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2$ No 143 Avril 2012
Le magazine de rue de Québec
r i o v A é t u a n u a comm
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r u œ àc
• Fidèles à leur vocation • Bénévole : amateur ou professionnel? • Patrouiller autrement • Cahier spécial Fondation Cap Diamant
www.centraide-quebec.com
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2012 i dd 1
S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification 2$ contribution volontaire. 1$ sur le prix de vente va directement au camelot. 12 02-10 14:57
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Sommaire 5 7
Mot de la coordonnatrice
Éditorial
Avoir sa communauté à cœur!
Empathie 101
6
Francine Chatigny
Le bénévole: amateur ou professionnel?
Fidèles à leur vocation
8 Marine Detraz
11
François Pagé
12
Dans les dédales du financement
Océane Périé
À l’heure des choix Gabrielle Thibault-Delorme
François Pagé
Cahier spéci a l : F o n d a t i o n C a p D i a m a n t Écr i v a n t s e t p o è t e s Mater dolorosa
20 24
21
Pierre-Marc Paré
Christiane Voyer
Reflet de la vie
La paix et l’enfant
Marcel Guy Mailloux
24
23
L’héritage de nos ancêtres
Celle qui revient
Laurence Ducos
26
Gare aux manipulateurs Rachel et Benoît Élie
Julie Cartier
Chroniques Une clé USB pour sa liberté
Une radio de cœur
10 Avril 2012
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Robert Maltais réalise l’espoir
Martine R. Corrivault 3
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PAGE COUVERTURE Photos : Francine Chatigny Conception graphique : Karyne Ouellet
r é a l i s e r l’ e s p o i r
Camelots recherchés
Hey L’Archipel toi! d’Entraide, organisme à but non Tu aslucratif, 18 ans ouvient plus. en aide à des personnes qui, Tu veux te faire quelques dollars?
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vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 11 du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de mai: la santé mentale.
Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots.
Éditeur Pierre Maltais Éditeur parrain Claude Cossette Coordonnatrice Francine Chatigny CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉDACTRICE EN CHEF Valérie Gaudreau RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Isabelle Noël ÉDITORIALISTE François Pagé CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais JOURNALISTES Andrée-Anne L.-Aubé, Marine Detraz, Isabelle Noël, François Pagé, Océane Périé, Rémy-Paulin Twahirwa, Gabrielle Thibault-Delorme, Mélyssa Turgeon ÉCRIVANTS Julie Cartier, Laurence Ducos, Rachel et Benoît Élie, Delphine Perreault, Christiane Voyer POÈTES Julie Cartier, Jasmin Darveau, Marcel Guy Mailloux, Pierre-Marc Paré AUTEURS DES JEUX Hélène Huot, Jacques Carl Morin RÉVISEUR Pierre-Marc Paré DIRECTRICE PHOTO Josée Normandeau PHOTOGRAPHES Francine Chatigny, Josée Normandeau, Gabrielle Thibeault-Delorme, Rémi-Paulin Twahirwa ILLUSTRATEURS Stéphane Bellefeuille, Danièle Rouleau
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CONCEPTRICE DE LA PAGE COUVERTURE Karyne Ouellet
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INFOGRAPHISTE Karyne Ouellet AGENTE DE PUBLICITÉ SOCIALE Geneviève Thompson IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc. (418) 681-0284
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réalise l’espoir
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Avril 2012
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Mot de la coordonnatrice
A v o ir sa communauté à cœu r ! Seule, dans mon bureau, je concevais le numéro d’avril comme un « hommage » aux groupes communautaires. J’imaginais que l’on présenterait quelques-uns de ces organismes dont l’objectif est d’améliorer la qualité de vie des populations les plus défavorisées ou discriminées, par exemple, les organismes dont les enseignes font la page couverture! Mais La Quête, ce n’est pas mon histoire, c’est l’histoire de la petite communauté qui l’entoure. Et quand il s’agit de la partie thématique d’un numéro, c’est près d’une douzaine de personnes qui émettent leur opinion, qui font leur suggestion. Ce qui est fort heureux! La belle équipe de journalistes bénévoles a ainsi fait éclater «mon concept» pour embrasser plus large, pour parler de gens, tous azimuts, qui ont leur communauté à cœur.
ailleurs, François signe son premier éditorial d’une longue série, souhaitons-le. Faire du bien à sa communauté n’est pas que le lot de groupes ou d’organisations. Le désir d’être utile à sa société habite de nombreux individus : 37 % des Québécois feraient du bénévolat. Océane Périé, suite à une expérience un peu « embêtante » de bénévolat, a donc sauté sur l’occasion pour aller aux sources et connaître quels sont les critères pour devenir bénévole. Jacques Carl Morin, Hélène Huot, Marcel-Guy Mailloux, Christiane Voyer et tous les autres écrivants de La Quête lui répondraient peut-être que combiner leur intérêt personnel à leur désir d’aider est leur plus grande motivation… à notre plus grande satisfaction!
À lire aussi les articles d’Isabelle Noël, de Mélyssa Turgeon et de Rémy-Paulin Twahirwa dans notre cahier spécial sur la Fondation Cap Diamant. Cette dernière poursuit le noble objectif de permettre à des personnes âgées, financièrement défavorisées, de s’offrir les services essentiels pour pouvoir continuer à vivre, le plus longtemps possible, à leur domicile. Une autre manière d’avoir à cœur sa communauté! Bonne lecture!
Francine Chatigny
Ainsi, Marine Detraz a choisi de retourner à la source. N’est-il pas vrai qu’avant la Révolution tranquille, ce sont les communautés religieuses qui aidaient les plus «nécessiteux » qui n’avaient plus aucun recours? Marine nous présente donc les sœurs de Jésus-Marie de Saint-Roch qui, encore aujourd’hui, poursuivent leur mission au sein de la communauté. En l’an 2000, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) prenait le virage Vers une police plus communautaire lancé par le Ministère de la Sécurité publique. Andrée-Anne L. Aubé est allée voir sur le terrain, douze ans plus tard, comment ce virage a transformé le travail des gardiens de la paix. Pour sa part, Gabrielle T.-Delorme nous amène au sein de «vrais» groupes communautaires. De ceux qui répondent aux besoins spécifiques d’une clientèle spécifique, en l’occurrence, les femmes enceintes. Elle nous présente les services qui y sont offerts et aborde aussi les difficultés de financement que ces groupes rencontrent.
Illustration: Stéphane Bellefeuille
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Le financement des organismes communautaires est un thème récurrent dans le milieu qui s’inquiète de la place du financement non récurrent... François Pagé nous éclaire sur le sujet. Par
Avril 2012
réalise l’espoir
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Éditorial
Emp a t h i e 1 0 1 Ça y est ! Le printemps pointe son nez, la saison budgétaire est arrivée. Quelques jours avant que le ministre Raymond Bachand ne dépose son budget, le vérificateur général du Québec a remis son rapport sur les finances publiques. Toujours les mêmes rengaines : l’État dépense trop.
Depuis quelques années, la mode est aux compressions et à la restructuration. De la langue de bois qui se traduit par «coupures». De programmes, d’emplois. «Les Québécois vivent au-dessus de leurs moyens», entend-on ad nauseam. Peutêtre. Mais qu’en est-il de ceux pour qui vivre au-dessus de leurs moyens, c’est survivre? Pour les plus démunis et pour tous les autres que la vie n’a pas épargnés, il y a les organismes communautaires. Souvent, cette aide de proximité comble un besoin élémentaire. Pour un sans-abri, un centre d’hébergement par une nuit de janvier est, véritablement, un service essentiel. Mais l’existence des organismes sans but lucratif est souvent précaire. La plupart d’entre eux fonctionnent avec des moyens malheureusement dérisoires. Et ce n’est certainement pas le gouvernement qui leur sauvera la mise. La priorité va à la réduction de la dette. Il n’y a pas de capital politique à se faire dans le communautaire. Ceux qui bénéficient de ces services ne représentent pas une assez grande part de l’électorat et ne sont pas assez nombreux à voter. Il faut plaire à la classe moyenne, à l’insaisissable opinion publique. Les baisses d’impôt et les promesses d’allègement de l’appareil étatique seront toujours plus populaires qu’un obscur programme de subvention aux organismes aidant les alcooliques. L’emploi fait un bien meilleur thème de campagne que la pauvreté. Et à entendre certains politiciens, on ne croirait pas que les deux choses soient liées. 6
L’avenir comme le présent de l’aide communautaire repose d’abord sur l’implication des citoyens. Pour prévenir le besoin d’un filet social, c’est le tissu social qu’il faut étoffer. Un tissu dont la maille semble malheureusement s’étioler. Selon Statistique Canada, le Québec est bon dernier en ce qui a trait au bénévolat avec un taux près de dix points sous la moyenne canadienne. Non seulement y a-t-il moins de gens prêts à donner de leur temps, mais ceux qui le font y consacrent moins d’heures qu’ailleurs au pays. Et comme si cela ne suffisait pas, les dons en argent des Québécois s’élèvent à peine à la moitié des sommes accordées à la charité par le reste des Canadiens. Ces chiffres sont bien plus inquiétants que le produit intérieur brut de la province ou le nombre d’heures moyen travaillées par les Québécois. Les lucides autoproclamés devraient s’y attarder davantage qu’au manque d’enthousiasme de leurs concitoyens devant la perspective de tourner des boulettes dans une chaîne de restauration rapide quelques minutes de plus par semaine. La solidarité et l’empathie sont les fondements de la société. Ils font la différence entre une collectivité et une poignée d’individus. Les organismes communautaires sont le meilleur indicateur de la santé d’une société. L’aide financière sera toujours la bienvenue. Mais il faut également des personnes prêtes à aller sur les lignes de front, ce dont le Québec a besoin. Des gens qui comprennent que le sort d’autrui est intimement lié au leur.
réalise l’espoir
Si l’avenir des organismes communautaires semble parfois chancelant, le besoin qu’on en a, lui, ne bronche pas. À l’ère de l’économie mondiale, les troubles financiers qui secouent la Grèce et menacent l’Europe traversent l’océan bien plus rapidement que le plus avancé des avions. Au-delà des perturbations de l’économie mondiale, il restera toujours les aléas de la vie. La richesse des sociétés occidentales n’a pas éradiqué la pauvreté, l’itinérance, la dépendance aux drogues ou la violence… Bref, la vulnérabilité de l’homme et la nécessité d’avoir quelqu’un pour nous soutenir dans nos moments de faiblesse sont toujours présents. À défaut d’apprendre l’empathie, il est possible d’apprivoiser le bénévolat. Depuis 1999, l’Ontario oblige les élèves à effectuer 40 heures d’implication communautaire afin d’obtenir leur diplôme secondaire. Une exigence similaire existe au Québec, mais elle est réservée au programme d’éducation internationale (PEI) disponible pour les élèves les plus performants. Mais 40 heures sur quelques années, ce n’est une tâche herculéenne pour personne. Le Québec bénéficierait à généraliser cette mesure. L’empathie vient plus aisément en rencontrant des individus dans le besoin qu’en dissertant sur le concept économique de pauvreté.
François Pagé
Avril 2012
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Québec, au tournant des années 60. La Révolution tranquille entraîne dans son sillage de profondes modifications dans le fonctionnement des institutions. Loin d’être épargnées par ce vent de changement, les communautés religieuses se voient retirer plusieurs des responsabilités qu’elles assumaient, notamment dans le secteur de la santé et de l’éducation. Si ces dernières ont alors perdu du « pouvoir », cela n’a en rien ébranlé leur sens du devoir. Elles continuent à exercer leur vocation : aider les plus démunis. Rencontre avec les religieuses de Jésus-Marie du quartier St-Roch.
Photo : Francine Chatigny
Fidèles à leur vocation
Soeur Lorraine encourage les «petits protégés» de La maison des enfants de St-Roch à bien étudier.
Elles sont quatre à s’installer dans ce quartier en 1994. L’une d’elles, Sœur Diane, commence à s’engager dans la pastorale de l’école St-Roch. Rapidement, elle décèle de la détresse chez certains enfants qui fréquentent cet établissement scolaire. Après avoir discuté avec les parents, elle décide, avec les Sœurs de sa communauté, d’offrir des activités récréatives en matinée, le samedi. En 1996, elles commencent à proposer de l’aide aux devoirs. Enfin, en 1997, elles trouvent un lieu pour accueillir les enfants. Ainsi est née La maison des enfants de St-Roch. Les activités récréatives et éducatives sont considérables, certes, notamment avec le soutien scolaire et lors des évènements festifs ou des activités du samedi, mais les Sœurs apportent avant tout un support moral et des ressources matérielles pour quiconque. Par exemple, lorsque les différences culturelles sont une barrière à l’intégration, les Sœurs accueillent les nouveaux arrivants et, par le biais des services qu’elles offrent, facilitent leur insertion dans leur société d’accueil. La Sœur Josée précise: «Nous avons de belles histoires de gens qui réussissent. Lorsqu’ils quittent le quartier et vont s’installer en périphérie, c’est un grand pas en avant.» Sur le plan professionnel, les cas les plus durs sont nombreux. «Les résidents du quartier Saint-Roch veulent travailler, ce ne sont pas des paresseux ! », lance-t-elle. Mais quand le gouvernement ne reconnaît pas la qualification scolaire d’un adulte, estime-t-elle, c’est un véritable problème. Pour sa part, Sœur Lorraine insiste particulièrement sur ce fait: «Si l’on enlève le travail à un homme, c’est comme enlever les enfants à une femme.» De l’orgueil masculin? «Absolument pas, il s’agit simplement d’un rôle social, malheureusement dur à remplir lorsque les repères et les motivations ont été absorbés dans un tourbillon d’émotions et de démarches administratives», rétorque la religieuse. Chaque matin que le Bon Dieu amène, les Sœurs sont motivées par la volonté de partager. Chaque jour, elles sont habitées par les mêmes valeurs : droit à l'éducation et à la dignité pour chaque être humain, sans égard pour son statut social ou son origine. L’aide apportée par les communautés religieuses est à ce point reconnu qu’entre les aidants et la population s’est créé un lien de confiance. Un point important puisque, quand il ne reste que cet espoir, il s’agit d’une porte de sortie: de la misère vers une vie meilleure.
Marine Detraz Rédaction professionnelle et langue française, 2e année Avril 2012
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Photo : Josée Arsenault
L e b é n é v ol e : amateur ou professionnel? À la SPCA de Montréal, les promeneurs de chiens doivent être bilingues.
« Après le verbe aimer, aider est le plus beau verbe du monde », disait Bertha Von Suttner, première femme récipiendaire du prix Nobel de la Paix, en 1905. Aider et aimer. Véritable fondement de la religion chrétienne, ces deux verbes étaient autrefois utilisés pour inculquer l’importance de l’entraide en collectivité. Jadis, venir en aide à son prochain était un devoir à respecter. Aujourd’hui, la situation est bien différente : les valeurs chrétiennes ne sont plus imposées, mais des individus souhaitent tout de même aider. Vers où peuvent-ils se diriger ? Il existe à l’heure actuelle plus de 113 centres d’action bénévole chargés de promouvoir, d’organiser et de développer les activités bénévoles au Québec. Pour l’individu, il s’agit d’une occasion unique de contribuer à une cause à laquelle il croit et d’améliorer la qualité de vie de sa communauté. En retour, il reçoit de la reconnaissance pour son geste. Et ce témoignage le valorise, enrichit sa vie et lui permet de se sentir utile à la société. C’est sur ces mêmes motivations que je me suis décidée, un beau jour, de faire du bénévolat. Dans un élan d’humanisme, je souhaitais à mon tour être utile. Je me suis donc mise à la recherche d’une activité bénévole. Mon premier réflexe a été de chercher une implication en lien avec mes compétences scolaires. Ma recherche a été brève. Tous demandaient des candidats ayant un diplôme en poche et, en prime, ayant 5 années d’expérience relative au domaine. Déçue et quelque peu contrariée, j’ai décidé alors d’orienter ma recherche vers une cause qui me tient particulièrement à cœur: la protection des animaux. Motivée, je me suis dirigée vers la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal. Encore une fois, on m’a découragé très rapidement. Pour être conseillère en adoption, il fallait que je sois parfaitement bilingue. Bon, encore là rien de choquant, me direz-vous. Mais lorsque je me suis adressée au centre pour être 8
simplement promeneuse de chien, on m’a répondu que le bilinguisme était tout autant requis pour cette tâche. Pour moi, c’était le comble du comble. Être bilingue, mais pour qui? Pour parler au chien? Pourquoi cette exigence? Aucune réponse. Seulement une grande déception. Ce refus m'a sérieusement fait remettre en question mes projets de bénévolat. Les attentes des organismes m’ont semblé impossibles à satisfaire. Il n’y a pas à dire, aider son prochain, c’est plus facile à dire qu’à faire. À la lecture de mon expérience, il peut sembler étrange de constater à quel point il est difficile de s’impliquer bénévolement. Toutefois, le lecteur ne doit pas considérer ma mésaventure comme étant une généralité. Bien au contraire. Tout d’abord, je dois avouer qu’au départ, je m’étais très mal informée sur le sujet. Avant d’entreprendre une quelconque
démarche d’implication, il est toujours conseillé de se référer au centre d’action bénévole de sa région. Des agents d'orientation bénévoles sont au service des citoyens pour les diriger vers l’organisme approprié. Une fois l’organisme choisi, il arrive parfois que certains critères soient imposés pour la sélection des bénévoles. Toutefois, M. Gaspard Michardière, directeur général par intérim du Centre d’action bénévole de Québec, a tenu à indiquer que les organismes sélectionnent les bénévoles non pas pour leur savoir-faire, mais pour leur savoir-être. À titre d’exemple, une implication auprès de personnes âgées requiert une bonne écoute, une certaine patience, voire de l’empathie. « Certains organismes demandent parfois une vérification judiciaire, mais de façon générale, il est rare que cela fasse obstacle à une quelconque implication bénévole. Par ailleurs, nous encourageons les organismes à faire preuve de réalisme.» Quoi qu’il en soit, sachez qu’il existera toujours un organisme qui n’attend que vous pour contribuer à la beauté du monde.
Océane Périé Communication publique, 1re année
Quelques statistiques • Au Québec, c’est 384 700 000 heures de bénévolat faites chaque année par 2 372 000 personnes; • Chaque bénévole fait en moyenne 162 heures annuellement; • 37 % des québécois âgés de 15 ans et plus font du bénévolat. (Source: www.benevolatdansmaville.org) • 39% des enfants de bénévoles seraient bénévoles eux-mêmes comparativement à 20% seulement de ceux dont les parents ne faisaient aucune forme de bénévolat. (Source: Imagine Canada 2006)
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Courtoisie: Service de police de la Ville de Québec
Patrouil l e r a u t r e m e n t En décembre 2000, le Ministère de la Sécurité publique lançait sa nouvelle politique, Vers une police plus communautaire, qui invitait les corps policiers de la province à adopter cette approche moderne et à en suivre les grands principes : rapprochement avec les citoyens, partenariat avec les autres institutions, approche par résolution de problèmes et renforcement des mesures préventives. Développée dans les années 1970, d'abord aux États-Unis puis en Europe, l'approche communautaire vise à prévenir le crime et à accroître la sécurité en agissant en amont. « C'est tout simplement d'aller au-devant des gens au lieu d'attendre qu'ils nous appellent», résume le lieutenant Raynald Bisson du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Les patrouilleurs sont ainsi encouragés à arrimer leurs pratiques à celles des policiers d'école et des préventionnistes. Évidemment, cette méthode ne remplace pas l'approche traditionnellement réactive et, lorsqu’il y a besoin, répressive. C'est plutôt une façon différente d'aborder les problèmes, les organisations policières en étant venu à constater les limites de l'action réactive dans l’identification des causes des évènements criminels. Le rapprochement avec la population et les acteurs du milieu s'opère avec la conviction que ceux-ci peuvent aider les policiers à cerner et à résoudre les problèmes avant qu'il n’y ait escalade de tensions. Aucun patrouilleur n'est spécifiquement désigné pour jouer ce rôle: l'action communautaire relève de l'initiative indivi-
duelle de chacun d'eux. Le simple fait de patrouiller à pied ou de participer à une fête de quartier concourt à faire tomber les barrières qui séparent les citoyens des policiers. «Quant à moi, le terme police communautaire ne devrait pas exister. Être policier c’est par défaut travailler dans la communauté», soutient François-Y. Bouchard, sergent patrouille par intérim dans le secteur Cité-Limoilou. Comptant 18 ans d'expérience, le sergent Bouchard convient tout de même que la dynamique a changé. « Les policiers sont beaucoup plus proches de la population que dans les années 1980-1990. La population a changé aussi. Il y a une plus grande responsabilisation de la part du public. On voit beaucoup plus de dénonciation.» L'agente aux communications du SPVQ, Catherine Viel, constate aussi que l'évolution du milieu communautaire a contribué à transformer le travail policier. « Dans les années 1980, par exemple, Lauberivière n’offrait pas le service de dégrisement qui permet de dessoûler sous supervision. Aujourd’hui, nous avons à notre disposition des options
Commencer par le milieu Chaque année, le Prix d'excellence Intersection honore les policiers dont les projets ont contribué à concrétiser et à promouvoir le modèle communautaire. L'an dernier, les lieutenants Raynald Bisson et Pierre Fortin du SPVQ se sont vus décerner une mention du jury pour le projet Habitaction qu'ils ont mis sur pied en collaboration avec différents intervenants de l'Office municipal d'habitation de Québec (OMHQ). Initié en 2006, Habitaction traduit d'abord une volonté de prendre contact avec les résidents des habitations à loyers modiques (HLM) qui regroupent sous un même toit enfants, immigrants, personnes âgées, démunies ou aux prises avec des problèmes de santé mentale. «Habitaction ne répond pas à une problématique particulière, c’est plus de travailler sur un milieu de vie », explique le directeur général de l'OMHQ, M. Claude Foster.
Avril 2012
« C'est important que les gens sachent qu'être policier ce n’est pas juste faire des arrestations » — Constable Dany Jobin, SPVQ
moins répressives et plus adaptées aux clientèles aux prises avec des problématiques.» Une personne sans domicile fixe qui ne cause pas de problèmes n'est donc plus amenée au centre de détention pour la nuit, mais plutôt reconduite à Lauberivère où sont offerts des hébergements temporaires et des services d’accompagnement. Ainsi en dirigeant les personnes à risque de porter des actes répréhensibles vers les organismes communautaires qui sauront assurer le suivi auprès d’eux, les policiers misent sur la prévention et la collaboration.
Andrée-Anne Lévesque Aubé Études internationnales et langues moderne, 3e année
Les policiers se sont présentés à chacun des résidents et les ont invités à communiquer avec eux au besoin. « À travers des activités sociales comme des parties de hockey-balle, les jeunes se sont aperçus que oui, les policiers ont un métier à faire, mais que ce sont aussi des personnes sympathiques, poursuit M. Foster. C’est aussi l’occasion d’expliquer pourquoi on pose certains gestes. Quand tout le monde comprend bien les rôles et responsabilités de chacun, l’harmonie est beaucoup plus facile.» « Les gens se confient plus aux policiers qu'ils connaissent, témoigne le lieutenant Bisson. Nous, on apprend à les connaître. Ensuite, on est plus en mesure de reconnaître une personne qui ne se sent pas bien.» Depuis sa création, Habitaction est passé d'un projet d'équipe à un programme étendu à l'ensemble de la ville. L'an dernier, c'est 550 familles qui ont ainsi été visitées.
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Une radio de cœur
Mettre la main à la pâte
Mes premières semaines à la direction de CKMN ont été consacrées à l’épanchement des plaies financières de la station, à travers de longues et fastidieuses négociations avec nos divers créanciers. Il a fallu jouer d’ingéniosité pour assurer la survie de la station. Celle-ci a dû passer par la vente de notre antenne émettrice érigée au faîte du Mont-Comi, tout en conservant un droit d’utilisateur sur l’antenne de diffusion. Nous venions ainsi de solder une créance majeure, tout en nous assurant en plus d’une entrée de fonds salutaire.
Robert Maltais
Photo : Archives Web
Mais il fallait aller plus loin pour remettre nos finances en bon état. Tous les membres du conseil d’administration, de purs bénévoles, ont dû garantir un prêt à titre personnel pour régler les arrérages en salaires des quelques employés de la radio. La solidarité la plus élémentaire impliquait que je me porte aussi garant de ce prêt. Ce que je fis sans me faire prier.
Il était une fois une petite station de radio communautaire qui rayonnait dans les municipalités régionales de comté de Rimouski-Neigette et de La Mitis dans le Bas-Saint-Laurent, sous l’appellation de CKMN-FM. Le moteur de cette station de radio n’était pas l’argent, mais essentiellement le bénévolat et les gens de cœur. Figurez-vous qu’en 1991, le hasard de la vie m’a amené à prendre la direction de cette station de radio, alors aux portes d’une mort annoncée. CKMN-FM était en faillite technique, à court de ressources financières et harcelée par une horde de créanciers. Les membres du personnel étaient démoralisés, on le comprend. Mon mandat était clair. Il fallait remettre la station de radio sur les rails et lui insuffler ni plus ni moins une seconde vie. Ouf! Un défi de taille en perspective. Moi qui connaissais alors bien peu la réalité des médias communautaires, je me demandais par quel bout j’allais commencer la reconstruction de CKMN-FM, que ce soit sur le plan de sa programmation ou sur celui de ses ressources humaines ou financières. À vrai dire, j’arrivais d’un tout autre monde, celui du 10
milieu choyé de la radiodiffusion publique. C’était comme si je venais de franchir un mur mitoyen qui séparait radicalement richesse et pauvreté de moyens. À mon arrivée, j’ai réalisé que la marque de commerce musicale de CKMN était de la musique country, ce qui n’était pas tout à fait ma tasse de thé pour être franc. Les samedis et dimanches, le temps d’antenne était inondé de chansons country. En m’accueillant à la station, notre animateur vedette des émissions de musique country m’avait demandé si j’avais objection à ce qu’il continue d’animer ses émissions tout en portant son chapeau et ses bottes de cowboy. Je lui ai répondu, à la blague, que ça ne me dérangeait pas du tout, à condition toutefois qu’il laisse son cheval à la porte de la station de radio. réalise l’espoir
J’allais découvrir, tout au long de cette année passée à la direction de CKMN, qu’un média pouvait fonctionner de façon harmonieuse en dépit de forts vents contraires, grâce au support de plusieurs bénévoles et d’un bassin d’auditeurs inconditionnels. J’avais découvert un personnel vaillant, bien que sous-payé (tout comme moi d’ailleurs), des journalistes, des animateurs, des techniciens fiers de leur appartenance à cette radio communautaire, ainsi qu’un auditoire d’une réconfortante fidélité. En vérité, j’avais surtout découvert l’âme d’une radio communautaire, appuyée par une masse d’auditeurs et d’auditrices issue du vrai monde. Des gens d’une belle simplicité qui ont manifesté concrètement leur solidarité lors d’un « radiothon » régional qui a scellé positivement le sort de ma très chère radio communautaire. Dans mon souvenir, CKMN est restée pour moi une radio de tête et de cœur. Et les noms de quelques généreux camarades de travail resteront gravés à jamais dans ma mémoire.
Robert Maltais Avril 2012
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Dans les dédales du financement
Selon Vicky Brazeau, directrice générale du ROC 03, depuis quelques années l’État aurait tendance à favoriser les ententes ponctuelles au détriment des subventions de base récurrentes servant au fonctionnement général des organisations. Le gouvernement du Québec soutient environ 5000 organismes communautaires. Il contribue en moyenne à un peu plus de la moitié de leur revenu annuel. Les ententes de service et les projets ponctuels, deux modes de financement non récurrent, comptent pour environ 40% de la collaboration. Ce type d’aide financière fragilise la comptabilité déjà très serrée des organismes communautaires, selon Mme Brazeau. « Le financement public n’est même pas indexé. Juste à cause de l’inflation, on s’appauvrit d’année en année », a-t-elle déploré. « Les gens ont l’impression qu’on est un gros fardeau pour l’État, mais on compte pour 1% du budget du ministère de la Santé et des Services sociaux.» La directrice du ROC 03 souligne également que le financement par projet est plus difficile à aller chercher. «Les délais sont souvent irréalistes. On a un mois pour réunir tous les documents nécessaires et soumettre une application.» Elle constate aussi que ce type de contribution tend à créer une demande à laquelle les organismes ne peuvent plus répondre une fois l’entente ou le programme terminé. Les gens du milieu découvrent le service et sont de plus en plus nombreux à vouloir l’utiliser, mais lorsque l’aide financière prend fin, l’organisme n’a pas les reins assez forts pour le soutenir seul, explique-t-elle.
Photo : Archives Web
Le Regroupement des organismes communautaires de la région 03 (ROC 03), qui œuvre dans Québec, Charlevoix et Portneuf, s’inquiète de la place du financement non récurrent au Québec. Elle note d’ailleurs que le mandat des organismes communautaires connaît une certaine redéfinition récemment. Mme Brazeau donne en exemple le cas de bénévoles qui accompagnent des gens trois fois par semaine pour des dialyses sanguines. «On ne parle plus vraiment de bénévolat quand on est obligé de se présenter parce que la vie d’une personne en dépend.» « À force de vouloir réduire la taille de l’État, certains services débordent sur nous. Les organismes communautaires devraient s’occuper des besoins émergents et de la prévention. Dernièrement, on se retrouve à faire de l’intervention dans des cas parfois lourds. On n’a pas les ressources pour faire ça », a-t-elle dénoncé. Selon elle, traditionnellement, les organismes identifiaient les nouveaux besoins d’une communauté et offraient un service adapté avant que le gouvernement ne le reprenne à sa charge. Et le financement ponctuel n’est pas l’apanage du secteur public. Les fondations privées qui contribuent aux organismes optent généralement pour ce type d’ententes. Mme Brazeau appréhende avec certaines réserves la contribution du privé au communautaire. Selon elle, les fondations orienteraient les ressources vers les causes « à la mode », laissant les organismes moins populaires, comme ceux s’adressant aux hommes ou aux toxicomanes, plus démunis. De plus, le privé entraînerait une complexification du financement. « Ça multiplie la paperasse et la reddition de compte. Il faut connaître les exigences et le fonctionnement de chacun», a spécifié Mme Brazeau. «Ça finit par prendre des
professionnels pour s’y retrouver et alors on perd l’action citoyenne et ça dénature le communautaire», a-t-elle ajouté. Daniel Jean, directeur du Secrétariat à l’action communautaire et aux initiatives sociales ( SACAIS ) au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, rappelle toutefois que la contribution du privé n’est pas obligatoire et qu’elle n’est pas une condition de l’appui de l’État. Quant à la place grandissante des subventions ponctuelles, M. Jean croit qu’il s’agit surtout d’une impression tenace. Avec une augmentation d’un peu plus de 2 %, c’est effectivement le financement récurrent qui a connu la plus grande croissance au cours de la dernière année. « Depuis trois ou quatre ans, les programmes fédéraux, qui étaient des subventions théoriquement ponctuelles, mais que l’on renouvelait systématiquement, sont annulés presque systématiquement lorsqu’ils arrivent à échéance. C’est peut-être de là que vient cette impression», a-t-il avancé. Le directeur du SACAIS est également d’avis que le financement public est relativement facile d’accès. Il souligne les ressources mises à la disposition des organismes communautaires pour les guider à travers la soixantaine de programmes répartis dans les différents ministères, dont un moteur de recherche permettant d’identifier à quelles subventions l’organisation a droit et s’il y a déjà des services similaires dans la région où elle veut s’implanter. «Si quelqu’un a de la difficulté à remplir les demandes de financement, on le réfère vers un organisme expérimenté qui pourra lui apporter de l’aide», a-t-il ajouté.
François Pagé Journalisme, 1re année Avril 2012
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À l’heu r e d e s c h o i x
L’organisme SOS Grossesse se charge de l’éducation et de l’aide au libre choix. Outre la ligne d’écoute, ouverte 365 jours par année, SOS Grossesse propose également des rencontres avec une intervenante, notamment dans le cas d’une difficulté à faire un choix. «Un choix éclairé doit se faire sans pression et avec les bonnes informations », explique Marie-Michèle Dubeau, directrice de SOS Grossesse de la région de Québec. « On explore les 3 options (interruption de grossesse, grossesse avec adoption, grossesse où l’on garde l’enfant), on démystifie l’adoption, on explique l’interruption de grossesse», ajoute-t-elle. SOS Grossesse est également disponible pour l’entourage: 10% des gens qui font appel à leurs services sont des hommes, généralement le conjoint. L’organisme fait aussi de la prévention dans les écoles secondaires. «Si on avait plus de financement, on voudrait rencontrer les jeunes du cégep et de l’université », déplore Mme Dubeau. La liberté de choix ne se résume pas qu’au choix de décider ou non de poursuivre une grossesse. «Nous croyons que chaque femme a le droit d’accoucher comme elle le désire », affirme Alexandra Ménard, coordonnatrice d’Alternative Naissance. Cet organisme se charge d’accompagner gratuitement les femmes qui vivent une situation précaire pour leur permettre d’accoucher de la façon désirée. L’organisme rencontre les futures mères trois fois avant l’accouchement et deux fois après, en plus de les accompagner dans la salle d’accouchement. «Les femmes qui nous consultent ont peur de ne pas être soutenues dans
Photo : Gabrielle Thibeault-Delorme
Souvent une bonne nouvelle, l’annonce d’une grossesse est également un évènement bouleversant. Face à la maternité, les femmes se posent inévitablement de nombreuses questions. Des organismes sont là pour les éclairer sur les différentes décisions qu’elles auront à prendre au cours des mois à venir.
Du début à la fin de sa grossesse, la femme se pose de multiples questions. Heureusement, des organismes peuvent l’accompagner dans ses réflexions.
leur choix, de ne pas pouvoir prendre la position qu’elles veulent (sur le dos, accroupie, etc.)», explique Mme Ménard. La clientèle d’Alternative Naissance est variée : on y retrouve des mères adolescentes, des femmes immigrantes ou encore des femmes en situation de précarité financière. «On en refuse beaucoup… lorsqu’on n’a plus le budget, on ne peut plus les aider », déplore Mme Ménard. Le manque de budget est souvent décrié par les organismes qui estiment qu’ils pourraient aider encore davantage. Les organismes sont aussi à la merci de certaines orientations politiques. Le climat actuel et les prises de position du gouvernement conservateur inquiètent les organismes tout autant que la Fédération québécoise pour le planning des naissances (FQPN), qui les chapeautent. La FQPN touche à divers domaines, de la contraception à l’avortement en passant par l’infertilité. Elle dirige les femmes qui réclament des services vers le bon organisme, en plus de protéger les droits des femmes par rapport à leur corps. Les revendications de la FQPN comprennent : la contraception gratuite pour les moins de 21 ans, la vente libre de la contraception orale d’urgence, des
centres de planning des naissances où les services sont regroupés et offerts par des équipes multidisciplinaires, et une place plus grande pour l’éducation sexuelle dans les écoles et dans la société1. Le 6 décembre dernier, la FQPN a réagi fortement aux propos du député conservateur Brad Trost qui désirait rouvrir le débat sur l’avortement. « La Cour suprême du Canada a déjà fait le tour de tous les arguments concernant l’avortement et a décidé qu’il n’est pas question de l’interdire, car cela porterait atteinte aux droits inaliénables des femmes, à la sécurité de la personne et à la liberté », avait alors affirmé Ainsley Jenicek, porte-parole de la FQPN et Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec. Bien que le débat fasse rage sur la place publique, les organismes interrogés se concentrent davantage sur les besoins et les choix de leur clientèle, indépendamment des discours politiques.
Gabrielle Thibault-Delorme Journalisme, finissante 1
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Sur le site de la FQPN: http://www.fqpn.qc.ca/
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P l u s f or t e n s e m b le! « Ensemble, on est tout simplement plus fort » est le slogan de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Maskinongé et il reflète bien ce qui se passe dans l’organisme parrainé qu’est la Maison de la Famille de Louiseville. La Maison de la Famille du bassin de Maskinongé est un organisme communautaire qui offre des activités à toutes les familles de la population. On s'y rend pour être écouté, soutenu ou informé, en toute simplicité. Les employés et bénévoles ont à cœur d’améliorer la condition de vie des familles de la région.
Ce qu’on y trouve Les membres de la Maison de la Famille viennent y chercher un accompagnement bénéfique que ce soit à l’arrivée d’un premier enfant, après un divorce, à la traversée de la crise d’adolescence ou dans toute autre période d’interrogations sur le rôle de parent. La halte-garderie propose un répit aux parents de jeunes enfants (0 à 5 ans) deux fois par semaine. Ces périodes de gardiennage sont offertes gratuitement
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aux membres de la Maison de la Famille. Sous la surveillance d'une personne responsable, les enfants s’amusent pendant que le parent se permet un moment de ressourcement. Les membres de la Maison de la Famille ont aussi accès à un centre de documentation, à une joujouthèque et à une vidéothèque.
Les activités La Maison donne lieu à des rencontres d'entraide et d’enrichissement parental dont le but premier est d'accroître les connaissances sur le comportement et le développement des enfants. Par exemple, «Vie de famille… De la discipline à l’amour » est un atelier pour les parents d’enfants de 6 à 12 ans qui désirent instaurer une discipline familiale efficace tout en améliorant la communication et la relation avec leurs enfants. Quant à elles, les activités pères/enfants permettent à papa de prendre sa place auprès de son enfant en vivant des moments exclusifs uniques en compagnie d'autres pères. Une autre activité organisée à la Maison de la Famille est la cuisine collective. On partage entre autres des recettes santé pour toute la famille. Quelques fois, on fait de la purée de bébé en petit groupe pour s’amuser et s’assurer que bébé mange bien. Une fois par mois, les enfants de 3 à 5 ans peuvent cuisiner avec maman ou papa et les jeunes de 6 à 12 ans peuvent apprendre des recettes simples avec l’équipe de la Maison.
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Photo : Archives Web
Photo : Gabrielle Thibeault-Delorme
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Les différents ateliers de création renforcent le lien parent/enfant et procurent de l'estime de soi aux parents ainsi qu’aux tout-petits. Les familles peuvent réserver leur place pour créer des sels de bain ou des boucles d’oreilles. Fréquenter la Maison de la Famille favorise les échanges collectifs dans un milieu rural et permet ainsi de briser l’isolement social. L’idée de partage communautaire est la base de ce genre d’organisme. De plus, sensibiliser la population sur le vécu et les besoins des familles fait partie des objectifs de la Maison. On y favorise aussi l'implication des gens selon leur capacité et leur envie. L’organisme à but non lucratif se veut donc démocratique et accueille les nouvelles initiatives venant des membres. Un continuel perfectionnement est visé!
Julie Cartier
Note de l’auteure: Il y a des maisons de la famille dans plusieurs municipalités du Québec.
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Photo : Francine Chatigny
Vive m o n m é t i er !
Pourquoi choisir un métier plus qu’un autre? Pourquoi décider de faire une technique en éducation spécialisée plutôt qu'un doctorat en médecine? Pourquoi certains n’arrivent-ils pas à arrêter leur choix de carrière, alors que pour moi, cela a toujours été évident... ou presque ? J'ai toujours aimé aider les gens. Déjà toute petite, je faisais régner la justice entre mes frères pour que tous puissent avoir des chances égales. Ainsi, à cette époque, je rêvais, comme toutes les petites filles de mon âge de devenir professeur, médecin et même vétérinaire.
travail. Plus les semaines avancent, plus j’apprends à connaître ce milieu de travail, plein de rebondissements, plus je suis convaincue d’avoir choisi le plus beau des métiers!
maintenant grande. Mais mes souhaits de petite fille refont surface. En apprenant ce métier, en apprivoisant ce milieu, j’apprends à aider: vive l’éducation spécialisée!
En entrant au secondaire, ces idées se sont éclipsées. Puis, en quatrième, cinquième secondaire mon avenir s’est précisé : l'éducation spécialisée était ma destinée!
À l’école secondaire, il nous arrive quelquefois de croire que nous pourrions faire le mauvais choix. Je crois que c'est en participant à de nouvelles expériences que l’on trouve sa voie, que l’on découvre de nouveaux chemins. Toutefois, toutes les expériences sont valables.
J’ai décidé d’écrire un texte pour La Quête parce que je veux faire savoir à quel point les gens vivant de l'exclusion sociale ont besoin de notre aide.
En ce moment, je fais ma formation en éducation spécialisée. La poursuite de ce programme m’oblige à faire des stages. Voilà pourquoi je suis présentement stagiaire à l’Archipel d’Entraide, organisme communautaire qui vient en aide aux personnes démunies. Au début, je ne connaissais pas du tout ce milieu de
L'Archipel d’Entraide est un endroit où l’on aide les gens qui en ont vraiment besoin. Ce milieu de stage m'a permis de voir d’autres facettes de la vie, de rencontrer des gens « différents » et de vivre des dizaines de nouvelles expériences.Mon stage me confirme que j’ai fait le BON choix de métier. Je suis
Delphine Perreault,
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Stagiaire à l'Archipel d'Entraide.
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Photo : Francine Chatigny
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Martine R. Corrivault
Le langage qu’on utilise trahit parfois un malaise non exprimé. Par exemple, l’expression «petits plaisirs coupables » revient souvent pour parler de ces choses insignifiantes, ces comportements inoffensifs que les gens s’autorisent puis tentent de justifier devant les autres. Mais pourquoi devrait-on se sentir coupable d’un geste anodin posé pour se gâter ou simplement passer le temps en ne pensant à rien, quand ça ne lèse personne ? Satisfaire son envie de manger une pizza garnie tout en écoutant les conseils pour une alimentation saine du docteur Richard Béliveau pendant Kampaï, croquer n’importe quelle sorte de chocolat tout en sachant que le noir est moins dommageable ou bien, au restaurant, préférer une bière froide à la piquette de vin blanc que les filles commandent, qui est-ce que ça dérange? La terre cesse-telle de tourner si l’on préfère relire une bande dessinée aux pages écornées ? Si on opte pour le confort de ses vieux vêtements? Si on choisit de s’écraser devant le petit écran pour regarder une série télé aux intrigues prévisibles? D’où vient ce besoin de se justifier en qualifiant de « petits plaisirs coupables» ses écarts intempestifs du conformisme ambiant, simplement parce qu’on refuse de mourir de faim, d’ennui ou… de snobisme ? Dans notre monde ultra-
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médiatique, chacun a-t-il encore le droit de choisir ce qui l’intéresse et le rend heureux sans fournir d’explications sur Facebook? Pire, peut-on se ficher éperdument de la condescendance de ceux qui vous plaignent de n’être pas abonné à tous les réseaux sociaux à la mode? L’expression «plaisir coupable» renvoie à un conformisme d’autant plus maladif qu’aucun pouvoir, aucune autorité, aucune religion ne nous y contraint. La seule punition qui nous guette serait de se faire plaisir! Est-ce interdit, dans une société qui se prétend libérée de tous les diktats d’hier parce qu’elle a déserté les églises et ignoré les anciens commandements de vie auxquels se conformaient les générations antérieures? C’est peut-être les notions mêmes de liberté et de respect de soi que l’on assimile mal parce qu’on ne prend plus le temps d’y réfléchir. Trop occupé pour perdre une minute à penser, pour avoir envie d’autre chose que du tout-digéré, tout-assimilé, tout-ordonné, tout-consommé à la seconde près! Le pire, c’est qu’on a aussi le droit d’aimer ça comme c’est servi et qu’on tolère mal l’idée de voir les enfants qui grandissent imaginer le monde autrement. Pourtant, la liberté commence dès que le petit de l’homme entreprend d’explorer sa chambre. Pourquoi accroche-t-on des mobiles au-dessus du lit de bébé sinon pour stimuler sa curiosité et l’éveiller à son environnement? Quand il commence à marcher et plonge dans les armoires de la cuisine, il visite son univers et s’amuse sans culpabilité, tant que maman ne vient pas mettre fin à ses découvertes.
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Photo : Archives Web
Une clé USB pour sa liberté
Puis, les parents l’initient aux règles de vie d’un foyer qu’il va bientôt quitter pour la garderie et le réseau scolaire. Et là, il lui faut apprendre à vivre avec ses semblables et au sein d’un groupe, à faire partie d’une société. Si l’apprentissage précoce du respect de soi et des autres a manqué à son initiation au monde, le petit humain devra se débrouiller pour survivre, pour apprendre à négocier ses positions et pour occuper sa place. Tous ne réussissent pas à traverser heureusement l’épreuve initiatique de l’adolescence mais, arrivés à l’âge adulte, certains trouvent comment manœuvrer pour, au mieux, vivre avec un minimum de bonheur tout en aspirant au maximum de tout. Ou bien, ils quittent la partie, décrochent à leur manière du grand jeu, au grand désespoir de leurs proches. En cours de route, chacun s’invente des mots-clés pour ouvrir ou verrouiller le petit univers où il est bien, confortable, heureux et tranquille, sinon satisfait. Actuellement, l’expression «plaisir coupable » est un de ces leurres servis à ceux qui remettent en question les choix et les attitudes de l’autre. Un moyen détourné de faire ce qu’on aime librement, malgré toutes les modes. Une sorte de clé USB pour sauvegarder sa liberté.
Martine R. Corrivault
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Photo : Josée Normandeau
CAH Fond IER SP ÉCIA ation L Cap Diam ant
Vieillir chez soi. Rester le plus longtemps possible dans son logis. N’est-ce pas le rêve de tous? La perte d'autonomie combinée à une situation financière précaire rend ce désir difficilement réalisable. Voilà pourquoi, depuis 5 ans maintenant, la Fondation Cap Diamant se voue au maintien à domicile des personnes âgées démunies.
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Photo : Josée Normandeau
Vieillir chez soi
«Nous voulons garder nos aînés le plus longtemps possible chez eux, dans leur maison et surtout dans la dignité», soutient Marcel Giguère, promoteur de la Fondation Cap Diamant.
Si le mythe de la retraite dorée persiste, force est de constater qu’il ne correspond pas à la réalité de nombreuses personnes âgées qui doivent composer avec un revenu limité, souvent sous le seuil de la pauvreté. Laissés à eux-mêmes, plusieurs sont dépourvus face aux différentes démarches qu’ils doivent entreprendre pour recevoir l’aide financière gouvernementale. Pour répondre à ces besoins criants, Marcel Giguère et son équipe créent en 2005 la Fondation Cap Diamant. Leur mission ? Amasser des fonds pour les redistribuer aux personnes âgées en perte d’autonomie ou démunies financièrement. «Nous voulons garder nos aînés le plus longtemps possible chez eux, dans leur maison et surtout dans la dignité », soutient le fondateur. Souvent, il ne suffit que d’un petit coup de pouce pour entretenir le logement. « Avec un faible revenu et des factures mensuelles à payer, plusieurs personnes âgées n’ont même pas de quoi s’offrir de l’aide à domicile», déplore M. Giguère.
Qui peut en bénéficier? Toute personne âgée de 65 ans et plus, en perte d’autonomie ou handicapée, ayant peu de ressources financières et nécessitant des services à domicile peut faire appel à la Fondation Cap Diamant. Cette personne doit aussi être admissible au Programme d’exonération financière de services en aide domestique (PEFSAD) du gouvernement du Québec. En gros, le PEFSAD est un programme mis sur pied afin d’encourager la population à se procurer des services d'aide domestique auprès d’entreprises spécialisées dans ce domaine. « Actuellement, nous desservons de Saint-Tite-des-Caps à l’Île d’Orléans en passant par les limites du parc
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des Laurentides et Saint-Augustin. Nous sommes aussi en discussion afin d’étendre nos services jusqu’à la Rive-Sud », précise M. Giguère. Et à travers ce vaste territoire, les besoins ne cessent d’augmenter, alors que le nombre d’aidants naturels et leur capacité d’effectuer de l’aide bénévole sont limités. C’est à cette étape que la Fondation Cap Diamant intervient, en fournissant un montant pour combler une partie des coûts d’aide à domicile. Selon les chiffres de la Fondation, il en coûte en moyenne 19,00$ l’heure pour engager une personne qui viendra, par exemple, effectuer de menus travaux, accompagner une personne à l’hôpital et dans ses déplacements essentiels ainsi que de s’occuper des soins d’hygiène de base. «Le gouvernement (par le biais du PEFSAD) rembourse au maximum 11,00$ de ce salaire, mais 8,00$ l’heure est encore un montant élevé lorsqu’on a peu de revenus. Nous assumons donc une partie de ce qui reste pour abaisser au minimum les frais assumés par la personne aidée», explique le président. La Fondation agit en partenariat avec cinq entreprises d’économie sociale en aide domestique de Québec qui s’occupent de la répartition des professionnels engagés pour offrir le service à domicile. «Ce sont aussi ces organismes qui “trou-
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vent” les personnes à aider, en partenariat avec les CLSC de la région.» « La plupart des personnes que nous aidons sont des grands-mamans», ajoute M. Giguère avec tendresse. En effet, les femmes âgées sont particulièrement frappées par la pauvreté. Assumant bien souvent le rôle de mère au foyer pendant leur vie active, elles n’ont pas occupé d’emploi rémunéré, et vivent aujourd’hui avec environ 14 000$ par an. Au Québec, un aîné sur quatre vit sous le seuil de la pauvreté. En plus du manque d’argent, la perte d’autonomie les affecte dramatiquement. Selon Ressources humaines et Développement Canada, 31,2% des personnes âgées de 65 à 74 ans souffrent d’un handicap, et 10,5 % ont une incapacité grave − des statistiques qui grimpent à 53,3 % et 23,6 % chez les personnes de 75 ans et plus. La situation est alarmante, mais l’ancien directeur de l’hôpital général de Québec est optimiste. «Nous sommes une jeune fondation, et malgré tout nous avons pu aider 98 personnes pour l’année 20102011, et j’ai confiance qu’on peut augmenter ce nombre.»
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D e s be s oi n s c r oi ssa n ts
Photo : Josée Normandeau
Selon le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale créé par le Gouvernement du Québec en 2010, le nombre de personnes seules a plus que doublé depuis 1971. On affirme de plus que de 1960 à 2026, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus aura quadruplé.
Adjointe administrative pour la Fondation Cap Diamant depuis ses débuts, Murielle Vachon est une battante aux allures de grand-maman bienveillante. Et c’est avec fougue qu’elle discute des aînés de Québec aux prises avec la solitude et le fardeau financier. «Parfois on les découvre dans un état d’abandon : la maison est en mauvais état et ils sont sur le bord de l’éviction», s’indigne-t-elle. «Les aînés paient les mêmes taxes que les autres, des impôts et un logement. Il est faux de croire qu’ils vivent dans l’abondance.»
C’est aussi à cette période de la vie où les risques de perdre son partenaire sont grands. Une personne âgée peut rapidement se retrouver seule, avec les mêmes frais à assumer que lorsqu’elle vivait en couple. Mme Vachon estime à 14 000$ le revenu annuel brut d’une personne de 65 ans et plus. «Comme pour nous, le logement occupe une grande partie des dépenses.» Selon elle, beaucoup d’aînés démunis n’ont pas les connaissances nécessaires pour remplir adéquatement les formulaires permettant d’accéder à l’aide financière gouvernementale. Mais qu’en est-il de la famille? Mme Vachon sourit avec tristesse. « Beaucoup ont des enfants dispersés dans plusieurs villes, qui ne peuvent assurer des soins à distance. D’autres aussi ont vécu la perte de leurs enfants, en plus de celle du conjoint. » Concrètement, selon le rapport de la Fondation, on dénombre sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec – Rive-Nord environ 3500 à 4000 personnes âgées susceptibles de requérir de l’aide. Selon Mme Vachon, seulement le quart de ces personnes ont été rejointes par le réseau de services pour bénéficier des fonds de la Fondation. Pour être en mesure d’aider tout le monde, l’équipe de Marcel Giguère devrait amasser 90 000$ par année. Actuellement, on atteint environ 34 000$. «Nous devons prioriser les
plus pauvres, ceux qui ne peuvent pas compter sur des proches aidants.» Comme la Fondation ne prévoit pas une baisse de la demande, elle mise sur la seule stratégie qu’elle juge gagnante: garder les aînés le plus longtemps possible chez eux, malgré la perte d’autonomie. Mme Vachon estime que compenser cette perte en plaçant une personne âgée dans un centre hospitalier n’est pas la solution. «Comme le nombre d'aînés seuls tendra à augmenter, on pourrait éviter un certain engorgement des CSSS et autres services d'hébergement en gardant ces aînés plus longtemps chez eux, parmi leurs souvenirs. Et la Fondation est là pour faire sa part dans ce projet.» Appelé «Programme Réconfort Plus», l’aide financière complémentaire apportée par la Fondation Cap Diamant donne également accès à l’achat de produits de nettoyage et d’entretien, ainsi qu’à un grand ménage de la maison. À raison de quelques visites hebdomadaires, ces coups de main peuvent parfois faire une grande différence dans la vie d’une personne âgée en créant un sentiment d’autonomie et en brisant l’isolement. «On ne s’imagine pas ce que 3 heures par semaine peuvent accomplir», conclut Murielle Vachon avec fierté.
Isabelle Noël
W. ROURKE EST FIER DE COMPTER PARMI SES LOCATAIRES LA FONDATION CAP DIAMANT
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Un par tena i r e i n e s t i m a b l e domestique aux personnes âgées à un prix variant de 7$ à 19$ pour une heure de travail. Ce service peut être financé jusqu’à un maximum de 12$. «C’est énorme pour ceux qui ont seulement un chèque de pension », déclare la directrice. Les plus défavorisés de la clientèle de l’organisme préféreront donc annuler les services d’aide à domicile avant de sabrer les coûts de médicaments, de nourriture, de transport, précise la directrice. «Plus tu es malade, plus tu as besoin de services. Plus tu es pauvre, moins tu es capable de t’en payer.» Photo : Josée Normandeau
Fondation Cap Diamant
Josée Arseneault, directrice du Service Amical Basse-Ville, estime que la Fondation Cap Diamant apporte une aide extraordinaire à ceux qui en ont le plus besoin.
« 10 ans de moins d’espérance de vie qu’en Haute-Ville!», résume Josée Arseneault, directrice de Service amical Basse-Ville, à propos des personnes âgées vivant dans la Basse-Ville de Québec. À son avis, les statistiques en disent long sur leur qualité de vie. Et leurs besoins n’ont pas cessé de croître non plus depuis une vingtaine d’années. Service amical Basse-Ville est un organisme communautaire, situé dans le quartier Saint-Roch, qui favorise le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et qui soutient les plus défavorisées d’entre elles, tout en préservant leur dignité. Fondé par deux soeurs religieuses, cet organisme existe depuis 1979 et dessert essentiellement les secteurs de Limoilou, de Vanier et de la Basse-Ville. Avec son éventail de services, l’organisme rejoint au total 1800 personnes âgées. De ce nombre, presque 500 personnes bénéficient de services de soutien à domicile. Il y a 42 employés et 68 bénévoles qui travaillent pour l’organisme à but non lucratif.
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Avec plaisir Depuis toujours, le leitmotiv de l’organisme est d’offrir des services complémentaires au système public de santé, mais d’une façon digne, c’est-à-dire de permettre aux aînés de prendre part à la vie communautaire de leur quartier, de créer de nouveaux liens et de les aider à rester à domicile, et ce, « avec plaisir». Les services de l’organisme se divisent donc en deux volets. Le premier volet correspond à la vie communautaire. Les bénévoles et employés vont par exemple s’occuper du transport, de l’accompagnement, du support et de l’entraide des personnes âgées. L’organisme prépare également plusieurs activités sociales et culturelles, comme une chorale, des cours de danse en ligne et des fêtes au cours de l’année pour briser la solitude de leur clientèle. D’ailleurs, une nouvelle activité inédite d’observation des oiseaux permet dorénavant aux personnes âgées de sortir à l’extérieur de la ville. «Certains nous disent que ça fait 20 ans qu’ils n’ont pas été dans la nature ! », souligne Mme Arseneault.
Aide domestique Le second volet, relatif à l’économie sociale, englobe majoritairement le soutien à domicile, comme le service d’entretien ménager. L’organisme fournit de l’aide
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L’aide financière qu’accorde la Fondation Cap Diamant aux personnes âgées les plus démunies du Service amical leur permet de s’offrir justement un service d’aide domestique. « La Fondation évalue la capacité de payer de la personne, et elle paie la différence», résume Josée Arseneault. Cette méthode est une façon de préserver la dignité de ces personnes, car elles participent également aux dépenses. Cette aide extraordinaire profite à 25 aînés de l’organisme, dont une dame âgée de 100 ans. «L’aide vient donner un coup de pouce à ces personnes pour qu’elles puissent rester à domicile.» Au reste, Mme Arseneault considère que la jeune Fondation joue un rôle admirable pour la cause des personnes âgées, pour laquelle il n’existe pas beaucoup de mobilité sociale et gouvernementale. « Ne serait-ce que pour développer un sentiment de respect pour ceux qui nous ont précédés, ils font un travail énorme et tellement utile», conclut-elle.
Mélyssa Turgeon Tout comme le Service amical BasseVille, la Coopérative de services à domicile du Cap Diamant, Services à domicile Orléans, Aide à la communauté et services à domicile et Services d’aide à domicile de Québec sont des entreprises d’économie sociale en aide domestique qui font profiter leur clientèle des fonds amassés par la Fondation Cap Diamant.
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Depuis la perte d’un octroi de 25 000$ provenant du gouvernement, le CLSC responsable de la cafétéria de la résidence où vivent Arlette et Daniel, n’offre plus de service au souper. Ainsi, comme la centaine d’autres locataires, Arlette doit soit descendre chercher son souper à l’heure du dîner, soit payer un dollar de plus pour le faire monter, soit s’en priver. Dans ces cas-là, Arlette se satisfait de ce qu’elle a. « Tout l’hiver, je me suis fait des sandwichs avec des viandes froides», dit-elle en reprenant sa cigarette. C’est que, voyez-vous, Arlette a une santé fragile. Ses jambes atteintes de fibromyalgie ne peuvent plus la porter très longtemps. Mais Arlette ne tient pas à se livrer à une vendetta médiatique contre le gouvernement. Elle regrette seulement que l’on croie que toutes les personnes âgées sont riches. « Ce n’est pas vrai! Ceux de ma génération qui ont arrêté de travailler à 50 ans avaient bien souvent de petits salaires. » Arlette, comme d’autres dans sa situation, doit ainsi surveiller ses sous, surtout avec un
V i vr e di gn emen t Photo : Rémy-Paulin Twahirwa
Une cigarette fume lentement dans le cendrier. Dehors, les flocons ont remplacé la pluie. Le printemps, nous disaiton il y a quelques jours. Heureusement, après m’avoir présenté à son ami Daniel, Arlette nous prépare un thé. Très vite, on en vient à oublier le froid, l’hiver et tous nos petits tracas quotidiens. Vêtue d’une chemise rose mettant en valeur son visage jovial et accueillant, mon hôte a le rire facile en cet après-midi gris et neigeux. Ce rire, gras et contagieux, remplit le trois et demie situé dans une résidence pour personnes autonomes et semi-autonomes de Québec. Il nous fait oublier qu’Arlette est de cette partie de la population qui demeure, malgré son nombre toujours croissant, souvent incomprise, parfois ignorée, voire oubliée.
Vivre chez soi, c'est pouvoir conserver les objets qui nous tiennent à cœur et recevoir les amis quand bon nous semble.
loyer qui ne cesse d’augmenter, nous précise-t-elle avec un air agacé. Néanmoins, Arlette est bien heureuse. «Ma mère disait toujours : ne regarde pas ce que tu as perdu, regarde ce que tu as.» Et c’est ce que fait Arlette. Elle se considère chanceuse d’avoir ce bel appartement ainsi que Charlot, son chat, et des amis comme Daniel. De plus, chaque semaine, elle reçoit l’aide du Service amical Basse-Ville. «Ils nous permettent de vivre dignement. », précise-t-elle en riant. Chaque semaine, Murielle, une employée de cet organisme de maintien à domicile visite Arlette et l’aide à entretenir son appartement. «Mais ce n’est pas gratuit », dit-elle. En effet, afin de recevoir l’aide à domicile offert par Service amical, Arlette bénéficie du programme Réconfort Plus de la Fondation Cap Diamant. « C’est grâce à eux que je peux faire faire mon ménage chaque semaine en plus du grand ménage annuel qui coûte 80$.» Cet aide lui permet de mettre des sous de côté pour des besoins essentiels. « Quand la douleur est trop
forte, je fais monter mon repas », confiet-elle. Après avoir vu Arlette boitiller entre sa cuisine et son salon, on comprend assez rapidement les raisons pour lesquelles elle apprécie tant l’aide offert par la Fondation. Quand on lui demande ce qu’elle pense de la société d’aujourd’hui, elle répond par une métaphore, en montrant sa cigarette «La vie d’aujourd’hui, c’est ça. Elle est vite consommée. » Quelque chose dans sa voix semble indiquer un léger pessimisme. Elle le confirme. «La génération d’aujourd’hui se préoccupe bien plus de récupérer ses déchets que de récupérer ses ainées.» Daniel, jusque-là assez discret, est du même avis que son amie. Est-ce si étonnant que les artisans de la Fondation Cap Diamant soient euxmêmes des aînés?
Rémy-Paulin Twahirwa
Merci à la Fondation Cap Diamant pour son implication auprès des nôtres. votre députée,
Annick Papillon 275, boulevard Charest Est, Québec (Québec) G1K 3G8 • Tél : 418-523-6666 Annick.Papillon@parl.gc.ca • annickpapillon.npd.ca
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UNE ASSOCIATION EXCEPTIONNELLE ! Les entreprises d’économie sociale en aide domestique «ESSAD» sont fières de s’associer à la Fondation Cap Diamant pour venir en aide aux personnes aînées à faible revenu. Par le biais du Programme Réconfort Plus de la Fondation, une somme de 27 000$ a été distribuée pour offrir 6 500 heures de services auprès de 90 personnes aînées afin d’améliorer leur qualité de vie, et ce, en complémentarité des programmes gouvernementaux.
Tél.: 418-529-9029
Tél.: 418-842-9791
Donner à la Fondation, c’est garder nos aînés dans leur milieu de vie. C’est aussi investir dans un réseau d’entreprises qui a à cœur le bien-être de ceux-ci. Tél.: 418-664-2222 SERVICES D’AIDE À DOMICILE DE QUÉBEC COOPÉRATIVE DE SOLIDARITÉ
Québec CSP Belvédère, Case postale 20001 Québec (Québec) G1S 4Z2 Téléphone: 418-614-9453 fondationcapdiamant@videotron.ca
Tél.: 418-624-4617
Coopérative de services à domicile du Cap Diamant Tél.: 418-683-3552
MESSAGE
DE LA MINISTRE DÉLÉGUÉE AUX SERVICES SOCIAUX
Les aînés sont une source de richesse humaine et intellectuelle pour l’ensemble de la collectivité québécoise, et c’est pourquoi leur qualité de vie et leur sécurité sont au nombre de mes priorités.
Cahier spécial Avril 2012
En effet, à l’instar de plusieurs organismes communautaires, tels que la Fondation Cap Diamant, le gouvernement du Québec mène des actions concrètes pour assurer le bien-être de nos aînés et leur permettre de vivre dignement. Je pense bien sûr à la nouvelle loi qui vient resserrer le processus de certification des résidences privées pour aînés, mais aussi aux nombreuses autres mesures qui visent à les aider à rester le plus longtemps possible à domicile. Citons entre autres l’augmentation significative des investissements publics en soutien à domicile, ainsi que l’aide financière offerte aux proches aidants.
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Le gouvernement du Québec a une vision pour les aînés et, pour pouvoir la concrétiser, l’apport des organismes communautaires est essentiel. Je les salue donc tous et les remercie de leur travail et de leur appui. Ensemble, nous nous acquitterons avec brio de notre devoir d’offrir à nos aînés ce qu’il y a de mieux.
Dominique Vien
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FFières ières de contribu contribuer uer à la mission de la FFondation ondation Cap Dia Diamant amant et de venir en aide aux personn es âgées de notr milieu. personnes notree milieu. Pr ès de 2 m retournés à nos membr es par le biais Près millions $ retournés membres du FFonds onds d’aide d développem ment du milieu en 2011. 20111. au développement Caisse Desjar Desjardins D dins des Chutes Montmor Montmorency morency Caisse Desjar D dins de Limoilou Desjardins Caisse Desjar D dins du Plateau Montcalm alm Desjardins Caisse po opulaire Desjar dins de Charlesbourg lesbourg populaire Desjardins Caisse po opulaire Desjar dins de Québ bec populaire Desjardins Québec
desjardins.com desjar dins.com m
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Message du maire de Québec Dans sa volonté d’offrir à chacun de ses citoyens un milieu de vie de qualité, Québec est heureuse d’être épaulée par des organisations telles que la Fondation Cap Diamant et le magazine La Quête. Au nom de toute la population, je salue le travail inlassable des hommes et des femmes engagés à soulager la détresse et à raviver l’espoir. Auprès de vous, les plus défavorisés trouvent non seulement une voix ou un toit, mais aussi une porte ouverte sur un avenir meilleur.
Le maire de Québec,
Régis Labeaume
MESSAGE MESSA GE DE DE L LA A MINISTRE MINISTRE RES RESPONSABLE PONSABLE DES DES AÎNÉS Mesdames, Messieurs, A vec les fonds fonds qu’elle amasse, amasse, la Fondation Fondation Cap Cap Diamant permet aux personnes aînées Avec dém unies financièr ement de demeurer demeurer chez elles, de s’assurer s’assurer une plus grande autonoautonodémunies financièrement mie et une meilleure meilleure qualité de vie euse de souligner l’excellent travail travail de vie.. JJee suis heur heureuse l’équipe de la FFondation, ondation, qui, chaque jour jour,, contribue à offrir aux aînés des services ser vices d’aide à domicile de qualité grâce auxquels ils peuvent peuvent continuer continuer à vivre vivre dans leur milieu et s’y épanouir en sécurité. JJee tr ouve essentiel le travail travail de la Fondation Fondation Cap Cap Diamant. Ses activités s’inscrivent s’inscrivent en phase avec avec la nouvelle nouvelle trouve politique sur le vieillir chez soi. Cette politique permettra aux générations actuelles et futures futures de personnes aînées de vivr environnement favorisant favorisant le vieillissement actif tout en offrant des services fav services à domicile. domicile. vivree dans un environnement Au nom de toutes les personnes aînées vulnérables, je tiens à remercier remercier chaleureusement chaleureusement la Fondation Fondation Cap Cap Diamant de son apport apport à la société québécoise. québécoise. La Fondation Fondation offre offre un soutien essentiel à de nombreuses nombreuses personnes aînées et contribue à créer une société plus solidairee pour tous les âges.
Marguerite Blais Ministr esponsable des Aînés Ministree rresponsable
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L EJ E ULE DJEUE DE LLAAQUÊTE Q U ÊT E par Jacques Carl Morin par Jacques Carl Morin
Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 et 20 à l’aide des
Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 et 20 à l’aide des définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites. Chaque case grisée représente définitions, indices mélangées oud’un déjàmot inscrites. Chaque case représente une lettre qui est ou à lalettres fois la dernière lettre et la première lettre dugrisée suivant. une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant.
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5- Gent ailée. Accord complet des opinions (IMUTANNEI).
20- Relatif à la présente saison.
6- Pierre de naissance associée au mois d’avril. Reste d’une bûche dont une partie a été consumée. Vent du nord-ouest. Forme avec la fibula le squelette de la jambe.
1-aménagé Lieu aménagé pour de leschevaux. courses de chevaux. Passage tiré d’un livre. 1- Lieu pour les courses 20- Relatif à la présente saison.
Horizontalement : 1- Rétribution des professionnels. Pièce de la charrue qui : creuse Horizontalement le sillon. Variété de melon.
7- Personne qui voyage à pied ou en auto-stop à peu de frais. Pays scandinave. Planète d’origine de Superman (TROPKYN).
8- Après une vie de piété, on meurt en ____ de sainteté. 2- De couleur bleu foncé. Marsupial d’Amérique Action de rire à demi de façon méprisante ou sarcastique 1- Rétribution descultive professionnels. qui creuseChar le sillon. melon. (AMICTENNER). d’assaut.Variété Fruit dude plaqueminier. (SOSOMPU). Personne qui les légumes. Pièce de la charrue 3- Bouillie de farine de maïs, en Italie. Table sur laquelle on 9- Bouteille de 1,5 litre. Un million de millions. Femme inspirant(SOSOMPU). une passion romanesque. De couleur bleudefoncé. d’Amérique Personne qui cultive les célèbre2-la messe. Instrument musique Marsupial à cordes pincées. Célèbre illusionniste légumes.mort en 1926. 10- Vague, imprécis. Chanter à mi-voix, sans articuler les 4- Son nez s’allonge à chaque mensonge. Récompense ciné- paroles. Dureté d’un climat (URREUGI). matographique américaine. Cultede quemaïs, l’on rend à la divinité. 3- Bouillie de farine en Italie. Table sur laquelle on célèbre la messe. Instrument de
musique à cordes pincées. Célèbre illusionniste mort en 1926. 4- Son nez s’allonge à chaque mensonge. Récompense cinématographique américaine. Culte que l’on rend à la divinité.
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Photo : Francine Chatigny
ou La end nue. ut de rev nération p ève des n o c b r t u g n n e m u5 su m , la ré large avail, dan perte de e activité Québec d t s e n tr ne ’un de ressio tif du e d’u rnal ion d L’exp e et collec compagn ’interrupt ns le Jou e matin». ec tair ve l s’ac e da volon ion; elle aussi grè n peut lir nt en grèv lace eo stat raie elle hui P nte ’ d prote s. On app le, comm diants se r u étu (aujo ste en pe mp Paris , un quai reuses grévi s par exe e 120 000 à e v b t e rè an sd n? de G t une grèv é des nom aris. Un étudi 12 : «Plu o e i s c s a l e i s r i p a 20 ait es à P ent a e exp de la trouv mars nom qu’on y échargem ve et livré lace qu’av c cett n n o o d s tire fleu arce tte p un d vient rève» appelée p rmettant ées sur le est sur ce g D’où « s i t ’ i .C nça e), ains t pe ranspor per, t l ine e ot fra a cité egrou nt r e Le m tel-de-Vil ans la Se foin, etc.) cœur de l s ô , el do le td de de de l’H plongean , bois, vin it devint abitu e personn ignih ’ l t l é o l r e en à »s douc andises (b a et l’end ls. il prir hercher l en grève cher a v a r p e h de t cher ettre ient c marc y dévelop es crimin quête ons vena ou «se m lle, «aller ’ d n s e n t r o s r i r e t o » t e u p u grève les pa n act ouvri ’exéc e les bauchés ( «aller en gnificatio lieu l u q i riers i n ss s ouv il là au t d’être em expressio ns de la s e t l s , e n ’ ’ n se C trava statio in). L ontre tenda conte uitter leur res en at aient beso igine, à c e d e t s q r n gui itude de rcher d’au ils av onc à l’o E . a b u d e l a en fiait vail». n évo nt pris l’h pour y ch me moy o i s a s r e t o e du e com ’expr laire Grèv s de l de leur sa place de de la grèv n e s t Le sfaits e à la débu insati e se rendr . C’est le rs et d oyeu empl pression… de
Le français au jour le jour 1. Le lexicologue Étienne Brunet a établi la liste des mots les plus utilisés en français. Le verbe «être» occupe la 1re place, suivi immédiatement du verbe «avoir». Quels mots occupent les deux places suivantes? 2. L’angélus est une prière qui se dit le matin, le midi et le soir. Vrai ou faux? 3. Qu’ont en commun les mots suivants : fièvre, mimosa et rire? 4. Une épée de Damoclès est : a. une épée réservée à l’escrime; b. un péril imminent et constant; c. un argument tranchant et blessant. 5. Dégarnir de ses grains un fruit ou une grappe : égrener ou égrainer? 6. Le mot « abbaye» est-il masculin ou féminin? 7. Quel est le mot le plus proche de l’alacrité? a. l’acrimonie; b. la nervosité; c. la vivacité. 8. On dit que sacrer fait partie de la culture québécoise. Un exemple très répandu : «Tabarnak», dérivé de «tabernacle». Qu’est-ce donc qu’un tabernacle? 9. Qui va se produire dans peu de temps, proche : imminent ou éminent? 10. Le symbole @, utilisé dans les adresses électroniques, s’appelle une arobase (qui s’écrit aussi arrobase ou arrobas ou arobas). Comment s’appelle le symbole &?
réponses page 29. Pour des questions ou des commentaires : hu-go@sympatico.ca
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Mater dolorosa Stabat mater dolorosa: debout se tenait la mère de douleur. Je t’écris, ô ma mère, en cette heure tardive, Rongé par le remords, ce froid qui me tourmente; Je t’adresse, ô ma mère, une ultime missive, Un lâche requiem pour mon œuvre démente; Je te lance, ô ma mère, encore une invective: Prends pitié de ton fils – vois comme il se lamente! Car il sait désormais à quel point subversive Fut sa main, pauvre mère… il te prit pour amante.
Stabas, mater, stabas ! Relève-toi, ô mère! Est-ce pour t’abattre que je me suis dressé? Mater dolorosa, tes larmes sont amères, Tes cris, dévastateurs… Tes pleurs vont-ils cesser? Non, ne succombe pas! Quelles ombres, quelle ère, Quel enfer régnera si tu dois t’affaisser? Ton agonie m’arrache à mes folles chimères… Mon sort dépend du tien – et je t’ai délaissée. Ta charpente faiblit, mère de création, Tôt tu t’effriteras pour enfin t’écrouler. Moi qui rongeai ton sein, moi qui fis l’ablation De tes entrailles, moi qui osai te fouler, Moi qui fus l’ivre auteur de ta violation – Hélas! seul cet inceste aura su me saouler! –, Je te pleure aujourd’hui dans ton immolation… C’est la fin : tes larmes ont cessé de couler.
Pierre-Marc Paré
1 Mater dolorosa : n. f. inv. FIG. Femme affligée, plongée dans la douleur (Le Nouveau Petit Robert 2010, p.1551)
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Photo : Archives Web
L'héritage de nos ancêtres Dimanche, le 26 février 2012, je me suis attardée à la chronique de Richard Martineau En finir avec la Grande Noirceur. Il parlait du livre Fin de cycle du jeune sociologue Mathieu Bock-Côté, qui nous invite à renouer avec ce que nous sommes en célébrant notre passé rural, en reconnaissant l'importance de la culture catholique dans la construction de notre identité et en cessant de dire qu'il ne s'est rien passé au Québec avant la Révolution tranquille. Martineau a reçu un courriel d'un lecteur qui lui écrivait ceci : «Le portrait du peuple québécois d'avant la Révolution tranquille n'avait rien de glorieux : pauvreté intellectuelle, corruption gouvernementale, crimes incestueux au sein des familles, domination de l'élite anglophone, mainmise de l'Église sur le peuple québécois qui a volontairement été gardé dans l'ignorance.» Et ce lecteur de rajouter: «Heureusement que nous avons passé le balai et secoué la cage, sinon nous vivrions comme des animaux. Voyez-vous, avant nous au Québec c'était l'obscurité, la grande noirceur.» Martineau répond avec son franc-parler qui me plaît tant: «Quel mépris! Quelle arrogance! Alors, Félix Leclerc, Gabrielle Roy, Maurice Richard, le courage, la débrouillardise de nos ancêtres qui ont bravé les éléments de nos quatre saisons, la tradition orale, les contes et légendes, l'entêtement de nos grands-parents à continuer à parler le français, la générosité et la compassion des religieuses, les artistes de variété qui ont fait le bonheur des noctambules des années 50, frère Marie-Victorin, Lionel Groulx, Félix-Antoine Savard, Germaine Guèvremont, les intellectuels de l'Action catholique... tout ça, c'est de la merde?» Et il continue en écrivant: «Longtemps, trop longtemps, j'ai jeté un regard hautain sur cette époque. Réflexe stupide d'un citadin pseudo branché qui croyait que le monde s'arrêtait hors des limites du Plateau...». M. Martineau parle également du livre d'Éric Bédard, Recours aux sources, que j'ai bien l'intention de lire et qui démontre que loin d'être obscur, notre passé au contraire est lumineux et que la ténacité, les sacrifices, les rêves et les ambitions de nos ancêtres, sans lesquels nous ne serions rien ou si peu, n’ont pas été inutiles. Bien sûr, il y a eu du «négatif», mais il y a des nuances, un grand ménage à faire dans nos têtes. J'aime le proverbe bouddhiste qui dit ceci: «Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire la noirceur.» J'apprends moi aussi à éviter d'être de «mauvaise foi» et à lever mon chapeau à nos ancêtres bâtisseurs de notre belle culture et de notre langue française.
Christiane Voyer
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Celle qui revient Je poussai la porte du Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes de Québec. J’étais très angoissé. Presque comme un enfant, malgré mes 55 ans! La secrétaire m’accueillit: - Bonjour Monsieur. Que peut-on faire pour vous? - Il m’arrive quelque chose d’étrange qui a démarré dans le cadre de mon travail. Je ne sais qu’en penser. - Que se passe-t-il? - Je suis agent d’accueil au CHUL. Je viens vous voir pour vous demander conseil.
- Oui, parfaitement. Tout a commencé il y a à peu près un mois. J’étais alors à mon poste de travail. Une belle femme blonde d’une vingtaine d’années est arrivée, et m’a demandé où se trouvait le service de pédiatrie. Il me semblait que je la connaissais, mais je n’aurais pas su dire d’où… Je lui en ai indiqué la direction. Quelques jours après, elle est revenue. Elle s’est présentée comme une représentante pharmaceutique; elle cherchait le service de cardiologie. Je l’ai orientée. Une semaine après, elle est apparue dans un fauteuil roulant, et m’a dit qu’elle devait se rendre à un autre service, je ne sais plus lequel, à vrai dire… J’ai cru à une plaisanterie et je lui demandai alors : « Mais qui êtes-vous vraiment?» Elle s’est éloignée dans son fauteuil, sans me répondre. Le soir même, je la revoyais dans un autobus, que je prenais exceptionnellement, puisque ma voiture était en réparation. Elle portait un chapeau, et m’a cédé sa place. Depuis, je la vois tous les jours, faisant une activité différente à chaque fois… Et son nom n’est jamais le même.
Illustration : Danièle Rouleau
- Je peux vous accorder une demi-heure, monsieur. Et je demanderai ensuite à notre conseillère de vous recevoir. Est-ce que cela vous convient?
- Ce n’est pas tout. Ce matin, je parcourais la page des décès dans le Soleil. J’ai lu qu’une messe doit être donnée aujourd’hui à l’Église Catholique de Québec, pour commémorer la mort accidentelle par noyade dans le Saint-Laurent de Clara Martin, qui s’est produite il y a 30 ans. Clara Martin était ma blonde quand j’avais 22 ans. Nous devions nous marier. Sa meilleure amie, Éloïse, l’avait remplacée dans mon cœur. Avec Clara, nous nous sommes séparés. Éloïse et moi avons quitté la région pour l’Ontario. Aujourd’hui, cela fait trois ans que nous sommes revenus ici à Québec. Je n’ai jamais su ce qu’est devenue Clara. Cette jeune femme lui ressemble très fortement. Je n’y comprends rien. La secrétaire m’introduisit dans le bureau de Madame Langlois où je pris place. Un visage souriant me déclara calmement : « Comment puis-je vous aider?» C’était Clara. Je me mis à trembler.
- Elle souffre manifestement de troubles de la personnalité multiple. Nous pouvons vous prêter un livre qui parle de cette pathologie psychiatrique, Sybil, de Flora Rheta Schreiber, si vous le souhaitez. C’est une histoire vraie : la jeune femme vivait avec seize personnalités, avant de suivre une thérapie. Je vais demander à Madame Langlois de vous recevoir.
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Laurence Ducos
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Reflet de la v ie Quand j`étais petit De mon papa également J`étais enfant chéri On me l’a répété souvent De petit moi je grandis Comme vous en arrière du temps De faits et mes acquis Je me revois grandissant En enfant vers grand, papi Avant que je sois mariant D`un choix pour un nid de vie Quand j`étais petit Je pinçais robe de maman Vous savez c`est ça la vie Ti moyen faire autrement? De recherche choyant, amis
Amour de femme surement Qu'`homme cherche ou fuit Un amour qui le reluit Il recherche également Argent pour en meubler vie Il devient bon travaillant Protecteur chasseur d`ennemis Comme l`oiseau pourvoyeur de nid Eux s`envolent hors des parents Quand j`étais petit Je pissais sur la robe de maman Quand j`étais petit De long je n`étais point grand
Photo : Archives Web
Quand j`étais petit Je pissais sur la robe de maman Quand j`étais petit De long je n`étais point grand
Quand j`étais petit Je ne savais trop du temps Du bien du mal d`appris Des choix on est répondants.
Marcel Guy Mailloux
Photo : Archives Web
La paix et l ’enfant La paix, ce n'est pas une question De religion, de race ou d'opinion C'est plutôt ce que l'on devrait montrer À l'enfant qui ne comprend pas pourquoi Les petits soldats de son frère s'entretuent Alors, montrons-lui ce qu'est la guerre Apprenons-lui qu'elle blesse, détruit et tue Ensuite, dirigeons-le dans la bonne voie Celle de la fraternité humaine Que peut-il trouver de plus spectaculaire Que l'amour, l'entraide et le sourire des hommes? Un monde en paix, voilà mon rêve de pécheresse Si vous saviez comme je l'envie parfois Ce gamin qui n'y comprend rien.
Julie Cartier
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réalise l’espoir
Avril 2012
Àjamais Pour toujours et à jamais
Au nom des êtres seuls et oubliés
À chacun des jours qui sont faits
Qui ne cherchent qu'à se réchauffer
À toutes les secondes qui s’écouleront
De ceux qui ne connaissent que la peur
À toutes les nouvelles saisons
Qui ne connaissent que les pleurs
À chaque brise qui soufflera
Continuez à vous aimer
À chaque tempête qui s’abattra
Ne cessez de vous embrasser
À chaque brume qui se lèvera
Et tentez de réconforter
À chaque âme qui apprendra
Ceux qui dans le Noir furent blessés...
Illustration: Danièle Rouleau
Photo : Archives Web
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À toutes les fleurs qui vont s’ouvrir À tous les animaux qui vont naître et grandir
Jasmin Darveau
À tous ceux qui, de solitude, n’auront plus à souffrir À tous ceux qui, de tristesse, n’auront plus à partir
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Illustration: Danièle Rouleau
Gare aux manipulateurs
Nous sommes tous, à certains moments, de parfaits manipulateurs. Quelquefois, on s’en rend compte, parfois les gens de notre entourage nous le disent tout simplement.
L’aspect éthique Là comme ailleurs, tout est une question de jugement et d’éthique. Comme le mentionne Isabelle Nazare-Aga dans son livre Les manipulateurs sont parmi nous, « le manipulateur n’est pas réellement animé par un sentiment d’éthique». Cela se comprend aisément, lorsqu’on prend conscience qu’un manipulateur aime à diriger les autres selon son bon vouloir, pour satisfaire ses propres objectifs. Isabelle Nazare-Aga souligne également que «le manipulateur ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres. Il impose subtilement. N’en déplaise aux manipulateurs, ce qui les intéresse vraiment c’est leur propre personne.»
Les relations gagnant/gagnant Une des façons de ne pas tomber dans le piège de la manipulation est d’entretenir des relations respectueuses, d’égal à égal avec son conjoint ou son partenaire, et de faire en sorte que toutes les parties y trouvent leur compte, leurs bénéfices.
de notre entourage, pourvu bien sûr qu’il s’ensuive un dialogue franc et honnête. Ce dialogue devrait permettre à toutes les parties impliquées de communiquer leurs propres objectifs et leurs propres attentes de la même façon. Les manipulateurs peuvent nous faire du tort. Ils siphonnent notre énergie. Ils nous donnent des maux de tête, des sentiments de culpabilité, d’agressivité, de tristesse. Il faut donc réagir fermement contre ceux et celles qui nous manipulent. Il faut alors changer la relation gagnant-perdant en une relation gagnant-gagnant.
Savoir refuser S’il n’est pas possible d’entrevoir une relation plus saine, il vaut mieux cesser cette relation, y mettre fin pour s’en libérer. À la limite, mieux vaut alors renoncer à tout contact avec ces personnes. C’est là une des conditions gagnantes pour atteindre le bonheur!
Rachel Élie et Benoît Élie
On ne devrait pas se reprocher à soi-même de communiquer ses objectifs et ses attentes aux gens
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(benedict600@hotmail.com)
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Conte du poil Elle est allée magasiner Au retour d`allure chicanier Ne plus jamais s`tenir ras moi Tout ça pour un poil d`épaulée L`intrigue de son malmené A conduit à ses poils, étudier Qui en a plus ou moins sur lui Elle a tête teinte grise-orée Au retour d`allure chicanier Ne plus jamais s`tenir ras moi Des sourcils, cils ajustés de loi Du regard de masculinité L`intrigue de son malmené A conduit à ses poils, étudier De narine se peut mal d`essuie D`un vendeur vanter sa beauté Au retour d`allure chicanier Ne plus jamais s`tenir ras moi
Avril 2012
L`avoir échevelé de mes doigts Ma barbe l`est fraîche taillée L`intrigue de son malmené A conduit à ses poils, étudier D`effiloche draps de nuit Je ne sais d`son sommeil agité L`intrigue a de quoi intriguer Entre de ses touches de peauciers D`un bras en douter de manie Ce poil que d`un foulard en portée Nombreux couples sont séparés Cause de poils pour nous familiers Qui rendent de nos moments aigris Notre vie a un poil de vitalité.
Marcel Guy Mailloux
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Partenaires Or
Épicerie Européenne Érico Choco-Musée Les Colocs Café-Resto Morin, Desrochers, Beaulieu Maison J.P. Moisan P.I.P.Q Point de repères Services 211
Desjardins Caisse populaire de Québec Centraide Entreprises d’économie sociale en aide domestique de Québec Jean Charest, Premier Ministre du Québec Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés Régis Labeaume, maire de Québec
Archives Internet
Merci à tous nos précieux partenaires!
Partenaires Inconditionnels (depuis plus de 5 ans!)
Partenaires Argent Le Bal du Lézard L’Inter-Marché Saint-Jean Maison Revivre Michel Yacoub
Annick Papillon, députée de Québec Dominique Vien, ministre déléguée aux Services sociaux Les Impressions Stampa CKRL 89,1 W. Rourke ltée
Partenaires Ad Vitam Aeternam Claude Gallichan, chiropraticien Yves Boissinot et Andrée Thiffault, pharmaciens
Partenaires Bronze Centre Ozanam Danièle Rouleau
5- Gent ailée. Accord complet des opinions (IMUTANNEI). Passage tiré d’un livre. 6- Pierre de naissance associée au mois d’avril. Reste d’une bûche dont une partie a été consumée. Vent du nord-ouest. Forme avec la fibula le squelette de la jambe.
LA LANGUE DANS SA POCHE 7- Personne qui voyage à pied ou en auto-stop à peu de frais. Pays scandinave. Planète d’origine Superman (TROPKYN). 1. Ces placesdesont elles aussi occupées par des verbes : «faire» en 3e et« dire» en 4e. 2. Vrai. Après: la unefièvre vie de piété,les on fleurs meurt jaunes en ____du de mimosa; sainteté. rire Action de rire à demi de façon 3.8-Jaune jaune; jaune. ou sarcastique (AMICTENNER). Char d’assaut. du plaqueminier. 4. B.méprisante Denys le tyran de Syracuse (4e siècle avant J.-C.) fitFruit suspendre en permanence un glaive au-dessus de la tête du courtisan Damoclès, à qui il voulait donner une leçon. Bouteille de 1,5 litre. Unsont million de millions. Femme inspirant une passion romanesque. 5.9-Les deux orthographes correctes et équivalentes. 6. Féminin. Une abbaye est dirigée par un abbé ou une abbesse. imprécis. Chanterd’enjouement, à mi-voix, sansd’entrain. articuler les paroles. Dureté d’un climat 7.10C.Vague, Alacrité est synonyme 8. Le(URREUGI). tabernacle (du latin tabernaculum, qui veut dire : tente) est une petite armoire, placée au milieu de l’autel d’une église, qui contient le vase (le ciboire) dans lequel sont placées les hosties consacrées par le prêtre. Le mot désigne aussi la tente des Juifs de l’Antiquité. 9. Imminent. Éminent signifie : qui est au-dessus du commun, d’ordre supérieur. SOLUTION 10.Le symbole & s’appelle une esperluette; on dit aussi : esperluète, perluète ou perluette.
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5joursdanslapeau Courtoisie: Université du Québec à Trois-Rivières
d’un sans-abri
Du 11 au 16 mars dernier, cinq étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières participaient à la campagne de souscription 5 days for the homeless. En 2005, les étudiants du School of Business de l’Université de l’Alberta lançaient cette initiative qui s’est répandue depuis à l’échelle nationale et qui a permis d’amasser plus de 750 000$ pour venir en aide aux sans-abris. Cette année, 25 groupes tentaient l’expérience à travers les différents campus du Canada. Pendant ces cinq jours, les étudiants allaient à leurs cours le jour et dormaient à l’extérieur la nuit. Ils dépendaient uniquement des vivres offerts généreusement par les Trifluviens. Les gens étaient évidemment invités à venir encourager l’équipe et à faire des dons. La campagne de cinq jours avait aussi pour but de sensibiliser la population à la situation de l’itinérance en Mauricie, trop souvent sous-estimée. L’an passé, l’initiative a permis d’amasser la somme de 2500$. L’objectif était fixé à 5000$ cette année. Cette somme sera remise au centre d’hébergement d’urgence Le Havre de Trois-Rivières. Fondée en 1989, la résidence accueille aujourd’hui plus de 700 sans-abris par an. Cette maison est ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Les intervenants voient au bien-être des itinérants. Certes, les jeunes qui se sont prêtés au «jeu» à Trois-Rivières, à Montréal, à Sherbrooke et ailleurs au Québec ou au Canada n’ont pas eu besoin de recourir à ce genre de services. Habiter sur le campus n’était sûrement pas agréable, mais jamais la sécurité des participants n’a été en danger. Ce n’est malheureusement pas le cas pour les personnes qui n’ont pas de domicile fixe où se laver, se réchauffer et se reposer.
Juste à voir les sacs de couchage, on comprend qu’il ne s’agit pas de «vrais » sans-abri. N’empêche, il faut avoir un bon sens de la solida rité pour dormir dehors au mois de mars.
fiers d’eux-mêmes et de leur communauté qui a répondu à l’appel. De plus, les commanditaires de la région ont su supporter cette mobilisation notamment Desjardins et NRJ. Il ne reste qu’à espérer que le nombre d’événements de ce type augmentera et que le pourcentage de personnes dans la rue diminuera. Il faut arrêter de compter sur le gouvernement pour guérir seul tous les maux de la société.
L’aventure s’est bien déroulée, bien que l’objectif financier n’ait pas été atteint. Le défi a été relevé et les étudiants de l’UQTR sont assurément
Courrier du lecteur
Julie Cartier
Pâques équitable
Les Canadiens contribuent souvent au mieux-être de leurs semblables ailleurs dans le monde. Ça a été le cas avec le café équitable et c’est de plus en plus le cas avec d'autres produits de consommation équitables, comme le chocolat. La plupart d’entre nous ignorent encore que les conditions de vie et de travail des producteurs de chocolat non certifiés sont particulièrement difficiles. Seulement en Afrique de l’Ouest, environ 300 000 enfants de moins de 14 ans travaillent à temps plein dans les fermes de cacao, où ils effectuent des travaux difficiles et dangereux. En tout, 14 millions de travailleurs dépendent du cacao pour gagner leur vie et un nombre effarant de petits producteurs ne gagnent qu’environ 300$ US par année pour leur travail et leur production. L'achat de produits certifiés équitables permet d'offrir aux producteurs locaux des prix raisonnables pour leurs produits. Il a aussi d'importants effets positifs sur l'environnement. Nous devons absolument continuer de travailler en vue d'un monde où la solidarité est au cœur du développement. Une fête de Pâques équitable serait un très grand pas dans cette direction.
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2$ No 143 Avril 2012
Le magazine de rue de Québec
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S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification 2$ contribution volontaire. 1$ sur le prix de vente va directement au camelot. 12 02-10 14:57