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l Art vues m a g a z i n e
c u l t u r e l
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AOÛT - SEPTEMBRE 2022
v o t r e
r é g i o n
L’ESPACE BRASSENS FÊTE SES 30 ANS à Sète © Affiche originale de Pierre François (1991)
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Un musée dédié au “poète musicien“
Depuis 1991, plus d’un million et demi de personnes ont franchi le seuil de l’Espace Georges Brassens pour retrouver durant une heure celui qu’ils ont aimé.
© Photos Espace Brassens
En 2006, Georges Brassens semblait un peu à l’étroit dans ses murs et l’agrandissement de l’Espace devenait une évidence. Celui-ci a donc été agrandi de près de 400 m2. La présentation est résolument moderne et actuelle, hors des sentiers battus, à l’image des chansons de Georges Brassens. Il était impératif qu’elle provoque, surprenne, émeuve ou fasse rire. La scénographie tient compte de la diversité du public et propose plusieurs niveaux de lecture. Elle offre aux visiteurs un cheminement clair pour découvrir les différents éléments de l’exposition grâce à l’agencement des différents thèmes. Afin de faire du spectateur un acteur, la mise en scène fait appel à toutes les techniques actuelles.
l’Exposition
Sète
est une ville magique L’ensemble des réalisations des artistes
où l’on peut toujours compter sur les artistes pour défendre une cause, célébrer un événement ou rendre hommage à un enfant du pays. Et Brassens, par sa truculence, ses inclinations libertaires, son charme ou sa détermination verbale, est à son exacte image, le génie qui vous hisse en plus. Pour fêter ses 30 ans, l’Espace dévolu à ce chanteur, qui a su accéder au rang de poète incontesté, aura ainsi sollicité une trentaine d’artistes, des plus anciens aux plus jeunes, afin de nous concocter une série d’images qui permettent de constater quelle représentation on peut donner de l’ami Georges, plus de 40 ans après sa disparition prématurée. C’est la sérigraphie, artisanale, en noir et blanc de surcroît, qui a été retenue parce qu’elle correspond le mieux à la simplicité d’interprétation qui a toujours caractérisé les concerts et enregistrements de l’ami Georges.
sollicités peut ainsi se découvrir le long du parcours interactif et audio-visuel que propose l’Espace, et qui récapitule la vie et les thèmes chers à l’auteur des Trompettes de la Renommée. C’est l’ordre alphabétique qui a été retenu ce qui met en valeur la diversité des propositions. Quelques œuvres sont mises en exergue dans le hall d’accueil mais la plupart se retrouvent dans la pénombre, dans l’intimité des couloirs, perçues frontalement, à hauteur de regard en général. On se rend vite compte des différences d’attaque. Certains ont choisi le gros plan pour le transformer un punk, en hors la loi, ou en oursin et disque solaire, en jeune moustachu des banlieues lançant des avions en papier, et avant tout en un copain d’abord ! D’autres ont pris du recul et ont mis en exergue l’homme à la guitare, en faisant preuve du maximum de fantai-
Exposition du 26 juin au 31 décembre Espace Georges Brassens 67, boulevard Camille Blanc à Sète Tél. 04 99 04 76 26. espace-brassens.fr
sie et d’humour, ce qui n’aurait pas déplu au facétieux interprète de l’Hécatombe. On l’imagine à sa table de travail, ou faisant corps avec sa muse dénudée, ou en ange veillant sur notre santé mentale. Les chats sont omniprésents. On ne le dissocie pas de sa célèbre pipe qui prête à la méditation et nous rappelle sa fidélité à ses attaches. Les objets ou paysages qui viennent à l’esprit lorsque l’on pense à l’une de ses chansons ne manquent pas à l’appel : la corde de la Mauvaise réputation, la barque de l’éternel estivant, un vinyle étudiant ses signes zodiacaux… On imagine un paradis peuplé de ses animaux de compagnie : la cane de Jeanne, les papillons, le gorille et le petit cheval. Les textes sont omniprésents, les siens ou ceux qui lui rendent hommage. Les styles sont différents : si la figuration domine, notamment celle qui n’a jamais caché sa dette envers la BD, on trouve une œuvre quasi-abstraite
faisant allusion à son regard, ou des dessins extrêmement stylisés, d’autres ultra-réalistes, et inversement certains brouillés ou saturés de graphismes et d’objets. Bref chacun s’est approprié Brassens le temps d’une image et l’on ne peut que s’étonner de la variété d’imagination déployée. L’enfant du pays le méritait bien, qui a marqué de son empreinte, à l’origine sétoise, l’histoire de la chanson. Et l’Espace qui lui est dévolu méritait bien ce nouvel éclairage apporté par les arts plastiques et la sérigraphie… à la sétoise… BTN
LES 30 ANS DE L’ESPACE BRASSENS À SÈTE
Edito
A Jean-Luc Parant
Le plein des sens
@Soufiane Zaidi
On les attend pratiquement toute l’année, avec une ferveur accrue par le manque dû aux précédentes annulations et la crainte qu’une telle mésaventure se renouvelle au dernier moment. Ainsi viennent et reviennent les festivals, lieux d’utopie et de découvertes, d’enchantements sous le ciel étoilé des soirées d’été où nous parviennent les formidables histoires de l’humanité, où se racontent les légendes d’hier et d’aujourd’hui, où se forgent peut-être celles de demain. (voir pages 9 à 11)
L E M A G A Z I N E C U LT U R E L D E V O T R E R É G I O N
Sarl Médi’Art Communication La Serre - Immeuble l'Arbre Blanc 1, pl. Christophe Colomb 34000 Montpellier Tél. 04 67 12 06 00 contact@lartvues.com Directeur de la publication : Stéphane Jurand Direction commerciale : Philippe Pech Rédacteur en chef : Luis Armengol Rédaction : Eva Gosselin - BTN Marie-Jo Latorre - Juliette Ribot-Iung Développement : Dominique Dupland-Ychou Administration, commerciale et abonnements : Christine Jurand Réalisation : Francis Duval Impression : Rotimpres - Diffusion : BMC Diffusion Dépôt légal à parution - Magazine gratuit - ISSN : 1164-7531
Edition et régie publicitaire
Société Médi’Art (Sarl au capital de 27 000 €) - RCS Montpellier B 384662599 Les manuscrits et documents envoyés ne sont pas rendus. En aucun cas le journal n'est responsable des documents qui lui sont confiés. Toute reproduction même partielle des articles et illustrations parus dans ce numéro est interdite, sauf autorisation préalable et écrite de la direction. Les articles insérés n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs. N° 08/2022
Au total, la France compte officiellement 6800 festivals comme en témoigne un travail de recensement et de cartographie mené par le ministère de la culture et le Centre d’études politiques et sociales de l’université de Montpellier. Une étude qui souligne l’engouement du public pour ces rendez-vous fixés dans les villes et les villages de l’hexagone, avec une nette prédominance dans le sud, et qui fait état des propositions foisonnantes à chaque été. Preuve de la vitalité du monde culturel dans notre pays et de la capacité du spectacle vivant à satisfaire les goûts de nos contemporains qui en ont retrouvé l’appétit. Des spectateurs prêts à braver toutes les canicules pour faire le plein des sens, se ravitailler en émotions et s’abreuver de récits magnifiques et autres sonorités envoûtantes. Tant il est vrai, comme le dit Shakespeare dans La Tempête, que « l’homme est fait de l’étoffe de ses rêves ». Le temps des expositions d’août succède à présent à celui des festivals de juillet. L’Art-vues en publie dans ce numéro un large panorama pour donner un autre espace au rêve et à la découverte. D’autres approches d’un art qui ne fait pas qu’illustrer la vie car il nous oblige à regarder parfois au-delà de nous-mêmes, en quête de sens et de renouveau, pour découvrir à la fois ce qui est là et que nous ne voyons pas, autant que ce qui peut advenir. Ne reste plus qu’à ouvrir les yeux. Luis Armengol Rédacteur en chef
Prochain numéro : N° octobre - novembre (sortie le 10 octobre)
Sommaire août - septembre 2022 L’été des eXPOs
CAHIER SPÉCIAL RÉGION
PATRIMOINE
Les IntervIews 35 38 63
49
GRANDS SITES D’OCCITANIE
76 SAISONS 2022-2023
FESTIVALS
64 70 79 87
13
Arts Plastiques
32
Musées
46
Photos
67
98
81
Expos –
page trois –
96
Eric Bourret Musées de Lodève et Millau Rachel Amalric Directrice musée de Cahors Florian Neveu Salon Solid’Art Didier Vesse Foire Art Montpellier Armelle Bastide d’Izard Artiste J.-M. Bousquet R. Vivares - O. Cabassut Pézenas Françoise Gandelin Festival Pézenas Enchanté Lydie Salvayre Auteure
AGENDA DES CONCERTS
Yannick Noah
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Jeu. 8 septembre à 20h30 : Garou Mer. 5 octobre à 20h30 : Yannick Noah Ven. 21 octobre à 20h30 : Anne Sila Mer. 23 novembre à 20h30 : Marc Lavoine Dim. 27 novembre à 16h : Angelina Mer. 30 novembre à 20h30 : Amel Bent Dim. 22 janvier 2023 à 15h : Valses de Vienne Mer. 25 janvier 2023 à 20h30 : Fugain fait Bandapart Dim. 5 février 2023 à 15h : Daniel Guichard Mer. 8 février 2023 à 20h30 : Camille Lellouche Sam. 18 février 2023 à 20h30 : Michel Jonasz Mar. 28 février 2023 à 20h30 : The Sound of U2 Mer. 1er mars 2023 à 20h30 : Isabelle Boulay Dim. 5 mars 2023 à 15h : La promesse Brel Jeu. 20 avril 2023 à 20h30 : Christophe Willem Mar. 30 mai 2023 à 20h30 : Joe Satriani Mer. 21 juin 2023 à 20h30 : Douce France Mar. 12 décembre 2023 à 20h30 : Bonnie Tyler
Metronum à Toulouse
2, rond-point Madame de Mondonville Tél. 05 31 22 94 17. metronum.toulouse.fr Ven. 2 septembre à 20h : Mono + A. A. Williams Mer. 14 septembre à 20h : Slift + Etienne Jaumet... Ven. 16 septembre à 20h : Maykel Blanco Sam. 17 septembre à 20h : Rémi Panossian Trio Ven. 23 et sam. 24 septembre : Suuns + Quinzequinze... Mer. 5 octobre à 20h : Cult of Luna + Caspian + Holy Fawn Jeu. 6 octobre à 20h : Punish Yourself + Potochkine... Sam. 8 octobre à 20h : Emma Peters Dim. 9 octobre à 10h : Dame Blanche + Antes & Madzes... Mer. 12 octobre à 20h : Trio Mandili Sam. 15 octobre à 20h : CloZee + il:lo Mar. 18 octobre à 20h : Envy + Bossk Ven. 21 octobre à 20h : Lonny + Sigal + Meshaï Ven. 28 octobre à 20h : Stereolab Sam. 5 novembre à 20h : Fishbach Jeu. 10 novembre à 20h : Sasso Mer. 23 novembre à 20h : Grandbrothers + Docks Mer. 30 novembre à 19h : Finntroll + Skálmöld Mer. 8 février 2023 à 19h : Katatonia & Solstafir & SOM Mer. 15 mars 2023 à 20h : V. Despentes + Zëro Ven. 24 mars 2023 à 20h : Rhapsody of Fire... Mer. 29 mars 2023 à 20h : Mélissa Laveaux
Mar. 25 octobre à 20h : Vitaa & Slimane Jeu. 3 novembre à 20h : Feu! Chatterton Ven. 4 novembre à 20h : Clara Luciani Jeu. 10 novembre à 20h : Tayc Sam. 12 novembre à 20h : Michaël Gregorio Dim. 13 novembre à 20h : The Cure Ven. 18 novembre à 20h : Julien Doré Dim. 20 novembre à 20h : Orelsan Jeu. 24 novembre à 20h : Dutronc & Dutronc Ven. 25 novembre à 20h : Julien Clerc Mar. 29 novembre à 20h : -MJeu. 1er décembre à 20h : Juliette Armanet Sam. 3 décembre à 17h : Disney en Concert Jeu. 8 décembre à 20h : Amir Ven. 16 décembre à 20h : Dadju Dim. 18 décembre à 19h : ERA Jeu. 5 janvier 2023 à 20h : Harry Potter en ciné-concert Lun. 23 janvier 2023 à 20h : One night of Queen Lun. 13 février 2023 à 20h : Bring Me the Horizon Mer. 15 février 2023 à 20h : Born in 90 Ven. 24 février 2023 à 20h30 : David Carreira Mar. 28 février 2023 à 20h : Naps Mer. 1er mars 2023 à 20h : Heroes Bowie Berlin 1976-80 Dim. 5 mars 2023 à 19h : Queen Extravaganza Sam. 11 et dim. 12 mars 2023 : Je vais t’aimer Sam. 18 mars 2023 à 20h : Stars 80 Sam. 25 mars 2023 à 20h : Aldebert Mar. 28 mars 2023 à 20h30 : Celtic Legends Merc. 29 mars 2023 à 20h : Johnny Symphonique Tour Sam. 1er avril 2023 à 20h : HF. Thiefaine Du 7 au 9 avril 2023 : Starmania Mer. 19 avril 2023 à 20h : -MJeu. 20 et ven. 21 avril 2023 : Stromae Sam. 22 avril 2023 à 20h : Jenifer Jeu. 11 mai 2023 à 20h : Josman Sam. 13 et ven. 14 mai 2023 : Soprano Dim. 1er octobre 2023 à 17h : L’héritage Goldman Sam. 21 octobre 2023 à 20h : Black M Mar. 8 novembre 2023 à 20h : Les Cowboys fringuants Dim. 12 novembre 2023 à 18h : Claudio Capeo Ven. 11 octobre 2024 à 20h30 : The Rabeats
Sam. 1er octobre à 19h : Les Sheriff… Mer. 5 octobre à 17h30 : Arch Enemy… Jeu. 6 octobre à 20h : Gogo Penguin Ven. 7 octobre à 20h : Kaleo Sam. 8 octobre à 19h30 : Godspeed You! Black Emperor Dim. 9 octobre à 20h : Biga* Ranx Mar. 11 octobre à 20h : Gaëtan Roussel Mer. 12 octobre à 20h : Trust Jeu. 13 octobre à 19h30 : Perturbator… Ven. 14 octobre à 20h : Soolking Sam. 15 octobre à 20h : Mansfield.TYA Mar. 18 octobre à 20h : Selah Sue Mer. 19 octobre à 20h : Cradle Filth Sam. 22 octobre à 19h : Sidilarsen… Mar. 25 octobre à 20h : From Leap Ven. 28 octobre à 19h : Chinese Man… Sam. 29 octobre à 19h30 : Ashe 22 Mer. 2 novembre à 20h : Groundation Jeu. 3 novembre à 20h : Les Wampas Ven. 4 novembre à 22h : Toulouse Dub Club Sam. 5 novembre à 20h : Moderat Dim. 6 novembre à 20h : Youssoupha Mar. 8 novembre à 18h30 : Sepultura Mer. 9 novembre à 20h : Charlie Winston Sam. 12 novembre à 19h : Archive Mar. 15 novembre à 19h : Amorphis + Eluveitie Mer. 16 novembre à 20h : Popa Chubby Jeu. 17 novembre à 20h : Gazo Ven. 18 novembre à 19h30 : Thylacine Sam. 19 novembre à 20h : Naâman Dim. 20 novembre à 20h : The Hu Mar. 22 novembre à 20h : La Grande Sophie Mer. 23 novembre à 20h : Deen Burbigo Ven. 25 novembre à 19h30 : Ibeyi Mar. 29 novembre à 20h : Suzane Mer. 30 novembre à 20h : Tiken Jah Fakoly Jeu. 1er décembre à 20h : Frank Carter & The Rattlesnakes Ven. 2 décembre à 19h : Clutch Sam. 3 décembre à 20h : Vitalic + Poltergeist Mar. 6 décembre à 20h : Ibrahim Maalouf Mer. 7 décembre à 20h : Berywam Jeu. 8 décembre à 20h : Skip The Use Ven. 9 décembre à 20h : Vianney Sam. 10 décembre à 19h30 : Taïro Mar. 13 décembre à 20h : BigFlo & Oli Mer. 11 janvier 2023 à 20h : Hyphen Hyphen Jeu. 12 janvier 2023 à 20h : Dominique A Ven. 13 janvier 2023 à 23h55 : BILLX Jeu. 19 janvier 2023 à 20h : Izia Mar. 24 janvier 2023 à 20h30 : Accept Ven. 27 janvier 2023 à 19h30 : Lorenzo Sam. 28 janvier 2023 à 19h30 : The Kooks Jeu. 2 février 2023 à 20h : Pomme Dim. 5 février 2023 à 20h : Soso Maness Mer. 8 février 2023 à 20h : Epica Ven. 10 février 2023 à 19h30 : Mademoiselle K Mar. 21 février 2023 à 20h : Bullet for my valentine... Jeu. 9 mars 2023 à 20h : Prime Ven. 10 mars 2023 à 19h30 : HK Sam. 11 mars 2023 à 19h30: Fuzz (Ty Segall) Jeu. 16 mars 2023 à 20h : Matmatah Sam. 18 mars 2023 à 19h30 : Scylla Lun. 20 mars 2023 à 20h : Devin Townsend Sam. 8 avril 2023 à 19h30 : Dooz Kawa Jeu. 20 avril 2023 à 20h : Arthur H
Le Bikini à Ramonville
Parc Technologique du Canal Rue Théodore Monod Tél. 05 62 24 08 50. lebikini.com Ven. 19 août à 23h55 : Etienne de Crecy Sam. 20 août à 23h55 : Krowdexx + The Dope Doctor... Ven. 26 août à 23h55 : DR Rubinstein + Vitess Sam. 27 août à 23h55 : Kink + Mila Dietrich + Upsammy Jeu. 1er septembre à 18h : soirée années 2000 Jeu. 8 septembre à 20h : 47TER + Lombre + Simia Mar. 13 septembre à 19h : Infected Mushroom Mer. 14 septembre à 20h : Xavier Rudd Mar. 20 septembre à 19h30 : Watain… Jeu. 22 septembre à 20h : La Rue Kétanou Ven. 23 septembre à 19h45 : Furax Barbarossa Mer. 28 septembre à 20h : Electric Callboy + Annisokay Jeu. 29 septembre à 20h : Yann Tiersen Ven. 30 septembre à 20h : Electro Deluxe
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11, avenue Raymond Badiou Tél. 05 62 74 49 49. zenith-toulousemetropole.com
Narbonne Arena
74, avenue Maître Hubert Mouly narbonne-arena.fr
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Ven. 16 septembre à 20h : Le Grand Bleu ciné-concert Ven. 7 octobre à 20h30 : Back to Basics 2000 Dim. 9 octobre à 20h : SCH Jeu. 13 octobre à 20h : The Dire Straits Experience Ven. 14 octobre à 20h : Romeo Elvis Sam. 15 octobre à 20h : Toulouse Déraille Dim. 16 octobre à 17h : Goldmen Ven. 21 octobre à 20h : Vald
Clara Luciani
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Sam. 1er octobre à 20h : Back To The Floyd Ven. 28 octobre à 20h : Vitaa & Slimane Sam. 5 novembre à 20h : Je vais t’aimer Mer. 25 janvier 2023 à 20h : One night of Queen Sam. 11 février 2023 à 20h : Australian Pink Floyd Show Mar. 21 mars 2023 à 20h : Irish Celtic
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Jeu. 9 mars 2023 à 19h30 : Sanseverino Sam. 18 mars 2023 à 19h : Les Tambours du Bronx… Sam. 25 mars 2023 à 19h30 : Front 242… Jeu. 30 mars 2023 à 19h30 : Scylla Ven. 31 mars 2023 à 19h30 : Acid Arab Sam. 15 avril 2023 à 19h30 : Les Fatals Picards…
Lun. 19 septembre à 19h : The Cavemen... Mar. 20 septembre à 19h : Scott H…
Victoire 2
Domaine du Mas de Grille Route de Sète à St-Jean-de-Védas Tél. 04 67 47 91 00. victoire2.com Dim. 25 septembre à 17h : Cannibale… Mer. 5 octobre à 20h : Oranssi Pazuzu + Telepathy Mer. 12 octobre à 16h : He Hop ! Pénélope Ven. 14 octobre à 20h : Maya Kamaty… Dim. 16 octobre à 16h30 : Herman Düne Jeu. 20 octobre à 20h : Alcest + Rïcïnn Sam. 22 octobre à 20h : Chapelier Fou + Ensemb7e Sam. 12 novembre à 20h : Clinton Fearon Jeu. 1er décembre à 20h : Cabadzi + Lombre Jeu. 8 décembre à 20h : Zentone
Zénith Sud à Montpellier
2733, avenue Albert Einstein Tél. 04 67 61 67 61. montpellier-events.com
Le Rockstore à Montpellier 20 rue de Verdun Tél. 04 67 06 80 00. rockstore.fr
Jeu. 15 septembre à 19h30 : Demi Portion + Deadi Dim. 18 septembre à 19h : Imelda May Ven. 23 septembre à 19h30 : Osirius Jack Jeu. 29 septembre à 19h30 : Coeur de Pirate Ven. 30 septembre à 19h30 : The Roadies of the D… Sam. 1er octobre à 19h30 : Meat Puppets Jeu. 6 octobre à 20h30 : Kumbia Boruka Ven. 7 octobre à 19h30 : Biga*Ranx Sam. 8 octobre à 20h30 : Rover Dim. 9 octobre à 19h30 : Bcuc Mer. 12 octobre à 19h : Elder… Jeu. 13 octobre à 19h30 : Trust Ven. 14 octobre à 19h : Le Chiffre Organ-Ization... Sam. 15 octobre à 19h30 : Terrenoire Mer. 19 octobre à 19h30 : Kalash Jeu. 20 octobre à 19h30 : Makala Ven. 21 octobre à 19h30 : Krav Boca + Octopoulpe... Sam. 22 octobre à 19h : Larry Mer. 26 octobre à 19h30 : Isaac Delgado + Mansamat Jeu. 27 octobre à 19h30 : Steve’N’Seagulls Ven. 28 octobre à 19h30 : Green Montana Sam. 29 octobre à 20h : Ycare Dim. 31 octobre à 19h30 : Jacques Jeu. 3 novembre à 19h30 : Groundation Ven. 4 novembre à 19h : ZKR + Chilly + Moody Sam. 5 novembre à 19h : Niro Dim. 6 novembre à 19h : Unsane + Asbest Mar. 8 novembre à 19h30 : La Grande Sophie Jeu. 10 novembre à 20h : Hilight Tribe Sam. 12 novembre à 19h30 : Jon Spencer & The Hitmakers Sam. 19 novembre à 19h30 : Alborosie & Shengen Clan Lun. 21 novembre à 19h30 : Rone Mar. 22 novembre à 20h : Franglish Mer. 23 novembre à 19h30 : Oscar Anton Jeu. 24 novembre à 19h30 : Superpoze Ven. 25 novembre à 19h30 : Tiakola Sam. 26 novembre à 19h30 : Tiken Jah Fakoly Mer. 30 novembre à 19h30 : Emily Loizeau Jeu. 1er décembre à 19h30 : Bertrand Belin Mer. 7 décembre à 19h30 : Laurent Bardainne… Jeu. 8 décembre à 19h30 : Taïro… Ven. 9 décembre à 19h30 : Isha Sam. 10 décembre à 20h : NEJ’ Mer. 14 décembre à 19h30 : TH Da Freak Jeu. 15 décembre à 19h30 : Aloïse Sauvage Sam. 17 décembre à 19h30 : Médine Ven. 17 février 2023 à 19h : Les Sheriff...
Paloma à Nîmes
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Arena Sud de France à Pérols
Route de la Foire Tél. 04 67 17 68 17. suddefrance-arena.com Ven. 7 octobre : Sting Sam. 15 octobre : 50 Cent Jeu. 27 octobre : Angèle Mar. 8 novembre à 20h : The Cure Mer. 16 novembre à 20h : Dadju Ven. 25 novembre à 20h : Vitaa & Slimane Mar. 29 novembre : Orelsan Mer. 14 décembre : -MJeu. 19 janvier 2023 à 20h30 : Clara Luciani Sam. 25 février 2023 à 20h : Soprano Ven. 28 et sam. 29 avril 2023 : Starmania Dim. 7 mai 2023 à 20h : Hans Zimmer Live Dim. 22 octobre 2023 à 20h : BigFlo & Oli
Secret Place à St-Jean-de-Védas 24, rue Saint-Exupéry – ZI La Lauze Tél. 09 50 23 37 81. toutafond.com
Sam. 13 août à 19h : Crawford... Ven. 19 août à 19h : Muertissima… Ven. 2 septembre à 19h : Girlschool… Sam. 3 septembre à 19h : Imperial Age Dim. 18 septembre à 19h : The Prehistorics…
Tryo –
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Lun. 5 septembre à 20h : Biffy Clyr Ven. 9 et sam. 10 septembre : Paloma a 10 ans Mar. 20 septembre à 20h : Mudhoney Jeu. 22 septembre à 20h : 1Pliké140 Sam. 24 septembre à 20h : Tryo Jeu. 29 septembre à 20h : Têtes Raides Jeu. 29 septembre à 21h : Marie Flore + Roseland Jeu. 6 octobre à 20h : Zaoui Ven. 7 octobre à 20h : Soolking Dim. 9 octobre à 18h : Carpenter Brut Dim. 9 octobre à 19h : The Fleshtones + Bobby Lees Jeu. 13 octobre à 20h : Tindersticks Ven. 14 octobre à 20h : Kyo Ven. 14 octobre à 21h : Papooz Sam. 15 octobre à 20h Lonny + Alexia Gredy Mer. 19 octobre à 20h : Orange Blossom & F. Delarozière Jeu. 20 octobre à 20h : Arka’n Asrafokor Jeu. 27 octobre à 20h : Miel de montagne + Julien Granel Ven. 28 octobre à 20h : Thylacine Ven. 28 octobre à 21h : Le Juiice Ven. 4 novembre à 20h : Charlie Winston Dim. 6 novembre à 18h : Groundation Ven. 11 novembre à 20h : Jeanne Added Sam. 12 novembre à 20h : Ashe 22 Jeu. 17 novembre à 20h : Izïa Jeu. 17 novembre à 21h : Black Sea Dahu Sam. 19 novembre à 20h : Vitalic + Poltergeist Dim. 20 novembre à 18h : Oumou Sangare… Mar. 22 novembre à 20h : Fishbach Mer. 23 novembre à 20h : Mad Foxes Sam. 26 novembre à 20h : Ibeyi Sam. 26 novembre à 21h : Oiseaux-Tempête Mer. 30 novembre à 20h : Charlotte Cardin Sam. 3 décembre à 20h : Florent Marchet Sam. 3 décembre à 21h : Deen Burbigo Mar. 6 décembre à 20h : Skip The Use Ven. 9 décembre à 20h : Ziak Mer. 14 décembre à 14h : New Kidz Ven. 16 décembre à 20h : Ibrahim Maalouf Mar. 10 janvier 2023 à 20h : Hyphen Hyphen Sam. 21 janvier 2023 à 20h : Pomme Mer. 25 janvier 2023 à 20h : Camille Lellouche Jeu. 26 janvier 2023 à 20h : Lorenzo Sam. 4 février 2023 à 20h : BigFlo & Oli Sam. 18 février 2023 à 20h : Prime Sam. 25 février 2023 à 20h : Leprous + Kalandra Mar. 7 mars 2023 à 20h : Fuzz Sam. 11 mars 2023 à 20h : Mathias Malzieu Mer. 15 mars 2023 à 20h : Daniel Auteuil Jeu. 16 mars 2023 à 20h : Bertrand Belin Ven. 17 mars 2023 à 20h : Matmatah Ven. 21 avril 2023 à 20h : Dominique A Mer. 26 avril 2023 à 20h : EELS
Location : Fnac de Montpellier, Nîmes, Perpignan et Avignon, Carrefour, Auchan, Leclerc. Location par internet : contremarque.com - adamconcerts.com
Ven. 23 mars 2023 à 20h : Aldebert Dim. 26 mars 2023 à 17h : L’héritage Goldman Jeu. 20 avril 2023 à 20h : -MVen. 12 mai 2023 à 20h30 : BigFlo & Oli Ven. 29 septembre 2023 à 20h : Soprano Sam. 25 novembre 2023 à 20h30 : The World of Queen Sam. 23 mars 2024 à 20h30 : The Rabeats
© Combourganimation
Sting
Dim. 18 septembre à 20h : Le Grand Bleu en ciné-concert Jeu. 29 septembre à 20h30 : The World of Queen Sam. 1er octobre à 20h : Naturya Dim. 16 octobre à 17h : One Night of Queen Ven. 28 octobre à 20h ; Worakls Jeu. 3 novembre à 20h : Dutronc & Dutronc Mer. 16 novembre à 20h : Julien Clerc Jeu. 17 novembre à 20h : Dub Inc. Ven. 18 novembre à 20h : Grand Corps Malade Sam. 19 novembre à 18h : Reggae Party Tour Ven. 25 novembre à 20h : Tayc Dim. 27 novembre à 17h : Disney in concert Sam. 17 décembre à 20h : Amir Dim. 18 décembre à 17h : Goldmen Ven. 27 janvier 2023 à 20h : Michaël Gregorio Dim. 29 janvier 2023 à 17h : Queen Symphonic Jeu. 16 février 2023 à 20h : Born in 90 Jeu. 2 mars 2023 à 20h : Heroes Bowie Berlin Ven. 24 mars 2023 à 20h : Stars 80 Sam. 25 mars 2023 à 20h30 : L’héritage Goldman Dim. 26 mars 2023 à 17h : Aldebert Mer. 29 mars 2023 à 15h30 et 20h30 : Celtic Legends Jeu. 30 mars 2023 à 20h : Camille Lellouche Ven. 31 mars 2023 à 20h : HF. Thiefaine Ven. 22 novembre 2024 à 20h30 : The Rabeats
Agenda des concerts, encore et toujours Volo Zaz Jane for Tea Calogero Soleynia Marcia Higelin Corentin Grellier Irina González Pogo Car Crash Control… Amel Bent Moon Hooch Zentone &Vibronics Rover + Julii Sharp The Magical Music of Harry Potter Portico Quartet Yannick Noah Bazabaz & Manudigital Trio Mandili Lara Fabian Les Stentors Kiko Ruiz Bachar Mar-Khalifé La Maison Tellier BigFlo & Oli Lynda Lemay Véronique Sanson Aïtawa et Raúl Monsalve Kyle Eastwood Princesse Leya Alexis HK
du 7 au 9 septembre à 21h30 au Bijou à Toulouse ven. 9 septembre à 20h30 au Corum à Montpellier du 14 au 16 septembre à 21h30 au Bijou à Toulouse sam. 17 septembre au Théâtre antique d’Orange mar. 20 septembre à 21h30 au Bijou à Toulouse les 22 et 23 septembre à 21h30 au Bijou à Toulouse les 29 et 30 septembre à 21h30 au Bijou à Toulouse ven. 30 septembre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse ven. 30 septembre à 21h au Rio Grande à Montauban ven. 7 octobre à 20h30 au Pasino à La Grande Motte ven. 7 octobre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse ven. 7 octobre à 21h au Rio Grande à Montauban ven. 7 octobre à 20h30 au Bolegason à Castres mer. 12 octobre à 20h au Corum à Montpellier mer. 12 octobre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse jeu. 13 octobre à 20h au Pasino à La Grande Motte ven. 14 octobre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse ven. 14 octobre à 20h30 au Bolegason à Castres dim. 16 octobre à 18h au Corum à Montpellier dim. 16 octobre à 16h au Pasino à La Grande Motte mer. 19 octobre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse ven. 21 octobre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse sam. 22 octobre à 21h au Rio Grande à Montauban jeu. 27 octobre à 20h30 au Bolegsaon à Castres ven. 4 novembre à 20h30 au Pasino à La Grande Motte sam. 5 novembre à 20h au Corum à Montpellier jeu. 10 novembre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse les 18 et 19 nov. à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse sam. 19 novembre à 20h30 au Club à Rodez mar. 22 novembre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse
Calogero
Sheila Anne Sila Lou Michelle David Marc Lavoine Hélène Ségara Michel Fugain Queen Extravaganza Isabelle Boulay The Sound of U2 Christophe Willem Arthur H
mer. 23 novembre à 20h30 au Pasino à La Grande Motte jeu. 24 novembre à 20h30 au Pasino à La Grande Motte dim. 27 novembre à 16h à Zinga Zanga à Béziers mer. 30 novembre à 20h30 à la Salle Nougaro à Toulouse ven. 20 janvier 2023 à 20h au Corum à Montpellier mar. 24 janvier 2023 à 20h30 au Pasino à La Grande Motte jeu. 26 janvier 2023 à 20h30 au Pasino à La Grande Motte sam. 4 mars 2023 à 20h au Corum à Montpellier jeu. 9 mars 2023 à 20h au Pasino à La Grande Motte ven. 10 mars 2023 à 20h30 au Corum à Montpellier ven. 14 avril 2023 à 20h au Pasino à La Grande Motte sam. 9 décembre 2023 à 20h30 au Corum à Montpellier
agenda Humour
Bun Hay Mean Mathieu Madenian Mathieu Madenian Patrick Bosso Patrick Bosso Anthonuy Joubert Floodcast Guillermo Guiz Inès Reg Les Bodin’s Bun Hay Mean Eric Antoine Paul Mirabel Kheiron Jérome Niel Matthieu Longatte Thomas NGijol Maxime Gasteuil Thomas Marty Bernard Mabille Bernard Mabille Bernard Mabille Bernard Mabille Stéphane Guillon Michel Gregorio Jérémy Ferrari Vincent Moscato Redouane Bougheraba Jérôme Commandeur Jérémy Ferrari Stéphane Guillon Pierre-Emmanuel Barré Fabrice Eboué
Patrick Bosso mer. 10 août à 21h30 aux Arènes du Cap d’Agde jeu. 11 août à 21h30 aux Arènes du Grau du Roi mer. 17 août à 21h30 aux Arènes du Cap d’Agde dim. 21 août à 21h30 aux Arènes du Grau du Roi ven. 26 août à 21h30 aux Arènes du Cap d’Agde sam. 10 septembre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 23 septembre à 20h au Corum à Montpellier jeu. 29 septembre à 20h30 au Zénith de Toulouse sam. 8 et dim 9 octobre à 20h et à 15h à la Narbonne Arena ven. 14 octobre à 20h à la Narbonne Arena ven. 14 et sam. 15 octobre à 20h au Corum à Montpellier mer. 19 octobre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse mer. 26 octobre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 27 octobre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 28 octobre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse sam. 29 octobre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse mer. 2 novembre à 20h à Zinga Zanga à Béziers jeu. 3 novembre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 3 novembre à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers ven. 4 novembre à 20h30 à la Salle Bleue à Palavas-les-Flots sam. 5 novembre à 20h30 à l'hôtel Novotel Atria à Nîmes dim. 6 novembre à 15h au Casino Barrière à Toulouse mer. 9 novembre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse sam. 12 novembre à 20h au Zénith de Toulouse sam. 12 novembre à 20h30 au Zénith Sud à Montpellier jeu. 17 novembre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse ven. 18 novembre à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers sam. 19 novembre à 20h au Corum à Montpellier sam. 19 novembre à 20h30 au Zénith de Toulouse sam. 19 novembre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse dim. 20 novembre à 18h au Corum à Montpellier jeu. 24 novembre à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse
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Paul Mirabel Noelle Perna Zize Paul Mirabel Haroun Jérôme Niel Laura Laune Patrick Bosso Patrick Bosso Mathieu Madenian Sellig Sellig Inavouable Sellig Seb Mellia Thomas VDB Florent Peyre Djimo Pierre-Emmanuel Barré Redouane Bougheraba Ary Abittan Noelle Perna Seb Mellia Jamel Comedy Club Kyan Khojandi Tristan Lopin Le Cas Pucine Verino Anthony Kavanagh Inès Reg Véronic Dicaire Veronic Dicaire Max Bird
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Jérome Niel
ven. 25 novembre à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers ven. 25 novembre à 20h30 à l’Hôtel Novotel Atria à Nîmes lun. 28 et mar. 29 novembre à 20h au Corum à Montpellier sam. 3 décembre à 20h au Zénith Sud à Montpellier sam. 3 décembre à 20h30 au Corum à Montpellier jeu. 8 décembre à 20h30 à l’Hôtel Novotel Atria à Nîmes ven. 9 décembre à 20h30 à la Salle Bleue à Palavas-les-Flots sam. 10 décembre à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers sam. 10 décembre à 20h à l’Hôtel Novotel Atria à Nîmes ven. 16 décembre à 20h30 à Zinga Zanga à Béziers sam. 17 décembre à 20h30 au Palais des Congrès à Arles sam. 17 décembre à 20h30 au Corum à Montpellier dim. 18 décembre à 18h 20h30 à l’Hôtel Novotel Atria à Nîmes jeu. 5 janvier 2023 à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 12 janvier 2023 à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse dim. 15 janvier 2023 à 18h à l’Hôtel Novotel Atria à Nîmes dim. 15 janvier 2023 à 18h au Corum à Montpellier mer. 18 janvier 2023 à 20h30 au Zénith de Toulouse mer. 18 janvier 2023 à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse jeu. 19 janvier 2023 à 20h30 au Zénith de Toulouse sam. 21 janvier 2023 à 20h30 à l’Hôtel Novotel Atria à Nîmes sam. 21 janvier 2023 à 20h au Corum à Montpellier dim. 22 janvier 2023 à 20h au Corum à Montpellier mar. 24 janvier 2023 à 20h au Zénith de Toulouse ven. 27 janvier 2023 à 19h au Corum à Montpellier sam. 28 janvier 2023 à 20h au Corum à Montpellier sam. 28 janvier 2023 à 20h au Corum à Montpellier mar. 31 janvier 2023 à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse mer. 1er février 2023 à 20h au Zénith Sud à Montpellier sam. 4 février 2023 à 20h au Zénith Sud à Montpellier mer. 8 février 2023 à 20h au Zénith de Toulouse mer. 8 février 2023 à 20h30 au Casino Barrière à Toulouse
L’été des
SOMMAIRE
DOSSIER
> MUSÉES > ARTS PLASTIQUES > EXPOSITIONS
EXPOSITIONS
Sérigraphie de Jean-Luc Parant présentée à l’occasion de l’exposition des 30 ans de l’Espace Brassens à Sète –
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Hommage
L
JEAN-LUC PARANT Un grand artiste et poète s’en est allé…
a nouvelle est tombée, brutale, au cœur de cet été torride : Jean-Luc Parant nous a quittés. Tandis que s’achevait à peine cette exposition parisienne, dans le Marais, pour laquelle il s’était tellement investi tout comme sa compagne Kristell Loquet, et à laquelle il tenait beaucoup : comme un fleuve qui déborde, allusion au Bout des Bordes - noms de ces trois lieux où il vécut successivement, où il se ressourçait et où il créait, surabondamment… (D’abord en Ariège, à Sainte-Croix-Volvestre ; ensuite à Buis-les-Baronnies en Drôme provençale ; enfin en Basse-Normandie, à Fresnay-le-Samson…).
Disons qu’il est apparu à une époque où l’on avait compris qu’une forme, une attitude, un référent, suffisait bien à occuper toute une vie, comme chacun de nous l’occupe, selon ses différences et spécificités. Mais il s’agissait pour lui moins de concept que d’évidence…
@ Ssoufiane Zaidi
Jean-Luc Parant était l’un des créateurs les plus singuliers, les plus inventifs, les plus prolifiques de ces dernières décennies. Et qui ne se voulait pas seulement sculpteur même s’il aura modelé inlassablement des boules en cire, noires le plus souvent, mais aussi en terre ou en papier, boules dont le nombre, la dimension, la texture dépendaient du lieu où il les exposait. Il se voulait aussi écrivain et Et surtout nom de la somptueuse revue qu’il quel écrivain ! D’une fécondité inouïe, dans avait créée dans les années 70, et à laquelle des livres ou sur ses œuvres, improvisant inont participé les meilleurs artistes et écrivains finiment sur les deux organes indissociables de notre temps. Topographie de l’art, cet esde sa production plastique : les yeux et les pace d’exposition, où il présentait, une Fermains dans leur rapport à la matière, à l’esrari débordante de boules, en cire ou en pace, à l’infini. papier (il en existe une version au Mac de Il s’était inventé une philosophie à son Marseille). On y retrouvait, en tout, 24 arusage, personnelle, et en même temps costistes, comme le cycle du temps quotidien, mique, autant dire une mythologie voire une dont bon nombre de sétois : Cervera ou Lise épopée. Son œuvre apparaît, en effet, telle Chevalier, Agnès Rosse ou Pierre Tilman, de une production unique, d’un seul et même nouveaux amis, depuis qu’il avait acquis un texte assorti d’une action manuelle, c’est pied à terre, sur l’île singulière. Et bien évibien assez pour justifier une existence. Certes demment Robert Combas en particulier, avec la répétition ne signifie pas la simple reprolequel il aura beaucoup œuvré, pour des réaduction du même : chaque boule, chaque lisations à quatre mains, et aussi pour des Jean-Luc Parant et Robert Combas (ici à l’Hospitalet texte, fonctionne comme une variation sur concerts-lectures publiques, autre activité en juin) avaient une grande complicité artistique un thème à chaque fois différencié, nuancé qu’il aimait tant pratiquer. Ils avaient tous mais également intellectuelle et amicale et enrichi de nouvelles possibilités. Chaque deux une grande boule a son autonomie, sa spécificité, sa texIl s’était inventé une complicité artistique ture à l’instar des êtres humains. Dans l’unicité de son obsession, chaque philosophie à son usage, mais également intellectuelle et amicale. On imaoccurrence est unique à son tour. La prolifération était pour lui un principe personnelle, et en même gine tout ce qu’il aurait pu réaliser si le sort lui de production. Ainsi ses boules se présentaient en tas, en empilement ou avait été plus clément. temps cosmique, autant mieux en éboulement. Certaines étaient impressionnantes, d’autres de la Dans notre région, on avait pu le voir récemment dire une mythologie grosseur d’un pois-chiche. La rotondité résout le problème formel de l’enà la Pop Galerie de Pascal Saumade, au musée Paul vers et de l’endroit mais elle entre surtout en cohérence avec l’œil qui voire une épopée… Valéry, à la nous permet de la voir, la terre qui Chapelle du Quartier Haut, à la nous supporte et nous accueille, le grotte du Mas d’Azil, ou aux Beauxsoleil qui nous éclaire. Arts de Montpellier quand elle ne se Elle est la forme primitive qui surgit nommait pas encore Mo.Co. de nos mains dès lors que l’on se Et actuellement à l’Espace Brassens mêle quelque peu de pétrir la terre, pour les 30 ans du lieu, où l’on peut ou la matière en général. Jean-Luc découvrir une de ses œuvres en Parant s’était créé un système d’une hommage au célèbre chanteurcohésion exceptionnelle et qui se capoète. Il avait déposé, également, ractérise par son expansion, à l’instar comme un clin d’œil, une boule dans de notre univers. Une expansion qui un coin de la galerie Al/ma. s’est brutalement interrompue, nous En France ne citons que Beaubourg, rappelant, au cœur de l’infinitude, ou le Mam, le Palais des papes en notre finitude, dont chacune de ses Avignon, ou la Fondation Maeght, œuvres ressuscitait mine de rien la les Augustins de Toulouse. Il n’était présence masquée. S’ouvre toutefois pas seulement sculpteur. une nouvelle expansion, celle de la Il était écrivain (l’exigeant Fata Mordécouverte de son œuvre, par le gana ne s’y était pas trompé !) et grand public, par les exégètes des bien sûr performer. Sa production temps futurs, et les historiens de l’art s’était diversifiée au cours des anqui ne manqueront pas de lui accornées, passant par des œuvres muder une place de choix. rales, des dessins sur matériaux Ceux qui ont eu la chance de le récupérés, des textes intégrés aux connaître pourront dans un premier supports de cire ou de pierre, des temps les y aider… livres-objets… Difficile de le classer Tout comme les membres de sa tant son œuvre est hors-norme. famille, ses proches et intimes, qui Certains le rapprochent de l’art brut sont déjà dans la filiation (artistique, ou de l’art singulier. Lui-même ne se s’entend). définissait pas à partir d’un mouveBTN « La répétition ne signifie pas la simple reproduction du même : chaque ment mais en tant que fabricant de au nom de l’équipe du magazine boule, chaque texte, fonctionne comme une variation » boules et de textes sur les yeux… –
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EVÉNEMENTS
BRASSENS BY PAR SÈTE À L’ESPACE BRASSENS À SÈtE Inauguré en octobre 1991, l’Espace Georges Brassens fête cette année ses 30 ans. À l’occasion de cet anniversaire, le musée dédié au poète et musicien a imaginé une exposition réunissant une trentaine d’artistes sétois. Tout est parti d’une rencontre entre Yasmina Lahrach (de l’Espace Georges Brassens) et le Cercle des Arts de Sète, entrainant ensuite cette exposition extraordinaire. Elle a rapidement pris de l’ampleur jusqu’à se faire remarquable par sa richesse, sa diversité et sa permanence. Une trentaine d’artistes se sont donc prêtés au jeu, donnant leur vision de Georges Brassens qu’il s’agisse de l’homme, ou de sa création artistique et poétique. Une multiplicité de regards qui implique également une grande diversité de courants artistiques : de la Figuration Libre à l’art moderne, du contemporain au street art. Toutefois, l’exposition propose une véritable collection réunie autour d’un même format : la sérigraphie monochrome. Brassens par Sète se concentre aussi tout particulièrement sur le lien entre l’œuvre du poète et l’interprétation des artistes, afin d’explorer différemment leurs créations avec des contraintes techniques qui deviennent des challenges. Guitare, pipe, clin d’œil aux chansons (évoquées à travers un objet, un
symbole ou parfois écrites) tous les attributs de Georges Brassens apparaissent dans les œuvres. On se plait ainsi à chercher les références dans chaque sérigraphie, créant une sorte de jeu entre les spectateurs et les artistes. Cette collection est aussi l’occasion de remarquer toute la bienveillance, et la gratitude que portent ces derniers au poète et à son œuvre universelle. Un véritable kaléidoscope en noir et blanc qui montrent la richesse culturelle de la vie artistique sétoise, mais également les différents visages de Brassens. Jusqu’au 31 décembre, à l’Espace Brassens à Sète (34). Tél. 04 99 04 76 26. espace-brassens.fr Les artistes : AmonAlis, Barrandon, Battista, A. Biascamano, T. Bosc, A. Cervera, Chagniot, Clodius, R. Combas, C. Cosentino, Della Flora, Depose, H. Di Rosa, Dombres, M. Duran, J.-J. Francois, P. Francois, Jouanno, Laou, E. Laroche-Joubert, M. Lhermet, Lith, L. Mancione, Maye, A. Novika Sobierajski, J.-L. Parant, Reka, Rebelsmuge, Topolino, A. Zarouati. Les artistes invités (hors Sète) : C215, C. Couture.
L’exposition événement La Nature de Robert Combas se poursuit au Château l’Hospitalet à Narbonne, jusqu’au 30 septembre. Au cœur du vignoble de la Clape, l’artiste propose un dialogue entre sa propre nature et celle qui environne le domaine viticole de Gérard Betrand et emprunte toutes les voies d’expression. Toiles, sculptures, mobiliers, projections investissent les espaces intérieurs et extérieurs du château, le transformant, sous le soleil ou sous la lune, et offrant l’occasion inouïe d’une immersion dans l’œuvre prolifique et génialement Trois événements en un : projections sur les bâtiments, sculptures en extérieur et exposition de peintures réjouissante de l’artiste. regard, et une nouvelle dimension à l’œuLe parcours invite les visiteurs depuis vre de Robert Combas. l’Espace d’Art à une déambulation ponctuée Réalisées, dans l’atelier de Sète, ville de surprises vers les parcs et vignobles, dans d’enfance de l’artiste, ou in situ pour une la réception, au Jazz Bar et dans le restauvingtaine de tableaux et sculptures, les rerant l’Art de Vivre. Près de cent œuvres sont présentations se succèdent, avec, en toile ainsi exposées dont une importante série de de fond, un dialogue avec la nature, mais tableaux et d’immenses sculptures inédites. laquelle ? Dans l’Espace d’Art du Château l’Hospitalet, Le titre de l’exposition La Nature de l’exposition réserve la surprise d’œuvres inéRobert Combas évoque bien sûr l’écrin de dites, sur papier. Inspiré par un besoin de liberté, de vérité, de face à face, vignes et de garrigues, magnifiées par les soins de la biodynamie qui d’humanité vraie, en réaction au port du masque, l’artiste a produit une connecte la terre au cosmos, mais également sa propre intensité créative série de visages, très expressifs. S’y manifestent toutes les nuances d’émo- qui compose en éclats de couleurs, formes et reliefs, une vision du monde tions et de sentiments, angoisses, peurs, envie, amours et contradictions qui ouvre, révèle et découvre tous les horizons. de ces personnages, condensées dans un seul tableau. Une rencontre prolifique entre l’univers très urbain et rock de l’artiste et L’exposition se prolonge dans les espaces intérieurs et extérieurs du Châ- ces espaces naturels, typiques du Sud de la France, auxquels l’artiste voue teau avec un parcours de sculptures. Il s’agit pour Robert Combas de faire un profond attachement. dialoguer son art avec le cadre naturel offert par le paysage de vignes, pinèdes, oliveraies et garrigues environnantes. Enfin, les façades du châ- Jusqu’au 30 septembre au Château L’Hospitalet à Narbonne (11). teau se parent chaque soir de projections monumentales, offrant un autre Tél. 04 68 45 28 50. chateau-hospitalet.com –
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© Harald Gottschalk
LA NATURE DE ROBERT COMBAS AU CHÂtEAU L’HoSPitALEt À NARBoNNE
par BTN
ARTSPLAStiqUES GESTALT À ACMCM À PERPiGNAN Que la France ait eu, ces dernières décennies, un problème avec ses peintres, c’est ce que les historiens de l’art auront un jour à justifier. Toujours est-il que l’on sent un peu partout des frémissements, un retour progressif en grâce et que ACMCM y aura grandement contribué. Les treize artistes répertoriés, sous la houlette de Marion Bataillard, peintre elle-même, brassent toutes les générations, à commencer par celle qui aura connu la dernière période où la peinture en France a fait parler d’elle, dans les années 80, incarnée par l’un de ses plus éminents représentants JeanMichel Alberola. Sa peinture était alors cultivée, inspirée par les grands noms de la Renaissance et il signait d’ailleurs Acteon fecit, par référence au mythe de Diane et du voyeurisme pictural en général. Il sera intéressant de suivre son évolution. Car il s’agit ici de célébrer la figuration et notamment celle qui parle du corps, de manière parfois très intimiste, et tel est le cas de Marion Bataillard, nantaise née dans les années 80. Non seulement cette dernière sollicite l’autoportrait, mais elle l’intègre dans un environnement domestique ou urbain, chaque objet trouvant rigoureusement sa place dans un espace réordonné. La question du corps à l’œuvre est donc soulevée et elle se retrouve, de différentes manières, impliquées chez ses Marion Bataillard douze comparses, selon la forme qu’on lui octroie (gestalt). La plupart sont français. On y retrouve notre régional Fabien Boitard, en train enfin de s’imposer comme une référence, lui qui ne conçoit pas l’image sans lui imposer de multiples châtiments iconoclastes parce qu’il n’est de bonne peinture que dérangeante, qu’il s’agisse de paysages, de portrait de groupe, ou ces derniers temps de visages défigurés par la matière picturale même. On note toutefois la présence de la Géorgienne Elene Shatberashvili (qui, elle aussi, recourt à l’autoportrait mais dans une perspective de déracinement et de souvenirs à retrouver) et de trois artistes allemands : Henriette Grahnert (dont le travail sollicite la notion d’équilibre dans des compositions complexes et polymorphes), Matthias Ludwig (et sa peinture léchée, classique, intimiste qui convoque la famille et les mystères
du roman familial) et Robert Seidel (dont le rapport au corps humain, ou animal semble soucieux de figer l’image comme pour la fixer dans la mémoire), car l’Allemagne n’a jamais renié la composante picturale des nombreuses activités plastiques qui ont d’ailleurs toutes leur légitimité. La Parisienne Sylvie Fajfrowska, pratique également le portrait, ou l’autoportrait, sur des fonds unis ou abstraits mais qui réservent souvent des surprises (le profil de ces mains noires supportant une courge blanche). Les treize artistes se rapprochent parfois d’un point de vue thématique, cependant la différence des styles est assez nette selon que le paysage végétal, historique et guerrier, domine et que le personnage n’y apparaît que sous forme de fantômes comme chez Yann Lacroix, ou qu’au contraire la présence humaine domine même si elle semble subir les incidences d’une pixellisation qui modifie les formes, à l’instar du Marseillais Etienne Armandon. Cela dit, à l’autre extrême, une artiste comme Cécile Brigand quitte quelque peu la figure pour des compositions colorées très dynamiques, sur format imposant, où le geste impose ses formes. À l’opposé, les productions de François Mendras, à la cire sur bois, flirtent avec la narration onirique ou fantastique et réveillent nos regards et découvertes enfantines du monde qui nous entoure. Quant à Laurent Proux, il pose la question du visible avec ses fragments et silhouettes qui émanent de machine ou de lieux de travail que l’on n’identifie pas forcément. Le choix est manifestement effectué pour qu’un large panel de propositions différentes soient présentées aux visiteurs, aux inconditionnels de la peinture comme à ceux qui pourraient y revenir, parce qu’elle a toujours quelque chose de nouveau et de pertinent à nous apprendre. Il n’y a qu’en France qu’on l’avait semble-t-il oublié. Alors qu’elle est en pleine forme… Jusqu’au 2 octobre, au centre d’art contemporain À cent mètres du centre du monde à Perpignan (66). Tél. 04 68 34 14 35. acentmetresducentredumonde.com
SAYTOUR ET VIALLAT À AUBAiS C’est l’une des surprises de l’été. Le petit village gardois rend hommage à deux de ses artistes. Et pas des moindres ! Patrick Saytour habite Aubais depuis cinq décennies. Viallat y a grandi tandis que son père y pratiquait le notariat (aidant son nouvel ami justement à acquérir son actuelle maison). Cette exposition se veut un parcours au cours duquel les œuvres des deux amis dialoguent, se croisent ou se distinguent, Viallat faisant confiance aux tissus et aux matériaux naturels (le bois notamment) tandis que Saytour recourt au métal, au plastique, au contreplaqué, au tendeur élastique, au feutre et même aux luminaires dans une œuvre commune… Quatre lieux sont réquisitionnés : des salles voutées du château (et sa fameuse glacière), qui ont déjà vu défiler de nombreuses expositions temporaires, au presbytère tout proche, où l’on contemplera une œuvre unique à quatre mains, en passant par l’incroyable escalier du château, malheureusement saccagé, mais magnifiquement occupé par les deux artistes. Viallat y a suspendu une mince toile d’une longueur démesurée, adaptée au volume de la coupole ; on y trouve aussi des filets qui habillent et habitent littéralement l’espace. Et l’installation à partir de plastiques ondulés, rythmés d’interventions colorées, de dalles marquées de brûlures, de panneaux de métal de Saytour, qui soulignent si bien les outrages du temps tout en habillant le lieu de lumière, et en accentuant l’idée, barrières de protection à l’appui, de chantier de la rénovation qui s’impose. Le temple, enfin, accueille les deux artistes de Supports-Surfaces qui se sont plu à mêler les époques, certaines œuvres des années 60, jouxtant malicieusement les plus récentes créations. On pense aux expositions de l’Arc dans les années 60-70, ou de Coaraze, qui font aujourd’hui référence. On dé–
couvre un Saytour inventif, audacieux, ironique, accumulant des plis de parachutes insérés malicieusement dans un caisson, et accrochés à hauteur du sol. Il nous accueille avec des peintures à base de lino, très décoratif, sur panneau strié à la tronçonneuse, lesquelles témoignent de sa volonté malgré tout picturale, ou encore avec ce tondo cerclé de métal à l’intérieur duquel évolue un complexe tendeur, tout en ovale grillagé parsemé de pompons et autres objets colorés. Et un Viallat qui s’est depuis longtemps émancipé de la toile régulière, a fortiori du châssis, pour poser sa fameuse empreinte sur des tissus déployés, de petite ou grande dimension, certains raboutés, dans les endroits les plus improbables : au-dessus d’une porte, suspendus, dans l’espace et jouant sur les transparences, ou encore longilignes entre deux grands ondulés, ou en forme de long et souple chiasme dans le grand escalier. Dans le temple, les deux artistes ont rivalisé d’inventivité, entourant la chaire d’une sorte de gloire modeste (en feutres, évidés de brûlages et géométriques, pour Saytour ; en formes simples et épurées pour Viallat), à moins que l’on ne pense à des ex-votos. L’ensemble suscite un sentiment d’humilité. On a la sensation que les artistes ont pris un intense plaisir à investir ce château et son histoire, et qu’ils y ont mis l’énergie et l’enthousiasme des jeunes gens qu’ils furent à l’époque où ils créaient, dans une salle d’Aubais, accompagnés de Bioulès et Dezeuze, le nom du mouvement SupportsSurfaces. Aubais donc qui quelque part réhabilite son patrimoine, dont le mouvement Supports-Surfaces fait amplement partie. Jusqu’au 21 août, à Aubais (30). Tél. 04 66 80 89 07. aubais.fr
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Arts plastiques
ILE/MER/FROID AU doMAiNE dES BoiSSEtS À SAiNtE-ENiMiE MICHEL ET SAMUEL BLAZY AU VALLoN dE ViLLAREt À BAGNoLS-LES-BAiNS
On connaît ce trio, devenu duo, qui s’est déjà manifesté du côté de Mécènes du Sud, ou l’année dernière dans les halles de Montpeyroux, par des œuvres collectives impliquant les matériaux et techniques du cru, recomposés de manière à recouvrer une seconde vie, grâce au biais de l’art, la seule activité à aimer le monde, disait la philosophe (Amor Mundi, titre de l’expo). Le duo s’est donc immergé durant deux mois sur ce plateau caussenard chargé d’histoire paysanne, de pierres, de végétaux et même d’animaux, et s’est efforcé d’ordonner leurs diverses découvertes et expérimentations. La restitution de leurs réalisations se fait dans quatre bâtiments de l’ancienne ferme des Boissets, plus une annexe, et prend la forme d’abord d’un inventaire de certains objets utilisés et permettant de se familiariser avec le processus de création (par exemple des pierres pour immerger les tissus, des mortiers pour l’extraction des végétaux…) des deux artistes. Ils ont posé sur un tapis, au sol, à l’instar d’une présentation muséale, ILE/MER/FROID traditionnelle. Ensuite, d’une série de peintures végétales issues d’un travail de cueillette et de teinture, selon un patient procédé d’élaboration qui rappelle les activités anciennes et locales. Le support est formé de draps qui conservent leur vie antérieure, leurs spécificités, les marques de l’usage ou du temps. Ils deviennent de véritables peintures vivantes ou du moins rendant compte du vivant, tant qu’il subsiste. Puis, on passe à des sculptures en plâtre ciré renvoyant tantôt à l’idée de corps, omniprésente dans l’intervention du duo, tantôt à des récipients multiples et anthropomorphes, ou à des cavités rocheuses, le tout reposant sur du mobilier rustique. La dernière salle nous immerge littéralement dans les tissus imprégnés de formes et couleurs naturelles de deux toiles, en lévitation, d’autre part, nous confrontent à deux souches qui les retiennent. On n’est pas loin d’une caricature de Supports-surfaces avec un avatar du châssis, et des toiles que l’on dit libres. Enfin, dans l’annexe voutée, Ile/Mer/Froid a installé une série de phares de voitures sertis dans du plâtre et du fer. Ainsi par des sculptures et peintures, le duo a-t-il inscrit la trace des lieux sur chacune des pièces et à l’intérieur des lieux. Ils démontrent que l’art contem-
porain et la ruralité, naturelle et artisanale, ne sont pas aussi éloignés qu’on aurait pu le penser de prime abord et ne demandent qu’à s’apprivoiser mutuellement, voire à cohabiter. Cette exposition a été rendue possible grâce au concours de l’association Lignes d’Horizon et au Vallon de Villaret, lequel au fil des années, scinde en sa moitié son parcours aquatique et ludique, jalonné de réalisations sonores ou interactives, afin de laisser place à une pause méditative. Les artistes jouent le jeu, se plient au thème de l’eau, ou conçoivent leur intervention en fonction du lieu qui les accueille et de sa curieuse tour historique, laquelle donne des idées de hauteur. Cette année, c’est Michel Blazy, dont on connaît en France l’art d’accommoder la nourriture en décomposition à l’espace qui l’accueille, et qui recourt à des matériaux aussi inattendus et légers que la mousse de savon. Il s’agira en l’occurrence de mêler jardinage et musique puisqu’un son (c’est l’apport de Samuel) est censé se déclencher à chaque activation de l’arrosage – l’eau est bien présente – de ce jardin vertical de cactées conçu par l’artiste. L’installation sollicite également des cordes et un instrument en forme de soufflet à flûtes géant. Mais d’autres œuvres sont présentées : un tapis de sisal avec un système de cordes et de vase qui permet aux végétaux de pousser. Et deux œuvres plus petites où des plantes poussent sur des briques. Plus des vidéos, où l’on voit les artistes, en duo ou le père tout seul élaborer l’expo ou expliquer la démarche. Dans la forêt toute proche Michel Blazy justement, a également installé un cimetière pour animaux, d’origine industrielle, qui devrait rejoindre les œuvres pérennes. On saluera ce déplacement louable des artistes, loin des lieux prestigieux et urbains auxquels ils sont habituellement confrontés, pour des endroits plus modestes, ruraux mais à l’esprit toujours aux aguets, et écologiques ! ILE/MER/FROID, jusqu’au 18 septembre au Domaine de Boissets (48). Tél. 04 66 47 63 76. levallon.fr Michel et Samuel Blazy, jusqu’au 6 novembre au Vallon du Villaret à Bagnols-les-Bains (48). Tél. 06 40 69 47 46. domainedeboissets.fr
STEVEN LE PRIOL AU CACN À NÎMES Cette intervention de Steven Le Priol au CACN s’inscrit dans une trilogie d’Hantologies : la première à Pamela, la deuxième au CACN, la troisième à venir aux Archives de Carré d’Art. Le néologisme implique la volonté rétrospective d’une anthologie, mais aussi la référence à la hantise ou si l’on préfère aux revenants, aux traces laissées par un être. La première œuvre, une toile, dès l’entrée du CACN nous fait en quelque sorte un signe. Un enfant flotte dans l’espace vert tendre, qui s’affiche sur le mur repeint par les artistes précédents (Le Priol garde ce que l’on efface). Il semble déguisé pour une fête macabre style Halloween. Un squelette est dessiné sur sa cape noire à capuche. Ainsi, Le Priol représente-t-il une représentation (au sens pictural du terme) tandis que l’enfant joue un rôle (connotation théâtrale). On est bien dans la représentation d’une représentation. Les pieds de l’enfant dépassent, ils nous renvoient au réel, mais ce réel est peint. On y perd nos repères. Le ton est donné : l’artiste joue sur les frontières fluctuantes qui distinguent le réel de la fiction. Il recourt, par exemple, à une sorte de double imaginaire, un dénommé Stéphane Etienne, dont il serait l’agent et dont il nous livre non pas la production romanesque mais la série des documents censés la commenter. L’exposition est composée majoritairement d’images, d’une sculpture (un minuscule et énigmatique gisant en autoportrait), de quelques objets (un ready-made végétal ; une série d’assiettes en porcelaine murale, aux dessins qui hésitent entre le drôle et l’effroyable ! L’humour noir, quoi… Une mini-maquette avec pierres style Petit Poucet ; un drapeau français noir et blanc, un morceau d’arbre balisé…). Ailleurs ce sont des images projetées à partir de rêves « lucides » mis en scène, d’un mage, ou d’un qui se prend pour Satan, ou pour un perroquet, d’une vidéo (The end, à la fin du parcours, avant le retour au réel mais empruntés à des fins de films. En fait il s’agit plutôt d’une boucle en éternel retour). Les œuvres datent d’un peu toutes les époques, mais y dominent plusieurs –
séries : celle des Répliques, celle des Hantises, celle de La perruque, objet de faux-semblant et d’illusion s’il en est. Les premières sont picturales sur fond neutre de papier, dans des formats modestes, style portrait. On y identifie quatre images réunies par une intention thématique évidente : la nourriture (mais factice !), les accessoires ou postiches, les emblèmes US (dont un Martin Luther King, plus faux que nature), l’Antiquité (avec un Schwarzy encore plus faux que MLK), etc. Les deuxièmes entament une série en papier noir découpé, contrecollé sur carton, et qui met en exergue des figures de meurtriers ou de lieux de meurtre collectif (Auschwitz et sa célèbre devise à la sauce Sarko) dans un style un peu décliné des diverses activités qui ont marqué les années de jeunesse de l’artiste (pochettes, BD, affiches, tatouage, customisation et bien sûr cinéma, notamment les séries B et les films d’épouvante). La troisième renvoie à l’époque où l’artiste devait travailler pour vivre et survivre. Ce qui ne l’empêchait pas de détourner du matériel pour dessiner. Voici les revenants revenus. Le concept n’est pas absent (trois variations sérigraphiques en couleur sur l’Erreur : Errare Hunanmum Est – sic !). Mais aussi un arbre généalogique ou si l’on préfère une contre-histoire de la modernité, placée en début, ou en toute fin, du parcours. En fait, on a affaire à un véritable jeu de piste où tout est fait pour leurrer le visiteur non attentif. Justement : il s’agit sans doute de lui apprendre l’attention, et pas seulement pour cette expo. L’image est si vite trompeuse. Un exemple : quel est l’objet mystère, évoqué dans le découpage au noir dans le premier couloir ? Qui se cache au fond derrière le visage connu de l’être maquillé (son galeriste en revenant) ? Steven Le Priol sait l’art de manipuler les faux semblants (à l’instar du ventriloque sur l’une de ses assiettes maudites, si fragiles, comme la vie.). Et sans doute aussi d’accommoder, de réactualiser Les Restes (titre d’une ancienne série). Jusqu’au 29 octobre, au CACN à Nîmes (30). Tél. 09 83 08 37 44. cacncentredart.com
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NAIRY BAGHRAMIAN ET GLENN LIGON À CARRÉ d’ARt À NÎMES
Les deux niveaux supérieurs de Carré d’art présentent cet été deux artistes différents au lieu de l’habituel distinguo entre l’exposition temporaire et la permanente, vouée aux collections. Nairy Baghramian, au troisième étage, Germano-Iranienne, remodèle, de façon tout à fait spectaculaire, les huit pièces et même les extérieurs. Les matériaux qu’elle utilise dans ses sculptures sont peu courants, la manière de les accrocher au mur ou de les présenter au sol brille par son originalité, et le visiteur se sent emporté dans un flux circulatoire à partir duquel il considère les lieux différemment. On peut le vérifier dès la première Glenn Ligon salle ou un tendeur divise la pièce en deux, ou encore dans cette Main courante (pour danseurs/ses ?) qui longe les murs, extérieur comme intérieur et d’une pièce à l’autre. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les propositions serpentines ou prothétiques ne manquent pas d’humour et sollicitent nos critères référentiels, ce qui fait que le visiteur n’est jamais perdu, même si le monde de présentation, qui laisse une grande place au vide, ne peut que surprendre de prime abord. Pour l’autre exposition, Post-Noir, l’artiste Glenn Ligon, cache d’autant moins son militantisme et sa relation aux mots qu’il intègre dans un diptyque, The Stranger, l’intégralité d’un livre de James Balwin. Toutefois, audelà du contenu, lequel sonne comme un « guide de voyage en Suisse » (titre de l’ouvrage du Nîmois Jean Paulhan) blanche, les deux panneaux étonnent par leur picturalité qui rappelle le color-fiels et, au-delà, les Nym-
phéas de Monet. De même, dans une série de toiles intitulées Debris field, les signes et lettres flottent à la surface, le noir de l’encre se taillant la part du lion, de sorte qu’elle s’inscrit dans la continuité d’une certaine peinture américaine mais telle que peut la concevoir la communauté noire au su de son histoire et de ses revendications. Dans une autre salle, on peut découvrir une série de néons intitulée America, où le matériau subi des tas de modifications pertinentes (inversion) et engagées (peinture noire) tout en se reflétant dans/sur les vitres. Ailleurs, une série de sérigraphies sur toile déclinent le portrait de Malcolm X tels que se le représentent les enfants. Un « Negro sunshine » au milieu d’une salle risque de faire couler beaucoup d’encre. Enfin, la photo des hands, noires anonymes lors d’une manifestation contestataire, montrent que les points de vue se modifient dès lors que l’on prend du recul ou que l’événement s’éloigne. En témoigne le sort posthume du vieil oncle Tom, dont il est question dans un film, différemment perçu selon qu’on le considère du point de vue du lecteur blanc ou du militant antiraciste. Décidément, l’activité artistique a pris de nouvelles directions tendant à redéfinir des notions et idées reçues. Re-définition de la sculpture à la lumière du lieu d’accueil ; re-définition de la peinture à la lumière de la cause noire : deux raisons d’aller y voir de plus près. Exposition de Nairy Baghramian, jusqu’au 18 septembre et exposition de Glenn Ligon, jusqu’au 20 novembre, à Carré d’Art à Nîmes (30). Tél. 04 66 76 35 70. carreartmusee.com
PAULINE CURNIER-JARDIN AU CRAC dE SÈtE Les femmes artistes, longtemps oubliées ou ignorées, sont les grandes gagnantes des causes féministes qui se sont manifestées avec tonitruance dans toutes les strates de la société. Le Crac a manifestement emboîté le pas à cette tendance honorable et son espace volumineux se prête à des scénographies étonnantes au service de l’idée ou de la cause. C’est l’impression que me fait cette présentation estivale des œuvres de l’ex-gardoise, et marseillaise, Pauline Curnier-Jardin qui nous amène voir des images en mouvement (vidéos) successivement à l’intérieur d’une arène pâtissière, près d’un tombeau à dessins érotiques et à l’intérieur d’une grotte maternelle après avoir franchi la porte d’une main géante. La première vidéo est clairement documentaire, mais composée de trois films de liesse, religieuses ou carnavalesques (du Gras aux cendres, sonne comme un titre de l’ethnologue Levi Strauss) avec un aspect rituel assez fort d’autant qu’il implique le sacrifice d’un animal, à nos besoins sauvages de défoulements collectifs (l’abattage du cochon) qui fondent une communauté. L’un d’eux met en exergue, à Catane, la figure picturale et symbolique de Sainte-Agathe, une martyre de l’hégémonie masculine, sublimée par les activités artistiques, dont l’adoration fonctionne un peu telle un retour du refoulé, comme une rédemption par rapport à l’animal totem éliminé. La seconde est mi-documentaire mi-fictionnelle. En effet, l’artiste s’intéresse à la prostitution en tant que minorité opprimée et aux prostituées en tant que victimes du système capitaliste, dans les faubourgs de Rome, la nuit. Mais l’apparition de Lucioles, empruntées à Pasolini, permet des ferments de narration, les travailleuses du sexe se faisant actrices d’une scène nocturne, avec portraits de groupes en clairobscur. La troisième est fictive, même si elle s’inspire de l’existence de Bernadette Soubirous, grâce à qui Lourdes est devenue une ville prospère. Sauf que l’artiste ne suit pas la tradition et plonge la supposée sainte dans un univers qui tient davantage du paganisme polythéiste que de la mystique chrétienne. Elle est d’ailleurs jouée par un homme et croise des créa–
tures grotesques ou hybrides, tandis qu’une bande son continue nous oriente et assume la partie musicale – on incline vers un art total. La salle d’exposition est devenue grotte, mais la présence d’un placenta nous fait comprendre qu’il s’agit du monde intra-utérin, celui du rêve et de ses violences. Entre ces trois points forts, les vidéos géantes et leur environnement particulier, des couloirs de tentures où l’on repèrera la figure emblématique de Marylin, encore une victime, démesurément grossie, et surtout des sortes d’ectoplasmes en tissus souples et couleur chair, disséminées aux endroits les plus improbables de deux pièces, au sol principalement mais aussi en hauteur, contre les murs, dans un coin. Ces vidéos renvoient à l’univers du cinéma d’animation qui justifie l’allusion féminisée au célèbre film animant Roger Rabbit et en l’occurrence son épouse Jessica. L’interprétation est polysémique, mais l’on comprend que la peau des femmes a longtemps été à vendre avant qu’elles ne réussissent à s’émanciper et faire de leur peau ce que bon leur semble. Peau neuve en quelque sorte. Peau de dames renvoie à Peau d’âne et donc à l’univers du conte et aux figures paternelles qui n’ont pas toujours le bon rôle. Dans la première série, un prie-Dieu avec masque de bronzage, est placé au cœur de la pièce. Dans la seconde, un portique suggère une géante ou une ogresse (la crainte suprême de l’Homme, être dévoré vivant). Pauline Curnier-Jardin semble en effet explorer les fonds mythiques, narratifs ou archétypaux, de l’archéologie humaine. Elle accorde évidemment une importance cruciale au sexe et à sa représentation, d’où ce travail, que l’on peut voir à travers un judas, de graphismes érotiques achetées à des prostituées pour les aider à vivre durant la pandémie. Beau geste de solidarité entre femmes. Une exposition spectaculaire, dont les petits sont toutefois exclus, au vu des scènes pornographiques qui sont parfois montrées. Jusqu’au 8 janvier, au Centre régional d’art contemporain à Sète (34). Tél. 04 67 74 94 37. crac.laregion.fr
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CARTE BLANCHE À SAMIRA CAMBIE À L’ESPACE d’ARt CoNtEMPoRAiN À BÉdARiEUX
Une petite galerie qui, non seulement présente récossy, l’abstraction très suggestive inspirée des quagulièrement des expositions, personnelles ou coltre éléments d’Anne Slacik. Et des noms qu’elle a lectives, de qualité, mais commence à défendre ses contribué à faire reconnaître sur Montpellier : artistes dans des lieux plus imposants, ainsi qu’en Quim Domene, proche de l’inquiétante étrangeté témoigne, après La Fenêtre, cette carte blanche à surréaliste, et qui assemble avec rigueur des images Bédarieux. La recette de son succès est simple : s’apprécieuses ; Guillaume Toumanian et ses paysages puyer sur quelques grands noms qui lui demeurent nocturnes très suggestifs ; Romain Ventura et ses fidèles : on évoquera ce proche de Supports-Surclairs-obscurs qui métamorphosent les personfaces qu’aura été Pierre Buraglio, et ses fenêtres et nages ; Jean-Christophe Donnadieu, très touché paysages (mais aussi sa fille Claude et ses sculptures par la guerre au bord de l’Europe et qui y fait sode carton d’emballage, son intérêt pour les choses brement allusion ; ou Tarik Essalhi, dessinateur hors simples telle la pomme de terre), ou Stéphane Penpair de scènes dramatiques parfois inspirées de la créac’h (dont la démarche, violente et iconoclaste tradition. Un invité d’honneur est à signaler : David en grand format, s’apaise quelque peu dès qu’il Bioulès, qui plus que tout autre s’y entend pour cés’agit des petits ; ici, il apprivoise le paysage) voire lébrer et sublimer des objets simples et des archiPhilippe Perrin (dont l’œuvre sur le fil du rasoir fait tectures peu considérées, en l’occurrence un simple parfois froid dans le dos, de ne point faire dans la bouquet sur fond neutre. Ainsi, c’est un peu du dentelle ni dans le bon goût traditionnel). J’y adgoût éclectique du centre-ville de Montpellier qui joindrai Yves Reynier, grand découpeur de cartes et s’exporte en campagne, au pied du Massif central, tissus devant l’éternel et qui aime à occuper avec et qui donc se confronte à d’autres horizons. ses petits formats mis à plat sur les murs, les plus grands espaces possibles. Ses aquarelles sont un déNB : Profitons-en pour signaler que la plus grande lice. Défendre mordicus des artistes confirmés mais des petites galeries montpelliéraines rejoindra ses point célèbres (Anne Slacik ou Pierre Bendine-Boupénates en septembre pour y accueillir Pierre car) ; enfin découvrir, l’exemple le plus flagrant Bendine-Boucar. Celui-ci délaissera ses récents tarŒuvre de Guillaume Toumanian étant fourni par Jérémy Gabin, à peine majeur tans écossais pour s’adonner au paysage selon un quand il fit sa première exposition, et revisitant protocole très strict : un seul point de vue pour une avec inventivité des images soumises au photomontage. Ou Clara Bryon, série. Comme toujours dans sa production, c’est la couleur qui prime, la une orfèvre de la lumière s’appuyant sur des lignes architecturales ou na- composition paysagère lui permettant de renouveler ses motifs, de s’esturelles des plus élémentaires. On pense également au couple Florence sayer à divers supports (sacs, tissus d’ameublement, papier) tout en variant Obrecht et Axel Pahlavi qui participe à ce regain d’intérêt pour une pein- les techniques (aérosol, crayons de couleur, collage). Car la couleur, c’est ce ture intimiste ne reniant ni le travail bien fait ni la maîtrise des codes et qui rend heureux et qui transfigure les grisailles du quotidien. des genres. Entre les deux extrêmes, des peintres de la couleur et de la grille comme Pierre Bendine-Boucar, le paysagisme, et parfois l’intimisme Jusqu’au 31 août, à l’Espace d’art contemporain à Bédarieux (34). de Thomas Verny, les scènes de boxe et les corps dénudés de Jérome Des- Tél. 04 67 95 48 27. bedarieux.fr
NICOLE EISENMAN ET LES MODERNES À LA FoNdAtioN VAN GoGH À ARLES Van Gogh rêvait d’un avenir artistique à Arles. Les expositions temporaires de la Fondation Van Gogh répondent partiellement à ce vœu, l’œuvre du peintre maudit, aujourd’hui vénérée, étant régulièrement revisitée, toujours selon des perspectives différentes, en enrichissant le sens, et en infléchissant les enjeux à la lumière des données nouvelles. Ainsi deux tableaux du maître (le Portrait d’un homme borgne, et un Paysage avec coquelicots) sollicitent-ils ce visionnaire sans qui la ville d’Arles ne serait sans doute pas ce pôle artistique qu’elle est devenue à présent. Cet été c’est l’artiste américaine Nicole Eisenman qui a été choisie pour se glisser le long des murs et sans doute témoigner de l’évolution de la peinture, à l’huile, telle que la concevait Van Gogh, figurative bien évidemment, et de surcroît féminine – si l’on considère qu’une femme-artiste en peinture doit batailler au moins autant que ne le fit Vincent face à de multiples préjugés à son époque. Un monotype sur papier à la manière du maître (le Facteur Roulin) et surtout un humoristique dessin à l’encre à propos d’une « boutique à oreilles » rendent d’autant plus évidente la présence, et l’influence, du maître. Mais si l’on découvre avec intérêt les diptyques imposants, mi-imaginaires (on pense à Bosch ou Brueghel) mi-réels (l’artiste au travail, dans une frénésie d’images), les errements post apocalyptiques d’un personnage dérivant sur une rivière létale ou encore ce couple au tuba et au sac de pommes de terre (réservé à la femme, encore un rapprochement avec Van Gogh, et sa compassion pour les pauvres gens), on se rend vite compte que Nicole Eisenman n’est pas seule en scène. Un certain nombre de modernes, et pas des moindres, et notamment de la génération qui a directement subi l’influence de l’expressionnisme van goghien, s’intercalent habilement entre deux tableaux, créant ainsi une continuité, sinon de pensée, du moins de postulation artistique. On croise ainsi une rue de village d’Edvard Munch dans les –
tons et l’atmosphère qui est si caractéristique de ce peintre scandinave, un paysage torturé de Kirchner ou un portrait serré au café et une scène batelière de Beckmann. Mais aussi des portraits d’Hermann Scherer qui renvoient à l’esprit d’une époque, ou des Femmes couchées d’Alice Bailly qui semblent préfigurer deux des œuvres majeures de Nicole Eisenman, Le jardin de la bière d’un côté, qui témoigne de son rapport à son temps, et les femmes couchées de Night studio, qui participent aux revendications féminines et à l’évolution des mœurs. Car l’artiste, et c’est l’enjeu majeur de cette exposition, revisite l’histoire sans oublier son ancrage en une époque, ce qui explique la présence d’objets de notre temps et ancrés dans le réel, jouxtant des monographies d’artistes et autres références plus ou moins conscientes aux genres explorés par les anciens et les modernes. D’un point de vue thématique, elle pose le problème de la vulnérabilité de l’individu dans son positionnement face à un environnement mouvementé et pléthorique. Cette exposition Têtes, baisers, batailles, est donc intéressante à plus d’un titre : elle protège et révèle des tableaux de Van Gogh comme un bijou dans un écrin, elle permet de découvrir une artiste singulière et attachante (ses nus, ses grandes compositions balnéaires en triptyque, ou ses inquiétantes nuits étoilées) et elle permet de voir ce qu’il s’est passé entre les deux, du moins durant une période intermédiaire cruciale où ont été posées les bases de la modernité, avec ses célébrités incontournables (Ensor, Picasso, Rouault, Vallotton…) et ces artistes un peu moins connus mais tout aussi décisifs (Max Von Moos, Co Westerik, Hermann Stenner…). Trois bonnes raisons qui n’en font qu’une, c’est toujours comme ça avec la Sainte Trinité. Jusqu’au 23 octobre, à la Fondation Van Gogh à Arles (13). Tél. 04 90 93 08 08. fondation-vincentvangogh-arles.org
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RAN ZHANG AU FRAC oCCitANiE À MoNtPELLiER Et AU JARdiN ANtiqUE MÉditERRANÉEN dE BALARUC-LES-BAiNS L’art et la science ont souvent fait bon ménage et la question ne se posait même pas du temps de la Renaissance où le mariage allait de soi. Il est en outre tout à fait naturel que les artistes s’appuient sur des découvertes faisant avancer le champ de la connaissance afin de livrer leur vision, subjective, du monde. Car ce dernier dépend de la représentation que nous nous en faisons et cette dernière des moyens que les progrès scientifiques mettent à portée de main et à disposition des yeux. C’est ce qui interpelle dans la production de l’artiste chinoise, présentée par le Frac (avec le concours de l’Ahah), Ran Zhang. C’est la question du visible qui est soulevée, à partir de l’œil nu, mais bien sûr aussi par le truchement des microscopes qui nous révèlent des univers étranges. On pourra le constater au Jardin antique méditerranéen où l’artiste a travaillé sur les espèces mises à sa disposition. Les agrandissements étonnent parce qu’ils rappellent un certain art abstrait épuré et démontrent qu’à trop s’approcher du réel on perd ses repères et que le trop de concret aboutit à son contraire. La théorie des catastrophes, de René Thom, a bien montré comment à partir d’un seuil de saturation on change de niveau topologique, la fontaine se fait bassin et le fœtus nouveau-né. Certaines photos, non montrées au Frac, revisitent la nature morte ou se réfèrent à des aliments mais le traitement moucheté qu’elle subit fait que l’on ne sait plus très bien ce qui appartient au monde réel ou par sa représentation par le technique. Il est donc bien question du visible qui s’agrandit démesurément alors que notre œil reste obstinément associé aux limites de la perception usuelle. Rue Rambaud, les œuvres de ces « Gigues moléculaires » sont essentiellement murales, mais trois vitrines permettent de pénétrer les arcanes de la création des diverses œuvres qui rythment les recherches de l’artiste. Au mur, Ran Zhang présente une longue frise ou fresque formée de 338 captures microscopiques d’une peau de poulet, conçue comme un zoom, et quasiment comme un film. Une expérience vertigineuse qui perturbe nos habitudes visuelles et notre aptitude à déchiffrer stricte-
ment le réel. Trois captures d’écran offrent ensuite trois visions de cellules agglutinées qui font penser à des motifs picturaux (à l’impression jet d’encre) d’une œuvre abstraire, rehaussée de pastilles de couleurs - donnant le relief et l’échelle réelle par rapport à l’infiniment petit dans lequel on nous invite à voyager. La structure de notre œil est une source inépuisable de découvertes pour l’artiste qui n’oublie pas de signaler le type d’examen médical mené. Enfin, une série d’impressions sur papier semble s’inspirer des aspects mystérieux, hallucinatoires et graphiques des corps flottants. Ce travail d’impression a quelque chose de pictural, et ce recours à la peinture est en tout cas pertinent : d’une part parce qu’il inscrit les réalisations de Ran Zhang dans une relation plus concrète à la matière, d’autre part parce qu’il rappelle que sa démarche est avant tout artistique. Même chose du côté des dessins du Jardin antique méditerranéen, avec sans doute aussi des relations plus étroites avec la tradition chinoise des idéogrammes. Jusqu’au 10 septembre, au Frac Occitanie à Montpellier, puis à l’automne au Jardin antique méditerranéen à Balaruc-les-Bains (34). frac-om.org NB : Profitons de l’occasion pour rappeler l’initiative annuelle d’Horizons d’eaux, qui en est à sa sixième édition, et vise à animer un certain nombre de lieux le long du Canal du Midi et sa péniche Tourmente (occupée de façon vibrante par Amélie Bertrand). Depuis les Abattoirs (Frac Toulouse, et Orlan !) jusqu’au Frac en passant par le Musée Calbert de Grisolles (Victoria Niki y interroge les habitants) et Lézignan-Corbières (Anne-Charlotte Finel, pour la Médiathèque) ou plus près de nous, Agde (les verres soufflés, in putti, d’Emmanuelle Etienne à l’espace Molière), la voie verte de Capestang (tombereau à l’ancienne de Maxime Sanchez, pièce de Pablo Garcia qui fabrique des images à partir d’une mécanique circulaire), Cave de Vintenac (baraque de chantier naguère exposée au Frac, de Thomas Stefanello). Le Somail et le L.A.C à Sigean, entre autres, en font partie. Jusqu’au 30 septembre.
TJEERD ALKEMA AU L.A.C. À SiGEAN Le plus hollandais de nos artistes régionaux (et bien au-delà), Tjeerd Alkema, dans le lieu d’art le plus hollandais de la riche scène occitane (et plus, bien évidemment). Le L.A.C., qui possède de surcroît depuis fort longtemps une œuvre de l’artiste, était donc tout désigné pour accueillir cet artiste à la production diverse (photos dans la continuité de son compatriote Jan Dibbets, vidéos très expérimentales, dessins avec étude de perspective, et bien sûr sculpture…) auquel le Frac consacre une publication tardive, restrictive, mais méritée. D’autant que le L.A.C. se caractérise par l’amplitude de son espace d’accueil qui favorise les œuvres monumentales ou imposantes (je pense à Spescha, à Bob Morris, excusez du peu…). Ce sont donc les œuvres en anamorphose qui ont été principalement retenues, à l’intérieur ou en extérieur, d’abord parce qu’elles constituent l’essentiel de la production de l’artiste depuis plus de quarante bonnes années. Ensuite parce qu’elles finissent par constituer son image de marque, celle à laquelle on associe son nom. Enfin parce qu’elles semblent comme l’aboutissement de sa quête, laquelle se caractérise selon moi par trois aspects : introduire l’idée de mouvement dans une entité par essence statique, la sculpture ; solliciter la participation active et nécessaire du spectateur habituellement relégué dans une attitude contemplative ; introduire un tantinet d’humour dans une activité supposée sérieuse et grave. L’anamorphose oblige le visiteur à tourner autour de l’œuvre, ce qui lui permet d’en apprécier les différentes faces –
(la sculpture chez Alkema se fait désirer : on lui tourne autour) dans le but de repérer le point idéal à partir duquel se donne à voir la forme parfaite, à savoir géométrique. En général un carré, un cercle ou un ovale, un polyèdre, une torsion, mais l’artiste a toujours cherché à innover… Le matériau est moderne et urbain, plâtre ou ciment, métal ou bois usiné, c’est-àdire emprunté à l’architecture moderne, qu’il détourne comme pour lui permettre de s’émanciper et d’adopter de nouvelles formes. De plus, ce que l’on voit, à un moment précis de notre parcours, va se modifier au fur et à mesure que nous nous déplaçons (chacun a pu en faire l’expérience en montagne). Alkema nous donne alors une « drôle » de leçon de relativité et de défiance envers les sens, la perception usuelle, à une époque où chacun croit détenir une vérité unique et indubitable. Toujours est-il que chacune des anamorphoses d’Alkema, disposées tout au long du parcours, se présente tel un jeu et un jeu suppose des règles, quelqu’un pour les élaborer. Ainsi, il faut imaginer le long processus d’engendrement de ces formes qui ne se laissent pas dompter facilement et réclament un nombre impressionnant d’études préalables. C’est ce dont rendent compte les dessins, alignés le long des murs, qui n’excluent pas la couleur, et qui sont à considérer également pour leurs qualités plastiques propres. Jusqu’au 25 septembre, au L.A.C. à Sigean (11). Tél. 04 68 48 83 62. lac-narbonne.art
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Avec cette exposition vouée à l’art si terrien de la céramique, la Villa Datris montre une fois encore qu’elle est capable de satisfaire les goûts aussi bien du profane que de l’initié en matière de sculpture : de l’amoureux des arts du passé (Picasso, Léger mais aussi la sculpture anglaise de Barry Flanagan ou les expériences déchirantes de Lucio Fontana) comme ceux qui s’intéressent au contemporain (de Barceló à Théo Mercier en passant par Erik Dietman ou Giuseppe Penone, et tous les jeunes noms à découvrir). Que les artistes viennent d’ailleurs (l’Africain Barthélémy Toguo et ses jarres géantes ; la Tchèque Klara Kristalova et ses poupées de conte, aux paroles végétales) comme de notre pays (Rodolphe Huguet et ses maisons-valises de migrants, en tuiles, criblées). Par ailleurs, tout comme elle l’a fait précédemment pour le textile, elle participe de ce retour en grâce d’une activité quelque peu méprisée naguère et dont on réalise aujourd’hui les vertus et la popularité dans tous les sens du terme. D’autant qu’après la pandémie et la primauté accordée au virtuel on a tous envie de Toucher terre, d’un rapport direct et sensuel à la Salvatore Arancio matière. La Terre, notre seul bien et notre seule certitude, chantait Yves Bonnefoy. La Villa se décompose en deux parties : l’extérieur et son jardin, bordé de la Sorgue chère à René Char ; l’intérieur et ses multiples salles et niveaux. Six thématiques ont permis de fédérer ces productions individuelles : d’abord une consacrée au dessin, dont témoigne l’œuvre d’Alice Gavalet, ou la matérialisation d’un Degas par Antoine Renard ; une seconde concernant, la matière vivante et donc le rapport à la Nature (Mette Maya Gregersen et sa superbe vague bleue) ; ensuite celle de l’hybridation (Erin Jane Nelson…), qui fascine tant les artistes de nos jours parce qu’elle est cruciale pour notre avenir; puis la trace que nous allons laisser à nos descendants sous forme d’archéologie du futur (avec en particulier un cycle Peugeot travaillé par Ninon Hivert) ; la fragilité de la matière (Récipient réparé, d’Ornaghi et Prestinari) ; pour terminer par les artistes engagés, à l’instar de Suzanne Husky qui revendique notre « terrestitude » sur des vases très narratifs. Ou Mireille Fulpius qui a installé in situ, dans le jardin, une céramique industrielle faisant référence à la fonte des glaciers. Les thématiques urgentes et brûlantes ne sont ainsi pas oubliées par les artisans du feu, de même que celles qui tou-
chent à l’universalité du désir, que l’on devine dans le suggestif démon rouge de Marc Simon. Au fil du parcours on repère des œuvres murales (Claire Lindner et ses formes viscérales comme attirées vers le bas ; les hexagones de Tue Greenfort), des réalisations plus compactes (Gisèle Garric ou Anne Verdier, Christiane Filliatreau), un goût certain pour l’empilement (Richard Fauguet y excelle, et Marie Heughebaert), pour l’accumulation (Interrupteurs, de Béatrice Arthus-Bertrand), pour l’agglomérat (ce bouquet sucré et mou d’Alex Zablocki) et bien sûr pour le contenant de type vase, jarre etc. (Lucie Sangoy, le Tea bowl de Takuro Kuwata). Plus des installations (Arlette Simon). L’anthropomorphisme est également au rendez-vous, qu’il s’agisse de solliciter le visage et ses masques (Camille Virot, Tête d’iroquois, de Romuald Jandolo) ou carrément la silhouette humaine (cet homme vert, végétalisé, de Kim Simonsson, l’œuvre foisonnante d’Elmar Trenkwalder – un autoportrait ?), voire le mélange transparent d’animal et d’humain (Edith Karlson). L’insistance sur la verticalité de type totem est évidente, et même la capacité à se suspendre et s’aligner le long des murs chez Safia Hijos. Le végétal (Pistil, d’Elsa Sahal, Tête florale de Daphné Corregan), le minéral sont souvent sollicités, parfois même l’animal avec cette mangeoire à oiseaux en forme de bouche de Laure Prouvost. On n’oubliera pas l’abstraction d’un Jacques Julien entre autres. Dans tous les cas de figure, la céramique témoigne d’une souplesse et ductilité qui justifie son succès actuel, sans parler de la couleur que l’on peut imaginer chatoyante mais aussi beaucoup plus brute et proche de la terre. Des tas de figures désormais reconnues sont également présentes parmi ces dizaines d’artistes qu’il s’agisse de Caroline Achaintre ou de Michel Gouéry, de Françoise Pétrovitch ou de Dewar et Gicquel, de Johan Creten ou Salvatore Arancio… Un arbre à pommes, de Caitriona Platts-Manoury, nous accueille sur un rocher de la rivière Sorgue, tel un ilot de paradis, que métaphorise bien ce lieu accueillant qui ne cesse de surprendre. Et l’art, au sein de bien des polémiques. Jusqu’au 1er novembre, à la Villa Datris à l’Isle-sur-la-Sorgue (84). Tél. 04 90 95 23 70. fondationvilladatris.fr
LUMEN À BAGES Sympathique initiative que celle de fédérer les énergies pour proposer cette réflexion sur la lumière dans un village qui s’est fait connaître, dans le passé, pour la qualité de sa programmation. Nous sommes dans le narbonnais, parmi les étangs protégés, sur un éperon rocheux multimillénaire et la balade vaut le paysage. La Maison des Arts s’est illustrée en honorant des artistes aussi précieux que Pierrette Bloch, Daniel Dezeuze ou Philippe Favier mais aussi des figures régionales telles que Sylvie Mir, Didier Béquillard ou Anna Baranek du Château, Florence Barbéris et Oddbjorg Reinton. En l’occurrence, elle a fait appel à Pierrick Sorin (Crac, Cité de Carcassonne, Caixa de Barcelone…), Nantais qui a su renouveler l’art vidéo d’une part, grâce à des petits films édifiants où s’exprime son sens de l’humour et son incroyable inventivité narrative, d’autre part, dans des installations en trompe-l’œil qui permettent toutes les illusions, dans un monde en modèle réduit dont il recrée l’environnement. Voilà une Pierrick Sorin œuvre qui ravira donc grands et petits, qui établiront vite une relation avec les pouvoirs magiques de la lumière. Petit détail qui n’échappera pas aux grands et petits, aux profanes ou aux initiés, Pierrick Sorin joue tous les rôles. Mais la Maison des Arts, galerie municipale, ne sera pas la seule à valoir le détour, en tout cas pour ceux qui profitent de l’été pour s’instruire et se divertir en même temps. Sauf que les autres galeries n’ont pas choisi la facilité en présentant des artistes rigoureux, dont la pensée plastique réclame un tout autre type de réflexion : c’est le cas des dessins minimalistes de Mariëtta Hoferer, des photographies performatives et engagées de Jaanika Peerna, qui nous vient d’Estonie, ou des volumes qui partent du mur pour s’écraser souplement sur le sol de Susan –
Shutan (galerie Latuvu). Même chose dans le second lieu, L’Etangd’Art, où Eva Luca s’exprime par le verre, Elisabeth Zanesi par un paysagisme pictural assez traditionnel, si l’on considère que l’école de Paris est entrée dans les mœurs depuis belle lurette, Florence Bouvry pratiquant plutôt l’impression numérique et les sculptures en plâtre et cire afin de nous rappeler que notre précieuse lumière vient du ciel et que ce même ciel surplombe les cinq continents. La troisième, NullepArt, mêle les austères et géométriques séries grises de Tony Harding à la vidéo pleine de mystère nocturne, en clair-obscur, de Georgette Maag et aux délicates encres de Venice Spescha. On aura compris que le panel de cette petite biennale régionale, nationale et internationale, est ouvert à toutes les expressions, d’autant que je n’ai pas cité tous les artistes, et que chacun y trouvera bien quelque chose qui l’interpelle. Et pour ceux qui n’auraient pas trouvé chaussures à leur pied (dans l’eau), aux quatre lieux sollicités, il faut ajouter les visites d’atelier (les sculptures enfantines et colorées, très marine locale, de Moss ; les céramiques d’Elisalia Saragosse ou les gravures sur bois d’Herman Van Synghel, entre autres) et les œuvres en plein air, in situ (les longues-vues télévisuelles de Ingrid Hornef ou les propositions cosmologiques de Paola di Prima, qui aime à observer le ciel nocturne en plein air ou du moins en donner l’illusion grâce à la lumière et un dispositif adéquat, et même le poème de Germain Roesz dispersé le long du parcours). Jusqu’au 28 août, à la Maison des Arts, Galerie Latuvu, L’Etangd’Art et NullepArt à Bages (11). Tél. 06 20 09 53 21. artbages.fr
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Arts plastiques
TOUCHER TERRE À LA ViLLA dAtRiS À L’iSLE-SUR-LA-SoRGUE
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BERLINDE DE BRUYCKERE AU Mo.Co. À MoNtPELLiER
Que cette première exposition de l’ère Numa Hambursin soit controversée est une bonne chose. Certains en ressortent choqués. D’autres la portent aux nues. Elle rappelle que l’art, et la beauté qui le définit pour le grand public, ne se confond pas avec le joli ni avec le respect de canons tout relatifs, de l’esthétique majoritaire, mais tend à bouleverser, à émouvoir, quitte même à rebuter, en tout cas à surprendre. C’est d’autant plus évident que Berlinde de Bruyckere, artiste belge originaire de Gand, s’inscrit dans une tradition flamande qui ne reculait pas jadis devant des figures grotesques ou les visions apocalyptiques. Ce n’est pas pour rien non plus que l’une des œuvres exposées rend hommage à Zurbarán et, à travers lui, à la peinture espagnole et chrétienne dans ce qu’elle exprime de plus humble. Une autre se réfère ouvertement à San Sebastian, le martyr criblé de flèches. La souffrance existe dans le monde et l’on ne voit pas pourquoi il serait interdit de la représenter ni de l’exprimer. Les différents niveaux ayant été dépourvus des cloisons, dévolues naguère aux collections, permettent à cette œuvre de respirer, de diffuser leur puissance dramatique et allégorique. L’espace est immense, il n’est pas surchargé en œuvres, souvent monumentales, et qui ont besoin de respirer, ce qui permet de se concentrer sur chacune d’elle. Qu’elle soit sculpturale, à l’instar de ces groupes d’archanges de cire qui habitent littéralement le premier étage, et dont les corps couverts de haillons masquent le visage (comme pour refuser de voir l’horreur qui les entoure). Ou qu’elle soit murale (ces Histoires de la Cour, qui font intervenir des couvertures, dans un cadre, de tableau, renouvelé). Ou tout simplement intimiste et graphique (avec ces nombreuses aquarelles, de Pieta, de Plaie, de la série En peau tendre) qui orientent souvent l’interprétation. Certes la souffrance est omniprésente, mais le plaisir aussi, ce n’est pas pour rien qu’une série de crayons sur papier se nomme Vagina, connotant ces hybrides ovales, suspendus au mur (mêlant cire, cuir, textile, bois et fer…), rappelant par ailleurs la forme du collier d’épaule chevalin, du côté de l’en-
trée, et semblant nous prévenir que nous abordons un nouveau monde - et qui pénètre en ce lieu n’en ressortira pas tout à fait comme il y était rentré. Il s’agit pour le visiteur d’une nouvelle naissance… Les formes phalliques ne sont pas très loin : dès le seuil, After Cripplewood II (Après la broussaille) occupe fermement la longueur de la première salle tandis qu’un peu plus loin s’érigent, sous cloche, une série d’Infinitum assez suggestifs, sexuellement parlant je veux dire. Le parcours est ainsi conçu que, si la grande salle de l’étage, passé les préludes annonciateurs, plonge le spectateur dans l’univers « humain » de l’artiste, le rez-de-chaussée vers lequel nous descendons, sollicite plutôt l’animal et le végétal. L’animal c’est le cheval, dont Berlinde de Bruyckere ressuscite en quelque sorte la peau – ce sont ces œuvres qui suscitent les réactions les plus vives, alors que l’artiste s’inscrit dans la tradition du Bœuf écorché de Rembrandt, qui ne date pas d’hier, ou de grandes scènes de bataille qui ont honoré l’histoire de la peinture (dont le prix Nobel de Salses, Claude Simon, s’est inspiré pour La route des Flandres). Le visiteur est ainsi confronté au spectacle de la mort, et au-delà, de la tragédie que tout être est amené à appréhender et subir. On ne saurait reprocher à l’art de soulever cette question métaphysique par excellence, même si cela perturbe nos habitudes visuelles et esthétiques. Enfin, au soussol, l’ambiance est paradoxalement quelque peu apaisée. Les archanges ont perdu leurs oripeaux, lesquels sont suspendus dans la partie gauche de la salle (et l’imagination se plait à rêver de leur visage…) tandis que la partie droite montre des empilements d’apparentes couvertures, comme des sculptures régulières à même le sol. Les tourments semblent apaisés. On est prêts pour la rédemption et un départ nouveau. Une chose est en tout cas certaine. Cette exposition ne saurait laisser indifférents ! Jusqu’au 2 octobre, au MO.CO. à Montpellier. Tél. 04 99 58 28 00. moco.art
CONTRE-NATURE À LA PANACÉE À MoNtPELLiER Le succès grandissant de la céramique, du côté des jeunes générations, interpelle : c’est que cette matière, on ne peut plus concrète, témoigne d’une plasticité que l’on n’avait sans doute pas su naguère mesurer à sa juste valeur. Il était donc pertinent d’établir une sorte d’état des lieux, tourné certes vers la production française mais aussi de nombreux autres pays (Belgique, Japon, Autriche, USA, Italie, Pologne, Allemagne…). Cette exposition montre qu’elle se prête aisément à la confection d’objets sculpturaux ainsi que le prouve Simon Manoha, petits (Cyril Chartier-Poyet) ou imposants (Duo Vertigo), d’objets muraux (les masques de Julie Béna ou de Caroline Achaintre, les griffes envahissantes ou conquérantes de Nitsa Meletopoulos), et d’installations ainsi qu’en témoigne le paysage romantique, de type apocalyptique conçu, peinture à l’appui, par l’Allemande Anne Anne Wenzel Wenzel. Et bien sûr le monde singulier, intime et féérique, de Marlène Mocquet dans la sombre pièce qui lui est dévolue et qu’elle peuple d’arbres fantastiques ou de pommes fabuleuses. On trouve, en effet, dans les trois thèmes spécifiques proposés par cette exposition, aussi bien du parfaitement identifiable (les momies de Michel Gouéry, le papillon géant de Sandrine Pagny, ou la série de crabes de Katrina Schneider) que de l’allégrement suggestif, à l’instar des enchevêtrements viscéraux de Claire Lindner, l’une des meilleures surprises de cette sélection non exhaustive. Des allusions ouvertement sexuelles de Salvatore Arancio, plutôt viriles, ou du miroir opaque de Johan –
Creten et son Odore di Femina, plutôt féminines. La verticalité ne laisse pas certains indifférents, telle Gisèle Buthod-Garçon et ses « connivences » de couples de pierre, voire ses stèles, ou les curieuses plantations de Jessica Boubetra qui semblent rendre hommage à Brancusi. Le thème de l’arbre ou du végétal en général fourni des motifs de recherche à Marion Verboom, sans doute aussi à Elmar Trenkwalder (qui a eu droit, dans le même temps, à une exposition personnelle à Iconoscope, intitulée Merveilleux)… La fleur, très ambiguë, caractérise les productions de Sterling Ruby. L’animal est également présent par le biais des ruches de Johan Creten. Le parcours est riche en découvertes. Les amoureux de la couleur ne seront pas déçus. Les amateurs d’alchimie (Elsa Sahal y fait directement référence) non plus, car chaque pièce recouvre le mystère de sa cuisson et de la maîtrise d’un art qui n’admet pas de repentir. Les références culturelles abondent, qui souvent orientent le sens à prêter à telle ou telle figure de grès (Mathilde Sauce cite pertinemment Les Métamorphoses d’Ovide, Tamara Van Sam : l’Arcadie, Michel Gouéry revisite Pompéi, et Simon Manoha, La petite danseuse de Degas). Couleur, alchimie, épreuve du feu : la céramique prête à réflexion et cette exposition aura eu le mérite d’entériner un plébiscite et de nous familiariser avec des fleurons du genre, en pleine renaissance. Jusqu’au 4 septembre, à La Panacée à Montpellier. Tél. 04 99 58 28 00. moco.art
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NATHALIE DU PASQUIER AU MRAC dE SÉRiGNAN
Si certains artistes occupent l’espace que l’on met à leur disposition a minima, Nathalie du Pasquier, fait partie de ceux qui l’investissent de façon pleine et entière, de manière conquérante, sans céder un pouce de terrain. C’est cette connotation qui prévaut dans le titre Campo di Marte (Champ de Mars). Le visiteur qui arpentera le rez-dechaussée et l’étage du Mrac pénètrera donc dans un univers entièrement peint, sur les murs, du mur au sol, devant les murs et même dans l’architecture des lieux puisque l’artiste recourt à l’utilisation de cabines, qui redoublent l’espace investi et forment comme des mises en abyme de l’exposition même. Les œuvres offertes à notre déambulation visuelle proviennent de diverses époques et se conjuguent à des plus récentes, y compris celles qui ont été réalisées pour le lieu. Elles pourraient au demeurant se voir utilisées autrement ailleurs. Il s’agit en fait de la révélation de 35 années de peinture, pour cette artiste italienne qui a débuté dans le design. On se promène ainsi dans sa mémoire picturale rendue concrète, sans repères chronologiques, un peu comme dans notre inconscient où tout se mêle selon des structures et un ordre qui nous échappe mais paraît évident dès lors que l’on cherche à le déchiffrer. En réalité, il s’agit pour l’artiste de sa lente émancipation de la figure d’abord (que l’on pense à ce tableau au lion, inspiré par quelques classiques du genre), de l’objet ensuite (Nathalie du Pasquier pratique la nature morte et notamment recourt à des outils de bricoleur) avant de s’épanouir dans l’abstraction géométrique qui ne lésine ni sur la couleur et ses contrastes ni sur la répétition décorative.
Elle fait appel aussi bien au papier peint qu’à la traditionnelle peinture à l’huile, dans sa progression vers le volume puis vers l’architecture. Cette émancipation aboutit à cette reconduction d’une construction plus modeste, simple et démontable, à l’intérieur des locaux fournis. Ces derniers deviennent euxmêmes, sur leur paroi extérieure et intérieure, de nouveaux supports, mais plus intimistes, des cartes postales ou de la broderie par exemple. Cette saturation de l’espace par la peinture et les objets, parfois assortis de céramique ou de carreaux muraux, aurait plutôt tendance à plonger le visiteur dans un lieu immersif qui le coupe momentanément du réel. Il se trouve ainsi confronté à la simplicité essentielle des formes et des couleurs dont il n’a pas conscience dans le réel où elles lui sont imposées de manière désordonnée. En quelque sorte il se rince l’œil de toutes les scories, l’espace mental de l’artiste lui désignant une espèce de monde idéal, une utopie, où chaque chose est à sa place, remarquablement rangée. C’est tout à l’honneur de l’artiste de nous amener ainsi d’une vision frontale des tableaux sur les murs vers une conquête progressive de l’architecture et, au-delà, du réel qui les inclut. Pour une réorganisation d’un monde qui pourrait être si beau, s’il n’était composé que d’art et d’artistes. C’est en tout cas, pour ce qui me concerne, l’exposition de l’été dans la région. Ce n’est pourtant pas la concurrence qui manque… Jusqu’au 25 septembre, au Musée région d’art contemporain à Sérignan (34). Tél. 04 67 17 88 95. mrac.laregion.fr
DANS LES FORÊTS DISPARUES DU MONDE À LA MAGCP À CAJARC CARTE BLANCHE À FLORA MOSCOVICI AUX MAiSoNS dAURA À St-CiRq-LAPoPiE Cajarc n’est pas seulement cette petite bourgade de la vallée du Lot, immortalisée par le papy Mougeot de Coluche. La commune s’est dotée d’une Maison des arts qui se veut résolument contemporaine et organise des expositions en accord brûlant avec les sujets qui turlupinent notre époque. Ainsi cet été, il y sera question de préservation de la nature, mise à mal, mais du point de vue des artistes. Ainsi Antoine Chapon présente-t-il une vidéo en laquelle un ancien militaire stressé effectue un parcours haletant dans une nature virtuelle, par procuration. En serons-nous réduits, d’ici peu, à ne jouir des bienfaits de la nature que derrière des lunettes numériques ou des écrans ? Sybil Montet de son côté s’est faite connaître pour sa créativité numérique, et sa maîtrise de l’imagerie générée par ordinateur. Son travail cherche à étudier les points d’intersection entre le réel et le virtuel notamment par le biais du mirage. Pour Cajarc, il semble qu’elle ait choisi la sculpture en 3D sur l’idée de paysage en voie de disparition. Elle a participé au projet du duo Core-Pan, lequel s’est penché sur la lycanthropie, et ce qu’elle suppose d’hybridité, avant Flora Moscovici que le sujet ne devienne d’actualité dans les productions actuelles. Gaëlle Leenhardt s’appuie sur du concret pour relever par la photo ou la sculpture des traces de fossilisation ou de sédimentation qui nous renvoient aux origines du vivant. En s’appuyant sur un passé ancestral sans doute peut-on envisager l’ensemble des possibles de ce qui aurait pu être autrement et ainsi prendre des leçons de discernement et de prévisibilité. Luca Vanello choisit les plantes qui ne sont plus que le spectre de ce qu’elles ont été, et leur prête des attitudes anthropomorphiques, inédites au vu de leur nature. Elles peuvent prendre place dans un environnement qui se voit dès lors transformé par leur inquiétante et nouvelle, chimique, étrangeté. Elles occupent une place d’autant plus envahissante qu’elles ne sont pas aussi attachantes que des naturelles. Une exposition impliquée et qui se préoccupe du présent et de l’avenir de la nature qui est encore pourtant si belle dans la vallée du Lot. –
Et notamment, à quelques encablures de là, dans ce bijou patrimonial qu’est Saint-Cirq-Lapopie, choisie jadis par André Breton comme lieu de résidence. De résidence, il en est justement question à quelques dizaines de mètres du maître incontesté du surréalisme, grâce aux Maisons Daura. Flora Moscovici y est intervenue, à son accoutumée, en redéfinissant un pan de mur, selon sa technique habituelle, d’appropriation colorée et abstraite du lieu par des pigments. Quoique : peut-on dire d’un lieu redéfini par la couleur qu’il s’agisse encore d’abstraction… Ce style d’intervention qui peut rappeler la fresque mais surtout l’art pariétal, pas si éloigné au fond de ce village, se fait aussi en extérieur (on a pu le constater l’année dernière dans un mas de Montpeyroux), Flora Moscovi ayant métamorphosé une maison d’un village voisin : Latoulzanie, entre falaise et rivière, et intervenant sur une scène du théâtre de verdure de Cajarc, en réaction à un spectacle chorégraphique. Pour les Maisons Daura, elle a choisi quelques œuvres du Frac Occitanie Toulouse qui s’intègreront aux teintes pierre et béton de son intervention murale. Philippe Hortala, prématurément et tragiquement disparu, se rappellera à notre bon souvenir, lui qui a incarné le retour à la figuration dans la région toulousaine vers les années 80 et dont les sombres tonalités (de fraisiers, de poulpe ou d’animaux en cage) feront écho au travail de la commissaire. De même pour les gouaches florales d’Aldo Runfola, de certaines gravures à la gouge d’Arthur-Luis Piza. On sait que Yohann Gozard a consacré une série de photographies aux piscines hors-sols, dans tous leurs états, baignées de lumière nocturne. S’y adjoindront les discrets Canson à la feuille d’or de Véronique Joumard ou les dessins de Myriam Mechita, dont certains très proches d’une BD, féminine mais sportive. Jusqu’au 4 septembre, à la Maison des arts Georges et Claude Pompidou à Cajarc, et aux Maisons Daura à Saint-Cirq-Lapopie (46). Tél. 05 65 40 78 19. magcp.fr
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TADASHI KAWAMATA À LA FoNdAtioN GGL À MoNtPELLiER La Fondation GGL a mis les petits plats dans les grands pour accueillir l’artiste d’origine japonaise Tadashi Kawamata. Mais aussi l’inverse, les grands dans les petits, ce qui explique sans doute que son exposition ne se limite pas aux locaux de l’Hôtel Richer de Belleval et déborde sur la cour, se prolonge dans le corridor d’accueil et surtout se déploie dans les arbres de la place de la Canourgue. Les huttes nichées dans les arbres servent en quelque sorte de signe, d’appel, d’invitation à pénétrer dans le lieu prestigieux où l’art nous attend, histoire d’aller y voir de plus près. On a donc une exposition en trois parties : intérieur/lieu de passage/extérieur, que l’on peut effectuer dans un sens ou dans l’autre, et qui implique des lieux de vie (terrasses de consommation de boissons, restaurant prestigieux des frères Pourcel) et pas simplement l’espace habituellement dévolu à la production et l’exhibition artistique. La démarche de l’artiste est donc ouverte et même hospitalière (et après tout c’est également un hôtel où séjourner que cet ancien Hôtel au sens de demeure de nantis du passé…). Cette idée d’hospitalité traverse l’ensemble des œuvres que nous voyons ici et qui sont ouvertement inspirées des nids d’oiseaux. Les plus décisives inventions humaines, sont le plus souvent issues de l’observation du règne animal, ou si l’on préfère de la nature. Sans doute les premières habitations se trouvaient-elles dans les arbres (ne serait-ce que pour échapper aux dangers du sol). Sur la place, il s’agit de cabanes, pas trop spacieuses mais suffisamment amples pour être appréciées de près comme de loin. Elles nous plongent dans un passé ancestral où l’harmonie de l’homme et de la nature
PATRICIA COMBACAL À L’ESPACE ÉCUREUiL À toULoUSE C’est à une exposition originale et pertinente que nous convie l’Espace Écureuil en laissant Patricia Combacal une nouvelle fois occuper ses locaux. Cette artiste (mais pas que !) a transformé le lieu en un grenier de maison de vacances imaginaires en particulier, en référence à ces étés passés. On pénètre ainsi l’intimité sacrée d’un écrin à souvenirs, avec ses objets, ses messages et ses photographies, le tout délimité par des moustiquaires, et comme incarnés grâce à l’espace. C’est un peu comme si nous pénétrions dans un journal intime où se mêlent discours amoureux, interrogations sur la représentation du genre et allusions plus intérieures au corps et à ses caprices, y compris estivaux, avec la Poétique de vertèbres en verre soufflé blanc. D’un point de vue concret, l’idée de grenier, étudié par Bachelard dans sa Poétique de l’espace, se prête au dévoilement d’objets tels que l’on peut les trouver lorsque l’on chine : bureaux, guéridons, coiffeuses ou chevets en lesquels, ou sur lesquels, déposer des documents tels que des clichés des jours plus ou moins heureux. La photographie, pour l’artiste, est une autre forme de langage qui n’exclut pas la présence de ce dernier sur les serviettes ou coussins. Ils permettent de révéler de petits drames amoureux, des scènes d’intimité de couple sur lesquelles on peut toujours, à notre tour, rêver, mais aussi les fantasmes, des questions troublantes telles celles concernant l’identité sexuelle, qui bouleverse toutes nos certitudes. Ainsi ce lieu, devant lequel déambulent tant de passants pressés, place du Capitole, vitrine de la ville rose par excellence, est-il hanté, le temps d’un été par l’esprit de l’artiste dans ses multiples recoins. Et c’est dans cet esprit que nous sommes invités à notre tour à séjourner, comme l’on vient dîner un soir chez des amis en villégiature. En définitive, nous sommes immergés dans une intimité partagée. Plus réelle que sur les réseaux sociaux. Jusqu’au 3 septembre, à l’Espace Écureuil à Toulouse. Tél. 05 62 30 23 30. caisseepargne-art-contemporain.fr –
était une sorte de nécessité vitale. Comme elles sont nichées assez haut, on se demande quel est le secret de leur fabrication. Elles sont au nombre de trois (Tree Huts in Montpellier) l’artiste ayant joué sur l’homophonie Three/Tree. C’est tout l’intérêt de l’exposition intérieure que de voir en quoi elle consiste. Apparemment, il s’agit de lattes de bois usiné, sans doute emprunté à des cagettes récupérées, et décomposées en un matériau souple, et si je puis dire, « plastique » (modelable). À l’intérieur l’artiste nous présente en photos rehaussées l’ensemble de ses travaux préparatoires et nous ouvre ainsi les arcanes de la création, avec ses doutes et ses revirements. Mais surtout, il nous livre une série de tableaux, sur bois usiné, d’une sobriété exemplaire. À peine repère-t-on ici ou là quelques lignes géométriques qui ouvrent sur un espace imaginaire, ou une tache de couleur, et même des arbres esquissés sur un fond de bois industriel. On pense la simplicité apparente des jardins japonais. Les nids, ou cabanes, concrets et en relief, semblent sortir de cet autre nid qu’est le territoire pictural. L’artiste, toujours en recourant aux minces lattes de bois, crée une œuvre à trois dimensions à partir d’un espace plat, traditionnellement conçu comme bidimensionnel. L’agencement des nids et cabanes est rudimentaire pour créer ce fameux lien entre l’art humain et celui, instinctif, des oiseaux. Une exposition qui va plus loin que les apparences et qui prête à méditer sur la vulnérabilité de l’homme et de sa raison par rapport à la fidèle obstination de la nature, mesure et modèle de toute chose. Jusqu’au 10 décembre, à la Fondation GGL à Montpellier. Tél. 04 99 66 18 21. fondation-ggl.com
CAROLINE MESQUITA AU PARViS À iBoS Caroline Mesquita nous vient de Brest et s’est fait connaître par son double statut de sculptrice et de vidéaste, ses vidéos étant étroitement associées à ses réalisations sculpturales. Elle tient compte du lieu qui l’accueille (allant même jusqu’à casser littéralement le sol) ce qui induit que ses interventions sont toujours des expériences corporelles et mentales. Corporelles parce qu’elles sont immersives, c’est le cas au Parvis. Mentales, car c’est justement cet aspect qui intéresse l’artiste, laquelle n’hésite pas à traiter de notre monde intérieur. C’est le cas pour cette exposition censée, de manière allégorique, nous confronter au monde des idées, lesquelles sont incarnées, si l’on peut dire, par des oiseaux, de papier et de métal. Elle a ainsi une prédilection pour le laiton qui, par sa souplesse d’effeuillage, se prête à diverses manipulations, au collage aussi bien qu’à la composition sculpturale et à la soudure, en corps à corps avec son matériau et ses motifs. Elle a donc transformé l’espace en une sorte de paysage pluvieux fait de volatiles tous droits sortis de son imaginaire robotique. À un mouvement vers le bas, celui de la pluie de laiton qui s’écoule du plafond, correspond un mouvement d’édification des oiseaux anthropomorphes. Car ils sont censés représenter des idées, celles qui nous nourrissent, que l’on rejette et qui dans le meilleur des cas se matérialisent. De plus, cette artiste se veut polyvalente et recourt aussi bien au son musical qu’à l’art chorégraphique sans renoncer à l’image en mouvement. Les animaux étant saisis en pleine action, le passage se fait logiquement vers l’art du mouvement qu’est la vidéo d’animation. La peinture n’est point absente, on le voit dans les détails qui composent ses sculptures notamment l’oxydation, mais pas que… En tout cas, Caroline Mesquita nous plonge dans une histoire plus ou moins féérique qui tient d’Alice et du Magicien d’Oz, dont les héroïnes sont des jeunes filles. Ainsi atteintelle une dimension universelle par les symboles collectifs que ses motifs véhiculent et qui témoignent de l’existence de structures inconscientes à même de nous réunir plutôt que de nous opposer. Les idées peuvent y contribuer, ce langage des oiseaux… Jusqu’au 8 octobre, au Parvis à Ibos (65). Tél. 05 62 90 08 55. parvis.net
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Arts Plastiques
Et pour quelques
EXPOS de PLUS…
Naomi Maury
À MONTPELLIER > Brise, Breath, Breeze, trois « B » pour deux artistes en un seul lieu, et une exposition immersive : c’est à Mécènes du sud, jusqu’au 24 septembre. Quant aux deux artistes, l’un occupe le sol de l’étage, à la moquette prune, éclairé de LED agricoles. Damien Fragnon y cultive, sous lumière artificielle, d’étranges plantes de céramique, délicatement posées sur un coussin, dont on ne sait si elles appartiennent au monde d’hier ou de demain, post-apocalyptique, et donc tenu de se régénérer. Et munies d’un étrange pistil, en tout cas d’un organe expansif. Naomi Maury (native de Bédarieux !) choisit dès l’entrée le plafond pour y suspendre ses exosquelettes, ossatures de métal aux formes se propageant, telle une végétation de métal. Pour séparer l’entrée de l’escalier, elle a peint et dessiné aux crayons de couleur et au pastel, sur de la toile de coton, des formes hybrides, mi-organiques mi-végétales, sur un fond rose, hésitant entre l’artifice et la chair. Ce rideau, épouse la forme du mur et de l’arche qui conduit à l’étage. Des néons, concoctés par les deux artistes, sont posés contre le mur et donnent l’impression de respirer (Breath) du fait de variations d’intensité. Ainsi, on est bien dans une zone intermédiaire, entre déclinaison et renaissance, entre rythme corporel et recours à l’artifice. Vers le fond, les exosquelettes de Naomi Maury (en fait, on les retrouve un peu partout), sont compliqués de prothèses crochetées au fil de fer. Damien Fragnon y ajoute l’un de ses volumes de faïence et grès dont il a le secret. Comme un dernier lambeau sur le squelette ou telles les premières étapes d’une reconstruction. De créer des liens entre les quatre règnes et l’artificiel, comme s’il s’agissait d’un tout cohérent. Le message est positif. Un dessin au crayon, reprenant les motifs de symbiose du rideau rose, achève la visite, dont on notera l’aspect sonore, qui ne manque ni de charme ni de mystère, car la question de l’hybride, sous toutes ses formes, est l’une des interrogations majeures de notre temps.
DANS LE TARN > Il nous faut saluer les initiatives du Lait d’Albi , et notamment ses tentatives de délocaliser dans des lieux à la fois patrimoniaux et liés aux économies ou activités locales. Trois expositions sur le département du Tarn en témoignent : l’une
à Graulhet, dans la Maison des Métiers du Cuir, où sont invités cinq jeunes designers ; une autre en l’Espace Arthur Batut, de Labruguière, voué à la photographie et qui a invité Leah Desmousseaux. Enfin, dans une ancienne Centrale hydraulique, le Musée du Saut du Tarn de SaintJuéry, qui prend un coup de jeune et de couleurs, avec l’installation de l’Américain Jason Glasser. L’intérêt est double puisqu’il s’agit à la fois de découvrir d’anciens lieux de vie et de travail, une certaine tradition qui peut encore nous apporter bien des surprises, notamment dans une démarche de type écologique, et en même temps de révéler des talents actuels et de voir comment ils se situent par rapport au patrimoine. Les photos de Leah Desmousseaux mêlent techniques anciennes et modernes (argentique et digital) pour retravailler des clichés aériens de vestiges et de zones quasi désertiques. Elles ont donc quelque chose de post-apocalyptique et de prévisionnel. Elles révèlent, dans des tons gris ou sombres, les angoisses légitimes des jeunes générations et nous dévoilent un monde quadrillé par des drones, où tout territoire est surveillé, balisé, répertorié, même dans des zones dépourvues de population. Les cinq designers, réunis pour un éclectique Art de la Rencontre ont riva-
Nicolas Momein
lisé d’inventivité afin de réaliser, grâce au cuir, des œuvres murales, sculpturales ou en suspension, et avant tout des objets que l’on peut éventuellement considérer comme fonctionnels. Le duo dach&zephir s’est concentré sur les sacs de course de la génération baby-boom tout en rendant hommage à un sabotier fabriquant de fleurettes. Victor Bois extrait du même matériau des sièges à modèle unique, dans un esprit de récupération, avec porterevues et luminaire assortis ; Célie Falières s’inscrit dans une démarche écologique, expérimentant des formes de cuir inédites (végétal, de poisson…) et créant des vêtements ou des tapis, ou des objets domestiques, pas forcément utilitaires. Enfin, Nicolas Momein s’intéresse à la peau dans ce qu’elle a de brut, mais aussi de plastique, soit dans des sculptures monumentales, à base de tissus empilés, soit Adrien Belgrand –
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La sélection de BTN
en recourant à des compositions picturales, géométriques et iconiques, ou encore à l’impression. À Saint-Juéry, Jason Glasser a mis ses images habituelles, empruntées au dessin animé, ou à la conquête de l’Ouest, entre parenthèses pour remodeler certaines pièces de l’ancienne usine, selon sa fantaisie graphique et colorée. À la fois dans l’architecture, et de manière picturale, en usant de couleurs tendres, qui adoucissent la suprématie du métal omniprésent. Il expérimente de nouvelles formes, parfois imposantes, à voir recto et verso, et introduit des images comme celles de la main, qui s’impose dans un lieu voué au travail manuel.
À QUARANTE (34) Trois bonnes raisons de s’arrêter, jusqu’au 18 septembre, du côté de Quarante, à mi-chemin entre Narbonne et Béziers, où le peintre Adrien Belgrand vient de terminer une résidence, précisément au Centre d’arts et du Patrimoine du Domaine de Roueïre, on se sent vraiment en région occitane. Tout d’abord, la restitution de cette résidence avec la série des dessins au feutre, aquarelles et impressions numériques qu’il a collectées dans un parcours qui va de Cessenon-sur-Orb à Montouliers ou de Poilhes à Babeau-Bouldoux, en passant par la capitale viticole de Saint-Chinian, Capestang ou Puisserguier. Ainsi une rivière ici, et un bout de canal là, un sentier aux mille pierres, une église, ou encore une collégiale, une abbaye, la nature et la culture, une éolienne un peu plus loin qui combine un peu des deux, ont retenu l’intérêt de l’artiste – et une vigne, un pont, une carrière ou le domaine lui-même. Le point de vue est souvent éloigné, en plan large, ce qui contraste avec la modestie des formats intimistes, ceux du chroniqueur prenant des notes, du voyageur s’arrêtant sur un moment de contemplation privilégié. On a tellement besoin de nature et de paysage. Quand ceux-ci n’existeront plus, qu’adviendra-t-il de nous ? On a besoin du regard d’un peintre sur des panoramas encore possibles (même si la forêt est perçue à travers l’écran d’un pare-brise. Le peintre se veut de son temps). Ensuite, la production plus ambitieuse et personnelle du peintre et qui brasse diverses époques : on y repère un tunnel sur l’autoroute, une scène de la vie privée impliquant des amis (l’un lisant, l’autre sur ordinateur : tout un programme !), une image du désert, une allusion à une ironique cité radieuse… La vocation du peintre s’est décidée aux USA de sorte que les images
par BTN
Arts plastiques
qu’il en a rapportées, et la peinture figurative américaine, ont eu une influence décisive sur Belgrand. Trois grands formats retiennent l’attention : il s’agit de paysages qui sont autant de points de vue pour deux sur des lacs, dont les connotations romantiques et avec elles notre relation actuelle à la nature, n’échapperont à personne, avec introduction de personnages qui redoublent la problématique du regard. La troisième rend hommage au paysage de SaintChinian, mettant en quelque sorte en abyme le lieu d’accueil. Le peintre a tenu à remonter un peu plus loin dans le temps, ce qui fait de cette exposition, une sorte de rétrospective et l’on peut, à l’extérieur, voir des tableaux plus ouverts à la société de consommation dont il montre le caractère pléthorique, répétitif et excessif en termes de couleurs : séries de gâteaux par exemple, ou rayons de supermarché, images festives d’une foire, et retour sur les inévitables autoroutes, d’ailleurs toute proches. La civilisation dans toute sa splendeur, qui attire ici l’attention de l’extérieur avant de proposer des plages de contemplation plus sereines, puis plus intimes quand on aborde les petits formats et ces villages pleins de charme, que l’on oublie souvent de visiter. Cette exposition donne de bonnes raisons de faire une halte chez les « quarantais ».
du Romancero Gitano, trois cents roses écarlates comme le sang du poète font référence à ses poèmes, tandis qu’un masque d’Harlem rappelle le séjour de l’auteur à New York. Janine Delpeuch mêle les connaissances acquises durant sa vie de voyageuses (poterie, art du textile…) à son intérêt pour cet écrivain dont l’œuvre a tant encore à nous apprendre, victime de la bêtise qui, comme on le sait, renaît trop vite de ses propres cendres, et ne porte pas la culture singulière dans son cœur.
À MILLAU (12) > La Vrac continue sa petite bonhomie de vitrine, au cœur de Millau, dans l’Aveyron, en faisant intervenir une grosse pointure, Daniel Dezeuze, qui Claude Viallat
ria, dans Pampelune, tranche et surprend. Quelques tondos, sur des couvercles, mettent en valeur ce qui intéresse avant tout Viallat, le geste. Quant au taureau, on sait qu’il incarne la fécondité, laquelle caractérise la production de cet aficionado, lui-même ancien « razeteur », et demeuré toujours fidèle à sa passion de jeunesse, grâce à laquelle l’homme apprend à apprivoiser la mort qui pointe toujours un peu sa corne. Une petite toile rouge rappelle le travail habituel de Viallat, munie de cornes… Humour oblige…
AU VIGAN (30) > Le château d’Assas, au Vigan, consacre son exposition d’été à Federico García Lorca, dont le combat poétique et dramaturgique, il y a tout juste un siècle, demeure très riche d’enseignements dans le climat d’intolérance, sous toutes ses formes, qui règne à nouveau aujourd’hui. Lorca soutenait bon nombre de minorités opprimées, ce dont rend compte une riche documentation instructive qui rappelle l’importance de ce poète à la fois profondément espagnol et ouvertement universel. Au-delà de cet aspect documentaire, Janine Delpeuch, concernée du fait de ses origines familiales (près du camp de Vernet, en Ardèche), par ce qu’il s’est passé en Espagne après la mort de Lorca, lui rend un hommage concret, à travers ses terres cuites figuratives. Qu’elles fassent allusion, par le biais des fruits, à sa ville natale, Grenade, ou à des figures féminines dont on connaît la double oppression dont elles furent victimes. L’œuvre de Lorca revit sous nos yeux. Des groupes sculpturaux émergent, et ressuscitent les personnages
À DOMAZAN (30)
Daniel Dezeuze
conçoit une sorte de chantier, grâce à des outils de maçon et des matériaux de construction. Dezeuze a toujours été très à l’aise dans les interventions in situ qui lui permettent de donner libre cours à sa démesure très réfléchi. Par ailleurs, il a toujours aimé sortir du cadre strictement pictural ou sculptural pour emprunter à des activités laborieuses, ou élémentaires, et qui témoignent de son grand sens de l’observation. Ce qui enrichit de surcroît sa culture. Par ailleurs, une œuvre, aussi finie parût-elle, n’est jamais totalement aboutie. En ce sens l’art est un éternel chantier. Boileau l’avait bien compris qui sur le métier remettait son ouvrage...
> Comme chaque été depuis vingt ans, le château de Bosc, à Domazan invite ses visiteurs à un parcours sculptural, avec pour thème la trilogie Art/Nature/Patrimoine. Plus d’une trentaine d’artistes ont été conviés qui explorent aussi bien le bois (les formes d’habitation archaïques de Philippe Amiel) que le métal (les bondissantes et élégantes danseuses d’acier de Dominique Coutelle), la pierre (bleue chez Robin Vokaer) que le miroir et ses multiples réflexions (Jocelyne Santos), le tissage original et personnel en forme de stèle (Odile de Frayssinet), le verre (dans les tableaux sensuels de Lise Gonthier), ou la céramique (mêlée au ciment dans les compositions végétales de Frédérique Fleury). Mais au-delà des matériaux, ce sont les formes qui interpelleront ceux qui apprécient l’insertion de chaque sculpture dans l’espace. Ici les origamis à base de cubes de Carine Hullo ; là les oiseaux en forme de crois-
À VAUVERT (30)
Janine Delpeuch
Outre Aubais et le Domaine de Panéry, à Pouzilhac (30), Claude Viallat sera présent jusqu’au 10 septembre, dans la salle Jean Jaurès de Vauvert, mais uniquement avec des œuvres taurines, camarguaises au rez-de-chaussée, plus marquées par la corrida à l’étage. L’accrochage des diverses petites pièces, pour la plupart sur bois, usiné ou brut, ou encore récupéré, est tiré au cordeau et disposé linéairement à hauteur de regard, comme une frise multiple. Tantôt jouant sur l’horizontalité, tantôt sur la verticalité du mur. Les couleurs sont sobres, souvent proches du sable de l’arène. Les sujets, l’homme et le taureau, sont de petits formats (Viallat est un grand lecteur de comics), adaptés à la modestie du support, et l’ensemble dynamise le mur de ces divers moments, souvent plein d’émotions, intensément vécus. Toutefois, s’il a cherché l’unité, Viallat a évité la monotonie. Certains supports sont longitudinaux. D’autres compacts et aux contours imprécis. Un groupe de pièces proposant des vues aériennes de quelques croquis pris lors d’une fe–
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Dominique Coutelle
sants de lune de Francis Guerrier, les nuages de Jaana Myöhänen, les esquifs composés de récupération industrielle de Philippe Kesseler, les jeux de contournement en spirale de Bruno Bienfait, ou la sphère aux formes répétitives, typique de Jordi, ou encore les tours de tressage en méplat de Bob van der Auwera. La tension entre deux formes qui se font face chez Lionel Laussedat… Si l’abstraction géométrique séduit beaucoup de sculpteurs, l’humour ou l’anthropomorphisme ne sont pas dédaignés (Jean-Paul Moscovino) ni la fantaisie (chez Jacques Salles notamment). Des surprises nous attendent le long des allées, autour du château ou parmi les arbres, parfois audelà du côté des vignes… Dans le Silence (d’Anne Jones) jusqu’au 2 novembre.
À ARLES (13) > Rappelons aussi que quelque chose est en train de changer profondément dans le domaine de l’art du côté d’Arles et que Luma s’en fait l’écho éclatant, ne serait-ce que par sa déjà célèbre tour, que l’on aperçoit de l’autoroute. Le message engagé retrouve sa place prépondérante. Les expositions majeures de cet été célèbrent ainsi la remise en question de la suprématie blanche, ses abus, ses dangers et limites, avec les cohortes de légitimes revendications qu’elle ne pouvait manquer de produire.
de la tour, les Collections accumulées par Maya Hoffmann, la vidéo 3D de Cyprien Gaillard, les champignons géants de Carsten Höller… De quoi y passer une bonne journée… > Toujours à Arles, en profiter pour visiter le Musée Réattu, où l’on peut contempler cet été la troublante étude photographique menée par Jacqueline Salmon autour du pagne de pureté dans les représentations christiques. Ou pour découvrir les galeries, celle d’Anne Clergue (Lorenzo Castore, Leopoldo Pomes et Oriol Maspons) et Le Corridor, cette dernière faisant la part belle à deux marseillaises de la lumière : Caroline Duchatelet, qui la guette à l’orée de l’aube et cherche à capter sa respiration, et Delphine Wibaux qui tend à absorber des images sur support végétal ou minéral, dans une démarche prétechnique moderne.
À DECOUVRIR AUSSI… > Puisqu’on en est à la photo, signalons celles prises par Jean-Pierre Loubat, lors de sa déambulation dans les lieux de Tanger tels que les a connus Jack Kerouac et d’autres membres de la beat génération. Un cut-up de Martine Guillerm est de la balade… (Le Pin (30), cave du presbytère).
Julien Creuzet
Vincent Corpet
À CASES-DE-PÈNE (66) > Le château de Jau innove en invitant une deuxième année consécutive, jusqu’au 28 septembre, le peintre Vincent Corpet. Une seule exposition étant forcément limitative, ce domaine viticole lui permet de révéler un autre aspect de sa prolixe production, davantage tournée cette fois vers la culture chrétienne. Il s’agit de « Fatras », les seconds de la série (on en attend trois). Comme la composition chez Corpet est dynamique, ou dramatique, que le corps y est malmené de façon obsessionnelle et que l’histoire de l’art y est de plus en plus sollicitée, on imagine aisément comment l’artiste a pu croiser dans son parcours quelques motifs religieux du genre, qu’il s’agisse de l’humaine foi d’une sainte auprès d’un gisant lors d’une descente de croix, d’une piéta à tête de mort, ou tout simplement des signes aussi symboliques et universels que la croix christique ou même l’infini. Rappelons qu’il a, précédemment, traité la série des crucifixions ou le Massacre des innocents. La souffrance prêtée à tel martyr ou bouc-émissaire, interpelle le peintre pour ce qu’elle révèle à la fois d’humain (la compassion) mais aussi de trop humain, voire d’inhumain (la cruauté) dans l’obstination des hommes à maltraiter la chair, au propre comme au figuré. La peinture n’est pas pour lui une activité de tout repos. Elle doit inquiéter, interroger, toucher (après tout, il s’agit de parler du corps et tout chez le peintre est question de doigté). Les natures mortes d’antan ne sont pas si éloignées surtout si elles incluent les bouteilles de vin, le sang supposé du Christ.
Ainsi le cinéaste et photographe Arthur Jafa, revisite-t-il l’histoire des Etats-Unis à la lumière de la représentation des noirs par les médias dans les deux plus grandes salles du complexe, la Grande Halle et la Mécanique Générale. On peut y voir des films apocalyptiques à l’instar de celui où un soleil se couche sur des noires vagues inhumaines, une prouesse technique et numérique. D’immenses collages incluant des objets. Des assemblages photographiques d’une dimension démesurée De quoi plonger jusqu’au 1er janvier, dans un univers qui revendique sa noirceur et se veut bien évidemment revendicatif, intitulé « Live Evil » (le mal vivant). Un hommage sera par ailleurs rendu au photographe ghanéen James Barnor, sous forme de portfolio incluant de nombreux portraits. Tandis que l’artiste transgenre Wu Tsang présentera sa version muette et antiraciste de Moby Dick, la fameuse baleine blanche, incarnation du mal. L’Amérindien tout aussi revendicatif Ski Opinka, occupe l’espace des Forges avec des séries de vidéos et de captures d’écran. Et Julien Creuzet, au Niveau 3 de la tour, ce dernier prix Duchamp interprétant les thèses d’Edouard Glissant, dans une installation d’avatars dansants et d’éléments composites ou hybrides. Le son et la poésie sont essentiels dans cette œuvre qui se réfère également à André Breton, le pape du surréalisme (Wilfredo Lam) et grand inspirateur d’Aimé Césaire, du côté de la Martinique… Une vidéo de Creuzet est également visible Chapelle des Jésuites de Nîmes. Mais Luma c’est bien d’autres choses encore, la visite
Jacqueline Salmon –
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Jean-Pierre Loubat
> Un émouvant hommage à un artiste trop tôt disparu, et dont les parents, les poètes Georges et Nicole, ont effectué une donation à la municipalité, aura lieu jusqu’au 3 septembre, Salle J.C. Izzo, à Frontignan (34). Il s’agit de GeorgesAntoine Drano, notamment de ses toiles très marquées par la figuration néo-pop des années 90 (durant lesquelles il décède) et un imaginaire exubérant, parfois macabre mais porté par un appétit de mouvement, malheureusement interrompu. > Le musée des Beaux-Arts de Nîmes, ressuscite, ou suscite, une famille d’artistes pour une impressionnante Saga Godebski : du sculpteur originel (du XIXe !), l’ancêtre Cyprien, à Emma et ses gestes uniques à l’encre bleue flottant dans l’espace,
par BTN
Arts plastiques
associations de Cendres Levy) et Le lieu multiple (le fusain mis au pli de Tino di Santolo, les paysages combinés de Marc Lambert, les encres blanches de Ram Damocha sur fond noir)… prévoient un programme alléchant et éclectique. Mais je parle déjà de la rentrée…
Pauline Le Pichon
Emma Godebski
ou au tout jeune photographe Jean Baptiste et son mur de migrants, en passant par François, dont tous les Nîmois se souviennent (Sa naïade, du Quai de la Fontaine), incroyable touche à tout de toutes formes et matières. L’autre Cyprien (collages figuratifs sur carton découpés) et les peintures de Yash (hyperréalistes et urbaines), plus des tas de documents et objets mettant en exergue les rapports de ses membres au monde de la culture ou de la mode : une robe tournante de Misia, le salon de son aïeule, pianiste, magnifique égérie des grands peintres de son temps (Renoir, Lautrec, les nabis, Valloton…), de Ravel ou de Mallarmé, sans oublier les paysages dépouillés de Jean, souvent camarguais, et les céramiques d’Ariel… > Signalons pour terminer deux courtes expositions qui se termineront à l’heure où paraîtront ces lignes : celle de Pauline Le Pichon, à la galerie Remp’Arts, de Durban Corbières (11), laquelle se met en scène de manière originale, décalée, en
pratiquant ce qu’elle nomme l’Asymétrie, en fonction d’une rencontre avec un objet ou un lieu (13 août). Et celle de Yann Dumoget (14 août) au Temple du Cailar (le village gardois, dont Boisrond a assuré la signalétique) qui sera sans doute composée de toiles mais surtout témoignera de l’esprit combatif de l’artiste, impliqué dans les luttes de son temps. > Enfin, comment ne pas citer la riche Collection Lambert, en Avignon, qui s’autorise à la fois un hommage à l’un des minimalistes majeurs des années 60-70, Dan Flavin et ses compositions à base de néons ; à l’un des artisans majeurs de la Figuration des années 80, Jean-Charles Blais, le peintre qui a redonné des couleurs à l’ombre et ses lettres de noblesse à l’affiche, mais aussi aux années 2000 grâce la lumineuse Ann-Veronica Janssens et sa maîtrise du verre contemporain, ou qui sait, aux années 2020, par le biais des expériences médicinales de Dana Fiona Armour… Et plein d’autres choses… > En attendant le Salon du dessin, à Montpellier… Parmi les galeries, n°5 (les études corporelles de Marie Cécile Cornilh de Bayssac, les détails abandonnés de Cassandre Fournet et les
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Cassandre Fournet
Nous venons d'apprendre le décès du peintre nîmois Dominique Gutherz, ancien directeur de l'école des Beaux-Arts, à qui nous dédions cette rubrique. Le corps féminin, celui de sa femme, était le sujet principal de ses recherches, appréciées du poète Yves Bonnefoy, de Philippe Noiret ou du photographe Clergue. Il avait récemment exposé Espace D. Bagouet à Montpellier.
MUSÉES DOMINIQUE GAUTHIER AU MUSÉE FABRE À MoNtPELLiER Les « opéras » des années 80, directement appliqués sur le mur, propulsèrent Dominique Gauthier au firmament de la peinture française, qualifiée alors de baroque ou de flamboyante (Le Gauthier flamboyant, me permis-je en quelques revues). 45 ans après ses débuts, c’est le temps des bilans et d’une reconnaissance amplement méritée, sachant que le musée Fabre possédait au moins deux œuvres de cet artiste majeur, pas toujours connu du grand public cependant. Avec cette donation d’une dizaine de toiles et d’une quarantaine de dessins, Dominique Gauthier occupe enfin la place qu’il mérite dans ce musée qui s’honore d’être parmi les plus riches de France et dont la collection contemporaine s’enrichit au fil des années. L’accrochage est judicieusement réfléchi. Au rez-de-chaussée, une série d’Hostinatos permettant de se familiariser avec cette œuvre qui paraît d’une extrême complexité alors qu’elle s’appuie sur des principes simples. Et, tout d’abord, ses relations avec l’architecture et l’art de la fresque, ce qui explique la présence d’un tableau, démesuré et longitudinal, au plafond et son répondant du côté du sol. Ensuite son rapport au dessin et plus précisément géométrique et abstrait, ainsi que le prouvent ces cercles et ellipses réalisés à partir de cordes et de clous, lesquels renvoient à une tradition christique de la peinture. L’artiste multiplie obstinément ces formes non issues directement de la main mais d’un outil de substitution, ce qui lui évite les facilités du lyrisme débridé ou des formes aléatoires. Enfin, parce qu’elle s’ancre manifestement dans une Histoire, qu’elle ne cache pas son intérêt pour la Renaissance, et notamment italienne, le titre de cette série d’Hostinatos renvoyant d’ailleurs à une formule de Léonard de Vinci.
Plus haut, dans les salles qui lui sont dévolues à l’étage, on retrouvera, d’une part, cet ancrage dans la tradition avec les Provisions pour Cimabué, à la composition cruciale, faite de successions de plans plus ou moins mis en relief par des plages ou flaques de résine parfaitement délimitées. Car tout est construit ou pensé chez Dominique Gauthier, qui procède à l’instar d’un poète, lequel s’impose des règles prosodiques, ou d’un musicien qui s’appuie sur les contraintes de la composition. Les dessins sur papier de soie lui permettent d’introduire des fragments de figure qui sollicitent la culture universelle du Larousse, la problématique du corps et de l’organique empruntées aux planches anatomiques, la question des limites et des extrêmes, métaphorisée par l’ascension de l’Everest, des photos de la Grande Guerre ou des allusions à l’URSS naissante, afin de souligner l’importance de l’Histoire, de ses violences et de ses espérances déçues. On remonte petit à petit vers les Opéras et, par là même le temps, même si l’exposition ne se veut pas chronologique. On croise ainsi une toile de la série des Répons, où l’on comprend l’importance d’une mécanique pour l’artiste ; des Orphiques en noir et blanc, proche des Hostinatos mais en plus aventureux, et surtout un Mandylion (toujours la référence culturelle chrétienne où Gauthier sollicite Matisse et ces papiers découpés). Un hommage à ce maître de la couleur de la part de ce disciple qui ne lésine pas sur la flamboyance colorée, avec générosité, ce qui n’exclut pas la sobriété des moyens et l’exigence foncière. Une leçon de peinture qui prouve qu’elle est loin d’être morte en France. Elle a été simplement victime de politiques suicidaires et aveugles. Plût au ciel que cette exposition fît enfin ouvrir les yeux ! BTN Jusqu’au 28 août, au musée Fabre à Montpellier.
Pour sa grande exposition estivale, le musée Fabre nous emmène en Italie accompagné d’un guide particulier : le peintre Louis Gauffier (1762-1801) ! Ami du peintre François-Xavier Fabre, et injustement méconnu, l’artiste passera une longue partie de sa vie entre Rome, Florence et l’abbaye de Vallombrosa. À travers les salles de l’exposition, on découvre une série de peintures mêlant paysages et portraits. Né à Poitiers en 1762, Louis Gauffier est un représentant du mouvement néoclassique à la sensibilité visionnaire et préromantique, peintre de portraits, de tableaux d’histoire et de paysages, et mena toute sa carrière en Italie. Passionné par les découvertes ar« Une ville imaginaire » de Louis Gauffier chéologiques comme par les beautés de la nature, il place ses scènes antiques dans des décors plein d’érudition ou dans des paysages radieux. La Révolution le contraint à quitter Rome et à s’établir en Toscane en 1793. À Florence, il devient le por–
© Musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole / photo Frédéric Jaulmes
LE VOYAGE EN ITALIE DE LOUIS GAUFFIER et À L’OPÉRA CHEZ LES DESPOUS AU MUSÉE FABRE À MoNtPELLiER traitiste des voyageurs de toute l’Europe. Cette exposition est l’occasion de découvrir un artiste original, novateur et profondément singulier. Jusqu’au 4 septembre. En sortant du musée, un arrêt s’impose à l’Hôtel de Cabrières – Sabatier d’Espeyran pour y découvrir une exposition étonnante, conçue en collaboration avec l’Opéra de Montpellier : À l’opéra chez les Despous. Dans les pièces de l’ancien hôtel particulier, le musée a retracé la vie musicale de la ville et ses moments forts, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui. Costumes d’opéra, partitions, archives, dessins, tableaux et diffusions sonores reflèteront cette effervescence artistique, dans une ex-
périence visuelle et acoustique inédite. Jusqu’au 6 novembre, au musée Fabre à Montpellier. Tél. 04 67 14 83 00. museefabre.montpellier3m.fr
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Deux années spéciales s’ouvrent pour le musée Toulouse-Lautrec d’Albi qui célèbre, en 2022, le centenaire de la donation Toulouse-Lautrec à la ville d’Albi et, en 2023, le centenaire du musée. L’exposition présentée en ses murs explore la relation picturale qui a uni Toulouse-Lautrec et Degas. Alors tout jeune artiste, le premier part à Paris pour commencer son apprentissage au milieu des années 1880. À cette époque, Edgar Degas est déjà un artiste reconnu, à l’initiative du renouveau de la peinture et parmi les plus impor- Rousse (La toilette)de Henri de Toulouse-Lautrec tants du mouvement impressionniste. Degas apparait donc comme une figure tutélaire pour Toulouse-Lautrec et l’on remarque de nombreuses convergences dans leurs arts. Les figures animales et humaines constituent pour eux une source inépuisable d’inspiration. De plus, l’un comme l’autre aime décaler leurs compositions par un cadrage paradoxal, à la perspective accentuée. On remarque également des sujets communs et le même intérêt pour le milieu du spectacle parisien. L’exposition présentée tout au long de l’été fait ainsi dialoguer une cinquantaine d’œuvres issues du fonds de donation ToulouseLautrec avec des prêts importants de grands musées nationaux et européens. Jusqu’au 4 septembre, au musée Toulouse Lautrec à Albi (81). musee-toulouse-lautrec.com
L’exposition Le désir de la ligne. Henri Matisse dans les collections Jacques Doucet entend reconstituer et donner à comprendre les liens entre le couturier, collectionneur et mécène Jacques Doucet (18531929) et l’artiste Henri Matisse (1869-1954), à travers l’étude des œuvres acquises, que celles-ci aient été achetées directement à l’artiste, soit données à des institutions qui perpétuent la mémoire du couturier, l’actuelle bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art et la Bibliothèque « Grande Odalisque à la culotte bayadère » de Henri Matisse littéraire Jacques Doucet. En confrontant les estampes de Matisse à celles d’autres artistes également collectionnées par Doucet, un nouveau point de vue est proposé sur l’ensemble du parcours de celui qui fut l’un des représentants majeurs de l’art du XXe siècle, maître de la couleur, mais aussi du noir et blanc. « Il faut toujours rechercher le désir de la ligne, le point où elle veut entrer ou mourir » dit Matisse à Sarah Stein en 1908, dans le cadre de l’enseignement qu’il dispense à un petit nombre d’élèves. L’artiste fixe un objectif clair, d’apparence simple mais aux implications complexes : ce qui prime n’est pas son désir, mais bien celui de la ligne. L’œuvre de Matisse prend cette injonction au pied de la lettre. Il est question ici de vie et de mort, d’entrée et de sortie, à la fois littéralement et métaphoriquement. Jusqu’au 9 octobre, au musée Angladon à Avignon (84). Tél. 04 90 82 29 03. angladon.com
FICTIONS MODESTES & RÉALITÉS AUGMENTÉES À SÈtE Le Musée International des Arts Modestes, présentant des créations contemporaines inédites, s’inscrit avec ce projet dans une nouvelle démarche expérimentale, présentant le récit d’un modeste atelier de création né dans l’Ardenne belge il y a 30 ans. Dans ce lieu de production et de diffusion, des créateurs fragilisés par une déficience mentale collaborent avec des artistes contemporains en résidence. Un échange qui donne lieu à des œuvres hybrides, nées de ce travail collaboratif entre Barbara dans les bois de Nicolas Clement artistes porteurs d’un handicap et artistes « valides ». Et, en se développant, la « S » Grand Atelier s’est transformée en centre d’art exposant des projets expérimentaux. Pour la première fois en France, cette exposition met en lumière la diversité de ses créations, nées d’une expérience humaine cherchant à désinvisibiliser le handicap. Les supports de création sont riches et divers, de la bande dessinée à la vidéo, la photographie, l’installation, la performance ou les arts numériques. L’exposition se découpe en plusieurs chapitres : Les Génies du Lieu, l’espace Cinémodestie, Libertés Indomptées, How Soon is Now, Le Salon de lectures, Communions. Jusqu’au 18 septembre, au MIAM à Sète (34). Tél. 04 99 04 76 44. miam.org –
JOSE PUENTE JEREZ AU MUSÉE tAURiN À BÉZiERS
À travers une série d’œuvres, l’artiste Jose Puente Jerez rend hommage à l’une des plus grandes figures de Torero : Manuel Rodriguez Manolete. Une exposition qui intervient alors que l’on commémore cette année le 75e anniversaire de la mort de celui qui était surnommé Manolete. Un accrochage inédit par ailleurs puisqu’il s’agit de la première exposition des œuvres de Jose Puente Jerez en France. Pour son exposition à Béziers, le sculpteur présente la série Soñando de un sueño, soñe (« En rêvant d’un rêve, j’ai rêvé), composée d’œuvres inspirées des amoureux tragiques du mythique Maestro et de l’actrice Lupe Sino. L’exposition permet d’apprécier l’infinie gamme de couleurs des bronzes dans un esprit surréaliste de description de sentiments et d’émotions. Jusqu’au 18 septembre, au musée Taurin à Béziers (34). Tél. 04 67 36 81 61. ville-beziers.fr
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© Paris, Institut national d’histoire de l’art © Succession H. Matisse
HENRI MATISSE DANS LES COLLECTIONS DOUCET MUSÉE ANGLAdoN À AViGNoN
© Photo RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
QUAND TOULOUSE LAUTREC REGARDE DEGAS AU MUSÉE toULoUSE-LAUtREC À ALBi
Rencontre avec Eric Bourret artiste-marcheur
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Pour leurs expositions d’été, les musées de Lodève et de Millau se sont associés pour proposer une résidence à l’artiste-marcheur Éric Bourret. Entretien.
Vous vous définissez comme un « artiste-marcheur », qu’est-ce que cela signifie ? Je ne peux photographier qu’en marchant… À l’issue de longues marches de plusieurs jours à plusieurs semaines, dans des espaces « naturels » à toutes altitudes et toutes latitudes, une compilation marche-temps-espace apparait. Mon travail peut alors prendre plusieurs formes. Sans verser dans l’aspect documentaire et sa mise à distance, j’effectue au plus près du paysage, « Je ne peux photographier qu’en marchant…» une « reproduction photographique du réel » dont le motif est immédiatement reconnaissable. D’autres séries moins factuelles laissent une place importante à l’indéterminé, au hasard… En marchant, je photographie le même motif un nombre de fois défini à l’avance, selon l’espace traversé, et décide de déclencher x fois dans cet intervalle. La surimpression induite compile ainsi les mémoires – de mon corps et du paysage – et capte le flux continuel des paysages arpentés. L’appareil photographique enregistre la vibration du paysage et rend compte de « l’écoulement du temps ». Marcher-photographier devient alors une relation organique par laquelle les prises de vues passent d’abord par le corps. En travaillant ainsi, j’assume l’aléatoire, le transitoire, afin de produire une compilation de plusieurs instants.
Musée de Lodève
aux Lectures Électriques. En écho aux collections permanentes du musée, nous avons associé des séries plus anciennes – Cradle of Humankind, effectuées sur les sites Hominidés d’Afrique-du-Sud constituée de 84 photographies, et un extrait de tirages grand format de la série Primary Forest effectuée dans les forêts primaires des îles des Açores, Madère et des Canaries. À Millau les salles du musée sont plus petites, plus intimes. Les deux espaces ne sont éclairés que par des cadreurs sur les pièces créant une ambiance théâtrale. Avec Katia Fersing la directrice du musée, nous avons souhaité associer les travaux de l’audio-naturaliste Marc Namblard et de la plasticienne Nuria Prats Fons. Y sont proposés un mur d’images différent de la série Larzac et des vues des Grands Causses. J’ai le sentiment que les deux expositions se complètent et offrent aux visiteurs des moments contemplatifs différents. Recueilli par Eva Gosselin « Terres » jusqu’au 28 août, au musée de Lodève (34). Tél. 04 67 88 86 10. « Traversées. Regards croisés sur le Larzac » au musée de Millau et des Grands Causses à Millau (12). Tél. 05 65 60 11 37. millau.fr
Vous photographiez depuis plus de 30 ans les paysages, quel est votre lien à la nature ? Au fil des années, j’ai arpenté en autonomie, ou parfois accompagné de guides amis en Himalaya, de nombreux paysages naturels aux caractères vifs, souvent dénués de présences humaines. L’arpentage des montagnes, forêts ou littoraux, durant plusieurs jours ou plusieurs semaines, cette quête du « vrai » au plus près du paysage est devenue centrale dans ma construction personnelle. Je me sens parfaitement libre dans ce monde qui paradoxalement n’est pas dépourvu de contrainte. Pour vos expositions au musée de Lodève et au musée de Millau, vous avez arpenté le plateau du Larzac. Quelles impressions vous a laissé ce paysage ? Il y a quelques années, au cours de plusieurs voyages, j’avais été impressionné par l’immensité des paysages « luL’appareil photo naires » quasi hypnotiques et par une lurend compte de mière hivernale unique. Lorsque Ivonne Papin, la directrice du “ l’écoulement du musée de Lodève m’a contacté en 2017 temps “ pour me proposer une résidence sur les terres du Larzac, j’ai été très heureux d’accepter son invitation. Le musée de Millau a emboité le pas afin de créer un partenariat. J’ai ainsi arpenté sur plusieurs semaines, durant les automnes et hivers 2018 et 2019 les Grands Causses, le plateau du Larzac et le lac du Salagou. Sentes, sentiers, arbustes, arbres, avens sont devenus « familiers ».
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Quelle différence y a-t-il entre les clichés exposés à Millau et ceux de Lodève ? Se complètent-ils ? Monter une exposition relève toujours d’une scénarisation différente au regard des lieux. L’espace temporaire du musée de Lodève offre de grandes salles où sont présentés un grand mur d’images de la série Larzac constituée de 65 photographies ; les grands formats Salagou et une salle consacrée aux arbres des Grands Causses. Une installation au sol, Zone Blanche, complète l’ensemble. Un film photographique-littéraire retraçant une partie de mes travaux plus anciens associés à des textes lus d’écrivains, a été confié –
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Musées
ERIC BOURRET AU MUSÉE dE LodÈVE Et AU MUSÉE dE MiLLAU
Le musée des vallées cévenoles n’a pas cherché très loin l’artiste qui lui convenait au mieux : Rodolphe Huguet, qui y a passé son enfance, était tout désigné pour apporter à la tradition la touche contemporaine qui l’exalte et en ranime la flamme à nos yeux. Il s’est ainsi emparé de grande la salle d’exposition temporaire, lumineuse et ouverte à sa demande, et de la plus petite, plus sombre… Mais s’est surtout immiscé dans les permanentes, sans parler des extérieurs (goulottes orange de chantier en osier ; Jardin potager dans le parc) ou même d’un salon de thé (tapis indiens au parfum de Kama Soutra). Huguet a puisé dans ses souvenirs, ce que prouve la présence de ce tronc de châtaignier brûlé, qu’il fait tourner et à qui il redonne vie sur un socle en béton. Plus loin encore pour ce pupitre en lequel il a concocté maints polyèdres en de feutres de couleur, rappel des jeux d’écolier, comme cette gomme plantée d’une pointe de crayon, quand l’imagination supplante l’ennui en classe. Quant à la photo de Roro en personne, elle rend présent celui-là même qui, quelques décennies plus tard, est venu hanter cette ancienne filature, dont il demeure une partie muséale, où il a réussi à insérer quelques paniers géants et pliés en deux. Le bosselage, imité de boîtes de conserves, géantes, est l’un des fils conducteurs de ce parcours, véritable voyage dans le temps, qu’il s’agisse de leur octroyer les couleurs lumineuses du spectre ou de servir de pot de fortune des plantes potagères mais pas que : hommage est rendu à l’ortie (le cauchemar des petits promeneurs audacieux) ou à la ronce (pour les petits gourmands, Huguet leur offre un malicieux papier peint et leur moulage en bronze) qui a sans doute donné à l’homme l’idée du barbelé. En fait les conserves sont en céramique et réalisées en collaboration avec des entreprises du secteur, cet aspect de la production de l’artiste est essentiel. Elles sont cabossées, comme froissées après usage, ce qui marque bien l’emprise de la main de l’artiste, sur les objets qu’il choisit. Une corde, de poings en terre cuite, style fakir indien, grimpant vers le plafond, est d’ailleurs là pour rappeler l’importance de cet organe manuel, si essentiel à l’artisanat d’hier, que l’artiste réactive. Un autre fil, si je puis dire, récurrent, de ce parcours : le tissage évidem-
ment, à base de cocons, qu’il intègre à maintes pièces qui vont de gabarits de bas de soie, suspendus à une poulie d’origine, à des portes et fenêtres dont il explore la partie vitrée, ou encore des lauzes de ruches cévenoles (où est posé un crâne vomissant une pierre-cervelle attaquée par les vers). Un escalier en bois donne à réfléchir sur le devenir de toute chose, mais on est loin d’être au bout de nos surprises car Huguet a glissé certaines de ses réalisations anciennes parmi les pléthoriques collections d’objets de la partie authentiquement cévenole : les outils agricoles (le sien : planté dans de la terre), la vaisselle, une chambre ici une cuisine là, cinq arrière-trains de moutons taxidermés, dans la partie la plus bucolique. Des jambières de vannerie en doum dans la section Foire et marchés, dont la technique a été apprise durant un voyage (il y a joint une photo d’un souk marocain). Car si Rodolphe Huguet voyage doublement dans le temps, il est un grand voyageur aussi dans l’espace (Népal, Japon, Colombie, Inde, Maroc) et il profite de ses voyages pour s’informer des économies et coutumes locales et y travailler avec des artisans. Un cliché d’eaux minérales népalaises, sculptées dans des pierres de rivières himalayennes, fait référence directe à ce que lui ont appris les voyages (ici sur la valeur de l’eau, thème d’une actualité brûlante !). Le parcours se fait ainsi jeu de piste, on retrouve les chemins de l’enfance, les œuvres contemporaines de l’artiste se mêlant aux choses bien alignées de l’ancien temps, auquel il emprunte de surcroît les techniques ancestrales (poterie, vannerie, tissage…). N’oublions pas les dictons cévenols que l’artiste utilise pour ses titres, et l’on constatera que rien n’est laissé au hasard. Huguet rappelle certes qu’il a été marqué par une tradition qui se perd, mais il est avant tout un artiste contemporain, qui s’inscrit dans l’Histoire de l’art (cf. un signe espiègle, à Brancusi). Cette carte blanche était donc une bonne idée : elle montre qu’activités du passé et art contemporain ont à découvrir l’un de l’autre. Et que l’on peut être parfois prophète en son pays. BTN Jusqu’au 21 août, à Maison Rouge, musée des vallées cévenoles à Saint-Jean-du-Gard (30). Tél. 04 66 85 10 48. maisonrouge-musee.fr
LES EXCEPTIONN’ELLES AU MUSÉE dES BEAUX-ARtS A CARCASSoNNE
ÉTRUSQUES, UNE CIVILISATION DE LA MÉDITERRANÉE AU MUSÉE dE LA RoMANitÉ À NÎMES
Honneur aux femmes au travers de cette exposition estivale judicieusement, malicieusement, nommée Les Exceptionn’Elles. Peint par des femmes ou représentant des femmes, le sexe dit faible, oublié par l’histoire de l’art et des institutions trop ancrées dans la tradition, retrouve enfin et justement la place qu’il mérite. Autant de rôles essentiels et légendaires que muses, déesses, allégories, autant de gloires historiques qui furent laissées pour compte. Les femmes sont aujourd’hui sur le devant de la scène muséale au travers d’œuvres réalisées entre les XVIIe et XXIe siècles. Portraits de femmes et apparats, figures de la mythologie présentées sur une série de tableautins, ainsi Acis et Galatée de François Perrier, Cléobis et Biton de Jacques Œuvre de Détilleux “La femme en rouge” Gamelin. On retrouve saintes et disciples inscrites en religion, femmes de la Bible, fille de Jephté ou Madeleine en tentation. Toute femme illustre est heureusement sortie des réserves muséales, partie en direction de Carcassonne pour se hisser sur les cimaises du musée de la ville. Last but not least, on parle enfin des femmes artistes, qui ont trop silencieusement traversé les siècles, soit barrées, soit boudées. Et, comme un bonheur n’arrive jamais seul, le musée propose tout au long de l’année, diverses manifestations sur les femmes dans la peinture. Jusqu’au 1er octobre, au musée des Beaux-Arts à Carcassonne (11). Tél. 04 68 77 73 70. carcassonne.org –
Il est des civilisations essentielles car elles ont fondé un art de vivre et des habitus. Elles ont disparu, fondues dans la sédimentation des civilisations. Méconnu et enfin retrouvé par le musée de la Romanité, le peuple étrusque a occupé avant Rome le centre de la péninsule italique, en entretenant de riches échanges avec ses voisins. Raffinement et savoir-vivre, art et culture marquent à quel point en était l’évolution de ce peuple. La mise en scène muséale souligne les remarquables réalisations artisanales, le savoir-faire dans le travail des métaux et des pierres précieuses ou encore les profondes connaissances de l’architecture et de l’urbanisme, tout particulièrement, et c’est intéressant aujourd’hui le domaine hydraulique. 140 œuvres, objets usuels, amphores, urnes, armes, bijoux, statues, sont mis en perspective. La Grèce, la Phénicie, les empires de la Méditerranée orientale ont contribué, à enrichir l’héritage dont a bénéficié la Rome antique. Le commerce, les structures sociales et urbaines, religion, pratiques rituelles et funéraires ont exercé une positive influence. Les prêts d’œuvres du musée archéologique national de Florence, du musée étrusque Guarnacci de Voltera éclairent le parcours de l’exposition ainsi que des pièces de la collection Campana conservées au musée nîmois. Tout un monde ! Jusqu’au 23 octobre, au musée de la Romanité à Nîmes (30). Tél. 04 48 21 02 10. musedelaromanite.fr
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© Stéphane Ramillon - Ville de Nîmes
Musées
RODOLPHE HUGUET À MAiSoN RoUGE À SAiNt-JEAN-dU-GARd
Personnalité atypique et remarquable, le peintre du XXe siècle Francis Picabia est à l’honneur cet été, au musée Ingres Bourdelle. Plus qu’une simple présentation de son œuvre, les salles d’expositions temporaires offrent une rencontre inattendue entre Ingres et le protagoniste du mouvement Dada. Car, si Picabia a souvent raillé le peintre montalbanais, il a aussi souvent puisé dans son œuvre. Provocateur-né, subversif, iconoclaste, empreint d’un pessimisme fondamental qui confine parfois au cynisme, Picabia est aussi l’artiste protéiRevue Littérature de Francis Picabia forme (peintre et poète) dont l’œuvre foisonnante prouve avant tout l’extraordinaire pulsion de vie qui l’habite. Il a fallu attendre les analyses érudites des historiens de l’art pour que soit mise en évidence la méthode plus ou moins secrète de cet artiste singulier. Bien loin de travailler « d’après nature », Picabia s’inspirait d’images préexistantes et les pliait à son imagination. Ainsi, non seulement Ingres, mais aussi Botticelli ou Michel-Ange furent ses sources d’inspiration à part égale avec des cartes postales ou des illustrations de magazines. Après la visite de l’exposition temporaire, direction les sous-sols du musée et la salle du Prince Noir pour y découvrir l’installation temporaire Fantômes de Speedy Graphito. Jusqu’au 30 octobre, au musée Ingres Bourdelle à Montauban (82). Tél. 05 63 22 12 91. museeingresbourdelle.com
MOLIÈRE ET RELIURES ROMANTIQUES AU MUSÉE VULLiod St-GERMAiN À PÉZENAS
© collection galerie Hervé Bize, Nancy
PICABIA PIQUE À INGRES AU MUSÉE iNGRES BoURdELLE À MoNtAUBAN
Installé dans un hôtel particulier, le musée Vulliod Saint-Germain de Pézenas propose deux expositions temporaires cet été. La première est dédiée aux Reliures romantiques de 1840 à 1870, période pendant laquelle les éditeurs ont révolutionné l’édition en publiant des ouvrages destinés au grand public grâce à la mécanisation de la confection des livres. Les livres arborent alors des reliures attrayantes et bon marché qui, si elles étaient réalisées en série, sont le reflet du goût de la période romantique. Un important ensemble, provenant d’une collection privée, est ainsi présenté. La seconde exposition estivale du musée Vulliod Saint-Germain s’inscrit dans le cadre des célébrations organisées par la ville à l’occasion des 400 ans de la naissance de Molière. On y découvre le travail du dessinateur de costumes Charles Bétout, qui fut le principal costumier de la Comédie-Française de 1919 à 1939. Ses dessins sont particulièrement précieux pour la minutie et l’exactitude historique des détails. La série de costumes des personnages du Malade imaginaire présentée au musée de Vulliod-Saint-Germain, a été créée en 1912 pour les représentations de la pièce au Théâtre de l’Odéon. Cet été, au musée Vulliod-Saint-Germain à Pézenas (34). Tél. 04 67 98 90 59. ville-pezenas.fr
WILLY EISENSCHITZ UN PEINTRE ENTRE 2 GUERRES AU MUSÉE dU PAYS dE CoCAGNE À LAVAUR Le musée du Pays de Cocagne labellisé Musée de France en 2002 expose des collections enrichies par plusieurs domaines tels que la peinture, la sculpture, le dessin, l’art sacré ou l’archéologie en s’inscrivant dans une mission de sauvegarde, de conservation et de valorisation du patrimoine public. Chaque année, le musée propose deux grandes expositions dans la salle de la chapelle des Sœurs du Christ. Actuellement c’est le travail du peintre Willy Eisenschitz, datant de l’entre-deuxguerres, qui est exposé. Marqué par la tuberculose et les « Mère et fille» de Willy Eisenschitz camps d’internement durant la première guerre mondiale, son œuvre sera par la suite influencée par les couleurs et les paysages de la Provence, la Côte d’Azur et la Riviera italienne. Un tournant s’observe dans sa peinture lorsqu’à partir de 1931, ne pouvant plus peindre de la main droite il réalise ses œuvres de la main gauche et se consacre à l’aquarelle, un changement de technique qui lui vaudra un grand succès. Il exposera ensuite à Vienne, Paris, Londres, Lausanne, Honolulu, Toulon. Il recevra la médaille d’or à l’exposition universelle de 1937. Les critiques artistiques relèvent de multiples influences dans son travail telles que celles de Cézanne, de l’impressionnisme ou du cubisme. Jusqu’au 18 septembre, au musée du Pays de Cocagne à Lavaur (81). Tél. 05 63 58 56 55. musees-occitanie.fr –
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Musées
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Entretien avec Rachel Amalric Directrice du musée de Cahors
« LE MUSÉE A CHANGÉ DU TOUT AU TOUT ! »
Avec une surface d’exposition doublée et une large campagne de restauration des œuvres de sa collection permanente, le musée Henri-Martin de Cahors a rouvert ses portes totalement métamorphosé en mai. Rachel Amalric, directrice du musée, dresse un bilan de ces premiers mois d’ouverture et nous présente la nouvelle exposition temporaire consacrée à l’œuvre de la reine Margrethe II de Danemark. Pouvez-vous revenir sur la réouverture du musée de Cahors ? Quelles en sont les principales transformations ? Le musée a changé du tout au tout ! Il faut rappeler que c’est une importante transformation, et même une transfiguration. On a d'abord récupéré l'ensemble de l'espace, puisqu’il n’y avait plus que quelques pièces qui étaient utilisées. L’aile nord a été doublée et offre des espaces contemporains qui permettent de présenter les grands formats d’Henri Martin dans des conditions idéales. C’est d’ailleurs l’idée globale de l’ensemble de la muséographie : faire basculer le musée dans la modernité. On le voit sur la nouvelle partie extérieure du bâtiment, mais aussi à l’intérieur avec de grandes perspectives, des ouvertures sur le parc. Autre changement lié à la réouverture du musée : le parc attenant a été complétement transformé, et a basculé dans une forme de contemporanéité. Depuis le musée, on a un vrai lien avec l’extérieur grâce aux grandes baies vitrées qui donnent cette impression de dehors/dedans. Trois mois se sont écoulés depuis la réouverture, quel accueil a réservé le public au musée ? Nous venons juste d’accueillir le dix millième visiteur en deux mois ! Par ailleurs, l’accueil reçu depuis la réouverture est extrêmement positif. Il y a
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vraiment des petits instants magiques, par exemple dans les salles Henri Martin où les visiteurs découvrent de grands formats auxquels ils sont peu habitués. D’une manière générale, il y avait de grandes attentes à la réouverture et je pense qu’elles sont satisfaites. Les nouvelles salles, la muséographie sont une belle surprise pour le public qui ne s’attendait peut-être pas à autant de changements. Ce qui ressort également, c’est que les visiteu se sentent appartenir à ce lieu. Pour le moment, on peut considérer que cette réouverture est un pari réussi ! Depuis le mois de juin, et jusqu’au 5 mars 2023, vous présentez une nouvelle exposition temporaire : Margrethe II de Danemark. Artiste-reine. Pouvez-vous nous en dire plus sur le lien de la reine avec Cahors et sur son œuvre ? Notre nouvelle exposition présente les œuvres de la reine Margrethe II de Danemark qui a un lien privilégié avec la région de Cahors. Depuis les années 1970, elle y possède un château où elle se rend chaque été. Au-delà de son rôle de reine, c’est aussi une véritable artiste. Dès les années 1970, elle se met à peindre et à dessiner des illustrations pour des récits. Dans son œuvre, on trouve des paysages avec peu de personnages, et elle travaille la déconstruction aussi bien de la touche que du motif. Elle utilise différentes techniques comme l’aquarelle, la peinture à l’huile, l’acrylique. La reine travaille aussi la broderie, sous l’entrée religieuse. Son savoir-faire en couture l’a amené à créer des costumes de scènes pour de grands spectacles, et des décors notamment pour Netflix ! Margrethe II travaille également le découpage ce qui donne lieu à des séries incroyables. L’exposition dresse un état des lieux des différentes techniques qu’elle a exploré au cours de sa vie. On retrouve donc des paysages, notamment de Cahors et ses alentours, les découpages, des collages sur des objets du quotidien. Enfin, la dernière salle fait un focus sur des séries plus récentes. Tél. 05 65 20 88 88. museehenrimartin.fr
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Musées
FRANÇOIS BOISROND AU MUSÉE PAUL VALÉRY À SÈtE Voilà une exposition quelque peu rétrospective, qui permet de réaliser l’évolution d’un peintre marquant, et qui ajoute au plaisir que peuvent procurer ses œuvres, celui de se sentir impliqué dans cette évolution. Il faut rappeler que François Boisrond est l’un des quatre mousquetaires de la Figuration Libre, et que cette exposition, dans une ville qui s’honore de compter en son giron des artistes aussi prestigieux que sont vite devenus Combas et Di Rosa, permet de concevoir une autre voie pour la figuration, et qu’elle se trouve de ce fait amplement justifiée. D’autant que Boisrond est souvent descendu en l’île singulière y retrouver ses amis. Le parcours est remarquablement conçu, en six étapes et un atelier, pour nous conduire de tableaux très colorés, stylisés et très marqués à la fois par la bande dessinée et les références populaires, le cinéma à qui il est lié par ses origines familiales ou la signalétique routière du début, vers des toiles très soignées, intimistes et très cultivées des dernières années. Le rez-de-chaussée sert en fait de base à ceux qui se souviennent du Boisrond des années 80, qui aura contribué à le faire reconnaître, tandis que l’étage est conçu de telle sorte que l’on peut très bien suivre ses préoccupations des décennies suivantes, qu’elles impliquent Godard ou les grandes foires internationales, ses relectures des chefs-d’œuvre (Le Gilles de Watteau en trois versions !) ou des scènes et images de rue (un balayeur, un fourgon…). Boisrond se met, en effet, à multiplier les personnages, la toile en regorge, ce qui l’amène à explorer à la fois les petites dimensions, comme dans certains chefs-d’œuvre du passé et les formats imposants. Il s’intéresse aux publicités urbaines aux sorties de métro de la capitale, lesquelles fonctionnent comme des images dans ses propres images, aux travailleurs de la rue. Il quitte petit à petit la spontanéité ou la simplicité de ses débuts, quand il ne s’embarrassait pas de perspective ni de détail réaliste et se limitait au portrait, au paysage, à la nature morte dans un style bien identifiable. Ses toiles deviennent grouillantes, répondant au dynamisme qui caractérise la ville. Puis sa palette s’assombrit, se fait tout en nuance. Il recourt assez souvent au flouté, qu’il emprunte à la photo comme d’ailleurs, plus tard, aux arts numériques, bref, il ne s’enferme pas dans un système établi mais approfondit à la fois sa technique, ses motifs, plus « ressemblants », et sa
conception de l’image. Celle-ci devient plus complexe, s’enrichit du contact avec la grande peinture (de Titien à Manet en passant par Goya ou Delacroix…). Conscient de l’aspect à la fois mercantile et social de l’art contemporain, il en étudie le contexte, les musées, les rituels d’accrochage, les vernissages, les grandes foires élitistes, et renvoie dès lors, au milieu dans lequel il évolue, une image d’elle-même à travers la vision subjective que s’en fait l’un de ces membres. Il recourt à ses intimes ou à luimême pour revisiter l’Histoire de l’art. Il a souvent intégré l’écran, notamment de télévision et apprécie tout ce qui est spéculatif comme chez Velázquez. Ainsi consacre-t-il l’une de ses séries les plus riches au film Passion de Godard (son épouse y a joué un rôle), ce dernier ayant cherché à fixer face à la caméra des reconstitutions vivantes de scènes célèbres, d’Ingres notamment. Ainsi l’œuvre de Boisrond suppose-t-elle une expérience préalable du réel, qu’elle émane des outils visuels de son temps ou de la vision de ses glorieux ainés, ce qui lui a permis de tracer son parcours singulier dans l’histoire de la peinture. Boisrond n’hésite pas à recréer à sa manière la vie des saints, à vêtir ses proches d’uniformes et à composer des scènes christiques dans la plus pure tradition du clair-obscur (Caravage ou Rembrandt). Lui-même se peint en Saint-François. C’est un peu comme s’il disait au spectateur : vous avez été attirés par mes premiers travaux qui s’adressaient à vous directement, telle une signalétique qui vous était familière, eh bien je vous invite maintenant à faire un voyage qui vous conduira justement au cœur de la Peinture telle que je l’ai découverte grâce à la confiance immédiate que vous m’avez octroyée. Pas étonnant que le spectateur se sente concerné, ou mieux, privilégié. NB : La Pop Galerie, à Sète, complète cette rétrospective en présentant tout un mur de dessins et estampes. 130 petits formats qui forment comme un écran de pixels dans lesquels se balader parmi les diverses époques de l’artiste. On y reconnaît pas mal d’études de bustes antiques mêlés à des sujets plus modernes, ou à des œuvres plus méditatives, et certaines renvoyant aux origines du succès, dans les années 80. Quarante années de production à embrasser d’un seul coup d’œil, avant d’aller y voir de plus près. De l’ensemble au détail. BTN Jusqu’au 6 novembre, au musée Paul Valéry à Sète (34). Tél. 04 99 04 76 16. museepaulvalery-sete.fr
ORLAN, SHONA ILLINGWORTH ET LA COLLECTION DANIEL CORDIER AUX ABAttoiRS À toULoUSE Multiplication des expositions et des propositions, cet été aux Abattoirs, Frac Occitanie Toulouse ! Inévitable, le Manifeste ORLAN. Corps et sculptures, à découvrir encore quelques semaines. Une exposition qui retrace l’œuvre singulière, inclassable, d’une artiste qui l’est tout autant. Un fil rouge sert de conducteur au parcours : la sculpture. Photographies Corps-Sculptures, performances, chirurgies, sculptures de plis, IA et robotiques seront autant de biais exploités pour comprendre comment ORLAN a révolutionné l’art contemporain de ce début de siècle. Jusqu’au 28 août. Changement d’univers, direction la tête dans les étoiles avec deux expositions où l’espace et ses mystères sont explorés de différentes façons. D’abord à travers les photographies et vidéos de la Dano-Écossaise Shona Illingworth avec Topologies of Air. Une première exposition personnelle en France pour cette artiste qui présente le fruit d’une recherche interdisciplinaire mêlant sciences, géopolitique et droit de l’homme et où elle s’intéresse à notre re–
lation complexe au ciel, à son exploration et son exploitation. En parallèle, Les Abattoirs présentent une exposition d’œuvres de la collection de l’Observatoire de l’Espace du CNES. Les incertitudes de l’Espace réunit le travail de quatre artistes qui remettent en question le grand récit de l’aventure spatiale tel qu’on le connait, entre réécriture fictionnelle ou expérimentale de l’histoire de l’exploration spatiale. On y retrouve les œuvres de Véronique Béland, Justine Emard, Elise Parré et Isabelle Prim. Jusqu’au 20 novembre. Enfin, après près d’un an aux Abattoirs, l’exposition Artiste / Artisan ? tirée des collections de Daniel Cordier (19202020) touche à sa fin. Jusqu’au 6 novembre, il sera encore possible de découvrir cette présentation qui pose la question de la définition de l’artiste à travers des œuvres d’art moderne, contemporain et extra-européennes. Les Abattoirs, Frac Occitanie à Toulouse. Tél. 05 34 51 10 60. lesabattoirs.org
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À partir du 9 juillet, et jusqu’au 13 novembre, l’École de Paris (1900-1939) s’affiche au musée d’art moderne de Céret. Rouvert au public depuis le printemps, le musée devrait déjà marquer les esprits grâce à cette exposition, réalisée en collaboration avec le Centre Pompidou, s’intéressant à l’apport déterminant des artistes étrangers à la scène artistique parisienne au cours de la première moitié du XXe siècle. Car, à cette période, le milieu de l’art parisien foisonne ! Des artistes venus des quatre coins de l’Europe convergent dans la capitale française, fuyant souvent des conditions sociales et politiques impro« Portrait de Dédie» d’Amedeo Modigliani pres a une libre pratique de l’art. Ils trouvent à Paris un milieu favorable aux échanges et a la création. Pour rendre compte de cette effervescence artistique, l’exposition Chagall, Modigliani, Soutine & Cie, L’Ecole de Paris (1900-1939) propose six séquences, chronologiques et thématiques. Elles mettent l’accent sur des mouvements auxquels ces nouveaux venus ont contribué (fauvisme, cubisme et abstraction), mais aussi sur des regroupements topographiques, parfois favorisés par des origines nationales communes (La Ruche et Montparnasse), ou encore sur les genres artistiques privilégiés que sont le portrait ou le paysage urbain, illustrés par la photographie. Jusqu’au 13 novembre, au musée d’art moderne de Céret (66). Tél. 04 68 87 27 76. musee-ceret.com
© Centre Pompidou, MNAM-CCI/Georges Meguerditchian/Dist. RMN-GP
CHAGALL, MODIGLIANI, SOUTINE & CIE – L’ÉCOLE DE PARIS (1900-1939) AU MUSÉE d’ARt ModERNE dE CÉREt
L’exposition présente cent œuvres emblématiques de George Daniel de Monfreid ainsi que des œuvres déterminantes de Paul Gauguin et de sa collection. Ami de Gauguin, mais également promoteur et dépositaire de ses créations à maintes reprises, George Daniel de Monfreid est un peintre marquant de la fin du XIXe siècle. L’œu« Paysage de Lozère» de George Daniel de Monfreid vre de l’artiste est abordée dans une dimension monographique et rétrospective au fil de quatre sections décrivant son attachement au paysage et à la nature morte, le dialogue subtil qu’il entretint avec Gauguin au travers de son œuvre, son entourage familial et artistique au travers de sa pratique du portrait. Des œuvres jusque-là confidentielles sont présentées dans un dispositif scénographique déployé sur 400 m2 pour enrichir la connaissance de l’histoire de l’art. George Daniel de Monfreid est aujourd’hui considéré comme un peintre naturaliste participant à faire redécouvrir les paysages du Roussillon à travers ses toiles. Pour poursuivre la démarche de l’artiste, le musée organisera des randonnées culturelles permettant de relier ses œuvres à leurs paysages. Jusqu’au 6 novembre, au musée Hyacinthe Rigaud à Perpignan (66). Tél. 04 68 66 19 83. musee-rigaud.fr –
© Musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole / FrédéricJaulmes.
MONFREID SOUS LE SOLEIL DE GAUGUIN AU MUSÉE HYACiNtHE RiGAUd À PERPiGNAN
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À la fois hommage et témoignage, la nouvelle exposition du Mémorial du camp de Rivesaltes s’intéresse à l’œuvre d’un artiste engagé : Josep Bartolí. Enfermé dans sept camps du sud de la France pendant la Guerre d’Espagne, dont celui de Rivesaltes, ce Barcelonais de naissance s’exila pour fuir le franquisme et la dictature. Réunissant plus de 150 œuvres, Josep Bartolí. Les couleurs de l’exil est un hommage émouvant au travail d’un artiste qui, toute sa vie durant, a utilisé l’art comme un moyen de témoigner, de dénoncer. Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre plusieurs instances « Spain is different » mêlant peintures issues de la donation de Bernice Bromberg, sa femme, au Mémorial du camp de Rivesaltes, dessins conservés par les Archives municipales de Barcelone, la Généralité de Catalogne, le Centre culturel de Terrassa, et les œuvres issues de collections privées. À noter, à partir du 21 octobre, le Mémorial présentera une toute nouvelle exposition temporaire, fruit de la résidence du dessinateur Gaétan Nocq. Jusqu’au 19 septembre, au Mémorial du camp de Rivesaltes à Salses Le Château (66). Tél. 04 68 08 39 70. memorialcamprivesaltes.eu
Au cœur du quartier des Beaux-Arts à Montpellier, une belle collection d’art est consacrée à l’Art Brut, au travail d’artistes autodidactes du début du XXe siècle au mouvement artistique international. Le musée présente en ce moment des œuvres d’Isabelle Jarousse, maître en chiffon, cette matière source qui donne naissance à du papier. « C’est une texture douce, comme du coton, métaphore du drapé et de la peau, une matrice noueuse, creuse ou plate, dans laquelle j’inscris mon écriture je structure mon langage, j’obéis à la création ». C’est ainsi qu’un bestiaire, des plantes, des êtres humains, mais aussi des traits, des points et des courbes ont complété son langage graphique. En aplat ou en relief, l’artiste dessine de manière obsessionnelle, traquant le défaut, la faille. S’ensuit la séquence de la recomposition, temps du découpage et du collage. Entre pleins et vides, à la recherche de l’harmonie, entre palimpseste d’une écriture opprimée, il y a tension vers la perfection. Les séries « Les bouches cousues », « Fleurs et couronnes », « L’attente au crépuscule » « Les parfums de l’attente », « L’incessant flot des pensées », ou « Bruissement », expriment le foisonnement d’associations qui traverse l’artiste ainsi que le regard d’individus en questionnement. Jusqu’au 28 août, au musée d’Art Brut à Montpellier. Tél. 04 67 79 62 22. musee-artbrut-montpellier.com
© Joëlle Lemmens
ISABELLE JAROUSSE AU MUSÉE d’ARt BRUt A MoNtPELLiER
DÉCHIFFREMENTS AU MUSÉE CHAMPoLLioN À FiGEAC
SANTIBELLIS TERRES DE MÉDITERRANÉE AU MUSÉE d’HÉRÉPiAN
« Spain is different »
Etude de la pierre de Rosette par J.-F. Champollion
L’année 2022 marque le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion. Au musée Champollion de Figeac, installé dans la maison natale de l’égyptologue et dédié à l’histoire des écritures, l’exposition Déchiffrements met en avant démarche intellectuelle du chercheur. Autour de la figure de Champollion, le parcours s’intéresse aux déchiffreurs afin de comprendre la dynamique intellectuelle, les méthodes de travail et les dispositifs nécessaires pour aborder et tenter de déchiffrer une écriture inconnue. À travers les salles de l’exposition sont présentés les déchiffrements célèbres, mais également ceux d’écritures moins connues et les travaux en cours pour les écritures encore non ou partiellement déchiffrées. Les visiteurs pourront aussi s’intéresser à des objets directement liés aux travaux des déchiffreurs (documents de travail, courrier, objets étudiés) ainsi que des objets illustrant notamment le bilinguisme culturel indispensable aux travaux autour des écritures. Par ailleurs, une application numérique a été développée pour aider à comprendre le travail de lecture et de repérage des signes permettant l’identification des systèmes. Jusqu’au 9 octobre, au musée Champollion – Les Écritures du monde à Figeac (46). Tél. 05 65 50 31 08. ville-figeac.fr –
© Gilles Tordjeman
Musées
JOSEP BARTOLÍ LES COULEURS DE L’EXIL AU MÉMoRiAL dU CAMP dE RiVESALtES À SALSES LE CHÂtEAU
Le collectionneur Patrick Bouisset
Le musée d’Hérépian accueille cette année, parmi ses cloches et sonnailles, 65 santibellis issus des collections remarquables de Patrick Bouisset et Christophe Touzani. Statuettes d’argile peintes de couleurs vives ou dorées, les santibellis (les « beaux saints ») mettent en scène des sujets religieux mais aussi profanes. Produits en Provence au XIXe siècle, les santibellis ont souvent voyagé, ramenés par des marins de passage à Marseille ou achetés par des collectionneurs tombés sous le charme de ces figurines populaires. Cette exposition est ainsi un moyen de rappeler que, comme pour façonner les cloches, les santibellis viennent du travail de la terre, de l’argile. Ces figurines apparaissent également comme une invitation au voyage à travers ces objets insolites qui racontent une histoire ancienne et commune aux cultures du bassin méditerranéen. Un voyage dans les Terres de Méditerranée d’une extraordinaire richesse où les représentations stéréotypées de la Vierge et des Saints côtoient les figures des petites gens tout comme les images d’un Orient fantasmé, influencé par les campagnes napoléoniennes en Égypte... Cet été, au musée de la cloche et de la sonnaille à Hérépian (34). Tél. 04 67 95 39 95. grandorb.fr
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© T. Estadieu - Adagp, Paris 2022
FERNAND LÉGER AU MUSÉE SoULAGES À RodEZ
« La Vie à bras-le-Corps » exposition de Fernand Léger au musée Soulages
La vie à bras le corps, tout un programme proposé par le musée Soulages qui expose Fernand Léger, un ensemble d’œuvres provenant du Centre Georges Pompidou, du musée d’art moderne, du musée Fernand Léger de Biot, du musée Matisse du Cateau-Cambrésis et de galeries et collections privées. Une ode à la vie à travers couleurs et formes, fortement inspirée par le milieu urbain et son environnement, surfaces qui font jaillir une immense puissance créatrice à l’apogée dans la peinture de New-York. Le terrain du travail, les hommes perchés sur des machines ou des échafaudages, font partie des sujets privilégiés de l’artiste, architecte de la couleur, qui se pense en ingénieur du renouveau, estimant que c’est dans cette urbanité que se joue et se déploie au mieux la vie. La vie moderne, tumultueuse et rapide, dynamique et contrastée, vient battre ce léger édifice lumineux, délicat, qui émerge froidement du chaos. Léger et Soulages qui s’étaient croisés à Paris dans les années 1949-1950, ont sympathisé, lors d’un travail réalisé ensemble pour la conception des décors de « Quatre gestes pour un génie », en 1952. Le parcours de l’exposition, voulu cohérent dans le temps et l’espace, donne toute la place au visuel dans sa diversité : peintures sur toile, œuvres sur papier, gouaches, fusains et encres de Chine, ainsi que documents et films. Une mine ! Jusqu’au 6 novembre, au musée Soulages de Rodez (12). Tél. 05 65 73 83 00. musee-soulages-rodez.fr
L’exposition d’été au Musée Pierre André Benoit, Un jour, des années, une vie, figure en exergue du poème que PAB dédie à Jean Arp en1954 et qu’il publie un an plus tard avec un bois gravé de l’artiste. Cette rétrospective visant à rendre compte de l’œuvre de Jean Arp, met l’accent sur les années 1930-1960, documentées par la correspondance entre Jean Arp et l’éditeur alésien. S’est tissée entre eux une amitié artistique et litté« Fruit Préadamique » de Jean Arp raire que les deux hommes entretiennent de 1948 au décès d’Arp en 1966. « Une amitié alimentée par une riche correspondance traitant de poésie, de spiritualité, de questionnement sur la vie », ajoute Carole Hyza, conservateur des musées d’Alès Agglomération. À la fois dadaïste et surréaliste, abstrait et figuratif, reconnu pour son œuvre poétique, Jean Arp se pose comme artiste majeur du XXe siècle, célèbre pour ses collages et reliefs. Une exposition qui rend compte sur les deux étages du musée, de la production artistique d’une vie. Le parcours permet d’éclairer des aspects moins connus, parfois déconcertants, de ce travail. Riche d’une centaine d’œuvres, gravures, dessins, tableaux, collages, papiers déchirés, sculptures, et de livres, revues et lettres, la visite plonge le visiteur dans l’univers d’un artiste qui n’a jamais cessé d’expérimenter, se renouveler, sur le plan formel, technique, et iconographique. Jusqu’au 9 octobre, au musée PAB à Alès (30). Tél. 04 66 86 98 69. museepab.fr –
© musée PAB
MUSÉE PAB À ALÈS
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Musées
COLLIOURE, BABEL DES ARTS AU MUSÉE d’ARt ModERNE dE CoLLioURE Pour ceux qui ignoreraient que Collioure est l’un des plus charmants ports de la côte méditerranéenne, le musée d’art moderne est là pour leur rappeler combien les artistes du passé (puis du présent) ont su apprécier sa lumière et ses couleurs, à commencer par Matisse et Derain qui y inventèrent le Cubisme. Bien d’autres s’y installèrent ou y séjournèrent dont un grand nombre d’étrangers, Allemands exilés ou Espagnols de la Retirada, Polonais ou Russes pour une fois d’accord, Britanniques amoureux ou Suisses pas forcément neutres, sans parler de la Bohème parisienne, à tendance nippone Œuvre d’Edgar Hereford (Foujita). Collioure a donc une histoire, un riche patrimoine, à explorer et cette exposition constitue un point de départ. Elle se divise en six parties distribuées de manière à la fois chronologique et par groupe national. Ainsi l’expression artistique révèle-t-elle les drames sous-jacents de l’histoire : les atrocités du nazisme ou les horreurs de la guerre d’Espagne même si beaucoup d’artistes se concentrent sur leur art, en général la peinture, afin d’oublier le chaos du monde et de chercher, « utopiquement », de nouveaux modes de reconstruction. N’aurions-nous pas intérêt, par les temps qui courent, à suivre leur exemple et adopter une démarche similaire ? La plupart des artistes sélectionnés se sont laissés tenter par les paysages de et autour de Collioure. Outre que le point de vue n’est jamais le même et que chacun a sa spécificité (insistance sur les courbes des collines, sur les frondaisons, sur le phare comme point de mire), le visiteur se trouve confronté à des évocations du passé et peut donc réaliser les modifications qui lui ont été apportées. Rudolph Ihlee, Anglais sous
le coup d’une déception, brosse deux amoureux sur une route qui aujourd’hui serait surchargée de véhicules bruyants et polluants. Toutefois, Mela Muter peint des Soudanais, rappelant des réalités moins bucoliques. Le Suisse Max Birer concentre couleurs et lumière dans une nature morte au citron. Au-delà du motif, on peut déceler des différences de style. Si Hans Purmann s’inscrit dans la tradition du fauvisme, Léopold Survage lui préfère les rigueurs et sobriétés du cubisme (inventé à Céret, pas très loin de là, par Braque et Picasso). Virgilio Vallamajo, catalan disparu trop tôt (à l’instar du Machado, que chante Aragon, et qui « est mort à Collioure »), s’est émancipé du motif et s’est livré un peu à toutes les tendances, en terminant par l’orphisme des Delaunay. Cet artiste méconnu est exposé simultanément à Elne (musée Terra) où l’on peut découvrir son itinéraire et sa démarche, constructive et résistante. Car Collioure a pu représenter à la fois un havre de paix et un refuge, ainsi que le prouve la présence du groupe helvétique 33. Il y a bien d’autres choses à découvrir dans cette exposition, notamment les puissantes aquarelles de Valentine Prax, les œuvres secrètes de l’architecte de l’art nouveau Mackintosh, ou les collines, maison et jardin sublimés par l’anglais Edgard Hereford. Ces artistes aimaient le petit port de Collioure et c’est grâce à eux qu’il est devenu si grand à nos yeux… BTN Jusqu’au 3 octobre, au musée d’art moderne de Collioure (66). Tél. 04 30 40 05 46. museecollioure.com
LA SAGA GODEBSKI - UNE FAMILLE ARTISTE AU MUSEE dES BEAUX ARtS dE NiMES
L’AFFAIRE SIRVEN AU MUSÉE JEAN JAURÈS À CAStRES
« Figure » de François Godebski
Godebski, une foule d’ancêtres poètes et écrivains qui ont laissé une trace indélébile lors de leurs passages successifs dans différents pays. L’arrièregrand-père Cyprien Godbeski (1835-1909) était sculpteur. Ses œuvres ont fait le tour du monde. Sa fille Misia, pianiste virtuose, est une légende de la vie artistique de la Belle Époque. À la fin du XIXe, elle épouse Thadée Natanson, créateur de la Revue Blanche. Installée à Paris dans une somptueuse demeure de la rue SaintFlorentin, elle tient un salon fréquenté par l’élite artistique de l’époque : Mallarmé, Proust, Satie, Colette, Chanel, Cocteau, Stravinsky, Max Jacob. Misia, reine de Paris, sert de modèle aux plus grands peintres, ToulouseLautrec, Bonnard, Renoir ou Vuillard. À Nîmes, la famille Godebski, est connue, l’une des plus anciennes de la ville, résidant dans l’Hôtel de Bernis, rue de Bernis. Elle s’est installée là en 1930, lors de l’union de Jean Godebski et mademoiselle de Bernis. Le couple est à l’origine de deux générations d’artistes. L’exposition permet la découverte des travaux contemporains de la famille avec, c’est inédit au musée des Beaux-Arts, les œuvres d’artistes vivants. Celles de Yash, Cyprien, Misia et Emma. François, sculpteur décédé en 1997, est à l’honneur, tout comme le grand-père Jean, peintre. Jusqu’au 30 octobre, au musée des Beaux-Arts de Nîmes (30). Tél. 04 66 76 71 82. nimes.fr –
Le musée Jean Jaurès a choisi un angle particulier avec cette mise en exergue de L’affaire Sirven. Accusé de la mort de sa fille Elisabeth, le protestant Pierre-Paul Sirven (1709-1777), juriste spécialisé dans le droit féodal à Castres. Elle souhaitait se convertir au catholicisme et rejoindre le couvent des Dames Noires où elle ne put rester en raison de ses comportements, instables. Disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 1760, Pierre-Paul Sirven, se sentant menacé, s’exile en Suisse. Avec son épouse, ils seront condamnés par contumace, brûlés en effigie à Mazamet. Voltaire riposte alors : « Ce jugement est l’excès de la bêtise, de l’injustice et de la barbarie. » La famille Sirven sera réhabilitée en 1771 par le tribunal de Toulouse. En 2019, des descendants de la famille, contactent les archives municipales de Castres afin de déposer le fonds Barthe-Ramond, un ensemble de 402 documents d’archives, dont une centaine concerne directement le procès. Ils sont mis à la disposition des historiens dans les collections de la Ville. C’est à la vue de ces documents inédits et en partenariat avec le musée du protestantisme de Ferrières que le Centre national et musée Jean Jaurès et les Archives municipales de la Ville de Castres mettent en perspective et offrent une dimension muséale, à cette affaire de vindicte populaire. Jusqu’au 18 septembre, au musée Jean Jaurès à Castres (81). Tél. 05 63 62 41 83. ville-castres.fr
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EXPOS PHOTOS
D’OC AU CENtRE PHotoGRAPHiqUE doCUMENtAiRE À SÈtE D’Oc est un projet, porté par ImageSingulières, dont la ligne directrice est de dessiner par la photographie la géographie de l’Occitanie. Trois hommes et trois femmes photographes ont ainsi arpenté la région pour rendre compte, à travers leur objectif, de ce territoire. Melody Garreau a longé les voies navigables de la région tandis qu’Adrien Ribet a traversé les Pyrénées, Marianne Thazet suivi les chemins de ComPhoto d’Adrien Ribet postelle, Théo Combes arpenté les rues de Montpellier, Paul Bedon celles de Toulouse. Enfin, Pauline Dupin a découvert le Parc national des Cévennes. Un ensemble de paysages, de territoires, qui ne se veut pas exhaustif, mais permet d’embrasser la diversité de l’Occitanie. Le résultat de leurs périples, divers par les techniques et les sensibilités de chacun, est à découvrir au Centre photographique documentaire jusqu’à la fin de l’année. Du 17 septembre au 31 décembre, au Centre photographique documentaire à Sète (34). Tél. 04 67 18 27 54. imagesingulieres.com
STAND WITH UKRAINE dANS L’AUdE
DEVENIR. PETER LINDBERGH AU PAViLLoN PoPULAiRE À MoNtPELLiER
En partenariat avec la fondation Peter Lindbergh, le Pavillon populaire présente jusqu’à fin septembre, une exposition entièrement originale consacrée à l’ensemble de la carrière de Peter Lindbergh (1944-2019). Un photographe dont l’œil et l’objectif ont participé à l’émancipation de la femme, des femmes. Connu mondialement pour ses clichés en noir et blanc de stars et de mannequins, le photographe allemand est considéré comme un pionnier dans son art. Il a su redéfinir la photographie de mode contemporaine et les standards de beauté, et mis les femmes à l’honneur dans son œuvre. Amoureux de la beauté, de la poésie, du quotidien, Peter Lindberg était surtout un passionné de l’art sous toutes ses formes. Il a ainsi développé un travail plus artistique, fortement marqué par le cinéma, mais aussi la danse et la sculpture, ce dont l’exposition rendra compte. À Montpellier, outre de nombreuses photographies, on découvre également des interviews du photographe et un documentaire. Jusqu’au 25 septembre, au Pavillon populaire à Montpellier. Tél. 04 67 66 13 46. montpellier.fr
MARIE FRECON À LA GALERiE REMP-ARtS À dURBAN-CoBiÈRES
« New Hybrid Deportation » photo d’Alina Smutko
Membre du réseau Diagonal (Réseau nartional des structures de diffusion et de production de photographie) le Graph-CMI participe tout l’été à l’événement Stand with Ukraine. À cette occasion, quatre photographes ukrainiens ont été invités à exposer dans quatre lieux du département de l’Aude. À Castelnaudary, la série Calm waters, d’Andriy Lomakin est à découvrir dans les jardins de la mairie, jusqu’au 15 août. À Bram, jusqu’au 30 août, le square Simon sert de salle d’exposition aux clichés d’Alina Smutko qui, avec New Hybrid Deportation, montre ces familles qui subissent l’absence d’un père, d’un frère, d’un proche, prisonnier politique des forces russes. À Capendu, le Chai expose le fossé générationnel qui existe entre la jeune génération et les grands-mères. Grandmothers est une série de la photographe Elena Subach à voir jusqu’au 10 septembre. Enfin, à Carcassonne, la Maison de la Région permet de découvrir Che, Kiyv, Portraits d’Igor Efimov, un œil singulier qui entraine les spectateurs à la découverte d’une Ukraine plurielle, jusqu’au 26 août. Jusqu’en septembre, à Castelnaudary, Capendu, Carcassonne et Bram (11). graph-cmi.org –
Dernière exposition de la saison estivale de la galerie Remp-Arts, Visages premiers présente le travail photographique de Marie Frecon. Placée sous le signe de la photographie de l’étrange, la saison 2022 de Remp-Arts a exploré depuis le mois de mai, la multiplicité de la photo tout en proposant des clichés singuliers et des univers atypiques. Marie Frecon, dernière artiste exposée ne fait pas exception. Elle propose à la galerie deux séries, deux univers, autour du portrait. D’un côté, Faces, une série consacrée à la figure masculine et, de l’autre, Shamanes, qui met en avant les portraits de femmes guérisseuses « dans d’invisibles voyages ». Une plongée dans un univers poétique et étrange, sensible et trouPhoto de Marie Frecon ble. er Du 3 septembre au 1 octobre, à la galerie Remp-Arts à DurbanCorbières (11). Tél. 06 87 03 66 55. galerie-remp-arts.com
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ANDREJ PIRRWITZ AU CENtRE d’ARt CoNtEMPoRAiN À PERPiGNAN Que reste-t-il de nous, de notre société, de ses habitudes lorsque l’on a disparu ? C’est autour de cette question que se construit la réflexion et l’œuvre d’Andrej Pirrwitz, artiste allemand exposé jusqu’en octobre au Centre d’art contemporain de Perpignan. Intitulée Les couleurs du silence, cette exposition nous entraine dans des décors délabrés où seules une silhouette furtive apparait. Des prises de vue de lieux intemporels, dépouillés, où l’activité humaine glorieuse du passé n’existe plus. À la manière des romantiques du XIXe siècle, l’artiste projette dans ces ruines l’incohérence de l’existence, la relativité de toute chose que nous occultons souvent pour ne pas perdre pied. Andrej Pirrwitz se place également dans la lignée de l’utilisation des vanitas à travers une symbolique et des objets qui racontent notre époque : chaise, table, porte-manteau, tabouret, coussin, lit ou fauteuil qui ont perdu de leur superbe, témoignent d’une existence à la recherche de confort, de bien-être, de facilité, par exemple. Malgré le malaise provoqué par un environnement anxiogène, les prises de vue d’Andrej Pirrwitz se structurent comme des tableaux où les perspectives ouvrent le champ des possibles. Jusqu’au 2 octobre, au Centre d’art contemporain à Perpignan (66). Tél. 04 68 66 33 18. mairie-perpignan.fr
MATTHIEU RICARD À L’ABBAYE dE VALMAGNE À ViLLEVEYRAC Ecrivain, photographe, traducteur, humanitaire, diplômé d'un doctorat en génétique, mais aussi moine bouddhiste, Matthieu Ricard est bien des choses. Ce qui le démarque cependant, c'est son ouverture d'esprit, la beauté de son âme, la bonté de son cœur. Il nous prête ses yeux afin de survoler des paysages, nous donne à réfléchir, ou pourquoi pas, à s'oublier… Portrait de l'Humain, de ce que l'on voit, ou réflexion sur ce que l'on ne voit pas, découvrir l'exposition de Matthieu Ricard, c'est aussi un peu se découvrir soi-même. Jusqu’ au 30 septembre, à l’abbaye de Valmagne à Villeveyrac (34). valmagne.com
AMAZÔNIA AU PALAiS dES PAPES À AViGNoN Amazônia, c’est le nom de l’exposition de l‘été, au Palais des Papes d’Avignon. Le photographe franco-brésilien Sebastião Salgado exposera ses œuvres en noir et blanc, sur une bande son de Jean-Michel Jarre. Plus de 200 photographies qui magnifient la formidable richesse de la forêt amazonienne et racontent l’histoire du quotiPhoto de Sebastião Salgado dien des peuples qui l’habitent. Sebastião Salgado poursuit sa double mission d’émerveillement et de sensibilisation. Ces photos sont le fruit de sept années de travail, de nombreuses missions au fin fond de l’Amazonie, auprès de tribus méconnues, dans l’un des endroits de la terre qui concentre la biodiversité la plus riche. Cet univers profond, où l’immense pouvoir de la nature est ressenti comme dans peu d’endroits sur la planète, a imprimé dans l’œil du photographe des images saisissantes. Accompagnée d’une création sonore, véritable symphonie-monde imaginée par Jean-Michel Jarre à partir des sons concrets de la forêt, l’exposition restitue aussi la voix et le témoignage des communautés amérindiennes photographiées. Imaginée et conçue par Lélia Wanick Salgado, cette exposition immersive au cœur de l’Amazonie est une invitation à voir, à entendre en même temps qu’à penser le devenir de la biodiversité et la place des humains dans le monde vivant. Du 27 juin au 30 novembre, au Palais des Papes à Avignon (84). Tél. 04 32 74 32 74. avignon-tourisme.com –
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Photos © : C. Deschamps - D. Viet - O. Maynard - CRTL Occitanie / Stéphane Meurisse
CAHIER SPÉCIAL
LES GRANDS SITES
41 destinations à découvrir en Occitanie
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LES GRANDS SITES
D’OCCITANIE
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Une collection de 41 destinations à découvrir
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En Occitanie, tous les chemins mènent à un Grand Site ! Du nord au sud, de l’est à l’ouest, la région Occitanie est un territoire au patrimoine naturel, historique et culturel riche. Pour le mettre en valeur, la collection des Grands Sites regroupe 41 destinations et autant de lieux et de territoires à visiter. Que l’on préfère les paysages naturels, ou les ruelles 24 escarpées d’un village pittoresque, le bord de mer, les avenues d’une grande ville, ou les chemins sinueux de la montagne, chacun de ces Grands Sites a quelque chose à offrir. Un patrimoine exceptionnel, 22 une collection de 41 Grands Sites à découvrir à travers les pages de ce dossier.
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CAHIER SPÉCIAL 4
Aigues-Mortes - Camargue Gardoise
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La douceur de vivre est caractéristique de la ville d’Auch, capitale historique de la Gascogne. Ses rues et ses commerces offrent aux visiteurs et à ses habitants la possibilité d’une vie urbaine à la campagne. Porte d’entrée du Gers, Auch marque les esprits grâce à son imposante cathédrale SainteMarie et son riche patrimoine hérité de son Cathédrale Sainte-Marie à Auch passé. Il fait bon se balader à travers les rues de son centre historique, les fameuses « pousterles » (ruelles médiévales) ou encore admire son monumental escalier et la statue de d’Artagnan, figure emblématique du territoire. On ne manquera pas non plus de visiter le musée des Amériques d’Auch. L’établissement est, en effet, détenteur de la deuxième collection de France d’art précolombien après le musée du Quai-Branly. En quittant les ruelles escarpées du centreville pour rejoindre les berges du Gers, une escapade dans la campagne gersoise s’impose, à la découverte de ses villages typique et de sa gastronomie, réputée dans le monde entier.
Albi, Vallée du Tarn
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Aux sources du Canal du Midi
Ici, le paysage a été créé par le rêve d’un homme. Celui de Pierre-Paul Riquet qui voulait réaliser un souhait dont les origines remontent à l’Antiquité : relier la Méditerranée à l’Atlantique par une longue voie navigable. Ouvrage monumental de l’emblématique Canal du Midi, le barrage de SaintFerréol étonne par ses proportions et ravit les plai- Le Lac de Revel sanciers. Le lac, qui sert toujours à alimenter le canal s’est métamorphosé en une station balnéaire où se retrouvent baigneurs, skippers et véliplanchistes. Installé dans l’ancienne demeure de l’ingénieur, le Réservoir présente une exposition des recherches de Riquet. Non loin de là, il faut visiter la belle bastide de Revel, et son marché réputé, ainsi que Sorèze, cité médiévale dominée par son immense abbaye-école dont l’intérieur dissimule une impressionnante collection de tapisseries. Enfin, le château de Bonrepos attendra les visiteurs curieux de visiter la dernière demeure de Riquet.
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© Dominique VIET - CRTL Occitanie
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Au cœur de la vallée du Tarn, la cité d’Albi domine le paysage. Depuis la rive droite, s’élèvent les briques roses des fortifications, le donjon massif du palais de la Berbie, l’imposante cathédrale Sainte-Cécile. Le PontVieux finit de dessiner les contours de la cité épiscopale classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Albi est une Le Tarn à Albi ville animée qui se livre au gré de ses rues piétonnes jalonnées de maisons médiévales et d’hôtels de la Renaissance, de boutiques, et de musées dont la plus importante collection au monde consacrée au peintre Toulouse-Lautrec ! Après la découverte de la ville, place à la beauté sauvage de la vallée du Tarn. Baignades et randonnées s’offrent aux visiteurs qui pourront s’émerveiller devant les spectaculaires gorges du Tarn. Ces dernières renferment de magnifiques sites naturels tels que la presqu’île d’Ambialet, bâtie sur l’isthme le plus étroit d’Europe et riche d’un remarquable patrimoine historique.
Auch
© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
Lagunes, salins, rizières, élevages de chevaux et de taureaux composent l’essentiel du spectaculaire paysage de la Camargue. Une terre au caractère sauvage qui se révèle autant dans sa gastronomie que par ses traditions vivantes : l’AOP taureau de Camargue, vins des sables, riz, sel et fleur de sel… Une destination parfaite Cité d'Aigues Morte vue des salins aussi pour tous les amoureux de la nature grâce à une biodiversité exceptionnelle, connue pour être le paradis des oiseaux migrateurs. Cette diversité de paysages est enrichie par un patrimoine exceptionnel, témoignage de l’histoire de ce territoire. Capitale de ce site, la ville d’Aigues-Mortes et sa cité médiévale, en haut de ses remparts, une vue imprenable sur la Camargue gardoise se dévoile. Autre lieu à découvrir, l’abbatiale de Saint-Gilles, haut lieu de pèlerinage classé au patrimoine de l’UNESCO.
© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
© François Paul - OT Grande-Motte - CRTL Occitanie
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Armagnac Abbaye et Cités
C’est au cœur des vallons du Gers qu’est née la plus ancienne eau-de-vie de France : l’Armagnac. Ce nectar, vieux de 700 ans, fait partie de l’identité de ce territoire où se mêlent bien-être et bien-manger. Si la gastronomie est un marqueur essentiel de cette région, son patrimoine l’est tout autant. Commençons la visite par l’Abbaye de Flaran, L’Abbaye de Flaran joyaux de l’art cistercien, avant de découvrir les vestiges anciens de la villa gallo-romaine de Séviac. Non loin de là, les ruelles de quelques-uns des Plus beaux villages de France offrent des balades spectaculaires, notamment Larressingle, le plus petit village fortifié de France, ou la cité circulaire de Fourcès, et la bastide de Montréal-du-Gers. On ne manquera pas également la cathédrale gothique de Condom et le pont de Lartigue, inscrits au patrimoine mondial de l’humanité à l’UNESCO.
© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
Agde - Pézenas
© ot-capdagde-méditerranée
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Entre Méditerranée et arrière-pays aux vignobles réputés, la destination Agde - Pézenas regorge de richesses patrimoniales. À la charnière entre le littoral et les villages du cœur de l’Hérault, ce territoire se dessine entre stations balnéaires et cités historiques de caractère. D’un côté, Pézenas, ville qui célèbre cette année deux de ses figures historiques : Molière et Boby Lapointe. Dans les petites rues, on découvre au gré des promenades, les façades d’anciens hôtels particuliers, témoignage architectural des fastes du Grand Siècle qui faisait de la ville l’une des plus importantes du sud. Un territoire également riche de ses vignobles, parsemé de beaux domaines et de caves. De l’autre côté, Agde, ancienne cité grecque, impose son passé antique aux visiteurs. Une histoire que l’on peut notamment découvrir au musée de l’Éphèbe.
LES GRANDS SITES 10
Cahors - Vallée du Lot
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Réputées pour leurs fantastiques paysages, leur environnement préservé, les Cévennes ont su garder l’empreinte de leur passé et de leurs traditions. Du Mont Lozère jusqu’au Mont Aigoual, elles déroulent leur succession de hauts plateaux sauvages, de crêtes et de vallées, comme autant de paysages somptueux et Col de Montmirat diversifiés. Le territoire compte aussi des villages remarquables : le Pont-de- Montvert, Saint-Jean-du-Gard, fortement marqué par le protestantisme, ou les villages médiévaux de Sauve, Vézénobres ou La Garde-Guérin. Les Cévennes ont conservé des savoir-faire ancestraux tels que la fabrication des fourches à Sauve ou des vases à Anduze. Pour prendre toute la mesure de la beauté des paysages, rien de tel que d’emprunter l’un des multiples sentiers de randonnée à la journée ou sur plusieurs jours, comme le célèbre Chemin de Stevenson (GR®70).
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Canal du Midi - Béziers
Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco depuis 1996, le Canal du Midi serpente au cœur des vignobles, à proximité de la mer. Conçu au XVIIe siècle par Pierre-Paul Riquet, il relie Sète à Toulouse (240 km) et est aujourd’hui un haut lieu touristique. Chemin faisant se révèlent de prestigieux ouvrages comme le tunnel Béziers de nuit, cathédrale Saint-Nazaire et Pont Vieux du Malpas, le pont-canal de Béziers et, surtout, les neuf écluses de Fonseranes. D’autres bijoux du patrimoine jalonnent la visite : château des Archevêques de Narbonne à Capestang, oppidum d’Ensérune, étang asséché de Montady, cathédrale Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de Béziers. La mer, toute proche, procure d’autres plaisirs, entre balades vivifiantes le long des vastes plages de sable fin et dégustation de moules locales dans une guinguette du port du Chichoulet, à Vendres.
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Cirque de Navacelles - Lodève Pays Viganais
Le Grand Site Occitanie Cirque de Navacelles, Lodève, Pays Viganais compte sur son territoire un des plus grands canyons d’Europe au cœur des Causses et Cévennes inscrit au Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. Point incontournable de ce territoire, le Cirque de Navacelles est à la croisée des départements de Le Cirque de Navacelles l’Hérault et du Gard. Depuis les belvédères la Baume Auriol (Hérault) et de Blandas (Gard), la vue plonge sur le canyon de la rivière Vis, méandre modelé par l’érosion mécanique de l’eau. L’été, des navettes descendent en son cœur pour permettre au visiteur de flâner dans le hameau de Navacelles et découvrir son charmant pont moutonnier, voir les maisons caussenardes, admirer la cascade de la rivière Vis ou sa résurgence aux moulins de la Foux. Le musée de Lodève et ses collections est un point de passage obligé, comme le musée cévenol, au Vigan, qui retrace le parcours du peuplement du néolithique dans cette région.
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© Cosy Nature - CRTL Occitanie
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Cévennes
© G.DESCHAMPS - CRTL Occitanie
Inscrite au cœur du paysage de la vallée du Lot, la ville de Cahors déploie sa beauté depuis le bord de l’eau ou du haut de l’imposant Pont Valentré. Dans ses rues, la longue histoire de son territoire se lit sur ses monuments, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Rouvert depuis le Saint-Cirq-Lapopie mois de mai, le musée Henri-Martin possède une collection impressionnante à découvrir. Autour de la ville, les haltes ne manquent pas. Saint-Cirq-Lapopie, parmi les Plus beaux villages de France, ou encore Puy-L’évêque, ancien fief des évêques de Cahors, sont parmi les merveilles à découvrir de ce territoire. Autre richesse lotoise, le vignoble AOC Cahors à l’honneur du festival Lot of Saveurs et de l’Été du Malbec.
© Le Boat - CRTL Occitanie
© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
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Carcassonne et Citadelles du Vertige
Visiter Carcassonne et sa cité médiévale, c’est retourner au Moyen Âge ! Autour de la ville, des châteaux, des abbayes racontent plus de mille ans d’histoire. Incontournable, la Cité de Carcassonne, le plus spectaculaire ensemble fortifié d’Europe inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité et, coulant à ses pieds, le Canal du Midi. En quittant la ville, le SenLa cité médiévale de Carcassonne tier Cathare mène aux citadelles du vertige que sont Peyrepertuse, Termes, Quéribus, Aguilar et Puilaurens. Des sites impressionnants, comme celui des quatre châteaux de Lastours, derniers vestiges de la grande épopée cathare brutalement réprimée il y a huit siècles. Bordées au sud par la chaîne des Pyrénées, au nord par le massif de la Montagne Noire, la vigne domine le paysage. D’innombrables caveaux proposent des dégustations tout au long de l’année.
© G.DESCHAMPS - CRTL Occitanie
Bastides et Gorges de l’Aveyron
© Dominique VIET - CRTL Occitanie
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Histoire et nature ont construit les splendides territoires des gorges de l’Aveyron. Entre les vallées et la roche, la rivière se fraye un chemin où les randonneurs rencontreront cités médiévales et vues à couper le souffle. Premier arrêt à Saint-Antonin Noble-Val, cité du bien-vivre. Non loin de là, le village de Najac et sa forteresse du XIIIe siècle Villefranche de Rouergue semble tenir en équilibre sur une étroite arête rocheuse. Après une halte au village de Caylus, dominant la vallée de la Bonnette, partons au nord. Là, s’étend la bastide royale de Villefranche-de-Rouergue dont la trame urbaine caractéristique est structurée autour d’une place centrale bordée d’arcades que surmontent des hôtels particuliers de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance. Enfin, les pèlerins connaissent bien la bastide de Villeneuve-d’Aveyron, étape de choix sur le chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
CAHIER SPÉCIAL
Conques
Conques
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Lové dans un décor verdoyant, Conques semble comme suspendu au relief escarpé des gorges de l’Ouche. Derrière ce calme apparent, le village aveyronnais cultive une renommée architecturale et artistique internationale. Les reliques de Sainte-Foy, ramenées d’Agen en 866, font de Conques un sanctuaire de pèlerinage important puis une étape majeure
Cordes sur Ciel et Cités Médiévales
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© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
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Foix Montségur Cités Médiévales
Montségur, Foix, Mirepoix, Saint-Lizier, les témoignages de la richesse médiévale de l’Ariège se découvrent dans un paysage magique qui a pour toile de fond la majestueuse chaîne pyrénéenne. Totalement repensé et augmenté d’un parcours interactif et d’ateliers participatifs, l’ancien château des comtes de Foix fascine les Foix et son château visiteurs. Cet été, ne manquez pas son exposition temporaire consacrée aux épées du Moyen Âge à la pop culture. À Mirepoix, le voyage dans le temps remonte au XIIIe siècle quand la bastide, une cité conçue sur un plan en damier, a été édifiée sur les bords de l’Hers. A découvrie aussi, Saint-Lizier, petite cité au remarquable palais épiscopal qui possède deux cathédrales, et Montségur, le plus haut et le plus époustouflant château marqué par l’histoire du catharisme, dressé face à Roquefixade, son discret voisin.
sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. L’abbatiale Sainte-Foy, avec son célèbre tympan et ses chapiteaux, est un joyau de l’art roman dont le peintre contemporain Pierre Soulages a signé les vitraux. Entre Conques et Rodez, le vignoble AOP de Marcillac célèbre un cépage, le fer servadou. La Vallée du Lot abrite des villages pittoresques sur les coteaux escarpés et dans les méandres de la rivière.
Des panoramas à couper le souffle et dix siècles d’histoire ont déjà inspiré des écrivains, à commencer par Albert Camus qui a écrit ses derniers livres dans ce décor. Tous les visiteurs seront charmés par les palais gothiques de Cordes sur Ciel et les cités médiévales aux alentours. Parmi eux, perché sur sa falaise, Bruniquel s’élance au-dessus Cordes sur Ciel des Gorges de l’Aveyron offrant ses paysages, un village médiéval, un château préservé, un vignoble et une grotte dont les secrets de Néandertal fascinent les historiens. On passera également par Puycelsi pour y découvrir les maisons à colombage qui font tout son charme, et à deux pas, le vignoble de Gaillac. Le village de Penne et les vestiges de son château, fleuron de l’architecture militaire du XIIIe siècle, dominent les Gorges de l’Aveyron.
Figeac - Vallées du Lot et du Célé
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Gavarnie Cauterets - Pont d’Espagne
Le duo Gavarnie Cauterets - Pont d’Espagne dévoile une majestueuse paroi rocheuse taillée en amphithéâtre, et un joyau vibrant au rythme des torrents et des cascades. Le cirque de Gavarnie, inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, est une merveille de la nature : 6,5 km de circonférence, 1 500 mètres de hauteur, des sommets dé- Le cirque de Gavarnie passant les 3000 mètres et l’une des plus grandes cascades d’Europe. Un décor majestueux qui accueille chaque été le festival de théâtre de Gavarnie. En moins d’une heure de route, on atteint la cité thermale de Cauterets. Depuis le village, l’accès menant au Pont d’Espagne est à lui seul un vrai spectacle avec une succession de cascades et de torrents bouillonnants. Porte d’entrée du Parc national des Pyrénées, le site est le point de départ d’une balade vers le lac de Gaube et ses eaux turquoise. Pour se détendre après l’effort, rendezvous dans les eaux chaudes du spa thermal des Bains du Rocher.
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© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
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© H.ARGENCE - OT Collioure
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Entre la vallée du Lot et celle du Célé, le Grand Site Occitanie autour de Figeac est sans conteste, une destination de caractère qui célèbre, dans son musée Champollion, les écritures du monde en souvenir de l’illustre déchiffreur des hiéroglyphes. Randonner sur les pas des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle ou se balader au Vue aérienne de Figeac cœur des villages alentours comme Capdenac-le Haut et Carennac, labellisés Plus Beaux Villages de France, c’est un peu comme embarquer dans une machine à remonter le temps… De nombreuses possibilités de visites de châteaux, maisons fortes, abbayes ou prieurés en font une destination de choix pour les amoureux du patrimoine et de grands espaces. Au fil des paysages, parcourir le territoire de falaises en gorges, c’est découvrir des villes et villages pittoresques où l’architecture du Moyen Âge a laissé son empreinte.
© Dominique VIET - CRTL Occitanie
Collioure en Côte Vermeille
© Stephane Meurisse
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Fruit de la rencontre entre les Pyrénées et la Méditerranée, Collioure dégage un charme unique et une douceur de vivre qui ont inspiré nombre de peintres. Un patrimoine artistique que l’on peut découvrir en participant aux expériences culturelles proposées par la Maison du Fauvisme ou au musée d’art moderne de Col- Collioure lioure. Plus loin sur la côte, ne manquez pas deux autres villages de caractère : Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer. C’est en empruntant le Sentier du littoral, fil rouge du territoire, que ce dernier se découvre le mieux. Soit 16 étapes pour 32 kilomètres de randonnée, tantôt en terrasse, tantôt les pieds dans l’eau, pour retrouver au rythme de la marche la lumière et les paysages qui ont inspiré les peintres du XXe siècle, traverser les cités de caractère, découvrir le patrimoine vernaculaire, se baigner dans les eaux claires et profiter de somptueux points de vue.
LES GRANDS SITES 22
Gorges du Tarn
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© S-Mioni
© Dominique VIET - CRTL Occitanie
Parmi tous ces sites exceptionnels, les Gorges du Tarn et de la Jonte offrent le splendide panorama d’une nature sauvage entre hameaux, plateaux, voies d’eau et vallées. Du côté de la Jonte, les plus dégourdis iront à la rencontre d’une nature sauvage sur les sentiers des Corniches, où les vautours ont élu domicile. Dans les gorges du Tarn, Vue de Sainte-Enimie des villages médiévaux s’égrainent dans le paysage. On y accède à pied ou par la rivière : La Sablière, La Croze ou Hauterives. Trois plateaux d’altitude, Les Causses Méjean, Noir et Sauveterre, semblables à des steppes viennent séparer les Gorges du Tarn et de la Jonte. Au sud, à l’ouest et au centre, ils sont gardés par les bourgs sentinelles de Meyrueis, Florac, et Sainte-Enimie.
Ville pyrénéenne, Luchon séduit par son style thermal datant du XIXe siècle. Dans un écrin naturel entouré de 18 sommets de plus de 3000 mètres, la station conjugue soin, santé et pleine nature. Ses bains soufrés sont connus dès l’Antiquité romaine ; c’est pourquoi cette ville d’eau sera courtisée par les plus grands, de Napoléon III à Flaubert Les Thermes de Luchon et Lamartine. Outre les vertus de ses bains, la station thermale dévoile une architecture Belle Époque dont un musée retrace l’évolution. Au détour des allées d’Etigny et du quartier des Thermes, villas, hôtels cossus, théâtre à l’italienne témoignent d’un riche passé. Depuis 120 ans, la Fête des Fleurs enivre les passionnés. Randonneurs et skieurs partent conquérir les pistes de Luchon-Superbagnères et les sommets pyrénéens par les sentiers balisés de la Vallée du Lys, découvrir la cascade d’Enfer ou le lac d’Oô.
La Grande Motte
24 © C.Baudot - Office de Tourisme Grande-Motte - CRTL Occitanie
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Projet fou né au début des années 60, La Grande Motte a surgi d’une vaste étendue composée de dunes, de landes et de marais. Son architecture et son urbanisme audacieux et avant-gardistes lui valent désormais une reconnaissance et un label unique en France. Classée Patrimoine du XXe siècle, elle est la seule ville française à bénéfi- La Grande Motte vue du ciel cier de cette distinction pour l’ensemble de ses quartiers et de ses édifices. Jean Balladur, son architecte, qui admirait l’œuvre de Le Corbusier et de Niemeyer, l’a imaginée en se souvenant des temples précolombiens de Teotihuacan et de la divinité aztèque de Quetzalcóatl, le Serpent à Plume. Un mythe auquel il rendra hommage dans nombre de ses bâtiments. Destination estivale réputée pour ses plages et ses activités balnéaires, La Grande Motte figure désormais au programme des écoles d’architecture du monde entier.
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Luchon
Marciac
Des vignobles secrets ou réputés, un festival de jazz dont la renommée a largement dépassé nos frontières, un art de vivre inégalé, le territoire Cœur Sud-Ouest offre ce qu’il a de meilleur dans un paysage de carte postale. Depuis 1978, Marciac, écrit chaque été une page de l’histoire du jazz à travers son festival Jazz in Marciac, qui a accueilli Marciac les meilleurs musiciens de la planète pour le plus grand bonheur des 250 000 festivaliers annuel. Les mélomanes ne sont pas les seuls à succomber aux charmes des Pyrénées. Les amoureux des paysages apprécieront de se balader dans les plaines et sur les coteaux, visibles des rives de l’Adour et de l’Arros. Les amateurs de bon vin apprécieront les huit appellations dont le célèbre Armagnac ou, moins connues, le Madiran et le Saint-Mont.
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© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
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Lourdes
Centre de pèlerinage unique, Lourdes accueille chaque année des millions de visiteurs du monde entier venus se recueillir au Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes. Une visite du Sanctuaire s’impose : c’est dans la Grotte aux abords du Gave qu’eurent lieu, en 1858, les apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous. Il faut également Vue du Sanctuaire de Lourdes découvrir la Basilique de Notre-Dame du Rosaire, célèbre pour son répertoire de mosaïques vénitiennes, celle de l’Immaculée Conception et la basilique souterraine StPie X, œuvre édifiée en 1958. Lourdes est aussi une cité pyrénéenne pleine de charme, blottie autour de son château-fort qui abrite depuis 1921 le Musée Pyrénéen d’arts et traditions populaires. Un funiculaire centenaire conduit au sommet du Pic du Jer pour découvrir un panorama époustouflant. Tout proche, le lac de Lourdes d’origine glaciaire offre un cadre bucolique.
© Dominique VIET - CRTL Occitanie
Gorges de l’Hérault
© Dominique VIET - CRTL Occitanie
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En descendant des Cévennes, dans le massif de la Séranne, proche du Pic Saint-Loup, le fleuve Hérault a sculpté des gorges sauvages, verdoyantes et minérales. Dans le piémont languedocien, il débouche au pont du Diable sur une vaste plaine, où règnent la vigne et l’olivier. Au cœur du Grand Site, le village médiéval de Saint- Saint-Guilhem-le-Désert Guilhem-le-Désert abrite depuis le IXe siècle l’abbaye de Gellone, qui rayonna sur une myriade de cités médiévales, églises, chapelles et ponts. En contrebas, le Pont du Diable est devenu un lieu privilégie des amateurs de baignades dans les eaux de l’Hérault. Un territoire qui perpétue traditions et savoir-faire : potiers, verriers, viticulteurs, oléiculteurs, agriculteurs sont à rencontrer aux détours de vos balades.
CAHIER SPÉCIAL 28
Mende, Coeur de Lozère
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© Dominique VIET - CRTL Occitanie
Millau - Roquefort Sylvanès
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Montpellier Méditerranée
Montpellier est une cité millénaire qui mêle de façon surprenante patrimoine ancien et architecture contemporaine. Haut lieu culturel et sportif, riche en festivals, la ville invite aussi à faire la fête. Des ruelles médiévales de l’Écusson aux nouveaux quartiers combinants espaces naturels et constructions signées des plus grands La place de la Comédie à Montpellier architectes internationaux, Montpellier s’ouvre sur la Méditerranée. En centre-ville, la Faculté de médecine, qui a fêté ses 800 ans en 2020, est un bâtiment unique accolé à la cathédrale Saint-Pierre, bijou architectural et patrimonial à découvrir. Quelques ruelles plus loin, le musée Fabre présente une riche collection de 800 œuvres de la Renaissance à nos jours, dont celles de Gustave Courbet et de Pierre Soulages.
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© Marc GINOT - OT Montpellier
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Un viaduc grandiose, le Parc Naturel des grands Causses, le Larzac des Templiers, l’abbaye de Sylvanès et de grands espaces font du Grand Site Millau Sylvanès Roquefort, une terre hospitalière. Si le viaduc le plus haut du monde a fait entrer Millau dans l’ère contemporaine, il n’en a pas gommé l’histoire, brossée par le site antique de la Graufe- Le Viaduc de Millau, un ouvrage de légende senque et le Musée de Millau. La tradition et les arts y côtoient de grands espaces au cœur du Parc Naturel des Grands Causses. Chaque été, le festival de musique sacrée de l’abbaye cistercienne de Sylvanès invite les mélomanes. Le centre culturel, situé au cœur d’une vallée boisée, constitue à lui seul une œuvre patrimoniale. Enfin, les plus gourmands s'arrêteront à Roquefortsur-Soulzon pour y découvrir les caves du fromage persillé et le déguster !
Montauban
Première des villes neuves médiévales du Midi, Montauban s’habille de briques roses. La ville possède une architecture qui témoigne d’un riche passé commerçant. Les drapiers ont été à l’origine des hôtels particuliers visibles depuis le pont Vieux qui enjambe le Tarn. Les bords du Canal de Montech offrent une balade au fil de l’eau La Place Nationale de Montauban à faire à pied ou à vélo. Dans le centre-ville, après avoir découvert les arches en briques roses de la place Nationale, rendez-vous au musée Ingres-Bourdelle. Rouvert en 2021 après plus de trois ans de travaux, le bâtiment offre aux visiteurs une impressionnante collection d’œuvres de deux artistes originaires de la ville : le peintre Jean-Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle, élève de Rodin.
La cathédrale Saint-Privat, ou le futur musée du Gévaudan font de Mende une ville attractive aux portes des Causses et Cévennes, au cœur du département. Depuis le Moyen Âge, grâce à sa situation géographique privilégiée au cœur du Gévaudan puis de la Lozère, Mende est un point de départ idéal pour partir à la découverte des Mende et sa cathédrale Causses et Cévennes. L’héritage sacré de cette ville épiscopale offre aux visiteurs des lieux, une architecture, des traditions et un patrimoine unique. Avec sa cathédrale Saint-Privat fondée par Urbain V, pape originaire du Gévaudan, Mende possède un riche patrimoine construit. Autre anecdote, la ville est aussi célèbre pour avoir accueilli une scène du film La Grande Vadrouille.
D JAMME - Eiffage CEVM/Foster and Partners
© Mphoto48 de Pixabay - CRTL Occitanie
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Moissac Lauzerte Auvillar
Dans ce paysage du SudOuest, une légende attribue la fondation de l’abbaye Saint-Pierre de Moissac au roi Clovis (466-511). Ce monastère bénédictin aurait constitué une des plus importantes communautés du monde occidental chrétien. Aujourd’hui encore, le classement au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des cheL'Abbaye Saint-Pierre mins de Saint-Jacques-deCompostelle offre au site un rayonnement inégalé. Lauzerte et Auvillar sont les deux autres lieux emblématiques du Grand Site Occitanie. Lauzerte surprend par la beauté de ses plateaux calcaires et de ses vallons bordés de vignes de Chasselas. En surplomb de la vallée de la Garonne, Auvillar cultive les arts décoratifs. Tous deux comptent parmi les Plus beaux villages de France.
© Dominique VIET - CRTL Occitanie
Massif du Canigó - Pays Catalan
G. Deschamps - CRTL Occitanie
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Entre Pyrénées et Méditerranée, le Canigó est un massif de légendes. Cette montagne mythique d’itinérance et de spiritualité invite à vivre l’émotion de grands espaces tout en se ressourçant. Nature et culture s’offrent en partage au cœur d’un pays catalan généreux en monuments historiques. Unesco, Grand Site de France, parcs et réserves Vue sur le massif du Canigó enneigé naturelles, pays d’art et d’histoire, plus beaux villages de France, terroirs agricoles d’appellation – AOC – valorisent un territoire remarquable. Un parcours en train jaune permet de tutoyer les cimes avant de se délasser dans les eaux chaudes naturelles. Chefs-d'œuvre, abbayes et prieurés millénaires célèbrent l’art roman. Dans ce paysage frontalier aux villages catalans typiques, les fortifications de Vauban sont incontournables.
LES GRANDS SITES 34
Niaux - Mas-d’Azil - Préhistoire
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© Dominique VIET - CRTL Occitanie
Nîmes - Pont du Gard - Uzès
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Pyrénées Aure Louron
Pyrénées Aure Louron offre des sites caractéristiques du label Grand Site Occitanie. Dans le village d’Arreau, les vallées d’Aure et du Louron se rejoignent. L’Église de Jézeau et la Chapelle des Templiers d’Aragnouet sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacquesde-Compostelle. Les eaux Le Village d’Arreau thermales et les 100 lacs participent à ce décor renversant. Des musées racontent l’histoire, l’artisanat et la culture des vallées d’Aure et du Louron. Traditions pastorales, héritage des guerres, ski de compétition, espaces naturels et espèces biologiques sont commentés. Toute l’année, visites culturelles, gourmandes, sportives et zen, se pratiquent au sein des vallés pyrénéennes.
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© pyrénées 2 vallées
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Le territoire nîmois est incontestablement marqué par l’empreinte romaine. Ancienne colonie de la Rome antique, Nîmes conserve depuis 2000 ans des monuments exceptionnellement bien conservés, comme les arènes et la Maison Carrée, qui la rendent si unique. À une vingtaine de kilomètres, le célèbre Pont du Gard, classé au Le Pont du Gard, le plus haut aqueduc romain à trois niveaux patrimoine mondial de l’Unesco et labellisé Grand Site de France, est le plus somptueux vestige de l’aqueduc romain qui acheminait l’eau depuis la source de l’Eure, à Uzès, jusqu’à Nîmes. Quelques kilomètres plus loin, la ville d’Uzès regorge de trésors patrimoniaux au premier rang desquels son Duché, aujourd’hui le plus ancien de France. Côté musées, si l’on peut visiter celui de l’usine de bonbons Haribo, il ne faut pas manquer la visite du musée Georges Borias, installé dans l’ancien palais épiscopal du XVIIe siècle qui accueille de nombreuses expositions temporaires.
Pic du Midi
Au cœur des Hautes-Pyrénées, le territoire se distingue par la remarquable diversité de ses paysages et de ses attraits touristiques. En son centre, le Pic du Midi de Bigorre en est le plus illustre ambassadeur. Théâtre de l’une des grandes épopées pyrénéennes, il accueille depuis la fin du XIXe siècle un observatoire de renommée monObservatoire astronomique du Pic de Midi diale, aujourd’hui ouvert au grand public. Le jour, il offre depuis ses terrasses aménagées un panorama somptueux sur la chaîne des Pyrénées et devient à la nuit tombée un site unique d’observation des étoiles. Chaque année, le festival Piano Pic y propose une série de concerts au mois de juillet et des artistes de variété nationaux ou internationaux viennent également se produire dans ce cadre exceptionnel.
Le plus grand réseau sousterrain d’Europe se déploie en Ariège. À toutes les époques de l’histoire, les hommes y ont trouvé refuge, laissant de nombreuses traces de leur occupation. Exceptionnelle, la grotte de Niaux est particulièrement bien conservée. Dans son Salon Noir, on peut observer des peintures pariétales, œuvres uniques et rarisPeintures dans la grotte de Niaux simes qui figurent parmi les dernières peintures préhistoriques encore accessibles au grand public. La découverte de cette époque lointaine se poursuit par la visite du Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège. Un espace unique en Europe, où l’on fait face aux grands mammifères de l’âge de glace et une immersion dans le quotidien des hommes de Cro-Magnon.
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Perpignan Méditerranée
Perpignan Méditerranée, carrefour millénaire, conjugue identité catalane et culture méditerranéenne. Capitale économique, culturelle et politique du Moyen Âge, Perpignan a connu son âge d’or au temps du Royaume de Majorque. Un passé plus récent, mais tout aussi glorieux en a fait l’épicentre de rencontres Perpignan artistiques (Maillol, Picasso), un certain Salvador Dali qualifia même sa gare de « Centre du Monde ». Chaque année, la ville est l’épicentre du photojournalisme le temps du festival Visa pour l’image, reconnu à l’international. Installé dans deux hôtels particuliers du centre-ville – l’hôtel de Lazerme et l’hôtel de Mailly – le musée Hyacinthe Rigaud présente l’histoire de Perpignan et les grands artistes qui y ont laissé leur empreinte. On y retrouve les œuvres de Hyacinthe Rigaud, Aristide Maillol, Raoul Dufy, Etienne Terrus, Pablo Picasso, Jean Lurçat…
© G.DESCHAMPS - CRTL Occitanie
Narbonne Méditerranée
© Laurie BIRAL - Ville de Narbonne
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Formant un ensemble architectural unique, Narbonne est une cité d’Art et d’Histoire qui prend le temps de vivre, entre mer et canaux, au cœur du Parc Naturel régional de la Narbonnaise. L’été, les festivals de musique se multiplient en ville comme sur les plages. Monumental, le centreville est délimité par les tours et les remparts d’un Canal de la Robine, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO remarquable ensemble : le donjon Gilles Aycelin, la tour Saint-Martial, la cathédrale gothique SaintJust et Saint-Pasteur et son cloître, le Palais des Archevêques et son musée. A découvrir également, l’Horreum, unique grenier à céréales antique conservé dans le monde. Un riche passé dont se fait l’écho le musée Narbo Via. Grâce à une muséographie moderne, et un mur lapidaire monumental, les collections prennent vie et racontent le passé glorieux de la Narbonne antique.
LES GRANDS SITES Rocamadour Vallée de la Dordogne
Paysages vallonnés verdoyants traversés par la Dordogne, bourgades médiévales, châteaux, cette région splendide allie beauté de la nature et forte empreinte historique, avec en point d’orgue Rocamadour. Les villages rivalisent de charme avec leurs maisons anciennes, leurs églises, leurs trésors de l’art roman. Cinq d’entre Vue de la cité de Rocamadour eux sont classés parmi les Plus Beaux Villages de France : Carennac, Loubressac, Autoire, Collonges-la-Rouge et Curemonte. Une mention particulière est à décerner à Rocamadour, établi dans un site somptueux et étonnant. La cité sacrée a vu défiler des millions de pèlerins depuis le XIIe siècle et se trouve aujourd’hui encore à la croisée d’itinéraires qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Tous les étés, le village perché sert de décor au Festival de musique sacrée de Rocamadour, un temps fort qui attire les grands noms de la scène classique et investi de nombreux lieux, comme la Basilique Saint-Sauveur, pour des concerts exceptionnels !
Le saviez-vous ?
© Richard Sprang - CRTL Occitanie
La région Occitanie compte neuf sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO :
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© Patrice THEBAULT - CRTL Occitanie
Rodez conjugue patrimoine médiéval et Renaissance à l’art avec un grand A. D’espaces contemporains en collections archéologiques, la ville est aux portes d’une nature grandiose qui invite au voyage… Visitez le musée Soulages et plongez dans la lumière de l’outrenoir en découvrant la plus imLe musée Soulages à Rodez portante collection au monde dédiée à l’artiste ruthénois. Puis, retracez l’histoire de la ville dans le centre historique et entrez dans la cathédrale Notre-Dame. L’édifice offre un point de vue dominant la ville ! Ensuite, rendez-vous au musée Fenaille, qui célèbre ses 20 ans cette année, pour y découvrir d’incroyables statues-menhirs, premières représentations à taille réelle d’êtres humains datées d’il y a 5000 ans.
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Rodez
Tel un décor suspendu, Saint-Bertrand-de-Comminges apparaît dans un paysage pyrénéen grandiose et demeure une étape majeure des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. C’est aussi un lieu privilégié des passionnés de l’Antiquité. Au pied de la colline, le site antique de LugdunumConvenae découvre les ruines dispersées d’une La cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges ville qui a été fondée au Ier siècle av. J.-C. Parmi les plus beaux villages de France, le centre historique de la ville haute dévoile la cathédrale Sainte-Marie, classée au patrimoine de l’humanité. La chapelle Saint-Julien et la basilique romane Saint-Just du village voisin de Valcabère, bénéficie aussi de ce classement. Maisons à colombages, remparts mènent au sommet spirituel de Saint-Bertrand-deComminges dans le décor somptueux des Pyrénées. Une toile de fond qui accueille chaque année le Festival du Comminges et ses concerts depuis 1964. –
Sète
Avec ses kilomètres de sable fin, son identité colorée et sa vie culturelle intense, Sète est une cité maritime de caractère qui cultive sa singularité. Sortie de terre par la volonté de Louis XIV pour donner un débouché au Canal du Midi, la ville est aujourd’hui le premier port de pêche de Méditerranée en France. Le cachet et l’identité indéniables Canal Royal à Sète et ses bateaux de pêche de la ville inspirent les artistes : Georges Brassens , Paul Valéry, Agnès Varda ont mis un peu de l’île singulière dans leurs œuvres. Son architecture pittoresque sert régulièrement de décors à des films et séries télévisées. Chaque été, la ville accueille de nombreux festivals au Théâtre de la mer, scène exceptionnelle face à l’étendue de la Méditerranée. Au musée Paul Valéry, on découvre un peu de l’histoire de la ville mais également le talent créatif des nombreux artistes locaux. Dans les rues, de nombreuses galeries exposent tout au long de l’année la vitalité artistique de la cité portuaire.
Saint-Bertrand-de-Comminges Valcabrère
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• Le Canal du Midi • Les Causses et les Cévennes • Le Chemin de St-Jacques de Compostelle • Le Cirque de Gavarnie • La Cité épiscopale d’Albi • La Cité médiévale de Carcassonne • Les fortifications de Vauban (Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis) • Le Pont du Gard • La Réserve naturelle nationale de la Massane.
Toulouse
Trois sites inscrits au patrimoine mondial par l’Unesco (la Basilique Saint-Sernin, l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques et le Canal du Midi), un écrin de briques rouges émaillé de monuments remarquables, des activités de pointe et de recherche reconnues dans le monde entier. Réputée pour son savoir-faire scientifique et industriel autant que pour sa qualité de vie, Toulouse est une technopole qui a gardé son âme de village ! Dans les ruelles des quartiers historiques, 2000 ans d’Histoire se racontent à travers ses monuments et ses musées (musée des Augustins, Les Abattoirs, musée Saint-Raymond…). Toulouse est aussi une ville pionnière dans la diffusion des savoirs, avec une concentration unique en Europe de lieux dédiés au partage de la culture scientifique, aéronautique et spatiale, notamment à la Cité de l’Espace ou au Quai des Savoirs.
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CAHIER SPÉCIAL
LES PARCS NATURELS EN OCCITANIE Nature, paysages, patrimoine : les richesses des parcs naturels sont multiples. La région Occitanie est l’une de celle qui en compte le plus en France puisque les parcs naturels représentent un tiers de son territoire ! Des Pyrénées à la Méditerranée, des Cévennes aux Causses du Quercy et jusqu’à l’Aubrac, les richesses naturelles de l’Occitanie sont ainsi préservées et mises en valeurs grâce à ces parcs. Au total, on compte deux parcs nationaux, un parc naturel marin et huit parcs naturels régionaux.
Parc naturel régional du Haut-Languedoc - Minerve
Parc naturel régional des Grands Causses
Citadelle de Mont-Louis Parc naturel des Pyrénées catalanes
© Sascha Burkhardt
© E. Brendle
Cévennes - Florac depuis le Causse de Mejean
Plateau de l’Aubrac
Parc naturel régional des Grands Causses
Parc national des Pyrénées Entre l’Atlantique et la Méditerranée, le Parc national des Pyrénées s’étire sur cent kilomètres, six vallées, deux départements et deux régions. Il renferme trois cirques majestueux : Gavarnie, Estaubé et Troumouse. Il faut aussi découvrir le Pont d’Espagne, ouvrage remarquable de 1886, et ses cascades. Depuis ce lieu, une randonnée conduit jusqu’au lac de Gaube et ses eaux turquoise.
Parc national des Cévennes
Occupant une grande partie du sud-est de l’Aveyron, le Parc naturel Régional des Grands Causses couvre des territoires variés dont le Larzac, inscrit en 2011 au patrimoine mondial par l’UNESCO. Parmi les sites emblématiques de ce parc, le causse Noir, les lacs du Lévézou mais aussi les magnifiques gorges du Tarn, de la Jonte et de la Dourbie. Les plus gourmands ne manqueront pas de passer par Roquefort et ses caves. Les passionnés des Templiers pourront partir sur leurs traces dans les différentes cités du territoire.
Au croisement de la Lozère, du Gard et de l’Ardèche, le Parc national des Cévennes est une réserve d’une riche biodiversité dans un espace naturel protégé et aux paysages somptueux. On peut y découvrir des trésors patrimoniaux, comme le château de Florac ou encore le château de la Calberte. Les amoureux de la nature apprécieront eux de suivre le sentier du Moulin de Bougès et de découvrir le Causse Méjéan, le plus haut plateau du parc. On ne peut pas éviter un passage par le mont Aigoual (1567 mètres d’altitude) et son observatoire.
Parc naturel régional du Haut-Languedoc
Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises
Parc naturel régional des Pyrénées catalanes
Au cœur des Pyrénées, ce parc se déploie autour de Foix et de Saint-Girons. Un territoire que foulaient déjà nos ancêtres préhistoriques. On peut d'ailleurs observer les traces de leur passage dans les somptueuses grottes de Niaux, du Mas d’Azil et de Lombrives. Pour poursuivre ce voyage à travers le temps, rendez-vous au Parc de la préhistoire, dans les pas des Cro-Magnons. Enfin, changement d’époque au château de Foix, avec une immersion au Moyen Âge.
Parc naturel régional de l’Aubrac Le plateau de l’Aubrac est un territoire qui mêle traditions, paysages et terroir et dont la richesse principale est la diversité de sa faune et de sa flore. Les pèlerins des chemins de St-Jacques-de-Compostelle traversent ses paysages. On peut également y découvrir le savoir-faire des couteliers de Laguiole, se promener au jardin botanique de Saint-Chély d’Aubrac, visiter le château de la Baume ou encore le village d’Aubrac.
Parc naturel régional des Causses du Quercy Étendu sur plus de 176 000 hectares, le Parc naturel régional des Causses du Quercy est l’un des territoires les moins peuplés de France. Un paysage préservé depuis des centaines d’années dont on retient les plateaux calcaires, les grandes forêts de chênes, mais également de magnifiques villages perchés comme Rocamadour et Saint-Cirq-Lapopie. Autre lieu à découvrir, le gouffre de Padirac, premier site souterrain de France. –
Constitués de nombreux reliefs, le Parc naturel régional du Haut-Languedoc se partage entre l’Hérault et le Tarn. Au cœur de ce territoire, il faut découvrir la cité de Sorèze et les collections de son musée. On peut également se perdre dans le Sidobre, un paysage de granit unique. En allant du côté de l’Hérault, les routes conduisent vers des villages de caractère comme Olargues, Roquebrun et la cité cathare de Minerve.
À la frontière avec l’Espagne et l’Andorre, le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes s’étend sur plus de 139 000 hectares, offrant des paysages uniques et une vue imprenable su rue massif du Canigó. Pour découvrir les hauts plateaux de la Cerdagne, prenez le célèbre train jaune. Il vous mènera jusqu’aux fortifications imaginées par Vauban, à Villefranche-deConflent et à la citadelle de Mont-Louis.
Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes Niché au cœur de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, ce Parc naturel est encadré par Perpignan, Narbonne et Carcassonne. Non loin de la mer, c'est un territoire très rural, splendide, riche en biodiversité. Au-delà de la beauté de ses paysages, le parc réunit en plus les sites les plus emblématiques du Pays cathare : châteaux de Puilaurens, Peyrepertuse, Quéribus, Termes et Aguilar.
Parc naturel marin du Golfe du Lion Le Parc naturel régional de la Narbonnaise s’étire des plages jusqu’au splendide massif de La Clape et au plateau de Leucate, embrasse les massifs de Fontfroide et des Corbières maritimes. Un territoire où les richesses patrimoniales sont nombreuses. Joyau du XIIe siècle, l’Abbaye de Fontfroide est à visiter et propose des concerts et expositions pendant l’année. À Gruissan, une balade permet de découvrir l’architecture propre à la ville tandis qu’à Bages, l’art s’affiche dans les galeries d’art contemporain.
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SUR LA ROUTE…
LES CHEMINS DE SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE La région Occitanie est traversée par trois grands itinéraires des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. De nombreux Grands Sites sont traversés par les chemins et permettent aux pèlerins de profiter de paysages et d’un patrimoine riche pendant leur marche.
La voie d’Arles (GR®653) Si l’on préfère le charme de la côte, la voie d’Arles est celle à emprunter ! Aussi appelée « via tolosona » elle traverse les vignes et les oliveraies du Gard, la Camargue, les gorges de l’Hérault, le Haut-Languedoc, puis le midi toulousain et le Gers. Un itinéraire qui mène à de nombreuses villes au patrimoine culturel riche : Montpellier, St-Guilhem-le-Désert, Castres, Toulouse, Auch et Marciac.
La voie des Piémonts (GR®78)
La voie du Puy-en-Velay (GR®65) C’est la plus connue des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Nasbinals, Aubrac, Conques, Cahors, La Romieu sont autant de villes et de villages que l’on peut découvrir en suivant la voie du Puy-en-Velay. Abbayes prestigieuses, églises romanes, ponts du XIIIe siècle et collégiales s’enchaînent sur ce chemin qui vous immerge dans une succession de décors splendides : monts de la Margeride, immensités de l’Aubrac, lumière du Quercy, vallons du Gers. –
À partir de Montpellier, le GR®78 traverse de Béziers à Carcassonne l'intégralité du Minervois, puis s'incline doucement en direction des Pyrénées pour franchir les cols vers l’Espagne. Vous ferez halte à Balaruc-le-Vieux, Béziers, Pouzols-Minervois, Carcassonne, Fanjeaux, Mirepoix, Saint-Lizier, Saint-Bertrandde-Comminges, Bagnères-de-Bigorre, Lourdes …
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ÉVÉNEMENTSartistiques SÈTE-PALERMO, FESTIVAL
5e SYMPOSIUM INTERNATIONAL
INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN À SÈTE
@Jean LoupGautreau
À LA SCÈNE DE BAYSSAN À BÉZIERS
Jospehine Wister Faure
Après le succès rencontré pour le premier festival d’art contemporain SèteLos Angeles en 2019, l’association des artistes sétois SLA prépare une nouvelle édition ! Pour 2022, c’est à Palerme que le festival posera ses valises. Comme la première fois, les expositions auront lieu en deux temps : du 14 au 18 septembre à Sète, puis du 18 au 23 octobre à Palerme. À Sète, 14 artistes siciliens seront accueillis pour sept jours de festival. Les artistes palermitains : Giuliana Barbano, Emanuela Barilozzi Caruso, Barbara Cammarata, Ruby Cicero, Andrea Cusumano, Gandolfo Gabriele David, Cécile Donato Soupama, Daniela Nancy Granata, IlPetrigno, Andrea Kantos, Alessandro Librio, Ignazio Mortellaro, Rossella Poidomani, Linda Randazzo, Maria Donata D’Urso. Côté français, 17 artistes montpelliérains et sétois rejoindront la Sicile, en octobre : Abdelkader Benchamma, Aldo Biascamano, Armelle Caron, André Cervera, Lise Chevalier, Jean Denant, Daniel Dezeuze, Emilie Dezeuze, François Dezeuze, Gilles-Marie Dupuy, Ève Laroche-Joubert, Suzy Lelièvre, Barbara Massart et Nicolas Clément, Marion Mounic, Topolino. Du 14 au 18 septembre, à Sète (34). sla-festival.com
Pour cette 5e édition, le Symposium international de sculpture sur marbre de la Scène de Bayssan met à l’honneur la mythologie méditerranéenne. Chaque année, cet événement artistique met en lumière le célèbre marbre de Saint-Pons sous le prisme de l’artisanat d’art. Une matière prestigieuse, réputée depuis l’Antiquité, réinterprétée par des tailleurs venus du monde entier. Ils seront six à être accueillis en résidence pour sublimer la pierre et donner naissance à des œuvres originales grand format, tout en respectant la thématique de cette 5e édition. Histoire, imaginaire et poésie de la Méditerranée inspireront les artistes qui donneront naissance à six œuvres. Pendant le processus de création, le public est invité à découvrir les artistes au travail et à admirer la vingtaine d’œuvres réalisées par les sculpteurs des quatre éditions précédentes. Puis, les 17 et 18 septembre, la clôture du Symposium sera l’occasion pour les artistes de dévoiler leurs œuvres terminées et de pouvoir les rencontrer tout au long du week-end. Du 28 août au 18 septembre, à la Scène de Bayssan à Béziers (34). scenedebayssan.fr
SALON DES MÉTIERS D’ART À BEAUCAIRE Ville d’Art et d’Histoire, Beaucaire propose tous les premiers week-ends d’octobre un Salon des Métiers d’Art. Au cœur du centre historique, sur la place de l’Hôtel de ville, les visiteurs peuvent y découvrir le savoir-faire exceptionnel des meilleurs artisans d’art. Le salon réunit de nombreuses techniques des métiers d’art, manière d’en montrer l’incroyable richesse : porcelaine peinte à la maison, bijoux, sacs en cuir, travail du verre, reliure d’art. Des conférences et des ateliers pour les enfants sont également proposés. Les plus jeunes peuvent notamment s’initier à la vannerie ou à la mosaïque en compagnie de professionnels. En 2022, le salon proposera une toute nouvelle formule pour faire rayonner le savoir-faire et promouvoir les artisans d’art. Du 30 septembre au 2 octobre, à Beaucaire (30). beaucaire.fr –
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(DÉ)RAILLE À NÎMES Une initiative singulière verra le jour les 24 et 25 septembre à Nîmes. Porté par l’association Amadurave, en partenariat avec ’entreprise Durand Récupération et Osaro, le projet Déraille vous attend pour une découverte peu commune du street art ! En mêlant embellissement urbain et innovation, et recyclage, le festival Déraille veut donner une seconde vie artistique à des éléments de wagons destinés au recyclage. Dix artistes ont déjà répondu présents pour cette toute première édition : 1SEKTE, Alber, Alexone, Jace, Kalouf, Kanos, Maye, Momies, Pyrate et Sifat. Rendez-vous pour l’occasion dans un lieu lui aussi insolite : le siège de l’entreprise Durand Récupération, où une exposition d’installations et d’œuvres grand format sera à découvrir. Les 24 et 25 septembre 849, av. Joliot Curie à Nîmes (30). facebook.com/amadurave
5e ÉDITION DE SOLID’ART À MONTPELLIER Rencontre avec Florian Neveu commissaire du salon Du 23 au 25 septembre, l’événement solidaire et artistique Solid’Art s’installe au Zénith Sud de Montpellier pour sa cinquième édition ! Une année spéciale pour le salon qui s’est définitivement installé dans le paysage de l’art montpelliérain. En 2022, 90 artistes présenteront leurs œuvres pendant trois jours dans le but de récolter des dons pour le Secours Populaire. Rencontre avec Florian Neveu, commissaire de Solid’Art, qui nous a présenté cette 5e édition placée sous le parrainage du street artiste Nasty. Cette nouvelle édition de Solid’Art est la 5e, quel bilan tirez-vous de ces quatre premières années à Montpellier ? Cette cinquième édition de Solid’Art signe l’arrivée à maturité du projet à Montpellier. Le salon prend désormais place au Zénith Sud sur 1 600 m² d’exposition et accueille 90 artistes durant trois jours. Le public pourra découvrir plus de 1 500 œuvres mises en vente. Je remercie particulièrement la Ville de Montpellier et la Métropole, pour leur soutien, ainsi que les partenaires du salon, les mécènes, les artistes et l’ensemble des bénévoles du Secours populaire qui font de cet événement une fête de l’art et de la solidarité. Depuis 2018, ce sont plus de 100 000 € qui ont été collectés pour l’association. Pouvez-vous rappeler le fonctionnement de Solid’Art ? Solid’Art mobilise les artistes du territoire afin de collecter des fonds pour les actions de solidarité auprès de l’enfance : départ en vacances, accès à la culture, aux loisirs et aux sports dans une démarche d’éducation populaire. Cette rencontre avec l’art a donc une vocation solidaire : sur chaque vente, l’acquéreur est invité à faire un don. Solid’Art s’adresse aux amateurs d’art, mais également aux personnes accompagnées par le Secours Populaire ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent connaître l’association et exprimer leur solidarité. Dans cette philosophie, l’entrée du salon est toujours gratuite.
90 artistes présenteront leurs créations lors du salon. Comment sont-ils choisis et quels arts seront représentés ? Solid’Art est un salon fédérateur et généraliste, toutes les techniques y sont présentées : peinture, photographie, sculpture, street art, sérigraphies... Les visiteurs auront le plaisir de retrouver des artistes reconnus et en devenir ! Vous pouvez découvrir la liste des artistes sélectionnés et leur travail sur le site de Solid’Art. Cette année, nous avons reçu plus de 200 candidatures pour 90 places ! Les dossiers sont étudiés par un jury constitué d’acteurs du paysage artistique et médiatique. Le plateau artistique est renouvelé chaque année et l’objectif est de proposer tous les styles et tous les prix ! Des événements sont-ils prévus pour marquer cette 5e édition ? Oui bien sûr, le premier événement à Solid’Art c’est la rencontre avec les artistes puisqu’ils sont présents physiquement sur leurs stands pendant les trois jours du salon. Le public peut échanger avec eux, comprendre leur démarche, assister à des performances, faire signer des dédicaces et acquérir des œuvres. Les éditions Anagraphis proposeront une initiation à la sérigraphie, le centre d’art La Parcelle 473 des ateliers de «writing » au posca et l’artiste CCSJPG proposera aux visiteurs de prendre part à une fresque participative. Du 23 au 25 septembre, au Zénith Sud à Montpellier. solidart.fr
BIENNALE DU VERRE À CLARET
Portée par la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, la Biennale du verre est un nouvel événement dont la première édition se déroulera les 1er et 2 octobre. Cette manifestation a pour objectif de promouvoir la création artistique de l’art verrier, en plein cœur du mythique Chemin des verriers, qui a traversé l’histoire du territoire du Grand Pic Saint-Loup. Le Chemin des verriers est celui qu’ont emprunté, du XIIIe au XVIIIe siècles, les porteurs d’objets en verre, dans une région où les gentilshommes verriers s’étaient installés pour profiter de l’abondance des matières premières nécessaires à leur production : bois en abondance, silice des galets de l’Hérault, calcaire des crêtes environnantes. La Biennale du verre mettra en l’infinité des créations qui peuvent prendre vie dans cette matière. Soufflage, filage, fusing, thermoformage, sculpture, vitrail… autant de techniques seront mises à l’honneur par les verriers présents le temps d’un week-end à Claret, au cœur du village. Les 1er et 2 octobre, à Claret (34). biennaleverregpsl.fr –
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DU 17 AU 20 NOVEMBRE HALL B2 DU PARC DES EXPOSITIONS
ÉVÉ NE M E N T
6ème édition
Art Montpellier
La Foire méditerranéenne des arts contemporains
L’art est le préalable aux rencontres
Entretien avec Didier Vesse directeur artistique
En 2021, Art Montpellier a vécu de grands changements, notamment celui du lieu. Le bilan de cette 5e édition a-til été encourageant ? L’édition 2021 a été réussie. Le changement de lieu fait partie du succès. Le hall est un beau puits de lumière, parfait pour la mise en valeur des galeries. Cette place là a permis une scénographie originale, ouvrant l’espace à une circulation pratique, joyeuse et heureusement inattendue pour le visiteur. Les résultats commerciaux constatés sont déterminants quant à la fidélité de nombreuses galeries ainsi que leur écho dans la profession, favorisant de nouvelles participations. Des soirées ciblées, réservées aux entreprises, participent de cette bonne santé. Les animations ont été particulièrement suivies. Autant de marqueurs attirants, arrimant la foire dans son propre marché.
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Climat confiant sans tâtonnements, du 17 au 20 novembre prochains, pour la 6e édition d’Art Montpellier. Didier Vesse, son directeur artistique, le souligne avec contentement. Après une 5e édition marquée par un changement de lieu, la Foire méditerranéenne des arts contemporains a désormais lieu dans le Hall B2 du Parc des expositions de Montpellier, Art Montpellier entend maintenir son statut de grand événement artistique de la rentée. Dans cet entretien, Didier Vesse confirme l’inventivité, la solidité de l’évènement, avenir pour la réunion de talents, stimulation pour un public en attente de rencontres et de découvertes. blement dans une ambiance concurrentielle chaleureuse. Une foire se prépare en amont. Dans la place, il faut être concentré. Après, rester sensible aux retombées, aux transactions possibles.
© Anteale photographie
La thématique « Art(s) et Nature(s) », touche une brûlante actualité ? Cette 6e édition d’Art Montpellier rend hommage au plus infini et indispensable des tableaux, Dame Nature. Christian Noorbergen écrit : « L’art illustre les forces vives de la nature, forces visibles ou invisibles chargées d’énergie qui vivifient la création, fusionnent, s’accompagnent, n’ont pas de limites. » Les galeries ont choisi d’entrer avec leurs formes et leurs couleurs dans cette matière thématique. Trois expositions prestigieuses au programme : Miguel Chevalier, pionnier de l’art numérique en France, la nature Didier Vesse : « Cette 6e édition rend comme sujet de prédilection. Ses créations virtuelles généhommage au plus infini des tableaux, La 6e édition est donc engagée ? ratives, esthétisantes, sont surprenantes. En partenariat Dame Nature » Les feux sont au vert. Je précise la construction d’Art avec la galerie Keza et Art Montpellier. Montpellier : un événement produit par la S.P.L Occitanie La galerie Provost-Hacker a conçu une remarquable exposiEvents, soutenu par la Région Occitanie Midi-Pyrennées, la Métropole et tion d’artistes photographes et peintres parmi lesquels le génial Gabriel la ville de Montpellier. Cela se construit grâce à une équipe engagée, to- Davrinche. A ses côtés, Vincent Fournier, Eleonore Deshayes, Miky Clément, nique et créative, d’où jaillissent de nouvelles idées, nouveaux partenaires. Bruno Gadenne. Il est nécessaire d’avoir la volonté d’impliquer tous les acteurs de l’art A admirer, Marie Morel, montée en haute poésie sur des oeuvres de grand contemporain, en particulier ceux du sud de la France. Servie par la qualité format artiste inclassable qui a fait couler l’encre de grands auteurs comme d’accueil, notamment en direction des pays de la Méditerranée : l’Espagne, Pascal Quignard ou Michel Onfray. le Maroc, l’Italie. J’ai le sud chevillé au corps. J’avais le désir de faire pousser Propos recueillis par MJ.L la foire d’Art contemporain la plus réussie du bassin méditerranéen. À ce jour, je peux affirmer que 70 galeries seront au rendez-vous montpelliérain, Du 17 au 20 novembre, dans le Hall B2 du Parc des expositions à une grosse moitié du sud de la France. Un tiers de l’ensemble, représente Pérols (34). de nouvelles galeries. Et l’espérance d’un passage de plus de 13 000 visi- art-montpellier.com teurs. Quelles sont les attentes des galeries en participant à une foire de l’envergure d’Art Montpellier ? Faire des affaires ! Mais il ne faut pas oublier que l’art est le préalable aux rencontres. Avec de nouveaux public, ce n’est pas négligeable. Naissent de futurs collectionneurs, la collection n’étant pas réservée aux nantis mais aux passionnés et curieux. Rencontrer de nouveaux artistes, se confronter à la réalité du marché, se positionner parmi ses confrères, se faire connaître et communiquer sur le travail des artistes fait aussi partie du gain. Force est de sortir de sa zone de confort, ce qui n’exclut pas se détendre agréa–
6e ÉDITION D’ART MONTPELLIER 70 galeries françaises 7 galeries internationales 13 000 personnes attendues Une thématique Art(s) et Nature(s) Conférences, projections de films, expositions thématiques, ateliers de sérigraphie et de gravure
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DE L’AMOUR au PONt Du GarD
Au cœur des vignobles « Pic SaintLoup », la Halle du Verre de Claret est unique en France racontant l’histoire du verre et ses techniques, de l’Antiquité à nos jours, 4000 ans d’un savoir-faire singulier. L’exposition Flacons terme chargé de poésie, d’histoires, de promesses, associé aux plaisirs, à la délicatesse, à l’ivresse et à l’élégance est spectaculaire. Ce petit objet magique titille mémoire et perception, cristallise puis libère des fragrances qui donnent à l’olfaction, un supplément d’âme. Inscrit dans le temps comme un objet singulier, le flacon est cet écrin magnifié par de grands décorateurs, designers, verriers et créateurs. L’exposition présente environ deux cent cinquante objets emblématiques : flacons universels du XIXe siècle, flacons de parfums iconiques de grands couturiers parfumeurs, flacons à priser, flacons de designers et de verriers contemporains. Un tableau étonnant, une réunion de pièces rivalisant d’inventivité, issues de l’imaginaire parfois le plus débridé, des concepteurs. La fragilité des pièces demande une attention particulière signalent les commissaires d’exposition, Bianca Bouaru et Manuel Fadat, qui ont organisé ce délicat et merveilleux voyage du flacon. Jusqu’au 27 novembre, à la Halle du verre à Claret (34) Tél. 04 67 59 06 39. grandpicsaintloup.fr
Le Pont du Gard présente une exposition itinérante sur le thème De l’amour, conçue par Universcience, Palais de la découverte à Paris. Elle explore les territoires amoureux, en mouvement constant, lesquels sont traversés par de nouvelles technologies. L’amour, sujet universel, mystérieux, fragile, à l’origine de tant d’histoires. De l’amour interroge cet étrange continent, en s’appuyant sur des travaux scientifiques et artistiques. L’Amour, abordé dans cette exposition temporaire, transcende les frontières, invite à la fraternité, à l’ouverture aux autres, aux différences, aux cultures d’ici et d’ailleurs. Ce thème, longtemps exprimé de manière artistique, se devait d’être examiné scientifiquement, au regard des bouleversements des nouveaux codes et usages de la société. Des connaissances nouvelles sur les liens et les attachements amicaux, familiaux et amoureux ont changé la donne. L’atmosphère ressentie est lumineuse et intime à la fois, toujours chaleureuse et colorée à l’image du cœur géant en plumes présenté à l’entrée, frémissant et captivant. L’exposition De l’amour se suit de manière expérimentale, jeux participatifs à la clé, multimédias et installations spectaculaires au service des spectateurs. Certains éléments présentés dans l’exposition ont été uniquement conçus pour le site du Pont du Gard qui portera les couleurs de l’amour le temps de l’exposition. Jusqu’au 30 septembre, au Pont du Gard (30). Tél. 04 66 37 50 99. pontdugard.fr
HISTOIRE DE L’ART XIXe- XXe– MORCEAUX CHOISIS À L’aNCieN ÉVÊCHÉ À uZÈs Inédite autant que remarquable, une exposition de seize maîtres qui portent haut les couleurs du Sud. Elle est dédiée à Picasso, Bonnard, Dufy, Renoir, César et autres grands maîtres Fauves, du XIXe et XXe siècles. Ces Morceaux choisis de l’histoire de l’art, ouvrent à ces moments pittoresques du Sud, pris sur le vif, inondés de couleurs. De Picasso à César, en passant par Renoir, Bonnard, ou Dufy, les toiles de maîtres, dont certaines n’ont jamais été exposées, manifestent leur forte présence, engageant un dialogue de bon et beau voisinage. Marc Stammegna, commissaire de l’exposition, expert agréé Sotheby’s par Christie’s et Artcurial, leaders des enchères pour l’œuvre de Monticelli, propose au grand public une rencontre rare autour des peintres modernes qui ont Œuvre de Chabaud « Belle de Nuit » révolutionné l’histoire de l’art. Ces derniers ont séjourné dans le sud, témoignant avec bonheur des influences qu’ils ont croisées et pu marquer leur signature. Ils ont ouvert la peinture aux mouvements les plus extrémistes. Le cadre exceptionnel de l’ancien palais de l’Évêché d’Uzès qui abrite le musée Georges Borias, labellisé musée de France, était le lieu idéal pour mettre en valeur le contenu de cette exposition de grand intérêt. « L’exposition est dédiée à la peinture moderne. Ce sont des artistes qui venaient de lieux, de régions différentes. Ils ont choisi la région pour le soleil » a expliqué Marc Stammegna. Et de citer Vincent Van Gogh, qui, dans une lettre à son frère Théo, au cours de son séjour en Provence, écrivait : « L’avenir de l’art moderne est dans le Midi. » Et de conclure : « Ce ne fut que vérité car les peintres se nourrissent des cieux cristallins et d’émotions directes devant la nature écrasée de soleil. » Jusqu’au 5 octobre à l’ancien palais de l’Évêché à Uzès (30). Tél. 04 66 22 68 88. uzes.fr –
© A. Hampartzoumian
FLACONS À La HaLLe Du Verre À CLaret
L’ENVOL À La GaLerie La PerLe NOire À aGDe L’envol, une remarquable exposition d’après les œuvres de Vered Babaï, une artiste qui au travers de ses sculptures de main organiques ou de photographies d’oiseaux du quotidien suscite l’émotion. Pour s’échapper du tumulte, des bruits et de la fureur de la ville l’artiste cultive des plantes sur deux pe- V. Babai tits balcons. Au fil du temps, les oiseaux se sont appropriés ces petits territoires, rendant visite au quotidien à ces espaces. « Les confinements m’ont permis de suivre de près leur quotidien et je suis resté des heures avec mon appareil photo », explique l’artiste. Un travail qui donne un instructif suivi documentaire en 2020, de la construction du nid des Souimanga de Palestine, des Bulbul en 2021, ainsi que l’éclosion des oisillons. Un authentique journal de vie de l’histoire des oiseaux, proches habitants de la chambre à coucher de la photographe, voisinage qui apportait joie, beauté et sérénité à cette période. À ses sentiments se mêle un questionnement sur la notion de liberté et un possible échange entre l’homme et les oiseaux, sur la question éthique des devoirs vis-à-vis des animaux, le regard et le soin à apporter à l’environnement et l’artiste de conclure : « Je considère ce voyage intime comme un cadeau de la nature. » Une exposition qui comble la vue tout en ouvrant aux essentielles interrogations. Jusqu’au 18 septembre, à la galerie La perle noire à Agde (34). Tél. 04 67 26 94 12. agglo-heraultmediterranee.net
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© Thenadey
EXPOS
Expos
CARNETS D’INSPIRATIONS À La MaisON Des CONsuLs auX MateLLes
Le musée d’arts et d’archéologie, anciennement dénommé musée de la Préhistoire des Matelles, lieu symbolique du territoire du Grand Pic SaintLoup, nommé aujourd’hui la Maison des Consuls présente l’exposition Carnet d’inspirations, conçue comme une déambulation dans l’univers de huit artistes. Le fil, le trait, le dessin et autres expressions libres, dont dessins partagés, billets d’humeur, créent autant d’entrées dans cette narration à la découverte fascinante de la manière dont un simple fil, un trait, un motif, un dessin peuvent donner forme à un espace. Cette proposition artistique collective, conçue comme un livret que l’on feuillète, est une belle invitation à plonger au cœur des univers de ces artistes dont les gestes s’inventent et se déploient trait par trait jusqu’aux murs, parfois même au sol. Ils élargissent ainsi leur territoire jusqu’à prendre totalement possession du lieu. Authentique immersion dans la scène contemporaine, la plupart les œuvres ont été spécialement réalisées au titre de l’exposition. Nombreuse est la participation des artistes, parmi lesquels Abdelkader Benchamma, Laure Boin, Chloé Dugit-Gros, Pablo Garcia, Chourouk Hriech, Ganaëlle Maury, Floriane Saint-Sébastien et Charles Serruya. Ne surtout pas perdre le fil ! Jusqu’au 27 novembre, à la maison des Consuls aux Matelles (34). Tél. 04 99 63 25 86. grandpicsaintloup.fr
FEDERICO SIEMPRE VIVO au CHÂteau D’assas au ViGaN C’est un dialogue entre une artiste contemporaine, la sculptrice Janine Delpeuch, et un poète espagnol qui lutta pour la liberté, Federico Garcia Lorca, qu’initie cet été le Château d’Assas. À travers une série de sculptures, Janine Delpeuch joue sur plusieurs registres dont celui de la créaŒuvre de Janine Delpeuch tion féminine. Les luttes féministes ont permis la libre expression de ces diversités opprimées dont Lorca fut aussi victime. Et, le lien entre les deux artistes est plus profond encore lorsque l’on sait que Janine Delpeuch est née en Ariège, non loin du camp du Vernet où son père, républicain aux racines andalouses, fut interné après la Retirada. Outre l’œuvre de la sculptrice, l’exposition propose une documentation historique richement illustrée, permettant d’évaluer l’importance de ce génie créateur dans le monde d’avant-guerre comme dans la perspective du nôtre puisque Federico y est aujourd’hui universellement publié, joué et célébré. Par ailleurs, les sculptures de Janine Delpeuch commémorent l’œuvre et la vie de Garcia Lorca à travers des groupes sculptés et des pièces de terre cuite interprétant les héroïnes et certains poèmes du Romancero Gitano et de Poète à New-York. Jusqu’au 30 septembre, au Château d’Assas au Vigan (30). Tél. 04 99 64 26 62. gard.fr –
AUX BORDS DES PAYSAGES #6 eN PiC saiNt-LOuP DaNs L’HÉrauLt La 6e édition de la manifestation Aux bords des paysages, initiée par la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, porte l’art contemporain sur le territoire, engageant un dialogue entre Yohann Crépin patrimoine culturel ou naturel et créations artistiques. Cette année, le parcours d’œuvres monumentales s’organise sur cinq communes du bassin de la Buèges : Saint-Martin-deLondres, Causse-de-la-Selle, Pégairolles-de-Buèges, Saint-Jean-de-Buèges, Saint-André-de-Buèges. La participation des artistes entre aussi dans le paysage avec Arbre de vie, ondulations et suspensions de Yohann Crépin ; Stèles, pierre et bois de Charles Malherbe ; Résurgence, évocation des chemins d’eau de Mathilde Caylou ; Invasion 3 , forme d’état de siège pensé par Edline ; Lumière, en trois grands panneaux souples, encres qui suivent l’intuition du hasard de Vincent Dezeuze et le travail arachnéen, Vibrations de Jeanne Bourrat. Cette nouvelle édition est construite avec une attention sensible aux savoirs, à la diversité, à l’histoire des territoires et des paysages. Les propositions sont très naturalistes, en accord avec le paysage et le label Natura 2000 du Causse à la vallée de la Buèges, de sa source cristalline au château et son histoire, jusqu’à la place du village, ces lieux requièrent une mise en place particulière quant à sa diversité naturelle, à ses habitants. Jusqu’en octobre, en Pic Saint-Loup (34). Tél. 04 67 55 17 00. grandpicsaintloup.fr
MISE EN CÈNE À La CHaPeLLe Du quartier-Haut À sÈte Épisode biblique qui a inspiré des générations de peintres, la Cène est au cœur de l’exposition estivale de la Chapelle du Quartier-Haut. Un accrochage réunissant de multiples artistes pour autant de points de vue possibles, et contemporains, sur un sujet si souvent repris dans l’art et dont le modèle absolu reste sans doute celui de Nussbaumer Léonard de Vinci. Plus tard, Dali ou Warhol revisiteront le modèle du maître italien mais ce sera au cinéma ou dans la publicité qu’il sera le plus détourné. Confié à Roger Castang, galeriste perpignanais, la mise en scène de ces Cène donnent à voir différentes représentations, versions du tableau. Parmi les artistes exposés, on remarquera Les trois d’Anatoly Poutiline, qui retravaille le sujet avec le décor dépouillé d’une pièce vide. Au centre, une table et trois personnages ou un seul multiplié par trois, une trinité. En toile de fond, comme un tableau, un rectangle renferme un disque lumineux. À la croix que dessinent les personnages avec la table correspond, comme en projection, la structure cruciforme du plafond. Tout semble en suspend et en équilibre. Ensuite, avec Sans titre ? Bobby Cargol, semble avoir résolu le problème du format presque carré par la duplication et la superposition du modèle de Léonard. Mais ce n’est pas une simple image en miroir, ici le reflet est inversé. Enfin, Jacques Bosser oublie la référence au repas et représente un jeune homme brun et entièrement nu, qui se tient debout, face à nous, bras ouverts et tête penchée, sur un fond noir tapissé de feuillage rouge. Jusqu’au 28 août, à la Chapelle du Quartier-Haut à Sète (34). sete.fr
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Expos
Rencontre avec l’artiste
Armelle Bastide d’Izard
« La couleur est une porte ouverte sur notre cœur, notre imaginaire » Après une exposition en juin à Poussan, l’artiste Armelle Bastide d’Izard attend le public dans sa galerie de Saint-Guilhem-le-Désert. Un rendez-vous estival qu’elle affectionne et qui est l’occasion de découvrir les Carnets de voyage de la peintre, mais également tout son univers où couleurs et liberté se complètent. Rencontre.
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Vous sortez d’une exposition à Poussan, dans l’Hérault, comment cela s’est-il passé ? L’exposition a été une réussite totale ! Il y a eu un bel accueil de la part du public qui a été très présent, comme les collectionneurs. Nous avons aussi accueilli les enfants pour lesquels on a imaginé des ateliers de création. Ça a été une belle expérience qui m’a donné envie de faire d’autres expositions d’envergure dans la région. À Poussan, la salle d’exposition était grande, j’ai pu créer des œuvres que je n’aurais pas réalisées en temps ordinaire. Cela m’a sorti de ma zone de confort et c’était merveilleux !
Vous aviez des envies d’ailleurs pour vos créations ? Oui, et surtout l’envie d’apporter de la nouveauté. Cela fait longtemps maintenant que je suis installée à Saint-Guilhem et il faut se renouveler ! Cela passe par de nouvelles couleurs par exemple. Et puis, pendant le confinement, la peinture m’a permis de m’évader. À cette période, j’ai peint le Pic Saint-Loup, je partais en balade imaginaire. Grâce aux réseaux sociaux, je partagerais mes toiles et là, c’est tout mon public qui pouvait partir avec moi, à travers la peinture. L’art permet de se déconnecter d’un réel difficile, le temps d’un instant. C’est une bulle de liberté. Dans vos nouvelles toiles, on retrouve l’importance des couleurs caractéristique de votre travail. Pouvez-vous nous en dire plus ?
PAOLA GRENDENE À L’esPaCe saiNt-LaureNt À saiNt-GuiLHeM Le DÉsert
La galerie de Saint-Guilhem
Je suis allée chercher des couleurs qui ne sont pas à la mode. À travers elles, je souhaitais exprimer la notion d’ailleurs, et, comme souvent, c’est avec mon cœur, mes envies, que je les ai choisies. Dans ces tableaux, on retrouve, par exemple, des bleus turquoise, synonymes d’oxygène, qui apportent l’évasion. Il y a aussi le bleu des profondeurs de l’océan, des couleurs cristallines... Quand on plonge dans ce bleu, dans la couleur, on plonge dans une sorte d’inconnu, de liberté, de joie. Pour les toiles inspirées de Vienne, j’ai souvent représenté des fleurs, et surtout les nymphéas. Là encore, il y a de nombreuses nuances de bleu, mais également du jaune et de l’or. La couleur est omniprésente, on s’y perd presque. Quand on se noie dans la couleur, il n’y a plus d’espace-temps, plus d’espace géographique. On peut aller très loin dans son intérieur, dans sa créativité. La couleur est une porte ouverte sur notre cœur, notre imaginaire. Et puis, dans mes séries récentes, il y a beaucoup d’abstrait. Je crois justement que c’est parce que cela permet de se libérer totalement. L’abstrait est une expression de la liberté, d’une aventure où l’esprit n’est plus guidé, où on le laisse aller… Recueilli par EG Galerie Armelle Bastide d’Izard - 24, rue Cor de Nostra Dona à Saint-Guilhem-le-Désert (34). bastide-izard.fr
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Cet été, on peut vous retrouver dans votre galerie de Saint-Guilhem-leDésert et découvrir votre série Carnets de voyage. Quelles ont été vos inspirations pour ces tableaux ? Les créations exposées à Saint-Guilhem sont toutes inspirées de voyage que j’ai fait. Il y a Vienne, l’Italie avec Cervo et les Cinque Terre, ou encore Belle-Île-en-Mer… « L’art est une bulle Cette série n’est pas la seule que l’on peut de liberté » voir à la galerie, en tout, j’y expose 160 tableaux !
CERVERA ET L’ART EN SÉRIE au rÉserVOir À sÈte
Peintre autodidacte, Paola Grendene chemine dans l’univers de la peinture depuis plus de 25 ans. Après avoir pratiqué diverses techniques, c’est vers l’aquarelle qu’elle s’est finalement tournée, une technique qui lui permet une totale liberté d’expression que ce soit sur le motif ou en intérieur. À propos de ses inspirations, elle commente : « Mes illustrations façon carnet de voyage traduisent la nature humaine, animale, végétale ou environnementale proche ou lointaine, à la fois cosmopolite et autochtone visant à révéler l’universalité. » Cet été, à St-Guilhem-le-Désert, elle présente l’exposition De l’Occitanie à la Mongolie, un accrochage lié au confinement. Ces œuvres sont le fruit d’une imagination laissée libre de passer les frontières. L’artiste explique : « Mon pinceau raconte un voyage rêvé au pays des chasseurs d’aigles dans l’immensité des steppes en Mongolie. Puis j’ai pris plaisir à redécouvrir et croquer ma région et toutes ses richesses. » Du 15 au 26 août, à l’espace St-Laurent à St-Guilhem-le-Désert (34). Tél. 06 08 80 68 50. paola-grendene.fr –
Deux expositions sont en découvrir tout au long du mois d’août et sur le début septembre au Réservoir. Deux expositions et deux univers très différents ! D’un côté, l’artiste sétois André Cervera qui pour Accords et à cris a imaginé une série de tableaux autour de la musique. Un univers sonore que l’on perçoit dans le mouvement des personnages qui peuplent ses toiles. On quitte ensuite la musique pour un autre domaine artistique : le cinéma, ou plutôt les séries. Terre de tournage, Sète apparait chaque soir sur le petit écran à travers des séries quotidiennes. Pour cette exposition, le Réservoir s’est associé à Demain nous appartient et Ici tout commence pour présenter le travail de 13 artistes présents dans les séries. Un accrochage qui permet de comprendre comment se fait la sélection des éléments de décoration pour coller à une scène et au caractère des personnages. À noter, dès le début du mois d’octobre, ce sera au tour de l’univers urbain d’Enaer d’entrée en scène pour une exposition inédite. Jusqu’en septembre, au Réservoir à Sète (34). Tél. 04 67 19 39 04. artetpatrimoine.art
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À LA GALERIE MAILYN BRUNIQUEL À SÈTE
À L’ESPACE D’ART DE GRUISSAN
Après une carrière dans l’industrie spatiale à Toulouse, Alain Vaissiere s’est orienté avec succès dans le domaine artistique. C’est maintenant un artiste plasticien reconnu installé à Sète. Inspiré par la technologie et les possibilités qu’elle offre, il est toujours à la recherche de nouveaux matériaux et procédés pour les inclure dans ses créations. À travers son œuvre, Alain Vaissiere communique son énergie et son enthousiasme et livre un cocktail de couleurs, de poésie et d’imaginaire. L’artiste fait largement appel à la création 3D et a acquis une large reconnaissance dans le domaine des tableaux 3D en technologie lenticulaire. Cette dernière offre une vision en volume, pour un résultat saisissant. Le spectateur a ainsi la sensation d’être happé par une présence physique. Culture pop art, cartoon, la mode ou la science-fiction sont autant de sources d’inspiration pour l’artiste. Du 23 septembre au 28 octobre, à la Galerie Mailyn Bruniquel à Sète (34). Tél. 04 67 46 09 83. galeriemailynbruniquel.fr
Après des études à l’École Supérieure des Arts modernes de Paris, Pierre Vacher, ancien décorateur, choisit la peinture pour exprimer ses passions. De ses nombreux voyages, dont notamment la Guadeloupe, une de ses terres d’accueil, il a ramené des peintures éclatantes de couleurs. Ses peintures nous invitent à la contemplation et à l’imaginaire. Également inspiré par la Fête de la Saint-Pierre à Gruissan, qui célèbre le saint patron des pêcheurs et de la mer, Pierre Vacher explore dans ses peintures la procession traditionnelle du buste de Saint-Pierre à travers les rues du village, accompagné par les familles de pêcheurs et les amoureux de Gruissan. Jusqu’au 18 septembre, à l’espace d’art contemporain à Gruissan (11). Tél. 04 68 65 09 10. ville-gruissan.fr
Expos
Pierre Vacher
alain Vaissière
Powers colors
1872 en Bande dessinée
À LA GALERIE TERRA VIVA À ST-QUENTIN-LA-POTERIE
AU LAC JEAN-MARIE ROUCHÉ AU CRÈS Dans le cadre des célébrations de son 150 anniversaire, la ville du Crès organise tout au long de l’été et de la rentrée de nombreuses festivités. Un moment de fête qui est aussi l’occasion pour les habitants de redécouvrir l’histoire de leur ville. Et, c’est tout le propos de l’exposition présentée au lac Jean-Marie Rouché : 1872 en Bande Dessinée. L’auteur cressois de bandes dessinées Clément Chaptal a ainsi pris ses crayons pour croquer les grands moments de l’histoire du Crès. Une création à découvrir sous forme d’exposition donc, mais qui donnera également lieu à un ouvrage complet du néolithique à nos jours, à paraître en septembre. Par ailleurs, une seconde exposition sera à découvrir au lac, cette fois du 16 au 30 septembre, et mettre en avant les clichés reçus dans le cadre du concours organisé pour les Journées du patrimoine 2022 autour de la thématique L’eau au Crès. Du 16 août au 12 septembre, au lac Jean-Marie Rouché au Crès (34). lecres150.fr e
TiTouan lamazou À AIGUES-MORTES
Spécialisée en céramique contemporaine, la galerie Terra Viva, propose cet été une exposition ayant pour titre Power Colors. À travers une sélection internationale exceptionnelle, la couleur est mise à l’honneur, combinée avec la matière, la forme ou la lumière, elle offre mouvements, contrastes et surprises. Les visiteurs pourront donc admirer les œuvres de cinq artistes qui jouent avec les coloris pour sublimer leurs propos. D’abord, les porcelaines de la céramiste australienne Pippin Drysdale ou les sculptures mouvantes et multicolores de la jeune artiste Aline Schmitt. Pour la première fois en France, on retrouvera également les visages de l’artiste anglaise Kim L Pace ou encore les œuvres de l’Américain Kyle Johns. Enfin, sa compatriote Judit Varga retrouvera la galerie pour la troisième fois. Jusqu’au 31 août, à la galerie Terra Viva à St-Quentin-la-Poterie (30). Tél. 04 66 22 48 78. terraviva.fr
D’île en île, de toile en toile, Titouan Lamazou dessine une fresque vibrante, à la fois réaliste et romanesque, du pays où il a choisi de poser son sac après quarante ans d’errance. Ce nouveau port d’attache est un coin du monde qui ressemble au paradis : la Polynésie. Après une exposition au musée de Tahiti et des îles, et la parution du livre Escale en Polynésie, c’est à nouveau à Aigues-mortes que Titouan Lamazou présente ses œuvres. Un rendez-vous éphémère où l’on peut découvrir ses œuvres récentes : une sélection de peintures originales, des lithographies numérotées et signées et des très grands formats, en exposition-vente. Portraits et paysages composent les nouvelles pages de cette chronique vibrante et colorée du monde. Jusqu’à fin août, quai des Croisades à Aigues-Mortes (30). titouanlamazou.com –
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Île de sel, elle de sucre À L’ESPACE BRONCY À PORT-LA-NOUVELLE Île de sel, elle de sucre est une exposition qui invite les petits et grands à cheminer au cœur d’un paysage imaginaire, sensibilisant les plus jeunes, aux montagnes de sel et de sucre dans les produits alimentaires industriels, telle une contemplation d’un jardin zen. Maeva Barrière, installe son appétence pour les sens et une gourmandise surréaliste, rêvant de la lumière qui scintille sur l’eau comme le sucre embrassant la mer… Elle questionne les frontières de l’intime et de l’extime, autorisant le rapprochement des corps à la matière vers l’espace d’une troisième dimension. Le spectateur ici devient acteur de l’œuvre construisant en miroir, le mirage de l’artiste. Jusqu’au 27 août, à l’espace Roger Broncy à Port-laNouvelle (11). portlanouvelle.fr
RENTRÉE DES ARTISTES
Chapelle des Pénitents
FONDATION DU PIOCH PELAT - A.R.P.A.C. ASSOCIATION REGIONALE POUR LA PROMOTION DE L’ART CONTEMPORAIN
Aout - Septembre - Octobre 2022
Du 23 septembre au 16 octobre
ANIANE
On the road again www.ville-aniane.com Exposition
de Alain Vaissière à voir du 23 septembre au 28 octobre 2022
A découvrir également, les œuvres de : Pierrick Allemand, Tony Bosc, André Cervera, Robert Combas, Christophe Cosentino, Hervé Di Rosa, Patrice Donzel, Marc Duran, Gauthier Fleuri, Jean-Jacques François, Karl Gietl, Pierre Gimenez, Joël Harder, Boris Jouanno, Philippe Loubat, Lucas Mancione, Nicolas Monjo, Jean-Luc Parant, Stratos, Chris Tiboise, Topolino, Stefan Vivier.
GALERIE MAÏLYN BRUNIQUEL 1, Quai Adolphe Merle 34200 Sète Tél. 04 67 46 09 83. Email : info@galeriemailynbruniquel.fr galeriemailynbruniquel.fr du mardi au samedi de 10h à 13h et de 15h à 19h.
du 5 au 28 août Laurent REYNES « Paysages mentaux » Techniques mixtes sur toile *** du 2 au 25 septembre Zoé BENOIT « (Re) Compositions » Sculptures et dessins *** du 7 au 30 octobre Jean-Marc SAULNIER « 213 km et 2h05 » Techniques mixtes Les vernissages sont à partir de 19 h. 511, route de la Pompignane - Allée Marie Banégas 34170 Castelnau-le-Lez Ouvert tous les après midi de 15h à 19h, sauf le lundi. Entrée gratuite. Tél. 04 67 79 41 11 • e-mail : arpac@free.fr - web : arpac.nomadi.fr
Expos
oliVier camen
laura Vassiliu
À LA GRANDE GALERIE À UZÈS
À LA GALERIE VUE SUR COURS À NARBONNE
La Grande Galerie a ouvert pour la première fois en 2021 au mois de juin. Elle accueille les artistes peintres, sculpteurs, photographes et propose des expositions individuelles de cinq semaines. L’occasion de découvrir tout l’univers et la diversité des œuvres de chaque artiste. Depuis son ouverture elle a accueilli Antoine Vit, Jean-Pierre Baldini, Jean Guerrero, Aurore Bardon. Jusqu’au 4 septembre, la Grande Galerie expose les peintures brodées d’Olivier Camen. Puis, en septembre, on pourra y découvrir une rétrospective des œuvres de Gérard Viaud. La Grande Galerie, 18 rue Grande Bourgade à Uzès (30). Tél. 06 72 28 04 67. la-grande-galerie.com
Jusqu’au 30 septembre, la galerie Vue sur cours, à Narbonne, consacre l’une des salles de son espace à la présentation du travail de la peintre Laura Vassiliu. Si son nom ne vous est pas étranger, c’est parqu’il s’agit là de la femme qui partagea trente années avec l’auteur-compositeur-interprète Pierre Vassiliu, décédé en 2014. Artiste très jeune, elle a développé un goût pour la mode dès sa tendre enfance, elle commence par être top model dans la haute couture. Mais très vite, cela ne suffit plus à son enthousiasme, à sa fougue créatrice. Elle se découvre de nouvelles envies : la terre, la terre cuite. Laura exerce également ses talents dans la décoration d’intérieur, collabore avec des architectes, crée pour des particuliers. À Vue sur cours, ce sont des travaux plus récents que l’on découvre. Aujourd’hui, elle dessine et colorise sur supports variés, et sur papiers. Un monde fantasmagorique surgit de l’observance des paréidolies découvertes sur l’écorce des troncs d’arbres. Une salle entière de la galerie présente une vingtaine d’œuvres de l’artiste qui retracent son tout dernier travail inspiré de son rapport avec la nature. Jusqu’au 30 septembre, à la galerie Vue sur cours à Narbonne (11). Tél. 06 52 68 48 20. vuesurcours.com
roBerT loBeT, 20 ans de Poésie À LA BIBLIOTHÈQUE CARRÉ D’ART À NÎMES Peintre, graveur et éditeur, Robert Lobet est un amoureux des mots et de leur transmission. Fasciné par les traces laissées par les signes, il dessine, peint, grave et imprime les livres au gré de fructueuses rencontres, artistiques et souvent amicales, d’auteurs aux horizons divers et parfois lointains. En 2001, il fonde les éditions de la Margeride en leur donnant pour emblème une « Maison des livres » inspirée des sculptures qu’il a construites dès son retour d’Égypte. L’exposition présentée à la Bibliothèque Carré d’art retrace un parcours créatif, riche de multiples collaborations, aboutissant à une production éditoriale et la volonté de partage de Robert Lobet. Depuis le début des années 2000, au gré de ses voyages et de ses rencontres, il fait cheminer ensemble poètes et artistes. Son œuvre de créateur et son travail d’éditeur esquissent ainsi le même espace : celui d’un homme libre et curieux du monde et des humains qui le peuplent. Jusqu’au 18 septembre, à la Bibliothèque Carré d’art à Nîmes (30). nimes.fr
chamBre 114
AU VILLAGE DES ARTS À OCTON La Chambre 114 pourrait être l’espace universel de nos désenchantements de femmes mais se serait aussi triste que de n’en faire qu’un lieu érotique. C’est juste une pièce dans laquelle on ne s’endort qu’au bout d’un souffle à peine mélancolique, du charbon plein les mains. Une recherche intime à travers le plaisir physique de la rencontre entre le papier, le fusain et la peau. Une exposition présentée par P.A.R.C, ouverte le samedi et le dimanche de 14h à 18h et la semaine sur rendez-vous. Du 2 septembre au 2 octobre, au Village des arts à Octon (34). –
le Jardin de sculPTures PAR CÉCILE CHIORINO À AIGUES-MORTES Après une première édition en 2021, le Jardin de sculptures imaginé par la galeriste Cécile Chiorino rouvre ses portes cet été et dans un nouveau format. On peut y découvrir une cinquantaine d’œuvres sculpturales d’extérieur inédites. Cette nouvelle exposition réunit le travail d’Hervé Louail, Marcel Timmers, Claude Bertrand ou encore Yann-Éric Eichenberg, en tout sept artistes y exposent leurs créations. Cécile Chiorino donne rendez-vous aux curieux chaque vendredi de l’été pour découvrir les sculptures, rencontrer les artistes le tout dans une ambiance musicale et accueillante. Les prochains rendezvous : les vendredis 12 août, 19 août et 26 août. Tous les vendredis jusqu’à fin août – 1550, chemin de la Pataquière à Aigues-Mortes (30). cecile-chiorino.fr
l’éTé À la Galerie des hosPices À CANET-EN-ROUSSILLON Pour son exposition estivale, la galerie des hospices de Caneten-Roussillon a choisit un thème léger et coloré : L’été. Pour illustrer la douceur de vivre de cette saison, ses couchers de soleil, sa lumière, trois jeunes artistes locaux : Clara Claus, Abel Burger, Julien Laporte. Ils expriment leur art issu de différentes inspirations et nous livrent leur été catalan, intime et léger. Des œuvres lyriques, imprégnées de couleurs et de la douceur du soleil habilleront les murs de la galerie des Hospices, un espace d’exposition au cœur du centre historique. Les artistes vivant et travaillant sur ce territoire sont des passeurs, ils offrent des chemins de liberté et de rencontres. Jusqu’au 4 septembre, à la galerie des Hospices à Canet-enRoussillon (66). canetenroussillon.fr
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À BÉZIERS Sur le chemin de vos vacances, ou à l’occasion d’une escapade dans le Biterrois, l’Office de Tourisme de Béziers vous donne rendez-vous pour des visites guidées surpreoriginales, nantes, captivantes. Tout au long de l’été, les guides vous attendent pour partager les richesses de la ville et ses alentours. Les écluses de Fonseranes On pourra ainsi partir à la découverte des nombreux trompe-l’œil qui ornent les bâtiments de la ville, ou bien remonter le temps et redécouvrir les 27 siècles d’histoire de Béziers. Pour les férus de nature, pourquoi ne pas opter pour une promenade fluviale sur l’Orb ou encore une balade commentée aux Orpellières à la découverte d’essences florales et de paysages peuplés par la faune locale. Les visiteurs curieux se satisferont de pousser les portes de lieux habituellement fermés au public tandis que les oiseaux de nuits profiteront d’une visite théâtralisée au Cimetière Vieux. Les plus sportifs ont, eux aussi, un programme adapté. Pourquoi ne pas parcourir le littoral à vélo le long d’un circuit de 13 km ? Les marcheurs découvriront les chemins de Fonseranes à l’Acropole au cours d’une randonnée entre le Canal du Midi et le centre historique. Enfin, à Sérignan, une visite au fil de l’eau vous attend pour découvrir, en canoë, la beauté de sites cachés : les Moulins de Saint-Pierre, la faune et flore, l’histoire de l’Orb et de ses riverains, les ponts, le village de Serignan. Tél. 04 99 41 36 36. beziers-mediterranee.com
PIERRES INSOLITES EN RÉGION Fort de son succès, l’événement Pierres Insolites renouvelle l’expérience en 2022 pour une troisième édition. Ces visites-spectacles, organisées aux quatre coins de la région, vous donnent rendez-vous jusqu’en octobre dans les départements d’Occitanie. Les dates : • Ven. 5 août, Sumène (30) : La Mecanik du Bonheur, Cie Sputnik, danse, théâtre et vidéo-projection. • Jeu. 25 août, Valence-sur-Baïse (32) : Soit dit’en passant, Cie iZi, arts de rue.
PATriMOINe WEEK-END D’ÉGYPTOLOGIE À FIGEAC C’était il y a 200 ans : Jean-François Champollion déchiffrait enfin les hiéroglyphes. Une découverte qui allait permettre au monde entier de comprendre l’écriture des anciens Égyptiens et d’en apprendre plus sur cette civilisation disparue. Né à Figeac, Champollion a marqué de son empreinte, et de sa découverte, la ville du Lot. Il était donc logique pour la ville de célébrer cet anniversaire hors du commun à travers de grandes célébrations. Depuis le mois de mai, expositions, spectacles, visites guidées, rencontres ou encore conférences permettent de comprendre les mystères Buste de Champollion des hiéroglyphes et d’en apprendre plus sur Jean-François Champollion. Parmi les grands rendez-vous programmés dans l’année, un week-end entièrement consacré à l’égyptologie. Du 16 au 18 septembre, pendant les Journées du Patrimoine, 50 égyptologues se réuniront à Figeac sur des thématiques variées et d’actualité. Le programme sera également riche d’un colloque autour des écritures égyptiennes de l’Antiquité, des dédicaces et des animations nombreuses. Un rendez-vous réunissant passionnés et scientifiques pour dresser un état des lieux de l’avancée de la recherche dans les différents champs de la connaissance égyptologique. Du 16 au 18 septembre, à Figeac (46). Tél. 05 65 50 31 08. eureka-figeac.fr
• Sam. 17 septembre, Souvignargues (30) : Les visites historico-hystériques, Fred Billy et Johnny Seyx, Cie Superfluu, théâtre de rue. • Sam. 17 septembre, Biran (32) : Visions, Cie Gérard Gérard, théâtre de rue. Sauveterre-deoctobre, 11 • Mar. Rouergue (12) : Reconversion, A.W.A.C – Artist Without A Cause, théâtre de rue. • Sam. 15 octobre, Nîmes (30) : Nous avons fait la nuit, Cie Satellite, danse. • Dim. 16 octobre, Hérépian (34) : Toile tissée, Cie La Double Accroche, cirque et musique. Jusqu’au 16 octobre, en région. eurekart.fr
La Compagnie Double Accroche
LES 17 ET 18 SEPTEMBRE : 39e JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE Le patrimoine durable sera au cœur de cette 39e édition des Journées européennes du patrimoine. Sur tout le territoire, les lieux culturels célèbrent la beauté du patrimoine. Les propriétaires publics et privés de monuments historiques, les associations de sauvegarde et de valorisation du patrimoine, les restaurateurs et conservateurs de biens patrimoniaux, guides conférenciers et architectes répondront présents pour accueillir le public et le sensibiliser aux milliers d’initiatives permettant de concilier valorisation du patrimoine et construction d’un environnement durable. En Occitanie, outre les lieux habituels, d’autres sites valent le détour. Quelques conseils de balades : • Ariège : le château de Foix et l’Abbatiale Saint-Volusien. • Aude : l’Abbaye de Lagrasse, le musée Narbo Via, la Tour au trésor à Carcassonne. • Aveyron : l’Hôtel de Samburcy à Millau, le Château de Calmont à Espalion. • Gard : visites du musée de la Romanité à Nîmes, la Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon. –
• Gers : l’Abbaye de Flaran à Valence-sur-Baïse, le Domus de Cieutat à Eauze. • Haute-Garonne : le château de Laréole, l’amphithéâtre romain à Toulouse. • Hautes-Pyrénées : la collégiale Saint-Laurent à Ibos, le château-fort de Lourdes. • Hérault : le Château de Flaugergues à Montpellier, l’oppidum et le musée d’Ensérune. • Lot : le musée de Cahors rénové, les Maisons Daura à SaintCirq-Lapopie. • Lozère : la cathédrale de Mende, le château du Champ à Altier. • Pyrénées-Orientales : le Palais des rois de Majorque à Perpignan et le moulin des arts et de l’artisanat d’Arles-sur-Tech. • Tarn : l’Académie des miniatures à Albi et la Forteresse de Penne. • Tarn-et-Garonne : l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue à Ginals, visites du Théâtre Olympe de Gouges à Montauban. journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr
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© Charlie Delhumeau
LES VISITES GUIDÉES
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PATRIMOINE
ÉVÉNEMENT
RECONSTITUTION HISTORIQUE PÉZENAS À L’ÉPOQUE DE MOLIÈRE
Entretien avec Robert Vivares, adjoint à la culture et aux savoirs populaires à la Ville de Pézenas Jean-Marie Bousquet, élu à l’éducation populaire, au Patrimoine Culturel Immatériel et au Patrimoine Olivier Cabassut, directeur artistique de la Reconstitution
Acteurs, spectateurs, nous serons tous SOUS LE REGARD DE MOLIÈRE
C’est le dernier grand rendez-vous de l’année 2022 à Pézenas qui célèbre notamment les 400 ans de la naissance de Molière : la grande Reconstitution historique se déroule du 16 au 18 septembre. Trois jours pendant lesquels la cité, qui a vu naître le talent du dramaturge, fera un bond dans le temps pour se plonger en plein XVIIe siècle. Robert Vivares, adjoint à la culture et aux savoirs populaires, JeanMarie Bousquet, élu à l’éducation populaire, au Patrimoine Culturel Immatériel et au Patrimoine et Olivier Cabassut, directeur artistique de la Reconstitution présentent le détail de cette manifestation grandeur nature !
Pouvez-vous rappeler dans quel contexte se dérouleront les journées de reconstitution historique à Pézenas, du 16 au 18 septembre ? Robert Vivares et Jean-Marie Bousquet : À Pézenas, 2022 se vit au rythme des 400 ans de la naissance du plus illustre des auteurs et comédiens, Molière, et des 100 ans de cet auteur et interprète de génie, joueur de mots doté d’un imaginaire sans limite, Boby Lapointe. Ainsi, pour cette année exceptionnelle, la Ville de Pézenas se mobilise aux côtés des acteurs de notre territoire : les nombreux rendez-vous qui ponctuent l’année témoignent de cette forte dynamique artistique, artisanale, sociale et culturelle ! À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, la reconstitution historique compte parmi les temps forts de cette célébration du 400ème anniversaire de Molière. Pézenas sera plongé en plein XVIIe siècle pendant trois jours à travers un programme d’animations et de spectacles grandeur nature, dont la direction artistique a été confiée à Olivier Pézenas sera plongé Cabassut (Compagnie Les Scènes d’Oc) qui rassemble des associations locales, des en plein XVIIe siècle bénévoles, des professionnels du spectapendant trois jours cle, des amateurs…
ticulier de la vie de Molière, mais plutôt de tenter de replonger les visiteurs dans l’ambiance que l’illustre comédien aurait pu découvrir lors de ses venues à Pézenas. J’ai choisi une des périodes les plus déterminantes de la vie de Jean-Baptiste Poquelin : 1653, l’année où il rencontre le Prince de Conti, qui va devenir son principal mécène. Les spectateurs auront plaisir à évoluer dans l’espace et le temps, et devenir eux-mêmes les acteurs de la fête. Acteurs, spectateurs, nous serons tous sous le regard de Molière ! Une reconstitution sur trois jours est un événement de grande envergure ! Quel est votre objectif ? Robert Vivares et Jean-Marie Bousquet : Lors de cette grande fête populaire participative, qui associe toutes les forces vives du territoire – acteurs associatifs, artistes, artisans, commerçants, citoyens – la Ville de Pézenas, ancienne capitale des États du Languedoc, permet à notre riche patrimoine architectural et aux nombreux talents de notre cité de résonner au-delà des frontières. La préparation de cet événement aura mobilisé une grande partie de la population avec l’objectif de s’ouvrir aux représentations artistiques et culturelles les plus variées, correspondant également aux besoins de relance touristique et culturelle suite à la crise sanitaire. Pézenas est surnommée « Capitale culturelle » du territoire Hérault Méditerranée : nous faisons le pari que tout en entretenant et en renouvelant l’héritage d’un Molière occitan, cette fête marquera fortement les esprits !
Pour plonger les visiteurs et les participants en plein XVIIe siècle, vous avez fait appel à des compagnies de théâtre. Quelles sont-elles et quel est le rôle de chacun dans cette reconstitution ? Olivier Cabassut : Les acteurs de cet évènement seront composés d’un savant mélange de professionnels du spectacle, d’amateurs, de bénévoles, d’associations locales… Ma mission sera de faire en sorte que l’alchimie fonctionne le jour de l’évènement. Nous pourrons compter sur des artistes de grande qualité avec qui nous avons l’habitude de travailler, comme les musiciens de Saboï, Els Berros de la Cort, les Bretteurs des lames sur scène, les Vils Faquins, la compagnie Les Scènes d’OC, l’Académie du spectacle, l’équipe de Manu Solivellas composée de cavaliers, de cascadeurs, et de comédiens, la compagnie Medio evo, la compagnie Joyeuse Gravité, et bien d’autres ! Et puis, on retrouvera des institutions piscénoises : le collectif Temporadas, l’ensemble vocal les Fadas et des nouveaux venus, la compagnie toulousaine de l’Esquisse, les Compagnons de LA Noue Bras de fer… Mais, bien entendu, le cœur de l’évènement sera constitué par les nombreuses associations piscénoises qui vont s’investir pendant ces journées aussi bien artistiquement que dans l’accueil des tavernes et des lieux patrimoniaux. Quels événements de la vie de Molière à Pézenas seront illustrés au cours de la Reconstitution ? Olivier Cabassut : Il ne sera pas forcément question d’un élément en par–
Photo Panoramix - Eric Baudou
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Le programme de la Reconstitution • Ven. 16 septembre : 18h, cérémonie d’ouverture ; 20h, repas dans les tavernes ; 21h, spectacle nocturne déambulatoire Vendémias et voyage en Dionysies. • Sam. 17 septembre : 10h, Escarmouche (combats, cascades, comédies) ; 11h, ouverture des États du Languedoc ; 12h, repas dans les tavernes ; 14h30, En avant ! (revue des militaires) ; 15h30, Miracles ! (combats, cascades, comédies) ; 16h30, La représentation n’aura pas lieu, spectacle comédie ; 18h30, Arrivée du prince de Conti (défile et discours du prince) ; 20h, repas dans les tavernes ; à partir de 21h30, Les nuits baroques (déambulations musicale et festive puis bal de musique ancienne). • Dim. 18 septembre : 10h30, Cortège du Saint-sacrement (défilé) ; 11h, Passe d’armes du prince de Conti ; 12h, repas dans les tavernes ; 15h, Oyez braves gens ! (comédie) ; 16h, Arrestation du chef de la cour des miracles (comédie, combats, cascades) ; 17h, La parade des saltimbanques ; 18h, Fermeture des États du Languedoc. pezenas2022.fr
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DOSSIER
Temps forts
© Jean-Christophe Milhet / Hans Lucas
FESTIVALS
SOMMAIRE
Festival Visa pour l’image à Perpignan du 27 août au 11 septembre
> PLURIARTISTIQUES
> MUSIQUE CLASSIQUE & LYRIQUE
> JAZZ
> MUSIQUES
> PHOTO
> CINÉMA
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Les PLURIartistiques
Temps forts à l’Opéra Comédie : • Mar. 6 septembre, 20h : concert d’ouverture avec Salim Fergani. • Mer. 7 septembre, 20h : concert lyrique avec Ariana Vafadari et Driss El Maloumi, et la participation de Rana Gorgani. Au Domaine d’O : • Ven. 9 septembre, 19h : Rami Khalife, piano subversif, au Théâtre Jean-Claude Carrière. • Ven. 9 septembre, 21h30 : Anouar Brahem Quartet, poésie et oud, à l’Amphi d’O.
Salim Fergani
• Sam. 10 septembre, 18h : Adnan Joubran, création du festival, au Théâtre Jean-Claude Carrière. • Sam. 10 septembre, 21h30 : création avec Marcel Khalifé et Bachar Mar-Khalifé, à l’Amphi d’O. • Dim. 11 septembre, 15h : cabaret hommage du Kabareh Cheikhats, au Théâtre Jean-Claude Carrière. • Dim. 11 septembre, 18h : stand-up de Djamil le Shlag, au Théâtre JeanClaude Carrière. • Dim. 11 septembre, 20h : une nuit en Algérie avec Djam et Lemma, à
FOLIES GRUSS À BÉZIERS
l’Amphi d’O. • Ven. 16 septembre, 19h : Samah Mustafa et Yüma, à la découverte de la nouvelle scène arabe, au Théâtre Jean-Claude Carrière. • Ven. 16 septembre, 21h30 : humour avec Le Comte de Bouderbala, à l’Amphi d’O. • Sam. 17 septembre, 18h : nouvelle scène arabe avec Samifati et Bedouin Burger, au Théâtre JeanClaude Carrière. • Sam. 17 septembre, 21h30 : création avec Dhafer Youssef, Ballaké
Le Comte de Bouderbala
© Renaud Corloue
Il clôture l’été et appelle la rentrée, le festival Arabesques est l’un des rendez-vous phare du mois de septembre à Montpellier ! Cette 17e édition reste fidèle aux engagements culturels de l’événement en proposant une programmation autour des arts du monde arabe où l’humour et la musique domineront largement. Concerts et spectacles d’humour seront au cœur des quinze jours du festival qui mettra à l’honneur grands noms de la scène arabe et jeunes talents à découvrir. À noter, la forte présence des maîtres de l’oud pour des concerts magiques sous le ciel étoilé, ainsi que plusieurs créations du festival.
© Kassantin
17e FESTIVAL ARABESQUES À MONTPELLIER
Sissoko, Eivind Aarset, à l’Amphi d’O. • Dim. 18 septembre, 18h : stand up avec AZ, au Théâtre Jean-Claude Carrière. • Dim. 18 septembre, 20h : Kamel El Harrachi partage le plateau avec Labess, à l’Amphi d’O. À la Halle Tropisme : • Jeu. 15 septembre, 19h : Arabesques Sound System, DJs sets, à la Halle Tropisme. Du 6 au 18 septembre, à Montpellier. Tél. 04 99 77 00 17. festivalarabesques.fr
LES NUITS D’O AU DOMAINE D’O À MONTPELLIER
Après le succès de sa première édition, les Folies Gruss sont de retour à Béziers ! Entre animations, concerts et grand spectacle, 24 artistes se réunissent sous le chapiteau pour émerveiller petits et grands ! Pour cette deuxième année la famille Gruss présentera sa nouvelle création originale dans un écrin totalement naturel, pensé pour tous, à l’occasion d’une soirée magique sous un ciel étoilé. Trois temps forts rythmeront les soirées. Le pré-show vous fera entrer dans l’univers de la famille Gruss. Alexandre vous accueillera, accompagné de son cheval Cyrius et vous conviera à un dîner rythmé par des animations surprises et des prestations artistiques et musicales. Seconde partie de la soirée, le show est un spectacle équestre et aérien où chacun s’émerveillera devant les envolées aériennes, les acrobaties équestres, les tableaux comiques et musicaux rythmés par un orchestre live survolté et une chanteuse talentueuse ! Enfin, prenez part à l’after show, un moment privilégié en compagnie des artistes. Jusqu’au 31 août - 1487, route de Narbonne à Béziers (34). folies-gruss.com –
Les quatre soirées : • Mercredi 24 août : Sound System « Salomon Heritage », projection Le premier rasta d’Hélène Lee. • Jeudi 25 août : Sound System « Salomon Heritage », projection de Rude Boy de Jack Hazan et David Mingay. Antony Joseph • Vendredi 26 août : Sound System « Imperial Mighty Sound ». Concert d’Antony Joseph. Projection de This is England de Shane Meadows et Thomas Turgoose. • Samedi 27 août : Sound System « Imperial Mighty Sound ». Concert de Jazz Jamaïca. Projection de The harder they come de Pierre Henzell. Du 24 au 27 août, au Domaine d’O à Montpellier. Tél. 0800 200 165. domainedo.fr
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© Bunny Bread
Le reggae s’invite au Domaine d’O cet été. C’est en effet le thème des quatre soirées en plein air dédiées au cinéma et à la musique à travers des expositions, conférences, disquaires, sound systems, concerts, films et rencontres. Une façon de comprendre l’influence du reggae dans la culture populaire, son impact social et politique sur le cinéma, la littérature et la musique.
LES INTERNATIONALES DE LA GUITARE EN RÉGION
SORTIES DE RUE DE RAMONVILLE À RAMONVILLE
Rendez-vous incontournable de la rentrée en Occitanie, les Internationales de la guitare s’étaleront cette année sur un mois. Un festival où l’instrument à cordes est le roi, et dont les concerts sont à suivre en itinérance dans toute la région. Par ailleurs, Toulouse accueillera le 25e Salon de la Lutherie les 17 et 18 sept., à La Cité. Temps fort : • Ven. 16 sept., Toulouse : Melchor Campos. • Sam. 17 sept., Toulouse : Nina Attal Nina Attal & Guests. • Jeu. 22 sept., Montpellier : • Jeu. 6 oct., Montpellier : Jean-Louis Murat. Kumbia Boruka. • Ven. 23 sept., Prades-le-Lez : • Ven. 7 oct., Lattes : Superdownhome. Raül Refree & Nino De Elche. • Mer. 28 sept., Montpellier : • Ven. 7 oct., Assas : Amélie-les-Crayons chante avec les Francesco Piu Quartet. Doigts de l’Homme. • Sam. 8 oct., Montpellier : Rover. • Ven. 30 sept., Montpellier : • Ven. 14 oct., Rivesaltes : Biréli Lagrène. Roberto Aussel. • Ven. 30 sept., Lunel : Axel Bauer. • Sam. 15 oct., La Grande Motte : • Sam. 1er oct., Montpellier : Patricia Guerrero. Selah Sue. • Dim. 16 oct., Sète : Mocke. • Sam. 1er oct., St-Bauzille-de-Mont- • Mer. 19 oct., Montpellier : Goran mel : Loco Cello. Bregovic et le Grand Orchestre. • Sam. 1er oct., Lunel : Pascal Parisot. Du 16 sept. au 19 octobre, en • Mer. 5 oct., Montpellier : région. Otis Taylor. Tél: 04 67 66 36 55. les-ig.com
Une trentaine de compagnies et une centaine de représentations mettront en avant les arts de la rue pour cette 35e édition. Au programme : installations, ateliers, concerts, bals ou encore performances diverses. Les compagnies invitées : • Gora ! - Balle perdue collectif : autofiction d’enfance, ven. Gora ! Un selfie au milieu des Sioux 9 et sam. 10 sept. • La mare où l’on se mire – Chien- • MDR – Los Galindos : farce incisive, dent Théâtre : projet d’opéra fan- ven. 9 et sam. 10 sept. • Danser dans mon petit salon sans taisie, sam. 10 et dim. 11 sept. • À taille humaine + Tu parlais de me poser de questions - Muerto moi sans me connaitre – Délit de Coco : la virilité mise à nue, ven. 9 façade : diptyque pour l’égalité, et sam. 10 sept. • Freeze ! – Nick Steur : performance, sam. 10 et dim. 11 sept. • Limwelt – Endogène : jonglage, sam. 10 et dim. 11 sept. • Cuatro Puntos – Other side comsam. 10 sept. • La Brise de la pastille - Galapiat pany : valse bestiale, sam. 10 et Cirque : clown philosophe, les 8, 10 dim. 11 sept. • Clémence de Clamard – Roizizo et 11 sept. • S’arrêter – collectif G. Bistaki : va- Théâtre : discussion avec le public, gabondage allégorique, sam. 10 et les 8, 10 et 11 sept. • Surcouf – Sacékripa : cirque naudim. 11 sept. • Tire-toi de mon herbe Bambi ! – tique, sam. 10 et dim. 11 sept. La cour singulière : ode à la nature, • Le sourire est un élastique tendu entre les oreilles – Les Cubiténistes : sam. 10 sept. • Rapprochons-nous – La mondiale manif peinte, sam. 10 et dim. 11 générale : cirque de situations, sam. sept. Du 8 au 11 sept. à Ramonville 10 et dim. 11 sept. • Fugue, Les toiles cirées : échappée (31). Tél. 05 61 73 00 48. festivalramonville-arto.fr sonore, sam. 10 et dim. 11 sept.
L’ODÉON À PÉROLS
Faites l'amour pas des gosses
Avant une pause estivale mi-août, l’Odéon de Pérols accueille encore plusieurs spectacles. Reprise prévue ensuite à partir du 21 septembre pour une nouvelle saison de spectacles entre seul en scène, jeune public et comédies. Les prochaines dates : • Mar. 9 août : à 21h15, Faites l’amour pas des gosses. • Mer. 10 août : à 11h15, Aladin et la lampe merveilleuse ; à 19h30, Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. • Jeu. 11 août : 19h30, Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. • Ven. 12 août : à 15h, Aladin et la
lampe merveilleuse ; 19h30, Règlement de couple ; 21h15, Benoît Labannierre. • Sam. 13 août : à 17h, Les parents viennent de mars et les enfants de McDo (chez maman) ; 19h30, Last Action Hypnose. • Mer. 21 et jeu. 22 septembre : à 20h30, Jean-Marie Bigard. • Ven. 23 septembre : à 19h30, Karim Duval. • Jeu. 29 septembre : à 20h45, Caroline Estremo. • Mer. 5 octobre : à 20h45, Improvatar. • Ven. 7 octobre : à 19h30, Florian Lex. Tél. 04 26 85 37 24. odeonmontpellier.com –
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MUSIQUECLASSIQUE
MA VIGNE EN MUSIQUE
100 % CLASSIQUE À LA GRANDE MOTTE Cette 8e édition du festival 100 % classique de La Grande Motte comportera quelques nouveautés ! Comme chaque année, le festival réunira sur scène des artistes de la région, mais aussi des solistes internationaux et les musiciens de l’Orchestre de Chambre du Languedoc. Et, pour cette nouvelle édition, le festival proposera également deux nouveautés : un concert à vivre en famille et deux soirées à Montpellier, au château de Flaugergues et à Notre-Dame des tables. Le programme : • Ven. 23 septembre, 19h, église Saint-Augustin : les Solistes de l’Orchestre de chambre du Languedoc. • Sam. 24 septembre, 19h, Palais des congrès J. Balladur : Grands solistes, avec Alexandra Soumm (violon), Illya Amar (vibraphone), Daniel Gurfinkel (clarinette). • Mer. 28 septembre, 18h, Palais des congrès J. Balladur : Orage à quatre voix, par le Quatuor Anches Hantées. • Jeu. 29 septembre, 19h, église
© Rob Sitbon
Une fois pourrait devenir coutume, car ce premier concert de guitare du festival accueille, le 27 août, une des grandes virtuoses de l’instrument, Liat Cohen, surnommée « princesse de la guitare classique ». Encensée par la critique, soulevant et bouleversant le public par son énergie et son talent, c’est un moment unique, un concert à ne pas rater. Le programme très varié de Souvenirs de l’Alhambra est à découvrir ! Les 23 et 24 septembre, Ma Liat Cohen vigne en musique ira à la rencontre du violon, avec Maïté Louis et le pianiste Cyril Guillotin, initiateur du festival. Un festival off est prévu le 23 septembre, avec Charlène, une artiste du cru, pétillante et sensible, énergique, pleine d’imagination, qui depuis l’enfance, jongle entre différentes disciplines artistiques, la danse, le dessin, le théâtre, le chant. Elle interprète ses propres compositions sur les scènes d’Occitanie et se laisse volontiers influencer par une atmosphère anglo-saxonne mâtinée de jazzy. Dimanche 25 septembre, un récital de prestige à voir avec le talentueux pianiste François-Frédéric Guy. La clôture du festival se fera sous le patronage de Frédéric Lodéon. Le 15 octobre, il présentera une création en compagnie du quatuor Anches Hantées et de Laurent Lefrançois puis, le 16 octobre, il signera le concert de clôture avec, à ses côtés, le Quatuor Ellispsos. Jusqu’au 16 octobre, à Narbonne et sa région (11). Tél. 07 63 18 52 45. narbonne-classic-festival.fr
© orlanefougeroux
FESTIVAL DE L’ABBAYE DE SYLVANÈS
À NARBONNE
Dans un cadre d’exception, près de Millau, dans l’Aveyron, l’ancienne abbaye cistercienne de Sylvanès représente un haut lieu de culture, d’art et de spiritualité, qui accueille l’été le festival de musiques sacrées et musiques du monde. Musique et dialogue des cultures président à l’évènement. Expérimenter, partager, transmettre, sont les maîtres-mots, inscrits autour du patrimoine, de la diffusion, la création et production musicale. La formation, le chant pour débutants, amateurs et professionnels, le tout associé à de nombreux stages, se situent au centre de l’éducation et de la pratique artistique des jeunes. Médiation et sensibilisation sont au cœur des rencontres, lors de colloques interculturel et religieux. En cette 45e édition, l’abbatiale dotée de nouveaux vitraux, à l’acoustique irréprochable, accueillera des artistes de renommée internationale pour une édition conjuguant le grand répertoire sacré d’Occident et les traditions musicales sacrées et populaires du monde entier. Une belle invite au voyage, à la découverte de chants, danses et rythmes d’ailleurs Au programme, de grands compositeurs parmi lesquels Moussorgski, Vivaldi, Rutter et Pachelbel, Fauré, Bach, Mozart, de la musique de chambre, des chœurs, des musiques vocales sacrées, des chants de femmes et, plus festifs, des chants gitans. Jusqu’au 28 août, à l’abbaye de Sylvanès (12) Tél. 05 65 98 20 20. sylvanes.com
LES NUITS MUSICALES DE FONTFROIDE À L’ABBAYE DE FONTFROIDE À NARBONNE
Saint-Augustin : Opéra sans diva, par le Quatuor Anches Hantées. • Ven. 30 septembre, 19h, Palais des congrès J. Balladur : Musiques en voyage. • Sam. 1er octobre, 20h, NotreDame des tables (Montpellier) : concert pour Emmaüs. • Dim. 2 octobre, 17h30, château de Flaugergues (Montpellier) : les Solistes de l’Orchestre de chambre du Languedoc. Du 23 septembre au 2 octobre, à La Grande Motte (34). Tél. 04 67 56 42 00. lagrandemotte.com –
C’est grâce à Gustave Fayet, qui racheta l’abbaye de Fontfroide, prière de visiter le musée, à la musicale démarche fédératrice de ce peintre, que les murs de l’abbaye s’emplissent de notes dans les nuits estivales. À l’époque, s’y rencontraient déjà, des musiciens et compositeurs. L’avenir ouvrait le champ à la musique sous les meilleurs auspices, jusqu’à y développer aujourd’hui, la création, dont ce festival sur trois jours, avec Pierre Genisson la participation de Pierre Génisson, Julien Beaudiment, la mezzo-soprano Delphine Haidan, Anna Petron et Bruno Fontaine, entre autres. Une programmation différente est prévue tous les soirs. Autour de Pierre Génisson, directeur artistique du festival, les musiciens présents interpréteront Ravel, Chausson, Debussy, mais également Mozart, Beethoven, Brahms dans leurs plus belles œuvres de musique de chambre. La création contemporaine ne sera pas oubliée, avec une œuvre de Guillaume Connesson, et le quatuor à cordes de Karol Beffa, compositeur de l’année aux Victoires de la musique classique en 2013 et 2018, en résidence à Fontfroide. Du 24 au 27 août, à l’abbaye de Fontfroide à Narbonne (11). Tél. 04 68 45 11 08. fontfroide.com
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© Denis Gliksman
FesTiVals
Festival d’Opéra du Grand Sud présentent
Exposition VISIBLE TOUTE L'ANNEE "l'Opéra et Meyrueis" 16 août à 21h : au château de ROQUEDOLS GALA D' OUVERTURE 18 et 19 août à 21h : au château de ROQUEDOLS LA VIE PARISIENNE DE J. OFFENBACH mise en scène d'Emmanuel Marfoglia avec les artistes de FOGS 21 août à 21h : au château de ROQUEDOLS CONCERT DE CLÔTURE INVITÉ D HONNEUR : FRÉDÉRIC LEPAGE réalisateur, cinéaste, auteur et co scénariste avec E. Marfoglia de La Vie Parisienne portée à l'écran. Il dédicacera son roman SI LA BÊTE S ÉVEILLE
Sam. 17 à 19h et dim. 18 septembre à 18h au château de Sambucy LOGOS avec Laure Crumière et Thomas Marfoglia Réservation O. T. de Millau Tél. 05 65 60 02 42 Festival d'Opéra du Grand Sud 20, quai de la barrière 48150 MEYRUEIS www.festivaldoperadugrandsud.fr
FESTIVAL D’OPÉRA DU GRAND SUD A MEYRUEIS
Entretien avec Françoise Gandelin Présidente de Pézenas enchanté
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Pézenas Enchantée est une grande famille qui aime retrouver ses artistes
Comme chaque année, les voix lyriques de Pézenas enchanté feront vibrer Pézenas. Cette 16e édition sera toutefois spéciale pour le festival qui, comme de nombreux acteurs culturels piscénois, rendra hommage aux deux illustres figures culturelles célébrées cette année par la ville : Molière et Boby Lapointe. Françoise Gandelin, présidente de Pézenas enchanté, nous en dit plus sur la programmation 2022.
La vie parisenne
Le château de Roquedols, à Meyrueis, sert de décor au Festival d’opéra du grand sud. En 2022, l’événement revient dans une nouvelle version et revisite sa programmation ! Un répertoire joyeux, une équipe artistique renouvelée et une ouverture sur le monde des personnalités avec un invité d’honneur différent à chaque édition sont les nouveaux attributs du festival. Cette année donc, FOGS accueillera Frédéric Lepage, réalisateur, cinéaste, auteur et co-scénariste, avec E. Marfoglia, de La vie parisenne portée à l’écran. Le programme : • Mar. 16 août, 21h : concert de gala d’ouverture, De Napes à Paris, avec Laure Crumière, Emmanuelle Fruchard et Thomas Marfoglia. • Jeu. 18 août, 21h : La vie parisienne, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach. • Ven. 19 août, 21h : La vie parisienne, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach. • Dim. 21 août, 21h : concert de clôture, Les folies lyriques, autour du répertoire de l’opéra bouffe avec Christophe Belliveau, Laure Crumière, Emmanuelle Fruchard, Fanny Crouet, Thomas Marfoglia. Du 16 au 21 août, à Meyrueis (48). festivaldoperadugrandsud.fr
LES TROUBADOURS CHANTENT L’ART ROMAN EN OCCITANIE Le festival Les troubadours chantent l’art roman en Occitanie signe cette année sa 17e édition. Orienté vers les cultures occitane et catalane, sa visée est l’accès à la culture pour tous en proposant des concerts de qualité dans les zones rurales, A Funtana tout en investissant le riche patrimoine roman, médiéval et gothique méridional. Plusieurs dizaines d’artistes, majoritairement installés en Occitanie y participent avec plus que jamais cette année, des créations originales. Les prochains temps forts : • Sam. 13 août, Luz Saint-Sauveur (65) : Maayan. • Dim.14 août, Sarrant (32) : Beatritz. • Dim. 14 août, Canet de Salars (12) : Maayan. • Dim. 4 septembre, Saint-Papoul (11) : Witiza. • Ven. 9 septembre, Flourens (31) : Duo Calèu.
• Ven.16 septembre, Nogaro - Collégiale Saint-Nicolas (32) : A Funtana. • Sam. 17 septembre, Lombez (32) : A Funtana. • Dim. 18 septembre, Gruissan (11) : Troubadours Art Ensemble. • Dim. 18 septembre, Saint-Lizier (09) : Maayan. • Sam. 24 septembre, Bazièges (31) : Troubadours Art Ensemble. • Dim. 25 septembre, Audressein (09) : Troubadours Art Ensemble. • Ven. 30 septembre, CastelnauPégayrols (12) : Troubadours Art Ensemble. Jusqu’au 29 octobre, en Occitanie. Tél. 09 72 95 90 46. festival-troubadoursartroman.fr –
2022 est une année spéciale à Pézenas, la ville célèbre les 400 ans de la naissance de Molière ainsi que les 100 ans de la naissance de Boby Lapointe. Ces événements seront-ils au cœur de la programmation ? 2022 est une année exceptionnelle pour Pézenas, et nous nous devions, en tant qu’association culturelle piscénoise, d’y Christine Guiraud et Françoise Gandelin participer. Nous allons produire Don Giovanni, opéra de Mozart pour le gala d’ouverture du festival, le 8 octobre, en hommage à Molière. Nous avons aussi prévu un Café Lyrique Enchanté consacré à Boby Lapointe en novembre, et nous avons également en cours de production en partenariat avec Pézenas Pianos en Scène, un concert Boby Lyric qui mêlera lyrique et chansons de Boby, courant décembre. Pézenas enchanté, c’est aussi une master class animée chaque année par un grand nom du lyrique. Pouvez-vous nous en dire plus sur celui ou celle qui la dirigera cette année ? Cette 16e édition est bâtie, tout comme les précédentes, autour d’une master class de chant lyrique consacrée à des airs d’opéras, mélodies et oratorios. 2022 voit revenir à Pézenas, Annick Massis, reconnue internationalement comme l’une des plus grandes sopranos françaises. Elle a chanté sur toutes les scènes d’opéra du monde, et est l’invitée régulière des plus grands festivals. C’est un honneur pour nous qu’elle ait accepté de diriger à nouveau la master class, destinée à des élèves de haut niveau, professionnels et amateurs confirmés. Elle sera accompagnée au piano par Gianni Fabbrini, chef de chant avec lequel elle a travaillé à la Scala de Milan ou au Liceu de Barcelone. Chaque jour, nous allons nous laisser captiver, émerveiller par ces voix, que le travail des jeunes solistes façonne peu à peu grâce aux conseils d’Annick et Gianni. Ces deux grands artistes sont également de merveilleux pédagogues, ils ont un dynamisme et une générosité qui s’inscrivent exactement dans l’esprit de notre festival ! La programmation 2022 comporte donc une création autour de Don Giovanni de Mozart ? Après La Flûte enchantée en 2021, nous avons décidé pour le gala d’ouverture, de produire Don Giovanni, opéra de Mozart, dont le livret est un clin d’œil à Molière. Valérie Marestin, de l’opéra d’Avignon, fait la mise en scène, Eric Laur assure la direction musicale sous l’œil avisé de Jean-Pierre Torrent, responsable artistique, vice-président du festival. Nous avons sélectionné des chanteurs et chanteuses lyriques qui, à une exception près, ont déjà participé à notre festival. Pézenas Enchantée est une grande famille qui aime retrouver ses artistes chaque fois qu’elle le peut. Nous ne doutons pas que ce sera un concert plein de solennité et d’émotions dans lequel de magnifiques talents vont se révéler sous le regard de Molière qui est toujours là, quelque part à Pézenas, mais aussi dans le souvenir de Gabriel Bacquier, un des plus grands Don Giovanni ! Du 8 au 23 octobre, à Pézenas (34). Toute la programmation : pezenasenchantee.fr
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Festivals
Musique classique
FesTiVals
34 JAZZÈBRE DANS LES PYRÉNÉES-ORIENTALES e
Maestro 4tet, théâtre municipal. • Sam. 15 oct. : 16h, Synestet + Anneleen Boehme, La Casa musicale ; 20h30, Sélène Saint Aimé + Red Desert Orchestra, théâtre municipal. Temps forts dans les Pyrénées-Orientales : • Dim. 25 sept. : 12h30, pique-nique avec La Gallera Social Club et la Fanfare du festival, SainteColombe-de-la-Commanderie. • Ven. 30 sept. : 21h, Théo Girard Trio, Eus. • Dim. 2 oct. : 12h30, pique-nique avec Cocanha, Château d’Aubiry à Céret. • Ven. 7 oct. : 19h, karaoké littéraire avec Nathalie Guida à Cabestan ; 21h, Louise Jallu 4tet, PortVendres. • Sam. 8 oct. : 21h, Erika Stucky Ping-Pong, caves Ecoiffier à Alénya. • Dim. 9 oct. : 11h, Suzanne, Catllar. • Dim. 16 oct. : 12h30, pique-nique avec Le Bus Rouge et la Fanfare du festival, Collioure. Du 23 septembre au 16 octobre, à Perpignan et dans les PyrénéesOrientales (66). Tél. 04 68 51 13 14. jazzebre.com © Jjean-Marc Lubrano
Véritable institution de la musique, le festival Jazzèbre est l’événement de la rentrée perpignanaise. Cette 34e édition ne fait pas défaut à la réputation de Jazzèbre et proposera toute la diversité et les sonorités du jazz. La note bleue se fera régulièrement voyageuse, invitant à découvrir des musiques venues d’Israël, de Guadeloupe, des Caraïbes, des États-Unis, du Venezuela. À ne pas manquez cette année, une création inédite imaginée par le musicien Valentin Ceccaldi. Temps forts à Perpignan : • Ven. 23 sept. : 20h30, soirée d’ouverture avec Polobi and The Gwo Ka Masters + DJ set, La Casa musicale. • Sam. 24 sept. : 18h, création de Valentin Ceccaldi, conservatoire M. Caballé ; 20h, DJ set La Gallera Social Club, Bar Le Têt. • Jeu. 29 sept. : 20h30, Anthony Joseph, El Mediator. • Sam. 1er oct. : 21h, duo Grégory Daltin & Marco BarMichel Portal doscia, cinema Vautier. • Dim. 9 oct. : 18h, Cecile McLorin Salvant, l’Archipel. • Jeu. 13 oct. : 19h, cinémusiques autour de Chavela Vargas, cinéma Le Castillet. • Ven. 14 oct. : 18h30 et 21h, Michel Portal et Roberto Negro + Shaï
JaZZ
NÎMES MÉTROPOLE JAZZ FESTIVAL Une déferlante de jazz va s’abattre sur la métropole nîmoise ! Le Nîmes Jazz Métropole Festival, c’est un mois de concerts sur tout le territoire, des têtes d’affiches et des jeunes talents à découvrir qui, tous, vibrent au rythme de la note bleue. Les concerts : • Jeu. 22 septembre : Natalia M. King, jardins de la Fontaine, Nîmes. • Ven. 23 septembre : Antonio Lizana 5tet, jardins de la Fontaine, Nîmes. • Sam. 24 septembre : Duo Amaléa + Irene Reig, jardins de la Fontaine, Nîmes. • Jeu. 29 septembre : Sandra Cipolat Trio + Youn Sun Nah, St-Geniès-de-Malgoirès. • Ven. 30 septembre : Erik Truffaz & EsManu Katché treilla Besson, Bezouce. • Sam. 1er octobre : Duo Amaléa + El Comité, Rodilhan. • Ven. 7 octobre : Dimitri Naïditch, Sernhac.
• Sam. 8 octobre : NaÏma Quartet, Monty Alexander Trio, Garons. • Mer. 12 octobre : Tremplin Jazz, théâtre Christian Liger, Nîmes. • Jeu. 13 octobre : Daymé Arocena, Bernis. • Ven. 14 octobre : Kokosch!ka + Richard Bona, Milhaud. • Sam. 15 octobre : Ishkero + Theo Croker, Saint-Gilles. • Mar. 18 octobre : Christian Lavigne Trio + Gretchen Parlato, Poulx. • Mer. 19 octobre : Orange Blossom & François Delarozière, Paloma, Nîmes. • Jeu. 20 octobre : Lakecia Benjamin, Saint-Dionisy. • Ven. 21 octobre : Samara Joy, SaintMamert. • Sam. 22 octobre : Gasy Jazz Project + Manu Katché ft. Isadora, Langlade. Du 22 septembre au 22 octobre, à Nîmes (30). nmjf.fr
Tous les étés, le caveau de Beauvignac, à Mèze, s’anime au rythme du jazz pour des soirées entre vins et musique. La formule est simple, mais efficace : de la musique délicieusement jazzy, une gamme de vins typiques et rafraîchissants, un repas concocté avec passion et savoir-faire par un traiteur local, de quoi passer des soirées exceptionnelles ! Si le festival a commencé en juillet, il reste encore de belles soirées à décou- Swunky Long Legs Septet vrir ! Les concerts en août : Jeu. 11 août : Irina Gonzalez Quartet, une formation aux sonorités jazzy, afro-latines et caribéennes. Jeu. 18 août : Swunky Long Legs Septet, Emily Prezeniczka, véritable Show Girl, portée par des musiciens professionnels forment un cocktail explosif. Jeu. 25 août : Ella Trio, Cécile Andrée, Cathy Escoffier et Guillaume Renard revisitent avec gaieté une partie de l’énorme répertoire d’Ella Fitzgerald. Jusqu’au 25 août, au caveau de Beauvignac à Mèze (34). Tél. 04 67 43 80 48.
2e édition pour Jazz Ô Palais à Albi ! Le festival est donc de retour avec une édition enrichie et plus importante. Trois soirées de concerts sont programmées et, chaque soir, deux grands artistes se succèderont sur la scène installée sur la place du Palais. NouRichard Galliano veauté de cette 2e édition, un accès aux concerts en after, qui se joueront dans le cloître. Un petit nouveau dans les festivals jazzy qui n’a rien à envier à ses « grands frères » régionaux grâce à une belle programmation : • Jeu. 1er septembre : 20h45, Natalia M. King 5tet ; 22h30, Richard Galliano « New York Tango Trio” : hommage à Astor Piazzolla ; de 19h à 20h30 et de 00h à 1h30 : Philippe Lejeune Quartet. • Ven. 2 septembre : 20h45, Aurore Voilqué ft. Angelo Debarre ; 23h30, Florin Niculescu invite Laurent Escoudé ; de 19h à 20h30 et de 00h à 1h30 : Royal Swing. • Sam. 3 septembre : 20h45, Orlando Poleo y su Chaworo, 22h30, Ben. (L’Oncle Soul) ; de 19h à 20h30 et de 00h à 1h30 : Serenity Quartet – Stan Getz Tribute. Du 1er au 3 septembre, à Albi (81). jazzopalaisalbi.fr
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© Jacky Lepage
JAZZ Ô PALAIS À ALBI
© Eglantine Jouve
JEUDIS JAZZ À BEAUVIGNAC À MÈZE
CGR LATTES
ZAC des commandeurs LATTES 34970
CGR BÉZIERS
Pôle Méditerranée VILLENEUVE-LES-BÉZIERS 34420
MUSIQUEs
PALMAROSA FESTIVAL
ROSE FESTIVAL
À MONTPELLIER
À TOULOUSE
Bigflo et Oli
Kavinsky
© abacapress
FesTiVals
Marquant la fin de l’été, le Rose Festival a été créé par les rappeurs toulousains Bigflo et Oli et leur producteur Bleu Citron. Leur volonté est de prolonger l’expérience festivalière, célébrer leur ville natale mais également en faire un tremplin musical, offrant une scène à un artiste émergent. Cette première édition sera présentée au MEETT, parc des expositions de Toulouse, avec de prestigieux artistes de la scène actuelle qui répondront présent au rendez-vous donné par les frères. Une belle diversité de concerts a été pensée en invitant des artistes représentant des classiques incontournables tels que IAM, des grands de la scène électro-techno avec Paul Kalkbrenner, des DJ comme Polo & Pan ou FKJ ou encore des figures du rap comme Damso. Alors, avant de clôturer l’été, cet événement promet de satisfaire les adeptes de festivals. Les artistes programmés pour ces deux jours de festivités : • Ven. 2 septembre : Ben Mazué ; Bigflo et Oli ; Damso ; Polo & Pan ; L’impératrice ; Deluxe ; NTO ; Ziak ; Mouss & Hakim ; Zinée. • Sam. 3 septembre : Bigflo et Oli ; Laylow ; IAM ; Paul Kalkbrenner ; FKJ ; Folamour ; Luidji ; Bon entendeur ; Chilla. Les 2 et 3 septembre, à Toulouse. rosefestival.fr
Festival d’art et de musiques actuelles, Palmarosa est un nouveau festival montpelliérain ! L’événement a été construit sur un modèle de développement durable en favorisant un circuit court et avec une scénographie végétale et écologique. Deux scènes dévoileront au public des artistes locaux comme des artistes confirmés. Kavinsky est la tête d’affiche de cette première édition, artiste français d’électro house, son univers musical est fréquemment comparé à celui des Daft Punk. Également au programme de ce 20 août, Bon entendeur et leurs célèbres remix feront danser le public. Les 10 000 festivaliers attendus pourront également venir applaudir l’auteur allemand Christian Löffler, la douceur du groupe Parra For Cuva, l’artiste montpelliérain Teho, la musique symphonique de Il : Lo, Fejkà, le prodige de la scène électro, Miel, duo venu tout droit d’Equateur, Les Mixeuses solidaires, collectif montpelliérain avec 18 musiciennes, et, enfin, La Fleur, une DJ suédoise qui clôturera le festival. Cette année, l’évènement se déroule en une seule journée mais promet de se développer dans les années à venir… Samedi 20 août, au domaine de Grammont à Montpellier (34). palmarosafestival.art
BAIGNADE SAUVAGE
MANOUCH’ MUSIK FESTIVAL
L’association les Amis du Swing présente la 7e édition du festival de musique gitane, entre jazz manouche, musique tzigane, flamenco, rumba catalane ou swing. Un total de quarante-cinq concerts sont programmés sur quatre jours avec trois soirées et six concerts de prestige s’ajoutant aux trente-neuf concerts du festival Off avec plus d’une dizaine de groupes. La programmation du festival In : • Ven. 12 août : Massilia Gipsy Band ; Taraf de Caliu. • Sam. 13 août : Tato Garcia ; Steeve Laffont Quartet. • Dim. 14 août : Bernardo Sandoval & Serge Lopez ; Rosemberg Trio. Du 12 au 15 août, à Mazères (09). Tél. 06 73 99 99 89. festivalmazeres.fr –
© Florin Bondrila
Taraf de Caliu
En itinérance dans la vallée du Tarn, le festival Baignade sauvage propose un panel de concerts pensé en lien avec des lieux spéciaux et remarquables. • Jeu. 25 août : à la centrale EDF d’Arthès, 18h30, Ben Bertrand, clarinette transfigurée ; au château d’eau de Saint- Louis Laurain Juéry, 20h30, Rattle, duo de percussionnistes. • Ven. 26 août, à Ambialet : Bourrasque, duo banjo et violon ; 21h : Archetypal Syndicate, trio de musique de transe ; 22h : Bourrasque ; 22h30 : Avalanche Kaito, trio de groove postmoderne. • Sam. 27 août à Ambialet : 10h : Louis Laurain, trompette désarticulée ; 11h : Tashi Dorji, guitare d’altitude ; 14h : Balade plage Condomine ; 15h : Frode Halti, avant folk ; 17h : João Pais Filipe, batteur ; 21h : Vula Viel, afro post punk ; 22h : Louis Laurain ; 22h30 : Tachycardie Ensemble, orchestre très puissant. • Dim. 28 août, à Marsal : Ruth Goller, solo de nouvelle scène jazz anglaise au lever du jour au bord de l’eau ; 10h : Les Certitudes, minimal breakfast ; 12h : Frode Haltli & Erlend Apneseth, musique norvégienne. Du 25 au 28 août, dans la vallée du Tarn (81). baignade-sauvage.fr
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© Piere Warnecke.
DANS LA VALLÉE DU TARN
À MAZÈRES
FesTiVals
CINÉMa
What a trip !
COURTS CIRCUITS 66 DANS LES PYRÉNÉES-ORIENTALES
Cali
Le festival du film court en entrée libre et gratuite pour tous, serpente de manière itinérante dans le département des Pyrénées-Orientales. Courts Circuit 66 déroule pendant plus d’un mois, ses plus attractives bobines lors de ses arrêts dans plus de 30 communes, afin de faire voyager le public dans l’univers du court-métrage français et international sous le parrainage du chanteur Cali. À noter sur les tablettes, la date du dimanche 17 août, qui signera l’ouverture du festival et la première projection. Puis, le 24 septembre, rendezvous au Palais des rois de Majorque pour la soirée de cloture et la remise des prix (Prix du public, Prix du jury, Prix des Élus, Prix des jeunes…). Du 17 août au 24 septembre, dans les Pyrénées-Orientales (66). Tél. 06 44 90 95 81. courtscircuit66.com
Mike Horn
© DmitrySharomov2
© Yann_Orhan
À MONTPELLIER
Partez en voyage en septembre à Montpellier ! What a trip vous entraine à la découverte de paysages lointains, de cultures et d’aventuriers des quatre coins du monde. Projections et débats, films documentaires et expositions photos composent l’essentiel de ce temps fort dédié au voyage et à l’aventure. Pour sa 6e édition, le festival, qui prend de l’ampleur chaque année, sera placé sous le parrainage de l’un des aventuriers les plus populaires : Mike Horn. Isabelle Autissier présidera quant à elle le jury de la compétition officielle de films documentaires de voyage d’aventure, à ses côtés également : l’aventurière Violette Duval et le photographe documentaire Grégoire Eloy. Que l’aventure commence ! Du 21 au 25 septembre, à Montpellier. watmontpellier.fr
CINÉMA SOUS LES ÉTOILES
CINÉMA DE LA MER
© Ville de Sète
Le cinéma sort des salles obscures pour les gradins du Théâtre de la Mer. Pendant une semaine, cinq soirées seront organisées dans le plus célèbre lieu de spectacle de la ville pour des projections exceptionnelles face à la mer. Au programme, des films pour tous, des avant-premières et de grands classiques ! Les soirées de projection, à 21h30 : • Mer. 24 août : Elvis de Baz Luhrmann. • Jeu. 25 août : En corps de Cédric Klapisch. • Ven. 26 août : Ennio (Morricone) de Giuseppe Tornatore. • Sam. 27 août : soirée comédie avec The Truman show de Peter Weir et L’Innocent de Louis Garrel (avant-première). • Dim. 28 août : Sans filtre de Ruben Ostlund, Palme d’Or 2022 (avantpremière). Du 24 au 28 août, au Théâtre de la mer à Sète (34). Tél. 04 99 04 71 71. tourisme-sete.com –
Depuis le début du mois d’août, les projections en plein air ont repris à Montpellier à l’occasion de cette nouvelle édition de Cinéma sous les étoiles, temps fort particulièrement apprécié des Montpelliérains. Sur le thème « Des lendemains qui chantent », l’événement propose des projections autour des comédies musicales ! Une thématique, et un nouveau nom, qui pousse le festival à s’étoffer en proposant une nouvelle version avec une ambiance musicale lors de ses soirées. Les prochaines dates : • Ven. 5 août, Le Crès : West Side Story, Robert Wise. • Sam. 6 août, St-Brès : Hair, de Milos Forman. • Dim. 7 août, St-Drézéry : Bohemian Rhapsody, Bryan Singer. • Lun. 8 août, Grabels : Hair, de Milos Forman. • Mar. 9 août, Montpellier : Peau d’âne, Jacques Demy. • Mer. 10 août, St-Georges-d’Orques : West Side Story, Robert Wise. • Jeu. 11 août, Castries : Grease, Randal Kleiser. • Ven. 12 août, Cournonterral : Bohemian Rhapsody, Bryan Singer. • Sam. 13 août, Clapiers : Judy, Rupert Goold. • Dim. 14 août, Lattes : La La Land, Damien Chazelle. • Lun. 15 août, l’Agora à Montpellier : Hellaro de Abhishek Shah, concert Duo Rasa et Emmanuelle Martin. Du 1er au 15 août, à Montpellier dans sa métropole. Tél. 0800 200 165. domainedo.fr
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© Aloïs Aurelle
À MONTPELLIER
À SÈTE
FesTiVals
PHoto
PHOT’AUBRAC
VISA POUR L’IMAGE
EN AUBRAC
À PERPIGNAN
Photo de Magnaldo Alastair
Photo de Valerio Bispuri
Parce qu’une image vaut mille mots, le festival international de photojournalisme présente chaque année des expositions, projections et rencontres pour informer sur des sujets du monde entier. Pour cette nouvelle édition, huit expositions ont été sélectionnées, chacune transmettant, dénonçant, témoignant de manière sincère et engagée. Siegfried Modola présentera ses photos prises dans l’état de Kayah, au cœur de la rébellion birmane, tandis qu’Ana María Arévalo Gosen dénoncera la condition des femmes dans les prisons d’Amérique latine et la crise du système carcéral. Valerio Bispuri présentera son travail de recherche sur les pathologies mentales et plus particulièrement leur prise en charge en Afrique alors qu’Eugene Richards exposera son travail de cinquante années de photographie sur la misère aux États-Unis, le sort des handicapés mentaux, le coût humain de la drogue, la guerre, le cancer. À l’occasion de la décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable, Alexis Rosenfeld offrira une série retraçant son projet d’exploration avec l’UNESCO. Pour ce qui est du photojournalisme politique, Jean-Claude Coutausse en présentera une approche sincère avec son exposition Bains de foule. Aussi, la grande reporter Françoise Huguier rendra compte de l’intimité et racontera sa vie à travers celle des autres, et, un échantillon des témoignages du photographe Goran Tomasevic sera présenté dans sa série Entre guerre et paix. Du 27 août au 11 septembre, à Perpignan (66). Tél. 01 44 78 66 80. visapourlimage.com
Phot’Aubrac promeut la diversité des regards photographiques, associant dans son projet la collaboration entre agriculteurs, éleveurs et acteurs locaux autour de la question environnementale. Chaque édition se place sous un thème en lien avec l’actualité et le vivant, Entre Terre et Ciel étant la thématique de cette année. Le public est invité à découvrir une cinquantaine d’expositions dans des lieux uniques, habituellement inaccessibles. Aux expositions, s’ajouteront des soirées de conférences et rencontres, des rando-photos et balades d’initiation à l’astronomie et l’astrophotographie. L’événement fête ses vingt ans cette année, alors, la programmation concoctée par les bénévoles promet d’être à la hauteur ! Du 17 au 25 septembre entre la Lozère, l’Aveyron et le Cantal. photaubrac.com
LES RENCONTRES DE LA PHOTOGRAPHIE À ARLES
ISO PHOTO FESTIVAL À VENDÉMIAN Véritable galerie à ciel ouverte, le festival Iso Photo s’installe à Vendémian pour deux jours de festivals. Professionnel de la photo, amateurs ou semi-professionnels, les photographes exposés ont tous été sélectionnés par les bénévoles de l’association. Cette année, les participants seront réunis autour de la Melle Pluche-EPM thématique « L’Homme et sa terre. Récits de subtiles cohabitations ». Leurs clichés s’afficheront en grand format sur les murs du village, dans les cours des maisons, dans les jardins, pour permettre à tous de découvrir leur travail. Cette année, sept photographes ont retenu l’attention du festival : Jean Reynès, Magali Chesnel, NicolasPhoto Sabatéry, Melle Pluche-EPM, Delphine d’Alexey Shlyk Chomel, Nicolas Postal, Christophe Montet. Jeunes talents et jeunes photoreporters seront également mis en avant, tout comme les créateurs de contenus. Enfin, le festival Iso Photo propose aussi des conférences, table ronde et lectures. À noter pour les amateurs, le rendez-vous des puces photographiques qui promet de belles trouvailles ! Les 10 et 11 septembre, à Vendémian (34). Tél. 06 73 12 31 69. iso-photo.fr –
Lucinda Childs danse son solo « Katema », photo de Babette Mangolte
Dans différents sites exceptionnels de la ville, Arles invite chaque année à la découverte du travail de nombreux photographes. Cet été, Les Rencontres s’engagent dans un processus de reconnaissance des femmes photographes, notamment avec l’exposition Une avant-garde féministe présentant des photographies et performances des années 1970 avec plus de 200 œuvres de 71 artistes féminines ! L’événement se voudra également innovant avec la première exposition monographique de l’artiste Bettina Grossman et engagera la réflexion autour du travail de Noémie Goudal sur le « temps profond », la paléoclimatologie et les relations géographiques. Susan Meiselas et Marta Gentilucci, quant à elles, dévoileront leur travail sur la peau et les gestes de femmes vieillissantes. Babette Mangolte avec sa série intitulée Capter le mouvement dans l’espace a été élue lauréate du prix Women in Motion 2022, saluant sa carrière remarquable. Jusqu’au 25 septembre, à Arles (13). Tél. 04 90 96 76 06. rencontres-arles.com
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LEVER DE RIDEAU SUR…
Saisons culturelles 2022/2023 en région En attendant le prochain numéro « Spécial Rentrée des saisons culturelles » de l’Art-vues (N° octobre-novembre), voici un avantgoût des programmes des principales salles de la région. Pour certaines, les locations sont déjà ouvertes et la saison commence tôt ! Les voici par ordre d’entrée en scène… vrir dans des espaces publics. Deux premiers spectacles seront donc à découvrir dans ce cadre : Le concert dont vous êtes l’auteur, du 20 au 23 septembre dans différentes communes gardoises, et Conversation avec un arbre, le 1er octobre à Anduze.
■ Comme de nombreux lieux régionaux du spectacle vivant, le Théâtre Garonne, scène européenne à Toulouse, propose un lancement de saison festif. Rendez-vous est donné le 10 septembre pour un « midiminuit gourmand, curieux et musical ». La saison 2022-2023 s’ouvrira ensuite bel et bien avec la création J’accepte, une fiction d’anticipation effrayante et drôle, imaginée par Charles Robinson. ■ À l’heure où nous écrivons ces lignes, le Théâtre de Nîmes n’a pas encore dévoilé le contenu de sa future saison. Il faudra patienter Léandre Ribera jusqu’au 12 septembre pour le découvrir en compagnie de François Noël, directeur du théâtre, d’artistes invités. ■ La rentrée sera éclectique du côté de l’Estive, Scène nationale de Foix et de l’Ariège avec trois spectacles présentés en septembre. Pour prendre la rentrée du bon pied, un premier rendez-vous musical le 13 septembre avec le percussionniste Edward Perraud. Puis, le 28 septembre, première date pour le jeune public avec Le jour de l’ours, pièce entre réel et fantastique. Puis, les 30 septembre et 1er octobre, moment de partage entre artistes et public avec En attendant le grand soir. ■ La rentrée sonnera le 16 septembre au Théâtre des 13 vents, Centre dramatique national de Montpellier avec la présentation de saison. Ce sont d’ailleurs Nathalie Garraud et Olivier Saccomano, co-directeurs du CDN, qui entameront la program-
« Le Jeu des ombres » à l’Archipel, Scène nationale de Perpignan
mation avec la création Institut Ophélie, pièce imaginée d’après le personnage d’Ophélie dans Hamlet de Shakespeare. ■ On fera la fête le 17 septembre, au Théâtre Molière, Scène nationale de l’archipel de Thau ! Une journée inédite et festive autour de spectacles, d’animations et d’un bal. Pour débuter l’année, le théâtre présente 7 sœurs de Turakie (22 et 23 septembre), un spectacle de marionnettes imaginé par Michel Labu et Emili Hufnagel. À suivre, les 30 septembre et 1er octobre, la pièce Smith & Wesson d’Alessandro Baricco, une tragicomédie entre surprises et frisson.
■ La nouvelle saison commencera fort à la Scène nationale d’Albi ! Après un détour par l’orient le 20 septembre avec Derviche, avec l’ensemble Bab Assalam et le circassien Sylvain Julien, place au ballet. Les 28 et 29 septembre, il ne faudra pas manquer la venue exceptionnelle du Ballet du Capitole de Toulouse qui viendra présenter ToulouseLautrec, créé la saison dernière à Toulouse par Kader Belarbi. Grandiose ! ■ La nouvelle saison du Cratère, Scène nationale d’Alès commencera hors les murs ! Avec Cratères Espaces, le théâtre lance une série de spectacles décentralisée à décou-
■ Création, découverte et expériences artistiques seront au programme de la saison 2022-2023 du Domaine d’O, à Montpellier, qui verra défiler (entre autres) la Comédie-Française, Julie Deliquet, Georges Lavaudant, Bruno Geslin… Pour le premier spectacle, Molière Park (les 23 et 24 septembre), le lieu accueillera Robert Cantarella et sa troupe qui déclameront pièces et poèmes de Molière aux quatre coins du parc. ■ Deux grands spectacles à noter en cette rentrée à l’Archipel, Scène nationale de Perpignan. D’abord, les 23 et 24 septembre, le chorégraphe Jean-Claude Gallotta sera de retour sur le plateau du Grenat et revisitera Ulysse, créée en 1981. Puis, les 29 et 30 septembre, place au Jeu des ombres, un texte de Valère Novarina mis en scène par Jean Bellorini, le tout sur la musique de Monteverdi. À voir ! ■ Théâtre, marionnettes et musique signeront la rentrée du Parvis, Scène nationale Tarbes Pyrénées. On com-
ÉVÉNEMENT
LA BIENNALE Festival International des Arts Vivants Toulouse Occitanie Impulsé par le Théâtre de la Cité, la première édition de la Biennale de Toulouse a eu lieu, à l’automne 2019. Cette année, ce deuxième volet rassemble trente partenaires artistiques de la métropole toulousaine qui partagent tous l’envie de proposer un événement transversal, pluridisciplinaire sur le territoire toulousain. La Biennale est aussi l’occasion de faire venir de grandes figures de la scène internationale et de proposer des projets aux formats originaux. Un temps fort en ouverture de saison sous le signe du pas de côté qui fait la marque de fabrique du festival. Cette deuxième édition présentera un focus sur la Suisse permettant de découvrir des projets d’envergure et de découvrir, ou redécouvrir, des artistes suisses. Au total, 200 artistes sont attendus et une trentaine de projets internationaux seront présentés dans une vingtaine de lieux. © AlexBrenner
■ Avec un nouveau directeur à sa tête, Fabien Bergès, le Théâtre + Cinéma, Scène nationale de Narbonne, commence septembre avec une présentation de saison et des impromptus d’artistes le 10 septembre. Premiers rendez-vous de cette nouvelle programmation dès le 1er octobre avec le spectacle de cirque Deserance et le concert d’Airelle Besson Quartet, le 8 octobre.
© Christophe Raynaud Delage
■ Depuis quelques saisons, les Scènes Croisées de Lozère entament la nouvelle saison avec le temps fort Ouverture(s), une série de spectacles itinérants sur tout le territoire du département. Le rendez-vous est donc renouvelé cette année et se déroulera du 9 septembre au 2 octobre. S’y mêleront des instants musicaux, des installations, du cirque, des expériences culinaire et artistique, du théâtre, du cirque et de la danse, pour de beaux moments de découverte !
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Temps forts : • Les 28 et 29 septembre, Théâtre Sorano : Opa, Mélina Martin, théâtre. • Les 29 et 30 septembre, Théâtre de la Cité : La Collection, Collectif BPM, théâtre. • Les 1er et 2 octobre, Théâtre de la Cité : Giselle…, François Take Care of Yourself Gremaud, danse. • Les 4, 5, 6 et 8 octobre, Théâtre du Grand Rond : Man on the spoon / Take Care of Yourself, Marc Oosterhoff, performance entre cirque et théâtre. • Les 6 et 7 octobre, Théâtre de la Cité : Pais & Filhos, Pedrol Penim, théâtre. • Sam. 8 octobre, Le Kiwi : YOLO [you only live once], Marta Izquierdo Muñoz, danse. • Les 11 et 12 octobre, Théâtre de la Cité : Alan T, Pierre Jodlowski, théâtre et musique. • Sam. 15 octobre, Théâtre de la Cité : Via Kuze Kuse Party, Via Katlehong, DJ set. Du 29 septembre au 15 octobre, à Toulouse. labiennale-toulouse.com
■ Surprenante et riche, la saison 2022-2023 du Théâtre de la Cité, Centre dramatique national de Toulouse, promet de belles découvertes ! La rentrée sera rythmée par la deuxième édition de la Biennale qui se tiendra du 29 septembre au 15 octobre (lire ci-contre). Après ce premier grand événement, un autre se prépare en novembre avec la venue exceptionnelle du Théâtre du Soleil et de la metteuse en scène Ariane Mnouchkine. Du 9 au 27 novembre, la compagnie sera sur la scène du théâtre avec L’Île d’Or, et une rencontre avec Ariane Mnouchkine est prévue le 26 novembre.
© David Herrero
mence les 27 et 28 septembre avec Illusions perdues, pièce imaginée par Pauline Bayle d’après le célèbre roman de Balzac. Puis, laissezvous emporter par Le Bal marionnettique, un spectacle familial dans lequel 130 marionnettes attendent d’entrer dans la danse. Enfin, le 5 octobre, musique avec le groupe Electro Deluxe !
Toulouse-Lautrec à la Scène nationale d’Albi
man, au côté de Samuel Benchetrit, le 11 octobre. Puis, le 13, une pause musicale avec le Quatuor Elika qui jouera de son Charme slave.
■ Trois rendez-vous à noter pour le début de saison du Théâtre Jean Alary à Carcassonne. D’abord, la première fois sur les planches de la chanteuse Vanessa Paradis dans Ma-
Enfin, le trio Stéphane Plaza, Valérie Mairesse et Jean Janssens se retrouvent sur scène pour Un couple magique, le 15 octobre.
Et la rentrée côté classique & lyrique… à grand spectacle, dirigée par Ainars Rubikis dans une mise en scène d’Annabel Arden.
■ Orchestre national du Capitole de Toulouse à la Halle aux grains Depuis plusieurs saisons, Lio Kuokman s’impose à la tête de grands orchestres internationaux, parmi lesquels l’Orchestre national du Capitole. Le 24 septembre, il dirigera la Symphonie alpestre de Strauss. Poésie des cimes, puissance de l’aurore, fascination devant les paysages grandioses, la majesté des hauteurs a rarement trouve une expression plus grandiose que dans la symphonie de Richard Strauss. ■ Opéra Orchestre national de Montpellier Après avoir accueilli les concerts du Festival Arabesques, l’Opéra Orchestre national de Montpellier entamera sa nouvelle saison avec son Concert de rentrée (les 10 et 11 septembre) dirigé par la jeune cheffe Chloé Dufresne. Puis, les 30 septembre, 2 et 4 octobre, place à l’un des opéras majeurs de l’œuvre de Verdi : Aida. Une synthèse parfaite entre drame intime et fresque
© Marc Ginot
■ Théâtre du Capitole à Toulouse Le premier spectacle de la saison au Théâtre du Capitole est aussi une première fois ! En effet, Rusalka, opéra d’Antonin Dvorák sera donné pour la première fois à l’Opéra national du 6 au 16 octobre. Un conte romantique nourri de ballades tchèques produit par Stefano Poda qui réunit une distribution exceptionnelle autour de la soprano roumaine Anita Hartig, le tout sous la baguette de Frank Beermann.
L’Orchestre National de Montpellier
■ Opéra Nat. Avignon Provence La rentrée de l’ONAP sera bien remplie avec de nombreux concerts et rencontres proposés au public tout au long du mois de septembre. Du 8 au 10 septembre, La Rentrée en musique revient pour sa 4e édition. Puis, le 21 septembre Débora Waldman, directrice musicale de l’ONAP, présentera la saison 2022-2023. Enfin, premier concert à l’Opéra Grand Avignon le mardi 12 octobre avec le programme Deux soeurs : Karine Deshayes et Delphine Haidan. Un rendez-vous lyrique à ne pas manquer sous la direction de Débora Waldman.
Les locations dans les salles • Théâtre de la Cité à Toulouse :
• Scène nationale d’Albi :
Tél. 05 34 45 05 05. theatre-cite.com
Tél. 05 63 38 55 56. sn-albi.fr
• Théâtre des 13 Vents, CDN, Montpellier :
• Domaine d’O Montpellier :
Tél. 04 67 99 25 00. 13vents.fr
Tél. 0 800 200 165. domainedo.fr
• Scène nationale de Sète :
• La Bulle Bleue, Montpellier :
Tél. 04 67 74 02 02. tmsete.com
Tél. 04 67 42 18 61. labullebleue.fr
• L’Archipel, Scène nationale de Perpignan :
• Théâtre + Cinéma, Narbonne :
Tél. 04 68 62 62 00. theatredelarchipel.org
Tél. 04 66 90 90 20.
• Le Cratère, Scène nationale d’Alès :
theatrecinema.narbonne.com
Tél. 04 66 52 52 64. lecratere.fr
• Scène conventionnée de Nîmes :
• L’Estive Scène nationale de Foix :
Tél. 04 66 36 65 00. theatredenimes.com
Tél. 05 61 05 05 55. lestive.com
• Théâtre municipal de Béziers :
• Le Parvis Scène nationale de Tarbes :
Tél. 04 67 36 82 82. ville-beziers.fr
Tél. 05 62 90 08 55.
• Théâtre municipal de Carcassonne :
parvis.net
Tél. 04 68 115 915. theatre.carcassonne.org
Retrouvez toutes les saisons culturelles dans le prochain N° de l’Art-vues (N° octobre-novembre) - sortie le 10 octobre –
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LIVrEs L’Aumaille par Kristell Loquet On connaissait les récits de vie et même les autofictions. Kristell Loquet vient d’inventer un nouveau genre qui tient de la prose poétique, du système strophique revu et corrigé pour les besoins de la cause, d’une respiration textuelle digne des expériences les plus poussées menées dans les années 70 (où elle est née justement !) et d’une source biographique qui prend le décès d’une aïeule aimée pour prétexte. Le discours, privé de majuscule, est déponctué ou plutôt la ponctuation n’apparaît pas toujours où on l’attend ou si l’on préfère intervient là où on ne l’attendait plus. De même l’italique s’immisce dans les lettres capitales comme une citation dans un propos sans fin. Un livre illustré de dessins de Daniel Dezeuze. BTN (Texte complet à retrouver sur lartvues.com) Editions L’Atelier contemporain
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Entretien Lydie Salvayre Faire que la littérature ne soit pas lettre morte, mais vaillamment combative
Auteure de nombreux romans primés dont Pas pleurer, Goncourt 2014, Lydie Salvayre, a, au fil des pages, construit une œuvre à la fois brillante et touchante, où l’humour côtoie, dans la saveur et l’invention du langage, une expérience littéraire jubilatoire. En 2022, elle a publié Rêver debout, autour de Cervantès et de son célèbre Don Quichotte. Rencontre. Pour vous, quelle est la place et sens de la littérature ? La littérature fait vivre, progresser, construit l’individu, ouvre aux autres, donne du courage pour affronter la vie. Admirables, toutes ces femmes qui ont eu l’audace d’écrire à une époque ou seuls les hommes avaient droit au chapitre. Ce qui m’est cher quand j’écris, le voisinage fluide et heureux entre langue populaire et langue châtiée.
Bois d’Azobé par Françoise Renaud Les médias suscitent de l’émotion à qui mieux mieux, mais on sait combien un scoop chasse vite l’autre. L’avantage du livre, c’est que l’on s’imprègne durablement de son histoire pour peu qu’elle sache nous toucher. C’est en quoi Françoise Renaud, en reconstituant l’itinéraire de ce très jeune homme venu des hauts-plateaux du Djembele, découvert par hasard (est-ce un hasard…) parmi la foule, a réussi un véritable coup de maître. Il vient d’un autre continent et sa couleur est de Bois d’Azobé. Tel est le titre. Il s’agit, pour l’auteure de L’enfant de ma mère, de l’approcher sans le déranger. De déceler le mystère de son identité sans pour cela interroger le réel, simplement les vérités décelées au fil intermittent de l’écriture, ce moyen plus discret d’exploration. D’autant que le livre ne se contente pas de raconter des aventures migratoires. Il nous fait participer, à l’occasion des propositions d’un atelier d’écriture (François Bon), à la genèse même du livre, ses errements comme ses certitudes – avec de temps à autre la complicité des participants supposés de l’atelier. BTN (Texte complet à retrouver sur lartvues.com) Éditions Petites Proses
Dans ma bibliothèque par Jean-Luc Parant Jean-Luc Parant ne cite pas de titres (de livres), il travaille a minima à partir de quelques concepts (ce sont eux les véritables personnages de sa narration infinie) qui ont la particularité de s’appuyer sur le réel, sur ce que Bonnefoy appelait la présence : la terre, bien sûr sans laquelle il n’est point d’assise, le soleil sans lequel nulle lumière ne vient éclairer notre lecture du monde, les yeux pour lire le monde, et l’univers si particulier des livres, les mains qui tournent les pages comme tourne la terre elle-même, et celle-ci autour du soleil et de sans doute de bien d’autres mondes encore. Car Jean-Luc Parant se fait visionnaire. On a l’impression, à le lire, qu’il a réussi à déceler, par l’écriture, les secrets de l’univers. Mieux, on dirait que la fluidité de son texte, laquelle ne se dément jamais, concrétise le fameux son, continu et issu du Big Bang, que les scientifiques ont découvert, et auquel l’artiste prête une voix, sa voix au fond. Parant parvient à établir entre le micro et le macrocosme tout un système de correspondances qui nous emporte dans un mouvement infini, dans un tourbillon cosmique. BTN (Texte complet à retrouver sur lartvues.com) Éditions Fata Morgana –
Comme Don Quichotte qui a l’art de rêver debout ? Pendant le confinement, m’est venu à l’esprit de relire ce livre. J’ai constaté que ce personnage rompt avec l’enfermement. Il décide d’arrêter de rêver en chambre, s’arrache à la bibliothèque, engageant ses rêves à l’épreuve du réel, se confrontant aux autres, posant des questions à mes yeux essentielles. À quoi bon les livres sans ces questions ? La question de la folie ? Qui est le plus fou ? En temps d’inquisition, un homme qui se lance contre des moulins à vent et défend les femmes, plutôt rare, non ? Il ne stigmatise personne, rencontre bergers, paysans, aubergistes, montreurs de marionnettes, gens dont il ignorait l’existence. Il n’a aucun préjugé de classe. Juste de grandes colères et des coups de folie contre ce qui est injuste, censure, atteinte aux femmes, horreurs de l’Inquisition, contre ce que l’on nomme aujourd’hui discrimination et délits de faciès. J’apprécie que ce personnage se tienne au-delà des hiérarchies sociales, confondant d’un poétique amour paysannes et princesses. Porteur de traits d’humour qui font rire au lieu de désespérer. Sa faiblesse serait une arme ? La faiblesse des Don Quichotte, c’est qu’ils sont seuls. Sancho ramène dans la réalité.Il a grandi aux côtés de Don Quichotte. Il est advenu à la parole. C’est le duo qui est fort. Don Quichotte, est-il un livre universel ? Oui, lu aussi bien dans les cours de fermes que les cours royales, dans une époque où le rire, est une expression par tous culturellement partagée. La question de la liberté revient souvent dans votre œuvre ? C’est ma part espagnole qui se réveille et réagit. Dans ce monde dur, des gens sont capables de réaliser de grandes choses. Il faudrait faire en sorte que la littérature ne soit pas lettre morte, mais vaillamment combative, voluptueuse et sensuelle ! Editions du Seuil
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Propos recueillis par MJ.L
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L’ART-VUES A LU
Georges Brassens et son œuvre
AmonAlis
Tony Bosc
Robert Combas
Hervé Di Rosa
Karine Barrandon
André Cervera
Christophe Cosentino
Christopher Dombres
Eric Battista
Hugues Chagniot
Laure Della Flora
Marc Duran
Aldo Biascamano
Clôdius
Topolino
Jean-Jacques François
Sérigraphies éditées à l’occasion de l’e
30 artistes sétois
vus par 30 artistes sétois
Pierre François
Maxime Lhermet
Jean-Luc Parant
Boris Jouanno
Lith
Rebelsmuge
Laou
Lucas Mancione
Réka
Alain Zarouati
Maye
CharlElie Couture
exposition des 30 ans
et invités
Dépose
Eve Laroche-Joubert
Anna Novika Sobierajski
C215