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La_Quête_numéro 212_Mars 2019

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S.V.P. n’achetez qu’au camelot portant un­e carte d’identification. 2 $ sur le prix de vente va directement au camelot.

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Le magazine de rue de Québec Numéro 212 Mars 2019

Conception : Sandra Potvin


Centre femmes aux 3 A de Québec Pour la réorganisation sociale des femmes Accueil

Aide

Autonomie

270, 5e Rue, Québec (Québec) G1L 2R6 Téléphone : 418 529-2066 Télécopieur : 418 529-1938 reception@cf3a.ca

www.cf3a.ca

CKRL_Automne_2018_Quete.pdf

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CKRL 89,1 QUÉBEC

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PROGRAMMATION AUTOMNE-HIVER 2018-2019 CKRL891

WWW.CKRL.QC.CA


SOMMAIRE OSSIER © Kaique Rocha on www.lifeofpix

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CITOYEN 07

Comment participer à la démocratie?

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Citoyens de seconde zone?

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« Sans-papiers » : changer la culture avant les politiques

Un comité citoyen à quoi ça sert?

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Être juré : un devoir

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Le jeu de La Quête

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La langue dans sa poche

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Le Doc Mailloux

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Nouveaux arrivants

Rêver Je voudrais tant... Pour en finir avec ma comorbidité Prière d’insérer Mot de camelot Résistance muette Se faire démoder

© Archives Web

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JEUX

POUR LE PLAISIR DE LIRE

© Solidarité sans frontière

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LA QUÊTE

HRONIQUES

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Citoyen du monde ou d’ici ?

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Valentine citoyenne

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Le chant des blessures

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Citoyen

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PAGE COUVERTURE Conception, Sandra Potvin, Stampa

RÉALISER L’ESPOIR Camelots recherchés

L’Archipel d’Entraide, organisme à but non lucratif, vient en aide à des personnes qui, à un moment

donné Hey toi! de leur existence, sont exclues du marché du travail ou vivent en marge de la société. Ces laissés Tu as 18compte ans ou plus. pour cumulent différentes problématiques : santé mentale, itinérance, toxicomanie, pauvreté, Tu veux te faire quelques dollars? etc. Dans la foulée des moyens mis en place pour améliorer le sort des plus défavorisés, l’Archipel d’Entraide lance, en 1995, le magazine de rue La Quête. Par définition, un journal de rue est destiné personnes en difficulté, notamment des sans-abri. La Quête permet ainsi aux camelots de reprendre confiance en leurs capacités, de réaliser qu’à titre de travailleurs Pour plus d’informations autonomes ils peuvent assumer des responsabilités, améliorer leur quotidien, socialiser, bref, Appelle-nous au certain pouvoir sur leur vie. reprendre un Travaille à ton compte. Pas d’horaire. à la vente - surdelarue rue  par des Vends le magazine La!-Quête

418 649-9145 poste 33 Ou L’Archipel d’Entraide, composée d’une équipe d’intervenants expérimentés, offre également des Viens nous rencontrer au services d’accompagnement 190, rue St-Joseph Est (coin Caron)communautaire et d’hébergement de dépannage et de soutien dans la recherche logement par le biais de son service Accroche-Toit. Dans l’église d’un Jacques-Cartier

Depuis sa création, La Quête a redonné l’espoir à quelques centaines de camelots.

ÉDITEUR Archipel d’Entraide ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTRICE EN CHEF Francine Chatigny DIRECTRICE DE L’INFORMATION Valérie Gaudreau SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Isabelle Noël COLLABORATEUR À LA PRODUCTION Jean-Claude Picard CHRONIQUEURS Philippe Bouchard, Martine Corrivault, Claude Cossette et Gilles Simard

SUIVEZ-NOUS SUR

facebook.com/laquete.magazinederue et issuu.com/laquete/docs

UNE TRIBUNE POUR TOUS Envie de faire connaître votre opinion, de partager vos poésies, de témoigner de votre vécu. Nos pages vous sont grandes ouvertes. Envoyez-nous vos textes par courriel, par la poste ou même, venez nous les dicter directement à nos bureaux. Faites-nous parvenir votre texte (500 mots maximum) avant le 1er du mois pour parution dans l’édition suivante. La thématique de mai : Anxiété.

FAIRE DES SOUS EN DEVENANT CAMELOT

Les camelots récoltent 2 $ de profit sur chaque exemplaire vendu. Autonomes, ils travaillent selon leur propre horaire et dans leur quartier. Pour plus d’informations, communiquez avec Francine Chatigny au 418 649-9145 poste 31

Nous vous encourageons fortement à acheter La Quête directement à un camelot. Toutefois, si aucun d’eux ne dessert votre quartier, vous pouvez vous abonner et ainsi nous aider à maintenir la publication de l’unique magazine de rue de Québec.

JOURNALISTES Gabrielle Beaupré, Francine Chatigny, Adrien Cloutier, Chloé Lemon, et Camille Tremblay-Antoine AUTEURS Michel Boudreault, Gaétan Duval, Floriane, François Gagnon, Jean Pierre, Sylvain Rouillard, Bernard St-Onge et Christiane Voyer AUTEURS DES JEUX Hélène Huot et Jacques Carl Morin RÉVISEURS Benoit Arsenault et Véronique Hardy BÉDÉISTE Madeleine Aubin INFOGRAPHISTE Sandra Potvin IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc. 418 681-0284 COPYLEFT La Quête, Québec, Canada, 2014 Ce document est mis à votre disposition sous un droit d’auteur Creative Commons « Paternité Pas d'Utilisation commerciale - Pas de Modification 2.5 – Canada » qui, si ce n’est pas commercial, permet de l’utiliser et de le diffuser tout en protégeant l’intégralité de l’original et en mentionnant le nom des auteurs.

COUPON D’ABONNEMENT 10 PARUTIONS PAR ANNÉE Camelots recherchés

Nom: Adresse: Travaille à ton compte. Pas d’horaire. Ville: Vends le magazine de rue La Quête Code postal: Pour plus d’informations Appelle-nous au 418Date : 649-9145 poste 33

Abonnement régulier Abonnement de soutien Abonnement institutionnel

Hey toi! Tu as 18 ans ou plus. Tu veux te faire quelques dollars?

Ou Viens nous rencontrer au 190, rue St-Joseph Est (coin Caron) Dans l’église Jacques-Cartier

Téléphone: La Quête est appuyée financièrement par : Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI)

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Journal La Quête

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Financé par le gouvernement du Canada

LA QUÊTE

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M OT DE LA COORDO

CITOYEN Un citoyen a des droits et des obligations. Faire entendre sa voix auprès du gouvernement est l'un de ses droits que l'on exerce principalement au moment des élections. Toutefois, de nouvelles formes de consultations publiques ont été mises en place au cours des dernières années comme nous le rapporte Camille Tremblay-Antoine. Participer à un comité de citoyen s'avère un autre moyen de débattre des enjeux publics qui nous préoccupent. Gabrielle Beaupré s'est entretenue avec Nicol Tremblay, le président du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur, pour en savoir davantage sur le rôle et le pouvoir de ce type d'organisation. Respecter les lois, payer ses impôts constituent quelques-unes des obligations que les citoyens doivent assumer. Toutefois, l'obligation qui crée le plus d'émoi chez le citoyen, est le devoir d'être juré si la demande lui en est faite. Chloé Lemon s'attarde à la question.

LES CITOYENS OUBLIÉS Vous ne serez pas surpris que La Quête, qui se veut le magazine des sans-voix, se préoccupe du sort des citoyens oubliés. Ainsi, Adrien Cloutier aborde la question des villes sanctuaires qui se veulent un havre d'accueil pour les personnes en attente de citoyenneté. Vous le constaterez, le concept est beau, mais difficile à appliquer. Plus près de nous, les personnes en situation d'itinérance sont de celles qui voient leurs droits le plus souvent bafoués. Les plus démunis sontils considérés comme des citoyens de seconde zone? Je vous laisse juger. Bonne lecture. FRANCINE CHATIGNY

Jean-Claude, Jean-Claude, Jean-Claude Mes plus plates excuses à Jean-Claude Bélanger, l'artiste peintre qui nous a fourni le super visuel de la une de février. Dans l'encadré présentant sa démarche artistique j'ai écrit Jean-Pierre à la place de Jean-Claude. Mille excuses Jean-Claude!

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POUR UN MONDE PLUS JUSTE scfp.qc.ca @SCFPQuebec

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Un de mes petits-fils, William, est un bolé; il étudie la biologie pour devenir médecin et il est déjà champion coureur de son pays au 1500 mètres. Un autre de mes petits-fils, Olivier, est un adepte de la vie simple; diplômé en technologie agricole, il parcourt le monde pour repérer d’autres jeunes ouverts à partager leurs idées et leur affection. Chacun de ces jeunes se taille aujourd’hui, à sa façon, sa place dans le monde de demain. Comme l’écrivait si bien le poète libanais Khalil Gibran, « La vie ne marche pas à reculons ni ne s’attarde avec hier ». CITOYEN DU MONDE William réside en Angleterre, étudie en Arizona et porte les couleurs du Québec dans les championnats. Olivier a obtenu son diplôme à Québec, a mis en pratique son expertise à l’autre bout du continent et séjourne présentement quelque part en Amérique centrale. Le bolé autant que le hipster se perçoivent comme citoyen du monde. Gérard Latulippe, ancien délégué général du Québec à Mexico, explique : « depuis 27 ans, j’ai parcouru le monde, vécu dans cinq pays et travaillé dans vingt-cinq. Les gens comme moi, on les appelle “citoyens du monde” ». En effet, vivre dans maints pays en est une caractéristique. C’est comme ça que plusieurs jeunes imaginent leur vie sur terre : pas de frontières, pas d’étiquette nationale, pas de clôtures, la joie de découvrir la différence, l’adrénaline suscitée par l’inconnu, la fierté de compter sur ses propres ressources, le déchirement des départs. Certains jeunes d’ici pensent : « Je ne suis ni Québécois ni Canadien : le monde est mon pays ». Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (L’UNICEF) encourage un tel point de vue : il propose même aux enfants un très officiel passeport de citoyen du monde. D’autres jeunes Québécois, tout en se considérant citoyen du monde, restent convaincus que leur patrie (qui signifie pays de ses pères) est la Terre promise et que « l’autre bout du monde », c’est plutôt Ivujivik à l’extrême nord du Nunavik québécois.

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HRONIQUE

CITOYEN DU MONDE OU D’ICI ?

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CITOYEN D’ICI Attention ! Se considérer citoyen du monde oblige à peu de choses; ce n’est qu’une abstraction. Vivre en tant que citoyen d’ici est plus exigeant. Ainsi, les liens affectifs avec les proches nous astreignent à des visites, des fêtes, de l’accompagnement, de l’aide. Les obligations quotidiennes également sont impérieuses : le job, le loyer, la bouffe, l’entretien. Les contraintes juridiques s’imposent : respecter les lois, payer taxes et impôts. Les liens moraux mêmes sont présents et créent des obligations : l’honnêteté, la justice, le respect des voisins, la solidarité, la participation à la vie politique (se renseigner, exprimer son opinion, voter), bref, dans un esprit citoyen, travailler à bâtir un pays plus vivable pour tous. Tout cela est impératif, car tous profitent des nombreux avantages liés au titre de citoyen : la protection de la police, la justice des tribunaux, l’éducation publique, les soins de santé et tant d’autres avantages qui, à titre de concitoyen, sont consentis à tous par tous. Ces privilèges engagent une réciproque : supporter certaines charges communautaires, chercher des solutions aux problèmes communs, bref, inventer un « vivre ensemble » qui est acceptable pour tous, mondialistes comme nationalistes, socialistes comme néolibéraux, croyants comme athées, pauvres comme riches, volages comme pudibonds, autochtones comme immigrés, bolés comme handicapés, ainsi de suite. À la fin, chacun se retrouve citoyen de l’endroit où ses liens affectifs sont les plus forts, ceux qu’il a établis avec ses très proches. La terre qui les a vus naître et grandir finit par appeler les plus endurcis des citoyens du monde à redevenir « citoyens d’ici » pour vivre une vie ordinaire, faite de joies et non moins de patience, d’ingéniosité, de ténacité, de solidarité, de courage, de sacrifice, de douleur… De grandeur ! C’est ça, vivre la vraie vie.

LA QUÊTE

CLAUDE COSSETTE

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CONSULTATIONS CITOYENNES

COMMENT PARTICIPER À LA DÉMOCRATIE? D Les élections représentent le moment ultime où les citoyens peuvent exprimer leurs préférences sur les grands enjeux de société. Au cours des années 2000, s'est développé un nouveau moyen permettant aux citoyens de se faire entendre : les consultations publiques. Mais comment y participer, quels sont leurs impacts et quels sont les défis qu’elles représentent? Voici quelques réponses pour éclairer ces questions. Les consultations publiques ont été mises sur pied par nos dirigeants dans le but de recueillir différentes opinions citoyennes lors de l’élaboration de lois et de projets sur des thèmes aussi variés que la culture, la santé, l’éducation ou l’aménagement du territoire. Elles permettent aux populations de se faire entendre, de prendre une part active dans la vie démocratique. La chercheure en science politique Laurence Bherer s’intéresse, dans ses travaux, à la participation citoyenne. Elle observe que cette forme de consultation peut contribuer à améliorer la légitimité des décisions politiques ou administratives. Selon Mme Bherer, l’inclusion d’étapes participatives permet également une plus grande collaboration entre les citoyens et la sphère politique. Par exemple, en consultant les individus directement touchés par un projet, les décisions prises sont susceptibles de répondre plus directement à un besoin spécifique. Anik Laplante, coordonnatrice aux travaux parlementaires et secrétaire de la commission parlementaire de l’économie et du travail à l’Assemblée nationale, explique que les citoyens ont parfois l’impression de ne pas être entendus. « L’objectif des consultations est que tous aient la possibilité d’exprimer leurs opinions ». Dans ce but, l’Assemblée nationale met à la disposition des citoyens trois types de consultations publiques. Les consultations formelles sont faites pour entendre des acteurs particuliers invités par les députés à venir se positionner sur une question spécifique. Les consultations générales, habituellement annoncées dans les quotidiens,

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sont ouvertes à tous à la condition d’avoir fait parvenir un mémoire à la commission. Finalement, tous les citoyens peuvent exprimer leurs opinions sur un sujet à l'étude en commission parlementaire, à l’occasion d’une consultation générale, par le biais de la consultation en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. La majorité des consultations s’inscrit au début du processus de développement de lois ou de projets. Selon Anik Laplante, la majorité des projets de loi font maintenant l’objet d’une consultation publique dans ses premières phases d’élaboration.

Anik Laplante mentionne que la participation est très variable à l’Assemblée nationale, dépendamment des sujets en commission. Selon elle, une consultation publique attire entre 20 et 200 participants et ces citoyens sont souvent impliqués dans des associations.

Qu'est-ce qu'un mémoire ?

La consultation publique à l’Assemblée nationale s’est transformée au cours des dernières années. Alors que cette pratique était peu répandue avant les années 2000, le nombre de consultations publiques augmente chaque année. Les possibilités de participation se diversifient également. La première consultation en ligne a eu lieu en 2000, et depuis 2010, il est possible de commenter les projets de loi et la plupart des mandats des commissions directement sur le site de l’Assemblée nationale.

C'est un document où une opinion est exprimée sur un sujet particulier. Il doit être rédigé sous la forme d'une lettre, mais son auteur est libre d'adopter un style d'écriture libre.

Défis Selon Laurence Bherer, plusieurs défis entourent l’utilisation de la participation citoyenne par les décideurs publics et le processus de consultation. Si elle observe une utilisation accrue des consultations dans l’élaboration des politiques publiques, elle constate que, dans la pratique, il peut y avoir une certaine instrumentalisation de la participation citoyenne. Plutôt que d’utiliser les opinions citoyennes de manière impartiale, certains politiciens utiliseraient des propos exprimés lors des consultations pour soutenir une position déjà établie.

La chercheure Bherer se questionne sur la représentativité des opinions. D’après ses recherches, les citoyens participant aux consultations sont souvent très mobilisés ou militants. Leur opinion n’est pas nécessairement représentative de celle de l’ensemble d’un groupe visé par une loi.

CAMILLE TREMBLAY-ANTOINE

Mme Laplante explique que la liste des participants, la transcription des consultations, les vidéos des séances ainsi que les mémoires et les documents déposés aux commissions sont accessibles sur le site de l’Assemblée nationale. Cependant, aucune méthode comptable permettant d’observer quelles sont les retombées des opinions recueillies sur les décisions des députés n’est utilisée à ce jour.

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CITOYENS DE SECONDE ZONE? Février 2015. Un camelot de La Quête, au look créatif, arrive dans nos bureaux en beau fusil : il vient de se faire coller pour 895 $ de contraventions. Les raisons ? D’abord, il a traversé la rue, à pied, sur un feu « orange foncé ». Intercepté pour cette première faute (!), le camelot, connu des policiers, s’allume nerveusement une cigarette… de contrebande, ce qui lui vaut une seconde contravention. Hors de ses gonds, le camelot s’emporte et récolte une troisième contravention pour avoir « insulté et injurié un agent de la paix dans l’exercice de ses fonctions ». Sont considérées comme citoyen de seconde zone les personnes qui, comme notre camelot, sont victimes de discrimination systémique au sein d’une juridiction donnée. Pour en savoir un peu plus sur ce sujet La Quête (LQ) s’est entretenue avec Maxime Couillard (MC), coordonnateur de la Clinique Droit de cité. Cet organisme a pour mission d’accompagner les personnes dites marginalisées dans la régularisation de leur situation judiciaire et dans la défense de leurs droits. LQ —Y a-t-il des citoyens de seconde zone à Québec ? MC— Sur le plan de l’application des règlements municipaux et du Code de la sécurité routière, effectivement, il y a des citoyens de seconde zone qui reçoivent des contraventions pour des infractions rarement reprochées à l’ensemble des citoyens. Traverser la rue au mauvais endroit, on fait tous ça, tous les jours, mais rares sont les gens qui reçoivent des constats pour ça. À la Clinique Droit de Cité, des gens déjà connus des policiers ou visiblement en situation de pauvreté nous consultent régulièrement pour ce type de constat. Il y a aussi des règlements qui visent des comportements de stratégies de survie — dormir à l’extérieur, flâner, mendier. Les gens en situation de grande pauvreté sont dans l’obligation d’utiliser ces stratégies, contrairement à Monsieur et Madame Tout-lemonde. (Voir encadré page suivante)

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LQ —Le profilage social, trouve-t-il sa source dans les préjugés ? MC— Reconnu par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, le profilage social est une discrimination basée sur la condition sociale, donc sur des préjugés. Les policiers peuvent avoir des préjugés conscients ou inconscients à l’égard des personnes en situation de pauvreté. Le profilage social se manifeste quand un signe visible de pauvreté ou de désaffiliation constitue l’élément déclencheur d’une intervention policière. À cause de leur condition réelle ou présumée, les personnes ayant l’air en situation de pauvreté vont subir un traitement différent, par exemple, faire fouiller leur sac par les policiers qui n’en ont pas le droit. LQ —Est-ce que la population a un rôle à jouer dans le profilage social ? MC— Dès qu’il y a une plainte, il doit y avoir une réponse, souvent une intervention policière. Donc s’il y a une plus grande tolérance, ça va aider. Mais il faut se rappeler que le policier a le dernier mot : il doit utiliser son jugement face à une plainte. Par exemple, si un commerçant se dit dérangé par un individu semblant en situation de pauvreté qui flâne sur un banc près de son commerce, selon nous ce n’est pas une bonne raison de le judiciariser. LQ – Au cours des dernières années, y a-t-il plus ou moins de profilage ? MC— Difficile à dire ce qui se passe sur le terrain. À Droit de cité, on rencontre les gens qui ont vécu des choses difficiles. On n’arrive pas à satisfaire toutes les demandes, ça parle ça. Par ailleurs, le Service de police de la ville de Québec démontre une ouverture à être sensibilisé aux enjeux de l’itinérance. Tous les patrouilleurs ont reçu une formation offerte par le Regroupement pour l’Aide aux Itinérants et Itinérantes de Québec (RAIIQ). On y voit une certaine volonté de comprendre,

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mais il faut aller beaucoup plus loin. Il faut d’abord, comme Montréal l’a fait, reconnaître qu’il y a du profilage social. À Québec, tant le Service de police que la Ville nient la présence actuelle ou passée du profilage. Ensuite, il faut mettre en place un plan d’action pour protéger les citoyens de seconde zone. LQ —Est-ce qu’on peut s’attendre à des changements à court terme ? MC— En novembre dernier, la Ville de Québec a annoncé des modifications à venir afin de rendre moins discriminatoire envers les personnes en situation d’itinérance ses règlements municipaux sur la paix et le bon ordre. C’est le changement qu’on souhaite à court terme, mais rien ne nous assure qu’il sera fait, car on n’a pas eu de suivi dans les temps prescrits. LQ —Plus judiciarisées que la majorité des citoyens, et moins crédibles quand elles font appel aux forces de l’ordre, les personnes en situation d’itinérance sont-elles doublement pénalisées ? MC— Des participants à Droit de cité qui ont appelé à l’aide n’ont pas été pris au sérieux parce que connus des policiers ou qu’ils avaient des antécédents. Dans ces cas-là, on accompagne les participants pour déposer une plainte en déontologie policière pour dénoncer l’agent qui n’a pas pris en compte la demande de la personne. D’autre part, plusieurs de nos participants n’osent plus appeler la police. Soit parce qu’ils sont victimes de harcèlement et sont ainsi super-judiciarisés, soit parce qu’ils ont vécu du profilage social et disent ne plus avoir confiance en ce système-là. Le lien de confiance est totalement perdu. Eh oui, ils sont doublement pénalisés. FRANCINE CHATIGNY

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PORTRAIT DU NOMBRE DE CONTRAVENTIONS ÉMISES POUR L’ARTICLE 5 Le Règlement sur la paix et le bon ordre de la Ville de Québec contient une vingtaine d’articles. Quelques-uns de ces articles visent spécifiquement des stratégies de survie de personnes en situation d’itinérance. L’article 10 concerne la satisfaction de besoin naturel dans une rue ou un espace public et l’article 11, la mendicité ou autre forme de sollicitation. L’article 5 apparaît comme le plus questionnable de tous ces règlements. Il est libellé ainsi. « Il est interdit à une personne, sans motif raisonnable dont la preuve lui incombe, de flâner, de vagabonder ou de dormir dans une rue ou dans un endroit public. » Quand on est en situation d’itinérance, où peut-on dormir à part dehors ? Que peut-on faire de nos journées à part flâner et vagabonder ? Quel autre espace que l’espace public peut-on utiliser ? Or, les personnes qui n’ont d’autres choix que d’adopter ces comportements sont passibles d’une amende de 223 $. Et à en croire les chiffres compilés par la Ville de Québec, présentés ci-dessus, être en situation de pauvreté ou d’itinérance est un fait condamnable…

CONTRAVENTIONS NON PAYÉES ET EMPRISONNEMENT En novembre 2018, la Ville de Québec annonçait que les contraventions pour amendes non payées n’entraîneraient plus d’emprisonnement. Toutefois des personnes très désaffiliées ou en situation d’itinérance font appel à Droit de Cité parce qu’elles ont reçu des avis d’obligation de paiement sans quoi elles se verront émettre un mandat d’emprisonnement. Droit de Cité, qui n’a pas obtenu de réponse à ce sujet, en comprend que la décision d’incarcérer ou non sera laissée à la discrétion des différents acteurs de la cour municipale. Ce serait donc du cas par cas. « On ignore aussi qui va pouvoir profiter de cette mesure. On a posé la question… mais on a eu un refus de réponse », explique Maxime Couillard, coordonnateur de l’organisme qui conclut : « Nous, on pense que ce n’est pas applicable. On ne peut pas dire à quelqu’un “tu n’es pas assez itinérant ou tu n’es pas assez pauvre pour que ça s’applique”. Si ça tend vers ça, c’est clair que ça va être discriminatoire. »

Encadré 1

Hébergement Encadré 2

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« SANS-PAPIERS » : CHANGER LA CULTURE AVANT LES POLITIQUES Les citoyens canadiens n’ont absolument rien à gagner dans la dénonciation et l’expulsion des étrangers en situation irrégulière, croit le professeur adjoint en criminologie de l’Université d’Ottawa, David Moffette. Les solutions politiques existent, mais le professeur fonde d’abord ses espoirs dans le développement d’une « culture de solidarité et de non-collaboration avec l’Agence des services frontaliers du Canada » (ASFC). Véritables oasis autoproclamées pour les « sans-statuts », les villes sanctuaires s’engagent à faciliter l’accès aux services municipaux de base pour les personnes qui ne possèdent pas — du moins temporairement — de cartes d’identité.

Vancouver, Toronto et Edmonton font partie des quelques villes canadiennes à avoir adopté, dans les dernières années, des déclarations les engageant à offrir l’accès au logement et aux banques alimentaires pour les sans-statuts. VOLONTÉ ET RÉALITÉ La ville sanctuaire est une stratégie politique parmi d’autres, pour le professeur David Moffette. L’essentiel est de trouver des alternatives à

la criminalisation des personnes vivant sans papiers. Selon des estimations, ils seraient environ 500 000 au Canada, dont 50 000 dans la grande région de Montréal. « Il ne faut pas imaginer que ce ne sont que des gens qui entrent sans autorisation, soutient le sociologue de formation. Ce peut être quelqu’un qui vient ici, qui demande le statut de réfugié, qui est refusé et qui ne part pas. Ce peut être un étudiant qui finit l’université, qui décide de ne pas rentrer chez lui, qui demande un permis de travail qui prendra cependant un an avant d’arriver. » Selon David Moffette, il faut toutefois distinguer la mise en application de ce concept chez nos voisins du Sud et au pays. « Aux États-Unis, il y a une plus grande autonomie des forces de police, qui s’engagent à ne pas collaborer du tout avec les agences d’immigration ». En raison

© Solidarité sans frontière

Aux États-Unis, plus de 300 villes ou comtés se sont déclarés sanctuaires depuis les années 1980. À cette

époque, le pays accueillait des caravanes de réfugiés fuyant les dictatures d’Amérique du Sud. En suivant l’exemple lancé par les mouvements religieux, ces juridictions ont promis « sanctuaires » aux migrants, contrevenant ainsi aux politiques de détention et de déportation du gouvernement fédéral, accusé d’être complice de certaines de ces dictatures.

Le réseau « Solidarité sans frontière » milite pour offrir à tous et à toutes un statut, qu’ils vivent à Montréal, au Québec ou ailleurs au Canada, afin de « détruire la peur et l’isolement associés à la réalité d’être sans-papiers ».

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D du code législatif au Canada, il est impossible d’empêcher les corps de police de faire leur travail. Pour cette raison, la ville de Montréal a cessé de se décrire comme « sanctuaire » en décembre 2018, deux ans à peine après une déclaration du conseil municipal, afin de ne pas offrir de faux espoirs aux personnes vivant sans statut, toujours à risque d’être arrêtées et déportées par l’ASFC. APPEL À LA SOLIDARITÉ En 2017, le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) a enregistré 222 appels à l’ASFC pour vérifier le statut de certains individus interpellés pour des crimes majeurs ou mineurs. La même année, le service de police de la ville de Montréal (SPVM) a cumulé le plus grand nombre d’appels de tous les corps policiers canadiens, avec 3 028 vérifications de statut. Ces

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appels sont basés sur la simple « suspicion qu’un sujet n’a pas de statut légal au Canada et serait donc d’intérêt pour l’ASFC ».

« Criminaliser l’itinérance ou criminaliser la présence irrégulière, [...] ça ne solutionne rien » ~ David Moffette « La citoyenneté, dans sa forme administrative, c’est une question de papier, de contrôle, explique David Moffette. Mais au sens plus large, la citoyenneté, c’est l’appartenance à une communauté, la contribution à une communauté, et donc de garantir des droits. » Les villes sanctuaires invitent les policiers, propriétaires et employeurs à ne pas questionner les individus sur leur statut citoyen. En échange, les personnes vivant sans papiers s’assurent de recevoir les services muni-

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cipaux minimaux — logement, protection, travail — sans crainte d’être dénoncées, jugées et expulsées. « On peut être citoyen au sens pratique d’une ville, même sans être citoyen, ou même sans être autorisé à être au pays », ajoute M. Moffette. Si les municipalités canadiennes n’ont pas de pouvoir de manière générale sur les activités de la police, elles peuvent toujours adopter des positions claires et demander à leur service de police de ne pas poser de questions sur les statuts d’immigration des individus. « Oui, on pourrait imposer la loi et l’ordre, mais qu’est-ce qu’on gagne à faire ça? Criminaliser l’itinérance ou criminaliser la présence irrégulière, dans les deux cas, ça ne solutionne rien », conclut David Moffette. ADRIEN CLOUTIER

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CITOYENNE VALENTINE

Chaque année, quand arrive le mois de mars, Valentine entreprend un grand ménage dans ses paperasses. On a beau avoir de l’ordre, c’est humain d’oublier de ranger le bon document au bon endroit. Mais quand arrive la saison des impôts, le bon citoyen qui a touché un revenu pendant l’année se met à la recherche de tout document susceptible de l’aider à récupérer des sous versés en trop aux gouvernements. Même retraitée depuis qu’on lui a proposé de céder sa place à une éventuelle relève, Valentine remplit encore fidèlement ce devoir-citoyen parce que « les gouvernements ont besoin de notre argent pour payer les services qu’ils nous offrent, disent-ils... et aussi quelques autres dépenses faites sans nous demander notre avis... comme ces voyages à l’étranger avec leurs amis investisseurs et ces millions consentis à des compagnies qui ne nous respectent pas plus pour autant : sitôt le chèque annoncé, leurs usines ferment ou sont délocalisées ailleurs. » « Et je ne parle pas de ces multinationales qui vendent par l’Internet avec la bénédiction de nos gouvernements qui ne leur demandent même pas de payer les taxes... parce qu’elles les ajouteraient à la facture des clients. C’est comme ça qu’on fabrique des chômeurs chez nous. Difficile aujourd’hui de trouver des chaussures ou du linge sans la marque “made in China” ! Et nos magasins ferment parce que les gens commandent “en ligne”... Pendant ce temps-là, Postes Canada augmente le prix des timbres... Et ne me dites pas que ça n’a pas rapport ! » Ouais. Vraiment pas le moment de rappeler à Valentine que depuis l’organisation des populations en sociétés, ceux qui détiennent le pouvoir demandent à leurs administrés — du temps des rois et des seigneurs, on disait « leurs sujets » — de contribuer à l’entretien de leur village, leur ville, leur pays en commençant par les armées qui les « protégeaient ». « C’est ça, rappelle-moi donc que ton arrière-arrière-grandpère devait laisser à son seigneur le 14e minot de grain qu’il faisait moudre ou le 14e poisson qu’il avait pêché ! Et que les grands travaux publics se faisaient par des corvées imposées... Peut-être que je devrais envoyer à Legault et à Trudeau la 13e galette de ma fournée pour les dédommager du temps qu’ils passent à ne pas régler les problèmes de nos systèmes de transport, de santé, d’éducation... »

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Avec toute la mauvaise foi de son élan, Valentine me rappelle qu’il y a cent ans, les Canadiens ont découvert le mot « impôt » dans l’expression « impôt de guerre », mesure qui devait être temporaire, mise en place pour rembourser les deux milliards de dollars que venait de coûter au pays, sa participation à la guerre 1914-1918. « C’est resté parce qu’il y a eu des pensions à payer, des intérêts à rembourser, et ils ont imposé une taxe de vente pour tous les achats. À l’autre guerre qui a suivi en 1939, le premier ministre du temps a demandé aux provinces d’aider Ottawa en lui envoyant les taxes perçues... Encore une mesure temporaire transformée en Loi sur l’impôt sur le revenu en 1948 ! Ensuite, Saint-Laurent et Duplessis se sont entendus et le Québec a créé sa propre loi pour imposer les revenus des Québécois, sans faire disparaître celle d’Ottawa. Chanceux que nous sommes : on doit faire deux déclarations de nos revenus ! » « Mais on se console en rêvant d’un petit remboursement pour l’effort qu’on fait ! Pour ça, nous avons des exemptions, des crédits et autres chinoiseries, mais, faut avoir des preuves. Même s’ils ne nous demandent plus de les leur envoyer. Ça ferait trop de paperasse. Mais je dois ramasser tous les reçus et les garder, au cas où ils voudraient vérifier si je n’ai pas essayé de leur en passer une p’tite vite ! Quelle chance j’ai d’avoir un revenu à déclarer ! » Après sa boutade de la 13e galette, Valentine s’est un peu calmée. Alors, pas question de la relancer sur les déclarations par informatique : elle n’y est pas encore arrivée. Elle parle même de confier ce qu’elle appelle sa « confession annuelle » à un service spécialisé, un vrai comptable ou... un bénévole qu’elle connaîtrait... Mais pas cette année. Elle dit avoir encore la patience de remplir elle-même ses formulaires. Avec de bonnes lunettes... « C’est encore déductible, l’achat de lunettes. » MARTINE CORRIVAULT

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UN COMITÉ CITOYEN À QUOI ÇA SERT? Cette année, le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS) fêtera son 50e anniversaire. Fondé en 1969 par Danielle Boulanger, ce comité, par sa détermination et sa mobilisation, a entrepris de nombreux projets d’aménagement et d’urbanisation, et a lutté pour différentes causes au fil des ans. Nicol Tremblay, président du CCCQSS et membre du comité depuis 1973, raconte les moments marquant tout en mettant de l’avant les implications du comité passées dans l’ombre. Au moment où Danielle Boulanger a fondé le CCCQSS, le contexte politique dans la société québécoise était en ébullition. Inspirée par divers exemples de luttes citoyennes, elle désirait « briser le silence » et aider les personnes démunies autant sur le plan économique que social. Sachant que le quartier résidentiel de Saint-Sauveur était un milieu soudé et que ses résidents allaient être réceptifs à son projet, Mme Boulanger a entrepris les démarches pour réunir les premières personnes afin de créer le CCCQSS.

© Gabrielle Beaupré

L’une des grandes réalisations du CCCQSS est « d’avoir arrêté la démolition de 2 500 logements d’habitation dans le quartier en 1976 », mentionne M. Tremblay « Le quartier ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui si nous n’avions pas arrêté les bulldozers sur la rue Langelier avec le document La rénovation qu’ossa donne », affirme-t-il. En effet, ce document de 43 pages rattaché à une couverture d’une couleur jaune frappante, divulgué le 3 mars 1975, a suscité plusieurs réactions

dans la ville de Québec et a grandement surpris l’administration du maire de l’époque, Gilles Lamontagne. La diffusion de ce document a également arrêté « trois gros projets dans les années qui ont suivies : L’autoroute Charest en tranchées, l’autoroute de la Falaise et la démolition d’une bonne partie de la paroisse Sacré-Cœur, près de la rivière Saint-Charles », précise M. Tremblay.

« Nous avons démarré et appuyé beaucoup d’organismes et d’entreprises émergentes dans le quartier » ~ Nicol Tremblay, président du CCCQSS L’une des grandes réussites du CCCQSS touche l’habitation. Plus précisément, le comité a mis en œuvre des programmes de rénovation urbaine et obtenu la construction de plusieurs complexes d’habitation et la construction de nombreux logements sociaux (HLM). « Nous avons travaillé en collaboration avec le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial afin que les HLM construits soient plus petits, aient un visage humain et que ses résidents et résidentes soient intégrés dans le quartier », indique M. Tremblay. SAUVEGARDER L'ÉCOLE Au cours de leur histoire, le CCCQSS a sauvé à trois reprises l’école primaire

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Sacré-Cœur, toujours en fonction. Pour M. Tremblay, la deuxième sauvegarde de l’école du quartier (1991-1992) a été la plus marquante. Le temps jouait contre eux parce que toutes les décisions concernant le futur de l’établissement d'enseignement étaient prises lorsque les mouvements de mobilisation pour le sauver ont débuté. Ainsi, la direction de l’école, les employés, les élèves et leurs parents se sont joints au CCCQSS pour sauver l’école. « Des cartes de Noël avec des dessins d’enfants ont été envoyées aux commissaires de la Commission des écoles catholiques de Québec et une action médiatique intitulée Une école au cœur de son quartier a eu lieu. Des démarches auprès de la Ville de Québec ont été entreprises pour que cette dernière s’implique dans les solutions de sauvegarde, et bien plus encore », se souvient M. Tremblay. DES PARTENARIATS Plusieurs entreprises ont vu le jour dans le quartier Saint-Sauveur, grâce au CCCQSS. « Nous, le comité de citoyens, avons démarré et appuyé beaucoup d’organismes et d’entreprises émergentes dans le quartier », souligne M. Tremblay. Par exemple, mentionnons la fondation Atout-Lire (une fondation permettant aux analphabètes d’apprendre à lire et à écrire) et, plus récemment, le marché public de Saint-Sauveur. Le CCCQSS s’est également joint à des collaborateurs afin de créer des organismes. Par exemple, « le comité emploi pour les jeunes [un sous-comité du CCCQSS] a fait des démarches avec l’aide d’Alain Mignault, un membre du conseil d’administration de l’organisme Centraide, pour démarrer une entreprise pour des jeunes [finissants de l’Université Laval] dans le secteur de l’aide alimentaire », explique M. Tremblay. Cet organisme se nomme aujourd’hui, Moisson Québec. M. Tremblay mentionne enfin que lorsqu’un organisme ou une entreprise est bien démarré, le CCCQSS préfère se retirer du projet et la laisser voler de ses propres ailes. GABRIELLE BEAUPRÉ

M. Nicol Tremblay, président du CCCQSS. En arrière-plan, le tableau des activités du comité.

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© Courtoisie : Madeleine Aubin

POUR MON AMI SIMON

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ÊTRE JURÉ : UN DEVOIR Lorsque certaines personnes sont appelées à faire partie d’un jury, la réaction classique est la suivante : stress et excuses. La plupart des gens retiennent le mot obligation. On dirait que tout ce qui nous est imposé devient soudainement moins intéressant. Pourtant, cela a beau être une obligation, c’est également une possibilité d’exercer son devoir de citoyen. QU’EST-CE QU’UN JURY ? D’abord, qu’est-ce qu’un jury ? Un jury désigne les gens qui doivent prendre la décision finale, lors d’un procès, concernant la culpabilité ou l’innocence d’un accusé. Ces personnes, comme monsieur madame tout-le-monde, ont peu de connaissances en droit. Donc, il suffit d’être majeur, citoyen canadien et inscrit sur la liste électorale pour être sélectionné. Il y a quelques personnes, qui dû à leur profession, sont inhabiles à être juré comme les pompiers, les agents de la paix et les avocats ou les notaires en exercice, ainsi que tous leurs conjoints, entre autres. Une centaine de personnes sont convoquées au palais de justice. Les candidats passent devant les procureurs de la Couronne et les avocats de la défense. Ces

derniers choisissent les jurés. Ils posent quelques questions de base, comme le nom, l’âge et la profession. C’est seulement avec ces trois questions que le choix peut être fait. Quelques personnes peuvent demander une exemption, c’est le cas notamment des personnes âgées de 65 ans et plus, des personnes ayant fait partie d’un jury dans les cinq dernières années, des candidats qui ont une charge familiale importante, comme un proche aidant, ou si une personne a un lien familial ou amical avec l’accusé. C’est pourquoi la plupart des gens seront libérés et pourront repartir chez eux. Pour les douze restants, le processus continue. Ensuite, c’est le procès. D’après l’émission Les coulisses du palais, où on voit l’intérieur du palais de justice de Québec, le juge fournit une feuille avec des questions simples pour aider les membres du jury à rendre leur décision. EXPÉRIENCE D’UNE JURÉE Monique Turgeon a été jurée lors d’un procès en 1998. Elle a accepté de partager son expérience avec nous. Il y a des premières fois à tout, et comme

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à chaque première fois, la peur de ne pas savoir dans quoi on s’embarque s’empare des gens. « J’avais peur de ne pas être à la hauteur, j’étais stressée puisqu’on ne sait pas ce qui nous attend », mentionne Mme Turgeon. Elle s’est présentée devant le juge en espérant ne pas être choisie. Quelque part, on suppose que plusieurs personnes le souhaitent. Malheureusement, le juge a trouvé que ses réponses étaient suffisantes pour qu’elle soit jurée. Bien que le stress permanent joue grandement sur le moral, elle soutient que « c’est une expérience à vivre, en quelque sorte, puisqu’on peut voir le fonctionnement du système judiciaire, qu’on ne peut pas voir autrement », raconte-t-elle. Elle ne le referait peut-être pas demain matin de plein gré, mais selon elle, être juré demeure un excellent moyen d’exercer son devoir de citoyen. Monique Turgeon relate également comment s’est passée la prise de décision. « Le plus difficile, c’est de trouver une entente unanime. Souvent, il en manquait un ou deux pour prendre la décision finale », souligne-t-elle. Au total, ils ont eu cinq jours de délibération. Ce qui signifie qu’ils sont séquestrés dans un hôtel durant ce temps, sans télévision, sans Internet, sans contact avec l’extérieur. Ils avaient seulement droit à des livres, qu’ils devaient faire approuver par le juge. « Rendu là, on a seulement hâte que ça soit fini », dit Monique Turgeon. Malgré tout, elle est fière d’avoir pu exercer son devoir de citoyen et tient à préciser que cela a été une expérience enrichissante. CHLOÉ LEMON

SAVIEZ-VOUS QUE ? © Photo by Matthew Henry from Burst

La plupart des gens pensent que les jurés ne peuvent pas revenir à la maison après le procès. C’est faux. En fait, les gens peuvent revenir à la maison, seulement ils ne doivent pas parler du procès à quiconque. C’est seulement à la toute fin qu’ils sont séquestrés, lors de la prise de décision finale.

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LE CHANT DES BLESSURES L’orage Slav éclate en début d’été et Kanata suit peu après ; c’est le déluge ! Un raz-de-marée déferle et une gigantesque foire d’empoigne sur l’appropriation culturelle, la liberté d’expression et les droits des minorités secoue le Québec tout entier, au point d’avoir des résonances jusqu’en Europe. Génie authentique et intouchable pour les uns, le créateur et dramaturge Robert Lepage est honni par les autres… Au début, bien campés sur notre page Facebook respective, Modji*, un ami québécois issu de l’immigration africaine, et moi restons stoïques, et cela même si les invectives et les procès d’intention pleuvent dru. Nous pensons même à écrire un texte conjoint pour exhorter les différentes parties à respirer par le nez. Nous convenons que toute cette histoire est montée en épingle par les médias et qu’elle est instrumentalisée par la nébuleuse des groupes de pression et des partis politiques de toutes allégeances. Nous concluons que devant le même ennemi, le néolibéralisme et ses suppôts, tout le monde - à tout le moins

avoir un peu marre des postures victimaires et des sempiternelles revendications des offensés ; lui me répliquant qu’il en a plus qu’assez des leçons des privilégiés qui, outre le fait de transpirer la condescendance, lui ont si souvent servi le même ronron paternaliste à souhait. Me voilà piqué au vif, lui est tout aussi insulté, et les choses dégénèrent rapidement, chacun accusant l’autre de parti pris, de méconnaissance des dossiers, de mauvaise foi, d’hostilité et que sais-je encore. Toute cette embrouille humaine dans une longue colonne de statuts où d’autres « amis et amies » FB s’en donnent à cœur joie, likant et dislikant au gré des vagues de mots perlant sur les écrans. L’AMIE PRUNELLE Un bon midi, je vois Prunelle*, une amie commune précieuse et avisée, qui a lu nos échanges acrimonieux sur le fil du réseau social. Espérant secrètement l’entendre me donner raison, je lui demande son avis sur notre escarmouche …

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HRONIQUE

sures d’injustice, de honte, de trahison et autres, contenues dans nos mémoires ataviques, à tous les deux… Toutes ces brûlures-à-l’âme, chez Modji, causées tant par l’esclavagisme, le colonialisme, les guerres inter-ethnies, qu’encore aujourd’hui par le pillage éhonté des ressources du pays par des multinationales sans cœur, dont plusieurs minières canadiennes de bien sinistre réputation. Et cette fêlure au cœur, chez moi, ces déchirements muets en lien plus ou moins conscients avec la Conquête anglaise, l’assimilation des Canadiens français, la pendaison des Patriotes, la trahison d’une partie des élites et du clergé et la longue soumission des corps et des esprits au catholicisme. LE CHANT DE LA LIBERTÉ Voilà donc autant de secrets enfouis dans nos mémoires collectives, de nondits viscéraux, que nous n’avions jamais abordés, mon ami et moi. Par pudeur, par peur d’être jugé, mal compris, par inconscience, ou tout cela à la fois.

© Archives Web

J’y ai beaucoup repensé, depuis… Avec un peu de recul, et grâce à Prunelle, Modji et moi sommes réconciliés, même si nous demeurons sensibles et fragiles. Ce qui fait que maintenant, nous nous mettons un peu plus dans la peau de l’autre, avant de discuter, débattre… Et nous choisissons davantage nos mots, nos expressions, nos images.

les différentes factions de la « gauche » - aurait intérêt à laisser de côté les chicanes de ruelles pour se recentrer sur le combat prioritaire… La vraie lutte, soit celle qui pourrait nous procurer quelques bonnes victoires, à défaut du grand soir. AH ! L’ÉGO …. Mais voilà !... L’égo s’en mêle, les émotions s’emmêlent elles aussi, et les doigts crispés sur nos claviers, Modji et moi durcissons le ton. Moi, lui avouant en

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- Gilles, ce ne sont pas vos arguments qui m’ont frappée, mais bien les blessures que vous portez, tous les deux… C’est incroyable ! - ???!!!.... Je reste bouche bée … Je ne m’attendais certes pas à ce genre de commentaire. Mais voilà qu’au bout de quelques instants, force me fut de reconnaître que Prunelle avait mis le doigt sur le bobo. Elle avait réussi à mettre en exergue la douleur relative de nos anciennes bles-

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Et quand ailleurs tonne le canon de l’intolérance et que résonnent les injures et les insultes, Modji et moi sommes un peu plus en paix. Parce que nous comprenons que c’est le « chant des blessures » que l’on entend. Un blues, une souffrance intérieure, qu’il faut dire, raconter, chanter; et se reconnaître mutuellement, si l’on espère un jour en guérir. Et surtout, si l’on souhaite demeurer dans la même grande chorale universelle. Celle des hommes et des femmes qui chantent la Liberté ! GILLES SIMARD * Prénoms fictifs

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CITOYEN Dans l’ombre du XVIIe siècle, le mot « citoyen » apparaît sobrement. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’appartient pas au mode de vie de l’époque ni à celui des époques antérieures. Il est de mise seulement dans les sociétés démocratiques ou celles en voie de le devenir.

Ceux qui gouvernaient un territoire avaient des droits et des obligations; il en était de même pour ceux qui habitaient un terrain appartenant à un seigneur ou à un baron. Ce dernier se devait de rentabiliser la terre qu’il cultivait tout en donnant la part qui revenait à son suzerain. Le vassal devait exécuter ce devoir une fois par année en plus de rendre hommage, ce qui était de mise. Mais ces temps sont révolus.

L’histoire nous prouve que même un roi peut devenir citoyen. Cette situation n’est cependant pas très agréable pour ce dernier. Ce fut le cas de Louis XVI qui, le 21 janvier 1793 à Paris, se pp e Bo fit interpeller par « citoyen Louis uch ard Capet » avant de monter sur l’échafaud pour y être guillotiné. Perdre la tête n’est certes pas une mince affaire, surtout pour un roi. i li Ph

AU QUÉBEC

UN ROI DEVENU CITOYEN

: sie rtoi Cou

En des temps très anciens, la juridiction des territoires était accordée à des personnages qui gouvernaient le peuple. Leurs titres étaient accordés selon la dimension du territoire en question. Ainsi, nous avions un empereur pour un empire, un roi pour un royaume ou un pays, un prince pour une principauté, un duc pour un duché, un comte pour un comté, un baron pour une baronnie et, finalement, un seigneur pour une seigneurie. Tous ces charmants personnages faisaient la pluie et le beau temps sur leur territoire, en ce sens que leurs décisions étaient force de loi et qu’ils l’appliquaient jalousement. Certains avaient même droit de vie ou de mort sur leurs sujets. Le Canada, et principalement le Québec, ont connu ce mode de vie dès les débuts de la colonie avec des seigneurs et des barons.

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UNE REINE SANS CITOYEN Quoique nous sommes au 21e siècle, certains pays ont admirablement bien conservé leur monarchie. C’est particulièrement le cas de la Grande-Bretagne. Ainsi sur ce territoire, pas question d’être citoyen. Les gens qui y habitent sont présentement les « sujets » de sa très gracieuse Majesté la Reine Elizabeth II. De forte constitution (la reine mère a vécu jusqu’à 102 ans), elle est en train de battre le record des souverains de ce royaume. De plus, elle possède derrière elle trois générations de succession au trône, qui, espère-telle secrètement, maintiendront la tradition. LE PREMIER CITOYEN DU MONDE

Né le 27 juillet 1921 à Bar Harbor dans le Maine aux ÉtatsUnis, Garry Davis tire son chapeau en renonçant à sa nationalité américaine, et par le fait même à sa citoyenneté. Suite à ce geste, il s’autoproclame premier citoyen du monde. Il consacrera sa vie en militant de façon pacifiste à DÉMOCRATIE la promotion d’un gouvernement mondial. Il demeure un personnage médiatique de l’après-guerre. Le mouvement Pour ce qui est du « citoyen », le mot s’est établi sur des qu’il préconise possède une certaine philosophie avec un territoires où les couronnes tombaient. Graduellement, assaisonnement existentialisme. En 1948, il crée le mouvebien des pays laissèrent tomber leur monarchie pour un ment des « Citoyens du monde » suivi en 1954 de l’organisystème d’élections démocratique. Un chef était élu, et ce sation « World Service Authority ». dernier, avec ses supporteurs rapprochés ou candidats de son parti, formaient un gouvernement. Le territoire Nonagénaire, il s’éteint le 24 juillet 2013 à South Burlington en question devenait un pays et les gens qui l’habitaient dans le Vermont. Si nous donnons suite à son état d’esprit, portaient le nom de citoyen. C’est-à-dire ceux qui ont pourrait-il y avoir un jour un « citoyen de l’univers sidéral » droit de citer, des êtres pouvant eux aussi se présenter à ou le « citoyen du cosmos » ? une élection et diriger aussi ce territoire, ou, tout simplement, accomplir ce qu’il est convenu d’appeler « faire son Citoyennement vôtre, devoir de citoyen », c’est-à-dire voter. PHILIPPE BOUCHARD

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LE JEULE DE LA QUÊTE JEU DE LA QUÊTE PAR JACQUES CARL MORIN par Jacques Carl Morin

CE JEU CONSISTE REMPLIR RANGÉES HORIZONTALES AINSI LES COLONNES ET 20 des Ce jeu consiste à Àremplir lesLES rangées horizontales ainsi que lesQUE colonnes 1 et 20 à 1l’aide À L’AIDE DES DÉFINITIONS, INDICES OU LETTRES MÉLANGÉES OU DÉJÀ INSCRITES. CHAQUE définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites. Chaque case grise représente une CASE GRISE UNE LETTRE EST À LA LA DERNIÈRE D’UN MOT ET lettre qui estREPRÉSENTE à la fois la dernière lettreQUI d’un mot etFOIS la première lettreLETTRE du suivant. LA PREMIÈRE LETTRE DU SUIVANT.

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10 Verticalement VERTICALEMENT ::

5- Mâle de la chèvre. Personne sans travail. Habitants de la capitale italienne. Bière très brune, amère.

1Parc naturel le quartier 1- Parc naturel situé situé dans ledans quartier Val-Bélair.Val-Bélair. 6- Outil pour écanguer le lin, le chanvre. Rocher à

l’entrée occidentale de la Méditerranée. Variété de navet.

20- Formule de politesse qui termine une lettre. 20- Formule de politesse qui termine une lettre.

Horizontalement :

7- Instrument de musique antique. L’un des trois pouvoirs dans un État démocratique. Ancienne échelle de température au Canada.

HORIZONTALEMENT :

1- Vif argent (RCREEMU). Petite embarcation légère. Personnes ayant un rôle secondaire au 1- Vif argent (RCREEMU). théâtre, au cinéma. Petite embarcation légère. 8- Sigle qui se prononce comme un mot ordinaire Personnes ayant un rôle secondaire au théâtre, au cinéma.

(YRAMEOCN). Colonne vertébrale. Anéanti,

2- Mise en valeur excessive d’une qualité, d’un submergé avantage(OGENULIT). (TITATONONES). Gaz rare. Le pays plusexcessive peupléd’une d’Afrique. 2- Mise en le valeur qualité, d’un avantage 3-

(TITATONONES). Gaz rare. Le pays le plus peuplé d’A frique. Discussions qui ont pour but de parvenir

de la couronne des dents.

à

9- Acerbe, mordant, tranchant. Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec. « Bowling ». un accord. Nuit passée à l’hôtel. Partie externe Atelier d’artiste.

3- Discussions qui ont pour but de parvenir à un accord. 10- Le « R » dans le sigle NDLR (CONIDRETA). CanNuit passée à l’hôtel. Partie externe de la couronne dide, ingénu. des fleurs. Souveraine. 4- des Personne chargée de l’administration des finances dansÉpanouissement une organisation. dents.

Affiche, pancarte.

4- Personne chargée de l’administration des finances dans une organisation. Souveraine. Affiche, pancarte.

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la langue dans sa poche « C’est nécessairement utile puisque c’est beau. » Antoine de Saint-Exupéry, écrivain et aviateur français (1900-1944) « Moi, j’aime les choses inutiles… » Sylvain Lelièvre, auteur-compositeur-interprète québécois (1943-2002) À QUOI ÇA SERT ? 1. Quelle expression désigne une personne ou une chose qui ne sert pas à grand-chose, voire à rien ? 2. Plusieurs expressions courantes renferment le mot « service ». Quelle expression sert à désigner : a) Le temps passé dans l’armée b) L’entrée affectée au personnel et aux fournisseurs c) La Liste des fonctions occupées d) Les tasses, théière et sucrier e) Les obsèques 3. Une partie de scrabble ? Déplacez les lettres de chaque groupe et vous obtiendrez un nom de sept lettres appartenant à la famille de « servir » : AENRSTV; DEERSST; EEERRSV; EEGNRST; EERRSUV. 4. « Si vous voulez écrire, vous pouvez vous servir de mon écritoire. » Écritoire est un nom masculin ou féminin ? 5. Dans votre cuisine, à quoi sert : a) un économe : à peser les ingrédients d’une recette ou à éplucher les légumes ? b) une crépine : à arrêter les corps étrangers au fond de l’évier ou à râper le fromage ? c) un chinois : à passer des sauces ou à séparer le blanc et le jaune d’œuf ? d) un emporte-pièce : à découper la pâte à biscuits ou à transporter un plat chaud ? e) une mandoline : à émincer les légumes ou à presser les agrumes ?

©Antoine Godbout.

LA RUE DU MOIS L’avenue Cartier, ainsi appelée depuis la fin du 19e siècle, est une rue commerciale située au centre du quartier Montcalm; elle se termine en croisant le chemin Sainte-Foy au nord et la Grande Allée au sud. Elle a été nommée en mémoire de l’avocat et homme politique George-Étienne Cartier (1814-1873). Petit-fils d’un immigrant français établi en Nouvelle-France en 1738, George-Étienne Cartier est né à SaintAntoine-sur-Richelieu. Le jeune Cartier fait de brillantes études secondaires à Montréal, il s’initie ensuite au droit et est admis au Barreau du Bas-Canada en 1835. Tout en exerçant la profession d’avocat, il continue de s’intéresser aux affaires publiques; déjà en 1834, alors qu’il est étudiant, il s’engage dans la campagne électorale en faveur de Louis-Joseph Papineau et dans la création de la Société SaintJean-Baptiste. En avril 1848, Cartier est élu député de Verchères à l’Assemblée législative du Canada-Uni. C’est alors le début d’une longue carrière politique qui ne se terminera qu’à sa mort. Le jeune député manifeste rapidement sa méfiance envers les États-Unis, méfiance qu’il garde toute sa vie. Il se révèle par ailleurs l’un des députés canadiens-français les plus influents et joue pendant deux décennies un rôle de premier plan sur la scène politique québécoise et canadienne. Comme ministre et premier ministre, il inspire de nombreuses réformes, notamment celles concernant le droit et l’administration de la justice, l’abolition du régime seigneurial et l’organisation de l’enseignement primaire au Bas-Canada. En sa qualité de procureur général du Bas-Canada, il participe aux conférences de Charlottetown, de Québec et de Londres qui ont mené à la création du Canada en 1867. HÉLÈNE HUOT

J’attends de vos nouvelles…

Pour dire son mot ou donner un autre son de cloche, rien de plus facile, écrivez à hhgodbout@gmail.com. Merci à vous ! Les réponses des jeux page 29.

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De gauche à droite, Marie-Andrée Morisset, sage femme; Maryse Émond, infirmière; Karyne Cordeau, médecin et Lise Pelletier, paire aidante dans la salle de consultation.

Bon nombre de femmes (incluant trans et queer) en situation de vulnérabilité ne consultent malheureusement pas dans le système de santé pour toutes sortes de raisons (préjugés, instabilité résidentielle, judiciarisation, dépendances, dynamique prostitutionnelle, stigmatisation, pas de carte d’assurance-maladie, etc.). Depuis le 7 février, elles ont un lieu supplémentaire à leur disposition et dédié spécifiquement à leur santé. Aux cinq organismes où la Clinique communautaire de santé et d’enseignement SPOT se rend déjà pour rejoindre les personnes en situation de désaffiliation, s’ajoute la YWCA, au 855 avenue Holland (autobus 800, 801 et 807). Installée dans des locaux du deuxième étage, la Clinique SPOT sera présente tous les jeudis de 12 h 30 à 15 h 30. Les femmes auront accès sur place à l’équipe multidisciplinaire (infirmière, médecin, paire aidante, sage-femme, psychologue) en toute confidentialité.

En tant que paire aidante, un de mes rôles est de soutenir la pleine participation des personnes au choix des services et c’est avec un comité composé de femmes utilisatrices et susceptibles de le devenir que s’est décidé l’aménagement des lieux et le fonctionnement. Unanimement, les femmes mobilisées voulaient des espaces chaleureux et accueillants où elles pourraient se sentir à l’aise et en sécurité de consulter, socialiser ou participer à des activités éducatives de santé globale, seule ou avec leurs enfants. Un espace physique agréable, certes, mais aussi un espace mental de non jugement, d’écoute, de confiance et de disponibilité. Un espace où ensemble nous construirons une société plus en santé, plus égalitaire et humaine. Lise Pelletier Paire aidante à SPOT

J’ai bien hâte à l’ouverture du point de services pour femmes à la YWCA et d’apporter un peu de ma contribution à la santé et au bien-être des femmes. J’ai choisi de m’impliquer en tant que bénévole depuis peu à la Clinique SPOT parce que la qualité des services en santé m’importe. Moi-même, je dois composer avec le système de santé et je trouve que ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Il va de soi que l’équipe de SPOT, composée de gens de cœur, a également eu un effet attractif certain pour m’intéresser à m’investir dans ce beau projet. J’aime m’impliquer, rendre service, avoir des moments de partage avec des gens de tous horizons et d’expériences de vie. La vie est pleine de rebondissements et avoir l’occasion de se poser et d’échanger à l’intérieur d’un groupe communautaire humain m’inspire et m’aide à développer mes ressources. Élisabeth (prénom fictif)

La précarité n’a pas de visage, pas d’âge ni de classe sociale. Elle peut frapper à tout moment de la vie. Personne ne peut se prévaloir d’en être à l’abri. J’en suis personnellement la preuve vivante puisque c’est mon cas après être sortie d’une vie familiale violente. L’ouverture d’un point de services dédié aux femmes à la YWCA est une chance pour toutes celles que la vie a frappées de son lot de difficultés et d’insécurité et qui n’ont plus accès aux ressources répondant aux besoins fondamentaux de la santé. Grâce à ce nouveau point de services, les femmes qui traversent des moments douloureux pourront s’y rendre en toute tranquillité. Elles y trouveront des professionnels de la santé qui leur apporteront leur soutien et leur écoute pour les aider à répondre aux besoins primaires alors qu’elles ne trouvent pas d’accès ailleurs. Francesca (prénom fictif) hébergée à la YWCA

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LA CLINIQUE SPOT OUVRE UN POINT DE SERVICES DÉDIÉ À LA SANTÉ DES FEMMES


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La surcharge de travail n’est pas dans ta tête. Le problème, c’est l’organisation du travail et ça peut te rendre malade.

Ensemble, nous avons le pouvoir d’agir.

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Québec 418 627-8882 • Montréal 514 393-0103 • Ailleurs au Québec 1-877 393-0103

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Ressources Références communautaires Service d’information et de référence qui vous dirige vers les ressources des régions de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches et de la MRC de la Haute-Yamaska Tél. : 2-1-1 Aide sociale ADDS Association pour la défense des droits sociaux 301, rue Carillon, Québec Tél. : 418 525-4983 Aide aux femmes Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Formé pour vous épauler! 418 648-2190 ou le 1 888-881-7192 Centre femmes aux trois A Pour la réorganisations sociale 270, 5e rue, Québec Tél. : 418 529-2066 www.cf3a.ca Centre femmes d'aujourd'hui Améliorer les conditions de vie des femmes 1008, rue Mainguy, Québec Tél. : 418 651-4280 c.f.a@oricom.ca www.centrefemmedaujourdhui.org Rose du Nord Regroupement des femmes sans emploi 418 622-2620 www.rosedunord.org Support familial Flocons d'espoir Écoute et aide matérielle pour les femmes enceintes 340, rue de Montmartre, sous-sol, porte 4, Québec Tél. : 418 683-8799 ou 418 558-2939 flocons.espoir@videotron.ca Violence Info Sensibilisation, information et intervention pour contrer la violence conjugale. www.violenceinfo.com Alphabétisation Alphabeille Vanier 235, rue Beaucage, Québec Tél. : 418 527-8267 info@alphabeille.com www.alphabeille.com Atout-lire 266, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 524-9353 alpha@atoutlire.ca www.atoutlire.ca Le Cœur à lire 177, 71e rue Est, Québec Tél. : 418 841-1042 info@lecoeuralire.com www.lecoeuralire.com Lis-moi tout Limoilou 798, 12e Rue, 1e étage, Québec Tél. : 418 647-0159 lismoitout@qc.aira.com La Marée des mots 3365, chemin Royal, 3e étage, Québec Tél. : 418 667-1985 lamareedesmots@oricom.ca membre.oricom.ca/lamareedesmots Centre de jour Relais d’Espérance Aider toute personne isolée et en mal de vivre 1001, 4e Avenue, Québec Tél. : 418 522-3301 Rendez-vous Centre-ville Centre de jour 525, rue St-François Est, Québec Tél. : 418 529-2222 Détresse psychologique Centre de crise de Québec Tél. : 418 688-4240 ecrivez-nous@centredecrise.com www.centredecrise.com Centre de prévention du suicide 1310,1re Avenue, Québec Tél. : 418 683-4588 (ligne de crise) www.cpsquebec.ca Tel-Aide Québec Tél. : 418 686-2433 www.telaide.qc.ca

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Tel-Jeunes Tél. : 1 800 263-2266 www.teljeunes.com Hébergement Maison de Lauberivière Pour hommes et femmes démunis ou itinérants 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 accueil.hommes@lauberiviere.org www.lauberiviere.org L'Armée du Salut et La maison Charlotte Hébergement hommes 14, côte du Palais, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 1 Hébergement femmes 5, rue Mc Mahon, Québec Tél. : 418 692-3956 poste 2 armeedusalut.ca/quebec Maison Revivre Hébergement pour hommes 261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Tél. : 418 523-4343 maison.revivre@gmail.com maisonrevivre.weebly.com SQUAT Basse-Ville Hébergement temporaire pour les 12 à 17 ans 97, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 521-4483 coordo@squatbv.com www.squatbv.com Gîte Jeunesse Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17 ans Résidence de Beauport 2706, av. Pierre Roy, Québec Tél. : 418 666-3225 Résidence de Ste-Foy 3364, rue Rochambau, Québec Tél. : 418 652-9990 YWCA Hébergement et programme de prévention de l’itinérance et de réinsertion sociale pour femmes (La Grande Marelle) Tél. : 418 683-2155 info@ywcaquebec.qc.ca www.ywcaquebec.qc.ca Réinsertion sociale Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO) 435, rue du Roi, Québec Tél. : 418 525-6187 poste 221 carrefour@capmo.org www.campo.org Fraternité de l'Épi Aide aux personnes vivant de l’exclusion par la création d’un lien d’appartenance 575, rue Saint-François Est, Québec Tél. : 418 523-1731 Maison Dauphine Pour les jeunes de 12 à 24 ans 31, rue D’Auteuil, Québec Tél. : 418 694-9616 courrier@maisondauphine.org www.maisondauphine.org Réinsertion professionnelle À l'aube de l'emploi (Lauberivière) Formation en entretien ménager commercial /buanderie 401, rue St-Paul, Québec 418 694-9316 poste 248 alaubedelemploi@lauberiviere.org Recyclage Vanier Emploi et formation (manutentionnaire, aide-camionneur, préposé à l'entretien) 1095, rue Vincent-Massey, Québec tél.. : 418 527-8050 poste 234 www.recyclagevanier.com Prostitution

Tél. : 418 640-0915 www.caferencontre.org Maison de Lauberivière (Souper) 401, rue Saint-Paul, Québec Tél. : 418 694-9316 Soupe populaire Maison Mère Mallet (Dîner) 745, Honoré-Mercier, Québec Tél. : 418 692-1762 Santé mentale Centre Social de la Croix Blanche 960, rue Dessane, Québec Tél. : 418 683-3677 centresocialdelacroixblanche.org info@centresocialdelacroixblanche.org La Boussole Aide aux proches d’une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 523-1502 laboussole@bellnet.ca www.laboussole.ca Centre Communautaire l'Amitié Milieu de vie 59, rue Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél. : 418 522-5719 info@centrecommunautairelamitie.com www.centrecommunautairelamitie.com Centre d’Entraide Émotions 3360, de La Pérade, suite 200, Québec Tél. : 418 682-6070 emotions@qc.aira.com www.entraide-emotions.org La Maison l'Éclaircie Troubles alimentaires 2860, rue Montreuil, Québec Tél. : 418 650-1076 info@maisoneclaircie.qc.ca www.maisoneclaircie.qc.ca Le Pavois 2380, avenue du Mont-Thabor, Québec Tél. : 418 627-9779 Téléc. : 418 627-2157 Le Verger 943, av. Chanoine-Scott, Québec Tél. : 418-657-2227 www.leverger.ca Ocean Intervention en milieu Tél. : 418 522-3352 Intervention téléphonique Tél. : 418 522-3283 Parents-Espoir Soutien et accompagnement des parents 363, de la Couronne, bureau 410, Québec Tél. : 418-522-7167 Service d'Entraide l'Espoir 125, rue Racine, Québec Tél. : 418 842-9344 seei@videotron.ca www.service-dentraide-espoir.org Relais La Chaumine 850, 3e Avenue, Québec Tél. : 418 529-4064 chaumine@bellnet.ca relaislachaumine.org Toxicomanie Al-Anon et Alateen Alcoolisme Tél. : 418 990-2666 www.al-anon-alateen-quebec-est.ca Amicale Alfa de Québec 75, rue des Épinettes, Québec Tél. : 418 647-1673 alphadequebecinc@videotron.ca

La Maison de Marthe 75, boul. Charest Est, CP 55004 Tél. : 418 523-1798 info@maisondemarthe.com www.maisondemarthe.com

Point de Repères 225, rue Dorchester, Québec Tél. : 418 648-8042 www.pointdereperes.com

P.I.P.Q. Projet intervention prostitution Québec 535, av. Des Oblats, Québec Tél. : 418 641.0168 pipq@qc.aira.com www.pipq.org

VIH-Sida

Soupe populaire Café rencontre Centre-Ville 796, rue St-Joseph Est, Québec (Déjeuner et dîner)

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MIELS-Québec Information et entraide dans la lutte contre le VIH-sida 625, avenue Chouinard, Québec Tél. : 418 649-1720 Ligne Sida aide : 418 649-0788 miels@miels.org www.miels.org

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Merci À TOUS NOS PRÉCIEUX PARTENAIRES ! PARTENAIRES OR • Centraide PARTENAIRES ARGENT • CKRL FM 89,1 • Les Impressions Stampa PARTENAIRES BRONZE • Audiothèque • Service Harmonia • Syndicat canadien de la fonction publique • Intermarché St-Jean • Femmes aux 3 A • CSQ PARTENAIRES INCONDITIONNELS (depuis plus de 5 ans !) • Maison Revivre

RÉPONSES À QUOI ÇA SERT ?

1. La cinquième roue du carrosse 2. Expressions avec « service » : a) Le temps passé dans l’armée : Service militaire b) L’entrée affectée au personnel et aux fournisseurs : Escalier ou porte de service c) La liste des fonctions occupées : États de service d) Les tasses, théière et sucrier : Service à thé e) Les obsèques : Service funéraire, service funèbre 3. AENRSTV : servant. DEERSST : dessert. EEGNRST : sergent. EERRSUV : serveur.

4. Écritoire, petit nécessaire qui contient tout ce qu’il faut pour écrire, est un nom féminin. Pour connaître le genre de ces noms en « toire », on ne peut se fier à la terminaison. Par exemple, échappatoire, victoire, histoire et trajectoire sont féminins, mais auditoire, laboratoire, interrogatoire et observatoire sontsansmasculins. 5- Mâle de la chèvre. Personne travail. Habitants de la capitale italienne. Bière très brune, amère.

5. Dans cuisine 6- votre Outil pour écanguer: le lin, le chanvre. Rocher à l’entrée occidentale de la Méditerranée. Variété de navet. a) Le couteau économe, ou économe, sert à éplucher les légumes. 7- Instrument musique L’un servant des trois pouvoirs dans un démocratique. b) La crépine estdeune tôleantique. perforée à arrêter lesÉtat corps étrangers Ancienne échelle de température au Canada. à l’ouverture d’un tuyau. 8- Sigle qui se prononce comme un mot ordinaire (YRAMEOCN). Colonne vertébrale. c) Le chinois estsubmergé une passoire fine, conique comme un chapeau chinois. Anéanti, (OGENULIT). d) L’emporte-pièce est un outil qui sert à découper et enlever d’un seul 9- Acerbe, mordant, tranchant. Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec. coup des «pièces matériau en feuille. Bowling ».dans Atelierun d’artiste. e) La mandoline est un instrument ménager composé d’un plan incliné 10- Le « R » dans le sigle NDLR (CONIDRETA). Candide, ingénu. Épanouissement des fleurs.fente coupante pour émincer les légumes. muni d’une SOLUTION

• Bal du Lézard • Michel Yacoub PARTENAIRES AD VITAM AETERNAM • Yves Boissinot • Claude Gallichan, chiropraticien

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Vivre en maison de chambres Le 30 janvier dernier a eu lieu le lancement des fiches Ma chambre, mes droits, portant sur les droits, recours et responsabilités des chambreurs et chambreuses. Durant plusieurs années, un petit groupe composé en majorité de chambreurs et d’ex-chambreurs a travaillé à la création de ces fiches informatives. Ce groupe a été soutenu par une employée du CMCQ et le Mouvement Personne d’Abord du Québec Métropolitain y a aussi contribué. Le lancement a été l’occasion de célébrer le travail accompli avec plus de 50 personnes de divers milieux. Si vous souhaitez consulter ces fiches, vous pouvez communiquer directement avec nous ou encore les télécharger à partir de la page Facebook du Comité Maison de chambres de Québec.

Des participants au lancement des fiches : oui, on connait les droits des chambreurs!

La fiche du mois Vous en avez sûrement entendu parler, c’est actuellement la période des renouvellements de baux, pour ceux se terminant le 30 juin 2019. Pour les gens vivant en chambre et ayant un bail au mois, il y a aussi des éléments importants à savoir sur ce sujet. En mars, nous vous présentons donc la fiche « Les modifications au bail ».

Les modifications au bail Savais-tu que tu peux refuser les modifications au bail comme l’augmentation du loyer et rester dans ta chambre? Même si tu as un bail verbal! Si tu refuses, c’est alors au propriétaire de faire les démarches pour modifier ton bail. Pour apporter des modifications à ton bail, le propriétaire doit t’aviser par écrit 10 à 20 jours à l’avance. Attention! Si tu ne réponds pas à l’avis, cela signifie que tu acceptes les modifications.

Isabelle Descôteaux et Carl Morneau avec le cartable contenant les fiches Ma chambre, mes droits.

À noter que même avec un bail au mois, il ne peut y avoir qu’une seule augmentation par période de 12 mois! 190, rue St-Joseph Est, Québec, QC G1K 3A7 • Tél. : 418 522-4040

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Se faire démoder Écrire avec une main, un cerveau, un cœur, un corps qui n’est pas le mien. Et écrire quoi et comment ? Comme une débile sur des cigarettes qui empoisonne l’existence. Rien d’intéressant. Prisonnière de sociétés m’ignorant presque et m’ayant tout volé... Ma féminité, ma liberté, mon art de vivre, ma santé, ma génétique, mon corps, mon enfant, mes amoureux, mon bonheur, ma discipline, mes vêtements, mes cahiers d’écriture, etc. On effaçait même mes dessins en salle d’isolation dans les hôpitaux sans vérité où je souffrais de savoir que je ne pourrais jamais plus vivre au naturel et, comble de désespoir, que je ne serais jamais reconnue comme abusée mentalement et physiquement partout de manière incroyable ! On voulait me rendre laide, démodée, en mauvaise santé, sans créativité, sans vie palpitante, sans être aimée follement ou spontanément, sans argent, sans paix intérieure, sans vraies amitiés, sans talents, sans jeunesse et sans art de vivre planant !

Le café me semblait âcre, ma langue avait un mauvais goût de médicaments et mon visage devenu hideux m’ennuyait. Je pense à tous ces exploiteurs et ces méchantes exploiteuses violant mon intimité. M’injectant illégalement des médicaments, me mutilant le corps, le cerveau et le vagin pour ne pas que je sois une poupée jeune, amusante et planante. Je les hais profondément. Les pauvres fumant dans les rues étaient certainement des paresseux aux yeux de certaines gens. Moi, je ne pouvais plus être très active.Trop de médicaments et de déceptions. Je n’étais plus tant motivée à avoir beaucoup de discipline, mais j’espérais un jour me libérer de la cigarette. Si je reformais un joli corps ou redéveloppais une bonne santé, on me volait le corps. À quoi bon travailler en santé dans cette situation jamais reconnue. Floriane Pour ceux qui veulent me soutenir dans mon sevrage tabagique : vivilaboulinette@gmail.com

© Par François Boucher — http://gandalfsgallery.blogspot.fr/2015/03/ francois-boucher-odalisque-1745.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65950347

J’essayais d’arrêter de fumer, mais je n’y parvenais pas ! Je vivais solitaire à faire de la thérapie seule pour essayer de me rendre justice. Après tout, on me torturait mentalement, on me chahutait des méchancetés jour et nuit. Les gens en réseaux avaient un parti pris et je n’étais pas la fille qu’ils voulaient faire vivre heureuse. Ce pays n’était plus démocratique. On me massacrait nuit et jour et j’endurais ce méchant manège, depuis plus de 20 ans. Je n’avais plus une grande estime des citoyens de ce monde. Personne jamais ne prenait ma défense et je subissais même des amputations, des formes de travestissements, de transgéniques, des défigurations et une multitude d’autres techniques d’enlaidissement et de chimification. Je n’étais plus très brillante, ni très jolie et j’étais devenue poche en relations humaines.

J’ai fumé ce matin, car il y avait une jolie neige. Je suis allée seule au parc me balancer et fumer et j’ai quêté des clopinettes rue Saint-Joseph, puis j’ai finalement enlevé ma patch et acheté un paquet de cigarettes à l’épicerie. Heureusement, j’avais sélectionné une papaye, des kiwis et des clémentines, car sinon je passais pour une Nord-Américaine sans aucune bonne habitude de vie.

Michel Yacoub

Conseiller en sécurité financière Conseiller en régimes d’assurances collectives Représentant autonome

Odalisque brune de François Boucher

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Sauvons le Projet L.U.N.E Le Projet L.U.N.E. accueille des femmes qui n’ont nulle part où aller, personne vers qui se tourner. Nous offrons un service d’hébergement où les femmes sont acceptées telles qu’elles sont : en crise, en psychose, en état de consommation, peu importe. Quand elles sont exclues des autres ressources, c’est chez nous qu’elles viennent se réfugier. Aujourd’hui, les 225 femmes qui fréquentent notre ressource risquent de perdre leur lit et leur lieu d’appartenance de la fin du mois d’avril au mois d’octobre.

Aidez-nous à maintenir nos services toute l’année en faisant un don sur notre page

Gofundme : https://www.gofundme.com/une-nuit-de-plus-en-securite. En faisant un don au projet L.U.N.E., vous permettez entre autres à des femmes d’avoir accès à :

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un hébergement d’urgence à haut seuil d’acceptation; du matériel d’hygiène pour prévenir l’hépatite C et sa transmission; des travailleuses de rue; de l’inclusion socioprofessionnelle de travailleuses du sexe.

« Le projet L.U.N.E. m’a sauvé la vie en me donnant un lit, de la sécurité, de l’écoute et des solutions, croyant de ne plus en avoir. Il m’a donné le courage de continuer à croire en moi, et ce, même si plus personne de mon entourage n’y croyait plus. J’ai été bouleversée de voir tant de femmes dans la misère. Le projet L.U.N.E. les aide, peu importe leur âge, leur état, avec ou sans leurs chiens. J’ai pu remarquer qu’il y a beaucoup de jeunes femmes dans la misère; on ne les voit pas, mais elles existent.

Hébergement pour FEMMES (incluant trans et queer)

418 914-1298

C’est pour cela que le projet L.U.N.E. doit exister. Plein de causes peuvent nous amener à la rue. Pour moi, ça a été la maladie et les mauvais choix. Le projet L.U.N.E. nous donne la possibilité de nous prendre en main, de nous sentir soutenues dans nos démarches, parce qu’on y a droit. Le projet L.U.N.E. est un organisme essentiel dans notre société et il faut tout faire pour qu’il ne s’éteigne pas. »

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Donner à Centraide, c’est assurer l’essentiel

Se nourrir, se vêtir, se loger. Des besoins auxquels répond Centraide pour des membres fragilisés de notre communauté. Aidez-nous à ne laisser personne derrière. centraide-quebec.com


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