S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant une carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.
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Le magazine de rue de Québec
Collectif Numéro 211 Février 2019
Collectif
© Jean-Claude Bélanger Photo : Michaël Gosselin
Julie Morin Relations de presse 418.931.7231 julie@commjulie.com www.commjulie.com
CKRL_Automne_2018_Quete.pdf
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CKRL 89,1 QUÉBEC
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PROGRAMMATION AUTOMNE-HIVER 2018-2019 CKRL891
WWW.CKRL.QC.CA
SOMMAIRE
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POUR LE PLAISIR DE LIRE
OSSIER
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Une collectivité au cœur des citoyens
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Ce qui nous unit !
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Laisser la parole aux œuvres d’art
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Quand le collectif se conjugue au « Je »
13 Collectivisme, écologique et éducation
© André Parent
COLLECTIF
JEUX 18
Le jeu de La Quête
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La langue dans sa poche
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Apprendre de nos erreurs
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Prise
Reggae Les premiers humains La beauté La douceur de la nuit Collier
Perdre pour mieux retrouver
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© Benoit Gingras
Se réinsérer professionnellement? Travailler pour la collectivité
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L’union fait la force
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Valentine pique une crise
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Un Collectif dans la tête
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HRONIQUES
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Assaisonnement politique
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LA QUÊTE
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PAGE COUVERTURE Œuvre de Jean-Claude Bélanger Photo de Michaël Gosselin
RÉALISER L’ESPOIR Camelots recherchés
L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment
donné Hey toi! de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés Tu as 18compte ans ou plus. pour cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, Tu veux te faire quelques dollars? etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs Pour plus d’informations autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, Appelle-nous au certain pouvoir sur leur vie. reprendre un Travaille à ton compte. Pas d’horaire. à la vente - surdelarue rue par des Vends le magazine La!-Quête
418 649-9145 poste 33 Ou L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des Viens nous rencontrer au services d’accompagnement 190, rue St-Joseph Est (coin Caron)communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche logement par le biais de son service Accroche-Toit. Dans l’église d’un Jacques-Cartier
Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots. SUIVEZ-NOUS SUR
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UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique d'avril : Genre.
FAIRE DES SOUS EN DEVENANT CAMELOT
Les camelots récoltent 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31
Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.
COUPON D’ABONNEMENT 10 PARUTIONS PAR ANNÉE Camelots recherchés
Nom: Adresse: Travaille à ton compte. Pas d’horaire. Ville: Vends le magazine de rue La Quête Code postal: Pour plus d’informations Appelle-nous au 418Date : 649-9145 poste 33
Abonnement régulier Abonnement de soutien Abonnement institutionnel
Ou Viens nous rencontrer au 190, rue St-Joseph Est (coin Caron) Dans l’église Jacques-Cartier
Téléphone: La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)
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ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTRICE EN CHEF Francine Chatigny DIRECTRICE DE L’INFORMATION Valérie Gaudreau SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Isabelle Noël COLLABORATEUR À LA PRODUCTION Jean-Claude Picard CHRONIQUEURS Philippe Bouchard, Martine Corrivault, Claude Cossette et Marc-Émile Vigneault
Hey toi! Tu as 18 ans ou plus. Tu veux te faire quelques dollars?
ÉDITEUR Archipel d’Entraide
65$ 80$ 90$
JOURNALISTE Sébastien Agostini-Cayer, Amandine Cardonnet, Steeve Fournier-Dion, Pierre-Olivier Francoeur, Chloé Lemon, Malika Schneider et Camille Tremblay-Antoine AUTEURS Julie Bellemare, Michel Bonnelly, Gaétan Duval, François Gagnon, Vincent Grandbois, Renée Perron, Benoit Turbide et Christiane Voyer AUTEURS DES JEUX Hélène Huot et Jacques Carl Morin RÉVISEURS Benoit Arsenault et Véronique Hardy BÉDÉISTE Madeleine Aubin ILLUSTRATEUR Benoit Gingras PHOTOGRAPHES Antoine Godbout et Michaël Gosselin INFOGRAPHISTE Sandra Potvin CORRECTRICE D'ÉPREUVES Nathalie Rouleau IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc. 418 681-0284 COPYLEFT La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d’auteur Creative Commons « Paternité Pas d'Utilisation commerciale - Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n’est pas commercial, permet de l’utiliser et de le diffuser tout en protégeant l’intégralité de l’original et en mentionnant le nom des auteurs.
Journal La Quête
190, rue St-Joseph est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone : 649-9145 Télécopieur : 649-7770 Courriel : laquetejournal@yahoo.ca
Financé par le gouvernement du Canada
LA QUÊTE
FÉVRIER 2019
M OT DE LA COORDO
COLLECTIF Dans cette édition de février, l’équipe de La Quête vous incite à réfléchir sur le thème « collectif » ou le pouvoir du groupe. Qu’il s’agisse de promouvoir une cause ou de revendiquer des changements, le groupe aura toujours plus d’impact qu’un seul individu. Le mouvement des Gilets jaunes en est l’expression la plus actuelle et la plus bruyante. Mais au-delà de ces soulèvements spontanés, des groupes organisés poursuivent le même but. C’est le cas du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Depuis 1998, ce regroupement d’organisations milite en faveur de la justice sociale. Malika Schneider a rencontré Virginie Larivière, porte-parole et responsable de l’organisation politique, pour en savoir davantage sur les actions portées par ce collectif. Chloé Lemon a rencontré le sociologue Patrice Boissonneault qui définit le collectif et les formes diverses qu'il revêt dans la société. Dans le domaine artistique, il n'est pas rare que des créateurs se réunissent pour réaliser des œuvres communes. bgl, le collectif d'artistes de Québec reconnu pour ses installations provocantes, témoigne de sa démarche artistique à Camille Antoine-Tremblay.
Deux journalistes, Sébastien Abostini-Cayer et Pierre-Olivier Fournier se sont attardés à la mobilisation provoquée par la cause environnementale... et des défis qui en découlent. La force du groupe ça peut aussi être le cumul d'actions individuelles. Par exemple, au sein d'une organisation, chaque employé joue un rôle indéniable quand il s'agit d'accueillir un collègue qui revient d'un congé de maladie ou un nouvel employé qui présente un parcours atypique. Amandine Cardonnet s'est penchée sur le sujet avec André Parent, directeur des services cliniques d'ÉquiTravail. La Quête est en soi un projet collectif. Chaque mois, près d'une trentaine de bénévoles s'impliquent à leur manière dans la production du magazine de rue. Chacun d'eux poursuit un objectif commun : redonner de la dignité aux personnes en situation de pauvreté ou d'itinérance. En espérant que la lecture de ce numéro vous donne le goût de participer à une cause collective. Bonne lecture, FRANCINE CHATIGNY
À la une
Œuvre de Jean-Pierre Bélanger photographiée par Michaël Gosselin à la Galerie Sherpa lors du vernissage de l’exposition collective qui avait lieu le 11 janvier 2019.
Démarche artistique
Le désir de peindre imprime en moi un mouvement et une tension de recherche. Le mot art n’est pas une illusion ou une fiction de l’esprit, il me suffit de répéter l’expérience et de l’inscrire en une œuvre fondamentale, elle est et demeure une réflexion, elle est susceptible d’un raffinement et change de nature, car elle délivre le sentiment de la liberté. Il y existe une authentique expérience spirituelle, l’art est le lien propre de ma pensée et en elle la seule autorité vient de la pure vérité. Mon art primitif suppose l’imperfection. JEAN-PIERRE BÉLANGER Si vous voulez voir plus d’œuvres de M. Bélanger, vous pouvez communiquer avec La Quête 418 649-9145 poste 31 ou laquetejournal@yahoo.ca
Décès de M. Yvon Langlois C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de l’un de nos camelots. M. Yvon Langlois est décédé le 20 janvier 2019 à l'âge de 67 ans au Centre d'hébergement Christ-Roi (CHCR) où il résidait depuis 18 ans. Camelot de La Quête depuis près de 10 ans, M. Langlois avait le privilège de vendre le magazine de rue à l'intérieur du centre d'hébergement, puisque sa condition physique ne lui permettait pas de sortir. L'équipe de l'Archipel d'Entraide offre ses sincères condoléances à toute l'équipe du CHCR, notamment à la psychologue Louise Bédard, au récréologue Steeve Withom et à la bénévole du café, qui constituait la véritable famille de M. Langlois. Nous garderons le souvenir d'un homme doux, résilient et souriant.
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Un jeune professeur de français au cégep, Ian Murchison, écrit au Devoir se plaignant que ses élèves arrivent à son cours sûrs d’eux-mêmes, irresponsables et arrogants. Ils sont individualistes, juge-t-il, car ce qui compte pour eux, c’est le boulot, la voiture, les vêtements, l’iPhone. A-t-il raison? L’ÈRE DE L’INDIVIDUALISME
Il est vrai que, dans les sociétés occidentales, l’individualisme et la consommation constituent des expressions de la culture contemporaine. L’individualisme, c’est l’autonomie de la personne vis-à-vis la pression du groupe. Quel Québécois se sent contraint de partager les idées politiques de son clan, les croyances de son entourage? De porter tel costume ou de bannir tel aliment de son alimentation? Désormais, chacun met au point sa religion personnelle et décide quelle culture est la sienne. Certains sont nationalistes, d’autres sont mondialistes. La génération des baby-boomers nourrissait des projets qui emportaient l’unanimité des Québécois : ils allaient prendre en main les rênes de la vie économique, ou s’émanciper de la tutelle des prêtres, ou établir un réseau de cégeps à la grandeur du Québec, ou construire le plus grand barrage à voûtes multiples du monde. Solidairement, ils étaient unanimement prêts à y investir leur talent, leur énergie, leur temps et leur richesse. Existe-t-il aujourd’hui des leaders capables de mener à leur terme les rêves de leurs commettants? Existe-t-il encore des projets qui rassemblent? Il semble ne plus se trouver de représentation, religieuse ou politique, sur laquelle s’aligneraient suffisamment d’adeptes pour arriver à secouer l’inertie du monde. Chacun se construit donc son propre modèle de vie bonne, confortable, égoïste. Matérielle, décevante. Voire suicidaire. D’aucuns parlent d’un « hédonisme désenchanté ». Mais l’individualisme n’est pas un vice, c’est plutôt un signe de maturité, d’indépendance, d’autonomie. L’individu adulte est souverain par rapport à sa propre vie.
L’ÈRE DE LA SOLIDARITÉ
C’est que l’être humain est un animal social. Je répète : social! Chacun prétendant « vivre sa vie » cherche tout de même à se lier à des complices, ceux-ci vivraient-ils à l’autre bout du monde : des personnes, qui partagent le même intérêt pour le ski ou la cuisine, le même goût en matière de musique ou d’humour, les mêmes frissons érotiques… ou les mêmes vues sur la vie après la mort. Dans ces dédales, chacun découvre sa meute et, avec elle, son « sens de la vie ». Le terme « collectif » est utilisé au Québec pour nommer un groupe qui s’est organisé plus ou moins spontanément pour défendre une idée ou un projet. On trouve ainsi le Collectif Castel en opéra, le Collectif Clio en histoire des femmes, le Collectif Forêt vivra, le Collectif Masculin contre le sexisme, le Collectif The User en informatique, ainsi de suite à l’infini. C’est ainsi, en travaillant en collectivité, que les milléniaux du Québec réussissent à mettre sur pieds des entreprises d’économie sociale, à produire les effets spéciaux rêvés par les réalisateurs de cinéma, à mettre au point l’avion de ligne CSeries Bombardier ou à réussir avec plein succès une première greffe de visage. Seul, on est capable de peu. Ensemble, on peut beaucoup. C’est ce que dit laconiquement le slogan des premiers syndicalistes qui ont lutté pour obtenir le respect, de meilleures conditions de travail et une juste rémunération : « L’union fait la force ». Le Québec francophone lui-même pourrait-il exister sans volonté commune? Comme le fait remarquer le politologue et activiste social Howard Zinn : « Nulle loi ne peut garantir la paix, la justice et l’égalité. Tout cela exige un combat permanent, des débats incessants impliquant l'ensemble des citoyen et un nombre infini d’organisations et de mouvements qui imposent leur pression sur tous les systèmes établis ».
Toutefois, si les projets consensuels se font rares, les rêves collectifs n’ont pas disparu.
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L’UNION FAIT LA FORCE
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CLAUDE COSSETTE
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UNE COLLECTIVITÉ AU CŒUR DES CITOYENS Depuis 1998, le Collectif pour un Québec sans pauvreté regroupe de nombreuses organisations de la province représentant ainsi des citoyens issus des milieux populaires, syndicalistes, féministes et étudiants, entre autres. Cette coalition d’organisations multiplie les actions quotidiennes pour lutter contre la pauvreté, tout en mettant la collectivité au cœur de leur combat. Virginie Larivière, porte-parole et responsable de l’organisation politique qu’est le Collectif pour un Québec sans pauvreté répond à une demande citoyenne dont l'objectif est la création et l’adoption de lois adaptées pour lutter contre la pauvreté et minimiser l’exclusion sociale au sein de la société. « Le Collectif pour un Québec sans pauvreté s’est donné le mandat d’être le chien de garde de ces orientations-là, de surveiller les décisions [qui sont prises par le gouvernement au fil de leur mandat] », a-t-elle expliqué. Depuis sa création, le collectif a acquis une certaine légitimité sur la question de la pauvreté, en plus de la collaboration avec d’autres organisations, comme le Front commun des personnes assistées sociales du Québec, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ou encore la protectrice du citoyen. POURQUOI UN COLLECTIF ? La nomination de collectif est naturelle pour Québec sans pauvreté. Ne serait-ce que par ses actions qui mettent le citoyen au-devant de la scène dans la poursuite de la mission : la lutte à la pauvreté, la défense des droits et la promotion de la justice sociale. Madame Larivière
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explique que le terme « Collectif » s’est intégré naturellement à l’organisation, considérant les différentes revendications qu’elle soutient et le fait qu'elle regroupe une trentaine d'organisations à travers la province. UN TRAVAIL À L’ANNÉE LONGUE L'organisation établie à Québec tente de travailler au quotidien en collaboration avec les parlementaires, afin de faire avancer plusieurs dossiers importants dont l'élimination de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Les actions du Collectif visent à sensibiliser autant les citoyens que les politiciens. Virginie Larivière insiste sur le fait qu’il est nécessaire d’établir une relation de longue durée avec le gouvernement pour réussir, petit à petit, à améliorer certaines conditions. D’ailleurs, l’ensemble des organisations qui forgent le Collectif pour un Québec sans pauvreté s’attarde à faire de même dans leur région respective et à leur échelle. Les impacts ainsi que les différents changements et évolutions qui découlent de leurs actions, notamment dans les discussions au gouvernement se reflètent sur l’ensemble de la société québécoise. L’objectif est vraiment de changer les choses à leur niveau, afin de rendre le quotidien de nombreux citoyens plus simple. Leur revendication principale est de pousser les différents élus et gouvernements à transformer et à améliorer leurs politiques publiques afin de réussir à éliminer la pauvreté, de réduire les inégalités socioéconomiques et de contrer
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les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté. En effet, la porte-parole concède que l’élimination des préjugés est un combat constant, non seulement auprès des organisations politiques, mais également auprès des citoyens. « On tente d’apporter des améliorations concrètes et on sait exactement où les améliorations peuvent être apportées, donc on essaie de mettre la lumière sur les [manques] du programme. C’est ce genre de dialogue là qu’on a avec le gouvernement », explique madame Larivière qui ne cesse de prôner la collaboration active avec les différentes instances politiques qui apportent de nouvelles lois et de nouvelles améliorations dans le système, pour répondre à la mission principale de l’organisation. Le Collectif mène plusieurs campagnes, et ce, tout au long de l’année afin de permettre l’avancée de plusieurs dossiers, dont celui du seuil tolérable du salaire minimum. Actuellement, en raison d’un nouveau projet de loi déposé en 2018, le gouvernement canadien désire utiliser la Mesure du panier de consommation (MPC) comme seuil officiel de la pauvreté au Canada. De son côté, le Collectif mène une campagne pour faire savoir au gouvernement que « couverture des besoins de base » et « sortie de la pauvreté » ne sont pas synonymes. Pour plus de détails concernant les différentes campagnes de l’organisation et les formations qu'elle offre, consultez : http://www.pauvrete.qc.ca/ MALIKA SCHNEIDER
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CE QUI NOUS UNIT ! Un match de football universitaire peut attirer une foule de plus de 15 000 personnes. Comment expliquer un tel rassemblement, notamment lors des journées froides de novembre ? Cette foule est unie par les mêmes valeurs, les mêmes normes. Voilà ce qui définit le collectif. VALEURS ET NORMES En sociologie, cet ensemble de valeurs et de normes communes se nomme code social. « C’est le code qui fixe l’appartenance au groupe », souligne Patrice Boissonneault, sociologue, qui poursuit « quand tu maîtrises le code, t’appartiens à la collectivité », ajoute-t-il. Autrement dit, le collectif désigne des actions qui unissent les gens à travers des valeurs et des normes similaires. Par exemple, les étudiants-athlètes s’affichent avec les couleurs de leur équipe. Pour l’Université Laval, c’est le Rouge et Or. Ces codes sont maîtrisés par ceux-ci. Dans le sport collectif, les étudiants-athlètes sont honorés de faire partie de l’équipe, ils font partie du groupe. En portant ces couleurs, ils éprouvent un sentiment d’appartenance envers l’organisation. Ils font partie de la collectivité.
une contre-culture. Ceux-ci manifestaient contre l’augmentation des frais de scolarité. En manifestant, ils se sont créé un groupe d’étudiants. Avec leurs grèves, ils exprimaient leurs valeurs. Ils tentaient de modifier le collectif. COLLECTIF ET INDIVIDUALISME Le collectif influence également les choix individuels. « Les déterministes collectifs fixent les options disponibles », mentionne Patrice Boissonneault. Et ce, même sans que l’individu s’en rende compte. Le système de gestion des déchets est un bon exemple : nous avons tous des poubelles à la maison que nous sortons lorsqu’elles sont pleines. Le déterminisme collectif affecte aussi notre façon d’agir face à des problèmes sociaux, comme la délinquance ou le suicide. La réponse collective à ces problèmes peut se manifester individuellement par des dons, ou en groupe, par la créa-
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tion d’organismes pour venir en aide aux individus qui vivent ces situations difficiles. Seuls, nous ne pouvons pas empêcher ces problèmes sociaux, mais en société nous pouvons favoriser la mise en place de mesures adaptées et de moments de réflexion propices à trouver des solutions. C’est la puissance d’un collectif. L’événement la Nuit solidaire à la rue est un bel exemple : un problème social abordé en collectif. Les gens se rassemblent autour d’une cause, soit de soutenir les sans-abri. Ils suivent des valeurs, comme la solidarité et le partage. Plusieurs organismes sont présents sur place pour contribuer à la cause. Ensemble, ils forment un collectif. Le collectif peut avoir plusieurs définitions. Mais, la définition qui le représente le mieux c’est : ce qui nous unit, nous rassemble. CHLOÉ LEMON
Les carrés rouges, en 2012, étaient un collectif même s’ils désignaient
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© Antoine Godbout
La culture fait partie du code. Les étudiants ont une culture propre à eux. Ils misent sur la réussite, la performance et l’excellence. Ce sont des valeurs qui font d’eux un groupe. Ils forment une collectivité. Ils doivent également suivre les normes de l’université. Ils doivent assister à leurs cours aux heures mentionnées, faire leurs examens au lieu déterminé et autres.
Nuit solidaire à la rue, octobre 2018. Une foule qui se réunit pour apprivoiser un code!
LA QUÊTE
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LAISSER LA PAROLE AUX ŒUVRES D’ART Couramment utilisée dans le domaine artistique, l’appellation « collectif » réfère à un groupe d’artistes travaillant ensemble à des œuvres communes. En 1996, Jasmin Bilodeau (B), Sébastien Giguère (G) et Nicolas Laverdière (L) ont créé bgl, Collectif d’art contemporain québécois qui expose partout dans le monde ses œuvres humoristiques, étranges, dénonciatrices, souvent associées à l’art engagé. Le trio, pour qui le moteur du processus de création est l’art, non la cause, explique sa démarche à La Quête. Pourquoi créez-vous ensemble?
génial dans notre métier, c’est qu’il y a encore de la place pour l’irrationnel, pour des projets un peu inexplicables et insaisissables. Et il faut que ça existe ça. S’il fallait que tout s’explique tout le temps… B : On laisse des signes aux gens qui vont ensuite y voir un message particulier. Par exemple, on a créé un carrousel avec des clôtures de sécurité et des paniers d’épicerie. On a donc fait du détournement d’objets, mais ce n’est pas nous qui faisons l’interprétation. Une autre fois, on a fait sortir des billets de banque d’un élévateur à 30 pieds dans les airs. Ça faisait de
B : Ensemble, c’est un peu comme le pingpong. On se renvoie la balle. On commence à jouer avec la matière et plus on est de mains, plus il y a d’interventions. Et l’idée première évolue, ça devient plus riche. L : Souvent, la création crée une écoute distorsionnée. Ce que chacun entend amène la proposition ailleurs, ce qui enrichit les projets. Votre art est souvent décrit comme provocateur. Quel est l’objectif derrière votre œuvre? L : Quand on était étudiants, parfois on sortait des expositions et on bâillait. On se disait qu’il ne faudrait pas que l’on fasse ça. Mais nous n’avons pas l’idée de choquer. Plus de générer un enthousiasme ou de provoquer une surprise. C’est toujours du soft choc. Mais il n’y a pas toujours une explication ou un objectif. Ce qui est FÉVRIER 2019
Perdu dans la nature : La Voiture. bgl 1998.
l’argent qui tombe du ciel. C’est irrationnel et c’est beau. Nous on l’a fait, mais qu’est-ce que ça veut dire? C’est les gens qui regardent ça qui doivent y trouver du sens et l’interpréter. G : L’art transporte un message et c’est un témoignage d’une époque.
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anecdotes qui font que notre imaginaire est peuplé de choses atypiques, surprenantes. G : On voudrait tous être de bons peintres ou de bons sculpteurs, mais finalement on est trois bons « bizouneurs ». On utilise souvent des travers de la société, des choses qu’on trouve étranges. C’est une sorte d’engagement que de rire, avec l’art, de choses complètement loufoques. On souligne l’absurdité. L : On est trois cerveaux, donc trois personnalités. Parce qu’on a parfois peu de moyens, ça amène aussi une inventivité. Des fois le concept est super simple, n’importe qui pourrait le faire. Mais c’est tout l’amour porté à la création, tout le labeur, qui a une valeur. © courtoisie_bgl Collectif.jpg
L : Ce qui nous unit, c’est le jeu. À trois, on joue beaucoup plus. C’est un des rares métiers où il y a encore une liberté assez folle. Il nous est toujours possible d’avoir un engagement pour la folie et les trucs étranges.
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Vous travaillez officiellement ensemble depuis 1996. Est-ce que vous avez parfois de la difficulté à vous renouveler?
L : On a souvent une pratique qui s’inspire de l’invitation. Par exemple, si on nous invite aux Jardins de Métis, la proposition sera inspirée de l’endroit et ça nous impose de nous renouveler. Mais nous trois, ce qui nous anime, c’est d’essayer des nouvelles choses.
B : Les œuvres, ça participe à comment les gens voient la vie, la société. Parfois, quand on voit des œuvres pour la première fois, on n’y est pas disponible. On n’a pas toujours la perspective sur l’objet au moment où on le voit, mais c’est par la suite qu’il peut entraîner une réflexion.
G : Parfois les défis sont différents. On a des contraintes de création et ça peut prendre plus de temps. Chaque projet est différent. C’est sûr que l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous. Des fois, deux des trois sont endormis, mais il y en a un qui a la petite chandelle et les autres embarquent.
Quel est votre processus de création? Comment les idées émergent-elles?
CAMILLE TREMBLAYANTOINE
B : On part souvent à partir de petites LA QUÊTE
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© Courtoisie : Madeleine Aubin
POUR MON AMI SIMON
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QUAND LE COLLECTIF SE CONJUGUE AU « JE » Le collectif d’un peuple peut se définir comme l’ensemble des valeurs, coutumes, mœurs et principe idéologique qui l’unissent. Ce collectif se met au diapason quand, en tant que société, on décide de progresser en suivant les mêmes directions, sans perdre notre identité. Les difficultés du collectif surviennent quand le bien être du « Nous » empiète sur la quiétude du « Je » et lorsque, par exemple, nous devons prendre des décisions concernant notre économie tout en tenant compte de la sauvegarde de notre environnement.
3 milliards de dollars, illustre de façon probante la manière dont parfois, le diable est dans les détails. À titre d’exemple, à peine le tracé du tramway déposé, des citoyens se mobilisent contre ce dernier pour en faire changer le tracé, question de décibels. En bref, oui au tramway mais pas dans ma cour.
Dans les premiers mois de 2018, le maire Régis Labeaume nous a présenté son projet de mobilité durable : un réseau de transport multimodal qui sera mobilisé autour d’un tramway. Ce projet ambitieux, évalué à plus de
Tout à fait conscient que le projet du tramway présente de nombreuses variables complexes, l’idée ici est de démontrer comment parfois des projets collectifs rencontrent une certaine résistance.
Certes, oui à un projet qui améliorera la mobilité, l’accès au transport en commun, le développement de certains quartiers, la création d’emplois et la réduction des gaz à effet de serre, mais uniquement si mon « Je » en n’est pas importuné.
La cloche de l’environnement résonne dans le collectif québécois
© Chacri de_shutterstock
Le 8 octobre 2018, à peine une semaine après les élections provinciales, le rapport du Groupe d’expert intergouvernementale sur l’évolution du climat (GIEC) tombe comme une guillotine. Les conclusions catastrophiques sur l’état de l’environnement mondial nous urgent d’agir maintenant, la récréation est finie.
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Si on conjugue économie et environnement, on obtient du développement durable. C’est dans cette avenue que réside la prospérité économique de concert avec LA QUÊTE
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la protection de notre écosystème québécois. Le baromètre de l’acceptabilité sociale est de plus en plus critique envers les projets pétroliers qui impliquent des pipelines ou des gazoducs. En tant que collectif, nous devons nous assurer que ces projets sont réalisés en tenant compte de leurs impacts sur les communautés autochtones, sur notre écosystème et sur nos lacs et rivières. Le développement économique d’un transport efficient, à travers notre province, de gaz naturel et de la liquéfaction de ce dernier pour les marchés européens est un projet à envisager. C’est, par contre, notre devoir collectif de nous assurer que nos élus ne tergiversent pas à l’égard de nos préoccupations environnementales dans l’optique de prioriser les revenus au détriment de notre patrimoine environnemental. Le temps des vagues volontés et des promesses coquilles pour se faire élire ou pour satisfaire les exigences d’actionnaires est révolu. La fenêtre d’opportunité environnementale est maintenant, ou plutôt hier. Inspirons-nous de la culture autochtone et enorgueillissons-nous de nos forêts, de nos lacs et rivières, de notre écosystème, de la préservation de notre patrimoine environnemental. Pour avancer en tant que société il est primordial d’avoir un discours collectif qui nous permettra non seulement de préserver les valeurs de notre culture, mais aussi de la faire prévaloir par nos élus. SÉBASTIEN AGOSTINI-CAYER
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VALENTINE PIQUE UNE CRISE
Valentine n’en peut plus d’entendre formuler des vœux de santé, de bonheur et d’amour éternelle et répéter par tout le monde les mêmes promesses et bonnes intentions pour réaliser, finalement, que les mots qu’on lui sert ne sont que ça, des mots.
“super-cliniques” et tous les “super-machins” si les gens ne peuvent pas être soignés de façon adéquate et quand ils en ont besoin? On trouve des milliards pour se promener dans l’espace, mais pour prendre soin des humains on compte les cennes noires! »
Ça n’a rien à voir avec les frustrations d’une fille qui n’a jamais fêté la Saint-Valentin en espérant recevoir une carte d’un mystérieux admirateur. La colère de Valentine ressemblerait plutôt à celle de plusieurs Français en révolte, les gilets jaunes. Pour elle, tout commence quand elle apprend qu’un des grands hôpitaux de Québec a suspendu ses services de soins palliatifs en clinique externe à cause d’un « manque d’effectifs médicaux » attribuable aux règles gouvernementales sur les orientations des nouveaux médecins.
Difficile à contredire. Aucune communauté humaine n’est à l’abri de la bêtise à court terme. Les informations quotidiennes débordent de leur récit. En plus des drames d’ici, on découvre ceux d’ailleurs, ceux de gens qui abandonnent tout pour sauver leur peau, comme ces rescapés des guerres arabes qui attendent aux portes de l’Europe, ou ces Africains qui traversent la Méditerranée pour échapper à la misère. Plus près de nous, des latinos d’Amérique centrale viennent se cogner le nez contre un mur dressé par les États-Unis...
Et tout ça arrive après des mois d’une campagne émotive menée pour obtenir le droit à l’aide médicale à mourir dans la dignité. Deux des proches de Valentine ont pu, par le passé, obtenir des soins palliatifs et elle considère donc que la procédure relève justement de ce droit de partir dans la dignité.
Valentine, elle, veut encore s’informer, mais bien des gens évitent les informations dans quelque média que ce soit. Ils ne veulent rien savoir du malheur des autres. Ils se sentent impuissants et démunis et ne croient plus aux discours sur les pouvoirs du peuple et de la démocratie. Même si parfois, ils accordent le bénéfice du doute, pour un temps, à qui fait les plus belles promesses de changement, de vie meilleure et de solidarité.
Rien dans les explications données par les autorités responsables n’a pu la convaincre que la décision de l’hôpital n’était pas une insulte à la plus élémentaire des logiques. « Pendant ce temps-là, “ils” nous radotent que le plus grand désir des gens, les plus âgés surtout, est de mourir chez eux entourés de leurs proches. Et sans souffrir! Moi je demande à quand les petits biscuits comme dans le film Soylent Green? » Au cas où vous n’auriez pas vu ce vieux film sorti en 1973 avec Charlton Heston et Edward J. Robinson, il est tiré d’un roman dont l’action se passe en 2022... dans un monde qui a épuisé ses ressources naturelles, où les gens « partent » en douceur en mangeant un biscuit. L’on découvrira plus tard qu’il est fabriqué à partir de protéines tirées de cadavres humains. En anglais, le roman avait pour titre Make Room ce qui peut se traduire par « Faites de la place! » Pour Valentine comme pour bien d’autres, l’optimisme devient difficile quand la logistique bureaucratique économique prévaut sur les valeurs humanistes d’une société. « À quoi servent les “super-hôpitaux”, les
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Au nom de la solidarité sociale, l’an dernier, le gouvernement britannique s’est doté d’un ministère de la Solitude. Histoire de laisser croire aux neuf millions d’isolés sociaux recensés dans ce pays que leur gouvernement s’occupait d’eux. La ministre du Sport et de la Société civile a hérité du mandat et a décidé de « commissionner » un groupe d’étude sur les moyens à prendre. On lui suggérera peut-être d’envoyer une jolie carte aux personnes seules du royaume pour la St-Valentin... Mais demandons-nous : d’où vient cette idée d’attendre des gouvernements qu’ils corrigent ce qui ne marche pas dans la société? La société, c’est chacun de nous, c’est Valentine et ses indignations, c’est aussi celui qui ne veut rien savoir. Nous vivons encore dans une démocratie où chacun a le droit et le devoir de s’exprimer. Et nous disposons de moyens incroyables pour le faire. Qu’est-ce qu’on attend? Pas besoin d’une veste jaune pour agir.
LA QUÊTE
MARTINE CORRIVAULT FÉVRIER 2019
POUR UN COLLECTIVISME ÉCOLOGIQUE ET D UNE ÉDUCATION POPULAIRE COLLECTIVE L’espèce humaine, l’une des plus populeuses sur Terre, est l’unique espèce pourvue de la raison et d’une conscience d’elle-même. Elle est différente des autres « par la puissance de ses facultés mentales », argue Darwin. Néanmoins, dans sa quête de plaisir outrancière, elle entretient une relation malsaine avec son environnement : violence envers les autres animaux, les végétaux, les eaux et le climat. Depuis la Révolution industrielle, l’homme puise les ressources planétaires.
Dans un document réunissant plus de 6 000 sources scientifiques, 91 experts étudient les causes de la perturbation des paramètres climatiques. L’extraction d’énergies fossiles, la production excessive de dioxyde de carbone, la déforestation massive (l’urbanisation, l’agriculture intensive, l’utilisation de pesticides, la destruction des sols, etc.), l’augmentation excessive de la production bovine et porcine, la production de déchets toxiques ou non, et la mauvaise gestion de ceux-ci sont, entre autres, pointées du doigt.
L’accroissement démographique et l’acti vité humaine posent maintenant problème. Avec l’aide de la technique, l’humain s’est arraché à la nature allant jusqu’à la mépriser et la soumettre à sa volonté. Les dernières générations ont affirmé leur autorité sur la nature d’une manière violente. Dominique Janicaud, dans Puissance du rationnel, dit que l’on a « ébranlé les équilibres écologiques et ethnologiques immémoriaux ».
POURQUOI CONSENTIR UNE TELLE VIOLENCE ?
L’homme « s’imagine au-dessus de la nature […], nous ne lâchons aucun de nos avantages personnels pour sauver notre Terre ». C’est avec de tels mots qu’Yves Paccalet, dans L’Humanité disparaîtra, bon débarras, dépeint la relation de l’humain avec son environnement. À juste titre, le rapport livré, cet automne, par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) témoigne bien de cette violence qui caractérise l’humain.
Le capitalisme engendre, selon le philosophe français Gilles Deleuze, des mortels « sans objet ». Par contre, il ne serait guère une entreprise fructueuse de condamner uniquement ce système pour expliquer les dissonances qui rongent certains sujets. Or, « la véritable souffrance de l’homme réside au sein même de sa constitution », indique Félix Valois, étudiant en psycho-éducation et intervenant psychosocial à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ce dernier explique que l’individu, par sa constitution, a lui-même conçu un tout nouveau contexte social et culturel corrosif : « le paradigme narcissique ». En effet, mentionne-t-il, plusieurs « deviennent de plus en plus individualistes, imbus et isolés des autres […], les idéaux de la culture deviennent donc l’étendard idéologique de la tendance actuelle au néolibéralisme, et ce, à l’échelle mondiale ».
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« Ce faisant, insiste M. Valois, avec la montée de l’incertitude économique de la classe moyenne comme peau de chagrin, certains perdent foi aux discours des dirigeants et à la science ». Une paranoïa succède au paradigme narcissique par un mépris « des faits officiels et une propension à l’interprétation du fait mondial au point de créer une diversité inouïe de versions de la même actualité ». Cette tendance à l’interprétation subjective des faits objectifs est — ce que désigne Éric Gagnon, étudiant à la maîtrise en philosophie à l’Université
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LA QUÊTE
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Laval — la « post-vérité ». Les « sentiments ou les émotions exercent maintenant une influence plus importante que les faits objectifs dans la formation de l’opinion », indique-t-il. Le renouveau passe par la communauté d’hommes. Les prochaines années « sont parmi les plus importantes de notre histoire », affirme Debra Roberts. Les mots de la coprésidente d’un des groupes de travail du GIEC sont loin d’être anecdotiques. Ils font appel à un changement considérable des modes de vie et des politiques afin d’atteindre les objectifs fixés par les experts. Sur le plan régional, on doit s’initier à l’éducation populaire. Si « toute démocratie dépend de la qualité de la formation des citoyens, de leur jugement », comme l’entend Thomas de Koninck, il est nécessaire de « faire participer les jeunes esprits […] aux arguments en présence au cœur des grandes querelles scientifiques de l’heure ». Débusquer le faux, « éveiller […] la passion de connaître » et « maintenir une fraîcheur dans la connaissance traitée » sont le leitmotiv du professeur émérite en philosophie de l’Université Laval. À l’échelle mondiale, seul un collectivisme écologique pourra offrir une piste de solution vertueuse. De par leur réticence aux travaux scientifiques et leurs inactions flagrantes quant aux dangers des conséquences climatiques, certains législateurs néolibéraux ont exhibé leurs prédilections à défendre les capitaux, les profits et de facto les alliances avec les grandes corporatives privées. Le collectivisme écologique pourra donner la gestion des moyens d’action à des entités pour organiser le nouveau monde : des associations communément élues ou un supra-État constitué d’associations impartiales. L’édification de telles associations pourrait se faire, entre autres, par le rassemblement de citoyens ayant une vision commune du monde, des législateurs nationaux et des groupes d’experts. En somme, si le capitalisme dissout la responsabilité de l’homme et ne l’amène guère à bien gérer les ressources, un collectif écologique donne, lui, la responsabilité et la légitimité du pouvoir à la collectivité. PIERRE-OLIVIER FOURNIER
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BURN-OUT ET DÉPRESSION
SE RÉINSÉRER PROFESSIONNELLEMENT D
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De plus en plus de personnes souffrent épisodiquement de problèmes de santé mentale, comme la dépression et l’épuisement professionnel : c’est la maladie du 21e siècle ! Ainsi, de nombreuses entreprises se sont développées pour tenter d’aider ces personnes dans leur réinsertion à la fois professionnelle et sociale. Leur objectif est de fournir un accompagnement privilégié qui s’adapte réellement aux besoins de la personne. C’est le cas de l’entreprise ÉquiTravail de la ville de Québec qui utilise une expertise professionnelle pour accompagner, entre autres, des personnes souffrant d’un épisode de santé mentale. Un cheminement qui peut s’avérer certes compliqué, mais pas impossible à faire. « Nous offrons un service d’aide à l’emploi pour aider les personnes à s’insérer dans le marché du travail », explique André Parent, directeur des services cliniques d’ÉquiTravail. « Nous allons accompagner la personne et l’aider dans son intégration pour lui permettre d’obtenir un maintien par la suite de son emploi. » Outre la volonté d’une réinsertion en milieu professionnel, c’est réellement l’humain qui est pris en compte par un accompagnement spécifique propre à chaque cas en fonction de ses attentes. « Chaque individu qui vient à ÉquiTravail doit remplir une grille de référence qui va permettre d’effectuer un diagnostic avec les forces et les limites, les besoins particuliers ou autres de cette personne. Pour nous, c’est notre outil
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Vous êtes assis, seul, dans une chambre. La neige caresse doucement votre fenêtre et vous entendez le souffle du vent au loin. Pourtant, vous ne bougez pas. Vous n’en avez pas envie. Le regard vide, mais l’esprit débordé de pensées néfastes qui vous préoccupent de plus en plus. Je n’ai plus de travail, comment en retrouver un? Vais-je y arriver? Comment y parvenir? Qui pourrait bien m’aider? Suis-je seul? La réponse est non!
André Parent est fier d’offrir des services d’entraide et de réinsertion.
de travail pour être en mesure de bien comprendre la réalité de la personne », précise M. Parent. En collaboration avec des médecins et des psychologues, l’équipe d’ÉquiTravail tente donc de comprendre chacun et de cibler ses besoins afin de lui permettre une réinsertion adaptée. Une façon simple d’aider la personne tout en lui permettant d’avoir un regard objectif sur sa situation. « Il faut comprendre ce qui s’est passé dans la vie de cette personne et identifier les éléments qui l’ont menée à se retrouver ici. Il faut s’adapter à sa réalité. Pour un problème, il peut y avoir des dizaines de solutions, c’est voir comment appliquer ces solutions-là et de quelle manière les rendre possibles. Le secret est simple pour réussir, c’est l’ouverture d’esprit, la communication et surtout la bienveillance. » Une fois le problème et les volontés de la personne ciblés, ÉquiTravail définit avec elle une stratégie de réinsertion comme une adaptation du temps de travail ou encore, une entente avec l’employeur pour retour progressif. Cette intervention directe auprès de l’employeur constitue un net avantage. « Si la personne veut qu’on soit impliqué auprès de l’employeur, on va définir une stratégie particulière et voir quels sont les moyens dont on dispose.
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Que doit-on mettre en place pour éviter que les problèmes se reproduisent à nouveau ? Comment permettre une stabilité ? » De fait, c’est toute une petite fourmilière qui va graviter autour de la personne pour la préparer à prendre le chemin du rétablissement et éviter les rechutes. Cette organisation méticuleuse permet aux membres d’ÉquiTravail comme André Parent de redonner le sourire à des personnes qui pensaient ne plus jamais le retrouver. « Notre centre est un service volontaire. À nous de voir par la suite que la personne a les outils pour changer sa perception vis-à-vis du stress et adopter un mode de vie plus sain. C’est avant tout un travail d’équipe. » M. Parent conclut l’entretien sur une note positive. « ÉquiTravail c’est de l’espoir, peu importe le diagnostic, oui c’est possible de travailler. Ce n’est pas la personne qui est handicapée, c’est l’environnement qui met en handicap la personne. Nous semons cet espoir-là et cette confiance en eux pour leur dire, oui c’est possible, nous allons vous guider et c’est vous qui allez dire la direction que vous souhaitez prendre en fonction de vos objectifs. » AMANDINE CARDONNET
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UN COLLECTIF DANS LA TÊTE Enfant, créer un collectif se résumait à se regrouper à trois ou quatre dans la classe, à découper des images dans des magazines et à les coller sur un carton en inventant une histoire où chacun mettait son grain de sel. Devenu adulte, le mot « COLLECTIF » a pris un autre sens : celui d’individus qui se regroupent pour faire valoir leur point de vue et défendre une cause commune qu’ils souhaitent améliorer. J’aime aborder la situation avec un regard plus personnel. Depuis ma psychose, le mot « COLLECTIF » signifie avant tout d’apprendre à gérer la collectivité qui se bouscule dans ma tête. Pas évident de cohabiter avec l’invincible fonçant tête baissée dans des situations hasardeuses, le vulnérable hypersensible qui se remet en question à chaque commentaire venu de l’extérieur et le colérique prêt à réagir au quart de tour à toute situation susceptible de le contrarier. Partager mon quotidien avec le téméraire qui se lance dans des actions dangereuses sans réfléchir, l’inspiré au souffle créateur, le dépressif qui voit tout en noir, le frustré éternellement insatisfait et le timoré aux prises avec sa prudence excessive n’est pas chose facile. Je ne vous parle même pas de l’obsessif compulsif, du frondeur ou de l’illuminé qui se bousculent aux portes de mon inconscient. Croyez-moi sur parole, ce « COLLECTIF » cacophonique avec lequel je dois composer au quotidien est tout le contraire de l’harmonie à laquelle aspire le sage en moi. Cette dissonance prend tout son sens lorsque vient le temps d’appréhender une décision. Trouver le juste équilibre, l’équité entre tous ces aspects de ma personnalité est une FÉVRIER 2019
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tâche qui nécessite toute mon énergie et mon attention lorsque je souhaite m’impliquer dans un groupe. Avant de m’inclure dans un processus consistant à faire évoluer une situation dans ma communauté, il me faut arriver à intégrer mon propre processus de résolution de conflits intérieurs qui autrement ne pourrait que nuire à long terme à mon action collective. L’image de moi diminuée lorsque j’étais au creux de la vague garde des cicatrices à fleur de peau. Je me dois de demeurer attentif aux signes qui me replongent vers le même gouffre. L’obligation de performer, la lourdeur de la tâche, le sentiment d’impuissance à changer les choses que génère le contexte social actuel deviennent autant de facteurs qui alimentent les vieux fantômes d’une vie que je tente de reconstruire avec moins de stress et de pressions extérieures. « Le véritable espoir est accompagné d’action; sinon il ne s’agit que d’un souhait » ~Hikam Je me suis investi personnellement dans différents groupes contre la stigmatisation et pour réduire les préjugés en santé mentale. J’ai pris conscience qu’un grand nombre de personnes abondent en ce sens. Chacun est préoccupé par la cause et s’investit au maximum. Malheureusement, ces regroupements sont trop souvent menacés d’extinction, car ils dépendent des subventions non récurrentes. Lorsqu’on est en situation de survie, il devient difficile de se préoccuper du voisin. Alors oui, je garde espoir pour un « COLLECTIF » à hauteur d’homme, mais je dis non à la surexploitation des ressources humaines qui le portent à bout de bras.
LA QUÊTE
Marc-Émile Vigneault
Je crois aussi qu’il est essentiel de bien se connaître et de croire en son plein potentiel pour se remettre en piste de façon proactive dans les causes qui nous tiennent à cœur. Nous passons tous par une étape de rétablissement où il devient nécessaire de retourner l’ascenseur pour aider ceux qui passent par où nous sommes passés, mais soyons vigilants; avant de semer l’espoir chez les autres, il est nécessaire de s’assurer que le nôtre n’est plus en péril. Je rêve d’un « COLLECTIF » qui supporte réellement la réintégration d’un membre qui a été fragilisé en lui permettant de croire en lui et en sa capacité de résilience, en le reconnaissant à sa pleine valeur dans une société plus axée sur l’humain que sur la performance. « Les espoirs constants attirent les circonstances et les événements correspondants » ~Normand Vincent Peale Simplement, MARC ÉMILE VIGNEAULT
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ASSAISONNEMENT POLITIQUE
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L’informatique est devenue l’outil indispensable pour propulser ses idées, en un temps très court, et atteindre des milliers de personnes. De là, il n’y a qu’un pas à franchir pour ppe B ou cha rd constituer un collectif assez fort pour contester les lois, imposer nos exigences, contester les conventions, envahir les rues pour s’exprimer. Dans un avenir assez rapproché, ces groupes seront de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, ces nombreux collectifs représentent une grande force sociale dont le poids fait pencher la balance. En un mot, la population prend le pouvoir sur le poids des dirigeants et des élus. Où est l’équilibre dans tout ça? C’est très simple il n’y en a pas. Ça demeure simplement un moyen pour faire bouger les choses. Le collectif par lui-même représente une force, et rien ne bouge sans le déploiement de celle-ci. : sie rtoi Cou
Collectif. Ce mot a commencé à être utilisé dans la langue française au XIVe siècle, il provient du latin « collectivus » (ramassé). En 1936, L’Académie française précise « Groupe de personnes réunies pour délibérer et prendre des décisions. »
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Avant le XIVe siècle les populations n’avaient pas ce pouvoir. Seuls les rois, les chefs, dirigeants ou autres avaient la main haute sur le peuple. Ce dernier, de son côté, n’avait qu’à se soumettre aux lois, désirs et ordres de son souverain et tout allait bien sachant que la royauté avait droit de vie ou de mort sur tous ses sujets. Mais depuis ces temps immémoriaux, bien des couronnes sont tombées. La démocratie a changé cette situation. On a beau honorer nos dirigeants, ceux-ci ne sont que des oiseaux de passage qu’une élection propulse sur le trône, et que souvent la suivante expulse. Promesses et idées de ces derniers divisent la population qui choisit ce qui fait son affaire. Le candidat ou la candidate doit respecter ses promesses, car son temps est court. Les promesses ou projets construits à même les taxes ou impôts des citoyens auront été vite oubliés et souvent démolis par d’autres qui leurs succéderont.
Par la formation de ces collectifs, des religions ont été fondées, des partis politiques ont vu le jour, des grandes compagnies ont pris naissance, de grands projets se sont développés. Tout ça grâce à des gens qui ont cru à ce qui mijotait dans leur cerveau, qui ont communiqué leurs idées à des personnes qui y ont cru également en adhérant à ce collectif pour développer, structurer, mettre en œuvre des buts et les concrétiser.
Est-ce mieux? Est-ce pire? Je ne saurais le dire, Rien de grand ne se réalise sans collectif. Et c’est malheureux. Car la population, PHILIPPE BOUCHARD Qui prend la décision fait partie d’un collectif politique. « Vox populi, vox Dei. » Avec l’augmentation de la population, il est très facile de rallier une énorme quantité de gens à ses idées, même les plus farfelues ou insolites.
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UN TRAVAIL D'ÉQUIPE AU SERVICE DE LA COLLECTIVITÉ Le 18 décembre dernier, j'ai été accueilli par Bill Noonan (BN), officier médias-prévention du Service de prévention contre les incendies à la Caserne 3. Il s'agit de la plus vieille caserne de Québec : ça fait 126 ans que des pompiers y travaillent, 24 heures sur 24, à un objectif commun. J'ai voulu en savoir plus. - Steeve Fournier Dion (SFD) : Combien y a-t-il de personnes à la caserne? - Capitaine Dominic Giguère (CDG) : Ici, c'est une caserne doublée avec deux équipes, chacune étant formée de 4 hommes à la pompe, 3 hommes à l’échelle et le chef. Donc, il y a toujours 8 pompiers en tout temps à la caserne. - SFD : Comment se déroule une journée de travail? -CDG : Les pompiers du quart de jour travaillent de 6 h 30 à 16 h 30 et ceux du quart de nuit, de 16 h 30 à 6 h 30. Un dimanche par mois, on travaille 24 heures de suite. Un pompier professionnel travaille 42 h par semaine, en 13 jours par mois. Pour combler tous les quarts, il y a 4 équipes différentes, appelées pelotons. En dehors des appels, on a de nombreux travaux à faire : entretien et nettoyage des véhicules, du matériel et de la caserne, pratique des manœuvres, inventaire du matériel, nettoyage des habits de combat, remplissage des bouteilles d’oxygène, etc. On doit aussi s'entraîner pour garder la forme. L'été, on fait de la prévention do-
miciliaire [vérification des détecteurs de fumée] et des plans d'intervention dans les bâtiments à haut risque (écoles, hôpitaux). On a aussi beaucoup de formations. Cet après-midi on en suit une sur les systèmes d’alarme. Comme capitaine de la caserne, je m’occupe aussi de l’entretien du bâtiment et de l'approvisionnement en produits domestiques. - SFD : Conduire le camion échelle à timonier à deux, c'est comment? - Lieutenant Michaud : Pour les gars du timonier, le travail d’équipe commence dès la sortie de la caserne. Ils utilisent des micros et des écouteurs. Le gars à l'avant décrit tout ce qu'il fait et voit (je vais passer là, tourner, poteau proche, véhicule à droite, etc.). Il doit tout décrire à son coéquipier, car il y a beaucoup d’angles morts avec ce véhicule de 53 pieds. - SFD : Dans le feu de l’action, c'est comment travailler en équipe? - CDG : Le plus important c'est de se soucier de sa propre sécurité et de la sécurité de ses confrères de travail et de se coordonner dans les tactiques d'intervention. - BN : Cela vaut aussi pour les différents partenaires comme Hydro-Québec, Gaz métro, les paramédics, la CroixRouge, etc. - CDG : Chaque pompier a son rôle et chaque rôle est important. Fontainier semble une tâche banale, mais le fon-
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tainier, c'est comme la poule au football. Même si tu as le meilleur quart arrière, si la poule ne lui met pas le ballon dans les mains, il n'y aura pas de toucher. On donne la fonction de fontainier aux recrues pour qu'elles apprennent à gérer leur stress. Plus un pompier gagne en expérience, mieux il gère son stress. - SFD : Même s’il s’agit de sortir une personne « amochée » d’un feu? - CDG : On est préparé à ça. En cas de syndrome post-traumatique, il y a un programme d’aide aux employés. Toutefois, on a l’avantage de vivre en groupe, tant à la caserne qu’à l’aire de vie. Quand tu vis 168 heures par mois avec tes collègues, c'est comme une soupape naturelle : on évacue beaucoup ensemble et on est tissé serré. - SFD :Est-ce que c’est toujours facile de travailler en équipe? - CDG : En général, ca va très bien. Avant de devenir pompiers, les gars ont souvent fait des sports d'équipe. Nos gens ont les aptitudes pour travailler ensemble et ont de l’empathie pour leurs coéquipiers. À la caserne, on a du plaisir ensemble. Quand la cloche sonne, on ne fait qu’un et on donne notre 100 %. - BN : Et puis on partage tous le même but : fournir le meilleur service! STEEVE FOURNIER-DION
Bénévolat dans la collectivité En décembre 2018, les employés du Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec (SPCIQ) ont remis près de 20 000 $ en cadeau, principalement des jouets neufs, à des enfants moins nantis lors de l'activité l'Arbre de Noël des pompiers. Cette activité est rendue possible grâce aux dons des pompiers et de leur implication bénévole dans l'organisation de l'événement. De plus, la chorale de pompiers va chanter pour les personnes âgées.
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LE JEULE DE LA QUÊTE JEU DE LA QUÊTE PAR JACQUES CARL MORIN par Jacques Carl Morin
CE JEU CONSISTE REMPLIR RANGÉES HORIZONTALES AINSI LES COLONNES ET 20 des Ce jeu consiste à Àremplir lesLES rangées horizontales ainsi que lesQUE colonnes 1 et 20 à 1l’aide À L’AIDE DES DÉFINITIONS, INDICES OU LETTRES MÉLANGÉES OU DÉJÀ INSCRITES. CHAQUE définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites. Chaque case grise représente une CASE GRISE UNE LETTRE EST À LA LA DERNIÈRE D’UN MOT ET lettre qui estREPRÉSENTE à la fois la dernière lettreQUI d’un mot etFOIS la première lettreLETTRE du suivant. LA PREMIÈRE LETTRE DU SUIVANT.
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10 Verticalement VERTICALEMENT :: 1Inauguration privée d’une exposition 1- Inauguration privée d’une exposition artistique.
5- Bouillant, emporté, fougueux (FUMILIPS). Elles habitent en Flandre. L’une des quatre saveurs éléartistique.mentaires. 6- Personne qui fait des tours d’adresse, des acrobaties en public (SQUIMALABTEN). Ensemble des électeurs.
20- Nutritionniste.
20- Nutritionniste. Horizontalement HORIZONTALEMENT :: 1- Règne opposé à animal et minéral. Donner auxDonner insti1Règne opposé à animal et minéral. tutions un caractère non religieux. Roi d’Angleterre, ditd’Angleterre, « cœur de lion ».dit « cœur de lion ».
7- Suit primo. Qui est plus long que large (GOONBL). Bill _____, cofondateur de Microsoft. Tracas, désaauxgrément. institutions un caractère non religieux.
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8- Perte du goût (AEEIUUGS). Énoncer une à une
les parties d’un tout. Mouvement bateau 2deuxième dans CÉGEP. Flétan du Groenland (ROUTTB). Industrie d’un flouée parsous Uber. 2- LeLe deuxième E dansECÉGEP. Flétan du Groenland l’effet du vent.
(ROUTTB). Industrie flouée par Uber.
3- Mammifère qui pousse des glapissements. Ancien nom de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. 9- Meurtre collectif planifié (EDGIONCE). « _____ 3- Mammifère qui pousse des glapissements. Ancien Lieu d’où il est difficile de sortir. mon cher Watson ». Point cardinal. nom de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. Lieu d’où
il est difficile de sortir.
10- Voir à demi (VOTREINER). 4- Nombre de côtés d’un ennéagone. Promesse solennelle de mariage.Remettre Désirà flot que quelque (NOFRULERE). Poisson au corps aplati en losange. 4- Nombre de côtés d’un ennéagone. Promesse chose s’accomplisse. solennelle de mariage. Désir que quelque chose s’accomplisse.
5- Bouillant, emporté, fougueux (FUMILIPS). Elles habitent en Flandre. L’une des quatre saveurs élémentaires.
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la langue dans sa poche « L’homme est le seul des animaux à croire à des dieux. » Platon, philosophe grec (424-347 avant J.-C.) « Les animaux ont été créés par Dieu pour donner aux hommes une impression de supériorité. » Philippe Bouvard, journaliste, humoriste et écrivain français (1929 SAVEZ-VOUS COMPTER? Des animaux et des hommes 1. Les animaux sont porteurs de traits souvent utilisés pour caractériser les hommes. Complétez la série : a) nu comme un ver
b) muet comme...
c) doux comme…
d) gai comme…
e) laid comme…
f) malin comme...
g) rusé comme…
h) fier comme…
i) têtu comme…
j) frisé comme… 2. « Tirer les marrons du feu » signifie tirer profit d’une situation donnée. Dans la fable de La Fontaine Le singe et le chat, qui du singe ou du chat tire les marrons du feu? 3. La Société de Québec pour Prévenir la Cruauté contre les Animaux, aujourd’hui connue sous le nom de Société protectrice des animaux de Québec (SPA), a été créée en : a. 1875 ; b. 1929 ; c. 1946. 4. Cerbère est le nom d’un animal mythologique ; cet animal est : a. un cheval ailé ; c. un monstre mi-homme mi-taureau. 5. Quel animal figure sur les pièces de monnaie canadienne : 5 cents?
25 cents?
b. un chien à trois têtes ;
1 dollar?
2 dollars?
6. Quelle expression, mettant en vedette un animal, signifie : a. Subir des affronts sans pouvoir protester b. Avertir d’un danger inexistant ou exagéré c. Ne pas se rendre à un rendez-vous d. Dire les choses telles qu’elles sont ©Antoine Godbout.
LA RUE DU MOIS Le boulevard Père-Lelièvre longe la rive nord de la rivière Saint-Charles dans le quartier DubergerLes Saules-Vanier. Autrefois appelé chemin de la Petite-Rivière, il reçut son nom actuel en 1964, en l’honneur du père oblat Victor Lelièvre, vicaire pendant plus de cinquante ans de la paroisse Saint-Sauveur du diocèse de Québec.
Victor Lelièvre (1876-1956) est né à Vitré, en Bretagne, dans une famille d’artisans pauvres et pieux. Dès l’âge de treize ans, il entre sur le marché du travail ; il occupe, sans goût ni aptitude, un emploi d’apprenti imprimeur. L’aide d’un bienfaiteur lui permet de rattraper son retard scolaire et d’entrer en 1896 au noviciat des Oblats de Marie-Immaculée ; il sera ordonné prêtre en 1902.
En 1903, le père Lelièvre est envoyé au Canada pour rejoindre la communauté des oblats responsable de la paroisse Saint-Sauveur, une paroisse ouvrière de plus de 13 000 âmes, marquée par la dévotion au Sacré-Cœur. L’arrivée du Père Lelièvre donne un souffle nouveau à cette dévotion. Entre autres initiatives, il organise l’heure sainte du premier vendredi du mois, crée l’heure sainte des ouvriers en tenue de travail, lance la procession au flambeau à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur, fonde la maison de retraite Jésus-Ouvrier, destinée particulièrement aux ouvriers de la basse-ville. HÉLÈNE HUOT
J’attends de vos nouvelles…
Pour dire son mot ou donner un autre son de cloche, rien de plus facile, écrivez à hhgodbout@gmail.com. Merci à vous ! Les réponses des jeux page 29.
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Apprendre de nos erreurs Durant le temps des Fêtes, j’ai écouté l’émission Hôtel impossible au canal Évasion. L’animateur Anthony Melchiorri, un sympathique et passionnant professionnel en gestion d’hôtels, fournit des conseils justes et efficaces aux hôteliers qui rencontrent des difficultés financières, administratives ou dans leurs services à la clientèle. Les hôteliers font plusieurs erreurs, mais M. Melchiorri ne les juge pas. Il leur donne de bons conseils pour régler leurs problèmes et le fait avec beaucoup de sincérité et d’empathie. Il a dit à un hôtelier, entre autres, cette phrase que j’ai beaucoup aimée : « Vous n’êtes pas une mauvaise personne, vous avez juste pris une mauvaise décision! ». Puis, fort de son expérience, il lui a suggéré les mesures nécessaires pour régler ses problèmes. Pour ma part, j’ai pris conscience avec humilité qu’il y a des professionnels qui peuvent nous aider quand nous avons des problèmes et qu’avec eux nous pouvons apprendre de nos erreurs. J’ai le bonheur de connaître une personne qui a la même attitude positive qu’ Anthony Melchiorri : c’est mon technicien en informatique. Il m’a appris à bien utiliser mon ordinateur. Au début, j’avais peur de faire des erreurs, de mal utiliser toutes les applications et j’avais des difficultés à utiliser mon ordi pour écrire mes textes pour notre magazine La Quête. Avec son enthousiasme et sa patience, j’ai appris, et j’apprends encore, à être autonome. De plus, j’ai la sécurité de savoir qu’il est toujours prêt à m’aider à corriger mes erreurs et à déboguer mon ordinateur. Quel que soit le genre de travail, d’activité scolaire, de projet artistique, culturel ou sportif qui nous intéresse et qui nous passionne, c’est merveilleux de savoir qu’il existe des personnes qualifiées. Des gens, des professeurs qui aiment enseigner avec enthousiasme et passion. J’aime ce dicton populaire : quand l’élève est prêt, le maître apparaît! Il s’agit de trouver le bon professeur, celui avec qui nous sommes à l’aise, qui ne nous prend pas de haut, mais trouve plaisir à nous rendre autonomes et créatifs. Oui, félicitons-nous de garder le cœur et l’esprit ouverts, de pouvoir nous entraider et partager nos compétences les uns avec les autres! Nous avons toujours à apprendre de nos erreurs qui sont en fait, des essais pour nous améliorer. Il suffit d’en connaître les techniques et les leçons pour pratiquer et être fiers de nos efforts et de nos créations. Christiane Voyer
Michel Yacoub
@ Neringa-Sidlauskaite on Unsplash
Conseiller en sécurité financière Conseiller en régimes d’assurances collectives Représentant autonome
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@ Benoit Gingras
Prise
Toi le grand slack Qui déambule dans nos rues As-tu mis la main sur la prise De nos fantasmes de l’église Mode de vie, pas un édifice Il emploie le courant du gouvernement As-tu payé l’Hydro au post office Se racole son savoir ouvertement Il sait travailler, comment s’y prendre Joue bien de ses cartes Vit le monde comme une joute à se pendre Mais ne sait pas se bat tre Ses ficelles, chose étrange Est une prise du câble Un radoub de semelles du diable Qui fait envie et il se range Dans la foulée tous azimuts Il revient à lui Je crois en lui Peut-être qu’on n’est pas de sales putes. Benoit Turbide
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Reggae Je l’ai rencontrée Loin de la cacophonie, Dans un bar d’harmonie Au Rising Sun, où fusait le reggae.
On s’aimait bien Je l’ai aimée de temps, un rien Mais quelques heureux jours, En amour, C’est peut-être ça le plus beau des toujours. Que n’ont cesse de chanter les artistes, les troubadours.
Elle était chatoyante, Elle était enivrante, Avec sa séduisante trentaine, Surtout quand elle parlait En chantant comme Motown Comme la nuit, le week-end Montréal downtown.
Paris et un voyage d’affaires nous ont séparés. Quand j’ai essayé, ma barmaid, de retrouver, Le Rising Sun avait brûlé, Elle s’était évaporée.
Elle avait une voix « bip-pop » rengaine, Elle n’était pas Jamaïcaine Elle n’était pas de souche africaine Elle était Montréalaise cosmopolite Barmaid, psychologue avec tout le mérite.
Un doux souvenir d’elle, j’ai conservé Malgré une petite larme versée Mais vite essuyée. Elle voulait les êtres humains heureux Seul, plusieurs ou deux.
© Petras Gagilas on flickr
Gaétan Duval
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Les premiers humains
nos gestes sont fuyants en quête de paysages forgés par le feu et la glace
comme les premiers humains qui traversèrent le continent nos gestes ont le poids inconcevable des glaciers j’écris pour voir mes pas lourds devenir de minces ruisseaux remplis d’ombre et de lumière et découvrir au passage, debout, comme un marin à la proue d’un bateau que nos gestes sont des mouvements de l’âme, dont les moindres replis donnent de vastes poèmes François Gagnon
Le câlin
© Matthew Henry from Burst
Ce sont de petites circonstances qui inspirent le poète
des malentendus des pas grand-chose Toutes ces erreurs fortuites et extérieures deviennent des occasions de créer Comme la fois où il perdit son portefeuille et que sa fille lui fit le câlin le plus important de sa vie François Gagnon
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La beauté La beauté arrive doucement Dans les pires torpeurs Le lait d’une larme goûte La nuit de la consolation Je consume l’étendue chaude et accueillante De la fraction de seconde Où s’aspire la sève d’un bouquet de patience À l’initiation au royaume du spectre de l’âge La reine du nid S’envole vers le midi de la culminante souplesse De l’embrasement du commencement d’un besoin de survie Au temps qui passe Je respire l’expérience de la cicatrisation!
© Benoit Gingras
Julie Bellemare
ensemble
POUR UN MONDE PLUS JUSTE scfp.qc.ca @SCFPQuebec
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SCFP-Québec SCFP-Québec
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La douceur de la nuit Cette nuit, je suis seul comme seule musique l'horloge et son tic-tac-tic mélancolie, mon seuil
Cette nuit, la paix m'envahit paix tant recherchée la lune, pleine de vie éclaire mes pensées Souvenirs d'un passé que je ne veux quitter car, espoir de demain détenu entre mes mains poings fermés et pieds liés ne pas m'en séparer compagnons chaque nuit et chaque jour qui le suit Silence comblant tous mes sens réfléchir aux zestes de désir Moi solitaire Lune solidaire discrète sur mon île déserte © Sarah Pflug from Burst
Rester là bien-être nostalgique magique parfait état Rencontre de solitude dans mes habitudes grand silence de la nuit l'horloge le dit Idées fraîches et claires comme la lune qui éclaire reflet pur chasse mes pensées impures Je suis seul à écouter La pendule me parler une seconde à la fois Dieu épaule ma foi Tout vient du Créateur sauf erreur nuit s'estompant aux petites heures mon silence, mon bonheur Richesse inestimable nuit sans son qui résonne sans personne ça peut paraître minable, mais de la nuit, je connais les attraits et je m'y plais Michel Bonnelly
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Collier De cuir de perles et de métal tu cours sur ma peau lisant de tes grains nacrés les chaleurs de mes instants comme enveloppe de satin des profondeurs de la mer, tu as capté les reflets
© RP_collier_snapwiresnaps_tumblr_com
au jour de soif, j’effleure ta douceur égrenant tes vestiges comme un chapelet de flots marins au soleil de musique, tu tangues sur les bleutés et les rosés et la perle noire s’est glissée sur le fil de tes arabesques quand s’envolera de mes entrailles le cheval sauvage jusqu’à l’écume d’une vague, tu toucheras la terre flottant à mon cou alors de femme tu me vêtiras d’ongles de cœur à cheveux sertis de beauté saline Renée Perron
LA QUÊTE EST DIFFUSÉE PAR TÉLÉPHONE VIA
Québec 418 627-8882 • Montréal 514 393-0103 • Ailleurs au Québec 1-877 393-0103
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Vivre en maison de chambres Pour les gens vivant seuls et avec peu de moyen, la chambre est souvent la seule option abordable pour se loger. Cependant, les personnes vivant en chambre se retrouvent très souvent dans des maisons insalubres, non sécuritaires et/ou dans un état lamentable (exiguïté des lieux, dysfonctionnement des équipements dans les aires communes, punaises de lit, moisissures, absence de détecteur de fumée, portes qui ne se verrouillent pas, etc.). Ainsi, les conditions de vie sont loin d’être de tout repos et les chambreurs voient leurs droits de locataires régulièrement lésés sans toujours avoir les connaissances ou les moyens pour les faire respecter. Pour cette raison, le Comité Maison de chambres de Québec a entrepris de créer des fiches informatives sur les droits, recours et responsabilités de ces personnes, par le biais du projet Ma chambre, mes droits. Ces fiches sont regroupées dans un cartable qui est distribué dans différents organismes communautaires et à des intervenants du réseau de la santé, le tout dans un langage clair et simple. Tout au long de la création des fiches, des experts de vécu ont travaillé avec nous pour s’assurer que le contenu reflète bien les besoins et la réalité des personnes vivant en chambre. Au cours des prochains mois, nous vous présenterons le contenu de plusieurs fiches afin de faire valoir que, même quand on habite en chambre, on a des droits!
La fiche du mois En février, nous mettons de l’avant des éléments présentés dans la fiche « Le bail ». Oui, oui, les gens vivant en chambre ont aussi un bail, même s’il est verbal!
Bail verbal : TES DROITS ET TES OBLIGATIONS Un bail verbal te donne les MÊMES DROITS et les MÊMES OBLIGATIONS qu’un bail écrit ! Exemple : Si tu loues une chambre au mois, sans bail écrit, tu peux quand même faire appel à la Régie du logement en cas de problème. EN CAS DE BAIL VERBAL, le propriétaire doit te donner un document qui s’appelle « Écrit obligatoire en cas de bail verbal ». Ce document contient le nom et l’adresse du propriétaire, ton nom, le montant du loyer et l’adresse de la chambre.
Le Comité Maison de chambres de Québec (CMCQ) est une table de concertation intersectorielle qui œuvre à l’amélioration des conditions de vie pour les personnes vivant en maison de chambres. Il est riche de la présence et de l’expertise de l’ensemble des partenaires avec qui il collabore, dont des chambreurs et anciens chambreurs, qui sont au cœur des prises de décisions et orientations du CMCQ depuis ses débuts.
190, rue St-Joseph Est, Québec, QC G1K 3A7 • Tél. : 418 522-4040
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Ressources Références communautaires Service d’information et de référence qui vous dirige vers les ressources des régions de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches et de la MRC de la Haute-Yamaska Tél. : 2-1-1 Aide sociale ADDS Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec Tél. : 418 525-4983 Aide aux femmes Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Formé pour vous épauler! 418 648-2190 ou le 1 888-881-7192 Centre femmes aux trois A Pour la réorganisations sociale 270, 5e rue, Québec Tél. : 418 529-2066 www.cf3a.ca Centre femmes d'aujourd'hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec Tél. : 418 651-4280 c.f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org Rose du Nord Regroupement des femmes sans emploi 418 622-2620 www.rosedunord.org Support familial Flocons d'espoir Écoute et aide matérielle pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4, Québec Tél. : 418 683-8799 ou 418 558-2939 flocons.espoir@videotron.ca Violence Info Sensibilisation, information et intervention pour contrer la violence conjugale. www.violenceinfo.com Alphabétisation Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec Tél. : 418 527-8267 info@alphabeille.com www.alphabeille.com Atout-lire 266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca Le Cœur à lire 177, 71e rue Est, Québec Tél. : 418 841-1042 info@lecoeuralire.com www.lecoeuralire.com Lis-moi tout Limoilou 798, 12e Rue, 1e étage, Québec Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com La Marée des mots 3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca membre.oricom.ca/lamareedesmots Centre de jour Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre 1001, 4e Avenue, Québec Tél. : 418 522-3301 Rendez-vous Centre-ville Centre de jour 525, rue St-François Est, Québec Tél. : 418 529-2222 Détresse psychologique Centre de crise de Québec Tél. : 418 688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com Centre de prévention du suicide 1310,1re Avenue, Québec Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca Tel-Aide Québec Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca
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Tel-Jeunes Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com Hébergement Maison de Lauberivière Pour hommes et femmes démunis ou itinérants 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org L'Armée du Salut et La maison Charlotte Hébergement hommes 14, côte du Palais, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 1 Hébergement femmes 5, rue Mc Mahon, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 2 armeedusalut.ca/quebec Maison Revivre Hébergement pour hommes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 maison.revivre@gmail.com maisonrevivre.weebly.com SQUAT Basse-Ville Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 521-4483 coordo@squatbv.com www.squatbv.com Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec Tél. : 418 666-3225 Résidence de Ste-Foy 3364, rue Rochambau, Québec Tél. : 418 652-9990 YWCA Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes (La Grande Marelle) Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca Réinsertion sociale Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org Fraternité de l'Épi Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est, Québec Tél. : 418 523-1731 Maison Dauphine Pour les jeunes de 12 à 24 ans 31, rue D’Auteuil, Québec Tél. : 418 694-9616 courrier@maisondauphine.org www.maisondauphine.org Réinsertion professionnelle À l'aube de l'emploi (Lauberivière) Formation en entretien ménager commercial /buanderie 401, rue St-Paul, Québec 418 694-9316 poste 248 alaubedelemploi@lauberiviere.org Recyclage Vanier Emploi et formation (manutentionnaire, aide-camionneur, préposé à l'entretien) 1095, rue Vincent-Massey, Québec tél.. : 418 527-8050 poste 234 www.recyclagevanier.com Prostitution
Tél. : 418 640-0915 www.caferencontre.org Maison de Lauberivière (Souper) 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 745, Honoré-Mercier, Québec Tél. : 418 692-1762 Santé mentale Centre Social de la Croix Blanche 960, rue Dessane, Québec Tél. : 418 683-3677 centresocialdelacroixblanche.org info@centresocialdelacroixblanche.org La Boussole Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca Centre Communautaire l'Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com Centre d’Entraide Émotions 3360, de La Pérade, suite 200, Québec Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org La Maison l'Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca Le Pavois 2380, avenue du Mont-Thabor, Québec Tél. : 418 627-9779 Téléc. : 418 627-2157 Le Verger 943, av. Chanoine-Scott, Québec Tél. : 418-657-2227 www.leverger.ca Ocean Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352 Intervention téléphonique Tél. : 418 522-3283 Parents-Espoir Soutien et accompagnement des parents 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167 Service d'Entraide l'Espoir 125, rue Racine, Québec Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca relaislachaumine.org Toxicomanie Al-Anon et Alateen Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca Amicale Alfa de Québec 75, rue des Épinettes, Québec Tél. : 418 647-1673 alphadequebecinc@videotron.ca
La Maison de Marthe 75, boul. Charest Est, CP 55004 Tél. : 418 523-1798 info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com
Point de Repères 225, rue Dorchester, Québec Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com
P.I.P.Q. Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec Tél. : 418 641.0168 pipq@qc.aira.com www.pipq.org
VIH-Sida
Soupe populaire Café rencontre Centre-Ville 796, rue St-Joseph Est, Québec (Déjeuner et dîner)
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MIELS-Québec Information et entraide dans la lutte contre le VIH-sida 625, avenue Chouinard, Québec Tél. : 418 649-1720 Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org
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Merci À TOUS NOS PRÉCIEUX PARTENAIRES ! PARTENAIRES OR • Centraide PARTENAIRES ARGENT • CKRL FM 89,1 • Les Impressions Stampa PARTENAIRES BRONZE • Audiothèque • Intermarché St-Jean • Service Harmonia • Syndicat canadien de la
fonction publique
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1. Ces caractères sont : C, D, I, L, M. V et X. 2. B. 3. C. 4. Les expressions sont : a) Trouver le temps long : Compter les heures b) Être considéré comme négligeable : Compter pour des prunes (ou du beurre) c) Généreusement, largement : Sans compter d) Ils sont peu nombreux : On peut les compter sur les doigts d’une main 5. C. Cette distance a été officialisée en 1921. 6. Expressions : des tours d’adresse, des chose acrobaties: Faire en public a) Aller6- etPersonne venirqui enfait attendant quelque les(SQUIMALABTEN). 100 pas Ensemble des électeurs. b) Être trop précis : Couper les cheveux en 4 7- Suit *primo*. Qui est plus long que large: (GOONBL). _____, cofondateur c) Compliquer les choses inutilement ChercherBill midi à 14 heuresde Microsoft. Tracas, désagrément. c) Se décider sans tergiverser : Ne faire ni une ni 2 8- Perte du goût (AEEIUUGS). Énoncer une à une les parties d’un tout. Mouvement d’un e) Partager équitablement bateau sous l’effet du vent. quelque chose : Couper la poire en 2 f) Faire9- beaucoup de bêtises : Faire les 400 coups Meurtre collectif planifié (EDGIONCE). « _____ mon cher Watson ». Point cardinal. 10- Voir à demi (VOTREINER). Remettre à flot (NOFRULERE). Poisson au corps aplati en losange.
7. Vrai.
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SOLUTION
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Perdre pour mieux retrouver Il faut perdre quelqu’un ou quelque chose pour mieux les apprécier lorsqu’on les retrouve, si on les retrouve. Il y a des pertes définitives. N’oublions pas qu’un jour, il y aura une fin sur Terre pour nous, pour ensuite aller je ne sais où, et personne n’a de temps à perdre. Depuis la mort de mon frère en 2003, j’ai tourné en rond, mais là le niaisage tire à sa fin. J’ai fait du temps pendant un mois, mais je ne peux pas dire que j’ai perdu mon temps, car j’ai réfléchi à ce qui est essentiel et important pour moi dans la vie. Ça a été productif. Je me suis fixé des objectifs à atteindre pour 2019 et je ne compte pas y déroger. Heureusement, la justice a été clémente avec moi et je n’ai pas de casier judiciaire, mais des conditions à respecter. J’ai compris la leçon. Ce qui m’a manqué le plus durant cette période est le calme, ma musique et mes vidéos, regarder des films et marcher librement dans la rue… Et non, pas ma famille, mes amis ou les femmes. Il faut croire que j’ai réglé mon problème de dépendance affective.
J’aimerais étudier l’espagnol, cette si belle langue afin de voyager plus aisément. Je vais étudier en psychologie du développement humain, à l’hiver 2019, afin de mieux me comprendre et de mieux comprendre les autres. Cela m’aidera à écrire mon livre autobiographique d’ici deux ans. Je vais travailler sur la route à mon compte très bientôt comme consultant en nouvelles technologies. Je ne lâche pas et je reste positif. Bref, tant qu’on a la santé et la liberté, tout est possible. LIFE I LOVE YOU!
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© Photo by Najib Kalil on Unsplash
Comprendre ses peurs, les accepter et les maîtriser est essentiel pour avoir du pouvoir sur notre vie. Il y en aura toujours des peurs, mais l’important c’est que les peurs fondamentales restent et que les peurs inutiles qui nous paralysent s’envolent. Pour ma part, comme j’ai déjà perdu gros, j’ai toujours cette crainte de perdre quelque chose de précieux, comme la santé, la maîtrise de ma vie ou ma liberté. Le paradoxe de la pensée est réel et nous avons parfois tendance à nous attirer des peurs, ce qu’on ne veut pas, évidemment. Nous sommes pleins de contradictions. FÉVRIER 2019
Hébergement
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Merci !
Au nom de toutes les personnes et de toutes les familles qui seront soutenues grâce à votre générosité, merci de contribuer au bien-être de votre équipe locale! Donnons à Centraide. centraide-quebec.com