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La_Quête_numéro 229_Mars 2021

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S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant un­e carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.

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Le magazine de rue de Québec

Optimisme Numéro 229 Mars 2021


CKRL_Automne_2020_Quete.pdf

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2020-09-25

11:28

WWW.CKRL.QC.CA CKRL891

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SOMMAIRE POUR LE PLAISIR DE LIRE

OPTIMISME optimiste

08 Optimisme et unité aux commandes d’un pays fracturé

09 Des femmes qui se font entendre

24 Notre âme

Crédit photo : Erika Bisaillon

07 Trois raisons d'être

23 Le temps que

JEUX

11 Informer, le sourire dans la voix

12 Covid-19 : voir le bon côté des choses

13 Les couleurs essentielles

20

La Quête des mots

21

La langue dans sa poche

15 Que sont devenus les

25

Que faire ?

25

Vers l’espérance

26

La rumination

26

Clair soleil

27 Printemps érable 27

Couvre-feu

30

Livraison S

Crédit photo : Tirée du comte Twitter @AnnamiePaul

clubs optimistes ?

16 La réponse absolue 19 Pour mettre fin à l'itinérance

EN PLEIN M I L I E U 22 Violence INFO 06 Vivre : un déchirement ! Montage : Victor Lhoest

14 Et maintenant...?

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17 Puiser à l’étincelle 18 Viser l’équilibre LA QUÊTE

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PAGE COUVERTURE Œuvre de Mathieu Rioux Conception : Josiane Vézina

RÉALISER L’ESPOIR L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment donné de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés pour compte cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné à la vente - sur la rue !- par des personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, reprendre un certain pouvoir sur leur vie. L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des services d’accompagnement communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche d’un logement par le biais de son service Accroche-Toit. Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots.

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UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu ? Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1 du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de mai : VRAI OU FAUX. er

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Les camelots font 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31

ÉDITEUR Archipel d’Entraide ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTRICE EN CHEF Francine Chatigny DIRECTRICE DE L’INFORMATION Valérie Gaudreau SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Isabelle Noël CHRONIQUEURS Philippe Bouchard, Martine Corrivault, Claude Cossette, Santiago et Marc Émile Vigneault JOURNALISTES Sébastien Agostini-Cayer, Erika Bisaillon, Dina Jehhar, Malia Kounkou, Océane Kouassi, Victor Lhoest, Valérie Marcoux, Simon Pagé de Varennes et Mélina Poulin AUTEURS Julie Bellemare, Gaétan Duval, Armand Labbé, Pascal Lévesque, Renée Perron, Gilles Plante, Major Quicness, Philippe Arnaud Roulin et Christiane Voyer AUTEURS DES JEUX Hélène Huot et Jacques Carl Morin RÉVISEUR Benoit Arsenault INFOGRAPHISTE Josiane Vézina IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc. 418 681-0284 COPYLEFT La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d’auteur Creative Commons « Paternité Pas d'Utilisation commerciale - Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n’est pas commercial, permet de l’utiliser et de le diffuser tout en protégeant l’intégralité de l’original et en mentionnant le nom des auteurs.

Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.

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La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)

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65 $ 80 $ 90 $

Journal La Quête

190, rue St-Joseph est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone : 649-9145 Télécopieur : 649-7770 Courriel : laquetejournal@yahoo.ca

Financé par le gouvernement du Canada

LA QUÊTE

MARS 2021


Optimisme Certains sont doués pour voir la vie du bon côté, d’autres moins ! C’est aux premiers qu’il faut référer pour se remonter le moral en ces temps particuliers. Pour vrai, en proposant le thème optimisme pour cette édition, les plus enjouées de l’équipe éditoriale, lire Valérie Gaudreau et Isabelle Noël, ont transmis leur fougue à notre équipe de journalistes qui livrent ici, des articles positifs sur un ton jovial.

DU TEMPS POUR CRÉER

Dans Trois raisons d’être optimiste, Sébastien AgostiniCayer analyse trois situations qui d’emblée ne donnaient pas à se réjouir, mais dont l’aboutissement redonne espoir en l’humanité.

MOT DE CAMELOTS

Un vent de fraîcheur s’est répandu sur notre voisin du Sud à l’entrée en fonction du nouveau président, Joe Biden. Pour gouverner avec lui, il a formé une équipe représentative de l’heureuse diversité de son pays. Parmi ces nominations, il y a une belle brochette de « première » comme nous le rapporte Erika Bisaillon. Valérie Marcoux s’est livrée à un exercice similaire en répertoriant les bons coups pour les femmes en 2020. De l’accès à des postes traditionnellement masculins à la création d’un tribunal spécialisé dans les cas d’agression sexuelle et de violence conjugale en passant par le palmarès des moments les plus marquants pour l’avancée des droits des femmes dans le monde, voilà une énumération qui fait du bien !

Si on se fie à la réception de textes reçus à La Quête au cours des derniers mois, on pourrait conclure que le confinement stimule la création. Parmi celles proposées en nos pages, il y en a Livraison en S qu’il faut absolument lire à voix haute pour savourer toutes les allitérations qu’elle contient. Le nombre de camelots actifs a drastiquement chuté avec la COVID-19. Que ce soit en lien avec leur état de santé ou leur milieu de vie, on a dû en mettre quelques-uns en congé forcé. D’autres trouvent que les mesures sanitaires imposées pour faire leur travail, notamment le transport de la distributrice est franchement trop désagréable… Restent quelques courageux qui poursuivent leur activité, peu importe le temps et les conditions. Il y en a aussi pour qui cette période est particulièrement agréable et positive ! Ainsi, Philippe Arnaud-Roulin troque ce mois-ci ses pinceaux pour la plume et nous livre Vers l’espérance… Bonne lecture ! FRANCINE CHATIGNY

Pour plusieurs, les premiers mots entendus le matin proviennent de leur station de radio préférée. Que l’ambiance qui se dégage de ses propos soit enjouée peut faire toute la différence entre partir la journée sur le mauvais ou le bon pied, et les animateurs en sont conscients comme le révèle Victor Lhoest qui s’est entretenu avec deux voix familières des stations de Québec. Pour les optimistes, la COVID-19 entraîne des effets positifs dans son sillage comme le rapporte Dina Jehhar. Et des initiatives qui ont été lancées sans grandes ambitions ont pris des proportions inattendues. Parmi celles-là, Océane Kouassi nous fait découvrir les dessous du projet Les couleurs essentielles. Que sont devenus les clubs optimistes ? Ils n’ont rien perdu de leur vigueur ! Mélina Poulin s’est entretenue avec le très enthousiaste Gaétan Drapreau, bénévole pour l’organisation depuis 33 ans.

Que faire de toutes ces tours de bureaux désertées en raison du télétravail ? Céline Bellot, directrice de département et professeure à l’école de travail social de l’Université de Montréal a fait part d’une excellente idée à notre journaliste Simon Pagé de Varennes.

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LA QUÊTE

Œuvre de Mathieu Rioux

Frôler la mort change le regard sur la vie, entend-on. Et pour le mieux, assurent les deux interlocutrices qu’a rencontrées Malia Kounkou.

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HRONIQUE

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VIVRE : UN DÉCHIREMENT !

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« Quel est le sujet de ton article », me demande ma conjointe, Georgette. « L’optimisme », que je lui réponds. « Tu vas avoir beaucoup de travail à faire » qu’elle me rétorque, pince-sans-rire. Après un instant d’hésitation, je comprends qu’elle ne parle pas du travail sur mon article, mais de travailler sur moi. Suis-je vraiment si pessimiste ?

Tarse, le jeune converti dans une lettre expédiée au petit groupe de chrétiens de Corinthe. SOYONS RÉALISTES : LA VIE EST DÉCHIREMENT

Les pessimistes ne se perçoivent pas comme tels. Se croyant capables, plus que les autres, de voir et de comprendre ce qui se passe dans le monde, ils s’affirment réalistes.

Évidemment, pour une personne optimiste, celle qui est réaliste est simplement démissionnaire. En réalité, les êtres humains sont écartelés, murés qu’ils sont dans la mécanique rigide du cosmos et, parallèlement, secoués par les forces complexes et virevoltantes du vivant. Pour la personne réaliste, la vie est donc tragique, soumise à une fatalité implacable.

Il y a en effet tant de raisons d’être pessimiste, tel le cosmos qui se perpétue dans la vastitude inanimée, mais grouillante d’évènements dévastateurs, comme les tremblements de terre, les typhons, les orages électromagnétiques et les explosions de supernovae.

Comme le clown triste, les humains doivent continuer à rire, à faire des pirouettes, à vivre. Comme la mésange qui papillonne gaiement en grappillant sa pitance. Comme le pissenlit, parcelle de vie, qui aspire à vivre et continue à multiplier la vie.

Et il y a les pertes et les échecs personnels. Les maladies, les accidents, les épidémies. Le travail débilitant, l’épuisement, le chômage, les défaites de toutes sortes. Et la mort elle-même. Il y a aussi les difficultés de la vie en société, les brouilles, les divorces, les affrontements, les meurtres, les guerres, la mort encore.

Nous mourrons, mais, au fond de nous-mêmes, nous sentons, nous savons que, même si nous marchons vers la mort, la vie, dont nous sommes une braise, est elle-même immortelle. C’est le déchirement tragique que nous vivons, tout un chacun, plus ou moins consciemment. Nous vivons avec une épée au-dessus de la tête, nous vivons une tragédie. C’est notre destin. Et oui, certains jours, cela exige du courage.

ASSEZ DE DIFFICULTÉS POUR ÊTRE PESSIMISTE

Tout cela n’est que la manifestation de la vie qui bat, qui se reproduit, qui se répète, similaire et différente à chaque fois. Le destin est indifférent à nos états d’âme. Les pessimistes ont donc toutes les raisons d’être pessimistes. « Pessimiste ! », redira Georgette.

Le romancier Georges Bernanos a écrit : « L’optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste un imbécile malheureux ». Soyons donc réalistes !

ASSEZ DE NAÏVETÉ POUR ÊTRE OPTIMISTE

CLAUDE COSSETTE

« Heureusement qu’il y a des gens optimistes », que je me répète. Les optimistes mettent de l’avant l’évidente beauté de la nature, de la vie, et même si certains de ses phénomènes sont parfois terrorisants, l’harmonie qui se manifeste dans le fonctionnement du cosmos. Parallèlement, l’optimiste entretient la croyance qu’un monde différent, mieux pensé, mieux réalisé, est possible. Que l’ordre de la nature n’est pas tout à fait réussi. Que cet ordre n’étant pas d’une rigidité absolue, il peut l’infléchir, l’influencer. L’optimiste estime qu’il peut corriger le fonctionnement du monde, par exemple, améliorer le déroulement des relations entre humains, entre groupes sociaux. Il est convaincu qu’il peut entraîner plus de paix, plus de justice, plus de solidarité. Fini l’ascendant des uns sur les autres ! Il y a des optimistes qui vont jusqu’à se croire plus fort que la mort. « Ô mort, où est ta victoire ? », frondait Paul de

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TROIS RAISONS D’ÊTRE OPTIMISTE Dire que l’année 2020 et le début de l’année 2021 ont été éprouvants dans pratiquement toutes les sphères de nos vies serait un euphémisme, même pour les plus résilients. Par contre, cette adversité mondiale et locale est un moment opportun à l’introspection sociale ainsi que sur la manière dont nous gérons nos sociétés. Voici donc trois raisons d’être optimistes socialement en 2021. 1

Avec l’imposition du couvre-feu aux Québécois, le 9 janvier 2021, est venue la question sensible des sans-abri assujettis à ce dernier. C’est alors que la notion de résidence prend tout son sens. Comment puis-je y rester confiné… si je n’en ai pas de résidence ? Évidemment, il y a les refuges qui font un travail essentiel d’accueil des sans-abri, pour ceux qui en ont besoin et qui souhaitent s’y rendre. Mais, il serait ignorant de penser que si l’on prenait l’ensemble des sans-abri de la ville de Québec et leur imposait de rentrer dans un refuge, il y aurait suffisamment de places disponibles. De plus, pour des raisons qui leur appartiennent et qui sont tout aussi valables, certains sans-abri ne souhaitent tout simplement pas dormir dans un refuge. Même si le Service de Police de la Ville de Québec avait manifesté son intention de ne pas donner de contraventions (1 500 $ !) aux sans-abri, reste que l’augmentation des interpellations potentielles peut-être un irritant considérable et que certains sans-abri ont le réflexe de se réfugier dans des endroits moins sécuritaires pour échapper aux patrouilles. L’OPTIMISME ici vient du fait que la Cour supérieure a rendu une décision fin janvier, suspendant l’application de l’article 29 du décret, exemptant ainsi les sans-abri de ce couvre-feu. Comme quoi le gros bon sens porte parfois une toge et non un

complet cravate ! Ce jugement vient confirmer aux yeux du grand public que les sans-abri sont partie intégrante de nos sociétés et qu’ils doivent être pris en considération dans toute décision politique qui les impacte potentiellement. 2

Avec la pandémie est venu le constat incontestable que nous sommes tous interreliés et que face à cette dernière, nous sommes aussi forts que les plus vulnérables le sont. Les bénéficiaires des organismes communautaires sont fréquemment des personnes ayant une grande mobilité qui fréquentent plus d’un établissement, augmentant ainsi le risque de contraction de la Covid-19. D’autant plus que les individus en risque d’errance fréquentant ces organismes n’ont pas le luxe de se permettre une distanciation sociale, étant au contraire la plupart du temps contraints à une promiscuité indésirable en temps de pandémie. Alors que la vaccination prend tranquillement son élan au Québec et que la pyramide d’inoculation des groupes prioritaires (CHSLD, personnel de la santé, RPA, communauté autochtone, etc.) a été établie, des organismes comme le Regroupement pour les itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) militent pour que les sans-abri y soient inclus. OPTIMISTE que les autorités de la santé publique se pencheront sur la situation et prioriseront les bénéficiaires des refuges ainsi que son personnel. Cet optimisme peut facilement s’extrapoler à la communauté internationale qui doit, à travers son initiative vaccinale COVAX, soutenir les pays en développement. 3

Finalement, OPTIMISTE que nous tirerons des leçons de la dernière année, autant au niveau personnel, social et planétaire. L’humanité ne peut se permettre d’ignorer les causes des zoonoses1 comme la Covid-19 :

trafic d’animaux sauvages, déforestation excessive pour l’élevage animal et l’agriculture, destruction d’habitats naturels, utilisation d’animaux sauvages à des fins médicinales, wet markets2 non régulés, etc. De grands maux qui peuvent nous paraître bien difficiles à influencer du centre-ville de Québec, mais une simple prise de conscience que la pandémie actuelle est liée à notre manque de respect pour la vie naturelle peuvent servir de compas. Cette prise de conscience peut se transposer en petits gestes quotidiens et habitudes qui enverront un télégramme aux entreprises et gouvernements. Un des objectifs étant que certains gouvernements aident les personnes à trouver des alternatives pour gagner leur vie aux gens qui sont contraints d’exploiter la nature pour subvenir à leurs besoins. OPTIMISTE que de grandes idées et grands principes comme la diminution de notre consommation, le respect de notre planète et ses écosystèmes complexes, la diminution de la pauvreté et la reconnaissance que nous sommes imputables des décisions collectives que nous prenons se traduiront en prise de conscience. Certes, la pandémie nous a éloignés physiquement, mais rapprochés en conscience en nous faisant réaliser à quel degré la proximité de nos proches est fondamentale. C’est lorsque l’on perd quelque chose que l’on tient pour acquis que l’on apprend, et nous avons beaucoup appris. En souhaitant pouvoir bientôt se faire bercer par un piano post-pandémique : la main gauche qui joue d’optimisme et la droite qui joue d’empathie envers les plus vulnérables, les leçons apprises qui battent la mesure. À la prochaine ballade, SÉBASTIEN AGOSTINI-CAYER

1-Maladies qui se transmettent des animaux aux humains 2- Marchés où sont vendus des animaux vivants pour consommation. On y retrouve parfois des animaux exotiques interdits.

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OPTIMISME ET UNITÉ AUX COMMANDES D’UN PAYS FRACTURÉ

Le président a entamé son mandat en signant une série de 17 décrets, dont la suspension de la construction du mur frontalier avec le Mexique. Il a également présenté devant le Congrès un projet de réforme migratoire qui permettra de régulariser la situation de millions de sans-papiers. Cette réforme vise notamment les « Dreamers », ces jeunes entrés clandestinement dans le pays lorsqu’ils étaient enfants, ainsi que les ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane. Le président a également annoncé la mise en place d’un groupe de soutien visant à réunir les centaines d’enfants qui ont été séparés de leur famille à la frontière mexicaine et dont les parents restent introuvables. Enfin, Joe Biden a tenté de déposer un moratoire de 100 jours sur les déportations, lequel a été suspendu par un tribunal américain une semaine plus tard. FIGURE DE PIONNIÈRES

Kamala Harris, bras droit de Joe Biden, est la première Américaine afroasiatique et première femme nommée à la vice-présidence des États-Unis. Son pouvoir dépendra certes du président, mais il est probable qu’elle occupe un rôle déterminant au Congrès et qu’elle soit placée à la tête d’un gros dossier comme la lutte contre le racisme. Non seulement elle a été procureure générale de la Californie, mais il y a de fortes probabilités qu’elle succède à Joe Biden. Kamala Harris est perçue comme l’avenir du Parti démocrate : elle est jeune, elle possède des acquis et elle a de l’ambition. De plus, les 37 années d’expérience de Joe Biden au Sénat et son expérience

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Montage : Erika Bisaillon

Le démocrate Joe Biden, investi 46e président des États-Unis le 20 janvier dernier, hérite d’un pays fracturé par les tensions sociales, que certains surnomment les ÉtatsDésunis d’Amérique. Optimiste, le nouveau président parle néanmoins d’unité à onze reprises dans son discours d’investiture et signe 27 décrets en deux jours, ce qui donne le ton de la présidence qu’il entend mener.

Début février, Joe Biden a donné suite à une initiative prise en 2011 par Barack Obama pour « promouvoir les droits humains des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers et intersexes (LGBTQI) à travers le monde ».

comme vice-président font de lui le meilleur instructeur qu’elle puisse avoir. Dans tous les cas, elle incarne un symbole fort qu’il est probable que le président veuille exploiter. Ce dernier a également mis sur pied la toute première équipe de communication pour la Maison-Blanche composée exclusivement de femmes. CHANGEMENT D’IMAGE ET DE PRIORITÉS

Âgé de 78 ans, Joe Biden est le plus vieux président à accéder à ce poste. Sur cette lancée de premières historiques, il a érigé l’équipe la plus diversifiée que le pays ait connue. Souhaitant représenter la population américaine d’aujourd’hui, son cabinet est paritaire et la majorité des membres nommés est issue des minorités. Bien que certaines de ces nominations nécessitent encore l’approbation du Sénat, les candidatures mises de l’avant apportent un vent de changement. Pour la toute première fois, un Hispanique d’origine cubaine, Alejandro Mayorkas, sera responsable de la politique migratoire du pays. Janet Yellen, de son côté, est la première femme secrétaire au Trésor. Joe Biden a nommé Lloyd Austin comme secrétaire de la défense, le tout premier Afro-Américain à diriger le Pentagone. Avril Haines hérite du poste de directrice des services de renseignement américain ce qui fait LA QUÊTE

d’elle la femme la plus puissante des États-Unis après la vice-présidente. Le président a également choisi Pete Buttigieg comme secrétaire aux transports et aux infrastructures, faisant de lui le premier secrétaire ouvertement homosexuel. Joe Biden a nommé Debra Anne Haaland, membre de la nation Laguna Pueblo, au poste de secrétaire à l’Intérieur. Cet autre choix historique fait d’elle la première Autochtone à être à la tête des terres publiques, des voies navigables, de la faune, des parcs nationaux et des richesses minérales du pays. Comme secrétaire adjointe à la santé, Joe Biden a nommé la pédiatre Rachel Levine, faisant d’elle la plus haute responsable transgenre du gouvernement des États-Unis. Katherine Tai a été nommée au poste de représentante au commerce et serait la première Américaine d’origine asiatique et la première femme issue d’une minorité visible à occuper ce titre. Xavier Becerra, fils d’immigrants mexicains, serait le premier Américain d’origine hispanique à diriger le département de la Santé et des Services sociaux. Cecilia Rouse serait la première Afro-Américaine présidente du Conseil des conseillers économiques et Neera Tanden, fille d’immigrants indiens, serait la première femme d’une minorité ethnique à diriger le bureau de la gestion et du budget. ERIKA BISAILLON

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DES FEMMES QUI SE FONT ENTENDRE La dernière année a été difficile pour les droits des femmes. « La pandémie a révélé à quel point le progrès constaté était fragile et précaire », note le Collectif 8 mars qui s’implique chaque année dans la planification de la journée internationale des droits des femmes. Pour l’édition 2021, le thème choisi pour souligner le 8 mars est « Écoutons les femmes ». Malgré un tableau obscurci par la COVID-19, des femmes d’ici et d’ailleurs continuent de briser des plafonds de verre afin que leurs voix s’élèvent dans de nouvelles sphères de notre société. Si le cabinet hautement féminisé du nouveau président américain Joe Biden a beaucoup fait jaser, il ne faut pas oublier de regarder les avancées des femmes de chez nous. Vers la fin de l’été 2020, Chrystia Freeland est devenue la première femme à occuper le poste de ministre des Finances dans l’histoire du Canada, une fonction prestigieuse qu’elle ajoute à celle non moins importante de vice-première ministre.

Crédit photo : Tirée du comte Twitter @AnnamiePaul

En octobre, l’avocate Annamie Paul a été élue à la tête du Parti vert du Canada, devenant ainsi la première femme noire à diriger un parti fédéral au pays.

Un peu plus tard ce mois-là, c’est au tour de Rania Llewellyn de faire une première en accédant à la direction de la Banque Laurentienne. Elle est la première femme à diriger une « grande banque » au Canada. Née au Koweït et arrivée au Canada après la guerre du Golfe, Mme Llewellyn a commencé sa carrière comme caissière à temps partiel avant de gravir les échelons jusqu’au sommet de l’institution bancaire. Au niveau provincial, Dominique Anglade est devenue, en mai, la première femme à prendre la tête du Parti libéral du Québec alors que Janie C. Béïque a décroché l’honneur d’être la première femme PDG du Fonds de solidarité FTQ. POUR UN SYSTÈME PLUS À L’ÉCOUTE

Depuis le début de l’année 2021, deux projets à l’étude tentent de modifier des systèmes auxquelles les victimes québécoises d’agression et de violence sexuelle ainsi que de violence conjugale sont souvent confrontées. Dans le processus de réforme du Régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC) en cours, on prévoit corriger « l’insensibilité » du système, notamment, en éliminant le délai maximal de deux ans audelà duquel les victimes de violence

sexuelle, de violence conjugale et celles ayant subi de la violence durant leur enfance ne pouvaient plus demander d’indemnisation. Pour les autres crimes, le délai pour porter plainte et être indemnisé passerait de deux à trois ans, si cette réforme est finalement acceptée. Elle prévoit aussi ajouter les victimes d’exploitations sexuelles (pornographie juvénile, leurre d’enfant, traite de personnes, partage non consensuel d’images intimes) à la liste des personnes pouvant être indemnisées. Ensuite, le ministre de la Justice du Québec a fait un pas de plus vers la création d’un tribunal spécialisé dans les cas d’agression sexuelle et de violence conjugale en créant un comité responsable d’évaluer la faisabilité de cette proposition. La création d’un tel tribunal est recommandée dans le rapport déposé en décembre dernier par un comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale. Plusieurs groupes de femmes ou venant en soutien aux victimes espèrent la concrétisation de ce tribunal spécialisé. VALÉRIE MARCOUX

Annamie Paul est la première femme noire à diriger un parti fédéral au Canada.

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Crédit photo : « Le Collectif 8 mars, Molotov communications. Illustration : Valaska. »

« Le visuel met en lumière les femmes dans toute leur diversité afin de représenter la pluralité de leurs réalités et des luttes féministes à mener », indique le Collectif 8 mars.

COUP D’ŒIL AUTOUR MONDE

ONU-Femmes a publié son palmarès des moments les plus marquants pour l’avancée des droits des femmes dans le monde en 2020. À noter que cette publication a été faite à la mi-décembre, peu de temps avant que l’interruption volontaire de la grossesse (IVG) ne devienne officiellement légale en Argentine, une victoire longtemps désirée par les militantes de ce pays et qui aurait certainement mérité une place dans ce top dix. VALÉRIE MARCOUX

Les États-Unis élisent la première femme vice-présidente de leur histoire, Kamala Harris. L’Écosse rend les produits menstruels gratuits pour tous. Les noms des mères figurent maintenant sur les cartes d’identité des enfants en Afghanistan. Les dirigeants mondiaux ravivent la vision du Programme d’action de Beijing, la feuille de route la plus complète pour faire progresser l’égalité des sexes et qui engage plus de 100 pays dans des actions concrètes.

Égalité de rémunération pour les footballeuses au Brésil et en Sierra Leone. La nouvelle loi koweïtienne sur la violence domestique donne de l’espoir aux femmes. Le premier « Enfant de l’Année » du TIME’S célèbre le « girl power » et les femmes scientifiques. Crédit photo : Tirée du compte nstagram.com/nanaia_mahuta

Les femmes leaders de pays se distinguent dans la lutte contre la COVID-19, notamment en Nouvelle-Zélande, Allemagne, Finlande et Bangladesh.

L a  No u v e l l e - Z é l a n d e nomme la première femme autochtone ministre des Affaires étrangères, Nanaia Mahuta. Un premier duo féminin remporte le prix Nobel de chimie, Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna.

La ministre néo-zélandaise Nanaia Mahuta porte un tatou facial traditionnel maori.

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INFORMER, LE SOURIRE DANS LA VOIX

En ondes, hors du studio radio, Mireille Roberge présente une chronique d’actions citoyennes dans l’émission Première heure. Tôt, à partir de 6 h 40, la chroniqueuse aborde des initiatives nées à Québec et ses environs. « Je parle de gens qui mettent en place des actions et qui méritent qu’on parle d’eux », décrit la journaliste. Elle se dit fière de présenter des informations qui font du bien. « Ce sont des gens qui n’ont pas l’habitude d’être sous les feux de la rampe, mais qui font la différence dans leur milieu », ajoute-t-elle. Mireille Roberge met l’accent sur les histoires humaines qui se cachent dans les coulisses des grands fils d’actualités. « Je deviens très à l’affût, dans la discussion ou sur les réseaux sociaux, pour dénicher ce qui pourrait faire un bon sujet », détaille-t-elle. Elle soutient aussi que « s’intéresser aux personnes derrière les grands événements peut parfois apporter de bonnes surprises ». La chronique apporte une dose d’optimisme dans la matinale. Pour Mireille Roberge, les auditeurs attendent cet équilibre. « On a besoin d’une bouffée d’air frais dans l’émission chargée d’actualité ». La signature de Mireille Roberge est aussi sa voix. « Les gens disent que j’ai le sourire dans la voix, mais je crois que je l’ai toujours eu », s’amuse-t-elle. « C’est le ton que j’ai adopté depuis longtemps donc c’est devenu naturel », poursuit la chroniqueuse. UN TON TRAVAILLÉ

Dans les studios de la radio des étudiants de l’Université Laval, CHYZ MARS 2021

Montage : Victor Lhoest

« Bonjour, Guillaume Bédard en ondes avec vous, il est 8 h ! » Derrière le micro de L’allongé sur CHYZ 94,3 ou à Première heure d’ICI RadioCanada Première, les animateurs radio présentent quotidiennement l’actualité. Des sujets graves à ceux plus rafraîchissants, les acteurs de l’information du matin attachent de l’importance à présenter des nouvelles avec enthousiasme. Mireille Roberge n’a pas d’équipe avec elle sur le terrain. Pour mettre à l’aise ses invités, son astuce est d’arriver en avance et de jaser.

94,3, Guillaume Bédard anime L’allongé, matinale de la station. Sur ce créneau, les animateurs bénévoles présentent l’actualité du jour, le plus souvent sous forme de revue de presse, appuyée par un travail de recherches pour étoffer les nouvelles. Le ton adopté pour les présenter est un choix travaillé. « On traite les nouvelles en fonction de l’actualité, mais on peut choisir le ton sur lequel on en parle. La voix demande une conscience constante de l’énergie et du ton que tu y mets », explique Guillaume Bédard. L’actualité générale contient aussi des sujets plus difficiles. En parler ne veut pas dire être austère. L’animateur raconte comment il a abordé le cas de Joyce Echaquan, [ femme autochtone morte à l’hôpital de Joliette en septembre 2020, maltraitée par le personnel qui la soignait] « quand on en parlait, on évoquait sa mort, mais on parlait aussi de la suite, de la réconciliation ». L’enjeu pour garder l’espoir, même dans les nouvelles tristes, est d’aller au-delà du sensationnalisme. « La meilleure façon d’aller plus loin que les émotions est de prendre le temps de mettre les choses en contexte, d’approfondir », insiste Guillaume Bédard. PLAISIR AUDIBLE

Présenter les deux côtés de la médaille est une pratique journalistique chère à Gabrielle Morissette. Ancienne LA QUÊTE

directrice de l’information de CHYZ 94,3 et chargée de la préparation des journalistes animateurs bénévoles, elle explique pourquoi l’enthousiasme est important pour la station. « CHYZ est un des rares médias à faire des émissions d’actualité de 30 minutes et plus. On ne peut pas se permettre d’être plates. » Elle ajoute : « La plupart des bénévoles sont fiers de ce qu’ils font, ils y prennent du plaisir et ça s’entend. » Les bénévoles de la radio sont des étudiants, mais ils n’étudient pas toujours en communication ou en journalisme. Leur motivation est parfois simplement d’apprendre à s’exprimer clairement. « C’est pour eux un complément extraordinaire », estime Gabrielle Morissette. « Savoir s’exprimer, c’est utile tous les jours de la vie ». La radio qui s’adresse aux 18-35 ans peut aussi compter sur l’habillage sonore de sa matinale pour transmettre de la bonne humeur. « L’allongé commence avec des bruits du matin, proches de notre réalité, et ce n’est pas des sons qu’on entend habituellement à la radio, ça peut avoir un impact sur le mood général de l’émission ». D’ailleurs, Guillaume Bédard utilise lui aussi le potentiel musical de la diffusion en onde pour mettre l’auditeur de bonne humeur. « Pour bien commencer une émission et une journée, j’écoute Café corsé de Bleu jean bleu ». Bonne écoute ! VICTOR LHOEST

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COVID-19 : VOIR LE BON CÔTÉ DES CHOSES Fermeture des écoles, interdiction de voyager, engorgement du système de santé, perte de proches et l’isolement sans précédent, ce ne sont que quelques-unes des répercussions que la COVID-19 a eues sur le monde au cours de la dernière année. Toutefois, Poulami Roychowdhury, professeure en sociologie à l’Université McGill, suggère que tout dans la vie est balancé et que la pandémie est aussi accompagnée d’effets positifs qui méritent d’être soulignés. Spécialisée en droits de la personne et en développement durable, Poulami Roychowdhury avance que la crise sanitaire qui dure depuis un an aurait contribué à l’amélioration de la situation environnementale mondiale. En effet, elle mentionne que le nombre réduit d’avions en circulation, ainsi que le travail à la maison, diminuant les déplacements et par conséquent les trafics routiers, constituent les principaux facteurs qui offrent un répit à l’écosystème de la planète Terre. Selon elle, « les baisses spectaculaires d’émissions de dioxyde de carbone sont directement liées à la réduction drastique des activités industrielles fortement dépendantes du charbon et du pétrole ».

Québécois, l’opportunité d’épargner est présente ».

opportunité de se qualifier pour un emploi stable et valorisant.

UN TRAVAIL VALORISANT

UNE OPPORTUNITÉ POUR RECOMMENCER

Rafik Tabli, originaire du Maroc et établi à Trois-Rivières depuis deux ans, fait partie d’une cohorte de professionnels ayant été sélectionnés par le gouvernement pour compléter la formation accélérée de préposé aux soins d’assistance en établissement de santé. Travaillant officiellement dans le domaine des soins d’assistance depuis janvier 2021, Tabli affirme être très épanoui. « Ce n’est pas un emploi facile, mais c’est réconfortant de savoir qu’on aide un peu durant ces temps difficiles », déclare-t-il. Depuis son arrivée au Québec, le jeune homme dit avoir peiné à trouver du travail. Formé en mécanique, il explique que l’obtention d’équivalences n’a pas été un processus simple pour lui. Toutefois, cette formation, développée par le gouvernement Legault en juin 2020, lui a offert une

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Mère de deux enfants en bas âge, Clara Sansoucy craignait que ce changement affecte la situation financière de sa famille. Toutefois, elle explique que puisque « tout est fermé avec la COVID, les dépenses sont réduites et la situation est sous contrôle. Ça ne pouvait pas mieux tomber. » La comptable reconnaît les malheurs causés par la pandémie, mais se dit tout de même reconnaissante pour la dernière année. Elle y a vu la chance de se retrouver, de prendre soin de soi, de redéfinir ses priorités, de passer plus de temps avec sa famille et de « tout simplement ralentir ». « Avant, on se plaignait qu’on n’avait pas le temps qu’on était toujours pressés et stressés. Et si la pandémie nous faisait un cadeau déguisé en nous forçant justement à prendre le temps d’arrêter, de revenir aux sources et d’apprécier les petits bonheurs simples », suggère-t-elle.

Aussi, la professeure souligne que les habitudes de consommation des Québécois ont fortement changé. « Terminés les déjeuners, dîners, soupers au restaurant ; terminés les cinémas et les spectacles ; terminées les virées de magasinage impromptues : on reste à la maison », dit-elle. Tous ces changements affectent, certes, l’économie québécoise de façon capitale, mais favorisent une stabilité financière pour une majorité de Canadiens, déclare-t-elle. Selon un sondage réalisé par la Banque Royale du Canada, les dépenses réglées avec des cartes de crédit ont diminué de 60 % depuis mars 2020. Mme Roychowdhury reconnaît que la situation financière de plusieurs Québécois s’est détériorée, en raison de la COVID. Par contre, elle prétend que pour une « majorité de

Pour Clara Sansoucy, la pandémie lui a offert le coup de pouce nécessaire afin de quitter l’emploi qu’elle occupait depuis 10 ans. Comptable de formation, Mme Sansoucy ne trouvait plus que son domaine était source d’épanouissement. Se disant coincée et lassée de pratiquer la comptabilité comme elle le faisait, elle a vu en la pandémie l’occasion de faire le grand saut comme travailleuse autonome. « Presque trois mois après cette lourde décision, je peux vous dire que ça été la meilleure décision de ma vie », affirme-t-elle.

Lancé en Italie au début de la pandémie de la COVID-19, le slogan, originalement andrà tutto bene, est un phénomène viral qui a été traduit dans plusieurs régions du monde. (Wikemedia Commons)

LA QUÊTE

Poulami Roychowdhury dit espérer et anticiper des changements positifs sur notre société post-COVIDd comme une plus grande conscientisation de l’environnement, une tolérance envers le travail à la maison et une priorisation de la santé mentale et physique. DINA JEHHAR

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LES COULEURS ESSENTIELLES S’APPRÊTENT À RECONQUÉRIR LES RUES Emprunter le charme des rues pour les transformer en galeries d’art, c’est l’une des missions derrière le projet Les couleurs essentielles. Inauguré en mars dernier par la maison  d’édition   montréalaise Paperole, le but de ce projet est de soutenir le personnel soignant et remettre de la gaieté là où la crise sanitaire a laissé un goût amer et déprimant. Jacinthe Pilote, l’initiatrice du mouvement, revient sur les motivations derrière la mise en place de cette exposition itinérante, et nous fait part de la suite des projets de Paperole. Cela a eu un effet domino. Les couleurs essentielles a d’abord trouvé racine à Montréal avant de poursuivre son expansion dans la capitale et d’autres villes. Ce qui était censé être une vidéo de soutien destinée aux hôpitaux s’est rapidement transformée en un projet collaboratif promu par des artistes locaux et internationaux. « Quand j’ai vu les dessins arriver, j’en ai reçu beaucoup et puis je me suis dit “ah non, ça ne peut pas être que dans les hôpitaux” », soutient la fondatrice de Paperole. Ici à Québec, c’est Dominic Guay, associé chez Triade Marketing, qui a été à la tête de ce projet haut en couleur dont certaines œuvres sont encore tapissées sur quelques croisements de rues.

UNE MISSION PLURIELLE

En fusionnant l’art et la santé, Jacinthe Pilote avait pour intention de communiquer soutien et courage tout en rappelant la nécessité du monde artistique. « On ne parlait que des services essentiels, c’était comme si, tout d’un coup, les artistes n’étaient comme pas considérés dans la crise. J’ai voulu leur donner un rôle pour aider la santé mentale des gens », témoigne la bachelière en design graphique. Une initiative qui se veut également altruiste et inclusive a notamment vu le jour. « Le projet était pour la rue. Ce n’était pas un projet élitiste. Si le projet est dans la rue, c’est parce que tout le monde peut en profiter et c’est ça qui est beau. Tu n’as pas besoin d’entrer dans un musée pour voir le projet », déclare-t-elle. L’ART : UN REMÈDE INTEMPOREL

Alors que la crise et les restrictions sanitaires sont toujours d’actualité, les couleurs peuvent encore sembler essentielles. Le projet qui fêtera son premier anniversaire an en avril prochain a déjà trouvé un héritier. En effet, la maison d’édition montréalaise a lancé, pas plus tard qu’en décembre, un nouveau concept visant à afficher des dessins dans les vitrines

des magasins locaux. « La stratégie principale est d’aider les commerçants et les restaurateurs, il ne s’agit là que d’une première phase », explique Jacinthe. Ce projet encore embryonnaire a reçu le soutien de son premier artiste, Benoît Tardif, illustrateur montréalais, qui a déjà contribué au premier projet. Cette nouvelle aventure rencontre cependant quelques obstacles, notamment celui de convaincre les locataires des immeubles qui n’ont pas l’habitude de traiter ce genre de demande. « C’est beaucoup de dialogue », insiste l’éditrice. L’un des terrains d’attaque n’est autre que la rue Saint-Denis, une rue commerçante populaire de Montréal qui a longtemps été désertée après l’annonce de la pandémie. Si le milieu artistique est désormais destiné à affronter des changements sans précédent, cela ne représente pas une fin en soi pour l’éditrice, bien au contraire. « Quand t’es quelqu’un de créatif, les problèmes peuvent devenir des pistes créatives, de nouvelles manières de voir les choses », confiet-elle. La fondatrice de Paperole ne souhaite pas s’arrêter là et aspire à donner une nouvelle vie aux couleurs essentielles. « On espère un jour pouvoir organiser une exposition avec tous les dessins des artistes, faire une espèce de rétrospective des différents projets qui ont été réalisés à travers ce projetlà », ajoute-t-elle.

Crédit photo : Océane Kouassi

Il faudra être encore un peu patient pour savoir si ces initiatives naissantes connaîtront le même succès que la première, et notamment si l’affichage en vitrine trouvera aussi sa place dans les petits commerces de Québec.

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OCÉANE KOUASSI

LA QUÊTE

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HRONIQUE

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ET MAINTENANT...? Le bon côté des confinements imposés pendant la pandémie aura été de libérer du temps. Pour les lecteurs curieux, équipés d’une tablette, d’un ordinateur ou d’une bonne réserve de livres anciens et récents, ça devenait un prétexte d’évasion. Si le temps passe plus vite avec un bon livre, admettons que tout plaisir a ses limites ; vient un moment où l’envie de partager s’impose, même pour les rats de bibliothèque comme mon amie Valentine et moi qui nous échangeons nos trouvailles. Valentine préfère les romans, mais moi, l’histoire me passionne. À la veille du dernier confinement, j’ai découvert à la librairie un de ces ouvrages qui rallie nos deux champs d’intérêt. Le troisième roman de la journaliste Pauline Gélinas paru chez Québec Amérique sous le titre Trahisons — La brochure, raconte la vie d’une famille arrivée d’Ukraine au début du siècle jusqu’à ses descendants aujourd’hui, en s’inspirant d’éléments historiques. Mais c’est la présentation du livre plus que son titre qui a capté mon attention. Sur un fond sépia foncé se détache l’image d’un couple avec un enfant : une jeune femme au regard timide, un foulard blanc drapé autour de la tête ; à sa gauche, un bel homme à l’air fendant, une main posée sur l’épaule de sa compagne, et dans un coin, devant eux, un gamin à la mine étonnée que le graphiste place sous le titre qui coupe la page, au-dessus des mains croisées aux doigts noueux de la femme… En quatrième couverture, le résumé de leur histoire évoque un conflit familial et une histoire de l’Ouest canadien ; ma curiosité rend le sourire à la libraire et, à la maison, retardera le grand ménage ! En exergue de la première page, l’auteur emprunte une réflexion à Talleyrand : « À la foire aux mensonges, l’histoire est encore le magasin le mieux approvisionné. » Le cynisme du Diable boiteux est d’actualité, à l’ère des fake news de vous savez-qui, mais quel est le rapport avec mes Ukrainiens qui débarquent au Canada en 1902 et croisent sur les quais des compatriotes qui retournent en Europe ?

leurs enfants. Mais leur courage et le temps prouveront le contraire. Valentine m’apprend que sa belle-sœur descend d’une de ces familles venues d’Ukraine pour offrir une vie libre à leurs enfants, loin des excès de l’empire austro-hongrois et des tsars de Russie. Elle se souvient d’une vieille tante qui décorait des œufs pour Pâques, comme on faisait au pays natal. Sa famille n’était pas allée dans l’Ouest et l’arrièregrand-père s’était retrouvé sous terre, mineur dans nos nouvelles mines. Nos manuels scolaires n’abordaient pas l’épopée des immigrants chez nous. Pourtant, pour peupler les prairies des provinces de l’Ouest, après la Confédération, le Canada en a attiré plus de 140 000 en promettant des terres gratuites à qui tenterait sa chance ici. Mais quand a éclaté la guerre des « quatre cousins » en 1914, on a confisqué les terres et enfermé des milliers de familles dans de vrais camps de concentration. Malgré l’Armistice, le régime a même été prolongé pour servir les intérêts d’éventuels investisseurs. Là-dessus aussi, l’histoire officielle est restée silencieuse, comme sur la situation des travailleurs noirs des Maritimes et celle des autochtones arrachés à leurs territoires. « Ce qui fait qu’un siècle plus tard, commente Valentine à qui je prête mon livre, on apprivoise ces réalités embarrassantes par le biais d’œuvres de fiction. Avec le temps, certains silences parlent très fort. Je me demande comment, avec le vacarme des médias sociaux actuels, on arrivera, demain, à démêler le vrai du faux de ce qui se passe maintenant, un peu partout dans le monde. » Les gens optimistes diront que l’espoir est permis, avec la variété de moyens d’information dont dispose aujourd’hui l’humanité. Mais le problème reste quand on préfère ne pas savoir ce qui ne correspond pas à ce qu’on croit. Talleyrand disait aussi : « En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai ? L’ex-président, au Sud, n’est pas le seul à le croire.

C’est le sujet de ce roman inspiré de pages pas très édifiantes de l’histoire du Canada, au moment des grandes guerres et après. Un drame tissé d’injustices, de mensonges et de méfiance par nos autorités qui décrètent alors « ennemis de l’intérieur » les gens d’origine étrangère et

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LA QUÊTE

MARTINE CORRIVAULT

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QUE SONT DEVENUS LES CLUBS OPTIMISTES

« Servir la jeunesse et aider à réaliser leurs rêves : c’est ce qui rassemble tous les membres d’Optimist International », déclare M. Drapeau. Pour y parvenir, ce large réseau met sur pied diverses activités, dont des projets de services communautaires et des concours, parfois internationaux, permettant l’obtention de bourses. Il confie fièrement que la plupart des projets que les jeunes déposent auprès de l’organisme commencent « petits, mais deviennent très grands. » M. Drapeau souligne que, pour certains, les bourses et le soutien qu’ils ont reçu grâce au club optimiste de leur communauté « ont été leur bougie d’allumage […]. Ils avaient déjà du talent, mais ça les a lancés », explique-t-il. Effectivement, ces associations à but non lucratif ont servi de tremplin à nombreux jeunes dans la réalisation de leurs projets, leurs passions et leurs rêves. Il mentionne notamment Gaétan Boucher, un patineur de vitesse sur longue piste québécois médaillé quatre fois aux Jeux olympiques d’hiver de 1980 et 1984. À l’époque, une campagne de financement avait été organisée pour le soutenir et la somme amassée lui avait permis d’obtenir deux paires de patins professionnels. ACTION LOCALE

« L’objectif d’Optimist International est aussi partagé par les bénévoles du club de Charlesbourg », témoigne M. MARS 2021

Crédit photo : Freepik

« Au début des années 1900, en pleine période d’industrialisation, des organismes bénévoles ont vu le jour pour soutenir la collectivité. Ces derniers, désireux de voir le bon côté des choses plutôt que de se concentrer sur les problèmes de la société, ont adopté le nom de clubs optimistes. Optimist International, qui a pris son envol en 1919 après la Première Guerre mondiale, réunit aujourd’hui près de 3 000 clubs partout sur le globe », affirme M. Gaétan Drapeau, bénévole pour l’organisation depuis plus de 33 ans.

Optimist International regroupe à travers le monde près de 3 000 clubs qui partagent tous la même devise : « Inspirer le meilleur chez les jeunes ».

Drapeau, membre de cette association depuis 1987. « Ce club encourage les jeunes à se dépasser et à devenir les “leaders de demain’’ en leur offrant l’appui dont ils ont besoin pour atteindre leurs ambitions », explique le secrétaire-trésorier bénévole. « Le club optimiste Charlesbourg dessert un territoire de plus de 10 000 jeunes, qu’ils soient au primaire ou au collège », indique-t-il. Mais tous ceux que l’association épaule dans le développement de leurs projets « sont déterminés, ont la volonté et veulent réussir. » Ce club réunit une trentaine de personnes souhaitant s’impliquer autant dans la communauté que dans le succès de la relève. « Ces bénévoles viennent vraiment pour aider […] et plusieurs sont très dévoués », affirme M. Drapeau. Il souligne qu’en prenant part à l’organisme, ces derniers apportent aux jeunes le soutien dont ils ont besoin pour s’épanouir et lancer leurs projets.

les autres organismes dont les activités ont diminué depuis la pandémie, « on attend pour repartir », déclare l’homme qui a créé à son tour de nouveaux clubs en France et en Angleterre. Or, l’association poursuit toujours son objectif et demeure inspirante auprès de la communauté. Éternel positif, M. Drapeau mentionne que leurs concours maintiennent leur intérêt dans les écoles, attirant de nombreux étudiants ambitieux. Selon lui, « l’optimiste invente l’avion, mais le pessimiste invente le parachute. » Alors que ce dernier se prépare à affronter le pire, les optimistes gardent espoir et persistent à croire en ce que le futur a de mieux à offrir. Ainsi, en cette période plus difficile, M. Drapeau continue d’adopter une attitude positive et incite la société à en faire de même. MÉLINA POULIN

JAMAIS PESSIMISTE

Chaque année, le club charlesbourgeois permet de réaliser les projets de plus d’une vingtaine de jeunes motivés. Toutefois, avec l’arrivée de la Covid-19, ceux-ci ont coupé de moitié, admet M. Drapeau. Comme LA QUÊTE

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LA RÉPONSE ABSOLUE Rien ne fait plus aimer la vie que de côtoyer la mort de près. Francine et Enya en sont des preuves vivantes. Si chacune a frôlé sa fin différemment — l’une par expérience de mort imminente, l’autre par tentatives de suicide — toutes deux en sont revenues avec un optimisme à l’ingrédient unique : celui de l’amour.

enthousiasme, ce à quoi s’attelle Francine chaque jour. L’INSTANT PRÉSENT

Son mantra quotidien est de demeurer constamment dans l’instant présent grâce à la méditation. Cet outil lui permet de cultiver une paix intérieure imperméable aux tracas de la vie et aux murmures décourageants de l’ego. Elle y trouve aussi un moyen de réguler son hypersensibilité qui de l’enfance jusqu’à son  accouchement, lui rendait la vie dure. Tout lui semblait toujours intense, cruel et insurmontable. « Je me disais souvent : “mon Dieu, j’ai pas eu le mode d’emploi en arrivant sur Terre” », se remémore-t-elle, à présent que cette « faiblesse » est devenue sa force.

« Les mots sont réducteurs pour parler de cette expérience », déplore Francine, un rire encore émerveillé dans la voix. Elle-même mettra des années à qualifier parfaitement ce qu’elle a vécu sur cette table d’accouchement, lorsque son cœur s’est arrêté et qu’elle a été déclarée cliniquement morte. « J’ai senti la vie qui s’éteignait et se dissolvait jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus », raconteRester dans l’immét-elle. La suite de diateté du moment son témoignage donne également « C’est dans chaque geste de fait écho à de à Francine l’envie chaque jour que j’ai un impact nombreux récits d’ ê tre bienveillante sur les autres. » de mort immiautant envers les ~Francine Marceau nente : sortie du autres qu’envers sa corps, légèreté de propre personne. l’être, sensation Cette bienveillance, d’amour inconditionnel et montée c’est le « bain d’amour inconditionnel vers la lumière. Mais cette lumière, » connu en état de mort imminente elle ne la rejoindra pas, préférant qui lui en a appris la définition. Un regagner son corps pour vivre plei- amour libre, sans jugement ni contrenement l’expérience de la maternité. partie, qui donne sa chance à l’autre. « Finalement, le paradis, c’est sur la Un amour optimiste qu’elle se sent Terre », dit-elle. chaque jour le devoir de distribuer. Francine retournera dans le monde des vivants débarrassée de deux grands poids ; celui de l’ego, cette petite voix pernicieuse que l’on pense — à tort — faire partie intégrante de nous, et celui de la peur de mourir. Une fois ces freins majeurs disparus, la vie passe alors de champ de bataille à champ des possibles. « Je sais que le pire qui puisse arriver dans la vie c’est mourir et mourir, c’est extraordinairement bon », partage-t-elle. « Toutes les autres peurs sont plus petites une fois qu’on n’a plus peur de la mort. » Qu’y a-t-il en effet à craindre dès lors qu’il n’y a plus rien à perdre ? Peu de choses. L’inébranlable optimisme qui suit cette libération mentale permet d’attaquer la vie avec confiance et

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UNE PAUSE

La difficulté à mettre des mots précis sur un événement capital se retrouve également chez Enya. Elle qui vient de fêter avec joie sa vingt-quatrième année de vie se souvient de ses multiples tentatives d’y couper court, lorsqu’elle n’avait que quatorze ans. « Je ne suis même pas certaine que je voulais mourir », réalise-t-elle rétrospectivement, avec la maturité des années. « Je pense que je voulais juste une pause pour souffler. »

qui se passait, ce que j’avais fait », se demande-t-elle encore maintenant. « Je respirais et c’était un problème pour certaines personnes. » Et cette incompréhension s’est déclinée dans tous les autres aspects de sa vie : incompréhension de la vie, de sa place sur Terre, de la mort, de l’univers et de sa mère qui ne constatera son mal-être que bien trop tard, à la découverte de son corps inanimé. « Ce n’était pas tant de la tristesse, mais un profond désarroi », explique-t-elle. « Tout était intense dans ma tête. » OPTIMISME ET RÉALISME

Aujourd’hui, Enya a vingt-quatre ans. Le jour de sa fête, et dans le respect des mesures sanitaires, ses amis l’ont surprise avec une célébration dont elle parle encore maintenant avec le sourire aux lèvres. Une grande première comparée aux anniversaires précédents synonymes de crises de larmes et d’angoisses existentielles. « Là, pour une fois, je me suis couchée avec gratitude et l’impression d’être aimée sans réserve », se réjouit-elle, un écho direct à l’amour inconditionnel énoncé par Francine. « C’est la première fois que je me suis vraiment dit : “ Je suis capable de m’en sortir, en fait ! ” » Toutefois, Enya reste lucide. L’optimisme sans réalisme n’est que fantasme et elle sait que le chemin vers la rédemption sera long, voire incomplet. Cela ne lui fait pas peur. « Je ne pense pas qu’un jour je serai totalement libérée de mes maux », préciset-elle, faisant référence à son anxiété, sa dépression et ses crises occasionnelles de paranoïa. « Mais comparé à mes quatorze ans, ce n’est plus si grave. Si je n’arrivais pas à me lever de mon lit hier, j’y arriverai donc demain. » MALIA KOUNKOU

Tout comme Francine, Enya a longtemps souffert du fait de tout ressentir, un fardeau que le harcèlement acharné subi à l’école n’a rendu que plus lourd. « Je ne comprenais pas ce LA QUÊTE

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HRONIQUE

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PUISER À L’ÉTINCELLE

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Difficile de rester optimiste en ce temps de Covid-19. Depuis mars 2020, on nous recommande de garder nos distances, d’éviter les déplacements inutiles et les rassemblements. Fini les câlins. Nous ne nous touchons plus, nous ne nous embrassons plus. Nous nous lavons les mains à en avoir des gerçures. Nous vivons constamment sous la menace du confinement, d’amende et de couvrefeu pendant que la vie continue son combat contre un ennemi invisible, mais présent tout autour de nous, malgré l’arrivée des vaccins, à l’échelle planétaire. L’anxiété, le déni, l’insouciance, l’incrédulité, la peur, le deuil et la souffrance, et la mort se côtoient au quotidien et ne font pas toujours bon ménage. Les services de santé, l’éducation, l’économie, la politique, les relations humaines, nous n’aurons jamais connu une année avec autant d’insécurité que celle que nous avons traversée. Mais… Vivre avec optimisme est un choix. Je n’irai pas vous dire que la vie est toujours belle et facile. Par contre, si je n’ai pas le choix de l’obstacle à franchir, j’ai le choix de la manière de m’y prendre pour le traverser. « Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections. » ~ Aristote Jeunes ou vieux, nous avons tous, des moments sans soucis. Il y a eu un temps où nous ne pensions pas à demain, chaque instant était un pur bonheur. Un virus s’est invité à la danse et la vie nous a menés ailleurs ? Soit ! Cette étincelle de joie est toujours présente en chacun de nous, plus vacillante pour les uns plus scintillante pour les autres, mais jamais complètement éteinte à l’intérieur. « Votre succès et votre bonheur reposent en vous-mêmes. Prenez la résolution de rester heureux, et votre joie formera un véritable bouclier contre les difficultés. »

« Pour vivre avec optimisme, il suffit de prendre l’habitude d’accorder plus d’attention à ce qui vous arrive de bon, d’agréable, d’heureux. » ~Auteur inconnu Il est évident que nous devons faire le point, identifier ce qui nous freine, ce qui nous bloque, ce qui nous empêche d’être bien avec nous-mêmes. Cette démarche demande qu’on s’accorde un temps pour réfléchir, mais aussi pour se mettre en action, pour agir. On ne peut rester dans le malaise éternel, attendre que la vie continue et que l’étincelle se rallume comme par magie en nous. Il nous appartient d’accepter de modifier ce qui ne marche pas et d’aller vers ce qui sera meilleur pour nous-mêmes. Lâcher prise est déjà une action vers un choix meilleur. « Vis le moment présent, sois reconnaissant pour les petites choses que la vie t’apporte et aussi envers les gens qui t’entourent. Réjouis-toi de chaque instant et bientôt se lèvera le jour où tout ira mieux. » ~Auteur inconnu Nous avons tous des choix à faire. Je sais par expérience que le stress que nous fait vivre le temps d’un choix est plus difficile à traverser que ce qu’il y aura à vivre après ce choix. Il est bon de considérer l’opinion d’autres personnes, de chercher écoute et conseil auprès de qui j’ai confiance. Mais, je peux affirmer que lorsque je fais un choix en respectant qui je suis vraiment et comment j’aime vivre, je ne suis jamais perdant. Accordez-vous ce pouvoir d’agir et foncez vers une vie à votre image. Si j’avais une baguette magique je… « Plutôt que de penser à ce que tu n’as pas, pense à ce que tu peux faire avec ce que tu as. » ~Ernest Hemingway Eh bien, voilà, vous y êtes ! « L’optimisme est la voie du succès. Rien de grand ne se fait sans espoir ni confiance. »

~ Helen Keller Je crois fermement que peu importe la situation, nous possédons en chacun de nous la capacité de surmonter les épreuves ou les souffrances qui nous limitent si nous accordons suffisamment de valeur et de confiance à ce petit quelque chose qui réside en nous même. Ne nous sous-estimons pas, accordons-nous le pouvoir d’agir positivement. Demeurons ouverts à ce sentiment d’émerveillement qui nous animait à notre enfance. Accordons de l’importance aux petits détails qui faisaient la différence. Une odeur rassurante, une couleur unique, un geste apaisant, un son réconfortant, un goût particulier.

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~Helen Keller Simplement,

LA QUÊTE

MARC ÉMILE VIGNEAULT

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VISER L’ÉQUILIBRE

HRONIQUE

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Optimisme nom masculin, 1737, du latin « optimus » même une fois trois en même temps. superlatif de bonus (bon). Ce mot, comme son contraire Cette apothéose multicolore était pessimisme, est un état d’esprit. Le premier voit les cho- vraiment merveilleuse, mais ces ses à leur meilleur, le second, voit le côté noir de tout ce instants de bonheur ne sont qui se passe. Si les extrêmes existent, il y a aussi le juste pas éternels. Si on veut être milieu, mais pour l’atteindre, il faut peréaliste, ce ser le pour et le contre, et surtout faire sont des Selon Duhamel « Les vrais preuve de discernement. morceaux optimistes n’écrivent pas : ils de rêves Dans ce texte, j’analyserai principamangent, ils jouissent. » pp paradisiaques e Bo lement l’optimisme. Pour celui qui uch qui sont loin ard adhère à cette façon de voir les choses, d’être les images qui se détérioreront le monde est à son meilleur, et il se considère comme sur nos murs et aux fenêtres, si le Covid 19 séjourne heureux. Négligeant les aspects fâcheux, son esprit ne trop longtemps. voit que le bon côté de toutes choses qui arrivent dans la vie. Tout est beau, il est satisfait et content de son sort. Dans la période actuelle, au lieu d’être béat, je suis plutôt Selon Duhamel, « Les vrais optimistes n’écrivent pas : ils d’accord pour être logiquement dans l’ordre alphabétique mangent, ils jouissent. » Peu importe les circonstances de « A » suivi par « B ». la vie, ces derniers ont l’impression que les évènements « A » pour armement (médical) et attaquer le virus. vont tourner positivement. « Ayez confiance en l’avenir ; ça va s’arranger » est le leitmotiv de ceux qui adoptent « B » pour batailler et l’anéantir. cette doctrine. C’est le seul moyen pour atteindre le « V » de la Victoire. Mais il ne faut quand même pas être d’un optimisme béat, car si je ne m’abuse, faire passer le « B » avant le « A » Que vous soyez « Optimisme » « Modéré » ou « Pessimisn’appartient pas toujours aux réalités de ce monde terres- me », il en faut de toutes les sortes pour former une société. tre dans lequel nous vivons, mais plutôt aux béatitudes Parce que si tout le monde est du même bord, ça risque de célestes de certains optimistes qui sont heureux exagéré- faire chavirer le bateau. i li Ph

ment, et super satisfaits de tout ce qui nous entoure.

Essayons de garder l’équilibre.

En exemple, prenons la situation qui nous préoccupe actuellement. Si on veut être logique avec la position de la Covid 19, « nous sommes en guerre bactériologique. » À l’encontre de la réalité, certaines publicités super optimistes nous font voir un « Arc en ciel » soutenue à la façon des chérubins par deux gentils cumulus qui attendent simplement de nous arroser ! Les arcs-en-ciel, c’est bien beau, j’en ai déjà vu beaucoup, parfois des doubles, et

Respectueusement,

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PHILIPPE BOUCHARD

P.S. — Pour ceux que ça intéresse, à Québec on a la chance d’avoir un Club des « Optimistes ».

LA QUÊTE

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POUR METTRE FIN À L'ITINÉRANCE Accès à l’éducation supérieure, qualité des soins de santé ou solidité du filet social : le modèle scandinave a fait ses preuves en termes de qualité de vie et génère l’envie à travers la planète. Sur la question de l’itinérance, la Finlande s’appuie sur une approche d’encadrement et de prévention, qui aura pratiquement permis au pays d’éradiquer la problématique de l’itinérance. Regard sur les éléments qui font le succès de cette approche. En Finlande, le droit au logement est un droit humain fondamental. L’article 19 de sa Constitution, « Droit à la sécurité sociale », inscrit les devoirs du gouvernement envers sa population en termes de logement : « L’État est tenu de favoriser le droit de chacun au logement et de soutenir les efforts personnels dans la recherche d’un logement. » Cet article oblige le gouvernement à adopter des politiques de prévention et de soutien aux personnes en situation d’itinérance. Un article de la CBC intitulé Housing is a human right : How Finland is eradicating homelessness paru en janvier 2020, explique que les individus en situation d’itinérance sont rapidement pris en charge, notamment par l’allocation d’un logement permanent subventionné par le gouvernement. Ces personnes reçoivent ensuite une panoplie de services qui leur permettent de retrouver une plus grande stabilité. Juha Kaakinen dirige l’ONG Y-Foundation, qui œuvre depuis les années 1980 à mettre fin à l’itinérance. Dans une entrevue accordée à Michael Enright de la CBC, M » Kaakinen explique que les municipalités et les ONG s’assurent que l’offre de logements abordables est suffisante, notamment par l’achat de logements sociaux sur le marché privé. Il donne l’exemple de la ville de Helsinki qui a racheté un refuge de l’Armée du Salut de 250 lits et l’a converti en 81 logements permanents.

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RÉSULTAT ?

Juha Kaakinen considère que la politique du gouvernement signifiera la fin de l’itinérance d’ici 2027, et la réduction des coûts liés aux soins d’urgence et médicaux ainsi qu’aux frais judiciaires : une étude finlandaise révèle que l’approche du logement permet d’épargner 15 000 euros par année par individu. UNE SOURCE D’INSPIRATION POUR LE QUÉBEC ?

« Les études montrent qu’un Canadien sur 10 a déjà vécu de l’itinérance “cachée”, soit le fait d’habiter chez des amis ou de la famille par incapacité de se loger. » Elle continue en disant qu’il faudra considérer l’entièreté du filet social québécois et déterminer ce qui mène à l’itinérance, des jeunes qui sortent des centres jeunesse aux aînés vulnérables n’ayant pas accès aux CHSLD.

Malgré les nombreux défis, la chercheuse considère cependant que Selon Céline Bellot, directrice de la pandémie de la COVID-19 prédépartement et professeure à l’école sente des opportunités pour les de travail social de l’Université de municipalités québécoises, puisque Montréal (UdeM), le succès de la de nombreuses tours de bureaux Finlande peut s’expliquer entre autres seront vraisemblablement peu occupar la philosophie politique du pays pées durant les prochaines années concernant l’accès au logement. « Le et pourraient être transformées en droit au logement est enchâssé dans logements sociaux. Céline Bellot soula Constitution finligne d’ailleurs que landaise et cela crée l’approche Stabilité d e s    o b l i g at i on s résidentielle avec « Dans la gestion de crise pour l’État et les accompagnement de l’itinérance [au Québec], municipalités ». Si (SRA) s’apparente c’est un festival de la mesure davantage d’attenà l’approche finland’urgence. » tion est portée au daise en fournis~Céline Bellot problème de l’itisant des logements nérance au Québec sûrs et permanents depuis quelques années, il semble sans prérequis et que ce type d’apque les mesures à long terme sont proches, basées sur l’hébergement à insuffisantes : « Dans la gestion de long terme, a fait ses preuves. crise de l’itinérance [au Québec], c’est un festival de la mesure d’urgence. Il Céline Bellot soutient qu’il faudra un faut gérer l’urgence, mais le fait d’être changement des mentalités avant d’en constamment dans l’urgence prévient arriver aux résultats de la Finlande, des réflexions à long terme », affirme mais perçoit l’implication grandissante des paliers provinciaux et fédéMme Bellot. rauxcomme un pas dans la bonne Toujours selon la chercheuse, il faut direction. inscrire la politique « Logement SIMON PAGÉ DE VARENNES d’abord » dans le cadre plus large des programmes sociaux finlandais, qui constitue le point final d’un filet social très solide qui soutient les personnes vulnérables et prévient les situations d’itinérance. Céline Bellot souligne qu’au Québec l’attention est essentiellement dirigée vers les personnes en situation d’itinérance, mais que de nombreuses études révèlent un nouveau visage de l’itinérance :

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LA QUÊTE DES MOTS PAR JACQUES CARL MORIN

CE JEU CONSISTE À REMPLIR LES RANGÉES HORIZONTALES AINSI QUE LES COLONNES 1 ET 20 À L’AIDE DES DÉFINITIONS, INDICES OU LETTRES MÉLANGÉES OU DÉJÀ INSCRITES. CHAQUE CASE GRISE REPRÉSENTE UNE LETTRE QUI EST À LA FOIS LA DERNIÈRE LETTRE D’UN MOT ET LA PREMIÈRE LETTRE DU SUIVANT..

Verticalement : 1- Appareil de plongée individuel.

5- Trois mois. Qui revient fréquemment. Personnage d’Alphonse Daudet (IRTANART).

20- Sauce composée d’huile.

6- Pharmacien. Art de monter à cheval.

Horizontalement :

7- Narine de l’âne. Imposteur (RAPERUTUSU). Pillage.

1- Griffes de rapace (EERRSS). Accoucheuse. Faute signalée dans un ouvrage imprimé.

8- Défaveur (TRESICIDD). Pierre semi-précieuse. Titre turc signifiant, seigneur, maître (FIFEDEN).

2- Danse en ligne. Masse de métal coulé dans un moule. Se met sur certaines voyelles.

9- Vache, chevreuil ou chameau (NANITRUM). Un tout petit peu de. Avoir faim ou « avoir l’estomac dans les ____ ».

3- Moyen de défense. Colorer (RERIIS). Brutaliser, malmener (RRODEYU). Sport d’équipe. 4- Breuvage magique destiné à inspirer l’amour. Exilé, réfugié. Quote-part. Tubercule alimentaire.

10- Affection cutanée. Pièce de vaisselle. Étalage de manières prétentieuses et insolentes (FURESBOE).

Réponses au jeu p.29

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la langue dans sa poche PAR HÉLÈNE HUOT

« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. » Winston Churchill, homme d’État britannique (1874-1965)

SUR LE BOUT DE LA LANGUE

1. Pierre est optimiste, il espère prendre rapidement : a. son air d’aller b. son ère d’aller

5. U ne partie de scrabble ? Trouver les mots de 7 lettres qui se cachent dans les ensembles qui suivent ; ce sont des noms qui vont bien avec l’optimisme… : A. BEHNORU

c. son erre d’aller.

B. EEEGINR 2. L es verbes optimiser et optimaliser peuvent être employés indifféremment. Vrai ou faux ? 3. « Optimiste » se dit d’un homme ou d’une femme qui croit que les choses vont tourner favorablement. Ce mot est donc :

C. EEILMUR D. EIORRSU E. ELNOOTV 6. Q uelle expression signifie : se montrer optimiste, ne voir que le bon côté des choses ?

a. épicène b. pliocène c. universel 4. Contrairement à l’optimiste qui croit que les choses vont tourner favorablement, le pessimiste est persuadé que les choses vont tourner mal. Alarmiste, catastrophiste, défaitiste, pessimiste, sont des synonymes qu’on peut employer indifféremment. Vrai ou faux ?

J'EN PERDS MON LATIN

UTERUS

Uterus est un mot latin qui signifie : ventre de la mère, matrice. Ce mot est attesté en français depuis le milieu du 16e siècle. Il désigne l’organe de la gestation chez la femme et la femelle des autres mammifères. On trouve dans la même famille les mots « utérin » et « extra-utérin ».

Pour des suggestions, des questions ou des commentaires concernant le français et La langue dans sa poche : hhgodbout@gmail.com Réponses au jeu p.29

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VIOLENCE FAITE AUX FEMMES : 90 % DE L’ICEBERG N’EST PAS VISIBLE ! Nathalie Igogène, directrice de Violence Info affirme que les cas de violence conjugale déclarés versus ceux qui demeurent cachés ressemblent à un iceberg : 10 % sont traités et 90 % passent sous silence. Et que beaucoup de cas n’arrivent pas à traverser les dédales administratifs, juridiques et sociaux. « Quand on parle de violence conjugale ou amoureuse, il y a plusieurs formes que subissent les femmes. Il y a les violences psychologiques, économiques, physiques, verbales, relationnelles, sexuelles et même la cyberviolence. Violence Info est plus qu’une ligne d’écoute d’urgence. À vrai dire nous sommes organisés et structurés pour venir en aide aux femmes qui subissent de la violence de leur conjoint et qui n’en peuvent plus et qui souhaitent trouver du répit et des solutions. Il y a des enfants qui sont témoins et victimes de ces situations. Nous avons les outils, l’expertise et l’équipe pour aider les familles aussi. Nos champs d’action sont évidemment l’intervention, la concertation, la sensibilisation, la recherche et la formation. » COMMENT TRAITEZ-VOUS L’APPEL D’UNE VICTIME DE VIOLENCE ?

« Quand une femme appelle l’organisme, nous nous assurons de quantifier l’urgence de la situation. Nous avons des procédures qui aideront à établir un prédiagnostic d’urgence et de conditions. Suivront des suivis individuels qui sont adaptés aux besoins de chaque femme. Nous n’avons pas un canevas avec un maximum de rencontres et après débrouille-toi avec la suite. Non ! C’est la femme qui sentira et nous dictera si elle est prête pour des décisions ou étapes suivantes. Nous avons aussi des rencontres et suivis de groupes qui sont fort utiles pour que des femmes puissent communiquer entre elles sur cette réalité. Cela permet de construire une solidarité entre elles et brise l’isolation. Nous avons des activités et outils de sensibilisation, des activités de formation pour offrir à plein d’organismes des façons d’agir et réagir quand ils suspectent qu’une personne est en proie à la violence ou tout simplement quand une personne dévoile qu’elle est victime de violence. Vous savez, la violence conjugale ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue au contraire un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. Et cela peut avoir des conséquences désastreuses sur les femmes, et que dire aussi des enfants qui évoluent dans un milieu de violence. Plus de 60 % des femmes qui subissent de la violence ont été en présence de violence dans leur enfance. »

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EST-CE QUE LA VIOLENCE EST BEAUCOUP RÉPANDUE AU QUÉBEC OU À QUÉBEC MÊME ?

« C’est très dur à quantifier, mais dites-vous que seulement du côté de notre organisme, depuis 1989, nous avons offert plus de 13 000 cas de rencontres individuelles avec enfants, plus de 16 000 services d’écoute téléphonique. Prenons l’exemple de l’iceberg, si ces chiffres ne sont que 10 % des cas de violences et ajouter les cas traités avec d’autres organismes et services, nous sommes devant un immense bassin de femmes dans le besoin. Les statistiques montent depuis quelque temps. » LA CRISE PLANÉTAIRE DE COVID-19 A-T-ELLE UN IMPACT SUR LA VIOLENCE CONJUGALE ?

« Oh que oui, les rumeurs que l’on entend sur les difficultés que rencontrent les couples sont tout à fait palpables. Il y a presque de 35 à 30 % d’augmentation d’appels à l’aide de femmes aux prises avec de la violence. Quand on pense que 75 % de la violence vient du conjoint après une séparation, cela nous laisse présager qu’on est loin de voir la violence s’atténuer. Il y a même du danger de burnout pour les intervenantes qui sont sur la limite de ce qu’elles peuvent accomplir. » PEUT-ON ESPÉRER VOIR LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES ÊTRE ENRAYÉE UN JOUR ?

« Ça va prendre beaucoup de mobilisation, des changements au niveau des législations et des dispositions juridiques. Nous avons besoin que les gouvernements se penchent vraiment là-dessus et planchent avec effort pour faire évoluer les choses. » Merci, Mme Igogène

Il faut savoir que la violence conjugale touche aussi les couples de femmes du même sexe et que Violence Info ne discrimine aucune personne qui s’affiche comme femme. Visitez le site Internet au www.violenceinfo.com Violence Info : 418 667-8770

LA QUÊTE

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Le temps que… Le temps que les feuilles

L’hiver a été

Aient quitté leur branche

Plus long que ses mois

Qu’un enfant les cueille

Une éternité…

Un soir de dimanche L’arbre aura perdu

Le printemps sera

Ses couleurs d’automne N’y chantera plus

Le temps qu’un été

L’oiseau qui s’étonne

S’amène, en retard Que par charité

Le temps que la neige

Il nous donne encore

Par un frais matin

Des balcons fleuris

Surprenne et assiège

Rires et cris d’enfants

Les champs, les chemins

Des jardins fleuris

Ce n’est que novembre

Mais si peu longtemps…

Et déjà l’hiver Il fait loin d’attendre

« Ce sont les saisons

Que les primevères

Qui ont leurs raisons Leur cycle est ainsi. »

Le temps qu’un ruisseau

L’Univers le dit

Après sa dormance Réveille un coteau

ARMAND LABBÉ

Si blanc de silence

LA QUÊTE EST DIFFUSÉE PAR TÉLÉPHONE VIA

Québec 418 627-8882 • Montréal 514 393-0103 • Ailleurs au Québec 1-877 393-0103

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Notre âme a accepté, en pleine conscience, de prendre un corps pour poursuivre son évolution sur cette Terre. Cela demande beaucoup de courage, nous le savons tous, car la condition humaine comporte des souffrances. Une grande partie de ces souffrances est due au fait que la mort nous est mal comprise. En fait, elle n’existe pas. La mort est la fin d’une étape importante, celle de la vie terrestre. La mission de vie que nous nous étions programmée, s’est enfin accomplie. Nous connaissons assez bien le parcours juste après la mort. C’est le parcours décrit entre autres par ceux qui ont vécu des expériences de mort imminente (EMI) et par ceux qui communiquent avec leurs guides spirituels ou avec les défunts. Après la mort, la partie physique de notre être cesse toute activité, et la partie subtile se met intensément en mouvement. C’est la « décorporation » de l’âme. L’âme est alors en attente que le processus se déroule totalement. Elle est invisible matériellement, tout en étant présente dans la réalité des vivants sur Terre. Une fois que l’âme a accepté le fait qu’elle ait quitté son corps et qu’elle continue son voyage dans l’au-delà, elle est irrésistiblement attirée vers une lumière blanche qui commence comme un point lumineux au loin pour ensuite grandir au fur et à mesure. À ce moment, des êtres qui lui ont été chers dans cette vie ainsi que des êtres de lumière aussi appelés guides ou anges, l’accueillent pour passer dans le « tunnel » de lumière. Ensuite, il y a un sas d’arrivée dans l’autre dimension. L’âme est alors prise en charge pour son évolution. L’âme commence à voir le film de sa vie se dérouler devant elle, avec les conséquences de toutes ses pensées, ses paroles, ses actions, mais sans aucun jugement et avec le plus grand amour qui soit. Elle devient la spectatrice et non plus l’actrice de sa vie terrestre. L’âme décortique chaque événement tout en étant épaulée et guidée, sans jugement, par des êtres de lumière. Elle voit également toutes ses vies antérieures. C’est à cette étape que l’âme a le choix entre se réincarner ou poursuivre son cheminement de manière subtile, sachant que ce choix est déterminé par son état d’avancement. Si l’âme est prête à s’élever, elle partira sur des plans d’élévation de « Lumière », qui vibrent à des fréquences plus hautes et éloignées de notre réalité terrestre. Les membres de la famille et les amis déjà morts sont les êtres les plus désignés pour accueillir un défunt et le rassurer quant à la suite. Oui, de l’autre côté, nous sommes accueillis par les gens que nous avons aimés et qui nous aiment toujours pour nous aider à avancer dans le tunnel qui nous conduit à la lumière divine. La mort fait véritablement partie de la vie. C’est un passage obligé. Elle est une composante nécessaire et sereine. Mais, il s’agit bien là de la « mort de notre véhicule matériel ». Notre âme, elle, poursuit son cheminement. La vie continue, mais sous une autre forme d’énergie, vers des plans beaucoup plus subtils, vers des vibrations plus hautes adaptées à son évolution. Je crois que nous avons tout intérêt à nous y préparer et à aider les autres. Plus nous apprivoiserons la mort, plus nous serons prêts lorsque le moment sera venu. Également, la période du deuil s’apaise dans la découverte de la vie au-delà de ce qui est visible. La mort ne met fin à rien, ni à notre amour, ni à notre évolution, ni à ce que nous sommes vraiment. Chaque vie, indépendamment de sa longueur, est un cadeau divin qui nous a été donné dans un but : améliorer l’âme, car l’âme n’est là que pour apprendre, se développer et s’accomplir pleinement tandis qu’elle est dans notre corps. Notre tour viendra où nous quitterons tout, corps, biens, amis, amours. Mais la plus belle, la plus grande richesse que nous puissions emporter, c’est notre travail intérieur, tous les sacrifices que nous avons effectués au cours de cette vie pour nous élever vers un plan supérieur. Ces sacrifices peuvent être faits dans tous les domaines de l’existence. Nous renaîtrons avec tout cela en nous pour continuer notre apprentissage et notre perfectionnement.

GILLES PLANTE

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LA QUÊTE

© Photo : Brodie Vissers from Burst

Notre Âme

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Même si nous ne nous voyons pas sur le plan physique, nous communiquons par téléphone, courriels, ou Skype. J’envoie aussi des cartes de souhaits et des lettres par voie postale à certaines personnes qui aiment recevoir dans leur boîte aux lettres de belles cartes écrites de ma main, ou des messages personnalisés, au lieu d’y trouver constamment des circulaires. Nous avons aussi la télévision qui est une fenêtre sur le monde comme disait si bien mon père centenaire. Nous pouvons y choisir des émissions très intéressantes qui nous nourrissent sur le plan intellectuel, affectif et spirituel, tout en filtrant, en discernant bien évidemment le vrai du faux et en faisant attention de ne pas tout absorber comme des éponges. Il faut également être sélectif dans nos choix de chaîne radio. J’aime aussi écouter de la belle musique sur mon baladeur quand je marche ou me déplace en autobus. Il me plaît également de lire de bons livres comme des biographies, des récits de voyages, des ouvrages au sujet de la psychologie ou de la spiritualité, ainsi que les journaux pour connaître notre actualité, nos problèmes sociaux. Je me divertis avec les mots croisés : c’est stimulant et intéressant. Écrire me fait beaucoup de bien, et c’est avec grand plaisir que j’envoie des textes à publier dans notre beau magazine La Quête. Tenir un journal personnel chaque jour

Vers… l’espérance

On n’est pas sorti de l’auberge Y va faire frette On se fait une coupe sélective Pour fendre, faut la hache, Pour chauffer, ça va prendre la truie Pour nos cœurs, la peur Car rien ne fait plus peur que l’inconnu Pour avoir de quoi nous nourrir, va falloir de l’amour Car rien n’est plus à découvrir que lui ou elle Pour survivre tout y est Pour vivre, je choisis de suivre un petit oiseau-mouche Va falloir des mauvais bons, de bons mauvais, surtout de vrais mauvais Y a que du monde de même là où je suis, les autres montent la voix.

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peut être thérap eutique ; tout comme la prise en note des rêves nocturnes pour mieux se connaître et comprendre les messages de notre inconscient. Cela peut être enrichissant d’en discuter avec une personne de confiance. Il y a même des gens qui dessinent ou peignent leur rêve sur des tableaux. Ma sœur aime beaucoup le tricot et me dit que ce passetemps est très zen pour elle. Elle confectionne de beaux chandails, qui seraient assez difficiles pour moi de réaliser, mais pour elle, c’est facile parce qu’elle tricote depuis plusieurs années. Chacun ses goûts et la liste est longue ! J’ai une amie qui aime la couture. Chacun, chacune de nous avons nos passe-temps préférés auxquels, grâce à la pandémie, nous avons beaucoup de temps à consacrer et qui nous maintiennent stimulés et nous rendent heureux. Ma méditation quotidienne me fait personnellement un grand bien et me nourrit sur le plan spirituel. Je me sens en connexion avec les personnes qui sont dans mes prières et mes pensées positives de même qu’avec des inconnus parce que je crois à la fraternité humaine que nous soyons semblables ou différents. Je termine en nous souhaitant beaucoup de courage, de patience et d’espoir. Prenons soin de nous et de nos êtres aimé.e.s et de nos voisin.e.s. Si cela nous est possible, aider financièrement nos organismes communautaires. Si nous pouvons aussi, donner un peu de notre temps comme bénévole à des gens qui ont différents besoins.

CHRISTIANE VOYER

Le chat a mangé l’oiseau-mouche. Je veux vous faire peur, Je veux que renaisse la forêt de Sherwood et deux frères Guillaume Tell, Robin Hood et deux sœurs, Jeanne d’Arc et Diane Chasseresse. L’instant meurt et revit la vie Plus aucune crainte pour ceux qui savent aimer et beaucoup de confiance pour l’enfant d’amour dans chaque cœur. Adrénaline et courage, force, souplesse, vie et mort. Autre part Proche dehors Loin dedans

LA QUÊTE

PHILIPPE-ARNAUD ROULIN

Toile de Philippe Arnaud Poulin

Oui, j’avoue que pour plusieurs personnes, ce temps de confinement est très difficile et que nous nous interrogeons pour notre avenir. J’aimerais vous partager mes suggestions. Je vis seule, mais je ne me sens pas seule, solitaire, mais solidaire comme j’aime penser et dire, parce que je me sens connectée de tout mon cœur avec plein de gens.

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© Photo : barnimages

Que faire pendant le confinement ?


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LA QUÊTE

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© Photo : La Quête

Printemps-Érable Dans certaines régions, aux tonnes, les chevaux on attelle.

Les gens, de linge, ont enlevé un morceau Leurs gros manteaux étaient trop chauds.

Dans les érables, l’eau sucrée ruisselle De cette sève limpide qui au ciel se mire, On fera délicieux sirop et belle tire.

La joie respire dans tous les yeux, Les gens ont le cœur joyeux. En des jours meilleurs, l’espérance

Dans les arbres de la sucrerie,

A enfin trouvé sa belle récompense.

Les enjoués écureuils courent

Le soleil est radieux,

Et font mille et un tours.

Positifs, soyez pleinement heureux.

La neige fond à vue d’œil,

Gaétan Duval

Bientôt, de la terre, on sera au seuil.

Couvre-feu

À 20 heures presque tapant, quand la cité se mit au repos forcé, dans la froideur de la nuit de janvier, une voix de ténor surgit d’un peu nulle part, à travers les vieux blocs appartements, peut-être sur une terrasse enneigée, qui sait sauf ceux qui erraient à côté ? Un concert de sérénades vint se confronter au silence camouflé par le vent d’hiver. Les initiés pourraient reconnaître des classiques et certains néophytes découvraient cette musique, un opéra réconfortant la morosité ambiante. À qui appartenait cette voix puissante, phare sonore Donc, pendant à peine plus d’une quinzaine de minutes, le chanteur de sérénades réchauffa le cœur de quelques-uns à l’extérieur, redonnant à la capitale un peu de son lustre si caractéristique.

PASCAL LÉVESQUES

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LA QUÊTE

© Photo : Nicolas Hernandez from Burst

dans ces rues vidées par la population enfermée ?

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Références communautaires Service d’information et de référence qui vous dirige vers les ressources des régions de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches Tél. : 2-1-1 Aide sociale ADDS Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec Tél. : 418 525-4983 Aide aux femmes Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Formé pour vous épauler! 418 648-2190 ou le 1 888-881-7192 Centre femmes aux trois A Pour la réorganisations sociale 270, 5e rue, Québec Tél. : 418 529-2066 www.cf3a.ca Centre femmes d'aujourd'hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec Tél. : 418 651-4280 c.f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org Rose du Nord Regroupement des femmes sans emploi 418 622-2620 www.rosedunord.org Support familial Flocons d'espoir Écoute et aide pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4 Tél. : 418 683-8799 ou 418 558-2939 flocons.espoir@videotron.ca

Hébergement Maison de Lauberivière Pour hommes et femmes démunis ou itinérants 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org Maison Revivre Hébergement pour hommes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 maison.revivre@gmail.com maisonrevivre.weebly.com SQUAT Basse-Ville Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 521-4483 coordo@squatbv.com www.squatbv.com Gîte Jeunesse Hébergement temporaire garçons 12 à 17 ans Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec Tél. : 418 666-3225 Résidence de Ste-Foy 3364, rue Rochambau, Québec Tél. : 418 652-9990 YWCA Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca

Alphabétisation Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec Tél. : 418 527-8267 info@alphabeille.com www.alphabeille.com

Réinsertion sociale Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org

Atout-lire 266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca

Fraternité de l'Épi Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est, Québec Tél. : 418 523-1731

Le Cœur à lire 177, 71e rue Est, Québec Tél. : 418 841-1042 info@lecoeuralire.com www.lecoeuralire.com

Maison Dauphine Pour les jeunes de 12 à 24 ans 31, rue D’Auteuil, Québec Tél. : 418 694-9616 courrier@maisondauphine.org www.maisondauphine.org

Lis-moi tout Limoilou 798, 12e Rue, 1e étage, Québec Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com La Marée des mots 3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca membre.oricom.ca/lamareedesmots Centre de jour Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre 1001, 4e Avenue, Québec Tél. : 418 522-3301 Rendez-vous Centre-ville Centre de jour 525, rue St-François Est, Québec Tél. : 418 529-2222 Détresse psychologique Centre de crise de Québec Tél. : 418 688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com Centre de prévention du suicide 1310,1re Avenue, Québec Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca Tel-Aide Québec Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca Tel-Jeunes Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com

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Insertion professionnelle À l'aube de l'emploi (Lauberivière) Formation en entretien ménager commercial /buanderie 401, rue St-Paul, Québec 418 694-9316 poste 248 alaubedelemploi@lauberiviere.org Recyclage Vanier Emploi et formation (manutentionnaire, aidecamionneur, préposé à l'entretien) 1095, rue Vincent-Massey, Québec tél.. : 418 527-8050 poste 234 www.recyclagevanier.com Prostitution La Maison de Marthe 75, boul. Charest Est, CP 55004 Tél. : 418 523-1798 info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com P.I.P.Q. Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec Tél. : 418 641.0168 pipq@qc.aira.com www.pipq.org Soupe populaire Café rencontre Centre-Ville 796, rue St-Joseph Est, Québec (Déjeuner et dîner) Tél. : 418 640-0915 www.caferencontre.org Maison de Lauberivière (Souper) 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316

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Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 745, Honoré-Mercier, Québec Tél. : 418 692-1762 Santé mentale Centre Social de la Croix Blanche 960, rue Dessane, Québec Tél. : 418 683-3677 centresocialdelacroixblanche.org info@centresocialdelacroixblanche.org La Boussole Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca Centre Communautaire l'Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com Centre d’Entraide Émotions 3360, de La Pérade, suite 200, Québec Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org La Maison l'Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca Le Pavois 2380, avenue du Mont-Thabor, Québec Tél. : 418 627-9779 Téléc. : 418 627-2157 Le Verger 943, av. Chanoine-Scott, Québec Tél. : 418-657-2227 www.leverger.ca Ocean Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352 Intervention téléphonique Tél. : 418 522-3283 Parents-Espoir 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167 Service d'Entraide l'Espoir 125, rue Racine, Québec Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca relaislachaumine.org Toxicomanie Al-Anon et Alateen Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca Amicale Alfa de Québec 75, rue des Épinettes, Québec Tél. : 418 647-1673 alphadequebecinc@videotron.ca Point de Repères 225, rue Dorchester, Québec Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com VIH-Sida MIELS-Québec Information et entraide dans la lutte contre le VIH-sida 625, avenue Chouinard, Québec Tél. : 418 649-1720 Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org

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Merci

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RÉPONSES FAITES VOS JEUX

1. C. L’expression vient du mot « erre », nom féminin qui désigne la vitesse acquise d’un navire. 2. VRAI. Même chose pour les verbes maximiser et maximaliser. 3. A. 4. FAUX. Il y a des nuances dans le pessimisme… L’alarmiste répand intentionnellement des bruits inquiétants ; le catastrophiste envisage le pire ; le défaitiste ne croit pas en lui, convaincu que ses projets sont voués à l’échec.

LA QUÊTE

5. La partie de scrabble : A. BEHNORU = BONHEUR B. EEEGINR = ÉNERGIE C. EEILMUR = LUMIÈRE D. EIORRSU = SOURIRE E. ELNOOTV = VOLONTÉ 6. Voir la vie en rose.

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La rumination d’un songe Le vase contenait les aiguilles des raz-de-marée Et ça sentait le vinaigre Les hirondelles froissées se relevaient du Vésuve En sentant leurs côtes tremblantes. L’acte premier grognait à la vue de tatous de trophées Et une girouette sonnait l’alarme de mémoire Pendant, qu’au-delà d’une voûte de coquille d’escargot Mangeait toute une poussière d’ombres. Il était une fois qui n’est jamais venue, Un aigle se tortillant dans le filet d’une toile d’araignée Piquant de son bec l’étoffe d’algues déguisées en courage.

© Photo : Aneta Foub°kov† from Burst

Bleu et gris étaient les phares des voitures Et rouge était le silement du gyrophare de silence. Dans le sommeil, la pointe du cœur effleure La cime aiguisée du mont de l’enchantement.

Julie Bellemare

© Photo : Carole-Anne Beaulieu

À clair de soleil On a volé ma lune La brume de mon inconscient s’est tuée que vaine réalité De coups d’imaginaire Le vide profond Se creuse en vrilles d’âme Reviens ô clair de lune Comme voie tissée De la nudité des mots

Clair Soleil

À m’enjôler De lettres à graffitis De dessins à pastel Pierrot m’a prêté sa plume Comme douce dune l’encre de flamme m’a enlacé

RENÉE PERRON

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Centre femmes aux 3 A de Québec Pour la réorganisation sociale des femmes Accueil

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MERCI À TOUS ET À TOUTES POUR VOTRE GRANDE GÉNÉROSITÉ

Grâce à vous, nous donnons l’essentiel.

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