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l Art vues L e
m a g a z i n e
Philippe Ramette au Centre Régional d’Art Contemporain © Photo Marc Domage
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r é g i o n
AOUT - SEPTEMBRE 2011
N° du 5 août au 10 octobre
En couverture
1991 / 2011 l’Art•••vues a 20 ans !
Prochain numéro : sortie le 10 octobre L e M a g a z i n e C u Lt u r e L d e v o t r e r é g i o n
Sarl Médi’art Communication 5, Bd de l’Observatoire 34000 Montpellier Tél. 04 67 12 06 00 Fax : 04 67 60 70 32 E-mail : mediart@wanadoo.fr
Editorial
Directeur de la publication : Stéphane Jurand
Jusqu’où ?
Rédacteur en chef : Luis armengol Rédaction :
Luis armengol, Marie-Christine Harant, Btn, Michel Pavloff, Jacques Moynier Brèves :
romain dimo, Mathilde rambier Administration et abonnements :
Christine Martinez Réalisation : Francis duval Impression : rotimpres Diffusion : BMC diffusion Dépôt légal à parution - Magazine gratuit ISSN : 1164-7531
Edition et régie publicitaire Société Médi’Art (Sarl au capital de 27 000 €) RCS Montpellier B 384662599 Les manuscrits et documents envoyés ne sont pas rendus. En aucun cas le journal n'est responsable des documents qui lui sont confiés. Toute reproduction même partielle des articles et illustrations parus dans ce numéro est interdite, sauf autorisation préalable et écrite de la direction. Les articles insérés n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs. n° 08/2011
Sommaire • Agenda concerts................... p. 4 • Dossier Pézenas .............. p. 7-13 • Musées ....................... p. 15-28 • Arts plastiques .............. p. 30-44 • Coin juridique ................... p. 45 • Festivals....................... p. 47-56 • Cirque ............................. p. 57 • Rentrée Musique ........... p. 59-61 • Rentrée Théâtre............. p. 62-65
Exposition Philippe Ramette Au CRAC L.-R. à Sète Voir pages 30 et 31 Philippe Ramette, La Traversée du Miroir (image arrêtée), 2007 Photographe : Marc Domage © Philippe Ramette. Courtesy Galerie Xippas
Jusqu’où peut aller la création ? Un artiste peut-il ou doit-il se fixer des limites pour s’affranchir des tabous qui régissent la psyché de la plupart de ses contemporains ? Quel rôle la transgression et la violence qui en est le corollaire occupent-elles dans le processus créatif ? Enfin, la création contemporaine ne suppose-t-elle pas rupture à l’égard de la norme esthétique, subversion et radicalisme qui en seraient les attributs ontologiques ? Questions que l’on se pose de manière récurrente, la plupart du temps à la faveur de ce qu’on nomme un fait-divers. Ici la vandalisation d’une œuvre d’art par des intégristes catholiques - comme le Piss Christ d'Andrès Serrano à la Collection Lambert d’Avignon - ou ailleurs une polémique comme en accouche souvent le spectacle vivant, lequel justifierait ainsi ce dernier qualificatif. La création intègre volontiers la violence et la transgression dans ses œuvres contemporaines, c’est une évidence. Elle peut en revêtir des formes diverses, montrées ou suggérées, sans que l’on sache bien ce qui est le plus efficace ou dérangeant. La science rassure et l’art inquiète, disait Georges Braque. Le problème, c’est quand tout cela commence à devenir ennuyeux. Je me souviens de spectateurs se levant dans la salle, au beau milieu de la représentation d’une œuvre d’un jeune metteur en scène plus promu que prometteur, pour lui dire, plus tristes qu’indignés et sans qu’un beau désespoir alors les secourût : « Mais qu’est-ce qu’on vous a fait pour mériter ça ? ». Ou plus récemment, deux spectateurs du festival d’Avignon en venant aux poings à l’issue du spectacle de Romeo Castellucci, « Sur le concept du visage du fils de Dieu » où l’on voit, pendant la quasi-totalité de la pièce, un fils faire la toilette de son père incontinent. Présentes au sein de notre société et dans nos rapports humains, violence et transgression se reflètent immanquablement dans la création artistique qui leur tend un miroir plus ou moins fidèle ou complaisant. Mais on est dans l’impasse quand elles se donnent pour fin elles-mêmes, qu’elles n’apportent rien à l’œuvre et ne la servent pas, qu’elles ne concourent plus à la clarté du sens de celle-ci ni à son pouvoir de catharsis, cette purge de l’âme à laquelle tendait le théâtre grec. Il arrive alors qu’on passe de l’eschatologie à la scatologie (ce qui n’est pas le cas, pour être clair, de Castellucci dont le propos reste généreux), et qu’on installe une forme d’autisme qui éloigne le public au lieu de susciter sa réflexion sans solliciter pour autant une adhésion soumise. Le couple violence-transgression se retourne alors contre l’œuvre elle-même, devient une arme dissuasive dans les mains d’apprentis sorciers quand il se fait anecdotique, au service de la seule provocation et du sensationnalisme. Avec pour principal dégât collatéral l’abandon du public, ce qui a pour inévitable effet de creuser le fossé, quand ce n’est pas une tombe, entre celui-ci et la création contemporaine. Et amène une fâcheuse remise en cause de la nécessaire liberté de l’artiste.
• Toros et Toreros ................. p. 66
Luis Armengol Rédacteur en chef
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agenda des spectacles et concerts
George Michael « Symphonica »
Joan Baez Noëlle Perna « Mado fait son show Ben L’Oncle Soul Gérald Dahan La Grande Discothèque Rodéo Américain Bull Riders Hommage à Bob Marley Fiesta Gitane The Offspring Specacle Equestre Imperio Les Années Goldman WWE Hockey sur glace American Dogs Ndidi’O Cpts du Monde seniors de Gym Rythmique Hate Greg Laffargue Club V2 avec Stony Broke + Grugrü Jamel Debbouze Meltones Eddie and the Hot Rods George Michael « Symphonica » Torture Squad Joan Baez Abba Mania Zazie I’m From Barcelona Ours + Archimède Chris Bailey ex The Saints Olivier De Benoist Lenny Kravitz Britney Spears Kanka Dora L’exploratrice et la cité… La Fouine Chokebore Vincent Moscato Salut les Anges Groundation-Danakil Slim Jim Phantom avec Firebird Trio Grégoire Grand Corps Malade 34 Tours – Death in Vegas + R. Mecanic Birdy Nam Nam 34 Tours – P. Faccini + Fausta Michel Leeb «Hilarmonic Show » Brit Floyd Jean-Louis Aubert Charles Aznavour Spectacle Equestre Trinité Celtic Legends Buzzbooster + Sniper Casse Noisette Télérama Dub Festival - High Damage Patrick Fiori Le chauffeur est dans le pré & Imidiwen Braun Battle of the Year International Le Comte de Bouderbala
Lenny Ktavitz
jeudi 14 août à 21h30 aux Arènes de Palavas samedi 13 août à 20h30 au Théâtre Antique à Vaison-La-Romaine samedi 13 août à 20h30 aux Arènes du Cap d’Agde mardi 16 août à 21h30 aux Arènes de Palavas jeudi 18 août à 21h30 aux Arènes de Palavas samedi 20 août à 21h30 aux Arènes de Palavas dimanche 21 août à 21h30 aux Arènes de Palavas mardi 23 août à 20h30 aux arènes de Nîmes mardi 23 août à 21h30 aux Arènes de Palavas jeudi 25 août à 21h30 aux Arènes de Palavas jeudi 1er Septembre à 20h30 aux Arènes de Nîmes samedi 3 septembre à 17h à la Park&Suites Arena à Montpellier mardi 13 sept. à 20h à la salle Secret Place à St-Jean-de-Védas vendredi 23 sept. à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas du 19 au 26 semptembre à la Park&Suites Arena à Montpellier mercredi 28 sept. à 20h à la salle Secret Place à St-Jean-de-Védas jeudi 29 septembre à 20h à l’Antirouille à Montpellier vendredi 30 sept. à 19h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 1er octobre à 20h au Zénith de Montpellier samedi 1er octobre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 1er octobre à 20h à la salle Secret Place à St-Jean-de-Védas samedi 1er octobre à 20h30 à la Park&Suites Aréna à Montpellier mardi 4 octobre à 20h à la salle Secret Place à St-Jean-de-Védas jeudi 6 octobre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 8 octobre à 20h30 au Zénith de Montpellier mercredi 12 octobre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers jeudi 13 octobre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 15 octobre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas mercredi 19 octobre à 20h à la salle Secret Place à St-Jean-de-Védas mercredi 19 octobre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers jeudi 20 octobre à 20h à la Park&Suites Aréna à Montpellier vendredi 21 octobre à 20h à la Park&Suites Aréna à Montpellier vendredi 21 octobre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 22 octobre à 14h et 17h au Zénith de Montpellier samedi 22 octobre à 20h à la salle Zinga Zanga à Béziers lundi 24 octobre à 20h à la salle Secret Place à St-Jean-de-Védas mercredi 26 octobre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 28 octobre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas lundi 31 octobre à 19h à la salle Zinga Zanga à Béziers lundi 31 octobre à 20h à la salle Secret Place à St-Jean-de-Védas jeudi 3 novembre à 20h au Zénith de Montpellier vendredi 4 novembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 4 novembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 5 novembre à 19h30 au Zénith de Montpellier samedi 5 novembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas dimanche 6 novembre à 16h30 au Corum de Montpellier lundi 7 novembre à 20h au Zénith de Montpellier mercredi 9 novembre à 20h au Zénith de Montpellier jeudi 10 novembre à 20h30 au Zénith de Montpellier jeudi 10 novembre à 21h à la Park&Suites Aréna à Montpellier jeudi 10 novembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 11 nov. à 20h, à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas mardi 15 novembre à 20h au Zénith de Montpellier jeudi 17 novembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas vendredi 18 novembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 18 à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 19 novembre à 18h30 à la Park&Suites Aréna à Montpellier samedi 19 novembre 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers
The Offspring Slow joe & the ginger accident Scorpions 30 Second To Mars Hugues Aufray Mc Anuff & le Bazbaz orch. + Jali Jay Jay Johanson + Lise Debout sur le Zinc + La Meute Rieuse Les chevaliers du fiel Merry Christmas Gospel Tour Hubert Felix Thiefaine Alex Beaupain + Mokaiesh Lynda Lemay Le Cirque Bleu du Vietnam Auditions régionales du P. de Bourges Rfm Party 80 Véronic Dicaire Chantal Goya Le Boléro de Ravel Starliners Michèle Bernier Ycare Sylvie Vartan Lord Of The Dance Zebda Faenas Digitales Michel Fugain Disney Sur Glace "Les mondes enchantés" Disney Sur Glace "Les mondes enchantés" Dani Lary Stéphane Guillon The Rabeats Guy Bedos Julien Clerc Giselle Fabrice Eboué Isabelle Boulay Les 100 violons Tziganes Cali Le Président, sa femme et moi Voca People Brigitte Roméo et Juliette Pierre Perret Cirque du Soleil Les hommes viennent de mars… Benabar Les monologues du vagin Orphée Dracula "L'amour plus fort que la mort" Tchoupi Holiday On Ice "Speed" Les Bodin’s Holiday On Ice "Speed" Holiday On Ice "Speed" Johnny Hallyday Elie Semoun Les hommes viennent de mars… Mamma Mia
Britney Spears samedi 19 novembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas dimanche 20 novembre à 18h à la Park&Suites Aréna à Montpellier mardi 22 novembre à 20h au Zénith de Montpellier jeudi 24 novembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers jeudi 24 à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas vendredi 25 novembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 26 novembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas dimanche 27 novembre à 20h à la salle Zinga Zanga à Béziers dimanche 27 novembre à 17h au Zénith de Montpellier mercredi 30 novembre à 20h30 au Zénith de Montpellier jeudi 1er décembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas samedi 3 décembre à 20h30 au Corum à Montpellier samedi 3 décembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 3 décembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas jeudi 8 décembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 9 décembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 10 décembre à 15h au Zénith de Montpellier samedi 10 décembre à 20h à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 10 décembre à 20h30 au Rockstore à Montpellier mardi 13 décembre à 20h30 au Zénith de Montpellier jeudi 15 décembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas vendredi 16 décembre à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 17 décembre à 20h15 au Zénith de Montpellier samedi 17 décembre à 20h à la salle Victore 2 à St-Jean-de-Védas mardi 27 décembre à 20h à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 14 janvier 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers mardi 17 janvier 2012 à 20h au Zénith de Montpellier mercredi 18 janvier 2012 à 14h et 17h au Zénith de Montpellier vendredi 20 janvier 2012 à 20h30 au Zénith de Montpellier vendredi 20 janvier 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 21 janvier 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 21 janvier 2012 à 20h30 au Corum à Montpellier mercredi 25 janvier 2012 à 20h au Zénith de Montpellier vendredi 27 janvier 2012 à la salle Zinga Zanga à Béziers mercredi 1er février 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers jeudi 2 février 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 3 février 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers mercredi 8 février 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 10 février 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers vendredi 2 mars 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers mercredi 7 mars 2012 à 20h30 au Rockstore à Montpellier samedi 10 mars 2012 à 20h à la salle Zinga Zanga à Béziers dimanche 11 mars 2012 à 16h30 au Zénith de Montpellier mercredi 14 mars 2012 à 20h à la Park&Suites Aréna à Montpellier mardi 27 mars 2012 à 20h30 au Zénith de Montpellier jeudi 29 mars 2012 à 19h45 au Zénith de Montpellier vendredi 30 mars 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers jeudi 5 avril 2012 à 20h à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 7 avril 2012 à 14h30 et 20h à la Park&Suites Aréna mercredi 11 avril 2012 à 14h30 et 17h30 au Zénith de Montpellier vendredi 11 mai 2012 à 20h30 au Zénith de Montpellier vendredi 11 mai 2012 à à 20h à la salle Zinga Zanga à Béziers samedi 12 mai 2012 à 14h, 17h30 et 21h au Zénith de Montpellier dimanche 13 mai 2012 à 14h30 au Zénith de Montpellier les 14, 15, 17 et 18 mai 2012 à la Park&Suites Aréna à Montpellier jeudi 24 mai 2012 à 20h au Zénith de Montpellier jeudi 14 juin 2012 à 20h30 à la salle Zinga Zanga à Béziers du 23 au 25 novembre 2012 à 20h au Zénith de Montpellier
Location : Fnac de Montpellier, Nîmes, Perpignan et Avignon, Virgin Montpellier, Carrefour, Auchan, Leclerc. Location par internet : www.ticketsud.com
l’art-vues •
page quatre • août - septembre
DOSSIER
VUES ARTISTIQUES DE PÉZENAS L’été est propice aux balades patrimoniales et septembre est dominé par les Journées du Patrimoine. Nous avons donc décidé de vous offrir une promenade dans une cité emblématique, Pézenas. Une ville au passé très riche qui fut le siège des Etats du Languedoc. Une ville qui a accueilli Molière, directeur de troupe itinérante et protégé de Conti. Une ville qui a vu naître Boby Lapointe jongleur de mots et qui a composé une chanson en hommage au Misanthrope. Ces deux figures illustres sont au cœur de ce dossier. La politique culturelle d’Alain Vogel Singer, maire de Pézenas, s’appuie d’ailleurs sur le théâtre et la chanson, comme il nous le confie. C’est encore ici qu’a été créée la Mirondela dels arts, une manifestation née il y a plus de quarante ans pour promouvoir les arts dans la ville. Nous vous faisons partager nos coups de cœur et vous livrons quelques suggestions pour apprécier les mille et une ressources de la ville. Bonne balade.
Toute une Histoire cette ville ! Arpenter les rues de Pézenas, qui a été le siège des Etats du Languedoc, est un plaisir pour l’œil sans cesse renouvelé. De cour en escalier, de ruelle en passage, le regard se pose sur une fenêtre à meneaux, un bougainvillier cramoisi, deux bignones qui enlacent une tonnelle, des fenêtres vertes, une échauguette, des ferronneries délirantes. Dès le Moyen-Age, Pézenas a connu sa première période faste, c’est d’ailleurs Louis IX qui lui accorde sa première foire marchande en 1262. Nouvel âge d’or avec les Montmorency qui s’installent à la sortie, à La Grange des Près. Après une éclipse, Pézenas connaît une nouvelle étape glorieuse avec Conti, le retour des Etats et l’arrivée de Molière. Au cours des siècles, elle s’est parée de beaux hôtels particuliers avec des escaliers majestueux. Ville d’art, elle a attiré les artistes, les artisans, les antiquaires, les brocanteurs. Ville d’Histoire, elle le rappelle au visiteur : ruine du château Conti et, moins connu, le ghetto juif, datant du XIII e siècle. Pour tout savoir sur Pézenas et son patrimoine, il suffit de passer à l’Office de Tourisme, installé dans l’ancien Hôtel de Peyrat, qui fourmille d’informations généreusement distribuées.
n L’héritage de Molière olière est partout chez lui à Pézenas, encore aujourd’hui. Il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Son nom est accolé à un square, une cave vigneronne, un hôtel… à une sculpture. Une des rues principales porte le nom de Conti, son protecteur, et le théâtre de Verdure se situe dans le parc Sans
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n Quelques suggestions :
n Personnages • Alain Curta, un artiste et un guide Pézenas compte autant de galeries et d’échoppes d’artisans qu’un Gruyère de trous ! Pour s’y retrouver, nous avons suivi Alain Curta. Cet artiste talentueux, tchatcheur truculent, possède une galerie, Arte Domitia - 13, rue Mercière - où il expose ses œuvres et celles de ses amis. Excellent dessinateur, il croque l’architecture de sa ville. Rêveur, il mêle le réel et l’abstrait, pour des peintures néocubistes. La visite commence par l’atelier de Ghyslaine Olivier – 11, rue Triperie vieille -, verre et fusing, pour aller admirer un escalier du XVII e siècle, en cours de
restauration ; plus loin Métissage, le paradis des perles en vrac, dans un cadre exceptionnel, la boutique fait le tour d‘une cour, sous une tonnelle. Un paradis pour les créatrices. Pour la pause déjeuner, c’est dans une cour que nous guide Alain Curta, celle du Restaurant le 23, rue de la Foire. Il nous raconte l’histoire des fameux pâtés de Pézenas, celle du fauteuil de Molière. Il connaît aussi son Bobby Lapointe par cœur et l’installation du grand baryton Gabriel Bacquier qui vient d’y créer sa compagnie, n’a pas de secret pour lui. Il évoque encore l’artiste et affichiste Yves Thos. On lui doit celles de plusieurs Mirondela dels Arts mais aussi de films tels que Cartouche, La Dolce Vita ou l’art-vues •
Goldfinger ! Bien que piscénois d’adoption, notre Cicérone n’habite pas la cité. Il a élu domicile dans la périphérie pour mieux goûter le plaisir d’y entrer tous les jours. On traverse pour saluer la belle Marianne von der Meer qui pratique l’autoportrait. On se quitte dans le très bel Hôtel des Barons de Lacoste qui abrite dans les anciennes écuries, notamment, une galerie dédiée aux expositions de la Mirondela dels Arte. A l’étage, Anne Cros a installé sa galerie d’art contemporain où l’on peut voir, tout l’été, plusieurs artistes fort intéressants. Alain Curta, Arte Domitia, 13, rue Mercière, Pézenas. Tél. 04 67 02 26 11.
page sept • août - septembre
Visites guidées du centre historique, lundi à mercredi, vendredi, 17 h, samedi, 11 h. Itinérance théâtrale, les mardis, 20 h 30. Jeu de piste familial, les mercredis, 16 h. Visite guidée thématique, l’art de vivre à Pézenas au XVIII e siècle, les jeudis, 17 h. Les Estivales de Pézenas, dégustation de vins et marchés des producteurs, les vendredis, 20 h-24 h. Nocturnes des artisans, mercredis et vendredis. Découverte des villages de Caractère, vendredis, 10 h 30. O. T. de Pézenas, place des Etats du Languedoc. Tél. 04 67 98 36 40.
DOSSIER Entretien avec Alain Vogel-Singer, Maire de Pézenas
« Réouverture du théâtre en 2012 »
© Eric Jouve
Régulièrement réélu depuis 1995, Alain VogelSinger connaît bien sa ville. Il s’appuie sur l’héritage historique, sur les ombres de Molière et Bobby Lapointe, théâtre et chanson, pour la politique culturelle de la cité.
Souci, lui aussi évocateur. Et un festival, Molière dans tous ses éclats en juin. On a déjà cité les visites Sur les pas de Molière, voici trois suggestions sur ce thème inépuisable. • Le fauteuil : il fait l’objet d’une exposition Molière dans un fauteuil au musée. Il s’agit du siège que, selon la tradition, Poquelin occupait lorsqu’il allait chez le barbier Gély. Pour mémoire, celui du Malade Imaginaire est conservé à la Comédie Française. C’est confortablement qu’il observait ses contemporains aller et venir, qu’il les écoutait et trouvait ainsi l’amorce de ses pièces. L’occasion aussi de découvrir ce musée dans un très bel Hôtel particulier et les tableaux de Pillement, peintre paysagiste du XVIII e siècle. Musée de Vulliod-Saint-Germain, 3, rue Albert-Paul Alliès. Tél. 04 67 98 90 59. • Le Scénovision : Une visite originale dédiée à la vie de Molière, qui se déroule dans cinq salles. Le spectateur est immergé dans l’ambiance du XVII e siècle et son tourbillon. Des projections en relief, un son spatialisé, des décors exceptionnels, c’est sûr, vous avez voyagé dans le temps, pendant 55 mn. Chaussés de lunettes spéciales 3D, l’illusion est parfaite, vous êtes réellement en compagnie de Poquelin. Scénovision Molière, Office du tourisme. Tél. 04 67 98 35 39. www.scenovisionmoliere.com • L’illustre théâtre : Cela ne s’invente, L’illustre théâtre existe à Pézenas. A la fois, salle de spectacle de 250 places et compagnie professionnelle qui assure une programmation toute l’année. En plein cœur de la cité, dans un ancien chai transformé en théâtre, la compagnie joue ses créations, invite des comédiens extérieurs et fait vivre le répertoire de Molière, mais pas seulement. L’ambition de l’équipe ? Faire de ce nouvel «illustre Théâtre» un lieu où partager l’amour des métiers de la scène et faire que le spectacle soit pour tous un enchantement ! Au programme en août : les mardis, Georges Dandin ; les mercredis, L’Avare ; les samedis, M. de Pourceaugnac ; et aussi, Daniel Villanova dans l’Eté, le 18 ; On ne fait pas d’Hamlet, les vendredis et 4 cons sur orbite, les lundis. Tapas sur place. 22, avenue de la Gare du Midi. Tél. 04 67 98 09 91.
n Sur les pas de Boby Lapointe rois siècles plus tard, un autre personnage, un enfant du pays, rejoint son illustre prédécesseur. En effet, un musée dédié à Boby Lapointe s’installe dans une maison qu’a fréquentée Molière en son temps, la maison du Barbier Gély. La boucle est bouclée. L’auteur et chanteur a d’ailleurs écrit L’ami zantrop, dans laquelle le dénommé Alceste a du mal à supporter que les « laids qu’on dansé ! » lorgnent Célimène. Un grand cru !
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Quels sont les axes de votre politique culturelle pour Pézenas ? Le théâtre, la chanson française, les arts et traditions populaires, les métiers d’art sont nos axes forts. Notre ville, pépinière de talents, avec ses références à Molière et Boby Lapointe, revendique ses labels de « Ville et Métiers d’Art », « Pays d’Art et d’Histoire » et « Ville Européenne de Culture ». Nous nous attachons à proposer une programmation qualitative de spectacles et d’animations du patrimoine, à tisser des partenariats toujours plus forts en direction du Jeune Public et des scolaires et à sensibiliser au 7ème Art avec le Cinéma municipal Le Molière. Nous travaillons en partenariat étroit avec les associations culturelles locales, certaines sont historiques comme les Amis de Pézenas et la Mirondela dels Arts, dont les projets s’intègrent aux choix de la Ville. Nous soutenons ainsi les manifestations associatives majeures du territoire : Printival, Maman des Poissons, Rencontres cinématographiques,… Ville d’art, le patrimoine de Pézenas est important, sa restauration tient-elle une part importante dans votre action culturelle ? La restauration et la mise en valeur du patrimoine est un axe fort de notre action, Pézenas étant un des premiers secteurs sauvegardés. Avec l’Agglomération HéraultMéditerranée, nous avons réhabilité l’Hôtel de Peyrat qui accueille l’Office de Tourisme et le Scénovision Molière. Nous restaurons actuellement le Théâtre Historique, fermé depuis 1947 pour raisons de sécurité. Quel est l’apport des deux célébrités, Molière et Bobby Lapointe, dans le tourisme culturel de la ville ? Ils appartiennent à notre patrimoine immatériel, tout comme Paul Vidal de la Blache, le père de la géographie humaine, et contribuent très largement au rayonnement culturel de notre Ville. Deux festivals renforcent, chaque année, la cohérence de nos actions, le Printival, en avril et Molière dans tous ses éclats, en juin. Avez-vous de nouveaux projets culturels pour la ville ? L’ouverture du théâtre dont les travaux vont s’achever en 2012, va marquer, dans les années à venir, le paysage culturel de notre territoire. L’excellence du travail de restauration pourra prochainement être admirée par les Piscénois et le grand public, avant le lever de rideau sur une programmation à venir. Recueilli par MCH
• Le musée : Dans cet espace, en continu, une vidéo avec Bobby chantant toutes ses irrésistibles chansons, cela s’appelle le « Dévédé ». Un parcours biographique remet en mémoire différentes étapes de la vie de Bobby Lapointe qui, beaucoup l’ignorent, était mathématicien, inventeur d’un langage alpha numérique. Parmi les documents, une très belle photo en compagnie de Georges Brassens avec lequel Lapointe faisait des tournées. On peut adhérer à l’association les amis de Bobby qui programme des cabarets en hommage à Lapointe, sous son œil vigilant car « boby guette ». Maison du Barbier Gély. Tél. 04 67 21 02 87. www.bobylapointe.com Les lapid’airs : Depuis 2004, sept sculptures en hommage à Boby ont été placées à divers endroits de la ville. Elles sont signées Alain Tenenbaum, Elke Montréal, Frédéric Chambard, Dann Chétrit, Bruno Mendola, André Naegelen et Xavier Loire. Deux sont situées sur la place Boby Lapointe, devant la mairie. Leur emplacement est indiqué sur le dépliant de l’O.T. Sans oublier Printival, un festival de chansons inspiré par Boby. l’art-vues •
n La Mirondela dels Arts a 40 ans aire revivre le quartier historique autour d’événements spécifiques et d’échoppes d’artistes et d’artisans créateurs qui travailleraient et exposeraient leurs œuvres, afin de permettre un rayonnement économique sur l’ensemble de la ville, tel était l’ambition de Henri Domens, Gabriel Lanet et Gérard Vogel-Singer lorsqu’ils ont imaginé la Mirondela dels Arts. La première édition se concrétise en 1967. Mirondela, en occitan, a le sens « d’enseigne, d’affiche, de montre. Ce terme concrétise l’action d’exposer au regard. Il semble donc fait exprès pour la manifestation de Pézenas », soulignait déjà à l’époque, Charles Camproux, professeur de philologie à l’université de Montpellier. Dès le début, l’événement est ouvert à toutes les formes d’art. Concerts et représentations théâtrales sont programmés en même temps que les expositions avec la participation d’artistes de renom tels François Desnoyer ou Jean Hugo. « Depuis, la manifestation s’est élargie et a pris un essor considérable, mais le concept est le même », soutien l’actuel président, Christian Sempéré.
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Traditionnellement, la Mirondela débute le premier dimanche de juillet « mutine et enjouée, dans les ruelles de Pézenas, pour dire bonjour aux artisans d’art, déguster des petits pâtés et danser devant le Poulain (animal totémique de la ville) ou le chevalet », poursuit le président. La culture populaire est à la fête ce qui n’exclut pas la qualité. Cette année, pour les 40 ans de la Mirondela, Francis Huster et Michel Galabru étaient à l’affiche. Plus de spectacle en cette fin d’été, mais les expositions continuent chez les artisans et à l’Hôtel Lacoste, notamment. Tom Garcia jusqu’au 30 août et Lionel du 2 au 29 septembre. Hôtel des Flottes de Sébasan, place Gambetta. Tél. 04 67 39 86 42. www.mirondela.com
DOSSIER n Des galeries d’art • Galerie Anne Cros
Pour accéder à la galerie Anne Cros, il faut gravir les degrés du majestueux escalier de l’Hôtel Lacoste. Ses trois salles sont dédiées à des artistes contemporains qu’elle sélectionne avec soin, tendance figurative, talents confirmés ou découvertes. Cet été, la galerie présente les artistes qui ont fait les beaux jours de l’année. Singh et ses portraits de femmes du Burkina B ; Frédéric Milande et ses visages émergeants comme par transparence ; Chloé Malard qui fait apparaître ses portraits à travers un fouillis ; Frédéric Adrait lui, insiste sur les yeux, ses regards fascinent et peuvent inquiéter ; Christine Trouillet invite à entrer dans l’intimité de pièces où l’on devine la présence des occupants absents ; en plus, et c’est l’événement de l’été, on découvre des inédits de Françoise Nielly. Des portraits comme des feux d’artifice de couleurs lumineuses mais qui laissent entrevoir un profond tourment. Le contraste est saisissant. On a une sensation de violence devant ces visages qui semblent vouloir se battre contre ce déluge de couleurs. Impressionnant. Douceur, en revanche, chez Claude Pomarèdes, dont les tirages argentiques ont pour thème des brassées de roses. Apaisant après une telle exubérance. Hôtel de Lacoste - 8, rue F. Oustrin. Tél. 04 67 31 78 27. www.galerie-anne-cros.com • L’Athanor, Nicole Fernandez
expose dans sa galerie-atelier Athanor, en référence à un terme d’alchimie. Elle est inspirée par les civilisations anciennes du point de vue de leur sens. Nicole Fernandez travaille sur bois ou sur toile, pas sur le motif, tout est imaginaire. Elle utilise des collages, des superpositions. Sa palette oscille entre les ocres et les pourpres en passant par les siennes. Les textures, empreintes, corps et visages son utilisés comme des symboles, comme une invitation à un voyage dans la mémoire. « Que reste-t-il, quand on a beaucoup oublié ?, s’interroge l’artiste. « Je suis passée de la toile à des supports plus complexes, je suis arrivée au bois. Maintenant je déchire la toile, je recrée », précise-t-elle. Une œuvre séduisante qui allie figuration et abstraction. L’Athanor - 12, rue Triperie vieille. Tél. 04 67 26 62 03. www.nicolefernandez.com
Ils travaillent ensemble dans le même atelier, ils exposent ensemble dans la même galerie, Jean-Paul Combettes et Julie, dite Castille, sont père et fille « avec les mêmes tubes et la même palette», précise Castille, autodidacte comme son père. Celui-ci travaille l’ombre et la lumière, on est dans l’hyper réalisme de la photo et l’imaginaire dans le traitement des ombres, obsessionnelles. Il les dessine comme il les sent. Pézenas, ses balcons, ses cours, ses façades, sont sa principale source d’inspiration. Jean-Paul Combettes a pignon sur rue depuis vingt ans. Les œuvres de Castille sont déstructurées, oniriques, elle travaille le jeu des contrastes. Parfois proche de l’abstraction, malgré la présence d’éléments figuratifs, d’autres fois, les visages reconstitués semblent être vus par transparence. Père et fille se rejoignent dans l’esprit très décoratif de leurs œuvres. Galerie du Beffroi - 18, rue Triperie vieille. Tél. 06 13 57 84 76. www.combettes.com
• Gérard Garcia, plasticien Dessinateur, illustrateur et affichiste de formation, Gérard Garcia a ajouté un autre savoir-faire à son arc, les figurines caricaturées et personnalisées en terre. Le plasticien travaille sur commande. Il réalise des trophées pour des sportifs, des scènes de la vie quotidienne. Parmi ses figurines, il croque aussi bien le boucher de Pézenas que Michel Galabru. A travers la caricature, forcément, le caractère du modèle apparaît distinctement. Les gens viennent avec des photos, Gérard Garcia fait des croquis et réalise l’objet en 3 D. l’art-vues •
• Du cœur à l’écorce à la Maison des métiers d’art
• Le Théâtre de carton
• Castille et Combettes, Galerie du Beffroi
n Des artisans
Nicole Fernandez est baignée de culture littéraire et philosophique, sa formation. Cela se retrouve dans ses œuvres qu’elle
Les figurines rappellent les René de di Rosa, en moins torturés. Dans son échoppe, une mêlée de rugby attendait son client. Le plasticien ne délaisse pas les affiches qu’il continue à réaliser pour les associations. Là, son coup de crayon et la profusion de personnages évoquent Dubout. Gérard Garcia - 14, rue A. Sabatier. Tél. 04 67 09 44 96.
On est tombé dessus par hasard, en arpentant les rue de la ville. On cherchait, il est vrai, une activité liée au théâtre, c’est alors qu’on a trouvé le Théâtre de carton. Avant de s’installer à Pézenas, Rosario Alarcon a été accessoiriste à la Comédie Française et s’est formé notamment, à l’école de Jacques Lecoq à Paris. Dans la ville de Molière, elle fabrique masques et accessoires de théâtre, inspirés de la Comedia dell’arte. Dans son échoppe sont exposées certaines de ses créations. L’équipe d’accessoiristes qui l’entoure met son savoir-faire aussi service des compagnies régionales ou nationales ou étrangères. Egalement marionnettiste, Rosario Alarcon assure des stages de fabrication et de manipulation. Le Théâtre de carton est également le nom de la compagnie créée en 2003. Les spectacles sont prévus pour être joués en salle mais parallèlement, la compagnie propose des spectacles de rue, en particulier, des déambulations sur échasses. 7 bis, rue Montmorency. Tél .04 67 98 41 62. http://theatre-carton.com
n Des coups de cœur • Musée de la porte Qu’elles sont émouvantes, ces portes sauvées de la décharge par une main amicale ! Qu’ils sont beaux, ces verrous qui rendaient inviolables les demeures qu’ils fermaient. Créé en 1993 par Serge Ivorra, un menuisier dont l’atelier est situé quelques mètres plus haut, ce musée insolite se compose de cinq salles accessibles par des escaliers bien raides. Il a pour vocation de sensibiliser les visiteurs au travail manuel du bois. Ici, sont exposées des portes récupérées à Pézenas et dans les environs, datant des XVe, XVIe et XVIIe siècle. Pas toujours intactes, vermoulues, usées au bas, meurtries par les outrages du temps ou le vandalisme, elles sont là, témoins muets de leur histoire. Targettes, serrures, clous, verrous, heurtoirs, moustaches, s’entassent dans des boîtes. Inattendu et passionnant. Musée de la porte et de la ferronnerie, 7, rue Montmorency. Tél. 04 67 98 35 05.
page dix • août - septembre
Panorama du tournage français, l’exposition biennale Du cœur à l’écorce, s’arrête à Pézenas jusqu’au 29 octobre. Accueillie à la Maison des métiers d’art, elle se développe dans plusieurs salles pour montrer le travail d’une soixantaine d’exposants. Des meubles, de sculptures monumentales, des objets décoratifs et des bijoux. Tous en bois. Travail de marqueterie, bois tourné, bois flotté, cœur du bois ou écorce, inspirent les artisans. On a l’impression que les possibilités sont infinies. Bois rares et essences locales, ils révèlent leur singularité. En dehors des artisans français, deux invités d’honneur sont également présents : Helga Becker, tourneuse allemande, les surfaces ne sont pas traitées, libres d’évoluer avec le temps. Et Ray Key, tourneur anglais, une figure internationalement reconnue du tournage d’art. Du cœur à l’écorce, jusqu’au 29 octobre, maison des métiers d’art, place Gambetta. Tél. 04 67 98 16 12. • L’Aparté
Depuis 20 ans déjà, Guilhem Mathieu tient boutique au cœur du vieux Pézenas. Un espace original et chaleureux où les livres anciens, tous thèmes confondus, s’épanouissent sur les rayonnages au milieu des tables à thé. « J’ai ouvert ma librairie par passion des livres et de la ville. Au début, pour la lancer, j’ai fait des plats du jour », se souvient Guilhem Mathieu. Peu à peu, la librairie a pris le dessus, mais son propriétaire a conservé l’espace salon de thé car « le concept était attrayant ». On peut s’installer ici et savourer des cakes maison ou du chocolat à l’ancienne aux deux épices, dans une ambiance de bibliothèque privée. Les particuliers viennent proposer leurs livres, souvent lors de successions ou de déménagement, reliures d’art aussi bien que des livres de poche. Un catalogue de 3000 références est consultable en ligne, la maison se charge de l’expédition. C’est un lieu de rencontre où il fait bon musarder et tchatcher. L’Aparté - 13, rue de la Foire, Tél. 04 67 98 03 04. Librairie-aparte.pagesperso-orange.fr
DOSSIER GALERIE ANNE CROS ART CONTEMPORAIN Présente à Artnîm Nîmes Parc Expo du 23 au 26 septembre 2011
• Ahmad Chakkaki, tisserand d’art Là encore, c’est le hasard qui nous a fait pousser la porte d’Ahmad Chakkaki, attirés par les somptueuses étoles de soie dans la vitrine. Ce n’était rien à coté des riches brocarts entassés dans l’atelier boutique, tous plus précieux les uns que les autres. Il représente la troisième génération de tisserands d’art syriens installés à Pézenas. Il travaille encore sur l’extraordinaire métier que son père et son grand père ont utilisé. Pour satisfaire sa clientèle, il s’est mis au tissage de tapis de laine. Entre les cachemires imprimés et les soies flamboyantes, on ne sait où poser le regard. Le pays des Mille et une nuits en plein centre de Pézenas. Rue Alfred Sabatier. Tél. 06 16 89 74 94. www.brocartdedamas.com • Musée du jouet
Au fond d’une cour verdoyante se niche le musée du jouet. Pousser la porte, c’est retrouver l’enfance. L’émotion du premier poupon, de la première voiture à pédale. C’est retrouver les jeux d’antan tels le croquet ou les quilles de bois. C’est flirter avec l’ambiance romantique des poupées de cire et de porcelaine. C’est avoir envie de se balancer sur un petit cheval de bois à bascule. C’est fouiner et découvrir les milles souvenirs émouvants glanés et présentés dans un savant désordre, plus organisé qu’il n’y paraît. A l’occasion du passage du Tour de France cycliste dans la ville, le musée a mis en scène la caravane et le peloton à partir des miniatures de sa collection. Les plus petits seront étonnés et les autres se prendront à rêver. Musée du jouet, 2b, rue Montmorency. Tél. 04 67 35 92 88. www.jouets-merveilles.com
n Des spécialités • Les berlingots Christian Boudet n’est à Pézenas que depuis 1968, mais il est l’héritier d’un savoir-faire familial. En effet, son ancêtre, Jean-Marie Triquier, fabriquait déjà des bonbons à Mèze. Aujourd’hui, la vedette de la confiserie, le berlingot, est réalisée dans un atelier qui se visite sur rendezvous. On assiste au coulage de la pâte et à son moulage. Au chocolat, à la réglisse, aux fruits de saison, aux fruits exotiques ou au café, une trentaine de parfums sont proposés. Leur consistance rappelle celle des bêtises de Cambrai ou des chiques vendues sur les foires. Caramel, nougats, chocolats à Pâques et à Noël complètent la gamme. Boutique, place Gambetta. Fabrique de Berlingots, chemin de Saint-Christol. Tél. 04 67 98 16 32. www.berlingotsdepezenas.com • Où acheter des petits pâtés Lorsque Lord Robert Clive, vice roi des Indes, débarque à Pézenas au XVIII e siècle, il est entouré d’une suite, dont son cuisinier. Celui-ci fait découvrir aux piscénois un met sucré-salé, en forme de petite bobine, à base de mouton, de graisse de rognons, de cassonade et d’épices. Délicieux à l’apéritif, à peine tiédis, ou comme entrée accompagnés de quelques feuilles de salade verte. De-Brabandère - 2, rue de la Foire. Boulangerie-pâtisserie Alary - 5, rue Saint-Jean. Quatrefages B. 3, rue Conti. Le Petit Scapin - 15, avenue Camille Guérin.
Hôtel Lacoste - 8, rue François Oustrin - Pézenas galerieannecros@hotmail.com 04 67 31 78 27 - 06 07 37 45 65 www.galerie-anne-cros.com
Nicole FERNANDEZ www.nicolefernandez.com
L'ATHANOR 12, rue Triperie Vieille 34120 PEZENAS Tél. 04 67 26 62 03 Atelier ouvert toute l'année l’art-vues •
page onze • août - septembre
Monique Alazard atelier galerie
JOUETS et MERVEILLES d’ANTAN Jeu de piste pour les enfants
stages et cours de peinture
TARIF FAMILLE (enfant moins de 10 ans GRATUIT)
technique du couteau
Juillet, août et septembre : Ouvert 7jrs/7 de 10 h à 20 h
7, rue François Oustrin à Pézenas Tél. 06 31 44 96 08
2b Rue Montmorency - 34120 PÉZENAS Tél/fax 04 67 35 92 88
www.jouets-merveilles.com COMBETTES
CASTILLE
GALERIE DU BEFFROI - PEZENAS www.combettes.com 06.13.57.84.76
David Vanorbeek Natalie Magnin Métal art sculptures
Art textile, accessoires de mode en feutre,...
Jardin des Sculptures - Atelier des Artistes
Expo Permanente Tous les week-ends de 11h à 18h ou sur rdv 04 68 69 34 58 à Sainte Colombe sur l'Hers (région des cathares dans l’Aude) 5, Raccourci de Chalabre www.artdeev.com
DOSSIER
Ce qu’il faut savoir et connaître encore à Pézenas n Ateliers d’artistes
• Collégiale St-Jean de Pézenas - Collection d’art sacré et salle du trésor - rue des chevaliers de Saint-Jean à Pézenas. Tél. 04 67 98 88 04. (gratuit).
• Nicole Fernandez à l’Atelier galerie L’Athanor - 12, rue Triperie Vieille à Pézenas - Tél. 04 67 26 62 03 - 06 62 85 08 29. Artiste peintre s’inspirant du corps féminin, elle effectue un travail de recherche de matières pour des peintures entre l’abstrait et le figuratif. Atelier ouvert toute l’année de 10h à 19h.
• Au pays de Boby - Musée Boby Lapointe - 1, place Gambetta à Pézenas. Tél. 04 67 21 02 87. Tarifs : adulte 2 € - 0 à 12 ans gratuit - moins 18 ans 0,50 €. • Exposition : La vie quotidienne au Moyen-Age - jusqu’au 28 septembre à l’Office de Tourisme. (gratuit).
• Isabelle Duret-Dujarric à l’Atelier 21 - rue Canabasserie à Pézenas - Tél. 04 67 98 24 76 - Expo jusqu’au 4 septembre. Artiste peintre utilisant un procédé original d’huile sur papier, ses tableaux sont inspirés du mouvement figuratif et expressionniste. Atelier ouvert tous les jours de 10h à 19h, sauf le lundi.
• Exposition : Du cœur à l’écorce - Maison des métiers d’Art jusqu’au 29 octobre - place Gambetta à Pézenas. Tél. 04 67 98 16 12 (gratuit). LES THÉÂTRES : • L’illustre Théâtre - 22, avenue de la Gare du midi à Pézenas Tél. 04 67 98 09 91.
• Galerie Créalisa. Artiste Mika 17, rue de la Foire à Pézenas. Tél. 06 61 39 66 26. Expo jusqu’au 30 septembre. Artiste peintre avec un style propre à lui créant des œuvres figuratives et abstraites composées de couleurs vivantes et de textes doux.
• Chantal Debrac - Atelier - 10, rue des Orfèvres à Pézenas Tél. 04 67 36 15 55 - 06 79 07 77 28. Artiste plasticienne, décoratrice sur bois et sur toile avec de l’acrylique ou de la peinture à l’huile. Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 16h à 19h - Nocturnes mercredi et vendredi. • Monique Martinez - Atelier-Galerie - 7, rue des Commandeurs à Pézenas - Tél. 06 07 70 29 90. Artiste peintre-plasticienne - Toiles contemporaines avec une peinture épaisse (pigments purs, terres, sable), des collages numériques et des photos. Ouvert de 10h à 20h du mercredi au samedi - Nocturnes mercredi et vendredi.
LES VISITES : • Jeu de piste familial : Sculptivez-vous en famille. Mercredis à 16h - tarifs : adulte 6 € - réduit 5 € - enfant (8 à 14 ans) 2,50 € sur réservation à l’O.T. • Découverte des villages de caractère - Tous les vendredis en juillet et en août à 10h30. • Galerie photos - Patrick Bertuccelli - 2, rue Canabasserie à Pézenas. Tél. 06 60 73 67 86 - Photos de la région et tirage sur toile. Ouvert tous les jours de 10h30 à 21h. Nocturnes mercredi et vendredi.
n Lieux d’exposition à Pézenas • Centre d’interprétation de l’Architecture et du Patrimoine Place des Etats du Languedoc à Pézenas - Tél. 04 67 98 36 40. Exposition permanente présentant le riche patrimoine du « Pays d’art et d’histoire ». Entrée gratuite. Ouvert tous les jours de 9h à 13 h et de 15h à 19h - Nocturnes les mercredis et vendredis soirs. • Maison des Métiers d’Art Place Gambetta à Pézenas. Tél. 04 67 98 16 12. Exposition jusqu’au 29 octobre « Du Cœur à l’écorce ». Ouvert tous les jours de 10h à 19h sauf le lundi. Nocturnes mercredi et vendredi.
• Eva Luca – Atelier-Galerie – 4, rue du Château à Pézenas – Tél. 06 60 52 46 82. Plasticienne du verre, son univers artistique se compose de réalisations, en pièces uniques, de sculptures, de tableaux, de totems à travers différentes techniques comme le vitrail, la dalle de verre, le fusing et le thermoformage. Ouvert tous les jours de 10h à 20h et sur rendez-vous. • Marianne van der Meer - Atelier Herdin France - 7, rue Alfred Sabatier à Pézenas - Tél. 06 88 27 78 95 - Cours & stages. Artiste peintre utilisant la peinture à l’huile, natures mortes et série de vanités contemporaines en noir et blanc uniquement. Ouvert tous les jours de 10h à 20h - Hors saison : mardi au samedi de 15h à 19h ou sur rendez-vous.
• Edition Domens - 22, rue Victor-Hugo à Pézenas. Tél. 04 67 98 11 97 - Ouvert le lundi de 14h à 18h30 - Du mardi au samedi de 9h à 12h et 14h à 18h30. Expositions, conférences, dédicaces…
n Galeries d’art
MUSÉES & EXPOSITIONS :
• Galerie de l’Hôtel de Wicque - 9-11, rue de la Foire à Pézenas. Tél. 04 67 98 83 28 - Ici, les Picasso, Dali, Buffet côtoient de jeunes talents comme Kolsek, Le Coze, Gérard Coustal. Ouvert tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h30. Nocturnes le mercredi et le vendredi.
• Jouets et Merveilles d’Antan 2b, rue Montmorency - Tél. 04 67 35 92 88. Tarifs : adulte 5 € - réduit 3,50 € - enfant moins de 10 ans : gratuit.
• Galerie Anne Cros - 8, rue François Oustrin à Pézenas Tél. 06 07 37 45 65. Galerie d’art contemporain, œuvres d’artistes confirmés et de jeunes talents. Ouvert tous les jours. • Galerie photographique du Baobab - Marc Deotte, photographe voyageur - 11, rue Saint-Jean à Pézenas. Tél. 06 48 22 59 24 - Galerie photos. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 15h à 19h. Nocturnes mercredi et vendredi.
n Encore à faire à Pézenas
© Gérard Rey
• Jean-Paul Combettes à la Galerie du Beffroi - 18, rue Triperie Vieille à Pézenas - Tél. 04 13 57 84 76. Artiste peintre travaillant avec l’ombre et les jeux de lumière qui définissent les formes et donnent vie à ses tableaux autant figuratifs qu’abstraits. Ouvert toute l’année sauf le dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h.
• Théâtre de verdure - Chemin Faissine à Pézenas. Tél. 04 67 35 21 82.
• Visites guidées du centre historique en juillet - août : lundi, mardi, mercredi et vendredi à 17h, samedi à 11h. Septembre : mercredi à 15h - tarifs : 6 € - réduit 5 € (à l’O.T.). • Visite contée : Un conte pour Conti avec la Compagnie Bloc Note. Les 23 et 30 août et le 6 septembre à 20h30 - tarifs : adulte 12 € - réduit 9 € - enfant (-12 ans) 5 € (réservation indispensable). • Itinérances théâtrales : Sur les pas de Molière avec la Compagnie Scènes d’Oc. Les 2, 9 et 16 août à 20h30 tarifs : adulte 12 € - réduit 9 € enfant (-12 ans) 5 € (réservation indispensable).
• Musée de Vulliod-Saint-Germain - 3, rue Albert Paul Allies - Tél. 04 67 98 90 59. Tarifs : adulte 2,50 € - enfants et groupe 1,50 €.
• Visite de l’exposition consacrée à Pillement et de la ville : L’art de vivre au 18ème siècle à Pézenas, les jeudis à 17h.
• Musée de la Porte et de la Ferronnerie. 5-7, rue de Montmorency - Tél. 04 67 98 35 05 (gratuit).
• Journée Européenne du patrimoine : les 17 et 18 septembre.
• Scénovision Molière Place des Etats du Languedoc à Pézenas. Tél. 04 67 98 35 39. Tarifs : adulte 7 € - réduit 6 €. l’art-vues •
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• Les Estivales de Pézenas : tous les vendredis soir de 20h à minuit. • Nocturne des artisans : tous les mercredis et vendredis soir de 20h à 23h.
Les grandes expos de l’été Après la grande vague des festivals en juin et surtout juillet, les mois d'août et septembre sont très souvent propices à la découverte des grandes expositions de l'été. Le Languedoc-Roussillon et la Provence en offrent un large éventail dont les thèmes sont aussi attrayants les uns que les autres. A commencer par les musées qui accueillent les grands noms de la peinture, de Redon à Valtat en passant par Gris, Riera i Arago et bien d'autres. En continuant avec les contemporains tels Pencrac'h, Ohlen, Ramette et consorts, nous sommes conviés à un été riche en couleurs et mouvements. Sans oublier, tous ces lieux d'art, galeries et espaces qui se mettent en quatre pour que notre été artistique rayonne. Les pages qui suivent témoignent de cette vitalité artistique dont nous avons la chance d'être les spectateurs. Bonne fin d'été !
MUSÉES
Au Musée Fabre à Montpellier
Odilon Redon, prince du rêve i tout à fait la même, ni tout à fait autre, l’exposition Odilon Redon, prince du rêve, diffère essentiellement de celle de cet hiver au Grand Palais à Paris, par la scénographie. Et surtout du fait du partenariat avec l’abbaye de Fontfroide, propriété des descendants de Gustave Fayet, mécène de Redon qui a décoré la bibliothèque de son ami, ouverte au public exceptionnellement. Entrez dans le rêve. Une des pièces maîtresses de l’exposition, Yeux clos, se découvre à travers un oculus. Cette huile sur carton marouflé marque le passage définitif d’Odilon Redon du noir à la couleur. La femme semble flotter au milieu d’un décor irréaliste, comme émergeant d’un rêve. L’artiste a 50 ans lorsqu’il réalise ce tableau. « Les dessins inspirent et ne se définissent pas… ils nous placent, ainsi que la musique, dans le monde ambigu de l’indéterminé», affirmait Redon. Martin Michel a réalisé une scénographie qui exalte les œuvres. Cette idée du bleu pour l’ensemble des salles, formant labyrinthe (on se heurte parfois à un mur de glace), plonge le visiteur dans un univers onirique. On passe ainsi des œuvres noires, inspirées par les Romantiques, Delacroix en particulier, ou par le botaniste Armand Clavaud qui l’initie aux thèses évolutionnistes. Remarquables à cet égard,
N
Martin Michel signe, pour le musée Fabre, une scénographie soulignant le mystère et le raffinement de l'art d'Odilon Redon
L’araignée qui pleure et L’araignée souriante, anthropomorphiques. Ses gravures rappellent aussi l’univers cauchemardesque de Poe ou celui fantasmagorique de Hugo. C’est à Poe que Redon dédie L’œil comme un ballon se dirige vers l’infini (1882) et Dans le rêve (1879), extrait de ses premiers recueils de lithographies. Avec cette œuvre graphique, Redon s’affirme en rupture avec son temps. Il est contemporain des impressionnistes. Il annonce le symbolisme et le surréalisme, il légende lui-même ses œuvres comme
des versets poétiques. Mallarmé apprécie son écriture. Si Redon bascule dans la couleur en 1890, dès ses premières œuvres il l’utilisait, comme dans ce Roland à Roncevaux (1863), inspiré par les Chemins de Saint-Jacques, impressionnants dans les Pyrénées. Dans la salle rouge, une sélection de portraits traités comme des enluminures du Moyen-âge, les figures récurrentes de Pégase et du char d’Apollon, et des fleurs. Le plus souvent, ces fleurs sont peintes d’après des bouquets somptueux réalisés par sa
femme, mais Redon en donne une vision transfigurée. Les capucines de 1912, annoncent l’abstraction, le motif disparait pour ne laisser que la couleur. L’apparition des fleurs coïncide avec l’attrait pour les arts décoratifs. Les cartons de l’artiste sont utilisés pour la création de tapis, de panneaux ou de tissus d’ameublement. Dans une salle taupe, a été reconstitué le décor de la salle à manger de Domecy, « je couvre les murs d’une salle à manger de fleurs, de fleurs de rêve, de la faune imaginaire », indique Redon. Influence nippones, couleurs empruntées aux nabis, minimalisme très contemporain. A l’étage, dans une ambiance solaire, la salle Fayet. La plus exceptionnelle puisqu’on y découvre des pastels appartenant à la famille du mécène, rarement prêtés. Trois chefs d’œuvres absolus : Yseult, Simone, ses filles et Madeleine, femme de Gustave Fayet. A l’occasion de cette exposition préparée depuis cinq ans au moins, le public découvrira l’acquisition du musée, Orphée, une huile sur carton de 1910, don de Mme Englert-Marchal. Là encore, la tête flotte dans un ciel onirique. Le Prince du rêve, tout un symbole. MCH Jusqu’au 17 octobre, musée Fabre – 39, boulevard de Bonne-Nouvelle à Montpellier. Tél. 04 67 14 83 16. www.montpellier-agglo.com/museefabre
Au musée archéologique de Lattes
Odilon Redon à Fontfroide
neaux, centenaires, sont dans un état de conversation et de fraîcheur remarquables. Lors de son séjour, Redon a peint les
Des Rites et des Hommes
partir du 9 juillet et jusqu’au début 2012, le site archéologique Lattara – musée Henri Prades de Montpellier Agglomération accueille l’exposition « Des Rites et des Hommes ». Labellisée d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication, l’exposition plonge les visiteurs dans l’univers des pratiques rituelles des populations celtiques, ibériques et grecques. Exposition d’envergure, près de 170 pièces en provenance de plusieurs sites méditerranéens sont présentées, ainsi que 113 objets inédits issus des recherches récentes sur les sites de Pech Maho (Aude), du Cailar (Gard), d’Olbia (Var), d’Ullastret et d’Ampurias (Catalogne). Un documentaire avec reconstitutions en 3D a même été réalisé pour l’occasion. Le public explore ainsi quatre grands thèmes, mettant en lumière des gestes variés, tels que le sacrifice, les offrandes ou encore le prélèvement de crânes humains, caractéristiques des populations de la période préromaine. Pièce maîtresse de l’exposition, Montpellier Agglomération présente également un linteau (poutre surplombant une ouverture) originaire de Glanum (Saint-Remy-deRestaurant et caveau sur place. Jardins, Provence) et mesurant plus de deux mètres Musée Fayet, gîtes et départ pour des pour un poids d’une tonne et demie. Magnifiquement conservé, ce vestige antérieur balades. l’art-vues •
A
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Crâne cloué d’Ullastret (Catalogne) IVe - IIIe siècles avant J.-C.
à la fin du IIe siècle avant Jésus-Christ n’était plus visible par le public depuis sept ans. En présentant ces pièces inédites, cette exposition renouvelle profondément les conceptions qui existaient il y a encore une dizaine d’années, autour des pratiques religieuses, politiques et sociales des populations des côtes occidentales de la Méditerranée. Jusqu’au 8 janvier 2012, au musée archéologique de Lattes – 390, avenue de Pérols. Tél. 04 67 99 77 20.
© Arxiu del Museu d’Arqueologia de Catalunya-Ullastret
Singularité de l’exposition montpelliéraine, le lien entre le musée et l’abbaye de Fontfroide. Odilon Redon a séjourné à plusieurs reprises chez le mécène et artiste Gustave Fayet, à l’abbaye de Fontfroide en Corbières. Ce lien avec le Languedoc a été matérialisé par la réalisation de L'abbaye de Fontfroide, grâce à un partenariat exceptionnel panneaux décoratifs pour avec le musée Fabre, ouvre pour la première fois les portes de la bibliothèque de l’absa bibliothèque, peinte par Redon. baye. Ils représentent le Jour et la Nuit et sont complétés par un portraits de Madeleine, Simone et Yseult, fronton, le Silence. Le jour est presque femme et filles de Fayet. La famille a prêté entièrement occupé par le char d’Apollon, au musée Fabre ces tableaux jamais mondieu du soleil. A noter, la présence dans trés. La bibliothèque est ouverte cet été au les jardins d’un char en terre cuite. Brisé public, sur réservation. Quatre visites par en mille morceaux, il vient d’être patiem- jour, limitées à 20 personnes par groupe. ment reconstitué. La Nuit est peuplée de Une occasion unique à saisir. MCH personnes ; famille Fayet, amis, Gauguin et le petit singe Kiki. Ces pièces réalisées Abbaye de Fontfroide, RD 613, à en partie à Paris ont été complétées in Narbonne. Tél. 04 68 45 11 08. situ. Un condensé de son œuvre. Ces pan- www.fontfroide.com
MUSÉES Au musée de Lodève
Louis Valtat, à l’aube du fauvisme rtiste prolifique, Valtat peut très bien faire l’objet de deux nature : deux femmes dans les Rochers rouges à Anthéor expositions la même année dans la même région. La (1901), une femme allongée, dans Les rochers d’Esterel, preuve, après le prélude enchanteur de Sète, voici, à Lodève, une mère et son enfant, plus distinctement, dans Figures au une très importante monographie dédiée à ce peintre très Soleil. Toujours le Sud, avec des tableaux inspirés par indépendant, en marge des courants. Peut-être les a-t-il insl’Italie, l’Espagne ou la rue en Algérie. Le café Maure et Vue pirés ? Peut-être les a-t-il suivis ? « Constamment considéré d’Alger, dont la palette ensoleillée souligne l’atmosphère au travers d’éventuels filiations, son art peine à être appréécrasée de chaleur, sont présentés avec les études préparacié pour lui-même et l’histoire de l’art rechigne à faire émertoires. Très intéressant pour comprendre comment travaillait ger ses grandes qualités et son originalité », regrette Yvonne le peintre. Ami de Renoir qui lui a présenté le marchand Papin-Drastik, Directrice du musée et commissaire de l’exVollard, Valtat subit plus ou moins consciemment son position A l’aube du fauvisme, qui se poursuit jusqu’au 16 influence, comme dans Nu au fauteuil vert (1907), mêmes octobre. Plus thématique que chronologique, elle explore courbes généreuses. Renoir, de son côté, laisse un très beau ces différentes pistes à travers 180 œuvres et remet l’artiste portrait de Suzanne Valtat. Dans ses natures mortes, l’artiste à sa juste place. Valtat ne s’interdit aucun domaine, il peint, est tantôt dans le sillage de Cézanne, lorsqu’il souligne de dessine, grave, illustre, se laisse tenter par les arts décoranoir les contours des fruits, sinon, il laisse libre cours à la tifs et celui de l’affiche. Chaque salle réserve ses coups de couleur, il la laisse éclater comme des fruits murs : Nature cœur, ses surprises. Plusieurs portraits au rez-de-chaussée, morte aux raisins noirs et Nature morte aux fraises. Ultime « Femme sur la plage », œuvre de Louis Valtat (1910) rappellent Toulouse-Lautrec, comme La femme au cabaret coup de cœur, les maquettes pour les costumes du Chariot (1896) alors qu’on perçoit Van Gogh dans Louis Valtat, autoportrait (1898), le dessin par la coude Terre cuite, qui révèlent un autre aspect de l’art de Valtat. Pour réussir une telle exposition, aussi leur. Très original, très moderne, La Lecture (1893), tout de nonchalance gracieuse, séduit. Peau complète, aussi dense, Yvonne Papin-Drastik a travaillé en étroite collaboration avec l’association nue diaphane de la femme en écho au portrait dans le fond, chignon flamboyant, se détachant dans des amis de Valtat et avec l’historienne de l’art Claudine Grammont, spécialiste de Valtat. MCH un décor de volutes rousses. Ce Normand sera bien vite séduit par la lumière du midi. De ces difJusqu’au 16 octobre au musée de Lodève. férents séjours, parfois longs, puisqu’il achète une demeure à Agay, Valtat livre des paysages plus Deux manifestations dans le cadre de l’exposition : Récital lyrique le 8 septembre. Louis Valtat fauves que les fauves. Les rochers rouges, totalement irréalistes, se répètent de tableau en tableau. et son temps, conférence de Claudine Grammont. Tél. 04 67 88 86 10. Mais ce qui frappe, c’est la présence, parfois à peine perceptible, de personnages fondus dans la www.lodevoisetlarzac.fr © ADAGP Paris 2011
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Aux musées d’art moderne de Céret et de Collioure
Le rêve du navigateur de Riera i Arago e par sa situation géographique, sa proximité de la capis’intéresse à la machine en tant qu’elle incarne littéralement tale catalane et ses liens avec l’œuvre de Picasso, le le siècle passé au même titre que la référence mythologique musée de Céret ne pouvait que s’intéresser à ce qu’il se a pu hanter la Renaissance ou l’âge classique et le paysage passe de l’autre côté de la frontière et dont les élites paridésigner l’aube de la modernité. siennes font peu de cas, à quelques identités près. Ainsi Des structures transparentes seront également montrées cette double exposition estivale fournira-t-elle l’occasion de représentant l’air ou l’eau dans lesquels sont plongées les découvrir l’un des artistes majeurs du réveil ibérique merveilles de la science. A Collioure on verra la série des ice(Barcelo, Sicilia, Pensa…) qui caractérisa les années 80 bergs avec leur forme émergente et la plus importante, dans le monde au même titre que la trans-avant-garde, la immergée sur un socle artificiel. Ou encore les îles, pour lesnouvelle sculpture anglaise, le néo-fauvisme allemand et les quelles les effets de matière sont prépondérants de sorte grapheurs américains entre autres. que l’on peut difficilement distinguer le pictural du sculptuChez Riera i Arago, si la démarche sculpturale domine, la ral. Il y aura en tout cas beaucoup à découvrir de ces deux peinture est omniprésente soit dans la couleur des motifs, expositions, en particulier ses éléments empruntés au vocasoit dans les effets de matière, soit dans les caissons lumibulaire sous-marin ou céleste et qui prennent la forme de neux qui proposent des détails agrandis de pièces autrement sculpture monumentale rappelant une fleur, un soc, une traitées par le volume. Non sans humour Riera i Arago sort flèche, bref l’un des trois éléments. Quant au feu c’est évila sculpture de l’élément terre à laquelle on l’accole foncièdemment la flamme créatrice qui hante cet artiste qui n’hérement pour nous pousser vers les espaces du rêve, les site pas à monumentaliser la miniature et nous inciter ainsi Colors 2U, 2008 (détail). Acier, aluminium et zamak peint dimensions de l’exploration aventureuse ; bref il nous invite à un voyage aux dimensions du cosmos, puisque toute au voyage. Et pour ce faire, il privilégie deux motifs, le motif aérien notamment à Céret qui ouvre chose, même la plus intime, a sa place à l’intérieur du grand tout. A condition de garder en tête que les portes de la haute montagne, le motif aquatique et plus particulièrement le sous-marin que l’on l’art n’est qu’un jeu d’enfant si l’on considère que le génie n’est que l’enfance retrouvée, sa capatrouve davantage présent au port de Collioure ou jusqu’à l’aquarium de Banyuls. Ainsi, la sculpture cité à s’étonner et sa curiosité insatiable. C’est cet esprit qui anime la flamme qui sous-tend l’œude cet artiste n’est-elle jamais là où on l’attend, en-deçà ou au-delà. Les salles du musée de Céret vre de Riera i Arago. se prêtent superbement à l’installation et Riera i Aragon ne s’en est pas privé en particulier dans BTN l’œuvre créée spécialement pour le lieu, son ancienne chapelle, avec cet Avio-Céret qui nous rap- Jusqu’au 6 novembre au musée de Céret - 8, bd du Maréchal Joffre à Céret. pelle le fameux vers d’Apollinaire rapprochant le Christ et l’épopée de l’aviation. L’artiste en effet Tél. 04 68 87 27 76 et au musée de Collioure, route de Port-Vendres. Tél. 04 68 82 10 19. © Photo Sara Riera. © Adagp, Paris 2011
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Pierre Bendine-Boucar à la Capeletta de Céret otre compatriote gardois Pierre Bendine-Boucar expose ses toiles colorées dans ce lieu municipal. Une trentaine de tableaux de format imposant sur le thème de la fleur comme pour souligner son éternelle confiance en la peinture. Ce motif n’est d’ailleurs pas traité de manière réaliste, il s’en faut. C’est plutôt sa stylisation qui intéresse Bendine-Boucar qui, en bon matissien, la traite en tenant compte de la planéité de la surface. Toutefois la toile est organisée de telle sorte que les motifs se démultiplient à l’instar des plans si bien que, par des jeux de profondeur illusoire, ils grossissent à vue d’œil ou au contraire conservent une dimension adaptée au regard. Ainsi, dans le premier cas, finissent-ils par se dissoudre et se confondre avec le traitement coloré. L’ensemble e tout cas favorise la compossibilité spatiale comme dans le rêve mais le rêve ici est recomposé, structuré. Et c’est un rêve en couleurs car Bendine-Boucar aime à les conjuguer sur la toile. Une raison de plus de se rendre à Céret où se trouve aussi la galerie Oms. BTN Jusqu’au 25 août à la Capelleta - Rue Pierre Ramell à Céret. Tél. 04 68 87 00 53.
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l’art-vues •
page seize • août - septembre
Christophe Arbieu
Riba
Unique en Grand Pic Saint-Loup ! Une exposition prestigieuse de la cristallerie signée par des artistes majeurs de ces dernières décennies.
EXPOSITION TOuS LES JOuRS Du 25 JuIN Au 10 SEPTEMBRE DE 10h00 à 19h00
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MUSÉES Au musée Paul Valéry à Sète
Juan Gris, rimes de la forme et de la couleur imes de la forme et de la couleur. José Victoriano Carmelo Carlos Gonzalez-Perez n’a pas 20 ans lorsqu’il quitte l’Espagne, devient Juan Gris et s’installe à Paris. Le jeune peintre est très vite introduit au Bateau-lavoir où il devient l’ami d’Apollinaire et Picasso. Il assiste, en particulier, à la naissance des Demoiselles d’Avignon du maître. Mort jeune, en 1927, à 40 ans à peine, Juan Gris n’a pas eu le temps de laisser une œuvre immense. Il est cependant, avec Braque et Picasso, un des trois représentants essentiels du mouvement cubiste. L’exposition Rimes de la forme et de la couleur, qui lui est consacrée au musée Paul Valéry jusqu’au 21 octobre, lui rend hommage. Maïthé Vallès Bled est parvenue à réunir une cinquantaine d’œuvres, pour l’essentiel de collections publiques et privées de provenances internationales malgré la difficulté à les obtenir du fait de leur rareté et de l’attachement particulier des collectionneurs à ces tableaux. « Juan Gris n’a pas été dans le sillage de Braque et d Picasso, il a participé directement à l’évolution du mouvement », insiste la conservatrice qui a pris un grand plaisir à cet accrochage. On le ressent dans le choix des couleurs de la muséographie. Elles exaltent la palette du peintre. Les bruns roux font vibrer les verts des peintures, saisissants dans plusieurs toiles : Les raisins, Verre et journal, Maison à Beaulieu. Des couleurs qui contrastent avec l’austérité de certaines toiles. Bien que des portraits tels que La mère à l’enfant et Le tambourinaire rappellent certains tableaux de Picasso, tout au long de sa période de création Juan Gris élabore rapidement une syntaxe très personnelle. Il s’éloigne du cubisme analy-
tique pour parvenir au cubisme dit synthétique. Un cheminement naturel pour cet esprit scientifique, ingénieur de formation. Juan Gris ne part pas d’un modèle, il ne travaille jamais d’après nature, mais à partir d’un concept, la forme est identifiable à l’arrivée. « Je compose avec des abstractions (couleurs) et j’arrange quand ces couleurs sont devenus objets. Cette peinture est à l’autre ce que la poésie est à la prose. » La rigueur de la construction souligne ce qu’on peut appeler les rimes de la forme. « C’est beau un artiste qui sait ce qu’il fait », écrivait Picasso en parlant de Juan Gris. Une sacrée reconnaissance. Et une exposition lumineuse. MCH Jusqu’au 31 octobre, Musée Paul Valery à Sète. Tél. 04 99 04 76 16. www.museepaulvalery-sete.fr
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Journées Paul-Valery Premières Journées Paul-Valéry, un nouveau rendez-vous qui devrait être pérennisé. Ces journées accueillent des spécialistes de renommée internationale et poètes, tous valériens. Au programme : des rencontredébats, des lectures musicales avec des poètes ou des comédiens, un concert Paul Valéry d’un siècle à l’autre, entre poésie et esprit chanté par la mezzo Roulma Safar. Manifestation gratuite. Possibilité de restauration sur place à la brasserie du musée. Détails sur le site du musée. Du 23 au 25 septembre, Musée Paul-Valery à Sète. www.museepaulvalery-sete.fr
Au MIAM à Sète
Les territoires de l’art modeste ix ans de bons et loyaux services au service d’une idée : Hervé di Rosa est l’un des rares artistes, qui plus est encore jeune, à avoir conçu un musée qui ne soit pas un prétexte à l’autocélébration mais un moyen d’ouvrir les espaces de la culture à toutes les expériences artistiquement concevables. Un musée cohérent et original, haut en couleur et fécond, bien en phase avec sa ville d’origine. De Paradirama à Global Caraïbes, de Narcochic narcochoc au catch dans sa kitchité absolue, de Bang Bang au déluge sous les bombes, du glou glou au miam miam et des coquillages aux crustacés, du pop up au fil dans tous ses états… J’allais oublier Elvis ou Napoléon… Ces expériences qui plus est, en l’occurrence, pour fêter ce digne anniversaire, émanent de la terre entière et nous plongent au cœur du vrai monde, puisqu’au fil de nos pérégrinations parmi les douze tribus de cette terre promise à l’art modeste, on trouve aussi bien les « paños » (draps) des Chicanos américains, que les « cordels » (recueils) que l’on découvre au Brésil, ou encore les dessins modernes des Bamoun du Cameroun, sans compter les patuas (baladins) du Bengale enfin, ces rouleaux enrichis de l’installation sonore de N. G., à moins que l’on ne préfère voyager dans l’intimité de la maison sétoise de Belluc, l’autre instigateur du projet. Au demeurant, le voyage dans l’espace n’est que l’un des multiples aspects de cette déclinaison en douze territoires pour lesquels des
Les « paños » mis en scène par Stéphane Pencréac’h
commissaires ont été sollicités, tel Hervé Perdriolle ou Pascal Saumade, ou encore Jean Seisser, des « metteurs en scène » prestigieux et conjoncturels aussi comme Robert Combas, Antonio Segui ou Stéphane Pencréac’h (notamment pour mieux nous sensibiliser au caractère dramatique des « paños », ces mouchoirs de prisonniers dessinés ou peints), des scénographes enfin (en particulier Isabelle Allégret qui orchestre magistralement l’ensemble, par compartiment). l’art-vues •
On peut aussi voyager dans le temps, avec cette BD des années 40 retrouvée par Combas ou avec les instruments de musique inclus dans l’orchestre mécanique de Pascal Comelade. Mais aussi dans l’avenir avec le livre qui voulait être un jeu vidéo qui s’interroge sur les histoires de demain et du futur proche en général, selon moi la proposition la plus innovante de cette expo. On peut également se glisser dans les marges, celles de l’art brut auxquelles nous
page dix-neuf • août - septembre
© Pierre Schwartz
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convie Laurent Dauchin et franchement, entre les volumes du menuisier aveugle Emile Ratier ou les panneaux Jean de Florette de Raymond Renaud, les cathédrales de Marcel Storr et le trône en capsules de bière de Mister Imagination, on a en a pour son argent. Et puis puisque l’art n’est plus l’émanation des élites, selon la philosophie qui anime l’art Modeste, mais l’émanation d’une tendance collective on notera les propositions du groupe Frédéric Magazine et ses vitrines bourrées de dessins,, tandis que Rostarr, membre d’un collectif new-yorkais nous donne un exemple du new « street art » sévissant dans les quartiers branchés de Brooklyn, avec des giclures stellaires et lactées sur fond noir. Terminons, pour être exhaustif, par le décor d’un film de Michel Gondry voué à la science des rêves, titre du livre que Freud avait symboliquement publié en même temps que le siècle naissant. Le Miam aussi est né avec le siècle et même le millénaire naissant. Qui peut dire si demain ce n’est pas cet essor vers une mondialisation qui ne renie en rien les spécificités qui retiendra l’attention de la postérité. ? Amusante fresque en tout cas à l’entrée sur les territoires de l’art dans lesquels l’art modeste trouve tout naturellement sa place. BTN Jusqu’au 2 octobre, Musée international des arts modestes - 23, quai de Lattre de Tassigny à Sète. Tél. 06 11 13 64 48.
MUSÉES Au musée Millau
Victoria Klotz, les ruses de la mètis oilà une exposition qui convient comme un gant à l’espace qui l’héberge. Et ce n’est pas pour la facilité du rapprochement ! Au musée de Millau et des Grands Causses, Victoria Klotz, jeune plasticienne contemporaine, s’est inspirée de l’environnement pour son installation. L’artiste a séjourné à plusieurs reprises dans la capitale du gant et dans ses environs, pour en saisir la substantifique moelle. Cette passionnée de nature, de chasse et de pêche, a trouvé ici de quoi nourrir sa passion. Une des pièces maîtresses occupe toute une salle, Fossile se compose d’un train électrique qui tourne en rond autour d’une mine de charbon à ciel ouvert et d’un désert peuplés d’ossements issus des réserves du musée. « Les os renvoient à l’énergie humaine et animale qu’on a sacrifiée pour les projets d’exploitation de nos ressources fossiles », précise Victoria Klotz. Cette installation est complétée par L’indienne, une photo de l’artiste, après une journée dans les fumées de charbon. Près de Millau, se trouve le site de la Graufesenque où étaient fabriquées dès l’époque romaine tuiles et vaisselle sigillée. L’installation Céramiques,
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« Gant de séduction pour salmonidés » de Victoria Klotz
propose des copies de ces vases accompagnées d’une bande sonore qui reproduit le bruit des ouvriers au travail. Victoria a observé les vautours réintroduits dans les gorges de la Jonte à partir d’un affût. Elle a pris des photos,
en noir et blanc, des rapaces en vol et au sol. Cette fois-ci en couleurs, elle s’est penchée sur les chevaux de Przewalski, Equidé et Hominidé, la représente avec un spécimen, seul sur le causse Méjean. Toujours dans son bestiaire, le
lynx. L’artiste s’est servie des griffes de l’animal pour graver, un art inhabituel chez elle. Le résultat est magnifique. On n’oublie pas le rhinocéros, L’endormi, à l’entrée du musée, mais cette œuvre est antérieure à la résidence à Millau. Quant aux gants qui sont partout dans le musée, Victoria les a traités comme des leurres pour les animaux, des Gants de séduction pour salmonidés, modèle truite ou modèle bijou (décoré de mouches) et de séduction pour passereaux, Les ruses de la Métis. Une référence à la déesse grecque, connue pour sa capacité à se transformer. L’artiste a travaillé avec les artisans de la ville et avec les associations environnementales de la périphérie. Victoria Klotz arbore un T-shirt qui déclare Chasseur, cueilleur, passeur, une sorte de devise pour celle qui pense que l’homme doit accepter son animalité, en réhabilitant notamment des rapports à la nature et à l’animal dépassés. Une installation, souvent esthétique qui donne à réfléchir sans donner de leçon. Jusqu’au 18 septembre, au musée de Millau, place Foch. Tél. 05 65 59 01 08. www.museedemillau.fr
Au Pavillon Populaire à Montpellier
Brassaï en Amérique ’était un joyeux drille ! », s’exclame Agnès de Gouvion SaintCyr, commissaire de l’exposition Brassaï en Amérique, présentée au Pavillon Populaire. Joyeux drille, en effet, que ce photographe d’origine hongroise qui aimait les femmes, en particulier celles qui avaient une certaine corpulence, « mon idéal féminin » précisait celui qui, avant de se cacher derrière son objectif, était passé par la peinture et le dessin. Réputé pour ses photos de Paris la nuit, il s’est davantage attaché à fixer les villes le jour à New York d’abord et à la Nouvelle Orléans plus tard. Ce qui l’a fasciné en arrivant à New York, c’est la verticalité. Ses plus beaux clichés déclinent les buildings et les différents niveaux de la métropole américaine.
Photo Brassaï /Estate Brassaï
«C
New York, 1957
Fasciné également par la foule sur la Ve avenue, il ne se prive pas de photogra-
phier les passants, d’abord de dos, puis de face, comme s’il tournait autour de ses modèles. Brassaï a refusé de faire des photos de mode, cela ne l’empêchait pas de mettre en scène des mannequins dans la rue. Et aussi, beaucoup de dessous, des corsets, des jupes à volants cadrées comme des abstractions. Contrastant avec ce travail, des scènes avec des enfants dont il admirait la fraîcheur et la pureté. Il n’existait pas de tirage couleur de New York, seulement des ektas. Les photos présentées ont été tirées pour l’exposition. C’est à la nuit et à ses néons qu’il réserve en général la couleur. Car, ce qui l’intéresse, c’est le télescopage des différents tons qui donnent des images étonnantes. A la Nouvelle Orléans, Brassaï a été sensi-
ble à la vie du port, au Mississipi, à la chaleur, la nonchalance. Tout cela transparaît dans ses clichés. Les personnages sont présentés en plans séquences comme au cinéma. « Ce qui m’intéresse, c’est de faire quelque chose de neuf et de saisissant avec le banal et le convenu ». Mission accomplie. MCH Jusqu’au 30 octobre, au Pavillon Populaire à Montpellier. Tél. 04 67 66 13 46. www.montpellier.fr
Centre Permanent de la Photo à Fournels
Au musée PAB à Alès
« Un pont au dessus de l’Atlantique » de P. Verger ’exposition « Un pont au dessus de l’Atlantique » présente 84 photographies en noir et blanc ainsi que huit de grand format sur aluminium, prises par Pierre Verger dans les années 50 en Amérique du sud, aux Antilles et en Afrique. Photographe et ethnologue, ce français installé à Salvador de Bahia a cherché à comprendre et analyser les us et coutumes des Amériques noires. Centrée sur les cultures afro-américaines, cette exposition présente des clichés du Brésil, du Suriname, des ainsi que d’Afrique. Au cours de différents voyages, Pierre Verger a montré, à travers ses photographies, les liens et l’héritage culturel qui unissent la côte ouest de l’Afrique aux descendants des esclaves en Amérique. Mélange des cultures, dialogue des peuples et syncrétisme religieux, l’œuvre de Pierre Verger n’a pas pris une ride. Il a cherché, tout comme bon nombre de ses collègues ethnologues et artistes à définir, à cerner les enjeux de la créolité et du brassage, de la ren-
L
contre des cultures et de ce qu’il reste au fil des décennies du passe colonial qui a façonné et marqué au fer le nouveau monde. La partie intitulée « Flux et reflux » est centrale dans l’œuvre de Verger. Elle démontre de manière éloquente le pont jeté entre les deux rives de l’Atlantique. Les sections consacrées au Brésil d’une part, aux Antilles et à l’Afrique de l’autre ,sont tout aussi remarquables. La encore, à michemin entre le reportage et la photographie d’esthète, Pierre Verger offre des images empreintes d’humanisme et d’émotion. Enfin, la partie consacrée au Suriname, au cœur du peuple Ndyuka, est un véritable travail anthropologique d’immersion et de participation au quotidien de ce peuple qui a été en partie massacré et dépossédé de ses terres. A travers cette exposition, Pierre Verger célèbre les traditions et les valeurs ancestrales, sans jamais l’ombre d’un jugement de valeur, sans rentrer dans les stéréotypes de l’époque sur le mythe du « bon sauvage ». l’art-vues •
près avoir accueillit au mois de juillet neuf photographes professionnels, le Centre Permanent de la Photographie de Fournels expose en août six photographes professionnels et artistes (Olivier Damien, Pascal Biston, Annabelle Chabert, Daniel Guilhaume, Elise Ortiou Campion et Delphine Sauret), qui croisent leurs regards pour nous offrir leur propre vision du monde. Pour pimenter également cette programmation, une touche d’espièglerie et d’audace, assorties d’une sensible spontanéité sont délivrées grâce aux travaux des élèves du Lycée Théophile Roussel de St-Chély d’Apcher sur le thème des « Mouvements ». Des images en noir et blanc qui n’ont aucun complexe à côtoyer celles des photographes professionnels et artistes exposant. Jusqu’au 3 septembre au Centre Permanent de la Photographie – Ferme Chazaly à Fournels (Lozère). Tél. 09 60 01 20 72. www.centrephoto-fournels.fr
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« Un pont au dessus de l’Atlantique » de Pierre Verger, jusqu’au 18 septembre au Musée PAB – 52, Montée des Lauriers à Alès. Tél. 04 66 86 98 69.
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MUSÉES Au musée J.-A. Rudel à Palavas-les-Flots
Au musée Albert Dubout à Palavas-les-Flots
Timbres et aquarelles P
Albert Dubout livre son art
our son exposition estivale, le musée du patrimoine Jean-Aristide Rudel propose une collection exceptionnelle de timbres appartenant à Jean Bellet sur le thème « Le timbre et la Mer » et des aquarelles d’Antoine Fournier sur les Pêcheurs de Palavas. Amoureux inconditionnel de Palavas, c'est en se baladant sur les quais, qu'un jour, Antoine Fournier a eu envie d'immortaliser des morceaux de vie : le port, les pêcheurs, les enfants, les bateaux. Avec la bénédiction de ses nouveaux amis, des figures palavasiennes comme Potage, le Mexicain, Lucho ou Jacouille la fripouille, Antoine Fournier se met au travail, avec cette détermination que confèrent la connaissance et la rigueur. Le résultat est étonnant : un remarquable mini-album, qui rend hommage à ces hommes et ces femmes. Originaire de Seine et Marne, Jean Bellet est quant à lui un philatéliste passionné depuis 1944. En Aquarelle d’A. Fournier s’installant à Palavas il s’investit dans la vie associative et adhère à l’UNC dont il est aujourd’hui porte-drapeau et chancelier. A l’occasion des cérémonies il fit la connaissance du Maire de Palavas et décida, à l’issue d’un conseil municipal, de faire don à la ville de ses 50 volumes de timbres couvrant une période allant de 1849 à 2010. De quoi ravir les amoureux de la mer et de patrimoine. Antoine Fournier et Jean Bellet au musée du patrimoine Jean-Aristide Rudel – 533, avenue de l’Evêché de Maguelone. Tél. 09 63 69 01 40. www.palavaslesflots.com
travers soixante dix ouvrages, l’exposition « A. Dubout livre son art » illustre une très grande partie de l’œuvre de ce coloriste de talent. Ses effets de couleurs et d’éclairages souvent inattendus sont traités avec le même goût de la farce que ses dessins au trait. Dubout n’était pas un illustrateur avare : les textes qu’il a pris comme supports sont le plus souvent envahis d’illustrations, ce qui était une autre façon de manifester la fécondité de son imagination et son goût pour l’accumulation à l’infini des situations et des personnages. • Musée du Train : Exposition de cinquante et un dessins d’Albert Dubout sur le thème du Train qui reliait Montpellier à Palavas Les Flots de 1872 à 1968, ainsi que vingt neuf photos noir et blanc sur l’épopée du Petit Train. • Navette « La Redoute » : Jusqu’au moi de septembre, l’acheminement à l’Espace Albert Dubout est possible par bateau à roues à aube (Sous réserve des conditions météorologiques). Embarcadère : Quai Paul Cunq. Jusqu’en mars 2012 au musée Albert Dubout à Palavas les Flots. Tél. 04 67 68 56 41. www.palavaslesflots.com
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Au musée de Carcassonne
Regard sur l’abstraction lyrique oins de trente toiles pour l’exposition Regard sur l’abstraction lyrique/ Montparnasse et Saint-Germain-des-Près, au musée des Beaux Arts de Carcassonne. Mais autant que de signatures prestigieuses et presque autant de chefs d’œuvre. C’est Mathieu qui a utilisé le terme pour la première fois, dans le titre d’une exposition collective en 1947 à la galerie du Luxembourg, Vers l’abstraction lyrique. Finalement, le mot n’a pas été retenu, remplacé par imaginaire. L’expression est en opposition avec l’abstraction géométrique et structurée. Le mouvement va s’épanouir au début des années cinquante et se prolonger bien au-delà, les toiles présentées ici datent généralement de la deuxième partie du XXe siècle. Ce sont des femmes qui ont su
M
imposer ce nouveau courant, à contre courant. Penthésilée, l’œuvre de Mathieu, illustre assez bien cette notion. D’inspiration oh combien mythique, la reine des amazones dans la mythologie grecque, la toile explose sur fond gris dans des éclats rouges et noirs et des trainées blanches évocatrices. Parmi les peintres invités à cette fameuse exposition, Bryen, Hartung, Atlan, Riopelle sont, eux aussi, à Carcassonne. Cinq approches différentes ayant pour lien la lumière, dans une gestuelle très personnelle. Celle d’Hartung par exemple dans T1963-E45, amples méandres tissés en suspension ou celle de Camille Bruyen, Louis Lumière temps troué, balayée comme un paysage par le vent et vu d’avion. D’autres œuvres partent visiblement de la calli-
Oeuvre de Sam Francis
graphie, pour mieux s’en écarter : Tauromachie de Singier, Sans titre de Lanskoy, Estranghello II, de Degottex. L’abstraction lyrique se rattache à l’art informel et au tachisme. Combats
obscurs de Chu Teh-Chun, Peinture 9-8-66, de Soulages ou Sans titre de Zao Wou-ki, trois chefs d’œuvre représentatifs du courant. A ces noirs lumineux répondent des explosions de couleurs chez Marie Raymond, Joan Mitchell, Jean Le Moal. Couleurs toujours avec des réminiscences figuratives dans les formes dans Sources de Manessier ou Danseur à l’accordéon de Maurice Estève. On ne saurait oublier l’univers bleuté de Viera da Silva qui contraste avec le rouge d’Olivier Debré. Une sélection subjective, librement assumée et particulièrement cohérente, représentative d’un mouvement protéiforme. Lumineux. Jusqu’au 18 septembre, musée des BeauxArts à Carcassonne. Tél. 04 68 77 73 71.
Au musée de Frontignan-la Peyrade
Au musée Georges Borias à Uzès
Le Sud de Puyuelo M
Album de souvenirs d’A. Gide C
artin Bez qui dirige la galerie Dock Sud à Sète, est tombé sur 3000 œuvres d’un artiste méconnu, Puyuelo, décédé en 2003. Un coup de foudre pour cette œuvre inspirée par Sète et le Sud en général. La rétrospective présentée au musée de Frontignan est une sélection de dessins et peintures de cet artiste prolifique. Peintre figuratif et coloriste, proche de cette école sétoise reconnaissable entre toutes, Puyuelo a inlassablement travaillé sur les mêmes thèmes : les bateaux, le port, les pêcheurs, ne sortant que rarement des tons de bleus, qu’il décline jusqu’aux verts. Dans ses portraits, sa palette est plus exubérante, son trait, à la fois précis et stylisé, finit par flirter avec une sorte d’abstraction. Ses influences demeurent visibles dans bon nombre de toiles. Cela va de Gauguin à Desnoyer, de Matisse à Picasso. Il rappelle parfois Seguin ou Fournel. Que Frontignan propose une rétrospective est dans la logique, la ville a organisé dès 1990, une importante exposition autour de Puyuelo, âgé alors une soixantaine d’années. Curieusement, cet artiste brillant qui avait eu en son temps les honneurs du Musée Paul-Valéry et du musée Fleury, à côté de Bessil, Couderc et Desnoyer, était un peu oublié lorsque Martin Bez a eu la main heureuse. Revoici Puyuelo dans la lumière. Jusqu’au 18 septembre, au musée de Frontignan. Tél. 04 67 18 50 05 l’art-vues •
onservant un fonds unique au monde consacré à André Gide, le musée Georges Borias d’Uzès présente un « album de souvenirs », composé d’archives privées, réunies et commentées par Catherine Gide et Jean-Pierre Prévost. A travers cent photos, l’exposition nous plonge dans la vie peu banale de ce lauréat du prix Nobel de littérature en 1947. Marié à Madeleine Rondeaux, sa cousine, c’est dans un Salon parisien qu’il rencontre le peintre néo-impressionniste belge Théo Van Rysselberghe et sa femme Maria qui consignera au jour le jour tout ce que fait et tout ce que pense Gide dans les « Cahiers de la Petite Dame ». A travers ses voyages, l’écrivain multiplie les rencontres importantes : Roger Martin du Gard, Jean Schlumberger et tant d’autres qui seront pour lui de véritables sources d’inspirations. En 1923, André Gide André Gide et sa fille Catherine et Elisabeth, la fille de Théo et de Maria, donnent naissance à un enfant. Il espérait un garçon… ce sera une fille, Catherine. L’identité de son père n’est alors connue que de quelques initiés et Catherine elle-même l’ignorera jusqu’à l’âge de treize ans. « Familles je vous hais » avait écrit Gide. Il deviendra un père attentif et aimant, à sa façon, puis un grand-père comblé de quatre petits enfants. Et Catherine sera, avec sa grand-mère Maria, la « Petite Dame », le témoin privilégié de ce climat de ferveur hors normes si cher à l’auteur des « Nourritures terrestres ». « André Gide, un album de famille », jusqu’au 25 septembre au musée G. Borias - Ancien Evêché à Uzès. Tél. 04 66 22 40 23.
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MUSÉES
Au musée Calvet à Avignon
Fastueuse Egypte l’occasion du bicentenaire de la création du musée Calvet, la ville d’Avignon présente, l’exposition « Fastueuse Egypte » qui met l’accent sur les richesses des collections du musée constituées à l’origine par Esprit Calvet (17281810), médecin et érudit avignonnais de l’époque des lumières et constamment enrichies depuis. Initiée par sylvain Boyer, conservateur en chef du Patrimoine, Directeur du musée Calvet et par Odile cavalier, conservateur en chef du Patrimoine, chargée des collections antiques et commissaire de l’exposition, l’exposition s’appuie sur la volonté d’ouverture aux cultures du monde. Près de 400 pièces ont ainsi été sélectionnées, à travers les legs d’Esprit Calvet, mais aussi dans les dons de Marius Clément, Clot-Bey et les achats effectués aux XIXe et XXe siècles par la Fondation Calvet. Des prêts consentis par de grandes institutions parisiennes (musée du Louvre, musée national de la Malmaison) et de musées régionaux (Orléans, Moulins, Gap) ainsi que de bibliothèques (Bibliothèque Nationale de France, Institut catholique de Paris) viennent enrichir l’exposition. Cette exposition est présentée dans les deux salles Puech et les trois salons classés de compagnie, le salon de musique ainsi que dans le salon destiné à accueillir en 2012-2013, la bibliothèque et les collections d’Esprit Calvet. Depuis le mois de juin, le public peut ainsi découvrir, à travers un parcours conçu selon une approche à la fois thématique et chronologique et dans un décor de boiseries sculptées, dorées et peintes, neuf sections donnant à voir un pan de l’histoire « de la plus vénérable de
© Jean-Luc Maby
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toutes les civilisations qui se sont succédées autour de la méditerranée » : • Egyptomania : le goût des français pour l’Egypte aux XVIIIe et XIXe siècle • La faune et la flore égyptiennes • La religion et les sites cultuels majeurs : Thèbes, Karnak… • Le laraire d’Esprit Calvet • Le culte des morts • Les institutions, la royauté et les serviteurs de l’état • La
diffusion des cultes égyptiens et alexandrins dans le monde romain à l’époque impériale • L’Egypte copte • L’Egypte musulmane. Jusqu’au 14 novembre au musée Calvet 65, rue Joseph Vernet à Avignon. Tél. 04 90 86 33 84. www.musee-calvet-avignon.com
Au musée de l’Ephèbe à Agde
Êves & Rêves onçue par le Musée de Paléontologie Humaine de Terra Amata de Nice, l'exposition « Èves et Rêves » a pour thème la représentation de la femme, depuis le Paléolithique supérieur jusqu'à l'Homo Sapiens. Mais quel était le rôle de ces statuettes ? Que nous révèlent-elles sur la place de la femme dans ces sociétés ? Sur les canons de la beauté féminine ? Comment se parait-on, s'habillait-on, quand on était une femme à l'époque préhistorique ? A travers une analyse scientifique, mais néanmoins accessible à tous, l'étude de ces objets d'art permet de lever un pan du voile sur le mystère de la femme préhistorique. Elle guide le regard, attire l'attention sur les particularités de chaque statuette, afin de faire ressortir les éléments qui leur sont communs ou qui les opposent. Ainsi, au fil de la visite, chaque période de la Préhistoire montre qu’elles ont su, entre stylisation et réalisme, entre évocation et idéalisation, créer et exprimer une image symbolique de la femme. En effet, au delà de la multitude des matériaux, supports, formes et
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positions, il ressort paradoxalement, d'une telle diversité, une impression d'unité dans la féminité qui se dégage de ces œuvres, modelant sous les yeux du visiteur l'image d'une femme rêvée, ancêtre commun de l'humanité, à la fois déesse et simple mortelle, femme et mère universelle. Le musée de l'Éphèbe accueille ainsi une collection de 160 moulages de vénus préhistoriques datant de 33 000 à 2 000 avant notre ère, et venues des cinq continents. Cette remarquable collection est agrémentée de panneaux explicatifs abordant l’ensemble des thèmes liés à la femme dans la Préhistoire et ce que l’on sait aujourd’hui : idoles, déesses, matriarcat, culte de la féminité. Des visites commentées autour de l’exposition sont organisées par le musée, ainsi que des ateliers pour les enfants, tous les mardi et mercredi en août et tous les mercredis en septembre et en octobre. Jusqu’au 30 octobre au musée de l’Ephèbe – Mas de la Clape au Cap d’Agde. Tél. 04 67 94 69 60. www.ville-agde.fr l’art-vues •
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La Palourdière
Restaurant
Des saveurs plein les yeux En 10 ans, La Palourdière est devenue une destination les plus prisées de Bouzigues, associant un cadre enchanteur et un point de vue imprenable sur le bassin de Thau à une large sélection de coquillages, viandes et poissons. Etape devenue incontournable des gourmets désireux de découvrir les richesses de ce bassin, le restaurant propose toute une déclinaison de coquillages crus, cuits, en tartare, gratinés, ou en plateaux, toujours servis avec l’attention que leur qualité mérite. Faisant référence évidemment à la palourde, la carte du restaurant a depuis fort longtemps élargi sa palette de produits, tout en conservant ses fondamentaux. Qu’il s’agisse des escargots « poivre » de l’étang, des seiches à la plancha, du gratin de Saint-Jacques aux cèpes ou du large choix de poissons grillés,
tous contribuent à la richesse de cette carte et sont autant de rendez-vous pour les gourmets. Cette saison, le retour de Sabine Vitalis en cuisine s'opère par plusieurs innovations culinaires, avec le tartare d’huîtres et tout un assortiment de spécialités venus d’Espagne. Que ce soit les "chipirones" (petit calamars farinés) à la plancha, le jambon Serano Pata negra ou le cochon de lait, tous ces mets sont proposés à un budget adapté, afin que chacun puisse s’attabler à La Palourdière. Côté vin, le restaurant privilégie la découverte du vignoble languedocien avec des références très diverses et dans une large fourchette de prix. Pour terminer ces succulents repas, toutes les pâtisseries sont confiées à un maître artisan mézois, de même que les crèmes glacées totalement artisanales.
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Le Caraïbar
À DÉ
Espace Musical Bar - Glacier Chemin de la Catonnière 34140 Bouzigues A midi, formule à 17,50 € menu à 27 € et carte. Fermé le lundi
Tél. 04 67 43 80 19 www.lapalourdiere.com
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Cocktail Bar - Glacier
Ambiance musicale Tél. 04 67 43 80 19
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Tout l’été, animation musicale assurée tous les soirs à partir de 21h30 En sortant de l’autoroute A9 (sortie Sète – Bassin de Thau), emprunter la RD 613 en direction de Mèze. Au niveau de Bouzigues, prendre la 2ème sortie à gauche.
EXPOS Au musée de l’Etang de Thau à Bouzigues
Au musée Louis Vouland à Avignon
Les Femmes d’Etang
Regards de Provence
es changements économiques et techniques intervenus ces dernières années dans les activités halieutiques de l’étang de Thau (conchyliculture, pêche...) ont fait évoluer le rôle des femmes et accru leurs compétences (organisation du travail, conditionnement et traçabilité du produit notamment). A travers une trentaine d’images, les femmes sont ici mises en lumière à travers des portraits sensibles visant à donner une nouvelle image de leur rôle et à éclairer tant leur grâce que leur combat. Fruit du travail du sociologue Pierre Sécolier et de la photographe montpelliéraine Sylive Goussopoulos, l’exposition se découpe en cinq axes (historique de l’Etang de Thau, la pêche, la conchyliculture et l’ostréiculture, la complémentarité et la liation) présentés sur cinq panneaux textes. Accomplir au quotidien un «travail d’homme», trouver sa place dans un monde chargé de traditions, seconder le mari ou la famille et apporter un savoir faire différent à travers les générations, s’épanouir dans sa vie de femme tout en se livrant à de rudes tâches au mas, voici bien le destin de ces femmes d’exception. Jusqu’au 31 décembre au musée de l’Etang de Thau - Quai du port de pêche à Bouzigues. Tél. 04 67 78 33 57. www.bouzigues.fr
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Au Pont du Gard epuis le mois de juin dernier, le site du Pont du Gard rassemble plusieurs peintures, dessins, lettres, manuscrits et oeuvres photographiques qui nous plongent au coeur de l’intimité d’Albert André. Passionné dés son plus jeune âge par le dessin, c’est à l’âge de 20 ans qu’il s’installe à Paris pour y étudier la peinture. Séduit par la modernité dans les années 1890, il fréquentera des peintres tels que Bonnard, Valtat, Vuillard ou Maurice Denis. Sa vie, consacrée à la peinture, sera orchestrée par l’alternance d’une vie parisienne et des vacances d’été dans sa maison familiale de Laudun, dans le Gard. Ami et confident, c’est Auguste Renoir qui repéra cet artiste talentueux et qui le recommanda auprès du célèbre galeriste Durand Ruel. Intégré au milieu des modernistes, Claude Monet lui demandera même de le portraiturer. Malgré le grand talent que lui reconnaissaient ses pairs, peintres aujourd’hui célèbres, sa car-
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cheval sur l’été et jusqu’à l’automne, le musée Vouland présente les œuvres de la collection Dumon, directement inspirées par la Provence. Crée en 1997 et présidée par Monsieur et Madame Dumon, la fondation Regards de Provence est une aventure cultivée dans la peinture que la Provence a inspirée aux artistes qui y sont nés et y ont vécu. Sans oublier les peintres de toutes origines qui ont puisé au soleil du Midi le sens de la lumière et qui donne, ici, une vie si particulière aux paysages et aux choses du quotidien. Ainsi, le musée avignonnais a sélectionné une centaine d’œuvres de la collection qui en résument bien l’esprit. A partir du XVIe siècle, la peinture des ports est un thème essentiel dont Joseph Vernet s’est fait une spécialité. Jusqu’au début Œuvre de Manguin du XXe siècle ce genre a donné des témoignages originaux et poétiques de bords de mer, qui sont toujours une invitation au voyage. Lacroix, Henry, Ziem, Olive, Marquet, Camoin, Manguin et Ambrogiani sont les artistes présents dans cette exposition, de même que Pignon, Chabaud, Lhote ou Seyssaud. Jusqu’au 30 octobre au musée Louis Vouland – 17, rue Victor Hugo à Avignon. Tél. 04 90 86 03 79. www.vouland.com
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Dans l’intimité d’Albert André rière est passée inaperçue. Le site du Pont du Gard présente ainsi l’exposition « Dans l’intimité d’Albert André », dans le but de réévaluer le travail d’un artiste qui a pourtant compté dans l’histoire de la peinture française. Grâce aux prêts des collections du Musée départemental d’Art Sacré à Pont Saint-Esprit et du Musée municipal de Bagnols-sur-Cèze, près de 170 œuvres, ainsi que 11 dessins et toiles d’Auguste Renoir, sont accrochées et mises en scène dans la grande salle d’exposition temporaire conçue par l’architecte Jean-Paul Viguier. Trois axes de présentation sont proposés dans ce parcours d’exposition. Le premier s’intéresse aux temps où, sous l’impulsion que lui donna Paris, il est réceptif a la modernité. C’est en 1910 qu’il amorce un retour vers la figuration avec un art plus mesure et plus classique, mais aussi plus éloigné de la sollicitation immédiate du motif. En peignant la beauté du monde, il en donne une vision heureuse et
optimiste, reflet de son propre univers. La seconde partie de l’exposition s’oriente vers ses textes et ses images, d’une saisissante acuité qui permettent d’entrer dans l’intimité de la vie du vieux peintre impressionniste. Enfin le troisième axe propose une approche thématique de l’œuvre d’Albert Andre : les natures mortes, les fleurs, les nus, les scènes de genre, les paysages, les illustrations d’ouvrages et les décorations. En mêlant les deux périodes chronologiques, ce cheminement visuel met en valeur l’exigence et la délicatesse de son art. « Une peinture alliant la brillance des couleurs à la sérénité des sujets dans un métier toujours maîtrisé », comme en parlait le critique Elie Faure. Jusqu’au 25 septembre au site du Pont du Gard – route du Pont du Gard à Vers-Pontdu-Gard. Tél. 0 820 903 330. www.pontdugard.fr
A la Collection F. Desnoyer à St-Cyprien
« Carnaval à Nice » huile sur carton, 1895
A l’Espace d’art de Bédarieux
Levée de voile en Occident epuis le début de l’été, Les Collections de Saint-Cyprien présentent le 2ème volet de « Levée de Voiles », une exposition sur le thème des arts décoratifs et de la peinture en Occident au début du XXème siècle. Le regard se tourne alors vers l’Occident du XXe siècle avec une interprétation très florale et figurée de la nature. A travers une expression graphique de la tige, la feuille et la fleur l’exposition présente les oeuvres de Gallé, Lalique et de l’Ecole Nancye. Un style original en rupture avec l’écriture artistique du passé Dans une ambiance feutrée, vous découvrirez également, des peintures d’Utrillo, Kisling et autres, jamais encore exposées et dont l’indépendance artistique de chacun apporte un renouveau dans le traitement de la lumière. Les Collections de St-Cyprien présentent également l’Atelier de François Desnoyer de façon permanente, au dernier étage. Le plaisir de se plonger dans l’univers personnel du peintre entouré de ses dessins, sculptures, modelages, pinceaux, chevalet et autres objets intimes. Jusqu’au 30 décembre à la Collection F. Desnoyer - rue E. Zola à St-Cyprien (66). Tél. 04 68 21 06 96. www.collectionsdesaintcyprien.com
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Les affiches de P. Alechinsky usqu’au mois d’octobre, l’Espace d’Art Contemporain de Bédarieux rend hommage au talent de Pierre Alechinsky, en présentant près de 165 affiches créées de 1951 à nos jours. Acteur majeur du monde artistique d’après guerre, il est l’un des fondateurs du groupe Cobra créé en 1948 avec Karel Appel, Constant, Jan Nienwenhuys et Asger Jorn. Proche du monde des surréalistes quand il vivait à Paris, Pierre Alechinsky reste cependant attaché au monde de l’affiche, discipline qu’il avait étudié à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts visuels de Bruxelles. Perpétuant la tradition de la fin du XIXème siècle, ou Toulouse Lautrec et Bonnard considéraient l’affiche comme « un champ de création a part entière et non comme un art mineur », cette exposition est un véritable hommage au talent d’Alechinsky, l’affichiste qui se laisse véritablement emporter dans ses créations. Jusqu’au 2 octobre à l’Espace d’Art Contemporain – 19, av. Abbé Tarroux à Bédarieux. Tél. 04 67 95 48 27.
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MUSÉES Au musée régional d’art contemporain de Sérignan
C’est l’amour à la plage Sérignan il est plus question de prime abord de plage que d’amour mais la proposition semble plus sérieuse que la simple connotation festive et légère d’une chanson populaire pourrait le laisser supposer. D’abord parce que certaines propositions témoignent d’un regard affectueux porté sur des gens simples que l’on peut rencontrer sur les plages tant dans le présent (Véronique Boudier en vendeuse de chichis, les baigneurs de Pierre Ardouvin) que dans le passé (les nombreuses activités repérées par Céline Duval et qui témoignent d’un art de vivre la plage comme une épopée sportive qui nous a échappée depuis qu’elle est devenue une rôtissoire bétonnée, sursaturée de chair humaine). Ensuite parce que ce regard se pose aussi sur la beauté des éléments naturels qui la composent : ainsi des soleils monotones effeuillés par Jean-Claude Ruggirello dans sa vidéo internautique. Surtout dans ce coucher de soleil fait d’un néon et d’une plaque de verre teinté adossé au mur, de Pierre Ardouvin, face à un bac à sable essaimé de fragments géométriques de miroirs, fragiles édifices humains bâtis sur le sable de l’éternité comme une œuvre d’art qui relativise sa place dans l’univers. Mais également de manière plus grave encore, au rez de chaussée dans ces asphaltes prélevés en forme de tableaux de Wilfrid Amendra et qui contiennent les maquettes d’utopies bétonnées qui défigurent les anciens lieux naturels de plaisirs balnéaires.
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Toiles de Ida Tursic et Wilfried Mille
Même propos semble-t-il dans une pièce plus architectonique posée au sol où le verre réfléchissant et le béton dominent. Inversement on peut lire l’une des deux toiles de Ida Tursic et Wilfried Mille, à parfois lire en trois D, comme une allusion pornographique au caractère physique de l’amour « plagié ». La sculpture suspendue à l’entrée du musée, de Laurent Perbos, en jouets gonflables est évidemment spectaculaire, mais ce sont surtout
les tapis de bain de Nathalie Elemento, compartimentés et ténébreux qui retiennent l’attention, tout comme les fausses peaux de bananes, tongues posées à même le sol, et bretzels dorés, ou Vésuve mis en boîte du plus newyorkais des dijonnais, Olivier Babin. La vague bleue en papier de Davide Balula fait son petit effet et la dimension historique est assurée par Gérard Deschamps (voiles sans les planches ou ballons emballés) qui rappellent
quels précurseurs furent les nouveaux réalistes et artistes niçois en matière d’objets détournés, il ya déjà plus de quarante ans. Les paysages froissés de Pierre Ardouvin s’inscrivent dans cette tradition, ces cartes postales découpées, combinées et rehaussées s’avérant des petits chefs d’œuvre de minutie et d’intelligence esthétique. N’ayant pas trop accroché aux pixellisations de Pierre Joseph, ni au grand tableau de Carlos Kusnir (inspiré par un panier de plage) j’évoquerai pour finir la transposition visuelle des sons d’une partition concoctée par Angelica Detanico et Raphael Lain et qui évoque de façon virtuelle un paysage maritime. Il y a donc un peu de tout dans cette exposition, comme sur les plages d’ailleurs : de la fraîcheur (Tursic et Mille) et de l’élasticité (Duval) mais aussi de la mélancolie (Ardouvin encore) et de la philosophie ironique (l’Empédocle de Babin), une réflexion désenchantée sur notre environnement (Almendra). En règle générale un renouvellement des thèmes génériques inspirés par le motif (Ruggirello), avec en prime une attention particulière apportée aux êtres (Boudier) et aux objets (Elemento, Perbos, Deschamps). C’est en ce sens que l’on peut parler d’amour. BTN Jusqu’au 23 octobre, au musée régional d’art contemporain L.R. - 146, avenue de la plage à Sérignan. Tél. 04 67 32 33 05.
Au Carré d’Art à Nîmes
Les 4 axes d’Albert Ohlen C ette exposition estivale d’Albert Oehlen a le mérite d’être bien conçue autour de quatre axes permettant au public de se faire une idée des diverses explorations de cette belle preuve d’obstination picturale. Car il s’agit encore une fois de peinture et l’on ne peut que se demander pourquoi les allemands, entre autres, sont si décomplexés et sereins dès lors qu’ils adoptent le support dit traditionnel du tableau alors qu’elle n’arrive plus à s’imposer en France, à de notables exceptions près (Desgrandchamps). C’est sans doute qu’au bout du nouveau se révèle l’ancien ; mais un ancien redevenu nouveau n’est évidemment pas du même acabit que ce furent ses modèles et précédents. Ainsi, peindre au XXIème siècle ne saurait avoir la même signification qu’à l’époque des De Kooning, par exemple, ou même un Richter dont se réclame Oehlen. Ainsi, cette exposition est-elle à la fois l’occasion de réfléchir sur le présent et l’avenir de la peinture tout en s’avérant une découverte plus profonde de l’un des artistes chéris des deux dernières décennies sur le plan international. L’intérêt étant que les quatre axes évoqués plus haut sont mêlés, rendant ainsi la lecture plurielle, dynamique et non platement chronologique. Au demeurant, aux toiles sursaturées des années 90, intensément colorées, faites de superpositions et transparences et qui collent bien au caractère complexe d’une époque ou une image, un geste, une pensée peut en
cacher beaucoup d’autres, se juxtaposent des toiles grises, plus traditionnelles, comme si le peintre avait la nostalgie du noir et blanc, ou comme s’il avait besoin de décantation, de sérénité afin de laisser émerger des velléités de figure fantôme. On trouve aussi les réalisations dites « Computers », plus graphiques et mécaniques mais surtout les œuvres récentes, réalisées à la main (au doigt et à l’œil) et qui laissent une grande place au fond clair sur lequel viennent se détacher les brouillages et signes digitaux. Chassez le corps et il revient au galop mais qui oserait dire qu’un ordinateur, a fortiori, un hi-phone ne sollicite pas le corps et plus particulièrement les doigts. La peinture d’Albert Oehlen est bien donc de notre époque et, si on la présente comme une sorte de nouvel art pour l’art, c’est que l’on reste trop collé à la surface du tableau et que l’on néglige tout ce qui à l’extérieur de lui, l’influence et qu’il influence en retour. BTN Jusqu’au 9 octobre au Carré d’art, Pl. de la Maison carrée à Nîmes. Tél. 04 66 76 35 70. l’art-vues •
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ARTS PLASTIQUES Au CRAC à Sète
Philippe Ramette… l n’était guère évident de succéder à Claude Lévêque pour une exposition personnelle dans un lieu aussi spacieux que le CRAC, qui plus est dans une ville portuaire comme Sète, aux traditions bien ancrées dans une culture spécifique. Philippe Ramette a pourtant relevé le défi, avec le courage qu’on lui connaît (ses mises en danger sur l’eau, dans l’eau ou en équilibre instable face à l’ abîme) et une volonté manifeste de montrer que son œuvre n’est pas seulement associée à la photographie plasticienne et performative. Ses installations occupent ainsi l’espace de manière cohérente déterminant un sens de visite certes mais qui en même temps renvoie à sa conception de sa pratique artistique, mise en quelque sorte en abyme. Cela commence par ce parcours du funambule, en fait une ligne dessinée dans l’espace, nous forçant à lever démesurément la tête pour suivre un itinéraire sinueux, loin des droites associées aux lois du genre. Une dizaine de structures élevées assurent le support et pauses interlignesques et ne relèvent que mieux l’absence du corps, auquel chacun peut donc s’identifier. Ainsi, l’espace est-il magistralement occupé dans les deux premières salles à la volumétrie impressionnante. La troisième a été complètement déformée, incurvée, rétrécie, de manière à nous suggérer qu’il faut aborder
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le travail de Ramette en laissant de côté sa Fournel ?). A l’étage, l’extraordinaire ombre qui vison euclidienne des choses, et d’ailleurs le a perdu son corps, ne laissant que des oripeaux parcours sinueux et dangereux du funambule et un trompe l’œil. Un énorme cachet sécable ne pouvait qu’aboutir à un tel chamboulement en synthétique nous renvoie au bleu du ciel et sensoriel. des paradis toujours si proches et pourtant difIl est à noter que des sortes de porte voix en férés ou trop fugitifs. Ensuite un dispositif de forme d’instrument à vent tissent des traits marionnettiste géant laisse traîner des attaches d’union entre les salles tandis qu’une musique de cuir bien inquiétantes sous le regard d’une de préparation d’orgues assure une présence créature, un voyeur, qui nous fixe d‘un seul œil, sonore rappelant quelquefois derrière un drap d’où les sirènes de bateau. Pour La traversée du miroir dépasse le bas seulement de cette composante Philippe est un objet insolite son corps. Le regardeur est Ramette s’est adjoint les seralors regardé ce qui chamconcocté par cet artiste boule quelque peu nos vices de Denis Savary. Puis c’est la traversée du qui a fait de l’illusion repères. Bib brother is watmiroir, objet insolite concocté l’un de ses chevaux ching us. par cet artiste qui a fait de l’illuAu rez de chaussée, nous de bataille sion l’un de ses chevaux de attend le corps d’un homme bataille, face à une boite peut-être magique noir (« qui erre »), lequel se masque la vue face d’où émerge un buste tragi-comique, au stra- à une immense paroi immaculée comme si bisme divergent ‘sans doute après passage pouvaient s’y projeter tous les imaginaires dans la salle en fish-eyes) costumé et « perru- humains, toutes les utopies du monde. Peur de qué ». tel qu’on l’a toujours connu. la réalité ou souci de préserver le rêve ? Avant l’escalier une photographie stylisée de Baudelaire parlait de cœur mis à nu. Ramette y l’artiste rappelle l’origine photographique de sa substitue le corps mis à nu. Derrière une randémarche, du moins quant à la reconnaissance gée de bancs sur lesquels s’asseoir pour se qui lui est dévolue. Elle tranche avec son image confronter à une horloge numérique, et donc à de marque, décontractée, haut du crâne rasé, la dictature du temps, un temps fait d’attente de barbu et en lunettes comme si l’artiste s’affran- lendemains censés chanter. C’est ici que semchissait ladite image (clin d’œil aussi à Jacques ble émerger une dimension politique et philo-
« La Traversée du Miroir »
sophique chez Philippe Ramette. La sculpture « déboulonnable » nous attend sur son socle, sorte de Mao sans visage, prêt à être cassé comme un cachet à illusions. Ainsi, Philippe Ramette joue-t-il sur l’illusoire danger d’un projet parfaitement maîtrisé par ailleurs (ses risques sont toujours calculés) et sur un retour à la réalité qui elle aussi n’est faite que d’illusions, d’attente et de révolutions jamais abouties. La position de l’artiste est celle de l’éternel résistant, tel le Che, parodié dans l’unique photo-portrait de cette expo, comme si son travail dans son domaine à lui, était de promouvoir la révolution permanente, perceptive et plastique. Et pas seulement de faire illusion. Ce parcours est bien le signe d’un regard porté sur son œuvre dont semble se dessiner ici comme une évolution, sinon une révolution. BTN
Entretien avec Philippe Ramette Est-ce que le fait d’exposer à Sète, plus précisément dans un lieu aussi connoté que le Centre d’art, a eu une quelconque influence sur la conception de cette exposition ? Pas vraiment. Sauf dans la salle 3 qui est conçue sur le principe du “ fish-eyes ”. Il s’agit d’une installation : j’ai fait réduire l’architecture et les déformations des murs, plus ou moins sensibles, sont censées se rapprocher de ce que l’on pourrait voir en utilisant un objectif dit fish-eyes qui arrondit les formes observées. Il y aurait donc peut-être dans cette salle une référence à l’extérieur du Centre et à l’activité de la pêche d’autant que le Crac était auparavant un ancien entrepôt frigorifique. Une réminiscence donc du passé du lieu et de la situation géographique de la ville. Mais il est vrai qu’une pièce se colore en fonction de l’endroit où elle est présentée et que certains interpréteront les installations dans une perspective plus contextuelle à laquelle je n’avais pas forcément pensé. Le fish-eyes, vision supposée arrondie, du point de vue du poisson, permet de pointer un thème majeur de toute votre œuvre : c’est l’illusion… Oui. Ce qui m’intéresse c’est l’idée d’un bref changement de perception. Dans cette salle émerge une pièce réalisée en commun avec Denis Savary, artiste que j’ai invité, très minimale, qui perce les cloisons et on comprend très vite que l’on pourrait communiquer avec une personne que l’on ne verrait pas de l’autre côté. Le son traverse les cloisons de sorte que l’on sentira mieux l’interaction entre les ambiances des différentes salles. Justement comment avez-vous investi cette volumétrie, cet espace immense que propose le Crac ? Je l’ai conçu si l’on entre par la gauche, dans les deux premières salles, comme un parcours
« L'ombre de moi-même »
de funambule, donc plutôt aérien, avec cette idée récurrente dans mon travail d’une sorte de déambulation, de promenade sans but précis, mais pas en ligne droite. C’est également un dessin dans l’espace, fait de stations inaccessibles ce qui provoque des projections mentales puisqu’elle n’est visible que du bas. C’est aussi une proposition de jeu qui donne le ton. Le lieu, par sa physionomie se prête à ce travail aérien et l’espace particulier du Centre me l’a en quelque sorte permis. Mais le visiteur n’est pas obligé de suivre le parcours que je propose. Il est libre. Un centre d’art est un lieu de liberté. En fait ce qui m’a intéressé c’est qu’il y ait pour chaque salle une ambiance particulière et c’est pourquoi la bande son réalisée par Denis Savary est si importante, parce qu’elle courra dans toutes les salles. Il a travaillé avec des accordeurs d’orgue qui utilisent un langage un peu hermétique et il alterne dans la bande son, des moments de communication ardue pour l’art-vues •
les profanes et des sons d’orgue qu’on accorde. Le son se déplace d’une salle à l’autre et devient le pendant sonore de la déambulation du funambule. Mais ce qui a intéressé Denis Savary c’est que l’on puisse quelquefois percevoir le déplacement sonore et avoir l’impression que le son est éloigné comme si l’on était incité à aller un peu au-delà… Un peu comme un port incite à partir vers d’autres ports, suppose lui aussi un au-delà. Tout à fait. Il y ce lien là, accentué par le fait que l’on pense à des cornes de brume. Le son va se déplacer pour inciter justement au déplacement. Nous appelons ça entre nous des traits d’union. N’oublions pas qu’il s’agit au Crac d’un lieu industriel où le son n’est pas le même dans telle salle où il résonne et trompe, et dans telle autre où il isole. Et après la salle du fish-eyes ? Ensuite il y aura la traversée du miroir, que l’on
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Philippe Ramette, Eloge de la clandestinité
a pu découvrir sur le carton d’invitation, et une photographie particulière, « éloge de la clandestinité (hommage à la Résistance) », mot pris dans son sens intemporel. Je me suis représenté dans un agrandissement d’une sorte de photomaton mais j’ai changé mon apparence, sans recours à l’outil numérique. Le cliché s’inspire de celui qu’avaient fait les services cubains au moment où Che Guevara avait rejoint la guérilla bolivienne. Avec une vraie fausse calvitie, une paire de lunettes… On m’y voit sans ma veste et sans cravate, qui sont mes attributs habituels. Une image qui prend le contrepied de mes photos connues et qui paraît signifier que la photo semble en sommeil, ou clandestinité, dans mon travail par rapport aux objets, sculptures ou installations. En 2008, Au Mamco, j’ai pu franchir une étape et cette exposition en est sans doute la suite enrichie. Dans les deux cas il s’agit d’expérimenter plutôt la troisième dimension.
Précisons que vous avez beaucoup sollicité votre corps pour des images photographiques, que vous avez aussi beaucoup travaillé des objets insolites comme cette chaise qui se suicide ou de curieuses poignées d’amour et que les effigies de votre corps tiennent des deux, votre image et l’objet sculptural… Oui j’utilise mon corps en tant qu’objet, attitude, et elles sont la suite des photographies, comme si elles en émanaient et s’incarnaient. D’où la traversée du miroir. Mais aussi dans la salle suivante un portrait tragi-comique. Puis un espace d’anticipation proche d’une salle d’attente, collective, avec un agencement de bancs assez rigide, avec une horloge très simple et c’est comme si on se ménageait une possibilité de laisser passer le temps, le temps en soi étant suffisamment considérable pour que l’on puisse lui aménager un espace. J’ai d’ailleurs fait dans le passé un fauteuil à voyager dans le temps. Entre le titre et la réalité il peut y avoir une déception, une frustration. Ou de l’humour… Et la dernière salle du bas. ? P.R. Dans cette salle il y aura une sculpture qui s’appelle « sculpture déboulonnable » et qui représente une sorte de dictateur au visage quasi-lisse, comme si elle n’était pas terminée. Elle comportera deux parties sécables au niveau du genou, partie vulnérable du corps. Il faut la voir comme une sculpture non aboutie comme s’il était faite pour l’extérieur, d’où son socle imposant. Enfin à l’étage il y a une installation qui se nomme l’ombre de moi-même, avec mes vêtements posés froissés sur le sol, et l’émergence d’un trait d’union avec la salle du bas. Au fond du couloir il devrait se trouver un objet mystérieux, deux mains qui tiennent un drap avec de pieds qui apparaissent en dessous. Une sorte de camouflage à l’absurde. Dans mon esprit c’est le voyeur. Un personnage énigmatique. Pour finir quelle importance accordez-vous à cette exposition au sein de votre parcours déjà fourni ?
« Sculpture déboulonnable »
Une importance extrême. J’avais eu la chance de bénéficier d’une résidence grâce à Noëlle Tissier et Jacques Fournel qui m’avait beaucoup apportée sur le plan de la réflexion. Cette seconde confrontation est donc chargée de sens et je la vis comme une nouvelle étape. Elle signale l’ajout d’éléments différents, un trait d’union certes essentiel. La pièce du funambule que je n’aurais pas pu faire avant. Le funambule c’est pourtant un mot qui symbolise magistralement votre œuvre. Dans cette métaphore ou vision poétique que l’on peut porter sur le funambule, il y a quelque chose comme le fil du rasoir, comme un engagement, ça parle du déséquilibre permanent qui caractérise l’artiste… Cette exposition s’inscrit justement entre le parcours du funambule et ce personnage peint en noir qui se masque le visage comme s’il avait envie de ne pas voir tout en manifestant par son geste le désir de futures découvertes. Recueilli par BTN Jusqu’au 2 octobre, CRAC - 26, quai Aspirant Herber à Sète. Tél. 04 67 74 94 37.
« Le funambule »
Le collectif Hibiscus Transportable expose à Sète Dans la Chapelle du Quartier Haut de Sète, le collectif Hibiscus Transportable invite huit artistes à réfléchir aux questions de l’identité. Ayant comme point de départ un texte de Wim Wenders extrait du film « Carnet de notes sur vêtements et villes », ces artistes proposent huit approches singulières venant créer l’ensemble « Greetings from Anywhere ». Tout au long de cette exposition, le visiteur est invité à repenser les espaces qu’il traverse, les enveloppes qu’il porte, les gestes qu’il produit, la mémoire qu’il partage. Jusqu’au 25 août à la Chapelle du Quartier Haut à Sète. Tél. 04 67 74 94 37. http://crac.languedocroussillon.fr l’art-vues •
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ARTS PLASTIQUES A Cabestany (P.-O.), au Château de Portes (Gard) et à Montpellier
FRAC L.R. en région ue deviennent les œuvres acquises par les FRAC, et d’abord que sont-elles et quelles motivations ont présidé à leur achat ? A la première question ces expos estivales apportent une réponse : on les montre dans des lieux pour lesquels elles n’étaient pas tout à fait conçues et on les choisit en fonction de la pertinence de leur intégration dans ledit lieu. Évidemment la confrontation sera d’autant plus remarquable que le lieu témoigne d’un héritage patrimonial en apparence opposé à la contemporanéité des œuvres. Ainsi est-on sûr de surprendre, du moins l’espère-t-on, le public et de le sensibiliser à un art qui ne mobilise pas les profanes. Au Centre de sculpture romane de Cabestany (au Maître vénéré !) certains achats pourraient-ils acquérir une nouvelle existence temporaire de la confrontation de deux époques et des dominantes artistiques qui les caractérisent. Notamment quand, à des figures pérennes de la culture chrétienne, sont apposées les tours jumelles en feu, ou les sujets privés de sommeil de Fiorenza Menini (que l’on vient de voir à Vasistas et à la galerie Arcade de Marseille). Le devoir de mémoire et l’importance prise par les images filmées, nouvelles icones, est rappelé par le travail de Fiona Banner et ses livres objets. Le temps qui passe par l’horloge électronique de Véronique Journard. Les peintures de Nina Childress (portraits souvent flous) et de Lisa Milroy (bâtiment hyperréaliste) montrent les différentes évidentes dans les représentations de la réalité
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Sculptures lumineuses de Patrice Carré
mais peut-être après tout les visiteurs du centre y trouveront-ils plus de points communs que d’éléments distinctifs. Au château des Portes, il ne faut pas oublier que nous nous trouvons au pied des Cévennes, c’est-à-dire assez loin des métropoles surdouées où se montre l’effervescence artistique du moment. Et je réponds peut-être par là aux deuxièmes et troisièmes questions : les œuvres sont celles que des spécialistes ont reconnu comme rendant le mieux compte de la sensibilité d’un moment, d’une décennie par exemple, ou d’une
tendance affirmée. Que ces choix, au regard de l’histoire, soient pertinents ou pas, peu importe au fond. Chacun sait bien qu’il ne suffit pas d’être acquis par les FRAC pour être sûr de passer à la postérité. Il faut donc moins regarder les œuvres comme le fruit d’une pensée singulière que comme des ensembles témoignant des recherches d’une époque, de ses tâtonnements et de ses réussites, de ses échecs aussi quand telle tentative prometteuse a soudainement avorté. A Portes, aux confins du Gard et de la Lozère, dans l’imposant châ-
teau médiéval puis renaissant comparé à un vaisseau, on verra notre grand spécialiste des anamorphoses, Tjeerd Alkema, la spirale énigmatique de Véronique Verstraete, les structures complexes de Jean-Marc Andrieu, la réflexion sur le son de Patrice Carré, les sculptures lumineuses de Philippe Decrauzat, les talons hauts de Marie Legros, et les jeux d’ombres ou de lumières de J.C. Ruggirello, à l’honneur au Château de Jau et à Sérignan. Sans doute là aussi la spécificité des lieux et les préoccupations des artistes contemporains dialoguerontelles, en espérant que le public fasse le lien et se sensibilise autant aux nouveaux modes d’expression qu’à ceux qu’il admire dans notre passé. Pendant ce temps, dans les locaux montpelliérains du FRAC, remarquable installation mortuaire avec des Maurin/La Spesa plus vrais que nature, un triptyque plumier et nuageux de Joa Mogarra, un peu de porno (Maetamm) , un peu de psycho (West), un peu de Collin-Thiébaut, un ventilateur Orozko, du burlesque pour finir grosso-modo (Grout et Mazeas)…, bref de quoi se frotter au thème du lit dans tous ses états. BTN Jusqu’au 27 sept. à Cabestany (P.-O.). Tél. 04 68 08 15 31. Jusqu’au 4 sept. à Portes (Gard). Tél. 04 66 54 92 05. Jusqu’au 3 sept. pour le FRAC L.R., 4 rue Rambaud à Montpellier. Tél. 04 99 74 20 35.
Collection Lambert à Avignon et à Arles
Le temps retrouvé : Cy Twombly et invités a photographie est devenue non seulement, au cours du XXème siècle, une activité artistique à part entière, mais elle a pris, durant les dernières décennies, une dimension supplémentaire, des noms comme Nan Goldin, Andrés Serrano ou Roni Horn n’ayant rien à envier à leurs homologues plasticiens de la même génération. Yvon Lambert, ne s’y est d’ailleurs pas trompé lui qui s’est intéressé au début de sa carrière à des artistes conceptuels ou minimal, puis au formidable retour à la figuration, avant justement de se tourner entre autres vers la photographie ou la vidéo contemporaines. Le fait d’ailleurs que l’un des artistes majeurs soutenus par la Collection Lambert, Douglas Gordon, soit présenté chapelle Méjean lors des rencontres d’Arles (avec en particulier ses portraits sans regards des stars du cinéma, ou ses étirements temporels à partir d’un film d’Hitchcock) prouve bien en quelle haute estime elle est tenue de nos jours. Certes, Miguel Barcelo est aussi de la fête, avec ses portraits « à l’aveugle » mais justement, ceux-ci ne font qu’accentuer l’influence décisive de la technique photographique sur la peinture, notamment dans ce que l’on appelait naguère son développement dans la chambre noire, sa « révélation ». Mais c’est Cy Twombly qui est l’invité d’honneur de l’exposition estivale, non avec ses peintures identifiables entre mille, où le graphisme incisif prime et où couleurs et dessins sont indissociables pour former un motif que l’on peut tout aussi bien appréhender comme abstrait que comme dépendant d’une observation obsessionnelle des multiples détails que nous offre le monde et la culture qu’il s’est donné pour le représenter (motifs floraux d’un côté, intérêt pour la mythologie de l’autre). Mais c’est une part moins connue, et qui justement restait à « révéler » de son œuvre qui sera ainsi mise en l’honneur : ses photographies justement. Elles auront accompagné l’ouvre peint et permettront de retrouver des moments rares, comme celui des années d’étude avec Cage ou Kline,
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Ces lignes étaient déjà écrites quand nous avons appris le décès de Cy Twombly dont nous saluons la mémoire et qui aura incarné, pour les gens de ma génération, ce qui se sera fait de meilleur dans les années 60-70 en matière de peinture expressive, en provenance des Etats-Unis. Je n’en retouche pas une phrase. BTN
Œuvre de Douglas Gordon l’art-vues •
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mais aussi des clichés justifiant son amour pour l’Italie romaine, où il s’est d’ailleurs installé, ses paysages, ses décors intimes, ses objets naturels. Enfin ses prises de vue de ses œuvres. A chaque fois des échos sont « retrouvés » (d’où le titre proustien) dans les œuvres d’autres artistes du passé, dont seront présentés aussi des photographies d’époque ; C’est le cas pour Brancusi, qui photographiait ses sculptures en son atelier, Bonnard, Vuillard ou Degas qui saisissaient les êtres dans leur intimité familiale ou conjugale, Sol Lewitt et son souci sériel du détail d’un motif décoratif ou d’un marqueur temporel… Des maîtres du passé (Lartigue et son goût de l’imprévu, Muybridge et sa décomposition de l’image du corps en mouvement) et aussi du présent comme Cindy Sherman et ses multiples métamorphoses, Sally Mann ses paysages lacustres ou Louise Lawler recadrant un portrait de Baudelaire. En fait, l’exposition intéresse au moins à trois niveaux : les amoureux de la photographie y trouveront de quoi se sustenter certes mais aussi les inconditionnels ne pourront s’empêcher d’établir des rapports entre ces clichés de fleurs par exemple et sa série de pivoines et donc de relire l’œuvre peint de Twombly à la lumière de l’importance qu’il a toujours accordée à ce moyen d’expression à l’intérieur comme dans la périphérie de sa peinture, en tout cas dans l’esprit dont elle témoigne. Enfin bien sûr les choix, effectués ici par Twombly lui-même, désignent des filiations ou des relations qui pourraient intéresser les historiens de l’art et de l’art photographique en particulier. De multiples raisons donc d’aller voir cette exposition un peu particulière de l’un des derniers grands peintres américains encore vivants, dont le nom n’est pas seulement à associer à un scandale médiatique mais à une singularité et une exigence qui fait qu’elle a toujours été considérée avec respect et intérêt. BTN Jusqu’au 2 octobre, Collection Lambert, 5, rue Violette à Avignon. Tél. 04 90 16 56 20.
ARTS PLASTIQUES A la forteresse de Salses le Château (P.-O.)
Cheval de bataille es expositions d’été de la forteresse militaire de Salses sont toujours un événement car elles n’ont en règle générale rien d’artificiel et c’est rendre ainsi hommage à l’ancien administrative, Jean.Michel Phéline, récemment disparu, que de souligner la cohérence des choix estivaux de son équipe. Les artistes en effet ont à voir avec le caractère guerrier du bastion espagnol, ou ont su tenir compte de son architecture courbe ce que ne prouve que trop la sculpture en acier de Toni Grand, autre grand disparu, conservée près du puits de la cour centrale dite place d’armes (et aussi dans une écurie ou sur une terrasse). Cet été le cheval est mis en exergue, et notamment le vif genêt d’Espagne d’où provenait le danger, d’autant que l’on ne saurait concevoir de bataille sans lui (antérieurement à la dernière grande guerre mondiale s’entend) et aussi parce que le vocable dispose d’un riche champ sémantique inclinant justement vers des interprétations belligérantes. Les artistes retenus pour cette nouvelle édition ne dérogent point à la règle. Ainsi, Delphine Gigoux-Martin, la même qui embrocha des oies en la forteresse d‘AiguesMortes (Dégelée Rabelais), s’est-elle intéressée aux chevaux de frise, barrière défensive mettant en abyme, la forteresse de Salses même. Dans sa vidéo, une harde semble prête à s’y empaler, sans que jamais l’événement n’ait lieu. Delphine-Gigoux Martin joue avec nos angoisses et nos frustrations, nos réflexes conditionnés et ce que Pascal appelait notre imagination souveraine qui nous fait anticiper
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Installation de Delphine Gigoux-Martin
sur du virtuel en l’occurrence ici une image, donc un simulacre, une illusion. Mais aussi sur le déferlement d’images plus ou moins virtuelles qui visent à anéantir les activités traditionnelles telles la sculpture par exemple. Sans toutefois y parvenir. L’artiste sud-africain Gavin Younge suspend des figurines chevalines confectionnées en vélin, métaphore des peaux meurtries par les
17 ème Sentier Sculpturel de MAYRONNES (11220)
conflits et les discriminations violentes. Cela donne un effet surprenant d’onirisme car les chevaux sont des animaux associés à la terre et qu’ici on se retrouve dans un merveilleux angélisme, sans doute pour suggérer que la paix a pénétré dans ces lieux. D’autant que l’infirmerie qu’ils traversent semble être une ancienne voie d’accès. Carolina Saquel s’escrime à capter des gestes
furtifs par des cadrages resserrés, et ses vidéo montrent le couple cheval/cavalier en exercice, comme un militaire, en sa carrière. De la guerre l’art équestre passe à l’équitation. Sans doute l’art tel qu’elle le conçoit suppose-t-il lui aussi rigueur et patience pour aspirer à la perfection. Renaud-Auguste Dormeuil, dès l’entrée, ironise sur les dépouilles de la gloire, c’est-à-dire au fond sur le caractère relatif, et donc inutile en définitive, de la coercition qui ne résiste jamais à l’injure du temps ainsi que le prouvent tant les empires déchus que les dictatures renversées. Il est connu pour ses animaux naturalisés, notamment des lions et des aigles, et ici la britannique licorne dont ne demeure que la dépouille. Enfin Philippe Gérard Dupuy s’inspire des lieux et de ses habitants pour produire des photos très picturales recourant à un procédé technique dont il a le secret. Il s’agit de tête de poissons, rappelant la Méditerranée toute proche, et que l’on retrouve en toutes les pièces du donjon en lieu et place des portraits attendus des seigneurs ou héros habituels. Ils sont comme les reliefs eux aussi, les restes donc d’un prestige perdu puisque ce lieu autrefois actif et militaire est voué à présent aux visites guidées et touristiques et à la contemplation artistique. Un hippocampe à l’entrée donne le ton et établit un lien entre le cheval et le règne animal ainsi célébré. BTN Jusqu’au 31 octobre, à la forteresse de Salses-le-Château (P.-O.). Tél. 04 68 38 60 13.
21 rue des Balances – Montpellier – tél : 06.60.97.46.69
du 11 avril au 23 septembre 2011 ● À trente minutes de Carcassonne dans l'Aude, près de l'abbaye de Lagrasse. ● Munissez-vous de chaussures de marche pour un circuit de 5 km. ● Sentier gratuit, accessible à tous, ouvert en permanence. ● Départ sur le parking à l'entrée du village de Mayronnes.
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ircuit d'art et de randonnée, entre vignes et garrigues, dans un site naturel exceptionnel s'ouvrant sur le paysage immense des Hautes Corbières. Sculptures en pleine nature, implantées dans le paysage et composant avec lui. Le but de l'association est de montrer la sculpture contemporaine dans toute sa diversité et de faire le lien entre nature et sculpture. La manifestation allie la marche et la sculpture avec d'autres activités comme la musique, la danse, la botanique et l'écriture. 11 exposants pour la manifestation 2011: CURDI – DANIEL - DE LA FONTAINE - DUAULT - FROSSARD - GLACE LECRIVAIN - LEGALLOU - POCHELU - VANBINH – VANORBEEK plus 22 sculpteurs sur le sentier permanent
Association Hérésies ✆ 04 68 43 12 37 www.sentiersculpturel.com l’art-vues •
D'AOUT A SEPTEMBRE 2011
Exposition collective Christiane MILLAN, Etienne CAIL, Bernard GOUTIERS, Laurent NATHAN, Christiane BIARD, Bob APPELMANS, Martine SENTEIN, Cécile de LIGNY, Marie-Geneviève DUCRET, Sébastien WOCHNICKA Vernissage d'inauguration le 23 septembre 2011 à 19H Heures d’ouverture : du mardi au vendredi de 17h30 à 20h30 Le samedi de 10h à 19h ou sur rendez-vous
Email : galerie.ventuno@free.fr Site : http://www.galerie-ventuno.com
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ARTS PLASTIQUES Au Carré Ste-Anne et à la Galerie St-Ravy à Montpellier
Gérard Garouste et La Source abile et pertinente présentation que celle qui aura été faite, cet été, des peintures, sculptures et installations de Gérard Garouste au Carré Ste Anne,. Ceux qui ne connaissaient pas ce peintre ayant là toute l’occasion de s’initier à son univers savant et complexe, ceux qui le connaissaient le percevant sans doute avec d’autres yeux et selon de nouvelles perspectives. Au demeurant, son inclusion dans un espace aussi connoté qu’une ancienne église s’avérait d’autant plus justifiable que les thèmes de la prophétie ou de l’ange semblent lui être une source toujours renouvelée d’inspiration. D’autant que le peintre est sans doute lui-même quelqu’un qui cherche à révéler sinon la vérité, du moins une vérité, en tout cas sa vérité. Autre exemple de l’occupation intelligente du lieu : cette arène de 6 mètres de diamètre et qui fait face au chœur désaffecté dont il reprend l’arrondi, l’interdiction d’en pénétrer l’espace rappelant le principe du jubé délimitant le sacré du profane. Toutefois, si l’extérieur de cette enceinte à la hauteur surhumaine est peint de symboles faciles à décrypter (Chronos, la Pythie, Ezéchiel mangeant son livre) et qui renvoient à notre culture universelle, c’est évidemment l’intérieur qui vaut le coup d’œil. Or, afin que nous ne nous contentions pas d’un simple regard désabusé, l’artiste a percé des oculi à partir desquels tous les détails de la fresque intérieure se révèleront. Il s’agit d’un hommage à Rabelais qui, ne l’oublions pas, vécut et enseigna dans cette ville, à quelques encablures à peine. On reconnaît le truculent géant, la dive bouteille, celle qui vous incite à boire c’est-à-dire à ne jamais étancher notre soif de connaissances, c’est à ce titre d’ailleurs que Pantagruel est dit le roi des altérés (assoiffés). Garouste s’en donne ainsi à cœur joie avec un plaisir de peindre évident, de s’approprier une figure ancestrale et de l’assortir de textes de référence, à la manière
des peintres renaissants, et tout ceci dans une faconde colorée, digne de Maître François et de son anagramme, Alcofribas Nasier. Les peintures tout autour tranchent avec cette drolatique spatiale. On les sent beaucoup plus graves, retenues et tournées vers la vie intérieure. Elles semblent décliner, sur grand format, parfois sur toile libre suspendue à une baguette (Série des indiennes, plus graphiques et quasi-rupestres), les diverses
facettes d’un drame intérieur fait de tensions et de doutes dont le peintre garde le secret. Des figures affleurent, jamais complètes comme pour nous inviter à franchir des portes du mystère, de l’intimité sacrée, d’une dimension initiatique à la limite de l’hermétisme. Ainsi pourrait-on dire que cette exposition tient à la fois du séculier, ouvert au grand public, généreux et fécond, et au régulier, supposant un isolement par rapport au monde, peut-être des règles et des rituels qui échappent au commun des mortels, ceux qu’on dit profanes. Mais après tout l’œuvre de Rabelais relève aussi bien de l’érudition la plus horrifique comme des effets populaires les plus accessibles. Les sculptures d’anges gardiens nous en ouvrent ou ferment les portes, c’est selon la façon dont on les aborde. Une anamorphose réalisée avec les enfants, une sorte de bouche monstrueuse et gargantuesque dont la lecture se fait dans la profondeur, par plans successifs (Gargantua = Que grand tu as le gosier !) assure la transition avec La Source. Cette association créée par Garouste suppose l’implication d’artistes de renom (Sarkis, Combas, Raynaud…) auprès d’enfants vivants dans des milieux défavorisés. Ainsi voit-on, place St Ravy, des photographies de famille mis en place par les enfants avec la complicité de Hugo Misery, ou des œuvres réalisées en commun avec les artistes. Une manière originale d’initier les plus jeunes aux arts plastiques dont le concept ne demanderait qu’à être exporté dans notre bonne ville. D’autant que dans les Écritures, le Messie réclamait que l’on laissât venir à lui les petits enfants, plus proches à ses yeux du royaume des cieux. Tout du moins ici du royaume des yeux. BTN Jusqu’au 11 septembre, Carré Ste-Anne - 2, rue Philippy. Tél. 04 67 60 82 11 et Galerie St-Ravy - Place St-Ravy à Montpellier. Tél. 04 67 60 61 66.
Christophe Arbieu et Riba
Claude Viallat
Playtime
au Château de Lastours
à la Maison des arts de Bages
au LAC à Sigean
l’exception de rares pièces isolées, les peintures de Christophe Arbieu appartiennent à des séries. Dans chacune d’elles, l’enjeu semble être le plaisir de peindre et d’aller voir où la peinture pourrait bien conduire le regard. Signe d’une vitalité et d’un goût affirmé du renouvellement. De fait, chacune de ses séries met en jeu une procédure particulière, c’est à dire une certaine façon de poser la peinture, de la strier ou de la déployer dans une surface unie, ou encore de disposer dans un même espace des formes hétérogènes, de créer grâce à elle un jeu de tension. C’est un art de l’aléa où une place certaine est laissée au hasard, à l’avènement d’une forme non décidé. Posée rigoureusement selon une double trame verticale et horizontale dans la série « Vicomte I », la peinture donne naissance à des compositions d’un lyrisme un peu anachronique, mais dont l’énigme qui s’attache à leur apparition est assez fascinante. Il recherche et trouve là des mécanismes de fascination visuelle, nés d’une intervention minimale et maitrisée du geste de peindre. Série la plus récente de sa collection, elle synthétise cette liberté débridée et joueuse avec laquelle il ne cesse de se déprendre de lui même, tout en restant fidèle à la vocation expérimentale qui oriente son travail. A noter la présence de trois œuvres du sculpteur Riba dans le superbe chai du domaine. Jusqu’au 10 sept., Château de Lastours à Portel-des-Corbières (Aude). Tél. 04 68 48 64 74.
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nvité estival de la Maison des arts de Bages, Claude Viallat présente son travail pictural, fondé sur la répétition d’une forme simple. Ayant un sens aigu de la couleur et avec sa capacité plastique à s’adapter à la spécificité du lieu qui l’accueille, il a aussi choisi de présenter une partie moins connue de sa production : des œuvres à base de bois flottés et autres objets récupérés lors de ses promenades. Comme un retour à l’enfance, il les construit selon un équilibre précaire avec des manipulations simples, des pratiques ancestrales et ludiques. « Je décline à l’infini des objets et des toiles qui vivent tous leur propre vie, mais qui sont tous reliés entre eux, qui appartiennent bien au même monde » explique l’artiste. Evidemment, Claude Viallat peint toujours des toiles, dites libres, sans châssis. Mais il présente également une série dont l’encadrement est réalisé grâce à des cerceaux. Laissant volontairement des vides, il offre une partie de l’oeuvre à l’imagination du regardeur, toujours apte à prolonger ou à combler un vide. Ainsi, visiteurs audois et touristes de passage pourront noter l’extrême variété des supports utilisés par l’artiste qu’il a emprunté à notre quotidien, urbain ou domestique, neuf ou usagé. Jusqu’au 4 septembre à la Maison des Arts – 8, rue des remparts à Bages (Aude). Tél. 04 68 42 81 76.
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© Ottendörfer
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l’art-vues •
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epuis 20 ans, l’espace d’art contemporain de Sigean propose des expositions d’envergure dans lesquelles les artistes se sont fréquemment vus accorder carte blanche. Expositions s’échelonnant au rythme de deux ou trois par an, le Lac a reçu quelques unes de plus belles oeuvres de la Région comme celles en hommage à Geer Van Velde ou les rencontres avec Robert Morris, Pencréac’h ou Matias Spescha. Cette aventure, qui devait être orientée uniquement sur l’organisation d’expositions temporaires accompagnées d’une présentation renouvelée de la collection permanente de la famille Moget, s’est peu à peu ouverte à la pédagogie. Soutenu par quelques enseignants comme Sylvie Paulet et Georgette Barrot, puis par la DRAC et le Rectorat, un service éducatif a vu le jour. Ainsi, pour fêter l’événement, l’équipe du LAC a invité, depuis le mois de juin et jusqu’au début de l’automne, la famille Klosterfelde avec une sélection de leur prestigieuse collection. Les espaces à l’étage sont alors, comme à l’accoutumée, consacrés à la collection de la famille Moget et « Play Time » occupe le reste de l’espace. Hommage à Jacques Tati (« Play time » est l’un des films préférés de la famille Klosterfelde), cette exposition fait également un clin d’œil à Geer Van Velde, artiste majeur des années 50-60, avec lequel le LAC avait amorcé sa première exposition. Jusqu’au 25 septembre, Hameau du Lac à Sigean (Aude).
ARTS PLASTIQUES Au Château de Jau (P.-O.)
Ruggirello / Traquandi epuis des lustres, le Château de Jau alterne des expositions témoignant du goût certain de ses animateurs pour la peinture (en vrac Zakanich, Fauchier, Desgrandchamps, tant d’autres) mais aussi pour des aventures que l’on dira prospectives (La dégelée Rabelais). C’est un peu ce que l’on retrouve dans ce bel été 2011. D’un côté le marseillais Gérard Tranquandi est considéré comme l’un des tout meilleurs peintres français, de l’autre Jean-Claude Ruggirello excelle dans la vidéo-installation, dans le film sonore ou dans ce qu’il faut bien nommer faute de mieux la sculpture. Aussi l’a-t-on vu recourir à des référents inattendus, qu’il s’agisse d’un escargot brisant un verre, d’une tortue retombant sur ses pattes, de l’inutile et patient va-et-vient de cloportes ou insectes d’eau. On l’a vu jouer des mains frappantes, filmer les ombres chinoises, suspendre une voiture à la carrosserie rutilante et aux dessous complexes, projeter des gouttes d’eau démesurément agrandies. Ainsi a-t-on affaire à un artiste particulièrement inventif qui n’a de cesse de nous rappeler que l’œuvre d’art est le fruit d’une patiente gestation aboutissant à un événement visuel de durée limitée. Souvenons-nous ce rangement d’un supposé atelier dont on se demande la finalité. Ou de ce défilé d’objets quotidiens. Ou encore de ces objets qui tombent en vis-à-vis d’un zapping télévisuel comme si un coup chassait l’autre. Et puis cet arbre déraciné qui semble errer à l’horizon de son nouvel espace. Dans celui de l’ancienne magnanerie du domaine de Jau
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il présente un triptyque fait d’images en mouvement mais filmées en plan fixe. Le thème semble liquide mais au vin de la propriété Ruggirello a substitué ironiquement le lait ou du moins un liquide immaculé signifiant la pureté. Cette connotation surprend d’autant que l’image de gauche propose un épanchement sanguin émanant d’un visage de femme manifestement au sol. Celle du milieu les larmes possibles d’un renard emplissant jusqu’à la catastrophe l’une des deux bottes posées au sol. Enfin
celle de droite s’attarde sur des pieds de femme sans doute au bain à moins qu’elle ne perde ses eaux. Tout cela conserve son mystère puisque l’image s’arrête au moment où la signification définitive pourrait mettre un point final à notre rapacité interprétative. Chacun en effet peut lire les trois plans de façon narrative, comme une métaphore de la vie sans doute. Gérard Traquandi, de son côté, passe, selon ses propres dires, pour un moderne attardé. Sa peinture se veut résolument singulière, mais l’artiste se complait dans le bain de jouvence que lui fournit quotidiennement la grande tradition de ses maîtres, qu’il s’agisse des architectes de la fresque renaissante ou de la postérité cézanienne, en n’oubliant pas les incontournables américains du color-field et peut-être même les draps trempés de SupportSurfaces ou Hantaï. La nature, si essentielle à Jau, joue un rôle prédominant dans sa production qui se satisfait autant de couleurs violentes et de gestes généreux que d’une atmosphère plus obscure, aux teintes sourdes et aux figures improbables. C’est que la nature est un sujet inépuisable, tout comme la peinture et après tout aussi le fruit d’une alchimie lumineuse, à l’instar du vin. Ses toiles sont ténébreuses comme si là aussi le sens ne se laissait pas aisément saisir. Non dans un souci d’ésotérisme mais plutôt pour pousser la peinture vers des confins lumineux rarement explorés. BTN Jusqu’au 23 septembre, Jau espace d’art contemporain, à Cases de Pène (66). Tél. 04 68 38 90 10.
Atelier Neitzert à St-Chinian
Je suis moi et tu es toi ela fait maintenant une bonne dizaine d’années que l’atelier de Jorg Neitzert propose des expositions estivales qui devraient intéresser tous les autochtones et touristes férus d’art contemporain de qualité. Certes, le hameau de Castelbouze est un peu isolé entre vignes et premiers contreforts du Massif central tout proche et il est indéniable qu’au vu de l’effervescence supposée urbaine, on doit s’y sentir un peu seul. Bonne raison pour lire, méditer, entreprendre.C’est sans doute ce sentiment qui anima Jean Genet, tant dans ses prisons que dans la spécificité de son écriture, dans sa singularité de voleur comme de partisan des minorités, pour ne point évoquer sa marginalité sexuelle. Aussi, n’est-il point étonnant de trouver une citation de celui-ci en exergue de ce cru 2011 et dont l’apodose spécifie : Et aucun de nous n’est heureux. Le fantôme de Jean Genet en tout cas hantera ces lieux qui méritent le détour, ne serait-ce que par la diffusion de son film : Un chant d’amour. L’exposition est donc élaborée pour l’essentiel de photos mais aussi de dessins. « Querelle », quasiment le dernier film de Fassbinder, sera également projeté en tant qu’il s’inspire du roman de celui que Sartre stigmatisait comme saint, comédien et martyr. Au demeurant la question de la solitude, en ce monde de bruit, de fureur et de surinformation se pose de nos jours avec une acuité accrue, notamment chez les artistes amenés à tracer leur
itinéraire en faisant fi des sollicitations trop faciles. Pour céder la place à la réflexion, l’arrêt sur image, l’expression esthétique, la véritable communication enfin. A côté de cela, on repère la présence de Sophie Calle qui jadis suivait les gens dans la rue avant que de les filmer dans leur intimité, et qui assortit ses photos de véritables confidences, rompant ainsi la gangue de solitude urbaine. Et puis, Genet fut un inlassable combattant pour des causes que l’on dit marginales. Il a souvent pris le parti des révoltés, des jusqu’au boutistes, des maudits et ceci dans une certaine solitude, dans un cri singulier. On trouvera dans cette exposition beaucoup de photographies inspirées par ce thème en particulier de l’époque où vécut Genet, dans les années 30 ou 50 par Horlna Vyarawalla, une extraordinaire série de sleepers à Bombay de Jorg Neitzert lui-même, l’Inde étant toujours à l’honneur grâce aux photos de Fun AVT group ou Dayanita Singh. Mais l’expo est aussi l’occasion de découvrir l’égyptien Youssef Nabil se prenant lui-même comme objet d’autoportrait ou photographiant des corps de femmes ou encore des parodies de peintures célèbres par Vivek Vilasani. Enfin des dessins de l’autrichien Markus Schinwald, sur les maladies du visage et l’œil qu’on lui porte, à l’instar d’une héroïne des Paravents. BTN Jusqu’au 4 septembre, Atelier Neitzert - Hameau de Castelbouze à St-Chinian (Hérault). Tél. 04 67 98 04 29.
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A la Halle du Verre à Claret
Daumissime, Eclats de cristal our son ouverture de saison, la Halle du Verre, espace muséographique de Claret, accueille une sélection de pièces prestigieuses de la verrerie Daum. Dans un décor de courbes et de lumières sublimant la transparence du cristal, 32 pièces exceptionnelles témoignent du savoir-faire de cet artisan de renom qui a su retranscrire dans le cristal, les œuvres des plus grands artistes du XXème siècle : Arman, Braque, Dali, Di Rosa, Jianhua, Mansau, Texier, Topor… créant ainsi une collection unique en son genre, mariage toujours renouvelé de l’art et de l’artisanat et d’une quête permanente d’innovation. Loin d’être une rétrospective, elle privilégie une approche sensible des œuvres. Le parcours, en courbes et contre-courbes lumineuses, exalte leur sensualité : la mise en perspective théâtralise les jeux de transparence, la subtilité des couleurs, la perfection des formes qui témoignent de la virtuosité des ateliers Daum. Ces ateliers ont redécouvert la technique de la pâte de
cristal connue dès l’Egypte ancienne. Le moulage à la cire perdue, mis au point par Daum, permet une reproduction parfaite de l’original. Parmi les œuvres présentées, Le Char de Médée de Braque séduit par sa légèreté incomparable. La collaboration entre Dali et Daum s’est traduite par une collection d’une vingtaine d’œuvres. A Claret, on peut découvrir La Montre molle qui provient de la célèbre toile, Persistance de la mémoire (1931). Sa texture, suggérée à l’artiste par le souvenir d’un camembert « fait » mangé la veille, traduit la mollesse du temps qui « s’écoule », et illustre la hantise de la mort. Pendant tout l’été, les vendredis, samedis et dimanches, le public pourra assister à des démonstrations de soufflage de verre animées par Guillaume Domise, artisan verrier. Jusqu’au 30 octobre, à la Halle du verre à Claret. Tél. 04 67 59 06 39. www.halleduverre.fr
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l’art-vues •
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ARTS PLASTIQUES A la Galerie Acentmètresducentredumonde à Perpignan
Stéphane Pencrac’h i une expo porte bien son titre c’est bien celle-là. « Tempestad » renvoie entre autres à des références incontournables de notre patrimoine culturel, telle la pièce de Shakespeare où Ariel et Caliban s’affrontent (deux tableaux leur sont consacrés) mais aussi le Radeau de la méduse et probablement les encres de Victor Hugo, l’auteur des Travailleurs de la mer et de ses fameux monstres marins. A la mythologie antique aussi bien sûr (la Gorgone) mais traitée à la manière shakespearienne, sans tabous ni complexes. Car c’est toute la singularité de Stéphane Pencréac’h que d’oser franchir les portes du bon goût, du respect iconique et des règles de l’art. La surface du tableau n’est pour lui qu’un plan parmi d’autres. Il est tout à fait capable d’entailler la toile ou de la marteler au besoin, de même qu’il n’hésite pas à y intégrer des éléments extérieur, tels des morceaux, des membres, des monceaux de mannequins peints. Il se représente d’ailleurs lui-même avec une jambe de mannequin sur sa palette. C’est assez dire si Pencréac’h perturbe la conception par trop sage et rassurante que nous nous faisons en général de la peinture, de ses codes et de ses motifs. Le vide, le relief sont des éléments qui fonctionnent à part entière dans l’élaboration du tableau. Au demeurant certains objets finissent par se découvrir une autonomie et fonctionnent comme de véri-
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tables sculptures agencées de pièces multiples auxquelles la peinture apporte son unité et le lien thématique sa cohérence. L’espace assez volumineux et multifonctionnel de ce centre d’art
contemporain favorise un tel étalage d’exubérance maîtrisée et de virtuosité, Pencréac’h réalisant même une fresque neptunienne et orgiaque sur place). Sans doute faut-il beaucoup de courage et de ténacité pour résister à ces tempêtes multiples qui emportent régulièrement la peinture vers les abimes d’une mort annoncée et c’est sans doute le propos principal de l’œuvre de Pencréac’h même si l’on peut y adjoindre des tourments personnels et une vision pessimiste du sort voué à notre Humanité. A travers les mannequins ce sont en effet les hommes qui sont ballottés au gré des vicissitudes de l’Histoire, et de l’Histoire de la Peinture tout aussi bien. Car le voyage de la vie, tout comme celui de l’art, n’a rien d’un fleuve tranquille. Il a l’étendue, les contours mouvants, le caractère ondoyant et divers de l’océan en furie ou de la mer déchaînée. C’est cet aspect baroque que l’on retrouve dans les excès de Pencréac’h pour qui la vie est lutte, violence, sexualité et mort. Et tout le reste est vanité, ce que montrent avec évidence certaines de ses peintures où apparaît un crâne. Signalons enfin la virulence du geste coloré en accord avec le thème plus subi que choisi de la tempête, et qui pour cela même émeut. BTN Jusqu’au 2 octobre, ACMDCDM - 3, avenue de Grande Bretagne à Perpignan. Tél. 04 68 34 14 35.
A la Galerie Deleuze-Richeton à Arpaillargues
D’après Nature e lieu qui vient d’ouvrir et qui vivifie quelque peu l’Uzège artistique a pour mérite de présenter des artistes de notre région dont le travail ne demande qu’à être montré. Ainsi de ces trois plasticiens mis en exergue cet été en attendant Mireille Laborie ou Jean-Pierre Loubat cet automne. On sait que la galerie s’inscrit dans un cadre viticole. Martine Lafon était l’artiste toute désignée pour donner une signification à la fois plus féminine, plus sensible et artistique à cette couleur Rouge qui caractérise la découverte de Noé. Martine Lafon traque en effet le rouge dans toutes ses récurrences qu’il s’agisse des cycles menstruels, des interdits sociaux ou politiques, des symboliques qui lui sont associées dans les rites initiatiques qui sont le lot de l’éternel féminin. Du maquillage au déchirement en passant bien sûr par le vêtement. Et bien sûr dans ses manifestations « par » ou « sur » le tissu. Pour cette exposition elle s’est penchée sur l’histoire de la garance qui permet justement de produire un rouge intense et, en jouant sur les mots, à ses racines. Ainsi verra-t-on des sortes de diptyques mi-photographiques, mi-graphiques, association qu’elle fait souvent pour montrer combien le dessin est un acte d’appropriation plus intime encore que la photographie qui rend compte d’une vision
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Œuvre de Martine Lafon
subjective de la réalité. Et qu’en ce sens il la fait paraître plus réelle à nos yeux. Mais le vin rouge passe par de longues phases de maturation et de fermentation, qu’on ne peut s’empêcher de rapprocher du processus alchimiste. C’est là que le choix de Marcel Robelin trouve sa pertinence. On sait que celui-ci travaille essentiellement avec la cendre, grâce à laquelle il réalise des ins-
tallations conçues selon l’espace qui l’accueille, où dont il couvre des papiers kraft auxquels il offre ainsi une nouvelle vie, et qu’il traite un peu comme des toiles libres, les émancipant de leur vocation fonctionnelle. La souplesse du support et la gamme infinie des gris et bruns permet à l’artiste une variété infinie de mode de présentation, du petit format au volume et du papier ciselé à l’installation, pour ne point évoquer le passage de l’unique au multiple. La cendre est un peu cet éternel bain de jouvence que nous offre l’œuvre d’art à chaque fois que banalité du quotidien nous déprime et désespère. On en ressort régénéré et l’œil en quelque sorte rincé des sollicitations multiple de la vie actuelle. Enfin Marc Nucera adapte ses sculptures au lieu où il expose. Nul doute que le thème de la vigne et du vin devraient lui inspirer de ces volumes mi figuratifs mi abstraits dont il a le secret. Lui qui conçoit son rapport avec les arbres comme un noble combat entre chevaliers. Lui aussi qui sait faire participer le public à ses réalisations comme le prouve son arbre à clous. Garance et racines, cendre et bois à sculpter, cette exposition est bien d’après nature. BTN Jusqu’au 17 septembre - Route d’Uzès, Chemin du Moulin à Arpaillargues (Gard). Tél. 04 66 59 65 27.
A la Galerie du bout du monde St-Hippolyte du Fort
Christian Astor h oui, il existe dans l’arrière pays, à une heure à peine de nos grandes villes prétentieuses, des lieux qui s’efforcent de prouver que l’art peut être présent partout, pourvu que quelques bonnes volontés le décident, en toute convivialité. Ainsi, est-il de la galerie du bout du monde, qui ironise d’avance sur l’appréhension des élites à s’y rendre. Il existe aussi des artistes dont la production n’a sans doute pas attiré l’attention des mêmes élites qui prennent rarement leur décision de visu mais à partir de motivations conjoncturelles sur lesquelles il serait intéressant quelque jour de se pencher - artistes qui pourtant forcent l’admiration par leur immense capacité créative : je pense à Sylvère, à Serge Lunal et en l’occurrence ici, à Christian Astor. Celui-ci a décidé de faire un in situ total, le temps d’un été, avec la conscience aiguë que le temps qui passe détruit toute chose à commencer par les peintures murales qu’il y aura donc réalisées, depuis le mois d’avril. Trois expositions se succèderont, la dernière présidant à l’effacement complet des murs peints. Car c’est le mur qui aura intéressé Astor en priorité. Et comment mieux marquer l’appropriation des murs par un artiste
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que d’y laisser son identité, que d’y appliquer des empreintes digitales. Ainsi verra-t-on Astor dessiner sur les murs les parcours complexes de ses graphismes épidermiques dont il suit le l’art-vues •
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contour avec subtilité et profusion, histoire de montrer que la réalité s’ouvre sur un imaginaire qui dépend des moyens mis en œuvre pour la représenter. En quelque sorte, Astor donne une peau au mur et par là même il lui donne corps. Ce qu’on tend à cacher, par des tableaux entre autres, Astor le révèle en donnant une identité au mur. Par ailleurs, comme il reste un amoureux inconditionnel de la couleur, il recourt à celle-ci pour déclarer la guerre à la tristesse, à la banalité, au quotidien. Mais ses errances colorées seront induites sans nul doute par les aspérités et singularités du mur. Ainsi surgissent des images, dont certaines revisitent des pans entiers des réalisations passées du peintre (je pense aux motifs répétitifs des poires, si je ne m’abuse). Cette exposition sera de surcroît rendue vivante par de multiples manifestations, qui l’habiteront et lui fourniront une âme. Les murs se feront décor de spectacle, contrepoint à une lecture, arrière-plan musical par le chromatisme, et même film enfin qui en gardera la trace avant disparition en même temps que l’été. BTN Jusqu’au 3 sept, Galerie du bout du monde - 17, bis, rue de l’Agal à St-Hippolyte du Fort (Gard). Tél. 04 66 93 02 67.
Venez découvrir nos à promos rentrée ! t û ao partir du 20 Ouvert de10h-19h du lundi au samedi
Eric
Armelle BASTIDE d’IZARD
CHESNEAU
25, rue Solférino 34500 Béziers
Galerie La Cardabelle
atelier 32 Atelier - Galerie cours de peinture
Ouvert tous les week-end de 10h à 19h et sur RDV en semaine au :
06 18 10 43 13 0 6
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eric.chesneau@gmail.com www.eric-chesneau.fr
Exposition le 18 septembre
www.bastide-izard.fr Galerie La Cardabelle – 12, rue Cor de Nostra Dona 34150 Saint-Guilhem le Désert - France
Dans le cadre de la deuxième édition COURS ET JARDINS À A N I A N E 2éme édition Cours et jardins à Aniane Après le succès de la première édition (plus de 1500 visiteurs), Cours et jardins à Aniane est de retour. Cet événement, organisé par l’association ABI invite le public à déambuler dans le cœur du village d‘Aniane afin de découvrir des lieux secrets ainsi que plusieurs expositions et performances artistiques. Une quinzaine de plasticiens, une dizaine de concerts et spectacles vivants y sont présentés dans des jardins privés, sur certaines placettes ou dans les rues d’Aniane. Infos : association.abi@laposte.net
Francis Duval - Peintures Dessins - 33, rue des Arnaud à Aniane. www.francisduval.com
EXPOS Anne-Marie Rognon
L’Imaginaire africain à l’Espace Riquet à Béziers
Galerie extérieur
à La Vigie à Nîmes
En dehors du musée du quai Branly spécialisé dans l’art premier, on ne peut guère voir autant de pièces rares qu’en ce moment à Béziers. Une partie de la collection rassemblée par Kadri Asha est actuellement présentée à l’Espace Riquet. « Elle est le résultat de mes travaux d’ethnologue pendant vingt-cinq ans sur le terrain, au cours desquels j’ai pu créé des liens de confiance », explique le scientifique, également anthropologue. Etabli dans la région, il a cédé à un ami qui lui proposait d’exposer dans ce lieu. Kadri Asha parle avec Trone Royal, Nigeria (Bronze) passion de cet art africain qu’il connaît si bien. « On ignore l’esthétique, l’objet est d’abord fonctionnel et relié à un principe de communication » et guide le visiteur vers des pièces rares. Beaucoup d’objets en bronze en provenance de l’Afrique centrale, Tchad, Cameroun, une partie du Congo, dont un extraordinaire Trône de la dernière dynastie des rois Abomey avec de nombreux symboles La base est formée de quatre léopards et le dossier cerné de serpents qui appartiennent au monde souterrain. Ils sont travaillés à la cire perdue. Remarquable encore, la statue d’une femme à bonnet phrygien, Reine-mère Njapdounke des Bamoun. « Elle est représentée avançant souriante, s’appuyant sur un bâton d’une main, et de l’autre, elle indique, avec une banane épluchée, l’homme roi qu’elle promet au peuple. Elle symbolise la prodigalité ». Sinon, les objets sont plus généralement en bois ou en pierre. Remarquable et rare, une statue votive kissi de Guinée, en pierre de lune. Parfois, la matière première peut surprendre, comme la racine défense utilisée pour La parole, œuvre Bambara, dont le symbolise fait penser au Cri de Munch. Peu de tissu dans cette collection si ce n’est un tissage Bolombo à la main, formé de bandelettes. On l’a dit, les objets ont une utilité, c’est le cas des pipes cérémonielles, aux fourneaux en os sculpté. « Fumer est acte religieux, la fumée relie le terrestre et le divin », précise Kadri Asha. Le plus humble de ces objets : une calebasse de cérémonie, mais incrustée de nacre. La musique tient un grande place chez les africains. La harpe, un bronze Tikar du Cameroun, est un objet très raffiné, présenté non loin d’une modeste mais rare vièle pygmée sculptée dans une corne de rhinocéros. A l’étage, beaucoup d’autres objets, dont un trône entièrement recouvert de perles, accompagné d’un coffre en forme d’éléphant dans lequel les sujets déposaient leurs dons. Insolite, une dague fabriquée à partir d’une épée portugaise. Autre curiosité, le bâton de défloration : l’acte sexuel est sacré, il assure la continuité. La pièce la plus complexe et la plus riche de symboles est sans doute la Statue cosmogonique Tikar qui raconte l’histoire de la création. « Un être androgyne porte sur sa tête le chaudron cosmique avec le saurien, l’animal noble, l’homme primitif, l’homme sage, surmonté de la triple conscience et enfin l’âme, symbolisée par un oiseau ». On pourrait encore évoquer toutes les sortes de masques portés en toutes circonstances : funéraire, de danse, commémoratif, d’imprécation… « Mon rôle est de faire connaître, de transmettre », déclare pour finir Kadri Asha. L’année prochaine, il envisage de montrer sa collection d’art indonésien. A terme, il souhaite créer une fondation. On croit savoir que des négociations sont en cours pour que ce soit à Béziers. Affaire à suivre. En attendant, immergez-vous dans l’imaginaire africain. Jusqu’au 25 septembre, Espace Riquet, 7 rue Massol. Tél. 04 67 36 81 60. www.ville-beziers.fr
à Cornillon
Pour cette 7ème édition du « No limit » de la Vigie, l’artiste Anne Marie Rognon est mise à l’honneur. Déjà présentée en 2004 lors de la « Rencontres N°23 » et sur « Art’Nimes » en 2009, son travail, entre peinture, installations ou vidéos, peut prendre différentes formes et différentes tailles. Venant s’accaparer des éléments spécifiques au lieu qu’elle occupe, Anne Marie Rognon joue avec le réel. Elle part du quotidien, mais peut aussi s’ancrer dans l’imaginaire, à travers une certaine poésie mêlée d’absurde. « L’exposition sera colorée voir ludique, explique l’artiste, les réalisations in situ auront un parfum de plein air. Chaque étage présentera une atmosphère différente. De la peinture à la construction de structures architecturales imbriquées l’une l’autre pour créer une “construction sans fondement“. Des peintures “aquatiques“- Monet revisite- peintures du fond de l’étang, surface de l’étang, fond, berges. Peinture sur différents supports, des peintures en formes de tentes, des drapeaux comme peintures qui forment une forêt, la peinture comme drapeau ». Anne Marie Rognon revient donc dans les murs de La Vigie, lâchée seule dans tout le bâtiment, avec une entière liberté d’intervention pour son projet : « Bravo vous avez gagné la chance ! ». Du 16 sept. au 22 oct. à La Vigie - 32, rue Clérissau à Nîmes. Tél. 04 66 21 76 37. http://lavigieartcontemporain.unblog.fr
Vincent Mauger au Vallon du Villaret
Dans la tour du Vallon du Villaret, Vincent Mauger a réalisé une œuvre conçue spécifiquement pour ce lieu. Visibles jusqu’au début de l’automne, d’énormes boules grises flottent dans l’espace central de la tour. Semblant défier la pesanteur, simplement posées sur des sangles noires qui découpent le vide du volume, traçant des lignes dans l’espace, elles nous sortent du réel et nous plongent dans une dimension où l’illusion est reine. Et puis, au gré de notre déambulation, de dessous, on passe à côté, puis de l’autre côté, tout autour, plus près, dessus. Le cheminement des passerelles nous fait tourner autour des sculptures. On les découvre autrement, elles évoquent des météorites, des essaims ; leur équilibre semble précaire et elles oscillent du minéral à l’organique, du mobile à l’immobile, de l’architecture à la sculpture, du menaçant au ludique. Exposition vidéographique, Vincent Mauger a ensuite choisi cinq oeuvres vidéo réalisées récemment. Il y façonne des paysages dans des feuilles de papier, nous montre des procédés de destruction qui génèrent de nouvelles formes et met en scène la fragilité du geste artistique, parfois aux limites de l’absurde. Il s’agit finalement, par la vidéo et l’allusion affichée au jeux vidéos, de quitter notre quotidien pour mieux nous y ramener, une fois l’illusion déchiffrée. Jusqu’au 30 octobre au Vallon du Villaret à Bagnols-les-Bains. Tél. 04 66 47 63 76.
Guy Ferrer au Palais des Rois de Majorque Dans le cadre d’Expos 66 du Palais des Rois de Majorque, Guy Ferrer, peintre et sculpteur d’origine catalane, expose ses sculptures monumentales, en partenariat avec la galerie d’art contemporain, CastanGalerie de Perpignan. L’œuvre de Guy Ferrer reflète nos préoccupations métaphysiques et illustre sa recherche sur la dimension symbolique de l’homme. Son inépuisable quête du sens de l’existence, sa conscience aiguë de la précarité du temps le conduisent naturellement à peindre et sculpter le passage de l’homme, plutôt que sa représentation. Une réflexion sur le temps et la spiritualité qui constitue la ligne de force de l’ensemble du travail de Guy Ferrer. Ses recherches plastiques le conduisent à l’exploration du corps, outil de connaissance et moyen pour appréhender le spirituel. Depuis une quinzaine d’années, l’artiste développe une carrière internationale remarquée, balisée d’expositions internationales : Etats-Unis, Japon, Corée, Venezuela, Allemagne. Il réalise par ailleurs des sculptures monumentales et des installations telle que « T.O.L.E.R.A.N.C.E », un ensemble composé de 9 sculptures en bronze de 2,50 mètres de haut, visible tout l’été au Palais des Rois de Majorque. Chacune des figures qui composent cette sculpture, évoque une spiritualité du monde, un message de paix et d’harmonie. Jusqu’au 18 septembre au Palais des Rois de Majorque – 4, rue des Archers à Perpignan. Tél. 04 68 34 48 29. www.cg66.fr l’art-vues •
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Dans la cour du Château de Cornillon, JeanPierre Loubat présente une série de photos des peintures de Danielle Prijikorski et d’Antoine Bono. Photographe nîmois, son travail s’articule autour des questions de l’espace et du temps. La ville et l’environnement urbain dans sa dimension sociologique figurent depuis de nombreuses années au cœur de ses problématiques. Le travail mené en en 2003-2004 sur « les traces de Marcel Proust » aborde la question du lieu appréhendée cette fois en rapport avec celle du temps et du rapport qu’entretiennent les lieux et l’œuvre de l’écrivain. En 2009, il entame un travail sur la ville de Tanger qui le conduit a donner une vision intime et sensible de la cite du Détroit. Sa série photographique sur le thème de « l’atelier d’artiste », vient prolonger sa réflexion sur le rapport entre le lieu, l’œuvre, et le créateur. Au travers de ces images, le photographe livre sa vision de l’atelier comme prolongement de l’espace mental du plasticien, laboratoire d’expérimentation, de recherches et de mise en question du travail artistique. A Cornillon, Jean-Pierre Loubat pousse sa vision jusque dans les œuvres des artistes. Il se plonge ainsi, avec un regard différent et décalé, dans les toiles singulières de Danielle Prijikorski et les séries grands formats d’Antoine Bono, faites de pièces métalliques usagées et oxydées. Jusqu’au 31 août dans la cour du Château de Cornillon. Tél. 04 66 82 30 02. www.valcezard.fr
Antonio Saura à l’E. B.-A. de Nîmes
L’Ecole des Beaux-Arts de Nîmes présente depuis le mois de juin, une rétrospective des estampes de l’artiste espagnol Antonio Saura. Décédé en 1998, ses œuvres et notamment ses portraits, dramatisent et déforment la figure, tel que Picasso, tout en limitant l’importance du second plan. Les 104 lithographies présentées à Nîmes sont celles réalisées dans l’atelier parisien Bramsen & Georges qui a vu défiler les plus grands artistes comme Degas, Michaux ou Alechinsky. Se sont sans doutes les séries les plus réussies d’Antonio Saura, lui qui travaillait par thème : Dames, Nus, Autoportraits, Suaires, Crucifixions, Les Sept Péchés Capitaux, où se révèle son sens inattendu de la couleur et du rythme, associé à cet intérêt pour le grotesque dont il ne s’est jamais départi. Une œuvre partagée entre le gout pour le noir « goyesque » et la couleur nordique, à l’image de sa femme d’origine suédoise, tout en gardant un certain humour à travers les traits d’un dessin vif et une certaine propension aussi à se voir tourner en dérision. Jusqu’au 18 septembre à l’Ecole des BeauxArts - Hôtel Rivet - 20, Grand-rue à Nîmes. Tél. 04 66 76 72 12.
EXPOS Cet été à Mèze
Variations IV
Depuis le mois de juillet et jusqu’au mois de septembre, la ville de Mèze multiplie des exposition au Château de Girard et à la Chapelle des Pénitents. Elles contribuent ainsi à offrir au mézois et aux visiteurs de passage une saison estivale tout à fait singulière. Programme : • Jusqu’au 14 août au Château de Girard : « Hommage à Joan Miro », avec les peintures de Gilbert Lassale. Marqué par sa rencontre avec le peintre Joan Miro, les lignes de Gilbert Lassale sont, à l’instar de ce grand maître, souples, les formes dynamiques, le trait dansant, le tout exalté de couleur et de liberté. • Du 17 au 30 août au Château de Girard : Balade artistique mèzoise. A l’occasion de la fête de Mèze, une grande exposition collective réunit des artistes talentueux d’origine ou de coeur mèzois : Jean-Pierre Cabrol, Philippe Campsaulines, Raymond Capdevila, Simone Fayolle, Roland Jacquet, Dany Jean, Philippe Olive et Philippe Poulenas. • Jusqu’au 30 août au Chai de Girard : « Territoires éclatés » de Patrick Bachs et Herman Torrès. La fusion du bronze d’Hernan Torrès bien connu sur le bassin de Thau, grâce à sa sculpture « l’Homme, le soleil, le poisson » qui domine l’entrée du Port des Nacelles à Mèze et de la peinture de Patrick Bachs, forte de sens et d’humour par ses multiples clins d’oeils vers l’Espagne forme un instant privilégié où l’universel prédomine face aux territoires éclatés dont les frontières ont tendance à se refermer sur elles mêmes. • Jusqu’au 30 août à la Chapelle des Pénitents : « Mise en Cène », collection particulière Roger Castang. Exposition collective de dixhuit artistes qui s’expriment sur cette soirée un peu particulière qu’est « la cène ». • Les 17 et 18 septembre : « Le Voyage du patrimoine » à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine. Conférence avec Louis Secondy le samedi à 18h au Château de Girard et ouverture des portes de La Chapelle des Pénitents, de l‘Eglise Saint Hilaire et du Château de Girard. Jusqu’au 18 septembre à la Chapelle des Pénitents et au Château de Girard à Mèze. Tél. 04 99 04 02 03. www.ville-meze.fr
à la Galerie des Hospices
A. Bastide d’Izard à Saint-Guilhem-le-Désert Inspirées des grands maîtres tel Matisse, Paul Cézanne ou François Desnoyer, les toiles d’ Armelle Bastide d’Izard sont une véritable explosion de couleurs étalées au couteau, à la gestuelle exubérante et tenant de l’imaginaire. Armelle Bastide d’Izard a démarré sa carrière artistique il y a dix ans, après des études en sciences économiques à Montpellier et une carrière professionnelle dans le Tarn en tant que directeur de production. Très vite, elle est attirée par la peinture, en particulier par le courant des impressionnistes. Elle aime peindre les couleurs du Sud, les paysages de lumières. A Saint Guilhem le Désert elle expose régulièrement depuis six ans. « Je passe une grande partie de mon temps en lisant aussi de la philosophie. Les phrases se transforment en couleur. Je rêve en couleur aussi. L’inspiration vient comme un éclair. Je n’aurai pas assez de ma vie pour représenter tout ce que j’ai rêvé », commente l’artiste. Ses œuvres sont exposées en permanence à la Galerie 13 à Sète et à la Galerie Art Passion à Saint Paul de Vence. Jusqu’au 30 septembre à la Galerie La Cardabelle – 12, rue du Portal Haut à SaintGuilhem-le-Désert. Tél. 04 67 57 52 66. www.bastide-izard.fr
Nadal à la Galerie Nicole Gogat
Nadal à la Galerie Nicole Gogat La Galerie Nicole Gogat est incontournable lorsqu’on franchit les remparts d’Aigues-Mortes. Aujourd’hui, leur activité est recentrée sur la très belle galerie de la rue Pasteur ouvrant sur un patio de verdure. Nicole et Jean Gogat ne fonctionnent qu’aux coups de cœur et sont ouverts à toutes les expressions. Rien de commun entre les formes géométriques qui rappellent des cocottes en papier aux couleurs vives du très jeune Arthur et les toiles néo-figuratives du sexagénaire Cadène. On ne peut rapprocher les graffitis de Meck des portraits tourmentés de Cécile Desserle. On constate le même grand écart chez les sculpteurs. En général, Nicole et Jean privilégient les accrochages de groupe. Chacune de leurs expositions est un événement, très souvent couronné de succès commerciaux. A ce titre, l’exposition particulière de Nadal en septembre, sera un rendez-vous artistique majeur à Aigues-Mortes. Cet ancien architecte d’intérieur qui demeure influencé par les lignes et les arêtes des bâtiments modernes, investira la galerie de ses nouvelles créations. Il voit la vie en noir et blanc, en sphères et en parallélépipèdes striés et tissés. Une grande puissance se dégage de son œuvre, mâtinée d’une certaine zénitude. Du 12 sept. au 2 octobre - 11, rue Pasteur. Tél. 04 66 51 69 91. www.galerie-nicolegogat.com
La ville du Canet-en-Roussillon et la Galerie des Hospices ont choisi de réunir peintures et sculptures d’artistes fascinants et talentueux pour cette quatrième édition des « Variations ». • Jean Pastore. Connu comme un grand nom de la peinture provençale contemporaine, ce peintre figuratif, amoureux de la Camargue, est le peintre des manades et des cavalcades, des personnages et des pointus du vieux port de Marseille ou des scènes de la vie quotidienne des villages de Provence. • Michelle Pena. Artiste canétoise, gourmande de matière et de couleur, elle peint au couteau des toiles pleines de vie. Ses thèmes de prédilection sont les fleurs, les scènes de la vie quotidienne (marchés, terrasses de café) et les événements festifs (corrida, concerts, flamenco, cirque, carnaval). • Sandrine Orisio. Originaire de Savoie, elle a étudié la technique de la laque en Chine, technique dont le raffinement lui permet de transcender les couleurs et d’exprimer des énergies au delà de la formalité. A travers des toiles d’un abstrait informel voire lyrique, elle suscite une explosion d’émotions venant du plus profond de nous même. • Thierry Moingeon. Sculpteure depuis plus de 20 ans, il aime travailler les marbres millénaires, en saisir les couleurs, la sensualité cachée en délivrant des formes symboliques et sobres. • Claude Vidal. Amoureux du travail de Peynet et de Dali, on retrouve logiquement dans ses œuvres une note humoristique et poétique où naissent des personnages et des instruments de musique. Jusqu’au 21 août à la Galerie des Hoscpices - Av. de Perpignan au Canet-en Roussillon. Tél. 04 68 86 72 60.
Les 5 fantastiques à la Galerie Montana Durant toute la période estivale, la Galerie Montana présente les célèbres graffeurs régionaux, Mist, Zest, Smole, Momies et Fode. Surnommés « les 5 fantastiques », ces artistes habitués aux grands espaces muraux extérieurs, s’emparent des murs de la galerie montpelliéraine. Après avoir parcouru le monde durant deux années, c’est une véritable plongée dans l’art contemporain et plus particulièrement du graff qu’ils nous proposent. Une aventure visuelle à part entière où la couleur semble en être la pièce maitresse. Entre des œuvres totalement abstraites, des personnages tout droit sortis de bandes dessinées et des grosses lettres symétriques remplies de couleurs « flashies », ces créations donnent un nouveau visage à un art assez méconnu et très souvent dénigré. De quoi en mettre plein la vue aux amateurs du genre mais également aux néophytes curieux de découvrir des œuvres authentiques et de qualités. Avec cette exposition, la galerie de Montpellier s’inscrit ainsi dans la ligne des treize autres galeries du groupe Montana ouvertes dans le monde : « connaître parfaitement et présenter les artistes majeurs, reconnus, de son pays et présenter également ceux dont on parlera demain ». Jusqu’au 1er septembre au Montana Shop & Gallery – 11, rue d’Alger à Montpellier. Tél. 04 67 59 56 84. www.myspace.com/montanashop/
Armelle Bastide d’Izard à St-Guilhem-le-Désert l’art-vues •
page quarante • août - septembre
Arno à Mare Nostrum
L’art polynésien à l’aquarium Mare Nostrum de Montpellier L’aquarium Mare Nostrum de Montpellier présente une vingtaine d’œuvres de l’artiste peintre Arno, installé sur l’atoll de Rangiroa en Polynésie française. Peintre depuis 2004, Arno est un passionné de la Polynésie et du tatouage Marquisien. A travers ses tableaux, il met en valeur les symboliques polynésiennes avec l’aide des belles terres argileuses de Raiatea et Huahine. Les couleurs ocres et mates apportent de la chaleur à ses œuvres, où se mêlent un style figuratif à des tatouages d’inspiration marquisienne. « Mes thèmes sont souvent les animaux de la mer car à Rangiroa où je vis, la vie sous-marine est tellement magnifique que j’aime la mettre en situation. J’aime peindre ce qui m’entoure à l’image des geckos présents partout dans les maisons », commente l’artiste. Jusqu’au 9 octobre à l’aquarium Mare Nostrum de Montpellier Agglomération. Tél. 04 67 13 05 50. www.montpellier-agglo.com/marenostrum
EXPOS Jean-Paul Moscovino
Pascal Solano
au Château de Bosc
au Soleil Bleu à Lodève
Né en 1947 à Paris, c’est après avoir réalisé des études de dessin classique que Jean-Paul Moscovino explore différentes techniques, telles que l’aquarelle, la taille douce ou la sérigraphie, avant d’aborder la sculpture. L’artiste sculpte la couleur comme on joue avec une épluchure pour reconstituer le fruit. Travaillant avec des plaques de métal, il les découpe, les plie et retrouve la troisième dimension, à travers un thème toujours figuratif : le corps. « Le volume a commencé à me passionner dès les années 70 et j’ai d’emblée coloré mes sculptures en faisant abstraction de la matière : c’est la surface que je vois et que je travaille. Le pliage s’est imposé comme un challenge. Je pars toujours d’un plan, d’une feuille que je bascule dans la troisième dimension dès le premier pli. Cette gestuelle donne la sensation de créer deux sculptures à la fois, l’une «en plein» et l’autre «en vide». Cette limite qui rend compte des efforts des deux éléments imbriqués ne peut-être que de la couleur : un voile invisible, une lisière impalpable » comment l’artiste. Jusqu’au 30 septembre au Parc de Sculptures Contemporaines du Château de Bosc à Domazan (30). Tél. 04 66 57 65 11. http://artbosc.blogspot.com
Agrégé des Sciences de la Vie et de la Terre, Pascal Solano s’est longtemps investit dans la recherche et plus particulièrement dans le monde végétal guyanais. Après avoir obtenu quelques petits contrats avec le CNRS, l’université ou l’INRA, il s’est consacré à la pratique de la céramique. Aimant explorer les différentes techniques, les couleurs et les différentes formes qu’offre cette matière, c’est surtout l’ampleur des paramètres impliqués dans chacune des pièces qui le subjugue. Dans son exposition « Archiduchesse », le céramiste présente toute une série de sous-vêtements subtilement substitués par la terre et intégralement désintégrés au cours de la cuisson de la faïence ou de la porcelaine. Un processus insolite, ce rapprochant de celui de la fossilisation. S’intégrant dans sa recherche des « impressions substitutives », ce travail porte, selon l’artiste, à une « réflexion sur la représentation personnelle que nous avons des éléments de notre environnement en dénonçant la dictature de l’apparence et des préjugés ». « Archiduchesse », jusqu’au 27 août au Salon de thé - Restaurant le Soleil Bleu 39, Grande rue à Lodève. Tél. 04 67 88 09 86.
Jean-Michel Othoniel à Tarascon
L’exposition des planches de « L’herbier merveilleux » et des « Cœurs flottants », œuvres de Jean-Michel Othoniel, artiste de renommée internationale, propose un dialogue entre la création contemporaine et le patrimoine autour des collections de manuscrits du roi René Ier, duc d’Anjou et comte de Provence (14091480). Les œuvres sont présentées dans les grandes salles d’apparat du château royal de Provence, côté Rhône. Le « salon du roi » reçoit les planches de « l’herbier merveilleux » dans une mise en scène qui révèle la beauté architecturale du lieu et celle des œuvres présentées. Les pièces annexes, « chambre du roi Rene » et « chambre du chapelain du roi » reçoivent quant à elles des reproductions des pages enluminées des manuscrits du roi René. Les « Cœurs flottants » placés dans la « chambre de retrait » dialoguent avec les pages enluminées du manuscrit du « Cœur d’amour epris » exposées dans la « grande garde-robe ». Ce projet d’exposition s’inscrit ainsi dans la volonté de la ville de Tarascon de favoriser la rencontre entre le patrimoine et la création contemporaine. Jusqu’au 30 septembre au Château royal de Provence à Tarascon. Tél. 04 90 91 01 93. www.tarascon.org
Pascal Solano au Soleil Bleu à Lodève
Exposition d’été à la Galerie Méridienne Depuis le mois de juillet et durant tout l’été, Nicole et Frédéric Bernard, les gérants de la Galerie Méridienne, proposent une exposition d’art contemporain, où les différents regards, styles, techniques et matières se rejoignent en un même point commun : la couleur. - Thierry Gilhodez lie ses sculptures, vitraux, totems et décors en verre fusionné au bois et au métal à travers un voyage remplit d’émotion, de plaisir et de vibrations positives. - Jean Baptiste Rigail présente ses foules en équilibre et ses individualités en suspens où les figures humaines évoquent les compositions d’AlechinŒuvre de Thierry Moutte sky. L’aquarelle des tons et les sourires carmin adoucissent la déstructure des corps et sans doute celle des âmes avec une précision du dessin, renforcée par le noir, qui rappelle le travail du miniaturiste. - Sylvie Gilhodez réalise de sobres vases-colonnes de grès aux couleurs opposées et aux géométries appuyées mais épurées. Autant de totems qui dialoguent avec des grandes toiles fleuries et très colorées jouant au pop art pour une déco printanière et raffinée. - Thierry Moutte Influencé par la peinture de Basquiat, l’Expressionnisme allemand, l’artiste entrelace les lignes, emmêle les couleurs et crée les personnages improbables, remplis de vie et d‘humour, sur toile ou sur papier. Jusqu’au 6 septembre à la Galerie Méridienne – Place aux herbes à Méjannes le Clap (30). Tél. 06 64 31 36 72. www.galeriemeridienne.com
Michel Audouard et Guiome David à l’Arpac Créé il y a presque trente ans, sous l’initiative de son Président, Henri Michel Morat, l’Arpac accueille régulièrement des artistes contemporains, où l’innovation s’impose comme un motif récurrent avec la volonté d’une programmation avant-gardiste. Ainsi, jusqu’à la fin de l’été, l’association présente deux artistes aux œuvres tout à fait singulières. - Jusqu’au 27 août : « encres » de Michel Audouard. Artiste héraultais, cette série s’organise à partir d’une cellule de base : le carré de mouchoir en papier. Papier industriel avec ses qualités et ses défauts, il constitue la contrainte de départ de l’oeuvre. Selon Œuvre de Michel Audouard divers modes, l’artiste y assemble, au moyen d’une colle vinylique très diluée, d’infinies variations d’empreintes et de dessins à l’encre de Chine. Un parcours entre rigueur et hasard, entre blanc et noir, entre vide et plein. - Du 3 au 24 septembre : « La fuite du sujet » de Guiome David. « Les yeux rebondissent sans domicile fixe orbités de diagonale. Le nez ombré d’ironie se mouche le milieu et la bouche s’étiole dans de bancales rougeurs. Dans un monumental désir, se dessine le visage aux expressions multiples. Des instants répétés, «un résumé sans fin» et se déploie un temps, une écriture occidentale d’une troisième lecture. «La fuite du sujet» ou le tableau est l’iceberg visible d’une réalité qui semble incomplète ? » Guiome David. Jusqu’au 24 septembre l’Arpac – 511, route de la Pompignane à Castelnau-le-Lez. Tél. 04 67 79 41 11. http://arpac.free.fr l’art-vues •
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Nadine Le Prince à l’Agence Galerie Artiste parisienne, Nadine Le Prince, passe son temps depuis quelques années entre la France et l’Inde. Là bas, elle tient un atelier lui permettant de s’exprimer sur le contraste de ces deux civilisations, propices à une création de questionnement, de joie et de recherche permanente. Sa peinture a une apparence de réalité en trois dimensions, dans une atmosphère qui lui est propre, tel un défi pictural tentant de rejoindre et de transcender le réel. Son réalisme est une interrogation, nécessitant une seconde lecture et vecteur d’émotions ou de réflexions. C’est le contenu de son imaginaire, restitué par sa démarche artistique. Derrière les formes, il y a ce qu’elles impliquent, non seulement dans l’esprit de celui qui les a crées, mais dans celui qui les regarde. L’œuvre renvoie à autre chose de plus essentiel qu’à son apparence : la vie spirituelle. Jusqu’au 5 septembre à l’Agence Galerie - 1, place de la République à Clermont l’Hérault. Tél. 04 99 91 44 44. www.agencegalerie.fr
Jean-Marc Boissel au Bocal à Lunel En collaboration avec le Labory Jazz Club Production, la ville de Lunel présente l’exposition photographique « Regards de la musique » de Jean-Marc Boissel, un fervent adorateur du jazz. En parfaite harmonie avec la musique, il se laisse d’abord envahir par la rythmique avant de cadrer puis de déclencher la prise vue. Photographe intuitif, Jean-Marc Boissel se libère volontairement de l’emploi du flash et se contraint a saisir ce qu’il voit dans la lumière du moment. L’objectif ? Capter le geste du musicien, sa musique, l’ambiance impulsée par la présence du public. Cette exposition ouvre la voie à la 8ème édition du Festival de Jazz de Lunel, qui se tiendra du 11 au 14 août au parc municipal Jean-Hugo, sous le titre « Les racines du jazz ». « Regards de la Musique » de Jean-Marc Boissel, jusqu’au 16 septembre au Bocal 38, bd Lafayette à Lunel. Tél. 04 67 87 84 19. www.lunel.com
EXPOS Expositions d’été
Christine Viennet
à la Galerie Terra Viva
à la Galerie Dock Sud
Placés sous le signe des « Nouveaux Horizons », beaucoup de nouveaux artistes se sont installés aux côtés de ceux que la galerie Terra Viva suit depuis des années. Sur le thème de la « Lumière », cinq céramistes se retrouvent tout au long de l’été autour d’une interrogation : savoir comment la terre intègre, modifie, laisser passer ou renvoie la lumière ? Jusqu’au début de l’hiver, plusieurs artistes investissent les lieux avec des expositions personnelles, tandis que d’autres s’interrogent sur les sujets « des Hommes et des Bêtes » et « Couleurs ». Programme : • Jusqu’au 1er septembre, expositions personnelles de Jean Paul Azaïs sur le thème de « la Goutte ». Christophe Sawadogo, peintures et encres burkinabé. Etiyé Dimma Poulsen, sculptures « raku ». Camille Schpilberg, porcelaine. En parallèle, une exposition collective sur le thème « des Hommes et des Bêtes », avec les bronzes de Michel Wohlfahrt et les céramiques d’Eva Roucka et Beate Thiesmeyer. • Du 4 septembre au 13 novembre, expositions personnelles de Claire Roger et ses savants nériages. Marie-Pierre Méheust, personnages en terre vernissée. François Debien, grès émaillé. En parallèle, une exposition collective sur le thème « des Hommes et des Bêtes » avec : Teresa Gironés, céramique et Dominique Pouchain, céramique et bronze. Sur le thème « Couleurs » : les céramistes Yves Lambeau, Caroline Chevalier et Françoise Chaussy. Jusqu’au 13 novembre à la Galerie Terra Viva - 14 rue de la Fontaine à St-Quentin la Poterie. Tél. 04 66 22 48 78. www.terraviva.fr
Sous les doigts de Christine, la terre émaillée devient rustique figuline. Comme son maître, l’illustre Bernard Palissy, la céramiste produit des objets au décor naturaliste en relief, incluant fruits, feuilles, coquillages et reptiles. Des œuvres baroques exubérantes. A Dock Sud, les amateurs seront séduits par son savoir-faire et sa créativité. Ils découvriront un univers marin, tout un monde de tentacules qui se tordent, d’yeux globuleux qui nous fixent, de gueules qui aspirent l’air, un bestiaire aquatique imaginaire qui engendre une moderne mythologie qui rencontrent les mollusques bien de chez nous. L’artiste travaille l’argile, le gré, la porcelaine, elle utilise différentes sortes d’émaux et glaçures. Christine Viennet, née en Norvège, a adopté la terre de son époux, Jean, descendant du mécène Fayet, artiste qui présente quelques-une de ses toiles surréalistes. Galerie Dock Sud, jusqu’au 4 septembre, 2 quai Aspirant Herber à Sète. Tél. 04 67 74 00 77. www.dock-sud.com
David Vanorbeek et Natalie Magnin à Ste-Colombe sur l'Hers Natalie Magnin est une créatrice professionnelle dans l’art textile, active depuis plus de 12 ans. Elle crée des accessoires de mode en feutre avec ses laines teintées et les soies de l’Inde. Avec du fil et de l’aiguille elle réalise aussi des tableaux en textile, faits avec des tissus imprimés des objets rouillés. David Vanorbeek, est un sculpteur professionnel bien connu dans la région et ailleurs. Ces dernières années, son travail a évolué dans diverses directions, mais à l’origine c'était les insectes qui l’inspiraient. Avec ses insectes, il a exposé sur p.ex L’Apimondia (congrès sur l’apiculture - Montpellier 2009), le festival international du film de l’insecte (FIFI), The Chelsea Flower Show à Londres,… Il en a vendues aux zoos en Belgique ou dans des parcs en Hollande,… Aujourd’hui, il se dirige plus vers l’abstrait, ainsi des sculptures monumentales sont déjà visibles sur des lieux publics à Trèbes (aux arènes), à Font Romeu (sentier des sculptures), à Port Barcarès et sur des lieux dans la région où il habite. Les œuvres du couple d’artistes vont très bien ensemble, doux versus dur, légère - lourd, chaleureux - froid, pure - rouillé, fin- monumentale, multicolore - peu de couleurs, textile métal, femme - homme, Natalie - David. Pour cet été, ils ouvrent leur atelier et jardin des sculptures au public. Expo permanente, tous les week-ends de 11h à 18h ou sur rdv. Jardin des Sculptures et Atelier des artistes - 5, Raccourci de Chalabre à Ste- Colombe-sur-l'Hers (Aude). Tél. 04 68 69 34 58.
Biosca à l’Espace Félix à Sète
René Biosca à l’Espace Félix à Sète L’univers de René Biosca est onirique au sens le plus large puisqu’il est imaginaire. Ses tableaux, exposés à Fiest’A Sète, évoquent aussi bien le rêve et sa nuance optimisme que son contraire, le cauchemar, vision pessimiste. Artiste prolifique, il a travaillé à la création de films d’animation, d’illustrations de presse, de jaquettes de livres. C’est un habitué de l’Espace Félix. Il a créé l’affiche du festival cette année, ce qui lui vaut d’être à nouveau exposé ici. Faussement naïf, comme beaucoup d’artistes sétois il est influencé par son environnement : le port de Sète, les bateaux, les habitants. Mais il détourne les situations comme dans Mistral fort, une vision apocalyptique de raz-de-marée qui sourd dans un paysage apparemment anodin. Lorsqu’il peint Venise, il rend la même dualité. D’un côté, les touristes, Saint-Marc, les gondoliers, de l’autre, les palais qui s’enfoncent. Et toujours, des personnages inquiétants qui assistent au cataclysme qu’ils ont provoqué. La palette ellemême, est contrastée avec des tons doux apaisants et des touches rouges ou bleues intenses. Au final, on se demande si cette vision est tellement onirique ? Si ce n’est pas sa manière d’extérioriser un regard lucide quoique assez noir, sur le monde d’aujourd’hui ? C’est du moins ce qu’il dit : « mes tableaux sont des images d’Epinal de l’époque actuelle ». MCH Espace Félix, jusqu’au 30 septembre - 2, quai Général Durand à Sète. Tél. 04 67 74 48 44. www.fiestasete.com
Loïc Aldebert à la Galerie Corps et Ame
Topolino à Sète Dans la famille Combas, on connaît Robert à la renommée internationale, désormais c’est du petit frère que l’on se met à parler et notamment à découvrir les incontestables talents de dessinateur. Ce frangin qui répond au nom de Topolino, est en train de marquer de son empreinte l’art pictural en région et certainement au delà très bientôt. Il vient de se voir attribuer une mission par la Ville de Sète qui le charge de suivre l’actualité culturelle de l’île singulière, de s’en imprégner et la reproduire à travers des cahiers qu’il noircit de son trait tout en racontant des histoires. Du festival des Voix vives au chantier du théâtre Molière en passant par le musée Paul Valéry, Topolino sillonne la ville, se positionne dans des endroits souvent improbables et exprime ainsi ses impressions au rythme de ses dessins quelques fois accompagnés de texte. Comme un super reportage. Ce travail fera certainement l’objet d’une exposition dans les deux ans à venir et le musée P. Valéry éditera un ouvrage. En parallèle de cette mission, Topolino travaille sur un livre essentiellement constitué de dessins très rigoureusement sélectionnés depuis quelques années. Sortie prévue en fin d’année. A suivre !
Né à Nîmes en 1975, Loïc Aldebert débute sa route artistique dès son adolescence, à travers la musique, le mouvement punk et la peinture. La vie le conduira sur les routes européennes qui lui ouvriront l’accès à l’art et au cirque de rue, mais surtout lui donneront une vision du monde qu’il tentera par la suite d’exprimer sur ses toiles. Sa peinture est donc grandement influencée par ce vécu, au contact de divers milieux nomades et sédentaires. La musique prend aussi beaucoup de place dans sa vie avec la présence de « pin-up » revisitées et des couleurs acidulées des années 50. Comme le dit lui-même l’artiste : « La technique est pauvre mais le message est puissant ! ». Retransmis par le collage (coupures de presse de mai-juin 68), l’acrylique, la bombe ou l’accumulation d’épaisseurs de textes, les messages explicites présentés dans ses œuvres laissent libre choix à chacun quant à leur interprétation. Jusqu’au 31 août à la Galerie Corps et Ame – 1bis, rue Emile Jamais à Nîmes. Tél. 09 81 89 52 38. www.corpsetame.net
Des expos, encore et toujours… Tczak Vladimir Shestakov Mathilde Poulanges L’art en Corps Un arts pour tous : Des suites Prisunic à … Michel Gressier Mathieu Antony et Brigitte Havet Grands Chemins en Minervois Courir le taureau l’art-vues •
jusqu’au 25 août au Moulin des Evêques à Agde jusqu’au 31 août au Centre d’Art Rhodanien St-Maur à Bagnols-sur-Cèze jusqu’au 31 août à la Galerie Ô Marches du Palais à Lodève jusqu’au 31 août à la Médiathèque Max Rouquette à Bédarieux du 30 septembre au 5 janvier 2012 à la Chapelle du Méjan à Arles les 17 et 18 septembre à l’Atelier Paul Dardé à St-Maurice-Navacelles jusqu’au 22 septembre à l’Espace d’exposition La Grotte à Lunel du 21 au 30 octobre en Minervois jusqu’au 30 octobre au musée des Cultures Taurines à Nîmes
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Tél. 04 67 30 94 74 Tél. 04 66 50 50 55 Tél. 04 67 88 54 04 Tél. 04 67 23 08 38 Tél. 04 90 49 56 78 Tél. 04 67 44 61 62 Tél. 06 63 39 49 23 Tél. 04 68 91 81 43 Tél. 04 66 36 83 77
ÉVÉNEMENTS Festival Délits des Sens à Tresques (30)
Artnîm, Foire d’Art
Avec le soutien du Conseil Général du Gard et de la Région Languedoc-Roussillon, la municipalité de Tresques présente la deuxième édition du festival d’art contemporain, Délits des Sens. Invité d’honneur de la précédente édition, le réalisateur et scénariste Gilles Porte est le parrain cette année. Au programme : près de quarante artistes contemporains, peintres, photographes, sculpteurs et ébénistes d’art se réunissent dans ce petit village médiéval. Pendant trois jours, l’art visuel et l’art vivant se mêlent à travers différents spectacles, des pièces de théâtre, des concerts et autres performances d’artistes. En marge de la manifestation, l’association Délits des Sens propose tout au long de l’année de multiples activités, telles que : des ateliers d’artistes, l’organisation d’expositions artistiques, l’organisation de festivals d’art et prochainement une galerie d’art animée par des diners-débats hebdomadaires qui seront télé diffusés sur le web. Les 2, 3 et 4 septembre à Tresques (30). Tél. 06 46 63 30 70. www.delits-des-sens.com
Le Parc des Expositions de Nîmes s’apprète à accueillir en septembre la 12ème édition d’Artnîm. Manifestation commerciale et artistique, Artnîm réaffirme son objectif : celui de refléter la vitalité du marché de l’art. Contribuant également à la découverte de nouveaux talents, le Parc Expo de Nîmes s’associe de nouveau à la société Canson, à travers un concours de dessin en ligne qui offrira aux gagnants l’opportunité d’exposer sur l’édition 2012. Cette année, l’accent est mis sur la diversité et le renouveau des galeries présentes. Ainsi, les collectionneurs, les amateurs d’art et le grand public pourront admirer des oeuvres d’artistes en tous genres mais également celles de jeunes talents émergents. Artnîm reçoit également le Musée International des Arts Modestes de Sète, qui fête ses 10 ans au coeur de la Foire ainsi que le collectionneur Alain Corte qui présentera pour la première fois des lettres et des correspondances jamais exposées de Charles Baudelaire, Jacques Prévert, Prosper Mérimée et Céline. En parallèle, des animations et des conférences seront organisées. La Maison de la Gravure revient cette année encore avec des performances d’artistes sur son stand ainsi que le Crac Médias Forum avec des vidéos d’art contemporain. Moment fort de la manifestation, Artnîm annonce également une exposition dite de prestige. Celle-ci regroupe des œuvres d’artistes reconnus tels que Paul Rebeyrolle, Dado, Karel Appel ou Witkin, issues des fonds de l’Abbaye d’Auberive, monument historique fondée en 1135 par des moines cisterciens. Située en Haute-Marne, cette Abbaye est un des centres d’art les plus accomplis de France, ayant pour but de faire voir et faire connaître le courant expressionniste. Malgré les différentes turbulences qu'a connu la direction artistique de cette foire ces dernières années, Artnîm, toujours en quête de trouver sa place parmi les rendez-vous du genre en France, a le mérite de participer à la mise en lumière de l'art contemporain sous toutes ses formes, chaque année fin septembre. Du 23 au 26 septembre au Parc des Expositions de Nîmes. Tél. 04 66 84 93 39. www.expo-nimes.com
Contemporain à Nîmes
Festival Dé́lits des Sens à Tresques
Festival de la Céramique à Anduze Terre d’accueil pour la création contemporaine des arts de la céramique, l’association Planète Terre organise le 23ème Festival de Céramique, avec l’artiste Michel Wohlfahrt comme invité d’honneur. Après avoir reçu plus de 25 000 visiteurs en 2010, la manifestation ne déroge pas à sa tradition : proposer un vaste panorama d’activités, d’évènements et d’expositions suscitant l’émerveillement et la découverte des métiers de la terre. Au programme : • Exposition du 5 au 21 août à l’Office du tourisme : « Poteries d’Anduze, des siècles de légende ». Exposition rétrospective autour du vase légendaire d’Anduze avec des pièces anciennes et exceptionnelles, prêtées par des collectionneurs privés et des musées.
Festival de la Céramique à Anduze
• Sculpture monumentale à la tronçonneuse d’Eva Roucka. Employant le tour, l’ébauchoir, la tronçonneuse et la disqueuse, elle réalisera une sculpture, durant les trois jours du festival, à partir d’un mur de briques crues. • Balade sensorielle : « Toucher terre ». Une invitation à une expérience agréable, sensible et émotionnelle qui consiste à toucher, peindre, regarder et pourquoi pas goûter les éléments entrant dans la composition des céramiques. • Exposition « Drôles de Zanimaux ». Une multitude d’animaux en céramiques réalisés par cinquante artistes nous plongent dans le monde de l’enfance. Tandis que certaines œuvres proposent une image fidèle de la nature, d’autres prennent des libertés et suscitent notre imaginaire. • Exposition photographique de Françoise Rougelot et Thierry Marchand. Durant le Festival, carte blanche a été donnée à ces deux artistes pour réaliser un reportage photos de cet événement. • Exposition « La femme qui murmurait à l’oreille des insectes et des fleurs » d’Agnès Poyart. Photographe du microcosmos, elle nous offre un regard étonnant du monde des insectes. Les 13, 14 et 15 août à Anduze. Tél. 04 66 61 83 96. www.festival-ceramique-anduze.org
Mixture Culturelle à Causse-de-la-Selle
Le Château des Evêques s’apprète à accueillir les Rencontres d’artistes
Rencontres d’artistes au Château des Evêques « L’art à la rencontre du public », voilà le but fixé par l’Association des amis du musée Hofer-Bury de Lavérune, qui organise en partenariat avec la municipalité, une exposition importante, issue de la production de peintres régionaux connus. Se déroulant dans les salles du Musée Hofer-Bury, situées au 1er étage du château des Evêques, différentes expressions picturales à travers les styles et les techniques vont se côtoyer avec talent. Tout au long de cette exposition, vous pourrez découvrir les œuvres de : Alain Assemat, Gérard Calvet, Jean-Claude Espinasse, Raphaël Segura, Christiane Villalonga et Roger bien d’autres. « La qualité de l’art est créée par le don et l’effort de l’artiste ; mais il en faut aussi au spectateur pour la percevoir, la faire renaître en lui. Là commence le mystère où l’art trouve un aboutissement et sa qualification ». Cette réflexion de René Huygue résume parfaitement le fil conducteur de cette exposition et nous invite au dialogue avec chaque œuvre exposée. Du 8 au 16 octobre au Château des Evêques à Lavérune. Tél. 04 99 53 03 55. www.laverune.fr l’art-vues •
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Cette année, Mixture Culturelle atteint un cap, il fête ses 5 ans. Organisé par l’association Bouillon cube, il présente un programme sans tête d’affiche internationale, mais remplit de rendez-vous exaltants. Entre expositions, marché artisanal et paysan mais aussi théâtre, cirque, lecture de rue, musique électronique, les jours se suivent sans se ressembler au bord de la rivière de Causse-de-la-Selle. Coup d’œil sur les temps forts : • Ven. 12 août : Les 2 brayeurs de l’altiplano ; Welling Walrus. • Ven. 19 août : Le Je du Geste ; Justin Vali. • Sam. 20 août : marché artisanal et paysan ; Art Vida. • Ven. 26 août : Cie Volpinex ; Paye ton Schtreimel. Jusqu’au 26 août à Causse-de-la-Selle. Tél. 04 67 71 35 42. www.bouilloncube.fr
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LE COIN JURIDIQUE Par Maître Alain Bégoc
Le Droit dans l’art
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Que vous soyez professionnel dans l'art, collectionneur, artiste ou simplement amateur d'art, ce qui suit est pour vous. Intitulée « Le coin juridique », cette nouvelle rubrique est un rendez-vous avec un professionnel spécialisé autour des questions juridiques dans le milieu artistique. Bien souvent, des questions auxquelles nous n'avons pas toujours les bonnes réponses. Maître Bégoc, avocat au barreau de Montpellier et chargé de cours à l'Université Montpellier I, nous apportera un éclairage riche d'enseignement dans chaque parution. Comme le dit la célèbre citation et pour mettre un peu d’humour dans cette très sérieuse rubrique : « A une bonne question, vous êtes en droit d'attendre une bonne réponse. Alors, me direz-vous, qu'est-ce qu'une bonne réponse ? C'est une bonne question ! ». Pour le lancement de cette rubrique, nous abordons avec Maître Alain Bégoc quelques réflexions sur le thème des expositions, toujours nombreuses dans notre région pendant l’été ou à l’occasion de la rentrée. Que savons-nous de l’aspect juridique autour de celles-ci ? Réponses ! Exposer les œuvres d’autrui ne doit pas être évident à mettre en œuvre. De quelles précautions l’exposant doit-il s’entourer ? Le simple fait d’exposer constitue une représentation de l’oeuvre. Or, cette représentation est l’un des éléments fondamentaux du droit patrimonial qu’a l’auteur sur son oeuvre. L’exposant devra donc avant tout s’assurer que l’auteur de l’oeuvre lui a bien cédé le droit d’exposer. Le périmètre de cession des droits d’exploitation d’une oeuvre est en effet à géométrie variable et son étendue se négocie, notamment sur la question de savoir si le droit d’exposer est contenu dans ladite cession. Vous évoquez la représentation d’une œuvre comme l’un des éléments fondamentaux du droit dont dispose un auteur sur son oeuvre. Quels sont les autres aspects de la protection de l’auteur ? Au droit de représentation s’ajoute le droit de reproduction. Ces deux aspects constituent l’aspect patrimonial du droit d’un auteur, qui
sont librement cessibles. À cela se superpose son droit moral, à savoir essentiellement le respect de son nom, de sa qualité et de son oeuvre. Ne pouvant être cédé, il est inaliénable, contrairement aux éléments patrimoniaux. Curieusement, vous ne parlez pas du « droit à l’image » parmi les droits d’auteur ? Le « droit à l’image », effectivement souvent entendu, est inapproprié en la matière. Le terme exact est le droit de représentation appliquée à une oeuvre de l’esprit. Sa mise en oeuvre est assurée par les dispositions du code de la propriété intellectuelle. Le droit à l’image proprement dit concerne non pas une oeuvre mais une personne. Sa protection est garantie par les textes du Code civil, notamment ceux relatifs à la vie privée. L’organisateur qui s’est assuré d’obtenir toutes les autorisations de l’auteur peut-il ainsi exposer sereinement ? Pas encore tout à fait ! D’autres droits viennent
en concurrence et il s’agit de les concilier. On peut penser, en cas d’exposition de reproduction d’oeuvres, au droit à l’image, justement, de personnes présentes sur des photographies exposées, au droit d’auteur des photographes eux-mêmes, en sus bien entendu du droit d’auteur des oeuvres figurant sur les clichés. A ce propos, les visiteurs peuvent-ils librement prendre des photographies ? Sauf cas particuliers, les visiteurs peuvent prendre les photos qu’ils souhaitent. Toute autre chose est la possibilité de les exploiter. Il n’y a pas de limite dans le cadre restreint du cercle familial. Mais toute diffusion, par quelque procédé que ce soit, se heurte aux droits de l’auteur de l’oeuvre, dans certaines conditions des personnes pouvant figurer sur
les clichés. Il est difficile d’apporter une réponse globale à ces questions. La solution est souvent trouvée au cas par cas.
Cette rubrique est la vôtre. N'hésitez pas à poser vos questions à Maître Bégoc qui y répondra lors d'un prochain numéro (mail : mediart@wanadoo.fr). Pour joindre directement Maître Bégoc. Tél. 04 67 92 40 21.
galerie MARIO DI MASSO présente
Bruno EDEL
Jacques Soum Gabriel DIANA
Artnîm Nîmes Parc Expo du 23 au 26 septembre 2011 l’art-vues •
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FESTIVALS
L’Eté au Pont du Gard clectique et original, la programmation estivale du Pont du Gard a fait, au mois de juillet dernier, la part belle aux feux d’artifices du Groupe F et a rendu hommage à l’Occitanie avec sa première participation à Total Festum. Au mois d’août, la soirée « Bals au Pont » revient avec de nouveaux artistes et ses trois scènes musicales : le bal élégant et son orchestre, la « milonga » sorte de tango argentin, ainsi que la scène électro. Que ce soit sur la rive droite ou la rive gauche, tout le monde pourra « guincher » sur la piste de danse ou sur le « dance floor » et profiter d’une soirée de bonheur. Jusqu’à la fin du mois de septembre, l’artiste peintre Albert André est également mis à l’honneur. Entre peintures, dessins, lettres, manuscrits et photographies, tout est réunit pour plonger dans son inimité. Repéré par Auguste Renoir, la carrière de cet artiste post-impressioniste est passée inaperçue, malgré le talent qui lui reconnaissait ses pairs, aujourd’hui célèbres. Programme : • Jusqu’au 15 août : les « Rendez-vous de la Rivière » avec les structures de bois permettant de profiter de la fraicheur du Gardon lors des longues siestes estivales. • Lun. 15 août : 5ème édition de « Bals au Pont » : Bal élégant à partir de 19h30 (rive droite) par L’Orchestra de
François Schwaab
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La Nuit de la Chauve-souris
Christian Gonzalès et Raphäel Lemonnier. Bal électro à partir de15h (rive gauche) avec Agoria, Greg Delon et Sebb. Bal élégant Tango Argentin à partir de 19h30 (rive gauche) avec la Milonga del Angel. • Sam. 27 août : La Nuit de la Chauve-souris. Une invitation à découvrir ces inoffensifs et vulnérables mammifères volants qui
ne dorment pas la nuit et nichent jusque dans les arches du pont. L’occasion de dépasser ses craintes et ses idées reçues. • Jusqu’au 31 août de la tombée de la nuit à minuit : mise en lumière du Pont assurée par le collectif Sonoss Texen Sals et Claudette Viguier. • Sam. 17 et dim. 18 septembre : 28ème édition des journées européennes du patrimoine. Ces journées sont l’occasion de venir visiter le site gratuitement. De plus, comme chaque année, de nombreuses activités et animations pour petits et grands, autour du thème national et en rapport avec l’histoire du site, sont programmées. • Jusqu’au 25 septembre : exposition temporaire d’Albert André (1869 – 1954) à la Salle d’Exposition Temporaire. • Les 7, 8 et 9 octobre : Cirque au Pont d’automne. En partenariat avec La Verrerie d’Alès et l’ATP d’Uzès, la compagnie Le Cubitus du Manchot présentera son spectacle « Carte Blanche ». Cette création nationale rassemble un collectif composé de 10 acrobates et de 7 musiciens à travers un spectacle sonore et aérien. Saison Estivale au Pont du Gard. Tél. 0 820 903 330. www.pontdugard.fr
A l’occasion du dixième anniversaire du Festival, le poète, Kenneth White, et le conteur, Yannick Jaulin placent, cette année, les Indenti’terres sous le signe du nomadisme. Désormais soutenu par le Grand Narbonne, le festival évolue une fois encore sur des chemins de traverse, non balisés, pour y retrouver tout ce qui en fait un rendez-vous annuel inattendu : le plaisir, la curiosité, l’étonnement et la légèreté. Accessible à tous, la programmation invite à se mettre à l’écoute de sa sensibilité et la diversité des œuvres donne l’occasion de découvrir de nouveaux itinéraires et de s’enrichir tout en avançant. Programme : • Du vendredi 30 septembre au samedi 15 octobre à la médiathèque du Grand Narbonne : « Vers Uza et Please Hold the Line », exposition photographique de Laurent Millet. • Ven. 30 septembre au foyer municipal de Leucate à 21h : concert « Fils de réfugiés » de Pierre Diaz. • Sam. 1er et dim. 2 octobre : « Week-end des balades et des livres ». Promenades pour les amateurs de marche et de littérature, accessibles à tous avec au cours du sentier, une succession d’animations surprise.
© Jean-Marie Gourreau
10ème Festival des Indenti’terres
Jazz A cantu, le 8 octobre
• Sam. 1er octobre à la salle F. Mitterrand de Marcorignan à 21h : « Etat de marche » théâtre contemporain de Laurence Vielle et Jean-Michel Agius. • Dim. 2 octobre à la salle Cayrol de Portel-des-Corbières à 17h : conférence-lecture « La marche dans les territoires » par Kenneth White.
• Ven. 7 octobre à l’Espace Daudé à Bages à 21h : « Yannick Jaulin en scène ! » récital d’histoires. • Sam. 8 octobre à la Mairie de Feuilla à 17h30 : lecture publique par Jean-Marc Bourg. Au Foyer des Campagnes de Peyrac de Mer à 21h : « Le voyage égaré » de et avec Aurélie Namur. • Dim. 9 octobre dans les ruines du Château de Leucate à 13h : concert pique-nique « Jazz A cantu ». • Mar. 11 et mer. 12 octobre à Bages : spectacle de rue et veillée. Séminaire paysage en chantier « Une Charte paysagère pour le Piémont des Corbières maritimes ». Conférence « La mutation actuelle du paysage dans l’œuvre de Jeff Wall » par Jürgen Schilling. • Ven. 14 octobre au Foyer municipal de Névian à 19h : « Sacré Silence » par la Cie Les Grisettes. • Sam. 15 octobre à la salle Chantefutur à Portel à 21h : « Une saison en cabane » performance de et avec Franck Dautais. Du 30 septembre au 15 octobre dans huit communes du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise. Tél. 04 68 42 23 70. www.parc-naturel-narbonnaise.fr
Guinguette des Amoureux
Eco Festivals en Pays Cœur d’Hérault
à St-Mathieu-de-Tréviers
© Pays Cœur d’Herault
Soucieux d’intégrer une dimension environnementale a leurs événements afin de limiter leur impact, une dizaine de festivals du territoire a décidé de s’engager dans une démarche participative et collective a travers le projet «Eco festivals en Pays Cœur d’Hérault ». A travers six thématiques (transport, hébergement, sensibilisation, alimentation, communication, lieu, technique et décors), trente engagements sont démarrés ou réalisés en 2011 avec les festivals partenaires. Afin de valoriser la démarche du collectif et de sensibiliser le public, un certain nombres d’outils de communication ont été conçus, comme le logo Eco-Festivals, le dépliant présentant la démarche et la programmation des festivals engagés, les bâches permettant de signaler la préoccupation de la manifestation pour le développement durable, ainsi que les gobelets réutilisables. Les 11 festivals engagés : Les nuits couleurs en vallée de l’Hérault, Musique en chemin, Les voix de la méditerranée, Les estivales de Nébian, Le festival interculturel de la Tour, Les recre’atrales de Paulhan, Le festival du Roc castel, Le festival Remise à neuf, Le festival de Mourèze, Circul’arts et Vents dans les vignes. Pays Cœur d’Hérault, Mission Développement culturel et patrimonial 18, av. R. Lacombe à Clermont-l’Hérault. Tél. 04 67 44 39 74. www.coeur-herault.fr l’art-vues •
Restaurant atypique situé au bord du lac de Cécélès, La Guinguette des Amoureux propose une fois par semaine des concerts réalisés par des artistes-interprètes où les reprises sont à proscrire. Durant ces soirées, le restaurant est fermé mais des assiettes repas sont proposées, en lien avec la programmation. • Ven. 19 août à 20h : Slobodan Experiment et Ladybird’z. Slobodan Experiment, leur répertoire, de tradition balkanique est fait de compositions du genre qu’ils détournent. Leur interprétation a la fois très personnelle et osée est aux confluents du free jazz, du rock et de la musique traditionnelle. Angéla à la batterie du groupe Ladybird’z donne le pulse à tout le groupe complétée par Bérénice a la basse. Dialogues d’impros qui redonnent tout son intérêt a un répertoire de reprise avec Isabelle au clavier, Cathy au sax et Elodie a la guitare. • Ven. 26 août à 20h : Super Mini Combo National et les Pétillants. Nourri des influences de la musique caribéenne et des pépites groovy de l’afro sound planétaire, SMCN propose sa vision d’un global tropical funk ! Le tout chanté en espagnol, en créole ainsi qu’en Lingala. Duo interactif, d’une durée de 60 minutes, le professeur Legrand et Mlle Rose, son assistante, de la Cie Les Pétillants, ont été mandatés par le Ministère de la Sante Publique pour partager la théorie du bonheur qu’il a découverte après de nombreuses recherches. Au Lac de Cécélès à St-Mathieu-de-Tréviers. Tél. 04 67 55 31 16. Toute la programmation sur www.laguinguettedesamoureux.com
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FESTIVALS Cinéma sous les étoiles
L’Agglo fait son cinéma dans l’Agglo de Montpellier Dix films sont programmés par Montpellier Agglomération dans ses 31 communes. C’est la septième édition de « cette manifestation de décentralisation conviviale, familiale et gratuite», déclare Nicole Bigas , vice-présidente de l’Agglo, déléguée à la culture. La sélection a été confiée au Cinémed. « C’est du cinéma pour tous, mais aucun de ces films n’est mal fichu. Nous les avons tous vus, ce sont des succès. Nous sommes gênés par le faux débat cinéma d’auteur/cinéma pop-corn commercial », souligne Jean-François Bourgeot, directeur du Cinémed. Un florilège de comédies françaises, des productions américaines, anglaises, chinoises et japonaises. Des films d’aventure, fantastiques, documentaires ou d’animation, tous en Vf, excepté Looking for Eric de Ken Loach. Le Petit Nicolas et Le voyage de Chihiro sont à la portée des enfants dès 6 ans. Gran Torino, pas avant douze, les autres, à la discrétion des parents. Programme du 1er au 30 août : • L’arnacoeur, comédie romantique de Pascal Chaumeil, Saint-Genies-des-Mourgues, le 1er ; Le Crès, le 3 ; Montferrier-sur-Lez, le 5. • Le petit Nicolas, comédie familiale de Laurent Tirard, Cournonterral, le 2 ; Beaulieu, le 4 ; Vendargues, le 6. • Le nom des gens, comédie sociale, de Michel Leclerc, Murviel-lès-Montpellier, le 7 ; Sussargues, le 9 ; Lattes, le 11. • Alice au pays des merveilles, conte fantastique de Tim Burton, Saint-Jeans-de-Védas, le 8 ; Fabrègues, le 10 ; Montaud, le 12. • Arrête-toi si tu veux, film d’aventure de Steven Spielberg, Restinclières, le 13 ; Grabels, le 15 ; Saint-Georges d’Orques, le 17. • Le secret des poignards volants, film d’arts martiaux de Zhang Yimou, Lavérune, le 14 ; Clapiers, le 16 ; Castries, le 18. • Gran Torino, drame de Clint Eastwood, Pérols, le 19 ; St-Drézéry, le 21 ; Pignan, le 23. • Benda Bilili ! documentaire musical de Renaud Barret et Florent de la Tullaye, Pradesle-Lez, le 20 ; Saussan, le 22 ; Saint-Brès, le 24. • Looking for Eric, comédie dramatique de Ken Loach, Villeneuve-les-Maguelone, le 25 ; Baillargues, le 27 ; Castelnau-le-Lez, le 29. • Le voyage de Chihiro, film d’animation de Hayao Miyazaki, Juvignac, le 26, Cournonsec, le 28 et Jacou le 30. www.montpellier-agglo.com
Bientôt le Cinémed à Montpellier et en région Le 33 ème Cinémed aura lieu du 21 au 29 octobre. La programmation n‘est pas encore tout à fait arrêtée, notamment la sélection des longs métrages. Mais on peut dévoiler les grandes lignes des hommages et rétrospectives : Rencontre avec Sami Bouajila, Roschdy Zem, Pascal Elbé ; Rétrospective Pietro Germi ; Ventura Pons et le cinéma catalan ; Hommage à Andrea Ferreol ; Rendez-vous avec les vampires méditerranéens pour La nuit en enfer ; Les Suds de Frédéric-Jacques Temple. Et tous les rendezvous habituels : Trésors de la cinémathèque ; Filmer en région ; la journée du scénario ; les rendez-vous professionnels, les compétitions, les panoramas. Soit un tour de la Méditerranée en 9 jours et 250 films. Du 21 au 29 octobre. Tél. 04 99 13 73 73. www.cinemed.tm.fr
L’Agglo fait son cinéma à Prades-le-Lez
Pour sa 10ème édition, la programmation de la manifestation est très liée à l’exposition photographique de « Brassaï en Amérique » du Pavillon Populaire. Gratuites et en plein air, montpelliérains, touristes ou curieux sont invités aux projections de longs métrages se plaçant dans le prolongement esthétique du travail du photographe effectué lors de son voyage en Amérique en 1957. La Ville de Montpellier a également souhaité reconduire le partenariat initié en 2008 avec les salles de cinéma Diagonal, Gaumont, Royal, Utopia et le tout nouveau cinéma municipal Nestor Burma. Avant chaque séance des bandes annonces des films au programme des cinémas partenaires seront diffusées et des bons de réduction donnant droit à des places de cinéma à 4 euros seront distribués. Programmation : • Lun. 1er août : « La Môme » d’Olivier Dahan. • Mar. 2 août : « Fenêtre sur cour » (VO) d’Hitchcock. • Mer. 3 août : « Julie et Julia » (VF) de N. Ephron. • Jeu. 4 août : « King Kong » (VO) de Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack. • Ven. 5 août : « Mon oncle » de Jacques Tati. • Sam. 6 août : « L’illusionniste » de S. Chomet. • Dim. 7 août : « Moulin rouge » (VO) de Baz Luhrman. • Lun. 8 août : « Ascenseur pour l’échafaud » de Louis Malle. • Mar. 9 août : « Le mystère Picasso » et « Brassaï » de H-G Clouzot. • Mer. 10 août : « Sérénade à 3 » (VO) de Lubitsch. • Jeu. 11 août : « Amélie Poulain » de J-P Jeunet. • Ven. 12 août : « Grease » (VO) de R. Kleiser. Du 1er au 12 août, Place Dionysos - Quartier Antigone à Montpellier. Tél. 04 67 60 60 60.
Cinéma sous les étoiles place Dionysos à Montpellier
Les Nuits d’O à Montpellier Dernier festival de l’été ou premier de la rentrée, c’est selon qu’on voit la vie en rose ou pas. Les Nuits d’O sont synonymes de rentrée en douceur. Au menu de ces deux week-ends, musique et cinéma à l’amphi et sous la pinède. Et, comme chaque année, six nuits, six thèmes, six ambiances, à déguster avec gourmandise et sans modération, sous les étoiles exactement, avec Marc Pastor en maître de cérémoLucy Lucy ! nie. Une boisson bio offerte pour les personnes utilisant un mode de transport doux pour venir aux Nuits d’O : covoiturage, tramway, vélo. • Nuit blues : concert blues de Bo Weavil ; Dans la brume électrique (2009) de Bertrand Tavernier ; pour clôturer cette nuit, Malted milk, blues soul, 18 août. • Nuit belge : Lucy Lucy ! Pop; Panique au village (2009) de Stéphane Aubier et Vincent Patar ; Tape Tum, post pop, 19 août. • Nuit persane : Chemirani, musique persane ; L’enfant de Kaboul (2009) de Barmak Akram. Démonstration de danses iraniennes et afghanes avec la Cie de l’œil persan et l’ensemble Shirâz, accompagnées de pâtisseries afghanes offertes et préparées par l’Association des Afghans de Montpellier, 20 août. • Nuit des cowboys : French cowboy, folk rock ; Le bon, la brute et le cinglé (2008) de Kim Jeewoon ; Lord fester combo, rock n’roll, 25 août. • Nuit de la forêt : Quatuor Puls’, percussions ; Piano Forest (2008) de Masayuki Kojima ; Yelena, musique africaine, 26 août. • Nuit années 30 : Smocky Joe Combo, swing ; Scarface (1932) de Howard Hawks ; The Backleg breakers, swing, 27 août. Du 18 au 27 août au Domaine d’O - 178, rue de la Carriérasse à Montpellier. Tél. 0 800 200 165. www.domaine-do-34.eu l’art-vues •
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Kino Kabaret, Festival de courts-métrages à Montpellier Débutée en Montréal en 1999 par un simple pari entre amis, le mouvement Kino est aujourd’hui présent dans 14 pays et sur 4 continents. Le but ? Se détacher d’une culture cinématographique abonnée entièrement aux fonds publics à travers des productions indépendantes et libres. L’association Kino de Montpellier s’ouvre sans discrimination à tous ceux qui souhaitent entreprendre une démarche artistique sérieuse. Ciblant avant tout les artistes issus du cinéma, de la télévision et du multimédia, le mouvement s’ouvre aussi à tous ceux qui souhaitent rejoindre l’aventure cinématographique. En septembre prochain, l’association organise, en partenariat avec Kawenga et la ville de Montpellier un Kino Kabaret, sorte de marathon de courts-métrage. Ouvert à tous, il suffit de télécharger la fiche d’inscription sur le site internet et de la renvoyer par mail. Le rendez-vous pour la réunion de production est fixée au vendredi 2 septembre à 21h à Kawenga – 21 boulevard Louis Blanc à Montpellier. La projection gratuite des œuvres réalisées pendant 5 jours ce déroulera quant à elle le mercredi 7 septembre à 19h30 au Centre Rabelais – Esplanade Charles-deGaulle. Du 2 au 7 septembre à Kawenga et au Centre Rabelais à Montpellier. Tél. 04 67 06 51 66. www.kino-mtp.fr
FESTIVALS MUSIQUES
par Michel Pavloff
Jusqu’au 7 octobre
Jusqu’au 18 septembre
Les Troubadours chantent l’Art Roman our cette 6ème édition, le festival reprend son cheminement sur les routes du LanguedocRoussillon investissant les hauts lieux du patrimoine régional spécialement ouverts pour l’occasion. Cette année, l’accent est mis sur les poètes et musiciens qui vivent dans la région. Ces artistes de la parole libre s’inventent une esthétique nouvelle, «l’art de trobar» fait d’humour, d’amour, de chants et de courtoisie. Pourquoi ne pas s’initier aussi à l’interprétation de ces Cansos de Trobar ? A cet effet, des Master Class sont organisées par Trob’Art Productions les 17, 18 et 19 août au Cirdòc - Mediatèca occitana - Béziers, suivies de concerts les jeudi 18 août à 18h SaintGeniès de Fontédit – Cour du Château et vendredi 19 août à 18h – Caussiniojouls – Domaine Viticole Chênaie. Rens. Trob’Art Productions : 09.72.95.90.46 www.festival-troubadoursartroman.fr
epuis 21 ans, « l’Association Musicale de la Vallée du Jaur et de l’Orb », organise des concerts dans des lieux très privilégiés qui font partie intégrante du paysage culturel du Haut-Languedoc situés autour d’Olargues (Prieuré de Saint-Julien, Eglise d’Olargues et église de Saint-Martin de l’Arçon). Le festival qui faisait la part belle à la musique de chambre n‘hésite pas à faire jouer maintenant la musique concertante et le répertoire de la musique baroque. n Autour du Quatuor • Mardi 16 août - Prieuré de Saint-Julien à 20h45. Quatuor Zaïde. Schubert (Octuor).
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n Temps forts du 10 août au 7 octobre : • Mercredi 10 août à 20h30 : « Chantadors de Trobar ». Prieuré Santa Maria du Vilar à Villelongue Dels Monts (P.-O.) Renseignements au Prieuré : 04.68.89.64.61. • Samedi 20 août à 21h : « Ensemble Ligeriana ». «Abbaye Saint-Pierre» à Saint-Papoul (Aude). Renseignements à l’Abbaye : 04.68.94.97.75. • Dimanche 21 août à 18h : « Concert Sarocchi ». Prieuré de Serrabona à Boule d’Amont (P.-O. ) Renseignements au Prieuré : 04.68.84.09.30. • Vendredi 27 août à 21h : « Concert Delphine Aguilera et le Trio Joglar ». Chapelle SainteMarie de Riquer à Catllar (P.-O.) Renseignements au : 04.68.96.27.21 • Samedi 3 septembre à 21h : « Coquecigrues, duo Junko Ueda – Wil Offermans ».
Festival en Vallée du Jaur et de l’Orb
Abbaye de Villelongue
Abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul à CaunesMinervois (Aude). Renseignements : 04.68.76.34.74. • Vendredi 9 septembre à 21h : « Concert Oshakan ». Abbaye Sainte-Marie à Arles-surTech (P.-O.). Renseignements au : 04.68.39.11.99. Dimanche 11 septembre à 17h : « Concert Oshakan, duo René Zosso – Anne Osnowycz ». Abbaye de Villelongue à SaintMartin-le Vieil (Aude). Renseignements au : 04.68.24.90.38. • Vendredi 16 septembre à 20h30 : «Concert Annacruz, Soli Nitorem, Coquecigrues». Abbaye Sainte-Marie à Quarante (Hérault). Renseignements au : 04.67.37.85.29. • Samedi 17 septembre à 16h : « Concert Camerata Mediterranea ». Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault). Renseignements au : 04.67.57.70.17. • Samedi 1er octobre à 21h : Concert Coquecigrues, Chants sacrés Gitans. Eglise Notre Dame des Anges à Collioure (P.-O.) Renseignements au: 04.68.82.05.66. • Vendredi 7 octobre à 21h : « Concert Sarocchi, Voy’Elles ». Eglise Saint-Etienne» à Valros (Hérault). Renseignements au Prieuré : 04.67.98.69.69.
• Mercredi 17 août - Prieuré de Saint-Julien à 20h45. Quatuor Zaïde. Haydn, Hindemith, Debussy. • Vendredi 19 août - Eglise de Saint-Martin de l’Arçon à 20h45. Laetonium Horn Quartet. Debussy, Barber, Tchaïkovski, Satie... • Dimanche 21 août - Eglise de Saint Martin de l’Arçon à 20h45. Récital de piano. Bach, Franck, Liszt. • Mardi 23 août - Prieuré de Saint-Julien à 20h45. Quatuor Amôn (Quintette avec piano).
Festival du Vigan Musique et arts plastiques. Au cœur des Cévennes, sous les flancs Mont Aigoual, le toujours très dynamique festival qui fête maintenant ses 36 ans ! Une programmation toujours éclectique au service de la Musique, et accessible à tous. Tous les concerts commencent à 21h précises. n Temps forts • Musique Russe - mardi 10 août – Château de Castellas – Saint Bonnet de Salendrinque. Œuvres d’Andreev, Chatrov, Derbenko, Tchaïkovski. • Concert Violon - vendredi 12 août – Temple de Breau. (Graf Mourja est le vainqueur 2010 du MonteCarlo Masters). Bach ; Ysaye ; Paganini ; Kreisler. • Concert Trompette Orgue - Dimanche 14 août – le Temple – le Vigan. Œuvres de Petr Eben ; Piazzola ; Haendel ; Caccini. • Requiem de Dvorak - mardi 16 août – Eglise Saint-Pierre – le Vigan. (En coproduction avec le Festival de Sylvanès). • Los Calchakis - samedi 20 août – le Temple le Vigan. Musique des Andes – la Missa Criolla.
François-Frédéric Guy
• Musique Concertante - mardi 23 août - le Temple - le Vigan. François-Frédéric Guy, piano et Marc Coppey, Violoncelle. Œuvres de Bach, Schubert ; Liszt ; Beethoven. n Autres temps forts Vernissages - Le Vigan, exposition permanente Salle Wesley, du 16 juillet au 23 août. Rens. Bureau du festival : Maison de Pays, Place du Marché au Vigan. Tél. 06 08 62 71 64. www.festivalduvigan.fr l’art-vues •
• Vendredi 26 août - Prieuré de Saint-Julien à 20h45. Bartók, Sarasate, Paganini, Dinicu, Névéol. • Dimanche 18 septembre - Eglise d’Olargues à 18h. «Concert extraordinaire« Purcell, Vivaldi, Bach, Haendel. Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine et de la Fête Médiévale d’Olargues. Tél. 04 67 97 71 26. www.amvjo.org
Jusqu’au 13 août à Prades
Festival Pablo Casals n sommet pour la musique de chambre ! Le Festival est toujours resté fidèle à l’esprit de Pablo Casals, son fondateur, et à l’atmosphère intimiste de ses concerts. Cette année, les festivaliers ont été, en quelque sorte, transportés dans un tour du monde, des plus belles salles de la musique de chambre : le Gewandhaus de Leipzig, le Musikverein de Vienne, le « La relève se prépare activement ! » Carnagie Hall de New York, ou encore l’Arts Center de Haydn, Chopin, Monnet, Fauré, Ysaye. Séoul. Le «voyage imaginaire» s’achève au A 21h - abbaye Saint-Michel de Cuxa Rodolphinum de Prague. « Schubert » Il faut aussi aller entendre les «étudiants» de • Vendredi 12 août – Eglise Saint-Pierre de l’Académie internationale de musique qui don- Prades à 16h (entrée libre) : neront neuf concerts gratuits, dans les églises « Concert des étudiants de l’Académie de de Prades et des environs, les 10, 11, 12 et 13 Prades » Mozart ; Schubert, Dvorak. août. La relève est déjà là ! A 21h : « Soirée au Rodolphinum de Prague » n Temps forts Mozart ; Dvorak ; Janacek ; Mahler. • Mercredi 10 août – Prieuré de Serrabonne : Philippe Bianconi, piano et Laurent Naouri, « Quatuor pour la fin du temps de Messiaen » baryton. Ouverture du Don Giovanni ; Lieder A 21h, abbaye de Saint-Michel de Cuxa - eines fahrensen Gesellen de Mahler. « Paris » Fauré ; Ravel ; Chausson. • Samedi 13 août - abbaye Saint-Michel de Laurent Naouri, baryton. Cuxa à 21h : • Jeudi 11 août - Eglise de Molitg village « Hommage à Pablo Casals de Barcelone à 17h30. Porto Rico » Granados ; Ravel ; Mozart ; « Casals et ses Majestés » reine Victoria ; Haydn ; Casals. reine Marie-Christine, reine Elisabeth de Tél. 04 68 96 33 07. Belgique. www.prades-festival-casals.com
U Du 16 au 23 août au Vigan
Quatuor Zaïd
Mendelssohn, Schubert, Schumann. • Mercredi 24 août - Prieuré de Saint-Julien à 20h45. « Connaissez-vous l’Arpegina ? » (Proche parent de l’alto). Bach, Britten, Schubert.
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FESTIVALS MUSIQUES
Du 17 sept. au 1 oct. à Villeneuve-les-Mag.
Festival & Rencontres de Musique de Chambre ette 7ème édition est sans conteste la promesse d’une exploration sans frontières du passé baroque, à la recherche d’une vérité du temps musical. L’acte de transcrire rejoint celui d’inventer parce qu’il ignore les siècles qui peuvent les séparer. Cette programmation alléchante est donnée pour 9 concerts dans 4 sites remarquables du Parc Régional des Grandes Causses. • Vendredi 5 août – Eglise de Sainte-Eulaliede-Cernon – 18 h : « Vous avez dit baroque ? ». Monsieur de Sainte Colombe : Suite pour viole de gambe ; Clérambault : Médée» cantate pour voix, violon et b.c ; Marais : Sonnerie pour SteGeneviève du Mont pour violon et b.c ; Hersant : Trio, variations sur la sonnerie de Ste Geneviève du Mont ; Ravel : Duo pour violon et violoncelle. Place de la Commanderie : repas convivial avant le concert : 21h - Eglise de Sainte-Eulalie-de-Cernon : J.S. Bach : sonate en trio en sol Majeur. BWV 1039 ; Brahms : Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur ; Mozart : Sonate pour violon et piano en mi mineur. K 304. • Mercredi 10 août – Eglise de SainteEulalie-de-Cernon – 18 h : « Sérénade ». Beethoven : Sérénade pour trio à cordes ; Berio : Glosse pour quatuor à cordes ; R. Strauss : Sonate pour violoncelle et piano. Place de la Commanderie : repas convivial avant le concert : 21h - Eglise de Sainte-Eulalie-de-Cernon : Hugo Wolf : Italienisches Liederbuch pour soprano, baryton et piano.
Les Voix de Maguelone
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epuis 1969, l’association Les Compagnons de Maguelone a la responsabilité du domaine de Maguelone, et de sa cathédrale, église forteresse implantée entre mer et les étangs de Palavas-les Flots. Pour permettre à l’Association Les Compagnons de Maguelone de remplir ses diverses missions, à la fois médico-sociale (Centre d’Aide par le Travail- CAT) et de réinsertion dans la vie professionnelle et sociale de jeunes adultes handicapés (exploitation du domaine agricole et de la pêche sur les étangs), ou bien de maintenance et de restauration du patrimoine historique : l’enceinte de la cathédrale de Maguelone est mise régulièrement à la disposition des mélomanes. L’acoustique exceptionnelle de la Cathédrale est au service de la musique vocale qui forme l’essentiel du programme de septembre. n Temps forts • Samedi 17 septembre à 18h (à l’occasion de la journée du Patrimoine) : Le Chant des Voutes – Polyphonies Médiévales. Chœur de femmes Soli Nitorem. • Dimanche 18 septembre à 17h (à l’occasion de la journée du Patrimoine) : Hommage à Henry Purcell. Ensemble Arianna avec la participation d’Ars Vocalis sous la direction de Marie-Paule Nounou. (Atelier cho-
Copyright Festival du larzac
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• Vendredi 12 août – Ferme de Brunas (plateau du Larzac» – 21 h : « Claire de Lune ». Robert Pascal : Quatuor pour piano. Création 2011 et commande du festival. Henze : Adagio, sérénade pour trio avec piano (1993). Dvorak : Nocturne pour violon et piano. D40 ; Rachmaninov : Mélodies pour soprano, baryton et piano ; Chostakovitch : Sonate pour alto et piano. • Dimanche 14 août – Abbatiale St-Pierre de Nant – 21h : « Concert de clôture ». Brahms : Lieder und Gessange op.57 pour soprano, baryton et piano ; Brahms : Deuxième sonate pour violon et piano en la Majeur ; Brahms : Deuxième quatuor avec piano en la Majeur. Rens. : 05 65 62 79 98. www.festivaldularzac.com
La cathédrale de Maguelone
ral ouvert au public à 17h et concert à 18h). • Dimanche 25 septembre à 18h : (50ème anniversaire du Chœur Universitaire de Montpellier Languedoc Roussillon) Petits et Grands Motets baroques français, avec l’ensemble Repères Baroques sous la direction Yvan Repérant. Pièces d’E. Moulinié, De Lalande, M.A. Charpentier. • Vendredi 30 septembre à 20h30 : Concert de Gospel. Chœur Gospel Eole et Massay sous la direction de Samuel Zaroukian. • Samedi 1er octobre à 20h30 : Musique Sacrée de Vivaldi. Chœur Baroque de l’Ensemble Vocal de Montpellier sous la direction de Jean Gouzes. Gloria ; Dixit Dominus ; Magnificat. A la Cathédrale de Maguelone. Rens. Sauramps Odyssée : 04 99 54 99 99.
Du 26 au 28 août à Lunel
Un Piano sous les arbres
Du 26 au 28 août à Aigues-Vives
Aigues-Vives en Musique ’association «Aigues-Vives en musique» organise sa deuxième édition du 6 au 12 août prochain à Aigues-Vives (Gard). Les organisateurs de ce festival entendent renouveler le succès rencontré de la 1ère édition en mettant la Musique à la portée de tous et de tous les budgets (accès gratuit pour les étudiants aux trois concerts du soir). Le public est invité à participer à des masters classes organisés tous les jours et aux concerts donnés par les étudiants et la Camerata AVEM du 6 au 12 août à 16h ou à 21h dans un programme Bach et Vivaldi.
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Musique de Chambre au programme : • Jeudi 4 août à 21h, Salle Marius Ecole, Aigues-Vives (Gard) : W. A. Mozart : Duo pour violon et alto en si bémol majeur, KV 424 ; Gabriel Fauré : Sonate pour violon et piano en la majeur opus 13 ; J. Brahms : Quintette en fa mineur opus 34. Judith Ingolfsson et Pierre-Olivier Queyras, Violons. Stefan Fehlandt, Alto ; Véronique Marin, Violoncelle. • Mardi 9 août à 21h, Théâtre Municipal de Vergèze (Gard) : Erwin Schulhoff : Duo pour violon et violoncelle (1925) ; Erich Wolfgang Korngold : Sonate pour violon et piano en sol majeur, opus 6 ; Antonín Dvorák : Quintette pour piano et cordes en la majeur, opus 81. Judith Ingolfsson, Oana-Sabina Bunea et Pierre-Olivier Queyras, Violons. Stefan
par Michel Pavloff er
Jusqu’au 14 août en Larzac
Fehlandt, Alto ; Véronique Marin, Violoncelle ; Vladimir Stoupel, Piano. • Vendredi 12 août à 21h, Salle Marius Ecole, Aigues-Vives (Gard) : Johannes Brahms : Quatuor pour piano et cordes en sol mineur opus 25 ; J. Strauss : Valses en version de musique de chambre. Judith Ingolfsson, Oana-Sabina Bunea et Pierre-Olivier Queyras, Violons. Stefan Fehlandt, Alto ; Véronique Marin, Violoncelle ; Shu-Wei Tseng, clavinova ; Vladimir Stoupel, Piano. • Samedi 13 août à partir de 21h La Folle Nuit d’Aigues-Vives, un concert promenade dans le Temple et aux alentours, qui permettra de faire vivre le centre du village à travers un programme surprise qui mêle oeuvres classiques et musiques du monde. Renseignements sur www.avem-festival.org l’art-vues •
vénement incontournable de la fin de l’été en pays de Lunel, ce festival offre trois jours de musique à l’ombre d’arbres centenaires. Au programme de cette 4ème édition : près de 27 concerts, des animations, des conférences, mais aussi de la musique classique, jazz, tziganes, pop et hip-hop. Le tout accompagné des produits du pays de Lunel à déguster (vins, muscats) avec modération toutefois. Programme : • Ven. 26 août à 18h : duo Darius Milhaud. Œuvres d’Haendel, Moszkovsky, Brahms, Grieg, Liszt, Tchaikowsky, Khatchaturian. A partir de 19 h : restaurant de plein air et animation musicale. A 21h30 : Mark Brenner, « 100% Beatles ». A 23h30 : Chopin, Debussy et Fauré sous les étoiles, avec Léonard Bonné, piano. • Sam. 27 août à 10h : visite guidée de l’exposition « Touches à touches » avec Catherine Michaud-Pradeilles. A 10h30 : Master-classe avec Anait et Arminé Sogomonyan. A 11h : conférence « Franz Liszt et la musique hongroise » par Catherine Michaud-Pradeilles. A 12h : scène ouverte, restaurant de plein air et animation musicale. A 14h : sieste musicale avec Jean-Pierre Como, piano solo. A 16h : Csardas Trio. A 18h : Concert « Franz Liszt rhapsodies hongroises ». Eric Artz exécute avec brio ces œuvres inspirées des musiques et danses de Hongrie. A partir de 19 h : restaurant de plein air et animation musicale. A 21h15 : André Manoukian quartet. • Dim. 28 août à 10h30 : « les Animuciens »,
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Miss White & the drunken piano
éveil musical pour les 2-7 ans. A 10h : visite guidée de l’exposition « Touches à touches » avec Jean Haury. A 11h30 : « l’univers de Schubert ». Le pianiste Bastien Crocq, présente et interprète une sélection d’œuvres de Schubert. A partir de 12 h : restaurant de plein air et animation musicale. A 13h : dégustation de vins et muscats du Pays de Lunel. A 14h : « le XVIIIème siècle en musique ». J.S. Bach, Scarlatti, Haydn, Mozart, Beethoven. Anaït Serekian, piano. A 15h30 : « Paroles de lutin », une comédie musicale pianistique et écolo pour les enfants de 6 à 12 ans. A 16h : François Faure trio. A 18h : promenade panaméricaine à la découverte de la musique classique d’Amérique latine. Marta Lahens, piano. A partir de 19h : restaurant de plein air et animation musicale. A 21h : Miss White & the drunken piano. Du 26 au 28 août au Parc de l’Orangerie à Lunel. Tél. 04 67 71 01 37. www.unpianosouslesarbres.com
FESTIVALS MUSIQUES
par Michel Pavloff
9ème Festival Int. de Carillon de Perpignan
Musiques et Passions à Clermont l’Hérault
Le carillon historique Amédée Bollée de la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Perpignan (46 cloches) permet de mettre en avant un événement musical unique du sud de la France. Tous les jeudis à 18h précises, du 14 juillet au 18 août, le festival international de carillon de Perpignan organise un concert de carillon. Le Parvis de la cathédrale est le lieu d’écoute privilégié. Durée : environ 45 mm (entrée libre). Jusqu’au 18 août, Cathédrale Saint-Jean Baptiste de Perpignan. Tél. 04 68 66 30 30 . www.mairie-perpignan.fr
Mercredis de l’Orgue à Bagnols-sur-Cèze L’association Renaissance du Grand Orgue de l‘église Saint Jean-Baptiste de Bagnols-surCèze organise au mois d’août, entre 17 et 18h, des concerts, intitulés Les mercredis de l’orgue (entrée libre). Un programme différent est prévu chaque mercredi. Les œuvres de J.S. Bach ; Balbastre ; Young ; Gerber ; Stanley et Salomé seront à l’honneur. Michel Chanard, titulaire du Grand-Orgue Boisselin- Cavaillé-Coll recevra également mercredi 24 août, la soprano Leïla Benhamza pour un récital soprano et orgue. Jusqu’au 24 août à l’église Saint-JeanBaptiste de Bagnols-sur-Cèze (30). Renseignements : 06 89 39 08 42.
Carillon à Perpignan
Romain Leuleu à Clermont-l’Hérault
Les Amis des Orgues de Clermont l’Hérault organisent toute une série de concerts dans la belle église de Saint-Paul de Clermont l’Hérault. Le festival organise aussi des visites guidées agrémentées de surprises musicales pour faire découvrir, à partir de Clermont-l’Hérault, le patrimoine de la Vallée de l’Hérault. Cet été, les demi-heures d’orgues sont données en entrées libres, les mercredis 10, 17 et 24 août, à 11h15. n Temps forts • Dimanche 21 août à 21h : « Qu’es de ti desconsolado ?» par l’ensemble vocal et instrumental Il Ballo. La musique espagnole à l’époque de la reconquête de Grenade (1492). • Dimanche 11 septembre à 18h : « Musique concertante ». Romain Leleu, trompette (victoire de la musique). Mathias Lecomte, orgue. Pièces de J.S Bach, Vassily Brandt, César Franck, G.H Haendel, Henri Sauguet, louis Verne et Almicare Ponchielli. • Dimanche 2 octobre à 18h : « Musique concertante ». Marie Roulet-Farges, haubois ; Nathalie Cornevin, harpe ; Anne-Cécile Brielles, violon. Pièces de M Uccelini, G.P Telemann, Félix Mendelssohn, Robert Schumann, Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Jacques Ibert, Benjamin Britten, Raymond Murray Schafer. Jusqu’au 2 octobre, église de Saint-Paul de Clermont l’Hérault. Tél. 04 67 44 01 13. www.clermont-herault-concerts.fr
42ème Festival de Villevielle-Salinelles
Mercredis de l’Orgue à Bagnols-sur-Cèze Le château de Villevieille
34 Festival de l’Abbaye de Sylvanès ème
Les Heures d’Orgue à St-Guilhem-le-D. et Aniane Sous la direction artistique de Frédéric Munoz, toute une série de très beaux concerts d’orgue sont organisés dans l’Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert. L’orgue historique Jean-Pierre Cavaillé du XVIIIème siècle, retrouve sa superbe grâce aux soins attentifs de restauration de l’association des Amis de SaintGuilhem-le-Désert et de l’association Saint Benoît d’Aniane. Les concerts à Aniane ont lieu à l’église de l’ancienne abbaye, sur l’orgue historique Baptiste Puget, du XIXème siècle. n Temps forts • Lundi 15 août à 19h15 : «Musique baroque du nord de l’Europe« pièces de Sweelinck, Böhm ; Kerll et Bach. Fabienne Medurio-Farys (Montélimar). • Samedi 3 septembre à 19h15 : «Messe à l’usage des Paroisses de François Couperin» avec Plain-chant alterné et accompagné de la Messe Cunctipotens Genitor Deus. Jean Dekyndt (Montpellier) à l’orgue. L’ensemble vocal Arianna sous la direction de Marie-Paule Nounou. • Dimanche 25 septembre à 17h à Aniane : « Grandeur et mysticisme de l’orgue romantique ». Pièces de Benoist ; Schumann ; Liszt ; Franck ; Fauré ; Vierne et Gigout. Franck Besingrand (Rodez). Jusqu’au au 25 sept. www.fredericmunoz.org
Cette 34ème édition du Festival de Musiques sacrées de l’Abbaye de Sylvanès, intitulée « Chant du Ciel et de la Terre », convie à un voyage musical de découverte des traditions populaires du monde ou de styles musicaux nouveaux qui n’ont jamais été exploités a Sylvanès. Festival Off jusqu’au 29 octobre. 4ème édition du festival du film musical du 11 au 13 novembre prochain. n Temps for d’août • Samedi 6 août au Prieuré de Comberoumal à 17h : De l’Andalousie à l’Orient. Chants traditionnels avec Naïma Chemoul. • Dimanche 7 août à l’Abbatiale de Sylvanès à 17h : Le Messie de Haendel. Chœur de l’Académie Baroque et l’Ensemble Instrumental Baroque du Festival, direction musicale Jean-Michel Hasler. A 21h : Magie des Voix corses par l’Ensemble Barbara Furtuna. • Vendredi 12 août à l’Abbatiale de Sylvanès à 21h : Lux Feminae avec Hesperion XXI, direction musicale Jordi Savall. • Lundi 15 août à l’Abbatiale de Sylvanès à 17h : Stabat Mater d‘Anton Dvorak. Le Grand Chœur du Festival, direction musicale M. Piquemal. l’art-vues •
• Vendredi 19 août au Scriptorium de l’Abbaye à 21h : Duo en Soprano. Emilie Boudeau, Delphine Megret et Eric Laur. • Dimanche 21 août à l’Abbatiale de Sylvanès à 17h : Polyphonies corses et polyphonies de la renaissance italienne : par l’Ensemble la Fenice et Jean Tubéry. A 21h : Richard Galliano : de Bach à Piazzolla. • Dimanche 28 août à l’Abbatiale de Sylvanès à 17h : Concert de clôture : Oh Happy Days ! avec Negro Spirituals et Gospel and Blues. Et à 21h30 - Parvis de l’Abbatiale : Bal traditionnel Occitan. Jusqu’au 28 août à Sylvanès. Tél. 05 65 98 20 20. www.sylvanes.com
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La 42ème édition du festival se déroule, comme chaque année, dans la Cour d’honneur du Château de Villevieille et dans la Chapelle SaintJulien de Salinelles. Propositions musicales éclectiques au programme (musique baroque des XVIIème et XIIIème – polyphonies corses, du Bigorre et du Béarn – récital Liszt – musique de chambre) qui ne pourront que satisfaire le mélomane. n Temps forts • Mardi 9 août - Cour d’honneur du château de Villevieille à 21h15 : Récital de piano en hommage à Franz Liszt par Guillaume Coppola. • Samedi 13 août - Chapelle Saint-Julien à Salinelles à partir de 18h : Fête de la SaintJulien. Musique italienne mariale du XVIIe siècle suivi d’un repas convivial avec O Beata Virgo et l’Ensemble de Pacem. • Vendredi 19 août - Chapelle Saint-Julien à Salinelles à 21h15 : Musica Antiqua Provence. Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi. Christian Mendoze, Eleonora de la Pena. • Dimanche 21 août - Chapelle Saint-Julien à Salinelles à 18h : Polyphonies de Bigorre et du Béarn avec Vox Bigerri. • Dimanche 28 août - Chapelle Saint-Julien à Salinelles à 18h : L’Europe selon Bach. Concerto italien, Fantaisie chromatique et fugue, Ouverture à la Française Bertrand Cuiller, clavecin. Jusqu’au 28 août à Villevielle-Salinelles. Tél. O. T. Sommières : 04 66 80 99 30. http://villevieille.over-blog.com
FESTIVALS MUSIQUES
par Michel Pavloff
Retour sur le Festival Radio France Montpellier L.-R. Le Festival Radio France Montpellier Languedoc-Roussillon, spécialisé dans la diffusion d’œuvres rares, originales ou oubliées, bouleverse nos certitudes sur la perception esthétique du répertoire lyrique, histoire musicale faite d’œuvres universelles tantôt adulées, tantôt rejetées, ou bien finalement ignorées par le public. On retiendra que les œuvres présentées à l’occasion de ce festival 2011 mettent en scène la
fragilité de la destinée humaine. Toutes ne sont pas à fortiori des chefs-d’œuvre, mais elles nous obligent à nous poser des questions sur nos contradictions et notre pratique des répertoires musicaux tels que nous les connaissons. Remercions le Festival de Radio France Montpellier L.-R. de nous avoir permis de progresser dans la connaissance de la musique en transgressant les frontières musicales établies.
n La Magicienne. « Ah, je crois en Dieu, je suis chrétienne – Mon âme abjure à jamais le démon ! » Le 11 juillet au Corum-Montpelier. René Koering a sorti du purgatoire la Magicienne, un opéra de Fromental Halévy qui n’a pas été joué depuis 1858 en procédant, à juste raison, à de nombreuses coupures dans la partition. Le choix d’une version concert donnée le 11 juillet dernier n’a malheureusement pas permis de mesurer la part du fantastique et des effets de magie, esthétique très révélatrice du temps du Second Empire. La musique de ce «Grand Opéra à la française« est au service des mots, mis souvent en relief et surabondants, soulignant l’action d’une Mélusine disposant d’un pouvoir de séduction irrésistible, et qui ne peut trouver le salut que dans un repentir, du fait du pacte passé avec Satan à qui elle a vendu son âme. L’histoire se termine par un message très religieux comme il était d’usage pendant les années 1850. Marianne Crebassa (Mélusine), mezzosoprano, à la voix maintenant formée, totalement investie dans son rôle, a confirmé toutes les promesses de ses très belles possibilités. Norah Amsellem (Blanche), soprano, a été bouleversante de vérité dans l’air « O mon Dieu reprends une vie qui n’a plus d’espoir, ni d’amour ! ». Marc Barrard, baryton idéal, à la
Soirée triomphale pour « La Magicienne »
technique irréprochable, dans le rôle diabolique du Pèlerin. La basse Nicolas Cavalier, le Comte de Poitou, parfait comme à son habitude ! Florian Laconi (René de Thouars) dans un souci d’expressivité, était plutôt dans un registre belcantiste rappelant parfois, par ses rubatos, les projections d’un célèbre ténor Roberto A… A remarquer, les débuts prometteurs à l’opéra, de la jeune soprano Jennifer Michel (Aloïs), lauréate de nombreux prix et actuelle pensionnaire du Cnipal. Le chef Lawrence Foster a parfaitement contribué à la réussite de cette soirée en dirigeant de très belle manière les chœurs de Radio France et l’orchestre National de Montpellier L.-R. n La Fede Nei Tradimenti « ou la fidélité à l’épreuve des trahisons » Le 23 juillet salle Pasteur-Montpellier. Un vrai bonheur de retrouver le violoniste
l’art-vues •
Fabio Biondi accompagné de son fidèle Europa Galante dans ce bel opéra baroque d’Attilio Ariosti. Le livret est l’occasion de parodier l‘histoire des chevaliers espagnols qui régnaient sur les deux Sicile depuis 1503 et s’étaient tristement rendus célèbres en réprimant dans le sang la révolte à Naples de Masaniello en 1647. L’année dernière, à Ambronay, Il Diluvio Universale de Falvetti (direction Leonardo Garcia Alarcón) a traité du même sujet mais avec toute la prudence requise de cette période d’occupation espagnole sur Naples. La musique d’Ariosti est «dans l’air du temps» et les principaux arias de l’opéra Fede Nei Tradimenti ont été repris par la suite par Vivaldi, Scarlatti ou Haendel. Roberta Invernizzi, soprano (Anagilda) ; Marianne Beate-Kielland, mezzo-soprano (Fernando) ; Lucia Cirillo, soprano (Elvira) ; Johannes Weiser, basse (Garzia).
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n Sémiramis « ou le bannissement d‘une œuvre jugée insuffisamment novatrice ! » Le 25 juillet au Corum-Montpellier. «Le Coq Gaulois est monté sur ses ergots… l’Empire est en marche…», la musique de Charles-Simon Catel transpire cette aspiration d’une grande pompe populaire à la gloire de l’Empire naissant. Napoléon Bonaparte lui préféra Jean-Marie Le Sueur, compositeur très en vue de cette période qui composa force opéras de circonstances avant d’être lui aussi dépassé par Spontini. Les influences musicales du Sémiramis de Catel nous interpellent en nous rappelant des sonorités connues dans certaines partitions de Mozart, Gluck, Haydn, Piccini, Cherubini et Berlioz. Les parties concertantes de ce Sémiramis nous font apprécier toute la virtuosité des cors, bassons, hautbois, flûtes et de la harpe. Le Concert Spirituel coordonné par Hervé Niquet en a accentué la dynamique sonore recherchée. Une très belle distribution vocale : Maria Riccarda Wesseling, Nicolas Courjal, Andrew Foster-Williams et les remplaçants de dernière minute, Gabrielle Philiponet et Mathias Vidal, lui-même souffrant. n
FESTIVALS Du 23 au 27 août à Narbonne Fermeture temporaire de la Maison de Charles Trenet à Narbonne
Festival Trenet our cette 4ème édition, les Editions Raoul Breton, dirigées par Gérard Davoust et son équipe, s’associent à nouveau à la Ville de Narbonne dans un partenariat actif autour du Festival Trenet. Nana Mouskouri, marraine du millésime 2011, honore les artistes qui participeront au Prix Sacem/Trenet et est une marque de reconnaissance pour ce désormais festival incontournable dédié à la chanson francophone. Au programme : • Mar. 23 et mer. 24 août à la Cour de la Madeleine à 21h30 : « Brel, de Bruxelles aux Marquises ». Biographie Musicale de Jacques Pessis, chantée par Nathalie Lhermitte, Jacques Pessis accompagnée par A. Noël. • Jeu. 25 août au Château de Montplaisir à 20h30 : concert de Serge Lama. • Ven. 26 août sur la Terrasse Entre-deux-villes de 17h à 18h30 : Nadine Barrère & Georges Petit. A Les Barques de 17h30 à 19h : « Les fringues en boule », une ballade énergique au cœur de l’inépuisable richesse du répertoire francophone. Sur la Place de l’Hôtel de Ville de 18h30 à 20h : concert de Domi. Sur la Place
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des 4 fontaines de 18h30 à 20h : Zanarelli, un fabuleux tableau de chansons françaises. Sur le Cours Mirabeau à 20h30 : Grande Scène, Prix Sacem Trenet. La Grande Scène réunit jeunes talents, artistes reconnus et pros de la musique autour d’une soirée animée par Laurent Boyer. A 22h : concert de Dany Brillant. • Ven. 26 et sam. 27 août dans le Cœur de Ville de 11h à 2h du matin : Bodegas et Village des producteurs du Grand Narbonne. De 14h à 18h : concert Alex et Layla Dhers (jazz). De 16h à 17h et de 19h à 20h : « Arts de la Rue », artistes et comédiens débarquent en centreville, sur les pas du « Fou chantant ». • Sam. 27 août sur la Place des Quatre Fontaines de 16h30 à 18h : Nilco, Chanson alternative, folk contemporain, ambiances afrocubaines, jazz, funk, blues. Sur la Terrasses Entre-deux-villes de 17h à 18h30 : L’Art en Scène, « Destination Music Hall », la poésie joyeuse et fantasque de Trenet, Boris Vian, Ray Ventura, Joséphine Baker et Mistinguett. A les Barques de 17h30 à 19h : « Les Flagrants
Serge Lama en concert
Délires », des compos délurées qui invitent à la fiesta. Dynamique et plein d’énergie, ce groupe ensoleille le Festival. Sur la Place de l’Hôtel de Ville de 18h30 à 20h : concert Apache et le Qincho. Tél. 04 68 90 26 53. www.festivaltrenet.com
Afin de permettre la mise en place d’une nouvelle scénographie, des travaux d’aménagement et de rénovation de la maison natale de Charles Trenet sont actuellement en cours. Elle est donc inaccessible a la visite jusqu’au 25 août prochain. En effet, a l’occasion de la 4eme édition du festival Trenet et pour les 10 ans de la disparition du « Fou Chantant », un nouvel aménagement scénographique audiovisuel interactif sera présenté dès le vendredi 26 août. Interviews, émissions de variétés, reportages, photographies, documents d’archives seront projetés en continu sur des écrans sonores et interactifs dans le cadre d’une exposition permanente. Les visites permettront ainsi de découvrir « le jardin extraordinaire » de l’artiste avec en fond sonore son œuvre musicale et poétique qui a révolutionné la chanson française. La Maison Natale de Charles Trenet 13 avenue Charles Trenet a Narbonne. Tél. 04 68 90 30 65. www.mairie-narbonne.fr
Du 22 au 27 août à Rivesaltes
Semaine Flamenco our sa 4ème édition, le festival propose encore plus de Flamenco ! Durant toute la la manifestation, le village de Rivesaltes s’immerge dans cet art andalou avec des expositions, stages, conférence, soirées, bodegas et spectacles. Nouveautés 2011 : des stages supplémentaires, animations sévillanes, récitals de chant, scènes ouvertes aux associations espagnoles et toujours plus de spectacles. A l’affiche, de grandes figures de la scène flamenca actuelle : La Lupi, Concha Jareno, Eva Luisa, Lorenzo Ruiz, Ana Morales, Inaki Marquez, Laura Clemente, Curro de Maria, Jesus Guerrero, David Tobena, Juan Manuel Cortes, El Pulga. Plus d’une trentaine d’artistes flamencos venus du sud ibérique nous transporteront ainsi dans
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« Hecho a Mano » de Concha Jareño
la fougue de cet art ancestral. Durant toute la durée du festival, différents stages sont proposés à l’Hôtel des Vignes de Rivesaltes. Programme des Noches Flamencas : • Lun. 22 août à l’Hôtel des Vignes à 21h : vernissage de l’exposition « Flamenca » présentant les photographies d’Emiliano Artigas et les peintures de Laurence Godon-Pirof, Pat Romero, Caroline Cavalier et Dominik Chaudoir. • Mar. 23 août sur la Place Général de Gaulle à 21h30 : récital de cante avec El Pulga et Curro de Maria. • Mer. 24 août à l’Hôtel des Vignes à 21h : Séance collective encadrée et pot sévillan. • Programme de la Fiesta en la Ramba aux
Jusqu’au 17 septembre à Lamalou-les-Bains
Année Brassens à Sète
Festival d’opérettes
Putain de Georges n l’honneur de son enfant chéri qui aurait 90 ans cette année, la ville de Sète met Georges Brassens à toutes les sauces festivalières, répondant ainsi à la suggestion de son maire François Commeinhes. Tout au long de l’année, les initiatives se sont multipliées, y compris une restauration et une mise à l’eau de son bateau, Le Sauve qui peut ! Voici ce qui attend les fans, cet été… cela continue à la rentrée ! Soirée Putain de Georges ! 13 août : Y’a des copains, les amis de Georges autour de Bruno Granier, son cousin, Philippe Lafon et Alain Dumont ; Kristo Numpufy chante Brassens en Afrique. Exposition Paris-Match, les photos de Georges parues dans Elle, Télé 7 jours, Match. Jusqu’à fin août, Espace Brassens. Fêtes de la Saint-Louis, concert exceptionnel La Supplique, 21 août sur le cadre royal. Terminus en gare de Sète : Des centaines de personnes venues de Paris, passent la journée sur les pas de Georges Brassens et participent à d’un dîner spectacle, 24 septembre. Plus d’infos : 01 70 37 54 06.
Allés Maréchal Joffre : • Jeu. 25 août à 22h : Eva Luisa. • Ven. 26 août à 22h : Inaki Marquez. • Sam. 27 août à 22h : Laura Clemente. • Programme des Spectacles Flamenco au Dômes de Rivesaltes : - Jeu. 25 août à 20h30 : « De Scandalia a Tacon » d’Ana Morales. - Ven. 26 août à 20h30 : « Hecho a Mano » de Concha Jareno. - Sam. 27 août à 20h30 : « Yo conmigo misma » de La Lupi. Tél. 06 63 18 23 21. www.la-reja-flamenca.com
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Kristo Numpufy chante Brassens en Afrique
Croisière Brassens du 25 au 30 septembre : 500 personnes larguent les amarres pour sillonner la Méditerranée sous le signe de Brassens. Organisée par les Amis de Georges. Plus d’info : www.croisière-brassens.fr Grand déballage : Brassens avec la compagnie Cacahuète, 8 octobre. www.ville-sete.fr l’art-vues •
« Quatre jours à Paris » de F. Lopez
e festival d’opérettes de Lamalou- les-Bains continue jusqu’au 17 septembre. Il est encore temps d’aller faire votre cure de fantaisie. Rêve de Valse, d’O. Strauss, 12 et 13 août ; Quatre jours à Paris, de F. Lopez, 14 août ; Méditerranée, de F. Lopez, 15 août ; La route fleurie, de F. Lopez, 17 août ;
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Les cloches de Corneville, R. Planquette, 19 août ; Le pays du sourire, de F. Lehár, 20 août ; La fille du tambour major, de J. Offenbach, 21 août ; Marianostalgie, pot-pourri, 17 septembre. A Lamalou-les-Bains. Tél. 04 67 95 67 35. www.festivaldelamalou.fr
FESTIVALS Du 24 septembre au 15 octobre à Montpellier, son agglo et en région
Les Internationales de la guitare
Gaëtan Roussel
epuis sa création en 1996, le festival des Internationales de la Guitare s’est forgé une identité spécifique. La guitare est au cœur de l’événement qui s’articule autour de concerts, d’ateliers et d’un salon. A l’origine, une petite semaine, spécialement localisée à Montpellier. Bien vite, le festival a débordé sur l’agglomération entière. Maintenant, il irrigue la région. Il est vrai que les Internationales sont aidées par tous les institutionnels. Talaat El Syngaby n’a pas son pareil pour se faire entendre et récolter des subventions. A côté des grands concerts et du salon de la lutherie, on a vu éclore : Montpellier se fait Label, le festival se déploie dans seize quartiers ; Les 24 h démentes, un marathon musical à Montpellier ; Le festival dans l’agglo, seize concerts décentralisés ; IG blues, deux jours dédiés à ce genre spécifique, les 6 et 7 octobre au Chai du Terral ; Les cinq concerts en région ; Une sélection jeune public. Trois semaines et trois cents événements autour de la guitare ! Les grands concerts: Sanseverino, One man band duo, 24 septembre, Mende. Gaëtan Roussel, 24 septembre, Rempart Sud à Aigues-Mortes. The Divine Comedy an evening with Neil Hannon, 24 septembre, Montpellier. Kaki King, 25 septembre, Montpellier.
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Anna Calvi, lundi 26 septembre, Montpellier. Marc Ducret Trio, 28 septembre, Lattes. Paco Ibanez chante Brassens, 30 septembre, Lunel. Albert Lee & Hogan’s Heroes, 30 septembre, Lattes. Dick Annegarn, Folk tour, 29 septembre, Lattes. La Phaze, 1er octobre, Carcassonne. Opéra Rom III, 1er octobre, Montpellier. Youn Sun Nah, 2 octobre, Montpellier. Alexis HK, Benoît Dorémus & Renan Luce, Seuls à trois, 4 octobre, Montpellier. IG Blues avec Elliot Murphy et the Normandy All Stars, 6 octobre, Saint-Jean de Védas. John Scofield band, 7 octobre, Lattes. Ballaké Sissoko & Vincent Segal, 8 octobre, Montpellier. Alvaro Pierri, 9 octobre, Montpellier. Catherine Ringer, Ring n’Roll tour, 11 octobre, Montpellier. Saul Williams, 12 octobre, Montpellier. Al Di Meola world sinfonia, 13 octobre, Montpellier. Têtes Raides, 14 octobre, Montpellier. Aaron, Unplugged & Waves, 15 octobre, Montpellier. Programmation complète sur : www.internationalesdelaguitare.com Tél. 04 67 66 36 55.
Visa pour l’image à Perpignan e plus grand festival international de photojournalisme, Visa pour l’image, aura lieu du 27 août au 11 septembre à Perpignan. Des milliers visiteurs amoureux de la photographie investissent la ville pour s’adonner à leur passion et assister aux projections dans le cadre magique du Campo Santo ou participer aux différents colloques. Une trentaine d’expositions est prévue. De nombreux reportages de guerre, mais aussi sur des pays sinistrés, victimes de catastrophes naturelles ou sur la violence dans la société contemporaine. L’humour, comme chez Peter Dench, est rarement présent. Certains évoquent le Printemps Arabe. Egalement, une sélection
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des meilleures photos de la presse quotidienne. Une vision sans concession et très pessimiste le plus souvent, du monde d’aujourd’hui. Du 27 août au 11 septembre à Perpignan. www.visapourlimage.com l’art-vues •
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FESTIVALS Concerts
8ème festival de Jazz
au Château d’Assas
à Lunel
Ancien Château féodal datant du Xème ou du XIème siècle, le Château actuel est lui beaucoup plus récent. Construit aux alentours du XVIIIème siècle, il fait partit des « folies », ces majestueux châteaux construits tout autour de Montpellier. De nos jours le château accueille des événements culturels et se visite sur rendez-vous uniquement. Programme : • Ven. 2 septembre à la Médiathèque du Pays Viganais à 16h : conférence musicale « La musique cubaine », découverte à travers les collections de la médiathèque dans le cadre du Festival « Là-bas vu d’ici ». • Sam. 17 septembre à la Médiathèque du Pays Viganais à 10h30 : « Un samedi avec Dominique », des histoires dites par Dominique Parent pour les enfants de moins de 5 ans. A 15h : conférence « L’Art critique » par S. Bébié-Valérian, artiste et M. Fadat, historien. • Dim. 18 septembre à 15h : « Dérives », dispositif électroacoustique et chorégraphique de Nicolas Stimbre et Max Chabrol. • Les 17 et 18 septembre : « Le Voyage du Patrimoine » dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine. Jusqu’au 18 septembre au Château d’Assas (30). Tél. 04 99 64 26 62. www.gard.fr
Chaque année, un thème particulier est au cœur du festival. Cette édition porte un regard plus particulier sur les racines du jazz, en recevant des pointures françaises mais également internationales. Rendant hommage aux groupes qui ont formé l’essence même du jazz, les soirées s’annoncent pleines de surprises musicales dans la fraîcheur du parc Jean-Hugo. Programme : • Jeu. 11 août : Jazz à Bichon. Entre ragtime et swing, pas de batterie ni de contrebasse dans cette formation à la rythmique très épurée naît dans une période charnière du jazz. • Ven. 12 août : The Krystal Diva Show. Structure de jazz typique, ce 5tet rassemble tous les instruments à la base du socle qui forme l’arbre généalogique du jazz, entre piano, contrebasse, batterie, chanteuse et instrument à vent. • Dim. 13 août : The Blues Brothers Legendary by Al Copley Trio. Evolution logique des grandes formations du début des années jazz, ces trois instrumentalistes possèdent une technique irréprochable, comme le fabuleux Al Copley, pianiste légendaire des Blues Brothers. • Lun. 14 août : Rhoda Scott The Diva. Duo exceptionnel, la légendaire diva du Blues se déplace avec son batteur personnel. Ce concert d’exception donne l’occasion de découvrir également l’orgue Hammond, un instrument qui couvre à lui seul les basses, la partie accompagnement et la partie mélodique. Du 11 au 14 août au parc Jean-Hugo à Lunel. Tél. 04 67 71 01 37.
Festival Bérénas à Nébian Surprenante et séduisante, la 7ème édition du Festival Bérénas mêle, cette année encore, de jeunes talents aux artistes confirmés. Chaque été depuis plus de 6 ans, le Domaine Bérénas bouillonne en in et en off avec des concerts originaux, ouverts à tous et de grande qualité. C’est également l’occasion de goûter à des soirées musicales présentant différents univers musicaux, mais également de partager mets et vins du domaine entre amis, confortablement installé sur les canapés de paille du chai centenaire. Au programme : • Mer. 10 août : Savignoni Trio. Jazz manouche. • Sam. 13 août : Dez. Chanson métissée franco-méditerranéenne jazz. • Mer. 17 août : « Winterreise / Le Voyage d’hiver » de F. Schubert. • Sam. 20 août : récital piano par François Pinel et Alexis Potapoff. Jusqu’au 20 août au Domaine Bérénas – Route Dép. 609 à Nébian (34). Tél. 04 67 96 27 80.
« Borderline » de la Niack aux Effervescentes
Les Effervescentes de Balaruc-les-Bains Pour cette troisième édition des Effervescentes, la Ville de Balaruc-les-Bains et l’espace collectif Le Lieu Noir de Sète accueillent les meilleures créations de l’année des compagnies régionales ainsi que de deux compagnies internationales et françaises. Participant à « La Diagonale », un réseau régional « de création et diffusion pour les arts de la rue » composé de huit festivals en LanguedocRoussillon et de deux lieux de résidence, cette manifestation propose des spectacles engagés, burlesques, décalés, déambulatoires, musicaux et dansés. Dans le magnifique écrin du parc de Sévigné et dans les rues du centre ville, tous les spectacles sont entièrement gratuits. Accessibles à tous publics, les créations présentées sont écrites pour la plupart au Lieu Noir à Sète, lors de la saison hivernale. Au programme, entre autres, cette année : théâtre de rue avec La Niak Cie, Les Piétons et les Chœur des Oufs, Les Bons Enfants, Les Grands Moyens; cirque aérien avec le Lonely Circus ; spectacles déambulatoires avec les compagnies Coco Loco, Audrey and Audrey et la compagnie Tonne… La grande soirée du samedi sera animée par le spectacle politiquement incorrect des vedettes italiennes du « Tony Clifton Circus ». Samedi 17 et dimanche 18 septembre à Balaruc-les-Bains. Rens. : Office de Tourisme. Tél. 04 67 46 81 46.
Plaisirs d’été à La Grande-Motte Fin de saison en feu d’artifice à La Grande Motte avec des animations riches et variées jusqu’à la rentrée, dans tous les quartiers. Au Ponant, esprit guinguette musette, peintre et repas sur l’herbe ; sur le Front de Mer, déambulation, la fête, la musique ; sur le Quai d’Honneur, les bateaux, les soirées ; l’Avenue de l’Europe, le terroir, les saveurs, les marchés de saison, les manifestations commerciales. Les derniers temps forts. Fête de la ville, carnaval d’été, 26 au 28 août. Cinétoiles, les lundis de juillet et août au théâtre de Verdure. La chasse au trésor, tous les lundis, jusqu’au 26 août. Deux parcours, A la recherche des animaux cachés pour jouer en famille et L’or des Aztèques pour les experts. Les mardis sur l’Esplanade du Couchant : Les Nouveaux Nés, 16 août ; Les Blues Shadow, 23 août. Les mercredis, place de L’Epi : Groupe Razen, 17 août ; groupe Octane, 24 août. Les jeudis, quartier du Ponant : Groupe Martin Saint Léon, 18 août. Les vendredis, place Lady Diana : Le réveil des pécheurs, déambulation, 12 août ; Duo antartica, 19 août. Tél. 04 67 56 40 50. www.lagrandemotte-tourisme.com
Les fêtes de la St-Louis à Aigues-Mortes Cette année encore, l’association les Médiévales prépare dans l’enthousiasme les fêtes de la Saint-Louis. 50 000 visiteurs sont attendus pendant la manifestation du 19 au 21 août, un des temps forts culturels de la cité. « La fête est née de la volonté des commerçants de la ville qui pendant 20 ans en ont assurée la pérennisation et la direction », explique Daniel Guillamon, actuel président de l’association. Celui-ci, éleveur et créateur de spectacles équestres spécialisés dans la chevalerie, assure la prestation de la fête depuis une douzaine d’années. Plusieurs scènes seront aménagées devant les remparts sud. Les représentations se succèderont toute la journée afin d’être vues par un maximum de spectateurs. Dès le vendredi, un marché médiéval réduit à une cinquantaine d’échoppes vraiment authentiques sera ouvert. On y verra notamment, des ferronniers et armuriers venus d’Europe de l’est qui forgeront en direct. Animations non stop de 10 h à 23 h parmi lesquelles : concours d’archers, tirs de catapulte, rencontres avec les loups de Soon et Shanka, lanceurs de drapeaux et dresseurs de rapaces. Quelques temps forts. Début des festivités : ouverture du marché médiéval, suivi d’un défilé et la remise des clefs de la ville au roi Louis IX, 19 août, au beau milieu du campement recréé , où se croisent cracheurs de feu, saltimbanques, ânes et moutons, chevaliers et gentes dames, dans toutes les rues de la ville. 19 août. Tournois de chevaleries : joutes équestres, plusieurs fois dans la journée, du 19 au 21 août. Kozad et le secret de Paslmody, grand spectacle son et lumière, réalisé par Daniel Guillamon, retrace un épisode romancé de l’époque de Louis IX au moment de son départ pour les croisades. Poésie des troubadours, merveilleux et fantastique se mêlent pour créer la magie. 20 et 21 août. Feu d’artifice de clôture et embarquement du roi, 21 août. Du 19 au 21 août, dans les rues de la ville et devant les remparts sud. Tél. 04 66 53 73 00. www.ot-aiguesmortes.fr
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11ème Festival Sirocco à Perpignan Occupant la pelouse du Palais des Rois de Majorque de Perpignan, le Festival Sirocco rend hommage à la culture nomade. Sans tomber dans un idéalisme folklorique, il propose des projections de films documentaires, arts plastiques et objets d’art, musique, danse théâtre et débats autour de la culture tzigane, saharaouie, bedouine, yiddish et mongole. Programme : • Mar. 20 septembre au Palais des Rois de Majorque à 18h30 : vernissage de l’Exposition de Nguem Cam. • Mer. 21 septembre au Théâtre de la Complicité à 21h : Rodrigue Bervoet, mots en mouvement, paroles nomades, slam, poésie. • Jeu. 22 septembre au Cinéma Le Castillet à 19h : documentaire « La Caravane de Me Aicha » de Dalila Ennadre, suivi du débat : « La place de l’oralité dans la société contemporaine » anime par Germinal Vicente. • Ven. 23 septembre au Palais des Rois de Majorque à 19h : concert de Sonora Cry (blues), Brumaire (rock français), Dùnya (univers tzigane) et Kel Assouf (blues du désert). • Sam. 24 septembre au Palais des Rois de Majorque à 20h : concert de Lili Baba (chansons métissées), Fanga & Gnawa (fusion musicale) et Stati (chaâbi). • Campement Nomade le 23 septembre de 18h à 1h et le 24 septembre de 10h à 1h : Espace ouvert aux artisans et associations, exposition et présentation de leurs œuvres et créations dans une ambiance carnavalesque et festive. Du 20 au 24 septembre au Palais des Rois de Majorque – Rue des Archers à Perpignan. Tél. 04 68 51 41 18. www.theatredelacomplicite.info
ÉVÉNEMENTS A Montpellier et à Avignon
« Poussières d’Etoiles » du cirque Arlette Gruss ous l’un des plus grands chapiteaux d’Europe, le cirque Gruss présente son nouveau spectacle : « Poussière d’Etoiles ». Mêlant technologie et poésie avec subtilité, la nouvelle programmation est toute particulière. En effet, à l’occasion du 50ème anniversaire de Gilbert Gruss, plus d’une quarantaine d’artistes se sont réunis, à travers des représentations uniques en France. Une joie pour celui dont la passion pour le cirque l’a conduit de la piste jusqu’au siège de directeur sur lequel il savoure aujourd’hui la progression de son établissement. Celui qu’il a vu naître et qu’il ne cesse de faire grandir, car comme il le dit luimême : « Ce cirque est une preuve d’amour éternel à ma famille ». Ainsi, le nouveau spectacle a une saveur très particulière, à l’image de ces huit motards (inscrits au Guinnes book des records) lancés à pleine vitesse dans un globe infernal ou de la plus grande troupe de trapézistes volants. Mais également des personnages et des animaux hors du commun, dans des prestations totalement inconcevables, tels que les Clowns d’or du dernier Festival du Cirque de Monte Carlo, les tigres blancs et les légendaires éléphants. Sans oublier la prestigieuse cavalerie Arlette Gruss. Depuis la création du cirque Gruss, près de 11 millions de spectateurs se sont retrouvés au bord de la piste. Si impressionnant soit-il, ce chiffre n’empêche pas au cirque de se remettre perpétuellement en question et de toujours essayer de surprendre le spectateur.
« Aujourd’hui, nous continuons d’avancer en cherchant toujours à nous améliorer, explique Gilbert Gruss. Nous avons un devoir vis-a-vis de ceux qui viennent sous ce chapiteau : découvrir ici ce qu’ils ne verraient jamais ailleurs. Alors assurément nous souhaitons plus que jamais avoir cette identité “Arlette Gruss“ afin que nous puissions continuer de dire sans faillir : “Avec nous faites la différence !“ ». Du 27 août au 4 septembre sur le parking du Zénith Sud de Montpellier. Du 8 au 11 septembre au Parc des Expositions à Avignon. Tél. 0 825 825 660. www.cirque-gruss.com
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La Patrouille de France pour un hommage dans le ciel de Montpellier Le 16 août 2010, les pilotes de la Patrouille de France étaient venus à Valbonne Sophia Antipolis (près de Nice) rendre un hommage à la fondatrice du cirque, Arlette Gruss en survolant la « Cathédrale » de toile. Symbole de cette amitié tissée entre les artistes du ciel et ceux de la piste, un deuxième survol aura lieu à Montpellier le jeudi 1er septembre à 10h, pour le 50ème anniversaire de Gilbert Gruss.
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RENTRÉE MUSIQUE
par Michel Pavloff
Opera Théâtre d’Avignon et des Pays de Vaucluse
Saison Lyrique 2011-2012 L’Opéra Théâtre d’Avignon n’est pas en reste pour présenter une très belle saison 2011-2012. Une programmation lyrique prestigieuse concoctée par son conseiller artistique, Raymond Duffaut, en attendant le bicentenaire de cette maison d’opéra pour la saison 2013-2014. Seront donnés en novembre, Thaïs de Massenet (Inva Mulla dans le rôle titre), les Noces de Figaro (en décembre avec de jeunes solistes); Il Trovatore de Verdi (en février); le Faust de Gounod (en mars); Tosca de Puccini (en mai) et en avril, un opéra résultat du concours Armel Sont programmés pas moins de 12 concerts dont des raretés, comme par exemple, le Concerto pour violoncelle et orchestre de Samuel Barber, la cantate Giovanna d’Arco de Rossini dans une orchestration de Salvatore Sciarrino, la Symphonie n° 2 de George Onslow, les créations contemporaines de Bernard Olivier Faguet (Madrigaux), Maresz, Tabachnik et Takemitsu. Un concerto pour orchestre, Tiger du compositeur en Résidence, Philippe Schoeller. La direction d’orchestre étant confiée à Alexander Vakoulski, Samuel Jean, Jérôme Pillement ou Yeruham Scharovsky (et bien d’autres...). Henri Demarquette (violoncelle), Kirill Troussov (violon), les pianistes François Heisser Roger Muraro, Vanessa Wagner, Giovanni Bellucci sont les principaux interprètes sollicités. Docteur Miracle, l’opérette de Georges Bizet amènera sa touche humoristique (mars 2012). A ne pas rater, le ciné-concert diffusé (en février), au Cinéma le Capitole Centre-Ville, monté à partir du film la passion de Jeanne d’Arc de Carl Theodor Dreyer et sur une musique du compositeur contemporain estonien, Tõnu Kòrvitz. n Temps forts septembre- octobre • Concert Symphonique, dimanche 18 septembre à 14h30. Opéra-Théâtre d’Avignon. Au programme : J.S Bach : ouverture n° 2 en
si mineur BWV 1067 ; Mozart : Concerto n°7 pour violon et orchestre, en ré majeur K271 ; Schubert : Symphonie n°8, en si mineur, D 759, dite Inachevée. Florian Zwiauer, violon. Karl-Heinz Schütz, flûte. L’Orchestre Symphonique de Vienne sous la direction musicale de Bertrand de Billy. • Musique Baroque, samedi 8 octobre à 20h30. Chapelle de l’Oratoire. (Festival de Musique Ancienne Avignon-Vaucluse). Au programme : Pièces de Gibbons, East, Dowland, Bennet, Nicolson, Ferabosco, Campion, Morley, Weelkes, Byrd, Parsons et Tallis. Par l’ensemble Voces 8. • Musique Baroque, mardi 11 octobre à 20h30. Eglise Saint-Pierre. (Festival de Musique Ancienne Avignon-Vaucluse). Au programme : Pièces de Bononcini. Cyrille Auvity, ténor et l’Ensemble l’Yriade. • Concert d’ouverture de la saison, vendredi 14 octobre à 20h30. Opéra-Théâtre d’Avignon. Au programme : Bernard-Olivier Faguet : Madrigaux (création mondiale) ; Jean Sibelius : Pelléas et Mélisande, opus 46 ; Ludwig van Beethoven : Concerto pour piano n° 5 en mi bémol majeur, dit l’Empereur, opus 73. François-Frédéric Guy, piano. L’Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence sous la direction musicale d’Alexander Vakoulski. • Musique Baroque, dimanche 16 octobre à
Opera Competition and Festival organisé au théâtre National de Györ (Hongrie), prévu en octobre prochain. Le programme de musique de chambre est représenté par les pianistes Nicolas Angelich, David Kadouch, Petr Jirikovsky, Nikolaï Lugansky, Pascal Amoyel, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand et le Quatuor Artemis. De son côté, l’Orchestre lyrique de Région Avignon Provence comblera l’amateur mélomane éclairé et exigeant.
Bertrand de Billy
17h : (En coréalisation avec le Festival de Musique Ancienne Avignon-Vaucluse et Musique Sacrée en Avignon). Au programme : Messe en Si Mineur BWV 232 de J.S Bach. Solistes et Orchestre de la 18ème Académie baroque européenne d’Ambronay. Sigiswald Kuijken, direction. • Musique Baroque, mardi 18 octobre à 20h30. Eglise Saint-Pierre. (Festival de Musique Ancienne Avignon-Vaucluse) Au programme : Pièces et cantates de Pergolèsi, Porpora. Magali Léger, soprano et l’Ensemble Rosa Solis.
• Concours int. de violon Ginette Neveu : Vendredi 21 octobre à 14h30. Opéra-Théâtre d’Avignon. Au programme de l’épreuve finale : Vieuxtemps : concerto pour violon et orchestre n° 5. Samedi 22 octobre à 20h30 : Opéra-Théâtre d’Avignon. Au programme de l’épreuve des lauréats : W.A Mozart : Idomeneo ; W.A Mozart : Rondo pour violon et orchestre K.373 ; Henri Vieuxtemps : concerto pour violon et orchestre n° 5. L’Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence sous la direction musicale de Fabrice Parmentier. • Concert Lyrique, vendredi 28 octobre à 20h30. Opéra-Théâtre d’Avignon. (Concert sous l’égide et au profit d’Amnesty International). Au programme : Airs de Donizetti, Verdi, Bizet, Massenet, Gounod. Patricia Ciofi, soprano. L’Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence sous la direction musicale de Luciano Accocela. Théâtre-Opéra d’Avignon. Tél. 04 90 82 81 40 www.operatheatreavignon.fr www.orchestre-avignon.com
Opéra et Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon
Saison Lyrique 2011-2012 Opéras, concerts symphoniques, récitals et raretés sont bien-sûr au menu de cette nouvelle saison lyrique 2011-2012, complétés par des concerts d’initiation des jeunes publics. Sous l’impulsion de Jean-Paul Scarpitta, l’accent est mis sur le renouvellement intergénérationnel, lequel commence par un travail de sensibilisation artistique dès le plus jeune âge et Jean-Paul Scarpitta souhaite accroitre la renommée nationale et internationale de l’Opéra et Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon en créant l’événement avec la venue des « Stars », comme par exemple, Riccardo Muti, Bob Wilson, Nathalie Dessay, Janice Baird, ou Ludovic Tezier. Cela sera-t-il suffisant pour combler les attentes d’un public réputé connaisseur et habitué à un répertoire souvent exigeant ? Le nouveau directeur de l’Opéra en a parfaitement conscience et a déjà bien anticipé cette problématique ; réponses pour la saison 20122013. Cependant, il est à noter que le fameux concours international de direction d’orchestre Evgeny Svetlanov ne reste pas malheureusement à Montpellier. Il sera désormais accueilli à Stockholm (Suède). Son dernier lauréat, le génial chef Andris Poga viendra néanmoins le 2 décembre pour un concert qui s’annonce très attendu, accompagné de Boris Berezovsky. L’événement de la saison musicale sera bien
entendu la réouverture de l’Opéra-Comédie, prévue fin mai 2012, après plus de 23 mois de travaux. La nouvelle équipe a aussi commandé une étude pour proposer des solutions au problème récurrent de l’acoustique de la grande salle du Corum qui en a grand besoin ! n Temps forts octobre • Concert Baroque, dimanche 2 octobre à 17h. Opéra Berlioz – salle Pasteur. Au programme : Renaud ou la suite d’Armide d’Antonio Sacchini (extraits), créé en février 1783. Panurge dans l’ile des Lanternes d’André Modeste Grétry (extraits), créé en 1785. (Une Coproduction CMBV / Palazzetto Bru Zane / Centre de musique romantique française). Julie Fuchs, Katia Velletaz, sopranos ; Jennifer Borghi, Marie Kalinine, mezzosopranos. Jeffrey Thompson, Mathias Vidal, ténors ; Aimery Lefevre, Benoit Capt, Barytons. Le Concert Spirituel sous la direction d’Hervé Niquet. l’art-vues •
accompagne les jeunes publics tout au long de leur parcours scolaire et universitaire. Au delà d’une politique attractive de tarifs privilégiés proposés aux familles (carte Triton), et au moins de 27 ans (carte Tutti’pass), il est prévu de dresser un «carnet de bord» véritable outil de correspondance pédagogique entre les établissements scolaires et l’Opéra de Montpellier. Languedoc-Roussillon sous la direction et piano d’Alain Altinoglu.
Ekaterina Shcherbachenko
• Concert Symphonique, vendredi 14 octobre à 20h30. Opéra Berlioz – le Corum. Au programme : Friedrich Gersheim : Zu Einem Drama ; George Gershwin : Rhapsody in Blue ; Béla Bartók : concerto pour orchestre. L’Orchestre National de Montpellier
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• Rusalka Vendredi 7, et mardi 11 octobre à 20h et dimanche 9 à 15h. Opéra Berlioz – le Corum. Musique d’Antonin Dvorak. Opéra en trois actes, créé à Prague le 31 mars 1901. Livret de Jaroslav Kvapil. Une production de l’Opéra National de Lorraine. Dans une mise en scène de Jim Lucassen, l’Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon sous la direction de Laurence Foster. Les chœurs de l’Opéra National de Montpellier Languedoc-Roussillon. Ekaterina Shcherbachenko Rusalka, Ludovit Ludha le Prince, Mischa Schelomianski Vodnik, Renée Morloc Jezibaba, Hedwig Fassbender la Princesse étrangère. Opéra et Orchestre National de Montpellier Languedoc Roussillon. Tél. 04 67 601 999. www.opera-montpellier.com
RENTRÉE MUSIQUE
par Michel Pavloff
Théâtre de l’Archipel à Perpignan
Saison musicale et lyrique 2011-2012 Le théâtre de l’Archipel est le nom du nouveau théâtre de Perpignan, une nouvelle salle pouvant accueillir jusqu’à 1200 places, signée de l’architecte Jean Nouvel. Ces concepteurs l’ont imaginée comme le signal fort d’une nouvelle aventure au rayonnement régional de tous les horizons culturels de la Méditerranée. Il aura le titre de « Centre Dramatique National de Théâtre ». a musique est bien sûr à l’honneur, mais dans un positionnement «revisité» de ce que l’on peut se représenter de la scène lyrique. Comme une envie de « donner une nouvelle jeunesse» au répertoire classique notamment dans des mises en scène voulant bousculer les habitudes visuelles des mélomanes. Le spectacle d’ouverture en est un bon exemple puisque l’on donnera, en création, «la Cantate de l’Archipel«, du talentueux Daniel Tosi. L’histoire inspirée d’Orphée et Eurydice, un couple de jeunes résidant du côté de Tautavel, lui rocker, et elle chanteuse d’opéra. Une mise en scène signée Ariel Garcia Valdès qui s’est entouré, entre autres, du chanteur Cali, de l’acteur Sergi López et de la soprano Burcu Uyar. En fait, la Cantate de l’Archipel est une suite au célèbre film «Harry, un ami qui veut du bien» si bien interprété par Sergi López. Daniel Tosi dirigera le Collegium Vocal Perpignan Méditerranée et l’Orchestre Perpignan Méditerranée. Didon & Enée et Rigoletto de Verdi procèderont du même mode opératoire d’opéra scénique. Tugan Sokhiev, le chef que réclament les salles de concert du monde entier viendra pour un concert symphonique créer l’événement
Symphoniques. Geneviève Laurenceau, premier violon solo supersoliste. L’Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Tugan Sokhiev.
L
• Rigoletto - Opéra de Giuseppe Verdi. Vendredi 2 décembreà 20h30. Dimanche 4 décembre à 16h30. • Didon et Enée – Opera de Purcell Vendredi 10 février à 20h30. • Festival de musique sacrée Le 3 avril : Airs & duo sacrés de Bach. Le 5 avril : Fiesta Criolla Elyma. Le 6 avril : Stabat Mater de Scarlatti. Le 7 avril : Vertiges du Sacré. L’Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Tugan Sokhiev
avec son Orchestre National du Capitole de Toulouse. Lors des fêtes pascales, le festival de musique sacrée de Perpignan (26ème édition du 3 au 7 avril) va à la découverte de toutes les musiques sacrées du monde. Le Théâtre de l’Archipel continue de réserver une part belle à la musique contemporaine et à la création dans le cadre du festival Aujourd’hui musiques dont nous parlerons dans une prochaine édition.
n Temps Forts Au Grenat (Grande Salle) du Théâtre de l’Archipel. • La Cantate de l’Archipel Lundi 10 octobre à 20h. Mercredi 12 octobre à 20h30. Spectacle d’ouverture. • Concert Symphonique Vendredi 28 octobre à 20h30. Au programme : Dimitri Chostakovitch : Concerto pour violon n° 1. Sergueï Rachmaninov : Les Danses
Théâtre de Nîmes
Saison Lyrique 2011-2012 La musique classique reprend avec des couleurs très originales à Nîmes, cette saison 20112012 ! onnés à Paris, en octobre à la Cité de la Musique, L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des Dieux, les quatre opéras formant L’Anneau du Nibelung (der Ring des Nibelungen) de Richard Wagner seront présentés, le temps d’un week-end, début novembre au Théâtre de Nîmes, dans une version revisitée. Une transcription du compositeur Jonathan Dove et du metteur en scène Graham Vick. Prise de rôle pour certains interprètes dans une mise en scène d’Antoine Gindt. Le Remix Ensemble Casa da Musica en formation orchestre de chambre sous la direction musicale de Peter Rundel. Autre surprise annoncée : La Folle Nuit du 3 décembre, un programme Musique Russe qui sera à découvrir au dernier moment ! En avril, Tracs ou la « répétition », une création musicale, commande de la Ville de Nîmes au compositeur Michel Cukier interprétée par la Maîtrise de Nîmes, le chœur d’Opéra junior de Montpellier et l’Orchestre du Conservatoire de Nîmes sous la direction de Vincent Recolin (Opéra junior).
D
n Autres temps forts • Musique baroque, 10 décembre à 20h. Eglise Sainte-Perpétue. Cantates de Noël de J.S Bach : Cantate BWV 110, Unser Mund sei voll lachens. Cantate BWV 151, Süsser trost mein Jesu Kommt. Magnificat BWV 243.
Scène de « der Ring »
Le Ricercar Consort sous la direction de son chef, Philippe Pierlot. • Une flûte enchante… Mardi 13 décembre à 20h - Mercredi 14 décembre à 19h. Théâtre de Nîmes. Une adaptation toute personnelle du metteur en scène Peter Brook, de la Flûte Enchantée, interprétée au piano. Cette production a reçu le Molière 2011 du théâtre musical. • Concert Claude Debussy, Mardi 31 janvier à 20h. Théâtre de Nîmes. Au programme : Prélude à l’Après-midi d’un Faune. Première suite (création mondiale de l’orchestration originale de Claude Debussy, complétée par Philippe Manoury). Fantaisie pour piano. Alain Planès, piano. L’Orchestre les Siècles sous la direction de François-Xavier Roth. Au Théâtre de Nîmes. Tél. 04 66 36.65.00 www.theatredenimes.com l’art-vues •
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• La Flute enchantée de Mozart Vendredi 1er juin à 20h30. Dimanche 3 juin à 16h30. Une Flûte enchantée réunissant de jeunes interprètes, version chantée en allemand, mais avec la particularité que les récitatifs sont parlés en français dans une mise en scène d’Eric Perez. L’Orchestre Perpignan Méditerranée est dirigé par un chef spécialiste du répertoire baroque, Joël Suhubiette. Théâtre de l’Archipel à Perpignan. Tél. 04 68 51 64 40. www.theatredelarchipel.org
RENTRÉE THÉÂTRE
par MCH
Il n’y a plus de saison ! Pendant l’été, les festivals s’éteignent un à un et la rentrée se profile dans les salles. Demandez les programmes ! Tous les détails dans le numéro d’octobre spécial rentrée.
n A Sète
quinistes, les 24 et 25 ; Outre les tables rondes, les ateliers et les rencontres, on a noté une lecture musicale, La conférence des oiseaux, de Jean-Claude Carrière, le 24 ; le cabinet de curiosités de Jean-Pierre Rose, le 25. Les expositions : Cuisine ta santé, exposition interactive pour les 7-12 ans de la Cité des Sciences et de l’industrie de La Villette ; Livres de Création, exposition de tous les livres qui ont concouru à l’occasion de l’opération « Prière de toucher » ; 6 Pieds sous terre, exposition de planches originales des auteurs présents sur le salon aux éditions 6 Pieds sous terre. Les chapiteaux du livre, 21 au 25 septembre, SortieOuest, domaine de Bayssan à Béziers. Tél. 04 67 28 37 32. www.sortieouest.fr
Les spectacles continuent pendant les travaux ! Yvon Tranchant s’excuse, « On passe de cinquante-quatre spectacles à quarante, on va perdre du public ! ». Le boulimique directeur de la Scène Nationale de Sète et du bassin de Thau doit gérer deux saisons particulières. Le théâtre Molière est fermé pour travaux. Où aller ? Heureusement, avec l’aide de la Mairie et de l’Agglo, les chais Skalli, à une traversée de canal du boulevard Victor Hugo, va héberger la culture, après la viticulture ! Et Yvon Tranchant promet de grands crus accueillis dans des conditions confortables mais pour une jauge de quatre cents spectateurs. Alors, pour ne pas décevoir le public, les nombre de représentations est augmenté. Le chai ne sera prêt que pour janvier. Le premier trimestre, c’est dans l’Agglo de Thau, à Béziers, à Montpellier ou ailleurs, qu’il faudra découvrir les trouvailles d’Yvon Tranchant. « On anticipe le nouvel aménagement du territoire ! » A noter, l’émergence de spectacles « portatifs», des petites formes, à un ou deux personnages, pouvant être installés partout et le développement du style cabaret, notamment sur le Parquet de bal installé devant le chai dès le mois de novembre. • One day à la bobitch, cirque compagnie Microsillon, 11 au 14 octobre, Maison du Peuple, Balaruc-les-Bains • Tempête sous un crâne, d’après les Misérables de Victor Hugo, compagnie Jean Bellorini, SortieOuest à Béziers, 13 au 15 octobre. Abonnement tout au long de la saison. Tél. 04 67 74 66 97. www.scenenationale-sete-bassindethau.com
n A Montpellier Au Théâtre des 13 Vents, on maintient le cap et on ouvre Saison deux pour Jean-Marie Besset qui réaffirme son credo : priorité aux textes écrits pour le théâtre par des auteurs vivants. Et aussi, ce qui avait fait grincer pas mal de dents (c’est peu dire), lors de sa nomination « rétablir l’équilibre fondamental entre auteur, metteur en scène et public », une évidence, pas pour tout le monde, semble-t-il. Auteurs vivants donc, mais aussi quelques classiques et des pièces du XXe siècle. On retrouve les thèmes de la saison précédente : la place de l’art et de l’artiste ; la famille, « faut-il s’en extirper ? » ; la domination de classe et l’amour, toujours l’amour. Tous ces thèmes pour tenter d’échapper à une fin écrite : la mort. « Le théâtre qui imite la vie, qui conjure la mort ». A noter, la création d’un label adofriendly qui indique les propositions susceptibles d’intéresser particulièrement les adolescents et ceux qui le sont restés « il me semble n’avoir pas terminé la mienne ! » En tout, treize créations dont cinq par des compagnies de la région. D’entrée, deux évènements : • La conférence, de Christophe Pellet conçu et avec Stanislas Nordey. Cent personnes seulement, pour entendre ce texte trempé dans le vitriol. 13 au 17 septembre. • Tokyo Bar, de Tennessee Williams, adaptation Jean-Marie Besset, mise en scène Gilbert Désveaux, La pièce est inédite en France. Elle date d’après Brisure. Une famille du sud américain, un grand artiste et sa compagne, personnage principal, qui l’abandonne pour ne pas sombrer dans la folie. Une grande tragédie avec Christine Boisson, une comédienne rare. 28 septembre au 11 octobre. Abonnements jusqu’au 26 novembre. www.theatre-13vents.com Reprise au bureau de locations, le 11 septembre. Tél. 04 67 99 25 00.
Domaine d’O Les savants pour fêter la nouvelle lune Depuis quelques temps, dans les média, dans les dîners en ville, on parle de culture et de sciences, comme si cela allait de soi de marier ces deux termes longtemps opposés. Depuis son arrivée à la direction du Domaine d’O, troisième automne déjà, Christopher Crimes tisse des liens entre artistes et scientifiques. C’est un des fils rouge de son projet pour l’Epic. Il va même plus
« Cette porte est trop petite pour un ours »
loin en organisant une Université d’été 2011 « De la science à l’art, les forêts au cœur de la vie ». Il ne peut mieux affirmer sa volonté de créer un lieu de référence internationale sur le croisement des arts et de la science autour des questions des changements globaux, dans une approche interculturelle et pluridisciplinaire. L’engagement éco-responsable du Domaine d’O est notoire et s’exprime notamment par son implication au sein du réseau européen Imagine 2020 - Art and Climate Change. Ce réseau, formé pour cinq ans (2010-2015) est constitué de onze structures artistiques européennes. Les membres du réseau sont animés de la volonté commune d’engager le secteur culturel européen vers une meilleure prise en compte des changements globaux, tant dans la gestion de leur structure que dans leurs projets artistiques, notamment en mettant en avant le lien entre art et science. C’est dans ce cadre qu’est organisée l’Université d’été, du 24 au 27 août, l’année 2011 ayant été déclarée Année internationale des forêts. Le Domaine d’O a orienté ces journées sur ce thème. Pour rester dans le cadre de la science, le Domaine participe à La Nuit européenne des chercheurs, le 23 septembre. En première partie, des échanges auront lieu sur le thème de l’alimentation de la planète et en deuxième partie, une rencontre sera prévue autour de La Saga des survivants, un texte de la journaliste scientifique Marie-Odile Monchicourt. La présentation de la saison, Dégustation de saison, sera le 27 septembre. Le premier spectacle, Cette porte est trop petite pour un ours de Grace Ellen Barkey et Needcompany, est un événement signé par une composante du grand succès La Chambre d’Isabella, et aura lieu du 13 au 15 octobre. Les saisons du Domaine d’O, Montpellier. Tél. 0 800 200 165. www.domaine-do-34.eu
n A Béziers SortieOuest Les chapiteaux du livre en prélude Comme chaque année, SortieOuest lance sa saison avec ses Chapiteaux du livre, quatre jours pour célébrer les textes à travers des rencontres, un salon, des ateliers, du 21 au 25 septembre, en présence d’une quarantaine d’éditeurs. La manifestation a pour thème, cette année, Information éthique et nouveaux médias. A priori, l’équipe s’est assurée la participation de trois grands conférenciers : Edwy Plenel, « Démocratie et journalisme à l’heure d’Internet », le 22 septembre ; Pierre Rabhi, « Manifeste pour la terre et l’humanisme », le 23 septembre ; Jean-François Kahn, « Journalisme et réalité », le 24 septembre. Quant à la saison qui laisse une place très importante au Grand Tour, une des missions confiées à SortieOuest, elle sera présentée le 21 septembre. Elle débute par le co-accueil avec Sète, du chef d’œuvre, Tempête sous un crâne, d’après Hugo, la révélation du Printemps des Comédiens. Les temps forts des chapiteaux : Les parcours découvertes pour les jeunes, dès le 21 septembre ; Des philosophes en herbe, matinée du 23 ; Les nouveaux médias et la médiathèque, après-midi du 23 ; salon des éditeurs, des libraires et des boul’art-vues •
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Philippe Caubère joue Benetto
n Les locations ouvrent début septembre : • Théâtre de Béziers : Début de saison avec Nono, de Sacha Guitry, mise en scène et avec Michel Fau avec la pétillante Julie Depardieu. Les 7 et 8 octobre. Zazie, le 12 octobre. Abonnement à partir du 6 septembre. Tél. 04 07 36 82 82. www.ville-beziers.fr • Théâtre de Narbonne : Vento del Pueblo, musique théâtre de Miguel Hernandez et Vicente Pradal. La poésie rocailleuse de Miguel Hernandez, parle d’amour avec sensualité. Du 12 au 14 octobre. Abonnements à partir du 6 septembre. Tél. 04 68 90 90 20. www.letheatre-narbonne.com • Théâtre de l’Archipel Perpignan : Ouverture musicale pour la première saison de l’Archipel, les 10 et 12 octobre avec une Cantate de l’Archipel du compositeur nord-catalan Daniel Tosi, avec la participation du chanteur Cali. A suivre, Steafno di Batista, jazz le 13 octobre et Juliette Greco, le 14 octobre. www.theatredelarchipel.org • Théâtre de Nîmes : David Murray, cuban ensemble, 1er octobre ; Cocorico, de Patrick Thibaud, reprise, 4 et 5 octobre ; Taboulzar, pour le jeune public, dès 5 ans, cie Voix off. Abonnement à partir du 1er septembre. Tél. 04 66 36 65 10. www.theatredenimes.com • Le Cratère à Alès : Chanson Plus bifluorée, 30 septembre ; Tempête sous un crâne, 5 octobre ; La belle et la bête, de Roberto Anglisani, 11 au 14 octobre ; Scènes d’amour ou peut pas, lecture de Jean Pierre Milovanoff, 13 et 14 octobre. Abonnement à partir du 30 août. Tél. 04 66 52 52 64. www.lecratere.fr. • Théâtre Jacques-Cœur : Cours décentralisés Jean-Laurent Cochet, c’est devenu une institution, auditions le 26 septembre. Un événement : Francis Huster, dans la Peste, de Camus, unique représentation dans la région, 8 octobre. Locations ouvertes à partir du 6 septembre. Tél. 04 99 52 95 00. • Théâtre Jean-Vilar, Montpellier : Le programme complet de la saison sera révélé le 15 septembre. Mais la saison débute par deux morceaux de choix. Manifestement, Episode 1 des Témoins, de Julien Bouffier, et la compagnie Adesso et Sempre, en résidence au théâtre, du 4 au 6 octobre. Urgent : Crier !, Philippe Caubère joue Benetto, 7 octobre. Tél. 04 67 40 41 39. http://theatrejeanvilar.montpellier.fr • Théâtre de Clermont l’Hérault : Coup d’envoi de la saison le 22 septembre. Premier spectacle important, la création par Luc Sabot de Pays Lointain de Lagarce, les 13 et 14 octobre. Auparavant le théâtre produit le concert de Grail’oli, à la chapelle Saint-Pierre-de-Mérifons le 18 septembre. Tél. 04 67 96 31 63. www.theatreclermontlherault.fr
RENTRÉE THÉÂTRE
Coup de cœur de MCH
Vu au Printemps des Comédiens et programmé à partir de la rentrée
Tempête sous un crâne e premier Printemps des comédiens de l’ère Jean Varela a remporté un immense succès. Plus de 42 000 spectateurs ont assisté aux 124 représentations. Le public a plébiscité Les règles du savoir vivre, de Lagarce, mis en scène par Richard Mitou. Ce déambulatoire à petite jauge, autour de 150 personnes, était en parfaite osmose avec le cadre du domaine dont il mettait en valeur les multiples beautés, en particulier la façade du château. Le retour au texte et singulièrement au théâtre de récit a, lui aussi, comblé les attentes. Sans surprise pour La chambre d’Isabella de Yan Lauwers ou Le condamné à mort de Genet par Jeanne Moreau et Etienne Daho, ou pour Une flûte enchantée d’après Mozart dans la mise en scène de Peter Brook. Ou encore pour Radio Clandestine et Jean-Jacques Rousseau, déjà remarqués et appréciés à SortieOuest. Les révélations auront été Quartier Lointain adapté du manga de Jiro Taniguchi et Tempête sous un crâne d’après les Misérables, de Victor Hugo, adapté et mis en scène par Jean Bellorini. Un chefd’œuvre absolu par une très jeune compagnie. Deux époques et 3 h 30 de représentation, ce n’est pas trop pour conter cette histoire de rédemption. Celle de Jean Valjean et de tout un monde qui gravite autour de lui : Fantine, Cosette, Marius, les Ténardier, Javert, Gavroche et les insurgés sur les barricades. Ils ne sont que cinq sur scène pour jouer tous les rôles. L’adaptation de Bellorini cosignée par
sans jamais tomber dans la complaisance. Un sacré tempérament. Trois heures trente de bonheur intense, de théâtre vraiment jubilatoire. A suivre en tournée Du 5 au 8 octobre à Alès et du 13 au 15 à SortieOuest à Béziers. En Avril à Montpellier et Millau.
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n Le Pôle Cirque
© Pierre Dolzani
prépare la rentrée
Camille de la Guillonière est lumineuse. Sans trahir le romancier, la correspondance avec la jeunesse d’aujourd’hui, avec le mal-être de la société, est évidente. Des décors simples : un lit et une moto prise d’assaut par les comédiens pour figurer la barricade. Des musiciens qui interviennent parfois dans l’action. Et pourtant, une lueur d’espoir sourd. Dans la première partie, elle s’attache au cheminement de Valjean, à sa sortie du bagne : la rencontre décisive avec Monseigneur Myriel, la rechute
l’art-vues •
avec Petit Gervais, les derniers moments de Fantine et l’adoption de Cosette. La deuxième époque s’achève sur le suicide de Javert et culmine à la mort de Gavroche sur les barricades. Grandiose et lyrique ! Les comédiens sont tous justes dans leur façon de jouer, de passer d’un personnage à l’autre, de montrer l’humanité, la douceur des uns, la turpide des autres, la fragilité de tous. Mais on a un faible pour Clara Mayer, bouleversante, généreuse, mutine, énergique, qui se donne sans réserve, mais
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Eté studieux pour les compagnies en résidence de création à la Verrerie, Pôle cirque. La compagnie Cubitus Manchot prépare sa prochaine création, du 22 au 31 août. Elle la présentera sous le chapiteau du Pont du Gard, le 21 septembre. A l’issue de sa tournée avec Le cirque précaire, la compagnie La faux populaire sera accueillie du 1er au 20 septembre autour de Cirque Misère et Fragan Gehlker pour Le vide du 12 au 25 septembre. La compagnie Rasposo avec Le chant du Dindon quitte la région pour Paris, du 14 septembre au 7 octobre. En attendant, un dernier rendez-vous estival : Inextremiste, compagnie As pa de Maïoune, soutenue par La Verrerie, sera à Perpignan le 25 août. Il s’agit des aventures d’un homme perturbé qui doit s’élever pour s’en sortir. Le Pôle cirque à Alès. www.verreriepolecirque.com
TOROS & TOREROS
par Jacques Moynier
Feria de Béziers
Feria d'automne
La feria de Béziers se déroulera du 12 au 15 août. A son habitude, Robert Margé a composé un plateau de choix. Désireux de satisfaire toutes les sensibilités tauromachiques, il a, une fois encore, bien équilibré les cartels. Pour débuter ce cycle, le vendredi 12 août à 18h ce sont les pensionnaires de Daniel Ruiz qui seront opposés à la fine fleur de l'art. En effet du Juli en passant par Ponce et enfin Sébastien Castella cette combinaison est garante de réussite. Samedi 13 août à 11h novillada sans picadors avec des becerros de Luc et Marc Jalabert pour les éléves des écoles taurines. L'aprés midi à 18h Toros de Nuniez Del Couvillo pour Curro Diaz, Sébastien Castella et José Maria Manzanares. Aux vues des différentes sorties de ces toreros encore un après midi de plaisir. Dimanche 14 août nouvelle novillada sans picadors avec des bacerros de Robert Margé pour les éléves des écoles taurines. L'après midi, corrida attendue des pensionnaires de Robert Margé. Afin de faire briller son élevage, l'empressa aligne trois toreros habitués aux âpres combats. Juan Bautista, Louis Bolivar et Mehdi Savalli. Lundi 15 août à 11h Novillada piquée avec des Novillos de Alain et FrédériqueTardieu. Bonne initiative de présenter cet élevage Français de respect. Pour ce mettre devant trois novilleros, Français également,Tomas Cerquiera, Juan Leal et Cayetano Ortiz. Encore une belle matinéeen vue. Enfin pour terminer, la traditionnelle Miurada, à 18h, avec les belluaires Juan José Padilla, Rafaelillo et Sérafin Marin. Ce cycle Biterrois se présente bien, mais en cette période d'intense activité, les accidents sont fréquents, alors suerte ! Rens. 04 67 76 13 45.
à Palavas La 13ème édition de la Feria d'automne se déroulera du 23 au 25 septembre prochains. Placée sous le signe de la bouvine, elle est axée autour de l'abrivado des plages et de la finale du trophée Albert Dubout. Deux moments phares qui ne manqueront pas de drainer un grand public.Il faut dire que ces manifestations sont attrayantes pour les 7 à 77 ans. En dehors des ces instants, les abrivados et bandidos ainsi que les danses, feux d'artifice et autres spectacles dans les arènes compléteront un agenda très chargé. Trois jours de fêtes et de liesse, avant de rentrer dans l'automne. Renseignements 04 67 50 39 56.
© Ph Michel Boudon
Feria du Riz en Arles
Les clameurs vont bientôt se taire, dans et autour des amphithéâtres de notre région. La temporada touche à sa fin et déjà plein de beaux souvenirs ont pris place dans la mémoire des aficionados. Arles, Céret, Nîmes, ont connu de grands moments. Les trois grands derniers rendez vous de la saison 2011, ne manqueront pas d'apporter leurs lots de moments intenses. Selon la tradition, Béziers va ouvrir le cycle de la fin de temporada suivie par Arles et Nîmes. Si les arénes sont le centre des passions, les expositions sont de plus en plus nombreuses autour des ruedos. Les arts liés à la tauromachie prennent depuis des années, une importance que l'on n'aurait pas pu imaginer. En effet, peintures, sculptures, photos et vidéos sans oublier la littérature en général et le prix Hémingway en particulier donnent une idée de la création artistique inspirée par la tauromachie. De Picasso à Monterlan en passant par Cocteau et Garcia Lorca, bon nombre d'artistes ont utilisé la tauromachie comme support de leur art. Ils sont aujourd'hui légion a puiser dans cette source de création.
La Feria du riz se déroulera du 9 au 11 septembre prochains. Il y en aura pour tous les gouts. Dans le désordre ; corrida concours, corrida de rejon, Goyesque, novillada. Vendredi 9 à 17h30 novillada avec des pensionnaires de Robert Margé pour Lopez simon Javier Jimenez et Juan Léal. Le soir à 21h30 novillada sans picadors pour les éléves des écoles taurines devant des Tardieu. Samedi 10 à 17h30, la toujours très attendue Goyesque avec 6 Daniel Ruiz pour Morante, El Juli et Juan Bautista. Cartel de luxe pour corrida d'artistes. Dimanche 11 à 11h corrida de rejon avec 6 Martellila pour Joao Moura (hijo) Manzanares et Noelia Mota. L'après-midi à 17h, la course des puristes. Concours de ganaderias avec les élevages les plus âpres de la planète corrida. Conde de la Corte, Cebada Gago, Dolores Aguire, Hubert Yonnet, Tardieu Frères et Conde de Mayalde. Pour se mettre devant de tels toros, il ne fallait pas moins que les belluaires Rafaelillo, Julien Lescaret et David Mora. De bien beaux cartels pour ces trois jours Arlesiens. Réservations : 0891 700 370.
Claude Viallat Oeuvres éphémères
Feria de Nîmes
Comme le veut désormais la tradition, le sable des arènes d'Arles se pare des plus belles réalisations artistiques taurines à l'occasion de la corrida Goyesque. Cette année c'est l'incontournable Claude Viallat qui se charge de cette oeuvre éphémère. Membre fondateur de Supports Surfaces, il entretient des liens très fusionnels avec le monde taurin. Toutes les tauromachies l'intéressent. De la camarguaise à l'espagnole en passant par les landaises et portugaises il en collectionne les images, sculptures, livres, films, etc. Pour décorer les arènes, il a choisi deux aspects de son travail. Les tours Sarrasines seront décorées de grandes bâches. Le centre du ruedo sera décoré d'un toro, taureau de Méditerranée qui affirmera son emprise sur ce lieu deux fois millénaire.
La Feria des vendanges se déroulera du 15 au 18 septembre. Les cartels ne sont pas encore arrêtés mais il comprendront, comme d'habitude la fine fleur de la tauromachie que ce soit au niveau des toreros où au niveau des élevages. Qui seront les compagnons de paséo de José Thomas c'est la question que tout le monde se pose. En dehors des arènes, Nîmes regorge de bodegas et de restaurants ainsi que de lieux publics qui vont voir fleurir sur les murs et cimaises des oeuves d'art. En effet, depuis de nombreuses années les artistes ont pris l'habitude d'exposer leurs oeuvres au cours des différentes ferias. Alors partez à la découverte de ces talents en herbe où confirmés à travers les rues de la ville. Renseignements : 0861 701 401. l’art-vues •
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