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La_Quête_numéro 221_Février 2020

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S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant un­e carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.

4$

Le magazine de rue de Québec Numéro 221 Février 2020

Illustration : Claudia Hausburg Conception : Sandra Potvin


CKRL 89,1 QUÉBEC

AUTOMNE-HIVER 2019-2020 CKRL891

WWW.CKRL.QC.CA


SOMMAIRE

COMMU- POUR LE OSSIER N A U T É P L A I S I R DE LIRE 18 CMCQ Des bêtes et

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des hommes 07

Des droits bafoués?

08

Un animal pour se sentir chez soi

10

Accompagner bête et maître

11

Loi 54 : un bilan bien incertain

Accès à ta chambre

30

EN PLEIN MILIEU Café Rencontre

23 24 25 26

JEUX

27 28 29 31

12

Du pâturage à la décroissance

20

Le jeu de La Quête

34

14

21

La langue dans sa poche

Végan : par-delà l’assiette

15

La sexualité des bêtes

17

De faux ongles pour minou

22

L’humain au cœur de sa diversité

© Illustration de Benoit Gingras

Les trottoirs en hiver Accroc Un relais d'Espérance Le vélo, mon cheval de bataille Souliers Le vieillissement... Ma grande soif Le cri du cœur des femmes Mon Amoureuse

C

HRONIQUES

06 13 © Valérie Marcoux

Un chat n’est pas un bébé Il en va des oiseaux comme des humains… 16 Animal 19 Moi, un codépendant affectif? FÉVRIER 2020

LA QUÊTE

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PAGE COUVERTURE

RÉALISER L’ESPOIR

Illustration : Claudia Hausburg Conception : Sandra Potvin

Camelots recherchés

L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment

donné Hey toi! de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés Tu as 18compte ans ou plus. pour cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, Tu veux te faire quelques dollars? etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné Travaille à ton compte. Pas d’horaire. à la vente - surdelarue rue  par des personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête perVends le magazine La!-Quête met ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs Pour plus d’informations autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, Appelle-nous au certain pouvoir sur leur vie. reprendre un

418 649-9145 poste 33 Ou L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des Viens nous rencontrer au services d’accompagnement 190, rue St-Joseph Est (coin Caron)communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche logement par le biais de son service Accroche-Toit. Dans l’église d’un Jacques-Cartier

Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots.

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UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de mars : Maison de chambres.

FAIRE DES SOUS EN DEVENANT CAMELOT

Les camelots récoltent 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31

Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.

COUPON D’ABONNEMENT 10 PARUTIONS PAR ANNÉE Camelots recherchés

Nom: Adresse: Travaille à ton compte. Pas d’horaire. Ville: Vends le magazine de rue La Quête Code postal: Pour plus d’informations Appelle-nous au 418Date : 649-9145 poste 33

Abonnement régulier Abonnement de soutien Abonnement institutionnel

Hey toi! Tu as 18 ans ou plus. Tu veux te faire quelques dollars?

Ou Viens nous rencontrer au 190, rue St-Joseph Est (coin Caron) Dans l’église Jacques-Cartier

Téléphone: La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)

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65$ 80$ 90$

ÉDITEUR Archipel d’Entraide ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTRICE EN CHEF Francine Chatigny DIRECTRICE DE L’INFORMATION Valérie Gaudreau SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Isabelle Noël CHRONIQUEURS Philippe Bouchard, Martine Corrivault, Claude Cossette et Gilles Simard JOURNALISTES Erika Bisaillon, Adrien Cloutier, Sébastien Agostini-Cayer, Katy Desjardins, Malia Kounkou, Valérie Marcoux, Isaure Patat, Mathieu Rioux et Santiago AUTEURS Julie Bellemare, Comité Maison de chambres de Québec, Gaétan Duval, Rock Falardeau, Frankius, Karl-Layla Lapointe, Renée Perron, Sylvain Rouillard et Christiane Voyer AUTEURS DES JEUX Hélène Huot et Jacques Carl Morin RÉVISEURS Benoit Arsenault et Véronique Hardy ILLUSTRATEUR Benoit Gingras RESPONSABLE DE LA PUBLICITÉ Claudia Hausburg INFOGRAPHISTE Sandra Potvin IMPRIMEUR Les Impressions STAMPA inc. 418 681-0284 COPYLEFT La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d’auteur Creative Commons « Paternité - Pas d'Utilisation commerciale - Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n’est pas commercial, permet de l’utiliser et de le diffuser tout en protégeant l’intégralité de l’original et en mentionnant le nom des auteurs.

Journal La Quête

190, rue St-Joseph est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone : 649-9145 Télécopieur : 649-7770 Courriel : laquetejournal@yahoo.ca

Financé par le gouvernement du Canada

LA QUÊTE

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Des bêtes et des hommes M OT DE LA COORDO Au Canada, le nombre de chiens et de chats a augmenté de 10 % au cours des 10 dernières années. Ainsi, quelque 41 % des foyers canadiens abritent au moins un chien et 38 %, au moins un chat. Il ne fait aucun doute que ces petites bêtes ont la cote. Dans cette édition de La Quête, nos journalistes s’attardent tant aux bienfaits qu’apportent les animaux de compagnie qu’à leurs droits. Il est aussi question d’abattoir à échelle humaine, de végétalisme, de la sexualité des nématodes et des punaises de lit... et de manucure pour chats!

météo, sont extrêmement variables et peuvent se traduire par une différence de 300, 400, voire 500 exemplaires vendus mensuellement. Pour limiter les frais, nous réévaluons chaque mois la quantité à faire imprimer. Heureusement, cette estimation est souvent juste. Mais parfois, nous nous trompons. Nos plus sincères excuses à tous ceux qui ont été contrariés par cette situation au cours du dernier mois. FRANCINE CHATIGNY

MEA CULPA À NOS CAMELOTS ET À LEUR FIDÈLE CLIENTÈLE L’édition de décembre-janvier a été écoulée très rapidement : dès le 10 janvier, nous n’avions plus d’exemplaires à offrir aux camelots et nous avons dû remettre en circulation d’anciens numéros afin qu’ils puissent subvenir à leur besoin.

Nous tenons à expliquer pourquoi cette situation survient à l’occasion. Chaque mois, nous évaluons le nombre d’impressions à commander en fonction du nombre de camelots actifs et de leur disposition à vendre. Ces deux paramètres, ainsi que les conditions

© Serge-Philippe Tremblay

Pour les camelots, vendre « un vieux numéro » représente un défi supplémentaire, entre autres, parce qu’ils doivent aviser leurs clients de ce fait... ce qu’ils ne font pas toujours. Pour les clients qui réalisent, une fois à la maison, qu’ils ont déjà acheté cette édition, l’expérience peut être frustrante.

Le camelot Sébastien croqué en pleine action sur la rue Cartier, le 26 décembre dernier. Sébastien tient à remercier toutes les personnes qui l’encouragent en lui achetant un magazine ainsi que tous ceux qui arrêtent lui faire une petite jasette. Ça, ça lui fait toujours un grand plaisir!

AVIS - COMPORTEMENTS DE CAMELOTS Nos camelots ne sont pas autorisés à faire de la vente à domicile et ne doivent pas vendre le magazine de rue La Quête à l’extérieur du territoire de la ville de Québec, pas plus que dans les stationnements des centres commerciaux de Québec et Lévis. Si vous êtes témoin de l’un de ces comportements, qui contrevient à nos règlements, merci de nous aviser en écrivant à laquetejournal@yahoo.ca ou en téléphonant au 418 649-9145 poste 31. FÉVRIER 2020

LA QUÊTE

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HRONIQUE

UN CHAT N’EST PAS UN BÉBÉ tte

« A-t-on jamais songé à ce que signifie le fait de manger des animaux? L’habitude, la banalité de cette consommation ont éteint en nous toute réflexion à ce propos », écrit Florence Burgat, une philosophe et chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique de France. Je ne crois pas que notre réflexion soit éteinte. Au contraire, un peu partout dans le monde, des zoophiles se portent à la défense des baleines, des ours blancs ou des chats de gouttière. Or, ne nous laissons pas tromper par les activistes : un chat n’est pas un bébé. L’AMOUR DES ANIMAUX Il existe certains animaux plus rapides que d’autres, certains plus forts, certains plus capables en camouflage, ainsi de suite. Mais, parce qu’il est plus habile, plus intelligent, plus imaginatif, plus social, c’est l’être humain qui est parvenu à dominer le monde. Comme le grand naturaliste Charles Darwin l’a bien montré, la nature se perfectionne de génération en génération par le moyen d’une « sélection naturelle », un processus par lequel les individus les moins aptes sont éliminés. Cela veut dire que, si les humains omnicarnivores dominent aujourd’hui, c’est sans doute parce que le régime carné fournit la meilleure recette pour procurer santé et intelligence. Les Québécois aiment les animaux. Selon le ministère de la Famille, il y a présentement au Québec un million d’enfants de moins de 11 ans contre environ trois millions de chats et chiens domestiques, selon les chiffres rapportés par la maison de recherche Kynetec-Ipsos. Les minous et toutous ont beau être intelligents, ils ne possèdent pas la même intelligence que les bébés humains. On ne peut pas discuter longtemps avec un animal, parler d’avenir avec lui, évoquer des projets. La Gaspésienne Klô Pelgag chante : « Les animaux que je connais ne parlent jamais de voyage… ».

mangerais », entend-on la maman dire à son bébé. De nos jours, les maîtres dorlotent leurs animaux de compagnie qui disposent de leurs médecins, traiteurs, magasins, voire de leurs terrains de jeux, psychothérapeutes et cimetières. Leurs maîtres — ou sont-ce plutôt leurs valets? — les comblent de jouets, de bijoux, de vêtements griffés. Quand on aime… Or, parfois, c’est l’animal de compagnie qui « aime » son maître… au point de le dévorer. Radio-Canada rapportait qu’un citoyen de London, Ontario, Norman Buwalda, avait été tué, en 2010, par son chat, un tigre « domestique » qu’il gardait avec lui dans sa maison, un droit qu’il avait défendu en cour et qui lui avait été confirmé. C’est comme ça. Quand bébé lion a faim, papa et maman lion partent chasser une belle et jeune antilope bien tendre qu’ils serviront au dîner. C’est la loi… de la jungle, dit-on. C’est une question d’amour : les enfants lions « aiment » la viande fraîche. Les humains également. Cela étant dit, je suis d’accord sur le fait qu’il faut manger moins de viande. C’est meilleur pour la santé et pour l’environnement. Les précurseurs se tournent donc vers les légumes et les insectes. Mais, un insecte n’est-ce pas un animal? La sauterelle n’at-elle pas le même droit de vivre que le bœuf ou le saumon? Et une carotte n’est-elle pas vivante? Est-ce la tuer que de la croquer? Que faire? Comme un homo sapiens : continuer de vivre en omnivore donc en carnivore. Et aimer son chat domestique bien élevé en chantant avec Maurice Chevalier dans le film les Aristochats qui « préfèrent les bars aux poubelles/dont se contentent trop vulgaires/les chats de gouttière ». CLAUDE COSSETTE

« JE TE MANGERAIS » Quand on aime, le désir de fusion s’impose : « Je te

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PROPRIÉTAIRES DE CHIENS DE SERVICE

DES DROITS BAFOUÉS? La Charte québécoise des droits et libertés de la personne garantit la protection contre la discrimination des personnes handicapées, et notamment des propriétaires de chiens de service. Mais certains établissements ou services publics sont encore réticents à permettre l’accès aux chiens-guides de personnes non voyantes. Depuis 1981, la Fondation Mira offre au Québec des chiens-guides et des chiens d’assistance certifiés pour pallier plusieurs handicaps. La Quête a rencontré l’avocate de la Fondation, Mme Mélanie Valiquette, qui explique que les services publics de compétence provinciale au Québec sont assujettis à l’article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. « C’est la Charte qui prime au Québec ; toutes les lois qui sont adoptées doivent respecter la Charte, sauf si les proportions pour accommoder une personne deviennent déraisonnables », précise-t-elle.

La Quête a rencontré Steve Fortin et Jean-Michel Bernier, tous deux propriétaires de chiens-guides, qui ont vécu plusieurs situations où l’acceptation de leur chien a été remise en cause. M. Fortin et M. Bernier ont tous les deux déjà été forcés de montrer une preuve d’authenticité de leur chien-guide à l’embarquement d’un autobus, alors que leurs chiens étaient munis d’un harnais identifié Mira. Ils ont aussi vécu plusieurs situations de rejet avec des taxis ou des transports adaptés. Les chauffeurs récalcitrants peuvent alors faire l’objet de plaintes à la Commission des transports de Québec. M. Fortin a déjà formulé de telles plaintes par le passé. M. Fortin a aussi eu des difficultés pour l’accès au logement, où de nombreux propriétaires ne voulaient rien savoir d’un chien-guide. M. Fortin a alors abandonné les procédures rapidement, ne voulant pas se battre avec la Régie du logement. Même si certains cas moins sévères sont susceptibles de se régler verbalement sur les lieux mêmes, les litiges entre les deux parties peuvent mener à des plaintes auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. C’est ce que M. Fortin a fait en 2018, quand son employeur a décidé de le licencier après un mois de travail, alors que plusieurs personnes se plaignaient d’être allergiques à son chien. Mais selon la Charte, les phobies et les allergies ne font pas partie de ces motifs légitimant l’interdiction du chien.

OSSIER

Depuis 2014, on recense d’ailleurs plus d’une centaine de dossiers ouverts concernant les chiens-guides ou des chiens d’assistance, majoritairement en raison du refus de leur présence. Toutefois, Mme Valiquette soutient que tous les cas de discrimination ne mènent pas à une plainte formelle, le processus, qui peut s’échelonner sur une période de deux ans, étant assez « dissuasif pour les plaignants ». Les étapes sont nombreuses avant d’aboutir à un résultat significatif, de sorte que plusieurs décident de ne pas se battre contre la discrimination dont ils ont été victimes. SAISIR PAR L’IMAGE À la suite de plaintes de la part de ses bénéficiaires, la Fondation Mira a récemment lancé des publicités-chocs pour sensibiliser la population sur le droit aux chiens d’assistance d’avoir accès librement aux commerces québécois en compagnie de leur maître. « On vise à saisir et à avoir un impact sur ceux qui vont se lever pour appuyer les démarches des bénéficiaires dans des situations de refus qu’ils vivent », espère Mme Valiquette. Les deux hommes rencontrés par La Quête espèrent que la campagne publicitaire permettra d’accroître les connaissances des citoyens québécois sur les droits des propriétaires de chiens. Ils estiment en effet avoir souvent fait face à des gens qui ne connaissaient pas les lois qui régissent leurs droits et où cette ignorance a mené à des malentendus, voire des conflits. ISAURE PATAT

© Isaure Patat

© Isaure Patat

Avant, les chiens Mira portaient un foulard, bleu ou rouge, qui permettait de bien les identifier et d’éviter toute confusion. Maintenant, pour prouver leurs droits, les propriétaires de chiens affiliés à Mira sont munis d’une carte qui certifie qu’ils sont propriétaires d’un chien-guide. À l’endos de la carte, on peut y lire un extrait de la Charte qui garantit les droits des propriétaires de ces types de chiens.

TÉMOIGNER POUR SENSIBILISER

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Manoush, le chien Mira de Steve Fortin, et Tempête, le chien Mira de Jean-Michel Bernier.

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Chaque propriétaire d’un chien d’assistance Mira détient une carte prouvant l’authentification de leur chien.

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UN ANIMAL POUR SE SENTIR CHEZ SOI Depuis quatre ans, les intervenants impliqués dans le projet Porte-Clés facilitent l’adoption de chats ou de chiens pour leurs participants qui en font la demande et qui sont en état de s’occuper d’un compagnon à poils. C’est de manière spontanée et naturelle que cette initiative s’est greffée au projet principal de Porte-Clés, grâce aux intervenants et intervenantes qui ont pu constater les bienfaits de ce jumelage.

qu’elle ait un sentiment d’appartenance envers son logement  ; c’est un des facteurs de réussite les plus significatifs. » Ainsi, l’intervenante ne recule pas devant le défi de trouver un logement qui accepte les chiens ou les chats. « Peu importe qu’il ait un chien ou pas, en ce moment, c’est difficile de trouver un logement abordable de qualité », remarque-t-elle.

PRENDRE SOIN DE SOI Carole-Anne Beaulieu est l’une des intervenantes de l’Archipel Loin d’être un fardeau, un animal d'Entraide impliquée dans le de compagnie participe à créer projet Porte-Clés. Son rôle est de un attachement au nouveau locontribuer à la réingement. « Pour sertion résidentielle « Pendant que tu prends ceux qui n’ont des personnes vivant soin de ton animal, t’es pas eu de logis de l’itinérance chro- dans l’instant présent. » d e p u i s l o n g nique ou épisodique. temps, ce n’est Elle les assiste dans la ~ Carole-Anne Beaulieu pas évident d’arrecherche d’un logeriver à se sentir ment correspondant chez eux et parà leurs besoins. « On va prendre fois le fait d’avoir un animal aide le temps que la personne choisisse vraiment » affirme Carole-Anne. son appartement parce qu’on veut

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OSSIER

L’intervenante remarque que pour certaines personnes, prendre soin d’eux-mêmes n’est plus naturel. « Ils ne voient pas vraiment l’intérêt parce qu’ils sont souvent fragilisés, mais là, ils ont un chat et leur chat vaut la peine qu’ils en prennent soin », avance l’intervenante. « Par la bande, ils vont prendre soin d’eux en prenant soin du chat ». Les trois plus beaux cadeaux que la vie m’a donnés sont la santé, mon logement avec Porte-Clés et mon chat. C’est mon bébé et mon meilleur ami. J’étais vraiment content d’avoir mon logement, mais quand j’ai eu mon chat tout est devenu encore mieux. J’ai toujours aimé les chats, on en avait quand j’étais jeune et j’étais toujours content quand j’allais chez des amis qui en avaient. Maintenant, je peux avoir le mien, il est affectueux et intelligent, comme son maître !

© Valérie Marcoux

Michel

Carole-Anne Beaulieu, intervenante à l’Archipel d'Entraide, et Berlin, une golden labrador de 4 mois.

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Les animaux ont le pouvoir de briser la solitude de nouveaux locataires déshabitués à vivre seul. « Quand tu habites dans un refuge, tu vis dans les dortoirs, tu manges à la soupe populaire, tu es constamment entouré que tu le veuilles ou pas », explique Carole-Anne. Une fois seules en appartement, ces personnes se retrouvent avec leurs besoins de base comblés. « Là, c’est comme si toutes les choses auxquelles ils n’ont pas eu le temps de réfléchir pendant plein d’années, de vieilles blessures, reviennent et les submergent ». Selon l’intervenante, la présence d’un animal FÉVRIER 2020


de compagnie aide à soutenir cette intimité retrouvée avec soimême. « Pendant que tu prends soin de ton animal, t’es dans l’instant présent. » « [Avoir un animal,] ça amène aussi une interaction différente avec les autres êtres humains. Les gens viennent vers nous pour les bonnes raisons, parce qu’ils aiment l’animal, ça crée un pont », ajoute son collègue Thomas Fréchette qui est accompagné de Berlin, une golden Labrador de quatre mois.

FÉLICITER L'INTERACTION

chien au moment où on a reçu Berlin. C’était une mauvaise passe C’est à travers cette initiative et pour lui. Il s’est retrouvé sans doquelques imprévus de parcours micile fixe », relate Thomas alors que Berlin et que Berlin dort Thomas se sont paisiblement à ses « [Avoir un animal,] ça rencontrés. « Il y a pieds. amène aussi une interacun de nos clients tion différente avec les que c’est son pro« Il a fallu trouver autres êtres humains. » jet de vie d’avoir une nouvelle faun chien. On a mille d’adoption ~ Thomas Fréchette travaillé avec lui pour le chien », pour obtenir un poursuit l’interchien et on avait spotté Berlin venant. « C’est pas mal l’Archipel pour qu’il soit son chien. Mal- qui l’a adopté et moi personnelleheureusement, les circonstances ment. C’est mon chien, je l’amène n’ont pas permis qu’il adopte le chez nous, mais elle vient travailler avec moi tous les jours ». Berlin est particulièrement douée pour apaiser les personnes en crise, comme en a été témoin Thomas. « Quand la personne voyait l’animal, tout de suite elle changeait de comportement et de ton. Elle entrait en communication avec l’animal, elle le flattait, elle ne voulait pas lui faire peur », raconte l’intervenant.

© Anne Beaulieu

« Souvent, c’est plus facile pour eux d’entrer en interaction avec un animal dû à leurs problématiques, dû aux déceptions et aux blessures qu’ils ont vécues avec d’autres êtres humains », conclut Thomas. VALÉRIE MARCOUX SUNIT ET CHEETAH.

Je parle et je chante à mon chat. Des fois je m’ennuie, lui aussi, alors on s’ennuie ensemble. Je veux qu’il soit libre alors je le laisse entrer et sortir comme il veut même s’il me demande la porte à 3 h du matin et qu’il invite tous ses amis du voisinage à la maison. Ma porte est grande ouverte tant que la température le permet. Aussi, quand je m’endors pendant la journée, je suis content quand il vient me réveiller, comme ça je débalance moins ma nuit de sommeil. Chez nous c’est les chats qui mènent et pas l’inverse. Sunit

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LES FIDÈLES MOUSTACHUS

ACCOMPAGNER LA BÊTE ET LE MAÎTRE D L’abandon des animaux de compagnie et la surpopulation animalière en refuge sont des problèmes récurrents à Québec. Samuel Côté, propriétaire du refuge Les Fidèles Moustachus, souhaite que davantage de sensibilisation soit faite auprès de la population et suggère un meilleur accompagnement des propriétaires fautifs. Selon lui, les procédures coercitives n’ont jamais été efficaces et ne régleront rien à long terme. Les Fidèles Moustachus est un refuge animalier de la ville de Québec dirigé par Samuel Côté depuis près de 12 ans. Autrefois connu sous l’appellation de Protection des animaux de Québec, le refuge a changé de nom afin de projeter une image plus représentative et positive de sa mission. C’est avec fierté que Samuel Côté souligne que Les Fidèles Moustachus a aujourd’hui placé près de 10 000 animaux dans de nouveaux foyers. Les Fidèles Moustachus est ouvert aux citoyens qui souhaitent se défaire de leurs animaux pour diverses raisons : déménagement, allergies, manque de temps, difficultés financières, etc. Bien entendu, dans le processus d’adoption ou encore d’abandon, des formulaires sont à remplir afin de s’assurer que l’animal trouvera un milieu qui lui convient bien. « On veut une adoption

OSSIER

qui va durer, on ne veut pas adopter au premier venu pour se débarrasser de l’animal », souligne M. Côté. À l’arrivée d’un « fidèle moustachu », l’équipe s’assure d’avoir le pedigree de ce dernier, ce qui facilitera son adoption. Les Fidèles Moustachus cherchent entre autres à connaître les méthodes d’éducation du propriétaire ou encore l’ancien habitat de l’animal et ses habitudes avec de jeunes enfants, par exemple.

qui maltraitent volontairement les animaux pour des raisons financières, les animaux malmenés témoignent souvent de la détresse de leur propriétaire », déplore-t-il. C’est à ce niveau que M. Côté est en désaccord avec le retrait d’animaux à leurs maîtres lorsque la maltraitance n’est pas volontaire. Il pense que cet acte nuira davantage au propriétaire qui, bien souvent, adore son animal, mais est en détresse émotionnelle.

UN ACCOMPAGNEMENT ADÉQUAT

« Comment demander à quelqu’un de s’occuper de son animal s’il n’est pas capable de s’occuper de lui-même, questionne-t-il? Le propriétaire ira s’acheter un nouvel animal et le cercle vicieux se perpétuera. Il faut régler le problème à la source! »

Les Fidèles Moustachus s’assure également de faire l’accompagnement adéquat auprès des personnes qui adoptent, afin d’être certain que l’appliquant n’a pas de besoin particulier ou de questionnements concernant l’animal adopté. En faisant un tel suivi, l’équipe souhaite s’assurer qu’autant l’animal que l’adoptant soient heureux pour le reste de leur vie. Pour Les Fidèles Moustachus, l’adoption ne signifie pas l’achat d’un animal, mais bien l’ajout d’un nouveau membre à la famille. Samuel Côté offre également un accompagnement auprès des personnes qui possèdent déjà un animal de compagnie et qui ont du mal à s’en occuper adéquatement. Aborder la maltraitance d’un regard punitif n’est pas une solution à son avis. « À l’exception des usines à chiots

D’ailleurs, M. Côté a accompagné à quelques reprises des maîtres, afin de les aider à s’occuper de leurs animaux. Il insiste sur le fait qu’en épaulant ces propriétaires et en les écoutant, la qualité de vie de la personne et de l’animal s’améliore visiblement. ADOPTION EN REFUGE Samuel Côté rappelle l’importance d’adopter en refuge et non sur Internet afin de ne pas encourager l’industrie des usines à chiots. Bien que l’animal soit moins cher à l’achat, il risque de développer des problèmes de comportements ou de santé ce qui entraînera des coûts. Aussi, ces animaux sont rarement stérilisés, vaccinés et vermifugés. Le propriétaire des Fidèles Moustachus précise qu’adopter d’un refuge aide non seulement un animal, mais également votre porte-monnaie.

© Photo Erika Bisaillon

M. Côté déplore le manque de sensibilisation faite auprès de la population. Il critique par le fait même le manque de prévention et de travail en amont dans le secteur animalier. Il note que si la volonté populaire était plus importante, les élus se pencheraient probablement plus sur la question. Samuel Côté, propriétaire des Fidèles Moustachus, participe, quand l’occasion se présente, au Salon Info-Canin du centre commercial Fleur de Lys.

ERIKA BISAILLON

La SPA prend le relais Cette année, l’appel d’offres pour le centre de services animaliers de la ville de Québec a été remporté par la Société protectrice des animaux (SPA). L’achat de licences, la gestion des plaintes et la récupération d’animaux trouvés dans la rue ne sont donc plus sous la responsabilité des Fidèles Moustachus et retournent sous la chapeaute de la SPA de Québec.

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UN BILAN BIEN INCERTAIN En décembre 2015, le Québec s’est doté d’une loi reconnaissant les animaux comme des êtres sensibles. Dans les faits, qu’est-ce que cela a changé? La Quête s’est entretenue avec un expert du bien-être animal qui relève la difficulté de dresser un bilan, trois ans plus tard.

avaient déjà commencé à légiférer pour interdire des pratiques en agriculture, mais l’idée de déterminer la façon dont les animaux doivent être traités est une « approche très européenne », soutient l’expert.

La loi 54 visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal a été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale en décembre 2015. L’objectif était alors de reconnaitre l’animal comme un être sensible, « et non plus comme un bien ou un meuble », explique le professeur adjoint en comportement et bien être en production animale de l’Université Laval, Jamie Ahloy-Dallaire.

Le Québec a longtemps traîné la réputation d’être la capitale canadienne des usines à chiots. Certaines industries en agriculture qui ont plutôt mauvaise réputation (le veau de lait ou le foie gras, par exemple) sont aussi plus importantes au Québec qu’ailleurs au Canada.

« C’est assez rare dans le monde, détaille l’expert. Il y a quelques autres pays seulement qui ont adopté une telle législation. Même si ce peut être symbolique à un certain point, pour l’instant, c’est quand même un grand pas qui est fait. » La loi 54 oblige ainsi les propriétaires à subvenir aux besoins essentiels des animaux, c’est-à-dire aux impératifs physiques, physiologiques et comportementaux.

OSSIER

« Par rapport aux usines à chiots, c’est encore trop tôt pour connaître les effets de la loi, croit le professeur en bien-être animal. On voit que de plus en plus de plaintes sont portées et que beaucoup d’inspections sont faites. À quel point ça incite les éleveurs de chiots à changer leur pratique? C’est difficile à dire. C’est de l’information qui n’est pas encore disponible. » Difficile également de faire le bilan de la situation chez les éleveurs, qui font l’objet d’exemptions dans la loi, notamment sur les interdictions de causer de la détresse et sur l’obligation de survenir aux besoins, tant et aussi longtemps que leur traitement est fait selon les pratiques généralement reconnues dans l’industrie. Même chose du côté de la recherche pour les animaux de laboratoire.

LA QUÊTE

© Courtoisie

TRISTE RÉPUTATION

« Au niveau physique et physiologique, on a déjà des lois au fédéral qui s’adressent à ces problèmes potentiels, souligne Jamie Ahloy-Dallaire, c’est-à-dire qu’on peut déjà punir quelqu’un qui ne nourrit pas convenablement son animal, par ALLER exemple. Les im- « Par rapport aux usines à PLUS LOIN? pératifs compor- chiots,c’est encore trop tôt pour tementaux, l’idée connaître les effets de la loi... » Si la loi était néque l’animal peut cessaire, il est avoir à exprimer ~ Jamie Ahloy-Dallaire complexe d’en un certain comfaire le bilan. portement, c’est « J’ai de la diffiquelque chose qu’on ne retrouvait culté à dire comment on pourrait pas dans les lois auparavant ». aller plus loin sans savoir exactement où on est », admet Jamie Selon le professeur, l’approche qué- Ahloy-Dallaire. bécoise est pratiquement unique en Amérique du Nord. Quelques États Avec de la volonté politique, l’expert américains, la Californie notamment, croit toutefois que le gouvernement FÉVRIER 2020

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Jamie Ahloy-Dallaire

LOI 54 SUR LE BIEN-ÊTRE ANIMAL

Trois ans après l’adoption de la loi 54, le professeur adjoint en comportement et bien être en production animale de l’Université Laval, Jamie Ahloy-Dallaire, éprouve de la difficulté à dresser un bilan.

pourrait mieux encadrer les pratiques en agriculture et en laboratoire, qui sont soumises à l’heure actuelle aux codes de pratiques. Ces codes sont établis par les industries pour déterminer par exemple la grandeur des enclos, les techniques à utiliser pour manipuler les animaux, la nourriture à leur donner, l’éclairage, et autres. Ce sont des pratiques auxquelles les éleveurs choisissent volontairement de se conformer. « Cette loi donne tout de même des dents *(sic)* aux codes de pratique des industries. Depuis que la loi est entrée en vigueur, on pourrait avoir une plainte portée à l’endroit d’un agriculteur qui pourrait alors soit modifier son comportement, soit être en contravention avec la loi. On ajoute donc une partie légale aux codes de pratique. » L’expert rappelle que le Québec compte davantage d’animaux de ferme et de recherche (poules, vaches, souris de laboratoire, etc.) que d’animaux de compagnie. ADRIEN CLOUTIER

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DU PÂTURAGE À LA DÉCROISSANCE Un projet novateur est sur les rails dans la ville de Granby, celui d’y installer un abattoir de volailles sous forme de coop de solidarité sociale. L’objectif d’un tel projet est d’offrir une alternative plus éthique et écoresponsable aux petits éleveurs qui souhaitent éviter les abattoirs industriels. Un des instigateurs de ce projet prometteur est l’écrivain et peintre Marc Séguin, avec lequel La Quête s’est entretenue. Le nom ne pourrait être plus évocateur de l’objectif du projet : Le Petit Abattoir. Un petit abattoir, pour les petits éleveurs. « C’est fait pour générer une communauté, dans une taille plus éthique et d’une manière plus respectueuse des éleveurs et des animaux. À plein régime, on est à 800 par jour alors que dans les gros abattoirs ça peut aller de 14 000 à 50 000 mises à mort quotidiennes ». Le statut de coop de solidarité sociale du Petit Abattoir lui permettra de ne pas orienter tous ses efforts vers la création de profits, mais plutôt vers ses membres. « Présentement, on développe le savoir pour mettre sur pied un abattoir et l’implanter dans une communauté. On le fait dans des conteneurs maritimes, ce qui est facile à démonter et à remonter ailleurs ».

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À l’heure actuelle, beaucoup de pe- sable pour une modeste enveloppe tits éleveurs doivent parcourir une de 450 000 $, ce qui ne reprédistance considérable avec leurs sente qu’une goutte dans l’océan des budgets qui animaux pour se rendre dans l’abat- « Les petits éleveurs veulent doivent être détoir le plus près, accompagner leurs ani- p l i é s p o u r l a puisqu’il n’en reste maux dans tout le processus, c o n s t r u c t i o n que quelques gros même dans leurs mises à d’abattoirs indusà travers le Qué- mort, puisque cela leur per- triels. À savoir si bec. Ces dépla- met de suivre leurs traces ». le projet est soutenable d’un point cements contride vue financier, les buent à l’émission ~ Marc Séguin projections sont de gaz à effet de serre qui pourrait autrement être encourageantes. « En date d’il y évitée avec l’implantation de pe- a deux semaines, on a déjà de la tits abattoirs locaux. De plus, ces demande pour 63 jours. Nous déplacements exigent une certaine sommes rentables à partir de 49 logistique. « Quand j’y vais avec jours d’abattage et nous avons été 50 poulets, j’ai l’impression que conservateursdansnosprojections». je dérange la chaîne puisque mes poulets ne sont pas forcément de Dans une société québécoise qui la même grosseur et les machines tend à se redéfinir sur différents sont calibrées pour certains for- enjeux, la décroissance de l’abatmats plus industriels. Les poulets tage de volailles et autres anifermiers sont beaucoup plus gros! » maux fermiers est certes un projet louable, ne serait-ce que pour le Le Petit Abattoir sera initialement respect de l’animal. La pérennipour les poulets, les dindes, les ca- té du tel projet et sa réplicabilité nards et les lapins, mais n’exclut dans d’autres régions ne seront pas d’un jour y intégrer la viande réalisables qu’avec la conscienbovine. « Notre objectif est de ré- tisation à l’élevage responsable pondre aux besoins que l’on en- et éthique. La proximité d’un tel tend sur le terrain. Les petits éle- service encouragera-t-elle les civeurs veulent accompagner leurs toyens à considérer le petit éleanimaux dans tout le processus, vage comme une alternative? même dans leurs mises à mort, puisque cela leur permet de suivre D’ici la saison des pâturages et la leurs traces ». Le projet a été pen- concrétisation du projet de Pesé et développé pour être réali- tit Abattoir, ne reste plus qu’à attendre la sortie du prochain roman de Marc Séguin, prévue pour mars 2020.

© Photo de Sebastien Agostini-Cayer

SÉBASTIEN AGOSTINI-CAYER

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IL EN VA DES OISEAUX COMME DES HUMAINS…

En hiver, les petites marches d’oxygénation ne favorisent pas vraiment la conversation : il faut regarder où l’on met les pieds et ne perdre ni son souffle ni son équilibre. Mais ce matin, Valentine défie tous les dangers et me dit, en passant devant la maison où des mangeoires d’oiseaux sont accrochées à presque toutes les branches des arbres : « On ne voit presque pas d’oiseaux dans notre coin, cette année. »

forêt amazonienne et d’y implanter mégacultures et super élevages pour l’exportation… Tout ce qui retarde leurs plans doit disparaître; végétation et faune sont effacées avec des produits toxiques qui brûlent les sols et rendent les gens malades. Quand les terres deviendront des déserts, les industries partiront et les survivants resteront le bec vide, comme les oiseaux…

Habituellement, une douzaine de juncos s’affairent sous les mangeoires secouées par les geais bleus qui ont découvert comment faire tomber les grains, ruse dont les jaseurs des cèdres et les mésanges à tête noire profitent. Mais ces temps-ci, le resto des oiseaux semble boudé par sa clientèle. Et pas de traces du gros matou pour expliquer la désertion.

– L’animal humain sait tout ça en espérant que devant le désastre, un sauveur se pointera, comme dans les films de science-fiction. Avec une approche humoristique, la vision québécoise de cette pensée magique Dans une galaxie près de chez nous, propose un Capitaine Patenaude qui, à bord de son vaisseau spatial le Romano-Fafard, cherche une planète où les « tatas » terriens qui ont empoisonné la Terre pourraient tout recommencer.

– Il paraît que depuis 1970, les populations d’hirondelles, de bruants, de parulines et même de merles sont tombées de plus de la moitié. Et ça s’aggrave partout dans le monde; plusieurs espèces frôlent l’extinction, à cause de nous, les humains.

– Y’a pas d’quoi rire quand notre espèce ajoute ses méfaits aux catastrophes naturelles causées par les chambardements des cycles du climat. On croit s’en tirer avec un so what jusqu’au jour où l’eau monte dans la cave, ou quand le feu brûle la maison…

La militante n’est jamais loin quand Valentine aborde un problème environnemental. Je risque quand même : Tu sais, l’être humain est aussi un animal raisonnable menacé de disparition, et pourtant, il n’y en a jamais eu autant sur terre…

– En attendant, moi, j’ai les orteils qui commencent à geler… On va prendre un café et tu ne me parles pas des exploiteurs dans les pays producteurs de café et de chocolat.

– Justement, il se multiplie et invente de nouvelles manières d’occuper toute la place; c’est ça qui va la provoquer, sa disparition. – C’est pas demain la veille… – Personne ne le sait. On croit tous qu’on ne verra pas ça; mais un bon matin, on se retrouvera le nez dans la dernière purée! Prends l’Australie : ce n’est pas un pays pauvre, mal organisé face aux catastrophes naturelles. Pourtant, depuis des mois, les grandes chaleurs ont causé une sécheresse intense qui a provoqué des incendies qui ont tout rasé jusqu’à l’océan et rendu l’air irrespirable. Il y a eu des morts humaines et des milliers d’animaux ont péri. Leur climat-sceptique de premier ministre n’a su que dire « I’m sorry... On ne va pas créer du chômage pour protéger la nature! » C’est l’éternel dilemme des pays riches. Au Brésil, ils permettent aux multinationales des industries agricoles de brûler des sections de la FÉVRIER 2020

– Comme son intelligence raisonnable distingue l’animal humain des autres espèces, j’en déduis qu’aller au chaud est une proposition sage et acceptable. Mais je maintiens que l’humanité risque gros quand elle perturbe l’équilibre de la nature, mais qu’elle a tout à gagner à l’observer respectueusement et ne s’est jamais gênée pour lui emprunter des trucs de survie… – Toi t’as vu à la télévision la fille qui a écrit Quand les animaux et les végétaux nous inspirent : elle raconte comment des inventions modernes ont été développées à partir d’observation des plantes et des animaux… Y’a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Ou pire sourd, celui qui ne veut pas entendre. L’homme raisonnable des philosophes n’est pas si raisonnable que ça et le prouve chaque jour.

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VÉGAN : PAR-DELÀ L’ASSIETTE Il est commun de penser qu’être végétalien — ou « vegan » en anglais — commence et se termine dans la cuisine. La réalité se révèle cependant beaucoup plus étendue et complexe. Au-delà du bouleversement culinaire, éliminer tout produit de provenance animale de ses habitudes de consommation revient à adopter un tout autre mode de vie. À Québec, la communauté végétalienne s’implante petit à petit, apportant un vent de conscientisation.

être amélioré. Dans cette optique, Chloé Marie modifie petit à petit ses habitudes d’achat, optant pour les produits sans emballages, les sacs réutilisables ou encore les vêtements de seconde main. Ceux-ci ne doivent comporter aucune matière animale ; c’est pourquoi elle ne choisit que des habits en fibres végétales (coton bio) ou synthétiques (viscose). Cuir, velours, soie ou laine ne font pas partie de son vocabulaire. Elle essaie également de privilégier la marche aux transports

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premières des nombreux néo-végans actuels. L’engouement récent pour ce mode de vie tient-il donc plus de l’effet de mode ou du réel réveil des consciences ? Si Lavie Chabon penche pour cette dernière option, Chloé Marie choisit les deux. Il y a l’influence des amis, des célébrités ou encore des médias culturels à prendre en compte.

© Vegan Liftz sur Pixels

Mais si certains se laissent volontiers convaincre, beaucoup restent encore réfractaires. Lorsque cette Tout changement de con population est interrogée, viction naît d’une imporil apparaît que sa réticence tante prise de conscience. ne se situe pas au niveau du Celle des personnes védiscours pro-végan en luiganes résulte le plus soumême, mais dans la façon vent d’un déclic factuel. dont il est délivré. « Le cli« J’ai commencé à lire des ché des végétaliens agresétudes sur l’impact envisifs envers les personnes ronnemental de l’industrie qui mangent de la viande de la viande et j’ai réalisé est parfois vrai », admet qu’elle figurait parmi les Chloé Marie. Ces mêmes pratiques les plus polluantes végétaliens ayant jadis obqui existent », explique servé un régime alimenChloé Marie, étudiante en taire animal, elle premier cycle à l’Universitrouve cet énerveté Laval, lorsqu’elle retrace ment contre-productif. la genèse de son parcours. « Ce n’est pas en critiquant Contrairement aux croyances populaires, être végan ne se résume pas qu’à un « J’ai arrêté la consommaquelqu’un sur ce qu’il fait simple changement de régime alimentaire, mais de mode de vie également. tion animale de ce pas. » qu’il va changer ce qu’il est. polluants et de générer le moins de pou- S’ils nous posent la question, il faut essayer Selon elle, devenir végétalien n’est pas belles possible. « Je voudrais avoir le mi- de les informer et expliquer les enjeux de un changement aussi radical qu’il en a nimum d’impact possible sur l’environ- notre démarche du mieux qu’on peut, l’air. « Tout le monde peut l’être, ce n’est nement et faire un changement positif. » mais il ne faut pas les forcer à ce qu’ils pas compliqué », affirme-t-elle. En effet, deviennent comme nous. Tout le monde à Québec, ce ne sont pas les possibilités Chez Lavie Chabon, ce changement in- est différent, ça ne marchera jamais. » qui manquent ni les aides. Un site comme carne quelque chose de plus spirituel. véganequebec.net, par exemple, liste les « Je ne vais plus à la messe », expliquenombreux restaurants et cafés végétaliens t-il, gardant secret le sens de ces mots. Au-delà du domaine strict de la nourriou vegan-friendly (avec options véganes) Une expérience de mort imminente à ses ture, le végétalisme est donc aussi une afqui peuvent être trouvés dans la ville. La- 19 ans l’a mené vers son éveil végétalien. faire de respect : celui de soi, celui des autres vie Chabon, végétalien depuis 2008, ne En 2008, il jetait à la poubelle toutes ses et, par-dessus tout, celui de la planète. rencontre quant à lui aucun problème dernières pièces animales pour entrer lorsqu’il fait son épicerie chez Alimentex, dans cette nouvelle vie sans un regard en MALIA KOUNKOU Maxi ou IGA. « J’évite simplement les arrière. « Je ressens moins d’agressivité. comptoirs viandeux », spécifie-t-il. Moins de précipitations », décrit-il les bienfaits qui s’en sont ensuivis. ENTRE RESPONSABILISATION ET BIEN-ÊTRE LA PÉDAGOGIE CONTRE LES CLICHÉS Mais exclure la viande ne fait pas tout. Être végan, c’est revoir ses réflexes du quoti- Certains soupçonnent, cependant, que dien et constamment se demander ce la paix intérieure et les enjeux environqui, dans notre comportement, pourrait nementaux ne sont plus les motivations

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LA SEXUALITÉ DES BÊTES

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« Toute cette immense vie qui se remultiplie infiniment serait pour nous? Il n’y a que Dieu pour le croire. » ~ Ellias Canetti Ce thème de La Quête me donne l’occasion de répondre à la question que tout le monde se pose : mais comment baisent donc les punaises de lits? Les punaises pinent sans arrêt, jusqu’à deux cents fois par jour! Et attention, piner, pour elles, signifie transpercer la carapace dorsale, les pattes, la tête, ou même le cœur, pour y éjaculer, ce qui équivaudrait à 30 litres de sperme chez l’être humain. N’étant pas foutu de distinguer ses congénères, le mâle perfore une fois sur deux d’autres mâles, souvent d’autres espèces, et parfois, sans faire exprès, une femelle. Le pire dans cette cruauté c’est que les dames punaises ont un vagin qui ne leur servira jamais… Les créatures qui peuplent la Terre font montre d’une diversité de pratiques sexuelles étonnantes : le hamster peut faire la chose 70 fois en une heure, le phasme durant 10 semaines sans interruption, alors que plusieurs espèces, dites sémelpares, ne la feront qu’une fois dans leur vie pour en périr aussitôt après. Au stade larvaire, la bonellie verte mâle est 200 000 fois plus petite que la femelle, qui l’aspire dans sa trompe et lui fait passer sa vie à féconder ses œufs. Une certaine mère acarien pond 15 œufs (1 mâle, 14 femelles). Ceux-ci éclosent dans son corps, le fils féconde ses 14 sœurs, puis meurt, avant même de naître, tandis qu’elles bouffent leur propre mère de l’intérieur avant de recommencer le cycle. Merveilleux non. Ce thème me fournit surtout l’opportunité de parler d’une de mes récentes passions : les nématodes, ces petits vers peu connus qui constituent pourtant, en nombre, 80 % du règne animal! Paragordius tricuspidatus, un ver parasite nématomorphe, fait parti de ces espèces qui en manipulent d’autres pour compléter leur cycle de reproduction. Ayant pour contrainte de ne pouvoir se reproduire qu’en milieu aquatique, notre nématode se fera avaler sous forme de larve par un grillon, ou autre, puis, au bout d’un an, la maturité sexuelle atteinte, il prendra littéralement contrôle du cerveau de la bestiole en produisant des protéines qui la contraindront à agir contre ses propres intérêts. Devenu organisme parasitairement modifié, le grillon semble attiré, programmé, poussé par une force irrépressible, à se jeter dans l’eau. Lui qui n’y fout habituellement jamais les pattes. Arrivé à destination, le ver sort de son hôte en perforant son abdomen, après avoir soigneusement évité d’abîmer ses organes vitaux. Si le grillon est dévoré par une grenouille ou une truite, et FÉVRIER 2020

meurt donc avant de libérer son ver, ce dernier s’en tire en ressortant tranquillement par ses propres moyens. Cet organisme rudimentaire — en gros un tube digestif muni d’une bouche et d’un anus — possède un ensemble de traits lui permettant de ressortir vivant du prédateur. Une véritable prouesse biologique. Les mâles qui ont réussi à se rendre dans les eaux nuptiales s’enroulent tous autour d’un morceau de bois, formant une sorte d’agrégat de nœuds. Comment se reconnaissent-ils? Et comment les femelles les retrouvent-ils? Nul ne le sait. Terminons avec toxoplasma gondii, une espèce de parasite intracellulaire agent de la toxoplasmose. Ce protozoaire ne se reproduit qu’à l’intérieur des félidés. Un chat pour lui c’est une chambre mobile où baiser. Pour parvenir à ses fins, il contamine des souris ou des rats qui lui servent d’hôtes intermédiaires. Sous l’emprise de la manipulation, un rat infecté perdra sa peur ancestrale du chat, montrera des signes d’excitation sexuelle s’il renifle son urine, et ira se pavaner tranquillement devant son prédateur qui le bouffera tout cru. Ces observations ont incité des scientifiques à explorer plus avant les différences de comportement notées chez les humains porteurs du parasite. Oui, j’oubliais, les humains aussi l’attrapent : mains sales, viande mal cuite, crudités souillées, transplantation d’organe, transmission au fœtus sont autant d’occasions d’accueillir Gondii. Certains neuroscientifiques avancent une hypothèse fascinante : la toxoplasmose entretiendrait un lien de causalité avec certaines maladies psychiatriques : la schizophrénie, les idéations suicidaires et la dépression pourraient provenir de ce dysfonctionnement parasitaire. Il est établi que le parasite perturbe les connectivités des centres du plaisir et de la peur. Les études épidémiologiques sont formelles : un tiers de la population mondiale est infecté par la toxoplasmose! Un camelot vous vend La Quête, vous le prêtez à un ami : un de vous trois est sans doute infecté… Heureusement, la toxoplasmose reste la plupart du temps bénigne, mais peut s’avérer terriblement dommageable chez les sujets aux systèmes immunitaires fragiles. Il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement permettant d’éradiquer cette infection. MATHIEU RIOUX

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ANIMAL Animal du latin animalis : être vivant, animé, à la biologie plus ou moins complexe, et qui se nourrit de diverses façons. Dans les catégories les plus complexes, on retrouve l’homme (considéré comme l’animal le plus évolué par ce qu’on peut appeler son intelligence), le cochon (exemple d’animal domestique), le chien et le chat (exemples d’animaux de compagnie.) D’après Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Musée de l’Homme de Paris, l’être humain est lui-même un animal, et il ne possède aucune différence radicale avec d’autres espèces.

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médias qui nous montrent des meurtres, des fusillades, des batailles, etc.

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Même dans les sommets mondiaux comme les rencontres de l’O.N.U., les G7, G20, et tout ce qui s’ensuit, on pp e ne peut pas dire que les violons Bouchard sont toujours bien accordés. Certains personnages ne retiennent pas très bien le couvert de la marmite qui risque à tout moment de Si on donne quelques étoiles de plus à l’homme en produire des débordements. Les guerres sont le résultat le comparant à d’autres espèces, on sera à même de de mésententes. L’homme, avec ses armes intelligentes, constater qu’il n’a pas beaucoup de différences avec devient un animal extrêmement dangereux. les primates. En effet, l’humain a énormément de similitudes avec les grands singes. Ce qui le distingue, ANIMALERIE FABULEUSE c’est sa capacité de construire des outils perfectionnés, de fabriquer des armes, de faire des véhicules et de les En astrologie traditionnelle, chinoise ou indienne, la transformer et les adapter à de nombreuses situations. date de naissance détermine le caractère d’une personne et l’associe à un autre animal. L’homme a plusieurs traits CES BÊTES DANGEREUSES! de caractères, ce qui le rend plus complexe. L’animal a un caractère plus épuré. Pour appuyer ce que j’avance, je Dans ce monde peuplé d’une multitude d’espèces reviens aux animaux énumérés au début de mon texte. animales, la loi du plus fort est selon certains la Ainsi, le porc, disposant d’un gros cerveau, serait la bête meilleure, mais ce n’est pas toujours vrai. À la période la plus propre au monde : il est un des seuls animaux préhistorique, l’homme semblait plutôt minuscule faisant ses besoins le plus loin possible de l’endroit où il comparé aux dinosaures qui faisaient partie de mange. Contrairement à sa réputation, et aussi grâce à son environnement. Par leur taille, ces derniers la dimension de son cerveau, un porc est plus intelligent imposaient une force supérieure à l’homme qui qu’un chien ou un chat. devait se positionner en groupe pour se défendre ou attaquer. L’homme n’a plus à craindre les dinosaures Celui qui a le mieux exprimé le caractère des animaux qui sont disparus. est sans contredit le poète Jean de Lafontaine. Ses écrits sont de petit chef-d’œuvre. Assez souvent, il De nos jours, l’animal le plus dangereux ne s’impose met en opposition des caractères distinctifs et conclut pas par sa taille : le plus mortel pour l’homme est sans avec une morale pouvant s’appliquer à l’homme. contredit le moustique genre anophèle qui provoque Ainsi dans La Cigale et la Fourmi, on décèle la légèreté la « malaria ». Il détient le triste record d’avoir fait face à la prévoyance. Pour ce qui est de la fable Le 725 000 victimes, et se place en tête du classement des Corbeau et le Renard, c’est la vanité qui est dupée par animaux ayant causé le maximum de morts au monde. la ruse. Dans Le Lièvre et la Tortue, la persévérance triomphe sur la rapidité. Pour ce qui est du Loup et LA MENACE HUMAINE l’Agneau, la morale est que la raison du plus fort est toujours la meilleure. En fait, toutes ses fables sont Aristote peut dire que « L’homme est un être social. une véritable étude du comportement humain par le Il n’en demeure pas moins que la locution latine biais de personnages animaux. Homo homini lupus signifie « L’homme est un loup pour l’homme. » Autrement dit « L’homme est le pire Animalement ou humainement, ennemi de son semblable, » ou de son espèce. On peut le constater quotidiennement dans les différents PHILIPPE BOUCHARD FÉVRIER 2020


DE FAUX ONGLES POUR MINOU Le dégriffage des chats est de moins en moins accepté dans notre société. En effet, plusieurs cliniques vétérinaires ont décidé d’arrêter complètement la pratique dans leurs établissements. Alors, que faire pour que minou ne détruise pas le nouveau canapé en cuir en faisant ses griffes? Sonia Bacon, qui offre le service animalier Bulles aux pattes, présente une nouvelle alternative au dégriffage : les recouvre-griffes. Travaillant dans le domaine animalier depuis plus de dix ans, Sonia Bacon a rapidement remarqué que beaucoup de gens s’opposaient à l’interdiction du dégriffage chez les chats. Elle explique que de nombreuses personnes repensaient même leur décision d’adopter un chat, parce qu’ils ne pourraient possiblement pas le faire dégriffer. Les gens ne semblaient pas non plus croire en l’efficacité d’un poteau griffoir ou d’un arbre à chat pour éviter que minou s’attaque aux meubles de la maison. Étant alors gérante en animalerie, Mme Bacon est un jour tombée sur un nouveau produit qui l’a tout de suite séduite : les recouvre-griffes pour chat. « Je trouvais que c’était un compromis génial qui permettait aux chats de garder leurs griffes et aux maîtres de garder leurs meubles. J’en ai tout de suite commandé pour les essayer. »

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Satisfaite de son expérience person- choisir la marque utilisée, car Sonia nelle avec ses propres félins, elle a dé- Bacon explique que plusieurs marques cidé d’en offrir la pose au client de son utilisent une colle qui est toxique pour service animalier Bulles aux pattes qui les animaux. Comme les chats ont souoffrait jusqu’alors vent les pattes dans l’entretien d’aqua- « Je trouvais que c’était un la gueule, elle juge rium et le gardienqu’il s’agit d’un cricompromis génial qui per- tère important. nage d’animaux à domicile. « Ma mettait aux chats de garder clientèle s’est bâ- leurs griffes et aux maîtres de La durée des retie très vite au garder leurs meubles... » couvre-griffes sur moyen du bouche à l’animal dépend oreilles, car les gens surtout du niveau ~Sonia Bacon étaient très satisd’activité du chat. faits du résultat. » « Quand je les pose sur un chaton, souvent les clients reMANUCURE POUR CHAT viennent me voir pour d’autres après deux semaines environ, raconte Mme Sonia Bacon explique que la pose Bacon, mais c’est sûr que comme un des recouvre-griffes est relativement chaton ça saute, ça court, ça joue… simple. Il faut d’abord couper la griffe ça tient moins longtemps! » Pour les de l’animal avec les ciseaux adaptés sans chats adultes, ses clients reviendraient toucher à la veine qui est, la plupart du environ aux six semaines pour une temps, facilement visible au travers de nouvelle pause. la griffe. On met ensuite un peu de colle dans le recouvre-griffes puis on le pose « Ça permet de laisser les chats exprisur celle-ci. « Quand on est habitué, mer un de leur besoin primaire qui est quelques minutes et les quatre pattes de faire leurs griffes, tout en ne faisant sont faites! », explique Mme Bacon. aucun dégât, explique Mme Bacon. Aussi, les chats qui sont dégriffés ont Elle mentionne aussi l’importance de plus tendance à mordre, donc on évite choisir le bon recouvre-griffe pour aussi ce problème. » le chat : « Souvent ça marche avec le poids de l’animal. Un gros matou aura QUELQUES BÉMOLS de plus grosses griffes qu’un petit chaton. » Il est aussi important de bien Le magazine Sciences et Avenir s’est toutefois aussi penché sur la question des recouvre-griffes et présente quelques bémols à cette solution. Tout d’abord, ceux-ci ne seraient pas recommandés pour les chats allant à l’extérieur. En effet, cela pourrait les empêcher de grimper dans les arbres ou se sauver en cas de besoin. L’usage est donc recommandé pour les chats d’intérieur uniquement.

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Finalement, Sciences et Avenir recommande d’être deux pour la pose, car si on n’en a pas l’habitude et que le chat se débat beaucoup, cela pourrait représenter tout un défi!

© Sonia

KATY DESJARDINS

Les recouvre-griffes sont disponibles dans plusieurs grandeurs afin de convenir aux chats de toutes tailles ou poids.

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Café Rencontre

Ça fait plus de 20 ans que l’endroit existe et qu’on y sert des repas chauds. Cinquante cents le dîner et, en plus, devinez quoi? C’est toujours bon au Café Rencontre. Il y a toujours une bonne soupe maison chaude, du pain, un plat principal, un dessert et un breuvage. Seuls le café ou le thé sont en extra. Ça grouille de monde et c’est tout un spectacle de voir les bénévoles aider avec les cabarets, le nettoyage et les aides ponctuelles. UNE PEU DE STATISTIQUES En 2018, plus de 52 543 dîners ont été servis, du lundi au vendredi. Si on fait un petit calcul rapide, cela équivaut à 202 repas par jour. Pour la même période, 12 512 déjeuners ont été servis à partir de 9 h 30 le matin. La part de Moisson Québec dans tout ça est de 83 297 kilos de nourritures et denrées… C’est 183 638 livres ou plus de 83 tonnes. WOW!

aux devoirs pour les jeunes étudiants (11-14 ans) qui peuvent venir quatre fois par semaine entre 15 h 30 et 18 h. Quinze bénévoles aident les jeunes à persévérer et éviter le décrochage scolaire en développant un sentiment d’appartenance et l’envie de réussir leur année scolaire. Il y a aussi le Café ART, une fois par semaine. Une bonne occasion de venir faire de la peinture en groupe dans une atmosphère conviviale et c’est gratuit. Le Café Rencontre a aussi aidé 490 personnes à risque d’itinérance avec son volet intervention. 1 211 rencontres ont été faites, 215 dépannages vestimentaires et 11 référencements vers d’autres organismes ont été faits. Le Café Rencontre est une formidable ruche d’activités qui mobilise bénévoles et aussi une pléiade de donateurs généreux de la région de Québec. Sans ces derniers, le Café Rencontre ne serait pas là à aider et donner chaleur et espoir aux gens dans le besoin. Mais grâce à eux, l’organisme continue à offrir aide matérielle, prévenir le décrochage scolaire, favoriser l’insertion sociale des gens marginalisés, et à défendre les personnes en situation de pauvreté. Le Café Rencontre contribue aussi à diminuer la souffrance psychologique et morale et poursuit son œuvre afin d’assainir le climat social du quartier. Une des bases du Café Rencontre que je respecte vraiment, c’est qu’il diffuse la valeur des évangiles. Visitez le site Web www.caferencontre.org et ne vous gênez pas pour aller faire votre tour soit pour goûter à la popote, participer aux activités ou tout simplement faire votre part de bénévolat. Le Café Rencontre, l’espoir est aussi au menu.

Une armée de plus de 450 bénévoles tourbillonne au sein de l’organisme en général pour offrir 11 000 heures de travail, de dévouement et d’amour. Ho! que oui, l’amour a affaire dans cette histoire. Il y a même des gens d’affaires ou des travailleurs qui viennent donner un peu de temps sur leur heure de lunch ou de façon plus soutenue. C’est 300 bénévoles de toutes les classes sociales qui s’impliquent à la soupe populaire et qui font la différence pour les bénéficiaires. Souvent, des groupes d’étudiants viennent faire des présences et permettent un rafraîchissement de jeunesse et sourires qui chauffent les cœurs et font grand bien. Il y a d’autres services au Café Rencontre. Il y a la friperie avec 10 bénévoles. Le PROJET 180 est un service d’aide

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© Jacques Morin

Je me rappellerai toujours ce jour où je me suis fait piquer mes gants d’hiver et que je me suis retrouvé mains nues et mal pris en plein froid … Un ami m’a dit : « va voir au Café Rencontre, ils aident aussi pour ce genre de choses ». À mon arrivée, j’ai tout de suite demandé qui pouvait m’aider avec mon problème. Quel bel accueil de la personne responsable que j’ai eu droit ! Du sourire, de l’empathie et une paire de mitaines de laine chaudes pour résoudre mon petit malheur. En plus, la personne s’est empressée de me demander si j’avais besoin d’autre chose… Voilà une situation qui réconforte et qui fait du bien à l’âme. Il y a des personnes qui font de petits miracles pour les gens dans le besoin et le Café Rencontre est l’endroit tout indiqué pour en être témoin.

P.-S. Si vous connaissez des organismes intéressés à faire connaître leur service, n’hésitez pas à leur parler de la chronique En plein milieu. Pour informations : laquete_santiago@yahoo.com.

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L'ESPOIR AU CUBE

MOI, UN CODÉPENDANT AFFECTIF? En décembre dernier, je marquais en toute simplicité mes vingt années d’abstinence. Deux décennies sans alcool, et presque autant sans nicotine et autres substances toxiques, ça valait la peine de le souligner, non! Et cet heureux accomplissement, ce changement bénéfique pour moi et mon entourage, je le dois, bien sûr, à mon assiduité aux différents mouvements (AA, etc.), mais aussi, et surtout, à un travail continu sur moi-même. Un travail parfois pénible, souvent laborieux, mais absolument nécessaire pour quiconque souhaite acquérir un minimum de sobriété émotive.

même. Comme beaucoup de pères québécois qui n’arrivent pas à exprimer leurs émotions, et qui n’osent (malheureusement) pas consulter.

MAIS QUI ÉTAIS-JE DONC VRAIMENT?

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut guérir de sa codépendance. En prenant conscience du problème; en repérant et en prévenant les situations à risque; en éliminant les substances toxiques (alcool, drogues, etc.); en changeant son discours intérieur et les mauvais comportements qui en découlent; en tassant les personnes toxiques de son entourage; en développant de bonnes habitudes de vie (activités physiques, méditation, etc.) et en faisant le nécessaire pour augmenter son estime et son amour de soi.

Sitôt descendu du fameux nuage rose inhérent aux premiers mois d’abstinence, je n’ai pas eu le choix de commencer à m’interroger. J’étais condamné à avancer… Ainsi, au-delà du regard des autres, « qui » étais-je donc vraiment? Et d’où me venait ce si grand besoin de plaire à tout le monde qui me suivait depuis toujours? Quelle était donc la nature de cet immense besoin d’amour, de ce vide jamais comblé, qui continuait à me ronger inexorablement, et ce même si j’étais abstinent? En même temps que je développais une spiritualité un peu plus nourrissante que la religion, telle fut ma tâche, un jour à la fois, au fil des premières années de mon rétablissement. Regarder, nommer et essayer de comprendre toutes ces émotions nouvelles, plutôt que de les glisser sous le tapis comme avant. Et avoir l’humilité d’en apprendre le ba-be-bi-bo-bu. D’où ça vient? Pourquoi? NOUS, LES SAUVEURS DE L’HUMANITÉ… Rendu là, c’est grâce à un psychologue et à certaines lectures (Mélody Beattie, Lise Bourbeau i , etc.) que j’ai pu, avec un brin d’effarement — mais avec un grand soulagement — commencer à mettre des mots sur mes maux. Ainsi, moi qui m’étais si longtemps comporté en « sauveur de l’humanité », au point de m’y perdre et d’en faire deux solides dépressions atypiques, je me suis rendu compte que j’étais un « codépendant affectif » comme on appelle ce malêtre intérieur… Ce creux abyssal, cette carence affective inhérente aux blessures de l’enfance : l’abandon, la honte, le rejet… Alors que le « dépendant affectif » a besoin de l’autre pour faire son bonheur, le « codépendant », lui, a besoin de faire le bonheur de l’autre, que le bonheur de l’autre dépende de lui… Pour se sentir apprécié, donner un sens à sa vie et remplir son vide intérieur. Tiens! Un peu comme ma mère, catholique et soumise, qui était codépendante de mon père alcoolique et violent. Un père aimant à sa façon, mais terriblement souffrant lui-

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Codépendant affectif, aussi, comme tant de ces parents que je connais et qui, en bons sauveurs qu’ils sont, placent la maladie mentale ou la toxicomanie de leurs enfants, au-dessus de leurs propres besoins; au point de s’en rendre malades. GUÉRIR SA VIE, UN JOUR À LA FOIS

Autant de tâches prioritaires auxquelles je me suis humblement attelé pendant deux décennies. Ce faisant, j’ai renoué avec ma fille et aussi ma famille, moi qui étais fier mouton noir; j’ai aussi repris ma place et réglé des comptes au travail, en outre de bifurquer vers la santé mentale comme intervenant et pair-aidant. Et j’ai enfin réalisé quelques rêves, dont celui d’écrire un premier livre (Le Cœur enveloppé), en plus d’accoucher d’un deuxième (Basse-ville blues) que j’espère voir éditer bientôt. Et comble de joie, je suis devenu un grand-père. Élie, qu’il s’appelle, le petit blanchon ! La vie peut être si généreuse… À condition d’y mettre le prix, bien sûr. CHEVROLET, PONTIAC… Parlant d’efforts à consentir pour obtenir des résultats, un vieux membre AA me serinait toujours ceci, à mes débuts… « Commence donc par apprendre à te connaître, et le reste viendra. Tu peux bien changer tes comportements, mais pas ton frame… Quand on est Pontiac, on n’est pas Chevrolet! » Une entournure que j’avais encore à l’esprit, il y a peu, quand ma fille s’est avancée pour me remettre mon jeton de sobriété. Un moment de gratitude, de fierté et de joie pure celui-là, que je souhaite à toutes les personnes pareilles à moi. Qu’elles soient Pontiac, Chevrolet, ou même Cadillac! GILLES SIMARD

Mélody Beattie, Vaincre la codépendance; Lise Bourbeau, Les 5 blessures de l’enfance qui empêchent d’être soi-même.

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LE JEULA DE LA QUÊTE QUÊTE DES MOTS PAR JACQUES CARL MORIN par Jacques Carl Morin

CE JEU CONSISTE À REMPLIR LES RANGÉES HORIZONTALES AINSI QUE LES COLONNES 1 ET 20 jeu consiste à remplir les rangées ainsi que les 1 et 20 à l’aide des ÀCe L’AIDE DES DÉFINITIONS, INDICES OUhorizontales LETTRES MÉLANGÉES OUcolonnes DÉJÀ INSCRITES. CHAQUE définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites. Chaque case grise représente une CASE GRISE REPRÉSENTE UNE LETTRE QUI EST À LA FOIS LA DERNIÈRE LETTRE D’UN MOT ET lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant. LA PREMIÈRE LETTRE DU SUIVANT.

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10 Verticalement : pal protagoniste de la corrida. À l’extrémité de

VERTICALEMENT :

1- Maison de soupe populaire du 745 de l’avenue Honoré-Mercier Charlesbourg. où le dîner est servi. Vous ne trouvez pas ?populaire Réponsedu à la page Ressources de *La Quête*. 1- Maison de soupe 745 de l’avenue Honoré-Mercier où le dîner est servi. Vous ne trouvez

5- À deux temps ou à quatre temps. Recommandée

20- pas On? Réponse effeuilleà lases pétales un par un, le dernier indiquant les sentiments dedans la personne pour retenir une chambre un hôtel ouà une page Ressources de La Quête. table au restaurant. Partie dure au centre de cerlaquelle on pense. tains fruits.

20- On effeuille ses pétales un par un, le dernier indiquant les sentiments de la personne à laquelle Horizontalement : on pense.

6- Francophones des provinces maritimes. Partie tout (TNEEGSM). « Qui sème vent récolte Permettent ded’un passer de la basse-ville à lale haute-ville. la ___ ».

1- Le « M » dans le sigle « HLM ». HORIZONTALEMENT : Consommé en excès, il peut être à l’origine de l’hypertension. 1- Le « M » dans le sigle « HLM ». Permettent de passer

7- Jour qui suit celui où l’on est. Dire qu’une chose

2- deRéplique de àSherlock Holmes à sonenami Watson. n’ Tua avec duoupoison. est pas vraie n’existe pas. Reprendre ses forces la basse-ville la haute-ville. Consommé excès, il peut être à l’origine de l’hypertension.

(RRREEEPUC).

Tua avec du poison.

partenaire de La Quête. Usagée, trop utilisée. Abusif,

3- Premiers missionnaires en Nouvelle-France (TROCEELLS). Rameau de vigne (TREMASN). Essayer. 8- Quartier dans lequel est situé le Bal du Lézard 2- Réplique de Sherlock Holmes à son ami Watson.

impropre. des Fondsdeux monétaire 4- Habitent le plus septentrional des pays baltes. Somme facesinternational. opposées d’un dé. 3- Premiers missionnaires en Nouvelle-France Principal protagoniste de la corrida. À l’extrémité de Charlesbourg. (TROCEELLS). Rameau de vigne (TREMASN).

9- Celles d’Augias étaient extrêmement sales. Sur la

Actionune de transporter ses meubles d’un ou 5- Essayer. À deux temps ou à quatre temps. Recommandée boussole. pour retenir chambre dans un hôtel logementfruits. à un autre. une table au restaurant. Partie dure au centre de certains 4- Habitent le plus septentrional des pays baltes. Somme des deux faces opposées d’un dé. Princi-

10- Fraction équivalent à 75 %. Ruse (TRUFEBGEUS).

Réponses page 33.

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la langue dans sa poche CLIN D’ŒIL Le Soleil se lève avant moi, moi je me couche après lui : nous sommes quittes. Jules Renard

À la télé, ils disent tous les jours : « Y a trois millions de personnes qui veulent du travail. » C’est pas vrai : de l’argent leur suffirait. Coluche

Travailler ! Travailler ! Comme si j’avais le temps. Georges Perros

RETOUR AUX SOURCES : Travailler au noir « Travailler au noir », c’est travailler de façon clandestine, non déclarée. Le travail au noir échappe aux obligations légales en vigueur et, par conséquent, prive l’État de rentrées fiscales qui lui sont dues. Cette pratique est considérée comme une fraude sociale, et elle est punie par la loi. Pour connaître l’origine de cette expression, il faut retourner au Moyen Âge, à l’époque marquée par le début de la réglementation concernant l’organisation des métiers et la constitution des corporations d’artisans. Un décret interdisait aux patrons de faire travailler leurs employés après le coucher du soleil. Le but était non seulement d’assurer aux ouvriers un certain équilibre de vie, mais aussi de faire en sorte que

chacun puisse voir travailler les artisans au grand jour (une façon d’éviter les arnaques…). Certains patrons, peu scrupuleux et soucieux d’améliorer leur productivité, n’hésitaient pas à faire travailler leurs ouvriers, illégalement, après la tombée de la nuit ; les tâches étaient alors exécutées à la lumière de chandelles et de torches. Ce travail a pris naturellement le nom de « travail au noir ». Nous avons là le premier sens de notre expression : travailler au noir, c’est travailler dans le noir. Par extension, l’expression s’est répandue ensuite pour désigner la pratique que l’on connaît aujourd’hui, faire un travail dissimulé, non autorisé, clandestin.

SUR LE BOUT DE LA LANGUE

Le gentilé est le nom donné aux habitants d’un lieu géographique — ville, pays, continent, planète, etc. Il est le plus souvent dérivé morphologiquement du toponyme désignant ce lieu, mais peut parfois être entièrement différent. Quel est le gentilé des lieux québécois qui suivent? 1. Beauceville 2. Beauport 3. Charlevoix 4. Côte-Nord 5. Eastman 6. Estrie 7. Kanesatake 8. Îles de la Madeleine 9. Isle-aux-Coudres 10. Joliette :

11. Lac-Saint-Jean 12. Laurentides 13. Lévis 14. Lotbinière 15. Manicouagan 16. Montmagny 17. Rivière-du-Loup 18. Trois-Rivières 19. Valleyfield 20. Victoriaville

J’attends de vos nouvelles…

Pour dire son mot ou donner un autre son de cloche, rien de plus facile, écrivez à hhgodbout@gmail.com. Merci à vous !

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L’HUMAIN AU CŒUR DE SA DIVERSITÉ D Beaucoup de gens s’intéressent à l’autisme. Pour certains, c’est un sujet, pour d’autres, une différence (qui fait parfois une addition indéniable), certains vont même considérer à tort que cette condition est un problème. Je vous propose une perspective un peu différente : s’intéresser à ces personnes et à leurs besoins. Car, avant tout, la personne autiste est un être humain qui partage les mêmes besoins que les autres. Dans ce texte, je m’attarde à la sexualité des personnes autistes. SOUPÇONS DE SCIENCE Selon le Mini DSM-5, un des outils de référence diagnostique reconnu, le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est un ensemble de déficits persistants de la communication et des interactions sociales observées dans des contextes variés. Le manuel répertorie le TSA comme un trouble neuro-développemental et ne doit pas être confondu avec une déficience intellectuelle qui est une condition distincte et différente. La psychologue et sexologue Isabelle Hénault a étudié la sexualité des personnes Asperger. Asperger qui était autrefois un diagnostic et qui est maintenant considéré comme un profil lié aux troubles du spectre autistique. Selon la chercheuse, une des principales difficultés sexuelles des personnes TSA concerne la théorie de l’esprit, c’està-dire des difficultés avec la réciprocité des sentiments. Donc, ces personnes peuvent être attirées par quelqu’un et ne pas se demander si l’autre ressent la même chose. Ainsi, elles peuvent se dire en couple sans que ce sentiment soit partagé. En matière de séduction, elles peuvent appliquer des normes ou des codes sociaux sans tenir compte du contexte, qu’elles ont souvent de

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la difficulté à saisir. Un autre aspect très important à relever est que les personnes autistes peuvent avoir de la difficulté à lire le non verbal, très présent dans les échanges sexuels. Il est donc difficile pour elles de savoir si leur partenaire est attiré ou non, ce qui peut conduire à des moments de malaise. Il est important que les personnes autistes soit encadrées et conseillées, surtout à la puberté, période où l’estime de soi se construit. Elles peuvent subir plusieurs échecs dans leur tentative de rapprochement avec les autres, ce qui peut affecter leur confiance en elles et leur laisser des regrets quant à leurs relations. Il n’est pas essentiel que leur partenaire soit aussi autiste : il peut être neurotypique, soit une personne sans condition neuropsychologique particulière. LA PERSONNE DERRIÈRE L’AUTISME Si j’ai rencontré la plupart de ces difficultés dans ma vie sexuelle de personne qui vit avec l’autisme, je les ai perçues comme des obstacles surmontables. Ce qui a facilité mes relations est que les gens sont plus éduqués sur le sujet. Pour moi, distinguer la condition de ma personne a fait une grande différence : mon être ne se limite pas à un diagnostic et je possède des qualités comme personne entière. J’avoue néanmoins qu’après mon adolescence, j’avais une estime de moi à reconstruire, mais je crois fermement que chaque expérience, positive et négative, m’a permis d’en savoir toujours un peu plus sur moi et les autres et ainsi a valu la peine d’être vécue.

OSSIER

toucher aux autres et de les regarder dans les yeux. L’expérience m’a appris que ce sont des traits qui se travaillent et qu’un obstacle n’est pas une limite. De plus, il ne faut pas avoir peur d’être jugé. La majorité de mes partenaires ont accepté cet aspect de ma personne. Je concède qu’il peut être difficile d’en informer l’autre, mais que c’est essentiel : on évite ainsi les jugements et favorise la confiance mutuelle. Cependant, il est important de prendre le temps de connaître la personne et de s’assurer de ses sentiments. Une fois qu’on est certain de ce que l’autre éprouve, on peut parler du type de relation que l’on désire. Ma neurodivergence ne m’a jamais empêché de plaire. J’ai même rencontré des gens qui aimaient cette condition avec laquelle je vis, ce qui a contribué positivement à mon estime en tant qu’adulte. Enfin, j’aimerais rappeler qu’en cas de refus de l’autre, il ne faut pas d’emblée l’associer à l’autisme. Il est possible que ce soit la personnalité qui ne corresponde pas aux critères de la personne visée ou encore qu’on ne partage pas la même vision du couple ou de la sexualité. D’autres explications sont aussi probables. En définitive, il est important de se rappeler que l’autisme n’est pas un frein à une vie sexuelle épanouie, mais que d’être bien encadré fait une différence indéniable. Si vous êtes concerné par cette condition, je vous encourage à faire des expériences… et surtout à ne jamais perdre espoir. KARL-LAYLA LAPOINTE

À l’âge adulte, je rencontre encore certaines difficultés, notamment de LA QUÊTE

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Les trottoirs en hiver Au début de décembre, nous avons eu une petite tempête de neige, mais il fallait que je sorte de chez moi pour aller à un important rendez-vous. Je me suis donc habillée chaudement et, surtout, j’ai mis mes bottes avec crampons pour éviter les chutes. Juste sur le trottoir en face de ma maison, il y avait de la glace sous une couche de neige que je ne pouvais pas voir. Malgré toutes mes précautions, je suis tombée sur mon genou gauche. J’ai eu peur d’avoir une fracture, mais je m’en suis tirée avec un ligament étiré. Cette blessure m’a causé tout de même des douleurs pendant plusieurs jours, sans compter que je devais marcher très lentement tout en boitant.

Beaucoup de personnes qui comme moi n’ont pas d’autos se déplacent à pied et en autobus, par choix et aussi parce que nous savons que c’est coûteux de posséder une auto. Dans mes déplacements, je suis souvent témoin de beaux efforts d’entraide entre piétons et automobilistes quand, lors des tempêtes de neige, par exemple, les piétons sont obligés de marcher sur les bordures des rues parce que les trottoirs sont pleins de neige. Nous devons tous être très prudents, coopératifs et patients les uns envers les autres. Bravo pour les beaux efforts que nous faisons tous! CHRISTIANE VOYER

© Pigsels

C’est certain que les travailleurs de la voirie font leur possible pour dégager les rues et les trottoirs et pour épandre des produits de sels et du sable pour limiter les accidents, que ce soit en auto ou à pied. Pour ma part, depuis ma chute et ma blessure au genou, je réalise que l’hiver est la saison la plus stressante pour la marche, mon sport favori. Mais je m’adapte tout de même en marchant plus lentement et en vérifiant les endroits glacés sur les trottoirs.

Un jour, je regardais une émission à la télévision où l’on voyait des personnes vivant en Finlande, pays où les hivers sont aussi longs qu’au Québec. J’ai trouvé sympathique qu’ils circulent en skis ou en luges sur les trottoirs enneigés. Ce sont des gens qui aiment la neige et pratiquent beaucoup les sports d’hiver pour se garder en forme. Ici, les citadins de Québec peuvent pratiquer le ski de fond sur de belles pistes balisées tant sur les Plaines d’Abraham qu’au Domaine de Maizerets en Basse-Ville.

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Accroc

Mon cœur est tout chagriné, à ta vue, je ne puis arrêter mes larmes de couler. Je te confesse bien humblement que je n’ai pu empêcher mon ennui, dans l’alcool se noyer. Ce n’est pas la solution pourtant j’aurais dû un jour, deux jours être encore patient. À ma vue, alors que j’allais t’accueillir tu m’as déclaré que tu pouvais revenir pourtant, je ne sais pas où le courage tu as puisé, mais, chez-moi tu es montée.

Tu m’as dit « je ne serai pas longtemps » pourtant, mes larmes ont toutes séché. On a jasé normalement et, compréhensive, pendant une heure, tu ne m’as jamais culpabilisé. En toute confiance, tu m’as donné un prochain rendez-vous. Condition, comme tu dis : « top shape », c’est tout! L’amitié, quand on peut, c’est pardonné. Celui qui en est l’objet après sincère regret devient tellement heureux.

@ Illustration : Benoit Gingras

Tu m’as demandé si on pouvait parler j’ai répondu oui, de larmes le visage imbibé. De ta visite, je n’étais pas à la hauteur Gaétan Duval c’était le seul et unique objet de mes pleurs.

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Un relais d’espérance… Je suis encore retombé sur l’aide sociale en 2018… Un ami m’a alors parlé du Relais d’Espérance dans Limoilou. Je l’ai accompagné pour recevoir un panier d’épicerie. Une fois que j’ai été présenté, ils m’ont expliqué comment l’organisme procède : je dois m’inscrire pour recevoir un panier d’épicerie aux deux jeudis. On m’informe que peux aussi dîner là, du lundi au vendredi entre 13 et 15 h 45. Au cours de mes visites, j’ai remarqué qu’il n’y a pas de jardinier pour entretenir le terrain. Le lendemain, je commence donc à faire du bénévolat et à m’occuper des rosiers et du terrain. J’étais @ Courtoisie_ Roch Falardeau

ravi de ne pas avoir de patron sur le dos pour me stresser. Ensuite, j’ai aidé à vider la remorque de marchandises reçues, à faire le triage et la dis-

Rock Falardeau

tribution de l’épicerie aux gens. Parfois, je cuisine avec le personnel ou d’autres bénévoles, d’autre fois, je vais donner un coup de pouce à la cantine. En 2019, j’ai obtenu un poste à la cantine. Le Relais d’Espérance 1001, 4e Avenue, 418 522-3301

Michel Yacoub

Conseiller en sécurité financière Conseiller en régimes d’assurances collectives Représentant autonome

Roch Falardeau

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Le vélo, mon cheval de bataille certains ouvriers heureux de leur bicyclette pouvaient tous aussi désirer vouloir monter vers la noblesse. Puis survint l’automobile, qu’on jugea l’intermédiaire. Beaucoup de gens étaient heureux de s’associer à l’automobile. C’était comme un mirage. On leur disait si vous avez une voiture, allez vers ça. Si vous avez une voiture, vous devez avoir ça. Ils y allaient. L’économie gonflait. C’était la surconsommation. Ils devinrent avides et gourmands de vitesse. Ils atteignirent des vitesses fulgurantes : six fois la vitesse d’un cheval de course, ou trois fois la vitesse d’un guépard en pleine course, l’une des bêtes les plus féroces du monde animal. Frankius

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Le cheval représentait la noblesse. Grand dans sa stature, il représentait la noblesse et était justement pour les gens de la noblesse, car il requérait des soins, une alimentation, un domaine, une étable, un terrain, un champ du moins. Tout ça n’était évidemment pas propre à chacun. Les défavorisés se retrouvaient dans les villes avec comme seule solution, la marche. Quand arriva la bicyclette, tout le monde put penser pouvoir se l’approprier. En effet, elle ne demandait ni alimentation ni domaine. La noblesse se voyait contrainte à revendiquer ses droits, sa propriété. Elle devait juger que c’était un cheval, non racé et non fier, mais un bien pour les autres. Si le cheval demandait vétérinaire, foin, étable, maréchal-ferrant et selle, la bicyclette requérait simplement une selle et peu d’entretien. Certaines grandes personnes étaient heureuses de se présenter montant une bicyclette ou marchant à côté de celle-ci. C’était somme toute la même chose, mais cela représentant une plus grande démocratie. On peut alors constater que le cheval et la bicyclette représentaient deux mondes : l’un de noblesse, l’autre de la classe ouvrière. Certaines personnes de la noblesse désiraient descendre vers ce dernier niveau, tout comme

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Souliers De velours en rubans bleutés s’évade à l’orée de l’aube l’ombre de la ville qui s’étire éteignant épuisée les morsures de froidure les empreintes d’un chat croisent de chancelantes semelles égarées allongées quelquefois à l’abri des vents insensés

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et le levant se mire sur neige glacée des souliers trop grands troués aux cordons effilochés glissent, sautillent, dansent Tournoyant ces tourments s’abreuvant de cristaux figés au matin du repos des souliers tout neufs dormaient sur sa couverture fatiguée Renée Perron

LA QUÊTE EST DIFFUSÉE PAR TÉLÉPHONE VIA

Québec 418 627-8882 • Montréal 514 393-0103 • Ailleurs au Québec 1-877 393-0103

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Le vieillissement, une question de responsabilité?

Le néolibéralisme serait une forme de libéralisme admettant une ingérence limitée de l’État, ne serait-elle pas, plutôt, un État au service du pouvoir en place, soit ceux qui possèdent? Auparavant, il y avait les rois et leurs cours. Plus tard, au Québec, il y eut l’Église et l’État. Aujourd’hui, il y a les présidents d’entreprises et leurs cours? Triste à regarder de cette façon. Tant de personnes ont sacrifié jusqu’à leur vie pour que l’on puisse obtenir les conditions de vie que nous avons. Il n’y a pas si longtemps, au Québec, les gens mouraient au travail (il faut bien vivre) et c’était valorisé par le pouvoir en place. Un homme, ça ne pleure pas, ça doit se sacrifier pour sa famille ; une femme, ça doit prendre soin de son homme. Dans quel but? Même les enfants étaient mis à contribution pour, soi-disant, le bien-être de la famille. Les membres de ces familles nombreuses ont su s’adapter formant une solidarité implacable, car c’est dans la misère que ces liens, cette prosocialité, qui semble propre à l’humain, se solidifient. Les personnes qui ont vécu des misères, comme ceux dont la guerre leur a, pour la plupart, été imposée par toute sorte de propagande, ceux des camps de concentration, ceux des camps de réfugiés, ceux de la rue en savent quelque chose. De cette solidarité a émergé les changements que l’on connaît aujourd’hui et que, au fil des saisons, nous perdons, peu à peu, car, la gouvernance y voit, d’un bon œil, l’avantage pécuniaire, son avantage pécuniaire et, ce, au même titre que tout un chacun de nous, car il faut bien vivre non? Comment dire? Comment vous dire? Cette course aux pécunes et au confort se fait quelquefois, voire fréquemment, au détriment des besoins qu’ont les personnes vieillissantes. Mais de quoi ont-elles besoin? Ne serait-ce pas simplement de temps, de relation affective avec ceux dont elles ont pris soin? Simplement de présence humaine? N’ayant pas ce temps, car il faut travailler pour bien vivre et, si possible vivre mieux, nous les plaçons dans des endroits conçus pour eux. De

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tous ces temps dont elles ont, pour la plupart, si généreusement donnés au passage de leur vie, de leur temps à eux, dont nous bénéficions de la résultante qu’en reste-t-il? Merci à tous ceux et celles qui ont façonné le Québec que nous connaissons aujourd’hui. Oui merci, car c’est à vous tous que je dois l’être que je suis présentement. Merci de tout cœur et, sachez que je suis de cœur avec vous tous. Je suis de cette génération où l’éclatement de la famille était chose rare. Je vous fais part, en attachement, d’un écrit tout simple que j’ai lu devant ma famille et remis à ma mère lors de ces 75 ans de vie. Tous ont été émus et, pourtant, il ne s’agit que de souvenirs. Pour être, il faut, je crois, renoncer quelque peu à avoir. Merci d’être. Sylvain Rouillard

@ Pxhere

La gouvernance dit que l’on peut avoir une belle vieillesse se terminant par une belle mort et que c’est à la personne qu’en revient la responsabilité. Elle utilise les chercheurs cherchant des subventions avant tout (il faut bien vivre) pour appuyer ses dires, ses politiques. Voyez-vous la beauté de la chose ? L’être humain chosifié. Essaie-t-on de nous vendre cette idée ? Qui sera acheteur?

Je n’ai pas oublié Comment oublier notre enfance quand tu nous habillais pour aller jouer dehors l’hiver. Comment oublier toutes les fois que nous revenions pour changer de mitaines et se faire essuyer le nez. Comment oublier tous les repas servis en toute hâte. Comme oublier toutes tes prières faites pour nous. Sache que je n’ai pas oublié. Sylvain Rouillard

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Ma grande soif Ma soif de vie Tisse des nœuds sortant de ma gorge À grands coups de rire et d’embarras Visant le possible vers l’inconnu De la même hauteur qu’une épingle ces cris fendent à travers la poussière, la permission d’être heureuse sans racheter à gros prix la sauvegarde de ma liberté d’expression

Julie Bellemare

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Je parle de médaille de victoire sur un passé noir qu’une tragédie l’a emporté dans sa vague de souvenirs.

Mais la mémoire d’un témoignage peut éteindre l’incendie de ma chair sans carboniser aveuglement les écailles de paillettes d’or de l’ordre de la vie dont le sourire répond la réalité d’une petite enfant trop endeuillée longtemps, mais toujours bien enveloppée mystérieusement, dans la magie d’un trésor de pouvoir de créer.

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Vivre en maison de chambres Ce mois-ci, Bernard Bélanger s’est intéressé à la solitude des personnes âgées en maison de chambres. Il a discuté avec des personnes autour de lui et a recueilli ce témoignage d’une personne désirant garder l’anonymat : « Choisir la solitude en chambre, certains jours, c’est bien, et, d’autres jours, cette solitude est difficile. Je rêve d’être compris, que les autres devinent mes désirs. De peur de déranger, je me tais. Je dois apprivoiser cette solitude avec le temps ». Au Comité Maison de chambres, nous rencontrons souvent cette solitude. Bien que les chambreurs partagent des lieux communs, ce n’est pas dans toutes les maisons de chambres que les gens profitent de ces espaces pour socialiser. Cela peut être dû à un espace mal aménagé pour les discussions ou à des voisins avec qui on a peu d’affinités, par exemple. Qu’on veuille ou non sortir de la solitude, il arrive que ce type de logement nous offre peu d’intimité à cause des murs en carton ou des lieux communs partagés. De plus, il peut être difficile d’inviter des amis ou son conjoint chez soi, puisque des propriétaires l’interdisent souvent. Bien que la Régie du logement considère qu’il n’est pas sécuritaire d’habiter à deux dans une chambre, qu’en est-il de la visite de passage? Nous nous retrouvons souvent dans une zone grise où il est ardu de savoir ce qui est permis et de pouvoir faire respecter ces droits. D’un autre côté, il est un peu ironique de penser que certains propriétaires mettent des barrières à la vie sociale des chambreurs en interdisant la visite, alors qu’ils entrent eux-mêmes illégalement dans les chambres de leurs locataires. Personne n’accepterait que son propriétaire entre dans son logement sans raison et sans le demander. Pourtant, cela arrive plus fréquemment en maison de chambres, bien que les chambreurs aient les mêmes droits qu’un locataire en appartement! C’est pourquoi nous vous présentons ce mois-ci :

La fiche du mois : Accès à ta chambre par le propriétaire L’accès à ta chambre par le propriétaire Ton propriétaire a le droit d’accéder à ta chambre, mais il doit le faire avec courtoisie et respecter tes droits. Voici donc ce qu’il peut et ne peut pas faire et à quel moment de la journée il peut le faire : Entre 9 h et 21 h : visite de futurs locataires ou d’acheteurs de l’immeuble et vérification de la chambre. Entre 7 h et 19 h : travaux dans la chambre. Il doit toujours t’avertir 24 heures à l’avance, sauf dans le cas d’une visite de futurs locataires où il peut t’avertir moins de 24 heures à l’avance. En cas de travaux urgents et nécessaires (comme une fuite dans la tuyauterie), il peut entrer dans ta chambre et les effectuer sans préavis. Si tu as avisé ton propriétaire que tu déménages ou si l’immeuble est à vendre, tu ne peux pas lui refuser l’accès pour des visites. Par contre, tu peux exiger que ton propriétaire ou son représentant soient présents lors de ces visites. Si tu l’as demandé et qu’ils ne sont pas présents, tu peux alors refuser l’accès à ta chambre.

Le Comité Maison de chambres de Québec (CMCQ) est une table de concertation intersectorielle qui œuvre à l’amélioration des conditions de vie pour les personnes vivant en maison de chambres. Il est riche de la présence et de l’expertise de l’ensemble des partenaires avec qui il collabore, dont des chambreurs et anciens chambreurs, qui sont au cœur des prises de décisions et orientations du CMCQ depuis ses débuts.

En cas de problème d’accès à ta chambre, n’hésite pas à nous contacter pour connaître les étapes à respecter pour faire valoir tes droits!

190, rue Saint-Joseph Est, Québec, Québec G1K 3A7 • Tél. : 418 522-4040

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Je suis étudiante en travail social à la Clinique SPOT et, cet automne, j’ai réalisé un projet avec des femmes de différents organismes sur la question de l’exclusion des services sociaux et de santé. Elles devaient réfléchir à ce que représente le « chez-soi » pour elles, comment le fait d’avoir un chez-soi ou non influence la santé et finalement s’exprimer sur les injustices qu’elles vivent dans le système de santé. Au bout du processus, les femmes devaient aussi réfléchir à une action de sensibilisation dans laquelle elle pourrait s’impliquer au sein de la communauté, face aux réalités qu’elles vivent. À cet effet, l’une des femmes a écrit une lettre qu’elle souhaiterait voir publier. Je lui ai parlé de La Quête… Émilie

L’injustice : le cri du cœur des femmes

@ Illustration de Benoit Gingras

Je connais un grand nombre de femmes, de toutes sortes de genre, sans-abri, sans domiciles fixes. Elles sont de plus en plus nombreuses : de plus en plus de femmes d’affaires, de professionnelles, de femmes hautement qualifiées. Elles sont très courageuses. Ni l’alcool, ni la drogue, ni la santé mentale. Pourquoi? Pourquoi donc sont-elles dans la rue? Elles s’abritent dans leur voiture, chez des amis, des connaissances et dans certaines situations très difficiles chez des connaissances très insécurisantes. Elles sont dans des restaurants McDonald’s, Tim Hortons ou dans des auberges. Il manque d’auberge; accueil de nuit, Chaînon, Rue des femmes, etc. Elles se retrouvent dans des endroits très difficiles. Alors elles retournent dans leur voiture. Beaucoup de femmes se cachent dans les ruelles, dans des fonds de parc, dans des cours, des boisés, n’importe où pourvu qu’elles puissent y dormir. Elles sont fatiguées, épuisées, certaines sont exténuées, découragées, désespérées au plus haut point. Voilà. Certaines femmes ne parlent pas. Bouche fermée. Certaines ne parlent plus du tout. Muettes. Pourquoi donc ce silence? Voilà la pure vérité. Faudrait-il leur poser la question? Anonyme

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Ressources Références communautaires Service d’information et de référence qui vous dirige vers les ressources des régions de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches et de la MRC de la Haute-Yamaska Tél. : 2-1-1 Aide sociale ADDS Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec Tél. : 418 525-4983 Aide aux femmes Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Formé pour vous épauler! 418 648-2190 ou le 1 888-881-7192 Centre femmes aux trois A Pour la réorganisations sociale 270, 5e rue, Québec Tél. : 418 529-2066 www.cf3a.ca Centre femmes d'aujourd'hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec Tél. : 418 651-4280 c.f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org Rose du Nord Regroupement des femmes sans emploi 418 622-2620 www.rosedunord.org Support familial Flocons d'espoir Écoute et aide matérielle pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4, Québec Tél. : 418 683-8799 ou 418 558-2939 flocons.espoir@videotron.ca Violence Info Sensibilisation, information et intervention pour contrer la violence conjugale. www.violenceinfo.com Alphabétisation Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec Tél. : 418 527-8267 info@alphabeille.com www.alphabeille.com Atout-lire 266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca Le Cœur à lire 177, 71e rue Est, Québec Tél. : 418 841-1042 info@lecoeuralire.com www.lecoeuralire.com Lis-moi tout Limoilou 798, 12e Rue, 1e étage, Québec Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com La Marée des mots 3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca membre.oricom.ca/lamareedesmots Centre de jour Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre 1001, 4e Avenue, Québec Tél. : 418 522-3301 Rendez-vous Centre-ville Centre de jour 525, rue St-François Est, Québec Tél. : 418 529-2222 Détresse psychologique Centre de crise de Québec Tél. : 418 688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com Centre de prévention du suicide 1310,1re Avenue, Québec Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca Tel-Aide Québec Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca

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Tel-Jeunes Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com Hébergement Maison de Lauberivière Pour hommes et femmes démunis ou itinérants 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org L'Armée du Salut et La maison Charlotte Hébergement hommes 14, côte du Palais, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 1 Hébergement femmes 5, rue Mc Mahon, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 2 armeedusalut.ca/quebec Maison Revivre Hébergement pour hommes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 maison.revivre@gmail.com maisonrevivre.weebly.com SQUAT Basse-Ville Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 521-4483 coordo@squatbv.com www.squatbv.com Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec Tél. : 418 666-3225 Résidence de Ste-Foy 3364, rue Rochambau, Québec Tél. : 418 652-9990 YWCA Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes (La Grande Marelle) Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca Réinsertion sociale Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org Fraternité de l'Épi Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est, Québec Tél. : 418 523-1731 Maison Dauphine Pour les jeunes de 12 à 24 ans 31, rue D’Auteuil, Québec Tél. : 418 694-9616 courrier@maisondauphine.org www.maisondauphine.org Réinsertion professionnelle À l'aube de l'emploi (Lauberivière) Formation en entretien ménager commercial /buanderie 401, rue St-Paul, Québec 418 694-9316 poste 248 alaubedelemploi@lauberiviere.org Recyclage Vanier Emploi et formation (manutentionnaire, aide-camionneur, préposé à l'entretien) 1095, rue Vincent-Massey, Québec tél.. : 418 527-8050 poste 234 www.recyclagevanier.com Prostitution

Tél. : 418 640-0915 www.caferencontre.org Maison de Lauberivière (Souper) 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 745, Honoré-Mercier, Québec Tél. : 418 692-1762 Santé mentale Centre Social de la Croix Blanche 960, rue Dessane, Québec Tél. : 418 683-3677 centresocialdelacroixblanche.org info@centresocialdelacroixblanche.org La Boussole Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca Centre Communautaire l'Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com Centre d’Entraide Émotions 3360, de La Pérade, suite 200, Québec Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org La Maison l'Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca Le Pavois 2380, avenue du Mont-Thabor, Québec Tél. : 418 627-9779 Téléc. : 418 627-2157 Le Verger 943, av. Chanoine-Scott, Québec Tél. : 418-657-2227 www.leverger.ca Ocean Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352 Intervention téléphonique Tél. : 418 522-3283 Parents-Espoir Soutien et accompagnement des parents 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167 Service d'Entraide l'Espoir 125, rue Racine, Québec Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca relaislachaumine.org Toxicomanie Al-Anon et Alateen Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca Amicale Alfa de Québec 75, rue des Épinettes, Québec Tél. : 418 647-1673 alphadequebecinc@videotron.ca

La Maison de Marthe 75, boul. Charest Est, CP 55004 Tél. : 418 523-1798 info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com

Point de Repères 225, rue Dorchester, Québec Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com

P.I.P.Q. Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec Tél. : 418 641.0168 pipq@qc.aira.com www.pipq.org

VIH-Sida

Soupe populaire Café rencontre Centre-Ville 796, rue St-Joseph Est, Québec (Déjeuner et dîner)

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MIELS-Québec Information et entraide dans la lutte contre le VIH-sida 625, avenue Chouinard, Québec Tél. : 418 649-1720 Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org

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Merci À TOUS NOS

6- Francophones des provinces maritimes. Partie d’un tout (TNEEGSM). « Qui sème le vent récolte la ___ ». 7- Jour qui suit celui où l’on est. Dire qu’une chose n’est pas vraie ou n’existe pas. Reprendre Derrière chaque camelot ses forces (RRREEEPUC).

PRÉCIEUX

La Quête, 8-deQuartier dans lequel est situé le Bal du Lézard partenaire de *La Quête*. Usagée, trop Abusif, impropre. Fonds monétaire international. il utilisée. y a une histoire.

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9- Celles d’Augias étaient extrêmement sales. Sur la boussole. Action de transporter ses d’un logement un autre. Etmeubles devant? Il y aà vous...

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418 649-9145 10- Fraction équivalent à 75 %. Ruse (TRUFEBGEUS). facebook.com/laquete.magazinederue SOLUTION 1

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SUR LE BOUT DE LA LANGUE 1. Beauceville : Beaucevillois, Beaucevilloise

11. Lac-Saint-Jean : Jeannois, Jeannoise

2. Beauport : Beauportois, Beauportoise

12. Laurentides : Laurentien, Laurentienne

3. Charlevoix : Charlevoisien, Charlevoisienne

13. Lévis : Lévisien, Lévisienne

• Bal du Lézard

4. Côte-Nord : Nord-Côtier, Nord-Côtière

14. Lotbinière : Lotbiniérien, Lotbinérienne

• Maison Revivre

5. Eastman : Eastmanois, Eastmanoise

15. Manicouagan : Manicois. Manicoise

• Michel Yacoub

6. Estrie : Estrien, Estrienne

16. Montmagny : Magnymontois, Magnymontoise

7. Kanesatake : Kanashtàgenanò (forme algonquine) 17. Rivière-du-Loup : Louperivois, Louperivoise PARTENAIRES AD VITAM AETERNAM

8. Îles de la Madeleine : Madelinot, Madelinienne

18. Trois-Rivières : Trifluvien, Trifluvienne

9. Isle-aux-Coudres : Coudrilois, Coudriloise

19. Valleyfield : Campivallensien Campivallensienne

• Claude Gallichan, chiropraticien

10. Joliette : Joliettain, Joliettaine

20. Victoriaville : Victoriavillois, Victoriavilloise

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• Yves Boissinot

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Mon Amoureuse Pour toi, je franchirai tous les « Himalayas ». Pour toi, je porterai toutes les croix. Pour toi, je volerai comme les blanches oies. Pour toi j’allumerai amoureuse foi. Et nous habiterons le même beau toit. Toute notre belle et précieuse amitié, C’est « spotlight » d’amour très « cool » de pureté. Que c’est beau un chef-d'œuvre bien d’harmonie, Ah! Adieu les défunts amours « past » pis! À tous nos débuts Amie-Anne, Très chaste, Place à l’illuminée astrologie, Le grand amour de ciel « fraises mûres rougies ». Le grand amour qui dure éternellement Ou pour de merveilleux et bons moments Mais aussi de très beau temps, De bons temps.

@ Archives Web

Gaétan Duval

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Hébergement

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ENSEMBLE, NOUS SOMMES MOINS SEULS Centraide soutient des organismes qui brisent l’isolement des individus.

Ici, avec cœur

centraide-quebec.com


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