motte

Dans le chœur de Johnny

sam. 11 juin à 21h30 au Théâtre antique d’Orange

Lara Fabian

dim. 16 octobre à 18h au Corum à Montpellier

Francis Cabrel

mar. 5 juillet à 21h au Théâtre de Vaison la Romaine

Sheila

mer. 23 novembre à 20h30 au Pasino à La Grande Motte

Trois Cafés Gourmands

jeu. 11 août à 21h30 aux Arènes du Grau du Roi

Arthur H

jeu. 24 novembre à 20h30 au Corum à Montpellier

Calogero

sam. 17 septembre à 20h30 au Théâtre antique d’Orange

Lou

dim. 27 novembre à 16h à Zinga Zanga à Béziers

Constance Tristan Lopin Laurent Gerra Florent Peyre Booder Maxime Gasteuil Bernard Mabille Bernard Mabille Laurent Baffie Bernard Mabille Olivier de Benoist Ines Reg Jean-Marie Bigard Jean-Marie Bigard Jean-Marie Bigard Constance Constance Nora Hamzawi Sandrine Sarroche Noëlle Perna Elodie Poux Sandrine Sarroche Mustapha El Atrassi Bun Hay Mean Chicandier Mathou Alex Ramirez Jamel Comedy Club Les Chevaliers du Fiel Virginie Hocq Jarry Olivier de Benoist Zize Jeff Panacloc Anne Roumanoff Noëlle Perna Jeff Panacloc Plateau France Inter Kheiron Maxime Gasteuil Tanguy Pastureau Jarry Ary Abittan

Les Chevaliers du Fiel

Virginie Hocq

ven. 17 décembre à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes ven. 17 décembre à 20h à la Narbonne Arena Jeu. 6 janvier à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 7 janvier à 20h30 au Corum à Montpellier ven. 14 janvier à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers ven. 14 janvier à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes sam. 15 janvier à 20h30 à la Salle Bleue à Palavas-les-Flots dim. 16 janvier à 18h au Corum à Montpellier dim. 16 janvier à 17h à Zinga Zanga à Béziers jeu. 20 janvier à 20h30 au Théâtre de l’Étang à Saint-Estève ven. 21 janvier à 20h30 au Zénith de Toulouse ven. 21 janvier à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes sam. 22 janvier à 20h30 à la Salle Bleue à Palavas-les-Flots dim. 23 janvier à 17h à Zinga Zanga à Béziers mer. 26 janvier à 20h30 au Corum à Montpellier jeu. 27 janvier à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 28 janvier à 20h au Corum à Montpellier ven. 28 janvier à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes ven. 28 janvier à 20h30 au Zénith Sud à Montpellier sam. 29 janvier à 20h30 à la Narbonne Arena sam. 29 janvier à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers jeu. 3 février à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 3 février à 20h au Corum à Montpellier sam. 5 février à 20h au Corum à Montpellier sam. 5 février à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes dim. 6 février à 20h au Corum à Montpellier dim. 6 février à 17h au Zénith de Toulouse Mar. 8 février à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 10 février à 20h30 au Zénith Sud à Montpellier ven. 11 février à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers lun. 14 février à 19h30 à la Salle Bleue à Palavas-les-Flots jeu. 17 février à 20h au Zénith de Toulouse jeu. 17 février à la Narbonne Arena ven. 18 février à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 18 février à 20h au Zénith Sud à Montpellier dim. 20 février à 16h au Corum à Montpellier Mer. 23 février à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 24 février à 20h30 au Zénith de Toulouse jeu. 24 février à 20h au Corum à Montpellier mar. 1er mars à 20h au Zénith de Toulouse mer. 2 mars à 20h au Pasino à La Grande Motte –

Alban Ivanov Les Bodin’s Alban Ivanov Jérôme Commandeur Alban Ivanov Seb Mellia Sofiane Pamart Mathieu Sempere Tristan Lopin Sandrine Sarroche Les Bodin’s Redouane Bougheraba Guillermo Guiz Véronic Dicaire Marie s’infiltre Matthieu Longatte Paul Mirabel La Nuit du Printemps du Rire Seb Mellia Maxime Gasteuil Seb Mellia M Nouar Véronic Dicaire Bigard & friends Pablo Mira Et tout le monde s’en fout Patrick Timsit Kheiron Laurie Peret Thomas Marty Zize Paul Mirabel Laurie Peret Verino Anne Roumanoff Laurie Peret Mathieu Madenian Mathieu Madenian Arnaud Tsamere Tanguy Pastureau Arnaud Tsamere

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Retrouvez toutes les dates sur lartvues.com

© Nicolas Schuljpg

AGENDA HUMOUR

Laurent Baffie

ven. 4 mars. à 20h à la Narbonne Arena sam. 5 et dim. 6 mars à 20h et 15h au Zénith de Toulouse mar. 8 mars à 20h au Corum à Montpellier mer. 9 mars à 20h au Corum à Montpellier mer. 9 mars à 20h30 au Zénith de Toulouse jeu. 10 mars au Corum à Montpellier ven. 11 mars à 20h au Corum à Montpellier dim. 13 mars à 16h à la Salle Bleue à Palavas-les-Flots jeu. 17 mars à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 18 mars à 20h30 à la Salle Blueue à Palavas-les-Flots ven. 18 et sam. 19 mars à 20h au Zénith Sud à Montpellier les 19 et 20 mars à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes mar. 22 mars à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse mar. 22 mars à 20h au Zénith de Toulouse mer. 23 mars à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse mer. 23 mars à 20h au Corum à Montpellier jeu. 24 mars à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 25 mars à 20h30 au Zénith de Toulouse ven. 25 mars à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers ven. 25 mars à 20h au Zénith Sud à Montpellier sam. 26 mars à 20h à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes sam. 26 mars à 20h30 au Palais des Congrès à Arles dim. 27 mars à 19h au Zénith Sud à Montpellier dim. 27 mars à 15h au Casino Barrière à Toulouse mar. 29 mars à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse mer. 30 mars à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 31 mars à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 31 mars à 20h au Corum à Montpellier ven. 1er avril à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers ven. 1er avril à 20h au Corum à Montpellier ven. 1er avril à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes ven. 1er avril à 20h au Corum à Montpellier sam. 2 avril à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes mer. 6 avril à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 7 avril à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 7 avril au Corum à Montpellier ven. 8 avril à 20h à la Salle Bleue à Palavas-les-Flots sam. 9 avril à 20h à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes mer. 13 avril à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 14 avril à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 14 avril à 20h30 à la Narbonne Arena


Les festivals d’été annoncent déjà leur programmation ! Les Déferlantes

AUX ARÈNES

AU CHÂTEAU D’AUBIRY À CÉRET

Ven. 17 juin : Gorillaz Sam. 18 juin : PNL Dim. 19 juin : Orelsan Les 22 et 23 juin : Foo Fighters Sam. 25 juin : Gladiator en live Dim. 26 juin : Johnny Symphonique Tour Mer. 29 juin : Deep Purple Jeu. 30 juin : Julien Doré + Clara Luciani Sam. 2 juillet : Nightwish Lun. 4 juillet : Sting Mar. 5 juillet : Kiss + Mammoth Wvh Mer. 6 juillet : Dropkick Murphys + Sum 41 Sam. 9 juillet : Florent Pagny + Stephane Mar. 12 juillet : Dutronc & Dutronc Mer. 13 juillet : -M- + Deluxe Jeu. 14 juillet : Black Eyed Peas Ven. 15 juillet : Ben Harper… + Rodrigo y Gabriela Sam. 16 juillet : Booba Mer. 20 juillet : Angèle Ven. 22 juillet : Stromae Sam. 23 juillet : Sexion d’Assaut Dim. 24 juillet : Ninho festivaldenimes.com

• Jeu. 7 juillet Black Eyed Peas + Queen of The Stone Age + Dropkick Murphys + Sum 41 + Simple Minds + Ofenbach • Ven. 8 juillet Martin Garrix + -M- + Orelsan + Riles + Tones and I + Vladimir Cauchemar • Sam. 9 juillet Angèle + Clara Luciani + Boy + Dubfire • Dim. 10 juillet Muse + DJ Snake + Hoshi + Polo & Pan + Malaa + Suzane + Kas:st festival-lesdeferlantes.com

Festival de Carcassonne

Dutronc & Dutronc

AU THÉÂTRE JEAN DESCHAMPS Mar. 5 juillet : La Traviata de Verdi Ven. 15 juillet : Dutronc & Dutronc Dim. 17 juillet : Calogero Mer. 20 juillet : Florent Pagny Jeu. 21 juillet : Julien Doré Ven. 22 juillet : Mika Dim. 24 juillet : Sexion d’Assaut Mar. 26 juillet : Deep Purple Mer. 27 juillet : Vianney Jeu. 28 juillet : Ben Harper & The Innocent Criminals Ven. 29 juillet : James Blunt Sam. 30 juillet : Louane Dim. 31 juillet : Orelsan festivaldecarcassonne.fr

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Muse

Angèle

©Yann Orhan

Festival de Nîmes


l’Art-vues a lu Deborah Worse de Yves Carchon

Le trésor des poilus de Michel Piquemal

Norbert Serres, l’homme de la nuit à Carcassonne est décédé dans sa ville le 5 novembre. Est-ce lui qui a inspiré à Yves Carchon le personnage de Fred, dans son dernier roman Deborah Worse ? On peut se poser la question tant le cadre de l‘intrigue et ses héros transpirent la capitale audoise et son agglo. La rue de Verdun, Le Bristol, le parking Chénier, Montolieu, Saissac, Picarel-le-Haut. Pas besoin de repérage pour une future adaptation cinématographique qui là aussi s’impose. L’héroïne Deborah Worse est une star tombée quasiment dans l’oubli, réfugiée à Carcassonne avec son chien Dicky, menant une petite vie rangée rythmée par des rites immuables, jusqu’au jour où Paul l’enlève. À Fragoni, l’enquêteur imaginé par Yves Carchon, une sorte de Colombo, sans sa femme, de résoudre le mystère. Dans ce polar très noir, on comprend assez vite qui est Paul, ce n’est pas le plus important, l’intérêt réside surtout dans le comment s’y prend l’inspecteur pour remonter d’une simple photo jusqu’à cette maison isolée aux abords de la Montagne Noire et pourquoi Paul voue une telle haine à la comédienne dont il a vu tous les films, dont il connaît toutes les répliques. On passe du huis clos où les deux personnages se livrent à un combat sans merci à l’enquête de Fragoni de Carcassonne à Paris, dans le passé de la vedette et de cet homme étrangement banal, à la découverte du secret familial bien gardé. Pas de rédemption possible, la haine triomphe. Une réussite qui tient en haleine le lecteur. Glaçant. MCH Ed. Du noir au Sud, Cairn.

Comment donner aux collégiens l’envie de s’intéresser à la Première Guerre mondiale ? Le Biterrois, Michel Piquemal, auteur spécialisé dans la littérature pour la jeunesse répond dans son dernier roman, Le trésor des Poilus. Un livre qui lui a été inspiré par son grand-père Léonce. Le narrateur, Ludo découvre le journal d’un ancien de 14-18, ce carnet qui parle des horreurs de la guerre, de la vie quotidienne dans les tranchées, réserve bien des surprises au jeune lecteur d’aujourd’hui. Sans révéler la fin on vous dit seulement qu’il est question d’un trésor qui repose là-bas sur le terrain des hostilités. L’ouvrage contient en fin de volume, un intéressant glossaire. Dans son style simple, enlevé, Michel Piquemal réussit son pari rendre l’Histoire aussi passionnante qu’un roman d’aventures. Un petit bijou à offrir aux adolescents pour leur entrée au collège. MCH Ed. Milan.

La veuve noire de Muriel Carchon Un Carchon, sinon rien. Sorti en même temps que Déborah Worse, La veuve noire est signée Muriel Carchon. La romancière abandonne l’ésotérisme, la dystopie et l’anticipation pour le thème favori de son époux, le polar, dans lequel elle se révèle très à l’aise. À Agen, la culture du pruneau a remplacé celle du tabac, l’action se déroule dans une propriété dirigée par Esterina, devenue la bienfaitrice de la commune. Elle est très belle et a fait tourner les têtes de Georges, Martial et Raoul lorsqu’elle est arrivée au cours de l’été 71, venue de nulle part. Qui est-elle ? En 2008, Martial qui fut autrefois son amant, revient au pays, il retrouve Georges, l’ami et confident, nageant en plein doute. Etrangement les hommes de l’entourage d’Esterina, meurent ou disparaissent de façon mystérieuse comme Raoul, son époux. Que s’est-il passé ? Qui est donc cette femme étrange ? Ange ou démon ? Là encore, vengeance et lourd secret familial, sont au cœur de l’intrigue. Pas d’enquêteur extérieur, mais l‘ancien amant Martial qui joue les détectives. Petit à petit, avec des indices plus ou moins volontaires laissés par l’héroïne ou par son entourage, il va découvrir la vérité. Et se posera alors un cas de conscience. Un évènement inattendu, dramatique va le soulager et permettre à l’auteur de terminer le roman sur une note positive. C’est heureux car le lecteur est plein d’empathie pour Esterina. Ed. Du Noir au Sud, Cairn. MCH

L’Érosion de Rémy Cabrillac L’automne voit éclore chaque année un nouveau livre de Rémy Cabrillac, un professeur de droit bien connu des Montpelliérains. Après l’Italie, la Corse et La Réunion, pour son dernier roman l’auteur a choisi Frontignan-Plage. Jacques Balard décide de prendre sa retraite dans le midi avec sa femme Simone. Pas un pur hasard, sa famille possédait une propriété viticole au pays du Muscat. L’Érosion raconte comment la vie terne de ce très banal couple de retraités bascule, se délite et explose. C’est insidieux. L’ennui s’invite chez le couple, les parties de Scrabble avec le club de la cité balnéaire, ne suffisent pas à remplir le vide abyssal ; la femme surtout, ne s’adapte pas, elle a la nostalgie de Chambéry. Dès la première page Rémy Cabrillac s’attache à nous faire palper la désespérante monotonie de la vie de ce cadre-modèle dans la banlieue parisienne, avec un sens aigu de l’observation. La retraite s’annonce d’une grande platitude, loin de Paris, à Frontignan qui n’est pas sur le bassin d’Arcachon ! Heureusement, le héros va rencontrer Elise qui va apporter de l’inattendu, jusqu’à une fin imprévisible. Là n’est pas le moindre mérite de ce roman sans prétention. Ed. Spinelle. MCH –

Terzieff entre ciel et terre de Catherine Terzieff Depuis le décès de son frère Laurent, Catherine Terzieff, souffre de ce qu’on appelle le syndrome d’Antigone, elle ne parvient à faire son deuil que par le biais de l’écriture, Terzieff entre ciel et terre est le troisième ouvrage dédié au comédien fauché par la maladie le 2 juillet 2010. Souvenez-vous, il était encore sur scène au printemps pour recevoir un Molière. A cette occasion il avait prononcé un discours sublime sur le théâtre : « Le théâtre ne se laisse pas enfermer dans des clivages et des étiquettes …il n’y a pas ceci ou cela mais ceci et cela ». Ce livre est particulièrement original puisqu’il se passe au purgatoire, passage obligé pour entrer au paradis. Laurent et son frère Marc apparaissent à leur sœur Catherine qui s’interroge sur cet endroit mystérieux. Parmi les âmes en transit, Rilke que le comédien a beaucoup servi sur terre, Rodin, Buñuel, mais aussi le père, la mère et même Jésus avant qu’il ne soit le Christ. Entre souvenirs et rêves. Même mort, Laurent ne pense qu’au théâtre il a un nouveau projet avec Chéreau, Catherine doit les aider à trouver une salle. Un livre très drôle, sensible, émouvant, qui est encore un vibrant hommage au théâtre et à son irremplaçable icône : Laurent Terzieff MCH Ed. L’Harmattan.

La France vient en Gaule de Philippe Gaillard De Clovis on se souvient du Vase de Soissons et de sa conversion au Dieu de sa femme Clotilde. Et c’est à peu près tout, et sans doute qu’il était Franc. Alors c’est sûr c’est à lui que notre beau pays doit son nom, la France. Et oui. Avant, elle était GalloRomaine. La France vient en Gaule, de Philippe Gaillard, magistrat à Montpellier, relate cette histoire, notre Histoire. Ce livre est son premier, en tant qu’écrivain. Ce passionné rend justice à une période un peu confuse durant laquelle se succèdent des invasions, parfois elles se chevauchent et sonnent le glas de l’Empire romain d’Occident. La transformation ne s’est pas réalisée en un jour, elle a pris un siècle, de 407 à 507. L’ouvrage est divisé en six actes et non en chapitres, les divers peuples et personnages entrent dans le paysage européen comme ils entreraient en scène. Chaque acte est accompagné d’une carte qui permet de visualiser l’état de la Gaule à ce momentlà. La première invasion est celle des Vandales-Alains-Suèves date de 407. Il montre comment les différents peuples Wisigoths, Burgondes, Alamans, s’installent en Gaule, dans le Midi, à Lyon, à Strasbourg. Que sans Clovis qui a battu en 507, le Wisigoth Alaric, la France ne serait pas ce qu’elle est. En fin d’ouvrage Philippe Gaillard évoque l’ADN de la France, fait de sang burgonde, wisigoth, ostrogoth, breton, franc… mais rassurons-nous, Attila n’a fait que passer, il n’a pas eu le temps de laisser de descendance ! Dieu soit loué ! Un livre passionnant, très documenté qui éclaire une période capitale dans la construction de notre France. MCH Ed. Nombre 7 édition.

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Chronique des vins de Champagne d’Eric Glatre Pour celles et ceux qui apprécient le champagne, une vraie mine illustrée qui n’a pas perdu de son pétillant. 300 photos en couleur et blanc et noir, 500 pages qui donnent l’essentiel avec l’esprit de ces bulles lesquelles ne manquent jamais sur les tables de fêtes de France et de Navarre. Eric Glatre, champenois, historien, écrivain, l’un des plus grands spécialistes français des vins de Champagne, livre de façon exhaustive l’histoire d’un territoire, d’une terre, la Champagne, qui a fait naître et murir, ce célèbre vin. Un retour sur histoire : époque gallo-romaine, Moyen Âge renaissance et guerres de religions Louis XIV, révolution, empire puis période industrielle et contemporaine. L’écrivain souligne les liens étroits entre le roi des vins qui a eu très vite une place privilégiée d’abord à la table des rois de France et par la suite, sur celle des empereurs et des présidents. C’est entre 1860 et 1865 qu’apparut la légendaire étiquette jaune veuve Clicquot Ponsardin, il y a d’ailleurs de nombreuses veuves, maîtresse des bulles en Champagne. Petit détail qui intéresse notre région : l’arrière petite fille de Madame Clicquot, Anne de Mortemart Rochechouart deviendra duchesse d’Uzès. Editions Castor et Pollux. MJL

Malwida Von Meysenbug de Monique Bernard « Mon nom importe peu, si je peux seulement emporter dans la tombe l’espoir que la femme consciente et libre, cessant d’être une idole, une poupée ou une esclave, travaillera de concert avec l’homme au perfectionnement de la famille, de la société, de l’État, au progrès des sciences et des arts et contribuera à réaliser l’idéal dans l’humanité ». Avant-propos aux Mémoires d’une idéaliste de Malwida Von Meysenbug (1816-1903) dont le parcours, une traversée du XIXème siècle européen, la hauteur de vue, restent un modèle pour un objectif d’affirmation féministe, aujourd’hui. Monique Bernard, après lecture du texte original , et l’accès à des documents inédits, porte le lecteur au plus près, dans une rigoureuse érudition, de la pensée, de la philosophie, de la praxis de cette européenne dans l’âme, militante des droits de l’Homme. La biographe conclut, évoquant le soir de la vie de cette irréductible idéaliste : « Elle disait appartenir à la grande communauté de ceux qui ont l’amour des choses bonnes, belles et élevées et qui s’efforcent de les réaliser en eux et autour d’eux. » Une lecture humainement stimulante ! Editions des Paraiges. MJL

Un précieux tumulte de Jean-François Morin Nous vivons une époque de désenchantement, quelque chose comme la fin des utopies, ces dernières ayant abouti aux totalitarismes que l’on sait. Le dernier livre de Jean-François Morin, habituellement romancier ou essayiste, est un recueil de nouvelles qui traite le sujet avec réalisme et ironie. Ce n’est pas en effet un hasard si trois d’entre-elles prennent la forme d’un voyage post-révolutionnaire dans les pays qui ont fait rêver durant plusieurs décennies les prétendants à la révolution prolétarienne : Cuba, qui ouvre le recueil, le Viet Nam, qui le clôt et bien évidemment la Russie, au cœur de ses douze récits. Jean-François Morin trouve le ton juste. Il ne juge pas, il suggère. La nouvelle, genre court par excellence, s’y prête assez. BTN (Texte complet à retrouver sur lartvues.com) Nouvelles et récits, L’Harmattan, Rue des écoles-Littérature. –

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les

© Pilar Lozano Iglesias

FESTIvALS d’hIVer

Rocio Molina au Festival Flamenco à Nîmes

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Festivals La poésie c’est le pied !

À ALBI ET ALENTOURS

À LA CAVE POÉSIE À TOULOUSE

Claire Rengade

Le festival La Poésie c’est le pied ! célèbre sa 5ème édition cette année. Un événement pluridisciplinaire où la poésie se donne à entendre sous toutes ses formes : lectures, concerts, performances ou encore rencontres. Ce rendez-vous proposé par la Cave Poésie de Toulouse dresse un portrait vivant, enthousiasmant, de la poésie contemporaine. Placée sous le parrainage de l’auteure Claire Rengade, cette édition fera intervenir les poètes qu’elle apprécie. Par ailleurs, celle qui est aussi metteure en scène proposera plusieurs lectures autour de ses textes. La programmation, pensée avec Claire Rengade donc, invitera plusieurs poètes d’aujourd’hui pour des moments poétiques, assurément. On retrouvera ainsi : Charles Pennequin, Laurence Vielle, Patrick Dubost, Marie Huot, Perrine Le Querrec, Armand le poête, et une soirée dédiée à Yves Olry, fondateur des éditions COLOR GANG disparu il y a quelques mois. Du 10 au 15 janvier, à la Cave Poésie - 71, rue du Taur à Toulouse. Tél. 05 61 23 62 00. cave-poesie.com

■ Les concerts du In : • Sam. 15 janvier, 20h30, Maison de la musique : Rubberfans + Electro Deluxe. • Dim. 16 janvier, 17h, Espace Apollo : Swing Bones & Nicolas Gardel. • Jeu. 20 janvier, 20h30, Grand Théâtre : André Manoukian & Les Balkanes. • Ven. 21 janvier, 20h30, Grand Théâtre : Nicolas Gardel & The Headbangers Big Band. • Sam. 22 janvier, 20h30, Grand Théâtre : Biréli Lagrène & Multiquarium Big Band. • Dim. 23 janvier, 17h, Grand Théâtre : Yelé + Dal Sasso Big Band. Du 15 au 23 janvier, à Albi et ses alentours (81). Tél. 05 63 38 55 56. sn-albi.fr

Cinéma Maghreb si loin si proche

À BLAGNAC

DANS LES PYRÉNÉES-ORIENTALES ET L’AUDE

Après Gaillac, c’est désormais au tour de Blagnac d’accueillir le Festival des Lanternes. La capitale de l’aéronautique s’apprête à recevoir le Festival des lanternes. Au coeur du parc du Ritouret, un espace de 10 hectares, les spectateurs pourront admirer près de 1000 lanternes géantes. Différentes scènes ou thématiques sont présentées : pandas, dragons, l’épopée de l’aéropostale, des scènes de vie chinoise mais aussi les légendes mythiques et spectaculaires et même des dinosaures ! Chaque soir, de 18h à 23h, le Parc du Ritouret se transformera en ville de lumières et les visiteurs pourront assister aux fabuleuses performances des artistes de l’Opéra du Sichuan dont la particularité est de changer jusqu’à 30 fois de visage par représentation. Pratiqué par seulement une centaine de personnes dans le monde, cet art est reconnu en Chine comme Trésor National. Un spectacle unique pour les petits et grands. Jusqu’au 1er février, au Parc du Ritouret à Blagnac (31). Tél. 05 61 71 76 01. festivaldeslanternes-blagnac.com

La 25ème édition du Festival de cinéma Maghreb si loin si proche se déroule dans les Pyrénées-Orientales et dans l’Aude et propose une sélection d’oeuvres cinématographiques. Cette manifestation participe, depuis ses débuts, à l’éclosion d’une nouvelle génération de cinéastes parmi lesquels Nouri Bouzid ou Rachid Bouchareb. En ayant lieu sur deux départements, le festival se veut local, et fait ainsi participer de nombreuses associations. En tout, l’événement propose des projections sur 14 sites différents. Local mais aussi universel, Maghreb si loin, si proche, a suivi les évolutions traversées par le cinéma où se dégagent maintenant Lina Soualem des cinéastes femmes telle Leyla Bouzid, Raja Amari, Maryam Touzani, Fatma Zorha Zamoum, Nadia Bouferkas, Lina Soualem, ainsi qu’une attention plus soutenue vers le documentaire qui favorise les débats de société. Du 15 au 30 janvier, dans les Pyrénées-Orientales et dans l’Aude. cinemaginaire.org

© toulouse-tourisme.com

Festival des lanternes

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© Laetitia Notariann

Cette troisième édition de l’Albi Jazz Festival fini d’ancrer cet événement parmi les grands rendezvous du début d’année dans l’albigeois. Une double programmation permet au festival de se démarquer. D’abord avec un In au Grand Théâtre, à la Maison de la musique ou encore à l’Espace Apollo de Mazamet. Le Off, quant à lui, se déroule sous un André Manoukian chapiteau pour un moment festif et musical. Parrain de cette nouvelle édition, André Manoukian proposera un concert sur la scène du Grand Théâtre.

© Solene Renault

Albi Jazz Festival


Les Hivernales

À LA CIGALIÈRE À SÉRIGNAN

À AVIGNON ET SES ALENTOURS

La Cigalière donne, cette année encore, un rendez-vous dédié aux voix de femmes, des artistes et citoyennes du monde. Une ouverture en couleur, tonique, un positif symbole pour ouvrir cette nouvelle année dont les acteurs de la culture et du spectacle vivant ont tant be- Natacha Atlas soin… Pour donner un supplément d’âme, des concerts, des rencontres permettront au public d’échanger avec ces femmes de talent autour de leurs parcours d’artistes respectifs et de leur engagement. Elle s’appelle Natacha Atlas et ses origines la portent vers le chant oriental, Ana Tijoux, rappeuse franco-chilienne ne néglige pas la pop latino. Flavia Coelho plutôt reggae a aussi opté pour la musique brésilienne. Leurs voix ont résonné sur de nombreux continents. Ces chemins parcourus leur ont soufflé ces grandes et belles partitions vocales. Depuis les morros de Rio de Janeiro jusqu’aux rues pavées de Paris, ces jeunes femmes exercent leur art où il y a accueil et rencontre. La musique qui est immatérielle, constituée de vibrations, est faite de cette alchimie. Entre brise glaciale et sirocco, elle résonne sous toutes les latitudes. Ces artistes connaissent le la. Leurs chants ont abordé plusieurs rives, dérivé sous des abribus, hanté des cafés-concerts, accédé aux plus grands festivals du monde. Dans ce joyeux melting pot, chanson française, musique orientale, rap, électro, les influences sont heureusement multiples. Le style, lui, est triomphant, novateur et épuré à la fois. Du 28 au 30 janvier, à La Cigalière - Parc de la Cigalière à Sérignan (34). Tél. 04 67 32 63 26. lacigalière.fr

© Pierre Planchenault.

Chants d’hiver et de femmes

Rain de Meytal Blanaru

Les Hivernales d’Avignon sont devenues un rendez-vous incontournable. Tout en danse, elles réchauffent la ville d’Avignon et les alentours au plein cœur de l’hiver. À saluer, la constance et la ténacité de l’équipe dont les injonctions, revisiter pour exister ou résister, font apparaître la richesse et l’éclectisme de la danse contemporaine. Parmi les spectacles de cette 44ème édition, à noter sur les tablettes, les HiverÔmomes, du 26 janvier au 4 février, programmation destinée à un jeune public. Et, avec la Ville en Feu, la clôture du festival de danse aura atteint son point d’orgue. Difficile de contourner un festival qui s’adresse à tous les publics, qui offre différentes propositions : des petits aux grands spectacles, stages, expositions, lesquels ont lieu dans et hors Avignon. Au programme : les danseurs chorégraphes Jan Martens, Emanuel Gat dans l’exploration de l’infinie possibilité des corps, Romain Bertet, Olivia Grandville, autre exploration contenue au coeur de la fluidité des genres, Mette Ingvartsen et ces formes lumineuses en mouvement qui tournent toutes en rond, Anna Massoni, Bruno Pradet, Julie Nioche, Wendy Cornu, Marta Izquierdo Munoz, le collectif a.a.O, Michel Kelemenis, Nach, Mélanie Perrier, Noé Soulier et Anna Perrez. Du 3 au 12 février, à Avignon (84). Tél. 04 90 82 33 12. hivernales-avignon.com

Festival ici et là À TOULOUSE

© Martin Argyroglo

Cheval Passion À AVIGNON

Meg Stuart

Porté par La Place de la danse, Centre de développement chorégraphique national de Toulouse, ce festival-panorama immerge le public dans les danses d’aujourd’hui. Pendant trois semaines, les styles s’entrelacent et les artistes reconnus et émergents se côtoient. On y parle des corps et du monde qui nous entoure, de sa violence implacable comme de son infinie douceur. Parmi les spectacles de cette nouvelle édition on remarque Cascade. Meg Stuart et sept danseurs et danseuses remettent les pendules à l’heure en composant des réalités alternatives. Cassiel Gaube est, lui, fasciné par la house dance dont il dévoile les complexités et les possibilités infinies entre pédagogie et virtuosité. Christian Rizzo, de son côté, se place entre fixité et mouvement et la mer entre dans sa

danse comme appel de l’autre, promesse d’un ailleurs. En jouant avec les mots, les objets et les images, Pierre Fourny et Jérôme Brabant entraînent leur public au coeur d’une fable de La Fontaine qui défie l’entendement. Par ailleurs, l’humanité grouillante et désirante qui s’échappe du corps « métamorphe » de Volmir Cordeiro ne demande qu’une chose : la liberté ! Aux questions comment se laisse-t-on imprégner par les gestes des autres ? Comment ces gestes « fantômes » éveillent-ils nos convictions secrètes ? Julie Nioche pour répondre, mène une enquête sur cette puissante empreinte en elle, en nous. Du 20 janvier au 12 février, à Toulouse. Tél. 05 61 59 98 78. laplacedeladanse.com –

Cette 36ème édition est un rendez-vous incontournable pour les passionnés de chevaux. Au bout de 30 ans, le salon Cheval Passion est devenu une scène reconnue de la création équestre en Europe. Le choix est clair et affirmé : la découverte accordant la place d’une tribune aux jeunes artistes, sur la piste. Le spectacle-phare de Cheval Passion, le Gala des Crinières d’Or, a révélé nombre de talents qui ont réalisé une carrière internationale. Cette grande rencontre équestre du Sud de la

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France, présente 1200 chevaux, 250 exposants, de nombreux concours, un riche programme d’animations et l’ambiance festive de son Cabaret équestre. Au carrefour de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, cette manifestation rassemble les professionnels du monde équestre, les cavaliers et les passionnés de chevaux. Du 19 au 23 janvier, au Parc des expositions à Avignon (84). Tél. 04 90 27 51 00. cheval-passion.com


Festivals d’hiver

Hivernales du rire et du vin DANS L’HÉRAULT • Sam. 12 février, 21h, Causses et Veyran : Wok’N’Woll, avec Kordian Heretynski et Pierre-Damien Fitzner. Un violoniste, polymorphe vocal et son acolyte pianiste d’une verve comique irrésistible, vous emmènent dans leurs différents univers musicaux, sur un rythme effréné, avec humour et folie. • Ven. 18 février, 21h, à Magalas : Barber Shop Quartet Chapitre 4, un quartet a cappella qui s’inspire de l’ambiance chantante des barbiers américains du début du XXème siècle. • Sam. 19 février, 21h, à Neffiès : Jacques et Mylène, cie Les 26000 couverts. Une comédie délirante, un Jacques et Mylène vaudeville contemporain qui malmène les codes du théâtre et allie modernité et kitsch. Du 4 au 19 février, dans l’Hérault (34). Tél. 06 43 92 46 84. leshivernales.fr Louise Vayssie 26 000 couverts

Porté par la Communauté de communes des Avants-Monts, dans l’Hérault, Les Hivernales du rire et du vin attendent le public pour leur 31ème édition. Suivant toujours le principe de mêler spectacle vivant et vignerons du territoire, la programmation promet six rendez-vous drôles et décalés. ■ Le programme : • Ven. 4 février, 21h, à Laurens : Alexis le Rossignol, bien connu des auditeurs de France Inter, l’humoriste se rapproche du public pour un spectacle à l’univers décalé. • Les 5 et 6 février à Pouzolles : La crèche à moteur, cie OpUS, d’anciens spectateurs de La Crèche à moteur font revivre ce singulier patrimoine. • Ven. 11 février, 21h, à Saint-Nazaire de Ladarez : Les dangers du fromage, cie OpUS, une petite farce « pataphysique et apéritive » de la compagnie sur un sujet absurde.

Le festival international du film politique À CARCASSONNE • Mar. 18 janvier : clôture, Belfast de Henzo Lefèvre et Etienne Garcia, directeur Kenneth Branagh. et président, du Festival international du film • Événements en avant-première : Selon ont présenté cette nouvelle édition, pleine de la police, de de Frédéric Videau, tourné à nouveautés. Désormais décalée en janvier du Carcassonne ; Simone-Le voyage du 14 au 18, du vendredi au mardi pour favorisiècle, d’Olivier Dahan ; Streamfield, ser la présence d’un public extérieur à la les carnets noirs de Jean-Luc Miesch. ville. La délibération du jury aura lieu en pu• Deux ciné-concerts : 1984, de Michael blic, Place Carnot, un nouveau site avec La Anderson, d’après le roman de Orwell ; maison du festival avec studio de télévision Plogoff, des pierres contre les fusils et billetterie. Les projections, au Dôme, au de Nicole Le Garrec. Colisée, refait à neuf et à l’Odeum, nouvel • Séance Patrimoine : Capitaine d’Avril équipement dédié aux associations et doté de Maria de Medeiros, qui aura un film en d’un d’une belle salle confortable, suivies de « Le Monde d’hier » de Diastème avec Léa Drucker compétition. débats avec les artistes invités. Les collégiens Sport, cinéma et politique : Les mébénéficieront de séances spécifiques, avec une programmation adaptée, où ils pourront rencontrer les réalisateurs. D’avan- dailles et après, de Véronique Barré, suivi un débat avec des sportifs. tage de films sont proposés, 33, et plus de 40 projections, en matinée et en soi- • Cartes blanches internationales : Goodbye Soviet Union de Lauri Randla ; rée. L’équipe en a sélectionné 13 pour la compétition parmi les 121, visionnés, Trois courts métrages proposés par le Festival Mecal de Barcelone. MCH 6 fictions et 7 documentaires. Outre la compétition, plusieurs soirée spéciales jaDu 14 au 18 janvier, à Carcassonne (11). lonnent la manifestation : • Ven. 14 janvier : ouverture, Le Monde d’hier de Diastème, avant-première. ffip-occitanie.com

Festival de la biographie À NÎMES Du journalisme à l’histoire, les arts de soi, balaient un large spectre. Nîmes va ouvrir les portes de Carré d’Art pour laisser passer les mots sur le destin des grands de ce monde. La thématique de ce 20ème festival de la biographie organisé par la ville de Nîmes en partenariat avec l’association des libraires nîmois, évoque les génies, ceux qui ont marqué l’histoire, leurs chantiers vers la gloire, ce qu’ils nous apprennent de la grande histoire. Dans cette manifestation de référence qui accueille chaque année des dizaines de milliers de passionnés venus rencontrer des auteurs, historiens, biographes, journalistes spécialisés, l’intérêt réside moins dans l’achat que dans les rencontres autour de débats, dans le suivi de projections avant de finalement sacrifier aux séances de dédicaces. Les génies abordés se rencontrent dans tous les domaines. Côté science avec Newton, Einstein, Marie Curie, Galilée ; côté arts plastiques avec Picasso, Frida Kahlo, Rodin, Michel-Ange. La littérature qui possède aussi ses grands auteurs sera bien représentée : Dante, les sœurs Brontë, Hugo et Joyce. La musique donnera aussi sa glorieuse partition, Mozart et Bach en tête mais aussi la note bleue de Miles Davis et pourquoi pas le diabolique Michael Jackson. Selon l’opi-

© Christine-Renaudie

nion générale, certains sont des génies absolus, à l’image de Léonard de Vinci inventeur visionnaire et peintre du plus célèbre tableau au monde ou encore Winston Churchill génie politique et militaire et plus ignoré, prix Nobel de littérature pour son oeuvre de mémorialiste. Ils deviennent personnages de roman, attirant le biographe par leur hauteur de vue, l’influence qu’ils ont eu, l’impact sur le futur de l’humanité. Sous la co-présidence de Francis Huster acteur réalisateur, auteur du dictionnaire amouFrancis Huster, co-président du festival reux de Molière et sous celle de Gérard Araud qui a été secrétaire d’ambassade à Tel-Aviv, acteur majeur de la politique étrangère du XXème siècle, une centaine d’auteurs sont attendus. Trois jours pour un rappel de ce qui fonde l’humain : la curiosité, la connaissance et pour le cas, la poussée dans ce vice impuni de la lecture. Du 28 au 30 janvier à Carré d’Art à Nîmes (30). Tél.04 66 76 35 35. nimes.fr –

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Détours de chants À TOULOUSE

Cali

Toujours portée par l’association Détours de chant, le festival du même nom proposera cette année pas moins de 59 concerts dans 24 salles. Une 21ème édition toujours sous le signe de la chanson, portée par 41 groupes d’artistes et une multitude de rythmes, de couleurs, et d’émotions. Détours de Chant se donne comme mission d’enchanter l’hiver et de proposer des découvertes, des inédits, des perles rares. Des images gravées dans la tête, de la musique pour se balancer, des textes pour rire, pour rêver ou pour frissonner. Les artistes : Vanina de Franco, Gérald Genty, Mathieu Barbances, Cy & Ju, Le Cirque des Mirages et Nawel Dombrowsky, Erdowsky, Marjolaine Piémont, Philippe Forcioli, Jur, Julia Pertuy, Baptiste Dupré, Cali, Chet Nuneta, Jeanne Rochette, Lotus Titan, Claire Gimatt, Lombre, Michel Respaloin, Suzanne Belaubre, Sages comme des Sauvages et Petite Gueule, Luciole, Miossec, Delgres, Nadine Rossello, Marie-Amali, Soleynia, Matéo Langlois, Tropic Hôtel, Louise O’Sman, David Lafore, Marine Bercot, Cessyle, Jérôme Pinel, Corentin Grellier, Camille Bénâtre. Du 25 janvier au 5 février, à Toulouse. detoursdechant.com

Les Givrées À MILLAU

Madame ose Bashung

Chaque hiver, le Théâtre de la Maison du peuple de Millau, Scène convention d’intérêt national art en territoire, propose son éco-fest’hivernal de chansons françaises. L’occasion pour le lieu de valoriser tout l’éventail de la chanson française. Une ambition culturelle doublée d’une ambition engagée pour l’environnement puisque le festival tente de réduire son impact écologique. Les Givrées c’est aussi la volonté de maintenir un équilibre entre créateurs et créatrices, et la valorisation du champ artistique. Cette année, le public pourra applaudir Clou, Batlik, Gerald Genty, Le Petit Georges, Madame ose Bashung, Chanson d’occasion, Les Trash Croutes, Les Boudeuses et Laurent Madiot. Un ensemble de neuf concerts qui se dérouleront à Millau et dans le sud-Aveyron. Du 25 au 29 janvier, à Millau et dans le sud-Aveyron (12). Tél. 05 65 59 47 61. maisondupeuplemillau.fr –

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Festivals d’hiver

L’Odéon est idéal pour ce type de spectacle, transformé en une sorte de tablao, où la proximité avec l’interprète fait d’autant ressentir cet accomplissement d’un rite. Cette année, peu de reports mais une nouvelle orientation traduisant la volonté d’insuffler de la création, de dépoussiérer la tradition. C’est au Théâtre que la sublime Rocio Molina ouvrira cette 32ème édition, frappant du talon pour marquer ces retrouvailles après une dernière saison en berne. Rocio Molina, chorégraphe très habitée de la planète flamenca qui continue d’explorer artistiquement la fameuse Trilogia sobre la guitarra. Cette danse qui suit au plus près la partition du guitariste entrera en dialogue avec Eduardo Trassierra et Yerai Cortès. Plus atypique, un solo brut et en toute nudité de la danseuse britannique Yinka Esi Graves installée à Séville, qui vient à Nîmes pour la première fois. Dans The Disappearing Art, elle croise le lien entre résistance et silence de la femme noire. Inédit et original, un univers à rencontrer. Pedro El Granaino sur scène, c’est du duende pur assuré, chanteur qui de son charisme a su réconcilier les différents courants du flamenco. Dentelle ou pierre, sa voix souveraine, envoûtante, procure une émotion intense. Dans cette profondeur, le Cante Grande intègre la célèbre lignée des Camaron de la Isla, Tomàs Pavon ou Enrique Morente. Au musée de la Romanité, Maria Marin, guitariste, chanteuse et compositrice traduit avec maestria dans des instants intimes, l’âme flamenca, cet instinct populaire raffiné, l’héritage artistique, l’identité et l’orgueil du peuple andalou à la fois rustique et noble. Un

© Pilar Lozano Iglesias

Festival flamenco À NÎMES

Rocio Molina

Entre sang et chant mêlés, le flamenco va offrir sa flamme pendant dix jours pour réchauffer le coeur de l’hiver nîmois. Interprètes de l’âme, du compas au cante grande, la gente flamenca célèbrera ce rythme souterrain qui pulse fort au corps, dans divers lieux de Nîmes : au Théâtre, à l’Odéon, au musée de la Romanité, à Carré d’art et au cinéma le Sémaphore. autre moment de grâce que l’apparition de Maria Moreno danseuse exceptionnelle, très « castée », qui dans More, sous l’ombre agissante du metteur en scène Rafael R. Villalobos, dé-

montre à quel point elle est entrée dans la peau d’une véritable étoile flamenca. Peut-on parler de flamenco sans évoquer le nom de Federico Garcia Lorca auquel hommage sera rendu par le Bal-

let Flamenca de Andalucia et sa pénétration de l’univers très riche de ce célèbre auteur en signant une oeuvre éponyme, El maléficio de la mariposa, sa dernière création. Andar, bailar, vivir, seront les maîtres mots de l’ardent désir de vivre signé Ursula Lopez, directrice artistique de ce fabuleux ballet. Mystérieux titre que celui de Los Cuerpos Celestes voyage sensoriel, fresque proposée par Marco Vargas et Chloé Brûlé, approche d’un univers connecté qui se joue des contrastes entre flamenco et musique électronique. D’Antipodas, on sentira le rapprochement, l’effleurement de deux sœurs jumelles, Florencia la danseuse et Isidora la musicienne, dirigées par le maestro David Coria. Le thème du double est magistralement creusé autour d’un échange poétique à fleur de peau, entre voix, gestes et mouvements. Elle était ô combien attendue, Inès Bacàn parfaitement juste dans Origines, une voix terrienne qui remonte justement aux origines. Encore une histoire de racines ou la profondeur du chant vient gratter le noyau dur des origines sur les terres de l’abuela Fernanda. Des objets sans vie auront une deuxième existence grâce à En tallerez, spectacle traversé de sensations organiques dans lequel un percussionniste et une bailaora jouent à faire sonner et danser ces objets oubliés. Dévoilé le processus créatif d’Ana Morales, suivi d’une carte blanche au guitariste Dani de Moron, il est sûr que les « bien dicho » et les « asa » éclateront en coeur. Du 13 au 22 janvier, à Nîmes (30). Tél. 04 66 36 65 10. theatredenimes.com

Imprudence AU THÉÂTRE JACQUES CŒUR À LATTES

■ Les spectacles • Jeu. 27 janvier, 20h30 : Espèce d’animal, un texte sur l’adolescence mis en scène par Dag Jeanneret. • Sam. 29 janvier, 18h30 : Dans le désert, l’espoir, une performance de 6 acteurs-chanteurs autour de Les pièces vénitiennes textes de grands auteurs dont Edgar Morin, Hannah Arendt, Brecht, Walter Benjamin, Simone Weil… • Sam. 29 janvier, 21h : Les pièces vénitiennes [le procès], une comédie –

et une tragédie de Shakespeare, revisitées par la cie Provisoire, dans une mise en scène de Julien Guill. • Jeu. 3 février, 20h30 : Escale #1 Exil-s et No Rest #2 Exil-s, une exposition et une performance collective autour du thème de l’exil. • Sam. 5 février, 21h : Nazebrock, entre poésie et rock, l’acteur Grégory Nardella se déploie avec l’univers de l’ecrivain Daniel Lemahieu. • Lun. 7 février, 14h et 20h30 : Trois songes, d’après Platon, Olivier Coulon-Jablonka propose un jeu subtil de dialogues entre le passe de la democratie athenienne et notre present. • Du 11 au 13 février : Mon grand-père, un théâtre intime autour de la figure du grand-père, d’après un texte de Valérie Mréjen mis en scène par Dag Jeanneret. Du 27 janvier au 13 février, au Théâtre Jacques Coeur à Lattes (34). Tél. 04 99 52 95 00. ville-lattes.fr

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© Marc Ginot

Cette année, le temps fort Imprudence du Théâtre Jacques Coeur prend de l’ampleur. Non plus seulement cantonné à une semaine, les spectacles se multiplieront sur plus de deux semaines entre la fin janvier et le début février. Comme chaque année, toutefois, la création contemporaine, et même régionale, est à l’honneur. Les formes, elles sont diverses : théâtre, performance, jeune public. Tout le monde y trouvera son compte.


Culture

Patrimoine Tourisme

© Ville de Narbonne

Avec l’ouverture, en mai dernier du musée Narbo Via, la ville de Narbonne connait une nouvelle dynamique culturelle. Désormais, l’ancienne capitale romaine de la Narbonnaise expose fièrement son antique et prestigieux passé. Mais, la culture à Narbonne se vit aussi au présent. Toute l’année, de nombreux festivals et expositions jalonnent les saisons offrant ainsi aux habitants, et aux vacanciers, divers rendez-vous musicaux, littéraires ou artistiques. Une effervescence culturelle que viennent chercher les touristes, tout comme l’art de vivre méditerranéen que porte haut le territoire narbonnais entre grand lieux de la gastronomie et domaines viticoles reconnus dans le monde entier. Un territoire riche donc de sa culture, de son territoire et de son art de vivre.

Dossier

N A R B ONNE


Entretien

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Apporter une offre culturelle sur tout le territoire

Apporter la culture dans tout le territoire, tel est le voeu du Président du Grand Narbonne, Didier Mouly, également maire de la ville de Narbonne, et de la vice-présidente à la culture de l’agglomération, Emma Bellotti-Lascombes. Dans cet entretien, nous avons pu évoquer la riche actualité culturelle et touristique de la ville : du nouveau directeur attendu pour la Scène nationale, au plan culturel d’envergure pour le Grand Narbonne, en passant par la récente ouverture du musée Narbo Via, et les grands travaux engagés au Palais-Musée des Archevêques.

Didier Mouly, depuis 2020, vous êtes à la fois maire de la Ville de Narbonne mais également Président de la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne. Avec Emma Bellotti-Lascombes, quelle vision culturelle souhaitez-vous porter pendant votre mandat ? Didier Mouly : Nous souhaitons apporter une offre culturelle sur tout le territoire. Les élus sont très demandeurs de projets. Chaque commune organise sa propre animation, mais elles ont aussi besoin que l’agglomération viennent apporter un complément. Pour ce faire, Madame Bellotti-Lascombes a tracé une feuille de route pour les années à venir. Emma Bellotti-Lascombes : En effet, j’ai souhaité réaliser un projet en deux temps. Lorsque je suis arrivée, j’ai constaté que l’offre culturelle du Grand Narbonne était concentrée sur une période de l’année, l’été, et plutôt sur le littoral Emma Bellotti-Lascombes et à Narbonne. Ce que je souhaite, c’est que la culture soit accessible à tous, et tout au long de l’année. Il existe déjà la Tempora, un événement itinérant, que j’ai rendu gratuit pour le public et les communes, qui est exclusivement musical. En dehors de cela, je souhaite qu’il se passe autre chose pendant le reste de l’année. Par exemple, nous avons pensé un programme avec le Conservatoire. Jusqu’en juin 2022, quatorze communes de l’agglomération recevront quatorze concerts. Je veux aussi que l’on travaille avec la Scène nationale pour que plus de spectacles soient proposés dans le Grand Narbonne. Ensuite, avec la médiathèque, nous avons créé le projet « Contrat territoire lecture » qui va permettre la mise en place de spectacles ou encore de rencontres avec des viticulteurs. Je souhaite vraiment proposer une culture pour tous, partout et de tout temps, c’est un peu ma mission !

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Proposer une culture pour tous, partout et de tout temps

E. B-L : Il s’agit de plusieurs actions financées en partie par l’État, notamment Micro-Folie (NDLR : un musée virtuel itinérant), que l’on va développer dans différentes communes. Nous portons également l’idée d’un concours qui mettra en avant le patrimoine à travers des photos, des expositions et donnera

lieu à un prix. Nous développons aussi le Festival du conte et de l’imaginaire sur le territoire, à travers des spectacles. Et puis, nous souhaitons mettre en lien le monde viticole et la culture en allant dans les caves et les domaines pour des animations autour du mot. Tout ceci, en plus des expositions, des lectures, des ateliers numériques… Le Conservatoire du Grand Narbonne est aussi un lieu essentiel de la culture pour l’agglomération… D. M : En effet, récemment nous avons regroupé trois activités sous le nom du Patio des arts : le Conservatoire, les arts plastiques et les arts dramatiques. Ce nouveau nom correspond bien au bâtiment et à l’unité qui existe entre les trois activités. Il y a un échange possible entre les formes artistiques. Le Patio des arts est aussi un lieu d’accueil pour des artistes en résidence. Dans l’actualité culturelle du Grand Narbonne, il y a également le départ de Marion Fouilland-Bousquet de la direction du Théâtre + Cinéma. Quel avenir pour la Scène nationale désormais ?

D. M : Aujourd’hui, il n’y a pas de directrice, ou de directeur puisqu’il y a effectivement eu un départ. La direction est donc assurée provisoirement par le directeur administratif, Grégoire Briançon. Financièrement, la santé du théâtre est bonne puisque le bilan 2020 est positif. Par ailleurs, malgré le départ de la direction, il n’y a pas de difficulté sur la programmation car la saison est déjà entièrement prévue. Voilà donc le résumé de la situation. De son côté, le Grand Narbonne a la volonté de passer d’une association de gestion à un EPCC, un Établissement public de coopération culturelle. La DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) n’a pas émis d’opposition ; la Région et le Département, les deux autres collectivités qui financent le théâtre, sont d’accord. Un groupe de travail va se mettre en place avec les différents acteurs pour travailler sur la constitution de cet EPCC. Enfin, concomitamment à ce passage d’association à EPCC, il y a le recrutement d’un directeur ou d’une directrice. E. B-L : Il faut savoir qu’un EPCC est un mode de gestion qui permet une comptabilité publique et donc une certaine fiabilité des finances. C’est aussi une philosophie d’action. Les partenaires vont travailler ensemble pour créer un projet pour le territoire tout en garantissant l’indépendance de la directrice ou du directeur dans l’élaboration de sa saison. En ce qui concerne la programmation, la Scène nationale doit s’ouvrir davantage au territoire. Nous souhaitons que le directeur ou la directrice développe une synergie avec les autres structures, comme la Le Théâtre + Cinéma, Scène nationale Grand Narbonne Médiathèque, Narbo Via mais aussi © FrancoiseTallieu

En quoi consiste exactement le « Contrat territoire lecture » que vous avez évoqué ?

Emma Bellotti-Lascombes Vice-présidente à la culture du Grand Narbonne

Didier Mouly Président du Grand Narbonne Maire de la Ville de Narbonne

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© Mairie de Narbonne

Expo permanente au Palais-Musée des Archevêques

Le Salon du livre est l’un des autres rendez-vous culturels du Grand Narbonne. Quel bilan tirez-vous de l’édition 2021 et quel futur pour cet événement apprécié des habitants ? D. M : Cette année, il a été reporté en septembre à cause du Covid. L’édition 2021 a tout de même été un grand succès, nous avons reçu 10 000 visiteurs et les Narbonnais ont acheté beaucoup de livres ! Toutefois, en 2022, il reprendra sa place habituelle dans le calendrier et aura lieu les 11 et 12 juin. Concernant la Ville de Narbonne, quelles sont les grands événements culturels au cours de l’année ? D. M : Narbonne propose de nombreux festivals au fil des saisons. Nous avons Elizik, ou encore Musiques au présent. Ce dernier a d’ailleurs été déplacé du centre de Narbonne à Narbonne-Plage en raison de travaux et il pourrait bien rester à cet endroit pour les prochaines éditions. Ces deux festivals sont essentiels pour la ville. Narbonne propose aussi de nombreuses expositions, il y a d’ailleurs actuellement la grande exposition Les Arts de l’Islam à la Chapelle des Pénitents bleus, pouvez-vous nous en dire plus ? D. M : Nous accueillons effectivement de nombreuses expositions, notamment à la Chapelle des Pénitents bleus. Deux fois par an, la Salle des consuls est également destinée à accueillir des expositions exceptionnelles. Cette année, cela se passera aux Pénitents où nous avons réalisé des travaux de sécurité pour accueillir la grande exposition du Louvre, Les arts de l’Islam. Pour mettre en place cet accrochage, des experts du Louvre sont venus suivre l’installation du dispositif. L’exposition présente donc des objets issus des collections du Louvre mais aussi des collections locales. Côté patrimoine, un grand projet est en cours au Palais-Musée des Archevêques pour l’ouvrir un peu plus au public. Parlez-nous de ces travaux. D. M : Madame Colette, nouvellement nommée au poste de directrice du patrimoine, a souhaité mettre plus en avant la richesse patrimoniale de Narbonne et, notamment, le Palais-Musée des Archevêques. Nous l’avons suivi dans ce projet et nous travaillons actuellement au financement des travaux qui se dérouleront sur plusieurs années. En termes d’investissement, la première phase, jusqu’en 2026, représentera 6,5 millions d’euros. La totalité des travaux devrait représenter une enveloppe d’environ 15 millions d’euros. L’idée, c’est de remettre la partie structurelle en état puisque le temps érode le bâti, que ce soit la pierre, les joints, les ouvertures, la toiture. À l’intérieur, nous souhaitons améliorer la mise en valeur des collections. Pour cela, il faut repenser le parcours de visite avec la création d’un nouveau lieu d’accueil et en prenant en compte les normes d’accessibilité. Le point d’achoppement, mais qui n’en est pas vraiment un, c’est qu’à l’intérieur, un immense transformateur alimente en électricité tout le centre–

ville. Il va donc falloir déplacer tout ce système électrique et enfin retirer le transformateur. Ce sont des travaux énormes. Ensuite, nous pourrons commencer à réhabiliter l’intérieur : l’accueil, la boutique, les ascenseurs. Nous souhaitons, grâce à ces travaux rendre le Palais-Musée plus accessible au public et lui faire découvrir l’ampleur des salles. L’idée est de repenser le cheminement des visiteurs à l’intérieur du palais et de le faire circuler via le passage de l’Ancre, la cour de la Madeleine, qui serait l’entrée principale avec l’accueil, et la boutique. Par ailleurs, l’autre partie du projet consiste à créer un nouveau musée, qui viendra en complément de Narbo Via, pour présenter nos collections. Enfin, nous souhaitons créer un cheminement piéton facilité entre Narbo Via et le centre-ville, et le Palais-Musée. Nous appellerons ce nouveau parcours « Les allées de la Robine » et il se situera entre Narbo Via et l’Hôtel de ville.

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dans les communes du Grand Narbonne qui peuvent accueillir des spectacles. Il faut que le nouveau directeur ou la nouvelle directrice amène la Scène nationale vers le public et non l’inverse.

Justement, Narbo Via a ouvert ses portes en mai dernier. Quel impact cela représente-t-il pour la ville ?

Nous souhaitons, rendre le Palais-Musée des Archevêques plus accessible au public

D. M : Le principal impact, je pense, est celui de l’inauguration qui a eu lieu le 11 décembre. Elle a Didier Mouly signé une reconnaissance pour le musée, bien entendu, mais aussi pour Narbonne. Le musée et sa création représentent déjà un gros impact. Nous avons réussi à mettre autour de la table l’État, la Région, le Département, le Grand Narbonne et la Ville. Avec Narbo Via, nous avons un bâtiment exceptionnel par son architecture et ses collections. Toute personne qui est entrée et en a fait la visite en ressort émerveillée. Les nouveaux moyens de découverte tactile sont fabuleux. Les salles sont très complètes et on peut y revenir pour se concentrer sur des thèmes ou des éléments en particulier. En termes de fréquentation, depuis l’ouverture, les chiffres ont explosé. Passé cette première année, j’espère que les visiteurs seront toujours au rendez-vous et cela permettra un nouvel attrait pour la ville. Côté tourisme, la destination narbonnaise a désormais un nouveau nom « Côte du Midi », qu’est-ce que cela apportera au tourisme ? D. M : Depuis le 1er juillet, Narbonne a intégré le Grand Narbonne Tourisme. Nous avons récemment accueilli un nouveau président, Bertrand Malquier, un nouveau conseil d’administration et également un nouveau directeur Serge Hoibian. Avec cette nouvelle appellation, l’idée est de donner un nom identifié à notre destination. Ce choix a été laissé au public grâce à un vote qui a désigné « Côte du Midi ». Nous souhaitons ensuite que les communes, les acteurs du tourisme s’associent à ce nouveau nom pour donner une identité au territoire.

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Spectacles

L’Arena de Narbonne du grand spectacle toute l’année

En décembre 2019, l’Arena de Narbonne était inauguré. Ce nouveau complexe événementiel, destiné à accueillir jusqu’à 5000 spectateurs, a finalement été fermé pendant de longs mois juste après son ouverture, en raison de la pandémie. Alors que les salles de spectacle accueillent à nouveau le public depuis quelques mois, Vincent Dourlet, directeur de l’Arena, a dressé un premier bilan de l’activité de la salle.

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s’exclame Vincent Dourlet lorsqu’on lui demande comment se sont passés ces mois de fermeture. Car, seulement trois mois après son inauguration, l’Arena de Narbonne, géré par le groupe S-Pass TSE, fermait ses portes au public. Pour Vincent Dourlet, cela reste tout de même une chance d’avoir pu accueillir le public pour quelques concerts avant le premier confinement : « Si la crise du Covid avait commencé quelques mois avant, l’Arena n’aurait jamais été inaugurée. Ça aurait été très compliqué de commercialiser la salle. Donc, malgré les confinements, nous avons pu continuer à échanger avec les productions et programmer des spectacles. » Pour l’équipe de l’Arena, les premiers mois ont donc ressemblé à un défi : réussir à gérer les très nombreux reports de spectacles tout en ajoutant au programme de nouvelles dates de concerts. « Il n’y a pas beaucoup eu d’annulations, surtout des reports. Il a donc fallu gérer le planning en fonction de ces dates reportées, des nouveaux spectacles qui s’ajoutaient et du planning du club de volley de Narbonne qui joue à l’Arena », explique Vincent Dourlet.

La bonne nouvelle c'est qu'on a ouvert !

Aujourd’hui, le rythme des spectacles reprend petit à petit. Si la salle peut à nouveau accueillir du public depuis quelques mois, les spectateurs, eux, restent sur leur garde et peinent à revenir assister à des événements. Pour Vincent Dourlet, les causes de cette prudence sont multiples : « Comme pour toutes les salles de France, nous n’avons pas encore vraiment repris : est-ce la crainte des rassemblements ou bien les changements d’habitude ? Personne ne sait exactement. » Les spectateurs boudent également les

42 spectacles programmés

Un retour à la normale est donc possible, et la très large programmation de l’Arena devrait permettre à tous les spectateurs de trouver au moins un spectacle de leur choix. Humour, musique, spectacles ou événements sportifs, la salle narbonnaise de 14 000 m2 s’est ouverte à tous les genres. Une volonté de Vincent Dourlet qui souhaite ainsi mieux connaitre son public. « Il faut environ cinq ans pour savoir ce qu’aiment les spectateurs d’une salle, explique-t-il, et pour mieux les connaitre il y a deux façons de procéder. D’abord, on peut programmer des basiques puis ensuite ouvrir sur des spectacles plus spécifiques. La deuxième façon, c’est de tout suite proposer des événements différents et voir ce qui fonctionne et ce qu’attend le public. Nous avons choisi la seconde option et ce dès l’ouverture. Nous avons accueilli Soprano, le spectacle Stars 80 et enfin Barbara Hendrix, on peut dire que c’est le grand écart ! » Dans les prochains mois, les Narbonnais pourront ainsi venir rire aux blagues de Laurent Gerra, chanter les refrains de Vianney, encourager l’équipe de volley lors de l’un de ses matchs ou encore s’émerveiller devant le spectacle CasseNoisette. Des dates nombreuses et diverses qui devraient permettre à l’Arena de NarArena de Narbonne - 74, avenue Maître Hubert Mouly à Narbonne. narbonne-arena.fr bonne de (re)trouver son public. © Mairie de Narbonne

Un reprise timide

dates programmées en 2022, « En termes de billetterie, ça monte progressivement mais c’est encore léger. Je pense que le jour où ces questions sanitaires seront derrière nous, il y aura sûrement un retour beaucoup plus important et beaucoup plus marqué dans les salles » note le directeur de l’Arena.

Prochainement à l’Arena Les concerts Jeu. 16 décembre à 20h Viann ey Mer. 16 février à 20h Florent Pagny Jeu. 3 mars à 20h Patrick Bruel Dim. 13 mars à 17h Kendji Girac Sam. 19 mars à 20h30 The Rabeats Dim. 20 mars à 18h Gospel pour 100 voix Sam. 26 mars à 20h Back To The Floyd Dim. 27 mars à 17h Julien Clerc Dim 15 mars à 17h The Rocket Man

Ven. 18 mars à 20h Eva Ven. 15 avril à 20h The World of Queen Jeu. 5 mai à 20h30 Bernard Lavilliers Sam. 14 mai à 20h Julien Doré Dim. 15 mai à 17h The Rocket Man Ven. 20 mai à 20h Véronic DiCaire Sam. 18 juin à 20h Vitaa & Slimane Sam. 19 novembre à 20h Les plus grandes musiques de films Ven. 24 février 2023 à 20h Heroes Bowier Berlin Ven. 24 mars 2023 à 20h Aldebert

Les spectacles humour

Les autres rendez-vous

Ven. 17 décembre à 20h Laurent Gerra Sam. 29 janvier à 20h30 Elodie Poux Jeu. 17 février à 20h Anne Roumanoff Sam. 19 février à 20h Jeff Panacloc Ven. 4 mars à 20h Alban Ivanov Jeu. 21 avril à 20h Haroun Jeu. 28 avril à 20h30 Inès Reg Ven. 20 mai à 20h Véronic DiCaire Sam. 8 oct. à 20h et dim. 9 oct. à 15h Les Bodin’s

Mar. 21 décembre à 20h Carmina Burana Jeu. 27 janvier à 20h Casse-Noisette Ven. 28 janvier à 20h Wonderland Jeu. 17 mars à 20h La Belle au bois dormant Dim. 17 avril à 16h30 N’oubliez pas les paroles Mar. 3 mai à 18h et 20h Harlem Globetrotters Mar. 10 mai à 20h Messmer Mar. 7 juin à 20h Aïda Dim. 4 décembre à 14h30 La légende du Lion

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Florent Pagny Ven. 14 octobre à 20h Bun Hay Mean Ven. 13 janvier 2023 à 20h Florent Peyre


Spectacles

Théâtre + Cinéma Scène nationale Grand Narbonne

Chaque saison, le Théâtre + Cinéma propose un éventail de spectacles pour tous, en invitant de grands noms de la scène ou des compagnies locales à présenter leurs pièces. Si cette saison poursuit le travail mené depuis plusieurs années, un renouveau pourrait advenir dès la saison prochaine. En effet, la directrice de la Scène nationale jusqu’alors, Marion FouillandBousquet a récemment quitté ses fonctions. L’arrivée d’une nouvelle direction annonce donc du changement. En attendant de découvrir celui ou celle qui prendra les rênes de ce haut lieu du spectacle vivant narbonnais, la saison 2021-2022 promet encore de beaux rendez-vous au public. Parmi les spectacles de cette deuxième partie de saison, on ne manquera pas la venue de la Sao Paulo Dance Company ou bien, côté théâtre, l’adaptation de La Mouette de Tchekhov par Cyril Teste. Le jeune public n’est pas oublié avec plusieurs spectacles proposés jusqu’en juin dont La dispute qui prend place sur un terrain de jeu en Lego. Enfin, au printemps, le festival Ma Vigne en musique ouvrira sa 6ème édition au Théâtre + Cinéma avec un concert du célèbre Jean-François Zygel.

Théâtre + Cinéma, Scène nationale Grand Narbonne - 2, avenue Maître Hubert Mouly à Narbonne. Tél. 04 68 90 90 20. theatrecinema-narbonne.com

Grand lieu du spectacle vivant de Narbonne, la Scène nationale est le lieu incontournable pour tous les amoureux de théâtre, de danse ou de musique. Les spectacles jusqu’en juin • Mer. 5 janvier à 20h Moving with Pina de et avec Cristiana Morganti, danse. • Mer. 12 janvier à 20h Concert du Nouvel An avec 89 musiciens de l’Orchestre National de France, direction de Delyana Lazarova et avec S. Nemtanu (violon) et C. Ferreira (clarinette) • Du 15 au 30 janvier N’i a pro de Marie Coumes et Laurent Cavalié, spectacle entre chants et poésie en langue occitane • Jeu. 20 janvier à 20h Thomas joue ses perruques avec Thomas Poitevin, mise en scène Hélène François, théâtre. • Jeu. 27 janvier à 20h Vous qui savez ce qu’est l’amour d’après Le Nozze di Figaro de Mozart, avec Romie Estèves, one-woman opéra • Sam. 5 février à 18h Jimmy et ses soeurs de Mike Kenny, mise en scène Odile GrossetGrange avec La Compagnie de Louise, théâtre • Mar. 8 février à 20h One shot de Ousmane Sy, danse • Mer. 16 février à 20h La Mouette d’après Tchekhov, mise en scène Cyril Teste avec le Collectif MxM, théâtre • Du 12 au 23 mars La prolepse des profanes par le Cirque Portatif, de et avec Martin Cerf et Rémi Franct, cirque • Du 12 au 15 mars Je brûle d’être toi de et mis en scène par Marie Levasseur, spectacle jeune public

• Sam. 19 mars à 20h La dispute de Mohamed El Khatib, spectacle jeune public • Mar. 22 mars à 20h Möbius Cie XY et Rachid Ouramdane, ballet acrobatique • Ven. 1er avril à 20h Sao Paulo Dance Company chorégraphie Cassie Abranches, danse • Mar. 5 avril à 20h Le Tartuffe ou l’imposteur, d’après Molière avec Nicolas Avinée, théâtre • Du 9 au 13 avril Komeneko de et avec Franck et Damien Litzler, spectacle jeune public • Jeu. 21 avril à 20h Jean-François Zygel Concert d’ouverture de Ma Vigne en musique • Sam. 14 mai à 18h Le bain de Gaëlle Bourges, avec Hélène Heraud, Noémie Makota et Julie Vuoso, spectacle jeune public • Ven. 20 mai à 20h Le bonheur (n’est pas toujours drôle) d’après Fassbinder, mise en scène Pierre Maillet avec la Cie Les Lucioles • Ven. 3 juin à 20h Silvia Pérez Cruz, concert • Du 8 au 12 juin Le petit-déjeuner mise en scène Charlie Windelschmidt, avec Anaïs Cloarec et Véronique Héliès, jeune public • Mar. 14 juin à 20h Vivaldi Il Teatro concert classique avec Le Concert de la Loge, Eva Zaïcik (mezzo-soprano) et Julien Chauvin (violon et direction).

La Médiathèque et le Patio des Arts deux lieux incontournables de la culture La Médiathèque Située dans le centre-ville de Narbonne, la Médiathèque propose au public plus de 190 000 documents (livres, magazines, CD, DVD,…), de nombreux espaces de consultation et une grande diversité d’animations. Festival du conte, théâtre, expositions, projections de films, conférences et rencontres rythment la programmation annuelle du lieu. Médiathèque du Grand Narbonne. Esplanade André Malraux - 1, bd Frédéric Mistral à Narbonne. Tél. 04 68 43 40 40. mediatheques.legrandnarbonne.com

Rassemblant le conservatoire de musique, les arts plastiques et le spectacle vivant, le Patio des arts est un lieu entièrement dédié à la culture et à sa transmission. Il accueille également des artistes en résidence. Enfin, dans le cadre de la programmation culturelle du Grand Narbonne, le Conservatoire de musique proposera, en 2022, quatorze concerts dans quatorze communes du Narbonnais. Le Patio des Arts - 1, rue de l’étoile à Narbonne. Tél. 04 68 58 10 80. culture.legrandnarbonne.com –

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© Laetitia Guilhem

Le Patio des Arts

La Médiathèque


Festivals

Concerts, spectacles, livres des événements pour tous toute l’année

À Narbonne et dans son agglomération, habitants et touristes peuvent profiter tout au long de l’année d’une riche programmation d’événements culturels. Des festivals et salons rythment chaque saison autour de concerts, rencontres avec les artistes, expositions, spectacles… Tour d’horizon des rendez-vous incontournables.

Barques en scène

Le Salon du livre

Elizik

Chaque année, le Salon du Livre du Grand Narbonne est le rendez-vous des amoureux des livres. Pendant quatre jours, le monde littéraire se retrouve autour d’auteurs régionaux, nationaux et même internationaux. Éditeurs et librairies font également le déplacement pour cette grande fête du livre. La 8ème édition du Salon du Livre du Grand Narbonne se déroulera les 9, 10, 11 et 12 juin à Narbonne. Une centaine d’auteurs, français et étrangers, seront présents, en dédicace et en rencontre sur des thématiques diverses. C’est aussi une partie festivalière riche avec des lectures sur une péniche, des ateliers, tables rondes, expositions, du théâtre ou encore des performances. Fidèle à la tradition du salon, un spectacle sera programmé le samedi.

Événement culturel pluriel, le festival Elizik est un mélange entre musique, patrimoine et territoire. Chaque mois de juillet, Narbonne propose une nouvelle édition autour de nombreux concerts aux styles musicaux très différents. En 2021, le festival avait ainsi accueilli des artistes de renom tels que André Manoukian ou Daniel Tosi. Des spectacles sont également proposés tout comme des expositions mettant à l’honneur des artistes du territoire. Enfin, Elizik propose des visites décalées pour découvrir ou redécouvrir les trésors de la ville.

La Tempora Depuis 2011, ce festival itinérant est l’un des événements musicaux qui rythment la saison estivale du Grand Narbonne. Le programme met toujours en avant les jeunes talents de la scène française comme les plus chevronnés mais aussi la musique du monde. Une véritable invitation au voyage qui parcourt le territoire narbonnais, permettant ainsi à tous les habitants de profiter des concerts. En accès libre, La Tempora est un rendez-vous musical pour tous.

La Primavera Au début du mois de mai, Narbonne se met à l’heure espagnole ! Installé à Narbonne-Plage, le festival Primavera promet de faire voyager ses visiteurs. Flamenco, sévillanes, sangria et tapas composent le cocktail de ce rendez-vous incontournable du printemps. Au bord de la mer, concerts et spectacles de danse se succèdent autour du village de bodegas aux couleurs de l’Espagne. –

Musiques au présent Au cours de la saison estivale, à la fin du mois de juillet, c’est au tour du festival Musiques au présent de faire son entrée dans le calendrier des festivals. Entre jazz, classique et électronique, l’événement fait la part belle à des genres de musique très différents. En plus des concerts, le festival propose des rencontres et des échanges entre les artistes et le public par le biais de résidences de musiciens et de master classes. Il invite également de jeunes artistes à se produire dans le cadre de scène tremplin.

Barques en scène Festival emblématique de l’été, Barques en scène se déroule au mois d’août. Bodegas, arts de la rue le public est invité à profiter de nombreux événements. Pendant trois jours, le cours Mirabeau se transforme en grande scène et propose des concerts gratuits.

Les féeries de Noël C’est le rendez-vous incontournable de la fin de l’année à Narbonne ! Les fééries de Noël font rêver petits et grands autour d’un programme riche. Marché de Noël, déambulations, manèges, concerts, Grande parade et spectacle du 24 décembre attendent le public.

+ d’infos

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narbonne.fr culture.legrandnarbonne.com


Rendez-vous incontournable du printemps narbonnais, le festival Ma vigne en musique a célébré sa 5ème édition en 2021. Un anniversaire marqué par quelques changements, notamment celui de la durée du festival, plus longue que pour les premières années. Une nouvelle temporalité qui devrait être pérennisée lors de la prochaine édition, comme nous l’a expliqué Cyril Guillotin lors d’un entretien où nous avons évoqué le futur du festival.

En 2021, Ma vigne en musique a célébré sa cinquième édition, quel bilan tirez-vous de ces premières années ? J’ai créé le festival en 2016 et il a déjà pris une belle ampleur ! Si on fait un premier bilan de Ma vigne en musique, nous sommes déjà au niveau d’autres événements qui existent depuis 10 ou 15 ans. Nous avons réussi à nouer de beaux partenariats, notamment avec France Musique. L’autre point fort de Ma vigne en musique, c’est la fidélité des artistes qui reviennent d’édition en édition. Je dirais que l’on a créé une dynamique artistique et partenariale qui est normalement celle d’un événement plus expérimenté. Notre chance, c’est aussi qu’il n’y avait pas d’offre de cette qualité à Narbonne. Il y a de très bons musiciens dans la région, mais ceux qui viennent pour Ma Vigne en musique sont connus à Paris, ou ont une envergure internationale. Ce sont des grosses pointures que j’ai la chance de connaitre par mon réseau. D’un côté, nous avons donc cette force, mais de l’autre nous restons tout de même jeunes et une crise comme celle que l’on connait actuellement est très difficile pour le festival.

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J’ai voulu avoir un concept qui sorte d’une programmation classique

L’une des originalités de Ma vigne en musique c’est de proposer des concerts dans un cadre très différent d’une salle de spectacles. Vous pensez que cela plait aussi aux artistes ? Effectivement, dès 2017 j’ai voulu avoir un concept qui sorte d’une programmation classique où un artiste vient, joue son morceau et repart le lendemain. Pour moi, ça n’avait aucun sens. Le festival offre aux artistes une véritable expérience à Narbonne : aller dans un bel hôtel, visiter, jouer dans un domaine, aller manger aux Grands Buffet. Ils jouent dans de beaux endroits, notamment des domaines. Tout cela est unique, ça ne peut être fait qu’à Narbonne et c’est là toute la spécificité et ce qui, je pense, plait aux artistes. Pour la 5ème édition du festival, vous avez fait le choix d’une version longue, étalée entre juin et octobre au lieu d’un grand week-end. Comment le public a-t-il accueilli ce changement ? La version longue du festival n’a pas créé de dégâts, bien au contraire. Nous avons eu une fréquentation très raisonnable compte tenu des circonstances et même par rapport à d’autres événements. Finalement, cette édition sur plusieurs mois, je la trouve intéressante parce qu’elle n’épuise pas. Cette

formule nous a permis de reporter deux fois le week-end d’ouverture, et de nous adapter. Il est vrai que l’on avait réussi à construire, au cours des quatre premières éditions un lien fort avec une partie du public. Nous avions un noyau dur de spectateurs qui étaient habitués à la forme courte du festival. Il a donc fallu aller les chercher et leur proposer cette nouvelle version. Nous opterons pour la même formule en 2022. Cela permet de proposer des concerts en été, ce qui apporte un autre public au festival. Ma vigne en musique c’est aussi un festival qui propose une création à chaque édition. Pourquoi est-ce important ?

Cyril Guillotin Pianiste et fondateur du festival Ma vigne en musique

En effet, depuis 2017, nous proposons toujours une création dans la programmation. Nous faisons une commande par an à un compositeur et cela continuera car c’est très important ! Ce travail de création est adjoint à un travail de sensibilisation auprès des scolaires. Cette année, on a par exemple mené un super travail avec les collèges Georges Brassens et Montesquieu. On intervient aussi auprès des primaires. En 2022, on continuera à mener ces actions. La satisfaction, c’est de voir que les enfants s’approprient le festival, en parlent entre eux, et parfois amènent leurs parents au festival. Les créations permettent d’aller encore plus loin que leur présentation au public. Certaines évoluent et donnent lieu à d’autres projets. Cette année, la création de 2017 a été interprétée par Magali Monnier et l’Orchestre de chambre de Toulouse. Cette oeuvre a été enregistrée et un disque sortira prochainement. L’utilité du festival est là ! Autre projet, la création 2021 du festival, La Parade des animaux de Benoit Menut, devrait être jouée en janvier à Paris. Comment préparez-vous l’édition 2022, avez-vous déjà une idée du programme ?

En ce qui concerne la crise sanitaire, on calcule sur des projections de billetterie à nouveau catastrophique. Mais tout ça, c’est de la répercussion, cela veut dire que l’on doit discuter avec les artistes, que l’on doit négocier avec les partenaires. Mais, en continuant sur la version longue, on devrait éviter un essoufflement du public. Cette sixième édition se fait aussi avec un nouveau partenaire d’importance : la Scène nationale. On fera notre concert d’ouverture avec Jean-François Zygel au Théâtre + Cinéma. Côté programmation, elle n’est pas tout à fait aboutie. Ce que je peux vous dire c’est qu’il y aura donc Jean-François Zygel, François-Frédéric Guy, Maïté Louis va revenir, et enfin l’Orchestre de chambre de Toulouse. Ensuite, je veux essayer d’honorer ceux qui n’ont pas pu jouer à cause du Covid et que j’aimerais faire venir en 2022. Il y aura aussi des nouveautés des surprises. Le festival s’ouvrira peut-être au jazz, au théâtre, tout cela reste à construire !

Concert de Ma vigne en musique Tél. 07 63 18 52 45. narbonne-classic-festival.fr –

M. Oihana

Entretien

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Le point fort de Ma vigne en musique, c’est la fidélité des artistes

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Festivals

Le festival Jazz à l’Hospitalet

Photos © Soufiane Zaidi

Depuis plus de 18 ans, le Château l’Hospitalet est le lieu privilégié de l’un des plus beaux festivals d’été du narbonnais. Au milieu des vignes, le propriétaire des lieux, Gérard Bertrand, offre un événement autour du jazz qui a déjà accueilli de grands noms du genre. Jazz à l’Hospitalet a ainsi vu les plus grandes voix et les plus grands musiciens nationaux et internationaux se produire sur sa scène. Entretien avec celui pour qui le vin et l’art signent l’accord parfait.

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Au fil des années, Jazz à l’Hospitalet est devenu un rendez-vous musical majeur Chaque été, le Château l’Hospitalet accueille le festival Jazz à l’Hospitalet, comment est né ce festival ? Quel était votre souhait en créant cet événement ? Quand j’ai acheté le Château l’Hospitalet, j’ai senti que cet endroit était dédié à l’art de vivre méditerranéen. Un restaurant, des peintres, des sculpteurs étaient déjà là. Il manquait un art : la musique ! C’est là que j’ai eu l’idée du Festival Jazz à l’Hospitalet. Il a été lancé en 2004. Le jazz

Château l’Hospitalet - Route de Narbonne-Plage à Narbonne Tél. 04 68 45 28 50. jazzhospitalet.com

est à la musique ce que le terroir est au vin. Il parle à l’âme, à la profondeur de notre être et de nos racines. Et, quoi de plus incroyable pour un concert que de le vivre dans un vignoble, sous les étoiles, entouré de vignes ? Au fil des années, le festival Jazz à l’Hospitalet est devenu un rendez-vous musical majeur. Pendant cinq nuits, le château se transforme et vibre au rythme des plus grands artistes. La cour du château devient une scène, la façade s’illumine. Les plus grands artistes s’inspirent de ce lieu pour des concerts inoubliables et incroyables dans une atmosphère unique. Le chef Laurent Chabert installe sa cuisine d’été dans le parc du château pour des dîners en accord vins et mets avec les grands vins de nos domaines. En 2022, le Festival Jazz à l’Hospitalet fêtera sa 19ème édition.

vignes du domaine, la musique et le jazz sont célébrés tout au long de l’année à travers le festival annuel et les diners en animation musicale au restaurant. Les photographies, tableaux et peintures habillent les murs de la salle d’exposition. Je suis sensible à toutes ces expressions qui procurent chacune des émotions différentes.

Avez-vous déjà en tête les invités de l’édition 2022 ? Il y a beaucoup d’artistes que j’admire et que j’aimerais voir se produire au Château l’Hospitalet, j’ai donc plusieurs invités en tête bien sûr ! Mais il est encore trop tôt pour révéler la programmation de cette prochaine édition. Le Château l’Hospitalet accueille régulièrement des expositions. Qui sont les artistes présentés ? J’aime l’art sous toutes ses formes. Les sculptures de mon ami Jean-Pierre Rives sont dans les

Seal en 2018

Au fil des années, le festival de musique Jazz à l’Hospitalet a accueilli des artistes, chanteurs et groupes mondialement reconnus parmi lesquels on peut citer : Francis Cabrel, Imany, Julien Doré, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Nathalie Dessay, Michel Legrand, Thomas Dutronc, Maurane, Michel Fugain, Véronique Sanson, Kassav, Liane Foly, Dany Brillant, Michel Jonasz, Chico & The Gypsies, Seal, Texas, Norah Jones, UB40, Zucchero, George Benson, Diana Krall, Jamie Cullum, Johnny Clegg, Selah Sue, Dee Dee Bridgewater, Boy George, Maceo Parker, Kool & The Gang, Billy Paul, Earth Wind & Fire, Lisa Simone.

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Photos © Soufiane Zaidi

Au-delà d’un domaine viticole renommé, le Château l’Hospitalet est un lieu de diffusion culturelle, quel est votre lien à l’art ? J’y trouve un parallèle très intéressant avec mon approche du vin. Il y a dans l’assemblage une part de création qui s’apparente à la création artistique. Et surtout, j’ai toujours envisagé le Château l’Hospitalet comme un point de rencontre entre toutes les formes d’art : le vin, la musique, la peinture, la sculpture, la photo et les arts culinaires. Les vendredis du jazz, le festival Jazz à l’Hospitalet, les ateliers d’artistes, l’Espace d’Art créent autant d’occasions de rencontres et d’émotions.


Musées Les collections du musée Narbo Via

Ouvert au public depuis le mois de mai, le musée Narbo Via propose un voyage dans le temps à l’époque romaine. À cette époque, Narbonne et la province de la Narbonnaise sont l’un des principaux carrefours d’échanges commerciaux de l’Empire romain. Deuxième port, après celui de Rome, Narbonne attire les navires de toute la Méditerranée faisant de la cité l’une des plus peuplées de Gaule. De ce prestigieux passé, la ville n’a conservé que peu de traces. Forum, amphithéâtre et quartiers d’habitations ont aujourd’hui disparus. C’est pour redonner vie à ce glorieux passé que le musée Narbo Via a ouvert ses portes. Les collections, riches d’environ 6000 pièces, présentent les différents aspects de la vie quotidienne de la cité de Narbo Martius. Monuments, population, nécropoles, maisons et décors, vie du port sont autant de thématiques abordées tout au long du parcours de visite. Un parcours qui débute par la découverte du monumental mur lapidaire. Composé de 760 blocs de pierres issues des nécropoles romaines de la ville antique, il marque l’ouverture des salles où sont exposées les collections. Les visiteurs peuvent découvrir chaque détail de ces blocs grâce à des dispositifs de médiation numérique qui offrent différents niveaux de lecture. Cette galerie lapidaire constitue également une véritable réserve ouverte, destinée à faciliter le travail d’étude et de recherche des archéologues, historiens ou scientifiques. Enfin, Narbo Via fait vivre ses collections grâce à une programmation culturelle alliant visites guidées thématiques, rencontres, conférences ou encore événements en lien avec la romanité et le territoire narbonnais. Jusqu’au 27 février, le musée Narbo Via accueille sa première exposition temporaire : Veni, vidi… bâti ! Cette dernière propose de comprendre comment l’architecture romaine continue d’impacter nos constructions contemporaines. La centaine

© Antoine Darnaud

Narbo Via le musée de la Narbonne antique

d’oeuvres proposées questionnent ainsi la persistance de cet héritage architectural et son adaptation à nos besoins actuels et met en regard les grands principes de l’architecture romaine (organisation urbaine et sociale, lumière, circulation de l’air et de l’eau, structures et matériaux) avec leurs réutilisations et réinterprétations d’aujourd’hui. Musée Narbo Via - 2, avenue André Mècle (anciennement 50, avenue de Gruissan) à Narbonne. Tél. 04 68 90 28 90. narbovia.fr

Le Palais-Musée des Archevêques

Composé du Palais Vieux et du Palais Neuf, le Palais-Musée des Archevêques affiche plus de huit siècles d’histoire. Ancienne demeure des Archevêques, le bâtiment a connu de nombreux changements au fil des siècles. Des modifications architecturales que l’on peut constater sur la façade qui mêle les styles romans, gothiques, Renaissance, modernes et néo-gothiques. Le Palais Vieux accueillait encore récemment la collection d’objets antique de Narbonne, aujourd’hui exposés au musée Narbo Via. Actuellement objet d’un projet global de rénovation de structuration, le Palais-Musée des Archevêques changera de visage dans les prochaines années pour permettre une nouvelle présentation des collections du musée au public. Les collections d'archéologie préhistorique et médiévale occuperont donc la majeure partie du Palais Vieux, une fois celui-ci restauré. Un nouveau parcours de visite permettra également de visiter des espaces d’une richesse exceptionnelle : l’ancienne chapelle de la Madeleine (1273) recèle des peintures murales du XIVème siècle ; la salle suivante dite « salle au plafond peint » dévoile un riche répertoire décoratif daté de la première moitié du XIIIème siècle, ce qui en fait l’un des plus anciens du Languedoc. Le Palais Neuf, quant à lui accueille les prestigieuses salles des Consuls et des Synodes, ainsi que les appartements des Archevêques aménagés en 1632 et transformés en musée d’art depuis le XIXème siècle. Ce dernier, au second étage du grand escalier à balustres, recèle aujourd’hui des peintures, dessins, sculptures, faïences, ainsi que du mobilier s’échelonnant du Moyen Âge au XXème siècle. –

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© Mairie de Narbonne

Le Palais-Musée des Archevêques

Palais-Musée des Archevêques de Narbonne - Place de l'Hôtel de Ville à Narbonne. Tél. 04 68 90 31 34. narbonne.fr


Les lieux d’art dans le Narbonnais LA CHAPELLE DES PÉNITENTS BLEUS UN LIEU D’EXPOSITION POUR L’ART CONTEMPORAIN À NARBONNE

EXPOSITION LA DYNASTIE DES CARLIER AU PALAIS-MUSÉE DES ARCHEVÊQUES

LA GALERIE VUE SUR COURS À NARBONNE Installée sur le Cours Mirabeau, la galerie Vue sur cours expose tout au long de l’année le travail d’artistes et d’artisans liés à Narbonne et sa région. Peinture, céramique, objets d’art, bijoux : les techniques et médiums sont divers. Tous les trois mois, elle propose un nouvel accrochage, mettant ainsi en avant de nouveaux artistes ou de nouvelles pièces. Par ailleurs, Claude Bauléry propose régulièrement le rendez-vous « Les samedis en coulisses » qui mettent à l’honneur un artiste de la galerie. Ce dernier vient présenter, le temps d’une journée, son travail, ses techniques à travers une rencontre, une master class ou parfois des lectures. Galerie Vue sur cours - 5 bis, cours Mirabeau à Narbonne. Tél. 06 52 68 48 20. vuesurcours.com

Exposition Arts de l’Islam Exceptionnellement, ça n’est pas l’art contemporain que met en lumière la Chapelle des Pénitents bleus cet hiver. Jusqu’en mars, le lieu accueille Arts de l’Islam, une exposition coproduite par la réunion des Musées nationaux - Grand Palais et le musée du Louvre. Elle réunit 18 expositions dans autant de villes en France. À Narbonne, ce sont les liens entre l’Occident et le patrimoine islamique qui est à l’honneur. Les trésors réunis pour l’occasion à la Chapelle des Pénitents bleus sont multiples. Les visiteurs pourront découvrir la célèbre boîte sculptée en ivoire au nom d’Ismail et un autre coffre des collections locales, datant de la même époque. L’autre point fort de l’exposition est la série d’œuvres renvoyant à l’art turc ottoman. Une belle série de plats en faïence d’Iznik du Palais-Musée des Archevêques de Narbonne nous renvoie à cette turcophilie des collectionneurs et intellectuels français du XIXème siècle, dont Pierre Loti est le symbole. L’Iran est aussi évoqué de manière brillante par la présentation d’un superbe manuscrit relié du XVIème siècle provenant de la ville de Chiraz qui retranscrit les poèmes du célèbre Hafez mettant en scène les plaisirs du monde. Une exposition comme un trésor artistique à découvrir ! Jusqu’au 27 mars, à la Chapelle des Pénitents bleus - 3, place Roger Salengro à Narbonne. Tél. 04 68 90 30 65. narbonne.fr

BAGES LE VILLAGE DE L’ART CONTEMPORAIN

© Huguenin

LE L.A.C. À SIGEAN C’est au sein d’une ancienne et immense cave viticole que le L.A.C. (Lieu d’art contemporain) de Sigean accueille des expositions pendant la periode estivale, de juin à août. Sur 2000 mètres carrés, répartis sur deux niveaux, l’espace met en valeur des artistes contemporains locaux ou internationaux. D’anciennes cuves sont aujourd’hui de petites salles d’exposition propices aux dessins et aux oeuvres plus confidentielles. Le L.A.C. - 1, rue de la Berre, Hameau du Lac à Sigean. Tél. 04 68 48 83 62. lac-narbonne.art –

Juché en haut de son rocher, le village de Bages offre une vue exceptionnelle sur ses étangs. Un paysage lagunaire qui accueille rues étroites, cabanes de pêcheurs et des galeries d’art. Première d’entre-elles, la Maison des arts de Bages. Ce lieu d’exposition municipal propose régulièrement de nouveaux accrochages et présente des artistes locaux. Autre lieu à découvrir pour les amateurs d’art, la galerie Latuvu qui, entre avril et novembre, accueille chaque mois un nouvel artiste. Un peu plus loin, l’Etang d’art est un lieu pluriel proposant expositions, galerie, atelier et artothèque. Enfin, après la fermeture de Cavi’Art, c’est la galerie NullepArt qui a ouvert ses portes en juillet dernier. Nichée au coeur du Domaine d’Estarac, elle invite à la découverte artistique autour d’événements divers.

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© Didier Descouens Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license

À l’origine des Halles de Narbonne, l’agence d’architectes Carlier est à l’honneur d’une exposition dans la Chapelle Saint-Martial du Palais-Musée des Archevêques. De 1870 à 1970, les trois générations de la famille Carlier ont participé au développement de nombreuses villes de la région, donnant son identité au Languedoc-Roussillon : Narbonne, Béziers, Sète, Montpellier, Perpignan, Lamalou-les-Bains, Palavas-les-Flots... L'exposition chronologique sur les réalisations architecturales de Léopold Carlier et de sa descendance fait connaître ce nom qui est à l'origine des croquis d’un lieu emblématique de Narbonne : ses Halles, édifiées il y a 120 ans. Au bord du canal, ce marché couvert est devenu célèbre dans le Grand sud. L’exposition fait également découvrir l’ensemble de l’œuvre des Carlier qui s'inscrit dans la Narbonne de la IIIe République. Léopold est par exemple à l'origine du collège Victor-Hugo et de nombreux autres projets architecturaux narbonnais de la fin du XIXe siècle.

Ancienne chapelle de la confrérie des Pénitents Bleus, aménagée au milieu du XVIIIe s., à l’emplacement de la chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem puis de l’ordre de Malte. L’édifice au décor baroque a été restauré par la commune de Narbonne en 1995 qui en a fait une salle d’exposition d’art contemporain.


Artistes narbonnais

VINCENZO GALATI Cuisinier de métier, Vincenzo Galati éprouve le besoin de peindre dans les années 1990. Autodidacte, il n’a de cesse de chercher, d’explorer son art. Couleur foisonnante, travail de la matière au couteau, sa technique est au service des émotions. Ses toiles sonnent comme une invitation à y plonger, tantôt par les couleurs, tantôt par le mouvement. Installé au coeur de Narbonne, son atelier-galerie est ouvert au public. Il y organise également des ateliers d’initiation à la création picturale. Atelier-galerie de Vincenzo Galati 1, quai Dillon à Narbonne. vincenzogalati.com

PATRICK CHAPPERT-GAUJAL Né à Béziers, élève à l’École supérieure des Beaux-Arts de Perpignan (ESAP), c’est aujourd’hui à Franqui, petite station balnéaire proche de Leucate, qu’est installé P. Chappert Gaujal. Artiste pluriel, il travaille différents médiums et en explore sans cesse de nouveaux. Peinture sur toile, sur laisses de mer, il aime aussi concevoir des sculptures en métal, dessiner ou l’inox. Récemment, ses oeuvres ont été exposées à Narbonne-Plage. chappert-gaujal.com

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ANDRÉ ELBAZ Installé à Narbonne depuis plusieurs années, après avoir vécu aux quatre coins du monde, André Elbaz est un artiste complet et pluridisciplinaire qui s’est inspiré de ses voyages pour nourrir son oeuvre. Mis à l’honneur lors d’une grande rétrospective, en 2019 à Narbonne, il explore les courants et les thématiques diverses dans ses toiles. Sa série la plus marquante reste « L’Exécution de l’oeuvre », née de la destruction puis de la reconstruction d’une grande partie de ses tableaux. andreelbaz.com

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LÉON DIAZ RONDA Né en Espagne, Léon Diaz Ronda est un artiste autodidacte. Alors qu’il penche d’abord pour l’écriture, sa vocation pour la peinture lui vient tardivement. Depuis, l’artiste pratique dessin, peinture, gravure, photographie… Arrivé en France en 1967, il vit aujourd’hui à Narbonne. La ville lui avait d’ailleurs rendu hommage avec une exposition retraçant 40 ans autour de l’image en 2019.


Mer, lagunes, soleil, vignes et nature sont autant d’atouts qui composent le territoire narbonnais. Un paysage riche et divers qui devait trouver un nouveau nom, une destination connue de tous. Tout au long de l’été, habitants et visiteurs de ce territoire ont été invité à choisir entre quatre propositions. C’est finalement « Côte du Midi » qui a été retenu par les votants. Nous avons rencontré Bertrand Malquier et Serge Hoibian, respectivement président et directeur du Grand Narbonne Tourisme, pour évoquer ce nom et le futur de la destination touristique.

Le nom « Côte du Midi » a été choisi par les habitants et les touristes, pourquoi avoir organisé un vote ? B. M. : Nous avons surtout voulu proposer une démarche participative. Pour faire accepter une marque, il faut qu’elle soit partagée et acceptée le plus largement possible. Ce sont les habitants d’abord, et ensuite les touristes de notre territoire, qui ont participé. Pour les orienter, nous avons fait appel bénévolement à Jacques Séguéla qui est une grande signature de la communication dans notre région. Il est né dans les PyrénéesOrientales, connaît très bien notre région et le Grand Narbonne pour y avoir passé des vacances et une partie de son enfance. Il nous a donc guidé dans le choix des quatre noms qui ont été ensuite proposés au public. Et, il nous a accompagné pour la création de notre charte graphique. Le choix des participants s’est donc arrêté sur le nom « Côte du Midi ». Ni moi, ni Serge Hoibian n’avons donné notre point de vue. Pour nous, ce choix est le plus facile, et, à nos Bertrand Malquier yeux, le meilleur. Le Midi est une région un peu vague qui va de la frontière de la Camargue jusqu’à Toulouse, mais la côte est bien identifiée géographiquement. Et puis « Côte du Midi » rappelle ce côté chantant, ce côté nature, ce côté convivialité qui nous représente. S. H. : Pour que cette marque ait une vraie légitimité, il était effectivement très important que ce soit les habitants et les touristes qui la choisissent. C’est pour cela aussi que nous avons souhaité que le plus grand nombre de personnes puisse participer à ce vote.

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@eric-davanne

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Entretien

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Côte du Midi rappelle ce côté chantant, nature, convivial qui nous représente

Bertrand Malquier Président du Grand Narbonne Tourisme

Serge Hoibian Directeur du Grand Narbonne Tourisme

B. M. : Lorsque nous avons pris les rênes de cet office intercommunal, nous nous sommes aperçus que notre destination était méconnue au niveau national, mal identifiée, et que nous étions concurrencés par le Biterrois, l’Ouest héraultais, et la côte catalane. Donc, il fallait créer une signature, une identité à la fois visuelle et géographique. Nous devions travailler sur une marque facile. Ce nom va nous permettre de lancer une campagne de communication pour préparer la saison prochaine et à terme développer le tourisme sur les quatre saisons. Par ailleurs, nous comptons sur l’ensemble des acteurs du tourisme pour adopter ce nouveau nom et le faire vivre. S. H. : Ce que l’on peut ajouter c’est que le Grand Narbonne tourisme fait écho à un territoire administratif qui n’est pas forcément identifié par le public. La deuxième chose, c’est que de toute manière, on ne s’interdira pas de communiquer aussi sur les destinations. La Côte du Midi sera associée à Narbonne, à Saint-Pierre-la-Mer, au Somail…

© C.Deschamps

Nous comptons sur les acteurs du tourisme pour adopter ce nouveau nom…

Ce nouveau nom permet-il de bien identifier toutes les destinations du territoire narbonnais ? B. M. : Nous sommes une destination plurielle. On pense d’abord à la mer, forcément aux longues plages de sable fin qui qui bordent notre côte. Il y a aussi tout le paysage lagunaire des étangs et les villages caractéristiques de Bages ou de Peyriac-sur-Mer qui sont de véritables promenades à eux seuls. Tout l’arrière-pays est très riche en oenotourisme et en découverte. On peut par exemple citer Bize-Minervois, son côté médiéval avec ses remparts, où il est agréable de déambuler. Il y a aussi Narbonne, capitale de la Côte du Midi, qui attire les touristes parce qu’elle est riche de son histoire et très agréable à vivre. Notre territoire est un mélange de toutes ces destinations et c’est ce qui se traduit dans le logo, que nous avons souhaité illustratif. Au premier regard, le vacancier, l’habitant, sait tout ce qu’il peut faire chez nous. On y voit les vignes, nos terres, nos grands espaces naturels. On trouve aussi le côté lagunaire, le bateau et le côté historique avec l’Abbaye de Fontfroide. Avec ce logo on comprend tout le champ des possibles de la Côte du Midi. Pourquoi était-il nécessaire de renommer la destination touristique narbonnaise ? –

Vous parlez de vouloir attirer les touristes sur les quatre saisons de l’année, comment comptez-vous y arriver ? B. M. : Notre rôle, en tant qu’office de tourisme, est d’être un facilitateur pour les professionnels qui ont besoin de travailler avant et après la saison estivale. L’été, le littoral attire énormément. L’idée serait de développer un tourisme à l’année. Par exemple, Narbonne est une ville qui séduit même en dehors de la saison estivale. En ce moment, nous accueillons beaucoup d’hispaniques, de catalans. Nous voulons développer notre communication pour montrer que l’on peut découvrir notre territoire tout au long de l’année. Nous pouvons mettre en avant les Fééries de Noël, la gastronomie ou encore l’oenotourisme avec de belles appellations et de beaux domaines. S. H. : En fait, sur une destination relativement limitée, nous avons un potentiel d’espaces très variés. Nous profitons d’un ensemble de destinations que l’on résume sous l’expression « Mer, ville, vigne, Canal du Midi ». La mer correspond à la saison estivale et le reste peut être visité tout au long de l’année.

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Quels sont les atouts de la destination « Côte du Midi » ? S. H. : La pluralité des offres est importante. Nous proposons des loisirs, des expériences diverses grâce à nos différents territoires. Le côté convivial, l’accueil, l’art de vivre, ce sont des choses vraiment particulières chez nous. . Les touristes viennent chez nous pour retrouver l’esprit du Midi, ce qui englobe à la fois la gastronomie, les apéros en terrasse, la météo, mais aussi, et surtout, l’accueil. La Côte du Midi, est un territoire de convivialité. B. M. : Je rajouterai aussi l’art, le spectacle vivant. Il y a aussi l’art de la rue et la culture accessible au plus grand nombre, notamment à travers les nombreux festivals qui émaillent notre saison, gratuits et en plein air. Je pense à Barques en scène, à Narbonne, avec des concerts qui attirent un large public. En fait, on retrouve ces rendez-vous musicaux gratuits sur toute la côte pendant l’été. Il y a également les feux d’artifice, le festival de cerf-volant en avant-saison à NarbonneSerge Hoibian Plage, des marchés nocturnes à Saint-Pierre-la-mer et Fleury qui sont prisés. Dans l’arrière-pays, il y a de nombreux marchés. On peut aussi aller à l’Oulibo, à Bize-Minervois, pour découvrir la fabrication de l’huile d’olive. S. H. : Ce qui est intéressant, c’est que notre territoire est animé toute l’année. Les touristes peuvent profiter ici d’animations de l’avant-saison jusqu’à l’arrière-saison. Il y a toujours quelque chose à faire sur la Côte du Midi, on a la chance d’avoir des animations récurrentes dès le printemps.

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Et, côté patrimoine, quels sont les lieux à découvrir ? B. M. : Là encore, il y a beaucoup de choses à faire et à voir ! Bien sûr, à Narbonne, il faut visiter la cathédrale, le nouveau musée Narbo Via, mais aussi les halles dans le style Eiffel sont incontournables. Ensuite, sur le reste du territoire on peut citer l’Abbaye de Fontfroide où il y a de nombreuses animations et l’abbaye en elle-même est remarquable. Je pense aussi à la Réserve africaine de Sigean qui est l’une des plus vastes réserves animalières en France. Il y a enfin tous ces villages dont les particularités font tout leur charme.

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© L’œil d’Eos

La Côte du Midi, est un territoire de convivialité

Porte du cadran solaire à Bages

Après une année 2020 complexe pour le tourisme, quel est le bilan de 2021 ? Les touristes ont-ils été au rendez-vous ? S. H. : L’année s’est très bien passée. Nous n’avons pas complètement retrouvé les chiffres de 2019, qui était une année exceptionnelle, mais nous nous en sommes rapprochés. C’est en tout cas une bien meilleure année que 2020 et nous allons dans le bon sens. Il faut dire que nous bénéficions d’une situation géographique favorable avec toute la frange littorale qui attire beaucoup. Et puis, l’année n’est pas encore terminée. Comme nous le disons, la fin d’année voit venir beaucoup de Catalans, notamment entre novembre et décembre. Nous restons tout de même prudent face à la crise sanitaire, mais la situation est positive et nous retrouvons les bons chiffres que nous avions avant la crise sanitaire.

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Grand Narbonne Tourisme Tél. 04 68 481 481. visit-lanarbonnaise.com


du narbonnais

Patrimoine

Les lieux incontournables

Les prochains rendez-vous à l’Abbaye de Fontfroide

Dim. 17 avril

Événements

Du 23 au 30 avril

Les 7 et 8 mai

Musique Chants Grégoriens Résidence Musicale Gustave Fayet avec Pierre Génisson et Anna Petron

Fête des Plantes et du Massif

Les 25 et 26 juin

Ven. 8 juillet

Les Métiers d’Antan

Du 30 septembre au 2 octobre Festival International des orchidées à Fontfroide

Master Classes de Violoncelles avec Lluis Claret

Du 15 au 19 juillet Festival Musique et Histoire dirigé par Jordi Savall

Du 24 au 27 août Abbaye de Fontfroide Tél. 04 68 45 11 08 fontfroide.com

Festival les Nuits Musicales de Fontfroide avec Pierre Génisson

En octobre Festival les Troubadours chantent l’Art Roman en Occitanie

© Claude Cruells

Nichée dans les contreforts des Corbières, au sud-ouest de Narbonne, l’Abbaye cistercienne de Fontfroide est l’un des monuments à visiter dans la région. Fondée en 1093 par quelques moines bénédictins, elle devient l’une des plus puissantes abbayes cisterciennes de la chrétienté. Année après année, l’abbaye fut bâtie, en commençant par le cloître, l’église abbatiale, la salle capitulaire, les dortoirs, réfectoires... Au XIIIème siècle, l’abbaye fut occupée par une communauté de 80 moines qui exploitaient une partie des 25 000 hectares de terres possédées. La peste noire de 1348 mit fin à la période dorée de Fontfroide, et la communauté se réduit. À partir du XVème siècle, l’abbaye tombe en Commende : le Roi de France impose ses abbés, des nobles la plupart du temps. De nouvelles constructions voient le jour donnant un air de château à l’abbaye. La Révolution Française met fin à toute vie monastique, Fontfroide sera donnée aux Hospices de Narbonne en 1791. En 1858, une petite communauté réoccupera les murs de l’abbaye jusqu’en 1901 L’Abbaye de Fontfroide et la promulgation de la Loi sur les Associations, qui provoquera le départ de nombreuses communautés. Après sept ans d’abandon, le monument est racheté par Gustave et Madeleine Fayet, marquant ainsi un tournant dans l’histoire de Fontfroide. L’abbaye devient un lieu de rencontres artistiques. On peut alors y croiser Odilon Redon, Aristide Maillol, Daniel de Montfreid, Ricardo Vines, Richard Burgsthal et Déodat de Séverac. L’Abbaye de Fontfroide est empreinte en ses murs de riches témoignages de ces résidences, dont le monumental triptyque d’Odilon Redon Le Jour, la Nuit et le Silence ainsi que les vitraux de Richard Burgsthal. Aujourd’hui encore, en plus des visites du monument, l’abbaye accueille des expositions d’art contemporain, des résidences d’artistes, et la musique vient régulièrement faire vibrer ses murs.

© Yann Monel-Fontfroide

L’Abbaye de Fontfroide art et histoire

LE SOMAIL

GRUISSAN

Sur le Canal du Midi, le petit hameau du Somail est situé sur le Canal du Midi. Depuis le XVIIème, tout y est resté identique : le pont, les bâtisses. Avec son charme, le village attire de nombreux artistes. Sur place, de nombreuses activités sont proposées : visiter le hameau en compagnie de Misses Cradock qui vous fera découvrir l’histoire du Canal du Midi ou partez en balade fluviale sur la Capitane. Le Trouve tout du livre : point de passage incontournable du Somail, la librairie Le Trouve tout du livre est une véritable caverne d’Ali Baba pour tous les bibliophiles. Fondée en 1980 par Raymond Gourgues, elle propose des rayonnages sur toute la hauteur de l’ancienne cave-entrepôt où elle est installée. Aujourd’hui tenue par sa fille, la librairie est un endroit à part où l’on trouve plus de 50 000 références différentes.

Ce village en circulade autour de la tour Barberousse est à découvrir ! Sa singularité, son dynamisme, son port, sa nature préservée aux paysages sauvages d’une surprenante diversité et ses immenses plages de sable fin en font une des stations les plus courues du littoral. Etangs, garrigues, pinèdes et vignobles complètent le décor de cette étonnante station balnéaire.

AUTRES VILLAGES REMARQUABLES ● Leucate et ses maison colorées. Après avoir flâné dans les rues du village, les plus courageux entameront la montée vers les ruines du château pour un joli point de vue sur le paysage environnant. ● L’ancienne place romaine, Peyriac de Mer. Aujourd’hui entièrement restauré, ce village de –

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pêcheurs offre une jolie balade entre ses restaurants, ses pontons en bois et sa galerie. ● Le village suspendu de Portel des Corbières,se dresse au-dessus de la rivière et offre une belle promenade dans ses rues médiévales. ● Bize-Minervois est bordé par la Cesse et est entouré d’oliviers. La forme spécifique du village le rattache aux villages dits « en circulade ». Prenez le temps de vous y promener et découvrez ses tours et ses remparts. ● Bages. Avec sa vue imprenable sur les étangs, Bages est un petit village à ne manquer sous aucun prétexte. Perché sur ses hauteurs, il offre aux visiteurs un dédale de rues étroites pleines de charme.


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Entretien

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Chaque service aux Grand Buffets est un véritable ballet artistique

Institution narbonnaise de la gastronomie, Les Grands Buffets proposent une restauration digne des grands restaurants dans un cadre unique et artistique. Des cuisines aux salles accessibles au public, l’art est partout… Chacune propose ainsi d’entrer dans l’univers d’une époque, ou d’un artiste. Une volonté du propriétaire et fondateur des lieux, Louis Privat, qui souhaite rendre l’art accessible au plus grand nombre et redonner aux oeuvres leur fonction première de décor. Vous avez récemment inauguré un nouvel espace aux Grands Buffets, le Salon doré, en hommage à Jean de La Fontaine. Pour le créer, vous avez fait appel à de nombreux artisans, peut-on parler d’un hommage au savoir-faire français ? Exactement ! On a voulu créer de toutes pièces, un espace dans l’esprit très classique du XVIIIème siècle. On s’est adressé aux Ateliers de France, qui maîtrisent tous les savoir-faire de l’ébénisterie, au stuc, à la dorure, au marbre… Nous voulions faire une reconstitution en utilisant les techniques de l’époque. Cette salle est dédiée à Jean de La Fontaine, comme nous l’avons fait pour toutes les autres salles du restaurant qui sont liées aux artistes qui y sont exposés. Pour ce nouvel espace, je voulais un artiste connu du grand public et Jean de La Fontaine s’est imposé naturellement. Nous avons fait reproduire par la maison Mériguet des cartouches issues des illustrations de Jean-Baptiste Oudry, l’un des principaux illustrateurs des Fables de La Fontaine. De nombreux artistes ont participé aux décors des salles des Grands Buffets, qui sont-ils ? D’abord, nous avons l’espace Chappert-Gaujal dans les cuisines. Cet artiste vit à La Franqui, juste à côté de Narbonne, et a un parcours Œuvre de Bellanger international. Il y a également les jardins Hervé Di Rosa, là aussi un artiste local puisqu’il est originaire de Sète, dans l’Hérault. Nous avons dédié la salle à manger à Max Le Verrier, un des artistes emblématiques de l’art déco. Une autre salle porte le nom d’Ann Carington, une artiste anglaise dont les oeuvres sont exposées au British Museum et collectionnées par les plus grands. Quelle était votre volonté au départ en intégrant des artistes au décor du restaurant ? Cela procède de la même démarche que l’offre de restauration que j’ai souhaité pour Les Grands Buffets. J’ai voulu permettre au grand public d’accéder à une offre de cuisine traditionnelle, y compris la gastronomie. Il en est de même pour les arts de la table que j’ai voulu rendre accessibles en dressant les tables avec des nappes en tissu, des serviettes brodées, des verres à pied, des couverts à poisson. On retrouve tout ce rituel aux Grands Buffets. Donc, le décor et l’art font partie de cette idée d’accessibilité. Cela veut dire, proposer un décor de très haute qualité, sans perdre de vue que chacun doit pouvoir le comprendre, se l’approprier. Vous parlez de rendre l’art accessible au public, c’est ainsi que vous définissez votre vision de l’art ? Aujourd’hui, quand vous voyez des oeuvres d’art dans un lieu, c’est le goût du propriétaire qui s’exprime. Il veut montrer à quel point il est initié à l’art. Ça n’est pas du tout ma démarche. À l’inverse, j’ai pensé que le public que l’on reçoit aux Grands Buffets n’est pas forcément averti, donc je ne vois pas pourquoi j’irai exposer des artistes que l’on ne comprend pas. Dès le départ, je me suis posé la question de savoir quelle est la bonne entrée pour apprécier une oeuvre. Je n’ai pas pour vocation d’initier à l’art, il y a des musées pour cela. Ce que j’ai souhaité c’est redonner à l’art sa première vocation, celle de l’ornement. Aujourd’hui on a oublié cela, les oeuvres passent directement de l’atelier de l’artiste au musée, elles ne sont pas faites pour décorer. Je pense que l’on a besoin de revenir à plus d’humilité par rapport aux oeuvres d’art. Ma logique est de montrer qu’un beau décor ne –

peut pas se passer d’une création artistique. Vous avez emporté le record du plus grand plateau de froLouis Privat, mages du Guinness Book des propriétaire des Grands Buffets records. Au-delà du symbole, que souhaitez-vous montrer de la restauration française avec Les Grands Buffets ? D’abord, et c’est ce que nous évoquions, je souhaitais rendre la gastronomie accessible. Ensuite, concernant le record du plateau de fromages, je ne voulais pas qu’il puisse être attribué à un restaurant de Shangaï, Dubaï ou Las Vegas. S’il y avait un restaurant qui pouvait relever ce défi en France, je pense que c’était Les Grands Buffets. Donc, nous nous y sommes attelés et nous avons réussi ! D’ailleurs, on peut aisément lier le plateau de fromages à l’art. Il faut savoir que chaque jour, la mise en scène demande quatre heures de travail. Nous avons créé une véritable scénographie pour mettre en valeur chacun des fromages qui composent le plateau. De façon générale, il y a une véritable démarche artistique qui me guide pour les Grands Buffets. Nous y mettons en avant les arts de la table et de la cuisine. Chaque service aux Grand Buffets est un véritable ballet artistique.

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J’ai souhaité redonner à l’art sa première vocation, celle de l’ornement

BONNES ADRESSES NARBONNAISES Gastronomie La Maison Saint-Crescent à Narbonne - Récompensée de deux étoiles au Guide Michelin, la Maison Saint-Crescent est tenue par le chef Lionel Giraud. Ce dernier connaît bien les murs du restaurant puisqu’il y a grandi. Devenu adulte, le jeune chef a souhaité donner un nouvel élan à l’établissement familial en proposant une cuisine du sud moderne. maison.saintcrescent.com Chez Paule, au Château de l’Hospitalet à Narbonne - Inspiré par les recettes languedociennes de Paule Bertrand, le chef Laurent Chabert propose une carte de terroir, composée de plats mitonnés en cocotte, grillés et rôtis au feu de bois. Tous les vendredis soirs la cuisine s’anime au rythme d’un groupe musical d’exception pour une soirée très spéciale. chez-paule.fr

Oenologie Les vins Gérard Bertrand sont avant tout une histoire de famille. Trois générations de viticulteurs se sont succédées, de Paule à Georges, puis Gérard Bertrand. En 1920, Paule Bertrand plante les premières vignes de la famille dans les Corbières puis Georges Bertrand a occupé un rôle précurseur dans la révélation des terroirs du Languedoc, notamment le cru Boutenac. Gérard Bertrand, lui, partage depuis plus de 30 ans sa passion viticole et l’esprit pionnier de son père. gerard-bertrand.com Le Château Lastours - Le vignoble du Château Lastours se déploie en terrasses sur un domaine valloné de de plus de 850 hectares. En 2005, l’encépagement a été entièrement refait en privilégiant les cépages locaux : syrah, carignan, grenache, mourvèdre, cinsault, vermentino et roussanne. chateaudelastours.com

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CGR LATTES ZAC des commandeurs LATTES 34970

www.cgrcinemas.fr

CGR BÉZIERS PoLE MEDITERRANÉE VILLENEUVE-LES-BÉZIERS 34420


les

© Francois Doury

ExPoSitions

Porquerolles, rochers des deux frères au cap des mèdes de Jean-Francis Auburtin au musée de Lodève

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Musées Exposition Arts de l’Islam, un passé pour un présent À NARBONNE, TOULOUSE ET FIGEAC 18 expositions et 18 villes : c’est le projet unique mené par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et le musée du Louvre. L’exposition Arts de l’Islam, un passé pour un présent met ainsi en avant les collections du département des Arts de l’Islam du Louvre dans de nombreuses villes de France. En Occitanie, trois musées, et trois villes - Toulouse, Narbonne et Figeac - accueillent une partie de cette exposition à l’envergure nationale. Chacune d’entre elles met en avant des objets issus des collections du Louvre ainsi que des pièces de leurs propres fonds.

■ À la Chapelle des Pénitents bleus à Narbonne L’exposition narbonnaise est l’occasion de découvrir les liens entre l’Occident et le patrimoine islamique. Les visiteurs pourront notamment y admirer une célèbre boîte sculptée en ivoire au nom d’Ismail, voisine par exemple avec un autre coffret des collections locales de la même tradition et époque, celle de l’Espagne musulmane ou de la Sicile du XIIe siècle. L’exposition sera également enrichie d’une

© Musée Champollion – Les Écritures du Monde (Figeac) / Meravilles photos

série d’oeuvres renvoyant à l’art turc ottoman issue des collections du Palais-Musée des Archevêques. Enfin, les Narbonnais pourront admirer les peintures orientalistes du Palais-Musée notamment la peinture d’Albert Aublet représentant l’intérieur de la mosquée Rüstem Pacha d’Istanbul. Jusqu’au 28 mars, à la Chapelle des Pénitents bleus - place Roger Salengro à Narbonne (11). Tél. 04 68 90 31 34. narbonne.fr

■ Au musée Champollion - Les Écritures du monde à Figeac Au musée Champollion, ce sont bien évidemment les écritures qui sont mises en lumière. L’exposition présentera la diversité de la création des arts du livre avec un coran arabe de l’Espagne du XIIème siècle, un manuscrit peint daté du XVIème siècle extrait du fameux Livre des Rois, récit fondateur de la société iranienne, ainsi qu’un acte officiel signé du sultan ottoman Mahmoud II décoré avec son monogramme caractéristique richement orné de décors végétaux peints et dorés. L’accrochage est également l’occasion de découvrir les talents de l’art contemporain, notamment l’artiste iranienne Chohreh Feyzdjou dont l’oeuvre exposée est composée de 407 livres de poèmes persans, résonne aussi avec cette tradition. Jusqu’au 27 mars, au musée Champollion - Les Écritures du Monde - place Champollion à Figeac (46). Tél. 05 65 50 31 08. musee-champollion.fr

■ Au musée Paul Dupuy à Toulouse La capitale occitane est au cœur d’une histoire particulière avec le monde islamique. La proximité, au-delà des Pyrénées, de cette zone de contact direct avec l’Espagne musulmane au Moyen Âge, a visiblement déterminé la densité régionale d’un patrimoine islamique médiéval méditerranéen. Certains trésors sont présents dans l’exposition. On peut notamment y admirer le fameux suaire de Saint-Exupère de la basilique Saint-Sernin, exceptionnellement sorti de son armoire spéciale pour être présenté. Le rayonnement artistique et culturel de cet Islam médiéval méditerranéen est aussi renforcé avec la présentation de l’astrolabe de la collection du musée Paul Dupuy. Cet instrument scientifique est signé d’un des plus grands fabricants marocains. Jusqu’au 27 mars, au musée Paul Dupuy - 13, rue de la Pleau à Toulouse. Tél. 05 31 22 95 40. ampdupuy.fr

Peintre méconnu du public, Jean-Francis Auburtin est à l’honneur d’une exposition au musée de Lodève. À la croisée de plusieurs mouvements picturaux de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, cet autodidacte commence à peindre dans les années 1890. Grand voyageur, Auburtin aime peindre sur le motif et recréer sur ses toiles toutes les couleurs et les lumières de ce qui l’entoure. Surnommé le « portraitiste des paysages », il prête une attention particulière aux détails dans la composition de ses toiles. L’exposition proposée au musée de Lodève est un parcours thématique à travers son oeuvre, où le visiteur chemine au côté du peintre. Des rives de la Méditerrannée Porquerolles, rochers des deux freres au cap des medes aux sommets enneigés des Pyrénées en passant par le bord de mer normand : tous les paysages sont représentés. Si la technique de Jean-Francis Auburtin emprunte beaucoup à –

© Francois Doury

Jean-Francis Auburtin AU MUSÉE DE LODÈVE

Square Georges Auric à Lodève (34). Tél. 04 67 88 86 10. museedelodeve.fr

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l’impressionnisme, il n’est pas si facile de le placer dans les courants artistiques de son époque. Grand passionné du Japon, il tire des estampes et artistes japonais de nombreuses techniques qu’il applique à ses propres oeuvres. Enfin, si les paysages composent la majeure partie de l’exposition du musée de Lodève, les dernières salles font découvrir une autre facette du peintre. Esotérisme, poésie et symbolisme permettent de résumer cette dernière où le visiteur est confronté à des toiles personnifiant la nature en nymphe. Une véritable ode à l’âge d’or : celui de la beauté pure de la nature. Jusqu’au 27 mars, au musée de Lodève.


Robert Combas chante Sète et Georges Brassens AU MUSÉE PAUL VALÉRY À SÈTE tifs secondaires et emplit les zones vacantes de signes Combas et Brassens, c’est une longue histoire initiée dont chacun fera son miel ou son délice. Il recourt en 1992 et enrichit, en 2021, d’une nouvelle série. en outre aux coulures, à la subdivision de la surface, Sète et Combas, c’est une histoire encore plus aux mots dans la peinture. Il y a quelque chose d’un longue, qui aura forgé sa créativité et son style si paropéra dans chacun de ses tableaux : une amorce ticulier. Quant à Brassens, tout le monde reconnaît d’art total qui tiendrait, par le rythme, de la musique, ses attaches en cette île singulière, où il est d’ailleurs et par les mots de la poésie, par son origine de la BD enterré, pas très loin de cette plage qu’il invoquait et par son dynamisme des arts de l’image en mouvedans sa célèbre Supplique. Le centenaire de l’illustre ment. Tout ce qui fait qu’on le reconnaît au premier défunt aura ainsi permis ces retrouvailles, et pour coup d’œil, ce qui lui a valu sa notoriété depuis pluceux qui n’ont pas vu l’exposition sétoise de 1992, sieurs décennies. de revoir certaines œuvres – les autres seront tout de Ajoutons à cela des dimensions plutôt imposantes, même présentes grâce à un montage vidéo (de Théo sur-corporelles, car Combas envisage la confrontaPitout). Il s’agit d’équivalents picturaux des chansons tion du peintre à son tableau comme une activité les plus célèbres : les photographiques Amoureux physique. Les portraits récents de Brassens, qui serdes bancs publics, la naïve Brave Margot, le poévent à la réédition « collector » des vinyles du chantique (Paul Fort) Petit cheval blanc, la graveleuse Ferteur-poète, sont plus modestes et délaissent la toile nande, le sombre Pauvre Martin etc. Sans oublier la pour le papier chiffon. Les formats sont carrés car fameuse Supplique (où l’artiste, nostalgique, comla composition est plus resserrée, le rectangle étant plète… « pour que Sète ne soit pas enterrée par les plutôt voué aux thèmes impliquant un paysage. Ils promoteurs immobiliers » (Il ne s’y est guère permettent à Combas de mobiliser les ressources de trompé !). son imagination sans limites. Ainsi d’un Brassens On appréciera déjà la variété des registres : touchant, bleu comme la mer, à pipes multiples, ou à divers coquin, émouvant, truculent voire grivois, tragique, âges sur le même plan. Et puis il y a Sète : ses ponts ironique que l’on va retrouver dans les tableaux de puissants et mobiles, ses joutes et son môle, ses emCombas, lesquels ne font pas dans la demi-mesure. blèmes et ses jumelages, avec d’autres ports… La surface est entièrement recouverte (parfois un liA chaque fois Combas parvient à personnaliser le seré demeure en blanc comme pour redoubler le motif, à se l’approprier, à l’inclure dans sa mytholocadre), on a l’impression que le peintre a horreur du Robert Combas et l’un des neuf portraits de Brassens gie personnelle, là ou bien d’autres artistes ne parvide un peu comme nous avons horreur de ne rien viennent guère à s’émerger du lot, malgré tout leur faire. Le décoratif, c’est notre divertissement. Les couleurs, franches et vives, sont réparties par zones comme si le peintre recher- talent. C’est que Combas semble avoir saisi le génie de la ville et ses accents. Ce chait la meilleure synthèse possible. Le dessin, à gros traits, est caricatural, gro- qui justifie que, malgré la présence de grands artistes, toujours vivants et tout tesque, et bien évidemment figural, la surface est traitée comme un plan, puisque proches, qui dit Combas dit nécessairement Sète et qui dit Sète dit Combas. Peu le tableau en est un. Les personnages sont saisis en pleine activité mais nécessai- de villes ont « leur artiste ». Le musée Paul Valéry l’a bien compris, et offre un rement fixes, dans une posture hiératique ; ils reprennent l’action narrative des écrin à ses joyaux. Pour qu’on se les approprie dans ce qu’ils ont d’universel. Car BTN textes de Brassens (Margot dégrafe son corsage, l’ingénue se baigne toute nue, si les inventifs, c’est eux ; les re-créatifs, c’est nous, c’est toi… Sétois. Pauvre Martin creuse la terre, les amoureux se bécotent…). C’est justement pour Jusqu’au 31 décembre, au musée Paul Valéry - rue François Desnoyer compenser cette absence picturale de mouvement, que Combas multiplie les mo- à Sète (34). Tél. 04 99 04 76 16. museepaulvalery-sete.fr

© Adagp2021

Depuis novembre, le groupe CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam) mouvement d’avant-garde pictural fondé par une poignée d’artistes d’Europe du Nord et le peintre Gaston Chaissac (19101964) font la une du musée Soulages. Cet accrochage compte 130 peintures, dessins, collages, objets, totems, lettres.. Le tout issu de collections privées majeures, de musées néerlandais, pour les oeuvres de CoBrA, de fonds privés exceptionnels, de collections publiques françaises, de galeries de référence, pour les oeuvres de Gaston Chaissac. Dé- Œuvre de Gaston Chaissac diée à Vanessa Noizet, historienne de l’art, cette exposition est une première en France. Elle met en exergue les proximités plastiques, les révolutions artistiques générées par ces représentants de l’art d’après-guerre. Aplats, couleurs, le groupe fait rupture avec –

© Adagp2021

Chaissac & CoBrA AU MUSÉE SOULAGES À RODEZ

Œuvre de Karel Appel

l’abstraction, le surréalisme, la théorisation. En bref, tous les « ismes » signant le refus de cloisonnement, l’amour de l’expérimental. Francs-tireurs de l’art moderne, Chaissac comme les CoBrA s’inscrit avec son oeuvre protéiforme dans un univers collectif, un objectif poético-politique en proximité avec l’art brut, en alliance féconde avec le critique Michel Ragon, militant anarchiste, collaborateur de la revue Cimaise. L’art qu’ils défendent tous donne une large surface à la précarité, à l’enfance, à l’imagination. Les oeuvres tracent cette ode à la vie,

à l’invention, à la spontanéité. Jusqu’au 8 mai, au musée Soulages - Jardin du Foirail, av. Victor Hugo à Rodez (12). Tél. 05 65 73 83 94. musee-soulages-rodez.fr

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Musées

S’il est un lieu auquel il faut impérativement faire une visite, à quelques semaines de l’hiver, c’est bien le Mrac de Sérignan, toujours sur la brèche. Outre ses incontournables collections, remodelées en janvier, on peut y voir une sorte de minirétrospective d’œuvres majeures du duo d’archéologues-architectes-artistes, Anne et Patrick Poirier et une époustouflante scénographie mi-grotte mi-aquarium, de Laurent Le Deunff. Les premiers ne cachent pas leur intérêt pour l’Antiquité, qu’il s’agisse de leur séjour à la romaine villa Médicis, de leur visite de Palmyre ou Œuvre d’Anne et Patrick Poirier de leur séjour en Sicile. L’exposition démarre sur une interminable voie des ruines noires, plongée dans la pénombre, et d’une série de papiers froissés assortis d’inscriptions à la feuille d’or, comme sauvés de l’incendie néronien. La maquette de ce Domus Aurea est impressionnante de précision et suppose patience et méticulosité. On est ainsi mis en appétit avant que ne s’amorce la rétrospective avec la série des dix Hermès mis en stèles, où des sculptures sont modelées par du papier et constituent une série d’empreintes à conserver pieusement comme témoignage d’un passé si fragile. Une suite plus tardive, consacrée à une fontaine morte, en trois temps progressifs, complète cette production. Près de là, l’une des premières œuvres des Poirier, un reliquaire formé d’empreintes de deux profils sur un tapis de paille. De l’autre côté, une valise voyageuse, symbolisant le statut du duo, débordante de cartes postales, et une série de photos ironiques rehaussées à l’encre standard, de touristes posant devant un temple sicilien de Selinunte. Plus des souvenirs de Rome et aussi de Palmyre, sur des photos, dont le traitement à l’encre rouge interroge et inquiète. Comme souvent, chez les Poirier, des vitrines le long des murs proposent documents et carnets, en un certain ordre assemblés. On change de pièce pour se trouver confronté au chef-d’œuvre absolu qu’est leur reconstitution de l’Ostia antica, en terre cuite, dès 1972. Une douzaine de mètres de long sur presque six de large. Le travail a doublement à voir avec la mémoire, « en filigrane », puisque à la restitution d’un souvenir s’ajoute la pérennisation d’un modèle architectural témoignant d’une civilisation - laquelle comme chacun sait depuis Valéry, est mortelle. Nous ne sommes pourtant pas au bout de nos surprises avec ce tapis plus récent en noir et blanc, inspiré d’une vue aérienne, de Palmyre débondant du mur au sol et se précisant selon le point de vue. En face, une magistrale archéologie du futur, plus aérienne encore, à la peinture blanche acrylique, avec ses motifs géométriques. Puis c’est la salle réservée au Purgatoire de Dante, où les Poirier retrouvent leur talent de dessinateurs d’antan. Une époustouflante

plongée haute en couleur dans la Divine Comédie, où se mêlent des références picturales, des scènes violentes et des clins d’œil aux esthétiques modernes. Une manière de gérer ce nouveau purgatoire : le confinement. Enfin, l’ultime salle baignée de lumière bleuâtre, avec des noms de Pléiade, la constellation de néons au mur, en laquelle semble flotter, sur un tapis de plumes, une immense croix de fer penchée vers le sol. En creux, des empreintes de motifs antiques, constituant un croisement de cultures, et le clou final, si je puis dire, de cette exposition. Mais nous n’en avons pas fini : au rez-dechaussée, transformé en sous-sol, Laurent Le Deunff réserve bien des surprises avec son Prehistoric Past, en hommage à Chaplin. Il a tout simplement imaginé le musée de la Préhistoire conçu par un artiste d’aujourd’hui. Ainsi a-t-il confectionné une véritable grotte de carton pâte, avec stalactites et recoins, où sont abrités quelques fleurons d’une improbable collection comprenant dans l’infiniment modeste des chewing-gums en os sculptés, un phallus double en bois de cerf ou une série de têtes de serpents en terres cuites. Comme on le voit les matériaux et la technique sont en accord avec la période visée. Un peu plus grands, un cerveau en peuplier, un plat terrier à vers en chêne, une galerie de taupes en bronze, des sapins à chats... Carrément gigantesques : une massue en ciment type rocaille, érigée sur un socle circulaire, un coquillage en papier mâche posé sur une table de métal, un étalage de neuf fausses pierres plus vraies que nature et, au mur, deux immenses colliers de dents. On le voit ce sont surtout le minéral et l’animal qui sont sollicités. Manquait le végétal, présent grâce à trois fabuleux tirages pigmentaires représentant des paysages argentés, avec champignons d’espèces diverses, nous plongeant dans le monde souterrain. Dans la deuxième salle, devant une tapisserie des mêmes champignons, posés sur du gravier, un certain nombre d’animaux totems : un castor, juché sur un bois de chêne rongé, incarnation de l’artiste ; une tête de crocodile et des nœuds de trompes d’éléphants autour d’un tronc de ciment. Enfin, une série de dessins au crayon sur papier, de chats, dans des positions diverses, empruntés à des ateliers d’amis artistes. Les deux expositions s’articulent autour du thème de la mémoire et de l’immémorial et aussi de cette préhistoire encore inconnue qui précède notre Antiquité, si prégnante encore dans nos références et notre art de vivre. Une expo didactique et plaisante. BTN Jusqu’au 20 mars, au Mrac - 146, avenue de la plage à Sérignan (34). Tél. 04 67 17 88 95. mrac.laregion.fr

Emmanuel Michel

Un certain regard

AU MUSÉE DU PAYS DE COCAGNE À LAVAUR

AU MUSÉE MASSEY À TARBES

Le musée de Lavaur est situé dans l’ancienne maison des Sœurs du Christ, et possède un fond très riche mais qui n’est pour l’instant pas accessible. L’exposition temporaire Jusqu’au bout du monde, mérite en tout cas le détour et propose les dernières oeuvres sculptées et peintes de l’artiste Emmanuel Michel, illustration féconde du coeur de sa démarche créative et humaniste. À travers ses voyages sur les cinq continents, il a rencontré des hommes et des femmes qui expriment leurs émotions, leurs sentiments avec leurs corps. Foin de mots, le langage corporel a cette capacité d’universalité, de toucher la sensibilité sans plus d’explications. Chaque souvenir, donne du sens au devenir, comme ces danseurs et danseuses croisés au fil des pérégrinations, signant un élan universel optimiste. Car, si l’on peut danser ensemble, comment ne pourrait-on pas vivre ensemble ? Et si l’on pense à une dimension utopique du propos, l’art ne serait-il pas un des derniers bastions à proposer un monde dans lequel le rêve est encore possible? Quant aux sculptures, atypiques, en bronze et métal, elles ont aussi des choses à dire. De la matière recyclée et brute, l’artiste a tiré des existences qui incarnent la multiplicité. Ainsi s’ouvre un monde prônant la différence comme un plus, une richesse à préserver sinon à cultiver. Jusqu’au 31 décembre, au musée Pays de Cocagne - 1, rue Jouxaygues Grande à Lavaur (81). Tél. 05 63 58 56 55 ville-lavaur.fr –

Exposition "Un certain regard" au musée Massey

Réalisée en collaboration avec les Abattoirs, musée - FRAC Occitanie de Toulouse, une nouvelle exposition s’installe pour l’hiver au musée Massey de Tarbes. L’accrochage Un certain regard. Portraits contemporains présente le travail d’artistes contemporains sur le genre particulier du portrait. Cette nouvelle exposition d’art contemporain accueillie par le musée Massey s’inscrit dans une thématique culturelle tournée vers le portrait sur les sites du Carmel et du musée Massey mais également dans la politique de diffusion des Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse. À travers différents supports, et chacun à leur manière, les artistes présentés soulèvent des problématiques liées aux questions politiques, de société mais également des questions plus intimes de notre relation à l’autre, à notre positionnement dans ce XXIème siècle mouvant et hyper-connecté. Les artistes présentent ainsi un miroir de notre société aux multiples facettes dont les regards nous interrogent individuellement ou collectivement. Jusqu’au 6 mars, au musée Massey - 1, rue Achille Jubinal à Tarbes (65). Tél. 05 62 44 36 95. musee-massey.com

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© Service Communication Mairie de Tarbes

Anne et Patrick Poirier / Laurent le Deunff AU MRAC À SÉRIGNAN (34)


Josep Bartolí. Les couleurs de l'exil AU CAMP DE RIVESALTES À SALSES-LE-CHÂTEAU

PROGRAMMATION EXPOS 2022 ■ Du 21 Janvier au 27 mars 2022 Exposition

À la fois hommage et témoignage, la nouvelle exposition du Mémorial du camp de Rivesaltes s’intéresse à l’oeuvre d’un artiste engagé : Josep Bartoli. Enfermé dans sept camps du sud de la France pendant la Guerre d’Espagne, dont celui de Rivesaltes, ce Barcelonais de naissance s’exila pour fuir le franquisme et la dictature. Réunissant plus de 150 œuvres, Josep Bartoli. Les couleurs de l’exil est un hommage à l’oeuvre d’un artiste qui, toute sa vie durant, a utilisé l’art comme un moyen de témoigner, de dénoncer. Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre plusieurs instances mêlant peintures issues de la donation de Bernice Bromberg, sa femme, au Mémorial du camp de Rivesaltes, dessins conservés par les Archives municipales de Barcelone, la Généralité de Catalogne, le Centre culturel de Terrassa, et les oeuvres issues de collections privées. Jusqu’au 19 septembre, au Mémorial du camp de Rivesaltes - Avenue Christian Bourquin à Salses-Le-Château (66). Tél. 04 68 08 39 70. memorialcamprivesaltes.eu

Luttes et utopies

COLLECTIon COLLECTIve ACMCM Œuvre de Santiago YDAÑEZ.

■ Du 2 avril au 12 juin 2022 « ACCALMIE »

Raphaëlle RICOL artiste invité : Jean XAVIER Raphaëlle RICOL

AU MUSÉE DE MILLAU ET DES GRANDS CAUSSES

■ Du 2 juillet au 18 sept. 2022 « GESTALT »

Marion BATAILLARD Jean-Michel ALBEROLA et artistes invités… Marion BATAILLARD

Liu Bolin

À l’occasion des 50 ans de la lutte du Larzac, le musée de Millau et des Grands Causses invite le public à découvrir une exposition réalisée à partir d’une sélection de 27 oeuvres d’artistes engagés, produites entre 1971 et aujourd’hui. Une exposition réalisée grâce à Jacques Font, collectionneur d’art contemporain. Luttes et utopies retrace ainsi la production artistique engagée menée sur de grands enjeux de société des années 1970 à nos jours. L’oeuvre d’art devient alors un support pour dénoncer, questionner, sensibiliser ou réfléchir à une société meilleure. Les oeuvres exposées au musée de Millau soulèvent ainsi de nombreux sujets politiques et sociaux de notre époque. On y retrouve l’artiste Liu Bollin qui questionne la place des artistes chinois depuis la révolution culturelle, ou encore Matthieu Booucherit qui évoque les mécanismes de l’autorité et leurs risques. De son côté, Nicolas Daubannes s’intéresse aux prisons et à l’enfermement alors qu’Eugénio Mérino se tourne vers les problématiques de l’immigration. Chaque artiste du parcours propose un regard singulier soutenu par des techniques différentes : peinture, photographie, installation. Avec humour, violence ou poésie, chacun porte un regard sensible sur notre histoire contemporaine. Jusqu’au 31 décembre, au musée de Millau et des Grands Causses Hôtel de Pégayrolles - Place Foch à Millau (12). Tél. 05 65 59 45 94. museedemillau.fr –

■ Du 8 oct. au 18 déc. 2022 « BEAUTY I'VE ALWAYS MISSED »

Barbara NAVI et artistes invités… Barbara NAVI

3 , A v. G r a n d e B r e t a g n e 6 6 0 0 0 P e r p i g n a n tél. 04 68 34 14 35 mail : contact@acmcm.fr www.acentmetresducentredumonde.com

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Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h


Musées

Raphael Barontini AU MUSÉE HENRI PRADES À LATTES mythes de toutes origines et époques, en particulier du côté de la Méditerranée. Barontini projette ainsi son imaginaire et sa vision du monde sur des connaissances que l’on pensait figées dans des certitudes discursives émanant de la science. L’art digital se marie avec le textile, ou les tapisseries, parfois même le cuir qui sont les supports privilégiés de cet artiste italo-guadeloupéen qui vit à Saint-Denis, près de Paris. Il fait partie de ses jeunes artistes qui s’impliquent pour des causes qu’ils estiment justes et salutaires et ne considèrent pas l’art comme un pur exercice formel, spéculatif ou esthétique. Chez eux l’esthétique dépend d’une idée et se plie aux injonctions du milieu où cette idée est invitée à prendre forme. C’est le cas de ce musée archéologique reconsidéré à la lumière du présent. Dionysos, Ulysse, Vénus revus par Barontini africanisent les vestiges de la terre ancestrale et assurent l’amorce d’une culture universelle, qui tient compte d’un autre type de beauté, celle des esclaves et opprimés. Ainsi cette exposition dans un lieu si connoté opère la créolisation à laquelle tient tant l’artiste. BTN Jusqu’au 7 mars, à Lattara - musée Henri Prades - 390, route de Pérols à Lattes (34). Tél. 04 99 54 78 20. museearcheo.montpellier3m.fr

Gaulois ? Gaulois !

Tapisserie (1940-1970)

À LATTARA, MUSÉE HENRI PRADES À LATTES

AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE CARCASSONNE

© FLC/ADAGP

On avait découvert Raphael Barontini à La Panacée, parmi d’autres Possédé(e)s, qui parlait à qui voulait l’entendre de la créolisation culturelle, notion rendue célèbre par Edouard Glissant en tant que grille de lecture d’une conception inédite et métissée du monde. Et de fait ses réalisations suspendues semblaient en illustrer tous les critères : association d’apports divers pour ce qui concerne les techniques, recours à des images empruntées un peu à toutes les cultures, association du passé et du présent et tout ceci sur le même plan, comme dans nos espaces oniriques, qui déhiérarchisent et redistribuent. En l’occurrence, ces images se déploient dans l’espace du musée gallo-romain de Lattes, un port antique, sur les murs, dans les vitrines, dans les logis reconstitués, le long de l’escalier et même en volume dans l’espace vacant. La confrontation est d’autant plus intéressante que les références habituelles de l’artiste l’orientent vers l’avenir métissé et hybride. Mais le trafic portuaire tendait aussi à cette époque vers la multi-culturalité qui confine aujourd’hui à une mondialisation, dont la dichotomie entre dominants et dominés se voit de plus en plus contestée. Aussi les supports inattendus et les tissus imprimés de Barontini se glissent-ils sans complexes parmi les innombrables témoignages de la présence civilisée sur le site de Lattara. On y retrouve des images sérigraphiques de héros de la cause noire, mêlés à des

« Les dés sont jetés » de Le Corbusier

Depuis la fin novembre, le site Lattara – musée Henri Prades de Lattes accueille une nouvelle exposition : Gaulois ? Gaulois ! Comment l’archéologie perçoit les identités celtiques ? À travers plus de 350 objets, cette présentation propose une immersion originale dans la fin de l’âge du Fer (IIIe-Ier s. av. J.-C.), une période de transition, qui voit l’affirmation des peuples gaulois, et est également marquée par des variations dans l’intensité des contacts avec le monde méditerranéen, luimême bousculé par l’expansion romaine. Du territoire des Volques Arécomiques (Languedoc) et des Salyens (Provence) à celui des Éduens, Lingons et Arvernes (Bourgogne, Franche-Com té, Auvergne), la présence d’objets similaires interroge. Interactions culturelles, échanges économiques, contacts politiques ou stratégie identitaire ? Autant de réalités que l’archéologie permet de mettre en lumière. Une exposition conçue conjointement par le site archéologique Lattara – musée Henri Prades et Bibracte, en partenariat avec le LabEx Archimede. Jusqu’au 4 juillet, à Lattara - musée Henri Prades - 390, route de Pérols à Lattes (34). Tél. 04 99 54 78 20. museearcheo.montpellier3m.fr

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La tapisserie a sans conteste connue de brillantes décennies après-guerre. De nombreux artistes engagés dans toutes sortes d’expérimentations se sont à un moment ou à un autre de leurs parcours tournés vers la tapisserie. L’exposition du musée des Beaux-Arts de Carcassonne s’attache à donner un aperçu de cette période riche en créations et innovations. Héritiers des artistes dada ou surréalistes, les créateurs des années 1940 et suivantes s’engagent pour certains dans l’abstraction, pour d’autres dans de nouvelles formes de figurations. De nombreux artistes se sont ainsi intéressés à la tapisserie pour son aspect monumental (Le Corbusier, Vasarely...), pour la sensibilité de sa matière et du rendu des couleurs (Delaunay, Miró...) ou encore pour ses qualités graphiques (Agam, Adam...). Les créations présentées dans l’exposition sont des œuvres très abouties de créateurs chevronnés qui savaient prendre en compte tant le format monumental que la couleur, le trait ou la matière. Du 17 décembre au 19 mars, au musée des Beaux-Arts. 15, boulevard Camille Pelletan à Carcassonne (11). Tél. 04 68 77 73 70. carcassonne.org

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Musées

La beauté en partage, 15 ans d’acquisitions

AU MUSÉE DÉPARTEMENTAL DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION À TOULOUSE

AU MUSÉE FABRE À MONTPELLIER

Beate et Serge Klarsfeld viennent perturber les obsèques de Xavier Vallat, ancien commissaire général aux Questions juives et figure de l’extrême-droite antisémite, à Pailharès. 8 janvier 1972.

Conçue par le Mémorial de la Shoah, et présentée à Paris en 2017 et 2018, l’exposition Beate et Serge Klarsfeld, les combats de la mémoire s’installe au musée départemental de la résistance et de la déportation de Toulouse jusqu’en mai. Couple emblématique de la lutte pour la reconnaissance des crimes nazis. L’exposition se concentre sur la décennie 1968-1978, de l’acte fondateur de la gifle administrée par Beate Klarsfeld en 1968 au chancelier ouest-allemand Kurt Georg Kiesinger jusqu’à la publication en 1978 par Serge Klarsfeld du Mémorial de la déportation des Juifs de France. L’accrochage réunit ainsi des panneaux retraçant les grandes étapes de la vie du couple Klarsfeld, des photographies d’archives ou encore des objets originaux (portraits personnels et familiaux, objets d’enquête, pièces de dossiers et de procès, lunettes et habits iconiques…). Enfin, l’exposition met aussi en lumière les victimes des persécutions antisémites en Haute-Garonne, les mécanismes de répression qui organisèrent la Shoah, mais aussi ceux qui luttèrent contre le nazisme et la collaboration de Vichy. Jusqu’au 8 mai, au musée départemental de la résistance et de la déportation - 52, allée des Demoiselles à Toulouse. Tél. 05 34 33 17 40. haute-garonne.fr

© Elie Kagan / BDIC

Beate et Serge Klarsfeld

Joseph Wright Of Derby, Vue de Florence et de l’Arno

Cet hiver, le musée Fabre propose La beauté en partage, 15 ans d’acquisitions au musée Fabre, une exposition consacrée à la politique d’enrichissement de ses collections menée depuis plus de quinze ans, fruit de l’engagement de Montpellier Méditerranée Métropole, soutenu par l’État et la Région Occitanie. De nombreux mécènes, tels que l’association des Amis du musée Fabre ou la Fondation d’entreprise, mais aussi des donateurs particuliers, artistes ou collectionneurs, s’associent également, chaque année, à l’acquisition de nouvelles œuvres majeures. Lorsqu’une œuvre est acquise, auprès d’une galerie, d’un particulier, d’un artiste ou lors d’une vente publique, elle rejoint le patrimoine inaliénable de la collectivité, afin d’être exposée aux yeux de tous. La recherche en histoire de l’art permet de découvrir régulièrement de nouvelles œuvres, parfois oubliées, qui viennent trouver leur place au sein du parcours, selon l’esprit de la collection. Profondément attaché depuis sa fondation à représenter les transformations de l’art et l’évolution des formes, le musée veille à acquérir de nombreuses œuvres produites par des artistes contemporains, offrant ainsi aux visiteurs un vaste panorama de cinq siècles de création, de la Renaissance à nos jours. Du 15 décembre au 6 mars, au musée Fabre - 39, Bd Bonne Nouvelle à Montpellier. Tél. 04 67 14 83 00. museefabre.montpellier3m.fr

Abel Burger AU MUSÉE D’ART MODERNE DE COLLIOURE ême si elle a été montrée à Perpignan (Isba et ACMCDM), la production d’Abel Burger reste à découvrir. Comme elle paraît discrète et intimiste, et pourtant prolifique, le petit musée de ce port, cher aux peintres, qu’est la Villa Pams s’avérait idéal pour l’accueillir d’autant que cette jeune artiste vit à présent à Port-Vendres. Abel Burger affectionne les petits formats parce qu’ils cadrent mieux avec son souci de spontanéité et, sans doute aussi, de régularité quotidienne. D’autre part, il correspond mieux, notamment sur les supports papier, à son attachement à l’écriture et donc à la confidence. D’aucuns ont rapproché ses œuvres des images persistantes qui hantent notre conscience au réveil. Ajoutons-y que c’est par ces images génériques que l’artiste accède à l’inconscient collectif et par là même à l’universel. Ainsi on ne s’étonnera pas de croiser les mythes gréco-latins qui ont nourri notre culture mais aussi nos angoisses et désirs. Abel Burger les traite avec finesse, certes, mais sans souci de fignoler. Ses créatures sont spectrales, à peine ébauchées, sans recherche de relief, bien au contraire. Son art se situerait plutôt du côté de l’enluminure, de ces petits émaux peints, caractéristique de la Renaissance, et de sa relation privilégiée à la nature, chère à l’Antiquité. Dans les dernières productions, la partie centrale, où se révèle le motif majeur (deux corps esquissés en miroir par exemple), est entourée d’une série d’images

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périphériques, enfermées dans des cadrages géométriques, à la manière des prédelles ou des polyptyques, ce qui induit nécessairement un aspect –

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narratif. Et donne l’impression que seule une quête de type épique pourrait sortir le monde du chaos qui a introduit l’espèce humaine. Par ailleurs, Abel Burger recourt fréquemment au bestiaire, évidemment chargé de symboles et de sens, d’autant qu’il hante la mémoire humaine depuis les grottes pariétales, à l’origine de notre humanité. La mémoire, individuelle ou universelle, joue un grand rôle dans cette production intitulée Seul le souvenir des choses. Ce n’est pas par hasard si l’on pense à l’univers de l’enfance, y compris de l’enfance de l’art. L’artiste fait, à cet égard, flèche de tout bois, de son intimité mythifiée à son appropriation des grands mythes. Elle les livre en partage à la manière d’une confidence, d’un murmure, tout le contraire des hypertrophies d’egos portées par le vedettariat et la notoriété médiatique. C’est donc un jardin secret qui nous est livré, auquel ne manquent ni les animaux ni les végétaux dans ce qu’ils suscitent non seulement de décoratif mais aussi d’emblématique. Enfin, l’artiste est en quelque sorte l’intercesseur entre ce monde et l’autre, afin de passer à l’autre ce qu’il a dans la tête d’images empruntées un peu à tous un peu partout. Il rejoint par là même, ces êtres capables d’interpréter les signes et de communiquer avec les esprits au nom de sa communauté. Les chamans. BTN Jusqu’au 3 janvier, au musée d’art moderne 4, route de Port-Vendres à Collioure (66). Tél. 04 30 44 05 46. museecollioure.com


L’épreuve des corps HÔTEL DES COLLECTIONS, MONTPELLIER La dernière exposition de l’ère Nicolas Bourriaud est sans doute la plus convaincante, d’abord parce qu’elle est remarquablement scénographiée (on vous laisse la surprise), ensuite parce que les choix de Vincent Honoré sont pertinents et judicieux, enfin parce qu’elle permet de découvrir des œuvres majeures de certains des artistes les plus en vue de ces dernières décennies. Et tout d’abord, elle prend la mesure du corps dans son rapport avec le monde, qu’il s’agisse de la société, de ses contraintes, ses jugements, ses valeurs, ses exclusions… Après le Japon, la Russie, le Brésil, l’Angleterre ou l’Afrique, c’est l’Italie qui est à l’honneur avec la collection turinoise de Patrizia Sandretto et Re Rebadengo. Les pièces retenues nous plongent d’emblée, au premier étage, dans une conception dérangeante du corps, celle, photographique, de l’américaine Zoé Léonard avec ses ceintures de chasteté, calibreur de beauté et autres perruques, sans parler de l’effrayant modèle anatomique assis… Mais encore avec Œuvre d’Andra Ursuta la femme sans tête en cire de la sculptrice belge Berlinde de Bruyckere, mise sous vitrine et comme emprisonnée. Au fil des trois étages, on croise d’autres œuvres majeures, à commencer par les deux assemblages hybrides de Sarah Lucas, l’un avec ses innombrables seins féminins aux matériaux improbables, l’autre en papier mâché, assortie d’une chaise. Evidemment l’autoportrait suspendu au portemanteau de Maurizio Cattelan, criant de vérité même si réduit dans la taille, l’un des coups de cœur de la collectionneuse laquelle, et qui l’en blâmerait, privilégie les artistes de son pays. Plus loin, une salle est vouée à l’incontournable Cindy Sherman, ses petits formats en noir et blanc où elle joue les héroïnes des films de sa jeunesse, et de plus grands formats en couleur où elle s’adonne à des provocations d’ordre sexuel. Toujours au premier, menacé par des armes de Cady Noland, derrière une porte d’enclos, un gros plan géant de visage, de l’Allemand Thomas Ruff, lequel semble un peu égaré, sous nos regards interrogateurs. Même s’il est moins connu que les grands noms sus-cités, Michele Rizzo marque les esprits avec une installation de corps au repos, dont un dédoublé et coupé en deux, baignant comme les autres dans une flaque de sueur suggérée. C’est rappeler les exigences que suppose la condition des danseurs ou des sportifs dans ce monde voué au spectacle. Au sous-sol, outre les grands tableaux de Barbara Kruger et ses compositions très médiatiques, on reste saisi d’effroi et de fascination devant les douze mannequins aux cheveux câblés, perforés et alignés dans une vitrine, associés à des images

d’horreur et de violence à peine soutenables, de l’Helvète Thomas Hirschhorn. Et puis c’est l’apothéose au sous-sol avec le gigantesque diptyque du duo Douglas Gordon/Philippe Parenno (la France sauve ainsi l’honneur !) consacré à Zidane. Une manière éblouissante de détourner les codes du reportage sportif en se concentrant sur les gestes, le quasi ballet corporel et les jeux de physionomie, du simple joueur devenu icône durant un match. Toutefois, si ces grands noms éblouissent, bien des œuvres d’artistes plus discrets font de cette exposition un indéniable prétexte à la découverte : la vidéo où Lina Bertucci se coupe les cheveux avant de se regarder dans une glace ; la sculpture animée, un duo de têtes parlantes, dite animatronique, de Nathaniel Mellors ; l’ironique performance, intitulée Egalité, filmée par la Russe Elena Kovylina en pleine Place Rouge ; les tentatives de métamorphoses corporelles de Roberto Cuoghi ; l’énigmatique main gantée prise en photo NetB par Trisha Donnely ; les corps d’employés rejetés et emballés après usage par le système économique, de Josh Kline ; l’impressionnant film d’Ed Atkins sur son propre corps devenu objet trafiqué de fiction… Et puis il y a les peintres Sanya Kantarovsky et sa quasi piéta, voire ce corps épuisé de mère à l’enfant dans une atmosphère étouffante. Lynette Viadom-Boakye et ses personnages sortis d’on ne sait où, sur un fond terriblement sombre, marque les esprits. Certains leur préfèreront la réaliste sculpture de migrante modelée par la roumaine Andra Ursuta, sur roulettes. Ou les portraits photographiques des « pervers » sexuels de Catherine Opie. Toutes les œuvres nous parlent, nous qui sommes des corps contraints aussi, et soumis à de multiples violences, telle celle qui se dégage de la lutte d’un bras contre l’autre filmée par un Douglas Gordon bipolaire. L’expo s’achève avec les jeux de marionnettes traditionnelles, enregistrées par l’Égyptien Wael Shawky, à propos des violentes croisades, vues du côté arabe. Une expo bien ancrée dans notre époque et qui donne envie de faire un tour du côté de Turin, même si l’on sait bien que ce n’est pas là que l’on pourra découvrir des artistes français. On se fait une raison. Et puis après tout… BTN Jusqu’au 13 février, au MO.CO. - 13, rue de la République à Montpellier. Tél. 04 99 58 28 00. moco.art

Psychédélices et Forever MIAM

Fous de papiers

AU MIAM À SÈTE

AU MUSÉE MÉDARD À LUNEL

Le MIAM, musée international des arts modestes, célèbre ses vingt ans autour de deux expositions événements Psychédélices et Forever MIAM. L’institution culturelle anticonformiste, fondée en 2000 par Hervé Di Rosa et Bernard Belluc, collectionneurs compulsifs, est née d’une passion commune pour l’accumulation. Dans l’anŒuvre d’André Cervera cien chai sétois revu et corrigé par l’architecte Patrick Bouchain, le MIAM signe un goût pour la transversalité, le désir de dépasser la notion étroite d’art officiel afin de mieux explorer les territoires de l’imaginaire, de la fantaisie, effacer la frontière entre les différentes formes d’expression créatrices, pour se centrer sur la main de l’homme, de l’ouvrier, de l’artisan, de l’artiste. Psychédélices illustre une série d’expériences visionnaires en France. Le MIAM défriche et présente les œuvres d’artistes français influencés par le mouvement psychédélique. Forever MIAM, raconte l’histoire du musée au travers d’une exposition partant de sa création en 2000 par Hervé Di Rosa, l’un des artisans du mouvement français de la figuration libre, renouveau de la peinture dans les années 1980, une peinture empruntant souvent à la BD, au rock et au graffiti et Bernard Belluc artiste et collectionneur français. Jusqu’au 9 janvier, au MIAM, Musée international des Arts Modestes - 23, quai Maréchal de Lattre de Tassigny à Sète (34). Tél. 04 99 04 76 44. miam.org –

Cet hiver, le musée Médard propose une plongée dans l’univers des collectionneurs et de leurs drôles de collections. Le musée Médard s’est constitué grâce au legs d’un bibliophile humaniste, Louis Médard (1768- 1841), et s’intéresse à la mise en valeur de la pratique et à la personnalité des collectionneurs. Partant de la matière première du livre, le papier, cette exposition met en parallèle le goût de l’accumulation de documents, de livres, d’images, de différents objets, tous en papier et réunis avec l’ambition de créer une collection de référence, un univers intime épanouissant ou un ensemble singulier de multiples curiosités. La collection bibliophilique de Louis Médard est mise en regard avec la pratique d’autres collectionneurs de son époque et d’aujourd’hui. Si ces collectionneurs apportent un regard contemporain à l’exposition du musée, ils ne sont pas si éloignés de Louis Médard. Comme lui, ils sont à la recherche de pièces rares, voire exceptionnelles, et accumulent et enrichissent leur collection. Si le support diffère, la démarche, la méthode et la passion sont les mêmes. Plus de 20 collectionneurs anciens et contemporains constituent cette exposition, avec des prêts exceptionnels comme celui fait par le Musée Fabre de Montpellier. Jusqu’au 26 mars, au musée Médard - 71, place des Martyrs de la Résistance à Lunel (34). Tél. 04 67 87 83 95. museemedard.fr

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A R T S P L A S T I Q U E S par BTN Jimmy Robert et Antoine Renard AU CRAC À SÈTE our qui l’ignore encore, le Crac de Sète, est divisé en deux parties ; l’immense rez-de-chaussée, à la volumétrie impressionnante, et l’étage bien plus discret. Les deux artistes invités cet automne ont joué de ces particularités fonctionnelles. Le Guadeloupéen Jimmy Robert en particulier, qui, travaillant sur le corps et sa mobilité plastique a agi en véritable danseur, se déplaçant dans l’espace et le long des murs. Si bien que, suivant son parcours, nous nous adonnons avec lui à une nouvelle chorégraphie. Les images sont autant de stations où éprouver la gravité corporelle, ce qui fait qu’elles semblent souvent se défier du sol et choisir le déséquilibre, la dégringolade vers le sol. Ainsi le corps iconique se retrouve-t-il sur des socles de bois usiné en pause, ou pose, dans une feuille froissée, sur du papier découpé, ou sur une feuille lovée en colonne. Le papier témoigne à la fois de la fragilité et de plasticité. Face à la rigidité des statues, le corps exhibe sa disponibilité, sa souplesse, sa capacité à éprouver des situations extrêmes. L’image est toujours mise en forme de façon inédite comme si le corps impliquait le déplacement des codes : pliée le plus souvent, de part et d’autre d’une hampe murale, à l’horizontale Œuvre d’Antoine Renard au sol, Assortie de bois entre mur et sol. Cette nécessité orchestique de mouvement est bien mise en valeur dans ce rideau de velours spectaculaire reproduisant des dizaines de portions du Nu descendant l’escalier, où Duchamp impliquait le concept moderne de mobilité, vite. La feuille se manipule et se sculpte au fond comme un corps. D’où cet intéressant rapprochement que fait Jimmy Robert entre les positions de son visage et le papier découpé, son support de prédilection. Performeur recourant à l’image, il ne pouvait éviter la vidéo. Dans une des sept salles dévolues à l’artiste, on voit une drag queen faire danser sa chevelure dans un immeuble moderniste, de ceux que l’on dit inhumains. N’est-ce pas revendiquer une nouvelle place pour le corps, celle que lui offre en l’occurrence le Crac ? Quitte parfois à nous montrer

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ce corps selon des perspectives inédites et nous mettre la tête à l’envers ainsi que le suggère le titre sportif : Appui, tendu, renversé. Antoine Renard occupe un lieu plus discret d’une série de vidéos en croix, plongeant dans la végétation guérisseuse, non sans se référer au procédé génétique de pixellisation. Il recourt au parfum c’est-à-dire au sens le plus primitif et le plus délaissé des activités artistiques. Ainsi en est-il de ses sortes de constructions de bois montées sur table métallique où des bois récupérés dans tous leurs états viennent subir les assauts de la cire pigmentée et des essences végétales. On pense à des maquettes de villes improbables ou à des autels révérant la pauvreté des matériaux - voués à l’origine au rebut et que l’on espère voir encensés. Dans la pénombre d’une ultime salle, il accroche, à intervalles réguliers, des sortes d’angelots en aluminium issus d’une expérimentation en impression 3D et qui relèvent autant de la réalité (un neveu) que de la référence ironique aux clones, pas toujours achevés. L’œuvre de Renard mêle ainsi la subtilité la plus immatérielle, la préhistoire naturelle de l’art, aux aspects les plus troublants mais qui peuvent être pris avec la distance requise, de la technologie la plus avancée. Le tout, en partant du vivant. La technologie de pointe n’est pas à bannir mais elle doit demeurer à l’échelle de nos corps, à l’instar des maquettes et des statuettes enfantines, de manière qu’elle nous aide à guérir plutôt que d’aggraver nos maladies diverses. D’où son titre Pharmakon. Revenir aux choses simples sans renier les bienfaits techniques qui nous simplifient l’existence. En définitive, deux démarches ouvertement engagées, l’une vouée à la cause artistique perçue du point de vue d’un homme dit de couleur, l’autre en plein dans les réflexions sur l’anthropocène et l’avenir de la planète. Jusqu’au 6 février, au Crac - 26, quai Aspirant Herber à Sète (34). Tél. 04 67 74 94 37. crac.laregion.fr

Souffler de mon souffle À LA FONDATION VINCENT VAN GOGH À ARLES dée paradoxale et surprenante que d’avoir associé le nom de Van Gogh, le peintre des empâtements vigoureux, à la délicate notion de souffle. Les trois commissaires, féminines, de cette exposition ont rassemblé 26 artistes pour bon nombre décédés, mais pour l’essentiel contemporains, et dont le rapport au souffle, comme à son large champ sémantique, paraît riche de nuances. À commencer par la version qu’en livra, dans les années 1960, l’italien Piero Manzoni et son Fiato d’artista, qui lui donna ainsi une déclinaison concrète, de même que son ensemble Corpo d’Aria (Corps d’air) où il s’agit de gonfler un ballon. Toutefois, le ton est donné dès l’entrée et le thème pertinemment illustré à travers les diverses salles occupées par la sud-américaine Vivian Suter. Celle-ci nous plonge dans un paysage de toiles libres, suspendues le plus souvent et soumises aux aléas du souffle du vent. Le Sonneur de cornemuse, du brestois Jean-Marie Appriou semble inviter les visiteurs à le suivre à la chasse au Papillon, le plus grand du monde, un paon de nuit : l’un des Van Gogh les plus légers, malgré le contexte tragique où il fut peint, sur fond de fleurs et de baies. Il est entouré de deux dessins de Penone en rapport avec le souffle et la légèreté, encore un italien dont on retrouvera plus haut une installation de verre teinté en forme d’ongle, sur tapis de laurier sauce, qu’un souffle léger suffirait à disperser. On peut suivre le parcours dans sa chronologie et relever par exemple, la vidéo Inspiration/expiration de Vito Acconci, le fameux baiser à couper le souffle de Marina Abramovic et son compagnon Ulay, la voile bleue flottant dans l’espace au gré d’un ventilateur, conçue par Hans Haacke, l’art informel et spontané du précurseur Wols et ses Tête, Grenade, ou Turquoise. Tous

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Œuvre de Tracey Emin

de glorieux artistes du passé mais couplés aux toiles allusives, sulfureuses même, de Tracey Emin, d’une génération plus jeune. En fait, on retrouvera au long du parcours ce genre d’association : Manzoni, Rebecca Horn et sa petite sirène en plumes, ou les toiles tachistes et liquides de Vivian Springford (19132003), couplés aux tableaux légers de Markus Döbeli (œuvres de 2015-2020). Penone se trouve logé aux pieds des dessins intimistes, et corporels, sur papier découpé, de la jeune Chloé Vanderstraeten ; les slogans 68 d’Asger Jorn, pris dans le souffle révolutionnaire, ou les Mickey de Joyce Pensato (1941-2019) faisant face aux formes in-photographiables de Jutta Koether (dont deux œuvres de 2021). Pas loin de là, Hartung (décédé en 89) nous rappelle à son beau souvenir avec ses tout derniers tableaux à l’air comprimé et un plus classique Nuages. Toutes les générations sont sollicitées, y compris ce maître de l’art japonais, que Van Gogh aimait tant, Hokusai. La –

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peinture est omniprésente, et c’est vrai qu’elle se prête davantage au rapprochement avec le peintre des Tournesols, auquel un tableau en relief de Frank Bowling fait référence. Outre Acconci et Abramovic, l’activité filmique est présente avec l’hypnotique Anticoncept de Gil J Wolman (ex Internationale situationniste) et ses cadences respiratoires projetées sur ballon-sonde. Francis Hallé aura toute sa longue vie pratiqué le dessin documentaire à vocation scientifique, parfois même le dessin d’humour ; Carlottta Bailly Borg recourt à la gravure sur porte vitrée ou le dessin mural ; Kristin Oppenheim à l’intervention vocale ; enfin la Roumaine très en vue, Andra Ursuta, au photogramme sur velours, quasi-pictural, dans un esprit torturé. Bref, on a de quoi se sustenter, mais aussi méditer sur la relation, directe ou indirecte, à la thématique du souffle : l’exposition permet de revoir certaines œuvres majeures de Manzoni, Wols ou Abramovic, Rebecca Horn ou Hartung, de découvrir des artistes fondamentaux sans doute moins connus en France à l’instar de Vivian Springford, Joyce Pensato ou Vivian Suter, de se voir confirmer la notoriété montante d’une Andra Ursuta, ou déjà plus affirmée de Tracey Emin, d’apprécier l’intégration des plus jeunes (Appriou, Vanderstraeten, Bailly Borg), de savourer les petites curiosités prélevées dans l’œuvre de Jorn, Penone ou Hokusai voire Hallé, et bien sûr, d’apprécier le fameux Papillon de nuit géant, moins connu que les œuvres arlésiennes entre autres de Vincent Van Gogh. En définitive, cette expo semble atteindre son but et valoir largement le détour. Jusqu’au 1er mai, à la Fondation Van Gogh 35 ter, rue du Docteur-Fanton à Arles (13). Tél. 04 90 93 08 08. fondation-vincentvangogh-arles.org


Léo Fourdrinier AU CACN À NÎMES e CACN a rouvert et c’est une bonne nouvelle ! C’est un ancien étudiant des Beaux-Arts qui essuie les plâtres, Léo Fourdrinier, et ce dernier n’a pas fait dans la demi-mesure puisqu’il nous offre 27 oeuvres, empreintes de poésie cosmique : La lune dans un œil et le soleil dans l’autre. Cette étrange association dit assez bien le projet d’associer des éléments supposés en contradiction qu’ils émanent du monde industriel, de la nature dans sa grandeur astrale ou de notre culture méditerranéenne. Associer deux antagonistes réclame une troisième entité : de l’énergie, une lumière intérieure et la faculté d’associer, ou d’expérimenter et telle est l’apanage de l’artiste, tandis que le poète combine des mots en images. Paul Eluard et Fernando Pessoa sont d’ailleurs sollicités, le long d’un mur, sur des bornes de marbre récupéré. En outre, l’artiste sait l’art de recueillir des éléments de la réalité laissés pour compte : on pense à ces lettres de néon, à ces casques de VTT compressés, à ces six stèles de marbre gravées au laser… Et à des éléments plus hétéroclites en apparence : un œuf, des sangles, un câble d’iPhone, un scarabée, un jeu d’échecs en verre, des fleurs synthétiques… toujours associés à une extension de l’humain (bras, masque, deux têtes accolées, visage en plâtre de l’artiste…). La symbolique cosmique est pertinemment placée en début comme en fin d’exposition grâce à des impressions sur aluminium figurant des ciels noirs et étoilés (conçus en collaboration avec un astrophysicien). Ainsi, l’expérience individuelle s’inscrit-elle dans un environnement universel qui en révèle quelque peu la vanité. En clin d’œil à la ville qui l’accueille, Léo Fourdrinier ne s’est pas privé de multiples références à la

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culture antique et au musée de la Romanité. Les civilisations savent à présent qu’elles sont mortelles, même si leur souvenir perdure, sous forme de vestiges plus ou moins soumis à l’injure du temps, telle cette statue en pierre reconstituée figurant un lion, surmonté d’éléments de casque. Cet objet, omniprésent, connote certes la protection, en particulier de ce qui vient du ciel puisqu’il enserre le crâne et ses fragilités humaines trop humaines mais métonymise la pensée. Quand il n’est pas là, la statue perd sa tête, pulvérisée dans du plexiglas. Aussi le retrouve-t-on associé à une pierre et un néon, ou à de la mousse, à des photos dans la série des FAST-PASS, où ils jouent le rôle d’écrins muraux en forme de cocon. Léo Fourdrinier adore l’oxymore : la mousse dans le casque de métal ; cette superbe association, au sol d’os de dromadaire, posés en cravate sur chemise, en attendant la fête suprême - évoquée dans un iPhone, incrusté dans le sol, au centre d’une salle. L’artiste ne conçoit pas l’association sans cohérence :

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on y retrouve le naturel et l’humain, souvent reliés par la lumière et son énergie (dès l’entrée, dans un châssis de néons, l’intérieur d’un masque et un scarabée, plus loin un casque, enrichi d’une led, contenant une pierre). La lumière et les néons sont ainsi omniprésents. Les socles, des œuvres, sont soignés, toujours différents, qu’ils soient en bois, en métal ou fabriqué en forme de saillie murale pour l’occasion. Leur forme est inédite, pointue en longueur comme en profondeur. L’alliance la plus extrême combine l’archéologie qui nous renvoie quelque peu à la terre, et l’astrophysique qui évoque le ciel avec la technique comme intermédiaire. Si l’artiste semble en appeler à une Rave astrale que l’on suppose en harmonie, il n’est pourtant pas dupe des travers de nos semblables ainsi que le prouve la vidéo finale où un Alien humanoïde, tout droit sorti des théories complotistes, explique comment se fondre parmi les humains en récupérant leurs codes. Il y aurait beaucoup de choses à dire encore sur l’usage sur les diverses images imprimées et renvoyant aux objets de la Rome antique, ou à l’univers chrétien qui lui succède, toujours associées à un volume. Sur les influences de l’artiste aussi : l’arte povera italien. C’est que Fourdrinier mêle allègrement le présent et le passé, car ce dernier, demeure présent dans nos références et sources d’inspiration. Nous nous l’approprions de manière singulière Et qui sait d’ailleurs si, en regardant un ciel étoilé, il s’agit du passé, du présent, ou même du futur. Tout se mêle au regard de l’éternité. Jusqu’au 19 février, au CACN centre d’art 4, place Roger Bastide à Nîmes (30). Tél. 09 83 08 37 44. cacncentredart.com


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Suspension / Stilness + De vertical, devenir horizontal, étale + Post performance video, prospective 1 : Los Angeles À CARRÉ D’ART À NÎMES arré d’Art nous gâte, après plusieurs mois de stand-by forcé, avec trois propositions de nature différente. La première en effet convoque cinq artistes femmes insuffisamment connues en France et qui se sont essentiellement illustrées dans la sculpture ou dans la peinture des années 60 (quatre artistes nées avant la guerre). La seconde, un duo français mêlant la danse et le cinéma des villes emblématiques du mouvement, ou de l’activité industrieuse, telles que New York ou St-Nazaire. La troisième, qui durera jusqu’au printemps, se focalisant sur Los Angeles, ses artistes vidéastes et pour lesquels des accessoires filmiques peuvent ensuite se métamorphoser en volumes ou dessins. Cette dernière est sous-tendue par l’idée, de Marie de Rougerolle, selon laquelle les performances ont eu une incidence sur les arts visuels. Ainsi les quatre salles dévolues à cette Prospective n°1 font-elles se confronter une vidéo (l’homme au masque, de Nathaniel Millors, les marionnettes reaganiennes et ségrégationnistes, de Rodney Mac William ; les pantins animés, d’Anna Wittenberg, le long film de Millors sur un voyage fécal chez les Néandertal, les anges avec ou sans ailes, de Coleman Collins) avec soit des dessins (revisitant Disney, de Wittenberg ; des caricatures de partisans de l’ancien président, de Mac Williams) de la sérigraphie (les couleurs volées à un tableau en relief, de Collins) et surtout de la sculpture (masque mortuaire et bustes de Millors ; pantins sur chaise de Wittenberg). Le visiteur semble non seulement soumis à des interrogations (sur la ségrégation et la guerre de Sécession, sur la petite différence engendrant de grosses exclusions, sur les apparences et l’identité réelle, sur nos origines, notre rapport au monde animal…) mais inclus dans l’espace dévolu aux œuvres et donc à son insu placé dans une situation performative. L’expérience s’annonce exaltante. Jusqu’au 17 avril. Pour la deuxième exposition, De vertical, devenir

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horizontal, étale, Emmanuelle Huyhn et Jocelyn Cottencin nous font voyager en vidéo par le biais du corps de la chorégraphe. En fait, pris de loin, le paysage urbain se retrouve à l’échelle du corps de sorte que l’un peut rivaliser ou donner l’impression qu’il se confond avec lui. A New York, il s’agit ainsi de surligner les lignes, les rythmes et de faire surgir le mouvement. En se rapprochant, on peut suivre des personnages et les accompagner dans leur évolution. A St-Nazaire, c’est le contexte industriel qui fournit le décor. Ces films articulent donc plusieurs mouvements : celui de la danseuse ou des corps rencontrés, celui de l’image et celui du récit, soit réaliste soit fictionnel. Jusqu’au 13 mars.

Enfin, avec Suspension / Stillness, les cinq artistes au féminin réhabilitées nous amènent à une relecture de l’Histoire de l’art considérée comme patriarcale. La Franco-Libanaise Etel Adnan (née en 1926, et qui vient de nous quitter en cette mi-novembre) est sans doute la plus connue, pour ses qualités littéraires comme pour ses petits formats, semblant inspirés de paysages traités de manière synthétique, en grandes plages de couleurs aux limites de l’abstraction. Le cas de l’Allemande Charlotte Posenenske, et de sa brève carrière assumée, forme un cas à part : outre sa cessation d’activité, sa conception participative de la création, sa vision d’une économie de marché qui exclut le fétichisme et le profit, sont d’une brûlante actualité. Influencée par le minimalisme américain, elle le personnalise et lui donne une orientation révolutionnaire. Lili Dujourie est une artiste belge de premier plan. Elle a touché un peu à tout, peinture, sculpture, vidéo, photo, toujours avec inventivité et avec humour, comme son pays d’origine l’y autorise. Certaines de ses installations, notamment quand elle recourt au velours, paraissent, avec le recul, en avance sur notre temps. Elle pratique l’assemblage avec finesse et ses nus sont exceptionnels et audacieux. Suzan Frecon est une authentique peintre qui se limite à des agencements de couleurs enfermées dans des formes géométriques, en grand format à l’huile ou en petit, à l’aquarelle. Trisha Donnelly est la plus jeune. Et son art plus difficile à définir. Elle a pratiqué l’événement performatif et la vidéo. Cette dernière est projetée sur des supports inédits et l’image demeure empreinte de mystère, de libre association, ne cherchant ni le cliché ni le stéréotype. Cinq expériences surprenantes et qui amènent à combler quelques imperfections de l’Histoire. De quoi bien passer l’hiver en tout cas. Jusqu’au 13 mars. Carré d’art - place de la Maison Carrée à Nîmes (30). Tél. 04 66 76 35 70. carreartmusee.com

La profonde alliance AU PARVIS DE TARBES À IBOS apport à la nature, décolonisation, créolisation culturelle, question des identités et des redéfinitions sexuelles, préoccupations ornementales : les réflexions des artistes contemporains réagissent aux grandes problématiques de ce début de millénaire. Les lieux voués à l’art s’en font l’écho, et le Parvis de Tarbes ne déroge pas à la tendance générale, en l’occurrence articulée à nos liens oubliés avec la nature, dans une orientation animiste ou chamanique. Une dizaine d’artistes a ainsi été conviée parmi lesquels Aathieu K. Abonnenc, dont on connaît les relations intimes avec la terre guyanaise. Ce dernier exprime ses engagements autant par le truchement d’objets et installations que de films et photos. On y croise un portrait de l’artiste en papillon de nuit, des os de civilisateur transformé en instrument par quelque cannibale, des cultures de moustiques en bouteille, une carapace de tortue, des membres humains moulés dans le plâtre Romain Bernini et des vues colorées de forêt profonde et luxuriante, recouvrant tombes et anciennes habitations. Laurie Dall’Ava s’intéresse aux moyens de guérison fournis par la nature. Elle se veut documentaliste et archiviste mais n’hésite pas à s’approprier des documents, notamment photographiques. Elle est fascinée par le chamanisme ou par la magie des sourciers. Sa démarche est évidemment critique d’une humanité qui ne respecte plus ses sols, pourtant sa terre mère. Le volcan, en tant qu’il apporte la mort comme la vie, et nous force à une cohabitation harmonieuse, semble un modèle naturel pour elle. Benoit Huot recourt à des installations hautes en couleurs d’animaux naturalisés, rehaussés de bandelettes, de broderies, de bijoux et aussi de squelettes. Il récupère beaucoup mais l’imaginaire prend le relais de sorte que ses assemblages accèdent à un autre monde, lequel peut rejoindre les traditions exotiques encore dans nos mémoires. Il se veut ainsi citoyen du monde tout autant que de son monde intérieur. Romain Bernini est résolument peintre. Il parvient à créer un climat mystérieux

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où s’exercent des rituels réinventés, des initiatives chamaniques personnalisées. Son espace de prédilection semble la forêt vierge et il figure souvent des Vénus primitives dans un contexte flottant, preuve que sa pratique est tournée également vers l’imaginaire. Il suffit d’avoir vu quelques œuvres du duo mixte Art Orienté Objet pour réaliser à quel point leur démarche est écologique, proche des animaux et se défiant des sciences et techniques qui envahissent notre environnement. Les trophées muraux, le bestiaire convulsé ou transpercé, les injections de sang chevalin témoignent d’une conception peu formaliste et détachée de l’art. Mehdi Georges Lalou interroge tous les tabous afin de produire des sculptures hybrides, souvent en verre mais aussi d’origine végétale, qui deviennent des bustes aux coiffes démesurées, d’étranges bananiers ou des pierres noires. Josefa Ntjam, d’origine camerounaise, mêle habilement des références multiples par le biais des arts numériques, ce qui l’amène à élaborer des installations spectaculaires tout en se référant à un monde futuriste, lequel n’exclut ni l’eau ni les virtualités astrales. Enfin l’œuvre fourmillante de Virginie Cavalier frappe par son inventivité : les animaux, taxidermisés, y portent des fardeaux de pierre, le prédateur subit l’imposture de supporter la peau de sa proie, les rondelles de saucisson papillonnent dans un cabinet d’entomologiste, les oiseaux se retrouvent non sans humour au cabaret de tuyaux métalliques, un chevreuil se repose sur une chaise longue après avoir tanné des peaux… Et tout ceci alimenté par une réflexion sur l’animisme, le chamanisme voire le cannibalisme. Comme on le voit, les artistes n’ont pas été choisis par hasard. On sait qu’il y avait des Fleurs dans le jardin des plantes à Tarbes, on saura maintenant que s’y amorce une profonde alliance, sur laquelle nous n’avons pas fini de méditer. Jusqu’au 15 janvier, au Centre d’art contemporain du Parvis - Le Méridien, route de Pau à Ibos (65). Tél. 05 62 90 60 82. parvis.net

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Exposition

"DétournEmEnt" de Jean-Jacques François à voir jusqu'au 31 janvier

A découvrir également, les œuvres de : André Cervera, Robert Combas, Christophe Cosentino, Marc Duran, Hervé Di Rosa, Jean-Jacques François, Karl Gietl, Pierre Gimenez, Guët, Philippe Loubat, Stefan Vivier

GALERIE MAÏLYN BRUNIQUEL 1, Quai Adolphe Merle 34200 Sète Tél. 04 67 46 09 83. Email : info@galeriemailynbruniquel.fr galeriemailynbruniquel.fr du mardi au samedi de 10h à 13h et de 15h à 19h.

Œuvre de Mathieu Renault

L'A.R.P.A.C. présente

La Collection Henri Michel Morat Grands Formats Une quatrième série d'artistes Gheorghe ANGHEL - Sho ASAKAWA - Astrig BOISSIER - Elise CABANES - Danielle DESNOUES Maxime DEVEAUX - Cathy DOUTRELlGNE - Michel FOURCADE - Yvon GUILLOU - Jean HUSSER - Guy IBANEZ Mohamed KACIMI - Jean Jacques LE BERRE - Henri Michel MORAT - Patricia NOBLET - Mathieu RENAULT Chantal THEIL - Serge UBERTI Exposition de I'hiver - Novembre 2021 - Mars 2022 Visite festive le dimanche 16 janv. et le dimanche 20 fév. 2022 tous les jours de 15h à 19h - fermé le lundi


Arts plastiques par BTN

Abdelkader Benchamma, etc. À LA COLLECTION LAMBERT À AVIGNON l y a indéniablement un phénomène Benchamma, à en juger par ses défenseurs les plus ardents dans notre région (Christian Laune, Numa Hambursin, le Mrac), dans les régions limitrophes (le Frac PACA) et bien audelà (la galerie Templon à Paris, la villa Médicis à Rome). Son style et sa manière de procéder, en transformant tout espace mural en son territoire d’expérimentation, sont caractéristiques de sa conception d’un art qui ne sacrifie ni au stupéfiant-image, ni aux séductions de la couleur, encore moins à la facilité de la virtuosité graphique. On est d’emblée frappé par l’énergie qui la sous-tend et qui se déploie en vastes zones d’intervention qui, la plupart du temps, submergent ou dominent le visiteur. Tout l’art de Benchamma est dans la suggestion et il le fait avec une économie de moyens remarquable puisque sa palette se limite essentiellement au noir de l’encre ou de l’acrylique sur du blanc mural, avec quelques rares incursions de bruns ou de mauves. Dans l’Hôtel Montfaucon, Collection Lambert, il alterne les œuvres anciennes, les plus récentes et les inédites. Ainsi, le voit-on passer de dessins monolithiques à des expansions plus larges qui débordent les contours des tableaux pour se répandre le long des murs. La première salle, au rez-de-chaussée, en particulier mais aussi le long couloir en pente permet de mieux saisir l’origine et l’évolution de son « inspiration ». On y voit les formes se profiler, des éléments figuratifs se fondre petit à petit dans la composition, un style se préciser. À partir de la deuxième salle, c’est l’explosion énergétique qui déborde des cadres pour se répandre sur les murs, les travaux d’atelier se combinent aux parois d’accueil. Une photo d’attaque aérienne supposée, parce qu’elle contient des phénomènes lumineux rayonnants, sert de prétexte à une remarquable composition toute en expansion, comme dans l’univers cosmogonique, lequel n’exclut pas le plus modeste et les origines, grâce à de petites gravures de Doré rehaussées. On est dans la création pure. Au fil des salles on sent s’amorcer une sorte de fiction initiatique faisant appel à de multiples références, scientifiques, culturelles ou occultes, et qui nous instruisent sur les arcanes d’une créativité singulière. Elle est constituée de flux d’énergie, de mouvements puissants mais ondulés, d’emprunts au réel mis en plan et abstraits sur le support choisi (mur, tableau, papier). Elle prend la forme de diptyques, de triptyques, de losange, de tableaux dans une fresque à moins que ce ne soit l’inverse. On traverse l’astrophysique, la philosophie, l’alchimie. L’actualité n’est guère oubliée, notamment certaines théories dites complotistes ou événements relevant d’un inconscient collectif qui fascine l’artiste, et ouvre

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sur l’imaginaire humain. Suivre ce parcours et se laisser emporter dans ces flux de matières et de formes. La dernière salle constitue l’apothéose, qui se termine avec l’apport de la couleur. Abdelkader Benchamma est ainsi entré dans la cour des grands. Mais la Collection Lambert a bien d’autres cordes à son arc, ce qui lui permet une diversité de choix exigeants sans renier un certain éclectisme. En témoigne à l’étage un séduisant hommage aux Comics par le biais des plus grands artistes ayant établi un lien entre un art réputé noble et les expressions supposées populaires (de Basquiat à Zittel en passant par Combas, Crumb, Kelley, Litchenstein, Pettitbon, des dizaines d’autres parmi lesquels la jeune génération et l’incroyable Benchamma, dont on réalise ce qu’il doit à une certaine BD, plutôt sombre). Et surtout, au sous-sol, le coup de pouce à la jeune artiste avignonnaise, Stéphanie Brossard, hantée par les conditions de vie dans son île originelle de la Réunion ; le manque d’eau qui en découle, les précautions à prendre, le paysage désolé qui s’y fait jour. Elle a ainsi concocté des réserves d’eau d’océan dans des flacons de verre ou encore des bijoux évoquant l’esclavage. Une installation étonnante, passé l’incandescente vidéo à l’entrée, en trois paliers : l’une qui met en évidence le marbre lié à la mort et aux éruptions avec cette table et cet ocre reliés à un sismographe universel (car nous sommes tous concernés); la seconde se réfère à des souvenirs de promenades enfantines et recourt à des relevés de pierres, dans l’esprit de Richard Long, mises sur bois à roulettes (rappel du travail d’extraction de la roche ?); la troisième renvoyant à l’importance de l’eau avec divers objets posés sur parpaings et renvoyant à l’univers familial, du père ou de la mère. La baignoire, reliée au monde entier enregistre les catastrophes sismiques. Un travail admirable et convaincant et qui a des résonances universelles. Ceux qui pourront visiter l’autre aile, hôtel de Gaumont, avant le début janvier, pourront pénétrer l’univers minimaliste et raffiné du collectionneur Yvon Lambert grâce à deux expositions thématiques, toujours orchestrées par l’inventif et prospectif Stéphane Ibars. Et se familiariser davantage encore avec les empreintes de pinceau n°50, de Niele Toroni (BMPT) ou avec la cabine toute en formes et couleurs, de Nathalie Du Pasquier. L’un des lieux à ne pas manquer cet hiver assurément. Jusqu’au 20 février, à la Collection Lambert - 5, rue Violette à Avignon (84). Tél. 04 90 16 56 21. collectionlambert.com

Anatoly Poutiline AU CENTRE D’ART CONTEMPORAIN DE PERPIGNAN e CAC, ex Walter Benjamin, de Perpignan et la galerie Castang présentent le peintre d’origine russe Anatoly Poutiline, non ce n’est pas une coquille, pour une Paranoïa cosmique qui vient quelque peu concurrencer le génie catalan de Dali, sauf que la sienne était critique. La production de cet artiste a la particularité de tourner autour de la forme ovoïde, ou si l’on préfère de l’ellipse, dont le symbolisme est polysémique puisqu’elle renvoie tantôt à la connaissance voire à la sagesse, tantôt au cosmos, tantôt même à la féminité. Soit le peintre la fait surgir à la manière d’une nébuleuse d’un fond cosmique, soit ses contours sont davantage dessinés et elle s’invite à une balade à l’intérieur du tableau, celui que l’on voit ou celui qui est représenté, soit enfin elle se confond avec des objets méticuleusement représentés et posés sur un support à la manière des anciennes natures mortes. Il s’agit de compas ou de spatules, d’équerres ou de règles, symbolisant sans doute la matière, le réel concret, la maniabilité, opposées à la transcendance qu’incarne si l’on peut dire pour l’artiste l’ellipse. On la sait conceptualisée jadis par Kepler et l’on sait son importance dans les trajectoires supposées des planètes, du moins à l’œil nu – ce qui nous intéresse puisqu’il en est de même du tableau. Elle est l’une des formes de la perfection, à l’instar du carré auquel recourt le plus souvent l’artiste, ou du

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cercle dont elle semble l’anamorphose. La forme ovoïde est également associée à la renaissance et quelque part à l’éternité. Ce que cherche à exprimer Poutiline, c’est donc la part éternelle qui vit en nous mais que nous oublions pour des activités temporaires et contingentes. Les fonds sont souvent sombres afin de mieux faire ressortir l’éparpillement lumineux. Des figures géométriques émergent çà et là, qui jouent en contraste avec le caractère impalpable de la lumière. Pour mieux donner une image de l’infini, Poutiline, recourt au procédé de la mise en abyme, en opposant la profondeur au plan. C’est dire qu’il n’est pas dupe du caractère réducteur du tableau par rapport à l’infinitude du monde. C’est ainsi qu’il nous ramène à notre condition et à la possibilité qu’aurait la peinture de nous fournir un équivalent métonymique de l’illimité. En ce sens, il se veut suggestif et humble. Le tableau réduit les aspirations de l’homme à s’imaginer l’infini à sa juste mesure. Ou si l’on préfère à sa condition humaine. Jusqu’au 23 janvier, au Centre d’art contemporain - place del pont d’En-vestit à Perpignan (66). Tél. 04 68 66 13 18. mairie-perpignan.fr

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La boutique des curiosités À LA GALERIE SUR LES QUAIS À SÈTE ’année 2022 va démarrer, Sur des Quais singuliers ouverts sur le monde, avec une sympathique initiative puisque, dédaignant les fameux cadeaux d’artistes de Noël, elle ambitionne de créer la curiosité, en mettant en vente des curiosités voire même des raretés justement, de diverses périodes et styles, avec une prédilection marquée pour les proximités de Fluxus, eux-mêmes héritiers du dadaïsme et de Marcel Duchamp. Quatre commissaires et non moins amis se sont ainsi dévoués, qui mettront eux-mêmes la main à l’œuvre : Max Horde, infatigable performeur, digne héritier du marchand de sel précisément (sauf que le sel se fait grain de sable à la feuille d’or), Pierre Tilman qui rend la poésie des slogans concrète, l’expérimentateur d’art Georges Cazenove et l’artiste Philippe Racamier que l’on avait pu découvrir jadis au Vallon de Villaret, et qui s’est appliqué à mettre en exergue cette boutique des curiosités en la mécanisant : Et pourtant elle tourne. Les visiteurs sont invités certes à flâner, ou à s’interroger sur l’économie du système de l’art contemporain, notamment quand les œuvres sont présentées comme invendables. Plus sérieusement, trois types d’œuvres ont été retenus pour leur rareté ou parce qu’elles sont inconnues/méconnues du grand nombre : les chères, qui permettent au marché de fonctionner et aux lieux d’art de vivre en autonomie par rapport aux pouvoirs en place (une lithographie de Soulages, une peinture de l’abstrait Jean Messagier, une porte de prison retravaillée par Ben) ; les moyennes, notamment des multiples et des ouvrages de référence, accessibles aux bourses des passionnés de l’art, toujours choisies dans les réserves des artistes ; les prix bas, avec des affiches ou cartes postales que l’on acquiert par sympathie, pour soutenir l’initiative privée, pour payer les frais de vernissage ou tout simplement pour garder un souvenir de l’événement. Bien des noms ont donné leur accord, qui ont réalisé une curiosité pour la circonstance, ou bien qui ont puisé dans leur fonds personnel

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quelque atypique, qu’ils fassent ou non partie de l’Histoire de l’art : Joel Hubaut mais aussi Orlan, Serge III ou Oldenburg, Gilbert Descossy, J-P Leboulch… Ou qu’ils émanent de la région et de ses individualités les plus dévoués à la cause artistique indépendante (le couple Krotoff/Fabvre, responsable de 4, Barbier, à Nîmes ; Christelle Teissèdre qui nous gratifie de portraits anatomiques assez originaux à l’ocre jaune oxyde rouge et à la terre brûlée ; Jean-Claude Gagnieux, le roi des instruments inédits), ou qu’ils fassent partie de la colonie sétoise dont on sait qu’elle contient le plus grand nombre d’artistes au mètre carré de France (A tel point que l’on se demande s’il n’y a pas plus d’artistes que d’habitants) : Je pense à cet authentique poète et infatigable animateur qu’est Gilles Bengisser, à Lili Fantozzi qui mérite bien la reconnaissance officielle dont on l’honore actuellement au MO.CO. (et qui s’y connaît en matière d’œufs pour marcher), à Claudie Dadu pour qui le dessin tient à un cheveu dont elle tire des portraits, à Agnès Rosse toujours surprenante d’humour, ou aux jeunes résidents de l’atelier St Raphael, exposés cet été galerie Zoom : Peter Lokos, ses dessins viscéraux et ses hybridations sculpturales, hantées par le problème du corps opprimé, Kroust et ses éblouissantes suspensions en 3D… Des dizaines d’autres… La galerie de Pascale Peyre deviendra pour quelques semaines, le lieu où il se passe des choses, d’autant que des performances et des débats ne manqueront pas d’avoir lieu. Histoire de fêter la nouvelle année sous le signe du mélange des genres, des styles et j’ai envie de dire, des notoriétés. Cela valait bien un coup de pouce même s’il est loin d’imiter celui du grand César. D’autant que la galerie entend bien poursuivre sur sa lancée avec des expositions historiques présentant des mouvements artistiques majeurs. En janvier, à la Galerie Sur les Quais - 10, quai Rhin et Danube à Sète (34). Tél. 07 68 01 61 54.

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Arts plastiques

Et pour quelques expos de plus… La sélection de BTN ■ Pour bien terminer l’année, revenons brièvement sur SOL ! ou la biennale du territoire qui se termine à La Panacée à Montpellier le 9 janvier. Cette manifestation permet d’amorcer un état des lieux des diverses individualités qui caractérisent notre région, de Nîmes à Béziers et de Sète à Montpellier. Les plus jeunes des visiteurs auront l’occasion de découvrir leurs glorieux ainés (Dezeuze et ses armes de poing ; Viallat et ses sculptures de bois, tissu, corde ou sangle), étonnamment en avance sur leur temps ; les ultras de l’art contemporain Margaux Fontaine de s‘interroger sur les initiatives quelque peu singulières : celle de Gérard Lattier et de ses figuratives gouaches narratives, sur la mythologie sétoise et sur verre d’Aldo Biascamano ; les puristes sur un authentique poète de l’espace et des mots en la présence de Pierre Tilman. Pour les générations intermédiaires, on est ravi de retrouver les portraits cravatés et iconoclastes de Fabien Boitard (le seul artiste pouvant s’honorer d’avoir fait la couverture de L’Art-vues sans autre raison que ses qualités foncières, enfin reconnues), Elisa Fantozzi bien sûr et ses doubles en Lili, moulés dans la résine, dont celui qui s’épanouit vertigineusement sur le toit du bâtiment ; Anne Pons et ses feutres récupérés de laine ; Mohamed Lekleti et sa formidable installation, mi-picturale, mi-objectale face aux toiles macabres de Carmelo Zagari. Enfin, les nouveaux venus parmi lesquels quelques-uns ne sont plus pour nous des inconnus : Charlotte Caragliu et son doigt d’honneur à la mort, Audrey Martin et ses poudres de roche basaltique, Clément Philippe, performeur, vidéaste, graveur… et son installation radioactive… On peut découvrir la mythologie intérieure de Lise Chevalier, et ses jardins secrets, dont elle présente les gants veineux comme en empathie avec la végétation qu’elle manipule et une série de fragiles dessins végétaux sur papier japon délicatement froissé. Les peintures aérosol, agressives et citadines, de la turbulente Anne-Lise Coste (qui a eu les honneurs du Crac !). Une toile libre à la soupe de clous de Margaux Fontaine, à grand renfort de sorcières et figures féminines. Les nostalgismes de Marie Havel, une surdouée du dessin, qui a confectionné un tapis de jeu et quelques scènes de la vie dangereuse quand les adultes se prennent pour des enfants. Les oniriques toiles d’Agathe David, si intrigantes. On ne saurait citer tout le monde d’autant que ce style d’expo ne s’aborde pas seulement par la richesse de ses individualités mais par la manière dont elles sont distribuées dans l’espace si particulier de la Panacée. Les trois commissaires sont ainsi parvenus à le subdiviser de telle sorte que des axes de cohérence se dessinent (n’oublions pas l’intervention sonore de Ganaëlle Maury dans les toilettes, un véritable « pas de côté », pour reprendre le sous-titre). Enfin je m’en voudrais de ne pas citer les rois mages new look peints de manière urbaine par Gaetan Vaguelsy d’après Botticelli, les productions en céramique de Natsuko Uchino ou le quadriptyque paysage (?) au rotring de Julien Cassignol. Et encore : les douilles en tas de Guillaume Poulain, l’installation murale d’Aurélie Piau, spatiale d’Emilie Losch, finement métallique de Joëlle Gay, le blouson dans le placard de Pablo Garcia. Et le film d’Elsa Bres sur les –

Sanglières. Il faut d’autant plus voir cette biennale qu’elle sera reconduite dans deux ans de telle sorte que l’état des lieux se pérennise et finisse par se faire géographie artistique du paysage. ■ Evidemment, la période de Noël incite aux cadeaux et pour les happy few, l’art est tout à fait à portée de bourse. N°5 (rue Ste-Anne à Montpellier) a donc imaginé, jusqu’à la fin décembre, des Conversations entre les plus fidèles de ses artistes, qu’ils pratiquent le dessin, la photo, le collage ou la peinture. Ainsi les Cadeaux d’artistes chez Aldébaran tableaux débridés de l’ancien jazzman Ralf Altrieth voisineront la série des paons d’Anne Saligan, l’écriture illisible sur cire de Pascale Hugonet avec les collages raffinés et rehaussés d’une légende, de Dominique Nicolas (et sa manière de faire migrer les images pour leur faire dire autre chose). Le graphisme hyperréaliste de Stéphane Dupuis traquant les obsédés d l’iPhone rivalisera de virtuosité avec l’imagination dérangeante et fascinée par l’horreur d’Yves Helbert ou avec la hantise des méandres arborescents que l’on peut observer dans les paysages d’Alexandre Gilibert. Chrystèle Gonçalves peint des bouquets de rouges cerises, lesquelles se fondent dans l’abstrait tandis que Françoise Véron semble intéressée par les scènes de la vie quotidienne alors que la nature et sa verdure attirent Laure Boin ou Delphine Sauret cette dernière en photographie. Le collage a ses inconditionnels (Itchi, Vincent Puren) parce qu’il permet d’étranges rapprochements ou une résurrection partielle du passé révolu. Mme S, quant à elle, flirte avec un discret érotisme. ■ Aldébaran continue ses expériences nomades en réitérant, pour la douzième fois, et jusqu’au Nouvel an, ses Cadeaux d’artistes. La boutique d’Agnès b à Montpellier assurera l’infrastructure d’accueil où dénicher le cadeau original parmi les dessins originaux, les objets rares et à tirage limité, les bijoux, luminaires ou jeux de cartes qu’une bonne vingtaine de créateurs proposent au public pour l’occasion. Les prix sont raisonnables et il est encore temps d’acquérir par exemple une œuvre d’Agathe David (Sol, Le Réservoir…) avant que sa cote n’explose (ce qui serait bien mérité). Certains noms commencent à être connus comme celui Cyril Hatt (qu’Aldébaran a exposé cet été à St-Gilles du Gard), Amélie Joos, Elsa Pagliarino… Pour les autres, on peut se laisser tenter par l’originalité du projet, faire un pari sur l’avenir ou tout simplement jouer sur la synchronicité entre l’occasion et le luron. Des éditeurs viennent enrichir le panel proposé dont le nom même prête à rêver : Venus d’ailleurs, que l’on ne présente plus mais que nous avons pu amplement découvrir l’été dernier en Arles, Mat Editions, Sun Sun Eds… Et qui se cache derrière L’Indéprimeuse ou Mr et Mr ? On ne vend donc pas que des objets ni que des œuvres d’art, des sérigraphies, des photos, mais aussi du rêve…

Dominique Nicolas

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■ Samira Cambie à Montpellier elle aussi rassemble ses troupes dans sa petite galerie de la rue Saint Firmin, en plein centre-ville pour sa Collective de fin d’année. Tout en restant fidèle à l’ancienne génération, celle des Buraglio et de ses


fenêtres-paysages, ou à Yves Reynier, ses collages de tissus ou de cartes, et même à la peinture liquide, indécise et séduisante d’Anne Slacik, elle a su s’approprier des artistes de premier plan tels que le dérangeant mais fécond Stéphane Pencréac’h, la sulfureuse et combative peintre d’origine iranienne, Nayanin Pouyandeh ou des incontournables de notre région : le paysagiste Thomas Verny. Elle a surtout introduit petit à petit des peintres intimistes, poétiques et attachants : Guillaume Toumanian, Romain Ventura, plus récemment l’hyperréaliste Julien Descossy Adrien Beltrand ou les deux figuratifs allemands Florence Obrecht et Axel Pahlavi. Les collages précieux de Quim Domene et plus spontanés du tout jeune Jérémy Gabin, les torsions des personnages de Patricio Palacio, les tâches d’oiseaux pris dans le mortier de Julien Descossy, les pieds et casques de Claude Buraglio et les effets de lumière sur toile de la géométrique et intimiste Clara Bryon complètent la sélection. ■ Dans le même ordre d’idée de cadeaux, on peut signaler La tribu des coworkers à Montpellier - 42, rue d’Aiguillerie jusqu’au 4 janvier avec la participation d’un artiste du street art, Krystöf et du sculpteur Yez. Le premier peint des villes imaginaires dépourvues d’humanité, au sens propre du terme, des sortes de fantômes citadins perçues depuis une lointaine rive. Le tout en noir et blanc comme pour ôter encore un peu plus de réalité à ces masses compactes qui se profilent dans la plus parfaite indétermination. Yez développe une technique sculpturale particulière à partir de tors de métal soudés et polis. Il dessine des corps dans l’espace, réduits à des lignes majeures, se contentant de modeler les mains. Ainsi saisit-il des attitudes emblématiques, qu’il s’agisse de celle de la séduction, qu’il décline en trois parties, ou de situations symboliques, telle celle de la femme enceinte. Le vide chez lui fait en quelque sorte le plein. Il est dans la suggestion et non dans le réalisme.

■ La nouvelle galerie AD, à présent logée dans la Zone d’activité FréjorguesEst à Mauguio dans des locaux à la mesure de ses ambitions, présente la Spirale du temps de notre Hervé Di Rosa national, jusqu’au15 janvier. Di Rosa, c’est la profusion de couleurs et d’images dans un espace qui ne conçoit pas le vide. En ce sens il colle à une époque qui se sustente d’une pléthore d’informations et d’icônes. Ses personnages sont souvent réduits à une bouche et un œil, qu’il imagine en situation, selon le contexte où il intervient. Son art se veut résolument populaire, à l’instar de ses rapports initiaux à la BD, et communicatif. Il est avant tout généreux. Il s’enrichit d’ailleurs de ses nombreux voyages qui lui permettent de renouveler ses thèmes et d’approfondir ses relations avec l’art que l’on dit brut voire primitif, ce qui ne l’empêche pas de soigner la composition, toujours brillante. Ses toiles sont particulièrement dynamiques et flirtent avec le fantastique. On y sent la fascination pour des êtres qui préfigurent le monde de demain, hybride, lequel pourrait réserver quelques surprises. Un monde en quelque sorte Re-né, pour évoquer le prénom de son héros le plus célèbre, tout sourire quand il ne montre pas les dents. Sa spirale du temps semble construite sur le modèle du jeu de l’oie, sauf qu’elle se termine par un rétrécissement de l’espace, qui équivaut à celui du temps, lequel nous est compté. Car il n’y a pas que la rigolade, la fantaisie, la fête populaire chez Di Rosa. Il y a aussi la réflexion. Tout tableau est une fête mais à chaque fête au Mexique, on associe la mort.

Georges Boulard

■ Iconoscope (1, rue général Maureilhan) prolonge jusqu’au 6 janvier sa très étonnante exposition, d’un ancien des Beaux-Arts, Georges Boulard, essentiellement porté sur le dessin. En gros, il procède de trois manières : sur les plus grands formats, il récupère des cartes de géographie qui deviennent la surface où concentrer ses projets graphiques, à la fois visionnaires, fantastiques tout en demeurant identifiables. Les océans et étendues maritimes forment les réserves de blanc, les côtes et territoires terrestres s’avérant recouverts de ses dessins foisonnants qui sollicitent Piranèse ou l’antiquité classique, et bien sûr le graphisme moderne voire contemporain. Une série, plus modeste, de songes drolatiques, plus proches de Jérôme Bosch semble tout droit sortis de Rabelais et sollicite des personnages improbables et des couleurs adéquates. Enfin des plus petits formats encore déclinent et altèrent, à l’acrylique, la forme des pensées florales mais qui sont aussi des pensées tout court. Avec Georges Boulard, le monde semble à portée de main puisque son imaginaire passe par l’intimisme manuel. Tout artiste devient un démiurge face au monde mis en carte mais qui sait demeurer à sa place, dans les limites techniques de son activité. On attend pour février Didier Trenet. ■ De même, Boîte noire à Montpellier (1, rue Carbonnerie), offre jusqu’au 1er janvier à trois jeunes artistes la possibilité de se faire connaître en cohabitant de manière cohérente. Gaétan Vaguelsy (cf. Sol/Panacée) choisit d’axer son inspiration sur des personnages urbains de la vie quotidienne, dans une attitude plausible et en recourant à des objets ou vêtements qui les inscrivent dans le présent. Il élimine le contexte et laisse ainsi la toile brute apparente. Mais alors que les sujets semblent inoffensifs, d’autant que l’artiste peint souvent ses proches, l’illusion est

Hervé Di Rosa –

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Gaétan Vaguelsy


© Jean-Luc Cougy

Arts plastiques

La Galerie Chantiers BoiteNoire

dénoncée par quelque reflet dans un casque, la violence couve dans ce motard qui pèle une pomme et la mort guette dans ces inscriptions sur la bague du mangeur de glace ou sur des doigts. On sent une opposition entre le temporel et l’éternel, le temporaire et le pérenne, plus tragique qu’il n’y paraît de prime abord. Sam Krack met plutôt en exergue, en laissant lui aussi le support prendre sa part active de l’espace à peindre, des objets et recoins de la vie quotidienne avec une sobriété qui confine à l’hyperréalisme. L’humain intervient peu et est à peine suggéré. Il peut s’agir de robinets, de cuvettes, de lavabos, canapés, tels qu’un loueur d’appartements pourrait le photographier pour mettre en valeur le confort de son appartement. Il ouvre une fenêtre sur la modestie du réel. La prise de vue est donc soignée. Les formats sont mesurés c’est-à-dire adaptés au caractère bénin de la réalité présentée mais qui peut avoir la beauté des choses intimes et le charme discret de la simple vie. Enfin Samuel Spone détonne quelque peu par rapport à ses deux comparses puisque son vocabulaire est plus abstrait, on pourrait même dire lyrique, lorgnant sans doute davantage vers le caractère cosmogonique de la matière, et même de l’antimatière productive, que vers la réalité quotidienne. Il intitule son tableau le plus imposant, un quasi carré, Opéra, ce qui témoigne d’une volonté d’art total et de référence au spectacle. Le prouvent les éléments décoratifs reconduits à l’intérieur périphérique du cadre et l’ouverture partielle d’une perspective mise en scène. Autrement, il procède par soustraction de matière, ce qui donne aux gestes blancs et en creux qui affleurent en surface une grande puissance sensible. Ses toiles traversées d’éclairs sur fond sombre sont couvertes all over. Il semble se faire explorateur de la matière et prendre du recul avec la réalité mais ses préoccupations sont du même ordre : opposer l’instantané au pérenne et donc s’inscrire en creux contre la vanité tout en affirmant la relativité du visible auquel nous sommes tant attachés. ■ A Frontignan (34), salle Izzo (2, rue député Salette), du 22 janvier au 5 mars, Isabelle Piron témoignera de son talent de fée du textile et de ses travaux de broderie au fil du temps. Le trousseau à fleur de peau se polarise essentielle-

Isabelle Piron –

ment sur le thème du sein, qui n’est pas seulement un attribut féminin mais une véritable incarnation de cette activité féminine qu’est ou que fut la couture. La confection d’un trousseau s’inscrit par ailleurs dans une tradition et donc dans la mémoire humaine. Et puis, le sein résume à lui tout seul ce que l’on peut modeler à partir des tissus, quels qu’ils soient. Car Isabelle Piron les récupère au fil, si l’on peut dire de ses pérégrinations et des rencontres fortuites, en ouvrant sa gamme, qui est un peu sa palette à la diversité des textures qui se présente à elle : soie, cotons, lin, satin, fibres, et même soutien-gorge à même de figurer deux yeux. Sans parler de la perle à la pointe du sein. Même si elle a une préférence marquée pour le noir et blanc (comme sur nos ardoises et tableaux d’école), le fil lui permet d’ajouter autant de couleurs qu’elle souhaite, notamment pour rendre plus charnel le tétin des seins aux multiples formes qu’elle modèle. Il en est même un intitulé Le sein en poire du Maine et Loire, sans doute par allusion à notre gloire piscénoise Boby Lapointe, qui voyait dans la région angevine un pôle de la chirurgie esthétique. Techniquement, Isabelle Piron réhabilite l’activité manuelle ancestrale, laquelle permet de prendre son temps. Mais elle recourt aussi à la machine qui lui assure force et vitesse. Un autre aspect non négligeable de sa production est le rapport à l’écriture, puisque texte et textile ont la même étymologie. L’aiguille devient alors une sorte de crayon mais aussi pourquoi pas, un équivalent du pinceau, réduit à sa plus simple expression. Enfin, on notera qu’Isabelle Piron s’intéresse à d’autres organes, et qu’elle a surtout choisi une forme universelle. Ne restait qu’à l’habiller de couleurs et de matière… Entre ce que cherche à faire l’artiste et ce que peut en dire le visiteur, il se crée un espace. L’interprétation parfois ne tient qu’à un fil…

Myriam Omar Awadi

■ Faisons un détour par la Maison Salvan de Labège (31). La particularité du dessin c’est que c’est l’art le plus intimiste qui soit, il est sans doute le plus modeste et certainement le plus primitif. Bien des jeunes artistes l’ont adopté depuis au moins deux décennies, ce qui fait qu’il a, en quelque sorte, le vent en poupe. Il crée la forme au lieu de s’y subordonner. La maison Salvan, (1, rue de l’Ancien Château), ne s’y est pas trompée, laquelle a déjà, par le passé, fait montre d’un certain discernement (Nicolas Daubanes, David Coste, Agathe David, Flora Moscovici…) qu’on ne saurait lui dénier. En collaboration avec le Réseau Documents d’artistes, elle aura, en l’occurrence, jusqu’à Noël, sollicité quatorze créateurs et créatrices dont certains ne sont plus tout à fait des inconnus : Valérie Du Chêné (ses wall drawings et son art de la géométrie colorée) et Pascal Navarro (lequel a eu droit à une expo monographique en cette même maison Salvan, avec ses stocks et au flux spécifiques du marché de l’art et son intérêt pour les déclinaisons de l’effacement), notamment. Le dessin c’est sans doute la contrainte de la feuille mais c’est aussi la liberté. D’où la grande variété de styles : Fabienne Ballandras oscille entre le paysage de haute montagne et les événements sociaux qui parsèment nos informations hebdomadaires ; Camille Lavaud flirte allègrement avec la BD haute en couleur ; Céline Marin pratique un surréalisme joyeux tout en plongeant ses personnages dans un cadre métaphysique ; la Réunionnaise Myriam Omar Awadi brode et transfigure ainsi de simples cendres de cigarettes ; Sylvie Sauvageon refait le réel qui passe sous ses yeux, y compris s’il prend l’apparence d’un désuet et enfantin chalet suisse ; Karine Rougier nous enchante avec ses personnages oniriques, fantastiques, quelque peu naïfs et pourtant si référencés par les mythes et les cultures primitives ; Laurie-Anne Lestaque dépoussière les anciennes cartes scolaires, de géographie entre autres, Thomas Tudoux traite de l’hyperactivité dans le travail et de la destruction du graal ; Gregory Cuquel juxtapose sur le même plan divers objets recyclés de la réalité recueillie… Il y a enfin un duo en pleine expérience de dialogue : Bonnaud et Leplae Le dessin, c’est surtout le passage d’une intimité à un partage et c’est le sens de ce néologisme, Dessins extimes, qui caractérise le titre de cette expo. Une intimité à offrir aux autres, intimes ou inconnus.

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EXPOS Bastard Countryside et Oil and moss

Mers et Rivières

AU CENTRE PHOTOGRAPHIQUE DOCUMENTAIRE À SÈTE

AU PAVILLON POPULAIRE À MONTPELLIER

Le Centre Photographique Documentaire de Sète présente les expositions de Robin Friend, Bastard Countryside et d’Igor Tereshkovet, Oil and moss, dénonçant l’impact de l’homme sur la planète. Le premier, londonien, enquête sur les relations entre les êtres humains et la nature tandis que le deuxième, ukrainien, ancien étudiant de photographie documentaire et photomène une journalisme, recherche sur les thèmes de l’environnement, l’écologie et l’anthropocène. Bastard Countryside. Cette série de paysages britanniques représente la destruction de la planète par notre mode de vie. Abordant des thèmes globaux, autour d’une réflexion essentielle, chaque photographie invite le spectateur à questionner ses actions. Oil and moss. Les photograPhoto d’Igor Tereshkov phies sont prises dans le KhMAO, district de Russie où est produit environ 50% du pétrole. Elles constituent une réflexion autour de notre manière irresponsable de traiter les énergies fossiles. Lors du développement de la pellicule, un liquide contant du pétrole provenant des mers noires a été utilisé. Du 13 janvier au 6 mars, au Centre photographique documentaire, à Sète (34). Tél. 04 67 18 27 54. imagesingulieres.com

Kaunas upon the Rivers Nemunas

L’exposition s’inscrit dans un cycle d’événements consacrés aux rapports entretenus entre photographie, environnement, écologie et implication artistique. Trois projets réalisés par Andreas Müller-Pohle sont à découvrir : The Danube River Project (2005), du Danube et ses rives, Hong Kong Waters (2009-2010), donnant à voir l’organisation architecturale des côtes d’Hong Kong, la nature tropicale et les impacts de l’industrie et la technologie, puis, Kaunas Upon the Rivers (2017) peignant une nature européenne encore épargnée. Andreas Müller-Pohle est une figure centrale de l’avant-garde photographique européenne. Il est exposé au Pavillon Populaire pour une première présentation en France, proposant une vision lyrique aussi bien que critique de la problématique majeur qu’est l’eau et sa fonction écologique vitale. Autour de trois séries et 86 oeuvres en couleurs et grand format, le photographe capture mers et rivières « de l’intérieur », un mode de prise de vues original, au ras de l’eau ou de façon complètement immergée. Cet angle offre une vision d’une grande beauté des milieux aquatiques tout en dénonçant une détérioration écologique causée par l’industrialisation et la consommation. Jusqu’au 16 janvier, au Pavillon Populaire à Montpellier (34). Tél. 04 67 66 13 46. montpellier.fr

Résist(e) III

À LA GALERIE LE CHÂTEAU D’EAU

À LA GALERIE NEGPOS FOTOLOFT À NÎMES

La Galerie le Château d’Eau présente cet automne la première exposition majeure en France du photographe Nicholas Nixon, figure emblématique de la photographie documentaire américaine de ces dernières décennies. Déjà exposées trois fois au MoMA de New York (en 1976, 1988 et 2014), les oeuvres de Nicholas Nixon ont également été présentées dans des institutions européennes à Hanovre, Berlin, Bruxelles, Madrid et Barcelone. Pour la première fois, une exposition de grande ampleur lui est consacrée en France. Considéré comme une référence de la photographie documentaire Nicholas Nixon travaille en noir et blanc et traite de sujets multiples : la ville, sa famille, elles malades du Sida, les nus, les coupes, les enfants, etc. En tout une quarantaine de photographies sera présentée au rez-de-chaussée, et au sous-sol, des extraits de différentes séries, y compris des inédits. Du 3 novembre au 16 janvier, à la Galerie Le Château d’Eau - 1, place Laganne à Toulouse. Tél. 05 34 24 52 35. galeriechateaudeau.org –

© Nicholas Nixon - Courtesy galeries Jeffrey Fraenkel, San Francisco et Eric Dupont, Paris.

Nicholas Nixon

Œuvre de John Kalapo

Née d’une collaboration entre la photographe malienne Fatoumata Diabaté et Patrice Loubon, fondateur de Negpos Centre d’art photographique de Nîmes, l’exposition Resist(e) III – Mali donne à voir toute la créativité de la jeune génération des photographes originaires du Mali. Connue en France à travers deux figures majeures des années 1950-60, Seydou Keita et Malick Sidibé, la photographie malienne a aujourd’hui une relève. Et, c’est elle qui est au coeur de l’exposition proposée par Negpos. Cette nouvelle génération de photographes s’inspire de la photographie de studio pour mieux en sortie et découvrir de nouveaux genres. À travers leurs objectifs, ces artistes donnent leur point de vue sur le monde contemporain. Les thématiques abordées sont très larges : de la question de l’identité, aux traditions en passant par la vie quotidienne ou la religion. Dans cette exposition, une large place est donnée aux femmes photographes, elles sont 9 à être exposées, façon de montrer leur place croissante dans le paysage de la photographie malienne. Jusqu’au 31 janvier, à la galerie NegPos Fotoloft - 1, cour Nemausus à Nîmes (30). Tél. 09 75 20 95 89. negpos.fr

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Nouveau lieu d'art

Terre !

La Galerie Maïlyn Bruniquel

À LA GALERIE DE LA PERLE NOIRE À AGDE

À SÈTE

La nouvelle exposition organisée par Les Ateliers et la Galerie de la Perle Noire valorise les créations et sculptures céramiques de Roger et Jacotte Capron. Les créateurs des Ateliers de la Perle Noire et leurs invités s’intéressent à la terre et ce qu’elle leur inspire dévoilant une diversité de pratiques et d’expressions. Roger et Jacotte Capron possèdent dès les années 1950 une réputation internationale produisant du mobilier, des objets d’art ou bijoux en céramique. Ils auront été parmi « les artisans les plus prolifiques et les plus importants du design européen d’après-guerre » d’après le New York Times. Contribuant à inventer l’esthétique des années 50, leurs créations vont faire l’objet de multiples récompenses : médaille d’or de la 10e Triennale de Milan de 1954, Bruxelles en 1959, puis, Grand Prix international de la Céramique en 1970. Ils se placent dans le sillage d’une tradition céramique ancienne, jubilatoire et colorée. C’est Jacotte Capron, la coloriste des oeuvres de son mari, elle les décore, accompagnée par son petit fils Louis Capron. Jusqu’au 29 avril, à la Galerie de la Perle Noire à Agde (34). Tél. 04 67 26 94 12. capdagde.com

Andrée Vilar, Fabien Boitard et Hervé Ic AU RÉSERVOIR À SÈTE ET À LA SERRE À MONTPELLIER

Nouveau lieu d'art à Sète ! Une très belle galerie vient d'ouvrir sur le quai Aldolphe Merle à l'initiative de la dynamique Maïlyn Bruniquel que nous avons rencontrée et qui, en quelques questions-réponses, plante le décor de son espace et ses ambitions. Rencontre ! Votre galerie vient d'être inaugurée, comment ce projet est-il né et à partir de quels critères ? Il y avait de fortes chances qu'un jour, l'art devienne mon cheval de bataille malgré des études qui n'avaient rien à voir (Droit et Master 2 Sup de Co). Mes parents passionnés d'art, les rencontres précoces avec les artistes, j'ai grandi, baignée dans une atmosphère artistique qui m'a toujours émerveillée. On dit que tout remonte à l'enfance ; pour ma part, j'en suis convaincue ! La création de cette galerie a mûri en moi pendant 30 ans... Silencieuse puis murmurante et enfin évidente, avec ce lieu haussmannien, au bord du canal, rénové à mon image et pour les artistes que j'aime. Un lieu dédié à l'art où les univers des artistes que je représente s'accordent et s'entrechoquent. Je réalise mon rêve, ma passion. Sète est une ville dynamique au niveau artistique, comment comptez-vous vous démarquer dans cette offre artistique intense ? L’avenir me le dira… Aujourd’hui je n’ai pas la prétention de dire que j’irai décrocher la lune mais plutôt la modestie d’aller chercher les étoiles. L’art est multiple et l’œil de chacun est différent. L’approche est déterminée par sa propre sensibilité, sa propre vision, ses propres objectifs. L’offre vient de partout, il faut savoir la capter et surtout la valoriser. Je crois beaucoup au travail.

Œuvre d’Hervé Ic

Déjà trois ans que Le Réservoir a ouvert ses portes à Sète. La première galerie d’Art & Patrimoine, fondée par Gilbert Ganivenq, célèbre cet anniversaire tout au long du mois de décembre autour d’une belle programmation artistique. Depuis 2019, Art & Patrimoine a bien évolué et deux autres galeries sont venues s’ajouter à celle de Sète : l’une à l’Arbre Blanc à Montpellier et l’autre à Paris. Dès janvier, de nouvelles expositions seront à découvrir dans ces trois lieux. Premier rendez-vous au Réservoir, quai de Bosc à Sète. Les visiteurs pourront y découvrir, fin janvier, l’artiste Andrée Vilar. Si elle débute sa carrière à Paris, c’est à Sète que cette peintre, graveur, et céramiste passera une partie de sa vie. Couleurs et atmosphère de la Méditerranée inspireront son travail. De son côté, La Serre, galerie installée à l’Arbre Blanc à Montpellier, invite deux artistes à exposer leurs oeuvres : Fabien Boitard et Hervé Ic. Le premier perturbe les codes de la peinture en y insérant des tâches, des découpages tandis que le second aime saturer ses toiles. Enfin, la galerie parisienne d’Art & Patrimoine, au coeur du 3ème arrondissement, présentera les créations de l’atelier DPJ de Sète, de fin janvier à fin février. artetpatrimoine.art –

Quels types d'artistes trouverons-nous dans votre espace et quels sont les événements à venir ? Native de Sete, j’ai voulu mettre à l’honneur nos artistes sétois et régionaux qui méritent d’être soutenus. Sète en regorge… Je suis attirée par la figuration libre mais ouverte aux artistes de toutes inspirations artistiques qui me proposeront le meilleur d'eux même et me feront vibrer. Je suis très attachée à l’humain et à sa nature, ce qui me guide dans mes décisions. Je prépare des événements mais vous ne m’en voudrez pas si je les garde confidentiels pour le moment. C'est encore un peu tôt. Actuellement vous exposez les oeuvres du sétois Jean-Jacques François, pouvez-vous nous présenter l'exposition ? Jean-Jacques François est un spécialiste du détournement, d'où le titre de son exposition. Il mêle avec humour et dérision, la mythologie et le sacré. La femme domine toujours dans ses créations. Il n'est jamais là où on l'attend ; guidé à la fois par le hasard et la nécessité. Jean-Jacques a beaucoup travaillé pour cette exposition, il a une créativité débordante. C'est un artiste formidable et un homme au grand coeur ! Je vous invite à venir découvrir ses œuvres présentées à la galerie jusqu'à la fin Janvier. Horaires du mardi au samedi de 10h à 13h et de 15h à 19h. Galerie Maïlyn Bruniquel - 1, Quai Adolphe Merle à Sète (34). Tél. 04 67 46 09 83. galeriemailynbruniquel.fr

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Expos

Gare au Brassens !

Adec

À L’ESPACE DOMINIQUE BAGOUET À MONTPELLIER

À LA GALERIE D’ART PRÉVERT À MAUGUIO

La Ville de Montpellier et Montpellier Méditerranée Métropole organisent une saison spéciale d’hommages à Georges Brassens à l’occasion des cent ans de sa naissance. Cette nouvelle exposition s’inscrit dans cette démarche, offrant différents regards sur l’artiste, à travers : les dessins d’Alfred, Charles Berberian, Florence Cestac, David Prudhomme, Joann Sfar, Albin de la Simone, Stephan Zimmerli, les images du photographe Robert Doisneau mais aussi les souvenirs de René Fallet. Ces rencontres sont l’occasion de prouver une fois de plus que les chansons de Brassens sont plus que jamais d’actualité, promouvant la paix, la liberté et la tolérance. Jusqu’au 30 janvier, à l’espace Dominique Bagouet à Montpellier (34). Tel. 04 67 63 42 78. montpellier.fr

Originaire de Paris, formé à Bruxelles, Adec est désormais installé dans le Piémont cévenol, près d’Anduze. L’exposition présentée à Mauguio rassemble plusieurs œuvres sur le thème « Nature habitée » que l’artiste décline depuis 2019. Il y questionne l’identité et invite au débat, aux échanges en confrontant un animal ou végétal habité par une multitude de petits personnages. Avec une inversion des échelles de représentation, le projet questionne sur la place, le rôle, la valeur de chacun. Depuis 2020 Adec a décliné ce thème sur mur, de façon participative ou non, des fresques moyennes ou monumentales que l’on peut découvrir notamment dans les rues de Nîmes, de la Paillade, au CHU St-Eloi de Montpellier, et à la Cave de Nissan-lezEnserunes. Inspiré par l’être humain, il en a fait un thème récurrent dans son travail. Cette année Adec s’est aussi plongé dans l’univers de la musique, et présente à Mauguio ses dernières créations inédites. Jusqu’au 28 janvier, à la galerie d’art Prévert - 9, place Jules Ferry à Mauguio (34). Tél. 04 67 29 65 35. ad-ec.net

A.-M. Garau-Lavigne À L’HÔTEL PULLMAN À MONTPELLIER

Hervé Di Rosa expose à Frontignan et Mauguio Le peintre sétois Hervé Di Rosa, cofondateur du mouvement de la Figuration libre, est à l’honneur de deux expositions en décembre. À Frontignan, les oeuvres sur l’Occitanie imaginée par l’artiste sont présentées au musée de la ville. De son côté, AD Galerie, à Mauguio, présente les oeuvres récentes du peintre autour du thème La spirale du temps.

AU MUSÉE DE FRONTIGNAN Pour la fin de l’année, le musée de Frontignan accueille l’hommage pictural d’Hervé Di Rosa à l’Occitanie. Un ensemble de 22 oeuvres où le fondateur du MIAM (Musée des arts modestes à Sète) a représenté les territoires régionaux et leurs attributs. Un portrait coloré, populaire et tendre de l’Occitanie accompagné d’un texte du chanteur occitan Claude Sicre, membre du groupe toulousain Fabulous Trobadors. Jusqu’au 31 décembre, au musée de Frontignan - 4B, rue Député Lucien Salette à Frontignan (34). frontignan.fr

L’Octombule AU VILLAGE DES ARTS ET MÉTIERS À OCTON

À AD GALERIE À MAUGUIO Pour la première exposition solo dans son nouvel espace, AD Galerie invite Hervé Di Rosa pour l’exposition La spirale du temps. En tout, plus de 50 oeuvres du peintre sétois seront présentées. Un accrochage qui entraine les visiteurs dans un monde parallèle, où une mutation incontrôlée a donné naissance à tout un peuple, celui des René, dont la principale activité semble avoir été de « créer sa propre nation et sa propre histoire au hasard des accidents de la géographie ». Jusqu’au 15 janvier, à AD Galerie - 335, rue Etienne Lenoir à Mauguio (34). Tél. 04 67 83 61 93. adgalerie.com Née à Perpignan, Anne-Marie GarauLavigne se passionne très tôt pour la peinture et le dessin. Un premier voyage en Angleterre la fera s’initer à l’aquarelle et à la céramique, puis, en Chine, elle est fascinée par la technique chinoise. Aujourd’hui, les oeuvres d’Anne-Marie Garau-Lavigne sont un jeu de matières et de couleurs plus ou moins estompées, déposées dans un jeu de transparence. La peintre cherche l’équilibre sur la toile dans une lumière particulière avec des couleurs à la fois douces et fortes par un jeu intime de tâches colorées et de contrastes. L’effet obtenu est une peinture vivante, spontanée, souvent en mouvement allant vers l’essentiel. Du 20 déc. au 1er fév. à l’hôtel Pullman - 1, rue des Pertuisanes à Montpellier. Tél. 04 67 99 72 72.

Philippe Jacq À LA CHAPELLE DU QUARTIER HAUT À SÈTE Cet hiver, la Chapelle du Quartier Haut accueille les oeuvres de Philippe Jacq. Explorant les matières, l’artiste même sur ses toiles des tissus qu’il cherche, trouve et assemble le temps d’un long processus de création. Philippe Jacq explique : « Mes tableaux s’élaborent dans la matière, dans la peau, dans la surface tangible et sensible. Je tends sur châssis des compositions où se retrouvent, mis bout à bout, des broderies, des pans de toiles peintes, grattées, parfois marouflées. Ces assemblages sont le fruit d’une lente maturation. » Jusqu’au 9 janvier, à la Chapelle du Quartier-Haut - angle rue Borne et grande rue Haute à Sète (34). Tél. 04 99 02 87 62. sete.fr –

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L’Octombule, le Journal de Minuit et des poussières a été fondé à Octon en 2008. Une feuille poétique, à tendance Dada dont les contributeurs vivaient dans la vallée du Salagou. Treize ans plus tard, le numéro 22 de L’Octombule va paraitre et cette exposition permet de découvrir son évolution. Car désormais, le journal est métamorphosé et ses contributeurs viennent de divers territoires, français et étrangers. Outre les numéros exposés (le graphisme tenant une part belle dans cette affaire), seront proposés lors de moments particuliers des lectures, chuchotis, sons, projections de courts-métrages, danses et rencontres. Jusqu’au 9 janvier, au Village des arts et Métiers à Octon (34). vam-octon.org


Monstre fais-moi peur !

Won Jy

À LA GALERIE DES HOSPICES À CANET-EN-ROUSSILLON

AU CHÂTEAU D’ASSAS AU VIGAN S’il a déjà présenté ses œuvres lors d’expositions collectives au Japon, à Perpignan, ou encore à Mende, c’est dans le Gard que l’artiste Won Jy vit et travaille. Le Château d’Assas propose la première exposition personnelle d’importance cet artiste dont la création procède en trois étapes. Sur un film vidéo Suivant une rivière sèche, l’artiste est à la recherche d’une pierre sur les berges du Gardon. Une installation de plusieurs pierres trouvées et de structures en béton coulé s’organise au centre de l’espace comme une chambre à coucher. Ce dispositif bâti, quoique éphémère, est suivi d’un autre parcours sur le renversement d’appliques murales électriques, moulées, rassemblées puis déposées au sol, à l’envers, dans des matériaux différents recevant un contenu. Le mascaron de la fontaine du parc du château d’Assas est également associé à ce retournement contenant-contenu caractéristique de son expression. A travers cette cinétique de formes et de matières, le jeune artiste coréen décline la perception du monde selon que l’on est flâneur, passant ou habitant. Jusqu’au 25 février, au Château d’Assas - 11, rue des Barris au Vigan (30). Tél. 04 99 64 26 62. gard.fr

Won Jy au Vigan Œuvre de Caroline Cavalier

Pour les fêtes de fin d’année, la Galerie des hospices s’intéresse aux monstres qui peuplent les contes de Noël européens. Depuis presque deux millénaires, à travers ces contes les auteurs ont inventé la manière de faire peur aux enfants pour qu’ils se comportent bien. Parmi ces monstres et personnages machiavéliques, on retrouve Gryla l’une des nombreuses trollesses qui peuplent les hautes montagnes d’Islande. Le Père Fouettard accompagnait Saint-Nicolas lors de sa tournée, corrigeant les enfants désobéissants de son martinet. Enfin, Krampus, personnage folklorique germanique, se manifestait chaque année durant la période de Noël et fouettait les plus désobéissants avec de longues chaines rouillées puis il les capturait dans son grand sac et les emportait jusqu’à son repaire souterrain. Jusqu’au 16 janvier, à la Galerie des hospices - av. Sainte-Marie à Canet-en-Roussillon (66). Tél. 04 68 86 72 60. canetenroussillon.fr

Jean Numa-Caux

Leslie Berthet Laval À LA GALERIE FLORENCE À BÉZIERS Artiste aux multiples talents, Leslie Berthet Laval peint sa première toile à l’âge de 3 ans. La Lyonnaise dédie aujourd’hui sa vie à son art après avoir été restauratrice pour les Monuments historiques. L’artiste exprime sur ses toiles son goût pour les courbes et les perspectives. Son œuvre, notamment inspirée par le courant expressionniste, est empreinte de fraîcheur, de jeunesse et de féminité. Elle crée du mouvement sans agitation et propose une colorimétrie puissante sans tomber dans l’excès. La peintre n’hésite pas à dévoiler ses techniques lors de performances artistiques en public. Elle crée le spectacle grâce à un procédé original : vider directement sur la toile des seringues remplies de peinture à l’huile adroitement mêlé à l’utilisation de bombes aérosols. Absorbée par son art, elle joue, laisse libre cours à son instinct. Jusqu’à fin janvier, à la Galerie Florence - 11, rue Guibal à Béziers (34). Tél. 07 86 42 34 59. lagalerieflorence.fr

À LA CHAPELLE DE LA FUNERARIA À PERPIGNAN

Œuvre de Walter Barrientos

Walter Barrientos À ODYSSUD À BLAGNAC Arrivé en France en 1989, l’artiste péruvien Walter Barrientos use de toutes les matières pour créer des images porteuses de sens et d’histoire. Estampe, gravure, couture, collage, peinture sont autant de techniques qu’il met au service de son art et ses idées. Symboliques et viscérales, ses créations incarnent un regard humaniste, à la fois critique et positif sur la société. Marouflée, écrasée, gravée, trouée, collée, cousue, peinte, la matière se fait strate archéologique où chaque forme incarne une tradition, une image et explose en couleurs sous les yeux des visiteurs séduits. Jusqu’au 12 février, à Odyssud - 4, avenue du Parc à Blagnac (31). Tél. 05 61 71 75 15. odyssud.com

Chez pablo Académie À MONTPELLIER Chez Pablo Académie propose une découverte du dessin et de la peinture pour certains, pour les autres pratiquants déjà une technique picturale, les moyens de faire progresser leurs réalisations. Les cours et les ateliers suivis Chez Pablo permettent rapidement la possibilité de s’exprimer à travers une technique. Des ateliers adules et enfants sont proposés en fonction des niveaux. Cette année, un atelier mensuel propose un laboratoire d’expériences intérieures et créatives accompagnées de techniques d’introspection (sophrologie, méditation). Chez Pablo Académie 6, rue Eugène Lisbonne à Montpellier (34). Tél. 06 41 37 38 32. –

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L’artiste Jean Numa-Caux, catalan d’origine et installé à Perpignan depuis 25 ans, présente dans sa ville d’adoption l’exposition Champ profond. Il a également noué une relation privilégiée avec le Maroc, où il a vécu quelques années. Autant d’influences que l’on retrouve dans ses toiles. Avec Champ profond, Jean NumaCaux présente ses dernières peintures autour de deux thématiques, presque opposées mais qui lui sont chères. Dans une première série, il développe une introspection, une vision personnelle des sentiments qui nous assaillent au cours de l’existence. Dans la série Favelas, le peintre se penche sur une réflexion plus ouverte sur le monde, la misère, l’injustice et la condition humaine. Des thèmes graves relevés par les couleurs chatoyantes et gaies que l’on retourne sur les toiles. Jusqu’au 9 janvier, à la chapelle de la Funeraria Campo Santo - rue Amiral Ribeil à Perpignan (66). Tél. 04 68 66 30 66. mairie-perpignan.fr


De l’art en cadeaux

Cath création

L’ATELIER EN BOÎTE

À UZÈS

EN LIGNE

Dans son atelier, Catherine Gallardo fait de la sculpture à partir de terre chamottée (argile brute cuite à très haute température) montée en colombins (boudins de terre façonnés et étirés à la main. La créatrice patine certaines pièces, dont ces fesses rebondies couleur fonte. Inspirée par le sculpteur Henri Moore célèbre par ses grandes sculptures abstraites en bronze et marbre taillé, également par Picasso, Catherine Gallardo réalise de nombreuses pièces d’une égale pureté de forme. Exemplaires, des boules creuses colorées qu’elle enfume. Les les traces laissées par l’enfumage dessinent des mondes ou l’imagination trouve une place de choix. Comme un laboratoire, l’atelier devient alors théâtre d’expérience où opèrent, se construisant des univers magiques infinis. L’atelier présente ses créations autour de la terre et du végétal. Le lieu est une sorte de germination de nombreux artistes dont Anna Jacquemin vienne tester leur dimension artistique et leur créativité. Cath création, 146, Chemin des Pins à Uzès (30). Tél. 06 85 54 45 28. Cathcreatin01@gmail.com

L’artiste Georges Colomina À NIMES Cette sculpture en verre, ce petit nez rose de Colomina est tout simplement craquant. Réalisée en verre soufflé par un maître verrier, il s’agit d’un exemplaire unique, pensé et travaillé de façon originale et singulière. Colomina a choisi cette matière noble, le verre, qui, de grande qualité, l’inspire et force sa créativité, lui procurant un support et une technique novateurs. On retrouve dans cette sculpture la dimension ludique, lumineuse, cette joie de couleur enfantine qui traverse l’ensemble de l’oeuvre de l’artiste. On retrouve également dans cette oeuvre sculptée, le reflet coloré et audacieux de sa palette. Figurine pétillante, tête clownesque mi-gaie mi-triste, l’apparence signe, avec ce on “ne sait quoi” d’humoristique, ce presque rien d’insolence qui caractérise la signature de l’artiste. De quoi rêver, penser et sourire ! Visite du showroom, sur rendezvous, à Nîmes (30). colomina.fr

Le grand Toulouse et ses peintres D’AUDREY MARTY Proposez un voyage à travers le temps et l’histoire de l’art avec le dernier livre du Papillon Rouge Editeur, Le grand Toulouse et ses peintres d’Audrey Marty. Un traversée de la capitale occitane à travers les tableaux de très nombreux artistes, connus ou moins connus, au fil du temps. Un témoignage pictural de l’évolution de la ville et de la vie des Toulousains. Le Papillon Rouge Editeur, maison d’édition installée à Villeveyrac dans l’Hérault, propose également d’autres lieux dans la même collection. On peut ainsi voyager du lac du Salagou à Montpellier en passant par la Camargue, le Golfe du Lion et les Cévennes. Editions Le Papillon Rouge Editeur. papillon-rouge.com

Dix artistes ont été invité à créer une boîte rassemblant des oeuvres originales et objets fétiches pour nous plonger dans l’univers de leur atelier. Diane Benoit Du Rey, Katia Bourdarel, Thierry Carrier, Sylvain Ciavaldini, Gael Davrinche, Richard Di Rosa, Nicolas Marciano, Olivier Masmonteil, Françoise Petrovitch et Lionel Sabatté se sont prêtés au jeu. Chaque boîte est éditée en 20 exemplaires, comportant une oeuvre originale numérotée et de nombreux objets. Parmi eux, dessins, aquarelles, céramiques, carnets de croquis, pinceaux, livres… sont à découvrir. La boîte de Katia Bourdarel : « J’ai pensé ma boîte comme un kit de survie pour traverser les mondes imaginaires qui nourrissent mon travail ». La boîte est pleine de surprises aux intitulés poétiques. Elle contient une sérigraphie Fille d’Électre numérotée et signée, un nichoir en kit Le château des oiseaux, un calendrier de bureau Le temps de rien, une fiche recette Le cake d’amour de Peau d’Âne, une tisane Filtre d’Amour, un Biscuit Le biscuit d’Alice, un conte original Le conte de l’orteil avec une couverture sérigraphie et une amulette Les haricots magiques. atelierenboite.fr katiabourdarel.com

EDITIONS LIMITÉES À MONTPELLIER Ce concept store présente des produits uniques parfois conçus sur mesure, au dernier étage du Polygone, centre commercial de Montpellier. Mettant l’accent sur le recyclage et l’éthique, la boutique réunit les travaux de douze créateurs et créatrices de la région, quatre créateurs en dépôt-vente ainsi qu’une exposition tous les deux mois, d’un ou une artiste sélectionné. Entre bijoux, prêt à porter, luminaires, créations florales, illustrations, céramiques, sérigraphies, sculptures, design,… le choix est large pour y dénicher un beau cadeau unique ! Les créations d’En VRAC (pour Valorisation, Ré-emploi, Animation, Collecte) : À partir de matériaux chinés ou collectés, Julie et Chris valorisent des objets destinés à la destruction ou à l’oubli pour contribuer au développement durable et à la réduction des déchets. Une belle sélection de luminaires et décorations vous attend ! Au dernier étage du Polygone à Montpellier (34). Tél. 04 34 40 64 45. editionslimiteesconcepts.com

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pour les fêtes, quelques idées…

MAISON DES MÉTIERS D’ART À PÉZENAS Pour noël, la Maison des métiers d’art de Pézenas met en avant les œuvres originales des créateurs d’art de la région. Décoration, bijoux, accessoires, art de la table, luminaires, sculptures, mobilier… chacun trouvera une idée cadeaux locale et unique. Cette année, les créations polaires sont à l’honneur pour les fêtes de fin d’année. À contrepied du climat doux du sud de la France, le grand froid s’invite dans la boutique. Une incitation au voyage à travers des pièces originales faites de mosaïque givrée, de grès et porcelaine enneigés, de bois incrusté d’émaux azur, de stalactites, et autres faunes et flores polaires en verre. Maison des métiers d’art - 6, place Gambetta à Pézenas (34). Tél. 04 67 98 16 12. ateliersdart.com

ESCALES EN POLYNÉSIE DE TITOUAN ET ZOÉ LAMAZOU

Coup de cœur

Mode

Création Danielle Engel LA MODE MADE IN OCCITANIE Passionnée depuis toujours par la couture, c’est très jeune que Danielle Engel s’engage dans cette voie. Native du Togo, elle se familiarise très vite avec le coton, cultivé par sa mère et tissé par sa tante. Le vêtement devient alors très vite une passion. Ancienne élève du Greta du design de la mode à Paris et de l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture à Paris, Danielle Engel est a choisit de créer sa propre marque pour laisser libre court à son talent. Pour la créatrice, il doit sublimer la femme mais aussi faire en sorte qu’elle se sente bien en le portant. Pour cela, elle parcourt la France, l’Italie ou encore le Japon pour choisir les plus belles étoffes. Engagée, elle prend soin de choisir des matières respectueuses de la nature comme le lin, le velours, le coton, la mousseline de soie. Attachée à la qualité de ses pièces, elle les conçoit dans son atelier de Montpellier avant de les faire fabriquer dans ateliers français. Seule 10 % de ses collections partent au Portugal ou en Bulgarie. La créatrice veut ainsi se rapprocher le plus possible d’une démarche éco-responsable. On peut découvrir sa collection dans sa boutique montpelliéraine, n espace baigné de lumière qui met en avant ses pièces. Boutique de Danielle Engel - 17, rue Croix d’Or à Montpellier. Tél. 04 67 12 04 08. danielleengel.com

FFrame, une affiche artistique AU C.C. ODYSSEUM À MONTPELLIER

Paru aux Éditions Au vent des îles en octobre dernier, Escales en Polynésie est le nouveau livre du peintre Titouan Lamazou. À l’intérieur, 200 dessins, peintures, et croquis accompagnés des textes de sa fille, Zoé Lamazou, journaliste et documentariste. Un nouvel ouvrage dans la continuité d’une collaboration qui dure depuis 20 ans. Les récits et images réunis dans Escales en Polynésie tissent un saisissant témoignage de la réalité polynésienne contemporaine, en cinq archipels et cinq actes. Hommes, femmes et enfants racontent leur lien à cette terre, à cette mer, à l’île où ils ont vu le jour, grandi et forgé leur rapport au monde. Escales en Polynésie, de Titouan et Zoé Lamazou. Editions Au vent des îles. –

Toute jeune marque d’affiche montpelliéraine, FFrame a installé son atelier à Castries. Alliant art mural et nouvelles techniques d’impression, la marque collabore régulièrement avec des artistes régionaux pour proposer des affiches toujours plus originales. Illustrateurs et photographes collaborent ainsi avec FFrame. Les amateurs de peinture classiques pourront également retrouver des tableaux emblématiques de l’histoire de l’art revisités tels que La Joconde, La Création d’Adam, ou encore Le Cri de Munch. Par ailleurs, jusqu’au 31 décembre, FFrame a installé sa boutique éphémère au centre commercial Odysseum de Montpellier, l’occasion de découvrir cette nouvelle tout son univers. Boutique éphémère FFrame, centre commercial Odysseum - 2, place de Lisbonne à Montpellier. fframestudio.fr

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© Ayda-Su Nuroglu

des expos encore et toujours…

Bault Jusqu’au 15 janvier Galerie Nicolas-Xavier à Montpellier galerienicolasxavier.com

Cécile Mella Jusqu’au 8 janvier A la Galerie Zoom à Sète (34) cecilemella.com

Science à la poursuite du crime Jusqu’au 22 janvier Dom. dép. Pierrevives à Montpellier pierresvives.herault.fr

Dante, la Comédie illustrée Jusqu’au 29 janvier Médiathèque Ceccano à Avignon (84) bibliotheques.avignon.fr

Chifoumi Jusqu’au 15 février Centre culturel à Rieupeyroux (12) centreculturelaveyron.fr

Nathalie Novi Jusqu’au 6 février Médiathèque A. Malraux Béziers (34) mediatheque.beziers-mediterranee.fr

Albert Eloy-Vincent Jusqu’au 20 mars Musée des Beaux-Arts de Nîmes (30) nimes.fr

Françoise Desbrousses Du 3 décembre au 2 janvier Embarcadère à Lisle-sur-Tarn (81) facebook.com/embarcaderelisle

Jean Lloveras Jusqu’au 9 janvier Palais rois de Maj. à Perpignan (66) ledepartement66.fr

Clément et Julien Pappalardo Jusqu’au 2 janvier A la Maison de la nature à Lattes (34)

Construire le Dragon de Calais Jusqu’au 31 décembre Halle de la Machine à Toulouse halledelamachine.fr

Mezzanine Sud Du 10 décembre au 6 mars Aux Abattoirs à Toulouse lesabattoirs.org

F. Nuñez et M. Hernandez Jusqu’au 20 mars Abbaye de Flaran à Valence-sur-B. (32) patrimoine-musees-gers.fr

Armand Avril Jusqu’au 31 décembre Au musée d’Art Brut à Montpellier musee-artbrut-montpellier.com

Immigrations en France Jusqu’au 2 janvier Au Pont du Gard (30) tourismegard.com

Isabel Miramontes Du 4 décembre au 20 janvier A la Galerie Sakah à Toulouse sakahgalerie.com

Jean Dieuzaide Jusqu’au 6 mars Au Couvent des Jacobins à Toulouse jacobins.toulouse.fr

Il était une fois Erró Jusqu’au 25 janvier Corps & Ame Gallery à Nîmes (30) corpsetamegallery.com

Le Louvre en voyage 1939-1945 Jusqu’au 26 juin Au Musée cévenol au Vigan (30) musee-cevenol.fr

© Lana Duval

Sortilèges Jusqu’au 23 décembre A l’espace Saint-Ravy à Montpellier montpellier.fr

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