Skip to main content

CAHIER SPÉCIAL RÉGION | Trois lieux pour l'histoire

Page 1

R É G I O N O C C I TA N I E / PY R É N É E S - M É D I T E R R A N É E

CAHIER RÉGION

Cahier spécial

©

Narbo Via

Trois lieux pour l’histoire

7


CAHIER RÉGION

Trois lieux pour l’histoire

R

aconter une histoire, ou plutôt raconter la riche histoire de l’Occitanie, tel est le but des trois lieux présentés à travers ces pages. Premier d’entre-eux, le musée Narbo Via nous ramène dans l’Antiquité, alors que Narbonne, connue sous le nom de Narbo Martius, est l’une des plus grandes cités romaines en Gaule. À Céret, le musée d’art moderne témoigne des rapports entre l’histoire d’une ville et les nombreux artistes qui sont venus y trouver l’inspiration. Enfin, au Mémorial du camp de Rivesaltes, l’histoire se rapproche de notre présent. Lieu de mémoire, il est le témoin des déplacements forcés des populations dus aux guerres de la seconde partie du XXe siècle. Un lieu pour se souvenir, mais aussi pour réfléchir et faire du passé une réflexion pour le présent.

La galerie lapidaire, une imposante entrée en matière Élément central du musée, la galerie lapidaire marque à la fois l’entrée du parcours de visite et le lien entre le public et les chercheurs. Composé de 760 blocs de pierre issus, pour la plupart, des nécropoles romaines de la ville antique, il fonctionne grâce à un dispositif automatisé inédit. Permettant de mouvoir les œuvres au moyen d’un bras de levage robotisé, cette galerie lapidaire restitue le parcours de conservation de ces blocs au fil des siècles. Longue de 76 mètres, elle constitue également une véritable réserve ouverte et une glyptothèque, destinée à faciliter le travail d’étude et de recherche des archéologues, historiens ou scientifiques accueillis au sein du musée.

Narbo Via Projet lancé sous la présidence de Georges Frêche, avec le professeur Jacques Michaud, le musée Narbo Via a ouvert ses portes en 2021. Au cœur du bâtiment imaginé par l’agence d’architectes Foster+Partners, une collection de plus de 7000 œuvres antiques, toutes issues des fouilles réalisées à Narbonne. Car si aujourd’hui il ne reste pas de traces visibles de ce prestigieux passé, le musée et son parcours témoignent de l’importance qu’avait la cité Narbo Martius, capitale de la province de la Narbonnaise, sous l’empire romain. Véritable lieu de vie, Narbo Via accueille tout au long de l’année des expositions temporaires et événements, c’est aussi un laboratoire de restauration et de recherches pour les historiens, scientifiques et archéologues.

Narbo Via est un établissement public de coopération culturelle (EPCC) dont les membres sont l’État, la Région Occitanie, la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne et la Ville de Narbonne.

©

Musée Narbo VIa

Le parcours permanent, une impressionnante collection d’objets antiques

8

Pour redonner toute sa place à un patrimoine unique et le rendre accessible au plus grand nombre, la Région Occitanie s’est engagée dans la construction d’un nouveau musée, Narbo Via. Au fil de ses collections, c’est l’histoire de l’Empire romain en Gaule qui se déploie. L’histoire d’une cité, devenue capitale de la province de Narbonnaise, première colonie hors de la péninsule italienne et qui administrait, jusqu’aux années 40 avant notre ère, la seule colonie de droit romain en Gaule, synonyme pour ses citoyens de garantie de leurs droits civiques. Le passé d’une ville à la croisée de la Voie Domitienne et de la Voie d’Aquitaine, des voies maritimes et fluviales, carrefour stratégique de la Méditerranée occidentale. Pour permettre une meilleure compréhension de ses collections, le musée a imaginé un parcours permanent traversant six siècles d’histoire. Ce dernier s’organise autour d’un fil chrono-thématique, qui commence au IIe siècle avant notre ère. Le parcours muséographique se veut également vivant, il est ainsi ponctué de dispositifs multimédias qui permettent de se plonger dans l’histoire de Narbo Martius.


CAHIER RÉGION L’Horreum et Amphoralis Situés à quelques kilomètres du musée, deux lieux permettent aux visiteurs de se replonger à l’époque de Narbo Martius. Au centre-ville de Narbonne, l’Horreum est un ensemble de galeries souterraines construites au Ier siècle, et situé cinq mètres sous le sol moderne. Si le lieu n’a pas encore dévoilé tous ses secrets, on pense que ces galeries constituaient les fondations d’un marché, « horreum » signifiant « entrepôt » en latin. Édifié en surface, il se trouvait au sud du forum et en bordure du cardo (axe nord-sud) de la ville romaine de Narbo Martius. Les galeries de l’Horreum ont traversé les siècles moyennant divers remaniements et leur réutilisation partielle comme caves particulières Situé à Sallèles-d’Aude, le site d’Amphoralis est un ancien atelier de production d’amphores gauloises. Il permet de se plonger dans la vie quotidienne et l’activité des potiers qui produisaient en masse des amphores vinaires mais aussi différents matériaux de construction (briques, tuiles) et de la vaisselle quotidienne. Dans le parc, un parcours extérieur mène aux restitutions de fours et d’une habitation galloromaine, construits à l’identique des vestiges retrouvés.

Vestiges du futur, un parcours d’art contemporain au cœur des collections Faire dialoguer art contemporain et collections antiques, voici le sujet du parcours Vestiges du futur, installé dans les salles de l’exposition permanente du musée. Y est présentée une sélection d’œuvres issues du Musée régional d’art contemporaine (Mrac) à Sérignan. Mêlant les techniques et les genres, ces œuvres intégrées dans le parcours proposent un nouveau regard sur la cité romaine de Narbo Martius. L’espace urbain de la ville antique, avec ses monuments et sa population, ses nécropoles, ses maisons et leurs décors, son port et ses activités : chaque œuvre installée fait écho aux grandes thématiques du parcours muséal. L’exposition témoigne également de la façon dont les artistes d’aujourd’hui s’inspirent des œuvres anciennes et sont traversés par une tradition plurimillénaire. Jusqu’au 25 février.

Prochains temps forts • Jeudi 21 mars, de 10h30 à 17h et les 23 et 24 mars : La Grande lessive. Œuvre d’art participative, cette manifestation internationale propose qu’un même jour, partout dans le monde, les publics accrochent des réalisations plastiques au format A4. • Samedi 18 mai, de 18h à 23h : Nuit des musées. Narbo Via ouvre les portes de ses • 3 sites pour une découverte nocturne et gratuite, ponctuée de rendez- vous insolites. • Samedi 25 mai, à 18h : spectacle L’Odyssée, cie Tire pas la Nappe. Sur la scène installée dans le hall du musée, les acteurs vous feront revivre quelques fameuses péripéties d’Ulysse pour une histoire mythique entre rock et science-fiction.

narbovia.fr 9


CAHIER RÉGION

Le Mémorial de Rivesaltes Construit au milieu des vestiges des baraquements, le Mémorial du camp de Rivesaltes prend place à l’intérieur d’un bâtiment hors du commun imaginé par l’architecte Rudy Ricciotti. Inauguré fin 2015, il témoigne du destin de plus de 60 000 personnes passées par ce camp à cause des conflits de la deuxième partie du XXe siècle.

©

Hugues Argence

10

Indésirables LE PARCOURS PERMANENT

©

Témoin de trois conflits majeurs, la guerre d’Espagne, la Seconde Guerre mondiale et la Guerre d’Algérie, le camp de Rivesaltes est aujourd’hui le témoin clé des milliers de personnes passés par ses baraques. Initialement construit pour être un centre d’entraînement militaire, il fut entre autres un « Centre d’hébergement » pour étrangers indésirables, un camp d’internement pour les populations victimes de la politique d’exclusion du régime de Vichy, un camp de déportation vers Auschwitz-Birkenau via Drancy, un camp de prisonniers de guerre allemands, une zone de transit pour les supplétifs étrangers de l’armée française, mais aussi un « Camp de regroupement des Harkis et de leurs familles ».

Hugues Argence

L’histoire du camp de Rivesaltes

L’exposition permanente a pour vocation de restituer et de transmettre l’histoire du camp de Rivesaltes, témoin des conflits du XXe siècle. Elle interroge également les thématiques qui font l’histoire de ce camp du Sud de la France, comme les déplacements forcés de population, qui perdurent massivement aujourd’hui, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Pour comprendre comment les destins de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants, déplacés de force, internés arbitraires ou réfugiés, se rejoignent en un même lieu, la longue table centrale retrace les fonctions successives de ce camp et les conditions de vie dans ces îlots sans fin. Sur les côtés, six grands panneaux restituent cette histoire dans la grande histoire du XXe siècle, celle des guerres et des violences faites aux civils. Quatre films monumentaux projettent sur les murs les images de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants, dont on entend les témoignages grâce aux tablettes numériques sur tiges métalliques. Enfin, à l’extérieur, il est également possible de cheminer à travers les baraques, accompagné des voix de Robert Badinter, de Rudy Ricciotti, du chanteur Cali, ou encore de Boris Cyrulnik, qui retracent l’histoire singulière du camp de Rivesaltes.


CAHIER RÉGION Kevin Dolmaire ©

Le camp des familles EXPOSITION TEMPORAIRE Pendant un an, le Mémorial du camp de Rivesaltes s’intéressera à la mémoire des populations nomades internées à travers l’exposition Le camp des familles. Persécutions et internement des nomades à Rivesaltes, 1941-1942. Une histoire complexe et douloureuse, restée longtemps dans l’ombre et qui devait être mise en lumière. Mêlant archives, photographies, documents, témoignages et pièces d’art, l’exposition décrit les processus de catégorisation, de marginalisation et d’exclusion qui, dès le début du XXe siècle, ont participé à la construction de la figure d’un « vagabond apatride » par les pouvoirs publics, tant en France qu’en Allemagne. Elle présente également les parcours de familles persécutées en tant que « nomades » à Rivesaltes et au-delà. L’exposition prendra la forme d’un dialogue intergénérationnel au travers des œuvres de deux artistes contemporains de la communauté (Marina Rosselle, Romuald Jandolo) avec le travail artistique de Louis Burcler, ancien interné à Rivesaltes. Cette exposition est proposée en partenariat avec l’ANGVC (Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens) et le Mémorial des Nomades de France, qui ont activement contribué à sa conception. Du 15 mars au 14 février 2025

Le Mémorial du Camp de Rivesaltes est un établissement public de coopération culturelle (EPCC) porté par la Région Occitanie et le Département des Pyrénées-Orientales.

Prochains temps forts • Vendredi 8 mars, à 18h30 : lecture La douleur de Marguerite Duras par Nicole Rey. • Vendredi 15 mars à 18h30 : vernissage de l’exposition temporaire Le Camp des Familles, suivi d’un concert de jazz manouche par Leïla Duclos et Steeve Laffont. • Jeudi 21 mars, à 18h30 : rencontre-débat, « Mémoires à 4 voix », dialogue entre deux descendants de résistants morts en déportation et deux enfants de membres des Einsatzgruppen, acteurs de la Shoah par balles. • Jeudi 28 mars, à 18h30 : concert Quintette Diablo, en partenariat avec le festival Pablo Casals. • Jeudi 4 avril, à 13h30 et 18h30 : spectacle Frères de la

compagnie Les Maladroits, l’histoire familiale d’un grandpère espagnol antifasciste racontée par ses petits-fils. • Jeudi 25 avril, à 18h30 : rencontre avec le réalisateur Alain Cavalier dont l’histoire personnelle croise celle de la guerre d’Algérie. • Jeudi 2 mai, à 13h30 et 18h30 : spectacle L’Espoir a deux paires de jambes, danse avec Laurence Pagès. • Jeudi 23 mai, à 18h30 : café philo avec Ilsen About, spécialiste de l’histoire des circulations des sociétés Roms et Tsiganes en Europe de l’Ouest. Puis concert avec Engé Helmstetter, figure de la musique manouche, au rythme du jazz et des musiques du monde.

memorialcamprivesaltes.eu 11


CAHIER RÉGION

Musée d’art moderne de Céret Abrité sur le site d’un ancien couvent des Carmes, le musée de Céret a été créé en 1950. Il est le fruit de l’aventure artistique que connait la ville depuis le début du XXe siècle. Picasso, Braque, Chagall, Masson, Dufy, Cocteau, Marquet… Autant d’artistes de renom qui, tous, sont venus à Céret. Le musée témoigne ainsi de l’attachement de ces génies de l’art à travers son parcours muséal, agrandi deux fois.

Céret et les artistes : une belle histoire

©

Grimault

Au cours de leurs séjours à Céret, Picasso et Braque composent un ensemble de tableaux considérés comme les chefs-d’œuvre du cubisme. Grâce à eux, la ville est bientôt fameuse dans le monde entier. Dans leur sillage, les plus grands noms de l’art moderne viendront à Céret pour des séjours plus ou moins longs. La Première Guerre mondiale marque un temps d’arrêt, mais l’effervescence artistique renaît dès les années vingt, avec la venue des artistes de Montparnasse. Entre 1919 et 1922, Soutine peint à Céret plus de deux cents paysages, œuvres majeures de l’expressionnisme. Son compatriote Krémègne le suit à Céret où il finira ses jours. En 1928-1929 Chagall s’installe pour quelques mois dans un mas aux alentours. André Masson, Maurice Loutreuil, Auguste Herbin, Juan Gris viennent ou reviennent à Céret. Dans sa maison-atelier surplombant la ville, un peintre venu à Céret en 1916, Pierre Brune, accueille les artistes et souvent les accompagne. Plus tard, fuyant les événements tragiques de la Seconde Guerre mondiale, viendront à Céret : Raoul Dufy, Jean Cocteau, Jean Dubuffet, Albert Marquet…

La création du musée et ses agrandissements Face à cette effervescence, Pierre Brune et Frank Burty, peintres et hôtes des artistes, décident de créer un musée. Ils réunissent alors une collection importante en bénéficiant de l’appui et de la générosité des artistes dont Picasso, qui fera don de 53 œuvres, et Matisse, qui donnera 14 dessins réalisés à Collioure. Inauguré en 1950, le musée s’ouvre dès les années 60 à l’art contemporain en accueillant des performances de Dali (1965) puis Ben (1966). Dans le même temps, le musée ouvre également ses portes aux artistes du groupe Supports/Surfaces, tandis que Miro exposé en 1977. En 1993, le musée connait une nouvelle phase de son histoire. Un agrandissement est effectué dans le style d’une architecture méditerranéenne faisant la part belle aux œuvres et à la lumière naturelle. Les artistes, quant à eux, suivent le sillage laissé par leurs ainés. Les salles d’expositions verront passées Antoni Tàpies, Claude Viallat, Alain Clément ou encore Vincent Bioulès ou, plus récemment, Miquel Barceló et Jaume Piensa. Le musée aime également mettre en avant la culture méditerranéenne et exposera Vieira da Silva ou Najia Mehadji. En novembre 2019, un second agrandissement, imaginé par l’architecte Pierre-Louis Faloci, est lancé. Rouvert en mars 2022, le musée d’art moderne de Céret dévoile alors un nouvel espace de 1300 m², répartis entre de nouveaux espaces d’expositions, de stockage, des réserves et ateliers. À l’étage, la grande salle d’exposition offre une surface de 550 m². Un étage supplémentaire est désormais dédié à l’accueil du public et un belvédère permet de découvrir Céret et une vue sur le mont Canigou, des paysages vues dans les tableaux des collections.

12


Le parcours permanent

©

Manolo Mylonas

Alors que les expositions temporaires ont désormais leur espace dédié dans la nouvelle aile, le parcours permanent est installé dans le bâtiment historique. Cela permet de présenter plus d’œuvres et de redéployer l’histoire de l’art à Céret. Au rez-de-chaussée, il y a désormais la collection d’art moderne et à l’étage la collection d’art contemporain. Dans les années 1950, la collection d’art moderne se constitue essentiellement par les dons recueillis par Pierre Brune et Frank Burty Haviland, auprès des artistes ayant séjourné à Céret. S’y ajoute également le legs, selon la volonté de son mari, de Madame Aribaud. Archiviste de la ville, Michel Aribaud a fréquenté les artistes de passage à Céret et a constitué une collection personnelle d’œuvres de Juan Gris, Auguste Herbin, Kisling, André Masson, Manolo Hugué... Entre 1950 et 1957, Picasso et Matisse font don de pièces exceptionnelles dont une série unique de 28 coupelles en céramique sur le thème de la corrida, pour Picasso et 14 dessins réalisés lors de son séjour dans le port de Collioure en 1905, pour Matisse. Au fil du temps, la collection historique raconte le passage des artistes les plus importants du XXe siècle à Céret à travers les œuvres de Picasso, Matisse, Auguste Herbin, Chaïm Soutine, Pierre Brune, Masson, Manolo, Pinkus, Krémègne, Juan, Gris, Marc Chagall, Raoul Dufy, Edouard Pignon, Léopold Survage... Elle illustre aussi le dialogue qui s’établit entre ces artistes et ceux de la région comme Aristide Maillol, Etienne Terrus, Louis Bausil, Camille Descossy... De sa période moderne à sa période contemporaine le fonds du musée de Céret est profondément marqué par le lien sentimental qu’entretiennent les artistes et les donateurs (ce sont souvent les mêmes) avec la ville et les paysages alentours. Pour sa réouverture, le musée a confié l’accrochage de ses collections contemporaines à un artiste. Cette première présentation a ainsi été orchestrée par Alain Clément.

Le musée d’art moderne de Céret est un Établissement public de coopération culturelle dont les membres sont : la Région Occitanie, le Département des PyrénéesOrientales et la Commune de Céret.

CAHIER RÉGION

Prochains temps forts Teresa Lanceta, la mémoire tissée L’exposition Teresa Lanceta, la mémoire tissée est la première monographie en France dédiée à l’une des plus grandes artistes espagnoles. Née à Barcelone en 1951, Teresa Lanceta adopte dès les années 1970 le tissage comme principal moyen d’expression. La rétrospective du musée d’art moderne de Céret présente un vaste panorama de plus de soixante-dix œuvres dont de nombreuses pièces inédites. Elle retrace le parcours de l’artiste entre textiles, peintures, dessins, céramiques et vidéos au regard de la thématique des mémoires collectives et individuelles. Du 2 mars au 2 juin Max Jacob, le cubisme fantasque L’exposition Max Jacob, le cubisme fantasque retrace le parcours du poète-peintre pour la première fois au musée d’art moderne de Céret. Le travail et les amitiés de cette personnalité exceptionnelle en ont fait l’une des figures majeures de la modernité durant la première moitié du XXe siècle. Le lien de Max Jacob à l’univers cubistes, ses collaborations avec les plus grands peintres, poètes, intellectuels et musiciens de son temps et ses séjours à Céret et en Espagne font l’objet d’un nouveau regard à l’occasion des célébrations des 80 ans de la déportation du poète en 1944. Le parcours réunira près d’une centaine d’œuvres de Max Jacob et de ses contemporains, en explorant les différentes facettes de son travail, entre littérature et arts graphiques. Du 29 juin au 1er décembre Antoni Tàpies Le musée d’art moderne de Céret propose jusqu’au 30 juin un nouvel accrochage en partenariat avec la Fundació Antoni Tàpies de Barcelone pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de l’artiste. Le parcours dédié à Antoni Tàpies, reconnu comme l’un des plus importants artistes espagnols et catalans, dévoile une sélection de 16 pièces emblématiques des années 1980. Elle présente la cohérence de l’œuvre de l’artiste, fait de signes et de matériaux humbles investis de symboliques fortes. Ce nouvel accrochage propose de découvrir des pièces exceptionnelles dont Quadrant solar de 1987 (une sculpture évoquant le rapport entre la lumière et le temps) et Ales réalisé en 1991 (un couple d’anges enlacés tombant du ciel). D’autres compositions suggèrent l’attrait d’Antoni Tàpies pour des techniques de gravures rivalisant avec la peinture et la sculpture. Une présentation d’œuvres poétiques complète cette exploration de la sensibilité catalane et universelle de l’artiste, avec des écrits de Ramon Llull et de Joan Brossa. Jusqu’au 30 juin

musee-ceret.com 13


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
CAHIER SPÉCIAL RÉGION | Trois lieux pour l'histoire by L'Art-vues - Issuu