La Quete_numero 271_ juin 2025

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Vous avez entre les mains un numéro particulier : il regroupe une sélection d’articles parus au cours des 30 ans d’existence de La Quête. Une dizaine de personnes (voir page des mentions) se sont prêtées à l’exercice de relire les éditions passées et de relever des articles marquants, et ce selon leurs propres critères. Une compilation très hétéroclite et étonnante à plusieurs égards. �� Bonne lecture !

L'Archipel d'Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment donné de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés pour compte cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l'Archipel d'Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné à la vente – sur la rue ! – par des personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu'à titre de travailleurs autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, reprendre un certain pouvoir sur leur vie.

L'Archipel d'Entraide, composée d'une équipe d'intervenants expérimentés, offre également des services d'accompagnement communautaire et d'hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche d'un logement par le biais de son service Accroche-Toit.

Depuis sa création, La Quête a redonné l'espoir à quelques centaines de camelots.

Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu ? Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux.

Faites-nous parvenir votre texte (700 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l'édition suivante. La thématique de septembre : Automobile.

DES SOUS EN DEVENANT CAMELOT

Les camelots font 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier.

Pour plus d'informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 109

Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d'eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l'unique magazine de rue de Québec.

COUPON D'ABONNEMENT 10 PARUTIONS PAR ANNÉE

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LA QUÊTE et Helen Samson

ÉDITEUR

Archipel d'Entraide

ÉDITEUR PARRAIN

Claude Cossette

COLLABORATEURS-RICES

Sébastien Agostini-Cayer, Pierre de Billy, Jacques Bisson, Marie-Rollande Boucher, Éric Boulay, Monique Corrivault, Claude Cossette, Arthur Darrasse, Francis Desharnais, Gaétan Duval, Antoine Faucher, Valérie Gaudreau, Hélène Huot, Pascal Huot, Alcide Labrecque, Marie-Ève Martel, Marie-Josée Nantel, Isabelle Noël, Nounour, Jacques-Carl Morin, Gaston Claude Robinson, Bernard Samson, Bernard St-Onge et Christiane Voyer

COMITÉ DE SÉLECTION

Carole-Anne Beaulieu, Serge Bédard, Odrée Couture-Bédard, Mélanie Fortin, Nicolas Fournier, Émeline Gibert, Paula Leclerc et Marie-Ève Lehoux

INFOGRAPHISTE

Helen Samson

PUBLICITÉ/ABONNEMENT

Carolane Charpentier 418 649-9145 poste 114 laquete.ventes@larchipel-dentraide.org

IMPRIMEUR

Imprimerie STAMPA inc. (418) 681-0284

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La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d'auteur Creative Commons « Paternité –Pas d'Utilisation commerciale – Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n'est pas commercial, permet de l'utiliser et de le diffuser tout en protégeant l'intégralité de l'original et en mentionnant le nom des auteurs.

Abonnement régulier 75 $

Abonnement de soutien 90 $

Abonnement institutionnel 105 $ (toutes taxes comprises)

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La Quête est appuyée financièrement par :

Financé par le gouvernement du Canada

Magazine de rue La Quête

190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7

Téléphone : 649-9145 poste 109

Télécopieur : 649-7770

Courriel : laquete@larchipel-dentraide.org

Source : Volume 1, numéro 1 juillet-septembre 1995, page14 (Illustration Constasio)

Source : Numéro 14, novembre-décembre 1998, page5

Source : Numéro 20, juillet 2000, page 3

scfpquebec scfp-québec

Source : Numéro 40, novembre 2002, p 5

Source : Numéro 54, janvier 2004, page 29

Source : Numéro 106, octobre 2008, page 18

Source : Numéro 118, décembre 2009, page 7

Source : Numéro 126, septembre 2010, p 7

Source : Numéro 138, juillet-aout 2011, page 19

Source : Numéro 121, mars 2010, page 10

Source : Numéro 139, novembre 2011, page 5

Centre femmes aux 3 A de Québec

Pour la réorganisation sociale des femmes

G1L 2R6 Québec (Québec) 270, 5 Rue, e AccueilAideAutonomie

Téléphone : 418 529-2066

Télécopieur : 418 529-1938 reception@cf3a.ca www.cf3a.ca

Source : Numéro 149, novembre 2012, page 19

Réponses en page 29

Source : Volume 1, numéro 1, juillet-septembre 1995, page 30

Source : Numéro 84, octobre 2006, page 23

Réponses en page 29

Source : Numéro 120, février 2010, page 27

TOUS les SAMEDIS de 10 h à 14 h du 5 juillet au 20 septembre

produits frais et locaux ! auparcDurocher!

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Musique et animation gratuites
Ambiance chaleureuse

LA PAUVRETÉ, ÇA USE, ÇA USE...

« Il vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade », clamait Yvon Deschamps. Sous le couvert de l’humour, Deschamps met en évidence les inégalités sociales déterminées par le compte en banque. Logiquement, quand survivre est la priorité numéro un, la santé est accessoire. Il faut d’abord manger, se loger, se vêtir. Tomber malade devient alors un luxe qu’il est difficile de s’offrir.

Dans un rapport publié en 2014, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) s’est penché sur la question des inégalités sociales en santé. « Plusieurs facteurs comme l’éducation, l’emploi, le revenu, le milieu de vie, le logement et l’accès aux services déterminent l’état de santé des personnes. » Autant que l’hérédité ou le système de santé, ces facteurs entrent dans l’équation lorsqu’on tombe malade. Rien qu’en termes d’espérance de vie, les derniers chiffres de l’INSPQ, qui remontent à 2006, montrent un écart de huit ans chez les hommes, et de quatre ans chez les femmes, entre un groupe bien nanti et un autre dans une situation de grande pauvreté.

« Dans le groupe le plus défavorisé, il y aurait 93 % plus de personnes ne se percevant pas en bonne santé que dans le groupe le mieux nanti », révèle le rapport.

SUR LE TERRAIN

Serge*, qui séjourne dans les refuges et vit des périodes d’instabilité résidentielle depuis une dizaine d’années, témoigne des conséquences de sa situation sur sa santé. « C’est sûr que, vivre dans la rue, c’est dur sur le corps. Tout fait mal. Les os, la tête, le foie [rires]… mais c’est surtout les dents. Une rage de dents quand tu ne peux rien faire, ça rend fou ! »

Bryan*, qui, lui, partage son temps entre la rue et le sofa de ses amis depuis près d’un an, s’inquiète moins. « J’ai une bonne santé, je suis capable d’en prendre. Mais je sais que le stress peut faire des dommages. Je suis plus maigre, et je ne dors pas beaucoup. C’est tough »

Concrètement, des initiatives voient le jour pour aller chercher cette clientèle souvent en marge du système de santé régulier. À Québec, c’est le cas de SPOT, une clinique communautaire de santé qui se déplace dans cinq points de services pour rencontrer des gens qui ne peuvent consulter ailleurs, parfois simplement parce qu’ils n’ont pas de carte d’assurance-maladie.

« Mais je sais que le stress peut faire des dommages. Je suis plus maigre, et je ne dors pas beaucoup. C’est tough. » ~ Bryan*

« On peut voir une crainte de consulter. Souvent, nous, on va recevoir un renouvellement de la carte d’assurance-maladie par la poste, mais eux, parce qu’ils vivent de l’instabilité résidentielle, ne le reçoivent pas, et ce n’est pas nécessairement leur priorité », explique Annie Bérubé, infirmière clinicienne chez SPOT.

Mme Bérubé souligne que les ennuis de santé qu’elle voit chez ses patients sont très variés. Pas de maux précis, ou récurrents. « Le principal problème est souvent le non-recours aux soins, ou la consultation tardive, ce

Source : Numéro 131, février 2017, pages 6-7

qui peut avoir des impacts sérieux sur la santé. » « Dans le cas de maladies comme le diabète, même si on ne peut pas contrôler, on va quand même le traiter. Mais ce manque de contrôle fait que la maladie va évoluer beaucoup plus rapidement », ajoute-t-elle.

Côté nutrition, la précarité accompagne souvent une mauvaise gestion de l’alimentation de cette partie de la population. Un régime élevé en sucre, et pauvre en protéines, par exemple, entraîne parfois du diabète, de l’anémie ou du cholestérol. « On peut survivre avec un repas par jour, mais, quand on doit faire des choix alimentaires relatifs à des problèmes de santé, c’est difficile », déplore Annie Bérubé.

Comme Serge* l’a mentionné, la santé bucco-dentaire est également très affectée, car l’offre de soins est coûteuse. « On voit beaucoup d’abcès, et une pauvre santé dentaire en général. » L’infirmière explique que la consommation de drogues et de médicaments peut alors jouer un rôle d’autotraitement. Certains médicaments contre l’anxiété, par exemple,

photo: Archives Web

Source : Numéro 131, février 2017, pages 6-7 (suite)

peuvent être achetés dans la rue pour calmer une rage de dents.

CORPS ET ESPRIT, RELIÉS ?

La maladie mentale est ce qui demeure le plus présent à SPOT. Annie Bérubé parle de dépression, d’anxiété et de troubles d’adaptation qui finissent par ressortir au bout d’une consultation qui, au départ, visait à traiter un symptôme physique.

cette situation, et nous serions tous anxieux ! »

C’est pourquoi la clinique mobile tente d’établir un lien entre le patient et le professionnel. Loin de vouloir remplacer le système actuel, Mme Bérubé voit SPOT comme une transition. « Ce sont des gens qui ont des parcours de vie particuliers, qui ont été élevés dans la violence, dans la consommation, qui ont quitté l’école

« En dessous de tout ça, il y a une grande souffrance, et une grande fragilité, et c’est un travail de longue haleine d’en venir à établir un lien. Mais la personne se sent écoutée, et elle revient. On réussit comme ça à cheminer ensemble. »

ISABELLE NOËL

UNE JOURNÉE DANS LA RUE VERSION FEMME

C’est un fait indéniable : tout le monde dispose de 24 heures dans une journée. Mais choisir où, comment, et avec qui passer ces 1440 longues minutes représente un véritable défi pour certains. C’est le cas de Marilyn Bergeron, qui vit dans la rue depuis maintenant cinq ans.

« C’est sûr que c’est très long. Y’a rien à faire, quand on n’a pas d’argent », lance d’emblée Marilyn, lorsqu’on lui demande comment se passe une journée pour elle. Beaucoup d’attente, donc, mais le principal défi quotidien reste quand même de combler les besoins de base : manger et dormir.

« Ma santé ne va pas super bien, parce que je ne mange pas à mon goût », admet-elle à La Quête. Dans une ère où la qualité de ce qu’on met dans notre assiette est privilégiée sur la quantité, Marilyn n’a souvent ni l’un ni l’autre. Entre un déjeuner de Nutella au Projet L.U.N.E et ce qu’elle peut trouver pour pas trop cher à l’épicerie, l’option santé est souvent absente du menu.

Présentement, elle tente tout de même de prioriser sa nutrition. « Là j’ai commencé à prendre des protéines, mais encore là, ça coûte cher. Mais j’aime mieux investir dans les protéines que dans la dope », lance-telle franchement, « j’ai slaqué beaucoup ça ».

joie de la journée. Coexister dans une communauté est difficile, surtout lorsqu’on fait face à la précarité au quotidien. « Faut regarder [son casier] de tous les bords, tous les côtés, parce que certaines filles sont voleuses. »

Vivre en étant toujours aux aguets, c’est stressant, mais il reste quand même la joie ultime de se poser, le temps d’une nuit.

et je me sens plus belle, face à mes dents surtout ». Les années d’errance ont été difficiles sur sa dentition, mais elle voit maintenant un dentiste, qui l’aide à retrouver le sourire.

« J’étais quand même une belle personne avant. C’est aussi pour ça que je suis en train de reprendre mes affaires en main. »

Marilyn

Mais quand le quotidien consiste à survivre, quelle est la place accordée aux plaisirs, aux rencontres ?

Pour Marilyn, les occasions de rencontrer des gens sont nombreuses, mais les conditions sont loin d’être idéales. « Ça peut se passer souvent, mais c’est un peu n’importe quoi », confie-t-elle. « J’ai récemment trouvé quelqu’un cute, mais finalement il est parti, parce qu’il cherchait une “Marie-couche-toi-là”, et ça ne me tentait pas. C’est pas parce qu’on est dans la rue qu’on est de même, au contraire ».

« Faut regarder [son casier] de tous les bords, tous les côtés, parce que certaines filles sont voleuses. »

Marilyn

Marilyn dort chez Projet L.U.N.E tous les soirs, un organisme du quartier Saint-Roch qui fournit des ressources et un endroit sécuritaire pour les femmes de tous les horizons.

Le centre d’hébergement est composé de trois chambres, à trois ou deux lits, c’est selon. Un étage plus bas, quatre divans peuvent également fournir un peu de quiétude. Marilyn préfère prendre quant à elle le divan à l’étage, qui se situe dans une pièce « bureau » où elle peut être seule.

Ce moment représente à la fois son plus grand stress, et sa plus grande

Et même lorsque la chimie passe, les conditions hygiéniques freinent parfois les élans. Être une femme sans domicile fixe signifie avoir un accès limité à une salle de bain, à un endroit pour se mettre belle, où faire son rituel beauté avant le premier rendez-vous. « En plus j’ai toujours mes couvertures avec moi, en plus d’un plastique pour mettre par terre. » Le genre de bagage qui s’apporte mal pour un souper romantique au restaurant.

Le regard franc de Marilyn est cependant empreint de détermination. « Je commence à me sentir bien. Après toutes ces années, je pense qu’il est temps ». « J’étais quand même une belle personne avant. C’est aussi pour ça que je suis en train de reprendre mes affaires en main. Ça va mieux,

Source : Numéro 235, octobre 2021, page 7

OCTOBRE 2021

Son objectif est de recommencer à travailler, après une dizaine d’années difficiles, où elle a entre autres perdu son enfant atteint d’un cancer. « Ça a mal été », commence-t-elle prudemment. Le sujet étant encore très sensible, elle préfère ne pas s’y attarder. Son enfance difficile a aussi remonté à la surface. Puis la suite… « J’ai tout perdu, même ma job, mon char, toute. J’avais personne, j’ai perdu ma famille, j’ai arrêté de les voir complètement. »

Lorsqu’on lui demande quel message elle aimerait transmettre aux lecteurs, le visage et la voix de Marilyn s’adoucissent. « Le respect d’autrui, ça me tient beaucoup à cœur », nous répond-elle, en ajoutant, non sans éloquence, que « de plus en plus, il y en a de moins en moins ».

ISABELLE NOËL

RESSOURCES

Références communautaires

Service d’information et de référence qui vous dirige vers les ressources des régions de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches

Tél. : 2-1-1

Aide sociale

ADDS

Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec

Tél. : 418 525-4983

Aide aux femmes

Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Formé pour vous épauler ! 418 648-2190 ou le 1 888-881-7192

Centre femmes aux 3 A Accueil - Aide - Autonomie

270, 5e Rue, Québec

Tél. : 418 529-2066 www.cf3a.ca

Centre femmes d’aujourd’hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec

Tél. : 418 651-4280 c. f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org

Rose du Nord

Regroupement des femmes sans emploi 418 622-2620 www.rosedunord.org

Support familial Flocons d’espoir Écoute et aide pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4 Tél. : 418 683-8799 ou 418 558-2939 flocons.espoir@videotron.ca

Alphabétisation

Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec

Tél. : 418 527-8267 info@alphabeille.com www.alphabeille.com

Atout-lire

266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec

Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca

Le Cœur à lire

177, 71e Rue Est, Québec

Tél. : 418 841-1042 info@lecoeuralire.com www.lecoeuralire.com

Lis-moi tout Limoilou 3005, 4e Avenue, Québec

Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com

La Marée des mots

3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca membre.oricom.ca/lamareedesmots Centre de jour

Relais d’Espérance

Aider toute personne isolée et en mal de vivre 1001, 4e Avenue, Québec

Tél. : 418 522-3301

Rendez-vous Centre-ville Centre de jour

525, rue Saint-François Est, Québec

Tél. : 418 529-2222

Détresse psychologique

Centre de crise de Québec

Tél. : 418 688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com

Centre de prévention du suicide 1310,1 re Avenue, Québec

Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca

Tel-Aide Québec

Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca

Tel-Jeunes

Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com

Hébergement

Maison de Lauberivière

Pour hommes et femmes démunis ou itinérants

485, rue du Pont, Québec

Tél. : 418 694-9316

accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org

Maison Revivre

Hébergement pour hommes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 maison.revivre@gmail.com maisonrevivre.weebly.com

SQUAT Basse-Ville

Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec

Tél. : 418 521-4483

coordo@squatbv.com www.squatbv.com

Gîte Jeunesse

Hébergement temporaire garçons 12 à 17 ans

Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec

Tél. : 418 666-3225

Résidence de Sainte-Foy 3364, rue Rochambau, Québec

Tél. : 418 652-9990

YWCA

Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes

Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca

Réinsertion sociale

Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec

Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org

Fraternité de l’Épi

Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est, Québec

Tél. : 418 523-1731

La Dauphine

Pour les jeunes de 12 à 35 ans 31, rue D’Auteuil, Québec

Tél. : 418 694-9616 courrier@ladauphine.org www.ladauphine.org

Insertion professionnelle

À l’aube de l’emploi (Lauberivière)

Formation en entretien ménager commercial/buanderie

485, rue du Pont, Québec 418 694-9316 poste 248 alaubedelemploi@lauberiviere.org

Recyclage Vanier

Emploi et formation (manutentionnaire, aidecamionneur, préposé à l’entretien) 1095, rue Vincent-Massey, Québec tél.. : 418 527-8050 poste 234 www.recyclagevanier.com

Prostitution

La Maison de Marthe

75, boul. Charest Est, CP 55004

Tél. : 418 523-1798

info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com

P.I.P.Q.

Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec

Tél. : 418 641.0168

pipq@qc.aira.com www.pipq.org

Soupe populaire

Café rencontre Centre-Ville

796, rue Saint-Joseph Est, Québec (Déjeuner et dîner)

Tél. : 418 640-0915

Maison de Lauberivière (Souper) 485, rue du Pont, Québec

Tél. : 418 694-9316

Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 945, rue des Sœurs-de-la-Charité

Tél. : 418 692-1762

Santé mentale

Centre Social de la Croix Blanche 960, rue Dessane, Québec Tél. : 418 683-3677 centresocialdelacroixblanche.org info@centresocialdelacroixblanche.org

La Boussole

Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca

Centre Communautaire l’Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com

Centre d’Entraide Émotions

3360, de La Pérade, suite 200, Québec

Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org

La Maison l’Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec

Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca

Le Pavois

2380, avenue du Mont-Thabor, Québec

Tél. : 418 627-9779

Téléc. : 418 627-2157

Le Verger 943, av. Chanoine-Scott, Québec Tél. : 418-657-2227 www.leverger.ca

Ocean

Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352

Intervention téléphonique

Tél. : 418 522-3283

Parents-Espoir 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167

Service d’Entraide l’Espoir 125, rue Racine, Québec

Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org

Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca relaislachaumine.org

Toxicomanie

Al-Anon et Alateen

Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca

Amicale Alfa de Québec 75, rue des Épinettes, Québec

Tél. : 418 647-1673 alphadequebecinc@videotron.ca

Point de Repères 545, rue du Parvis, Québec

Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com

VIH-Sida

MIELS-Québec

Information et entraide dans la lutte contre le VIH-sida

625, avenue Chouinard, Québec

Tél. : 418 649-1720

Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org

RÉPONSES AUX JEUX

Un pouvoir qui s'apprend

« Se servir de son pouvoir, ça s’apprend. […] Quand on commence à comprendre qu’on a du pouvoir, notre vie change. […] Le pouvoir est une forme de contrôle, quand on comprend ce sur quoi on a du contrôle, on se réapproprie le pouvoir et on peut l’exercer pour changer notre vie. »

Johanne G.

Le terme « pouvoir » a souvent une connotation péjorative puisqu’on l’associe fréquemment à des situations de violence. Ce qui n’est pas faux, puisque lorsqu’on parle de violence physique, psychologique ou même économique, il s’agit de l’exercice d’un contrôle ou d’une forme de pouvoir contre une personne. Toutefois, le pouvoir a bien d’autres sources que la violence. On n’a qu’à penser au pouvoir décisionnel, au pouvoir d’agir, au pouvoir d’influence, au pouvoir collectif et bien d’autres. La plupart de ces pouvoirs sont accessibles par tous, mais il faut savoir comment s’en servir. Dans le texte qui suit, nous vous présenterons diverses situations de dynamiques de pouvoir lorsqu’on habite en chambre.

Nous le mentionnons souvent, habiter en chambre, c’est comme habiter en situation de colocation, mais sans pouvoir choisir ses colocataires. Il s’agit donc de partager des espaces avec des personnes que nous ne connaissons probablement pas. Il faut d’abord mentionner que les chambreurs et les chambreuses ont le droit de jouir de leur chambre et des espaces communs. Mais, certains locataires peuvent entraver ce droit, par exemple, en laissant traîner leurs effets personnels dans les espaces communs, en s’accaparant la salle de bain sur une longue période ou même en exerçant une forme d’intimidation sur d’autres locataires. Les chambreurs et les chambreuses qui subissent ces abus ont le pouvoir de faire changer les choses. Si le dialogue et les compromis n’ont pas fonctionné, les locataires ont le pouvoir de forcer le propriétaire à agir à propos de la situation, en exigeant une diminution de loyer ou, si la situation est extrême, en demandant l’éviction du chambreur ou de la chambreuse concerné.

Le propriétaire, dans cette situation, a également des pouvoirs si les tentatives de dialogues n’ont pas fonctionné. Le propriétaire, qui a dû accorder une diminution de loyer à cause d’un locataire, peut aller récupérer cette perte auprès de ce locataire. Et si ce dernier ne respecte pas ses responsabilités, le propriétaire peut tenter de l’évincer. Par contre, ce n’est pas parce qu’il a ce pouvoir qu’il peut l’exercer comme il le souhaite. Pour évincer un chambreur ou une chambreuse, un propriétaire doit avoir une décision du Tribunal administratif du logement (TAL), nous ne le répéterons jamais assez. Un locataire, même celui qui n’a pas respecté ses responsabilités, qui se fait mettre à la porte par un propriétaire sans décision du TAL, est victime d’un abus de pouvoir et peut faire valoir ses droits.

Une des croyances populaires souvent répandues parmi les chambreurs, les chambreuses et même certains propriétaires est que les locataires n’ont pas de droit, ou de pouvoirs. C’est une tendance que l’on tente de renverser au Comité Maison de chambres de Québec (CMCQ). Un cartable de fiches expliquant les responsabilités, les droits et les recours des chambreurs a été créé par des personnes qui ont vécu les situations. Le CMCQ est aussi un lieu où les personnes qui habitent en chambre peuvent reprendre un pouvoir d’agir et où elles ont également un pouvoir décisionnel et un pouvoir d’influence. Lorsque plusieurs chambreurs et chambreuses se réunissent autour d’un même enjeu, il est aussi possible d’exercer un pouvoir collectif afin de faire évoluer leurs conditions de vie et celles des autres qui vivent dans des situations similaires.

COMITÉ MAISON DE CHAMBRES DE QUÉBEC

503, rue du Prince-Édouard, bureau 100 Québec (Québec) G1K 2M8 • 418 525-4040

Source : Numéro 149, avril 2023, page 30

Notre campagne, L’itinérance, ça use… les souliers, s’est officiellement terminée le 31 mai. Toute l’équipe de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches vous remercie pour votre soutien et votre engagement. Grâce à vous, 500 personnes profiteront d’un ensemble de marche comprenant l’essentiel pour continuer d’avancer avec dignité !

Présenté par En collaboration avec

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