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La Quête - Numéro 164 - Mai 2014 - « Les journées sans…»

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3$ Le magazine de rue de Québec

No 164 Mai 2014

Journées sans...

• Vivre sans stresser • Pénurie de ritalin : panique • Cure de déconnexion • Combattre la burqa de chair

Photos : Francis Fontaine

S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.

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soeur. Elle est seule dans la vie, mais très sociable. On l'invite. Quelques années plus tard, un vendredi, on défonce les portes de sa maison où

vitre cassée et installer quatre serrures Qu'elle repose en paix ! sécuritaires. En plus, nous lui disons de se trouver sept personnes qui ont un bon Alcide Labrecque contact avec elle.

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SOMMAIRE DOSSIER JOURNÉES SANS... 08

Pénurie de ritalin : panique ?

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Cure de déconnexion

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Pour combattre la burqa de chair

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Les journées sans, efficaces ?

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Médias sans violence

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Le confort n'est pas la mesure de toute chose

Photo : Francine Chatigny

Vivre sans stresser, est-ce possible ?

CHRONIQUES 07

POUR LE PLAISIR DE LIRE

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18-19 Sans cœur

21

38

Hommage à Sylvain Lelièvre

22

Comportements z'humains

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Les médecins du temps

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Toi

26

Inspiré par la Neuvième

27

Ménestrels

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Au soleil d'été...

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JEUX 16

Le jeu de La Quête

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La langue dans sa poche

Une société de « sans cœur » ? Grands parleux, tits faiseux... Les inégalités sociales de santé dans la région de Québec Pas envie de passer pour la dinde de l'histoire !

Photo: Camille-Amélie Koziej Lévesque

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PAGE COUVERTURE Photo: Francine Chatigny Conception graphique : Karyne Ouellet

RÉALISER L’ESPOIR Camelots recherchés

L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment

donné Hey toi! de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés Tu as 18compte ans ou plus. pour cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, Tu veux te faire quelques dollars? etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs Pour plus d’informations autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, Appelle-nous au certain pouvoir sur leur vie. reprendre un Travaille à ton compte. Pas d’horaire. à la vente - sur de la rue rue !par des Vends le magazine La Quête

418 649-9145 poste 33 Ou L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des Viens nous rencontrer au services d’accompagnement 190, rue St-Joseph Est (coin Caron)communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche logement par le biais de son service Accroche-Toit. Dans l’église d’un Jacques-Cartier

Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots. SUIVEZ-NOUS SUR

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ÉDITEUR Archipel d'Entraide ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette COORDONNATRICE Francine Chatigny CONSEILLÈRE À L’ÉDITION Martine Corrivault RÉDACTRICE EN CHEF Valérie Gaudreau RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Isabelle Noël CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Claude Cossette, Aline Essombé, Diane Morin JOURNALISTES Alicia Beauchemin, Thomas Duchaine, Gabrielle Germain, Rabéa Kabaj, Jean-François Morissette, Lou Sauvajon

UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de juin  : Autochtones urbains.

AUTEURS Julie Cartier, Jasmin Darveau, Jean-Pierre Drolet, Laurence Ducos, Gaétan Duval, Mathieu Meunier, Bernard Songe, Christiane Voyer AUTEURS DES JEUX Hélène Huot, Jacques Carl Morin, Ginette Pépin RÉVISEURE Nathalie Thériault ILLUSTRATRICE Danièle Rouleau

FAIRE DES SOUS EN DEVENANT CAMELOTS Les camelots récoltent 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31

PHOTOGRAPHE Camille Amélie Koziej-Lévesque, Simon-Charles Couture-Labelle INFOGRAPHISTE Karyne Ouellet AGENTE DE PUBLICITÉ SOCIALE Geneviève Thompson IMPRIMEUR Les Impressions STAMPA inc. 418-681-0284

Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.

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Téléphone: La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)

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190, rue St-Joseph est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien

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MOT DE LA COORDONNATRICE

Ptoho: Francine Chatigny

JOURNÉES SANS...

JOURNÉES AVEC ... La semaine de l’itinérance de Québec et la semaine nationale de la santé mentale, qui ont lieu en mai, sont deux semaines de sensibilisation qui tiennent à cœur aux artisans de La Quête. Pourquoi ? Parce que la majeure partie de la clientèle de l’Archipel d’Entraide, éditeur de La Quête, ainsi que bon nombre des camelots de votre magazine de rue préféré (!) se trouvent dans l’une ou l’autre de ces catégories, si ce n’est les deux. Aussi, parce que personne n’est à l’abri d’un mouvement de bascule pouvant survenir dans sa vie ! SEMAINE DE L'ITINÉRANCE Du 13 au 16 mai 2014, le Regroupement pour l'aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) tiendra sa deuxième édition de la semaine de l'itinérance sous le thème Santé pour voir ! Ces journées seront porteuses de réflexion sur les enjeux liés à l'itinérance et les moyens développés depuis 30 ans par le milieu communautaire pour répondre aux besoins de la population. Vous êtes invités en grand nombre à participer aux différents ateliers et conférences ainsi qu'au vernissage Du Talent parmi nous. (Voir la programmation : www.raiiq.org) Difficile de sortir du cercle infernal de l’itinérance et d’avoir une vie meilleure. Même si son passé de sans domicile fixe (SDF) lui fait encore de l’œil, Noël Grenier a tourné la page. Celui qui sait comment « faire assez facilement 100 $ en trois heures » choisit plutôt d’occuper son temps à témoigner pour réduire les préjugés sur l’itinérance. La Quête l’a rencontré. PRENDRE UNE PAUSE, ÇA A DU BON Dans la frénésie du quotidien, on oublie que le lien est ténu entre santé mentale

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et problème de santé mentale. Tous, nous pouvons y être confrontés. Afin de prévenir cette situation fâcheuse, l'Association canadienne de la Santé mentale nous rappelle, au cours de sa semaine de sensibilisation qui se déroulera du 5 au 11 mai, qu'il peut être bénéfique, voire essentiel de Prendre une pause. Pour consulter la programmation www.acsmquebec.org/ snsm.php JOURNÉES SANS... On voudrait vivre sans, mais on doit faire avec : le stress est omniprésent dans nos vies. On sait qu'il a des répercussions sur nos comportements et notre santé, mais il n'est pas nécessairement nuisible selon Pierrich Plusquellec, codirecteur du Centre d'études sur le stress humain (CESH) qu'a rencontré notre journaliste Lou Sauvajon. Si le spécialiste énonce les facteurs qui favorisent l'augmentation du stress, il explique qu'il est possible de « déconstruire les stresseurs ». En février dernier, les médias annonçaient une pénurie de Ritalin. Inquiétant, une journée sans Ritalin ? Indisposant si on se fie à la métaphore qu'a servie à notre journaliste, la psychiatre Annick Vincent : « Le Ritalin est au patient, ce que la lunette ou le verre de contact est au myope ». Plus troublant encore est le manque de transparence des industries pharmaceutiques, comme l’explique Thomas Duchaine. Pour plusieurs, printemps rime avec cure de détoxication. Rabéa Kabaj a plutôt opté pour une cure de déconnexion. Chronique humoristique d'une journée sans technologie. Dans combattre la burqa de chair, Gabrielle Germain aborde la Journée sans maquillage. Pourquoi une telle journée ? Parce que le modèle de femmes parfaites fardées avec précision laisse une trace émotionnelle (...) et est irréalisable. Non

seulement ces « chimères » affectent l'estime des femmes, mais aussi, et cela est alarmant, celle des fillettes. Journée sans tabac, Journée sans achat, Journée sans ma voiture, Lundi sans viande... Tous ces interdits ont-ils l'effet escompté ? Hum... Les adeptes de ces journées qu’a interrogés Jean-François Morissette sont conscients qu'un comportement ne se modifie pas en 24 h. Mais rien ne les empêche de continuer à marteler le clou ! Pour sa part, Alicia Beauchemin rêve d'une Journée sans violence dans les médias. L'anthropologue Martin Hébert rappelle que l’humain a toujours été fasciné par la violence. Comment pourrait-il en être autrement à l'ère de l'information ? CAMPAGNE PRÉ ÉLECTORALE Le nouveau cabinet n’était même pas encore formé que Martine Corrivault m’envoyait Grands parleux, tits faiseux, une réflexion fort à propos sur la prochaine campagne électorale. C’est que, écrit-elle « pour changer les choses comme pour changer les cultures et les habitudes de pouvoir, il faut du temps et de la préparation ». POUR LE PLAISIR DE LIRE Dans la deuxième partie du magazine, les généreux auteurs de La Quête, tout aussi créatifs les uns que les autres, vous offrent une brochette de textes dont vous vous délecterez. Bonne lecture, FRANCINE CHATIGNY

Merci d’encourager les camelots !

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VIVRE SANS STRESSER, EST-CE POSSIBLE ? Ce matin, vous auriez aimé rester au lit et prendre le temps. Vous pensez à la journée qui vous attend et vous vous sentez dépassé, incapable de gérer toute cette pression. Mais vous êtes-vous déjà posé la question : Qu’est-ce que le stress ? Car après tout, pourrait-on vivre une journée sans stress ? Le stress est un phénomène qui nous préoccupe et qui a des répercussions à la fois sur nos comportements et notre santé. Stresser n’est pas quelque chose de nouveau. Si l’on remonte à l’homme de Cro-Magnon, le stresseur le plus important est associé à la chasse au mammouth. Deux cas de figure : combattre pour la survie du groupe, ou fuir car le danger est trop grand. Dans les deux cas, le corps a besoin d’énergie. « Notre cerveau est un détecteur de menaces depuis toujours, celui-ci envoie une alerte en cas de danger pour mobiliser le corps », explique Pierrich Plusquellec, codirecteur du Centre d'études sur le stress humain (CESH). Chasser un mammouth nécessite de la force, de l'endurance, de la concentration et du courage. Le cerveau, lorsqu'il perçoit une menace ou assimile un élément comme un stressant va activer le système hormonal, dont l’adrénaline, pour libérer de l’énergie rapidement. CHANGEMENT DE RYTHME DE VIE

des raisons souvent évoquée provient de la multiplication des technologies de la communication depuis les années 90. Dans l'édition de janvier-février 2014 de Cerveau et psycho, Nicole Aubert rappelle que les nouvelles technologies créent un sentiment d’urgence et d’immédiateté. Selon cette professeur émérite en science humaines, ces avancées modifient nos rythmes de vie. «  Une impression générale est que le temps va plus vite », explique Pierrich Plusquellec. C’est notamment parce que nous avons de plus en plus de choses à faire dans un laps de temps qui reste le même. Pour lui, notre système de réponse au stress n’a pas été conçu pour être activé aussi souvent qu’il l’est de nos jours. LE STRESS N’EN FAIT QU’À SA TÊTE ? Ce qu'il est important de savoir c'est que dans une situation donnée, deux individus ne ressentiront pas nécessairement la même pression. On parle alors de stresseurs relatifs car ils peuvent déclencher une réponse chez l'un, mais pas chez l'autre. « Il n’y a pas de situation stressante en tant que telle, c’est vraiment l’évaluation subjective que la personne va faire de la situation, son interprétation qui va faire en sorte qu’il va y avoir de la détresse associée à ça », explique Josée Savard, professeure titulaire à l'École de psychologie de l'Université Laval. Pour que le corps soit en alerte, il faut que la personne ressente un dépassement face à la situation, qu’elle juge alors stressante. D'après Plusquellec, cela dépend de quatre facteurs : « Vous sentez que vous n'avez pas le contrôle sur une situation, vous avez l'impression que la situation est imprévisible, nouvelle ou encore que votre ego est menacé ».

De nos jours, la menace n’est pas la même mais notre réponse au stress est activée aussi souvent, sinon plus, que du temps où nous chassions le mammouth, explique Pierrich Plusquellec. Ce qui change ce sont les stresseurs. L'organisme, lui, ne fait pas la différence et réagit « Une impression générale est de la même manière que le temps va plus vite » que l’homme de ~ Pierrich Plusquellec Cro-Magnon. Un café et c’est reparti; vous vous dépêchez pour ne pas arriver en retard au travail. Votre messagerie déborde car vous n’avez pas le temps de lire vos courriels. Un, deux, trois rendez-vous, tant pis, vous déjeunerez entre deux coups de fil. Au 21e siècle, l'accélération des modes de vie paraît être un des multiples facteurs qui favorisent les situations de stress. Une

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risques cardiovasculaires ont été prouvées. Le stress est donc un phénomène normal et même nécessaire à la motivation ou à la performance. L’important pour les spécialistes, c’est d’apprendre à gérer ce stress pour éviter qu’il ne devienne chronique. « Une des manières de contrôler le stress c'est de le voir comme un défi plutôt que de le voir comme un obstacle », explique Pierrich Plusquellec. « Si vous avez une perception positive de votre stress, votre cerveau ne va pas le voir comme une menace ». « Déconstruire vos stresseurs », le soir en vous couchant, c’est finalement ce que conseille Pierrich Plusquellec pour reprendre le dessus. LOU SAUVAJON

DÉCONSTRUIRE LE STRESS Les quatre facteurs qui provoquent le stress sont : • la nouveauté • le caractère imprévisible d’une situation • le sentiment d’une perte de contrôle • la menace à l’égo La meilleure manière de contrôler le stress est de déconstruire chaque situation stressante en ses quatre composantes et de trouver une manière de négocier ces composantes. Tiré de la revue des diplômés de l'Université de Montréal, printemps 2012, page 18. Extrait d'une entrevue avec Sonia Lupien, professeure de psychiatrie à la Faculté de médecine de l’UdeM et dirigeante du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine ainsi que du Centre d’études sur le stress humain (stresshumain.ca).

Les spécialistes du stress évoquent une perte de contrôle des individus sur leur gestion du quotidien. Le risque, c’est que le stress devienne chronique, c’està-dire que la pression soit constante. Le système de réponse du stress s’active alors constamment, de sorte qu’il peut devenir un véritable facteur de risque, explique Josée Savard. Le stress est souvent accusé de tous les maux. À ce jour, seules les conséquences sur la dépression et les

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UNE SOCIÉTÉ DE « SANS CŒUR » ? ss

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Dans la vie, on rencontre des gens qui rêvent de se retrouver « avec » et d’autres qui imaginent tout une vie « sans ». Sur le site Internet Journee-mondiale.com, on trouve une liste d’au moins 346 journées qui exaltent un 24 heures de célébration. L’IDÉE DES « SANS »

Frédéric Ozanam qui était résolument « avec » les miséreux, ce qui l’amena à fonder la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Mais vous qui me lisez pourriez certainement en citer d’autres. « SANS » OU « POUR » ?

Une des premières journées « sans » est sans doute la Journée sans voiture instituée en 1956 au moment où le canal de Suez fut bloqué, empêchant les tankers d’acheminer le pétrole du Moyen-Orient vers les automobilistes assoiffés. Près de 60 ans plus tard, les voitures roulent toujours, mais on parle un peu plus de l’effet de serre.

Dans une vie ordinaire, il existe plein de situations où une personne se retrouve « sans », ce qui est dramatique. Dans ces circonstances, il serait bienvenu qu’un ange (un parent, un ami, un inconnu) se présente pour être « avec » elle, car la personne qui est mal prise n’a pas la patience d’attendre la Journée sans… ou la Journée pour… Ce dont elle a besoin, c’est d’un coup de pouce drette là.

D’autres individus, qui sont des activistes sociaux ou de simples imitateurs, ont calqué la Journée anti-auto et ont institué la Journée sans viande, la Journée sans achats ou la Journée sans Facebook. Tout ce que l’on peut espérer de ces journées, c’est que des personnes s’arrêteront quelques secondes pour réfléchir… puis poursuivront ensuite leur journée mais « avec ».

Quand à 20 ans on se retrouve « sans » avenir, ce dont on a besoin c’est d’un oncle ou d’une voisine « avec » une oreille attentive. Quand à 40 ans une personne se retrouve désargentée, ce dont elle a besoin c’est d’une connaissance qui se présentera « avec » quelques dollars superflus qu’elle consentira à prêter. Ou à donner.

Si l’on continue ainsi de créer des « journées sans », on provoquera une pénurie de journées libres car il existe tant de choses dans la vie qui mériteraient de disparaître pour au moins une petite journée dans le « sans » : une journée sans bruit ou sans emmerdeurs, sans pauvreté ou sans menteurs, sans maladie, sans voleurs ou sans violeurs. Une fois cela dit, on ne pourra toutefois par faire disparaître la Vie qui bat.

Ce qu’un individu souhaite quand il se trouve abattu, c’est d’une personne qui se présentera « avec » un peu de temps à lui consacrer —et d’une collectivité « avec » un minimum d’organismes sociaux pour le supporter. Et quand vous vous retrouverez « sans » proche pour affronter le jour qui se lève, il ne vous restera qu’à espérer cet inconnu qui, par un sourire, un geste, vous laissera « avec » une lueur d’espoir.

POURQUOI PAS « AVEC »

Tous ces « avec » sont le fruit d’humains qui vibrent en harmonie avec la Vie, et qui disent « présent » quand ils décèlent autour d’eux un appel au secours. Si, au moment où le besoin de chaleur humaine se fait sentir, il n’existe plus personne pour se présenter « avec son cœur », on se retrouve alors dans une société de « sans cœur ».

La première impression que donne l’idée d’une « journée sans » est qu’une personne s’est affairée pour une bonne cause. Mais cette démarche est minimalement mobilisatrice car diffuser dans les médias un simple slogan est peu productif. Dans les faits, les résultats sont là pour le démontrer, le geste est peu incitatif pour les destinataires. De même qu’il était peu engageant pour l’instigateur. C’est davantage en luttant pour, en misant sur, en travaillant avec, que l’on produit davantage de retombées. L’homme d’affaires suisse Henri Dunant était drastiquement en sympathie « avec » les personnes frappées par la guerre et c’est pour cela qu’il fonda la Croix rouge internationale.

CLAUDE COSSETTE, PUBLICITAIRE & PROFESSEUR

Je mentionne ici seulement quelques-uns des ces aventuriers qui ont changé les sociétés humaines, les ont rendues plus vivables. Comme le fit Colette Samson qui était indéfectiblement « avec » les marginaux de la société, ce qui l’amena à ouvrir la Maison Revivre du quartier Saint-Sauveur. Ou le professeur d’université

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PÉNURIE DE RITALIN : PANIQUE ? Le 26 février dernier, les médias rapportaient une pénurie de Ritalin au Québec. Outre les complications que cette situation semble imposer à certains patients, médecins et pharmaciens, c'est le flou général qui règne quant aux causes de la pénurie et l'annonce tardive de cette dernière qui surprennent.

Pour la psychiatre Annick Vincent, médecin en clinique privée, il faudra quand même suivre la situation de près. « Une de mes patientes a dû faire le tour des pharmacies de Québec, cette semaine, avant de trouver sa médication » lance-t-elle. Le Ritalin est un médicament contrôlé, une fois la prescription enregistrée dans une pharmacie elle n’est pas transférable. « Ma patiente a finalement trouvé une pharmacie qui en avait et je lui ai fait une prescription spéciale pour qu’elle puisse s’en procurer », raconte Mme Vincent. LA LUNETTE DU MYOPE « Le Ritalin est au patient, ce que la lunette ou le verre de contact est au myope », illustre la psychiatre. « La lunette permet de voir, mais ce n’est pas elle qui fait lire, ainsi en va-t-il du Ritalin, qui aide le patient à se concentrer, mais ce n’est pas lui qui fait comprendre ce que dit le professeur », poursuit-elle. Le Ritalin est un psychostimulant essentiellement utilisé pour traiter le trouble du déficit d’attention (TDA), avec ou sans hyperactivité, lorsque les traitements non pharmacologiques se sont avérés inefficaces. Chez les psychostimulants, il faut distinguer les médicaments que l’on appelle « de longue action », et ceux « de courte action » comme le Ritalin. « Souvent, pour traiter le TDA, on va choisir ceux de « longue action », qui contiennent les mêmes ingrédients que le Ritalin, mais qui seront libérés de manière progressive pour que le patient n’ait pas à gérer une prise de médication 3 à 4 fois par jour », explique la Dr. Vincent. Selon elle, pour un myope, l’équivalent

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Ptoho: Archives Web

« Comme les compagnies n’ont pas à être transparentes, on ne peut pas savoir pourquoi le Ritalin n’était pas disponible », souligne Manon Lambert, directrice générale de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Selon elle, il peut y avoir mille et une raisons. Du manque de matières premières, en passant par la fermeture d’un site de fabrication jusqu’aux stratégies de mise en marché des compagnies. Mme Lambert se fait toutefois rassurante. « Ça demande un peu de gymnastique pour les pharmaciens, mais la situation semble relativement sous contrôle », affirme-telle.

serait de faire sa journée avec des verres de contact biodégradables à remplacer tous les 3-4 heures. « Pour maintenir une vision stable, il devrait savoir exactement à quel moment les verres de contact cesseraient leur effet », continue d’imager Mme Vincent.

manière qu’un médicament d’origine et un médicament de « courte action » ne peut pas être systématiquement remplacé par un « longue action », affirme Annick Vincent. « Pour ma patiente qui a fait le tour des pharmacies de Québec, le médicament d'origine est le seul qui convienne », souligne-t-elle. Manon Lambert estime que la situation doit changer. « Un marché devrait être prévenu à l’avance suffisamment pour que les ordonnances puissent être modifiées à temps », expliquet-elle. au patient, ce

C’est pourquoi le cas de figure le plus répandu aujourd’hui est celui où le Ritalin est utilisé pour raffiner la durée d’un médicament « longue action » (généralement de 8 à 10 heures) sur l’ensemble de la journée. «  Le Ritalin prend ainsi « Le Ritalin est le relais du « longue que la lunette ou le verre de Les gouvernements action  » et permet contact est au myope » ont peu d'outils en à la personne de fi- ~ Annick Vincent, psychiatre main pour exiger ler jusqu’au soir  », plus de transparence ajoute-t-elle. de la part des compagnies pharmaceutiques. « Nous avons Selon la clinicienne, bien qu’il y a de demandé au gouvernement fédéral de moins en moins de personnes au Québec mettre en place une loi pour obliger les qui prennent des « courte action » comme compagnies à divulguer plusieurs mois à le Ritalin, ce dernier demeure essentiel l'avance une rupture de stock volontaire dans certains cas. « J’ai une patiente pour ou involontaire, pour que les professionqui c’est le seul médicament qui marche, nels et les patients puissent réagir », exelle a tout essayé », indique la psychiatre. plique Manon Lambert. Elle rappelle que Pour elle, une journée sans Ritalin pour- le dernier projet de loi en ce sens (projet rait ressembler à une journée sans lunette de loi C-523), proposé par le NPD, a été pour un myope. « C’est comme si elle battu en chambre le 12 février dernier. ne voyait plus distinctement et qu’elle THOMAS DUCHAINE ne pouvait plus conduire sa voiture », conclut Annick Vincent. PRÉVENIR LES PÉNURIES Prévenir d’avance les professionnels quand une pénurie se profile apparaît donc important quand il s'agit des médications de ce type. En effet, « un générique n’agit pas exactement de la même

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CURE DE DÉCONNEXION En éteignant le réveil de mon cellulaire ce matin, je ferme du même coup celui-ci pour le reste de la journée. Oui, à l'ère du « je pense donc je tweete » et de l'amitié virtuelle, j'ai décidé de passer une journée sans être joignable. Chronique de ma tranquillité retrouvée (ou pas !). parfaitement alignées sur un bâtonnet de martini ! À mon enthousiaste : « Alors, c'était comment les vacances en Suisse ? », Jean-Sébastien a gentiment comblé ma curiosité par un traditionnel : « Malade !

T'iras voir mon album photos sur Facebook ». Autant dire que les glaçons de ma piña colada sont plus volubiles qu'eux en ce début de repas.

Car comme l'expliquent, non sans beaucoup d'humour, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber dans leur tordant ouvrage Facebook m'a tuer, à l'heure des réseaux sociaux, le repas en tête-à-tête est un concept obsolète, le nombre des convives étant immanquablement doublé par la présence du téléphone intelligent de chacun, qui revient ponctuellement l'isoler de son environnement immédiat. Qui n'a pas vécu ce moment parfois interminable Une heure plus tard et après avoir tenté où son interlocuteur, le sourire en coin pendant dix bonnes minutes de passer au et les yeux rivés sur son écran, pianote travers des six premières pages des Frères à toute allure non sans servir un poli : Karamazov, je me «  Ce ne sera pas réveille de ma sieste long, excuse-moi, il « ...à l'heure des réseaux sode fin de matinée... faut absolument que juste à temps pour ciaux, le repas en tête-à-tête je réponde à ça » ?!!! aller dîner avec des est un concept obsolète...» Temps que vous amis. C'est ainsi que qui bien sûr n'êtes je me retrouve attablée en compagnie de pas l'heureux détenteur d'un téléphone ma bande de copains... et de leurs télé- intelligent 3G recelant de 500 applicaphones intelligents. Pendant que Sara tions toutes plus (in)utiles les unes que tente de se check-in sur Foursquare (ndlr : les autres - pouvez mettre à profit qu'en une application mobile qui permet d'in- analysant puis en refaisant mentalement diquer où l'on se trouve), Julia prend en la décoration du charmant restaurant où photo son apéritif, avant d'aller la pos- vous vous trouvez. ter sur Twitter... On ne sait jamais, des fois que sa horde de followers en délire Ceci étant dit, je sais pertinemment puisse s'échapper à la vue de trois olives qu'en rentrant chez moi ce soir, mon

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addiction virtuelle reprendra le dessus. Je rallumerai mon cellulaire et découvrirai que lorsque je suis injoignable, mes proches inquiets peuvent me laisser une vingtaine de messages et autant d'appels manqués. J'éplucherai mes courriels et vérifierai mon fond bleu Facebook, rougi par les notifications qu'il aura accumulées pendant les douze dernières heures. Mais prendre conscience parfois que le temps passé hors de son écran est du temps investi dans une vie, qui elle n'a rien de virtuel, ça aussi ça fait du bien. Likez, si vous êtes d'accord ;) ! Photo: Shutterstock

Se déconnecter pendant une journée n'est pas chose aisée de nos jours, surtout quand vous faites partie de la génération hyperconnectée qui est la mienne, au point d'avoir intégré certains rituels virtuels à votre quotidien. Prenons par exemple mon ordinateur. Je l'allume exactement 5 minutes après m'être réveillée chaque matin et je l'éteins 5 minutes avant de me coucher chaque soir. C'est mon outil de travail, ma source d'information première et accessoirement ma salle de cinéma portable. Il fait aussi office de cabine téléphonique low cost, voire gratuite, lui qui me permet d'appeler en tout temps à Rabat, Paris ou Mexico. Bref, pour faire court, avoir été fan du répertoire de Patricia Kaas, j'aurais sans aucun doute pu dédier un vibrant « Mon Mac à moi, il me parle d'aventures » à ce compagnon inconditionnel. C'est dire l'étendue de notre relation ! Le voir me dévisager ainsi de son écran poussiéreux en ce samedi printano-hivernal glacial relève du crève-cœur technologique. Je me rabats donc doucement sur ma bibliothèque, vestige de mes études littéraires passées. Comprendre: je ne garde dans celle-ci que de vieux classiques poussiéreux et sur lesquels tu n'as pas forcément envie de t'obstiner pour te détendre lorsqu'arrive la fin de semaine.

RABÉA KABBAJ

CANADIENS BRANCHÉS Selon le Rapport de surveillance des communications (2013) émis par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), les Canadiens ont regardé la télévision en moyenne 28,2 heures par semaine en 2012. Pour cette même année, le rapport signale que « plus de deux Canadiens sur quatre possédaient un téléphone intelligent et plus d’un sur quatre possédait une tablette ». En outre, on y apprend qu'« en 2012, les Canadiens se sont abonnés à des services Internet plus rapides et ont passé plus de temps en ligne ».

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POUR COMBATTRE LA BURQA DE CHAIR Petite, je trouvais ma mère belle. Une femme, c’est d’être belle. Même en jouant à la marelle, même en s’accouplant, même en enfantant, c’est toujours d’être belle. 1

Estelle Lebel, professeure titulaire à l’Université Laval et directrice de la revue Recherches féministes, soutient qu’il y a une différence entre les images créées par les médias et les femmes. Ces images « ne sont pas des femmes en tant que telles, elles sont des discours, des nondits qui parlent beaucoup. Elles contribuent à l’enfermement des femmes ». Et si ces images laissent une trace émotionnelle qui transforme le corps, c’est parce qu’elles sont irréalisables. Mais attention, Mme Lebel souligne que le pouvoir de la beauté est tout à fait normal jusqu’à un certain point, dans les relations de séduction par exemple. Pour elle, la tendance est moins forte au Canada que chez nos voisins du sud où les extrêmes, comme la chirurgie esthétique, sont courants. DES COMPAGNIES RÉCALCITRANTES La plupart des compagnies s’acharnent à vendre la minceur et la jeunesse éternelle. Pourtant, quelques rares compagnies, telles que Dove, emboîtent le pas de la beauté naturelle avec leurs publicités et vidéos. Outre Dove, certaines émissions québécoises, comme Unité 9, « écrites par des femmes [nous représentent de façons] plus naturelles, plus crues », mentionne Mme Lebel. Selon elle, il y a aussi certaines femmes qui s’amusent à contourner les « règles » établies par les médias. Stéphanie Arsenault, répartitrice adjointe aux services dans le domaine de la construction et duchesse de Beauport, est l’une d’elles. Pas question de dilapider une fortune en fond de teint et en fard à paupières : « Je m’assume. Le fait que je ne porte pas de maquillage, ça ne veut pas dire que j’ai

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Burqa de chair, c’est le titre du livre posthume de Nelly Arcand. Elle y soulève le problème de l’image des femmes véhiculée par les médias. Quel lien y a-t-il avec la Journée sans maquillage ? Les deux dénoncent un problème beaucoup plus profond : le manque d’estime de soi.

plus confiance en moi que les autres. J’ai qu’il faut savoir faire la part des choses mes mauvais moments, comme tout le avec nos enfants. Il ne faut surtout pas monde ». La plus naturelle des duchesses tout interdire. Ayant une petite fille de a prôné la confiance en soi et le naturel quatre ans qui adore les couleurs, elle lors du Carnaval, un mentionne qu’elle sujet très important lui achète quelques Qu’est-ce qui amène ces pour elle. vernis et fards à l’ocfillettes à se maquiller et qui casion. Il s’agit de Mmes Lebel et Arse- soutient le phénomène des doser, tout simplenault sont toutes nouvelles Lolita ? ment. Il faut donc deux d’accord lorsjouer son rôle de qu’on leur demande modèle auprès des si les comédiennes et chanteuses partici- enfants, car ils imitent leurs parents, et les pant à la Journée sans maquillage peuvent laisser avoir leur propre personnalité. aider à changer la perception que les adolescentes et les femmes ont d’elles- Naturelle, Mme Arsenault encourage mêmes. « Certainement, car ce sont les toutes les adolescentes et les femmes à médias qui entourent les jeunes d’au- expérimenter la Journée sans maquillage. jourd’hui », soutient Stéphanie Arsenault. « Cette journée sera difficile pour cerMme Lebel précise que les comédiennes taines, plus aisée pour d’autres ». Dans et animatrices qui affichent leur vrai vi- tous les cas, l’initiative de Canal Vie et sage mettent en évidence que c’est un jeu Elle Québec (qui reviendra pour une cinauquel la société entière joue. quième année consécutive lors du 28 mai prochain) met en évidence que des chanLES FILLETTES AUSSI gements drastiques doivent être apportés, Malheureusement, cet enfermement autant par les compagnies que dans nos commence de plus en plus tôt. Qu’est-ce vies personnelles. Au lieu de débattre de la qui amène ces fillettes à se maquiller et charte des valeurs québécoises, peut-être qui soutient le phénomène des nouvelles serait-il temps de débattre de la « burqa Lolita (ces petites filles qui s’habillent et de chair » imposée par les médias ? se maquillent comme des femmes sans en avoir la maturité biologique et mentale) ? PAR GABRIELLE GERMAIN L’accès trop aisé aux médias. En ayant accès aux images sans trop de difficulté, ce 1 Nelly Arcand, Burqa de Chair, livre posthume choix de se farder a alors une tendance à paru en 2011 soit deux ans après son suicide. devenir une obligation à laquelle les enfants se soumettent, voulant ressembler aux jeunes mannequins et aux vedettes hypersexualisées. Mais attention, Mme Arsenault soutient

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LES JOURNÉES SANS , EFFICACES ? Plusieurs fois par année, on entend sur les réseaux sociaux ou par les médias la tenue d’une journée « sans » quelque chose. On choisit d’y participer ou non, mais on se questionne souvent sur l’utilité de cette démarche. Qu’est-ce qui a amené la création d’une telle journée ? Est-ce réellement efficace ? La Quête a posé la question pour deux d’entre elles : la Journée sans voiture et les Lundis sans viande. LA JOURNÉE SANS VOITURE

Photo : Simon-Charles Couture-Labelle

Jean-Philippe Auger, fervent environnementaliste engagé dans la cause de la Journée Sans Voiture à Montréal, explique que la tenue de ce type de journée est avant tout une grande campagne de sensibilisation pour faire changer les modes de transports. « L’idée derrière cette journée-là est carrément de souligner la dépendance que l’on peut entretenir avec nos automobiles et par le fait même notre dépendance face au pétrole », explique-t-il. « C’est une journée où l’on veut sensibiliser les gens aux transports en commun et les inciter à se déplacer collectivement par le bus ou le métro tout en leur offrant leur droit de passage gratuit », résume-t-il. « À Montréal, on pouvait essayer des vélos électriques, jouer au hockey dans la rue, bref se réapproprier les rues dans un contexte urbain où la voiture prend toute la place ».

un moyen plus qu’efficace en matière de sensibilisation parce que « les gens voient concrètement que c’est possible de se déplacer en ville sans automobile ».

ça », raconte ce grand amateur des pâtes. Pierre-Olivier dit même se sentir plus en santé depuis qu'il a commencé à participer à cette initiative.

À Québec, la Journée Sans Voiture est une initiative de l’organisme Accès Transport Viable depuis près de 10 ans.

En fait, trois raisons poussent les participants à s’investir dans le mouvement : l’environnement, la santé et l’éthique. La campagne, lancée par l’Université John Hopkins à Baltimore aux États-Unis, a pour but de réduire la consommation de viande par les citoyens, consommation qui entraîne d’énormes coûts écologiques, notamment en matière de transport du bétail. Par ailleurs, réduire sa consommation de viande, c'est signifier aux producteurs industriels que leurs techniques d'élevage, d'abattage et de transport ne sont pas éthiques et que les consommateurs ne les endossent pas.

LES LUNDIS SANS VIANDE

« D’une part, on fait un effort pour mieux Toutefois, Jean-Philippe concède la dif- manger, de façon plus équilibrée et ça fait ficulté de dresser un constat à cent pour du bien » s’exclame Pierre-Olivier Doré, cent positif d’une telle journée : « Ce n’est qui participe à Lundi Sans Viande depuis pas avec une seule journée par année près d’un an. « Moi, je voulais d’abord et que l’on peut vraiment avant tout bien m’alichanger les choses, mais « Ce n’est pas avec une menter malgré mes au moins ça apporte une seule journée par année études et mon horaire de visibilité énorme sur fou, mais j’aime trop la notre cause et nos choix que l’on peut vraiment viande pour m’en passer changer les choses... » en tant que société ». toute la semaine, alors je ~ Jean-Philippe Auger trouve que c’est un bon « Globalement, on a récompromis », élabore-talisé qu’en ville, on avait il par la suite. trop de voitures et que l’on devait faire quelque chose pour que ça change », croit « Si on ne mange plus de viande un jour l’environnementaliste. Il ajoute croire par semaine, ça démontre une volonté à que la Journée Sans Voiture a toujours été mon avis et c’est pas si compliqué que

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JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE

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MÉDIAS SANS VIOLENCE Quotidiennement, on voit se produire une quantité infinie de violence à la télévision, sur nos fils d’actualité et au travers les divers réseaux sociaux. La violence est un phénomène omniprésent, ce qui demeure néanmoins le plus alarmant c’est que la majorité d’entre nous n’y porte presque plus attention. La violence présentée chaque jour par l’entremise des divers médias devient l’état d’un simple objet de consommation. Faut-il y voir le symptôme d'une société moderne où tout ne tourne pas rond ? septembre 2001, la même boucle d’image évoquant les avions qui s’écrasaient au milieu du World Trade Center à New York avait été diffusée par les médias. Cette boucle d’image représentait la seule chose que les gens pouvaient comprendre, car tout le reste était de l’inconnu. La société tolère très mal les tragédies inexpliquées. M. Hébert explique que la représentation de la violence au travers de la peur collective devient davantage problématique et menaçante, car la société a alors tendance à se créer des scénarios. Ce qui est très intéressant de noter ici, c’est que la représentation médiatique est une violence qui est ni plus ni moins qu’une mise en scène. Elle est le résultat d’une sélection et d’un montage des faits. La violence montrée au travers la machine médiatique ne se veut pourtant qu’une – reconstruction -, et n’est donc pas la réalité. BANALISATION DE LA BARBARIE

La violence, on s’en nourrit sans réellement sans rendre compte, et c’est pourquoi cela demeure bouleversant. Elle devient ainsi une réalité, s’immisçant dans notre quotidien et devenant presque RELIGION PÈCHERESSE une banalité en soi. La violence fait une Un autre exemple évocateur selon l’an- apparition toujours plus dramatisée dans thropologue s’avère la fête religieuse ca- la fiction populaire et dans les faits divers, tholique de Pâques qui, à souvent associés aux mila base, évoque l’apogée lieux marginaux. Avec La violence n’est pas de la torture humaine. l’utilisation grandissante « La bible démontre une du tout un phénomène des médias dans la vie de violence extrême avec social moderne. tous les jours, le nombre la crucifixion du Christ. de scènes violentes qui Par contre, cette torture humaine qui nous est rapporté prend d’énormes proengendre la mort reprend vie avec une portions. Les médias demeurent l’enrésurrection ». M. Hébert explique que droit de prédilection pour diffuser et la bible évoque une courbe typique de transmettre l’information aux citoyens violence en impliquant la mort, puis en et jouent un rôle central dans le façonredonnant la vie. Ainsi la boucle est bou- nement de la culture politique et social clée. Par contre, là où la violence devient de la population. C’est donc dire qu’ils un élément destructeur, affirme-t-il, c’est fournissent les intrants sur lesquels le lorsque celle-ci demeure sans résolution public peut former ses propres jugements et que les gens de la société se retrouvent à propos de sujets différents. dans un climat de peur et d’angoisse. Le terrorisme s’avère un bel exemple pour Comme le souligne Marc Abélès dans son illustrer ceci, car lorsqu’un tel acte se pro- ouvrage La mise en représentation poliduit, le mystère plane et tout le monde tique, « l’un des effets les plus apparents se pose d’innombrables questions pour de l’inflation médiatique consiste dans la tenter de comprendre ce qui se passe au- banalisation de l’événement. La répétition tour d’eux. À la suite des attentats du 11 des images, l’omniprésence de visages et

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de discours connus produisent un effet d’usure ». La possibilité de - zapper - d’un programme à l’autre tend à faire […] un élément parmi d’autres d’un spectacle aux multiples facettes où des matches de football, des émissions de variété présenteront plus d’attrait qu’un autre événement ». Les médias sont un véhicule important pour transmettre l’information et le divertissement au public. L’anthropologue Martin Hébert souligne qu’« au XXe siècle s’est développé avec l’accroissement des médias et du Web un état qui façonne la manière d’être des gens. Les mégas textes globalisent les images pour

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Martin Hébert, anthropologue et professeur au département d’anthropologie de l’Université Laval, explique que la violence n’est pas du tout un phénomène social moderne. « La société met en jeu des rituels publics, la violence est une façon collective de désamorcer la peur reliée à celle-ci. La violence est un phénomène qui existe depuis de nombreux siècles ». L’anthropologue donne l’exemple du théâtre grec qui était très enclin à introduire des scènes barbares à l’intérieur des pièces qu’on y présentait. Aussi, le mythe d’Œdipe datant de l’Antiquité évoque une histoire très cruelle d’Œdipe lui-même qui, après avoir tué son propre père se creva les yeux. « La Catharsis qui exprime l’état de libération et de purification des sentiments et des angoisses demeure un très bon exemple d’évacuer les phénomènes de violence pour la société, laquelle existe depuis un nombre incalculable de siècles. Ainsi, le résultat de toute cette brutalité ne demeure pas un phénomène des années 2000 et des jeux vidéos mais existe bel et bien depuis des lustres », affirme l’anthropologue.

ainsi créer des scénarios et des séquences parfaites pour les êtres déviants ». M. Hébert confirme que ce n’est pas la violence en tant que telle qui s’avère la cause première de toute cette barbarie autour de nous, mais plutôt le moule que les médias projettent et pour lequel il faut faire attention, car ceux-ci donnent un modèle à suivre et alimentent les personnes pour commettre des actes violents. La violence dans la société nord-américaine demeure omniprésente, certes. Cette violence que l’on peut qualifier de barbare pour certains évènements, tels que les fusillades et les drames familiaux, découle inévitablement d’une source. Il faut déduire que la société nord-américaine prône la violence non pas pour se déculpabiliser, mais plutôt parce qu’elle est incrustée dans la vie des individus. L’insertion des actes violents par l’entremise des médias demeure une sorte de boucle pornographique de la violence pour la société. La violence devient alors la signature d’une société moderne, son identité même. ALICIA BEAUCHEMIN

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GRANDS PARLEUX, TITS FAISEUX...

Il y a moins d'un mois, le Québec sortait d'une campagne électorale qui a largement occupé temps et espace dans les médias d'information. Pourtant, qui se souvient aujourd'hui des propos des politiciens ? Quelles images retenons-nous de ces semaines pendant lesquelles les candidats tentaient de gagner nos votes ? À laquelle de leurs promesses tenons-nous assez pour les harceler afin qu'ils la réalisent ? Cela n'aura-t-il été qu'un spectacle pour obtenir le pouvoir de ne rien changer ?

Pourquoi aborder cette question après une élection ? Parce qu'il y en aura d'autres à plus ou moins long terme. Parce que pour " gouverner autrement ", comme disait celle qui a fait comme tout le monde, des gens doivent être prêts à relever le défi et à passer aux actes. Pour changer les choses comme pour changer les cultures et les habitudes de pouvoir, il faut du temps et de la préparation. Et surtout des gens formés qui sachent quoi faire et comment.

Nos anciens s'amusaient en écoutant les discours des beaux parleurs lors des élections: ils les trouvaient divertissants et leur spectacle était gratuit. Une campagne devait alors offrir une assemblée contradictoire. L'événement était couru et même ceux qui pensaient " grands parleux, tits faiseux " s'y rendaient pour participer à un événement mémorable susceptible de tourner autant à la foire d'empoigne qu'au grand numéro de cirque.

Notre histoire récente nous en apprend beaucoup sur le temps que doivent consacrer les militants pour une cause avant d'atteindre leurs objectifs. Elle confirme surtout que les grandes idées ont besoin de clarté, de diffusion et d'appuis mais qu'elles doivent surtout correspondre aux aspirations de la population. Ceux qui " s'engagent à passer à l'action " aujourd'hui, oublient d'expliquer pourquoi ils ne l'ont pas fait avant et comment ils procéderont désormais.

Les plus habiles orateurs utilisaient les réactions du public pour déstabiliser l'adversaire et lui voler la vedette en ridiculisant ses propos sans censure. Ces rencontres ressemblaient plus aux matchs de nos ligues d'improvisation qu'aux ennuyeuses confrontations télévisées actuelles où tout se déroule selon un scénario qui prévoit presque tout, à la seconde près. De la dernière campagne québécoise on retiendra bien sûr la cuisante défaite du PQ et de la première femme à diriger le Québec mais surtout une image: PKP le poing levé. Les attaques contre l'intégrité des uns, l'invitation au striptease fiscal des autres n'apportaient rien de vraiment inhabituel pour dissiper le désabusement des contribuables. Dans le contenu des discours, peu d'idées susceptibles de mobiliser l'enthousiasme et la passion : le Projet Saint-Laurent rejoint le Plan nord dans le tiroir des fantasmes qui voudraient transplanter la prospérité urbaine dans nos régions isolées par des décennies de négligence. Nul ne peut ici blâmer les médias sociaux qui transforment l'avenir en passé: pour retenir quelque chose, la mémoire a besoin qu'on l'impressionne avec des faits.

Il faut plus qu'un slogan pour soulever l'enthousiasme et la fierté. L'impuissance des citoyens quand il s'agit d'obtenir des changements réels devient vite un prétexte pour ne pas se mobiliser. Même la jeunesse préfère le confort et l'indifférence. Les absents ont toujours tort et ce refus de participer, même à une réflexion, peut même se lire comme un consentement au statu quo. Comment alors sortir des vieilles ornières ? Avec les " médias sociaux " il est désormais assez simple de participer à un débat et de s'y engager. Mais il faudra toujours du temps pour le faire. Comme pour changer le monde, un jour à la fois... MARTINE CORRIVAULT

Les politiciens disposent bien d'un grand cahier rempli de belles résolutions mais disent tous la même chose: faites-moi confiance, ne croyez pas mes adversaires, moi et mon parti pouvons régler tous les problèmes, nous sommes parfaits et irréprochables, les autres sont pourris. Nombre de leurs concitoyens électeurs en viennent à croire, comme leurs ancêtres : " Grands parleux, tits faiseux " et se demandent quel est le moins pire des candidats, s'il faut voter pour l'homme de la place ou pour le chef du meilleur des partis.

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www.epicerie-europeenne.com

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LE CONFORT N’EST PAS LA MESURE DE TOUTE CHOSE Dans le synopsis qu’il a soumis à Centraide qui l’invitait dans le cadre de sa série de dîners-conférence, Dany Laferrière précise que le titre de son allocution Le confort n’est pas la mesure de toute chose « n’est sûrement pas un éloge de la pauvreté ».

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Du même titre il dit : « Quand je suis revenu du tremblement de terre de Portau-Prince, j'ai entendu à l'étranger toutes sortes d'analyses et de commentaires de la société haïtienne, mais une chose que je n'ai pas entendue c'est l'écho du rire des Haïtiens quelques jours après le séisme ». D’où les questions : « Comment se passe le désir dans une société où précisément

manquent les choses les plus primaires ? Comment se fait-il qu'un pays que l'on dit l'un des plus pauvres de la planète ait pu arriver à placer si haut la culture ? Comment se fait-il que dans mon pays on trouve autant de peintres, de gens qui font la peinture, qui ne sont pas alphabétisés et dont certains n'ont pas à manger ? » D'où vient cette fierté haïtienne ? Pour Laferrière, cette capacité à rester debout,

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peu importe les circonstances, provient de trois solides piliers : l'histoire, la langue et la religion. Il poursuit avec un passionnant — et trop long pour le reproduire entièrement dans le cadre de cet article — cours d'histoire sur la perle des Antilles. De cette histoire on retiendra, pour les besoins de la cause, que ce sont des esclaves qui se groupent et forment l'armée des pieds nus qui battront l'armée napoléonienne et feront ultimement l'indépendance d'Haïti, qui deviendra ainsi la première république noire du monde et la deuxième république en Amérique après les États-Unis. Comment ces nègres ont-ils pu battre la force armée la plus redoutable de l'époque ? D'abord et surtout, parce que les colonisateurs de l'île et les généraux qui l'occupaient ne pouvaient croire, dans leur vision personnelle, que des esclaves aient le sens de la dignité, une intelligence personnelle et une manière propre de concevoir la vie. Tant et tellement que pendant que les dominants se croyaient maître de l'île, les esclaves s'organisaient, fondaient une armée, s'attribuaient des grades de généraux, lieutenants et capitaines. L’autre faute de jugement des envahisseurs a été de penser que les esclaves ne parlant pas leur langue, l’information ne pouvait circuler. Or, parmi les soumis se trouvaient des lettrés et la réelle volonté de communiquer. Même la stratégie de séparer les esclaves de même origine dans des plantations éloignées a failli, puisque ces derniers ont réussi à contourner cet obstacle en créant l’une des dernières langues que les humains ont inventées: le créole.

peur de rien, sauf de la nuit et des petits « diables ». Selon l'homme qui barbote dans l'encre depuis 40 ans, ces trois piliers apportent une énergie vitale démesurée aux Haïtiens. Questionné sur le manque de confort matériel en Haïti, il répond tout de go : « Se sentir pauvre en Haïti, je ne connais pas cette situation. Être pauvre, oui, c'est éclatant, se sentir pauvre, non ». Il définit la pauvreté comme l’évitement de toute action pour s'en sortir, comme la fin de tout espoir. Or pour empêcher un Haïtien d'espérer, il faut l'abattre, arguet-il. « Les Haïtiens sont toujours vivants tant qu'ils ne sont pas morts ! » Voilà ce qui explique les éclats de rire quelques jours après le séisme, et la poursuite des activités quotidiennes – comme vendre des mangues -, peu importe les 32 coups d'État, les séismes, les dictatures, les inondations, les cyclones, etc. FRANCINE CHATIGNY

LA MISÈRE SELON LAFERRIÈRE « Je déteste la misère, parce que la misère peut rendre méchant. La misère est dure, on n’a aucune idée de la misère... En aucun cas je ne ferai l'éloge du dénuement et je ne crois en aucun cas qu'il peut y avoir une culture née de la misère. Je crois que c'est une condition intenable d'où les gens veulent s'en sortir, point ! »

Enfin, ces esclaves de différentes origines avaient également dans leur bagage une énorme armada culturelle. Mis en commun, leurs chants, proverbes et rites ont donné naissance au Vaudou. Ce culte reconnu pour son rôle spirituel a également servi d’arme de guerre contre les troupes de Naopoléon qui n’avaient

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LE JEU DE LA QUÊTE LE JEU DE LA QUÊTE PAR JACQUES CARL MORIN ET GINETTE PÉPIN par Ginette Pépin et Jacques Carl Morin

CeJEU jeuCONSISTE consiste àÀremplir lesLES rangées horizontales ainsi que lesQUE colonnes 1 et 20 à l’aide CE REMPLIR RANGÉ­­­­­­­ES HORIZONTALES AINSI LES COLONNES 1 ET 20des À définitions, indices ou INDICES lettres mélangées ouMÉLANGÉES déjà inscrites. Chaque case grisée représente L’AIDE DES DÉFINITIONS, OU LETTRES OU DÉJÀ INSCRITES. CHAQUE CASE GRISÉE R ­ EPRÉSENTE QUIlettre EST Àd’un LA FOIS DERNIÈRE D’UN MOT ET LA une lettre qui est à laUNE fois LETTRE la dernière motLA et la premièreLETTRE lettre du suivant. PREMIÈRE LETTRE DU SUIVANT. 1

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1- État américain. Grande chaîne québécoise de rôtisseries. Réseau de télévision privé du Québec.

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5- Voisin du Canada. Arrêt. Prévision. 6- Estrade sur laquelle se disputent les combats de boxe. Oiseau maritime. Somme d’argent avancée. Cépage noir français et suisse. 7- Représentant d’un État auprès d’un autre. Action de rire à demi, avec une intention moqueuse. 8- Personne qui négocie les contrats d’un artiste. Point cardinal. Tremblement d’émotion dans la voix.

2- « Les _______ et aboutissants ». Ensemble de choses gardées en réserve. Marsupial australien. Pièce de bœuf comprenant le 9- Faire revenir à la vie. Plante potagère habituellement consom1- État américain. Grande chaîne québécoise de rôtisseries. Réseau de télévision privé du filet le contre-filet et le romsteck (YLAAOU). mée comme fruit, mais classée avec les légumes. Couette garnie

Québec.

3- Personne qui se fait passer pour quelqu’un d’autre. Automate traditionnellement de duvet. qui peut effectuer certaines tâches à la place de l’homme. Em- 10- Arden, Taylor, II. Événement imprévu. Propriété foncière. 2- de«tramway Les _______ et aboutissants ». Ensemble de choses gardées en réserve. Marsupial ployé (NATRIMOT).

bœuf comprenant le filet le contre-filet et le 4- Qui australien. est de nature à Pièce nuire à de l’organisme. Distribue le courrier à domicile. Vive douleur morale causée par la conscience d’avoir mal agi. Grand pour stockerpour des céréales. 3- Personne quiréservoir se fait passer quelqu’un d’autre. Automate

romsteck (YLAAOU).

qui peut effectuer certaines tâches à la place de l’homme. Employé de tramway (NATRIMOT).

4- Qui est de nature à nuire à l’organisme. Distribue le courrier à domicile. Vive douleur morale causée par la conscience d’avoir mal agi. Grand réservoir pour stocker des céréales.

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PAR HÉLÈNE HUOT DES MOTS POUR RIRE / LA VÉRITÉ SORT DE LA BOUCHE DES ENFANTS! Institutrice en maternelle pendant plus de trente ans, Michèle Guérin se souvient avec plaisir et tendresse des plus beaux jeux de mots de ses élèves. En voici quelques-uns, tirés de son livre Les perles des enfants (éditeur Jean-Claude Gawsewitch, 2013). - « Est-ce que je peux me connecter avec l'ordinateur pour parler à Dieu ? » Milan, 4 ans - Sam : « Maîtresse, pourquoi tu as un gros ventre ? » La maîtresse : « C’est parce que je porte un bébé dans mon ventre. Ta maman aussi t’a porté dans son ventre. » Sam : « Ah ben non, ma maman à moi a utilisé une poussette. C’est plus pratique ! » - « À l’école, on a fait du coloriage, du découpage, du collage et du chantage. » - Invité chez des amis, alors qu’il est à table, Éric (4 ans), lâche un pet. Sa maman : « Qu’est ce qu’on dit ? » Éric : « Ça pue ! » - « Papa, quand je vais être grand, je veux te ressembler mais avec des muscles. » Guillaume, 3 ans - « Dis maman, quand j'étais dans ton ventre, comment as-tu su que je m'appelais Hyacinthe ?» Hyacinthe, 5 ans - Dans la voiture alors qu'il faisait chaud : « Papa, tu peux mettre le froiffage ? » Raphaël, 4 ans - La maîtresse : « Où est-ce que tu t’es fait mal Antoine ? » « Je m’ai fait mal au genou du pantalon ». - La maîtresse : « Ton dessin est très beau. Dis-moi ce que tu as pris pour le faire. ». Lili, levant la main droite : « J’ai pris cette main-là. » - La maîtresse : « Max, j’ai demandé de dessiner un carré, et toi tu as dessiné un rond. » Max : « Mais non maîtresse, j’ai bien dessiné un carré. J’ai juste oublié de faire les coins. »

DES MOTS POUR JOUER / EN ATTENDANT UNE PLACE DANS LE DICTIONNAIRE… Plusieurs mots nouveaux nous arrivent de l’anglais, plus précisément de l’anglais des États-Unis. Leur usage se répand rapidement, notamment sous l’influence des médias qui les font connaître et favorisent leur intégration dans la langue française. Voici quelquesuns de ces mots rencontrés dans les journaux. Connaissez-vous leur signification ? - BASEJUMPER : « Un basejumper de Québec perd la vie en Italie. » (Mathieu Boivin, Le Soleil, 21 août 2013) - BURKINI : « Le burkini est-il fourni ? » (Le Soleil, 14 septembre 2013) - COWORKING : « Le coworking : le travail à valeur ajoutée » (Émilie Folie-Boivin, Le Devoir, 29 octobre 2013) - DRAG : « Un homme rossé durant un drag de rue exige 376 742 $ » (Isabelle Mathieu, Le Soleil, 22 mai 2013) - FAT BIKE : « Oublier l’hiver en fat bike » (Jean-Sébastien Massicotte, Le Soleil, 26 mars 2014) - HIPSTER : « Ils sont supposés ne pas s’aimer. Mais ils marchent main dans la main. Je parle d’Elvis Gratton et du hipster » (Mathieu Bock-Côté, Le Journal de Québec, 15 décembre 2011) - OUTDOORING : « Le outdooring, Une pièce supplémentaire… à l’extérieur » (Chantal Couture, Le Soleil, 4 mai 2013) - STREAMING : « Musique : montée en flèche du streaming » (AFP, Le Devoir, 19 mars 2014) - TAILGATE : « Banni du tailgate » (Le Soleil, 2 novembre 2013) - TRASH : « Le clown est trash ! » (Luc Boulanger, Le Devoir, 4 mars 2010)

DES MOTS POUR PARLER 1. L’expression « une armée mexicaine » sert à désigner une situation où les donneurs d’ordre sont plus nombreux que les exécutants. Quelle expression québécoise a le même sens ? 2. Quelle expression signifie : sans préparation, sans aucune vision à long terme ? 3. Un timbre oblitéré est un timbre : a. ancien; b. annulé; c. rare. 4. Des exemples d’aptonymes : Louis Cresson, cultivateur; Pierre Desjardins, horticulteur; Michel Dubois, ébéniste; Paul Gouge, sculpteur. Comment définit-on un aptonyme ? 5. Un garçon étique est : a. décharné; b. responsable; c. timide. 6. Comment s’appelle la forêt de conifères : la toundra ou la taïga ? 7. Le selfie a présentement le vent dans les voiles, on peut le constater sur les réseaux sociaux. Le mot selfie est apparu pour la première fois en 2002 : a. en Australie; b. aux États-Unis; c. en Grande-Bretagne. 8. Un sépulcre blanchi est : a. un membre de la mafia; b. un gardien de cimetière; c. une personne hypocrite. 9. Un entrefilet publié dans Le Journal de Québec le 14 mars dernier a pour titre : « Un branquignol au stade ». Qu’est-ce donc qu’un branquignol ? 10. Le nombre de francophones aux États-Unis est actuellement d’environ : a. 11 millions; b. 22 millions; c. 33 millions. J’attends de vos nouvelles… Vous aimez les mots. Vous avez des commentaires à formuler ou des suggestions à faire concernant cette chronique La langue dans sa poche. Rien de plus simple. Écrivez-moi à hu-go@sympatico.ca. Cela nous permettra d’échanger sur des questions qui vous intéressent et d’enrichir par le fait même les futures chroniques. Merci à vous ! Les réponses page 37.

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Sans cœur

Je ne peux concevoir que le Ministère s’entête à recourir aux services de cette compagnie minable. Nous méritons mieux pour répondre à nos besoins de livraison. Le coursier poilu s’immisce quotidiennement dans nos activités professionnelles sans la moindre parcelle de délicatesse. Comme un tas de fumier dans une parfumerie. Une vraie honte à la fonction publique. J’ai rédigé une plainte formelle à mon supérieur immédiat. Je sais pertinemment qu’il s’est empressé de la soumettre à la directrice, car je jouis d’une réputation enviable sur mon étage. Le responsable des ressources matérielles et de la sous-traitance agira probablement sous peu. J’habite à quelques kilomètres du Ministère. Je me déplace en voiture tous les matins. Mon mari m’a offert un démarreur à distance pour enrayer le frisson matinal qui me transperçait le corps en saison froide. Je me permets aussi d’utiliser cette merveille en juillet, au plus fort des canicules. Pour la climatisation. J’adore les quarante-huit minutes de conduite qui me séparent de mon gagne-pain. Ce moment privilégié, en symbiose avec ma voiture et ma radio, me permet d’arriver au bureau dans un état de quiétude totale et de concentration sublime. Prête pour le boulot. À l’affût de l’appel qui changera ma vie. Règle générale, je suis d’excellente humeur toute la matinée. Jusqu’à l’arrivée du livreur.

Tous les jours vers treize heures, il se plante devant mon cubicule et m’interpelle de sa voix nasillarde portée par une haleine de beurre d’arachide. Il vaporise un jet de postillons sur mon écran d’ordinateur, comme s’il voulait marquer son territoire. L’odeur insupportable de son maillot me transperce jusqu’à la moëlle. Je n’ose pas lui manifester un quelconque signe de compassion, car je veux qu’il sache à quel point je suis dégoutée par sa présence. Je fais la moue pour transmettre le message. Ces gens-là doivent comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus dans tous les milieux. De plus, son long poil de nez m’horripile. Il doit mesurer trois centimètres. On dirait un fil de soie dentaire usagé qui sort d’un puits nauséabond. À ce moment précis, l’image me propulse dans un gouffre de mauvaise humeur qui m’emprisonne jusqu’en fin de journée. Lorsque je lui remets les enveloppes à livrer, je calcule mes gestes. Je m’assure que mes mains ne touchent pas aux siennes. Néanmoins, je m’empresse de les noyer dans une mare de gel antiseptique, en m’assurant de ne pas imbiber ma douloureuse coupure. Hier, par mégarde, une feuille de papier a entaillé le derme de mon auriculaire. Une douleur vive qui refuse de s’évanouir. Plus tard dans l’après-midi, je devrai me procurer une nouvelle bouteille de cette précieuse solution antibactérienne. Grâce à ma requête auprès du syndicat, depuis la grippe H1N1, nous avons droit à ce produit sans aucune restriction. J’en suis très fière. Lors de ma visite au bout du corridor, jusqu’à la salle bleutée où sont rangés les articles de papeterie, je devrai aussi ramener des trombones et des agrafes. Il faudra toutefois presser le pas. Je ne veux pas m’éloigner trop longtemps du bureau, car l’appel pourrait surgir à tout moment.

Illustration: Danièle Rouleau

Je suis un sans-abri qui travaille à temps plein. Je passe mes soirées dans les bibliothèques publiques, à éplucher des romans et des bandes dessinées. Je me lave le jeudi et le samedi dans un gym vétuste qui offre des cours de yoga à cinq dollars et du savon gratuit. Je mange un peu de bananes et une quantité industrielle de raisins secs provenant de ces petites boîtes rouges avec une madame dessus. Je bois beaucoup. Je dors entre les murs d’un mini entrepôt. Merci à mon sac de couchage North Face qui me garde au chaud. Surtout quand du givre se forme sur la tôle de ma « chambre ». Quand j’ai la grippe, je me soigne avec des médicaments périmés, recueillis dans les ordures de la pharmacie du coin. Je gagne ma vie comme coursier à vélo. Je me raconte des histoires pour me propulser entre chaque point de livraison. Toute la journée, je joue au conteur dans ma tête. Je transporte une bombe que je dois livrer avant l’heure fatidique.

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J’imagine des tireurs embusqués à chaque coin de rue. J’invente des scénarios à l’eau de rose avec les réceptionnistes rencontrées au fil des tours à bureaux. Certains pourraient croire que je suis fou. Pourtant. Je me raconte des histoires, pas plus. Je ne changerais rien à mon existence. Il n’y a que l’hiver et la mauvaise humeur de certaines gens qui rendent parfois ma vie cahoteuse. Les personnes qui ont l’air bête devraient se raconter des histoires. Elles verraient que ça rend heureux. Un mardi après-midi, mon répartiteur interrompt ma narration intérieure. Sa voix sérieuse m’incite à immobiliser mon vélo à une lumière rouge. Une grosse course. Payante. Un don d’organe. Quoi ? Oui. On fait ça ? Non, mais aujourd’hui, oui. Un cœur fraîchement prélevé doit être livré d’urgence dans l’est de la ville. Deux accidents mortels rendent toute circulation automobile impossible entre les deux hôpitaux concernés. Je suis le seul dans les environs. Je me retrouve avec une vie entre les mains et ma conscience professionnelle sur le cœur. En une fraction de seconde, je troque mon statut de sans-abri pour celui de héros potentiel. Pour une fois, pas d’histoire. Je roule à toute allure. Je négocie les courbes avec l’aisance d’un draveur. Avec un cœur dans mon sac et l’adrénaline en ébullition, plus rien d'autre ne compte. Sauf les secondes. Et pourtant, j’ai la vive impression que le temps s’est arrêté. La rue semble interminable et les autos, innombrables. Je les contourne comme une rivière qui se faufile entre les roches. J’ai tellement confiance en mes habiletés que mon anxiété s’érode aux portes de ma conscience.

J’ai la nausée et parfois des tremblements. Ma convalescence a été longue. J’en ai profité pour lire des romans et des bandes dessinées. Pour casser la croûte dans les meilleurs restaurants. Pour déguster mes précieux portos. Je pratique le yoga deux fois semaine. J’ai pris la décision de louer un mini entrepôt, car ma maison croule sous une tonne de babioles dont j’ai du mal à me départir. Mon retour au bureau a été souligné par mes collègues de travail. Une douce attention qui m’a fait un bien immense. Je me sens appréciée par mon entourage. Supportée par mes proches dans ma victoire contre la mort prématurée. Je me sens revivre. Ressuscitée. Vers treize heures, à ma grande surprise, je note la présence d’un bel homme adossé à mon cubicule. Fraîchement rasé. Bien habillé, le regard digne et l’œil vif. L’aisance de sa posture et son odeur agréable invitent à la conversation. Un nouveau livreur ! Ma plainte a finalement été lue et analysée. Le Ministère a changé de compagnie de livraison. Une joie viscérale me parcourt. Mon rythme cardiaque augmente. Soulagée, je constate que mon nouveau cœur tient bon. MATHIEU MEUNIER

J’accroche au passage le rebord métallique d’une poubelle qui me transperce le coude. Un flot d’hémoglobine coule sur mon avant-bras et contourne mes poils hérissés par le froid. Le ruisseau de sang prend comme lit une ride de mon poignet. Jusqu’au débordement. Mes pneus adhèrent au bitume gelé avec l’énergie du désespoir. Un filet de morve se cristallise à la commissure de mes lèvres. Mes mains semblent soudées à mon guidon, que je saisis avec force et acharnement. Si je lâche, c’est la mort. De moi et de l’autre. Au loin, l’hôpital gris s’élève dans la noirceur froide de fin de journée. Comme une immense pierre tombale.

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Illustration: Danièle Rouleau

Je remets le cœur tout chaud à une équipe de cardiologues qui m’attend à l’urgence. Je m’essuie le front perlé avec le revers de ma main sale. Je m’offre une gorgée à l’abreuvoir fixé entre deux civières. Dans le reflet du bassin inondé, je remarque un long poil de nez qui semble vouloir prendre une gorgée. Je marche vers mon vélo, le cœur léger. Je ne sais pas si j’ai sauvé une vie, mais ce soir, je tue ce poil.

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Comment aider une personne inapte? ÊtreCOMMENT atteint d’une maladie est encore tabou dans notre société. Bien que la maladie AIDER mentale UNE PERSONNE INAPTE ? mentale puisse être traitée, il arrive que l’on doive recourir à une mesure de protection Être atteint d’une maladie mentaleComment est encores’y tabou dans notre juridique pour protéger cette personne. prendre?

société. Bien que la maladie mentale puisse être traitée, il arrive

l’on juridique, doive recourir à une mesure Sur que le plan une personne inaptedea protection besoin de juridique protection quand elle doit être pour protéger cette personne. s’yCe prendre ? représentée dans l’exercice de ses Comment droits civils. besoin peut être causé par l’isolement, l’inaptitude, l’état des affaires de la personne. Sur le plan juridique, une personne inapte a besoin de protec-

tion quand elleinapte doit être l’exercice ses droits Si la personne vitreprésentée chez elle,dans on peut la fairedevoir par un médecin au CLSC de Ce S’il besoin peutobtenir être causé par l’isolement, l’inaptitude, son civils. quartier. y a lieu, les évaluations médicale et psychosociale pour ouvrir un l’étatdedes affaires ou de homologuer la personne.un mandat en cas d’inaptitude. régime protection Si la personne inapte vit chez elle, on peut la faire voir par

Si elle vit dans un centre d’hébergement ou est hospitalisée, c’est au médecin un médecin au CLSC de son de quartier. y acharger lieu, obtenir traitant et à un autre professionnel la santéS’il de se de faireles les évaluations requises.

évaluations médicale et psychosociale pour ouvrir un régime

protection ou homologuer mandat cas d’inaptitude. Si de elle est sans domicile un fixe, c’esten un travailleur de rue, un intervenant communautaire, une infirmière ou autre, qui signalera son besoin de protection au CLSC ou Si elle vit dans un centre d’hébergement ou est hospitalisée, à l’hôpital. La personne pourra y être amenée pour être traitée ou pour évaluer son degré c’est au médecin traitant et à un autre professionnel de la santé d’inaptitude. S’il y a lieu, un régime de protection sera ouvert sur décision du tribunal. de se charger de faire les évaluations requises.

UneSipersonne peut ne pas avoir de mesure de de rue, protection elle est inapte sans domicile fixe, c’estbesoin un travailleur un juridique si elle est entourée par sa famille et si ses biens faciles à ou gérer. La loiqui prévoit certains moyens intervenant communautaire, unesont infirmière autre, poursignalera la représenter : le mandat domestique, la procuration et l’administration par un tiers. son besoin de protection au CLSC ou à l’hôpital.

La personne pourra y être amenée pour être traitée ou pour

Elle pourra avoir besoin d’un régime de protection juridique si la situation est évaluer son degré d’inaptitude. S’il y a lieu, un régime de procomplexe, son inaptitude importante ou ses affaires difficiles à gérer. On pourra opter pour tectionavec sera conseiller, ouvert surune décision un régime tutelledu outribunal. une curatelle privée. C’est le tribunal qui décide de la mesure la mieux appropriée. Une personne inapte peut ne pas avoir besoin de mesure de

protection juridique si elle est entourée par sa famille et si ses

Le régime de protection public vient en dernier lieu, si une personne majeure n’a personne biens sont faciles à gérer. La loi prévoit certains moyens pour la pour s’occuper d’elle ou de ses biens. Le Curateur public assume sa représentation légale, représenter : le mandat domestique, la procuration et l’adminisaprès qu’un tribunal l’ait désigné pour le faire.

tration par un tiers.

Le Elle mandat en avoir prévision l’inaptitude pourra besoinded’un régime de protection juridique

si la situation est complexe, son inaptitude importante ou ses

Il vaut mieux prévoirà d’avance assurera protection en cas affaires difficiles gérer. On qui pourra optersa pour un régime avecd’inaptitude. Informezvous sur le site du Curateur public www.curateur.gouv.qc.ca.

conseiller, une tutelle ou une curatelle privée. C’est le tribunal qui décide de la mesure la mieux appropriée.

Aline LeCharest régime de protection public vient en dernier lieu, si une * Conseillère communication au Curateur public dud’elle Québec personne en majeure n’a personne pour s’occuper ou de ses

biens. Le Curateur public assume sa représentation légale, après qu’un tribunal l’ait désigné pour le faire. Le mandat en prévision de l’inaptitude Il vaut mieux prévoir d’avance qui assurera sa protection en cas d’inaptitude. Informez-vous sur le site du Curateur public www.curateur.gouv.qc.ca.

en cas d’inaptitude

Qui sera là pour vous? Dans l’éventualité de la perte de vos facultés, désignez dès maintenant et en toute lucidité la personne qui prendra les décisions pour vous. Obtenez votre mandat en cas d’inaptitude en ligne sur

ALINE CHAREST Conseillère en communication au Curateur public du Québec

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www.curateur.gouv.qc.ca/mandat 1 800 363-9020

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Hommage à Sylvain Lelièvre Toi l'ami dont je ne saurai le nom, Toi mon frère inconnu, toi ma sœur anonyme, Toi qui vis dans le noir, toi l'obscur compagnon, Toi pour qui tant de fois j'ai retourné ma rime, Toi qui est là ce soir, qui entends ma chanson, Toi-même qui jamais ne l'entendras peut-être Qu'importe mais toi, dont je ne sais rien, sinon Que nous vivrons tous deux sans jamais nous connaître...

Sylvain Lelièvre est né le 7 février 1943, dans Limoilou. Ce quartier lui a inspiré de nombreuses chansons. Il disait "mon quartier" parce qu'il aimait se l'approprier. Il était tant fier de ses gens, de ses maisons avec ses escaliers en colimaçon surmontés de grandes galeries, de ses cordes à linge qui donnent dans les cours, de ses ruelles, de ses parcs, de ses enfants qui jouent au ballon et sautent à la corde à danser, de l'odeur du café dans la cuisine, de ses oiseaux sur les fils électriques, de ses gens qui partent travailler tôt le matin, et même la fumée de ses usines qui fait partie du décor. Il savait se laisser toucher

Ptoho: Archives Web

C'est cette chanson de Lelièvre, un parolier sans pareil, qui m'a d'abord touchée. Chaque fois que je l'entends, un mot monte en moi : Tendresse.

Le 30 avril 2002, à l'âge de 59 ans Sylvain Lelièvre s'est éteint. Deux jours avant son décès, il a fait un voyage aux Îles-de-laMadeleine. À son retour en avion vers Québec, il a été retrouvé inconscient. Il est d'abord hospitalisé au CHUL et après à l'Hôtel-Dieu de Lévis. Les médecins ont diagnostiqué une sévère embolie cérébrale.

par ce qu'il aimait : les gens et les choses simples « les choses inutiles » comme il a titré l'une de ses chansons. C'était un homme simple, dans le sens authentique, sincère avec sa voix douce, tranquille, presque chuchotante, qui savait rejoindre son public dans son humanité commune. Oui, il a été l'ami non seulement de beaucoup d'artistes mais aussi de sa coiffeuse, de la serveuse du Café du coin, de son preneur de son, des personnes qui travaillaient dans l'ombre. Pour lui chacun(e) avait son importance et il prenait le temps de les écouter. Nous pouvons dire sans hésiter qu'il était un être charismatique.

Des milliers de gens de tous les milieux sociaux ont assisté à ses funérailles. Des témoignages affluaient de partout, même de France où il avait fait des tours de chant dans différentes boîtes à chanson. Dans le Journal de Québec, le 2 juin 2002, le défunt chroniqueur Pierre Bourgault écrit de Lelièvre : « La vie d'un homme modeste reste un mystère pour le plus grand nombre. On ne sait de lui que ce qu'il a bien voulu nous dire, discrètement. Je pensais que sa mort passerait inaperçue. Or, les hommages et les témoignages n'en finissent plus de se multiplier. Sylvain Lelièvre se disait qu'un modeste joueur de piano. Il nous appartient désormais d'ignorer sa modestie pour proclamer qu'il est un Grand homme ! » Moi et de nombreuses autres personnes sommes fières qu'un parc à son nom ait été érigé à l'intersection de la 4e avenue et du Chemin de la Canardière dans Limoilou. Fières également que son CÉGEP ait dédié une salle à l'esprit, à l'âme de ce merveilleux chansonnier et amoureux de la langue française. CHRISTIANE VOYER

L’entraide
 est
 la
 clé
 qui
 sait
 ouvrir
 l’esprit.
 Ensemble
 laissons
 nos
 préjugés
 sur
 le
 palier
 de
 notre
 porte.




 Action
Habitation
peut
 vous
 aider
 à
 vous
 loger
!
 1199, 4e Avenue, Québec (QC) G1J 3B4 418.648.1278 (224) 418.648.6214 (fax)

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Photo: Camille-Amélie Koziej Lévesque

Comportements z’humains

BoitePainPub:Mise en page 1 11-03-28 09:22 Page1

Tu te plains que nous ne nous voyons pas Tu désertes pourtant nos rendez-vous Tu m’invites à habiter chez toi Je ne trouve pas ma place dans ta maison Tu sembles vouloir reprendre contact Puis je n’ai plus de tes nouvelles Tu m’épaules dans tous mes projets Et tu finis par trouver que j’en fais trop Ta timidité te sert de prétexte Ma bavardise m’est reprochée Tu réponds à mes je t’aime Le premier pas n’est jamais le tien Tu me dis de t’appeler bientôt Je reste des jours sans réponse Je me déplace pour le service demandé Tu as oublié de me décommander Tu manques de temps, d’énergie et d’argent pour sortir avec moi Mais pas avec les autres Si je ne t’apporte rien Tu ne me parles pas Tu m’empêches de trouver un emploi Et tu ris de moi parce que je ne travaille pas Tu lis les livres que je te suggère Tu ne veux m’en donner aucun commentaire Depuis que l’autre est là, tu oublies Nos nombreux sauvetages mutuels.

Participer activement au développement de notre milieu. LA BOÎTE À PAIN

CAFÉ NAPOLI

289 Saint-Joseph Est, Québec (St-Roch) Lundi au samedi 6 h 30 à 20 h Dimanche 6 h 30 à 17 h 30 Tél. : 418 647-3666

396, 3e Avenue, Québec (Limoilou) Lundi au mercredi 6 h 30 à 18 h 30 Jeudi et vendredi 6 h 30 à 19 h Samedi et dimanche 7 h à 18 h 30 Tél. : 418 977-7571

JULIE CARTIER

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PRENDRE UNE PAUSE, Ç’A DU BON !

Tel est le thème de la campagne nationale de la santé mentale au Québec en 2014. L’Association canadienne pour la santé mentale, filiale de Québec vous propose de prendre une pause pour souligner la semaine du 5 au 11 mai. Nous espérons une fois de plus utiliser cette semaine afin de vous sensibiliser à l’importance de prendre soin de votre santé mentale tout comme vous prenez soin de votre santé physique et quoi de mieux qu’une pause pour soi. Conscients que nous vivons dans un monde où le rythme est effréné, nous avons choisi ce thème afin de vous inciter à prendre une pause pour vous amuser, pour vous ressourcer, pour ralentir, pour vous évader, pour courir, pour nager, pour marcher, pour respirer…enfin pour quelque chose quoi que ce soit qui peut vous faire du bien. À chacun sa manière de prendre soin de lui. Le but ultime de cette pause étant d’être en meilleure harmonie avec soi-même. Nous souhaitons vous rappeler que la Semaine nationale de la santé mentale s’adresse à tous et qu’elle est en elle-même un moment pour faire attention à sa santé mentale. De plus, nous aimerions vous inviter à toutes les activités qui auront lieu durant celle-ci. Laissez la curiosité s’emparer de vous et venez voir les expositions, les conférences, les portes ouvertes qui vous sont offertes gratuitement. N’oubliez surtout pas qu’être bien dans sa tête ça regarde tout le monde ! Toutes nos activités et celles de nos partenaires sont disponibles sur notre site web suivant : www.acsmquebec.org MONIQUE BONIEWSKI DIRECTRICE

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Mardi 6 mai 19h00 à 21h00 Conférence-événement

Prendre une pause, parfois ça s’impose L’Association canadienne pour la santé mentale, filiale de Québec a le grand plaisir de vous inviter à sa conférence-événement de Madame Rebecca Wigfield, travailleuse sociale, conférencière et formatrice. Cette conférence intitulée « Prendre une pause, parfois ça s’impose » nous invite à un moment d’arrêt pour faire le point sur les moyens dont nous disposons individuellement et collectivement pour améliorer nos vies personnelles et professionnelles. Cette conférence nous permettra, entre autres, d’identifier les stress auxquels nous sommes soumis et les facteurs de protections. Elle vise également à nous informer sur comment nous pouvons prévenir l’épuisement et retrouver un certain équilibre. Cette conférence marque également le coup d’envoi de notre déménagement des conférences Les P’tits bonheurs Desjardins à la salle polyvalente de la bibliothèque Monique-Corriveau à Sainte-Foy. Bibliothèque Monique-Corriveau 1100, route de l’Église, Québec Stationnement disponible Pour plus d’information 529-1979 Les P’tits bonheurs Desjardins En collaboration avec Desjardins Caisse de Ste-Foy DÉMÉNAGE!!! À partir du 6 mai et ce tous les premiers mardis de chaque mois, nos conférences vous seront présentées à la bibliothèque Monique-Corriveau de 19h00 à 21h00.

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Les Médecins du Temps Quand Monsieur Leborgne entra dans la machine, il prit pour compagnon, l’espoir. L’espoir que le siècle dans lequel il allait se rendre lui rendrait un bon usage de la parole… Bien sûr, cela ne se ferait pas en deux temps trois mouvements. Je n’apprends à personne que depuis que le Temps a été soigné, l’humanité se porte beaucoup mieux. Si à la fin du XXe siècle, on pouvait s’habiller comme on le souhaitait, aujourd’hui, à la fin du XXIIe siècle, on peut choisir d’aller vivre dans le siècle qui nous plaît. C’est très tentant. Si on a connu les traditionnels immigrants, ceux qui viennent d’autres pays, puis les immigrants en technologies, les vedettes sont aujourd'hui les immigrants du Temps. L’équipe de médecins qui était parvenue à soigner le Temps, avait reçu le Prix Nobel de la paix. Longtemps le Temps avait déprimé, le Temps s’était répété : on avait vu tant de guerres se reproduire… Depuis dix ans, le Temps se portait beaucoup mieux, ce qui est peu, à l’échelle de l’Histoire humaine. Enfin… Nous bénéficions même, au début de chaque année

(nous ne parlerons plus bientôt en termes d’année mais je conserve la tradition), du bulletin de santé du Temps. Son dernier bulletin avait été excellent. C’est pour cela que l’homme se décida à entrer dans la machine. * *

*

L’école avait très mal vécu la guérison du Temps. Pour apprendre l’Histoire, on voyageait à présent dans le Temps : l’enseignant devait construire un autre rapport au Temps, à son savoir, et avec les apprenants dont il avait la charge. C’était un travail de titan. Après avoir appuyé sur un bouton, Monsieur Leborgne vit soudain la porte de la machine s’ouvrir et se trouva tout à coup assis face à un homme dans un cabinet médical rempli de livres. Il avait sa télécommande à la main, dont l’écran lui indiquait qu’il se trouvait au numéro 5 de la rue de Lille à Paris. Regardant le spécialiste, il ne put que répéter : -Temps, temps…

Celui-ci après vingt minutes de silence, lui dit : -Vous n’avez plus le temps de vivre. Oui… Et c’est ce temps que vous revendiquez. Prenez le temps, prenez le temps du temps… Même son pouls. Après avoir une fois de plus appuyé sur sa télécommande, Monsieur Leborgne se retrouva à nouveau face à un autre spécialiste. Celui-ci parlait de lui à un autre collègue : « Monsieur Tan semble bien aller aujourd’hui » .1 Après avoir appuyé sur son bouton pour la 3e fois, Monsieur Leborgne se retrouva face à un médecin du XVIIe siècle, qui lui affirma : - « Vous ne trouverez pas mauvais, s’il vous plaît, la curiosité que j’ai eue de voir un illustre malade comme vous êtes; et votre réputation, qui s’étend partout, peut excuser la liberté que j’ai prise ».2 Monsieur Leborgne retourna dans la machine avec ses habituelles pensées : « Je continuerai à chercher le médecin qui saura me guérir, même si cela doit me prendre tout mon temps ! »

Ptoho: Archives Web

LAURENCE DUCOS

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Nom donné par Paul Broca à Monsieur Leborgne. 2 Réplique tirée du Malade imaginaire de Molière. 1

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Photo: Camille-Amélie Koziej Lévesque

Toi

Ta soif de vivre Te rend à tes sources tu ne cesses d'affluer vers toi-même à l'horizon de tes rêves vois que se profile ton paysage intérieur bruissante de ce jour né d'une chansonnette Tu bus l'air au couchant et fus gorgée de sagesse dans le poudroiement d'un silence palpable. LE POÈTE DE LA RUE (J.-P. D.)

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Mi mi fa sol sol fa mi ré do do ré mi mi ré ré Je n'veux plus lever le p'tit doigt pour sauver la paix dans le monde Mi mi fa sol sol fa mi ré do do ré mi ré do do Je n'veux plus écarter les bras pour séduire le cœur d'une blonde Ré ré mi do ré mi fa mi do ré mi fa mi di ré sol Je veux un compte aux îles Caïmans pour pouvoir piler d'l'argent Mi mi fa sol sol fa mi ré do ré mi ré do Nooonn je n's'rai plus c'que j'étais, vu que j'deviens c'que j'voulais. c'que j'ai voulu, c'que j'voudrai. Je n'veux plus lever le p'tit doigt pour le thé de société Je veux just' percer les soleils pour faire rire les gens blasés Et me nourrir de ces sourires qui s'épanouissent en aparté Noonn rien n'arrête les marées, le choc des mots et des idées. Je n'veux plus causer d'adultère pour une game de jambes en l'air Je veux retrouver la lumière tissée d'or sous tes paupières Je veux un banc, sur un balcon, voir les filles et leurs façons Noonn je trépigne moins de désir depuis que j'en ai une dans l'œil, une poussière d'étoile. Je veux bien serrer les dix doigts pour prier la paix dans l'monde Je veux bien écarter les bras pour serrer le corps d'une brune Je veux un conte des mille et une nuits pour pouvoir rêver ma mie Nooonn je n's'rai plus c'que j'étais, vu que j'deviens c'que j'voulais c'que j'ai voulu c'que j'voudrai

Photo: Gallica.bnf.br_Bibliotheque nationale de France

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Beethoven

BERNARD SONGE

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Ménestrels quete_Mai:Mise en page 1 10-04-30 15:24 Page28

Appréhension et révérence

Photo: Archives Web

Les dents serrées face au mur de béton la pupille de l’œil contractée le sang va gicler je lui ai fait face vêtu du noir cérémonial d’un pas lent un temps le chrome Depuis du métal froidintemporel va durcir De sontoutes corpsles gracieuses tourelles tous les châteaux immortels deux lignesDeblanches marquent la fin Toute une immense ribambelle De colorés ménestrels sous une lancée chantent la même mélodieuse ritournelle les mains nouées je trébucheQui s'envole sous la « lune chandelle » dans les airs comme la scène sePortée ralentit par les ses yeux brillentanges de Raphaël sont toujours sur toutes les musiques le rouge enCelumière de fond Les mêmes je t'aime des plus chauds chercher acryliques ton la nuit oùTissés le démon viendra Et des plus chaudes laines crèmes âme, Quedes chantent poètes du ciel la cérémonie mortscescommencera, Sur des notes d'une si la pluie tombe sur toi, beauté éternels Maisdu quoivent de mieux que bonheur que les cornes te frappent Pour dire toutes les belles c’est que l’envoûtement du mal heures. va surgir de tes entrailles GAÉTAN DUVAL nul ne vient nul ne va seul le vent contrôle le temps Pascal Huot

Aux poètes MAI 2014 Parfois, à travers le vocabulaire, On apprend des mots sans air.

Ailleurs

Impression de mouvement même ici, au cœur de l’immobile, dans le temple de l’immuable : bord de mer Sentiment de voyage à travers le mouvement des vagues et la danse patiente des nuages à travers la valse du cœur, peut-être; nouveaux visages J’aimerais être ailleurs et je jouis d’être ici dans l’ailleurs d’hier et dans le hui d’aujourd’hui

Antoine Joie RELAIS LA CHAUMINE

Ressource alternative en santé mentale à Québec du lundi au vendredi de 18h00 à 22h00 850, 3e avenue, Limoilou Tél.: 418-529-4064 chaumine@bellnet.ca chaumine.org

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l’art pour se faire entendre 541, rue De Saint-Vallier Est, 4e étage, Québec T 418 691-3690 www.atelierdelamezzanine.com | info@atelierdelamezzanine.com

L’Odyssée Bleue Inc. Sylvain Demers Coordonnateur

1168, Boul. Des Chutes Québec, Québec G1E 7H5 Tél.: 418.667.6444

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« Mieux vivre avec des voix dans la tête » Depuis environ un an, des hommes et des femmes qui « entendent des voix » se réunissent une fois par semaine, le mercredi, à l’édifice Sherpa (Pech), afin de briser leur isolement, recevoir de l’information, échanger, s’entraider et expérimenter des stratégies pour « mieux vivre avec ces voix dans leur tête ». groupe. L’actuelle session a débuté à la mi-avril et se poursuit jusque vers la fin juin. On peut y participer en tout temps (même si on a raté le début) en composant le 523-2820 (418). Gilles Simard, Pair aidant à Pech Pech : Programme d’Encadrement Clinique et d’Hébergement, 130 boulevard Charest Est, Québec

Photo: Archives Web

QUELQUES CHIFFRES SUR LES VOIX

Cela dit, les voix s’avèrent la plupart du temps des symptômes en lien avec des troubles de santé mentale dont souffrent ces personnes, et sont très souvent apparues à la suite de différents traumatismes (accident, viol, mortalité, etc.). Des voix que les membres du groupe apprennent en fait à gérer au mieux, en fonction des efforts qu’ils consentent à mettre pendant les dix rencontres que dure chaque session.

• Au Québec, ce sont de 40 à 60,000 personnes de toute condition sociale qui entendent des voix. • Le phénomène des voix fait très souvent suite à un événement traumatique (deuil, abus sexuel, agression, catastrophe, maladie, conditions extrêmes, etc.). • De 25 à 50 % des personnes qui prennent des neuroleptiques (médicament utilisé dans le traitement des psychoses) continuent d’entendre des voix.

bienveillantes et pacifiques, négatives et hostiles ou tout simplement neutres. • Les voix entendues peuvent être masculines, féminines ou neutres et peuvent sembler provenir de proches (famille, amis, voisins), de personnes décédées ou d’inconnus. • Les voix peuvent aussi être interprétées comme provenant d’entités surnaturelles, extraterrestres ou autres. Ces informations sont tirées du livre « Mieux vivre avec les voix », de Brigitte Soucy et Myreille St-Onge, paru en 2012, aux Éd. Claude Bussières, (Module I, p.69). Tout comme les groupes d’entendeurs de voix basés au Pavois et au centre de jour Feu Vert, le groupe « Trouve ta voix » est membre du REV Québécois (Réseau des Entendeurs de Voix du Québec - 627-9779 (418). GILLES SIMARD

• Plus souvent qu’autrement, les personnes qui vivent ce phénomène entendent plusieurs voix pouvant être

Enfin, soulignons qu’il s’agit d’un groupe « ouvert », autour duquel gravitent une dizaine de personnes de tous âges provenant principalement des quartiers centraux de Québec, et que n’importe quelle personne (en autant qu’elle entende des voix) peut y adhérer si, bien sûr, elle est soucieuse de se conformer aux règles du

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Photo: Gilles Simard

Baptisé « Trouve ta voix » et animé par une intervenante et un pair aidant de Pech, le groupe permet aussi d’apprendre à mieux composer avec les hallucinations visuelles, olfactives, de même qu’avec toute perception sensorielle (goût, toucher, etc.) associée à la maladie mentale (la schizophrénie, par exemple) et difficile à vivre au quotidien. En outre, les animateurs ont recours à d’autres moyens (témoignages, vidéos, jeux, exercices de groupe, etc.) pour favoriser au maximum l’apprentissage de stratégies efficaces et consolider la solidarité au sein du groupe.

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Note pour Karyne : Mettre cette pub le plus petit possible. Tu peux jouer avec les éléments si tu veux.

La Quête est diffusée pAr téléphone viA

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inc AudiothèQue pour personnes de l’iMpriMé du Québec inc Audiothèque pour PersonneshAndicApées Handicapées de l'Imprimé du Québec

Québec 418 627-8882 Montréal 514 627-8882 Ailleurs au Québec 1-877 393-0103 Québec 418 627-8882 • Montréal 514 627-8882 • Ailleurs au Québec 1-877 393-0103

210-4765, 1re Avenue Québec (Québec) G1H 2T3 Courriel : audiotheque@audiotheque.com Site : www.audiotheque.com

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Photo: Camille-Amélie Koziej Lévesque

Au soleil d’été… Souvenir d’hier Étoile du passé Un autre univers Peu à peu oublié Une chanson d’antan Une feuille d’automne Un rire d’enfant Une pluie monotone Tissu de regrets Brodé de mensonges Des moments de paix Et d’éclairs nous rongent La Vie est une rivière Aux chemins infinis Parfois on s’y perd Lorsque tombe la pluie Mais les nuages au loin Ne feront que passer Pour céder, à la fin Au soleil d’été… JASMIN DARVEAU

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Note pour Karine. Une photo suivra sous peu pour accompagner cette page! Note pour Karine. Une photo suivra sous peu pour accompagner cette page!

Semaine delalasanté santémentale. mentale. Semaine de Mais quoi? Maislalasanté santémentale, mentale, c'est c'est quoi? santémentale mentalen’est n’est pas juste mentale. LaLasanté justel’absence l’absencededemaladie maladie mentale. Selonl’Organisation l’Organisation mondiale mondiale de santé est est un état de de Selon de lala santé santé(OMS), (OMS),« la« la santé un état complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en uneabsence absencede demaladie maladie ou une ou d’infirmité. d’infirmité.»» L’OMS définit également la santé mentale comme « un état de bien-être dans

L’OMS également santé mentale comme « un état de bien-être lequel définit la personne peut selaréaliser, surmonter les tensions normales de la vie,dans lequel la personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de sa la vie, accomplir un travail productif et fructueux et contribuer à la vie de accomplir un »travail productif et fructueux et contribuer à la vie de sa communauté. communauté. » Pour se maintenir en bonne santé mentale, il faut établir un équilibre entre les

Pour se aspects maintenir santé physique, mentale, ilmental, faut établir un équilibre entre les divers deen sabonne vie : social, économique et spirituel. Atteindre et maintenir cet :équilibre parfoismental, sembleréconomique très difficile, et pour divers aspects de sa vie social, peut physique, spirituel. retrouver l’équilibre on peut avoir besoin d’aide. Tel-Aide Québec permet Atteindre et maintenir cet équilibre peut parfois sembler très difficile, aux et pour personnes vivant desondifficultés d’exprimer toute confidentialité ce mal-être ou aux retrouver l’équilibre peut avoir besoinend’aide. Tel-Aide Québec permet ce déséquilibre qui peutd’exprimer nous habiter à des confidentialité périodes bien définies de ou personnes vivantintérieur des difficultés en toute ce mal-être notre vie. ce déséquilibre intérieur qui peut nous habiter à des périodes bien définies de notre vie.

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De SDF à Orateur

En mai 2013, Noël Grenier livrait son premier témoignage « grand public » dans le cadre de la semaine de l'itinérance. Les propos qu'il a tenus, tout comme sa personnalité, ont marqué l'auditoire. Pour le public, il s’agissait d’une rencontre intime avec l'itinérance, pour lui, du début d'une « carrière » d'orateur !

FRAPPER UN NŒUD

Avec pour tout bagage ses quelques expériences de « parler de lui » dans les fraternités anonymes, Noël accepte l'invitation du Regroupement pour l'aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ), initiateur de la semaine de l’itinérance. La réaction de l'auditoire lui laisse alors croire qu’il vaudrait peut-être le coup de continuer. Depuis, Noël a fait une dizaine de conférences et d'autres sont au calendrier.

Celui qui pensait avoir pansé une bonne partie de ses blessures réalise alors qu'il éprouve encore de la rancœur envers les méthodes d'intervention des agents de la paix. Afin que son allocution ne soit pas teintée de ce sentiment, il passe plus d'une heure avec Magali, pour maîtriser ses émotions. « C’est pas le temps de régler des comptes quand je fais une présentation... » Il a pu exprimer froidement sa perception de l'intervention des policiers et suggérer des pistes d'amélioration, notamment avec les personnes en état de crise. Il souhaite que son message en ait fait réfléchir un ou deux...

Au fil des conférences, notre orateur peaufine son art. En observant ses acolytes, Magali et Aline Essombé du RAIIQ, et à coup d'essais et d'erreurs, l’assurance et l'habileté à communiquer son message avec éloquence s’installent. Quand on lui demande pourquoi il témoigne, sa réponse surprend. « Ça peut être aussi simple que de m’occuper. Je ne suis pas si vertueux que ça ! » Meubler son quotidien, essayer des choses, faire des choix... et les bons. « Même si j’ai 61 ans, je peux, aujourd’hui comme demain, assez facilement trouver 100 $ en 3 heures. Je sais comment faire... Maintenant, estce que je dois le faire ? Au moins trois points d’interrogation ». « Jamais je me suis levé un matin en disant : Je veux sauver le monde ! J’essaie seulement de trouver des choses qui m’intéressent  ». Ses implications dans le comité des chambreurs et les Alcooliques anonymes et ses témoignages lui permettent de se réaliser. Il ne fait pas ça pour les honneurs, mais quand une religieuse de la maison Mère-Mallet, lui a dit « Monsieur, vous défendez les gens qui sont sans voix », il a fait WOW ! « Dans ce sens-là, c’est gratifiant. J’ose croire que mes actions peuvent participer à créer un monde un petit peu plus juste ! »

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Sa réaction devant les futurs policiers l'a surpris. « Dès que je pense que je suis complètement délivré, je risque de retomber, comme dans ce cas-là ! » Ainsi, témoigner entraîne introspection et guérison. « Ça c’est un aspect intéressant de la chose ». ATTEINDRE L'OBJECTIF

LA SUITE... À écouter Noël, on sent que son passé n'est jamais très loin. « Quand tu es un semblant de roi déchu, ça peut arriver des matins de te réveiller et d’avoir encore envie d’être roi ! Tu serais peut-être prêt à faire ce qu’il faut pour l’être... » Malgré tout, il dirige ses choix et son énergie vers la réduction des préjugés face à l’itinérance. « Quand je m’adresse aux gens qui vont travailler avec des itinérants, je parle d’attitude. Je leur demande comment il regarde l'itinérant. De haut ? Avec mépris ? Juste ça, analyser son propre regard, peut faire réfléchir. Je leur dis d’essayer de voir cette personne dans la rue, égale à eux ».

Et vous, comment regardez-vous les itinérants ? FRANCINE CHATIGNY

Les futurs policiers, ambulanciers ou travailleurs du domaine social à qui il s'adresse sont d’autant plus réceptifs à ses propos, sachant qu’ils rencontreront l’itinérance dans leur parcours professionnel. Mais d'emblée, ils ne connaissent pas grand-chose des sans-abri. Notre orateur non plus n’en savait rien avant de se retrouver sans domicile fixe (SDF) vers l'âge de 40 ans. « Avant ma dégringolade, je connaissais pas les ressources. Tout à coup, un paquet d’affaires m’arrive, et paf! Lauberivière m’accueille, m'héberge et me nourrit ». Aujourd'hui, quand il se rend à l'édifice à l’intersection de Charest et Jean-Lesage, pour préparer ses présentations avec Magali, il est frappé par la présence de jeunes. « Quand j’avais 17 ans, j’étais loin de ça. J’avais des difficultés dans ma vie, mais sur le plan financier j’étais avantagé ». Cette situation le laisse perplexe. «  Qu’est-ce qu’ils vont devenir  ? T’es jeune, t’es fringant, t’es plein de toutes sortes de choses, sauf d’être dans la rue à la dérive ».

Photo: Francine Chatigny

Souvent, il témoigne en compagnie de Magali Parent, agente de sensibilisation à la maison Lauberivière. Si l'intervenante psychosociale offre la théorie, Noël lui, parle de son vécu. Deux manières de faire, un même objectif : réduire les préjugés envers l’itinérance.

De tous les publics qu'il a rencontrés, les étudiants en techniques policières ont été le plus confrontant. Parler à ces jeunes en uniformes n’était pas banal pour lui. « Des choses de mon passé me rattrapent parfois... »

Ayant déjà frayé avec les toxicomanes, l'âge de certains « accros » le désole aussi. « Quand je vois des p'tits bouts de douze ans en thérapie, pour soi-disant essayer de se sortir de ça... C’est quoi cette affaire-là ». Sachant que toxicomanie, problème de santé mentale et itinérance sont reliés, son inquiétude est justifiée.

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LES INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ DANS LA RÉGION DE QUÉBEC

D’un quartier à un autre, l’espérance de vie diffère d’environ 7 ans à Québec. Selon le dernier rapport de la Santé publique sur les inégalités sociales de santé datant de 2012, les conséquences des inégalités sociales et des conditions de vie sur la santé ne sont pas le fruit du hasard. Le mauvais état de santé, lorsqu’il ne résulte pas d’une maladie héréditaire, est très souvent la résultante de mauvaises habitudes de vie. Il est par ailleurs difficile d’avoir de bonnes conditions de vie lorsque l’on est en situation de précarité, d’insécurité alimentaire ou à la rue. Les inégalités sociales de santé affectent plus fortement les groupes moins favorisés de la région, à savoir entre autres les itinérants, les prostitués, les réfugiés, les immigrants, ou encore les consommateurs de drogues et les autochtones. Cette situation est d’autant plus ironique que Québec est l’une des régions les plus prospères de la province. Selon le bulletin Variation de la Ville, qui dresse un portrait trimestriel de la situation économique, il y a eu une hausse notable du nombre d’emplois dans la région métropolitaine de 7000 emplois par rapport au 4e trimestre 2013. Le document indique également que le taux de chômage est resté identique au précédant trimestre 2013, soit à 4,7 %. Il est vrai que ce chiffre est bien faible comparativement à d’autres régions. Cependant, le rapport sur les inégalités sociales de santé mentionne que dans la région de la Capitale-nationale, 20 % des travailleurs occupaient des emplois à temps partiels en 2010, et qu’il y avait une plus forte hausse d’emplois à temps partiel, par rapport à une très faible augmentation des emplois à temps plein (3,9 %). On peut même y lire que « la croissance de l’emploi dans la région est fortement attribuable à la croissance des emplois à temps partiel, particulièrement dans le secteur des services. Aussi, parmi les personnes qui ont un emploi rémunéré dans la région, 16,7 % occupent un emploi temporaire », c’està-dire que ces personnes vivent dans des conditions précaires et instables.

La croissance économique apparaît donc comme de la poudre aux yeux, puisqu’on peut se dire que cette croissance témoigne de la bonne santé de la population. On a l’habitude des gros chiffres, et peut-être tendance à penser que tant que 80 % des habitants ne vivent pas sous le seuil de pauvreté, que l’on peut se référer aux données statuées par les instances internationales pour décider que c’est le produit intérieur brut qui détermine le niveau de développement d’un territoire. En fait, il n’y a aucun problème car 4 % de chômeurs, c’est plutôt bon ! Mais est-ce que 0 % serait vraiment impossible, utopique, irréaliste ? Aussi, même le fameux 4 % de chômeurs ne prend pas en considération les conditions de travail de ceux qui sont à l’emploi. Un emploi à temps partiel, mal rémunéré, peut facilement créer de l’insécurité alimentaire et donc les conditions d’un état de santé précaire. Ce qui est encourageant, c’est que la sonnette d’alarme a été tirée depuis la Santé publique, et que ce sont donc des réalités qui préoccupent. Des actions se mettent par ailleurs en place pour tenter de faire face au défi de l’inégalité sociale de santé, ce qui est très positif. ALINE ESSOMBÉ

Ce qui est frappant, c’est de constater qu’il n’est plus question de regarder son écran de télévision pour voir les inégalités sociales. Ces inégalités sont ici, à nos portes. Un homme qui naît et vit dans les quartiers de Sainte-Foy-Sillery a 7,1 ans d’espérance de vie de plus qu’une personne habitant dans la Basse-Ville-Limoilou-Vanier! En gros, habiter sur un territoire plus défavorisé de la ville, garantit que l’on vivra de 5 à 7 ans de moins que si on habite dans un quartier plus « riche ». En parlant de naissance, la proportion des naissances de faible poids des milieux défavorisés est 40 % plus élevée que celle des milieux favorisés, et ce ne sont que quelques-unes des données que l’on peut lire au sujet de la répartition inégale de la santé sur le seul territoire de Québec.

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Ressources Aide sociale ADDS Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec Tél. : 418 525-4983 Maison de Lauberivière Centre de jour 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 centredejour@lauberiviere.org Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre à retrouver la confiance, l’espoir et la joie de vivre 1001, 4e Avenue, Québec Tél. : 418 522-3301 Rendez-vous Centre-ville Centre de jour 525, rue St-François Est Tél. : 418 529-2222 Aide aux femmes Centre femmes d'aujourd'hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec Tél. : 418 651-4280 c.f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org Support familial Flocons d'espoir Écoute et aide matérielle pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4, Québec Tél. : 418 683-8799 ou 418 539-2939 flocons.espoir@videotron.ca Violence Info Sensibilisation, information et intervention pour contrer la violence conjugale et la maltraitance envers les aînées. accueil@violenceinfo.com www.violenceinfo.com Alphabétisation Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec Tél. : 418 527-8267 alphabeille@qc.aira.com Alpha Stoneham 926, rue Jacques-Bédard, bureau 202 Tél. : 418 841-1042 alphastoneham@ccapcable.com www.alphastoneham.com Atout-lire 266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca Lis-moi tout Limoilou 798, 12e Rue, 1e étage, Québec Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com La Marée des mots 3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca www.membre.oricom.ca/lamareedesmots Détresse psychologique Centre de crise de Québec Tél. : 418-688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com Centre de prévention du suicide 1310,1re avenue, Québec Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca Communautés solidaires 5, rue du Temple, Québec Tél. : 418 666-2200 info@communautessolidaires.com www.communautessolidaires.com Tel-Aide Québec Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca

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Tel-Jeunes Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com Entraide Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org Fraternité de l'Épi Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est Tél. : 418 523-1731 Hébergement Maison de Lauberivière Pour hommes et femmes démunis ou itinérants 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org L'Armée du Salut et La maison Charlotte Hébergement hommes 14, côte du Palais, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 1 Hébergement femmes 5, rue Mc Mahon, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 2 www.armeedusalut-quebec.ca Maison Revivre Hébergement pour hommes et femmes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 info@maisonrevivre.org www.maisonrevivre.net SQUAT Basse-Ville Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 521-4483 coordo@squatbv.com www.squatbv.com Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec Tél. : 418 666-3225 Résidence de Ste-Foy 3364, rue Rochambau, Québec Tél. : 418 652-9990 YWCA Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes (La Grande Marelle) 855, av. Holland, Québec Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca Réinsertion sociale

info@caferencontre.org www.caferencontre.org Maison de Lauberivière (Souper) 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 stephane.deslauniers@lauberiviere.org Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 745, Honoré-Mercier, Québec Tél. : 418 692-1762 mallet1849@gmail.com Santé mentale La Boussole Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca Centre Communautaire l'Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com Centre d’Entraide Émotions 3360, de La Pérade, suite 200, Québec Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org La Maison l'Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca Le Pavois 2380, avenue du Mont-Thabor, Québec Tél. : 418 627-9779 Téléc. : 418 627-2157 Ocean Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352 Intervention téléphonique Tél. : 418 522-3283 Parents-Espoir Soutien et accompagnement des parents 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167 Service d'Entraide l'Espoir 125, rue Racine, Québec Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca www.relaislachaumine.org

Maison Dauphine Pour les jeunes de 12 à 24 ans 31, rue D’Auteuil, Québec Tél. : 418 694-9616 courrier@maisondauphine.org www.maisondauphine.org

TOXICOMANIE

Prostitution

Amicale AlfA de Québec 75, rue des Épinettes, Québec Tél. : 418 647-1673 info@amicale-alfa.org www.amicale-alfa.org

La Maison de Marthe 75, boul. Charest Est, CP 55004 Québec (Québec) G1K 9A4 Tél. : 418 523-1798 info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com P.I.P.Q. Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec Tél. : 418 641.0168 pipq@qc.aira.com www.pipq.org Soupe populaire Café rencontre Centre-Ville Déjeuner et dîner 796, rue St-Joseph Est, Québec Tél. : 418 640-0915

Al-Anon et Alateen Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca

Point de Repères 225, rue Dorchester, Québec Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com VIH-SIDA MIELS-Québec Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH-sida 625, avenue Chouinard, Québec Tél. : 418 649-1720 Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org

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MERCI À TOUS NOS PRÉCIEUX PARTENAIRES ! PARTENAIRES OR

PARTENAIRES BRONZE

Centraide Curateur Public

Atelier de la mezzanine Audiothèque Centre de crise Cercle Polaire Épicerie européenne Folie Culture Morin Desrochers Beaulieu OCEAN Odysée Bleu Parents-Espoir (à confirmer) Point de repères Quincaillerie St-Jean-Baptiste Relais La Chaumine Maison J.A Moisan

PARTENAIRES ARGENT Action-Habitation Association Canadienne de la Santé mentale La Boîte à pain Café Rencontre Centre d’Entraide Émotions CKRL FM 89,1 Croissance Travail CSQ Érico Choco Musée Équitravail Impressions Stampa PECH Service 211 Tel-aide

Maison Revivre Michel Yacoub PARTENAIRES AD VITAM AETERNAM Claude Gallichan, chiropraticien Yves Boissinot

PARTENAIRES INCONDITIONNELS (depuis plus de 5 ans !) Le Bal du Lézard L’Inter-Marché Saint-Jean

SOLUTION LA LANGUE DANS SA POCHE

DES MOTS POUR PARLER

BASEJUMPER Le basejumper pratique le basejumping, un sport extrême qui consiste à sauter dans le vide à partir d’un point fixe (une montagne, un édifice ou un pont). BURKINI Le burkini est un maillot qui couvre la tête et le corps, on l’appelle le maillot islamique. Ce mot provient de la contraction de « burqa » et de « bikini ». COWORKING Type d’organisation du travail qui offre aux travailleurs autonomes un lieu commun où ils peuvent travailler et créer un réseau d’échange. DRAG Il s’agit d’une sorte de compétition automobile d’accélération; le but est de mettre le moins de temps possible pour franchir une distance donnée (généralement un quart de mille - 402 mètres). FAT BIKE Vélo d’aventure doté de pneus très larges qui permettent de passer presque partout, notamment sur des pistes enneigées. HIPSTER Selon l’auteur de l’article, le hipster est un urbain branché, de la gauche politiquement correcte, qui magasine sur la planète les causes qui lui plaisent. OUTDOORING C’est l’art de vivre à l’extérieur, dans un endroit qui prolonge la maison et aménagé en fonction de ses besoins. STREAMING Se dit de la musique diffusée en continu. L’expression française recommandée est : diffusion en flux. TAILGATE Tradition américaine, le tailgate est une « fête d’avant-match », une sorte de pique-nique géant organisé sur le parking d’un stade par les partisans d’une équipe. (Littéralement, tailgate signifie : coller au parechocs.) TRASH D’un goût douteux, qui flatte les bas instincts de l’homme. Ce mot peut être employé comme nom ou comme adjectif.

1. Plus de chefs que d’Indiens. 2. À la petite semaine. 3. B. Un timbre oblitéré est un timbre annulé par l’apposition d’un cachet qui le rend impropre à une deuxième utilisation. 4. Un « aptonyme » (néologisme québécois) est un nom de famille qui possède un sens lié à la personne qui le porte, le plus souvent son métier ou ses occupations. 5. A. Un garçon étique est décharné, d’une extrême maigreur. 6. La taïga. 7. Le mot « selfie » est apparu la première fois sur un forum Internet en Australie. Il désigne un autoportrait réalisé avec un appareil photo numérique ou un téléphone intelligent. 8. C. Un sépulcre blanchi est un hypocrite, une personne d’apparence et de faux semblants. L’expression vient de l’évangile selon Saint Matthieu : Vous êtes semblables à des sépulcres blanchis, vous qui avez de beaux dehors tandis que votre âme est corrompue. 9. Branquignol signifie, dans la langue familière : fou, loufoque, imbécile. Ce mot est employé comme nom ou comme adjectif. 10. A. 11 millions. (Source : Le Soleil, 14 mars 2014)

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PAS ENVIE DE PASSER POUR LA DINDE DE L’HISTOIRE !

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La France et les Pays-Bas ont connu, tout comme nous ici au Québec, un étonnant coup de barre à droite lors des élections municipales de la fin du mois de mars. Les socialistes et sociodémocrates qui étaient alors au pouvoir ont perdu leurs électeurs traditionnels au profit des partis de centre-droit et d’extrême droite. En France, ces résultats ont mené à la démission du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. DÉBROUILLEZ-VOUS ! (JACQUES ATTALI) Au lendemain de la défaite des socialistes français, Jacques Attali a lancé un retentissant « Débrouillez-vous ! » à l’intention des électeurs français qui ne doivent plus compter désormais sur les gouvernements et les partis politiques pour solutionner les problèmes. « Ma recommandation est claire: agissez comme si vous n'attendiez plus rien du politique. Et, en particulier, comme si vous n'attendiez que le pire du nouveau gouvernement. Et pire encore des suivants, quelle qu'en soit la couleur politique. » (Slate.fr) Si la forme ressemble au désormais célèbre Indignez-vous ! (2010) de Stéphane Hessel, qui avait été suivi par Engagez-vous ! (2011), le propos est diamétralement opposé. Au lieu de lancer un appel à une interpellation massive de l’État et des politiciens, Attali préconise au contraire de les ignorer. Qu’on l’aime ou pas, Attali c’est toute une pointure intellectuelle, un érudit extrêmement prolifique et un haut fonctionnaire qui a eu des fonctions très importantes de conseiller politique, notamment sous François Mitterrand. J’ai apprécié la lecture de Une brève histoire de l’avenir (2009) et j’ai frémi aux perspectives décrites dans cet essai surtout concernant la santé. Sept leçons de vie : Survivre aux crises(2010) amène à réfléchir sur nos choix de vie mais laisse le lecteur sur son appétit sur le plan pratique. Le coup de gueule d’Attali m’est apparu digne de mention dans le contexte actuel. Le Monsieur est désabusé de la politique et du manque de courage (et/ou de vision) des politiciens qui ne peuvent pas entreprendre de vrais changements à cause des impératifs électoralistes. Je passe sur les enjeux européens qu’il voudrait voir se réaliser. Attali sait que son pays et l’Europe s’en vont dans le mur si des mesures cruciales ne sont pas entamées dès maintenant. Et quand un intellectuel de cette trempe rue dans les brancards de la sorte, il faut se poser des questions. DIFFICULTÉS D’ASSUMER L’INCERTITUDE Notre monde est de plus en plus exposé à des défis gigantesques qui mettent en péril la survie de l’espèce et de la nature. Le sujet est difficile et rebute une grande partie de la population mais lorsque l’évidence les atteint, l’indignation offre maintenant une soupape populaire quasi acceptable. Se préparer aux crises et être apparenté aux survivalistes n’est pas très sexy par contre.

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Une partie de la population pense que les catastrophes n’arrivent qu’aux autres (voisins, pays, etc.). Une autre partie croit que l’État et le système (Sécurité civile, Agences, Armée, Assurances, etc.) répondront aux besoins des victimes et qu’ils n’ont pas à s’en préoccuper. D’ailleurs, les gouvernements aiment bien qu’ils ne s’en préoccupent pas trop ou pas du tout, bien qu’ils soient obligés de nous dire quand même de nous préparer. Entre les deux, il y a une frange de la population qui se résigne, du genre : « À la grâce de Dieu, d’Allah, etc. ! Profitons de la vie maintenant pendant qu’il en est encore temps ». Il y a aussi ceux qui savent mais qui n’ont pas intérêt à le dire. Il y a ceux qui en sont convaincus et qui croient qu’il est encore temps de changer les choses dans les comportements et dans les politiques. Il y a ceux qui pensent que c’est trop tard pour sauver tout le monde et qui se préparent à l’abri des regards. Et finalement, il y en a qui se préparent et cherchent à en convaincre quelques-uns. PRÉPAREZ-VOUS À SURVIVRE AVEC PIERO SAN GIORGO Mon préféré parmi ces derniers, c’est Piero San Gorgio, un homme d’affaire suisse doublé d’un excellent communicateur. Il a écrit notamment Survivre à l’effondrement économique (2011) et Rues barbares : Survivre en ville (2012). Il est convaincant, bien documenté, pratique et très cohérent. Il a diffusé sur Youtube plusieurs conférences qui reprennent l’essentiel de ses livres. MÉFIEZ-VOUS DES CYGNES NOIRS AVEC NASSIM NICHOLAS TALEB Apprendre à vivre avec l’incertitude est extrêmement difficile. Certains y sont carrément allergiques. Pour qui aimerait bousculer les schèmes de pensées qui nous empêchent de l’envisager, je propose la lecture de la trilogie de Taleb : Le cygne noir, la puissance de l’imprévisible (2008), Le Hasard sauvage : comment la chance nous trompe (2009) et Anti-fragile, les bienfaits du désordre (2013). Nassim Nicholas Taleb est un écrivain et philosophe. Sa théorie du cygne noir suggère qu'un certain évènement imprévisible qui a une faible probabilité de se produire et qui, s'il se réalise, a des conséquences d'une portée considérable et exceptionnelle. LA DINDE DE TALEB Pour illustrer son propos, Taleb prend « l'exemple d'une dinde que l'on nourrit chaque jour de son existence dans le but de la manger à Thanksgiving ou Noël ». Du point de vue de la dinde, l'idée qu'elle se fait de la vie peut se résumer à « on va me nourrir tous les jours jusqu'à ma mort naturelle, et cela ne changera jamais ». Chaque jour qui passe semble confirmer ce point de vue, son exécution imprévisible la veille de la fête constituant pour elle un « cygne noir ». (Wikipédia) C’est une image bien sûr ! Mais qui a le goût de jouer le rôle de la dinde dans l’histoire ? Pas moi en tout cas ! DIANE MORIN

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soeur. Elle est seule dans la vie, mais très sociable. On l'invite. Quelques années plus tard, un vendredi, on défonce les portes de sa maison où

vitre cassée et installer quatre serrures Qu'elle repose en paix ! sécuritaires. En plus, nous lui disons de se trouver sept personnes qui ont un bon Alcide Labrecque contact avec elle.

Hébergement transitoire Travail de milieu

Un organisme communautaire en santé mentale, qui est là pour vous ! «Là où se rétablir devient possible !»

serealiser@croissancetravail.qc.ca www.croissancetravail.com Tél : 418 522-1244 Fax : 418 528-5809

Soutien communautaire

NOTRE MISSION C'est d'offrir des services d’intégration sociale et professionnelle visant le rétablissement de la personne ayant des problèmes de santé mentale au moyen d’activités de travail bénévole. Nous vous invitons à venir nous rencontrer lors de nos séances d’information qui ont lieu à tous les deuxièmes mardi du mois à 13 h. Pour y participer, contactez-nous.

Formation

(418) 523-2820 Engagé au sein de sa communauté, le Centre d’entraide Émotions met l’entraide au service de la santé mentale. Mai 2010

www.infopech.org pech@qc.aira.com réalise l’espoir

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Soyons solidaires, changeons le monde !

210, boul. Charest Est 6ième étage, Québec Tél. : 418 529-5557 equi@equitravail.com www.equitravail.com

ÉquiTravail a pour mission de favoriser l’intégration, la réintégration et le maintien sur le marché du travail. Les services s’adressent aux personnes qui rencontrent des difficultés d’intégration en emploi en raison d’un problème lié à la santé mentale, de limitations intellectuelles ou d’un trouble du spectre autistique.

Michel Yacoub

Conseiller en sécurité financière Conseiller en régimes d’assurances collectives Représentant autonome 501, 14e Rue Québec, Québec G1J 2K8 Téléphone : 418 529-4226 Télécopieur : 418 529-4223 Ligne sans frais : 1-877-823-2067 Courriel : michel.yacoub@sympatico.ca


3$ Le magazine de rue de Québec

No 164 Mai 2014

Journées sans...

• Vivre sans stresser • Pénurie de ritalin : panique • Cure de déconnexion • Combattre la burqa de chair

Photos : Francis Fontaine

S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.

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La Quête - Numéro 164 - Mai 2014 - « Les journées sans…» by LaQuete - Issuu