4$ S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.
Le magazine de rue de Québec
Ensemble, derrière ce décor, nous multiplions les possibilités. Nous tous, ici
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• Métier : raccommodeur d’électroménagers • L’abîme numérique • Des déchets à la tonne • Cellulaire, liberté ou boulet ?
No 174 Mai 2015
Le CCQ offre une gamme complète de services spécialisés, gratuits et confidentiels, en tout temps.
Les heures d'ouver ture: quete_Mai:Mise en page 1 10-04-30 15:24 Page28
Services 24/7 Intervention téléphonique
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h00 à 16h30 Soutien téléphonique
Intervention de crise
Entrevue externe
24 heures / 7 jours
Téléphone : 418.688.4240 ou
Équipe mobile
(Portneuf-Charlevoix) 1.866.411.4240
Hébergement de crise
302, 3e avenue, Québec (Québec) G1L 2V8 | Tél. : 418-523-1502 Télec. : 418-523-8343 laboussole@bellnet.ca | laboussole.ca
Appréhension et révérence
Télécopieur : 418.687.7732
Ailleurs
Hébergement temporaire
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Nos services sont offerts aux personnes de 14 ans et plus de la région de la CapitaleNationale, incluant les secteurs de Portneuf et Charlevoix.
Impression de mouvement même ici, au cœur de l’immobile, dans le temple de l’immuable : bord de mer
Les dents serrées face au mur de béton la pupille de l’œil contractée le sang va gicler
je lui ai fait face vêtu du noir cérémonial d’un pas lent le chrome du métal froid va durcir son corps deux lignes blanches marquent la fin sous une lancée les mains nouées je trébuche la scène se ralentit ses yeux brillent le rouge en lumière de fond
e d s l o b s e L ! e h c r A ’ L e d é t i r a solid h à 14 i 22 mai, de 11 h
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Sentiment de voyage à travers le mouvement des vagues et la danse patiente des nuages à travers la valse du cœur, peut-être; Téléphone: 418.522.3352 | Télécopieur: 418.522.4234 nouveaux visages Ligne d’intervention téléphonique: 418.522.3283 Du lundi au vendredi: 17h à 21h
la nuit où le démon viendra chercher ton âme, la cérémonie des morts commencera, si la pluie tombe sur toi, que les cornes du vent te frappent c’est que l’envoûtement du mal va surgir de tes entrailles
J’aimerais être ailleurs info@org-ocean.com et je jouis d’être ici dans l’ailleurs d’hier et dans le hui d’aujourd’hui
Antoine Joie RELAIS LA CHAUMINE
Ressource alternative en santé mentale à Québec
nul ne vient nul ne va seul le vent contrôle le temps
du lundi au vendredi de 18h00 à 22h00
Pascal Huot
850, 3e avenue, Limoilou Tél.: 418-529-4064
Aux poètes Parfois, à travers le vocabulaire, On apprend des mots sans air. Mais c’est notre plume errante Qui rend notre écriture parlante. Et, c’est ainsi que cette plume dansante, Reflétant notre pensée flambante, Donne le ton à une vie comblante Pour notre génération et les suivantes.
Québec, u d s e h c r A Comme Les e Céramique d e d e tr n e C le 40 ans ! s e s te fê y o Ste-F
connaître le est de faire Notre mission déficience nes avec une don de person à travers le vè qui se ré , lle ue ct lle te in urces de mutuelles, so des relations ensemble r ge de s’enga et n, io at rm fo trans humaine. e société plus à construire un
tiers tivités, 40 po s fe s e s e d , les Dans le cadre heure chacun $ ec e n u t n ra u d 25 av ont tourné us au coût de d n e v t n ro e s ments. bols qui accompagne s e d t e e p u o une s t du e financemen d é it v ti c a e tt ens de Soutenez ce pagnie des g m o c n e r u jo nce centre de ns une ambia a d e il to É L’ e L’Arch conviviale !
che l’Étoile : r A l’ e d r u jo 529-4874 8 1 Centre de 4 : l é T c uest, Québe O r ie ll a V t S , 360
Ligne d’intervention disponible, de 8 h à 24 h, 7 jours sur 7. Service offert aux personnes en crise suicidaire ET à leurs proches nécessitant des conseils pour intervenir.
Et vous, chers troubadours de terres savantes, Je vous prie, ne faites pas le deuil de la langue vivante, Celle qui amène au bon port Chaque âme qui a besoin de réconfort.
Nous joindre : 1 800 595-5580
Merci à nos partenaires
SOMMAIRE 05
Éditorial
06
Deux perles du Quartier Saint-Roch : L'AgitéE et la Page noire
07
La Ruche : faire bourdonner Québec
08
Un potager à portée de main (verte)
11
Défi Suzuki : avantages en nature
09
10
Coopérative Méduse : sur les traces de la technologie en art Une intelligence... artificielle ?
D O S S I E R DÉTOURS VERS LE FUTUR 12
Québec, ville intelligente ?
13
Réparateur : Métier en voie d'extinction ?
14
« Je m'appelle Bond, James Bond »
15
De l'étincelle au cell
19
100 ans de technologie
20
Des déchets à la tonne !
21
Cellulaire, liberté ou boulet ?
22
La domotique, au service des usagers... et des voleurs !
26
Le défi d'imprudence
27
Automatique
27
Le secret de réussite d'Ïnchoo Bijoux
28
D'où les misères de la « textocratie »
28
Mon toaster, tes miettes et des mouches
29
Le Zine, imprimé en marge
Oeuvre et Photo: Guillaume Tardif
16-17 L'abîme numérique
32
Quatre siècles de folie
JEUX
34
Condamnés à être stigmatisés ?
24
Techno-croisé
25
Quiz
30-31 Deux superwomen, deux burn-out, un nouvel équilibre
MAI 2015
LA QUÊTE
03
PAGE COUVERTURE Œuvre et photo :
RÉALISER L’ESPOIR Camelots recherchés
L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment
donné Hey toi! de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés Tu as 18compte ans ou plus. pour cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, Tu veux te faire quelques dollars? etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs Pour plus d’informations autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, Appelle-nous au certain pouvoir sur leur vie. reprendre un Travaille à ton compte. Pas d’horaire. à la vente - sur de la rue rue !par des Vends le magazine La Quête
418 649-9145 poste 33 Ou L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des Viens nous rencontrer au services d’accompagnement 190, rue St-Joseph Est (coin Caron)communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche logement par le biais de son service Accroche-Toit. Dans l’église d’un Jacques-Cartier
Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots. SUIVEZ-NOUS SUR
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Toutes les éditions précédentes de La Quête : laquetejournal.blogspot.ca
UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de juin : Vivre dans Limoilou.
FAIRE DES SOUS EN DEVENANT CAMELOTS Les camelots récoltent 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31 Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.
COUPON D’ABONNEMENT 10 PARUTIONS PAR ANNÉE Camelots recherchés
Nom: Adresse: Travaille à ton compte. Pas d’horaire. Ville: Vends le magazine de rue La Quête postal: PourCode plus d’informations
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Hey toi! Tu as 18 ans ou plus. Tu veux te faire quelques dollars?
Appelle-nous au 418 649-9145 poste 33 Ou Viens nous rencontrer au 190, rue St-Joseph Est (coin Caron) Dans l’église Jacques-Cartier
Téléphone: La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)
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65$ 80$ 90$
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien
LA QUÊTE
Guillaume Tardif sort de l’usage objets et matériaux ordinaires. Démontés, travaillés, ils révèlent une matière expressive qui anime ses œuvres, « organismes vivants en mutation » où s’incarne l’inconscient de nos circuits consuméristes et technologiques.
Conception graphique : Karyne Ouellet ÉDITEUR Archipel d'Entraide ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette COORDONNATRICE Francine Chatigny RÉDACTRICE EN CHEF Armelle Datin CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Claude Cossette RÉDACTEURS/RÉVISEURS Sarah-Christine Allen, Mariah Ahlam Amor, Kiev Ashcroft-Gaudreault, Sophia Marie Baribeau, Joëlle Bond, Pascale Boudreault, Samantha Brunet, Stéphane Bussières, Cynthia Chamberland, Renée Champagne, Paméla Couture, Florence Darveau, Anne-Marie Desrosiers, Geneviève Dubois-Carrier, Émilie Dumas, Noémie Ethier, Mathieu Fleury, Jean-Philippe Fournier, Camille Gagné, Maude Gagnon, Romane Gonzalez, Isabelle Grégoire, Catherine Jean, Marie Michèle Jean, Nicolas Laberge, Miro Lagueux, Véronique Langlais, Danny Lavoie, Roxane Lebeau-Cosette, Élodie Leclerc, Gabrielle Leclerc-Proulx, Jeanne-Astrid Lépine, Marie Lortie Côté, Ludger Mercier, Roxann Meunier-Crawley, Émilie Michaud, Nadia Morin, Hélène Nadeau, Marilyse Nadeau, Maëlle Daphné Paradis, Nancy Paradis, Nancy Pelletier, Cédrik Perron, Marieve Poirier, Sarah-Eve Pouliot-Fortin, Lydia Robichaud, Éva-Saïda Saheb-Ettaba, Laurie Savard, Paméla Tanguay, Nathalie Thériault, Rachel Tougas-Fréchette et Laurence Vinet AUTEURS DES JEUX Joanie Boulanger, Julie Doyon, Sofie-Jeanne Gagné Fortin, Catherine Mathis et Émilie Presseau PHOTOGRAPHES Sarah-Christine Allen, Pascale Boudreault, Stéphane Bussière,Florence Darveau, Anne-Marie Desrosiers, Mathieu Fleury, Nicolas Laberge, Alexandre Landry, Veronique Langlais, Émilie Michaud, Nadia Morin, Maelle Daphne Paradis,Nancy Pelletier et Louis Rastelli GRAPHISTE Karyne Ouellet IMPRIMEUR Les Impressions STAMPA inc. 418-681-0284 COPYLEFT La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d’auteur Creative Commons « Paternité - Pas d'Utilisation commerciale - Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n’est pas commercial, permet de l’utiliser et de le diffuser tout en protégeant l’intégralité de l’original et en mentionnant le nom des auteurs.
Journal La Quête
190, rue St-Joseph est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone : 649-9145 Télécopieur : 649-7770 Courriel : laquetejournal@yahoo.ca
MAI 2015
ÉDITORIAL
Photo: Nadia Morin
DÉTOURS VERS LE FUTUR
Les étudiants du cours Textes de magazine qui ont produit, sous la direction de leur professeure Armelle Datin, l'édition que vous avez entre les mains.
La technologie est partout. Ses usages sont si nombreux qu’il est devenu difficile de la cerner. On les énumérerait sans fin, de la gestion domestique à la communication, en passant par l’information, les transports, l’art, les loisirs… Si elle offre des solutions, elle invente aussi des problèmes et se soucie peu des conséquences. Sa logique progressiste est unidirectionnelle : vers l’avant, c’est mieux! La technologie est partout. Sa portée se prolonge bien au-delà de toute fonction objective, et les mutations que portent en germe certaines innovations bouleversent nos pratiques et nos sensibilités. Les fils électriques font partie du paysage, longent les rues, entrent dans les maisons et s’enroulent derrière les meubles, ou nous accompagnent où que nous allions, microcircuits tricotés serrés. Plus qu’un simple inconvénient, la perspective que s’éteignent les appareils qu’ils alimentent annonce un vrai manque et, dans les cafés et bibliothèques, les prises de courant sont recherchées comme l’ombre par jour de canicule. La technologie est partout. Elle ouvre des horizons virtuels infinis, veut déjouer les contraintes du temps, de l’espace et du corps. Elle permettrait presque de tout connaître, ici et maintenant, prêterait même l’intelligence aux téléphones, aux électroménagers, aux maisons. Mais voilà que pour savoir le temps qu’il fait, on se penche sur l’écran posé devant la fenêtre. Qu’en tête-à-tête, on prend d’un œil des nouvelles de nos cybercontacts. Qu’on
prétend mettre hors circuit ce qui n’existe qu’incarné. La technologie est partout. Les possibilités qu’elle aménage, cependant, ne s’offrent pas à tout le monde. Familière pour certains, elle reste étrangère à d’autres, tenus à l’écart faute des ressources matérielles ou des compétences nécessaires. Les réseaux se tissent et les laissent orphelins. Pour eux, elle représente un obstacle de plus à franchir jusqu’au monde commun. La technologie est partout. Restez, qu’on vous en parle ! JEANNE-ASTRID LÉPINE
LE MOT DU PROF... Merci à la rédaction de La Quête d’avoir ouvert si largement ses pages à mes étudiants des cours Textes de magazine et Étapes d’édition et de production de l’hiver 2015. Pour de futurs langagiers, un mandat réel constitue une occasion des plus stimulantes, et ils se sont engagés avec enthousiasme et créativité sur le « chemin de fer » qui les a menés de l’idéation à la rédaction, de la préparation de copies à la révision linguistique, du titrage à l’illustration – leur énergie décuplée par la vocation sociale du projet. Cette Quête est un peu la leur, et je suis fière d’en avoir accompagné l’accomplissement.
DE NOUVEAUX AMBASSADEURS Au 1B du De-Koninck, une soixantaine de paires d’yeux sont rivés sur Martine. La doyenne des camelots de La Quête, qui n'a jamais mis les pieds à l'université auparavant, raconte avec beaucoup d'aisance aux étudiants, qui ont conçu clé en main l'édition que vous avez entre les mains, pourquoi elle vend le magazine de rue de Québec : faire des sous (ce qui lui paraît beaucoup, leur semble si peu), mais aussi rencontrer des gens et créer des liens. Parmi ses clients, beaucoup de fonctionnaires qui la désennuient, dit-elle. À quoi l'un des étudiants rétorque qu'elle les désennuie probablement tout autant, sinon plus... Une petite heure, un trait d'union entre deux univers, un moment de connivence, d'humanité viennent empreindre cette édition de mai. Ces nouveaux ambassadeurs de La Quête se sont totalement investis dans leur mission et ils sont très fiers - avec raison - de vous offrir ce numéro tout à fait original. Ce projet n'aurait pu se concrétiser sans la passion de leur professeure Armelle Datin, qui a mis les bouchées triples, voire quadruples (!) pour guider ses étudiants à relever ce beau défi. Je les remercie tous très chaleureusement ! Bonne lecture !
ARMELLE DATIN
FRANCINE CHATIGNY COORDONATRICE
VISITEZ NOTRE PAGE FACEBOOK (WWW.FACEBOOK.COM/LAQUETE.MAGAZINEDERUE) POUR LIRE CE QUE PHILIPPE BOUCHARD, UN FIDÈLE COLLABORATEUR, A À DIRE SUR LA TECHNOLOGIE!
MAI 2015
LA QUÊTE
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DEUX PERLES DU QUARTIER SAINT-ROCH
L’AGITÉE ET LA PAGE NOIRE Deux organisations indépendantes, une même mission : soutenir les rencontres à caractère politique, les événements « underground » et la communauté de leur quartier. Voici un bref portrait de L’AgitéE et de la Page noire, toutes deux installées au 255, rue Dorchester, dans le quartier Saint-Roch. LE BAR-COOP L’AGITÉE À la suite de l’assemblée générale du 15 mars 2015, les membres de L’AgitéE ont voté à majorité une triste mais nécessaire proposition : L’AgitéE fermera définitivement ses portes le 30 juin 2015, avec arrêt progressif des activités à partir du 3 mai 2015.
Bibliothèque et librairie sociales autogérées, la Page noire propose un éventail de ressources sur des sujets alternatifs tels que l’anarchie, l’anticapitalisme, le féminisme, l’écologie, les luttes sociales et bien d’autres. « Plus cool que ton salon » : c’est aussi ça, l’esprit de la Page noire. Lieu de diffusion des idées libertaires créé en 2002, la librairie renouvelle sans cesse son éventail de produits, du plus récent ouvrage de Normand Baillargeon aux zines – petits livres autoproduits et autodiffusés. C’est sans compter l’occupation des lieux par divers collectifs : Subvercité, qui repense le social, Tintanar, qui offre une musique anarchiste tout en fanfare, ou encore le Collectif de Minuit, qui cuisine des repas véganes (le véganisme exclut toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux) et les distribue gratuitement juste en face de la cafétéria Sodexo à l’Université Laval le mercredi midi.
Pourquoi fermer, dans ce cas ? Simplement parce que les réalités du monde capitaliste, très compétitif, ont rattrapé le Bar-Coop. La gestion communautaire a ses forces et ses faiblesses ; le manque de vision entrepreneuriale et d’expérience a fait pencher la balance. Ce qu’on en retiendra ? Que L’AgitéE était le fruit d’une réflexion collective, ancrée
Photo: Pascale Boudreault
Depuis maintenant neuf ans, la coopérative de solidarité roulait sa bosse dans le quartier Saint-Roch. L’AgitéE, c’était un lieu de convergence d’idées politiques alternatives, des soirées culturelles originales et des concerts de groupes émergents. Sa mission : offrir à ses membres
LA LIBRAIRIE ANARCHISTE LA PAGE NOIRE
connaissances et leurs besoins. La recherche d’un consensus, dans le respect de tous, était au cœur du processus démocratique qui permettait au Bar-Coop L’AgitéE de poursuivre ses activités et d’impliquer concrètement ses membres.
La Page Noire
un lieu physique afin de réaliser leurs projets les plus éclatés, dans le respect de ses valeurs fondatrices. L’entraide, l’ouverture d’esprit, la solidarité sociale et la promotion d’une culture politique ont toujours été les bases de l’organisation. Malgré son image de bar « punk », voire un peu « trash », L’AgitéE possédait une offre événementielle variée : soirées de poésie et de slam, de création littéraire et artistique, de conférence à caractère politique et de lancement de livres ou de revues alternatives. À qui veut créer et partager L’AgitéE ouvrait ses portes ! C’est ainsi que plusieurs ont pu faire l’expérience de l’autogestion, où les membres travailleurs décidaient de leurs horaires et du fonctionnement du bar selon leurs
06
dans la recherche de l’équité, et que ces 9 années ont été plus que formatrices pour toutes les personnes qui s’y sont impliquées. Avec sa terrasse la plus ensoleillée du quartier, L’AgitéE reste un bar à découvrir, à apprécier et surtout, à occuper d’ici sa fermeture : venez y prendre un verre pour lui dire au revoir et, qui sait, à la prochaine !
La Page noire est une organisation fondée sur les principes de l’autogestion. Grâce à des réunions hebdomadaires, un collectif composé d’environ une dizaine de personnes prend les décisions relatives au quotidien de la librairie, planifie des événements, apprend à construire des bibliothèques murales et à gérer un budget, etc. Aucun profit ne veut être fait au sein du collectif bénévole; il s’agit principalement d’avoir un fonds de roulement assez important pour permettre la mise à jour de la bibliothèque et de la librairie, et d’ainsi assurer la pérennité de la librairie. PASCALE BOUDREAULT
Pour l’horaire, les détails ou toute autre information à propos de L’AgitéE, consultez le http://agitee.org/
Pour suivre les événements de la Page noire : http://blogpagenoire.blogspot.ca/
LA QUÊTE
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LA RUCHE
FAIRE BOURDONNER QUÉBEC Dynamiser l’économie locale, favoriser les initiatives individuelles et engager les citoyens à faire rayonner Québec et ses alentours font partie des objectifs que se donne La Ruche, une plate-forme de financement participatif ( crowdfunding ) développée par le mouvement Ça bouge ! Sa règle d’or, adressée aux promoteurs potentiels : « les projets et les idées présentés sur cette plate-forme doivent contribuer au rayonnement et à la vitalité de Québec. » En quoi consiste le financement participatif ? Lorsqu’un projet a l’appui d’une communauté, il peut voir le jour grâce à l’ensemble des contributions financières visant à le soutenir. En échange de chaque don, le promoteur de la campagne de financement s’engage à offrir une récompense du même montant que l’aide du donateur. Si on prend pour exemple Marilou Toutou, un projet qui avait pour objectif d’offrir des toutous faits à la main aux enfants malades, un don de 20 $ donnait droit à un toutou hippie et un don de 30 $ à une des douze abeilles en peluche La Ruche. Pendant cette campagne de financement, la fondation Rêve d’enfants s’est associée à l’initiative, encadrée par La Ruche (projet coup de cœur) dans le cadre d’une campagne en ligne. L’objectif de 1 000 $ a été atteint. DES IDÉES POUR LA RÉGION ? Tout projet est évalué par la cellule SM40, qui réunit dix ambassadeurs s’assurant du respect du modèle d’affaires. Ils évaluent la crédibilité du projet du promoteur qui, pour s’inscrire sur le site Internet, doit accompagner sa candidature d’une vidéo et d’un texte en lien avec son idée : plan d’affaires, liste de ses besoins et des moyens
nécessaires à sa réalisation, estimation des coûts, budget et date d’échéance. Quand un projet échoue à amasser le montant prévu, la campagne de financement est annulée, et le promoteur ne reçoit aucun des dons. Les sommes recueillies ne doivent servir qu’à la réalisation de l’idée proposée, ce à quoi chaque promoteur s’engage. Étant donné que La Ruche conserve tous les projets qui lui sont soumis, rien n’empêche un promoteur de relancer le sien à une date ultérieure. Toute personne voulant offrir son soutien financier doit détenir une carte de crédit (paiement PayPal) et naviguer sur le site laruchequebec.com. À partir de là, elle doit sélectionner le projet qu’elle aimerait voir se réaliser et faire un don qui correspond à la récompense associée dans le modèle d’affaires. Cette personne est d’ailleurs encouragée à en faire davantage : « Parlez du projet en question sur vos réseaux sociaux afin que d’autres personnes s’y intéressent. »
sion de 7 % (plus taxes) sur les sommes amassées lors d’une campagne de financement réussie. Les responsables de l’organisation offrent de nombreux conseils sur la manière de procéder et sur l’état d’esprit à adopter : « Votre plus grand défi est maintenant de séduire le public, donc de faire connaître votre projet ! ». Ils recommandent de le tester auprès d’un public cible avant de le soumettre sur la plate-forme, de le planifier et d’en vérifier les contraintes légales. Une fois ces tâches de reconnaissance terminées et le projet enclenché, le promoteur s’assure de sa diffusion, notamment sur les médias sociaux. Plus il s’implique, plus il améliore ses chances de réussir : « Devenez la nouvelle du jour, attirez l’attention ! ». La dernière responsabilité du promoteur, lorsqu’une campagne de financement atteint son objectif, consiste à remercier les donateurs pour leur soutien d’une façon qu’il juge appropriée. Chaque relation compte ! DANNY LAVOIE
Afficher un projet sur le site ne coûte rien, mais dès que l’idée s’y trouve, elle devient publique. La Ruche prélève une commis-
Un organisme communautaire en santé mentale, qui est là pour vous ! «Là où se rétablir devient possible !»
serealiser@croissancetravail.qc.ca www.croissancetravail.com Tél : 418 522-1244 Fax : 418 528-5809
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NOTRE MISSION C'est d'offrir des services d’intégration sociale et professionnelle visant le rétablissement de la personne ayant des problèmes de santé mentale au moyen d’activités de travail bénévole. Nous vous invitons à venir nous rencontrer lors de nos séances d’information qui ont lieu à tous les deuxièmes mardi du mois à 13 h. Pour y participer, contactez-nous.
LA QUÊTE
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UN POTAGER À PORTÉE DE MAIN ( VERTE ) Alors que le temps doux et les fleurs nouvellement écloses sonnent le glas de l’hiver, les mains vertes sortent leur pelle-bêche. Ceux qui vivent en appartement ne resteront pas désœuvrés, puisqu’il leur est possible d’aménager leur potager en pots. SACHEZ EXPLOITER TOUS VOS ESPACES
agrémentent le décor. Comme les graines ont une maturation lente, mieux vaut acheter un plant déjà démarré.
Pour peu qu’il reçoive un minimum quotidien de six heures d’ensoleillement, votre espace extérieur est un véritable terrain de jeu. L’escalier est un support intéressant : la rampe forme un treillis idéal pour les grimpantes (concombre, haricot, pois…), et chaque marche peut se parer d’un pot… à arrimer solidement ! Si l’espace manque, installez des jardinières aux fenêtres ou au plafond. Sur votre balcon, placez un escabeau sur lequel seront disposés vos pots ou aménagez votre potager dans un bac de recyclage ou une caisse en bois.
GINGEMBRE Faites germer dans un verre d’eau, sans qu’il soit complètement immergé, un rhizome charnu que vous achèterez simplement à l’épicerie, ou plantez-le directement dans un pot profond, de façon à ce qu’une moitié reste à l’air libre. Si vous ne l’arrosez pas trop et que vous maintenez sa température autour de 20° C, des pousses se développeront, pour rapidement devenir de vigoureuses tiges. La récolte pourra se faire six mois plus tard. BOK CHOY ET CÉLERI
Les plantes potagères se plaisent bien à l’intérieur et apportent une touche de verdure au décor. Des pots se révèlent encombrants ? Créez un jardin vertical ! Les étagères recevront de multiples plantes, dont la proximité haussera le niveau d’humidité, favorisant leur croissance. Fixez des pots Mason à des planches de bois contre le mur de la cuisine pour y faire pousser les fines herbes qui aromatiseront chacun de vos plats. Recyclez vos boîtes de conserve en les suspendant à la fenêtre avec une corde. Laissez libre cours à votre imagination !
AUBERGINE En pot, les aubergines fleurissent et fructifient. Démarrées à partir de graines, elles ont besoin de beaucoup de chaleur et de temps. Achetez de jeunes plants et gardez-les à l’intérieur jusqu’à ce que tout danger de gel soit écarté. Les températures nocturnes inférieures à 5°C ralentissent leur croissance : veillez à les rentrer la nuit. BASILIC Semez les graines au printemps ou gardez une tige dans l’eau pendant dix jours avant d’en enterrer les racines dans un grand pot. Il se plaît aux côtés des tomates.
MAUDE GAGNON
LES FINES HERBES : • beurre ou huile aromatisés : mélangez les fines herbes à du beurre fondu et réfrigérez ; choisir des fines herbes très odorantes et infuser quelques semaines dans l'huile. • vinaigrettes : substituez les herbes sèches aux fraîches. • limonade à la menthe (ou autre boisson) : infusez la menthe ou vos fines herbes préférées dans de l'eau bouillante, avec ou sans thé. Sucrez et ajoutez du jus de citron au goût, réfrigérez et dégustez !
LES LÉGUMES ET LES FRUITS : • rôtis : huilez et assaisonnez les légumes que vous aimez, faites rôtir quelques minutes sous le grill. • salades : tomates et fromage, laitues et fraises, concombre et fines herbes... Osez les combinaisons insolites ! • tomates confites : huilez, assaisonnez et faites cuire longuement au four à basse température. À déguster sur les pizzas, dans les quiches, les sandwiches ou les salades !
Photo: Florence Darveau
QUELQUES PLANTES FACILES… POUR DÉBUTER :
Ils se régénèrent ! Immergez le bas du cœur dans l’eau et placez le contenant au bord d’une fenêtre, au soleil. Changez l’eau une fois par semaine et vous pourrez bientôt déguster les nouvelles feuilles.
QUELQUES IDÉES POUR NE RIEN PERDRE DE VOTRE PRÉCIEUX POTAGER
• brochettes : cuites ou crues, de fruits, de légumes, ou les deux à la fois, elles raviront votre entourage. TRUC SIMPLE ! Plantez quatre cure-dents dans le cœur d’un bouquet de laitue (une fois que les feuilles ont été consommées). Immergez la base du bouquet dans un verre d’eau. Vous verrez rapidement de nouvelles feuilles pousser : la laitue repousse d’ellemême !
• trempettes : sucrée pour les fruits, salée pour les légumes. • smoothies : quelques fruits, quelques légumes dans votre mélangeur, et voilà ! • conserves : pour les surplus, l'empotage est la meilleure façon de profiter de votre récolte, même durant l'hiver. GABRIELLE LECLERC-PROULX
FLORENCE DARVEAU
CIBOULETTE Très facile à cultiver, elle est un régal dans les salades et les potages. Ses fleurs roses
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LA QUÊTE
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DÉFI SUZUKI
AVANTAGES EN NATURE Mai : le retour du soleil, de la chaleur… Fini de s’encabaner, profitons des bienfaits de la nature ! L’intégration de la nature dans notre mode de vie urbain est un petit pas vers une amélioration de la qualité de vie et de la santé : à l’ère de la technologie, elle nous permet d’établir une connexion différente avec le monde qui nous entoure. ÉMILIE MICHAUD Pour en apprendre davantage : www.davidsuzuki.org
Photo: Émilie Michaud
DU VERT EN VILLE !
La Fondation David Suzuki a lancé au mois de mai, il y a 3 ans, le Défi nature 30x30. L’idée ? Essayer d’être en contact quotidien avec la nature 30 minutes, pendant 30 jours, et prendre note des changements perçus sur votre santé physique et mentale. Pourquoi au mois de mai ? Sous nos latitudes, c’est un défi plus facile à réaliser qu’au mois de février. Les bénéfices, toutefois, restent identiques l’hiver et l’été. Parmi les changements que l’on peut observer après une marche en forêt de 50 minutes, la réduction du taux de cortisol (hormone du stress) et la diminution de l’afflux de sang vers les zones préfrontales du cerveau, qui a un effet calmant et aide à la concentration. Chez les diabétiques, baisse du taux de glucose sanguin, et chez tout le monde, baisse du rythme cardiaque. À ces effets s’ajoutent les bienfaits du soleil qui favorise la production de la vitamine D et ceux de l’exercice physique, qu’on ne présente plus. La qualité du sommeil et de l’appétit s’en trouve également augmentée. Trente minutes par jour, cela s’intègre assez facilement dans un emploi du temps urbain; délocalisez toutes vos activités à l’extérieur : lecture, café matinal, course à pied ou entraînement de toute
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sorte, pour savourer ces moments. À la maison, jardinez, en cultivant un potager d’intérieur, par exemple ! Intégrer la nature au travail ? Plus difficile, mais pas impossible. Pour vous ressourcer, profitez de la pause dîner pour pique-niquer dans un parc, marchez quelques minutes après le travail, apportez des plantes en pot au bureau (un simple contact visuel avec elle a un impact sur le cerveau!), ou écoutez un CD de chants d’oiseaux en rêvant à la fin de semaine qui approche. Certains diront que la nature, dans toute sa magnificence, comporte aussi des dangers : maringouins, mouches noires et brûlots, ours (au centre-ville, vraiment ?), racines et roches, coup de soleil, etc. Sans parler de camping en totale autonomie dans le bois, les précautions d’usage — crème solaire, bouteille d’eau, chapeau et lunettes — restent évidemment de mise pour un pique-nique ou une petite marche. Au-delà des bienfaits qu’il apporte à notre santé, ce défi permet de souligner l’impact qu’a l’environnement sur nous et l’importance de le protéger. Aucune obligation de votre part : si vous manquez un jour vos 30 minutes, pas de panique, vous pourrez les reprendre ultérieurement.
LA QUÊTE
Besoin de prendre l’air ? La nature vous manque ? Contrairement à plusieurs idées reçues, nul besoin de rouler 250 kilomètres en voiture (polluante) pour la trouver. Vous pouvez y accéder dans votre propre ville, grâce à de nombreux parcs spécifiquement conçus pour vous. Que vous soyez seul, en famille ou entre amis, leurs aménagements vous offrent la chance de jouir pleinement de tout ce que la nature a de mieux à offrir à Québec! Vous aimez les activités hivernales? Rendez-vous à la base de plein air La Découverte, où vous découvrirez un réseau complet de pistes de ski de fond. Si vous êtes amateurs de raquettes, le centre de plein air de Beauport, le Domaine de Maizerets, le Parc de la Montagne-desRoches et la base de plein air de SainteFoy vous offriront des sentiers incroyables au cœur de la faune et de la flore québécoise. Vous préférez profiter de la nature en été ? Adeptes de la voile, de la planche à voile, du canoë ou du kayak de mer se laisseront séduire par la Baie de Beauport et le Parc nautique de Cap-Rouge. Amateurs de camping, de pique-niques en famille ou de randonnée pédestre aimeront le centre de plein air de Beauport, le Parc de la Falaise et de la chute Kabir Kouba, le Parc de la Montagne-desRoches et le Parc Roland-Beaudin. À vous de choisir votre futur endroit favori pour vous détendre, profiter du soleil et, le plus important, respirer à pleins poumons ! KIEV ASHCROFT-GAUDREAULT
POUR PLUS D’INFORMATIONS : http://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/ loisirs_sports/parcs_bases_pleinair.aspx
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COOPÉRATIVE MÉDUSE
SUR LES TRACES DE LA TECHNOLOGIE EN ART
La coopérative regroupe dix diffuseurs et partenaires différents, des organismes spécialisés qui proposent nombre de ressources en arts médiatiques. Chacun a une vocation bien distincte et tente de se développer dans le cadre de sa discipline. Par exemple, Engramme met de l'avant l’art de l’estampe originale, dont les pratiques ont beaucoup évolué (estampe numérique, sérigraphie UV) ces dernières décennies. Il en va de même pour VU Photo, qui a pour but de promouvoir les nouveaux procédés photographiques. Avatar mène le bal côté technologie, l’art sonore comptant moins d’années d’exploration à son actif ; les artistes bénéficient d’une grande latitude et peuvent composer des arrangements plutôt… éclatés! Certains prennent des objets du quotidien parfaitement anodins pour créer des mécanismes sonores au final excessivement complexes. JETER DES PONTS Recto-Verso, quant à lui, affiche son rôle de diffuseur de spectacles et d’arts multi, la rencontre à travers diverses disciplines artistiques : danse, robotique, performance, etc. Souvent, lors de ces mises en scène, la technologie joue un rôle important; elle permet au spectateur d’y prendre part. L’intégration de capteurs de mouvement, par exemple, lui concède une part de décision par rapport à la volonté de faire bouger l’œuvre et d’interagir avec celle-ci. Cette année, TROPIQUE, « installation immersive », arrivait à définir le visage du spectateur, que suivaient des faisceaux lumineux, et à remodeler le lieu. Déjà présentée en France, cette œuvre déstabilisait les gens au point de les faire tomber par terre; une version « adoucie » a donc été présentée à Québec. Le Mois-Multi, parrainé par RectoVerso, a comme idée de départ de créer un mois effervescent où l’art multi serait mis à l’honneur. Février n’offrant guère d’événements d’envergure, outre le Carnaval, les organisateurs ont opté pour cette période de l’année. La 16e édition présentait une programmation des plus variées, où se côtoyaient des environnements technologiques et des œuvres scéniques, les innovations de la dernière année en art : un festival d’arts multidis-
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Photo: Nadia Morin
Depuis sa création en 1995, Méduse a constamment évolué, suivant les nouvelles tendances technologiques et s’adaptant au changement. La coopérative reste peu connue du grand public, mais son essor n’est pourtant pas négligeable, puisque ses événements interpellent même des artistes internationaux. Incursion dans la vie d’un centre incomparable en Amérique du Nord.
ciplinaires et électroniques, un amalgame pour surprendre et bousculer les spectateurs, poussés à renouveler leur perception de l’art à travers l’inventivité des artistes présents. Se dessine à travers tous ces univers créatifs la volonté de jeter des ponts ici et à l’étranger entre les différentes plateformes artistiques offertes, une initiative qui a porté fruit à Québec. Les artistes
en art actuel intéressés par la technologie portent le public à réfléchir, empruntant parfois un ton critique envers ses usages ou au contraire, utilisant ses particularités pour créer de nouveaux modèles artistiques. NADIA MORIN
SURVOL DE LA PROGRAMMATION DES ORGANISMES MEMBRES DE LA COOPÉRATIVE MÉDUSE La bande vidéo Dans l’antre de l’alchimiste par Pierre Blache, du 9 mai au 14 juin
L’œil de poisson Michael A. Robinson, installation du 8 mai au 7 juin Tomber dans l’Œil par Camille Bernard-Gravel, du 8 mai au 7 juin Art rocks par Jeff & Gordon, du 8 mai au 7 juin
Vu Photo l’étendue de mes connaissances, par Jacinthe Robillard, 24 avril au 24 mai New Ways of Singing an Old Song par Steven Beckly, 24 avril au 24 mai
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UNE INTELLIGENCE… ARTIFICIELLE ?
La compagnie Apple a gagné le cœur des consommateurs en se présentant avec le slogan publicitaire « Think different » : pensez différemment ! Ce slogan était un petit croc-en-jambe à son concurrent IBM, lequel utilisait le slogan « Think » : réfléchissez ! Les inventeurs du Apple, Jobs et Wozniak, donnaient à entendre que leurs « calculatrices » (computers) permettaient aux humains de penser, voire de penser différemment. Peut-être même que les ordinateurs eux-mêmes pourraient penser ? Du rêve !
DES EXTENSIONS DU CORPS HUMAIN Non ! Les ordinateurs ne pensent pas; ils ne font que calculer rapidement les algorithmes que les informaticiens ont pensés pour eux. Ils ont l’air intelligents, mais ils ne sont pas dotés d’intelligence, fût-elle artificielle (IA). Comme le marteau l’est pour la main, l’ordinateur est un outil qui rend le cerveau humain plus performant parce qu’il amplifie la mémoire, calcule plus rapidement et évalue les hypothèses plus systématiquement. J’admets que l’utilisation en réseau des ordinateurs permet de faire de vrais miracles : échanger en vidéoconférence avec un ami à l’autre bout du monde, c’est extra ; construire la plus grande encyclopédie en langue française jamais produite (Wikipédia qui comprend plus de 1 600 000 articles) ; c’est impressionnant. L’ordinateur rend possible de transporter sa bibliothèque dans sa poche, de produire des diaporamas, d’écouter de la musique, etc. L’informatique donne accès à la connaissance universelle à tout humain qui dispose d’un ordinateur tenant dans le creux de sa main (un cellulaire). Ces machines sont de plus en plus performantes et c’est pourquoi des spécialistes cherchent à développer l’IA. L’astrophysicien handicapé Stephen Hawking, qui pourtant se déplace et parle grâce à l’IA, a déclaré au journal The Independent (avec humour britannique ?) : « Réussir à créer une intelligence artificielle serait le plus grand événement dans l’histoire de l’homme. Mais ce pourrait aussi être le dernier. »
DES MACHINES QUI RENDENT FOU
de ses courriels, de ses appels téléphoniques ou de son utilisation des moteurs de recherche. Les Facebook, Google ou autres robots « intelligents » font la même chose que la CIA, en essayant de connaître vos goûts, vos intérêts, bref, « votre personnalité » par croisement de bribes d’informations… pour ensuite la revendre aux marketeurs qui à leur tour vous proposeront des objets, des loisirs et des projets qui s’harmoniseront à vos goûts et désirs. Ce portrait-robot de vous-même est rendu possible car une majorité de citoyens sont devenus accros des médias sociaux, révélant des pans entiers de leur vie privée sur la place publique. Quelle imprudence !
UNE FRACTURE NUMÉRIQUE Bien que répandue, cette informatique (stupide ou intelligente), n’est pas accessible à tous de façon égale. Il existe ce que l’on appelle une « fracture numérique » qui se creuse entre les forts et les faibles de la société. Ainsi, le réseau Internet lui-même n’est pas plus disponible pour tous. Une fracture géographique existe : seulement 70 % des habitants de la Gaspésie ont accès au réseau haute vitesse, alors que c’est le cas de 85 % des citoyens de Québec. Est-ce acceptable ? Il existe également une fracture financière car le revenu est une condition d’accès « au monde » : seulement 60 % du quartile le moins riche de la population québécoise est branché au réseau, contre 96 % en faveur du plus riche. Est-ce normal ? De même, il existe une fracture d’instruction : des ménages dont aucun membre n’est titulaire d’un diplôme, moins de la moitié (44 %), sont branchés à Internet, alors que presque tous les ménages (95 %), dont un membre détient un diplôme universitaire, le sont ! Comment combler cette fracture ? C’est toujours la même solution : donner la même chance à tous en partageant la richesse collective par une solidarité citoyenne. Et on est déjà riche quand on bénéficie de revenus au-dessus de la moyenne, non ?
D’ici là, l’informatique permet dès aujourd’hui de savoir tout sur tout. Grâce aux navigateurs comme Safari, Explorer ou Chrome, on peut trouver toutes sortes d’informations, autant celles qui sont publiques qu’enfouies dans les replis des mémoires informatiques.
L’intelligence ? L’intelligence « naturelle » des humains peut construire des robots informatiques, mais l’intelligence « artificielle » ne peut agir sur les humains que marginalement. Et c’est l’intelligence du cœur qui permettra que tous aient également accès à cette puissante extension de l’intelligence humaine qu’est l’informatique.
Or, cette informatique (intelligente ?) permet également de savoir tout sur VOUS, comme l’a révélé le dénonciateur et ex-employé de la CIA, Edward Snowden. Il a notamment démontré que les gouvernements utilisent des programmes de surveillance de masse pour collecter le plus d’informations possible sur chaque citoyen, à partir
CLAUDE COSSETTE PUBLICITAIRE ET PROFESSEUR
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QUÉBEC, VILLE INTELLIGENTE ? « Une ville intelligente et durable est une ville novatrice qui utilise les technologies de l’information et de la communication et d’autres moyens pour améliorer la qualité de vie de tous, l’efficacité de la gestion urbaine et des services urbains ainsi que la compétitivité, tout en respectant les besoins des générations actuelles et futures dans les domaines économique, social et de l’environnement. » — ITU ( Union International des télécommunications ) Une ville est intelligente quand elle : • assure l’efficacité du développement durable des infrastructures (urbanismes, transports, services d’urgence, etc.) ; • met en place certaines plateformes technologiques dont tous les citoyens pourront bénéficier sur le terrain, telles que des bornes interactives ; • stimule l’apprentissage des nouvelles technologies urbaines ; • suscite l’intérêt de visionnaires de domaines diversifiés (entrepreneurs, créateurs, chercheurs, etc.). Québec, qui avait déjà été retenue dans le top 21 des villes les plus intelligentes au monde (SMART 21) en 2011 et qui s’était même taillé une place dans le top 7 en 2012, a rejoint de nouveau le palmarès du « SMART 21 » en 2014. Ce palmarès de l’Intelligent Community Forum (ICF) sélectionne chaque année, à l’aide de cinq thèmes récurrents (réseaux haut débit, innovation, économie du savoir, promotion et fracture numérique, c’est-à-dire disparités en termes d’accès aux technologies de l’information) et d’un thème choisi, les communautés qui se distinguent dans le développement de villes intelligentes. Le thème de 2014 était la culture. RACHEL TOUGAS-FRÉCHETTE, MARIE MICHÈLE JEAN ET ÉMILIE DUMAS
LIGUE NATIONALE DE HOCKEY (LNH) ET GOPRO SIGNENT UN PARTENARIAT Pour la saison 2014-2015, la LNH a décidé d’aller de l’avant et d’améliorer la présentation télévisuelle du hockey nord-américain en signant au début de l’automne dernier un partenariat avec la firme californienne de caméra GoPro, qui a investi plus de dix millions de dollars pour mettre au point cette innovation. Pour l’heure, seuls certains matchs, dont celui des étoiles et de la classique hivernale, ont étés ciblés par la LNH. Seront ainsi accessibles aux téléspectateurs des angles inédits captés par la Sky cam, qui ne suit que la rondelle, la Ref cam placée sur le casque de l’arbitre, la Pov cam au banc des joueurs et la Star cam, au-dessus de la glace. Les téléspectateurs n’auront accès aux prises de vues qu’en différé, mais par la suite, si l’application gagne en popularité, la retransmission pourrait se faire en direct. Le prix de cette application varie selon deux critères : le choix du câblodistributeur et l’abonnement, obligatoire, à l’application Gamecenter LIVE (les frais pourraient s’élever à 200 $). Deux innovations notables, donc : d’abord pour les arbitres, qui disposeront d’une aide à la décision, pour valider ou refuser un but controversé, par exemple ; pour les téléspectateurs, ensuite, qui auront la sensation d’être sur la glace, au plus près des feintes et des mise en échec de leurs joueurs fétiches !
OÙ EST-CE QUE TU TE CACHES ? QU’EST-CE QU’UN CODE QR ? Il s’agit d’un code-barres qui codifie une information donnée en une série de petits points. Abréviation de Quick Response, le code QR peut être lu par un cellulaire ou même une webcam, à condition d’avoir l’application adéquate. Il peut cacher plusieurs choses telles qu’un vidéo ou une image, une localisation, un site Web ou tout simplement du texte, et permet aussi l’envoi de courriels ou de SMS, mais seulement si le détenteur du cellulaire ou de la webcam l’accepte. QU’EST-CE QUI SE CACHE SOUS CES CODES ? Dans la série de cinq codes parsemés dans ce dossier vous allez déchiffrer se cachent quatre poèmes. L’œuvre se nomme « Où est-ce que tu te caches ? » et joue avec le médium pour allier fond et forme. Un dernier code réservera une surprise à qui voudra jouer le jeu. PAMÉLA COUTURE ET LAURENCE VINET
LUDGER MERCIER
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ENTREVUE AVEC UN « RACCOMMODEUR » D’ÉLECTROMÉNAGERS
RÉPARATEUR : MÉTIER EN VOIE D’EXTINCTION ? Ce n’est pas dans une boutique particulière, mais bien dans un café, sur le lieu de son intervention, que je rencontre André, L’Doc de l’électro, réparateur d’électroménagers depuis 25 ans. À l’ère où la réparation se fait de plus en plus rare, tout bon raccommodeur se doit d’être disponible tous les jours et de se déplacer.
INCONVÉNIENTS IRRÉPARABLES Il y a aussi ces clients qui, après quelques visionnements sur le Web, s’autoproclament techniciens et tentent d’entreprendre eux-mêmes une réparation… jusqu’à ce qu’ils reconnaissent qu’ils ont besoin des services d’un professionnel. Le réparateur se retrouve ainsi avec une charge de travail supplémentaire, le « débrouillard » ayant parfois envenimé la situation. L’Doc de l’électro utilise Internet pour mieux interagir avec d’éventuels clients. Actif sur Facebook, il tente de se démarquer en offrant des trucs et des conseils pour l’entretien des appareils domestiques. Pour mieux répondre à la demande de ses clients, qui ont toujours au final le dernier mot, il en rajoute en se spécialisant dans la vente d’appareils usagés et reconditionnés.
sa passion. « C’est comme si l’appareil me parlait », prétend-il. Il est parmi les rares qui comprennent encore réellement nos électroménagers. ÉLODIE LECLERC
Photo: Nancy Pelletier
D’emblée, je lui demande si le métier est en voie d’extinction. Comme la réparation comble la plupart du temps un besoin essentiel ( il est toujours utile d’avoir un réfrigérateur ou une laveuse en bon état ), le métier, selon lui, ne tend pas à disparaître, du moins quand il s’agit de troubles mineurs. Par contre, il constate que la réparation d’un problème majeur nécessite une dépense trop importante par rapport au coût d’achat du même produit neuf sur le marché. D’ailleurs, cela fait plus d’un an qu’André n’a pas changé de compresseur, confirmant ainsi que les bris majeurs, comme le changement d’un moteur ou d’une transmission, sont rarement réparés en raison des coûts trop élevés. J’apprends ainsi, lors de l’entrevue, que certaines compagnies d’électroménagers réservent l’exclusivité de leurs pièces à leurs propres techniciens certifiés, ce qui constitue un obstacle supplémentaire pour les réparateurs indépendants, déjà confrontés aux changements que suscitent les nouvelles technologies.
POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS Vendredi. Au bureau. Le téléphone sonne : « Chérie, quand tu arriveras, tu sentiras une petite odeur de feu… ça semble venir de la laveuse. Mais ne t’inquiète pas, TOUT est sous contrôle. J’ai aéré la maison et Bob le réparateur s’en vient. » Okkkk… L’esprit quasi tranquille, je continue de besogner. Plus tard, sur les lieux du drame, mon nez et mes yeux ressentent l’inconfort d’un récent show de boucane. Pimpant, mon blanchisseur chéri m’annonce : « Finalement, la transmission a lâché, et le moteur a ensuite surchauffé, puis sauté. Le réparateur reviendra lundi pour les remplacer. Ça nous coûtera 300 piasses ». « Quoi?!%*$&? Elle a juste cinq ans c’te laveuse-là ! À ce prix-là, pourquoi on regarderait pas pour une neuve ? ». Le show de boucane, c’est de moi qu’il émane, maintenant ! « Est-il trop tard pour annuler ? On va y penser, magasiner… » Mais voilà. Une laveuse dans une maison contenant une joyeuse famille de 5, c’est limite panique lorsqu’elle flanche. Le temps de magasiner, faire livrer, installer… Combien de jours pourrons-nous survivre sans cet électro essentiel? Après un « pensez-y bien » de 15 minutes, top-chrono, et devant la monstrueuse pile de linge sale de la semaine qui s’achève, l’urgence répond pour nous : faisons réparer. Au jour prévu, la « transplantation cardiaque » a été effectuée sur la machine à laver par notre honnête homme. Elle fonctionne très bien depuis. Mais mon cœur balance encore : aurais-je dû en acheter une neuve, pour quelques dollars de plus ? NANCY PELLETIER
Est-il possible de prédire si ce métier existera toujours dans quinze ou vingt ans ? Si l’on remplace aujourd’hui plus qu’on ne répare, notre Doc semble optimiste pour l’avenir et continuera de pratiquer
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« JE M’APPELLE BOND, JAMES BOND » Super-héros avant l'heure, il est probablement le premier à s'être servi de la technologie pour triompher de ses ennemis. Celui qui a combattu Goldfinger et terrassé Scaramanga a toujours eu, c'est le cas de le dire, plus d'un tour dans son sac. De 1962 à aujourd'hui, de Dr. No à Spectre, l’homme qui a prétendu que « le monde entier saura que c'est en me grattant les couilles que vous êtes mort » a prouvé que le réel n’est qu’une fiction. Maintenant, on y croit.
Le système de navigation dissimulé dans la Aston Martin DB5 que conduisait Bond dans Goldfinger en 1964 relevait, à l'époque, de la science-fiction. Qui aurait cru que 30 ans plus tard, en 1994, un père de famille s'en servirait dans sa mini-fourgonnette pour trouver le restaurant le plus proche ? Qui aurait cru que 50 ans plus tard, la personne dont le sens d’orientation laisse à désirer s’offrirait des souliers avec un Gros Pas de Sens intégré ? Oui, des gros pas calculés. Ces chaussures GPS se connectent à un téléphone intelligent, qui communique l'information à une carte électronique située dans le talon de la chaussure. Des vibrations à l'avant, à l'arrière et sur les côtés indiquent ensuite le chemin. C’EST PLUS QUE RÉEL… C’EST BANAL James utilisait une caméra dissimulée dans une bague dans Dangereusement Vôtre en 1985. Aujourd’hui, les caméras miniatures font partie de notre quotidien, à un point tel qu'il est même possible d'enregistrer sa demande en mariage grâce à la Ring Cam, une mini-caméra cachée... dans la boîte que vous offrirez à votre promise ! Oui, je la veux ! Et si vous fréquentez un conjoint style Bond (misogyne, sexiste et infidèle), vous pourrez
l’espionner à la 007 grâce à une caméra miniature haute technologie, qui peut se cacher dans une télécommande de voiture. Vous y accéderez ensuite via votre téléphone et profiterez d’une thérapie anti-infidélité, en toute impunité, dans le confort de votre salon. Oui ! Oui, je la veux ! VERS L’INFINI... ET PLUS LOIN ENCORE ! Bien avant que le personnage de Buzz Lightyear n’apparaisse sur nos écrans, James Bond enfilait le réacteur dorsal (jet-pack) dans Opération Tonnerre pour voler comme un oiseau. Mais même si plusieurs pilotes de réacteur dorsal ont voulu imiter 007 depuis, il n’existe pas à ce jour d’appareil similaire capable de maintenir son pilote dans les airs plus de 30 secondes. Celui qui prétend qu’il vaut mieux s'occuper de la science que de la fiction dans la vie réelle n’a jamais rêvé de voler. La science sans la fiction n’est qu’un gâteau sans cerise. Et si c’est grâce à James que la fiction s’incarne désormais dans notre quotidien, force est d’admettre que : « Monsieur Bond, vous avez la fâcheuse habitude de nous convaincre ! ».
Photo: Nicolas Laberge
LE GPS, LE GROS PAS DE SENS
CIRCUIT ANTISTRESS Nous vous proposons ce motif de circuit imprimé à colorier. Soyez créatifs avec vos couleurs et laissez la technologie combattre le stress... de la technologie !
MARIAH AHLAM AMOR ET BOND… JOËLLE BOND
NICOLAS LABERGE
L’entraide est la clé qui sait ouvrir l’esprit. Ensemble laissons nos préjugés sur le palier de notre porte. Action Habitation peut vous aider à vous loger ! 1199, 4e Avenue, Québec (QC) G1J 3B4
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DE L’ÉTINCELLE AU CELL Formé des racines grecques tekhnê ( savoir-faire, art, métier, science, industrie, procédé ) et -logos ( parole ), le mot technologie renvoie à la théorie générale et à l’étude spécifique des outils, des machines, des procédés et des techniques. La deuxième définition du mot, empruntée à l’anglais ( technology ), réfère aux nouvelles technologies. Dans l’usage, ce sens est le plus courant.
On trouve les premières traces de la technologie dans la préhistoire. L’homo habilis, en frappant deux pierres l’une contre l’autre, dans un mouvement monotone et répétitif, conçoit les galets aménagés, ces outils primitifs tranchants. L’homo erectus produit la première étincelle. L’homo sapien, devenu sédentaire, développe l’agriculture et l’élevage. Et puis, pendant des millénaires, suivront toutes ces découvertes qui révolutionneront les domaines de la science, de l’aéronautique, de l’armement, de l’énergie, de la médecine, des communications, du transport. Le perfectionnement des techniques et leur foisonnement reflètent l’évolution des besoins de l’humain selon les époques. LES NOUVELLES TECHNOLOGIES La deuxième acception du mot réfère à ces innovations, sans cesse renouvelées, dans les domaines de la télécommunication et de l’information : téléphones intelligents, Bluetooth, Internet, ordinateurs, tablettes numériques, fibre optique, etc. Ces nouvelles technologies, accueillies avec excitation par les uns et suspicion par les autres, ne laissent personne indifférent. Alors que les technophiles guettent avec fébrilité l’arrivée des nouveautés, séduits qu’ils sont par ces outils ultraperformants, d’une efficacité, d’une rapidité et d’une mémoire qui surpassent la leur, les technophobes, eux, résistent, voyant en ces objets techniques des instruments de
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domination, d’asservissement et d’aliénation. OBJET DE MÉFIANCE Cette méfiance envers la technologie a toujours existé. Dans certaines civilisations, la terre, considérée comme la Mère, ne devait pas être labourée avec des instruments en fer qui risquaient de la blesser. Les Égyptiens auraient longtemps boudé la roue à cause de sa forme rappelant celle du zodiaque. Le philosophe français Henry Bergson (1859-1941) prévenait ses contemporains du danger de cette puissance grandissante. Selon lui, l’homme devait absolument développer un supplément d’âme afin qu’il reste maître de lui-même. La racine grecque -logos (parler) implantée dans technologie nous donne à croire que le sujet fera toujours jaser. C’est rassurant. ÉVA-SAÏDA SAHEB-ETTABA
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Photo: Alexandre Landry
LES TECHNIQUES
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L’ABÎME NUMÉRIQUE Les baby-boomers, les générations X et Y et ceux qu’on appelle les jeunes de l’an 2000 ont des visions tout à fait différentes du géant numérique. Le fossé intergénérationnel se creuse ; est-ce un phénomène inquiétant ou banal ? Je me souviens de mes journées à jouer à l’extérieur. Que remplir mes poumons d’air frais était alors source de bien-être, que j’oubliais complètement mes souliers détrempés, et que l’appel de ma mère pour le souper s’apparentait à une punition! Oui, j’avais mes périodes pour regarder Passe-Partout, mais comme j’avais hâte de retourner dans l’arène du plein-air! Mon imagination débordait, et je n’avais aucune ressource « Internet » pour m’inspirer. Il y a de ça 20 ans. Plusieurs lecteurs se reconnaîtront, les baby-boomers, les X et ma génération, les Y. Loin de moi l’idée de généraliser, certains d’entre vous ayant sans doute connu une enfance différente, mais la petite fille de la campagne que j’étais alors n’était jamais fatiguée d’être dehors.
des 60 ans, et que l’on recommence tranquillement à faire des enfants. Ceux-ci ouvriront une application dans un iPod dès l’âge de 3 ans tandis que grand-maman n’aura même pas de cellulaire! On s’entend, ce n’est qu’une image mentale, mais une image qui vaut mille mots.
SOLITUDE COMBLÉE PAR LE NUMÉRIQUE ?
Photo: Nicolas Laberge et Veronique Langlais
Il se peut que les jeunes de la ville passaient plus de temps devant leur télévision ou leur Nintendo, mais sûrement moins que ceux d’aujourd’hui. Quand aux jeunes des années 2000 qui nous succèderont, ils seront dans le bain numérique dès leur naissance. PAS JUSTE LES JEUNES Il va sans dire que l’ère numérique rythme le quotidien des jeunes, mais pas juste celui des jeunes. Pensons à ceux qui ont justement vu naître cet engouement pour la technologie (cellulaires, produits Apple, sans fil, et j’en passe), et à nos aînés – grand-maman et grand-papa qui se mettent au texto ou naviguent sur le Net pour conserver le lien avec leurs proches. Si un fossé se creuse lentement entre les différentes générations, il est important de rappeler que la majeure partie de la population québécoise se situe au-dessus
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inégalités entre les familles à revenu élevé et les familles à revenu faible, la popularité du numérique pourrait creuser davantage encore le fameux fossé entre jeunes et aînés. Oui, cette avancée technologique permet d’accomplir de grandes choses un peu partout dans le monde. Mais il ne faudrait pas oublier pour autant ceux qui se trouvent juste à côté de nous.
Statistique Canada a mené des enquêtes sur l’origine de ce fossé numérique. Sur son site Web, on mentionne, d’une part, que le revenu faible de certains ménages contribuerait à leur utilisation nettement moins élevée de l’Internet, d’autre part, qu’en « 2012, 28 % des Canadiens de 65 ans et plus qui vivent dans un ménage faisant partie du quartile des ménages au revenu le plus faible ont utilisé Internet, comparativement à 95 % des personnes de 16 à 24 ans. » En plus d'accroître les
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Beaucoup de parents craignent que le développement de leurs enfants soit affecté par l’omniprésence de la technologie. On parle de sociétés qui deviennent de plus en plus, osons le dire, individualistes, et on peut penser que l’une des raisons en est la progression constante du numérique. Les enfants ont moins d’interaction sociale, mais utilisent l’Internet pour contacter leurs « amis » virtuels. Tout semble plus facile avec la technologie. Inutile de se creuser la tête pour inventer un jeu à l’extérieur, comme nous le faisions si bien auparavant ! Le fossé générationnel s’élargit. Estce une inquiétude légitime ? À observer ces yeux rivés aux écrans, il nous semble que oui. SOPHIA MARIE BARIBEAU ET SARAH-CHRISTINE ALLEN
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ASOCIABILITÉ VOLONTAIRE
Photo: Sarah-Christine Allen
Il suffit de s’aventurer dans la jungle des transports en commun de Québec pour s’apercevoir de l’absurdité du comportement humain. L’homme se départit de son instinct grégaire quand il prend l’autobus. Lors d’une expérience de terrain, on a pu constater que plus de 50 % de la population mouvante porte des écouteurs reliés à un quelconque gadget. Le phénomène s’observe surtout chez les jeunes voyageant seuls. Dans ce cas, la proportion d’usagers ayant les oreilles obstruées monte à près de 100 % ! Pour peu qu’ils voyagent en groupe, la discussion peut être fluide, mais leur cellulaire n’est jamais bien loin pour assurer leur survie. À quelques centimètres à peine, des hommes primitifs s’accrochent encore à leur livre (papier). La majorité contribue donc au phénomène grandissant d’enfermement social – typique de notre règne « humain ». Vous n’y croyez pas ? Remarquez-le par vous-même et osez vous défaire de cette asociabilité volontaire ! ISABELLE GRÉGOIRE, NOÉMIE ETHIER ET CYNTHIA CHAMBERLAND
REGARDEZ DEVANT VOUS… Texter en marchant ? Il n’y a rien, là ! Foncer dans quelqu’un parce vous ne regardez pas devant vous ? Trop concentré pour vous excuser ! Vous faire klaxonner en traversant la rue ? C’est de la faute de l’automobiliste ! Parler avec quelqu’un, mais toujours regarder son cellulaire ? La personne ne s’en rendra pas compte ! Vous faire interpeller dans la rue, mais ne pas entendre ? Ignorer est à la mode ! Le fait est que texter en marchant peut-être dangereux si vous ne prêtez pas attention à votre environnement. Pourquoi ? Lorsque vous textez en marchant, votre cerveau doit prendre en considération diverses activités ; il est alors moins attentif et incapable de déceler un danger imminent. Contrairement à ce que vous pourriez croire, lever la tête un instant en textant afin d’observer votre environnement n’est pas une solution. Votre cerveau a besoin de temps avant de se réajuster à ce qui l’entoure. Ce phénomène a même un nom, l’« aveuglement temporaire ». Le National Geographic relate une expérience menée à Washington, dont des trottoirs ont été réservés aux personnes qui s’affairaient sur leur cellulaire. Le gouvernement chinois a repris l’idée. À New York, un projet de loi qui vise à imposer une amende de 100 $ aux personnes qui textent en marchant pourrait être adopté. Alors, en attendant qu’une nouvelle application te permette de regarder tout à la fois tes messages et ce qui défile autour de toi (brevet déposé en 2012…), lève la tête, cela en vaut la peine. SAVIEZ-VOUS QUE ? • Lorsque vous marchez et textez, le risque de collision augmente de 32,7 %. • Le nombre de piétons blessés par des objets distracteurs entre 2011 et 2013 s’élève à 27 au Québec. • Lire un livre en marchant est moins dangereux que de texter. • Une étude aux HEC Montréal est menée afin de mieux comprendre le phénomène. ROMANE GONZALEZ, VÉRONIQUE LANGLAIS, CÉDRIK PERRON
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LA QUÊTE
LA TECHNOLOGIE DANS LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT Comme on le sait, les technologies de l’information et des communications font partie de notre quotidien. On les utilise dans nos temps libres autant que dans nos activités professionnelles ou à l’école. Ils ne sont donc plus perçus comme un luxe, mais comme de simples objets du quotidien. La réalité est tout autre dans certains pays en voie de développement que l’accès limité aux technologies peut affecter ou maintenir dans une forme d’isolement. C’est pourquoi plusieurs projets ont été mis en œuvre, dont « Un citoyen, un ordinateur plus une connexion internet », qui vise à permettre à 500 000 foyers en Afrique de s’équiper d’ordinateurs portables ou de tablette avec connexion Internet à faible coût. Ces initiatives contribuent ainsi à transformer la société. En janvier 2015, 42 % de la population mondiale aurait accès à Internet, ce qui représente tout de même une augmentation de 7 % comparativement à l’année dernière. LYDIA ROBICHAUD
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Michel Yacoub
Conseiller en sécurité financière Conseiller en régimes d’assurances collectives Représentant autonome 501, 14e Rue Québec, Québec G1J 2K8 Téléphone : 418 529-4226 Télécopieur : 418 529-4223 Ligne sans frais : 1-877-823-2067 Courriel : michel.yacoub@sympatico.ca
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LA QUÊTE
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Photo: Stéphane Bussière
100 ANS DE TECHNOLOGIE
COUP D’ŒIL SUR 10 INVENTIONS AYANT MARQUÉ LES 100 DERNIÈRES ANNÉES
états-uniens recevront le prix Nobel de physique en 1956 pour leur invention.
ANNÉES 2000 : LES RÉSEAUX SOCIAUX
ANNÉES 1950 : LA MOTONEIGE
« The Facebook » est lancé en 2004, à l’Université Harvard. Sa popularité est immédiate : dès le premier mois, la moitié des étudiants s’inscrivent. Le réseau s’étend à d’autres universités, puis au grand public en 2006. YouTube est créé en 2005 ; Twitter éclot un an plus tard. En quelques années seulement, les réseaux sociaux bouleverseront complètement les rapports humains et la vie en société.
Le milieu du siècle marque l’arrivée d’une toute nouvelle technologie sur le marché, la motoneige. Créée par Joseph-Armand Bombardier au Québec en 1959, la motoneige ressemblait au début à une automobile avec des chenilles, appelée autoneige, également inventée par Bombardier. La motoneige a évolué au fil des ans pour devenir celle que l’on connaît aujourd’hui. Quelle serait la vie de certaines personnes, l’hiver, sans la motoneige ? ANNÉES 1960 : LE FOUR À MICRO-ONDES Inventé en 1940, le four à micro-ondes est commercialisé dans les années 1960. Cette nouvelle technologie, créée par Percy Spencer en 1945, allait rapidement se démocratiser.
ANNÉES 1920 : LA TÉLÉVISION
ANNÉES 1970 : L’ORDINATEUR PERSONNEL
En 1926, John Logie Baird, ingénieur écossais, présente un système mécanique pouvant reproduire une image en mouvement sur un écran. Son invention fonctionne grâce à des disques en rotation qui décomposent l’image en lignes. Il la commercialise en 1930, sans grand succès. C’est l’appareil inventé par l’ingénieur états-unien Vladimir Zworykin, entièrement électronique, qui s’imposera sur le marché.
Développé en 1972 et commercialisé en 1973 par l’entreprise française R2E, le Micral est le premier micro-ordinateur (ordinateur basé sur un microprocesseur) destiné aux particuliers. Il n’a ni clavier, ni écran, ni souris. Vendu déjà monté, il peut être programmé par le déplacement d’interrupteurs placés sur le devant de l’appareil. L’informatique vient de faire son entrée dans les foyers.
ANNÉES 1930 : LE NYLON
ANNÉES 1980 : LE DISQUE COMPACT
Pour la troisième décennie du siècle, il n’y a pas de technologie extrêmement marquante, mis à part la découverte du nylon. Cette invention fut l’œuvre de Wallace Carothers en 1935. La « soie artificielle » servira plus tard à créer les bas de nylon que portent tant de femmes aujourd’hui.
Les compagnies Sony et Philips annoncent en 1982 qu’elles sont prêtes à commercialiser les premiers disques compacts, qui permettront aux consommateurs d’écouter de la musique en continu avec un lecteur CD, également mis sur le marché.
ANNÉES 1940 : LE TRANSISTOR
ANNÉES 1990 : LE SITE WEB
John Bardeen, William Shockley et Walter Brattain inventent, en décembre 1947, ce que plusieurs considèrent comme la plus importante invention du XXe siècle : le transistor. Cette composante électronique, en interrompant ou en amplifiant un courant électrique, permettra le développement de l’électronique, de l’informatique (puces, processeurs, etc.), des communications (radio, télévision, téléphones, satellites, etc.), de la robotique et de l’aéronautique... Les trois chercheurs
En 1989, le Britannique Tim Berners-Lee propose à son patron de combiner le principe de l’hypertexte (permettant de lier des documents) et Internet (réseau reliant les ordinateurs qui existe depuis plusieurs années), afin de faciliter le partage de documents. Son projet, qu’il nomme World Wide Web, est qualifié de « vague mais [d’] excitant ». Berners-Lee met en ligne le tout premier site Web du monde en 1991.
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LA QUÊTE
ANNÉES 2010 : LA TABLETTE ÉLECTRONIQUE L’invention la plus marquante de la décennie actuelle est probablement le iPad. Conçue par Apple, cette tablette tactile est pratiquement un ordinateur portatif. De plus en plus répandu, l'objet fascine ses propriétaires qui se demandent ce qu'ils feraient sans. RENÉE CHAMPAGNE ET JEAN-PHILIPPE FOURNIER
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DES DÉCHETS À LA TONNE !
Dans un monde en proie à l’« obsolescence programmée » et à la surconsommation, la gestion des déchets électroniques devient une préoccupation majeure. Si la plupart échappent au recyclage et finissent dans des centres d’enfouissement, il existe cependant une alternative : les écocentres et les points de dépôt des détaillants. QUE DEVIENNENT LES DÉCHETS ÉLECTRONIQUES ? Il n’y a aucune loi au Québec concernant le traitement des déchets électroniques. Le choix revient donc à la population de recycler ou non ces appareils. La quantité de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) ne cesse d’augmenter, ce qui n’est pas sans créer de sérieux problèmes. Le Ghana, en Afrique occidentale, et le Guiyu, en Chine, font partie des endroits servant de poubelle à déchets électroniques. En fait, des centaines de sites en Asie et en Afrique servent de dépotoirs à DEEE provenant de pays comme le Canada, les États-Unis et le Japon. Or, les méthodes de traitement des déchets y sont très rudimentaires et entraînent de graves répercussions sur l’environnement et la santé des populations environnantes. Par exemple, en Chine, le taux de plomb retrouvé dans la rivière Lianjiang, à proximité d’un site de recyclage, serait beaucoup trop élevé selon les standards internationaux. Au Québec, plusieurs tonnes de déchets électroniques aboutissent dans les sites d’enfouissement chaque année. Pourtant, ces déchets nocifs – qui contiennent des substances toxiques comme le plomb, le cadmium, le béryllium et le mercure – ne devraient pas être jetés à la poubelle : ils présentent des risques pour la santé et pour l’environnement s’ils ne sont pas gérés convenablement. Fait important, il en coûte près de 10 fois plus d’extraire certains métaux que de les recycler! RÉEMPLOI OU RECYCLAGE ?
Disposez de vos déchets électroniques de manière responsable.
Photo: Maelle Daphne Paradis, Anne-Marie Desrosiers
Ordinateurs personnels, tablettes, téléphones intelligents, iPod, iPad… Le nombre d'appareils « essentiels » à nos activités quotidiennes ne cesse de s'accroître. Mais que leur arrive-t-il quand ils cessent de fonctionner ou qu'ils sont abandonnés pour une version plus récente ?
qui fonctionne toujours. Pourquoi ne pas lui offrir une deuxième vie et le mettre à la disposition d’autres utilisateurs? Le revendre, le donner à un membre de son entourage ou l’offrir à un organisme de charité? L’organisme à but non lucratif reconnu par RECYC-QUÉBEC, ARPE-Québec, réunit tous les détaillants du Québec et coordonne les activités de réemploi et de recyclage dans les différents écocentres. Les ordinateurs pou-
vant encore servir sont ainsi acheminés à Ordinateurs pour les écoles du Québec (OPEQ), qui récupère les ordinateurs usagés pour les redistribuer gratuitement aux écoles. Initiative qui porte ses fruits, puisque l’OPEQ a redistribué plus de 130 000 ordinateurs aux écoles québécoises depuis sa création. Il existe également de nombreux points de dépôt chez des détaillants qui récupèrent les petits appareils électroniques (voir encadré). Et quand les appareils qui ne servent plus ne peuvent pas être réemployés ou réparés, ARPE-Québec les achemine jusqu’à des usines de transformation où ils seront triés et broyés – les matériaux encore exploitables après démantèlement (métaux précieux, en particulier) étant par la suite réutilisés. ANNE-MARIE DESROSIERS, LAURIE SAVARD ET MAËLLE DAPHNÉ PARADIS
OÙ RECYCLER ? Nous vous suggérons de consulter les sites suivants pour trouver le point de dépôt le plus près de chez vous. Association pour le recyclage de produits électroniques http://arpe.ca/
Bacs de récupération de déchets électroniques http://www.electrobac.com/
Ordinateurs pour les écoles du Québec http://www.opeq.qc.ca/
Plusieurs magasins comme Archambault, Future Shop et Best Buy reprennent gratuitement les piles, cellulaires, lecteurs CD, MP3, DVD portatifs, CD et cartouches d’encre. Bureau en Gros récupère sans frais les ordinateurs de bureau, portables, moniteurs, numériseurs, télécopieurs, imprimantes, cellulaires, agendas électroniques et caméras.
Il existe pourtant de nombreux moyens d’éliminer nos déchets électroniques de manière responsable. Le réemploi est une alternative qui devrait être considérée quand nous voulons nous départir d’un appareil qui ne nous convient plus, mais
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LA QUÊTE
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CELLULAIRE, LIBERTÉ OU BOULET ? Deux univers se confrontent : si certains peuvent vivre sans téléphone portable, pour d’autres, il est inconcevable de s’en passer. Portraits croisés.
Amélie, enseignante, a décidé de vivre sans cellulaire. La jeune femme sent qu’elle fait partie des « espèces en voie de disparition » ; plus de 90 % de la population québécoise possède un cellulaire. Pour autant, elle ne regrette pas du tout son choix : « Même si je n’en possède pas, je ne suis pas déconnectée de la réalité. J’ai un ordinateur portable, la télé, la radio et je possède un téléphone fixe à la maison. C’est un gros avantage, car je peux avoir une vie privée et je crois que le fait de posséder un cellulaire envahit cette zone. “ Cette machine ” est complètement entrée dans nos habitudes, elle est le pire ennemi du lâcher prise, car elle nous maintient sans cesse dans un état de veille ». « Je trouve que les gens deviennent obsédés par cet objet. On se surprend à vérifier constamment nos appels, au cas où l’on aurait reçu un message. Cela peut devenir une source de stress. Avec lui, impossible de profiter simplement de l’instant présent ou de nous reposer. Au fond, on est “ connecté ”, mais “ déconnecté ” de la réalité, on ne se parle plus, on se texte pour “ dire ” où l’on est et ce que l’on fait ou encore, on se photographie, au resto, au magasin, au cinéma. Avec le cellulaire, on s’éloigne de la réalité, on se détache. Trouvez-moi une personne ayant un cellulaire qui n’est pas constamment en train de jouer dessus ». Pour Amélie, le fait d’« être déconnectée » n’est pas un handicap. « C’est un peu
comme une liberté de la technologie. Je sais que le cellulaire ne représente pas tous les inconvénients du monde, car il peut être utile pour joindre quelqu’un en cas d’urgence, il y a des applications utiles pour connaître les bouchons de circulation, pour aller voir ses comptes
la phobie d’être privé de son téléphone portable : la nomophobie. Marco ajoute : « Je me sens nu sans mon cellulaire, c’est très angoissant pour moi de me retrouver à la station de bus et de ne pas savoir quelle heure il est. J’ai aussi l’habitude de vérifier sur l’application RTC l’horaire des bus. Pis là, je dois me priver d’écouter de la musique ou de lire les nouvelles pendant le trajet. Tout devient plus pénible ».
Photo: Nicolas Laberge
AMÉLIE ET LA SIMPLICITÉ VOLONTAIRE
bancaires, et j’en passe. Il y a de nombreux avantages, mais pour moi, ils ne sont pas suffisants pour que j’adhère à cette “ mode technologique ”. Je vis ma vie à fond et je savoure chaque instant… » MARCO L’ACCRO Marco, étudiant à l’université, possède un cellulaire et s’avoue accro aux technologies. Il a fait l’expérience de laisser son cellulaire à la maison pendant vingt-quatre heures et en témoigne. « Je dois admettre qu’à peine rendu au coin de la rue, j’ai ressenti un peu de panique, c’est comme s’il me manquait un outil essentiel », affirme-t-il. Un nouveau terme a d’ailleurs été inventé pour désigner la peur ou
Robert Clayton, doctorant à l’Université du Missouri, tout comme certains chercheurs américains, croit que le téléphone intelligent fait tellement partie de nos vies qu’il est devenu « une extension de nous-mêmes », et lorsqu’une personne en est séparée, elle ressent une diminution de sa personne, ce qui peut créer de l’anxiété.
Sans son cellulaire, Marco se sent démuni : « Que ce soit par rapport à la météo, à l’horaire de cinéma ou encore au nom d’un acteur dans un film, j’ai l’habitude de pouvoir vérifier l’information immédiatement. On réalise que notre génération dépend de Google. C’est incroyable de voir à quel point ça m’irrite de ne pas connaître la réponse instantanément ». À la fin de son périple, Marco avoue qu’il ne renouvellera pas l’expérience. « Jamais sans mon cell ! », conclutil avec conviction. HÉLÈNE NADEAU ET MARIEVE POIRIER
541, rue de Saint-Vallier Est, 4 e étage, Québec, G1K 3P9 T 418 691-3690 atelierdelamezzanine.com | info@atelierdelamezzanine.com
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LA QUÊTE
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LA DOMOTIQUE AU SERVICE DES USAGERS… ET DES VOLEURS! Depuis le milieu des années 1980, l'automatisation de sa résidence fait de plus en plus d'adeptes, mais elle peut aussi jouer de dangereux tours… quand une personne aux intentions douteuses en prend le contrôle.
Tout cela n'est pas de la magie, mais plutôt le résultat d'une technologie basée sur l'automatisation industrielle, appliquée à une résidence privée. Il suffit d'installer un ordinateur central servant de cœur au système, et d'y ajouter plein d'options pour tout mécaniser chez soi, des ampoules à la machine à café. La seule limite est d’ordre financier, puisque techniquement, tout est possible.
d'action. Sa porte d'entrée s'ouvre, un mouvement est détecté dans son salon et, quelques secondes plus tard, il reçoit un flux d’images. Nous suivons en direct l’invasion de son domicile. L’un de nous finit par contacter le 911. Après trente minutes d’angoisse, la police l'appelle pour lui annoncer qu'elle a relevé des traces de pas, mais rien n'est très sérieux ni concluant.
UN FAIT VÉCU INUSITÉ Nous voilà au bureau, à discuter pendant le dîner. Un collègue en profite pour parler de sa maison intelligente. Il nous montre sur son téléphone une application l'informant en temps réel des senseurs d'activités, des lumières ajustables et même des verrous électroniques sur toutes les portes, y compris ceux des chambres. Il mentionne qu’il a installé dans les murs des caméras qui détectent le moindre déplacement. Sa franchise cause un inconfort évident. Soudain, son écran s'illumine, une alarme sonne. Il blêmit. Nous nous retrouvons brusquement dans la scène d’un film
mais les voleurs auraient eu à travailler plus fort pour entrer, car pirater une pareille installation est parfois plus simple que de crocheter les verrous d'une porte. Et c’est sans compter avec la dimension psychologique. Quelle est la motivation qui pousse un propriétaire à investir des milliers de dollars pour protéger ses biens, mais surtout, pour connaître les allées et venues de ses proches ? Où se situe la limite de l'acceptable ? Nous sommes en droit de nous poser la question. Malgré tout, la passion de la technologie conjuguée à un brin de paresse rendent intéressante l'idée de pouvoir changer la couleur des lumières ou la hauteur des stores d’un simple clic, sans bouger. Rien de tout cela n’aide à réduire le taux de cholestérol, mais ça a définitivement un effet bénéfique sur la pression artérielle. Photo: Stéphane Bussière
Vous connaissez sûrement quelqu'un qui vous raconte qu’il peut, du bout des doigts, verrouiller son domicile ou abaisser les stores de son salon à partir de son iPhone. Il sait quand sa famille arrive à la maison et discute volontiers de toute autre ingéniosité qui lui permet de garder la mainmise sur son logis.
Les mois passent, et les voleurs sont arrêtés. Mon collègue découvre qu'ils avaient connecté une tablette et une prise de courant derrière la maison pour accéder à son réseau et en prendre le contrôle, ce qui peut se faire sans difficulté, car la plupart des automates bon marché utilisent les équipements électriques pour communiquer et que leurs signaux ne sont pas encore cryptés aujourd'hui.
STÉPHANE BUSSIÈRES
POUR OU CONTRE ? Difficile de prendre position sur la domotique. Sans elle, mon collègue n’aurait jamais pu contacter la police rapidement,
POUR UNE FRACTION DU PRIX, LA MÊME CHOSE… OU PRESQUE À condition de posséder un ordinateur, un téléphone intelligent ou une tablette, tout est possible en domotique. Il faut tout de même compter de 1 500 à 10 000 $, voire plus, selon le type et le degré de sophistication des équipements dont l’installation devra être faite par un électricien, une entreprise spécialisée ou une compagnie de systèmes d’alarme. L’investissement n’est donc pas négligeable, outre le fait que l’utilisation de telles bébelles pourra décourager des personnes moins « connectées ». De nombreux appareils, moins pointus peut-être, mais nettement plus accessibles, sont disponibles sur le marché : • les thermostats programmables, qui permettent des économies de chauffage, pour environ 50 $; • les minuteries, grâce auxquelles on peut programmer les heures de fonctionnement de certains appareils électriques domestiques, au coût d’à peine 20 $; • les détecteurs de mouvement, qui servent à allumer les lumières d’une pièce (20 $). ROXANN MEUNIER-CRAWLEY
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LA QUÊTE
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SAVIEZ-VOUS QUE...
LA FINE POINTE DE LA TECHNOLOGIE La technologie sans fil Bluetooth tient son nom d’un roi danois
Le terme bogue, provenant du mot anglais bug (insecte), doit
au X siècle, Harald Blåtand, dont le patronyme signifie « à la dent
son origine à un dysfonctionnement causé par des insectes.
bleue ». Ce roi a unifié les tribus de son royaume, qui s’étendait du
Attirés par la chaleur que généraient les premiers ordinateurs
Danemark jusqu’à la Norvège : le système Bluetooth, qui consiste
des années 30, ceux-ci s’infiltraient dans le système mécanique
à relier deux appareils à courte distance, fait ainsi référence à cette
et provoquaient un choc thermique. Bien que les bogues
« unification ». Le logo s’inspire d’ailleurs des initiales runiques
soient aujourd’hui généralement causés par des erreurs de
de ce personnage (illustration ci-dessus).
programmation, le terme est resté ancré dans l’usage.
D'origine québécoise, le mot-valise courriel (de COURRIer et
Le mot wiki vient de l’hawaïen wikiwiki, qui signifie « rapide
ELectronique) a été créé afin de concurrencer e mail, emprunt
», et désigne un site Web dont le contenu peut être modifié par
intégral à l'anglais. Les termes courrier électronique et message
les internautes. L’encyclopédie collaborative Wikipédia en est le
électronique sont également utilisés dans la Francophonie.
meilleur exemple.
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TECHNO CROISÉ PAR JOANIE BOULANGER, JULIE DOYON ET ÉMILIE PRESSEAU
TECHNO-‐CROISÉ
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Par Joanie Boulanger, Julie Doyon et Émilie Presseau
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VERTICALEMENT HORIZONTALEMENT : 1. Action d'infiltrer un système informatique. 2. Support livres électroniques. 1. Action d'infiltrerpour un système informatique. 9. Logiciel qu'on peut télécharger sur un appareil mobile. 3. Ensemble des techniques qui permettent la gestion à distance des systèmes d'une 2. Support pour livres électroniques. 10. Préfixe grec signifiant « nain » habitation. 4. Espace virtuel où les données peuvent être stockées et partagées. 3. Ensemble des techniques qui permettent la gestion à distance 11. Machine à commandes automatiques ayant un aspect 5. Fait de devenir dépassé, périmé à cause de l'innovation ou de nouvelles des systèmes d'une habitation. humain. tendances. 6. Pictogramme permettant d'accéder à un logiciel. 4. Espace virtuel où les données peuvent être stockées et 12. Système informatique doté de capacités intellectuelles qui se 7. Court message envoyé par téléphone mobile. rapprochent de la conscience humaine. partagées. 8. Le plus petit élément de l’affichage numérique.
VERTICALEMENT :
5. Fait de devenir dépassé, périmé à cause de l'innovation ou de nouvelles tendances.
13. Qui n'existe pas matériellement.
14. Personne passionnée par les domaines scientifiques ou HORIZONTALEMENT 6. Pictogramme d'accéder à un logiciel. ayant un aspect technologiques. 9. Machinepermettant à commandes automatiques humain. 10. Préfixe grec signifiant « nain »
7. Court message envoyé par téléphone mobile. 15. Se dit de l’ère dans laquelle l’information se propage en 11. Logiciel qu'on peut télécharger sur un appareil mobile. majorité sous forme de code informatique. 12. Système informatique de capacités intellectuelles qui se rapprochent de la 8. Le plus petit élément de l’affichagedoté numérique. conscience humaine. 16. Fait d'établir une liaison. 13. Qui n'existe pas matériellement. 14. Personne passionnée par les domaines scientifiques ou technologiques. 15. Se dit de l’ère dans laquelle l’information se propage en majorité sous forme de code informatique. 16. Fait d'établir une liaison. 9. APPLICATION 10. NANO 11. ROBOT 12. I.A. (pour intelligence artificielle) 13. VIRTUEL 14. GEEK 15. NUMÉRIQUE 16. CONNEXION
1. PIRATER 2. LISEUSE 3. DOMOTIQUE 4. NUAGE 5. OBSOLESCENCE 6. ICÔNE 7. TEXTO 8. PIXEL
VERTICALEMENT
HORIZONTALEMENT
SOLUTIONNAIRE
SOLUTIONNAIRE
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HORIZONTALEMENT 1. PIRATER 2. LISEUSE 3. DOMOTIQUE 4. NUAGE
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QUIZ
Photo: Archives Web
SOFIE-JEANNE GAGNÉ FORTIN ET CATHERINE MATHIS
DE L’UTOPIE À... L’INNOVATION! 1. L’imprimerie a ouvert la voie à la diffusion de
5. Edwin H. Land a entre autres inventé, grâce à ses
l’information à travers le monde entier. Qui a eu cette idée
recherches sur la polarisation de la lumière, des lunettes de
de génie, dans les années 1440 ?
ski et des lunettes 3D. Qu’a-t-il commercialisé, en 1948, qui
a) Anthony Hopkins
c) Thomas Savery
existe toujours aujourd’hui ?
b) Gutenberg
d) Gabriel Fahrenheit
a) Le grille-pain électrique
2. L’États-Unien Thomas Edison met au point un éclairage
b) La lampe de luminothérapie
durable en faisant passer du courant à travers un filament
c) Un appareil photographique instantané, dont le plus
de carbone, dans une simple ampoule. En quelle année cette
connu est le Polaroïd
invention lumineuse est-elle réalisée ?
d) Le radiateur domestique
a) 1798
c) 1897
6. Commercialisée au Japon en 1989, la Game Boy – console
b) 1879
d) 1918
portable de jeux vidéo développée et fabriquée par Nintendo
3. En 1876, Alexander Graham Bell, passionné par les sons
– a été conçue par un vétéran de l’industrie. Qui était-il ?
depuis toujours, invente le téléphone. Quelle est la première
a) Aleksandr Serebrov
c) Jay Smith
phrase qu’il prononce dans le combiné ?
b) Gunpei Yokoi
d) Samuel Morse
a) « Incroyable, ça fonctionne ! »
7. La voiture hybride est peut-être la voie de l’avenir, grâce
b) « Monsieur Watson, venez vite, j'ai besoin de vous. »
à sa faible consommation d’essence et à ses avantages
c) « Une pizza toute garnie, svp ! »
écologiques. Au cours de l’année 2014, laquelle de ces
c) Il reste bouche bée…
voitures hybrides s’est le plus vendue au Canada ?
4. Un appareil extrêmement pratique inventé par Jean-
a) Optima Hybride, de Kia
c) Insight, de Honda
Eugène Robert-Houdin, illusionniste du XIX siècle, est
b) Prius, de Toyota
d) Touareg , de Volskwagen
installé pour la première fois sur une voiture en 1897. Quel
8. Une technologie innovatrice fait son apparition en 2015 :
est-il ?
l’Apple Watch, montre intelligente aux multiples fonctions.
e
a) La suspension
c) Le système de freinage ABS
Combien en existe-t-il de collections ?
b) L’accoudoir
d) Le taximètre
a) Une
c) Trois
b) Deux
d) Six
Réponses : 1. b / 2. c / 3. b / 4. d / 5. c / 6. b / 7. b / 8. b
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to: Pho rtin Ma e
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LE DÉFI D’IMPRUDENCE
Une petite carte arrive par la poste ! Ornée d'un dessin de moulin à vent, elle porte une phrase de Jacques Brel :" Nous savons tous les deux que le monde sommeille par manque d'imprudence. " Depuis, quand on parle d'adolescents en difficulté, le poète me rappelle de réfléchir avant de condamner la bêtise. À la fin de l’hiver dernier, des élèves de deux polyvalentes près de chez vous ont appris qu’utiliser l’informatique pour faire une blague peut coûter cher, car toutes les informations qui transitent par Internet sont archivées et peuvent donc être extraites des mémoires cryptées pour en identifier la provenance. Les collégiens le savent, mais préfèrent l’ignorer. Aucun d'eux ne se croit moins brillant que son téléphone intelligent ? La logique veut que l’outil dépende de celui qui l’utilise puisqu’un humain l’a inventé, en a imaginé l’usage et conçu le mode d’utilisation (ou le programme) ! Le marteau ne sert que dans l’éventualité où quelqu’un le manipule, et il en va de même pour la scie, le malaxeur, l’auto, le fusil ou l’ordinateur. Mais tout comme ses aînés, le jeune adulte de 2015 recherche parfois les situations périlleuses : ça déniaise et ouvre les portes de l’évolution, de la croissance et du progrès ! On peut croire qu’à l’ère des gadgets informatiques en perpétuelle évolution, l’adolescent qui envoie une alerte à la bombe sur son iPad, ou qui défie l’autorité en promouvant un produit défendu depuis son téléphone cellulaire, connaît le risque de se faire prendre. Cette envie de provoquer l’autorité en partageant un sentiment d’invulnérabilité peut mener à des imprudences excitantes, même chez l’adulte « en contrôle ». Parle-t-on alors d’ignorance ?
peur. Pourtant, la terre entière a été balayée par une marée de mesures de sécurité parfois stupides et made in USA, et ce, pour tenter de dissimuler leur peur. La grande chasse aux terroristes était lancée ; on a traqué quiconque n’aimait pas la tarte aux cerises, portait une cravate rouge et un turban vert, une large robe noire ou un foulard à carreaux. Et quel en a été le résultat ? La radicalisation de l’autre. Par la suite, un certain Edward Snowden a surgi en accusant d’abord les grands de son pays, puis ceux du monde entier, d’espionner leurs voisins à l’aide d’une panoplie de gadgets électroniques. Il a échappé à ceux qui voulaient l’enfermer de même que trouvé des alliés pour pouvoir diffuser son message : Big Brother vous regarde, vous écoute, vous lit, vous suit et vous épie en jouant avec ses faux bourdons (drones). Il faut trouver un moyen d’arrêter ça ! Antoine n’a pas étudié Orwell. Il ne s’intéresse pas non plus aux téléréalités. « C’est qui Big Brother ? Un autre Bonhomme Sept Heures ? Si j’avais peur, je n’irais pas me cacher dans un trou pour ronfler en sécurité, pas plus que j’achèterais un gun, comme Harper le voudrait ! », explique-t-il. Essayant d’être subtile, je propose à ce représentant de la génération montante de lire mon vieux roman de prédilection, 1984, ainsi que le Petit guide d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon. J’insiste aussi pour qu'il ouvre C’était au temps des mammouths laineux de Serge Bouchard au chapitre Le Facebook de Montaigne, juste au cas où il déciderait, comme les anciens, de prendre le chemin du bois plutôt que d’aller ronfler dans la caverne des peureux.
« Si tu penses trop, tu deviens parano ! » lance mon neveu Antoine, qui soutient que depuis l’an 2000, les technologies de la communication sont en développement accéléré et atteignent « la vitesse d’un bon scénario de jeu vidéo ». « Nul ne sait qui s’en charge », ajoute l’ado, qui croit dur comme fer que la CIA et la NASA s’inspirent de la science-fiction pour développer des manières d’embêter les gens et de coincer « l’ennemi » sans visage! Pour Antoine, la seule manière de survivre aux menaces catastrophiques consiste à les ignorer.
MARTINE CORRIVAULT
« La peur est le pire des ennemis de l’humanité ! Et non, ce n’est pas le commencement de la sagesse, comme le disent les vieux, qui ont peur de perdre ce qu’ils ont. Pourquoi serait-il sage de se cacher dans un trou, lorsqu’on a peur du Bonhomme Sept Heures ? On ne peut vivre qu’à l’air libre ! », s’exclame-t-il. « Avec un cell ou une tablette ? », lui demande sa tante en plaisantant. « Un GPS, ça peut être utile... », rétorque alors Antoine. Au lendemain du 11 septembre 2001 (jour de l'effondrement du World Trade Center à New York), le président Bush affirmait que les Américains allaient montrer à la planète qu’ils n’avaient pas
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Automatique L’Art meurt sous le regard moqueur d’une science pédante qui pense valeur et grandeur en terme de pratique et d’usage, ce n’est pas si sage nous perdons nos plumes quand le iPhone perd de l’épaisseur de la calotte polaire est-elle la même si vous priez dieu est mort dans l’âme en pane de philosophie le monde préfère la technologie notre pêché le confort matériel au détriment d’une sécurité spirituelle blague sur Facebook un peu douteuse je me sens râleuse j’espionne le mode qui tourne pas à l’envers, mais qui défile à l’écran rien de privé à l’ère des voyeurs pas de pudeurs pas d’innovateurs comme les Romains et les tweets même si demain le progrès continue nous on diminue dans l’espoir que
la science comble nos angoisses existentielles, mais nous serons tous désuet l’esprit de l’Occident est loin de son berceau avant que la modernité sans pitié vous éclair camper dans la nature morte d’un tableau qui n’existera plus, car la photo est belle comme le jour la nuit éclairée de mon smartphone sonne tout le temps qu’on perd avec ça qui fond et vieillit tout en plastique programmé pour mourir vite plus productif autant quantitatif, mais le durable est improbable. SAMANTHA BRUNET
Photo: Sarah-Eve Pouliot Fortin
LE SECRET DE RÉUSSITE D’ÏNCHOO BIJOUX
Vous voulez vous lancer dans l’entrepreneuriat ? Un projet vous tient à cœur et vous ne savez pas comment le démarrer ? Suivez l’exemple d’Astrid Apissoghomian, jeune entrepreneure joaillière fabuleusement colorée et créatrice de la marque Ïnchoo Bijoux, qui fabrique des bijoux uniques, inspirés du « glamour et du rock n’ roll ». Elle partage avec nous son expérience. Ïnchoo veut dire « pourquoi » en arménien, une des langues maternelles d’Astrid, qui voulait pour sa compagnie un nom qui « sonnerait bien » à l’oreille, sans trop en révéler sur son style, pour se laisser plus de liberté à travers les collections. Chez Ïnchoo Bijoux, la relation de proximité entre le créateur et le client est primordiale. Astrid souhaite inspirer sa clientèle en lui offrant des accessoires à son image. « Je m’inspire directement de vous et j’espère que je vous inspire aussi. » Plusieurs lui ont même confié que leurs Ïnchoo étaient leurs porte-bonheurs.
paresseux, tu réfléchis à des façons d’en faire plus en faisant moins d’effort, et ça, c’est intelligent. » Pour Astrid, il est essentiel d’être à l’écoute de son client, de ses employés et de ce qui se passe autour. Heureuse de voir où Ïnchoo Bijoux s’est rendu jusqu’à présent, Astrid rêve toujours de plus grand. « La plus belle chose qui pourrait m’arriver, c’est que je reçoive un message de Lady Gaga qui me dise : “ Fais-moi quelque chose ”. Je veux que le monde du rock n’ roll porte mes bijoux. » La créatrice insiste sur le fait qu’il faut toujours continuer de s’abreuver de nouvelles expériences. « Garde l’énergie, garde la passion, garde le thrill. » Astrid a encore mille et un projets en tête. De nouvelles collections paraîtront sous peu : surveillez-les sur sa page Facebook ! SARAH-EVE POULIOT-FORTIN
Un conseil pour les jeunes entrepreneurs ? « D’être constant, de ne pas être paresseux… et d’être paresseux ! Parce que quand t’es
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D’OÙ LES MISÈRES DE LA « TEXTOCRATIE » TEXTE 1
UN ÉCHANGE VALET-MAÎTRE SUR ÉCRAN INTELLIGENT :
D’où lPART es misères de NUIT la « DU textocratie » 1ER MAI 2015 AU 2 MAI 1881 QUELQUE DANS LA MERCREDI
Un échange valet-‐maître sur écran intelligent : quelque part dans la nuit du mercredi 1er mai 2015 au 2 mai 1881 (2h07) Chère Madame B… C’est d’entre mes feux jaillissants Blouip! Blouip! que… que quoi donc ? (2h07) Monsieur ? Plaît-il ? (2h10), Mais je C nehère vous ai demandé, (4h30) Ne voudriez-vous Monsieur, comme le (2h07) Mrien adame B… àCvous. ’est D’ailleurs, d’entre les mes feux jaillissants que… pas, que quoi ddire onc? majordomes, ça ne dort pas ? poète, « combien il est dur à monter et à descendre l’escalier (2h07) Monsieur? Plaît-‐il? d’autrui » ? (2h10) Certes, Monsieur, mais votre doigt aura glissé, à moins (2h10), Mais je ne vous ai rien demandé, à vous. D’ailleurs, les majordomes, ça ne dort que je ne fusse Madame B… (4h57) Écrivez pour moi, tant que vous y êtes ! pas? (2h15) Oh, ha! Je vois, pardon. C’est que l’étourderie me prend (4h57) Cela m’échapperait, Monsieur. Certes, Monsieur, mais votre doigt aura glissé, à moins que je ne fusse Madame B… quand(2h10) je poétise. (5h03) Bon, cas, allez vous jréchapper ailleurs! (2h15) Oh, ha! Je vois, pardon. C’est que l’étourderie me enpce rend quand e poétise. (2h10) Sans doute, Monsieur. (6h15) Sans Barbara… ma couche est une tombe de soie (2h10) Sans doute, Monsieur. (3h23) Madame B… Je vous aime, aimez-moi donc :). brillante. Râblais, ça, c’est sexy ! (3h23) Madame B… Je vous aime, aimez-‐moi donc :). (3h23) Conseillerais-je à Monsieur de troquer au plumitif, la (6h15) c’est Rabelais… et n’en est point àprose la fois, mais (3h23) Conseillerais-‐je à Monsieur de troquer au Ça, plumitif, la plume d’une plus plume d’une prose plus galante ? l’image plaît, bravo. galante? (3h27) Ah ! « plumitif », toujours à me complimenter, coquin! (6h23) Vous êtes encore là, vous ? lumitif », toujours à me complimenter, coquin! Donc, vous me suggérez un Donc,(3h27) Ah! « vous me suggérezpun discours plus :P ? Mais, attendez, (6h23) Ce me semble, Monsieur, comme bientôt le matin. discours pvieille lus :P? Mais, attendez, vous m’espionnez, vieille fouine? vous m’espionnez, fouine ? ☹ et re ☹ ! Point m’en déplaise, onsieur, loisir ☹, d’épier à ces heures lentes l’épistolier (3h27)(3h27) Point m’en déplaise, Monsieur, mais M ce loisir d’épierm à ais ces ce (6h30) heuressommeillant lentes l’épistolieresommeillant en vous m’est strictement n vous m’est strictement déconseillé, rdre u médecin. (6h35) o Des œufsdbénédictine, Monsieur. déconseillé, ordre du médecin. (3h37) Ah bon? Pardon, je ne savais pas cette m aladie. (6h35) Et comment, oui ! (3h37)(4h30) Ah bon ?M Pardon, je ne savais pas maladie. adame B…, ne mcette e fuyez point, car monter et descendre, c’est essoufflant, quand (4h30)l’échelle Madame B…, ne me fuyez n’est pas la vpoint, ôtre car ;). monter et desMATHIEU FLEURY cendre, c’est essoufflant, quand l’échelle n’est pas la vôtre ;). (4h30) Ne voudriez-‐vous pas, Monsieur, dire comme le poète, « combien il est dur à monter et à descendre l’escalier d’autrui »? (4h57) Écrivez pour moi, tant que vous y êtes! (4h57) Cela m’échapperait, Monsieur. (5h03) Bon, en ce cas, allez vous réchapper ailleurs! (6h15) Sans Barbara… ma couche est une tombe de soie brillante. Râblais, ça, c’est sexy! (6h15) Ça, c’est Rabelais… et n’en est point à la fois, mais l’image plaît, bravo. (6h23) Vous êtes encore là, vous? Aujourd'hui, les rideaux du salon. cLe soleil bme cuisson tantinet accentuée vers le coin supérieur droit, qui (6h23) j'ai Ce ouvert me semble, Monsieur, omme ientôt le munatin. réchauffe le visage et aveugle mes yeux rougis. Je m'assois à la était de loin la meilleure. L'empreinte de l'appareil demeure (6h30) L, L et reL! fenêtre dans ma vieille chaise berçante et savoure les gazouillis intacte au milieu de graines de pain et de tâches framboise... (6h35) des Des œufs printaniers. bénédictine, onsieur. trop loquaces bruants Dans M la pièce résonnent Je n’ai rien touché. De petites mouches à fruits sont peu à peu un doux craquement du bois et leoruissellement d'un mince filet sorties de nulle part. C'est sale! Un nuage de saleté en suspen(6h35) Et comment, ui! d'eau. Le liquide verdâtre d'un aquarium à l'abandon. Ton gros sion me fait toussoter. Une ombre passe dehors et je crois voir poisson-orphelin me regarde d'un oeil affamé. Trois mois que ta silhouette au loin, mais mon cœur ne s'emballe plus comme l'eau s’évapore et que les cheveux s'accumulent dans les coins. Un avant. Ça suffit. Demain, je m'achèterais un nouveau toaster Mathieu Fleury léger vertige gagne ma tête. Trop de luminosité sur ma tapisse- en stainless et je ferais le ménage. rie de poussière. Mes paupières se referment sur elle-même. J'ai faim. Deux jours à remplir mon estomac de vide. Je m'ennuie de CAMILLE GAGNÉ ton grille-pain. Il faisait les toasts les plus imparfaitement déli cieuses. Quand le bruit métallique du vieux mécanisme rouillé me faisait sursauter, je savais qu'une première tranche pâle et frivole était sautée par-dessus bord. C'est la seconde tartine, demeurée
Mon toaster, tes miettes et des mouches
captive du grillage ardent, avec sa dorure zébrée caramel et sa
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LE ZINE, IMPRIMÉ EN MARGE À contre-courant de l’industrie culturelle, la culture zine encourage une démarche créative individuelle; pour dire ce qu’il veut comme il le veut, que chacun se fasse auteur, illustrateur et éditeur. Cette trame souterraine d’œuvres indépendantes forme une mosaïque bigarrée et toujours en mouvement. Pas magazine ni même fanzine, le zine est protéiforme. Imprimé autoédité à faible tirage (moins de 1 000 copies), produit souvent avec les moyens du bord, il peut être collé, cousu, broché. Graphique ou littéraire. Cynique, ludique ou poétique. Insolite. Hétéroclite. Pour étancher sa soif de création et d’expression, chacun doit s’inventer, trouver son style et même savoir en changer.
• abordez un automate DISTROBOTO (voir encadré);
Ce genre hors normes venu des États-Unis, figure culturelle de la philosophie DIY – de l’anglais « Do It Yourself » pour « Faites-le vous-même », voire « Prenez les choses en main » – célèbre avant tout la participation et la prise de parole. Des années 1960 à nos jours, le courant québécois de la contre-culture se l’est approprié.
Jeanne-Astrid Lépine
Objet soigné – « Fait avec amour », voit-on souvent à son propos – beau et rare, mais cédé pour une poignée de monnaie, le zine déroute. C’est qu’il ignore à dessein les lois de la production en série et de la consommation de masse. Il se troque ou se déniche hors des canaux officiels de distribution et des lieux établis de diffusion culturelle, transite de main à main, voyage par courrier. Il rembobine le fil du temps, à la recherche du plaisir spontané de la création, du sérieux du bricolage. Et il est là. Papier plié, coupé, empreint encore de son créateur, témoin tangible d’une rencontre, comme le bâtonnet que se passent entre eux les coureurs de relais. Vendu pour presque rien, il fait circuler les idées ; passé au suivant, il soude une communauté. SI LE ZINE VOUS INTÉRESSE : • rencontrez des auteurs de zines patentés et leur micro-produc tion (ainsi que toutes sortes de créateurs locaux indépendants) au 12e Salon Nouveau Genre (sous-sol de l’église Saint-Jean Baptiste, 9 et 10 mai) ; • bouquinez à la librairie La Page Noire (255, rue Dorchester, Québec);
• inspectez le coin du comptoir de votre libraire de quartier; • trouvez vous-même l’inspiration avec les trucs d’Alex WREKK, Stolen Sharpie Revolution, aux éditions Lunchroom.
DISTROBOTO Distributeurs de cigarettes sauvés de la disgrâce pour servir l’art, les automates à vocation culturelle du réseau DISTROBOTO sont de fiers ambassadeurs zines. Pour 2 $, les machines DISTROBOTO proposent aux amateurs et aux curieux une panoplie d’œuvres de poche hors du commun : petits livres, bandes dessinées, courts métrages ou musique sur mini disques compacts, cartes à collectionner et autres créations. Lancé à Montréal en 2001 par Louis Rastelli, le projet à but non lucratif offre aux artistes locaux émergents une vitrine qui rend leur travail accessible au grand public. Depuis, 1 200 d’entre eux y ont participé. Aujourd’hui, le réseau d’une douzaine de machines opère à Montréal, à Québec et en France (à la Fanzinothèque de Poitiers). Chaque année, près de 6 000 œuvres à l’affiche de DISTROBOTO trouvent preneur. DISTROBOTO à Québec Coopérative Méduse, 595, rue Saint-Vallier Est Cercle, 228, Saint-Joseph Est Pour plus d’information ou pour soumettre un projet, visitez le site DISTROBOTO : www.distroboto.com.
Photo: Louis Rastelli
• faites un tour à la boutique Article 721 (721, 3e Avenue, Limoilou);
Dans les machines DISTROBOTO, l’art a remplacé les cigarettes.
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DEUX SUPERWOMEN, DEUX LES LEÇONS D’UNE EX-BRÛLÉE « Je suis fatigué, stressé, brûlé ! » Qui n’a jamais dit ou entendu ces mots? Personne. Tantôt, un peu de repos suffit. Tantôt, le stress et la fatigue s’accumulent… jusqu’au point de rupture. Ce point, je l’ai atteint il y a deux ans et j’en ai tiré des leçons que j’applique désormais au quotidien. Je les partage avec vous aujourd’hui pour vous éviter un burn-out ou pour vous aider à en sortir. PRISE ENTRE DEUX FEUX À 45 ans, je suis retournée aux études à temps plein à l’Université Laval. Étudiante sérieuse, j’avais toujours le nez dans mes livres au détriment de ma famille, car j’avais l’impression de ne pas suffire à la tâche. Quand j’étudiais jusqu’à onze heures un vendredi soir, je me sentais mal de ne pas passer ce temps avec ma famille. Et quand j’étais avec elle, je me sentais mal de ne pas étudier. Je n’ai pas compris les premiers signes d’épuisement. J’étais beaucoup trop débordée pour ça! Sommeil difficile, irritabilité, fatigue et stress permanents, pleurs « injustifiés », Je m’autorise maintenant à impression continuelle de penser à moi, sans toutemanquer de temps, d’être fois tomber dans l’égoïsme à la course.
pur, et je me respecte quoi qu’il arrive.
À Pâques, j’étais très tendue. Ces deux jours de festivités représentaient uniquement du temps d’étude… perdu. Cela m’a été insupportable. J’ai craqué, juste avant la fin de ma première année d’université. Depuis, j’ai compris bien des choses qui m’ont menée à ces leçons d’une ex-brûlée. ÉTEINDRE LES FEUX UN À UN AVEC… LE REPOS. Physique oui, mais surtout mental. Je m’accorde régulièrement des pauses et je m’adonne à des activités qui me permettent de décrocher : dormir, marcher, faire de la moto...
LE MÉNAGE. J’ai d’abord identifié les sources de stress autour de moi : mes études, la gestion maison-famille-chien, et certaines personnes. J’ai ensuite fait le tri : celles dont je ne peux me départir, et celles dont je pourrais me passer. Puis, j’ai agi pour limiter leurs dommages sur ma santé. J’ai donc donné mon chien. Malgré ma peine, ça en valait le coup. À lui seul, ce geste a éliminé 50 % des disputes quotidiennes avec les enfants, beaucoup de stress et de colère. J’ai aussi diminué ma charge d’étude et je fréquente moins les personnes qui ne m’apportent rien de bon, mais davantage celles qui me font du bien. D’ailleurs, je n’accepte plus certains comportements et je le dis. Calmement, mais fermement. L’ÉGOÏSME. Je m’autorise maintenant à penser à moi, sans toutefois tomber dans l’égoïsme pur, et je me respecte quoi qu’il arrive. Avant d’agir, je me pose ces questions : Ai-je vraiment besoin de ça? Est-ce que je le fais uniquement pour les autres ? Le rapport efforts-bienfaits est-il acceptable ? Si ça fait plaisir à quelqu’un, moi incluse, et que l’effort est acceptable, je me lance. Sinon, je laisse tomber. La déception des autres est moins dommageable pour ma santé que l’épuisement qui m’attend au détour. AUJOURD’HUI, JE PÈTE LE FEU Faire la mauvaise expérience du burn-out m’a rendue plus forte que jamais. Plus forte, mais différente. Différente en mieux. Meilleure pour moi parce que plus à mon écoute, et par conséquent, meilleure pour les autres. Si ces quelques trucs m’ont aidée à renaître de mes cendres, ils pourraient vous y aider aussi. Peu importe votre degré de « brûlure », l’important est de trouver l’équilibre : entre travail et détente ; ordre et désordre; vous et les autres ; santé et maladie. Soyez attentifs aux signes et prenez soin de vous maintenant, avant de vous brûler. MARILYSE NADEAU
SUIS-JE LA SEULE À NE PAS ÊTRE UNE SUPERWOMAN ? Chaque femme est une superwoman, moi incluse. C’est du moins ce que je pensais jusqu’à ce que... J’étais dans la vingtaine, pleine d’énergie et d’ambition. L’avenir semblait prometteur. Je complétais un baccalauréat en sciences du langage à l’Université Laval afin de devenir orthophoniste, j’apprenais la langue des signes le soir et je travaillais à temps partiel dans mon village du Bas-Saint-Laurent. Après tout, faire quatre heures de route chaque fin de semaine, travailler quatre jours et avoir six cours par semaine, ce n’est pas la fin du monde…
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LE JOUR OÙ TOUT S’EST ÉCROULÉ Ce matin-là, en me réveillant, j’étais complètement à plat. C’est vrai que depuis plusieurs semaines, je me sentais très fatiguée, je pleurais souvent, je n’avais plus le temps ni l’envie d’accomplir mes activités scolaires, professionnelles et sociales. J’avais l’impression de ne plus être à la hauteur de mes aspirations. Mais j’avais une vie bien remplie, alors c’était normal! Je devais seulement me reposer un peu.
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BURN-OUT, UN NOUVEL ÉQUILIBRE Ce matin-là, tout était différent, tout me donnait envie de vomir. à poser mes limites, à mieux communiquer avec les autres, à Tout était si lourd. Ennuyant. Difficile. Je ne voulais voir personne. régler les conflits rapidement, à choisir mes batailles, à amélioNe parler à personne. Je me suis rendue à l’université. Incapable rer mon attitude et à me valoriser moi-même. de me concentrer. De réaliser quoi que ce soit. Je me suis finaAujourd’hui, j’applique ces apprentissages lement résignée à appeler ma plus vieille amie dans ma vie personnelle et professionpour qu’elle m’accompagne chez mon médecin. Je n’étais donc pas celle nelle pour rester en bonne santé. Chaque Son diagnostic : « Madame Paradis, c’est bien que je croyais être ! Je jour, je nourris tous les petits moments simple, vous faites un burn-out ». Je n’y croyais n’étais pas invincible. de bonheur en disant « merci », en étant pas! Je n’étais donc pas celle que je croyais être ! consciente de la chance que j’ai et de ce Je n’étais pas invincible. que j’ai. Je m’évade dans la nature, je médite, je savoure toute C’était le 25 novembre 2014. La lourdeur de mon travail et de source de beauté, je pratique des activités physiques qui me mes études, certaines relations personnelles houleuses, voire mal- plaisent vraiment et je calme mes tourments un à un. saines, une relation familiale difficile, mon désir d’être parfaite en toutes circonstances et mon âme tourmentée, tout ce poids avait Mesdames, soyez prudentes ! Vous ne pouvez pas toujours être une super mère, employée, étudiante, femme au foyer, eu raison de moi. conjointe, épouse et amante. Si vous sentez que vous perdez le LA MÉTAMORPHOSE contrôle, puisque malheureusement, je ne suis certainement pas la seule à ne pas être invincible, permettez-vous d’enlever Après avoir lu de nombreux livres sur la croissance personnelle, votre cape de superwoman, ne serait-ce qu’un instant. après avoir écrit des tonnes de poèmes et de pages de journal intime, j’ai commencé à changer et à me rétablir. Je me suis mise à ralentir, à penser autrement, à réévaluer les « il faudrait bien » NANCY PARADIS et les « je pourrais le faire pour lui faire plaisir ». J’ai découvert qui j’étais réellement, mes forces et mes faiblesses. J’ai aussi appris
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QUATRE SIÈCLES DE FOLIE* Si, pendant la Renaissance, la maladie mentale s’inscrit dans le paysage culturel (textes savants, théâtre, musique…) – l’hospitalité offerte aux fous est alors de mise –, elle devient vite par la suite une « anomalie » qui justifie l’enfermement. Jusqu’à la « désinstitutionnalisation » qu’opère le Québec dans les années 1960. Retour sur quatre siècles de folie. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la médecine attribue à la folie des causes d’ordre physique plutôt que mental, les plus couramment évoquées étant l’âge, l’alcoolisme et les séquelles de graves maladies physiques. Les communautés religieuses soignent ce désordre ; le médecin n’est sollicité qu’en dernier recours. Les traités de médecine de l’époque font état de méthodes d’intervention inusitées (préparation de sang de belette) ou évoquant la torture (cages de fer). Pour bannir les fous de la société, on les emprisonne, on les enferme dans des hôpitaux ou, au Québec, dans ces petits hangars de bois appelés « loges ». Alors que l’Europe et les États-Unis se dotent d’asiles dès 1815, le premier au Québec (le Montréal Lunatic Asylum) n’ouvre ses portes qu’en 1839, bientôt remplacé par l'asile de Beauport, nommée aujourd'hui l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, qui héberge les « insensés » moyennant un montant alloué par l’État. Dans les années 1950, plus de 15 000 personnes sont enfermées dans les six institutions existantes.
tale crée un système régionalisé d’accompagnement et de défense des droits par, pour et avec les personnes psychiatrisées. … AU CONCEPT DE CITOYENNETÉ Les changements s’articulent donc désormais autour du concept de citoyenneté – qui vise à conférer aux usagers les mêmes droits et les mêmes chances que quiconque. Divers groupes appuient leur réinsertion active dans la société, phénomène de désinstitutionalisation autrefois inimaginable. Il s’agit désormais de troquer l’identité réductrice de patient, de bénéficiaire et a fortiori d’exclu pour celle de citoyen à part entière. Aujourd’hui, le droit de vivre dans la cité ne va pas toujours de soi. Éradiquer l’exclusion et la stigmatisation demande un effort constant. Un combat qu’il reste à poursuivre. Geneviève Dubois-Carrier, Catherine Jean, Marie Lortie Côté, Roxane Lebeau-Cosette et Paméla Tanguay, en collaboration avec tous les étudiants du cours FRN-1105-2212 (Université Laval) GENEVIÈVE DUBOIS-CARRIER, CATHERINE JEAN, ROXANE LEBEAU-COSETTE, MARIE LORTIE CÔTÉ, SARAH-EVE POULIOT-FORTIN ET PAMÉLA TANGUAY
DE LA DÉSINSTITUTIONNALISATION… En 1961, la publication du livre de Jean-Charles Pagé, ex-patient de Saint-Jean-de-Dieu, enflamme le débat public sur les conditions de vie inacceptables des 20 000 patients internés dans les établissements psychiatriques : régime autoritaire, maltraitance, travaux forcés, lobotomie, électrochocs…. Sous la pression des médias et de la population, une commission d’enquête sur les hôpitaux psychiatriques est instituée. S’amorce alors le phénomène de désinstitutionnalisation : l’internement n’est plus automatique. La réforme Bédard (1962-1970) vise, dans une logique économique, à déshospitaliser les patients tandis que la réforme Castonguay-Nepveu (1971) entraîne la mise en place de nouvelles structures (comme les CLSC). Les hôpitaux se vident, mais l’insertion des patients dans leur nouveau milieu de vie est négligée. Bien que suivis sur le plan médical, ils doivent donc se tourner vers les ressources communautaires locales pour y trouver tout ce que la psychiatrie institutionnelle ne peut leur offrir. Dans les années 1990, le MSSS mène une réflexion sur les services en santé mentale en raison du mécontentement des usagers et remanie les structures en place. Cette réorganisation entraîne la création de nouveaux services dont le but est de faciliter la réhabilitation de la clientèle psychiatrique – le processus d’intégration dans la communauté engendrant des problèmes d’isolement et de pauvreté, parfois des réactions de rejet de la part de la population.
METTRE LES BONS MOTS SUR... Cullen, psychiatre britannique du XVIIIe siècle, est le premier à classifier les troubles mentaux; pendant longtemps, ce sera la seule référence dans le domaine de la psychiatrie. En 1793, Philippe Pinel, médecin français, introduit le terme aliéné, « individu souffrant », qui casse l’image du « fou » perçu jusque-là soit comme un animal soit comme un être non naturel. On ne commencera à parler de psychiatrie qu’à la fin du XIXe siècle. De nos jours, selon la définition de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), « les maladies mentales sont caractérisées par des altérations de la pensée, de l’humeur ou du comportement (ou une combinaison des trois), et par un dysfonctionnement persistant sur une longue période. Les symptômes varient de légers à graves ».
En 1998 est mis en place le Plan d’action pour la transformation des services de santé mentale dont les interventions (suivi, soutien aux besoin de subsistance, entraide) sont confiées aux CLSC. Parallèlement, le mouvement de défense des droits en santé men-
*d’après l’étude de Pierre Maltais, « Le parcours de la folie au Québec, la désinstitutionnalisation et son impact ».
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PRENEZ UNE PAUSE DÉGAGEZ VOTRE ESPRIT !
Tel est le thème de la campagne nationale de la santé mentale au Québec en 2015. L’association canadienne pour la santé mentale, filiale de Québec vous propose de prendre une pause pour souligner la semaine du 4 au 10 mai. Nous espérons une fois de plus utiliser cette semaine afin de vous sensibiliser à l’importance de prendre soin de votre santé mentale tout comme vous prenez soin de votre santé physique et quoi de mieux qu’une pause pour soi. Conscients que nous vivons dans un monde où le rythme est effréné, nous avons choisi ce thème afin de vous inciter à prendre une pause pour vous amuser, pour vous ressourcer, pour ralentir, pour vous évader, pour courir, pour nager, pour marcher, pour respirer…enfin pour quelque chose quoi que ce soit qui puisse vous faire du bien. A chacun sa manière de prendre soin de lui-même. Le but ultime de cette pause étant d’être en meilleure harmonie avec soi-même. Nous souhaitons vous rappeler que la Semaine nationale de la santé mentale s’adresse à tous et qu’elle est en elle-même un moment pour faire attention à sa santé mentale. De plus, nous aimerions vous inviter à toutes les activités qui auront lieu durant celle-ci. Laisser la curiosité s’emparer de vous et venez voir les expositions, les conférences, les portes ouvertes qui vous sont offertes gratuitement. N’oublier surtout pas qu’être bien dans sa tête ça regarde tout le monde !
Association canadienne pour la santé mentale filiale de Québec Conférence Les P’tits Bonheurs Desjardins
Vivre le moment présent Madame Paule Levesque, éducatrice spécialisée, conférencière et auteure, vous propose une conférence pour se libérer l’esprit des regrets du passé et des doutes face à l’avenir, une possibilité de bonifier l’instant présent. Elle vous invite à pratiquer avec elle quelques stratégies qui donneront un souffle nouveau à votre bonheur. Vivre le moment présent est la clé qui donne un congé au stress et à la pression de la vie, tout en restant vigilant sur la puissance de l’énergie créatrice.
Responsable de l’activité : Nathalie Lacroix 418-529-1979
Toutes nos activités et celles de nos partenaires sont disponibles sur notre site web suivant : www.acsmquebec.org
Lieu : Bibliothèque Monique-Corriveau
MONIQUE BONIEWSKI DIRECTRICE
MAI 2015
1100, route de l’Église, Québec
LA QUÊTE
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CONDAMNÉS À ÊTRE STIGMATISÉS ? Depuis 1945, Centraide Québec et Chaudière-Appalaches1 soutient différents organismes communautaires qui offrent des services pour venir en aide à la communauté et aux personnes dans le besoin.
M. Vigneault, diagnostiqué schizophrène, débute la conférence avec un franc appel à l’espoir à l’intention des gens qui, comme lui, sont trop souvent condamnés à être traités différemment. Il soutient que le rétablissement est possible, qu’une vie pleinement satisfaisante est envisageable. C’est ici qu’entre en scène l’organisme Centraide, qui livre un soutien communautaire pour concrétiser ce rétablissement dans la collectivité. Évidemment, les personnes souffrant de maladie mentale ont besoin d’aidants qui croient sincèrement en eux et qui les aideront à reprendre le contrôle sur leur vie.
Photo: © Sarah-Christine Allen
Le 4 février dernier a eu lieu dans le Grand Salon du Pavillon Desjardins de l’Université Laval le deuxième dîner-conférence de la saison : « Je suis une personne, pas une maladie ! ». Les conférenciers invités étaient M. Luc Vigneault, consultant à l'Institut universitaire en santé mentale de Québec, et M. Marc-André Roy, médecin-psychiatre.
Travailler ensemble pour éclaircir leur ciel
approche novatrice qui vise à identifier les forces des souffrants puis à se concentrer sur elles. Et non plus seulement à se contenter de prescrire des médications.
Le principal problème auquel doivent faire face les personnes souffrant de maladie mentale est l’accès au logement. N’ayant pas, pour la plupart, d’emploi à temps plein, souvent en POURTANT, LES PRÉJUGÉS PERDURENT situation de pauvreté ou aux prises avec des problèmes de Selon M. Roy, ce n’est qu’en 1980 que des dépendance, il leur est difficile de se trouver un interventions sérieuses auprès des jeunes « Je suis un citoyen foyer convenable à loyer abordable ; M. Vigneault, ont été entreprises; 75 à 80 % d’entre eux comme tout le monde. citant le cas de trois personnes aux prises avec des ont accédé à un emploi stable. Toutefois, Ce n’est pas parce problèmes de santé mentale qui payent chacune malgré une meilleure compréhension de que j’ai eu recours à 600 $ par mois pour une simple chambre équipée la maladie mentale, d’importants préjugés des services en de paravents, dénonce à cet égard une véritable « expersistent, et dans la population en général, psychiatrie que je n’ai ploitation ». M. Roy explique que les patients qui se et dans le monde médical. M. Vigneault présentent en crise à l’urgence sont souvent envoyés pas le droit d’avoir une renchérit, affirmant qu’il faudrait instaurer en psychiatrie… avant de devoir retourner dans une politique d’embauche dans le réseau, à vie. (…) Ce n’est pas la rue. Le développement de foyers temporaires Québec, pour faciliter l’accès à l’emploi des une condamnation, contribuerait au rétablissement de ces personnes, personnes souffrant d’un trouble psycho- consultez ! 66 % n’y en plus de libérer des lits dans les hôpitaux et dans logique. Cela permettrait, entre autres, de vont pas à cause de les centres de santé. démystifier la maladie mentale, encore la stigmatisation. » M. Vigneault constate qu’il faudra beaucoup plus jugée honteuse à ce jour. ~ Luc Vigneault pour enrayer la stigmatisation et plaide pour la mise Pour M. Roy, la difficulté majeure en sanen œuvre d’une véritable politique de lutte contre té mentale, aujourd’hui, c’est la « mauvaise les préjugés. coordination des ressources ». Il propose d’offrir davantage de soins appropriés, de formations complètes et, surtout, plus de Il est bénéfique pour l’ensemble de la communauté de trarigueur. Il faut travailler en relation étroite avec la communauté vailler ensemble à l’ouverture sur l’Autre, qu’il soit malade, pour changer cette mentalité réprobatrice qui résulte en grande pauvre ou tout simplement dépassé par un moment difficile. partie d’une incompréhension de la réalité en question. Les spé- Pourquoi ne pas ouvrir les bras ? cialistes doivent partager leurs connaissances en réseautage avec les autres disciplines médicales et sociales et introduire une
SARAH-CHRISTINE ALLEN
Centraide a publié en 2011 un document qui explique justement comment les préjugés entourant les troubles psychotiques et psychologiques constituent une entrave à la lutte contre la pauvreté, Un préjugé, c’est coller une étiquette. 1
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LA QUÊTE
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Le CCQ offre une gamme complète de services spécialisés, gratuits et confidentiels, en tout temps.
Les heures d'ouver ture: quete_Mai:Mise en page 1 10-04-30 15:24 Page28
Services 24/7 Intervention téléphonique
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h00 à 16h30 Soutien téléphonique
Intervention de crise
Entrevue externe
24 heures / 7 jours
Téléphone : 418.688.4240 ou
Équipe mobile
(Portneuf-Charlevoix) 1.866.411.4240
Hébergement de crise
302, 3e avenue, Québec (Québec) G1L 2V8 | Tél. : 418-523-1502 Télec. : 418-523-8343 laboussole@bellnet.ca | laboussole.ca
Appréhension et révérence
Télécopieur : 418.687.7732
Ailleurs
Hébergement temporaire
www.centredecrise.com
Nos services sont offerts aux personnes de 14 ans et plus de la région de la CapitaleNationale, incluant les secteurs de Portneuf et Charlevoix.
Impression de mouvement même ici, au cœur de l’immobile, dans le temple de l’immuable : bord de mer
Les dents serrées face au mur de béton la pupille de l’œil contractée le sang va gicler
je lui ai fait face vêtu du noir cérémonial d’un pas lent le chrome du métal froid va durcir son corps deux lignes blanches marquent la fin sous une lancée les mains nouées je trébuche la scène se ralentit ses yeux brillent le rouge en lumière de fond
e d s l o b s e L ! e h c r A ’ L e d é t i r a solid h à 14 i 22 mai, de 11 h
ed
vendr t e i a m 1 2 i d u e J
25 $
Sentiment de voyage à travers le mouvement des vagues et la danse patiente des nuages à travers la valse du cœur, peut-être; Téléphone: 418.522.3352 | Télécopieur: 418.522.4234 nouveaux visages Ligne d’intervention téléphonique: 418.522.3283 Du lundi au vendredi: 17h à 21h
la nuit où le démon viendra chercher ton âme, la cérémonie des morts commencera, si la pluie tombe sur toi, que les cornes du vent te frappent c’est que l’envoûtement du mal va surgir de tes entrailles
J’aimerais être ailleurs info@org-ocean.com et je jouis d’être ici dans l’ailleurs d’hier et dans le hui d’aujourd’hui
Antoine Joie RELAIS LA CHAUMINE
Ressource alternative en santé mentale à Québec
nul ne vient nul ne va seul le vent contrôle le temps
du lundi au vendredi de 18h00 à 22h00
Pascal Huot
850, 3e avenue, Limoilou Tél.: 418-529-4064
Aux poètes Parfois, à travers le vocabulaire, On apprend des mots sans air. Mais c’est notre plume errante Qui rend notre écriture parlante. Et, c’est ainsi que cette plume dansante, Reflétant notre pensée flambante, Donne le ton à une vie comblante Pour notre génération et les suivantes.
Québec, u d s e h c r A Comme Les e Céramique d e d e tr n e C le 40 ans ! s e s te fê y o Ste-F
connaître le est de faire Notre mission déficience nes avec une don de person à travers le vè qui se ré , lle ue ct lle te in urces de mutuelles, so des relations ensemble r ge de s’enga et n, io at rm fo trans humaine. e société plus à construire un
tiers tivités, 40 po s fe s e s e d , les Dans le cadre heure chacun $ ec e n u t n ra u d 25 av ont tourné us au coût de d n e v t n ro e s ments. bols qui accompagne s e d t e e p u o une s t du e financemen d é it v ti c a e tt ens de Soutenez ce pagnie des g m o c n e r u jo nce centre de ns une ambia a d e il to É L’ e L’Arch conviviale !
che l’Étoile : r A l’ e d r u jo 529-4874 8 1 Centre de 4 : l é T c uest, Québe O r ie ll a V t S , 360
Ligne d’intervention disponible, de 8 h à 24 h, 7 jours sur 7. Service offert aux personnes en crise suicidaire ET à leurs proches nécessitant des conseils pour intervenir.
Et vous, chers troubadours de terres savantes, Je vous prie, ne faites pas le deuil de la langue vivante, Celle qui amène au bon port Chaque âme qui a besoin de réconfort.
Nous joindre : 1 800 595-5580
Merci à nos partenaires
4$ S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.
Le magazine de rue de Québec
Ensemble, derrière ce décor, nous multiplions les possibilités. Nous tous, ici
noustousici.ca
Merci à nos organismes et aux utilisateurs de leurs services d’avoir généreusement participé à cette publicité.
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• Métier : raccommodeur d’électroménagers • L’abîme numérique • Des déchets à la tonne • Cellulaire, liberté ou boulet ?
No 174 Mai 2015