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2$ Le magazine de rue de Québec

No 141 Février 2012

Résultat de la campagne de financement 2011

merci ! Merci de nous donner le pouvoir d’aider.

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10 723 729 $ Comment s'informer e n 2 012 ? • Pourquoi s'informer? • Le journalisme 2.0 • Les médias alternatifs : des incontournables • Se tenir au courant en s'amusant


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Faites le don! Magazine La Quête L’Archipel d’Entraide

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Voici où vous pouvez faire parvenir votre contribution: Journal La Quête L’Archipel d’Entraide 190, rue Saint-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Tél : (418) 649-9145

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Sommaire Mot de la coordonnatrice

Éditorial

L’illusion de la sécurité

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Francine Chatigny

Le Journalisme 2.0

Pourquoi s’informer?

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Andrée-Anne Lévesque Aubé

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Martine R. Corrivault

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Multiplicité et diversité

Les médias alternatifs: des incontournables

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Isabelle Noël

François Pagé

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S’informer en s’amusant

Jonathan Lachance-Lemieux

Gabrielle Thibault-Delorme

Mélyssa Turgeon

Discussion autour des forums

Écriv ants e t p o è te s Les diffuseurs de bonheur

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Hymne à la joie

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Stéphane Marcotte

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Sobriété et solidarité

Qui?

24 Julie Cartier

Marcel Guy Mailloux

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Jennifer Ottaway

La femme sous la peau

L’indignation face à l’intimidation

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Laurence Ducos

Christiane Voyer

Chro niq u e s Libres échanges

L’essence de la liberté

9 Février 2012

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Robert Maltais réalise l’espoir

Martine R. Corrivault

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Mot de la coordonnatrice

Dans ce numéro, les journalistes bénévoles de La Quête vous proposent un survol du monde de l’information, version 2012. L’action de s’informer répond à la fois à des besoins personnels, démocratiques et sociologiques, comme le démontre Andrée-Anne Lévesque Aubé dans Pourquoi s’informer? Son texte surprend toutefois, en révélant les effets insoupçonnés que procure l’information à ses consommateurs. Les supports d’information ont évolué à la vitesse grand V au cours de la dernière décennie. Les nouvelles technologies ont changé non seulement les habitudes des citoyens-récepteurs, mais aussi celles des journalistes-émetteurs. À l’ère du journalisme 2.0, les rôles respectifs du récepteur et de l’émetteur peuvent être, du moins dans certaines situations, beaucoup moins tranchés qu’auparavant, comme nous l’explique Isabelle Noël. Cette confusion des genres facilite parfois le travail de journalistes, mais exige d’eux encore plus de vigilance et de rigueur. D’ailleurs, cette nécessaire vigilance est le « pendant naturel » de la démocratisation de la diffusion de l’information. Et les forums de discussion ne font pas bande à part à ce chapitre. S’ils ont le mérite de permettre à monsieur Tout-leMonde d’acquérir une certaine reconnaissance de ses pairs, les forums entraînent aussi leur lot de « petits rigolos qui racontent n’importe quoi », rapporte Jonathan Lachance-Lemieux. Parmi les nombreux visages que prend l’information, Gabrielle Thibault-Delorme a choisi de présenter celui de l’infodivertissement, présenté au petit écran. Parfait pour ceux que les nouvelles brutes rebutent, car, étude à l’appui, si ce type d’émission divertit d’abord, il informe aussi.

pour assouvir leur soif de s’informer. Ils consulteront également les médias alternatifs, puisque ces derniers se donnent comme mission de jeter un éclairage nouveau sur les discours dominants et de présenter les thèmes négligés par les barons de la presse. À ce sujet, les chiffres rapportés par François Pagé sont plus que percutants.

Popularité versus proximité Les plus récentes statistiques compilées par le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) confirment la prédominance de l’écran comme principal support d’information. Les deux grands rivaux, le Web et la télévision, obtiennent tous les deux la première place… selon la génération consultée. Quoi qu’il en soit, il m’apparait impossible d’aborder le thème de l’information sans mentionner que la Capitale a la chance inouïe d’héberger deux radios communautaires, dont CKRL, la première radio communautaire d’expression française au monde. Sur les ondes de CKIA (88,3 FM) et de CKRL (89,1 FM), ce que l’on entend reflète exactement la réalité de notre ville. On y parle de nous, aussi pluriels que nous sommes. On y parle français surtout, mais aussi en langue autochtone, en espagnol et en haïtien. On y parle de politique municipale, de diversité sexuelle, de vie culturelle, de la vie de quartier, bref de plus et de tout pour s’informer sur Québec.

PAGE COUVERTURE Photo : Josée Normandeau Conception graphique: Karyne Ouellet

Éditeur Pierre Maltais Éditeur parrain Claude Cossette Coordonnatrice Francine Chatigny CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Jacques Dumais Robert Maltais RÉDACTRICE EN CHEF Valérie Gaudreau RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Isabelle Noël CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais JOURNALISTES Andrée-Anne L.-Aubé, Julie Cartier, Jonathan LachanceLemieux, Isabelle Noël, François Pagé, Gabrielle ThibaultDelorme, Mélyssa Turgeon ÉCRIVANTS Laurence Ducos, Rachel et Benoît Élie, Stéphane Marcotte, Jennifer Ottaway, Christiane Voyer POÈTES Julie Cartier, Marcel-Guy Mailloux, AUTEURS DE JEUX Gérald Boudreau, Hélène Huot, Jacques-Carl Morin RÉVISEURE-CORRECTRICE Nathalie Thériault DIRECTRICE PHOTO Josée Normandeau PHOTOGRAPHES Jean Bernier, François Pagé, Josée Normandeau, Michel St-Yves CARICATURISTE Stéphane Bellefeuille CONCEPTRICE DE LA PAGE COUVERTURE Karyne Ouellet INFOGRAPHISTE Karyne Ouellet AGENTE DE PUBLICITÉ SOCIALE Geneviève Thompson IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc. (418) 681-0284

Francine Chatigny

À l’opposé, les férus de l’information ne se contenteront pas des grands médias Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avant le 11 du mois en cours pour parution le mois suivant. Le thème de Mars 2012 sera la formation des adultes.

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Journal La Quête 190, rue St-Joseph est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca

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Éditorial

L ’illu sio n de la sé cu rité L’être humain recherche naturellement la sécurité. Misant là-dessus, on nous revient chaque année avec des campagnes prônant la nécessité de bien préparer sa vieillesse en souscrivant à des fonds d’épargne. Mais pour bien des gens, il faut nécessairement voir au quotidien avant de penser à la retraite. Pour économiser, il faut d’abord gagner.

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e,

Et un revenu suppose un travail qui rapporte un peu plus que l’essentiel, un emploi assuré, « un bon boss », comme disait Deschamps. Ou être né riche, quoique cela ne garantisse rien : les mésaventures financières des institutions économiques le rappellent aux mortels qui, désormais, se méfient devant les promesses d’un avenir meilleur. Meilleur pour qui? Personne n’a envie de perdre ce qu’il gagne de par son travail. Quand les prix des denrées alimentaires et des loyers augmentent, jusqu’où peut-on rogner sur tout afin d’économiser « pour ses vieux jours », si le revenu lui ne suit pas? Actuellement, plus de la moitié de la population n’a pas de fonds de pension. Ceux qui occupent un emploi dans une entreprise assez importante pour disposer d’un régime de retraite collectif, réalisent aujourd’hui la fragilité de la sécurité dont ils croyaient bénéficier. Les avantages sociaux étant assurés par les contrats de travail négociés par leurs syndicats, des milliers d’employés ont cru posséder un coussin de sécurité, grâce aux petites contributions déduites de chacun de leurs chèques de paye. Peu informés, ils ont laissé des gens en qui ils avaient confiance s’occuper d’investir leurs économies. L’ère des certitudes appartient aujourd’hui au passé. Dans des secteurs où l’arrivée d’une multinationale dans le décor d’une entreprise pouvait générer l’espoir d’un avenir mieux assuré, les employés y perçoivent

Février 2012

désormais un signal d’alarme. La mondialisation capitaliste sauvage sévit derrière des portes capitonnées, imperméables aux émotions et aux états d’âme. Les mouvements syndicaux, qu’ils soient radicaux ou tolérants, voire les plus habiles politiciens ne peuvent franchir le mur de cynisme des grands investisseurs. Les « repreneurs » internationaux observent les canards boiteux qui pataugent dans leur domaine et se préparent à intervenir selon leurs intérêts économicofinanciers. Quelques cas récents illustrent à cet égard la situation autour de nous. La timidité des gouvernements auxquels on demande de légiférer s’explique : les pouvoirs publics ont besoin de financement et envisagent aussi de changer certaines des vieilles règles du jeu. Ainsi, les questions entourant les régimes de retraites, le financement des soins de santé et même la sécurité de la vieillesse dans un avenir pas si lointain que ça, deviennent des thèmes de confrontation entre jeunes et vieux travailleurs. Entre les générations de ceux qui ont cotisé régulièrement et ceux qui n’ont jamais contribué, ceux qui profitent des régimes actuels et ceux qui demain en voudraient autant pour eux, s’opposent vivement. C’est quoi déjà, la lutte des classes?

transforment en nouveaux pauvres, lesquels ont connu mieux et pourraient manifester frustrations et colère pas mal plus énergiquement que les « indignés » de l’automne passé ! Sans inquiétudes, une population crédule et passive accepte tous les beaux discours. Mais quand surgissent les problèmes, elle pose des questions, cherche à comprendre, à savoir, à mieux s’informer, pour finalement se transformer en collectivité motivée pour l’action. En 2012, les nouveaux réseaux de communication peuvent apporter des réponses et proposer des mobilisations perturbantes. Ceux qui détiennent les pouvoirs doivent alors redouter l’heure des rendements de compte. Pour éviter le pire, ils doivent écouter ce que disent les citoyens, respecter leur avis et les inclure dans la recherche des solutions aux problèmes qui se posent. Et ne jamais oublier une vielle réalité : celui qui n’a plus rien à perdre réagit brutalement quand s’écroule le château de cartes de ses rêves, ces dernières fussent-elles de crédit.

Martine R. Corrivault

On taxe d’idéalisme ceux qui parlent de justice sociale. La réalité des fermetures d’usines, des congédiements et le rétrécissement des secteurs d’emplois protégés, chambardent projets et illusions. Travailleurs lésés et citoyens dupés se

réalise l’espoir

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Photo : Josée Normandeau

Po u rq u o i s’inf o rme r?

Le XXIᵉ siècle est souvent qualifié comme l'ère de l'information. Chaque jour, les médias nous exposent à une tonne de nouvelles. Télé, radio, Web; il est plus facile que jamais de se tenir informé. Or l'industrie du divertissement prospère elle aussi. Entre Facebook, les jeux en ligne et les téléréalités, pourquoi prendre le temps de s'informer? Tous simplement parce qu'une personne informée est à même de faire des choix plus judicieux. Ancien journaliste au Service de l'information de la Société Radio-Canada, Pierre Bouillon croit fermement qu'on peut tirer avantage de l'information, lorsqu'on sait notamment comment l'utiliser. Les récoltes d'arachides ont été mauvaises cette année et selon les prévisions publiées récemment, le prix du beurre d'arachides risque d'augmenter de 35 %. Le saviezvous? Ainsi avisé, il apparaît astucieux de penser à faire des réserves de cette délicieuse tartinade. Pour M. Bouillon, il ressort de ce simple exemple que « les personnes informées sont mieux équipées que les autres pour traverser la vie ». « Parlez-moi de votre vie quotidienne, parlez-moi de vos projets, de vos rêves, de ce que vous désirez dans la vie et, pour chacune de ces choses-là, je vais vous montrer en quoi l'information peut vous être utile. » Professeure titulaire au département d'information et de communication de l'Université Laval, Colette Brin est elle aussi convaincue des bienfaits d'être informé. L'information permet aux ci-

toyens d'être aux faits des enjeux qui les concernent, de connaître les ressources à leur disposition, et donc d'être en mesure de prendre leur vie en main. »L'information c'est la liberté! », résume l'enseignante. Dans une perspective plus large, les médias d'information apparaissent intrinsèquement liés aux mécanismes démocratiques. Le principe est simple : il n'y a pas de vie démocratique sans opinion publique et pas d'opinion publique sans communication. C'est d'ailleurs par un contrôle strict de l'information que les grands dictateurs de l'Histoire ont su se maintenir au pouvoir. Arme critique, l'information est souvent décrite comme le quatrième pouvoir aux côtés des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. La récente participation des médias à la mise au jour des cas de collusion dans l'industrie de la construction en est un bon exemple. Étant à la fois un moyen d'accès à l'information et un moteur de dialogue, les médias remplissent aussi une fonction sociologique importante. Ils fournissent des sujets de conversation, créent un sentiment d'unité, incitent à la réflexion et à la mobilisation.

7 h 00 : la radio m'annonce qu'un carambolage monstre sur Henri-IV congestionne l'autoroute sur plusieurs kilomètres. Parfait, je change d'itinéraire et emprunte Duplessis. Aujourd'hui, contrairement à plusieurs de mes collègues, je suis arrivée à temps au boulot. Pratique d'être informé? Assurément!

Vaillancourt de Communications BasseCôte-Nord. Créé en 2008, l'organisme à but non lucratif a donc entrepris de mettre sur pied un journal communautaire régional; La Vague locale. Bilingue tout comme sa population, le journal a pour objectif d'encourager la participation citoyenne tout en cultivant un sentiment d'appartenance régionale. Ici, s'informer permet d'être ensemble malgré la distance. Somme toute, M. Bouillon souligne qu'il ne faut toutefois pas voir l'information simplement comme une information utilitaire. « Je crois beaucoup au plaisir de l'information. Elle nous fait grandir. C'est infini la connaissance. Que ce soit lire sur l'art, qu'une personne s'intéresse à l'horlogerie, aux volcans, aux recherches interplanétaires, aux OGM… Les gens qui ont la curiosité, qui s'intéressent à ce qui se passe dans le monde ne vieillissent jamais. »

Andrée-Anne Lévesque Aubé

Les intervenants communautaires de la Basse-Côte-Nord l'ont vite compris. Étendue sur plus de 600 km, la région ne disposait, jusqu'à il y a un an, d'aucun journal régional. « Ici, il n'y a pas de route qui relie les villages. Parfois on se sent isolé, on ne sait pas trop ce qui se passe ailleurs », explique Christelle Fortin-

La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : 6

réalise l’espoir

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L e jo u rnalisme 2.0 Jusqu’à tout récemment nommés réseaux sociaux, on les désigne de plus en plus aujourd’hui comme des « médias sociaux ». Les Facebook, Twitter ou LinkedIn de ce monde sont passés de réseaux émergents utilisés à des fins personnelles, à de véritables dragons cracheurs d’informations. Une bête que les médias traditionnels apprennent à apprivoiser.

Professeur au Département d’information et de communication de l’Université Laval et expert en cyberjournalisme et médias alternatifs, François Demers affirme que les médias sociaux font l’objet d’un balayage quotidien dans les salles de presse. « Comme le journaliste auparavant faisait le tour de ses informateurs, aujourd’hui les salles de rédaction ont des routines de surveillance à travers des équipes sur Internet. » Et les responsables des médias sociaux en sont d’autant plus conscients, qu’ils ont développé des outils spécialement pour les journalistes. Parmi eux, « Twitter for newsrooms » et sa section reportage, ou « Facebook + Journalists », qui permet aux professionnels de la communication d’avoir deux profils distincts : l’un professionnel et l’autre personnel. Le réseau LinkedIn offre la fonction « Advanced People Search » pour trouver facilement un expert ou dénicher un angle nouveau, grâce à « Answers Search ».

Journalisme, apanage des journalistes? La révolution arabe de 2011 a été marquée par la participation citoyenne au travail des journalistes, et ce, par l'entremise de Twitter, des blogues et de Facebook. Via ces sites, les grands médias tels que CNN et le quotidien britannique The

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Guardian ont travaillé en collaboration avec les gens sur le terrain. Dans cette lignée, des plateformes de blogues comme Tumblr et Storyful (voir encadré) ont rendu la participation citoyenne encore plus accessible, pour qui désire être son propre chef de nouvelles.

Effets pervers Dans le dédale d’informations diffusées sur les médias sociaux, il est parfois difficile de démêler le vrai du faux, le racontar de la primeur. « Le danger pour le journaliste est de devenir un colporteur de rumeurs. Dans le souci d’être le premier, parfois on ne prend le temps de vérifier une information… qu’après l’avoir rapportée », déplore François Demers. L’annonce médiatisée du décès de l’ancien entraîneur du Canadien Pat Burns en septembre 2010 en est un exemple éloquent : gravement malade, mais bien vivant, le principal intéressé a été témoin de l’annonce de sa propre mort dans plusieurs médias du pays. À l’origine, l’information avait été pigée dans Internet, sans être préalablement vérifiée avant publication. « Les gens peuvent désormais s’informer sans passer par les médias traditionnels », affirme M. Demers. « Le citoyen peut également signaler aux autres les choses qui l’intéressent, et ce, sans encadrement ni censure », poursuit-il. Mais dans un contexte où la désinformation et les rumeurs n’ont jamais été plus faciles à répandre, celui-ci souligne le rôle crucial du journaliste : celui de ressaisir ce flot d’information incessant, de les trier et d’en expliquer le sens aux lecteurs. Malgré tous les nouveaux enjeux que soulèvent ces nouveaux outils d’information, l’ex-journaliste de Radio-Canada ne voit pas leur arrivée comme une rupture avec le passé. « Les journalistes se rendaient autrefois dans les tavernes et les bars pour glaner de l’information. Maintenant, ils se rendent sur le Web », compare-t-il. « D’une certaine façon, l’utilisateur des médias sociaux est l’équivalent d’une personne très sociable

réalise l’espoir

Photo : Archives Web

Une étude de la Bibliothèque du Parlement, Les médias sociaux, qui les utilise? publiée en février 2011 révèle que « l’adoption des médias sociaux est rapide et généralisée » dans le pays. Ainsi, 86 % des internautes canadiens âgés de 18 à 34 ans avaient au moins un profil sur un média social, contre 44 % chez les 55 ans et plus. L’institut de recherche Inside Network recensait pour sa part 16 millions de personnes inscrites sur Facebook en mai au Canada, soit 47,9 % de la population. La possibilité d’un accès à un grand nombre de gens, à portée de souris, permet aux journalistes de dénicher rapidement renseignements et témoignages.

qui, avant le 2.0, pigeait l’information dans son entourage étendu ».

Isabelle Noël

Médias sociaux 101 Réseau social : site Web qui connecte les gens à travers des communautés en ligne. Par exemple, Facebook visait à ses débuts à retrouver ses anciens camarades de classe sur le Web. Média social : comprend les différentes activités qui intègrent la technologie, l’interaction sociale et la création de contenu dans un esprit de collaboration en ligne. Intégrant texte, photos et vidéos, Twitter et Facebook à l’heure actuelle en font partie. Twitter : outil de réseautage et de microblogage prenant la forme de messages brefs d’un maximum de 140 caractères. LinkedIn : site de réseautage destiné aux professionnels et au marché de l’emploi en général. Storyful : Site de journalistes-citoyens qui publient des reportages à partir des statuts mis en ligne sur les réseaux sociaux. Tumblr : plateforme qui permet de créer son propre blogue en y ajoutant son, vidéo et image.

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L e s mé dias alte rnatif s : de s inco nto u rnable s

Pour Daniel Giroux, secrétaire général du Centre d’études sur les médias, ces données n’ont rien de surprenant : « Certains sujets sont plus rentables que d’autres. Les grands médias sont généralement des branches d’entreprises beaucoup plus grandes et vivent essentiellement de la publicité. Ils ont des contraintes commerciales évidentes. » Ainsi, même en cette année d’élections fédérales, de protocole de Kyoto, de gaz de schiste, de Plan Nord et d’Indignés, la pauvreté et l’environnement mis ensemble peinent à obtenir 2 % de la couverture médiatique. À titre comparatif, les faits divers et les sports accaparent conjointement près du quart des nouvelles. C’est dans la presse alternative qu’il est possible de s’informer sur les thèmes plus négligés. « La première caractéristique d’un média alternatif est la volonté d’offrir des sujets différents traités avec des perspectives originales », explique Daniel Giroux. De cela découle le second trait des médias alternatifs : l’indépendance économique. « La plupart sont financés essentiellement par les lecteurs et de petites subventions communautaires, et fonctionnent grâce au bénévolat. Et c’est

bien ainsi! Cela leur permet de préserver leur vocation », commente le chercheur. Selon lui, le ton souvent critique et engagé adopté par les médias alternatifs tels L’Aut’Journal, Presse-toi à gauche ou Droit de parole, est ce qui leur donne leur valeur spécifique.

pas très tendres envers les sables bitumineux. » Mme Collard admet néanmoins que certains sujets mériteraient plus d’éclairage que ce que leur accordent les grands médias.

S’il concède d’emblée que lire uniquement des médias alternatifs ne serait pas suffisant pour être bien informé, il garantit que son journal ne fait pas que dans la chronique. Il se réjouit d’offrir toujours une couverture du monde syndical, un créneau que la plupart des grands médias ont abandonné depuis quelques années.

Pour Roland-Yves Carignan, directeur de l’information au Devoir, il est clair que pour être bien informé, la consommation de la presse alternative est incontournable. « On y trouve une attitude critique qui s’éloigne des discours institutionnels habituels. J’en lis plusieurs quotidiennement. »

Bien que L’Aut’Journal affiche, aux dires même de son directeur, un parti pris progressiste et souverainiste, M. Dubuc se défend bien de ne pas respecter l’objectivité journalistique. « Les faits que nous présentons sont tous avérés », tonne-t-il.

« La saine information des citoyens passe par la lecture de sources diversifiées, qu’elles soient alternatives ou non », rappelle-t-il. Selon lui, cette exigence est d’autant plus facile à respecter que l’Internet permet aujourd’hui d’accéder rapidement à une multitude de médias d’information.

Il dénonce au passage « l’hypocrisie des grands médias qui prétendent à la neutralité tout en promouvant les intérêts cachés de leurs propriétaires ».

« En 10 ans à La Presse, dont 5 ans comme éditorialiste, jamais personne ne m’a dit quoi écrire. Il ne faut pas tomber dans les théories du complot », affirme la journaliste. « Les intérêts de Power Corporation dans le pétrole albertain [qui détient La Presse par le biais de Gesca] n’ont pas empêché la parution d’articles

Photo : François Pagé

La presse alternative aborde soit des thèmes négligés par les autres médias, soit des propos s’opposant au discours dominant

Pierre Dubuc, directeur de L’Aut’Journal, partage cette opinion. « Nos lecteurs peuvent étoffer leur compréhension des sujets et développer leur argumentation. Cela enrichit le débat social. »

« Ce n’est un secret pour personne que La Presse est fédéraliste et que Le Devoir est un peu plus à gauche et souverainiste », objecte toutefois Nathalie Collard, journaliste à La Presse. « Mais la ligne éditoriale ne s’applique pas à la salle des nouvelles », ajoute-t-elle.

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Photo : Josée Normandeau

Le Canadien de Montréal occupe à lui seul 21 fois plus d’espace dans les médias québécois que la pauvreté, les aînés et les autochtones réunis, selon le Bilan 2011 d’Influence Communication.

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L’avenir des médias alternatifs est d’ailleurs intimement lié au Web. L’avènement de l’Internet a coupé drastiquement dans les coûts de production et de distribution des journaux. Si bien que le Centre d’études sur les médias a enregistré une hausse importante du nombre de journaux disponibles depuis quelques années. « Cela veut aussi dire qu’ils sont maintenant en compétition avec une quantité astronomique de sites et de blogues. Il faut que tu sois drôlement original pour te faire remarquer sur Internet », nuance toutefois Nathalie Collard qui tient « Le Blogue Médias » sur LaPresse.ca.

François Pagé Février 2012


L’essence de la liberté Robert Maltais

Être informé, c’est être libre, avait coutume de dire René Lévesque. Il en savait quelque chose notre bienaimé René national, au sujet de la liberté. Avant d’être premier ministre du Québec, M. Lévesque avait été correspondant de guerre pendant la seconde guerre mondiale et le conflit entre les deux Corées, ainsi que journaliste à la télévision de Radio-Canada où il a tenu la barre de l’émission Point de mire. C’était la toute première émission de télé au Québec ouverte sur le monde, sur ce qui se passait sur la scène internationale. À Point de mire, René Lévesque se transformait littéralement en maître d’école, donnant un cours à chacune de ses émissions sur les enjeux sociaux et politiques qui caractérisaient divers pays du monde, autant ceux de dictature que de démocratie. Le public canadien-français d’alors apprenait ainsi, petit à petit, la mesure de la liberté sur la planète. Nous réalisions, à travers l’information, que les despotes poussaient sur la terre comme des champignons. Nous comprenions aussi que les régimes despotiques n’étaient ni éternels, ni invincibles.

L’information contre le despotisme Le mot « liberté » a toujours rimé avec information, surtout celle à caractère journalistique. Au cours de ses quatre siècles d’histoire, le journalisme aura contribué, tel un antidote, à faire tomber nombre de dictatures à travers le monde, à commencer par des monarchies moyenâgeuses et de vieux régimes totalitaires. Les historiens en conviennent: au 18e siècle, la révolution française, tout comme la révolution américaine, n’aurait pas été possible sans le concours des journaux de l’époque.

Février 2012

Photo : Archives Web

Photo : Josée Normandeau

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Les journalistes ont toujours été parmi les premiers que les régimes de dictature enfermaient dans des prisons. Parce que les dictateurs connaissent le pouvoir des mots, mais en ont également peur. Ils savent que de simples mots circulant dans la population peuvent à eux seuls fissurer les murs qu’ils ont érigés entre leurs régimes et le peuple. L’actualité récente témoigne mieux que toute autre du pouvoir de l’information. Le printemps arabe n’aurait pu devenir réalité sans les médias sociaux et les nuées de reporters qui, jour après jour, ont couvert les manifestations populaires et la répression sanglante des forces gouvernementales en Tunisie, en Égypte, en Lybie et en Syrie.

Information et désinformation Mais l’information n’a pas que des vertus. Elle peut se transformer en son contraire: la désinformation. La révolution technologique que nous vivons a certes ouvert de nouvelles portes citoyennes. L’information est maintenant accessible partout sur la planète du bout des doigts, et ce, grâce à l’Internet. Tel un souffle de liberté, pareille ouverture favorise une plus grande démocratisation à travers le monde. Mais cette démocratisation n’est pas sans entraîner son lot d’improvisa-

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tions dans le domaine du journalisme. Nous sommes entrés non pas dans une ère d’abondance, mais de surabondance. Nous naviguons dans un océan sans fin d’informations d’une telle ampleur et d’une telle inégalité, qu’il est facile de s’y noyer, d’y perdre ses repères. Dans la masse d’informations qui circulent sur le Web, tout n’est pas en effet d’égale valeur, ni de crédibilité similaire. Internet ressemble de plus en plus étrangement à un capharnaüm où se confondent propagande, nouvelles, opinions à la chaîne, carnets intimes et commerces en tout genre. Mais dans ce flux d’informations numériques, tout n’est pas fiable, ni la marque de la profondeur. Si nous soustrayons d’Internet le lot de légendes, d’affabulations, d’insignifiances et d’inexactitudes qu’on y retrouve, je suis prêt à parier que le contenu du Web se dégonflera au moins de moitié. Internet n’est pas un média d’information, mais bel et bien un bassin mondial de communications où amateurisme et professionnalisme naviguent en pleine confusion.

Robert Maltais

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Mu ltip licité e t div e rsité On a aujourd’hui accès à presque tous les médias disponibles sur la planète grâce à l’Internet, « qu’on soit à Chibougamau ou à Montréal ». Seulement, en sommes-nous pour autant mieux informés?

Les Québécois affichent de plus en plus un faible pour le Web afin de s’informer, et ce, sans que la télévision en soit pour autant négligée. Seule la presse écrite semble tirer de la patte. Pour Anne Caroline Desplanques, rédactrice en chef du volet français de l’Observatoire du journalisme, mieux connu sous le nom de ProjetJ.ca, et Pierre Trudel professeur et directeur du Centre d’études sur les médias, il faut malgré tout préserver une multiplicité des sources d’information pour que le public ait accès à une diversité de l’information.

miste, écrivain et haut fonctionnaire français, qui a déclaré lors du Colloque de décembre dernier sur la démocratie, les députés et les médias à l'Assemblée nationale : « L'information est un service public. On ne peut pas se baser sur des entreprises privées pour donner ce

Par ailleurs, Internet amène une façon plus « démocratique » de disposer de l’information, c’est-à-dire que tout bon citoyen peut y contribuer. Ceci vient transformer le rôle traditionnel des médias, à savoir ceux « d’élite » qui prétendent avoir la « vraie information ». « Cette catégorisation-là, par laquelle les médias pouvaient s’instituer des “oracles qui savaient tout”, est moins vraie qu’avant », précise-t-il. Par contre, le professeur invite aussi à s’intéresser à tous ces « médias de proximité », tels que les « journaux de quartiers ou journaux étudiants, les médias sociaux et leurs dérivés », car ils

« La question sous-jacente à celle de l’accessibilité de l’information, est de savoir si les médias locaux sont « assez forts » pour nous informer adéquatement sur notre milieu local », mentionne Mme Desplanques. Autrement dit, il faut se demander s’ils disposent de « tous les moyens » pour faire parvenir les nouvelles et rivaliser avec les quotidiens qui font partie de grands groupes de presse, comme Quebecor. « Sur le territoire québécois, il y a des inégalités très fortes entre les zones territoriales », note cette dernière. À son avis, il existe une « profusion » de médias dans les centres urbains, comme Montréal et Québec, alors que les autres apparaissent comme de « vrais déserts ». Anne Caroline Desplanques explique cette inégalité, par le fait que l’information dite d’intérêt public ne soit « pas vendeuse ». Les médias ont donc de la difficulté à devenir rentables, et particulièrement ceux du Québec, qui dépendent en grande partie « d’entreprises privées ». « Investir dans un produit qui n’est pas rentable sur un territoire qui n’est pas rentable, comme une région éloignée, et qu’il n’y a pas d’annonceurs, ça se monétise mal, l’information », résume la rédactrice en chef. D’où l’importance de préserver de la concentration des entreprises privées, l’information locale, mais aussi l’information en général. À cet effet, Mme Desplanques cite Jacques Attali, écono-

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Photo : Josée Normandeau

service. Il devrait y avoir une aide de l'État, parce que l'information est essentielle à la démocratie ».

Une information plus démocratique Selon Pierre Trudel, il est dorénavant plus facile de s’informer à partir de différentes plateformes avec l’avènement d’Internet. De même, il est possible de faire « converger » plusieurs supports. Par exemple, on peut compléter l’article journalistique avec des extraits vidéo ou audio. De plus, fait-il remarquer, le citoyen a la possibilité avec le Web « de se constituer » un média fait sur mesure, et qui répond également à ses attentes.

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sont parfois « annonciateurs » de nouvelles tendances dans la façon de s’informer. Pour s'informer autrement, on a intérêt à y porter attention, car ceux-ci amènent souvent des sujets qui ne font pas les choux gras des quotidiens ayant le plus de visibilité.

Mélyssa Turgeon

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S’informer en s’amusant D’Infoman à Rick Mercer, en passant par Tout le monde en parle, les émissions d’infodivertissement foisonnent dans le paysage télévisuel. Au-delà de leur popularité, ces programmes peuvent-ils réellement informer le téléspectateur et lui permettre d’effectuer des choix éclairés?

Photo : Jean Bernier / Zone 3

Tout le monde en parle, pourrait susciter un intérêt pour des sujets de l’actualité.

La popularité de ce type d’information n’est plus à faire. Selon l’étude intitulée L’Infodivertissement et les habitudes d’écoute des Québécois de Frédérick Bastien, professeur adjoint et co-chercheur au Département de communication et d’information de l’Université Laval, les Québécois regarderaient en moyenne 6 heures et demie de divertissement par semaine à la télévision, comparativement à 2 heures d’information. La proportion d’écoute divertissement - information demeure sensiblement la même auprès des grands consommateurs de télévision. À la frontière de ces deux catégories se trouve l’infodivertisssement. « L’infodivertissement est un terme générique, un genre d’émission de télévision dans laquelle on retrouve un mélange d’information et de divertissement », a défini M. Frédérick Bastien. Selon ce dernier, il est très possible de s’informer à l’aide de ce type d’émission : « Les talks-shows permettent très clairement d’obtenir de l’information. Pour d’autres types d’émissions, comme Infoman, il est plus difficile de décoder, il faut d’abord être informé. » Le public de l’infodivertissement, s’informerait d’ailleurs davantage que la population générale. Pour les autres, l’écoute d’un talk-show tel que

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Les spectateurs ne sont pas les seuls à y gagner. La participation nombreuse des politiciens aux émissions d’infodivertissement leur est également profitable. « À mon avis, ils n’ont rien à perdre, mais ils doivent faire preuve d’une plus grande adaptation à ce contrat de communication auquel ils sont moins habitués », a expliqué Émilie Rochette. En effet, ce type d’émission renvoie aux qualités personnelles du politicien plutôt que professionnelles. La participation à Tout le monde en parle ou à Infoman aiderait également au capital de sympathie du politicien, à la condition qu’il puisse s’adapter au genre. Dans son mémoire « Le comportement communicationnel des politiciens à Tout le monde en parle », Émilie Rochette indique que leur présence sur un plateau d’infodivertissement s’avère une « opportunité de communication médiatique pour les personnalités politiques désireuses de promouvoir leurs idées et leur image en raison du grand nombre de téléspectateurs qui les écoutent. » Les émissions d’infodivertissement permettent donc à la population de connaître les idées des politiciens, en même temps qu’ils découvrent leur personnalité. Cependant, selon les animateurs de C’est juste de la TV (émission du 6 janvier 2012), les politiciens ont plus à perdre que les animateurs. Selon le ton adopté par l’interviewé, « il peut incarner le cynisme », selon Marie Grégoire, coanimatrice. L’hypothèse selon laquelle l’infodivertissement favoriserait le cynisme ne serait cependant pas prouvée. « Beaucoup de gens craignent cela, mais selon les études, on n’a pas d’éléments qui le prouvent », a répliqué M. Bastien.

sion. Les journalistes de l’infodivertissement peuvent-ils être considérés comme de vrais journalistes? Bien qu’ils répondent aux critères de la FPJQ (voir encadré), les journalistes d’infodivertissement ne sont pas acceptés par leurs pairs. Et puisque la tendance actuelle se dirige de plus en plus vers une hybridation des genres, le débat est loin d’être terminé.

Un vrai journaliste! « Le terme journaliste réfère à toute personne qui exerce une fonction de journaliste pour le compte d’une entreprise de presse. Exerce une fonction de journaliste la personne qui exécute, en vue de la diffusion d’informations ou d’opinions dans le public, une ou plusieurs des tâches suivantes : recherche de l’information, reportage, interview; rédaction ou préparation de comptes rendus, d’analyses, de commentaires ou de chroniques spécialisées; traduction et adaptation de textes; photographie de presse, reportage filmé ou électronique; affectation, pupitre (titrage, mise en pages…), correction des textes; dessin de caricatures sur l’actualité; dessin et graphisme d’information; animation, réalisation ou supervision d’émissions ou de films sur l’actualité; direction des services d’information, d’affaires publiques ou de services assimilables (Guide de la déontologie de la FPJQ) ».

Gabrielle Thibault-Delorme

Malgré ses détracteurs, l’infodivertissement est là pour rester et son omniprésence dans le paysage télévisuel suscite de nombreux débats. En demandant sa carte de presse à la FPJQ, à l’époque de La Fin du monde est à sept heures, Jean-René Dufort a alimenté la discus-

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« Je pense que les forums sont là pour rester! Les adeptes y sont de plus en plus nombreux et il y a tout lieu de croire que cette croissance se poursuivra », juge Valérie Sardin, chroniqueuse pour RDS (Réseau des sports). Les forums de discussion sur le Web représentent une plateforme où les cybernautes interagissent entre eux et échangent sur des sujets et des champs d’intérêt divers. Anne-Marie Jolicoeur, responsable du volet numérique du Forum mondial de la langue française, précise que les cybernautes peuvent adopter quatre comportements sur un forum de discussion : créer du contenu, relayer de l'information, interagir avec les autres cybernautes en posant des questions ou en répondant à des interrogations, ou encore simplement consulter les forums sans interagir. Selon François Demers, professeur au Département d’information et de communication (DIC) de l’Université Laval, l’un des avantages des forums de discussion réside dans la possibilité d’obtenir une information pointue et très récente. « On peut lancer une question et une

notre mission La Quête est un magazine de rue. Il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.

Photo : Archives Web

Discu ssio n au to u r de s f o ru ms dizaine de personnes vont répondre », souligne-t-il. D’ailleurs, M. Demers juge que les forums de discussion sur le Web représentent un excellent point de départ pour entamer une recherche. Ce que fait Patrick Uwimana, étudiant au Département de génie civil à l’Université Laval. « J’ai eu recours aux forums de discussion en ligne dans le cadre d’un travail scolaire. J’ai donc posé une question sur le forum et après quelques jours, j’ai commencé à recevoir des réponses de la part des membres. En général, j’ai réussi à avoir des réponses pertinentes pour mon travail », dit-il. Toutefois, les forums n’ont pas que des vertus. « Il y a un savoir spécialisé qui est devenu facilement accessible à tous, souligne Madeleine Pastinelli, professeure au Département de sociologie de l’Université Laval et experte dans les communications électroniques et le cyberespace. Ce savoir spécialisé était le gagne-pain de certaines entreprises ou de certains individus auparavant. » Par exemple, les livres de recettes deviennent de moins en moins essentiels aujourd’hui, puisque l’on peut trouver tous les trucs culinaires que l’on cherche, à l’intérieur de ces forums. « Les cybernautes doivent s’assurer de la rigueur de l’information qu’ils vont chercher sur ces forums, prévient Valérie Sardin, car il y a malheureusement des gens qui écrivent n’importe quoi sur ce type de plateforme ». Ces individus, qu’on appelle les « trolls », sont des cybernautes qui participent à

encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec sur la rue cartier, la rue st-Jean,la rue st-Joseph, dans saint-sacrement et la traverse de lévis

Somme toute, le forum de discussion représente un moyen d’information « très efficace permettant de parler à des spécialistes », souligne M. Demers. Efficace dans la mesure évidemment « où l’internaute vérifie son information », comme le précise Anne-Marie Jolicoeur qui conclut ainsi : « Le forum de discussion, c’est une source intarissable puisqu’elle n’a pas de limites, on peut rejoindre la planète ».

Jonathan Lachance-Lemieux

camelots demandés Payez-vous des extras et plus en devenant camelot pour le journal La Quête. nous sommes à la rede la grande ville de Québec. P o u r i n f o r m a t i o n s , veuillez n ous appeler au 6 49 - 91 45

la société.

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Pourquoi prendre part à des forums? « Participer activement à des discussions en ligne permet aux gens d’aller chercher une reconnaissance, qui elle permet d’obtenir une meilleure visibilité », mentionne Mme Pastinelli. « Ça peut donner un auditoire ou un rayonnement à un individu », renchérit M. Sauvageau. Bon pour l’image de l’individu, mais aussi pour celle des entreprises qui y flairent l’occasion de recruter de la clientèle, selon les dires de Mme Pastinelli.

cherche de camelo ts pour couvrir plusieurs secteurs

La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisés de

une discussion ou à un débat sur un forum (ou autre) dans l’unique but de perturber l’équilibre de la communauté concernée et de nuire au bon déroulement de l’échange. « Je ne vois pas de désavantage aux forums si le maître de jeu est compétent dans son sujet », croit pour sa part Florian Sauvageau, professeur émérite associé au DIC à l’Université Laval.

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Dé bat : co u v e r tu re de s mé dias

Michel St-Yves, le président du conseil d’administration de l’organisme à but non lucratif qu’est le Parc des chutes, affirme que les stations de radio locales (CH2O, Radio-Canada Mauricie) ainsi que les journaux de la région (Écho de Maskinongé, Le Nouvelliste) ont couvert chacune des étapes du projet. Il a luimême donné une demi-douzaine d’entrevues pour expliquer son point de vue et celui de ses collègues. D’après eux, la mini-centrale aurait renfloué les coffres du Parc lesquels en ont bien besoin. René Boulanger, fondateur du Comité pour la sauvegarde du Parc des chutes, confirme que les médias locaux ont accueilli favorablement ses quelques interventions. Il se veut particulièrement reconnaissant envers monsieur LouisGilles Francoeur du journal Le Devoir, qui après avoir été mis au courant du

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dossier municipal par les membres de Fondation Rivières*, lui a consacré un texte appuyant le clan du Non. Il ajoute : « Cette campagne et ce débat étaient très courus par les médias. Nous n’avons pas eu à faire d’effort spécial pour faire couvrir notre campagne. » Son seul regret vient du fait que le conseil municipal lui ait refusé l’accès aux pages des bulletins mensuels qu’il émet. Monsieur Boulanger nous a fait savoir que son comité allait continuer à œuvrer pour s'assurer que le site du Parc des chutes de Ste-Ursule soit toujours protégé, en vertu de la loi sur la Conservation du patrimoine naturel. Les Ursulois ont déjà reçu une brochure dans leur boîte aux lettres concernant les démarches à venir du comité de sauvegarde. Pour sa part, l’équipe de Michel St-Yves a reçu l’appui de l’ancien maire de la municipalité, qui avait accepté le projet de la mini-centrale, ainsi que des députés de la MRC de Maskinongé quant à son projet de relance intitulé Le goût de l’eau. Le programme officiel n’est pas encore accessible, mais le président du conseil affirme que le but est « d’emmener du monde en créant des activités pour la famille, les sportifs et les amants de la nature ». Après que le maire Réjean Carle ait annoncé publiquement le renoncement au projet, les personnes impliquées de près ont dû avaler la pilule de la défaite… et retrousser leurs manches.

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Photo : Michel St-Yves

De l’eau a coulé sous les ponts, depuis le début du débat concernant le projet d’implantation d’une mini-centrale hydroélectrique au Parc des chutes de Sainte-Ursule en Mauricie. Lorsque le projet fut initié par la municipalité en 2009, une partie de la population a décidé de faire confiance au maire, mais l’autre ne voulait absolument pas que l’on touche au site. C’est à la soirée d’information organisée en 2011 que l’opposition s’est manifestée. Les résidents furent entre autres étonnés de l’importante somme à investir. Les stations de télévision, de radio ainsi que les journaux ont bien sûr suivi la controverse impliquant les citoyens du village de Sainte-Ursule.

Pour plus d’informations : http://www.chutes-ste-ursule.com http://fondationrivieres.org/

Julie Cartier

*Organisme présidé par Roy Dupuis qui se donne comme mandat la protection de toutes les rivières du Québec. Depuis sa création il y a plus de 10 ans, Fondation Rivières a fait échouer des dizaines de projets de petits barrages privés.

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Libres échanges Personne ne demande plus si vous êtes « radio ou télévision » en matière d’information car, dans toutes les catégories d’âge on affirme : ni l’un ni l’autre. Il est bien vu de se dire « branché » sur les nouveaux moyens de communication, où l’on peut tout gober, mais aussi échanger et nourrir les autres de ses commentaires.

Cette possibilité d’échanges constitue la principale attraction des « nouveaux » médias, dont le terrain de jeu est universel dès qu’on en maîtrise les codes d’accès. Cela, les « vieux médias » ne l’offrent pas encore, même si plusieurs d’entre eux greffent des « liens » modernes à leurs réseaux traditionnels. Dans la plupart des maisons québécoises, il reste de ces antiques instruments pour s’informer et se distraire qu’on appelait appareils de radio et de télévision. Ils servent encore comme bruit de fond, mais en syntonisant la bonne station et, avec un peu de chance, on peut y découvrir des merveilles qui rendent moins ignorant. Facilement accessibles, radio et télé peuvent informer instantanément. Mais ce potentiel a peu à peu été saboté par les intérêts financiers de diffuseurs, lesquels ont sabré dans les services d’information et dans les salles des nouvelles pour « rationaliser » leurs opérations. Tout provient donc des grands centres : Gaspé et Sept-Îles savent notamment que la circulation est lente sur le pont JacquesCartier, à Montréal mais, en contrepartie, qui parle de l’état des glaces sur le Saint-Laurent? 14

Photo : Archive Web

Martine R. Corrivault

Humour facile et séries exhibitionnistes y rivalisent de bêtise pour couvrir le bruit de l’uniformité des voix, des thèmes abordés et des musiques servies. En prime; quelques téléromans, beaucoup de « show de chaises » et une couple d’émissions d’affaires publiques et d’information.

L’air frais d’hier En période creuse, les réseaux reprennent de vieilles productions qui éveillent curiosité et nostalgie hors des ornières contemporaines. Depuis belle lurette, la télé rediffuse les Belles histoires de Séraphin, Terre humaine et la saga des Filles de Caleb, mais toutes ces séries ne possèdent pas nécessairement le même attrait, selon les heures et les canaux de diffusion. Ainsi, pendant les Fêtes, les téléspectateurs oisifs ont pu revoir des épisodes de la série Cormoran où Claude Gauvreau décrivait, il y a plus de 25 ans, le quotidien des habitants d’un village fictif de la région de Kamouraska. Au fil des épisodes, l’auteur évoquait les courants d’idées qui circulaient ici à la fin des années 1930, avant la guerre de 39-45. Gauvreau avait vécu cette période et servi sous les drapeaux en Europe, avant de revenir aux arts et de signer en 1948, le fameux Refus global. Fin chercheur, celui-ci connaissait les mouvements sociaux, intellectuels et religieux alors en confrontation, et qui furent des éléments déterminants de notre évolution. Les séries télévisées dramatiques originales révèlent clairement et remarquablement les méandres de notre histoire d’hier comme celle d’aujourd’hui.

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Cormoran est le deuxième volet d’une trilogie que Gauvreau avait amorcée, avec l’inoubliable Temps d’une paix. Il devait boucler le tout avec Le volcan tranquille qui couvrait l’après-guerre et les débuts de la révolution dite « tranquille », mais les douze derniers épisodes n’ont jamais été réalisés. En 1998, selon les mots de l’auteur, d’obscures raisons causaient le naufrage de ce troisième volet. Certains ont expliqué l’échec en reprenant, hors contexte, ce mot de Gauvreau qui concluait Cormoran : « … pour que les morts cessent de gouverner les vivants. » Le Québec d’hier n’a jamais été le désert uniforme et soumis décrit par certains penseurs. Nous sommes héritiers de sa lutte pour survivre et de son goût de la liberté, mais aussi de ses contradictions. Ainsi, comment imaginer que certains grands-pères aient pu succomber à la tentation fasciste? Mais hier comme aujourd’hui, qui ne préfère pas se trouver du côté du pouvoir, des bons citoyens et des gentils voisins, tout en maudissant le pouvoir de l’argent et de ceux qui en disposent? Au temps de Cormoran, l’information venait des journaux que peu de gens lisaient. La propagande de guerre a mobilisé la radio qui, la paix revenue, s’est redéfinie en termes d’information et de divertissements. Les soldats de retour, ayant vu d’autres mondes alors, le Québec a appris à douter de ses élites. Et où en est-on, aujourd’hui? N. B. Claude Gauvreau était aussi un peintre et le Musée de la Civilisation organisera bientôt une exposition de ses œuvres et de celles d’autres artistes qu’il avait réunies, probablement à l’automne 2013.

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Photo : Archive Web

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­L E ­J E U ­D E­ L A­ Q U Ê TE Jacques CarlQUÊTE Morin LEpar JEU DE LA par Jacques Carl Morin

Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 et 20 à l’aide des définitions, indicesà ou lettres ou déjà inscrites. Chaque case représente Ce jeu consiste remplir les mélangées rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 etgrisée 20 à l’aide des une définitions, lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant. indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites. Chaque case grisée représente une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant. 1

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Verticalement Verticalement :

5- Qui s’introduit quelque part sans y être invité. Relatif aux astres (ARLIDES). Pièce de toile dans laquelle on ensevelit un mort. Règle obligatoire.

20- Instrument à vent de la famille des bois.

6- Endroit circulaire où des cavaliers s’exercent. On lui doit « La veuve joyeuse ». Petit récipient allant au four.

Horizontalement :

7- Lentille d’un appareil photographique. Sincère, loyal. Arachide.

1- du Signe du zodiaque. 1- Signe zodiaque. 20- Instrument à vent de la famille des bois.

1- Chien de berger, originaire d’Écosse. Le prince William est Horizontalement duc de… . Sport de combat. :Repas léger tenu prêt à toute heure (SENAC). Indique que l’on inscrit textuellement.

8- Régime enregistré d’épargne retraite. Chant pour le repos des morts. Installation portuaire pour les bateaux de plaisance. 1- Chien de berger, d’Écosse. Le prince est duc de… . Sport de combat. Métal William précieux blanc et inaltérable. 2- Instrument servant à mesureroriginaire la vitesse du vent. Fromage des Pays-Bas. Monument commémoratif. Repas léger tenu prêt à toute heure (SENAC).9-Indique que l’on inscrit textuellement. Personne qui se promène, qui se divertit la nuit. Chute sou3- Massif de maçonnerie qui supporte une colonne (SELAD- daine (NOMELECTERU). PIET).2-Domestique en livrée. Planàsuccinct. Instrument servant mesurer la vitesse du10-vent. Fromage des Pays-Bas. Habileté à se conduire, à nouer desMonument relations utiles (TNTNEEEGR). Moyen de transport surtout utilisé en commémoratif. 4- Compositeur russe (NICHAMAROVN). Planète du système solaire. En musique, silence d’une durée égale à celle montagne. d’une noire. .

3- Massif de maçonnerie qui supporte une colonne (SELADPIET). Domestique en livrée. Plan succinct. 4- Compositeur russe (NICHAMAROVN). Planète du système solaire. En musique, silence d’une durée égale à celle d’une noire.

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e­ ­LLa­ a­llang ang uue­ dans­­­ s­­ ­sa­ pochee dan sa­ poch

p ar ­Hélène H uo t : s oi du m ORDE e t t et de ede ISC ssion v u D c a s i E L d ME D un sujet de . Éris M O cque nfants, t e P r s e g e e e d gi s

Photo : Archives Web

eux olo , le scor myth de nombr , la Peine de di a l e s m s om e dan nce à nteur La p . originnné naissa Mots me n Éris n o o s i étis, s de ve lle a do es, les h u divis o T r t e i e r n h ; e epa ressio discorde ts (les Tu s). nymp urant le r ympe ». p a x l e a c l e e d e Cett éesse de l malfaisan en d’autr ée av es invités sses de l’Ous le man e l é i P d t b i e e a r d e t l t é o s e r ê t d Z t u s t s n s e e e a le du ili de rai td méch uerel riage ança au m plus belle , qui reçu mme dev is, qu’il a m tous urs, les Q e au lle l rom À la la po oyen qua e invité affront; e cription « prince tr sse à qui édit, et p ix provo mDoul é t é et ins âris, le la dée ant pr Ce cho e de no as P r de c tant l’ , y ant p is it N’ay t se venge e d’or por lte. C’est a et Héra ère lui a u monde. par la su e que Pâr t i n e t u a i u é d n m s voul une pom rand tum dite, Ath ette der femme es et cau ’Aphrod énélas) c g d M o s e s r l s e , n l n noc ésulta u tre Aph hrodite plus be tres dée rédictio le grec n r p u Il en choisir e hoisit A our de la es deux a nt sur la pn ennemi une c e a d d m y s e t a i jet d’ u ’ r a n u l e so p i â d s d p a r P e a h u l ’ e . o s a r e j l m alifie remisndrait un colère et n effet enène (fem ur qu e l a o e l t i é p t s t " e H b n ’ e o elle mme …C scord évide conflits tard la be Troie. de di e m x breu era plus guerre d "pom rle de a p enlèv nchera la n re, o décle i enco u h ’ d ur Aujo ute. p s i d

Le français au jour le jour 1. La coopérative de Sainte-Rita s’est lancée dans infroissable ; b. de petits fruits originaires de la Sibéri la production de camerises. De quoi s’agit-il? a. de chemises en tissu e; c. de contenants emboîtables pour la congélation des fruits. 2. Mon fils est fort en algèbre. Algèbre est un nom

masculin ou féminin?

3. Nous lisons dans Le Devoir du 20 octobre 2011 que le gouvernement fédéral a décidé d’abo conservation des ressources halieutiques. Les ressou lir rces halieutiques concernent : a. le sous-sol; b. la forêt; le Conseil pour la c. la pêche. 4. Un harpagon est un homme d’une grande avaric e. Ce nom est tiré d’une pièce de théâtre de Molière; quel est le titre de cette pièce ? 5. Un quidam est : a. un personnage à l’allure louch e; b. un individu sans importance; c. un homme dont nom. on ne connaît pas le 6. Qu’ont en commun les mots suivants : bure, serge,

drap ?

7. J’ai deux nièces qui se prénomment chacune Véron ique. Mais qu’est-ce qu’une « véronique »? a. une plante b. un linge fin pour se rafraîchir le visage ; c. un album aux fleurs bleues; pour fleurs séchées. 8. L’adjectif « pastel » est toujours invariable. Vrai

ou faux?

9. L’expression « personnel clérical » est un anglic isme. Quelle est l’expression correcte en français? 10. Quel nom donne-t-on à une personne qui aime

les chiens?

solutions page 31. Pour des questions ou des commentaires : hu-go@sympatico.ca

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Le saviez-vous? Gérald Boudreau

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1. Pourquoi y a-t-il un pli sur les pantalons? Jusqu’à la fin du 16ᵉ siècle les gens fabriquaient eux-mêmes leurs vêtements, y compris leurs pantalons. À cette époque, ces derniers n’avaient pas de plis. Des commerçants se mirent plus tard à fabriquer des vêtements en grande quantité pour pouvoir les vendre aux gens résidant dans les villes. Une fois fabriqués, on empilait les pantalons les uns par-dessus les autres en attendant de les livrer. En raison du poids de la pile, des plis se formaient sur les pantalons. Il se créa alors une forme de snobisme : montrer que l’on pouvait s’offrir des pantalons achetés, grâce à la marque du pli… Une nouvelle mode était née.

Photo : Archives Web

2. D’où vient l’expression « Boxing Day »? Le « Boxing Day » n’a absolument rien à voir avec le sport du même nom. Il s’agit plutôt d’une tradition provenant des bourgeois d’origine anglaise qui habitaient dans les Antilles au 17ᵉ siècle. Les boîtes de carton étaient une denrée rare à cette époque. Après avoir échangé leurs cadeaux entre eux, les maîtres des lieux réutilisaient les mêmes boîtes pour offrir des présents à leurs serviteurs. Ce jour devenait alors « le jour des boîtes ».

Photo : Archives Web

3. Pourquoi y a-t-il un garçon d’honneur à un mariage? Le sens s'est perdu à la traduction, car on devrait plutôt dire « meilleur homme » et en voici la raison. Avant le 12ᵉ siècle, lorsqu’un garçon ne pouvait trouver une épouse dans son village, il allait tout simplement en kidnapper une dans un village voisin. Pour se protéger durant cette action, celui-ci se faisait accompagner par le « meilleur homme » de son village, c’est-à-dire le plus fort.

 

245, rue Soumande, local 285 Québec (Québec) G1M 3H6 Tél. : 418 681-3501 Téléc. : 418 681-6481

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Vous avez du temps libre et désirez maintenir une bonne santé physique et mentale Pourquoi ne pas vous impliquer bénévolement ? Des agents du Service d’orientation du Centre d’action bénévole de Québec (CABQ. sont à votre service pour vous aider à choisir le domaine qui vous plaira. Notre bureau est ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 Tél. 418 681-3501 poste 222 Courriel: orientation@cabquebec.org Site Internet: www.cabquebec.org

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Conte de pensée au camelot Martin de Nouvelle-Écosse Ça pesait proche deux cent trois Un trois livres pour sa culotte Dans ses poches, Martin avait des noix Qu’on dit en plus d`argent de poche Sa visite pour moins d’un mois Avec son amie aussi de Nouvelle-Écosse Elle son amie ayant moins de poids Dans son allure fière et propre Bonne à gibelotte belle de pas

Elle aiderait à la soupe aux pois Le déchausser de souliers étroits On fêta ce jour-là ceux de Nouvelle-Écosse Se ramassant tous en pieds de bas La famille de beau-frère placote Sujet de poids du fils ses souliers étroits Que son amour le force de prendre des forces À se bourrer de soupe et de noix Pour qu' il ait force à faire un papa Plus que sapeur de soupe grugeur de noix Arrivés par bateau au port de Québec Un camelot de La Quête leur vendra Son journal du mois le ticket de bus avec Ainsi l`histoire aux gens se révélera Ayant paru aux pages de La Quête sur le Net

Photo : Francine Chatigny

Martin de Nouvelle-Écosse Ça mesurait proche six pieds trois En visite à Québec, Martin grelotte En souliers étroits pour son poids

Marcel Guy Mailloux

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Revanche du Quidam Une élite de sans-abri Un gouvernement de sans-le-sou Des immigrés de souche Les morts du pauvre renaissent Des travailleurs assis au trône Les maisons inondées repoussent Le Premier Ministre en tacot Une infirmière qui manque de boulot Un squeegee qui répugne la petite monnaie Photo : Archives Web

Un peuple riche Un peuple debout Un peuple fier!

Julie Cartier

Les diffuseurs de bonheur J’écris cet article intitulé Les diffuseurs de bonheur pour remercier les gens qui font de bonnes actions volontairement, et ce, sans avoir aucune attente. Dans un premier temps, je souhaite parler de la dame que je vois tous les jours lorsque je vends le journal. Elle fait sa marche de santé, arrête prendre de mes nouvelles et me donne une friandise à chaque rencontre. Je trouve cela tellement gentil et rempli d’humanité. Il y a aussi les infirmières de l’urgence à l’hôpital Hôtel-Dieu de Québec dans le Vieux-Québec que je veux également remercier. J’ai été obligé d’y faire un court séjour dernièrement et je peux vous dire que ces dames font un très bon travail. Elles sont très attentionnées envers leurs patients, même si parfois ce n’est pas évident. Je crois que l’on n’est pas conscient à quel point elles sont importantes pour la société. De plus, il y en a de très jolies… ce qui agrémente le séjour. Photo : Archives Web

Je veux aussi remercier tous mes clients qui achètent le journal La Quête, car sans vous, la distribution du journal ne pourrait continuer et il me serait quant à moi impossible de me payer de petites douceurs ce que vos sous me permettent de faire. Pour finir, je vous dis merci avec un grand « M » à vous, Les diffuseurs de bonheur.

Stéphane Marcotte (Happy Man) 20

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Photo : Archives Web

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L`Hymne à la joie Il était une fois deux vieux On disait : ils répandent la joie Qui? Ils étaient on le sait pas S`ils ont la mine radieuse Quand de pas ils ne se voient pas Trop vieux pour être heureux Entre sons de piano la voix Il était une fois deux vieux Ensemble quand tu les verras Tu sauras de l`hymne à la joie Sorti du piano et la voix Ce qu'elle provoque en toi De virtuose, danse de pas

www.epicerie-europeenne.com

Il était une fois deux vieux On disait : ils répandent la joie Qui? Ils étaient on le sait pas S`ils ont la mine pleureuse Quand l`un des deux est seul d`étroit. Trop jeunes pour être vieux Rejetés de la vie et lois Toi radieux tu souriras À ceux de mine pluvieuse L`hymne à la joie t`entamera Sens en toi que ça va mieux D`entendre piano et voix Qui enchantent la Meuse Le Saint Laurent vers chez-toi Les humeurs chaleureuses De ces peuples et de toi

Marcel Guy Mailloux Février 2012

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Sobriété­et­solidarité

Vous pouvez comprendre mon hésitation à me rendre aux premières rencontres : ce nom, « Narcotiques Anonymes », me portait à imaginer que j’allais me retrouver parmi les « pires Beaucerons »! Mes peurs illégitimes ont toutefois été chassées dès mon introduction dans le groupe. À la première rencontre, tout le monde s’est présenté en se regardant dans les yeux et en se serrant la main; la glace était brisée. Pendant la lecture du programme et des informations sur les événements à venir, la confiance s’est installée. Puis est arrivé le temps du partage où la confidence règne. Les attentes effacées, j’ai parlé de mon expérience et j’en suis ressortie plus forte dans mes démarches vers un meilleur demain. Déroulement La démarche des réunions est standardisée. Une réunion NA peut prendre une heure et demie, incluant une pause entre les sections d’études. En Beauce, neuf lieux de rencontres NA existent, dont la résidence des membres et sympathisants NA à St-Alfred de Beauce. Les autres

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réunions ont lieu dans des endroits publics (presbytère, école, maison de thérapie et salles communautaires). On peut trouver l’horaire et les adresses des réunions soit par l’entremise de la ligne téléphonique ou du site Web des NA, soit sur les affiches, les annonces dans les journaux et les dépliants disponibles dans les bureaux de médecins et les pharmacies. Devenir membre est un acte volontaire et la contribution financière l’est également. Les membres sont instruits dans la continuité du programme, prenant des rôles dans les conseils quand ils sont prêts. Il est possible de participer aux activités locales, régionales, provinciales et même mondiales. Des congrès sont organisés plusieurs fois par année au Québec. Mon premier congrès En novembre 2011, je me suis rendue à Trois-Rivières pour assister au congrès provincial dont le thème était « Au cœur du Rétablissement XVIII ». Quelque 500 personnes y célébraient l’abstinence, dégageant par ailleurs une énergie à faire soulever le plafond. Et même s’il y avait beaucoup de monde, l’accueil était aussi chaleureux que notre réunion hebdomadaire du dimanche soir dans le presbytère à St-Joseph. Ce fut une fin de semaine magnifique et remplie de partages — des réunions régulières pour femmes, pour hommes et pour jeunes — agrémentée de bons repas et d’une soirée de fermeture mémorable avec banquet et danse, le tout sans drogue ni alcool. réalise l’espoir

Des amusements sains, ça existe encore! J’écris cet article afin de promouvoir le fait que Narcotiques Anonymes change des vies. Ce programme a été fondé en 1935 par Bill et Bob, les deux hommes qui ont conçu et écrit « Les douze étapes ». Ces derniers ont en effet constaté le besoin d’édu-

Photo : Archives Web

J’assiste aux réunions des Narcotiques Anonymes (NA) depuis un an, dans la région Beauce-Appalaches. Je suis membre, par association et par amitié, et partage le désir de ces personnes de vouloir mieux vivre, et donc sans dépendance. J’apprécie de plus en plus mon expérience au sein de ce groupe en raison du sérieux des membres, de leur fraternité et des difficiles enjeux de la toxicomanie.

cation à propos de la toxicomanie et la nécessité pour les personnes dépendantes d’être encadrées par des gens étant déjà passés par là. Le programme a fait ses preuves et poursuit dans le même sens : « Ce soir, douze hommes et femmes étaient assemblés autour d’une grande table – j’étais parmi les gens en rétablissement — et j’ai ressenti une profonde sensation de « famille ». Vous êtes invité à rejoindre notre cercle de gratitude. Les solutions aux dépendances existent.

Jennifer Ottaway

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Je me promène dans le village et je tente d’imaginer quel genre de personne jette encore ses déchets sur le bord de la route. En 2012, qui se fout encore de l’environnement? Qui pollue? Des jeunes ou des plus vieux? Des riches ou des pauvres?

Photo : Archives Web

Les indices : - Une canette de cola Nos compliments, - Des sacs en plastique Ziploc, - Un emballage de cigarettes Peter Jackson et un autre de la marque Player’s, - Une canette de boisson Monster, - Des bouteilles d’eau Evian, - Des verres de carton Tim Hortons et Mccafé, - Une petite bouteille de 7up, - Des bouteilles de bières Molson et Budweiser au verre cassé, - Une boîte de conserve Campbell, - Des paquets de gomme à mâcher vides, - Une bouteille de fixatif à cheveux, - Des pots de yogourt,

Photo : Archives Web

Qui? - Une couche roulée en boule, - Un contenant d’eau de javel La Parisienne, - Un ourson en peluche abandonné, - Deux billets de loto 6/49 et de la Poule aux œufs d’or de Loto-Québec, -Des trognons de pommes inoffensifs, bien que peu esthétiques, - Un contenant en vitre de cornichons Sans nom, - Des circulaires de toutes sortes, - Des gants et des mitaines solitaires, - Des cartes à jouer éparpillées, - Des objets en aluminium non identifiés, - Un cd piraté d’un rappeur anglophone. Quoi? Pas de seringues souillées ou de clous rouillés? Avis aux personnes concernées : à vos poubelles!

Julie Cartier $(

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Participer activement au développement de notre milieu.

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LA BOÎTE À PAIN

CAFÉ NAPOLI

289 Saint-Joseph Est, Québec (St-Roch) Lundi au samedi 6 h 30 à 20 h Dimanche 6 h 30 à 17 h 30 Tél. : 418 647-3666

396, 3e Avenue, Québec (Limoilou) Lundi au mercredi 6 h 30 à 18 h 30 Jeudi et vendredi 6 h 30 à 19 h Samedi et dimanche 7 h à 18 h 30 Tél. : 418 977-7571

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La femme sous la peau Le 17 novembre 2011, c’était la Nuit de la Liberté au Musée de la Civilisation. J’étais la première arrivée, parmi notre petit groupe d’amis du théâtre, en vue de fêter cette grande dame. Comme les autres tardaient à venir, j’entrai. Dans le hall se tenait une personne cachée, inanimée, sous une peau d’ours. Seuls ses bras dépassaient. Sa présence m’a beaucoup intriguée… J’avais failli marcher sur la peau de l’ours. Les bras féminins, visibles tels la pointe extérieure d’un iceberg, se tenaient devant l’escalier menant au vestiaire. Peut-être jouaient-ils le rôle d’une affiche ? À vrai dire, je ne m’attendais nullement à tout ça. Dans ce gigantesque espace, au sein duquel toutes les disciplines artistiques et toutes les sciences humaines étaient présentes, je m’attendais à voir le tableau vivant de Delacroix; « La liberté guidant le peuple ». Mais non. La femme sous la peau de l’ours demeurait inerte. Aucun souffle n’émanait d’elle. Rien. Que le néant sous la peau animale, que le mutisme complet. Mes amis n’arrivaient toujours pas. Quant à moi, je commençai à être lasse. Lasse d’attendre debout, lasse de voir tous ces visages réjouis, tous ces gens grouillant de tous côtés dans cette immense fourmilière. Les lumières tournoyaient à l’instar des abeilles d’une ruche. Mais où donc se cachait la reine ?

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En outre, que faisaient mes amis Luc, Marc, Catherine et Sophie ? C’est bel et bien à la Nuit de la Liberté que l’on devait se retrouver. Tout à coup, la peau de l’ours se souleva !!! Son intérieur était rouge, rouge du sang de l’ours. Et je reconnus ce rouge : c’était le rouge du rideau de théâtre, le rouge des révolutionnaires. Une trappe dans le sol s’était ouverte ; Colombine, Arlequin, Pierrot, et Cassandre firent irruption dans le hall en chantant. Je n’en croyais pas mes yeux !!! Devant moi se tenaient Luc, Marc, Catherine et Sophie !!! La mélodie qu’ils entonnèrent relatait l’histoire du Théâtre de la Foire, théâtre de la Liberté, lequel fut guillotiné par la Révolution française. Le Théâtre de la Foire, qui en raison de son innovation sur les autres formes de spectacles allait périr. La Foire qui avait été laïque avant l’heure, inspiratrice de la Comédie satirique et musicale…Et voilà qu’elle revenait, toute souriante.

Photo : http://alicenorblin.free.fr/

marché pendant 18 heures pour informer le lieutenant Fitzgibbon de l’attaque imminente des Américains, et pour ainsi défendre la liberté du Canada. Comme le dit si bien le proverbe : « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuée ! »

Laurence Ducos

Nous applaudîmes frénétiquement le quatuor. J’avais en définitive eu la même idée qu’eux, sauf que moi, j’avais réussi au-delà de toute espérance. Car si j’étais parvenue à les reconnaître, personne n’était encore parvenu à m’identifier sous mon déguisement de Laura Secord. J’agitais frénétiquement les petits chocolats portant son nom. Tout le monde avait deviné que je représentais Laura Secord. Que j’aie fait les cent pas en attendant mes amis dans le hall, n’avait donc étonné personne. Tout le monde ignore toutefois qu’en 1813, Laura Secord a

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Photo : Archives Web

L'indignation face à l'intimidation

L’article écrit par Samuel Auger, Intimidation à l'école: le père Boulé ne veut pas que le gouvernement s'en mêle, paru dans Le Soleil du 4 décembre 2011 m’a beaucoup fait réfléchir. Je suis tout à fait en accord avec les propos du charismatique Jean-Marc Boulé, directeur général du Séminaire St-François. C'est la responsabilité de chacun de nous et non du « gouvernemaman », comme le dit si bien l'interprétation populaire, de s’occuper de l’intimidation. Monsieur Boulé rappelle : « C'est comme le problème de la drogue dans les années 70; ce n'était pas au gouvernement de régler ça. » Il poursuit : « C'est à l'école à intervenir, accompagnée de l'équipe école, d’un comité ou d’un responsable. Et il faut favoriser les dénonciations à l'intérieur de l'école avec les parents et les étudiants. Moi, je ne vois pas ce que le gouvernement va venir faire dans ce débat-là. » Une autre personne que j'admire beaucoup est Guy Gilbert, le très sympathique et original prêtre français: il porte un manteau de cuir et roule à moto, ses longs cheveux au vent. Il s'occupe de jeunes éprouvant de grandes difficultés familiales et scolaires. Avec quelques-uns d’entre eux, il a rénové une vieille maison dans le sud de la France qu’il a acquis grâce à un legs, de même qu’acheté différents animaux. Les adolescents qu’il accueille profitent ainsi des bienfaits de la zoothérapie. Il racontait entre autre avoir hébergé un jeune qui ne faisait plus confiance à personne mais qui a regagné de la confiance en prenant soin d'un lama. La relation affective qu’il a développée avec la bête lui a permis de redevenir détendu et confiant. Dans les nombreux livres-témoignages qu’il écrit, Père Gilbert raconte plein de cas de jeunes provenant de familles dysfonctionnelles qui, avec un peu de soutien, reprennent confiance en eux et retrouvent goût à la vie.

chercher les "outils" qui me sont nécessaires, voire essentiels pour m’améliorer. C'est vrai que nous sommes frileux envers les règles, les principes moraux et autre Éthique Sociale. Cependant, vivant les uns avec les autres, ce serait l'anarchie totale si ces principes n’étaient pas acceptés et partagés. Je prends souvent l'exemple du code de la route : c’est son non-respect qui souvent provoque les accidents. Je suis pleinement d'accord à assumer ma responsabilité personnelle et aussi celle sociale qui se manifeste par le respect de l’autre, des autres. Nous avons besoin de l'autre pour nous réaliser, nous épanouir mais parfois nous ne savons pas comment agir devant telle personne ou telle situation. Pour ma part, j’ai trouvé de bons conseils en regardant entre autres les émissions Super Nanny et S.O.S. Nounou au canal Vie. Ces émissions m’ont fait réaliser à quel point la famille est une "micro société" d’où découlent les bases de notre vie et de notre personnalité. Elles me font aussi comprendre comment la vie dans cette micro société est exigeante car nul parent, ni enfant n'est parfait. Cela peut parfois être difficile – je le sais ayant moi-même deux enfants et deux petites-filles - mais j'essaie avec toutes mes capacités, mes connaissances de donner le meilleur de moi-même tout en respectant leur rythme, leur personnalité et leur liberté. Le noyau de base, qu’il soit familial ou circonstanciel, comme à la maison du Père Gilbert doit permettre d’acquérir des valeurs d’éthique sociale pouvant être transmissibles à tous les milieux, y compris celui du milieu scolaire.

L’objectif ici n’est certes pas de faire la morale à qui que ce soit, mais à l’instar de cette parole évangélique « Qu'avezvous à regarder la paille dans l’œil de votre voisin, alors que vous ne remarquez pas la poutre qui est dans votre œil », je me regarde et me change en premier. Si j’ai besoin, je vais

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Christiane Voyer

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IIN N O T N E V R E T N N ON TIIIO NT EN VE RV ER TE NT

Travail de Rue/Travail de milieu

Le suicide

Il fau t en parler, c 'es t le s eu l m oyen de s 'en s o rt ir

Accompagnement - Aide - Références

P N O T N E V E R N ON TIIIO NT EN VE EV RE PR

Animation/Atelier/Conférence/Formation

M E V E D U E VIIIE EV DE UD MIIILLLIIIEEEU

Accueil - Activités

Tél. Sans Frais : 1.866.641.0168 Tél. : 418.641.0168 Télécopieur : 418.641.0045

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Telephone (418) 648 8042 26

Courriel : m.gagnon@pointdereperes.com

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Tu utilises des drogues par injection et tu a besoin daide pour te procurer du materiel de prévention

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Méditer pour mieux vivre

Cela dit, pour atteindre de tels résultats, il faut faire preuve de patience et envisager cette réflexion très sérieusement. Comme dit le proverbe : « Paris ne s’est pas bâtie en un jour ». Il faut y mettre du temps, être persévérant, et croire que « la lumière apparaîtra un jour au bout du tunnel ». Cet effort de réflexion exige en outre une bonne réceptivité et beaucoup de compassion envers les autres, et naturellement envers soi-même. Il faut se déculpabiliser de ses erreurs passées, faire la paix avec soi-même, ainsi que se pardonner ses propres fautes en reconnaissant et en admettant ses imperfections. On apprend beaucoup par soi-même quand on est seul. Il ne faut pas avoir peur d’une certaine solitude : le fait d’être face à face avec soi-même favorise de grandes découvertes et permet de puiser à l’intérieur de soi des trésors inégalés! Une telle méditation permet en outre d’agir comme si l’on était maître de son destin. On donne ainsi à sa vie tout son sens tout en l’enlignant dans la bonne direction. Ce processus est très épanouissant! Une telle introspection exige toutefois un certain dépouillement; on doit faire le vide autour de soi pour s’atteindre soi-même, atteindre ce que l’on est réellement, trouver sa voie. En

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Photo : Archives Web

Les endroits calmes, tranquilles ou reclus favorisent la méditation. En fait, c’est en faisant le vide autour de soi qu’on parvient le mieux à réfléchir et à méditer. On peut entre autre méditer sur toutes sortes de sujets : sur son passé, sur ce que l’on est et sur ce que l’on devrait faire dans les semaines, les mois, les années à venir. La plupart du temps, une telle réflexion tend à porter des fruits tout en étant grandement profitable.

guise de résultat, on obtient un haut niveau de connaissance de soi. On prend alors conscience du fait que l’on a tous été créé avec un cerveau, mais également avec une certaine intelligence et une âme. Cela nous permet d’apprécier l’univers qui nous entoure et de réaliser à quel point notre pensée est grande afin de pouvoir estimer à sa juste valeur l’univers qui lui est offert. Cette méditation s’accomplit dans la dignité : on se rend compte alors que nous sommes pratiquement seuls au monde à apprécier la force de notre pensée et la grandeur de notre univers. On réalise ainsi que l’être humain rayonne comme un Soleil dans cet univers, et l’on en prend conscience de tout notre être.

calme, les mauvaises émotions s’échappent d’elles-mêmes de notre cerveau pour être peu à peu remplacées par des pensées plus positives, des solutions appropriées. On devient alors moins émotif, plus calme, plus serein. Notre confiance en soi en sort grandie. Nous vous méditations!

souhaitons

de

belles

Rachel Élie, Benoît Élie benedict600@hotmail.com

En somme, il suffit de s’allonger dans son lit, le soir, par exemple, lumières éteintes, dans un silence relatif. Rien de tel alors pour vider son cerveau d’un trop plein d’émotions parfois dérangeantes, irritantes ou désagréables. En évacuant de son esprit ses fausses impressions, ses mauvais souvenirs, on parvient ensuite à repartir en neuf, à recharger ses batteries, bref à renaître afin de poursuivre son existence dans de meilleures conditions. En effet, lorsqu’on est à l’écoute de soi, dans un environnement relativement

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Partenaires Or Desjardins Caisse populaire de Québec Centraide Partenaires Argent Centre d’action bénévole de Québec CKRL 89,1 CSQ La Boîte à Pain Les Impressions Stampa Partenaires Bronze Café Krieghoff Centre Ozanam Épicerie Européenne Érico Choco-Musée Espace contemporain Maison J.A. Moisan Les Colocs Café-Resto Morin Desrochers Beaulieu P.I.P.Q Point de repères Services 211 SOS Suicide

Partenaires Inconditionnels (depuis plus de 5 ans!) Le Bal du Lézard L’Inter-Marché Saint-Jean Maison Revivre Michel Yacoub Quincaillerie St-Jean-Baptiste

Archives Internet

Merci à tous nos précieux partenaires!

Partenaires Ad Vitam Aeternam Claude Gallichan Yves Boissinot et Andrée Thiffault pharmaciens

4- Suite interminable de paroles ou de mots (LELIREKY). Ratites élevés pour leur viande, leur huile et leurs plumes. Mouvement de jeunesse mondial créé par Robert Baden-Powell.. 5- Portion du littoral entre les plus hautes et les plus basses mers (NETRAS). Massachusetts (CANNETTUK). Capitale de la Libye.

Île du

6- Troisième personne. Partie liquide qui se sépare du sang coagulé. Célèbre tragédie de (THAMCEB). Espèce poisson vivant en grands bancs. 5-Shakespeare Qui s’introduit quelque part sans de y être invité. Relatif aux astres (ARLIDES). Pièce de toile dans laquelle on ensevelit un mort. Règle obligatoire. 7- Non familier de l’âne (ETDAUB). Situation des voyageurs à une escale lorsqu’ils ne franchissent les contrôles de douane d’athlétisme comportant 6- Endroit circulaire où des cavaliers(SATTINR). s’exercent. Épreuve On lui doit « La veuve joyeuse ».trois Petit parties. récipient allant au four. 8- 7-Assurance d’uneappareil personne que rien ne déconcerte (BOLAMP). Adage juridique Lentille d’un photographique. Sincère, loyal. Arachide. (RRABCOD). Aiguillon de l’abeille. Plante ornementale dont les tubercules doivent être l’hiver et mis d’épargne à l’abri. retraite. Chant pour le repos des morts. Installation portuaire 8-déterrés Régime enregistré pour les bateaux de plaisance. Métal précieux blanc et inaltérable. 9- Femelle du sanglier. Ouvrage où l’on traite de toutes les connaissances humaines. Agent 9-secret. Personne qui se promène, qui se divertit la nuit. Chute soudaine (NOMELECTERU). 10-10Séparé de l’île Terre-Neuve par le de Belle-Isle. Regret d’une Moyen faute. Celui qui Habileté à sedeconduire, à nouer desdétroit relations utiles (TNTNEEEGR). de transport gouverne monarchie pendant la minorité du souverain. surtoutune utilisé en montagne. SOLUTION SOLUTION

LA LANGUE DANS SA POCHE

LE JEU DE LA QUÊTE 1 1 2 2 3 3 4 4 5 5 6 6 7 7 8 8 9 910 1011 1112 1213 1314 1415 1516 1617 1718 1819 19 20 20 1 1 B CE OA 2 2 A AN NE 3 3 S PO IU 4 4 K RY AR

LU LB EO YU OR ET MH OO MN EO EP DI ER SE TN CI HE ML AL NE

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Février 2012

1. B. Fruit du camerisier, la camerise est un petit fruit bleu foncé, aigre-doux, qui a l’apparence d’un bleuet étiré. 2. Féminin. 3. C. La pêche. L’halieutique (nom féminin) est l’exploitation biologique des fonds marins. 4. Harpagon est le nom du personnage principal dans la pièce L’Avare (1668). 5. C. Quidam est un mot latin qui signifie : un certain, quelqu’un. 6. Tous les trois sont des tissus. 7. A. La véronique pousse au bord de l’eau; ses fleurs bleues ont quatre pétales en croix. 8. Vrai. On dira par exemple : des robes pastel. 9. On dit en français : personnel de bureau, personnel administratif. Le terme clérical quant à lui est relatif au clergé. 10. Un ou une cynophile.

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Faites-vous du bien et venez célébrer l’amour et l’amitié avec nous! Le 14 février 2012 entre 13 h et 15 h 30 À la salle de l’Espace Hypérion au 190, rue St-Joseph Est Pour renseignements : 418 649.9145

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La quete numero 141 fevrier 2012  
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