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Carnaval : souvenirs en toutes lettres


Jour de hartera Pour parler du carnaval les mots, les phrases me viennent en Béarnais. Je vais passer à la tradition simultanée. On se regroupait au bistrot, c’était le point de départ. Toute la journée que passejavan carnaval. En fait, on ne promenait rien, nous seulement. On se « masquait », c’était le mot employé alors, en femme, en broisha, en hastiau ; un vagabond plutôt sale. Je vois encore un chapeau, à l’intérieur, tout autour, on avait fixé des crins de cheval, ça cachait presque le visage. On s’annonçait par un accompagnement bruyant : casseroles, tambours, l’un avait un piston. On allait de maison en maison, on nous donnait des œufs, boudins, on nous invitait à un verre de vin. Chez Labat, au second déjeuner ils mangeaient la garbure. Vas-y pour la garbure ! À vingt ans on a un bel appétit, c’était une journée de hartera ! Ma mère faisait des beignets. Il fallait un homme pour tenir le récipient sur le feu, c’était souvent le travail du domestique. Elle jetait la farine dans l’eau bouillante et tournait jusqu’à obtenir une boule de pâte. Elle laissait refroidir, puis cassait les œufs, les incorporait. Venait le moment où la main dans la pâte ramollie, elle disait : « non, deux c’est trop, un devrait suffire !» Enfant je suivais la cuisson avec plaisir : les beignets gonflaient, tournaient sur eux-mêmes, se doraient. On se régalait. Chez ma tante, si on ne mangeait pas tous les beignets le jour de carnaval, le lendemain elle les donnait aux cochons, parce qu’à partir de minuit on entrait en carême. On ne badinait pas avec cette règle. Pour les bals, on louait un phonographe chez Franck Radio. On dansait tous les dimanches dans le quillier. Je me souviens d’un air qui revenait souvent : « Je revois les grands sombreros Et les mantilles J’entends les airs de fandango Et séguedilles… » Carnaval qu’ei un brave omi Mes qu’ei un fotut gormand S’a minjat totas las tripas Las saucissas e lo lard Adiu praube, praube, praube Adiau praube Carnaval

Marcel Bordenave, extrait de «Jour de Fête» - Association Mémoire Collective en Béarn


Souvenirs du Carnaval de nos grands-parents

Dans chaque village du canton de Navarrenx pour Mardi gras, les jeunes se déguisaient et passaient de maison en maison. (On se déguisait avec ce qu’on trouvait dans le grenier. Les garçons n’hésitaient pas à se maquiller avec les moyens du bord et à enfiler de vieilles robes. On mangeait beignets et merveilles). Les jeunes offraient des friandises aux habitants qui, en échange, leur donnaient quelque menue monnaie. Certains achetaient aussi des « cacaillottes » (bonbons au goût de réglisse), d’autres payaient le musicien qui animait le bal de l’après-midi. Ce dernier se terminait en brûlant Monsieur Carnaval. Géronce était un village qui se distinguait par la cavalcade : on sortait alors les chars que chaque village avait fabriqués en rivalisant de couleurs et d’astuces, et on traversait ainsi toute la vallée de Joss. Carnaval se terminait le soir de Mardi gras. Le mercredi, c’était Cendres, le début du Carême, et à Navarrenx, la foire.

Les résidents de la maison de retraite Le Pré St Germain, à Navarrenx.


Le Défilé

Marcher, dans ces ruelles sombres Affronter, ce froid, à travers ces ombres. Se joindre, à cette foule enchantée Applaudir, ces personnes déguisées. Recevoir, pluie de confettis Laisser, place aux chocolateries. Savoir, sur un air d'accordéon Entonner, toutes ces anciennes chansons. Ce défilé est bien là, Serait-ce, mardi gras ? Rehausser, vaillamment sent pançard Traverser, cette ville des beaux-arts.

C C.


Les Géants Bonjour ! Je suis le Bouc Noir, le plus grand des 4 Géants présents chaque année au carnaval d'Oloron Sainte-Marie. Vous me reconnaissez sans peine, tout de noir drapé, dominant la foule en délire de mon port de tête aux cornes diaboliques. On me prête des pouvoirs maléfiques, alors que c'est avec bienveillance que je me mêle aux folies de la fête. C'est vrai que j'intimide les petits enfants. Ils s'approchent de moi en serrant très fort la main de leur maman, et s'interrogent tout haut sur les maléfices que je pourrais répandre. Les adultes, eux, ne sont pas très inquiets : depuis la nuit des temps que j'apparais au carnaval, le monde leur a appris à surmonter d'autres frayeurs... Et mes 3 autres copains, vous les connaissez ? Honneur à l'ancien : Milharis. Il est berger depuis plus de 1000 ans ! Saluons aussi Mulat: c'est un cultivateur qui apprit aux hommes la culture du blé. Et n'oublions pas le Cyclope: il garde sans partage un troupeau de brebis aux cornes d'or. Aux derniers vivats de la foule exubérante, nous remontons tous les 4 vers les hauts sommets des Pyrénées. Cet été, lorsque vous serez en randonnée dans le HautBéarn, ne vous approchez pas trop près des gouffres et des lacs sans fond ... Hartat-pe plâ y adichat, bràbe moùnde d'Aulouroû Sénte-Marie !

François Rebillard 64400 Ledeuix.


Carnaval, Plumes, couleurs, costumes bigarrés, tambours, danses, cris de joie, fanfares et cacophonies. Défilés de milliers d’enfants, de jeunes de moins jeunes, dans les rues de la ville. C’est la tradition depuis des décennies ; le carnaval s’étale sur plusieurs jours dans plusieurs villes Et villages C’est l’occasion de partager les rires et les chants et de s’extirper des convenances, tout en faisant bombance au rythme des tables ouvertes et accueillantes. La ville sort de son cocon frileux et de sa grisaille ; elle se travestit en lieu d’exubérance, de folie et D’euphorie ! Grimaces, déguisements, pied de nez, tout est permis ! Le citoyen bien comme il faut n’existe plus ; il est bien là, oui ! Mais revêtu de sa tenue de foire et de son masque ; Il est anonyme dans la foule ; il se défoule en faisant son show des plus provocants ; aujourd’hui il peut se lâcher et se permettre d’exister autrement… D'ailleurs, il ne s’en prive pas : il prend à partie le public avec ses clowneries et ses farces grivoises, sous la pluie des confettis. Demain, le carnaval se poursuivra peut-être encore plus enivrant, dans d’autres villages.

MCassagne. Idron


Retour d’exil

Ce jour-là, notre truculente Majesté, chaussée de pantoufles fleuries, attendait bien tranquillement sur sa mule poumonique que la poussée collective de sa cour finisse enfin de l'amener au sommet des Pyrénées. Son groin, en forme de topinambour, privé depuis bien trop longtemps des fumets les plus succulents, tâtait le fond de l'air avec frénésie pendant que son ventre, qu'il n'avait d'ailleurs plus, émettait d'horribles et longs gargouillis. Son double menton, d'habitude tendu par la farce de gras double, n'était plus qu'un flasque pendentif semblable aux caroncules des dindons et trahissait une autre vérité. Effectivement, ce qui était vrai en haut l'était aussi pour le bas, car son corps sousalimenté par l'exil avait entamé toutes les parties de son être et notamment les réserves les plus intimes qui s'étaient réduites à deux vulgaires pépins de courges perdus au beau milieu d'une minuscule outre fripée. Alors, quand, le cortège qui ressemblait à une vague mêlée autour du porteur de la couronne s'arrêta, et que Sent Pançard put apercevoir au loin les habitations Paloises, il se voyait déjà se goinfrer sans fin et papillonner auprès de quelques jeunes vierges affriolantes. Il n'y tenait plus. C'est alors que, debout sur mule, muni d'un énorme mégaphone, il lança le signal tant attendu par sa cour. À Pau, les habitants qui croyaient à un tremblement de terre étaient loin de s'imaginer qu'une déferlante humaine dévalait les pentes des Pyrénées et s'apprêtait à rentrer dans leur ville comme un renard rentre dans un poulailler.

Gregor Huet


Gourmandise

Tout petit j’adorais la période de carnaval. Non pas le fait de défiler costumé et masqué dans les rues de mon village. Mais ce que j’attendais avec impatience, c’était la préparation et la cuisson des beignets. Je devrais même dire des énormes beignets que ma mère préparait. À l’école communale où j’étais scolarisé, nous préparions le carnaval : les masques étaient en carton souple et les costumes en papier crépon. Ma mère, elle, s’affairait en cuisine à préparer la pâte des beignets. J’adorais la regarder cuisiner. Elle incorporait tous les ingrédients dans un énorme saladier, remuant le tout avec une cuillère en bois et pour terminer, ajoutait les jaunes d’œufs qu’elle me demandait de mélanger. Mais cette fois-ci avec mes mains, là était le secret de fabrication. « Laisser reposer la pâte » me disait-elle. Ensuite, nous faisions chauffer la friteuse et à l’aide d’une cuillère à soupe elle dosait la quantité qui servirait à créer le beignet. Ma mère avait l’habitude d’utiliser ses aiguilles à tricoter pour les tourner et les faire gonfler. Étant trop petit pour admirer le spectacle je grimpais sur une des chaises, ils grossissaient à vue d’œil, se déchiraient tel un volcan en éruption. Une odeur de fleur d’oranger embaumait maintenant la cuisine. Mon ultime et dernière mission était de les rouler dans un bain de sucre. Une fois tout terminé, j’enfilais mon déguisement et ma mère et moi partions pour l’école avec dans les bras, un plat rempli de ces magnifiques beignets de carnaval.

Edy Caza


Bas les masques !

Oui, bas les masques ! Cessons de jouer les rôles que la société nous impose, Cessons d’obéir aveuglément aux incitations médiatiques, Cessons de courir après des illusions mirifiques.

Jetons les masques, Mettons-nous activement à la recherche de nous-mêmes, Devenons des individus plutôt que des personnes, Découvrons les ressources infinies de notre être, Vivons en harmonie avec nos aspirations profondes, Faisons-nous confiance.

… mais Carnaval arrive… Alors, une fois encore, autorisons-nous à nous masquer Et participons aux joyeux débordements de la fête Pour être mieux convaincus

Qu’être ce que nous sommes est la seule voie, Jalonnée à l’attention de chacun d’entre nous, Pour avancer dans les dédales de la vie En suivant le fil subtil qui nous guide.

Françoise Devillers


Balade au carnaval

Je ferme ma porte et croise un ours tenant sa tête qui parle à un enfant. La foule s’assemble. Le badaud croise l’homme déguisé. Mes pas se transforment sous l’assaut des percussions. J’avance, mon pied droit, mon pied gauche, mais mes hanches se meuvent de façon inhabituelle. Je me surprends avec quelques mouvements d’épaules. Mes pas s’arrêtent devant le peuplement de la rue. Ne pouvant bouger, je regarde comme cette fillette l’arrivée de la voiture, qui leur ouvre la route. Je vois des tigres, des grenouilles, des abeilles dans les bras de coccinelles, et rien ne m’étonne. Un enfant me fixe, me sourit. Il a moins d’un an. Du carnaval, il ne voit rien. Du défilé, je ne vois guère plus. Des corps se resserrent sur moi à mesure que défile le cortège. Un masque fait rire, le dérisoire du politique fait le succès de ce spectacle. Un visage blanc surgit de la foule. D’instinct, je recule. Mon pied ricoche sur un spray d’où sort un filet jaune écœurant. Je lève la tête à temps pour voir le poisson claquer sur la joue d’un ignorant chauve au premier rang. Les rues sont enneigées par une nuée de papiers multicolores. Le rouge et le noir maculent certaines façades. Les rues sont vides. Une femme contre un mur retire les confettis échoués sur sa jupe à fleurs. Un foulard coloré enserre son visage. Elle est assise, immobile, les jambes recroquevillées sous son corps. Elle lève les yeux sur moi. Je baisse la tête. Elle, elle n’est pas de la fête.

C.W. - Pau


« Le carnaval biarnés, enfin tu dois connaître ! »

Non, je ne connaissais pas. On m’a vanté la fête, l’extravagance, la transgression. Moi du carnaval, je connaissais Dunkerque, Mulhouse, la bière. Bref, l’outrance me parlait, mais je considérais avoir assez donné. On m’a dit, tu dois voir ça ; j’y suis allée. Je me suis ennuyée. On jouait les bourgeois renversés devant la foule des endimanchés du samedi : pères de famille, vieilles que l’on appelle dames pour respecter ce qui nous hérisse, enfants portant la cape et se rêvant transformés. On n’arrivait à crier que par l’intermédiaire d’un micro. On n’avait peur de rien, parce qu’il n’y avait rien à craindre. La ville, indemne, vivait comme hier et demain. Le carnaval n’était qu’un appendice raisonnable et sain.

On a crié la fête arrive. Il faisait froid. Et puis on a dit la fête fut belle, mais elle est finie. Il a pu s’écouler des heures, des jours, ou peut-être le temps d’un bâillement. J’aurais dû crier « encore ! », je me suis juste dit « et alors ? » Le carnaval, cérémonie de subversion et de renversement des ordres, ne m’a donné à voir que le pâle portrait de Pau.

C.W. - Pau


Mesdames, Messieurs voici venir le carnaval. Ouvrez grands vos yeux pour ce spectacle pas banal, de gens aux masques facétieux qui s’apprêtent à aller au bal. De Venise à Montpellier et sur la place gambetta. Dansez, chantez, riez ! Mais surtout, n'oubliez pas. Quand la fête sera terminée de votre visage, le masque tombera.

Edy Caza


Le Carnaval

Adopter, de somptueux costumes, Accepter déguisements, sans rancune. Se maquiller, aux différentes couleurs, Parsemant au choix, son odeur. Chausser, ces vieux sabots, Maintenir, pieds au chaud. Sur la place du village, Se retrouver, à tout âge. Marcher, vers ces maisons, En compagnie de son bâton. Frapper aux portes, carnaval est là Dans la soirée, danser folklore et java....

C Cossié


L’arrivée de Sent Pançard

Sortant de mon bureau, le cortège avait surgi devant moi sans que je m’y attende. Masques, costumes burlesques, bruits et musiques s’enfilaient dans la rue des Cordeliers venant de la Place Clémenceau dans un vacarme sympathique. Une petite fée, robe en tulle rose, s’accrochait fermement à sa baguette de sa main droite et à celle de sa maman de l’autre main. Un jeune gaillard de 5 à 6 ans, béret, houppelande et bâton en main, faisait plus berger que nature… Les ours déboulèrent alors, insolents et paillards, poursuivis par de drôles de chasseurs. Puis, la troupe se fit plus dense, le bruit plus fort, des odeurs de poisson fumé envahirent l’atmosphère. Sent Pançard arrivait, magnifique sur son char. Il trônait, sa superbe bedaine en avant, vêtu de blanc, or et de fauve, avec l’élégance simple des grands seigneurs, arborant pour seules richesses sa couronne de roi de la fête et son magnifique collier de saucisses grasses. Sa face rubiconde, nez en avant, resplendissait de semer plaisirs et désordres. Débonnaire, il se réjouissait d’avance des hartères et de la débauche qui allaient venir. Il souriait, modeste et épanoui. Le carnaval commençait !

Jean Lagarde - Billère


La plus grande fête païenne

Si nos voisins basques ont leurs grandes ferias aux couleurs typiques, nous avons pour tradition le carnaval biarnès, avec un véritable caléidoscope de couleurs. Il commence avec les jours qui s’allongent en allant vers le printemps, et il voit passer dans ses communes, le Roi de la fête, notre Sent Pançard. Il se termine le dernier dimanche avant le temps de carême, et c’est pour ça que la fête est plus grande. Durant cette trop courte période, on aura assisté à des jeux de grands enfants, comme la chasse à l’ours, mais « pour de faux » on fait la fête au cochon Sent Porquin, avec parades et défilés… Parce que le carnaval, c’est un peu retomber en enfance, on s’y déguise, on se maquille, on fait du bruit et de la musique, on chante, on danse, et puis on accuse notre Roi de tout ce qui nous dérange. Il sera jugé et exécuté, parce qu’il nous soulage ainsi de nos soucis le temps d’une fête. Un jugement pourtant toujours bien drôle, en patois béarnais, que l’on cultive ici mieux que dans son jardin… Notre carnaval, c’est notre espace vital de libertés, parce qu‘on sait trop bien que les jours qui viennent ramènent leur lot de soucis, alors festoyons, gavons-nous de garbure et autres spécialités, buvons le bon vin chaud aromatisé, dans l’odeur sucrée de barbapapa. Era hesta populara. Cultivez-la pour qu’elle dure !

Émilienne Moro - Ousse


Los Mascats

À qui revenait l’initiative ? Il suffisait que l’un lance : « on se masque le jour de Carnaval ? » C’était parti, l’idée faisait son chemin. Encore une histoire de garçons ! Les sœurs donnaient quelques idées, quelques conseils et attendaient la venue des fêtards. On ne se déguisait ni en marquis ni en princesse, on se dissimulait tout simplement sous des habits quelconques. Vêtements de femme avec sac à main et chapeau, c’était la facilité. Le dos courbé, une canne à la main on devenait un grand-père ou un mendiant. Le fantôme avait du succès, il suffisait de s’enrouler dans un drap de lit usagé. Souvent on revêtait un accoutrement qui ne ressemblait à rien et on portait un masque. En groupe, à vélo ou à pied, on allait de ferme en ferme à grand renfort de tutas, cornes, tambour. Suivant la progression de cet étrange et bruyant défilé, les chiens aboyaient longuement. À chaque maison, le scénario était toujours le même : « qui es-tu toi ? Je ne te reconnais pas », même si l’on avait repéré sur son dos le vieux châle de la voisine. Le mascat restait muet pour ne pas se trahir. Les jeunes gesticulaient dans la cuisine de la ferme devenue trop étroite, tournaient autour des filles, se dévoilaient enfin. La dauna leur donnait œufs ou saucisses ou boudin, les invitait parfois à un verre de vin. Los mascats poursuivaient leur chemin et leur quête, on les entendait venir de loin, l’accompagnement musical prenant de l’ampleur, les chiens aboyaient de plus belle. Le soir cette joyeuse équipe se retrouvait à l’auberge. On leur cuisait les provisions amassées, ils se régalaient ! Il n’y avait pas forcément bal ce soir-là, les cavaliers déclaraient forfait ! J’ai le souvenir des bals de carnaval, période de réjouissance qui précédait le « Carême » où l’on ne dansait plus ! Les jeunes organisaient quelques bals alternativement dans les deux quilliers. Deux ou trois musiciens seulement. Il n’y avait ce soir-là que les jeunes filles du village, celles des environs les parents ne les autorisaient pas à une telle sortie ! Les garçons eux, venaient nombreux, un choix de cavaliers à vous faire tourner la tête… On osera quelques refus…

Josette Lansalot

Association Mémoire Collective en Béarn


Carnaval : souvenirs en toutes lettres