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La quete numero 172c mars 2015

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4$ Le magazine de rue de Québec

No 172 Mars 2015

S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.

Une sorcière comme les autres

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2015-02-10 10:13

• Femmes Alpha • Accorder orchestre et féminin • Transsexuelle assumée • Fille de joie affranchie

+

Une louve venue du Nord


Apprivoisez la Bête! En mars, le Printemps des Poètes vous invite à apprivoiser – sans pour autant la domestiquer – cette « Bête » qu’est la poésie, perçue souvent comme insaisissable, étrange ou même… obscure ! Spectacles littéraires, actions poétiques, expositions, ateliers, et activités issues de la communauté, le large spectre de manifestations poétiques proposées vous assure de trouver l’occasion de vous familiariser avec cet « animal littéraire ».

Des auteurs de la relève de Québec investiront le parvis de l’église Saint-Roch. Tel un chœur de clochards célestes, ils offriront Poésie sauvage, un récital d’énergie pure inspiré de la parole de Miron, Baudelaire et Ronsard. La « Bête » vous convie dans son bestiaire, rempli de créatures grouillantes de mots, de musique et d’images… Venez caresser la « Bête », vous en serez mordus ! Quand ? Du 5 au 31 mars

Quoi ? Programmation complète : www.moisdelapoesie.ca

À propos Depuis 7 ans, le Printemps des Poètes organise le Mois de la Poésie, un festival de poésie et d’arts littéraires unique qui propose une soixantaine d’activités qui se déroulent dans les quartiers Saint-Roch, Saint-Sauveur, Montcalm, Saint-Jean-Baptiste et Limoilou.

Crédit Vénusia

Un [tout petit] aperçu Le spectacle d’adieu des Anarchiens alliant ferveur poétique absolue, guitare et percussions promet d’être très intense! Formé des bêtes de scène Louis-Robert Bouchard, Edmé Étienne, Coroner Paradis et Éric Tardif, le groupe marie le récital de poésie à la rédemption brutale de la musique et de la culture punk. Une projection vidéo retracera l’histoire des Anarchiens.

Lavie Chabon

Un secret au confessionnal ! Le Mois de la Poésie fait une place aux poètes de La Quête. Bernard St-Onge, François Gagnon, Jean-Pierre Drolet, Laurence Ducos, Lavie Chabon, Marie-Chantale Larose et Michel Bonnelly, qui jouent avec les mots, parfois pour déjouer leurs maux, saisissent l’occasion d’unir leur voix et de partager leur quête de sens, de rencontre... d’auditeurs. Outre le récital, vous serez invités à vous cloîtrer dans l’intimité d’un confessionnal. Pénitent ou non, un mystérieux secret vous y sera chuchoté. Juste pour vous, des vers, des voix, et qui sait… des alléluias en bouquet !

Quand ? Le 15 mars de 14 h à 16 h Où ? La Nef / 190, rue St-Joseph Est ( coin Caron )

Michel Yacoub

Conseiller en sécurité financière Conseiller en régimes d’assurances collectives Représentant autonome 501, 14e Rue Québec, Québec G1J 2K8 Téléphone : 418 529-4226 Télécopieur : 418 529-4223 Ligne sans frais : 1-877-823-2067 Courriel : michel.yacoub@sympatico.ca


SOMMAIRE POUR LE PLAISIR DE LIRE

DOSSIER

UNE SOCIÈRE

COMME

LES AUTRES

20

L'« Éternel féminin » vu, revu et corrigé

06-07 Rester à la maison en 2015 ?

21

Je suis Humanité

Femmes Alpha

10

Fille de joie affranchie

11

Accorder orchestre et féminité

13

L'empathie chez l'animal

Transsexuelle assumée

16

La longue route vers l'égalité

17

Ce n'est pas de la télé

JEUX 18

Le jeu de La Quête

19

La langue dans sa poche

Un amour si profond

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Neige folle

25

On a soufflé sur la lune

26

Belle

27

Une hirondelle qui attend

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La vie est disparate

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Jour d'avant demain

Illustration: Danièle Rouleau

14-15 Femme en chiffres

23

Illustration: Danièle Rouleau

09

22

CHRONIQUES 08 Illustration: Danièle Rouleau

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MARS 2015

LA QUÊTE

Mes sorcières bien aimées

Une louve venue du Nord

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Printemps érable 2.0

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PAGE COUVERTURE Illustration : Danièle Rouleau

RÉALISER L’ESPOIR

daniele.rouleau@globetrotter.net Conception graphique : Karyne Ouellet

Camelots recherchés

L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment donné Hey toi! de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés Tu as 18compte ans ou plus. pour cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, Tu veux te faire quelques dollars? etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné Travaille à ton compte. Pas d’horaire. à la vente sur la rue !par Vends le magazine de rue La Quêtedes personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs Pour plus d’informations autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, Appelle-nous au certain pouvoir sur leur vie. reprendre un

418 649-9145 poste 33 Ou L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des Viens nous rencontrer au services d’accompagnement 190, rue St-Joseph Est (coin Caron)communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche logement par le biais de son service Accroche-Toit. Dans l’église d’un Jacques-Cartier

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Toutes les éditions précédentes de La Quête : laquetejournal.blogspot.ca

UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de avril  : Extrême.

FAIRE DES SOUS EN DEVENANT CAMELOTS Les camelots récoltent 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31 Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.

COUPON D’ABONNEMENT 10 PARUTIONS PAR ANNÉE Camelots recherchés

Nom: Adresse: Travaille à ton compte. Pas d’horaire. Ville: Vends le magazine de rue La Quête postal: PourCode plus d’informations

Abonnement régulier Abonnement de soutien Abonnement institutionnel

Hey toi! Tu as 18 ans ou plus. Tu veux te faire quelques dollars?

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Téléphone: La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, qui relève de Patrimoine canadien

LA QUÊTE

ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette COORDONNATRICE Francine Chatigny CONSEILLÈRE À L’ÉDITION Martine Corrivault RÉDACTRICE EN CHEF Valérie Gaudreau RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Isabelle Noël CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Claude Cossette, Diane Morin

Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots. SUIVEZ-NOUS SUR

ÉDITEUR Archipel d'Entraide

JOURNALISTES Véronik Desrochers, Philippa Jabouin, Véronique Langlais, Nadia Morin, Isabelle Noël, Patricia Parent, Luis Sarobe, Stéphanie St-Louis AUTEURS Michel Bonnelly, Philippe Bouchard, Lavie Chabon, Jean-Pierre Drolet, Laurence Ducos, François Gagnon, Marie-Chantale Larose, Jacques Pruneau, Bernard St-Onge, Christiane Voyer AUTEURS DES JEUX Hélène Huot, Jacques Carl Morin, Ginette Pépin RÉVISEURES Geneviève Loiselle, Nathalie Thériault, et les étudiants Miro Audet-Lagueux, Renée Champagne, Emmanuelle Cyr, Myriam Dumais-Desrosiers, Laurence Lagadec-Gaulin, Ariane Leblanc-Vincent, Maximilien Nolet, Pascale Ouimet, Francine Pelletier, Bianca Pomerleau-Tourangeau et Roxanne Thiffault-Roux du cours Réécriture et Révision II des programmes de rédaction et révision professionnelles de l'Université Laval sous la supervision de leur enseignante, Anne Fonteneau PHOTOGRAPHE Camille Amélie Koziej-Lévesque ILLUSTRATRICE Danièle Rouleau INFOGRAPHISTE Karyne Ouellet IMPRIMEUR Les Impressions STAMPA inc. 418-681-0284 COPYLEFT La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d’auteur Creative Commons « Paternité - Pas d'Utilisation commerciale - Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n’est pas commercial, permet de l’utiliser et de le diffuser tout en protégeant l’intégralité de l’original et en mentionnant le nom des auteurs.

Journal La Quête 190, rue St-Joseph est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone : 649-9145 Télécopieur : 649-7770 Courriel : laquetejournal@yahoo.ca

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MOT DE LA COORDO

Illustration: Danièle Rouleau

UNE SORCIÈRE COMME LES AUTRES

Ce numéro est vaguement inspiré des paroles d’Une sorcière comme les autres, d’Anne Sylvestre. Dans ce très beau texte, écrit en 1975 (année proclamée de la femme par l’Organisation internationale des Nations Unies), l’auteure-compositrice-interprète française fait l’éloge de la mère, de la femme et de ses multiples rôles. Il y a quelques décennies à peine, des mères en quête d'autonomie financière sortaient du foyer en grand nombre pour accéder au marché du travail. Critiquées pendant leur libération, les femmes sont à nouveau victimes de jugements : cette fois, pour vouloir rester à la maison avec leurs enfants. Nadia Morin a tâté l'opinion publique sur ce « dilemme féministe par excellence », comme le mentionne si bien sa première interlocutrice, Murielle Jassinthe. Loin de la coupe aux lèvres, le fameux équilibre vie professionnelle et personnelle ne semble pas un enjeu majeur pour les Femmes Alpha qu'a rencontrées Véronique Langlais. Ces jeunes professionnelles, qui reconnaissent le leadership féminin dans toutes les sphères de leur vie, misent d'abord sur l'entrepreneuriat pour se réaliser. Entrepreneure : c'est ainsi qu'on pourrait qualifier Martine qui a fait de la prostitution son métier en défiant quiconque de lui offrir sa pitié. « Nous sommes tous une putain qui se prostitue », confie-t-elle à Véronik Desrochers, ajoutant qu'elle est juste moins hypocrite que les autres. Le monde de la musique classique serait-il le dernier bastion des machos ? On serait porté à le croire quand on

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pense que l'Orchestre philharmonique de Vienne n’a admis qu’en 1997 sa première membre à part entière. Heureusement, les musiciennes du Québec ont moins de mal à intégrer le monde symphonique, mais pour ce qui est de tenir la baguette... Incursion dans la vie d'une violoniste classique, avec Luis Sarobe. L'une des icônes du féminisme des années 70, Simone de Beauvoir, le martelait : « On ne naît pas femme, on le devient. » Pascale Bérubé réfute cette assertion. Pour cette femme née dans un corps d'homme, l'enveloppe corporelle n'influence pas le senti profond. Parcours d'une transsexuelle assumée. Au-delà des mots, des chiffres qui parlent : Isabelle Noël propose, en statistiques, Femmes autour du monde. Les femmes représentent à peine plus de 9 % de la population carcérale du Québec. Relativement jeune, peu scolarisée, victime d'abus et dépendante (drogue ou alcool), tel est le profil de la détenue québécoise. Stéphanie St-Louis a rencontré deux ex-détenues qui ont bien voulu partager leur histoire et commenter leur vie « en dedans ». Martine Corrivault présente Tanya Tagaq. Cette jeune artiste multidisciplinaire adapte d'une manière fort contemporaine les traditionnels chants de gorge des Inuites. Profitant de ses performances remarquées, Tagaq hurle comme une louve son désarroi face à l'hypocrisie de la société et à l'indifférence des Blancs au sort des Autochtones.

laisse difficilement apprivoiser, d'où la métaphore de la Bête adoptée par les organisateurs de la huitième édition du Mois de la poésie, qui se déploie dans toute sa splendeur en mars. Riche de manifestations poétiques et d'activités diverses, la programmation du Mois de la poésie cède une place aux poètes de La Quête. Voilà que ces généreux auteurs, que vous lisez chaque mois dans votre exemplaire du magazine de rue de Québec, auront l'occasion de sortir de l'ombre. Le 15 mars prochain, ils vous offrent un récital dans le hall de La Nef, au 190, rue Saint-Joseph Est. Vous sera également offerte l'occasion unique de vous cloîtrer dans un confessionnal et de vous faire chuchoter à l'oreille les mots de nos poétesses. Au plaisir de vous y rencontrer ! UN MOT POUR LES CAMELOTS ! L'hiver le plus rude depuis longtemps a sévi au cours des derniers mois. Les froids continus ont ralenti l'ardeur des camelots. On peut le comprendre. « Le monde est tellement emmitouflé qu'il nous voit même pas », me disait l'un d'entre eux. Avec l'arrivée de mars et, espérons-le, d’un climat plus clément, les camelots ressortiront avec l'espoir de faire de bonnes ventes. Merci sincère de les encourager ! FRANCINE CHATIGNY

LA QUÊTE ET LA BÊTE Étrange « animal littéraire », la poésie se

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VOX-POP

QUE PENSEZ-VOUS DES FEMMES QUI RESTENT À LA MAISON POUR ÉLEVER LES ENFANTS ? MURIELLE JASSINTHE (34 ANS)

Photo: Archives Web

« C’est le dilemme féministe par excellence. Avant, c'était une question de liberté [de travailler à l'extérieur]. Aujourd'hui, la femme joue sur plusieurs tableaux : amie, amante, mère, professionnelle, etc. Et il semble qu'elle se doit encore de performer dans tous ces domaines. La performance demandée est la même, mais surmultipliée. La liberté professionnelle et sexuelle est parfois un couteau à double tranchant qui impose encore un certain carcan, le même qu'avant, mais en plus sexy et avec davantage de responsabilités. Les femmes ont le droit de décider en quoi réside leur épanouissement personnel. Elles sont les seules maîtresses de leur destin. Elles n'ont pas à porter tous les chapeaux à la fois et à ressentir de la culpabilité quant à leurs choix. Rester à la maison en 2015 ? Pourquoi pas ! »

Photo: Archives Web

M. LABRIE (39 ANS) « Je conçois que, dans notre société québécoise, ces femmes pourraient être jugées dans certains milieux, où l'accomplissement personnel est plus valorisé que le don de soi. Le problème est qu'il est probable que la majorité des femmes au foyer n'ont pas d'indépendance financière. Comment les hommes et les femmes pourraient-ils être égaux dans ce cas ? La question du salaire des mères au foyer devrait se poser dans une société progressiste telle que la nôtre. Quoi penser des hommes qui restent à la maison pour élever les enfants est une autre question... »

MAXIME VALLIÈRES (24 ANS)

Photo: Archives Web

« C'est une solution difficile à imaginer en 2015, alors que le coût de la vie grimpe et que les salaires stagnent. Il me paraît tout aussi difficile de rester à la maison, et de s'occuper du bien-être des enfants, que de travailler à temps plein pour subvenir à leurs besoins, et de ne pas avoir la chance de participer à leur éducation, ni de les voir grandir ni, surtout, de passer du temps de qualité avec eux. Qu'en est-il des pères qui décident de rester à la maison ? Du coup, la question me paraît futile, puisqu’il n'y a pas de normes à suivre : chaque cas est différent. »

ANDRÉ MORIN (56 ANS) « Je crois que c’est un plus pour les enfants et les parents lorsque la maman reste à la maison pour élever ses enfants. Sans dénigrer toutes les femmes qui font garder leurs enfants, celles qui restent à la maison ont plus de contacts et d’échanges avec leurs enfants. Les enfants qui passent leurs journées à la garderie, ce sont les éducatrices qui leur procurent la plus grande partie de l’éducation, et non les parents. »

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FLORENCE MALENFANT (22 ANS)

Photo: Archives Web

« Ma maman était à la maison, je l'ai beaucoup apprécié et je souhaiterais pouvoir faire de même pour mes enfants  ! Rien n'empêche de retourner sur le marché du travail ou aux études quand les enfants sont plus vieux ! Je pense que ça permet aux enfants de développer un lien plus important avec leurs parents, puisqu'ils sont leurs seuls éducateurs jusqu'à la maternelle. Et ça permet aux parents d'éduquer leurs enfants selon leurs propres valeurs, sans intervention extérieure qui pourrait ébranler l'enfant. »

JOHANNE THÉRIAULT (54 ANS) « La femme qui demeure à la maison pour élever ses enfants s'offre vraiment le plus beau des cadeaux, à elle ainsi qu'à son enfant. Elle aura le bonheur de voir grandir les enfants qu'elle a mis au monde, de voir toute leur évolution. Je trouve que la femme qui court tous les jours pour travailler 40 heures par semaine passe à côté de sa vie à elle et de sa vie de famille. Les femmes qui désirent rester auprès de leurs enfants devraient être payées comme si elles allaient travailler à l'extérieur, car être maman à temps plein, c'est comme si tu étais maman, infirmière et psychologue à la fois. Que la femme soit reconnue pour le merveilleux travail qu’elle fait auprès de son enfant. »

OLIVIER GBEZERA (34 ANS)

Photo: Archives Web

« Comment la femme se prend-elle en charge en restant à la maison ? Soit, elle peut travailler à distance, ce qui est une avancée récente et surtout destinée aux femmes travaillant dans le tertiaire et dans les fonctions intellectuelles, et donc aux femmes les plus éduquées. Celles-ci se trouvent-elles donc de facto avantagées par rapport aux femmes moins éduquées (et à priori plus pauvres) ? Alors que la femme a sans doute choisi en toute liberté de rester à la maison pour éduquer ses enfants, ce choix, s’il est financé par le salaire du mari, conduit paradoxalement à conforter les clichés et stéréotypes de genre : l’homme travaille, la femme s’occupe des enfants. Quelle est la représentation des genres que les enfants auront en grandissant ? »

PROPOS RECUEILLIS PAR NADIA MORIN

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MES SORCIÈRES BIEN-AIMÉES ss

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Les humains sont de drôles de bêtes. Contrairement aux autres animaux, ils marchent sur deux de leurs membres seulement, sont dotés d’un cerveau immense par rapport à leur taille, sont doués de la parole, ont domestiqué d’autres espèces, ont inventé outils et machines, et s’interrogent sans relâche sur leur origine et leur destinée. Cette espèce se répartit en deux genres complémentaires et nécessaires à sa perpétuation. La Femme éternelle, comment l’homme la voit-il ? Qu’elle soit mère, amante, conjointe ou fille, la femme demeure pour l’homme un être mystérieux. C’est pourquoi, dans l’histoire, elle fut parfois considérée comme une sorcière.

LA FEMME IMPOSÉE

Pendant la période de découverte mutuelle, chacun apprend tout de l’autre. La femme admire son homme, qui est si… cultivé, ou habile de ses mains, ou bon en mécanique, ou fort. L’homme découvre chez sa femme un monde nouveau : elle est si… douce, généreuse, créative, courageuse. Jean Ferrat chantait : « J’ai tout appris de toi sur les choses humaines / Que serais-je sans toi ? / Qu’un cœur au bois dormant. » Bref, la femme épousée déploie ses multiples talents de compagne et de professionnelle. Elle se démarque indéniablement par ses qualités de cœur. Et un jour, elle devient mère à son tour.

LA FEMME ENGENDRÉE

La première femme qu’un homme approche est sa mère. On ne choisit pas sa mère ; elle nous est imposée. La mère incarne un archétype : elle donne la vie, la protège pendant les premières années; elle manifeste une réelle compassion devant la faiblesse, la douleur, la misère. Elle impose dans l’imagination une indéniable image de douceur. Luc Plamondon se le rappelle : « Ma mère chantait toujours / La, la, la / Une vieille chanson d’amour / Que je te chante à mon tour. » Or la mère n’est pas que cela, n’a jamais été uniquement douceur. Bien des Québécois savent que c’est leur mère qui « portait les culottes ». Il y a 100 ans, et encore aujourd’hui dans certains milieux, c’était elle qui était la plus instruite, la plus débrouillarde. Elle contrôlait le budget et, souvent, imposait la discipline domestique. Elle était à la fois cuisinière, couturière, maraîchère et jouait quantité d’autres rôles, dont parfois celui « d’homme d’affaires » discret, derrière le mari prête-nom.

LA FEMME RÊVÉE Cette mère n’est pas née du néant. Pour engendrer une femme, un homme est nécessaire. Dans les sociétés traditionnelles comme dans les clubs de phallocrates, la femme est trop souvent cantonnée dans le rôle de la Vierge ou de la putain. Comme Jean Gabin, le mâle croit alors tout savoir des femmes : « Vers 25 ans, je savais tout : l’amour, les roses, la vie, les sous. » L’homme mûrit, et il désire éventuellement une postérité. Il cherche alors LA femme. La femme rêvée ? La mère rêvée ? Il arrive que la Vie le surprenne par un sentiment qu’il n’avait pas éprouvé jusqu’alors : l’amour. La femme rencontrée n’a alors pas nécessairement les qualités de sa mère, ni de la femme ses rêves. Il imaginait sa dulcinée blonde, et elle est brune; docile, et elle a du caractère; ingénue, et elle est bardée de diplômes ; soumise, et elle est chef de groupe. Le fantasme doit désormais s’adapter à la réalité.

LA FEMME ÉPOUSÉE La Nature pousse alors les deux individus que le hasard a rapprochés à vivre ensemble. Cette vie à deux transforme et l’homme et la

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femme, car une nouvelle société est ainsi créée.

Et c’est parfois une nouvelle sorcière qui naît, une fille qui vient titiller chez un père des fibres affectives particulières. L’homme réalise alors combien il lui a fallu d’années pour comprendre et apprécier à leur juste valeur les femmes et leur nature si singulière à ses yeux. Il voit cette fille grandir, devenir femme parmi les hommes. Et il s’inquiète pour elle. Il la sait riche de qualités, mais il l’imagine dépourvue devant le danger qui la guettera dans de multiples recoins. Elle est toutefois davantage mature que ses égales des générations précédentes et que les hommes l’étaient à son âge. Elle a davantage vécu, davantage compris. Comme les autres femmes, d’aujourd’hui et de toujours, elle se défend, progresse, se débrouille, s’impose, prend sa place. Et à la fin, nourrie de ses espoirs et de ses réalisations, oubliant les passages sombres de sa vie, elle considérera qu’elle a bien vécu. Elle entendra peut-être les paroles d’un père que Renaud a mises en chanson : « Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie / Et l’aimer même si le temps est assassin. » Et cette femme engendrée ne sera-t-elle pas, pour d’autres, plus tard, la femme imposée, la femme rêvée ou la femme épousée ? CLAUDE COSSETTE PUBLICITAIRE ET PROFESSEUR

MALAISE Une lectrice de La Quête a exprimé son malaise à la lecture de l'expression « travailler comme un nègre » dans la dernière chronique signée Claude Cossette. Pour elle, le lien entre l'expression et l'esclavage n'était pas assez explicite, mais elle convenait que le ton de la chronique était respectueux. Nous sommes désolés si cette phrase a offusqué des lecteurs. Outre cette maladresse, le numéro de février, mois de l'Histoire des Noirs, se voulait un éloge aux NoirEs de la ville de Québec.

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FEMMES ALPHA Le concept du féminisme a fait un retour marqué ces dernières années. Le mot est devenu un objet médiatique controversé. Beyoncé s’assure qu’on ne le manque pas lorsqu’elle l’écrit en mauve criant sur les écrans géants de ses spectacles et le mouvement Femmes contre le féminisme fait jaser la Toile. C’est sans parler des collectifs, blogues et revues en ligne tels que les Hyènes en jupons, Françoise stéréo et Je suis féministe, qui ont fait leur apparition ici et là.

Photo: Cédric Abunar

s’agisse de rencontres fortuites, de moments transcendants ou simplement de paroles d’enfant. Toutes les excuses sont bonnes pour être inspirée et une fois que l’envie d’apprendre et de se réaliser est en marche, il n’y a pas de retour en arrière. Selon les trois jeunes femmes on ne peut pas, lorsqu’on est une femme Alpha, avoir le pessimisme aux trousses.

Viviane Graillon, Joëlle Boutin, Isabelle Carrière

Avec son nom éloquent, il est difficile de dissocier Femmes Alpha, la nouvelle communauté de femmes entrepreneures de la ville de Québec, de la question de la place de la femme dans la société. Les Femmes Alpha sont inspirées, énergiques et aventureuses. Mais à la question du féminisme, la réponse est un peu plus mitigée.

pas au début du projet. Femmes Alpha est aussi l’hôte de dîners-conférence, d’ateliers de réseautage.

« Notre but n’est pas nécessairement de changer le monde, explique Joëlle Boutin, il s’agit plutôt d’apporter un vent de positivité et de partager l’envie de donner et de collaborer qui nous anime ». Pour les cofondatrices, il est clair que de nomJoëlle Boutin, Isabelle Carrière et Vi- breuses femmes avant elles ont défriché le viane Graillon, fondatrices de Femmes chemin, leur donnant ainsi la liberté d’exAlpha, se sont rencontrées primer leur passion, mais au Start-up Fuzz, une se- Le leadership fémi- il reste encore beaucoup à maine de formation en en- nin n’est pas en lien faire. Femmes Alpha n’est trepreneuriat en collabo- seulement avec les donc pas une communauration avec la plateforme affaires, mais aussi té qui revendique mais qui de sociofinancement La ouvre les bras à tous ceux Ruche. Rapidement, leur avec la réalisation que son message interpelle. intérêt pour ce milieu, et personnelle. Pour elles, le leadership fépour la place des femmes minin n’est pas en lien seuen affaires les a réunies sous la bannière lement avec les affaires, mais aussi avec la de Femmes Alpha. D’abord un blogue, réalisation personnelle. le projet est rapidement devenu un magazine où plusieurs collaborateurs s’in- Il est évident que les cofondatrices du vitent ponctuellement afin de participer projet ont l’esprit d’entrepreneures. à cette célébration de la femme et de son Leurs parcours variés en sont la preuve. leadership. Le magazine publie régulière- Elles portent toutes plusieurs chapeaux, ment des portraits de femmes inspirantes. de travailleuse autonome, d’étudiante, de La communauté de Femmes Alpha, pilote d’avion ou d’entrepreneure. Elles qui réunit des hommes autant que des affrontent leurs peurs grâce aux outils femmes, ne cesse de grandir, un constat qu’elles ont acquis dans leurs différents auquel les cofondatrices ne s’attendaient parcours. Elles s’inspirent de leurs expériences et de ce qui les entoure, qu’il

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Les rencontres, le partage d’idées et les projets sont des instruments de motivation sans limites. Elles ne sont évidemment pas sans défaut, ces leaders au féminin : construire sa vie en fonction de ses valeurs s’apprend, c’est un travail de tous les jours. Parler de la femme et définir sa position sur le sujet est encore un exercice important, et parfois délicat. Dans ce cas-ci, la communauté Femmes Alpha le fait à sa manière, en décidant de célébrer l’apport de la femme à la société, de souligner ses réalisations et son leadership, qu’il soit professionnel ou personnel. VÉRONIQUE LANGLAIS

ALPHA En zoologie, le mâle alpha d'un groupe d'animaux est l'individu dominant, celui auquel les autres obéissent ou se soumettent. Chez certains animaux, l'individu dominant est une femelle. On parle alors de femelle dominante.

TOP 10 DES BLOGUES PRÉFÉRÉS DES FEMMES ALPHA : Les Affaires 3 fois par jour Elle Québec Style National Geographic Humans of New York Native Fox The Entrepreneur Urbania Inspiro

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FILLE DE JOIE AFFRANCHIE Martine a 50 ans. Elle s’est prostituée presque toute sa vie. Franche et énergique, elle lance d’emblée qu’elle « se cherche beaucoup, mais [que] de ce temps-ci, elle se trouve des balises ». L’une d’elles est le Projet Intervention Prostitution Québec (PIPQ). JEUNESSE HOULEUSE Agressée sexuellement lorsqu’elle avait 5 ans, Martine commence à se prostituer dès l’âge de 13 ans. « Je me sauvais du centre d’accueil, il fallait que je survive », dit-elle. À cette même époque, elle commence à danser dans des boîtes de nuit . « J’ai toujours voulu être une grande danseuse, mais mes parents n’avaient pas l’argent. J’ai associé la danse avec le ballet jazz. Dans la tête de Martine, ça sonnait comme ça », explique-t-elle.

Par ailleurs, elle martèle que nous sommes tous une putain qui se prostitue d’une certaine façon : c’est plus caché, plus hypocrite. « Il n’y a pas juste des

DÉNONCER LA VIOLENCE

Illustration: Danièle Rouleau

Très tôt elle devient alcoolique et toxicomane. «  La première personne que j’ai fréquentée n’était pas vraiment un modèle de vertu », s’esclaffe-t-elle, se rappelant des souvenirs. « Ça m’a amenée à consommer encore plus  », poursuit-elle. Son père, alcoolique chronique, y est sans doute aussi pour quelque chose. Il lui a offert sa première bière en récompense pour l’achat d’une caisse de bière qu’elle est allée lui chercher. UN MÉTIER QUI SAUVE DES MARIAGES

alcooliques toxicomanes qui ont peur de traverser le pont, il y a des madames qui sont dans le logis, qui sont soumises pour ne pas déplaire au monsieur. »

Pour Martine la prostitution est un métier qui sauve des mariages. Elle ne se voit pas comme une victime et n’accepte la pitié de personne. Elle a toujours « C’est toi qui été maîtresse de ses actes. t’ouvres les jambes, « Tu as le pouvoir de choi- qui t’ouvres la sir, quand ça faisait pas bouche, et tu vas mon affaire, je disais : “ Je donner à un autre ? suis désolée, c’est pas vous Non merci ! » que j’attendais ”. » Martine a toujours refusé de travailler sous les ordres de proxénètes ou de pimps. Ces individus la révoltent. Elle les considère comme des « loques humaines  », des profiteurs. «  C’est toi qui t’ouvres les jambes, qui t’ouvres la bouche, et tu vas donner à un autre ? Non merci ! […] Ça se sert de la faiblesse des alcooliques toxicomanes et des filles de joie ! », rage-t-elle.

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Par la suite, elle a continué un peu à se prostituer grâce à des annonces dans le journal. Aujourd’hui, elle se sent prête pour la retraite. « Je dois dire qu’il me reste trois personnes dans ma vie. Trois personnes que ça fait 15 ans, 20 ans, que ce sont mes clients. Après ça, je n’en reprendrai pas d’autres. »

Martine a fait de la prostitution son métier, mais ce n’est pas là qu’elle s’est perdue, c’est plutôt lorsqu’elle a commencé à consommer pour oublier. « Ce n’était plus une vie, j’étais en train de me perdre carrément. »

NOUVEAU DÉPART ( FORCÉ ) En 2004, Martine est victime d’un grave accident de voiture : un moment décisif dans sa vie. « La vie m’a envoyé beaucoup de temps d’arrêt, mais j’écoutais pas », explique-t-elle. Cette fois-ci, toutefois, pouvant à peine se déplacer, elle n’a pu faire autrement que de s’arrêter.

LA QUÊTE

Beaucoup de temps s’est écoulé avant que Martine, grande orgueilleuse, demande de l’aide au PIPQ, il y a environ 4 ans. « La première fois, j’ai dû arriver comme une bombe, mais c’est pas comme ça que ça fonctionne dans la vie. […] Depuis que je viens ici, et que je travaille sur moi, je me rends compte que je veux vivre. »

Martine a subi plusieurs épisodes de violence. « La dernière fois que c’est arrivé, j’ai fait arrêter la personne, sauf que ça a fait déborder ce que j’avais écrasé au fil des années. » Depuis cet événement, il y a deux ans, elle suit une thérapie. Martine affirme qu’elle aurait dû porter plainte avant. « La graine est semée, elle va sortir, mais il faut que tu t’arroses, comme une plante. On est des arbres. » VÉRONIK DESROCHERS

DROP IN DU PROJET L.U.N.E. Libres, unies, nuancées, ensemble, les femmes du projet L.U.N.E., dont Martine fait partie, se rencontrent chaque semaine pour mener à bien des projets dans le but d’aider les prostituées de Québec. Depuis quelques mois, un drop in est ouvert dans la rue Notre-Dame-des-Anges. Il s’agit d’un endroit à haut seuil d’acceptation où les femmes en état de consommation peuvent se reposer, se laver, faire une pause, à n’importe quelle heure de la nuit. Elles peuvent aussi y recevoir le soutien de paires aidantes et d’intervenantes.

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ACCORDER ORCHESTRE ET FÉMINITÉ Bien qu’elles soient majoritaires dans les écoles de musique classique, les femmes sont sous-représentées dans les orchestres. Mais il y a de ces femmes remarquables qui font mentir les statistiques. Chantal Masson-Bourque, une musicienne extraordinaire qui a mené une double carrière de soliste et professeure à l’Université Laval (de laquelle elle est professeure émérite) a partagé avec La Quête ses réflexions sur son parcours professionnel. et des instruments autrefois considérés comme « masculins », tels que les percussions et les cuivres, sont joués de plus en plus fréquemment par les femmes. Il existe également ce qu’on appelle la « discrimination positive » qui favorise l’embauche des femmes à égales compétences avec les hommes. Ce sont des mesures qui tendent à corriger la disparité d’emploi.

Chantal Masson-Bourque : Ce fut une décision « prudente ». À l’époque, je faisais partie de l’Orchestre lyrique de la radio à Paris. L’Université Laval cherchait des musiciens pour développer le Dé- L. S. : Malgré les avancées faites par les partement de musique, et je reçus une femmes concernant leurs conditions de invitation pour venir enseigner durant travail, pensez-vous qu’il reste encore l’été 1964. Dès le début, je fus séduite par des batailles à gagner? l’accueil, le dynamisme et le potentiel de développement du monde musical de C. M-B : Je dirais qu’il reste deux choses Québec. À la fin de mon séjour estival, importantes à conquérir : un changement on m’a demandé d’enseigner pendant de la vision de la femme comme responsable naturelle d’un tas toute l’année. J’ai donc de choses (famille, endemandé un congé sans Le principal obstacle fants, organisation du solde et me suis installée est la réticence des à Québec et, à la fin de musiciens d’orchestre foyer) et la conquête de sa liberté. cette période, ma déci- à être dirigés par une sion était prise  : c’était Il est important que les femme. à Québec que je voulais hommes s’impliquent travailler. davantage dans l’organisation de la faL. S. : Pouvez-vous nous parler du mi- mille et cessent de considérer la carrière lieu musical québécois de l’époque et de leur femme comme une menace. Pade votre expérience en tant que femme rallèlement, les femmes doivent se sentir « libres » de contraintes sociales pour faire musicienne ? leurs propres choix. Moi, je me suis ocC. M-B : L’École de musique de l’Univer- cupée de ma famille, mais je me suis tousité était jeune, et tout restait à faire. Nous jours sentie libre de prendre des décisions avions des moyens (nous n’étions pas en dans ma vie professionnelle. période d’austérité) et moi, qui venais de France, où les femmes avaient beaucoup L. S. : Les conditions de travail ont évode difficulté à trouver une place dans le lué favorablement avec le temps. Étaitmonde de la musique, je suis parvenue ce difficile pour les femmes de votre géen peu de temps à devenir alto solo de nération de concilier la vie de famille et l’Orchestre de Radio-Canada et à jouer la vie professionnelle? comme soliste. Le monde de l’enseigne- C. M-B : C’est sûr que les conditions ment m’intéressait aussi, et je découvris n’étaient pas les mêmes que celles d’audans ce milieu mon plein potentiel, que jourd’hui. Nous « planifions » les naisj’ignorais moi-même. J’en suis reconnais- sances [rires] pour les vacances et, deux sante au Québec pour la belle carrière que semaines après les naissances, nous étions j’ai eue. à pied d’œuvre. Nous devions souvent L. S. : Quelle a été l’évolution du statut faire face à des situations stressantes, des femmes dans le monde de la mu- par exemple, une gardienne qui arrive à la dernière minute le jour d’un concert, sique depuis votre arrivée ? ou un enfant malade, etc. Il fallait être C. M-B : Nous trouvons de plus en plus de en très bonne santé, surtout psychologifemmes dans les orchestres. La représen- quement pour gérer tous les aléas de la tation féminine est aussi plus importante double vie de travail et de famille. C’est dans l’Harmonie du Royal 22e Régiment, vrai pour tout le monde, mais plus pour

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LA QUÊTE

Courtoisie: Chantal Masson-Bourque

Luis Sarobe  : Après avoir étudié au Conservatoire national supérieur de Paris et avoir travaillé pendant quelques années en France, vous avez décidé d’immigrer à Québec. Pourquoi ?

Chantal Masson-Bourque

les femmes. Heureusement, les congés « parentaux » rendent la vie plus facile aux couples actuels. L. S. : Vous m’avez dit en préparant cette entrevue que, l’année dernière seulement, 17 des 550 concerts donnés par des orchestres en France furent dirigés par des femmes, et la situation est semblable partout dans le monde. Que pouvons-nous faire pour l’améliorer ? C. M-B : Le principal obstacle est la réticence des musiciens d’orchestre à être dirigés par une femme. La chef d’orchestre Claire Gilbault a émis une réflexion que je trouve intéressante : elle dit qu’au début de sa carrière, elle essayait de s’imposer aux orchestres en adoptant une attitude « autoritaire », mais qu’elle a découvert que les musiciens répondent d’une manière plus positive s’ils se sentent appelés à « collaborer » plutôt que d’être dirigés. Cela prouve que les femmes peuvent exercer des postes de commande, tout en utilisant les qualités d’écoute, partage et collaboration qui leur sont propres. LUIS SAROBE

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UNE LOUVE VENUE DU NORD

Au début des années 1980, lors d’un festival international de théâtre, deux femmes esquimaudes témoignent de leur culture ancestrale en exécutant un numéro de chant de gorge. En septembre 2014, sur la scène du Gala Polaris du Carlu1 de Toronto, une jeune Inuite accompagnée d’un violoniste et d’un chœur secoue le public avec la plus animale, la plus sensuelle, la plus troublante des prestations sonores, qu’elle livre selon la technique traditionnelle des chants de gorge. Sur une partition bien orchestrée de grognements et de sons sauvages, sa dernière note résonne comme la plainte d’une louve nordique. C’est tout récemment, lors d’une recherche sur Rinelle Harper, étudiante amérindienne du Manitoba agressée et laissée pour morte sous un pont à Winnipeg, que j’ai fait la découverte de cette étonnante performance de chant de gorge d’une certaine Tanya Tagaq, gagnante du grand prix Polaris attribué par les critiques et les diffuseurs de musique du Canada. Alors qu’elle interprétait l’une des pièces du disque Animism lui ayant valu ce prestigieux prix, elle en a profité pour faire défiler à l’arrière-plan de la scène les noms des centaines d’Amérindiennes silencieusement disparues depuis un quart de siècle au Canada. Du coup, le drame de la jeune Harper survenu en novembre prenait une autre dimension, car cette femme a survécu à une agression du même genre et dénoncé la violence en général. Mais qu’en est-il de Tanya Tagaq ? À moins d’être un curieux mordu de musique expérimentale contemporaine, on court peu de chance de connaître cette performeuse inuite. Pourtant, les experts du Polaris l’ont couronnée la plus marquante de sa génération, comme ils l’ont fait un jour pour Karkwa, Patrick Watson et Arcade Fire, soulignant ainsi leur créativité d’artistes de la scène musicale au Canada. Tanya Tagaq est une artiste multidisciplinaire d’origine esquimaude née à Cambridge Bay, dans le Nunavut, il y a une trentaine d’années. Pour étudier, comme la plupart de ses compatriotes, elle a dû se déraciner, quitter les siens et apprendre à vivre en ville. Arrivée à 15 ans à Yellowknife, capitale des Territoires du Nord Ouest, elle entreprend ses études secondaires. Quinze ans plus tard, Rinelle Harper fera de même, débarquée à Winnipeg en provenance de sa communauté oji-crie de Garden Hill dans le nord-est du Manitoba. Une histoire parmi tant d’autres pour quiconque veut s’instruire. Son diplôme en poche, Tanya traverse le pays pour s’inscrire en arts visuels au Nova Scotia College of Arts and Design, à Halifax. Pour amoindrir son mal du pays, elle explore les techniques du chant de gorge des femmes inuites en écoutant les cassettes de musique traditionnelle que sa mère lui envoie afin qu’elle reste « connectée avec son monde ». Les chants de gorge se font habituellement à deux, mais Tanya entreprend de pousser ses

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expérimentations en solo ou plutôt « en duo avec [elle]-même », comme elle le dit. Elle ajoute ainsi une nouvelle flèche à son carquois de performances artistiques. « Ça m’est venu facilement, je crois à la mémoire génétique », dit-elle. Son aventure musicale commence par hasard : alors qu’elle présente ses œuvres picturales au Festival des arts du Grand Nord d’Inuvik, elle apprend qu’un chanteur manque à l’appel et propose de le remplacer. Des amis de la chanteuse islandaise Bjork la découvrent alors, et c’est le point de départ d’une carrière qui va la conduire dans une trentaine de pays, où elle y étendra sa démarche d’intégration de l’art des femmes inuites aux courants musicaux contemporains. Incapable de catégoriser son style basé sur des techniques anciennes de chant de gorge, Tanya Tagaq explore, tout en préservant ses racines culturelles, les pistes proposées par des artistes avec lesquels elle se trouve en communauté d’esprit, sans discrimination de forme ni de genre : jazz, rock, métal, ballet, opéra classique, etc. Dans ses prestations, elle n’hésite pas à provoquer les gens, s’il le faut. Des militants du People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) se sont indignés d’images vidéo où elle mangeait du phoque cru, comme le faisaient ses ancêtres. Lors du Gala Polaris, elle leur rétorqua un « fuck PETA », très souligné par les médias. Elle trouve injuste et hypocrite qu’une société qui tue des millions de bovins, de poules et de poissons déclare criminelles des pratiques traditionnelles vitales pour son peuple. Les violences subies par les femmes autochtones l’inquiètent beaucoup plus : « Comment un Canada évolué peut-il minimiser ce problème ? », questionne-t-elle ?. Sa question soulève une réflexion concernant la brutalité des impuissants, toutes races confondues. La violence est l’arme des faibles et des lâches. MARTINE CORRIVAULT

Le Carlu est une prestigieuse salle de spectacles aménagée dans un édifice historique de Toronto (ancien Eaton's Seventh Floor), qui porte le nom de l’architecte qui l’a conçu. 1

LA QUÊTE

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TRANSSEXUELLE ASSUMÉE Vêtue d’une veste en fourrure beige, de bottes de cuir noir à talons, et le visage encerclé de ses longs cheveux bruns ondulés, Pascale Bérubé a tout d’une jolie fille. Et elle l’est. Mais Pascale est née avec un sexe masculin.

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LA QUÊTE

Tandis que pour une personne trans, dans tes relations, il y a toujours comme un doute, ou comme un danger ». Lorsqu’elle rencontre de nouvelles personnes, ce qui arrive souvent car elle est une femme très sociable, Pascale préfère dire qu’elle est transsexuelle, lorsqu’elle ressent une affinité. « Amicalement, avec les filles, quand je le dis, ça fait souvent juste ‘’ Ah, d’accord ! ’’ ». Avec les hommes, parfois, la discussion peut prendre une tournure résolument sexuelle. « Souvent, tu peux être un trip sexuel pour un gars, mais une fois que tu dis que t’es trans, ça peut être pire. Comme un manteau, un gant qui se revire de bord, pis finalement, c’est kinky. Pis les gars vont te demander des trucs sur ta vie sexuelle. Ça ne me dérange pas nécessairement d’en parler, mais moi, je ne veux pas être un fling [amour de passage]. »

Courtoisie: Pascale Bérubé

C’est en affichant un sourire chaleu- sois un homme ou une femme, tu l’étais reux qu’elle ouvre sa porte pour nous déjà. » Cette question complexe entrailaisser entrer. Dans sa ne une autre réponse : chambre, on trouve des « Ma mère autant que « Pour faire ça simpleproduits pour les ongles, ment, je sais pas ce que, mon père ou mon des vêtements, des boucles toi, tu ressens comme d’oreilles, et son fameux beau-père se femme, ce que ma mère ordinateur. Elle est très ac- doutaient tous que ressent comme femme tive sur le Web par l’entre- j'étais différente… » ou même ce qu’un gars mise de sa poésie et de son ressent. Je me sens juste profil Facebook, très riche, , utilisés pour moi. Comme ce que je crois être la vision parler de la communauté transsexuelle de ce qu’est une femme. On ne choisit pas ou tout simplement pour partager des de naître homme ou femme, mais on ne statuts remplis d’humour et d’autodéri- le devient pas non plus » déclare-t-elle. sion. LA VISION DES AUTRES UN DÉBUT DIFFÉRENT Curiosité, envie de découvrir ce qui est À 31 ans, Pascale est toujours entourée peu commun, fantasme sexuel… C’est d’amis, elle évolue dans le monde artis- ce à quoi est exposée Pascale : « Premiètique de Québec et a une incroyable connaissance sur la culture. Son style vestimentaire est des plus enviables, mais il n’en a pas toujours été ainsi d’après ses dires. « Quand j’étais adolescente, je portais des vêtements baggy… J’étais plus androgyne ». Puis, une fois l’adolescence passée, elle décide de faire la grande annonce. La réaction de la famille est toujours importante lorsqu’on annonce qu’on est transsexuel. Pour Pascale, par chance, tout s’est bien déroulé. « Ma mère autant que mon père ou mon beau-père se doutaient tous que j'étais différente… Ce n'était pas un choc ni une honte pour personne que je décide de m'assumer réellement  ». Peu de temps après, au nom Pascal Pascale Bérubé se greffait officiellement un « E ». Pascale. rement, il y a une chose que t’apprends Un nom qui la représente déjà mieux. quand tu es transsexuel, c’est que, peu importe que tu sois féminine ou pas, pis QUE SIGNIFIE « ÊTRE UNE peu importe à quel point tu as d’horFEMME », DU POINT DE VUE mones, il y a tout le temps quelqu’un D’UNE FEMME TRANSSEXUELLE quelque part qui va te rappeler que tu Après un certain moment de réflexion, es trans. Peu importe le nombre de perPascale se lance : « Tu ne ‘’ deviens ’’ pas sonnes qui te disent que tu es belle, banune femme, comme des gens disent ! Tu dante. En ce qui a trait aux histoires de ne changes pas de sexe ! –tout dépen- cœur, le fait d’être transsexuelle peut dant de ce que tu choisis comme transi- parfois compliquer les choses. Si tu te tion –, mais tu es ce que tu es. Peu im- sens comme une fille, pis physiquement porte ton enveloppe corporelle, que tu que tu es une fille, ben là, c’est safe.

Et qu’est-ce qui s’annonce pour son avenir ? « Être la vraie blonde de quelqu’un, bien sûr ! Avoir publié un ouvrage et être active le plus possible créativement. J'ai du mal à vraiment me projeter dans l'avenir, contrairement à avant, mais je me souhaite le meilleur, je crois. Ou du moins, ce qui sera bon pour moi, que je sois d'accord ou non ! ». PATRICIA PARENT

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RETOUR SUR 2014

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Au Québec, Manon Brouillette est devenue présidente et chef de la direction de la filiale Vidéotron de Quebecor. Elle dirige maintenant 6 000 employés et gère un chiffre d’affaires de 2,7 milliards de dollars.

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Janet Yellen succède à Ben Bernanke comme présidente de la Banque centrale des ÉtatsUnis. Aucune femme avant elle n’avait réussi à obtenir ce poste clé dans les économies américaine et mondiale.

septembre devant les membres de l’ONU un discours sur l’égalité homme/femme. LA FEMME EN CHIFFRES L’actrice de 24 ans nous a rappelé avec simplicité que « l’égalité des sexes est aussi notre -

Emma Watson, devenue célèbre pour son rôle dans la saga Harry Potter, a prononcé en problème ».

En 2014, le terme « féminisme » a -étéEnrevendiqué par nombre de célébrités dans des prises de position août, la mathématicienne iranienne Maryam Mirzakhani est devenue la première très médiatisées. Sur la place publique, on a dénoncé, célébré, défendu, attaqué, partagé et tweeté la femme à gagner la Fields Medal, l’un des plus prestigieux prix récompensant l’avancement des sciences mathématiques dans le monde. condition féminine. La Quête explore le sujet, en présentant d’abord les femmes qui ont vu leur travail reconnu tandis que d'autres sont sorties de l’ombre pour dénoncer le sort de leurs compatriotes. Un - Malala Yousafzai est une jeune militante pakistanaise de 17 ans qui a survécu à une survol de la femme en quelques chiffres clés vous est ensuite proposé. tentative d'assassinat en 2012. Des talibans ont cherché à la tuer parce qu’elle a mené une Voici, en rafale, quelques bons coups de l’année. - Au Québec, Manon Brouillette est devenue présidente et chef de la direction de la filiale Vidéotron de Quebecor. Elle dirige maintenant 6 000 employés et gère un chiffre d’affaires de 2,7 milliards de dollars. - Janet Yellen succède à Ben Bernanke comme présidente de la Banque centrale des États-Unis. Aucune femme avant elle n’avait réussi à obtenir ce poste clé dans les économies américaine et mondiale. - Emma Watson, devenue célèbre pour son rôle dans la saga Harry Potter, a prononcé en septembre devant les membres de l’ONU un discours sur l’égalité homme/femme. L’actrice de 24 ans nous a rappelé avec simplicité que « l’égalité des sexes est aussi notre problème ». - En août, la mathématicienne iranienne Maryam Mirzakhani est devenue la première femme à gagner la Fields Medal, l’un des plus prestigieux prix récompensant l’avancement des sciences mathématiques dans le monde. - Malala Yousafzai est une jeune militante pakistanaise de 17 ans qui a survécu à une tentative d'assassinat en 2012. Des talibans ont cherché à la tuer parce qu’elle a mené une campagne pour la scolarisation des jeunes filles au Pakistan. Depuis, elle continue son combat pour l’éducation des jeunes filles, ce qui lui a valu le prix Nobel de la Paix en 2014 : Elle est la plus jeune personne à avoir reçu ce prix jusqu’à maintenant.

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campagne pour la scolarisation des jeunes filles au Pakistan. Depuis, elle continue son combat pour l’éducation des jeunes filles, ce qui lui a valu le prix Nobel de la Paix QUELQUES CHIFFRES CLÉS en 2014 : Elle est la plus jeune personne à avoir reçu ce prix jusqu’à maintenant.

Politique : Quelques chiffres clés En 2014, dans le monde, 18,7 % de femmes siègent dans les parlements, toutes Politique : chambres confondues. En 2014, dans le monde, 18,7% de femmes siègent dans les parlements, toutes chambres confondues.

Les champions, les pays scandinaves : 42 % des parlementaires sont des femmes. Les champions, les pays scandinaves : 42 % des parlementaires sont des femmes.

ÀÀl'autre mondiale,on ontrouve trouveleslesÉtats Étatsarabes, arabes, seulement 9,6 % l'autreextrémité extrémité de de l'échelle l'échelle mondiale, oùoù seulement 9,6% des sontdes desfemmes. femmes. Sur le site l'Assemblée nationale, lit qu'en desparlementaires parlementaires sont Sur le site de de l'Assemblée nationale, on liton qu'en 2014,les lesfemmes femmes représentent représentent 27, % des 2014, 27,22 % desdéputés. députés. Pourcentage de femmes parlementaires Monde Pays scandinaves Québec États arabes 18,7 42 27,2 9,6 (source http://www.unwomen.org/fr/news/stories/2014/3/progress-for-women-in(source :: http://www.unwomen.org/fr/news/stories/2014/3/progress-for-women-in-

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http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/femmes1.html) Le monde du travail Lemonde monde du travail Le du travail Le tableau suivant présente la la situation situation des des femmes femmes dans dans le le monde monde du du travail travail au au Québec, Québec, Le tableau suivant présente Le monde du travail en 2012, selon l’Institut de la la Statistique du Québec 2012, l’Institut de du Québec :: dans Leen suivant présente situation des femmes le monde du travail au Letableau tableauselon présente lalaStatistique situation des femmes dans le monde du travail au Québec, en 2012,enselon de la Statistique du Québec : Québec, 2012,l’Institut selon l’Institut de la Statistique du Québec : Rémunération horaire horaire moyenne moyenne Nombre d’individus d’individus sur sur le le marché marché Rémunération Nombre (temps du (temps plein) plein) horaire moyenne du travail travaild’individus sur le marché Rémunération Nombre Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes (temps plein) du travail 22,35 $$ 24,56 $ 1,8 million 2,1 millions 22,35 24,56 $ 1,8 million 2,1 millions Femmes Hommes Femmes Hommes 22,35 $ 24,56 $ 1,8 million 2,1 millions Nombre Nombre de de femmes femmes cadres cadres supérieures et intermédiaires intermédiaires supérieures et Nombre de femmes cadres 1971 8 1971 8 750 750 supérieures et intermédiaires 2006 70 000 2006 70 000 1971 8 750 (source (source http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travail2006 :: http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travail70 000 remuneration/industries/difference-salaire-homme-femme.pdf) (source  : http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travail-remuneration/industries/difference-salaireremuneration/industries/difference-salaire-homme-femme.pdf) (source : http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travailhomme-femme.pdf) remuneration/industries/difference-salaire-homme-femme.pdf) Les congés Les congés parentaux parentaux Les congés parentaux Les congés parentaux En En 2013, 2013, dans dans le le monde, monde, l’ONU l’ONU évalue évalue que que les les femmes femmes ont ont en en moyenne moyenne droit droit àà 14 14 En 2013, dans le monde, l’ONU évalue que avec les femmes ont en moyenne droit à semaines de congé maternité rémunéré garantie de retour semaines de le congé maternité rémunéré avec garantie demoyenne retour àà l’emploi. l’emploi. C'est en en En 2013, dans monde, l’ONU évalue que les femmes ont en droit àC'est 14C'est 14 semaines de congé maternité rémunéré avec garantie de retour à l’emploi. en en Croatie qu’est offert le plus long congé maternité rémunéré au monde : 58 semaines; en Croatie qu’est offert le plus long congé maternité rémunéré au monde : 58 semaines; semaines de congé maternité rémunéré avec garantie de retour à l’emploi. C'est en Croatie offert le avec plus long congé maternité rémunéré auont monde : semaines ; Tunisie, le court, semaines. Au les droit àà58 un maximum Tunisie,qu’est le plus plus court, 4long semaines. Au Québec, Québec, les mères mères droit: 58 unsemaines; maximum de de Croatie qu’est offert leavec plus4 congé maternité rémunéré au ont monde en 18 semaines rémunérés. en Tunisie, plus court, avec 4 semaines. Québec, mères droit un maxi- de 18 semaines rémunérés. Tunisie, le leplus court, avec 4 semaines. AuAu Québec, lesles mères ontont droit à unà maximum (http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/--mum de 18 semaines rémunérés. (http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/--18 semaines rémunérés. dcomm/documents/publication/wcms_242619.pdf. Pp. dcomm/documents/publication/wcms_242619.pdf. Pp. 8-9 8-9 et et (http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/--(http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/publication/ http://www.rqap.gouv.qc.ca/travailleur_salarie/choix.asp) http://www.rqap.gouv.qc.ca/travailleur_salarie/choix.asp) dcomm/documents/publication/wcms_242619.pdf. Pp. 8-9 et wcms_242619.pdf. Pp. 8-9 et http://www.rqap.gouv.qc.ca/travailleur_salarie/choix.asp) http://www.rqap.gouv.qc.ca/travailleur_salarie/choix.asp) Nombre d’enfants par femmes Nombred’enfants d’enfants femmes Nombre par par femmes Nombre d’enfants par femmes Afrique Asie Monde Amérique Québec Afrique Amérique Asie Europe Monde Amérique Amérique Québec Europe septentrionale latine et septentrionale et Afrique latine Asie Monde Amérique Amérique Québec Europe Caraïbes Caraïbes septentrionale latine et Caraïbes 2,47 4,54 2,12 1,94 2,16 1,7 1,60 2,47 4,54 2,12 1,94 2,16 1,7 1,60 2,47 4,54 2,12 1,94 2,16 1,7 1,60 Source  : World Population Prospects. Nations Unies. Unies. (2013 http://www.ined.fr/fr/tout-savoir-popuSource :: World Population Prospects. Nations (2013 Source World Population Prospects. Nations Unies. (2013 http://www.ined.fr/fr/touthttp://www.ined.fr/fr/toutlation/chiffres/tous-les-pays-du-monde/ et http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-desavoir-population/chiffres/tous-les-pays-du-monde/ et(2013 http://www.ined.fr/fr/toutsavoir-population/chiffres/tous-les-pays-du-monde/ Source : World Population Prospects. Nations Unies.et mographie/bulletins/coupdoeil-no25.pdf) http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bulletins/coupdoeilhttp://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bulletins/coupdoeilsavoir-population/chiffres/tous-les-pays-du-monde/ et no25.pdf) no25.pdf) http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bulletins/coupdoeilno25.pdf) Mariage Mariage :: En 2014, plus plus de 700 700 millions millions de de femmes femmes dans dans le le monde monde ont ont été été mariées mariées avant avant l'âge l'âge de de En 2014, Mariage : de 18 ans, dont dont 250 millions (1/3) avant 15 dans ans selon selon le Fonds Fonds desmariées Nations unies pourde MARS 2015 LA 18 ans, 250 millions (1/3) 15 ans le des Nations unies pour En 2014, plus deQUÊTE 700 millions de avant femmes le monde ont été avant l'âge 18 ans, dont 250 millions (1/3) avant 15 ans selon le Fonds des Nations unies pour


Mariage : En 2014, plus de 700 millions de femmes dans le monde ont été mariées avant l'âge de 18 ans, dont 250 millions (1/3) avant 15 ans selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF). Une fille sur trois, pour un total de 250 millions, aura été mariée avant l'enfance (UNICEF). Une fille sur trois, pour un total de 250 millions, aura été d’atteindre 15 ans. mariée avant d’atteindre 15 ans. (source  : http://www.unicef.ca/fr/press-release/pas-de-temps-a-perdre-les-dernieres-donnees-de-l’unicef-appellent-a-une-action-urgente) (source : http://www.unicef.ca/fr/press-release/pas-de-temps-a-perdre-les-dernieresdonnees-de-l’unicef-appellent-a-une-action-urgente) Violence faite aux femmes Violence faite aux femmes L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en 2014, 7 % de femmes risquent d'être victimes d'un viol dans leur vie. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en 2014, 7 % de femmes risquent d'être victimes d'un viol dans leur vie. (source  : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/violence-women-girls/fr/) (source : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/violence-women-girls/fr/) Toujours selon l’Organisation Mondiale de la Santé, entre 100 et 140 millions de jeunes filles et de femmes ont subi des mutilations Toujoursdans selon Mondiale de la Santé, entre 100 et 140 millions de génitales le l’Organisation monde. jeunes filles et de femmes ont subi des mutilations génitales dans le monde. (Source  : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/violence-women-girls/fr/) (Source : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/violence-women-girls/fr/) Espérance de vie : Espérance de vie : Selon l’Organisation desNations NationsUnies, Unies,enenmoyenne, moyenne,dans danslelemonde, monde,les lesfemmes femmesvivent viventplus longtemps que les hommes. Selon l’Organisation des plus longtemps que les hommes. Espérance de vie (en années) Monde Pays industrialisés Pays en voie de développement Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes 71,0 66,5 80,4 73,4 68,8 65,2 (source : ONU, rapport 2005-2010. (source : ONU, rapport 2005-2010. http://esa.un.org/unpd/wpp/Documentation/pdf/WPP2012_HIGHLIGHTS.pdf. Pp. 15-18.) http://esa.un.org/unpd/wpp/Documentation/pdf/WPP2012_HIGHLIGHTS.pdf. Pp. 1518.) ISABELLE NOËL

Isabelle Noël

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TRAVAIL

LA LONGUE ROUTE VERS L'ÉGALITÉ Représentativité moindre dans les postes décisionnels, plus faible rémunération, mauvaises négociations des conditions de travail : les femmes ont encore du chemin à faire pour accéder à l'égalité dans leur vie professionnelle. TRAVAILLER EN POLITIQUE Celles qui œuvrent dans le monde de la politique jouent le même rôle et endossent les mêmes responsabilités que les hommes. Cependant, elles ne sont pas aussi nombreuses que leurs compères masculins à siéger, puisqu'elles ne représentent que 30 % de députés à l’Assemblée nationale et 22 % au Parlement fédéral. La professeure Diane Lamoureux, du Département de science politique de l’Université Laval, explique que les femmes sont très présentes dans la politique sociale et communautaire. « Il y a plus de femmes en politique municipale » dit-elle.

qui en tant que coach de carrière aide ses clientes à trouver leur personnalité d’emploi. Elle explique qu’en général, les mêmes excuses reviennent. « Les clientes que je rencontre pensent qu’il est trop tard, qu’elles sont trop vieilles, ou qu’elles ont trop d’obligations pour changer d’emploi et se trouver quelque chose de meilleur ». Selon l’expérience professionnelle de Mme Jabouin, les femmes reçoivent encore un salaire inférieur à celui des hommes. Parce qu'elles n’ont pas su

Selon elle, les deux seuls domaines dans lesquels les femmes peuvent se dire égales aux hommes sont en matière d’égalité civile et d’éducation. « Si on considère le revenu, la protection physique et l’accès aux postes de pouvoir, par exemple, il n’y a pas d’égalité ». Elle précise que parfois le pourcentage de femmes diplômées au secondaire, au collégial et au premier cycle universitaire dépasse celui des hommes, mais ceci ne se traduit pas en terme de revenus.

La réintégration sur le marché du travail est la spécialité de Priscilla Jabouin,

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Tant Mme Jabouin que les professeures Morel et Lamoureux, celles-ci s’entendent pour dire que le sexisme est encore présent et affecte les femmes de façon défavorable sur le marché du travail. « Le fait de croire que l’égalité est atteinte et qu’il n’y a plus rien à faire est du sexisme en soi », souligne Mme Lamoureux. « À l’université, on ne prépare pas les jeunes femmes au sexisme auquel elles peuvent être confrontées », déclare Mme Jabouin, qui a également accompagné une clientèle étudiante ». La question est délicate parce que dans certaines professions où les femmes sentent encore qu’elles doivent se prouver égales aux hommes pour atteindre les sommets, ces mêmes femmes sont réticentes de dénoncer le sexisme. «  Certaines femmes veulent montrer aux jeunes que tout est possible, sans parler des difficultés cachées  » ajoute Mme Jabouin. DIFFÉRENTES OPTIONS Face à ce silence, Mme Jabouin soulève la même question  : «  À quel point voulez-vous cet emploi ? » Selon elle, encore trop de gens, femmes et hommes, subissent leur travail. «  L’emploi, c’est la vie déclare-t-elle, les deux sont inextricablement liés ». Ainsi, elle est d’avis que ce que l’on vit et ressent au travail affecte notre vie personnelle, et vice versa. Elle est aussi d’avis que tout se négocie dans la vie, que ce soit le temps avec la famille, l’augmentation de salaire, l’horaire ainsi que les vacances. « Un bon employeur veut que vous soyez heureuse, et vous voulez aussi vous sentir bien au travail ». Illustration: Danièle Rouleau

SE BATTRE AU TRAVAIL D’après Sylvie Morel, professeure du Département des relations industrielles de l’Université Laval, la sous-rémunération ainsi que le sous-emploi sont les plus grands enjeux pour les femmes sur le marché du travail. Pour les femmes les plus démunies, elle énumère, parmi différentes options pour les aider à réintégrer le marché du travail, le rehaussement de l’aide sociale, des services publics de qualité, un soutien à la formation et des mesures d’insertion sociale. Le contexte politique actuel, ponctué de coupures de services, ne favorise en rien cette réinsertion.

LA RÉALITÉ DU SEXISME

négocier dès le début de leur carrière, leur salaire ne peut pas augmenter autant que celui de quelqu’un qui a débuté avec un chiffre plus élevé. « Soit elles sont mal informées, ne veulent pas négocier, soit elles ne connaissent pas leur juste valeur, souligne-t-elle. C’est le stéréotype de la fille bien élevée qui n’ose pas s’exprimer ». Il arrive plus souvent qu’une femme accepte tout de suite ce qu’on lui offre, alors que la négociation du salaire et des conditions de travail font parfois parties des attentes de l’employeur.

LA QUÊTE

PHILIPPA JABOUIN

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PORTRAITS DE FEMMES EN PRISON FEMMES EN PRISON

CE N'EST PAS DE LA TÉLÉ ! Plusieurs téléspectateurs se réunissent chaque semaine devant leur écran pour suivre Unité 9. Mais la série télévisée est-elle réaliste ? Deux anciennes détenues de la prison d’Orsainville livrent leur témoignage et dressent un portrait de leur parcours en abordant quelques lacunes de la situation actuelle des centres de détention à Québec.

Kathy a commencé à consommer à l’âge de 10 ans. « Je viens d’une famille criminalisée, ça ne m’a comme pas aidée » lance-t-elle. Elle a toujours fréquenté des hommes qui vendaient de la drogue, parce qu’ainsi ça lui coûtait moins cher. Par la suite, c’est elle qui a commencé à en vendre. Elle s’est fait prendre à de nombreuses reprises et a donc séjourné plusieurs fois en prison. Quatre sentences en tout. « C’est une roue qui tournait. Je sortais dehors, je recommençais à consommer, je recommençais à vendre de la drogue, je me refaisais pogner et je retournais en prison, tout le temps la même maudite histoire, jusqu’à là » ajoute-t-elle. Lors de ses incarcérations, ce sont ses clientes qu’elle croisait dans les corridors, chaque jour. La drogue, c’est aussi l’histoire d’Alex. « Ma mère est partie, j’avais 4 ans. [ Des années plus tard ] Je suis tombée dans la drogue en essayant de la retrouver à St-Roch ». Elle est née à St-Roch, elle s’est promenée de famille d’accueil en famille d’accueil, jusqu’à l’âge de 11 ou 12 ans. Elle est ensuite entrée dans un centre d’accueil, jusqu’à ses 18 ans. « FAIS UN MÉMO AU MÉDECIN » Selon Kathy, la principale lacune à Orsainville, du côté des femmes, ce sont les agentes de services correctionnels. « Personnellement, je suis capable de m’adapter à toutes les situations, mais les agents correctionnels, du côté des femmes, il y en a beaucoup qui ne sont pas humaines là-dedans, qui nous traitent comme des moins que rien. Elles sont là pour nous aider, si on a besoin de parler, elles sont supposées nous écouter, mais chaque fois qu’une fille avait un problème, elle demandait à un agent et elles n’avaient pas le temps. On lui disait de faire un mémo au médecin », déplore-t-elle. Alex confirme cette information et ajoute que : « Je ne veux pas mettre tout le monde dans le même bateau, mais il y en a qui sont baveux, ils te font chier et ils

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font tout pour que tu pètes ta coche. Il y en a d’autres que c’est des anges, ils sont gentils. Ils ne veulent pas qu’on fasse d’attitude, mais la plupart du temps, c’est eux qui nous en font. Souvent, c’est comme ça qu’on pogne les nerfs ».

UNE QUÉBÉCOISE INCARCÉRÉE À PARIS

Elle aborde aussi un autre aspect négligé de la prison de Québec : « Quant à moi, Orsainville c’est rendu psychiatrique plus qu’autre chose. Il n’y a pas d’encadrement, ils sont laissés à eux-mêmes ». Selon elle,

Détenue à Paris pendant deux ans à la prison de Fleury-Mérogis, Jo Hana se sentait en sécurité en tant que Québécoise à l’étranger, même une fois prise en défaut. Ses croyances se sont néanmoins rapidement transformées en cauchemar, lorsqu’on lui a appris qu’elle ne serait pas rapatriée à la suite de son arrestation.

les gens qui devraient être suivis, traités pour une maladie, sont simplement incarcérés dans des unités, et reçoivent les mêmes traitements que les autres, tous secteurs confondus.

«  C’était pour la drogue, comme 75  % d’ailleurs des femmes incarcérées  », lance d’emblée Jo Hana. Elle, c’est une artiste. À l’époque, son copain aussi était un artiste. C’est avec la drogue qu’il gagnait sa vie. « J’ai connu tellement de femmes qui étaient en prison relativement à leur copain », lance Jo Hana. « C’est vraiment fort à Paris. Des fois, c’est aussi pour le transport. Sept mois d’écoute téléphonique et de surveillance visuelle, je ne me suis jamais doutée de rien. Je n’ai jamais été une personne du milieu, je ne pensais pas pouvoir me retrouver en prison, encore moins à Paris ».

QUAND LA FICTION RENCONTRE LA RÉALITÉ

STÉPHANIE ST-LOUIS

Photo: Archives Web

LA CONSOMMATION

Toutes deux sont des téléspectatrices assidues de la série québécoise Unité 9, diffusée sur ICI Radio-Canada Télé. Selon Kathy, la série Unité 9 est exagérée, mais vraisemblable. Elle précise que l’émission est tirée du pénitencier de Joliette et qu’elle n’y a jamais mis les pieds. Elle ajoute : « Mais les agents dans Unité 9 qui vendent de la drogue et tout ça, y’en a une ici une agente correctionnelle qui s’est fait prendre à rentrer de la drogue. Ça, c’est réaliste. Ça existe ». Alex croit aussi qu’il y a des ressemblances, mais plus au niveau fédéral. « On voit des choses là-dedans, comme quand je parle de la racaille, ça se vole ». « On est toutes pognées dans le même bateau », ajoute-t-elle.

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LE JEU DE LA QUÊTE Les mots de la gastronomie PAR JACQUES MORIN GINETTE PÉPIN LE CARL JEU DE LAET QUÊTE

par Ginette Pépin et Jacques Carl Morin CE JEU CONSISTE À REMPLIR LES RANGÉES HORIZONTALES AINSI QUE LES COLONNES 1 ET 20 À L’AIDE DES DÉFINITIONS, INDICES OU LETTRES MÉLANGÉES OU DÉJÀ INSCRITES. CHAQUE Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 et 20 à l’aide des CASE GRISE REPRÉSENTE UNE LETTRE QUIou EST À LA FOIS LA DERNIÈRE LETTRE D’UN MOT définitions, indices ou lettres mélangées déjà inscrites. Chaque case grise représente uneET LA PREMIÈRE LETTRE DU SUIVANT. lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant. Dans le présent jeu, les mots de la cuisine et de la gastronomie sont à l’honneur. 1

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6- Mets composé de tranches de pain avec des ingrédients entre

elles.laMollusque dontdele compositions plus connu au Canada est la Malpèque. 1- Domaine de la gastronomie l’essentiel est confection culinaires 1- Domaine de la gastronomie dont l’essentieldont est la confection Calmar (TRONCENE). majoritairement sucrées. sucrées. de compositions culinaires majoritairement 20- Se20dit d’une préparation à base de champignons. Se dit d’une préparation à base de

7- Colimaçon. Mélanger, brasser, remuer. Galette de pommes

champignons. de terre, typique de la Suisse alémanique.

HORIZONTALEMENT :

8- Thymus du veau. Farine granuleuse, fabriquée à partir de blé dur. Ustensile que l’on utilise pour découper rapidement des 1- RizHorizontalement d’abord revenu dans une matière grasse et cuit ensuite : à l’eau bouillante. Serait le plus ancien fruit domestiqué. Fro- abaisses de pâte.. mage 1des Pays-Bas. Cépagerevenu de l’Argentine et dematière Cahors (BLAAmérique du Nord, de la laitue Serait pommée. Riz d’abord dans une grasse9-etNom, cuit en ensuite à l’eau bouillante. le Parfume plus CEM). À la tête de la cuisine d’un restaurant. le pain d’épices. Cuire à feux doux, et à couvert, un aliment dans

ancien fruit domestiqué. Fromage des Pays-Bas. Cépage de l’Argentine et de Cahors

un corps gras. (BLACEM). ÀlalaFrance tête de la cuisine d’un 2- Eau-de-vie du sud-ouest de (MANGARCA). Sorterestaurant. de pâtisserie qui contient de la compote et qui est faite d’un 10- Alcool obtenu par distillation de jus fermenté de fruits, de rond 2de pâte replié sur lui-même. Porc développé à l’origine Eau-de-vie du sud-ouest de la France (MANGARCA). Sortededecéréales pâtisserie qui contient la plantes ou de graines (AEEEIUDV). Enleverde l’écume pour les gastronomes compotejaponais et qui (GOANNA). est faite d’un rond de pâte replié sur lui-même. Porc à pastis l’origine de la surface d’un liquide. Un des développé composants du de Mar-

pour les gastronomes japonais (GOANNA). 3- Commerçant qui prépare des plats cuisinés. Plat typique de seille. la cuisine italienne. Faire pénétrer un liquide dans un gâteau 3- Commerçant pour l’aromatiser et le rendrequi plus prépare moelleux. des plats cuisinés. Plat

typique de la cuisine italienne. Faire pénétrer un liquide dans un gâteau pour l’aromatiser et le rendre plus moelleux.

4- Tisane. Pâte alimentaire. Éplucheur.

4- Tisane. Éplucheur. 5- Tranche de bœuf à Pâte griller.alimentaire. Brioche alsacienne (FLOOGUK). Partie la plus fine à déguster d’un animal. Abats préparés à partir de l’estomac des ruminants.

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PAR HÉLÈNE HUOT RIRE ET SOURIRE… À PROPOS DES HOMMES ET DES FEMMES « L’égalité sera acquise lorsqu’il y aura des femmes médiocres à des postes importants. » Laure Adler, Françoise (Grasset, 2011)

PARLER POUR PARLER 1. Quels noms, parmi les suivants, sont du genre féminin : acné; anagramme, ébène; esclandre; octave; tentacule ? 2. Quelle expression signifie : « Poursuite systématique d’opposants politiques » ? 3. Édith Piaf (1915-1963) est une chanteuse française réputée. Mais qu’est-ce qu’un piaf ? 4. Le kevlar a été inventé par une chimiste américaine, Stephanie Louise Kwolek (1923-2014). Qu’est-ce donc que le kevlar ? 5. Que signifie l’expression : « Chercher la femme » ? 6. Une égérie est : a. une chipie; b. une inspiratrice; c. une star. 7. Le Monopoly et le Scrabble ont tous deux été inventés par une femme. Vrai ou faux ? 8. Les sigles AFEAS, CND, CSF, FFQ, YWCA concernent tous les femmes ; que signifie chacun d’eux ? 9. Quels sont les mâles qui correspondent aux femelles suivantes : biche, brebis, chèvre, hase, laie, oie, truie ? 10. Vamp et vampire sont deux mots de la même famille. Vrai ou faux ?

ENCORE UN MOT… « ÉPICÈNE » Épicène se dit d’un mot dont la forme ne varie pas selon le genre. Il y a des adjectifs épicènes, comme habile, pauvre, nécessaire, immonde, agréable, hilare, etc. On trouve aussi des pronoms épicènes, comme je, tu, nous, vous. Et, bien sûr, des noms épicènes – utiles notamment en ce qui concerne la féminisation des titres –comme dentiste, ministre, secrétaire, anthropologue, humoriste, pédiatre, ainsi qu’analphabète, avare, enfant, élève, adulte et de nombreux autres encore. Épicène se dit aussi d’un mot qui désigne aussi bien le mâle que la femelle d’une espèce. Comme corbeau, qui est un épicène masculin, et baleine, qui est un épicène féminin.

J’attends de vos nouvelles… Vous aimez les mots. Vous avez des commentaires à formuler ou des suggestions à faire concernant cette chronique. Rien de plus simple. Écrivez-moi à hu-go@sympatico.ca. Cela nous permettra d’échanger sur des questions qui vous intéressent et d’enrichir par le fait même les futures chroniques. Merci à vous ! Les réponses page 33.

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L’« Éternel féminin » vu, revu et corrigé Avis aux lecteurs et aux lectrices : vous n’êtes pas obligés de croire tout ce qui est écrit dans les lignes qui vont suivre ! Ce récit propose une simple analyse logique qui s’appuie sur des données supposément historiques. Pour comprendre l’« Éternel féminin », il faut remonter à la nuit des temps, c’està-dire au moment de la création de la femme. À en croire les récits traditionnels, Dieu le Père trouvait l’éternité un peu longue et décida de se créer un univers. Pour ce faire, il créa le ciel les étoiles, le Soleil, les planètes, notre Terre, et tout ce qui l’habite : des poissons, des oiseaux et d’autres animaux. Il vit que tout cela était bon. Pas mesquin pour deux sous, il voulut partager le tout avec des êtres spirituels à son image et à sa ressemblance; ainsi, il créa les anges. Tout aurait assez bien fonctionné si Lucifer, un de ses anges, ne s’était pas révolté contre son créateur, en entrainant sa gang de démons avec lui. Dieu, ne pouvant plus supporter cet indigne personnage ni les démons de sa propre création, relégua Lucifer et sa suite à la « chaufferie » pour l’éternité. Après cette production manquée, une bonne séance de méditation s’imposa. Puis Dieu retourna à son atelier pour fabriquer, cette fois-ci, un être non seulement spirituel, mais également tangible, conforme à son image et à sa ressemblance. Avec un peu de terre et de limon, il fabriqua un homme qu’il appela Adam. Il l’installa au paradis terrestre, en lui laissant comme seul commandement : « Ne pas toucher à l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal ». Ce n’était pas très compliqué. La vie était belle, simple et sans aucun souci pour Adam. Néanmoins, Dieu le Père proposa de lui créer une compagne, pour éviter qu’il ne sombre dans une certaine apathie. Tous deux d’accord sur ce projet, ils se dirigèrent vers l’atelier, où ils constatèrent que la réserve de la quincaillerie était plutôt dépouillée en raison des fabrications précédentes : il ne restait que des morceaux d’anges (génétiquement très bons) et des parties d’anges

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déchus (génétiquement démoniaques). Alors, pour augmenter la compatibilité du premier homme avec sa compagne, Dieu endormit Adam et prit une de ses côtes pour la fabriquer. Sa nouvelle création terminée, Dieu le réveilla pour lui montrer cette compagne qu’il avait créée pour lui. Adam trouva le prototype très beau, et accepta immédiatement ce que Dieu le Père avait fait; il ne restait plus qu’à lui donner la vie. En raccordant les connexions du cerveau, il y eut quelques étincelles, puis beaucoup, et enfin presque un feu d’artifice ! Le premier homme n’en revenait pas. Séduit par le spectacle, il demanda à Dieu : « Lorsque vous m’avez créé, est-ce que c’était la même chose ? » Dieu lui répondit : « Non, avec toi, ça n’a pas fait de feu d’artifice. Il y a simplement eu une grosse flammèche assez haute. » D’un commun accord, ils nommèrent cette première femme Ève, et Adam s’installa avec elle au paradis terrestre, en ayant pour seul commandement de « ne pas toucher à l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal ». On connait la suite : Adam résistait aux propositions de Lucifer, mais Ève se laissa séduire par ce démon, si bien qu’elle entraina Adam dans le péché. Par cette faute, ils perdirent à tout jamais le paradis terrestre. La triste conclusion qu’on peut tirer de ce récit nous indique que la première femme a eu le pouvoir immense d’influencer l’homme pour le faire chuter, donc l’abaisser. Lucifer était assez brillant pour savoir qu’il fallait passer par Ève pour atteindre Adam. Il bien joué ses cartes. Mais, logiquement, si « Elle » a le pouvoir d’abaisser « Lui », « Elle » a aussi le pouvoir de l’élever.

éléments de cette histoire se rapportent à l’« Éternel féminin ». À un âge avancé, Faust, a connu Marguerite, enfant; maintenant vieillard, il la rencontre à nouveau : « Qui est tu ? D’où viens-tu ? Étrange créature, Est-ce un ange, Un démon, Nnooooooooon ! C’est une Femme. » Faust et Marguerite tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. La vie s’écoule, mais les soucis accablent Faust et entrainent sa mort. Méphistophélès s’apprête donc à prendre son âme, mais un combat s’engage entre les démons et les anges, et Marguerite, par ses prières, arrache son âme des mains de Méphistophélès et la sauve des flammes éternelles. Le dernier vers de la deuxième partie de l’opéra Faust se termine par : « L’Éternel féminin nous élève. » Puisque nous connaissons l’origine de la femme, nous pouvons conclure que ses pouvoirs sont immenses. Qu’elle soit reine ou mendiante, pieuse ou perverse, secrétaire ou patronne, bergère ou princesse, la femme sera éternellement à la recherche de ce paradis. Certaines obtiendront quelques compensations : l’amour, la richesse et la gloire. Cependant, ces éléments éphémères ne remplaceront jamais le paradis définitivement perdu. PHILIPPE BOUCHARD

Transportons-nous maintenant au XVIe siècle, plus précisément dans l’histoire de Faust, récit fantastique tiré d’une légende — et ici librement adapté —, et qui fut transposée en un opéra célèbre du même nom. Faust est un alchimiste érudit qui signe un pacte avec Méphistophélès, un démon : ce dernier devait initier Faust aux jouissances terrestres et accomplir ses désirs en le servant fidèlement, en échange de quoi Faust s’engageait à lui livrer son âme à la fin de sa vie. Deux

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Photo: Camille-Amélie Koziej Lévesque

Je suis Humanité

Je suis humanité Je suis la moitié du monde Je suis le lait et le miel Et le reflet bleu du ciel Mais je suis ouragan et furie Je sais décrocher le fusil Le temps des victimes est fini! Je suis la demie de la planète Mais je l'ai portée, complète, Et continuerai de la porter Car je suis humanité.

Ne serai plus jamais quantité négligeable Je n'ai plus peur de vos Dieux ou Diables Ne serai plus ni servante ni esclave J'ai pris ma place pour la garder Car je suis humanité. N'accepte plus d'être de seconde classe Pour religions ou pouvoirs qui passent Ne courberai plus jamais la tête Je fais désormais partie de la fête... Personne ne crachera plus sur ma fierté On ne contestera ma liberté.

Je donne vie à l'humanité À bout de cœur je l'ai portée Et suis maintenant de glace et de flammes Je suis une femme ! (en hommage à la femme du 21e siècle) JACQUES PRUNEAU L'ANARCHISTE

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L'empathie chez l'animal

Photo: Archives Web

Au lieu de recevoir de l'aide, elles étaient rejetées, écrasées par les préjugés, et se trouvaient obligées de confier leurs enfants à des communautés religieuses, dont les soins ne pouvaient remplacer l’amour maternel. Ces bébés étaient alors marqués à vie. Toutefois, il faut noter qu'il y avait à l’époque (et c’est vrai encore aujourd'hui) des couples généreux qui ont choisi d' adopter ces bébés dont les mères ne pouvaient prendre soin, pour différentes raisons.

Dans Le Journal de Québec du 16 janvier 2015, il y avait un petit article que j'ai lu dans la rubrique des faits divers. J'ai été émue par cette histoire, que je vous transmets ici : « Un garçon âgé de trois mois a été abandonné dans un carton servant d'abri provisoire au chat Macha, sur le palier d'un immeuble à Obninsk dans la région de Kalouga [Russie]. L'animal a réchauffé le bébé pendant plusieurs heures par la chaleur de son corps. Lorsque que le bébé a commencé à pleurer, une habitante est sortie sur le palier et l'a découvert à côté du chat qui ne cessait de lécher le visage et les mains du petit. Les habitants sont sûrs que si le chat n'avait pas pris soin du bébé, il n'aurait pas survécu à cette épreuve." Bien sûr, nous sommes révoltés, indignés qu'une mère abandonne son bébé de façon aussi terrible. Nous ne pouvons pas approuver cela, mais il a fallu aussi qu'elle soit désespérée pour poser un tel geste. Dans notre histoire au Québec, combien de femmes ont agi par honte ou parce qu’elles étaient étiquetées comme « pécheresses » par les autres et, plus cruel encore, par les membres de leur propre famille ?

Je repense à cette femme d’Obninsk qui a secouru l'enfant qui gelait, sachant que les hivers russes sont aussi « frettes » que nos hivers québécois. Je prends conscience que, dans nos moments de grand abandon, de solitude et de désespérance, il existe des personnes généreuses pour nous aider, entendre nos cris et nos pleurs. Il est certain que ce bébé sera marqué à vie, mais au cours des années, il va développer ce que nous appelons la résilience. Encore une fois, je ne peux m'empêcher de souligner le rôle de la chatte qui a protégé et réchauffé le petit bébé, moi qui aime tant les animaux. Oui, nous pouvons imaginer la scène. Elle nous enseigne la compassion. Depuis quelques années, je remarque qu’à la télévision, dans les journaux, sur Internet et dans nos conversations, nous n'avons jamais autant observé et découvert ce rôle que jouent les contacts entre humains et animaux, plus spécialement les animaux de compagnie. Je crois que nous nous éveillons de plus en plus à une forme de spiritualité, de conscience, à la fois collective et individuelle, de notre environnement et de nos rôles particuliers sur cette planète fragile qui nous fait vivre actuellement dans des climats bouleversants et violents. Les animaux, tout comme nous, appellent à l'aide faire naitre paix et harmonie entre nous ! CHRISTIANE VOYER

Note pour Karyne : Mettre cette pub le plus petit possible. Tu peux jouer avec les éléments si tu veux.

LA QUÊTE EST DIFFUSÉE PAR TÉLÉPHONE VIA

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Québec 418 627-8882 Montréal 514 627-8882 Ailleurs au Québec 1-877 393-0103 Québec 418 627-8882 • Montréal 514 627-8882 • Ailleurs au Québec 1 877 393-0103

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Photo: Camille-Amélie Koziej-Lévesque

Un amour si profond

« Aimer, c’est donner ce que l’on n’a pas ». Il semble bien que cette attitude ait motivé toute la vie d’Augustine Soubeiran1. * *

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C’est le 30 octobre 1858 qu’Augustine Soubeiran vint au monde, à Saint-Jean du Gard, au pied des Cévennes, dans le sud de la France. À cette époque, son père était instituteur à l’école communale, tandis que sa mère était maîtresse de pension. À l’âge de 12 ans, Augustine perdit sa maman, qui était alors en poste à Paris, à cause du siège qui s’y déroulait et de la Commune. Jeune fille intelligente, elle fut aidée par l’un de ses oncles, qui lui permit de poursuivre ses études en littérature française : discipline qu’elle adorait. On l’y dirigea vers le métier d’enseignante. C’est ainsi qu’Augustine devint institutrice, en Angleterre, avant ses 20 ans. Elle découvrit en même temps le Pays de Galles et l’Écosse. À l’âge de 25 ans, elle partit en Australie, pour deux raisons, semble-t-il. La première était qu’elle souffrait terriblement des bronches et qu’elle se sentait bien au soleil. La seconde raison était professionnelle.

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Alors qu’elle venait d’arriver à Sydney, elle rencontra une institutrice anglaise, Louisa Gurney, avec laquelle elle s’associa professionnellement. Cette alliance dura toute sa vie. Mesdemoiselles Gurney et Soubeiran furent les fondatrices et les directrices de l’école de Fernbank, et plus tard, de Kambala, l’un des premiers collèges pour jeunes filles de Sydney.

demandé que les fleurs qu’on lui avait envoyées fussent remises au mausolée des morts de la guerre. Morte, elle voulait rendre hommage aux soldats australiens qui avaient payé de leur vie pour défendre son pays d’origine qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer. Elle reçut la médaille de Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Au moment où les deux dames pensaient prendre tranquillement leur retraite, en juillet 1914, la guerre éclata en Europe. Mademoiselle Soubeiran eut l’idée de mettre en place la Ligue franco-australienne (French Australian League Help). C’est ainsi qu’elle collecta toutes sortes de biens pour les populations sinistrées de la France : du pain, des habits neufs et de l’argent qui transitait par des organismes humanitaires, comme les Orphelins de la Guerre, les Enfants Victimes de la Guerre et les Veuves et Orphelins de la Guerre. De l’Australie, 331 781 hommes furent envoyés à la guerre. 59 342 y trouvèrent la mort, ce qui correspondait à une partie importante de la population.

Aujourd’hui, l’école Kambala existe toujours, ainsi que la Ligue franco-australienne. Cette dernière aide les Français à immigrer en Australie. LAURENCE DUCOS La plupart des informations ont été prises dans la thèse de MIDDLETON, Jocelyn, Augustine Soubeiran- Une Française en Australie 18841933, July 1990, UNSW : M. A. Thesis 56. 600G (French-Australian Connections), ainsi que dans PUAUX, René, Une grande Française, Mlle Augustine Soubeiran, Le Courrier Australien, 26 janvier1934, p. 4. 1

Augustine Soubeiran prit sa retraite en 1922 et mourut le 31 mai 1933. Lors de ses obsèques, le 1er juin, son cercueil était recouvert drapeau tricolore. Elle avait

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Neige folle Je partageais une chambre, très sombre la nuit et le matin, avec mon frère de trois ans mon aîné. La nuit, quand je me réveillais, j’imaginais parfois toutes sortes de monstres vivant derrière nos trois grandes fenêtres. Ils m’en voulaient, jusqu’à ce que je coure me réfugier dans les bras de mes parents. Alors, pleurnichant, je me faisais réconforter puis ils me reconduisaient à mon lit, en prenant soin de me montrer qu’il n’y avait que des arbres faméliques, comme rongés par l'hiver, derrière les lourds rideaux. L’hiver, c’était particulier, alors qu’éclatait la blancheur de la neige le matin, de tous les côtés. J’en devenais fou d’excitation. Je descendais en trombe les escaliers pour la contempler, au pied de nos grandes portes-fenêtres situées sur la façade arrière de la maison. Je dansais, sautais et battais des mains tout à la fois, tant mon enthousiasme débordait. Dans ce tempslà, mon déjeuner était vite pris et mon habit vite mis pour aller jouer dehors, où je me sentais bien. J’étais enivré et je me roulais sur le tapis immaculé tout juste déposé.

Photo: Camille-Amélie Koziej-Lévesque

Mon père, lui, comme tous les matins, mangeait ses portions de toasts, de fromage et de confiture maison, tout en buvant son éternel café. Après s’être sustenté, il lisait son journal en fumant deux cigarettes. Ensuite, revêtu de son gros paletot vert d'aviateur, qu’il gardait pour les jours de tempête, il sortait pour mettre en marche sa voiture. Il connaissait un truc : la brancher tous les soirs avec un câble électrique. Ce qui lançait électroniquement sa chaufferette, alors qu’il paressait encore dans le lit. Même si une partie de la neige du capot était fondue, tout le reste de l’automobile demeurait enveloppé, sauf quand je sortais le premier parce que c’était un jeu pour moi de balayer toute cette belle neige folle. Folle, oui. Elle portait ce qualificatif quand elle dansait dans l'air, fine, légère et qu'elle nous rendait un peu fous à notre tour. BERNARD ST-ONGE

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Photo: Camille-Amélie Koziej-Lévesque

On a soufflé sur la lune

On a soufflé sur la lune et elle s’est éteinte. Cela semble à prime abord loufoque, mais c’est une autre folie de la vie moderne. Ce soir, je sens un vent froid qui passe au-dessus des collines d’un bleu noir, parce qu’il y a un trou dans le ciel. Vous dites : « Quel menteur ! Quel farceur ! Quel inventeur ! Quelle foisonnante imagination ! » Ce soir, je me suis habillé chaudement. Il peut faire froid jusqu’au fond de la nuit, je ne dormirai pas dans mon lit douillet. Ce trou immense existe dans le ciel, sinon la lune ne se serait pas écrasée quelque part à la surface de la terre Ce soir, je ne prendrais qu’une part raisonnable de désespoir, je ne prendrais qu’un peu de lumière et de quiétude. FRANÇOIS GAGNON

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Photo: Archives Web

Belle Le dernier baiser de l'été mon cœur était très lourd d'amour tu envahissais tout autour de moi le souffle d'amitié

T'en fais un rappel tous les soirs quand la lune est hallucinante alors, tu m'envoûtes dans le noir du creux de la nuit apaisante

Tu es la plus cajoleuse des poupées de porcelaine fines, douces, sans malice ni haine tu es bonté, non odieuse

Je n'ai plus besoin de quémander un tendre baiser enflammé ou un sourire si délicieux à mes yeux, ça me rend heureux

Le soir, devant la lune blanche ton ombre rafraîchissante ta main délicate et blanche devient sur moi si caressante

Tu es ma musique des anges dans mes plus profonds silences qui ruissellent tellement de rêves dans une halte jamais brève

Que les nuages cachent la lune angélique et émouvante je te sens parfumée de menthe tout près de tes lèvres prunes

La foudre pourrait bien tomber que l'éclair serait arc-en-ciel dans la chaleur de tes yeux bais rien n'est plus beau que toi, Belle

Le dernier baiser de l'été le soir même de mes dix-huit ans fût le plus beau des diamants un cadeau jamais épuisé

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MICHEL BONNELLY

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Photo: Archives Web

Une hirondelle qui attend

Ça l’air fini, a r’viendra plus J’me sens tout seul, j’me sens tout nu J’ai sûrement dû courir après J’y disais pas que je l’aimais A voulait un p’tit et pis se marier A voulait des roses, des beaux souliers Est tellement belle quand elle sourit Est comme le jour qui baise la nuit Est comme une belle p’tite hirondelle Qui apparaît dans une ruelle A me fait sentir tellement d’affaires Mais pour les dire… comment j’vas faire ? A va comprendre… est tellement sage

J’ai tellement de peine, chus comme une feuille Qui tombe d’un arbre… pis s’casse la gueule Y faire un p’tit, j’aimerais tant ça J’connais pas trop ces affaires-là Mais j’vas apprendre et la r’garder Être une môman en beaux souliers A me fait sentir tellement d’affaires Mais pour les dires… comment j’vas faire ? J’vas peut-être brailler… mais c’est pas grave A va comprendre… est tellement sage Envoye… envoye… l’innocent Y’a une p’tite hirondelle qui t’attend Pour faire un nid… de roses…

Envoye… déniaise-toi donc l’innocent Y’a une p’tite hirondelle qui t’attend

MARIE-CHANTAL LAROSE

Faut j’me décide, y faut qu’a revienne Parce que je l’sais… c’est elle la mienne J’vas y faire un bouquet de marguerites J’vas enlever toutes les p’tites bibittes

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­­Tu utilises des drogues par injection et tu a besoin d’aide pour te procurer du materiel de prévention (seringues et condoms) ? Appelle nous !

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La vie est disparate

Il déroule l’actualité comme un rouleau compresseur dans l’illogisme Kilopascal dans l’aiguë vice Qui t’ont trop poussé les bornes Jus GardenCocktail de piste révolver Amenuisé par les menuisiers Odeurs de bois de saint crème Mal cheminé le 4 roues briserait On attend le printemps! On espère avoir une bonne année Les sucres c’est capricieux Sur la bonne température. Il a repris le bulletin de nouvelles Ils ne parlent que pour faire leurs chiffres.

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Des adeptes des doubles zéros Oh-oh! Si le néant a un écho? Il se moucha violemment Débarrassé de ce malaise Il ramassa son frison Elle ne s’y attendait plus. Deux heures, me dites-vous? À vous triturer vos pauvres méninges Qui ont tendance à devenir si sensibles Allons, au bout de 15 minutes ce sera fini. Il alla réfléchir aux têtes de pipe Qui réfléchissent sur des crânes humains Ou bien mieux, sur de simples cailloux. Merveilleux! Et il s’en grilla une.

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L’eau de la baie était limpide Et les reflets fantomatiques Ondulaient à sa surface noire. Les étoiles de l’eau ne s’alignent Que sur le fil du chemin Il faut avoir du courant Pour l’être au courant Qu'engraissant des toits Aussi vite que toi Vient t’avertir de diminuer un peu La vitesse tue. La vie têtue. LAVIE CHABON

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Depuis 1875,

la YWCA Québec accompagne fièrement les femmes et les filles vers le meilleur d’elles-mêmes

Contribuez à notre grande campagne de financement et aidez-nous à rebâtir l’espoir pour les 250 femmes que nous hébergeons chaque année.

Rebatirlespoir.com

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Photo: Archives Web

Jour d'avant demain

Qu'est-ce donc qui se meurt et va bientôt ressurgir ici même ou bien là-bas dans le cœur tout neuf du bruit Pâles mais riches de leurs palpitations nos paupières ayant écouté la voix du vent déposent l'enfant meurtri des songes sur le couchant et versent dans le vide

où le noir étalant sans fin nos lueurs s'essaie à comprendre le chant feutré glissé par hasard dans les roulements du tumulte à la lisière des champs d'amour. JEAN-PIERRE

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Ressources Aide sociale ADDS Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec Tél. : 418 525-4983 Maison de Lauberivière Centre de jour 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 centredejour@lauberiviere.org Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre 1001, 4e Avenue, Québec Tél. : 418 522-3301 Rendez-vous Centre-ville Centre de jour 525, rue St-François Est Tél. : 418 529-2222 Rose du Nord Regroupement des femmes sans emploi 418 622-2620 www.rosedunord.org Aide aux femmes Centre femmes d'aujourd'hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec Tél. : 418 651-4280 c.f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org Support familial Flocons d'espoir Écoute et aide matérielle pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4, Québec Tél. : 418 683-8799 ou 418 539-2939 flocons.espoir@videotron.ca Violence Info Sensibilisation, information et intervention pour contrer la violence conjugale et la maltraitance envers les aînées. accueil@violenceinfo.com www.violenceinfo.com Alphabétisation Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec Tél. : 418 527-8267 alphabeille@qc.aira.com Alpha Stoneham 926, rue Jacques-Bédard, bureau 202 Tél. : 418 841-1042 alphastoneham@ccapcable.com www.alphastoneham.com Atout-lire 266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca Lis-moi tout Limoilou 798, 12e Rue, 1e étage, Québec Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com La Marée des mots 3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca www.membre.oricom.ca/lamareedesmots Détresse psychologique Centre de crise de Québec Tél. : 418-688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com Centre de prévention du suicide 1310,1re avenue, Québec Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca Communautés solidaires 5, rue du Temple, Québec Tél. : 418 666-2200 info@communautessolidaires.com www.communautessolidaires.com Tel-Aide Québec Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca Tel-Jeunes Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com

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Entraide Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org Fraternité de l'Épi Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est Tél. : 418 523-1731 Hébergement Maison de Lauberivière Pour hommes et femmes démunis ou itinérants 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org L'Armée du Salut et La maison Charlotte Hébergement hommes 14, côte du Palais, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 1 Hébergement femmes 5, rue Mc Mahon, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 2 www.armeedusalut-quebec.ca Maison Revivre Hébergement pour hommes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 info@maisonrevivre.org www.maisonrevivre.net SQUAT Basse-Ville Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 521-4483 coordo@squatbv.com www.squatbv.com Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec Tél. : 418 666-3225 Résidence de Ste-Foy 3364, rue Rochambau, Québec Tél. : 418 652-9990 YWCA Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes (La Grande Marelle) 855, av. Holland, Québec Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca Réinsertion sociale Maison Dauphine Pour les jeunes de 12 à 24 ans 31, rue D’Auteuil, Québec Tél. : 418 694-9616 courrier@maisondauphine.org www.maisondauphine.org Prostitution La Maison de Marthe 75, boul. Charest Est, CP 55004 Québec (Québec) G1K 9A4 Tél. : 418 523-1798 info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com P.I.P.Q. Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec Tél. : 418 641.0168 pipq@qc.aira.com www.pipq.org Soupe populaire Café rencontre Centre-Ville Déjeuner et dîner 796, rue St-Joseph Est, Québec Tél. : 418 640-0915 info@caferencontre.org www.caferencontre.org

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Maison de Lauberivière (Souper) 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 stephane.deslauniers@lauberiviere.org Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 745, Honoré-Mercier, Québec Tél. : 418 692-1762 mallet1849@gmail.com Santé mentale La Boussole Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca Centre Communautaire l'Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com Centre d’Entraide Émotions 3360, de La Pérade, suite 200, Québec Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org La Maison l'Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca Le Pavois 2380, avenue du Mont-Thabor, Québec Tél. : 418 627-9779 Téléc. : 418 627-2157 Ocean Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352 Intervention téléphonique Tél. : 418 522-3283 Parents-Espoir Soutien et accompagnement des parents 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167 Service d'Entraide l'Espoir 125, rue Racine, Québec Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca www.relaislachaumine.org TOXICOMANIE Al-Anon et Alateen Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca Amicale AlfA de Québec 75, rue des Épinettes, Québec Tél. : 418 647-1673 info@amicale-alfa.org www.amicale-alfa.org Point de Repères 225, rue Dorchester, Québec Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com VIH-SIDA MIELS-Québec Information et entraide dans la lutte contre le VIH-sida 625, avenue Chouinard, Québec Tél. : 418 649-1720 Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org

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MERCI À TOUS NOS PRÉCIEUX PARTENAIRES ! PARTENAIRES OR • Centraide PARTENAIRES ARGENT • CKRL FM 89,1 • Impressions Stampa

SOLUTION DE PARLER POUR PARLER 1. Acné, anagramme, ébène et octave sont des noms féminins. 2. Chasse aux sorcières. 3. Un piaf est un moineau. Née Édith Giovanna Gassion, Édith Piaf doit son nom d’artiste à son gérant, qui l’a surnommée la môme Piaf en raison de sa petite taille (1,47 m) et de sa silhouette gracile.

• YWCA

4. Le kevlar (de son nom scientifique poly-paraphénylène téréphtalamide) est une fibre super résistante (cinq fois plus résistante que l’acier), utilisée notamment dans la fabrication des gilets pare-balles.

PARTENAIRES BRONZE

5. « Chercher la femme », c’est chercher le mobile passionnel qui a poussé un homme à agir.

• Audiothèque • Danièle Rouleau • La carotte joyeuse • Maison Jean-Alfred Moisan • Morin, Desrochers, Beaulieu • Point de Repères

PARTENAIRES INCONDITIONNELS (depuis plus de 5 ans !) • Le Bal du Lézard • Inter-Marché St-Jean

6. Une égérie est une conseillère, une inspiratrice d’un homme politique, d’un artiste. Ce mot vient du latin Egeria, nom d’une nymphe conseillère d’un roi légendaire de Rome. 7. FAUX. Lancé en 1935, le Monopoly est une adaptation du jeu Landlord’s Game inventé en 1904 par l’Américaine Elizabeth Magie (1866-1948). Le Scrabble, lui, est l’invention de l’architecte américain Alfred Mosher (1900-1993); la première de (FLOOGUK). son jeu s’appelait le nom 5-Butts Tranche de bœuf à griller. Briocheversion alsacienne Partie Lexico; la plus fine à déguster Scrabble a été Abats déposé en 1948. d’un animal. préparés à partir de l’estomac des ruminants. 6-8. AFEAS Mets composé de tranches de pain avec des ingrédients entre elles. Mollusque : Association féminine d'éducation et d'action sociale. CNDdont : le plus connu au Canada la Malpèque. CSF Calmar (TRONCENE). Congrégation de est Notre-Dame. : Conseil du statut de la femme. FFQ :

femmesbrasser, du Québec. Young Women’s 7-Fédération Colimaçon.des Mélanger, remuer.YWCA Galette: de pommes de terre,Christian typique de la Suisse Association. alémanique. 8-9. Biche/cerf; Thymus du veau. Farine granuleuse, à partir de blélaie/sanglier; dur. Ustensile que l’on utilise brebis/bélier; chèvre/fabriquée bouc; hase/lièvre; oie/jars; pour découper rapidement des abaisses de pâte.. truie/verrat. 9- Nom, en Amérique du Nord, de la laitue pommée. Parfume le pain d’épices. Cuire à feux 10.doux, Vrai.etLa vamp est un type deun femme fatale et irrésistible; ce mot vient à couvert, un aliment dans corps gras.

de l’américain, abréviation de vampire.

10- Alcool obtenu par distillation de jus fermenté de fruits, de plantes ou de graines de céréales (AEEEIUDV). Enlever l’écume de la surface d’un liquide. Un des composants du pastis de Marseille.

SOLUTION LES MOTS CROISÉS SOLUTION

• Maison Revivre • Michel Yacoub

PARTENAIRES AD VITAM AETERNAM • Claude Gallichan, chiropraticien • Yves Boissinot

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PRINTEMPS ÉRABLE 2.0

La période d’austérité engagée par les coupes budgétaires et les réformes des différents paliers de gouvernement appelle à la solidarité des segments de la population touchée. On le sait déjà : les syndicats, les associations étudiantes et divers groupes citoyens, communautaires et environnementalistes ont appelé à la mobilisation dès l’automne dernier en vue d’un nouveau printemps érable. Le Collectif « Refusons l’austérité », à prépondérance syndicale, et le « Comité Printemps 2015 » rassemblé sur une base étudiante, ont démarré leurs actions et tentent de rallier un large éventail de mécontents (retraités, étudiants, assistés sociaux, sans-emplois, sans-abris, gens de la rue et des régions, familles, aînés, travailleurs, immigrés, sympathisants environnementalistes, etc.). DES ACTIONS SUR PLUSIEURS FRONTS AU PRINTEMPS Une semaine d’actions dérangeantes contre l’austérité s’est déjà tenue du 22 au 27 février dernier et bien d’autres actions sont à venir. En effet, le Collectif et le Comité nous promettent encore plusieurs actions de style « comités d’accueil » à des moments-clés du calendrier gouvernemental, de grandes manifestations lors de la Journée internationale des femme le 8 mars, en plus d’une semaine complète d’actions contre la brutalité policière du 15 au 22 mars. Pour couronner le tout, le mot d’ordre est lancé pour la tenue d’une grève générale le 1er mai. Toutes ces actions tendent à nous rappeler celles des carrés rouges et des casseroles du printemps érable de 2012. Les enjeux pour la province sont immenses. On n’a qu’à penser à la santé ou à l’économie sociale, entre autres. Mais cette fois-ci, pour canaliser la grogne, il n’y aura pas d’élections au provincial à l’automne suivant cette vague de manifestations. SUR LE FRONT DU LOGEMENT SOCIAL ET DE L’ITINÉRANCE DURANT L’ÉTÉ… Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), quant à lui, va encore plus loin. Le FRAPRU, qui milite pour le logement social, prend l’initiative de la tenue, à partir du 21 mai, d’un camp à durée indéterminée en plein centre-ville de Montréal dans le style du mouvement des « indignés » ou « Occupy » qui a opposé en 2011 les 99 % plus pauvres au 1 % des plus riches. « Plus d’une centaine de personnes, mal-logées, itinérantes ou militantes occuperont un terrain bien en vue du cœur de Montréal. Elles y organiseront des activités de toutes sortes, ouvertes à la population », peut-on lire sur le site du FRAPRU. Une première grande manifestation nationale se tiendra à Québec lors de la sortie du budget début avril, puis une seconde manifestation aura lieu à Montréal pour le lancement de l’occupation le 21 mai.

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Il y a fort à parier que le camp se poursuivra tout l’été, et même jusqu’à l’automne s’il est toléré par les autorités. On se souviendra que le démantèlement des occupations par les forces de l’ordre avait donné lieu, en 2011, à des moments de grandes tensions dans les grandes villes d’Occident. Les maires de Montréal et de Québec avaient ordonné l’éviction des manifestants et le démantèlement des campements, et ils avaient été accusés de brimer la liberté d’expression. Ce qui est moins connu, c’est qu’après coup, il a fallu que les organisations du réseau de l’itinérance interviennent pour trouver des solutions d’hébergement aux personnes extrêmement démunies et désemparées qui avaient joint le mouvement. Ces camps, impliquant des sans-abris, sont durs à gérer sur le plan de la sécurité en raison du mode vie de certains d’entre eux et du fait que plusieurs n’ont pas d’autres lieux d’hébergement lorsqu’ils subissent ce type d’éviction. MOBILISER JUSQU’AUX ÉLECTIONS FÉDÉRALES Le thème du logement devrait entrainer le débat dans le champ fédéral, d’autant plus que 2015 est une année électorale. En effet, les élections fédérales devraient avoir lieu au plus tard le 19 octobre 2015. D’ailleurs, le 31 juillet se terminera un large éventail d’initiatives fédérales pour les personnes itinérantes ou à risque de le devenir, initiatives qui ont cours depuis 2001. Le programme qui les finançait a été réorienté vers le logement d’abord : une réorientation très restrictive. Le changement de cap produira des situations intolérables pour des personnes soutenues par les groupes communautaires. Des services seront supprimés, et certains groupes disparaitront à Montréal, à Québec et ailleurs en province. Il y a fort à parier que le camp du FRAPRU se fera alors l’écho de ces drames, à un moment où l’activité médiatique est habituellement à son plus bas niveau, et relancera la mobilisation jusqu’à l’automne. La population qui aura été mobilisée durant des mois aura certainement des points à faire valoir lors de ces élections. Par ailleurs, la question de tolérer ou non ce camp entrainera également le débat dans les champs municipal et provincial sur des questions de sécurité publique. Il n’y a pas de camp prévu pour Québec, du moins, pas par le FRAPRU. Mais il n’est pas dit qu’il n’y en aura pas, car ce type d’action fait parfois boule de neige, d’autant plus que le contexte général y est propice. Si ces actions sont périlleuses pour les sans-abris qui y participent, elles sont toutefois très médiatisées et leur donnent de la visibilité.

LA QUÊTE

DIANE MORIN

MARS 2015


Apprivoisez la Bête! En mars, le Printemps des Poètes vous invite à apprivoiser – sans pour autant la domestiquer – cette « Bête » qu’est la poésie, perçue souvent comme insaisissable, étrange ou même… obscure ! Spectacles littéraires, actions poétiques, expositions, ateliers, et activités issues de la communauté, le large spectre de manifestations poétiques proposées vous assure de trouver l’occasion de vous familiariser avec cet « animal littéraire ».

Des auteurs de la relève de Québec investiront le parvis de l’église Saint-Roch. Tel un chœur de clochards célestes, ils offriront Poésie sauvage, un récital d’énergie pure inspiré de la parole de Miron, Baudelaire et Ronsard. La « Bête » vous convie dans son bestiaire, rempli de créatures grouillantes de mots, de musique et d’images… Venez caresser la « Bête », vous en serez mordus ! Quand ? Du 5 au 31 mars

Quoi ? Programmation complète : www.moisdelapoesie.ca

À propos Depuis 7 ans, le Printemps des Poètes organise le Mois de la Poésie, un festival de poésie et d’arts littéraires unique qui propose une soixantaine d’activités qui se déroulent dans les quartiers Saint-Roch, Saint-Sauveur, Montcalm, Saint-Jean-Baptiste et Limoilou.

Crédit Vénusia

Un [tout petit] aperçu Le spectacle d’adieu des Anarchiens alliant ferveur poétique absolue, guitare et percussions promet d’être très intense! Formé des bêtes de scène Louis-Robert Bouchard, Edmé Étienne, Coroner Paradis et Éric Tardif, le groupe marie le récital de poésie à la rédemption brutale de la musique et de la culture punk. Une projection vidéo retracera l’histoire des Anarchiens.

Lavie Chabon

Un secret au confessionnal ! Le Mois de la Poésie fait une place aux poètes de La Quête. Bernard St-Onge, François Gagnon, Jean-Pierre Drolet, Laurence Ducos, Lavie Chabon, Marie-Chantale Larose et Michel Bonnelly, qui jouent avec les mots, parfois pour déjouer leurs maux, saisissent l’occasion d’unir leur voix et de partager leur quête de sens, de rencontre... d’auditeurs. Outre le récital, vous serez invités à vous cloîtrer dans l’intimité d’un confessionnal. Pénitent ou non, un mystérieux secret vous y sera chuchoté. Juste pour vous, des vers, des voix, et qui sait… des alléluias en bouquet !

Quand ? Le 15 mars de 14 h à 16 h Où ? La Nef / 190, rue St-Joseph Est ( coin Caron )

Michel Yacoub

Conseiller en sécurité financière Conseiller en régimes d’assurances collectives Représentant autonome 501, 14e Rue Québec, Québec G1J 2K8 Téléphone : 418 529-4226 Télécopieur : 418 529-4223 Ligne sans frais : 1-877-823-2067 Courriel : michel.yacoub@sympatico.ca


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No 172 Mars 2015

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La quete numero 172c mars 2015 by LaQuete - Issuu