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La quete numero 193 avril 2017c

Page 1

4$ Le magazine de rue de Québec

No 193 Avril 2017

Ensemble, derrière ce décor, nous multiplions les possibilités. Nous tous, ici

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• De petit à mini • Il est bon d’être seul • Ne pas minimiser l’espoir ! • En a-t-on vraiment besoin ? S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.

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SOMMAIRE DOSSIER

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Des salaires de misère

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Il est bon d’être seul

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Technologie : de petit à mini

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Courtoisie de Amine Miled, Laboratoire de recherche en bio-ingénierie, LABioTRON, Département de génie électrique et génie informatique, Université Laval

MINIMINIMALISME

Des minimaisons qui voient grand

En a-t-on vraiment besoin ?

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L’art miniature

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Minijupe et C-string

JEUX 16

Le jeu de La Quête

17

La langue dans sa poche

POUR LE PLAISIR DE LIRE 18

Minimalisme

19

Les petits détails de la vie

20

Temps sans heures

21

Citron-thé

22

Ces géants

23

Un bateau traverse le monde

24

La poésie

25

Apercevoir le bonheur

26

La page des camelots

27

L’Ours polaire

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« Moins que rien ! »

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Ne pas minimiser l’espoir !

30

Mishapan Nitassinan

LA QUÊTE

photo: Floriane

CHRONIQUES

03


PAGE COUVERTURE Conception et Graphisme : Karyne Ouellet

RÉALISER L’ESPOIR Camelots recherchés

L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment

donné Hey toi! de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés Tu as 18compte ans ou plus. pour cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, Tu veux te faire quelques dollars? etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs Pour plus d’informations autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, Appelle-nous au certain pouvoir sur leur vie. reprendre un Travaille à ton compte. Pas d’horaire. à la vente - sur de la rue rue !par des Vends le magazine La Quête

418 649-9145 poste 33 Ou L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des Viens nous rencontrer au services d’accompagnement 190, rue St-Joseph Est (coin Caron)communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche logement par le biais de son service Accroche-Toit. Dans l’église d’un Jacques-Cartier

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UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de juin : Haine.

FAIRE DES SOUS EN DEVENANT CAMELOTS Les camelots récoltent 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31 Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.

COUPON D’ABONNEMENT 10 PARUTIONS PAR ANNÉE Camelots recherchés

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Viens nous rencontrer au 190, rue St-Joseph Est (coin Caron) Dans l’église Jacques-Cartier

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65$ 80$ 90$

Téléphone: La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)

ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette COORDONNATRICE Francine Chatigny DIRECTRICE DE L'INFORMATION Valérie Gaudreau SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Isabelle Noël CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Claude Cossette et Marc-Émile Vigneault JOURNALISTES Julien Fontaine-Doray, Samuel Fournier, Jeffrey Houle, Malika Schneider, François Thériault et Audrey-Maude Vézina

Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots.

Hey toi! Tu as 18 ans ou plus. Tu veux te faire quelques dollars?

ÉDITEUR Archipel d'Entraide

AUTEURS Julie Bellemare, Michel Bonnelly, Philippe Bouchard, Isabelle Drolet, Gaétan Duval, Floriane, Pierre Lamarre Boucher, Yvon Langlois, René Perron, Yves Potvin, Daniel Rodrigues et Christiane Voyer AUTEURS DES JEUX Hélène Huot, Jacques Carl Morin et Ginette Pépin RÉVISEURS Benoit Arsenault et Véronique Hardy RÉVISEURS EN FORMATION Yassine Bijjou, Dany Clavette, Émilie Dick-Bélisle, Élizabeth Gagnon, Estelle Gratton, Élizabeth Lamonde, Audrey Ouellet, Antoine Poirier-Morin et les étudiants du cours Réécriture et Révision I des programmes de rédaction et révision professionnelles de l'Université Laval sous la supervision de leur enseignante, Anne Fonteneau. ILLUSTRATEURS Camille-Amélie Koziej-Lévesques, Isabelle Simard et Vigno GRAPHISTE Karyne Ouellet IMPRIMEUR Les Impressions STAMPA inc. 418-681-0284 COPYLEFT La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d’auteur Creative Commons « Paternité - Pas d'Utilisation commerciale - Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n’est pas commercial, permet de l’utiliser et de le diffuser tout en protégeant l’intégralité de l’original et en mentionnant le nom des auteurs.

Journal La Quête

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Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien

LA QUÊTE

AVRIL 2017


MOT DE LA COORDO

photo: Archives Web

MINIMINIMALISME

En décembre dernier, Valérie Gaudreau, Isabelle Noël — mes précieuses collaboratrices à la tête de l’équipe éditoriale depuis de nombreuses années — et moi étions réunies pour une séance de remue-méninges à la recherche de thèmes pour l’année 2017. Ces tempêtes d’idées donnent parfois des résultats un peu loufoques, comme cette idée du miniminimalisme que l’on pourrait définir comme un méli-mélo de tout ce qui se caractérise par sa petite dimension ou sa portée limitée et qui advient de plein gré ou contre son gré. À la même période que cette réunion, le débat sur la hausse du salaire minimum à 15 $ de l’heure faisait rage. La bonne idée est restée à l’état de débat puisque c’est un bien maigre 11,25 $ que recevront les bas salariés à compter de mai. Ce minisalaire rend souvent nécessaire la fréquentation des banques alimentaires, comme nous le rapporte Samuel Fournier dans Salaires de misère. Partir seul vers le pôle Sud, avec pour tout bagage un traîneau de 230 lb contenant le nécessaire pour affronter les -50 ° C de température qu’il fait par là, s’avère une grande aventure. Autour d’un café, Sébastien Lapierre, l’auteur de cet exploit a toutefois révélé à notre journaliste François

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Thériault que ce genre d’expédition le ramène à l’essentiel. Dans le domaine des technologies, la miniaturisation nous dessert bien. Téléphone intelligent en main, on conçoit difficilement que le premier ordinateur pesait 30 tonnes. Audrey-Maude Vézina a rencontré Amine Miled, docteur en génie électrique, qui nous donne un aperçu des champs d’application de la miniaturisation et des défis qu’elle entraîne. Un nouveau modèle de résidence émerge au Québec : les minimaisons. Pour être considérées comme telles, ces habitations doivent faire moins de 92 m2 (1 000 p2) soit presque la moitié de la taille moyenne des maisons unifamiliales qui tourne autour de 176 m2 (1 900 p2). Julien-Doray Fontaine reconstitue l’histoire de ces Minis qui voient grand. Pour plusieurs, la simplicité volontaire se réduit à la diminution de la consommation. Or, derrière cette appellation c’est tout qu’une philosophie de vie qui est proposée. Parmi les changements suggérés, certains sont impossibles sans la modification des politiques publiques. Jeffrey Houle s’est entretenu à ce sujet avec Ève-Lyne Couturier, chercheuse à l’IRIS et coauteure de Cinq chantiers pour changer le Québec.

LA QUÊTE

Malika Schneider a visité l’atelier de Irina Kouznetsova, la seule peintre miniaturiste à Québec. Tombée dedans étant enfant, l’artiste initie notre journaliste à cette forme d’art qui, depuis quelques années, donne lieu à un concours international qui se tient à Lévis. Je le savais passionné de design, mais Philippe Bouchard m’a tout de même surpris quand il m’a remis son texte sur la minijupe et le C-string. En termes de vêtements, on ne peut plus mini ! INVERSEMENT PROPORTIONNEL

Dans la section Pour le plaisir de lire, on quitte l’univers du petit pour s’abandonner à de grandes émotions, celles qui trouvent bien leur nid dans les bras de la poésie. Bonne lecture, FRANCINE CHATIGNY

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« MOINS QUE RIEN ! »

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La notion de quantité est un drôle de concept. Certaines personnes cherchent à accumuler le plus possible, que ce soit l’argent, la notoriété médiatique ou la frénésie des sentiments. D’autres poursuivent un rêve minimaliste : moins de choses, moins de mots ou moins d’émotions. Les histoires de vie varient d’un à l’autre. En effet, certains ont peur de manquer de tout alors qu’ils possèdent beaucoup, tandis que d’autres ont peu et se convainquent de s’en contenter. LE MINIMALISME DES CHOSES

Il y a des individus qui aiment plus les objets que les êtres humains. Leur manie s’est transformée en une maladie que les psychiatres appellent syllogomanie qui consiste à accumuler de manière obsessive des objets inutiles. À l’opposé, il existe des gens qui vivent dans une pauvreté imposée. Ici, il n'est pas question des itinérants qui ne détiennent rien, mais des travailleurs payés au salaire minimum… ou pire, des bénéficiaires de l’aide sociale. D’un autre côté, il existe des adeptes de la simplicité volontaire. Ils la considèrent comme un genre de philosophie zen : moins, c’est mieux. Il y a aussi les minimalistes de l’écologie, militants de la décroissance. Pour eux — et pour moi ! —, il n’y a pas de possible « développement durable ». Nous « ponctionnons » déjà durement la Terre. Nous produisons assez pour nourrir, habiller, loger, éduquer et soigner l’ensemble des humains de notre planète. Maintenant, il reste à partager équitablement les fruits de cette production : les biens autant que les dollars.

À l’opposé, il y a ceux fascinés par le silence, une situation qu’ils cultivent par choix. C’est le cas de ces moines qui se retirent dans la forêt ou en montagne pour réfléchir au sens de la vie. « Quand il a été ordonné moine bouddhiste en 1996, [le poète québécois] Leonard Cohen a adopté le nom de Jikan. Le Silencieux », rappelle Guillaume Bourgault-Côté. Puis, il y a des êtres taciturnes qui, pour diverses raisons, parlent peu. Certains pensent peu ; ils ont donc peu de choses à dire. D’autres réfléchissent, mais elles ne disent rien parce qu’ils ont peur de devoir affronter les opinions contraires en dévoilant leurs pensées ou leurs sentiments. Et il y a ces sages qui sont simplement économes de leurs paroles. « Parle seulement si tu as des mots plus forts que le silence », recommandait le grand Euripide. Ces minimalistes des mots parlent donc rarement. C’est pourquoi on les écoute quand ils s’expriment. LE MINIMALISME DES SENTIMENTS

Il existe des personnes qui éprouvent trop de sentiments et d’autres qui n’en ressentent pas assez. Les premières, continuellement envahies par leurs émotions, sont débordées par leur quantité démesurée et il devient difficile pour elles de les contrôler. Il peut même arriver, hélas, qu’elles soient poussées vers la psychose. À l’opposé, les psychiatres ont décrit l’alexithymie soit la difficulté marquée à éprouver des sentiments, à les identifier et donc à en parler. Les hommes semblent plus touchés par cette gêne, l’entourage se plaignant souvent de leur incapacité à exprimer clairement leurs sentiments.

LE MINIMALISME DES MOTS

***

Le même phénomène minimaliste se produit avec les mots : soit il y en a trop, et c’est le verbiage, soit il y en a trop peu, et c’est le mutisme. Chacun connaît ces bavards qui ne peuvent s’empêcher de « placoter ». Ils semblent atteints de diarrhée verbale, de « logorrhée » selon le mot savant. Ce sont beaucoup de mots, souvent pour ne rien dire (ou si peu !), comme chez certains animateurs de radio-poubelles qui occupent leur temps d’antenne à rabâcher les mêmes lamentations.

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Entre trop et trop peu, il existe sans doute un juste milieu. Même quand on approche du rien, il reste encore quelque chose. Parfois, c’est un vide qui comble certaines personnes. L’humoriste-philosophe Raymond Devos l’expliquait bien : « Rien, ce n’est pas rien ! La preuve, c’est que l’on peut le soustraire. Exemple : rien moins rien égale moins que rien ! ».

LA QUÊTE

CLAUDE COSSETTE

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DES SALAIRES DE MISÈRE Le salaire minimum doit-il passer à 15 $ de l’heure ? Le sujet fait « jaser » depuis des mois. Plusieurs personnes militent en sa faveur alors que d’autres s’y opposent. Le gouvernement québécois, quant à lui, a proposé une augmentation plus modeste de 0,50 $ de l’heure, ce qui ferait passer le salaire minimum à 11,25 $ de l’heure dès le 1er mai 2017. À l’heure où les banques alimentaires de Québec accueillent de plus en plus de salariés, cette hausse est-elle suffisante ? Daniel Régimbal est, depuis 4 ans, le directeur général de l’Entraide Agapè de Beauport. L’organisme à but non lucratif vient en aide à près de 20 000 personnes par année, et ce, tant par les services offerts directement à la population que par les dons de nourriture distribués aux autres organismes d’aide alimentaire.

trois personnes, disposent d’un revenu annuel oscillant entre 24 000 $ et 35 000 $. Actuellement, un employé payé au salaire minimum qui travaille 40 heures par semaine dispose annuellement de 18 672 $ après imposition. Selon Élaine Côté, directrice générale de Moisson Québec depuis une vingtaine d’années, les denrées distribuées dans les banques alimentaires de la région de Québec aident plus de 36 000 personnes. « 25 % de ces personnes reçoivent des revenus qui découlent d’un emploi. Beaucoup sont des travailleurs au salaire minimum,

Depuis son arrivée, M. Régimbal note que les besoins en aide alimentaire augmentent. «  Quand je suis arrivé, nous desservions environ 12 500 personnes, nous sommes rendus à 20 000. Cette augmentation s’explique, entre autres, par les coupures du gouvernement dans les programmes sociaux et par la venue des nouveaux arriRevenu mensuel brut : vants, comme les Syriens, qui Revenu mensuel net : nous sont référés. Nous avons Dépenses moyennes des même une interprète arabe », Québécois vivant seuls en 2007 selon le Portrait mentionne-t-il.

statistique des familles au

Mme Bouchard précise que la plupart des ménages qu’elle accueille, principalement composés d’une à

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Une hausse possible du salaire minimum à 15,10 $ a beaucoup fait parler à la fin de 2016. Plusieurs acteurs de la scène publique se sont prononcés. Parmi les opinions que l’on a pu entendre, l’une prévoyait qu’une hausse aussi importante aurait des conséquences néfastes sur les PME.

Or, selon une étude de l’Institut de recherche d’informations socioéconomiques (IRIS) publiée en octobre 2016, la hausse du salaire minimum de 1,50 $ de l’heure, observée entre 2008 et 2010, « n’est pas associée à des taux de fermeture des PME Mise en perspective des dépenses québécoises plus élevés qu’à 1720 $ (10,75 $ / h) 2400 $ (15 $ / h) l’habitude, mais bien à des 1436,32 $ (10,75 $ / h) 1876,32 $ (15 $ / h) taux de fermeture globale651,58 $ pour le loyer ment moins élevés qu’en de74 $ pour l’ameublement hors de cette période ». 48,50 $ pour les soins personnels 352,66 $ pour la nourriture

Québec 2011 : 95,50 $ pour les vêtements À l’Entraide Agapè, c’est An280,58 $ pour le transport gel Bouchard qui, depuis une Total des dépenses 1502,82 $ dizaine d’années, accueille les mensuelles moyennes nouveaux demandeurs et leur fait remplir les formulaires d’inscription. « Dans notre clientèle, des travailleurs à temps partiel et, de nous avons beaucoup de travailleurs plus en plus, des travailleurs autoau salaire minimum, mais, en fait, nomes », précise-t-elle. nous avons beaucoup de salariés de tous types confondus. Les salariés Selon la directrice, alors que la proreprésentent actuellement environ portion des travailleurs salariés qui 30  % de notre clientèle, peut-être ont recours aux banques alimentaires même plus. Nous en avons de plus en représentait 17 % en 2014, elle a atplus », explique Mme Bouchard. teint 21 % en 2015.

« Beaucoup de gens nous disent : “ si nous ne vous avions pas, nous ne mangerions pas ”. Tu sais, pour les personnes qui ont toujours travaillé, c’est difficile de venir demander de l’aide dans un comptoir alimentaire », fait-elle remarquer.

15,10 $ POUR COMBATTRE LA PAUVRETÉ

« Quand on dit que travailler c’est se sortir de la pauvreté, ce n’est pas tout à fait vrai. Il me semble qu’un salaire minimum plus élevé que celui actuel permettrait un meilleur pouvoir d’achat, ce qui stimulerait l’économie. Si on mange mieux, si on est moins stressé pour se loger, forcément, on améliore sa santé », ajoute la directrice.

LA QUÊTE

Le rapport faisait état d’un autre effet engendré par une hausse aussi radicale du salaire minimum : l’indice des prix à la consommation augmenterait lui aussi. Or, selon l’étude, le prix des biens et services gonflerait « d’au plus 2,63 % pour la seule année où la hausse du salaire minimum [serait] implantée ». Toujours selon l’étude, pour le travailleur au salaire minimum, cette hausse de salaire constituerait une augmentation de son pouvoir d’achat de 35 %. LES BAS SALARIÉS DU QUÉBEC

Selon l’Institut de la statistique du Québec, 735 000 travailleurs québécois, soit deux sur dix, gagnaient, en 2015, un salaire horaire situé entre 10,48 $ et 13,60 $. Parmi eux, 47 % étaient âgés de 15 à 24 ans et 61 % vivaient seuls. SAMUEL FOURNIER

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IL EST BON D’ÊTRE SEUL Sébastien Lapierre est revenu de l’Antarctique en janvier. Le pompier de Québec a atteint le pôle Sud en 42 jours, en autonomie complète. Ce défi de 1 200 km en ski de fond n’a été relevé que par une vingtaine de personnes dans le monde. « C’est dans la difficulté qu’on apprend », a-t-il lancé lors de notre rencontre au Nektar de Limoilou.

Le soir, après 10 heures d’effort, l’aventurier tenait le public informé de sa progression à l’aide des réseaux sociaux. Plusieurs personnes lui ont écrit que son expédition semblait facile, puisque les rapports qu’il devait remplir chaque jour rappelaient seulement les bons moments. « Le monde le savait qu’il faisait froid, j’avais pas besoin de dire que je gelais des mains », ironise-t-il. Sébastien explique qu’on doit oublier le vent et le froid et il admet que la nature sera toujours plus forte. Il préfère donc la voir comme étant une alliée plutôt qu’une ennemie. Pour être en mesure de se concentrer sur les éléments positifs d’une situation, il importe d'avoir une bonne préparation mentale. AUTONOMIE COMPLÈTE

Entreprendre une expédition en autonomie complète exige la simplicité volontaire. Il faut réduire le poids de son chargement et n’apporter que le nécessaire. Bien planté sur ses skis, il devait tirer un traîneau de 230 lb contenant assez de nourriture pour 50 jours, une tente et un sac de couchage, une trousse de premiers soins, un petit coffre à outils, un appareil photo et un panneau solaire. Durant les journées les plus froides, il portait l’essentiel de ses vêtements. Plus le temps passait, plus le traîneau s’allégeait. Le matin, il mangeait des céréales avec du lait en poudre. Le

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photo: François Thériault

Âgé de 38 ans, le père de deux jeunes enfants est de toute évidence un exemple de courage et de persévérance. Cette expédition a changé sa façon de voir la vie. « Dans la vie de tous les jours, quand un obstacle survient, on a tellement de portes de sortie qu’on ne le vit pas vraiment. En expédition, si tu ne lui fais pas face, ça se termine là », dit-il.

midi, c’était une soupe dans laquelle il ajoutait du gras et de l’huile. Chaque heure, il devait s’arrêter pour manger du chocolat, des noix et du fromage. « Des noix, pu capable. Tu parles d’une collation plate », plaisante-t-il dans une vidéo qu’il a diffusée sur Internet.

Sébastien. Lorsqu’on lui demande pourquoi il a choisi de partir seul, il répond « c’était un défi de plus [...] je n’avais pas l’impression que j’allais apprendre plus à deux » et il ajoute : « si c’était facile, j’en retirerais rien ».

Il aimait être seul lorsqu’il devait affronter une situation difficile. «  Quand t’es tout seul, t’as une première idée qui survient, mais tu te pousses à aller plus loin dans ta résolution de problème et à trouver la meilleure [solution]. C’est l’instinct qui revient ».

Dans sa lettre numéro neuf, Rilke écrit « Nous ne sommes pas des prisonniers. Nous n’avons aucune raison de nous méfier du monde, car il ne nous est pas contraire. Le résident de Québec « C’est terrifiant S’il y a des frayeurs, n’en est pas à sa pre- parce que c’est ce sont les nôtres; s’il mière expédition. En extrême comme y a des dangers, nous 2010, il a skié durant conditions, mais devons nous efforcer un mois sur la calotte c’est tellement beau de les aimer. Pourquoi glaciaire du Groenland. [...]. Ce sont dans voulez-vous exclure de Il a tenté, en 2013, la ces moments-là votre vie souffrances, traversée en kayak du qu’on apprend à se inquiétudes, dont vous passage du Nord-Ouest. connaître. » ignorez l’œuvre en Après ces épreuves, il vous ? ». voit les problèmes de la ~ Sébastien Lapierre vie quotidienne différemment. « Tout En lisant ces lignes inspirantes qui est un peu plus simple, j’ai conscience confèrent un sens à une telle avende tout le luxe qu’on a. Me faire un ture, Sébastien rétorque : « C’est ça. thé me prenait une demi-heure. [...] C’est exactement ça ». L’homme a Quand tu reviens ici, tu te rends goûté au sentiment de liberté dans compte de tout ce que tu as. C’est cet environnement à première vue juste du luxe, ce n’est pas vraiment hostile, mais qui lui est devenu familier et même accueillant. Il s’est nécessaire », explique-t-il. efforcé d’apprivoiser ses peurs et LA SOLITUDE d’apprécier l’œuvre que ces aventures Dans le livre Lettres à un jeune poète ont créée en lui. de l’auteur autrichien Rainer-Maria Rilke, on peut lire « Il est bon d’être FRANÇOIS THÉRIAULT seul parce que la solitude est difficile. Qu’une chose soit difficile doit être une raison de plus de nous y tenir ». Cette pensée est importante pour

LA QUÊTE

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L’ÉVOLUTION DE LA TECHNOLOGIE : DE PETIT À MINI Depuis les années 2000, les consommateurs bénéficient des avancées de la miniaturisation, notamment celles des appareils technologiques courants qui, tel le téléphone intelligent, perdent en taille, mais gagnent en efficacité. Les domaines de la médecine, de l’environnement, des télécommunications, etc. profitent de cette technologie qui comporte son lot de défis. miniatures, ces composantes en nombre croissant soulèvent plusieurs questions quant à leur récupération. Comment peut-on leur donner une deuxième vie ? « Un des avantages de la miniaturisation était de diminuer la consommation d’énergie, mais il y en a tellement qu’on doit se poser la question si on a réellement réussi à la baisser », reprend-il. DOMAINES D’APPLICATION

La miniaturisation touche plusieurs domaines, de différentes façons. Dans le domaine médical, on la voit AVANTAGES ET DÉFIS majoritairement dans la médecine La miniaturisation a ses avantages : personnalisée. En effet, des appareils « Lorsque l’on baisse les dimensions, portatifs peuvent déterminer l’état ça a tendance à diminuer la consom- d’un patient en analysant un échanmation d’énergie  », affirme Amine tillon de sang ou d’urine. Cette techMiled. Selon lui, la miniaturisation nologie peut aussi être utilisée par les a permis de découvrir de nouvelles médecins pour connaître en temps applications qui n’auraient pu être réel le stade d’une maladie évolutive. exploitées sans elle. « Les ampoules « Le but est de développer des dispoconnectées grâce à la misitifs qui diminueniaturisation de l’électro- La gestion des com- raient l’achalandage nique autonome spécia- posantes technolodans les hôpitaux. lisée nous permettent de giques qui ont une Les patients pourmieux gérer la consom- durée de vie limitée raient avoir leur diamation d’énergie de la est un des princignostic de la maison. maison. L’énergie devient paux défis à venir. Évidemment, ça ne un défi de plus en plus imremplace jamais un portant dans notre société », ajoute-t- médecin. La question qui se pose il. « L’avantage de la miniaturisation, est : jusqu’où ira-t-on et à quel point c’est d’intégrer l’électronique dans le dispositif pourra-t-il contribuer à des applications que l’on n’avait pas la précision de l’avis médical ? », exavant », rappelle le professeur. plique Amine Miled. Il existe aussi des dispositifs implantables de doParmi les désavantages, Amine Miled sage des médicaments qui diffusent mentionne la surutilisation de cette la dose de médicament programmée technologie. « On a besoin d’environ par le médecin à des heures précises. 1,5 litre d’eau par jour, ce qui corresCes appareils communiquent avec pond à 6 verres d’eau approximativeune interface extérieure pour ajuster ment. Si on miniaturise le verre, on le dosage, si nécessaire. « La miniatuaura encore besoin de 1,5 litre, mais risation permet de créer des disposiça prendra beaucoup plus de verres tifs très petits à la portée des méded’eau ». cins », poursuit-il. Toujours selon M. Miled, la gestion En ce qui concerne l’environnement, des composantes technologiques qui de petits capteurs peuvent être instalont une durée de vie limitée est un lés sur des oiseaux pour observer leur des principaux défis à venir. Même déplacement en fonction des vents. AVRIL 2017

Courtoisie de Amine Miled, Laboratoire de recherche en bio-ingénierie, LABioTRON, Département de génie électrique et génie informatique, Université Laval

Le téléphone intelligent en lui-même n’est pas tout. « C’est beau de miniaturiser, mais il faut toujours avoir en tête l’application. Ça ne sert à rien de miniaturiser alors que le problème est ailleurs. C’est ce qu’on observe avec les cellulaires ; on est en train de les miniaturiser, mais on les dote aussi de performances impressionnantes. C’est plus près d’un ordinateur portable que d’un téléphone », explique Amine Miled, professeur au Département de génie électrique et de génie informatique de l’Université Laval.

LA QUÊTE

Circuit électronique de la taille d’une pointe d’un stylo servant à la détection des propriétés de fluides.

Grâce à la réduction des dispositifs, il est aussi possible de surveiller la migration de plusieurs espèces d’animaux à travers le monde et au fil des saisons. Désormais, on peut suivre les activités qui se passent dans les océans, car elles sont de bons indicateurs de problèmes environnementaux. La miniaturisation a atteint un niveau considérable. Le même type de capteur permet aussi d’observer le déplacement des abeilles pour connaître les facteurs responsables de leur disparition. « La miniaturisation nous permet de comprendre des phénomènes qu’on ne pouvait pas étudier avant », conclut Amine Miled. AUDREY-MAUDE VÉZINA

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DES MINIMAISONS QUI VOIENT GRAND Posséder une grande maison est-il encore réaliste ? Chose certaine, la croissance exagérée du marché immobilier et les revers d’un modèle économique de moins en moins viable favorisent l’apparition de nouvelles possibilités. Parmi elles : les minimaisons constituent une solution porteuse d'avenir. du culte patrimonial se propage à travers le pays. À l’époque, Maxime Robillard, organisateur du premier festival de minimaisons au Québec, étudie les enseignements de Jack Kerouac sur les banquettes d’un vieux « motorisé ». Au cœur de l’Amérique, il découvre les germes d’une solution à l’interminable course à obstacles de l’accès à la propriété. photo: Julien Fontaine-Doray

Entre 2005 et 2008, deux événements majeurs ébranlent la confiance des Américains envers le modèle traditionnel de propriété. Frappant de plein fouet La Nouvelle-Orléans, l’ouragan Katrina endommage plus

UN « WOODSTOCK » DE LA MINIMAISON

Fort de sa trouvaille, il crée en 2014 la page Facebook Mini-Maison Québec. L’anUne ancienne imprimerie transformée en une grande née suivante, il organise le minimaison par Sylvain Berthiaume. Quartier Saint-Sauveur, premier festival des miniQuébec. maisons de la province, à de 70  % des maisons de la ville. Lantier dans les Laurentides. Le sucDe plus, la crise financière plombe cès est instantané. Plus de 7 000 cul’économie mondiale et plus d’un rieux participent à ce rassemblement million de propriétaires américains qu’il compare à « un petit Woodstock sont dépossédés de leur habitation. de la minimaison ». Maxime RobilPourtant, une nouvelle conception lard y trouve aussi un interlocuteur de la possession peine à voir le jour, attentif : le maire Richard Forget qui tandis que l’Amérique nourrit encore cherche des solutions originales pour l’équation trompeuse entre grande contrer l’extinction programmée de son village qui compte 836 habitants. maison et réussite sociale. Ce dernier modifie les règlements de Jay Shafer pense toutefois détenir la zonage et propose une politique vosolution, et ce, depuis 1999. Profitant lontaire propice à la réalisation d’un d’un passage remarqué à l’émission quartier exclusivement constitué de d’Oprah Winfrey, l’inventeur du petites constructions. Le « tinysme » concept des tiny house présente aux est né. millions d’auditeurs une réponse originale à l’insécurité immobilière : Maxime Robillard construit luiconstruire plus petit plutôt que voir même sa « grosse minimaison » de grand. Ouvertement « claustrophile », 480 pieds carrés à Lantier. Plus qu’un Shafer montre qu’une maison de simple mode de vie, son choix relève moins de 200 pieds carrés peut com- de la résistance. Il refuse les dogmes : bler les besoins essentiels de l’être d’une modernité qu’il désavoue  « On peut manifester, on peut faire humain. plein de choses, mais à la fin, si tu Ces tiny house — les premières étaient ne prends pas un marteau puis que construites sur roues — évoquent tu ne construis pas ta propre affaire, une image champêtre idéalisée d’une c’est rare que ça marche. » Satisfait américanité malmenée par la mon- du chemin parcouru depuis trois dialisation. Quoique marginale, ans, il reconnaît que plusieurs obstal’étincelle d’une réévaluation délicate cles freinent le développement d’une

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solution potentielle à l’endettement excessif provoqué par la croissance du marché immobilier. DES MUNICIPALITÉS RÉFRACTAIRES À L’IDÉE

À ce jour, peu de municipalités ont affiché officiellement leur ouverture pour la construction minimaliste. Ottawa et Gatineau évaluent les possibilités d’un projet pilote limité, Sainte-Brigitte-de-Laval a autorisé un lotissement réservé aux habitations de taille modeste, et Sherbrooke a annoncé la création d’un quartier de minimaisons en zone urbaine. Vantée comme un remède écologique, la construction de petites unités encourage toutefois, par sa rareté et sa localisation excentrée, la dépendance à l’automobile. Maxime Robillard reconnaît que « l’auto est encore indispensable. La ville la plus proche [de Lantier] est à douze minutes. » La solution serait donc d’implanter de tels projets en ville, sauf que la réglementation actuelle limite la construction de minimaisons. Selon les règlements d’urbanisme de la Ville de Québec, par exemple, une résidence doit occuper une superficie d’au moins 540 pieds carrés. D’après Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec, ces limites se justifient par la faible valeur des propriétés, qui ne permettrait pas de rentabiliser les investissements structurels requis par la ville. Maxime Robillard envisage cependant l’avenir avec optimisme : « Ça prend du leadership, ça prend plus de projets ; les minimaisons ne sont pas qu’une mode passagère : elles sont là pour rester. » JULIEN FONTAINE-DORAY

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EN A-T-ON VRAIMENT BESOIN ? Plusieurs ont déjà tenté de répondre à cette question qui mérite que nous nous y attardions. Nous sommes aux prises avec une société qui nous crée des besoins à l’infini. C’est à se demander si la meilleure chose à faire ne serait pas d’inverser la tendance. Certains ont ainsi créé un mouvement social devenu très à la mode dans les années 2000 : la simplicité volontaire. consommation des gens, vivre de façon minimaliste demeure avant tout une décision personnelle. En ce sens, Mme Couturier nous rappelle l’importance de bien s’entourer si photo: Internatonal d'art miniature et le Grand Palais

La simplicité volontaire, qu’est-ce au juste ? En fait, selon le Réseau québécois pour la simplicité volontaire, on pourrait la résumer ainsi : « un courant social, un art de vivre ou une philosophie de vie qui privilégie la richesse intérieure par opposition à la richesse matérielle manifestée par l’abondance de la consommation. » Le terme important à retenir dans cette expression est le mot volontaire, car adhérer à ce mouvement reste un choix individuel. La maison d’édition Écosociété, en collaboration avec l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), a bien voulu s’attarder à la question. Avec la parution de son dernier livre Cinq chantiers pour changer le Québec, l’IRIS cherche à relancer le débat sur l’importance de la politique publique.

Chercheuse à l’IRIS depuis 2007, Ève-Lyne Couturier a participé à la rédaction de nombreuses publications sur le «  mieux-vivre  » concernant la simplicité volontaire et l’action politique.

Ève-Lyne Couturier, chercheuse l’on souhaite atteindre ses objectifs. à l’IRIS, a bien voulu nous en apUne manière simple et efficace de le prendre davantage sur la démarche faire est de s’impliquer auprès de la à effectuer pour atteindre la simplicommunauté. Même si le bénévolat cité volontaire. Selon elle, une des ne rapporte pas sur le plan financier, premières étapes à suivre est la « diil peut toutefois « faire beaucoup de minution du temps consacré au trabien », affirme la chercheuse. Cela vail. » En axant moins nos efforts sur nous permet ainsi de remplacer la la performance et en diversifiant nos consommation excessive sources d’activités, nous et l’attachement au maUne philosophie de entrons moins dans le tériel par le sentiment vie qui privilégie la moule de la société de d’être utile, et d’évacuer richesse intérieure consommation. Dans un le stress engendré par le autre ordre d’idées, bien par opposition à la travail. que la simplicité volon- richesse matérielle. taire relève d’un choix De plus, « le fait d’atindividuel, la chercheuse souligne tendre avant de dépenser et donc de qu’une meilleure politique publique le faire moins est évidemment un sur le travail aurait un impact majeur sacrifice à court terme. » Cependant, sur la façon de consommer. « Quelles comme elle nous le rappelle, moins décisions est-ce que le gouverne- consommer ou le faire de manière ment peut prendre pour influencer le plus durable est une façon d’épargner mieux-vivre ? », s’interroge-t-elle. de l’argent et de préserver l’environnement sur le long terme.

dans lequel on vit, c’est très enrichissant aussi » , ajoute-t-elle. En fin de compte, la simplicité volontaire est donc plus qu’un simple mouvement social. Elle nous incite à réfléchir sur nos habitudes de travail et de consommation, et à nous adapter à un nouveau mode de vie. Ce sont les politiques et les mesures prises par le gouvernement qui entraîneront ce changement de mentalité. Par exemple, dans sa recherche, L’IRIS propose, comme pistes de solutions, de réduire le temps de travail et de renforcer la solidarité sociale. « Il est facile d’appliquer la formule consommer moins, consommer mieux, mais quand les besoins deviennent quasiment infinis, c’est plus difficile à faire. Sauf que le changement passe aussi par chaque individu » , soutient-elle. Fondamentalement, la simplicité volontaire serait avant tout une question de… volonté. JEFFREY HOULE

« BIEN S’ENTOURER ! »

Bien que le gouvernement joue un rôle déterminant dans le mode de production et par le fait même de

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« Il y a certains bénéfices à moins travailler, à prendre du temps pour soi ou avec ses proches, à avoir de bonnes conversations, à changer le monde LA QUÊTE

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L’ART MINIATURE : FAIRE BON USAGE DE DÉTAILS Complexe, épuré, minutieux et un maximum de détails. L’art miniature transcende les règles de l’art traditionnel. C’est en usant de détails et de patience que les miniaturistes offrent tout un éventail d’œuvres sous des formats non traditionnels.

Il concède notamment que l’art miniature représente un très grand défi pour les artistes qui se lancent dans cette aventure. « Le défi c’est de représenter ce qui, normalement, aurait été en grand format. D’être capable de synthétiser tout cela pour le rendre dans un format tout à fait intéressant », précise-t-il. DES ARTISTES PROVENANT DU MONDE ENTIER

Pour une 9e année consécutive, la Ville de Lévis accueille l’International de l’art miniature. C’est une occasion pour près de 175 artistes de présenter leurs œuvres sous un même toit. Aucune thématique n'est imposée, de sorte que les artistes jouissent d’une totale liberté créative. « Ça apporte une très grande diversité à notre évènement », précise M. Vallières. Il insiste notamment sur le fait que c’est un art qui exerce une fascination auprès du public. « Grâce à cet art, on peut voir à quel point l’artiste a usé de sa dextérité manuelle et de son esprit créatif pour rendre en si petit, autant de détails. Les gens sont extrêmement attentifs à ça. Les gens sont très sensibles aux savoir-faire des artistes », souligne-t-il. UNIQUE AU QUÉBEC

En termes d’art miniature, Irina Kouznetsova, peintre-miniaturiste, est une artiste reconnue dans la région de Québec. Selon M. Vallières, il s’agit d’une artiste qui se démarque en travaillant l’art miniature dans son quotidien, contrairement à d’autres artistes qui le pratique à l’occason

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photo: Malika Schneider

« On va travailler souvent avec beaucoup de petits détails, mais c’est le format qui est différent », explique Claude Vallières, coordonnateur aux arts visuels de Diffusion culturelle de Lévis.

d’évènement plus spontané, comme l’International d’art miniature de la Ville de Lévis. L’art miniature fait partie intégrante de la vie de l'artiste d’origine russe. En effet, avec un bagage de près de 35 ans d’expérience, la miniaturiste précise qu’une miniature peut lui prendre entre une à trois semaines, tout dépendant du format qu’elle privilégie. Mme Kouznetsova avoue, sans aucune gêne, qu’il est très difficile de vivre de cet art. « Je travaille plus pour des concours miniatures que pour les vendre dans des galeries », souligne la miniaturiste. FAIRE DÉCOUVRIR LA MINIATURE

au Trait-Carré, à Charlesbourg. Cette formule lui donne l’occasion de faire connaître l’art miniature et de démystifier ce mouvement artistique. Elle mentionne notamment qu’il faut « prendre le temps de faire découvrir l’art miniature. Il s’agit d’une œuvre petite, mais précieuse. »

DIFFÉRENCE DE CULTURE

Le rapport à l’art miniature s’avère être très différent, que l’on soit en Amérique du Nord ou en Europe. Irina Kouznetsova mentionne que les coutumes nord-américaines tendent à toujours voir le plus grand et à apprécier les grands espaces. Par contre, en Europe et en Russie, la dynamique est tout autre. Les habitants de ces parties du monde s’intéressent aux œuvres pleines de détails et de subtilités. « En Russie, être miniaturiste est un véritable métier. Cela assurait un salaire à la fin du mois, contrairement à la réalité actuelle au Canada », explique l’artiste miniaturiste.

Selon l’artiste, l’art miniature est un art encore méconnu et sous-estimé. Considérant cette réputation par rapport à sa profession, Mme Kouznetsova permet aux citoyens de la ville de Québec de s'initier à l’art miniature grâce aux cours qu’elle offre

MALIKA SCHNEIDER

DÉCOUVRIR L’INTERNATIONAL D’ART MINIATURE

Où? Galerie Louise-Carrier 33, rue Wolfe, Lévis Quand? Du 18 juin au 3 septembre 2017 Présenté sous la forme d’un concours, l’International d’art miniature de Lévis offre l’occasion à de nombreux artistes à travers le monde de pouvoir touché à ce mouvement artistique. 3 000 $ en bourses et plusieurs prix sont remis aux artistes qui se sont démarqués durant toute la durée de l’exposition. LA QUÊTE

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MINIJUPE ET C-STRING Après avoir connu l’exubérance de la période victorienne du 19e siècle, puis les deux guerres mondiales, notre monde change un peu ses traditions. Que ce soit pour des besoins créatifs ou économiques, ce qu’il est convenu d’appeler « le mouvement minimaliste » prend naissance. Il sera suivi par le mouvement hyperminimaliste, qui sera tout simplement plus accentué que le premier. Cette tendance changera surtout les éléments du design vestimentaire, du design intérieur et architectural, des arts pictural et sculptural. Même la façon d’écrire et l’art gastronomique sont touchés. Grâce aux communications de plus en plus rapides, toute la planète est influencée par ces changements.

œuvre sur la plage le 5 juillet 1946, au grand plaisir de bien des gens. Mais un nuage vient troubler son existence en 1949 : le fameux bikini fut interdit en France, en Belgique, en Espagne et en Italie. Il retrouva cependant ses lettres de noblesse grâce à Brigitte Bardot, qui eut l’occasion de le porter en 1953 à Cannes. Au cours des

Depuis la création de Heim, 85 ans se sont écoulés, mais un fait n’a pas changé : si la surface de tissu a diminué, les prix, eux, n’ont pas suivi la même tendance, au profit d’une certaine industrie. Le seul personnage qui ne fit pas croître le marché du textile — même si son propre père était drapier ! —

Un autre vêtement mini a fait jaser : le bikini dont la paternité a été disputé par deux hommes. Le couturier Jacques Heim qui en 1932, lance Atome, un maillot de bain deux pièces, et Louis Réard, qui offre, en 1946, une version plus osée du bikini. Ce dernier avait remarqué que bien des femmes qui fréquentaient les plages à cette époque retroussaient leurs shorts dans les deux sens : elles baissaient le haut et remontaient le bas le plus qu’elles pouvaient afin d’exposer un peu plus de peau au soleil. Après quelques séances de méditation pour augmenter le confort de ces dames, l’ingénieur dévoué imagina une culotte plus petite, faite simplement d’un triangle en avant et d’un autre en arrière. Après avoir donné aux femmes le temps de se « dégêner », Réard présenta son

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photo: Archives Web

Vers la fin des années 1950, un vêtement ne manque pas de faire les manchettes : la minijupe. Elle commence par découvrir les genoux, remonte lentement et finit par dévoiler complètement la cuisse vers 1963, atteignant sa limite à la fin des années 1960 avec les fantaisies de la période « hippie ». À cette époque, j’ai pu admirer une jupe plus courte que la large ceinture qui la retenait. Et une autre avec des ganses très longues et une ceinture d’un pouce et demi qui retenait une courte bande de tissu servant de minijupe. années, le vêtement de Réard subit quelques modifications. Les triangles rapetissèrent tant et si bien que le haut dut être relié par des cordelettes. Suivant le courant minimaliste, le triangle avant diminua davantage et le triangle arrière devint non seulement mini, mais encore microscopique. On était loin du bikini rouge et jaune à petits pois de Brigitte Bardot. Enfin, on relia les triangles de la culotte au moyen d’une ficelle passant entre les fesses, et cette création fut baptisée « string ».

est saint François d’Assise. Précurseur du minimalisme, il laissa tomber tous ses vêtements jusqu’à vivre nu… En guise de conclusion, je citerai ici cette phrase d’Antoine de Saint-Exupéry. « La perfection est atteinte non quand il ne reste rien à ajouter, mais quand il ne reste rien à enlever. » Minimalement, PHILIPPE BOUCHARD

Dans ce combat acharné contre le tissu, un nouveau-né fait son apparition. Il n’a plus de ficelles sur les côtés. Les seules choses visibles sont un petit bout de tissu en avant et un autre en arrière. Ce vêtement s’appelle le C-string.

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Hébergement

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L'ESPOIR

AU CUBE

NE PAS MINIMISER L’ESPOIR ! Dans le domaine des relations d’aide psychologique, comment relier la notion de « miniminimaliste » à celles de l’espoir, du rétablissement et de la résilience ? Afin d’affiner cette recherche, j’ai questionné des spécialistes dans différentes sphères de compétences.

gardant en tête que le but est de redonner espoir à une personne souffrante. Ma recherche s’est donc précisée ainsi : « Comment décrirais-je une intervention minimale efficace selon mon champ de compétence ? »

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Illustration: Marc-Émile Vignealut

Au cours de mes années de pratique en psychoéducation, j’ai observé que pour intervenir de façon minimale mais efficace auprès de personnes en souffrance, en perte d’espoir surtout, il est préférable d’aider un individu à identifier et à clarifier son besoin en l’accompagnant le temps nécessaire pour qu’il retrouve un équilibre satisfaisant. Cette intervention, pour être efficace, implique également la capacité de l’éducateur à se retirer lorsque son soutien n’est plus nécessaire. Un intervenant ayant le sentiment d’être indispensable ne favorise pas le développement de l’autonomie de la personne qui a demandé de l’aide. Marc-André Demers, musicothéAccompagner de façon efficace rapeute accrédité par l’Association Titre de l'œuvre: Moins égal plus ne signifie pas agir à la place de la canadienne des musicothérapeutes personne aidée. Se retirer ne signifie pas abandonner la (ACM) et Fellow of Association for Music and Imagery personne souffrante à son sort. Le but de l’intervention (FAMI), croit que pour intervenir de façon minimale minimale efficace est surtout de redonner espoir. mais efficace, il est nécessaire de bien évaluer les besoins de la personne. « L’interaction se crée comme une dyade Ma réflexion m’a amené à me replonger dans la lecture mère et enfant, la mère offrant inconditiond’un auteur qui a marqué le début de chan« Le chaos est rempli nellement son amour à son enfant. De la gements significatifs dans ma vie : Benoît même manière, le thérapeute accompagne d’espoir parce qu’il Rancourt, psychologue et conférencier spéla personne avec les éléments de la musique : annonce une renais- cialisé en psychothérapie individuelle et en le rythme, la mélodie, les styles lui permet- sance. » croissance par autodéveloppement. Il extant de s’activer pour devenir autonome, ~ Coline Serreau plique simplement comment nous altérons responsable et authentique. Ainsi, elle peut nos relations en essayant de paraître au lieu retrouver le pouvoir, le plaisir, l’espoir, la créativité et d’être : « La personne qui découvre la communication de ce fait, récupérer sa propre énergie pour cheminer et sous le mode de l’ÊTRE fait une ouverture en elle-même décider à partir de ce processus. L’écoute est au centre de qui devient [une] ouverture à l’autre. L’important n’est l’interaction verbale et non verbale qui permet à la per- plus de garder la face ou de sauvegarder celle de l’autre, sonne de se redéfinir dans sa globalité. » de bien PARAÎTRE aux yeux de l’autre, mais d’ÊTRE soi, de connaître et de se laisser connaître, chacun se sentant Patrick Laflamme, formateur en communication consaccepté dans ses différences et son unicité. La personne ciente pour le groupe Conscientia, s’exprime en ces qui découvre la communication sous le mode de l’ÊTRE termes  : «  Une intervention minimale efficace, c’est est en train de franchir une des plus importantes étapes d’abord écouter la personne dans ce qu’elle vit, être à de sa vie. Elle apprend à vivre AVEC autrui et non PAR ou l’écoute du cœur. C’est ensuite offrir un espace d’écoute, POUR autrui. » Ce processus a favorisé le début de mon de présence et de non jugement pour que la personne rétablissement en permettant à l’espoir de renaître en moi puisse avoir la chance de se comprendre. » et en me réconciliant avec l’être que je suis devenu mainJe me suis ensuite demandé comment je pourrais trans- tenant. poser cette idée d’intervention minimaliste efficace pour Simplement, la relier à mon expérience en relation d’aide tout en MARC ÉMILE VIGNEAULT Benoît Côté, directeur général du Programme d’encadrement clinique et d’hébergement (PECH), propose cette réponse  : «  l’intervention minimaliste efficace n’existe probablement pas vu la complexité des êtres humains et des situations qu’ils traversent. Cependant, je dirais qu’a priori, ce qui réglerait la moitié des problèmes de santé mentale n’a rien à voir à proprement parler avec la santé mentale : il suffirait d’enrayer la pauvreté ! Sur le thème mini/minimaliste, il retient cinq mots : Surtout, surtout ne pas nuire. »

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LE JEU DE LA QUÊTE LE JEU DE LA QUÊTE PAR JACQUES CARL MORIN ET GINETTE PÉPIN par Ginette Pépin et Jacques Carl Morin

CECe JEU CONSISTE REMPLIRles LES RANGÉES HORIZONTALES AINSI LES COLONNES 1 ETdes 20 jeu consiste àÀ remplir rangées horizontales ainsi que les QUE colonnes 1 et 20 à l’aide À L’AIDE DES DÉFINITIONS, INDICES OU LETTRES MÉLANGÉES OU DÉJÀ INSCRITES. CHAQUE définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites. Chaque case grise représente une CASE GRISE REPRÉSENTE UNE LETTRE EST À LA LA DERNIÈRE LETTRE D’UN MOT ET lettre qui est à la fois la dernière lettreQUI d’un mot et FOIS la première lettre du suivant. LA PREMIÈRE LETTRE DU SUIVANT.

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Verticalement : VERTICALEMENT :

5- Vin effervescent (MERCNTA). Victoires éclatantes.

1- Produit destiné à traiter une affection médicale. Pierre précieuse de couleur bleue.

1- Produit destiné à traiter une affection médicale.

L’un Lacs. 20-20Femme qui,des parGrands sa fonction, peut exercer son autorité sur une ou plusieurs personnes. HORIZONTALEMENT :

Horizontalement :

6- Mois. Renvoyer quelqu’un de son emploi. La plus grande ville du Bas-Saint-Laurent. 7- Gros chien de garde aussi appelé dogue anglais. Dispositif émettant une lumière brève et intense. Flageolet, fayot. D’après un proverbe chinois, « le poisson pourrit par la ___ ».

1- ♫ « Si tu savais comme on s’ennuie à la ____, tu m’écrirais bien plus souvent ». Mélange assourdissant de 1-dissonants. ♫ «  Si tu savais comme on s’ennuie à la ____, tu m’écrirais bien plus souvent  ». Mélange sons Elles brillent dans le ciel. 8- Art de seleconduire assourdissant de sons dissonants. Elles brillent dans ciel. parmi les gens (NNTTRGEEE). Contribution imposée à un peuple, à un État. Barrique, 2- Épreuve que subit un candidat en vue de vérifier ses fût. aptitudes. Plante aquatique. Petit cours d’eau.

2- Épreuve que subit un candidat en vue de vérifier ses aptitudes. Plante aquatique. Petit cours

9- Planète la plus éloignée du système solaire. Fromage 3- Parler,d’eau. jaser. Métal alcalino-terreux radioactif suisse à pâte dure. Maison de prostitution (RALAPUN). (MIRADU). Organisation criminelle secrète fondée en Sicile. Association québécoise des pharmaciens proprié10- Produit que naguère on prisait oucriminelle chiquait. secrète 3- Parler, jaser. Métal alcalino-terreux radioactif (MIRADU). Organisation taires Se dit d’un document fait sous le sceau du secret fondée en Sicile. Association québécoise des pharmaciens propriétaires (FELITICONNED). Fantaisie soudaine, caprice 4- Se dit du pain fait avec du blé simplement moulu et extravagant. sans aucun tamisage (GANIRLET). Jour de la semaine. Elle habite dans la « botte ».

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PAR HÉLÈNE HUOT RIRE ET SOURIRE… AVEC MOLIÈRE

« Mais on ne peut pas faire deux choses à la fois : être heureux et le constater. » « Je ne sais si cela se peut ; mais je sais bien que cela est. » « Si c’est votre façon d’aimer, je vous prie de me haïr. » « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies. » « Tous les vices à la mode passent pour vertus. » « Un sot savant est plus sot qu’un sot ignorant. » « J’aime mieux un vice commode qu’une fatigante vertu. » Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, comédien et dramaturge français (1622-1673)

PARLER POUR PARLER 1. Les fleurs du mimosa sont : a. Banches b. Jaunes c. Rose pâle 2. La légumine est : a. Une allergie aux légumes b. Un état végétatif chronique c. Une protéine végétale 3. La locution « de bon aloi » signifie : a. Avec bonne humeur b. De bonne qualité c. Par chance 4. Persiffler se rapproche le plus de : a. Huer b. Humilier c. Se moquer 5. Des propos sibyllins sont : a. Convaincants b. Énigmatiques c. Pertinents

7. La paella est un plat à base de riz rond, créé au 18e siècle ; elle doit son nom : a. Au paysan qui eut l’idée de préparer le riz de cette manière b. À la région de l’Espagne qui l’a vue naître c. À la poêle qui sert à la cuisiner 8. Un développement oral ou écrit qui s’écarte du sujet s’appelle : a. Aparté b. Digression c. Diversion 9. Éclectique signifie : a. Difficile à comprendre b. Ouvert à la diversité c. Sectaire 10. Anagramme est un nom a. Féminin b. Masculin c. L’un ou l’autre selon le contexte

6. Un sarcophage est un cercueil de pierre ; au féminin, ce mot désigne : a. Une mouche b. Un insecticide c. Une tumeur

Y A-T-IL UNE DIFFÉRENCE ENTRE... « assassinat » et « meurtre » ? J’attends de vos nouvelles… Vous aimez les mots. Vous avez des commentaires à formuler ou des suggestions à faire concernant cette chronique. Rien de plus simple. Écrivez-moi à hu-go@sympatico.ca. Cela nous permettra d’échanger sur des questions qui vous intéressent et d’enrichir par le fait même les futures chroniques. Merci à vous ! Les réponses page 29.

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Minimalisme

J’aime bien retrouver dans l’art une touche féminine. C’est pour cela que je mentionnerai une artiste des années 70, Judy Chicago, que j’ai découverte dans le catalogue d’art de James Meyer sur le minimalisme. C’est au sein d’un centre parallèle pour les femmes et les arts, le Woman House, qu’elle publia son autobiographie Through the flower : my struggle as an artist. Elle y qualifie le minimalisme de forme de langage masculin. Elle y explique que ce mouvement refoule la subjectivité féminine et qu’elle souhaite quant à elle restaurer une iconographie féminine valorisant la sublimation et l’identité féminine. On y découvre qu’elle recourra pour cela à l’intégration des savoir-faire artisanaux dits féminins, comme la couture et la céramique. Pour ma part, j’adore l’artisanat et la féminité, et j’aimerais vous signifier que des gens me volent et briment à ce sujet. Même dans les hôpitaux où je dois vivre le vide, on me retire tout et on jette brutalement les jolis bouquets que je conçois pour passer le temps. Je sais que le vide est un concept oriental et artistique. Vous n’avez qu’à lire ce qui a été écrit sur les artistes Yves Klein, James Turrel ou,

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Roman Ondak qui s’est servi d’une salle vide avec système d’écoute caché comme concept d’œuvre d’art. Les gens aiment vivre zen, avec le minimum, mais si on a de la féminité dans le corps ou dans notre manière d’exposer, on peut se faire voler notre liberté, nos espaces, notre corps, notre génétique, nos biens matériels, nos paroles, nos pensées, nos rêves et nos amours. Je me suis même fait voler de l’artisanat québécois et oriental. Un matin, je suis revenue de l’hôpital : ma tasse de café avec un cœur rouge et ma jolie création de soie pour prendre le thé dans mes appartements avaient disparu. La féminité est-elle contrôlée et trafiquée illégalement dans notre société ? Estce l’œuvre de femmes et d’hommes visualisant et épiant nos vies privées depuis l’enfance ? photo: Floriane

Dans les pages pédagogiques du site Internet du Centre Pompidou, le minimalisme, ce mouvement froid et neutre, est reconnu comme ayant marqué l’évolution de l’art contemporain. On peut penser ici, par exemple, à l’œuvre de Raynaud « Dialogue avec l’histoire ». Ou encore à cette décoration d’hôtel que je choisis de montrer en vignette. J’y note, comme dans l’art minimaliste, un recours à la série, à la forme géométrique, à l’installation, au vide, aux ouvriers spécialisés et à des matériaux industriels (les fleurs d’orchidées et le métal).

FLORIANE

N.B : On m’a déjà arrêtée dans la rue prenant le café dans un bol artisanal jaune soleil et vêtue d’une robe asiatique fait main, m’accusant d’avoir jeté mon stock à la rue, ce qui était faux. Un artiste m’a déjà suggéré de jeter toutes mes biens à la poubelle. Me veut-on comme affreux clochard masculin transgenre pour avoir été très mignonne et avoir artistiquement décoré mes logements ? J’ai vu une œuvre d’art contemporaine intitulée My theater is a big dick. Quant à mon théâtre et à ma vie, j’ai été bien trop massacrée et masculinisée pour le poursuivre. À cause de la psychiatrie, je suis un gros légume charcuté chimique transgénique...

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photo: shutterstock©nathings

Les petits détails de la vie

Chaque jour, j’observe comment de petites choses peuvent me rendre la vie facile : un bon lit et des couvertures bien chaudes pour dormir confortablement durant les froides nuits d’hiver, une cafetière pour me faire un délicieux café le matin, de la nourriture pour manger trois repas par jour et de bons et beaux vêtements adaptés selon les quatre saisons. Tant d’autres détails comme ceux-là m’émerveillent, me rendent reconnaissante de la Vie. J’aime aussi, comme dans la chanson de Sylvain Lelièvre, les choses inutiles. Je prends conscience de la Beauté des petites choses, comme : les minuscules flocons blancs, uniques et différents, qui se déposent sur mon gant lorsqu’une douce neige tombe, lors de mes promenades hivernales. Au printemps quand la nature se réveille avec ses journées plus longues et ses vents plus chauds, avec l’éclosion des premières fleurs et leurs parfums frais, suaves comme les lilas et les muguets, et avec le retour des oies blanches et les chants des oiseaux. L’été, les vacances des enfants et des parents qui iront au bord d’un lac ou d’une rivière pour entendre les clapotis de l’eau, pour pêcher la truite, pour faire de longues randonnées en forêt, ou pour profiter de soirées autour d’un feu de camp.

est à la fois une technique et un art. J’en ai pris conscience en regardant des émissions de cuisine où des chefs créent de belles et succulentes assiettes. J’aime aussi aller dans différents restaurants pour déguster des mets d’autres pays, ce qui nous fait voyager par l’entremise de nos sens. J’ai une amie qui aime bien assembler lentement et patiemment de toutes petites pièces de casse-tête. Elle me dit que c’est une détente pour elle. D’autres personnes aiment peindre, coudre, tricoter, crocheter ou étudier les notes de musique pour jouer du piano. Oui, je prends vraiment conscience que d’assembler de petites choses peut produire un beau travail, de belles créations, tout en nous procurant de grands moments de plaisirs et un vrai sentiment de satisfaction. CHRISTIANE VOYER

C’est fascinant aussi de découvrir les petits détails que l’on retrouve dans chaque mets, lorsque l’on veut réaliser une recette de cuisine et que l’on doit incorporer tous les ingrédients pour en faire un plat succulent. On peut ajouter sa petite touche personnelle sans nuire au goût, mais il faut respecter les ingrédients et bien les assembler, ce qui AVRIL 2017

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Donne-moi du temps sans heures J'y ferai valser les secondes

Temps sans heures

Laisse-moi succomber au vide du cœur Je saurai y féconder la tendresse Donne-moi du temps sans heures Je goûterai à mes ardeurs Laisse-moi être juste un peu moi Simplement j'avancerai sans attente Afin de danser sous les pas du temps Donne-moi du temps sans heures J'y coulerai alors l'envoûtement de la vie

Illustration: Line Simard

RENÉE PERRON

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LA QUÊTE

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photo: Daily Herald Archive

Citron-thé

Tu me demandes sans fausse note « Tarte meringue et coconut ? – Merci pour le délicieux dessert ! Tu me souris, toute fière ! – Crème de menthe ou café ? – Non, simplement un bon citron-thé ». Tu veux de belles chansons, Agrémenter la soirée. On passe au salon En sourdine joue Léo Ferré. Tiens, le téléphone subtilement sonne C’est une copine qui ronronne « Je suis heureuse pour toi et ton compagnon Est-ce le début d’une amoureuse passion ? » Tu lui réponds que l’on doit être prudent Avec ces grands et beaux sentiments Le cœur est fragile, pourtant Un rien, et il se retrouve à néant Mais tu combats le scepticisme, Tu cèdes à l’optimisme Ton ami semble bien t’aimer Tu en es persuadée. Mais, sur le chemin de l’amour Il faut à petits pas avancer Jour après jour Pour le malheur déjouer. Être à son meilleur Pour atteindre le bonheur Demain est trop loin Pour les tendres humains Il faut vivre le temps présent Intensément, positivement. GAÉTAN DUVAL

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photo: Archives Web

Ces géants

Qu’ils sont grands ces géants Ceux-là qui nous prennent nos enfants Ils nous enseignent et nous musèlent Qu’il ne faut plus parler à nos grands

Qu’ils sont grands ces géants Contraignants toujours, leurs règlements Et même si nous leur tenons tête de temps en temps Ils sont là, l’appât du gain et de l’argent

Qu’ils sont grands ces géants Ils connaissent les lois du néant Ils ont toujours raison par leurs serments Et nous pas très souvent

Finalement, de l’enfance, ces géants Ne sont pas trop grands en dedans Ils prennent nos cœurs de mère en otage En espérant espacer nos passages Dans la vie de nos enfants. ISABELLE DROLET

LA QUÊTE EST DIFFUSÉE PAR TÉLÉPHONE VIA

Québec 418 627-8882 • Montréal 514 393-0103 • Ailleurs au Québec 1-877 393-0103

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photo: Camille-Amélie Koziej-Lévesque

Un bateau traverse le monde

Un bateau vogue sur l’onde, Il sillonne le monde. Que crois-tu qu’il y verra dans la longe traversée ? En as-tu seulement une idée ?

Il y verra l’homme dans son absurdité. Avide d’horreurs et de monstruosités, À faire trembler un Dieu dans son ciel éloigné Auteur des plus stupides guerres, des plus grandes cruautés À faire frémir d’horreur le plus fort, le plus sensé.

Il y verra l’homme dans son universalité. Celui qui hésite entre oublier et savoir; Petit être fragile qui lutte pour sa survivance. Prisonnier du carcan de son essence, Mais libéré par la puissance de son espoir.

Il y verra l’homme à tes côtés. Avec tous ses tourments, il verra l’homme qui persévère; Quelle que soit sa nationalité ou la couleur de sa chair. Parmi les riches ou les pauvres hères; Il y verra ta sœur, il y verra ton frère.

Il y verra un homme de bonne volonté. Celui qui courbé dans la grisaille du quotidien Endure, s’agrippe et gagne son pain; Capable du plus grand sacrifice et du plus grand bien; Jusqu’à donner sa vie pour l’amour des siens

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LA QUÊTE

PIERRE LAMARRE BOUCHER

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La poésie c’est l’horizon de l’être rustique, champêtre ou bien nanti Le poète sait rimer les ancêtres avec le moderne, l’actuel, l’inouï

La poésie La poésie est envahie d’une jalousie entre les mots simples ou trop lourdauds pour les cœurs qui s’ennuient La poésie est un éclat de verre de carreaux d’églises inanimées déferlants jusqu’au cimetière de nos parents et amis enterrés

La poésie c’est l’évaporation de ses pensées en union avec la tête, l’âme et le cœur pour faire en somme son bonheur La poésie c’est la clarté dans la nuit c’est l’ombre de la lumière infinie c’est un peu de nous tout autour qui cherchons seulement un peu d’amour c’est la poésie qui me définit.

La poésie c’est l’image de l’âme du poète qui se « désâme » à trouver les mots précis pour réinventer la vie

Illustration: Line Simard

MICHEL BONNELLY

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photo: Camille-Amélie Koziej-Lévesque

Apercevoir le bonheur

Je jette un regard de poudrerie Sur mon passé Je fixe mon attention, Sans m’attarder au tic-tac J’ai perdu et j’ai oublié, pour un moment Le pincement dans ma pupille Et j’ai repris mon souffle Je suis libérée d’un énorme nœud de ma volonté Avec mon doigt, je frôle une goutte d’eau Et je la mets sur mes lèvres Pour écarquiller les yeux Devant la possibilité J’ai aperçu à travers une larme Un mouvement de certitude Vers la fraîcheur De la fonte des neiges. JULIE BELLEMARE

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photo: Francine Chatigny

photo: Archives Web

LA PAGE DES CAMELOTS

Ma ligne du temps Ma ligne du temps n’est pas un parcours d’inspiration facile Le lieu, les gens... Mes amiEs Et mon style...

YVON LANGLOIS : CAMELOT AU CENTRE D’HÉBERGEMENT CHRIST-ROI

Le style libre de l’écriture Le style libre de l’art Le style libre du temps actuel Divin sourire ma vie de tout les lieux Divin sourire mes rencontres avec l’art Divin sourire une vie... L’amour Divin sourire une belle planète Dans la galaxie spirale — la Voie lactée Mémoire de l’art Ma ligne du temps Spirale de l’éternité Ma route de l’être Ma parole... mes paraboles... ! Spirale de vie Humanité Évoluons DANS LE BIEN Musique : Paix sur la Terre Musique : Ma rage dans l’harmonie Musique : Un style libre, une vie P.S. (Prière suivante) Stupeur dans les sourires Fraction de seconde dans ma sagesse Hey ben ?

Ça fait déjà un bon moment que M. Langlois me demande de publier sa photo et un court texte à son sujet. Chaque début de mois, quand je vais lui livrer ses 25 exemplaires de La Quête, je sème l’espoir. « Le mois prochain, on va la faire votre photo et on va publier quelque chose. C’est promis ! » J’ai manqué plusieurs fois, j’espère qu’il me le pardonnera, à la promesse que je lui ai faite. Yvon m’accueille chaque fois avec ses yeux doux, son grand sourire et un beau bonjour ! Nos discussions sont limitées, car j’ai beaucoup de mal à le comprendre. Quand je suis gênée de le faire répéter une troisième ou une quatrième fois, j’esquisse un sourire. Tenace, il réessaie patiemment. Quand il réalise que c’est peine perdue, que je ne comprendrai pas, il dit simplement « C’est pas grave ». Quelle générosité ! Yvon vend La Quête au CHSLD Christ-Roi depuis plusieurs années. Cette occupation, il la prend au sérieux. Quand j’arrive avec une nouvelle publication, il m’attend au rez-de-chaussée, avec sa boîte dédiée à la vente. Dès que l’on se sépare, je le vois se diriger vers un couloir, à la recherche de ses fidèles clients. Bien souvent, l’un d’eux l’intercepte avant même que j’aie quitté les lieux. Je soupçonne ses clients de profiter de cet échange « commercial » pour baigner dans l’aura de positivisme que dégage M. Langlois. À vous tous qui avez la chance de le côtoyer, merci de l’encourager ! FRANCINE CHATIGNY POUR YVON LANGLOIS

DANIEL RODRIGUES

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L’Ours polaire – À votre avis, quel plaisir peut-on obtenir pour deux dollars ? – Presque rien. De nos jours la somme frise l’insignifiance. – Si je vous disais qu’on peut en tirer un sentiment de bonheur, de quoi s’agirait-il ? – Si ma mémoire est bonne, rétorqua un des buveurs, il y a tout près d’ici un dépanneur qui vend de la bière à un peu moins de deux dollars la bouteille. Des rires de connivence répondirent à la suggestion quand un autre ami entra dans le jeu : – On pourrait acheter du chocolat. Peut-être pas de grand luxe, mais pour deux dollars, je serais curieux de voir ce qu’on peut trouver. – D’autres suggestions ? – Des chips, ou une boisson gazeuse. – Vous avez l’imagination un peu courte, fit Gilbert. Je vous parlais d’un sentiment de bonheur et vous ne pensez qu’à votre ventre. – Des journaux alors ? J’aime bien lire certains chroniqueurs. – Acheter, acheter... comme si cette pièce ne pouvait faire autre chose. – On pourrait l’économiser. À raison de deux dollars par jour, au bout du mois on se payerait une sortie intéressante. – Non, rétorqua Gilbert. Je ne vous parle que de cette pièce. Comment l’utiliser aujourd’hui pour en obtenir un sentiment de bonheur ? Personne ne sut que répondre. Aux yeux de tous, Gilbert Lanthier avait posé un genre d’énigme qui ne méritait pas qu’on se creuse la cervelle plus longtemps. On l’avait toujours connu fantasque, alors sa petite question sur ce misérable ours polaire de métal ne les intéressait pas vraiment.

photo: Archives Web

Attablés dans un sympathique bistro de la basse ville, Gilbert Lanthier et trois de ses amis sirotaient un café quand Lanthier sortit de sa poche une pièce de deux dollars.

Lanthier connaissait le quartier. Il se dirigea tout de suite vers une rue où on trouve presque toujours des mendiants. Assis sur le trottoir, un gobelet de carton à la main, un pauvre demandait l’aumône aux passants. Presque tous détournaient le regard, plusieurs faisaient semblant de ne pas l’entendre, certains traversaient même la rue pour ne pas se frotter à un tel personnage. Si la plupart des piétons tentaient de se soustraire à la demande suppliante du quêteux, d’autres au contraire, surtout ceux dont les vêtements chics contrastaient avec l’aspect misérable du mendiant semblaient prendre plaisir à parler fort et jouer à l’important pour bien signifier leur mépris. Lanthier s’approcha, dit bonjour au pauvre et déposa presque discrètement sa pièce de deux dollars dans le gobelet. Les trois amis de Gilbert n’avaient rien manqué de la scène. Ils virent le visage du pauvre s’illuminer, mais remarquèrent surtout que la figure de Lanthier reflétait l’expression d’une joie sincère. Le donateur semblait baigner dans une atmosphère de bonheur. – Je vais me sentir de bonne humeur toute la journée, fit Gilbert à l’endroit de ses amis. Tout ça pour seulement deux dollars. C’est moi qui devrais remercier le mendiant de me sentir si bien.

– Finissez votre café et venez avec moi, trancha Lanthier. Je vais vous montrer ce qu’on récolte avec si peu. – Tu es sérieux ? – Très sérieux. Dans ce quartier, l’ours polaire rafle le gros lot à tout coup.

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YVES POTVIN

Nouvelle réalisée grâce à une bourse du Conseil des arts du Canada

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Ressources Références communautaires Service d’information et de référence qui vous dirige vers les ressources des régions de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches et de la MRC de la Haute-Yamaska. Tél. : 2-1-1 Aide sociale ADDS Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec Tél. : 418 525-4983 Maison de Lauberivière Centre de jour 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 centredejour@lauberiviere.org Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre 1001, 4e Avenue, Québec Tél. : 418 522-3301 Rendez-vous Centre-ville Centre de jour 525, rue St-François Est, Québec Tél. : 418 529-2222 Rose du Nord Regroupement des femmes sans emploi 418 622-2620 www.rosedunord.org Aide aux femmes Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Formé pour vous épauler! 418-648-2190 ou le 1-888-881-7192 Centre femmes aux trois A Pour la réorganisations sociale 270, 5e rue, Québec Tél. : 418 529-2066 www.cf3a.ca Centre femmes d'aujourd'hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec Tél. : 418 651-4280 c.f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org Support familial Flocons d'espoir Écoute et aide matérielle pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4, Québec Tél. : 418 683-8799 ou 418 558-2939 flocons.espoir@videotron.ca Violence Info Sensibilisation, information et intervention pour contrer la violence conjugale et la maltraitance envers les aînées. www.violenceinfo.com Alphabétisation Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec Tél. : 418 527-8267 info@alphabeille.com www.alphabeille.com Atout-lire 266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca Le Cœur à lire 177, 71e rue Est, Québec Tél. : 418 841-1042 info@lecoeuralire.com www.lecoeuralire.com Lis-moi tout Limoilou 798, 12e Rue, 1e étage, Québec Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com

Centre de prévention du suicide 1310,1re avenue, Québec Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca Tel-Aide Québec Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca Tel-Jeunes Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com Entraide Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org Fraternité de l'Épi Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est, Québec Tél. : 418 523-1731 Hébergement Maison de Lauberivière Pour hommes et femmes démunis ou itinérants 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org L'Armée du Salut et La maison Charlotte Hébergement hommes 14, côte du Palais, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 1 Hébergement femmes 5, rue Mc Mahon, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 2 armeedusalut.ca/quebec Maison Revivre Hébergement pour hommes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 maison.revivre@gmail.com maisonrevivre.weebly.com SQUAT Basse-Ville Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 521-4483 coordo@squatbv.com www.squatbv.com Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec Tél. : 418 666-3225 Résidence de Ste-Foy 3364, rue Rochambau, Québec Tél. : 418 652-9990 YWCA Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes (La Grande Marelle) Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca Réinsertion sociale Maison Dauphine Pour les jeunes de 12 à 24 ans 31, rue D’Auteuil, Québec Tél. : 418 694-9616 courrier@maisondauphine.org www.maisondauphine.org Prostitution La Maison de Marthe 75, boul. Charest Est, CP 55004 Tél. : 418 523-1798 info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com

La Marée des mots 3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca membre.oricom.ca/lamareedesmots

P.I.P.Q. Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec Tél. : 418 641.0168 pipq@qc.aira.com www.pipq.org

Détresse psychologique

Soupe populaire

Centre de crise de Québec Tél. : 418-688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com

Café rencontre Centre-Ville 796, rue St-Joseph Est, Québec(Déjeuner et dîner) Tél. : 418 640-0915 info@caferencontre.org www.caferencontre.org

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LA QUÊTE

Maison de Lauberivière (Souper) 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 stephane.deslauniers@lauberiviere.org Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 745, Honoré-Mercier, Québec Tél. : 418 692-1762 Santé mentale Centre Social de la Croix Blanche 960, rue Dessane, Québec Tél. : 418 683-3677 centresocialdelacroixblanche.org info@centresocialdelacroixblanche.org La Boussole Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca Centre Communautaire l'Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com Centre d’Entraide Émotions 3360, de La Pérade, suite 200, Québec Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org La Maison l'Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca Le Pavois 2380, avenue du Mont-Thabor, Québec Tél. : 418 627-9779 Téléc. : 418 627-2157 Ocean Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352 Intervention téléphonique Tél. : 418 522-3283 Parents-Espoir Soutien et accompagnement des parents 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167 Service d'Entraide l'Espoir 125, rue Racine, Québec Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca relaislachaumine.org TOXICOMANIE Al-Anon et Alateen Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca Amicale AlfA de Québec 75, rue des Épinettes, Québec Tél. : 418 647-1673 alphadequebecinc@videotron.ca Point de Repères 225, rue Dorchester, Québec Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com VIH-SIDA MIELS-Québec Information et entraide dans la lutte contre le VIH-sida 625, avenue Chouinard, Québec Tél. : 418 649-1720 Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org

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Merci À TOUS NOS PRÉCIEUX PARTENAIRES !

RÉPONSES LA LANGUE DANS SA POCHE RÉPONSES PARLER POUR PARLER 1. B. Le mimosa est cultivé pour ses fleurs jaunes très odorantes en forme de boules duveteuses. 2. C. La légumine est une protéine extraite des graines de légumineuses. 3. B. La locution signifie : de bonne qualité, qui mérite l’estime. « De mauvais aloi » signifie au contraire : de mauvaise qualité, qui ne mérite pas l’estime. 4. C. Persiffler (qui s’écrit aussi avec un seul « f »), c’est tourner quelqu’un en ridicule en usant d’ironie ou en lui manifestant une sympathie affectée, c’est se moquer de quelqu’un. 5. B. Sibyllin se dit d’un propos difficile à comprendre, qui demande une interprétation. 6. A. Une sarcophage est une grosse mouche qui pond sur les matières organiques en décomposition. 7. C. La paella est un des plats les plus connus de la cuisine espagnole; elle doit son nom à la poêle qui sert à la cuisiner.

PARTENAIRES OR

8. B. L’aparté est un entretien particulier, à l’écart des autres personnes. La diversion est l’action qui sert à distraire quelqu’un, à le détourner des questions qui le préoccupent.

• Centraide

4- Se dit du pain àfait avec du Une blé simplement et sans aime aucun àtamisage 9. B. Éclectique s’oppose sectaire. personnemoulu éclectique choisir(GANIRLET). ce qui lui plaît Jour de la semaine. Elle ou habite la «  botte  ». dans des catégories de choses dedans personnes très différentes, elle refuse tout choix exclusif.

PARTENAIRES ARGENT

5- Vin effervescent (MERCNTA). Victoires éclatantes. Pierre précieuse de couleur bleue. 10. A. Les noms qui se terminent par « gramme » sont généralement masculins; anagramme est une6-rare exception. Mois. Renvoyer quelqu’un de son emploi. La plus grande ville du Bas-Saint-Laurent.

• CKRL FM 89,1 • Impressions Stampa • Services 211

PARTENAIRES BRONZE • Audiothèque

7- Gros chien de garde aussi appelé dogue anglais. Dispositif émettant une lumière brève et intense. Flageolet, fayot. D’après un proverbe chinois, «  le poisson pourrit par la ___  ».

RÉPONSE Y a-t-il une différence entre « assassinat » et « meurtre » ?

8- Art de se conduire parmi les gens (NNTTRGEEE). Contribution imposée à un peuple, à un

Ces deux motsÉtat. ne Barrique, sont pasfût. tout à fait synonymes, mais ils renvoient tous les deux à l’homicide, qui est l’action de tuer un être humain. Parmi les homicides, on distingue notamment le fratri9- Planète la plus éloignée du système solaire. Fromage suisse à pâte dure. Maison de cide, l’infanticide, le parricide ou le régicide, selon que le crime est dirigé contre le frère, l’enfant, prostitution (RALAPUN). le père ou le roi. Lorsque l’homicide est commis volontairement, on parle de meurtre ; et lorsque queavec naguère on prisait ou chiquait. Se ditd’assassinat. d’un document fait sous le sceau du secret le meurtre10est Produit commis préméditation, on parle (FELITICONNED). Fantaisie soudaine, caprice extravagant.

SOLUTION LE JEU DE LA QUÊTE

PARTENAIRES INCONDITIONNELS (depuis plus de 5 ans !) • Le Bal du Lézard • Maison Revivre

PARTENAIRES AD VITAM AETERNAM • Claude Gallichan

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Au début des années 2000, Chloé Sainte-Marie, dans une de ces étrangetés artistiques qui la définissent, lançait une chanson dont les paroles étaient une liste de noms de lieux empruntés aux langues des premiers peuples d’Amérique et d’un refrain qui répète : Mishapan Nitassinan. L’équivalent français de cette expression d’origine algonquienne n’arrivait qu’à la toute fin de la chanson, comme un soupir de nostalgie : « Que notre terre était grande... ». Le texte de cette œuvre artistique se retrouve dans un ouvrage d’analyses de sondages et de statistiques que viennent de publier Jean-Marc Léger, Jacques Nantel et Pierre Duhamel sous le titre Code Québec, les sept différences qui font de nous un peuple unique au monde. Les auteurs y proposent un portait actualisé des Québécois, dans l’esprit de celui publié en 1978 par Jacques Bouchard, le spécialiste de la publicité et du marketing : Les 36 cordes sensibles des Québécois d’après leurs six racines vitales. Impensable d’ignorer la réalité des Premières Nations dans une telle démarche alors, dans un chapitre du nouveau livre, quelques paragraphes leur sont donc consacrés en tant qu’éléments constituants du « village québécois ». Et pour illustrer l’apport de ces peuples présents en Amérique depuis 10 000 ans, les auteurs proposent la fameuse liste de noms de lieux. C’est un texte que Joséphine Bacon, poète innue originaire de Betsiamites, avait offert à son amie Chloé, passionnée de cultures amérindiennes. Ce qui semblait une blague au départ est devenu la chanson au ton grave qui s’achève sur les mots du refrain : « Que notre terre était grande... ».

pour Huguette Gaulin qui, le 4 juin1972, s’immole par le feu au cœur de la Place Jacques-Cartier, à Montréal, laissant derrière elle un carnet de poèmes en héritage. Luc Plamondon en a tiré son hymne à la beauté du monde. Pourtant, la vie fait encore naître des enfants qui risquent de ne pas connaître ce « ... beau jardin pour ceux qui viendront après nous » dont rêvait Huguette Gaulin dans Le monde est fou, on s’en va où? et dont les ultimes paroles ont été « Vous avez tué la beauté du monde... ». Le monde, c’est vous et c’est moi, au Québec et ailleurs : il change avec ceux qui l’habitent. Les auteurs de Code Québec observent qu’en 35 ans, nous avons rejeté la moitié des cordes sensibles qu’identifiait Jacques Bouchard. Toutefois, plus de 75 % des Québécois se disent encore attachés à la nature et aux enfants. L’étude constate aussi que la recherche du confort et de la joie de vivre prévalent et qu’on s’avoue « surconsommateur » sans trop de gêne, malgré « un bas de laine percé ». Les Jean-Baptiste d’hier sont devenus des Kevin intrépides et heureux qui se croient moins « moutons » que leurs aînés ou qui sont tout simplement d’éternels inconscients qui préfèrent ne pas voir une réalité qui leur imposerait d'agir autrement. Les communications modernes font que les 100 000 Amérindiens et Inuits du Québec nous ressemblent de plus en plus. Comme nous qui partageons souvent les aspirations de nos voisins des États-Unis, nos frères de terre rêvent parfois d’un bonheur achetable. Et ils restent aussi mal équipés que nous pour le voir là où il se trouve, dans une idée du monde inaccessible aux grandes fortunes qui saccagent la planète en méprisant ceux qui l’habitent.

Nostalgie et regrets peuvent former un couple capable de provoquer une prise de conscience sinon une révolte. Artistes et créateurs en sont-ils toujours conscients ? On aimerait le croire. Le message amérindien transmis par Chloé Sainte-Marie et Joséphine Bacon en réveille d’autres aussi troublants. Ainsi, l’émouvante chanson Mommy, une composition signée Marc Gélinas et Gilles Richer, et modifiée par Pauline Julien, regrette l’effritement de la culture francophone. Et L’hymne à la beauté du monde de Luc Plamondon et Christian Saint-Roch, repris après sa création par Renée Claude, Diane Dufresne et Isabelle Boulay, est un véritable SOS !

« Que notre terre était grande... ». Oui, elle l’était, mais la nostalgie ne construit rien, même s’il faut parfois interroger le passé pour comprendre l’actualité. Constater les dégâts et reconnaître ses responsabilités, planifier des actions pour arrêter le désastre, agir pour réparer ce qui peut l’être, autant de bonnes intentions, irréalisables sans un minimum de fierté. Pour entreprendre le sauvetage et la reconstruction du jardin où tous pourraient vivre ensemble dans la paix, il faut comprendre que « pour que les grands cessent de dominer, les petits doivent arrêter de ramper1 ».

« Que notre terre était grande... » constate la perte d’un monde victime de son aveuglement. Vision insupportable

MARTINE CORRIVAULT

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Petite réflexion venue de Schiller, écrivain allemand il y a déjà deux siècles. 1

LA QUÊTE

AVRIL 2017


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No 193 Avril 2017

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