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Décembre 2019, journal n°175

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Parution trimestrielle N°175 I Décembre 2019

Association de solidarité internationale

Focus

Du bébé à la grand-mère Témoignages de femmes

Dans nos antennes L’Appel - Occitanie crée le Club Balai Santé


Sommaire J Editorial.............................................Page 2 J Le prix Nobel d’économie. De nos antennes...............................Page 3 J Focus : du bébé à la grand-mère ...................................................Pages 4 à 7 J Pérou.................................................Page 8 J El Salvador........................................Page 9 J Rwanda...........................................Page 10 J Madagascar.....................................Page 11 J Balai Santé........................... Pages 12 et 13 J Togo.................................................Page 14 J Bon de soutien................................Page 15 J Présentation de L’APPEL.................Page 16

Éditorial Notre journal rend compte des actions de L’APPEL menées grâce à vos soutiens. Les récits des bénévoles qui conduisent les projets de développement témoignent des inégalités qui mettent en danger la vie des enfants. Ces acteurs de terrain agissent avec nos partenaires locaux pour l’accès des plus vulnérables aux droits fondamentaux que sont la santé, la nutrition, l’éducation, l’eau. Dans ce journal, vous est relatée une action conduite au Pérou, dans les zones d’orpaillage clandestin de la région amazonienne, pour la protection des jeunes victimes de violences, d’exploitation sexuelle et de travail forcé. « Selon les Nations unies et le Conseil de l’Europe, la traite des êtres humains serait l’une des formes de trafic les plus rémunératrices dans le monde. La traite générerait un profit de 32 milliards de dollars par an.

« Trois générations féminines à Koumogo, Tchad.» Photo de Béatrice Moriot.

89, avenue de Flandre Boîte n° 9001 - 75019 Paris Tél. : 01 42 02 77 78 Site : www.lappel.org E-mail : association@lappel.org Directrice de publication Madeleine Le Moullec-Schabanel avec la collaboration de Françoise Mekki et Marie-Hélène Touzalin Réalisation INTERCOM Zone artisanale des Portes de la Forêt 14 Allée du Clos des charmes 77090 COLLÉGIEN

Le nombre de personnes recrutées et exploitées à travers le monde, chaque année est estimé à 2,5 millions de personnes, principalement des femmes et des enfants. Il existe plusieurs formes d’exploitation dans le cadre de la traite des êtres humains : exploitation sexuelle, travail forcé, esclavage domestique, trafic d’organes, criminalité ou mendicité forcées. » L’action de L’APPEL, c’est aussi ça : une démarche de réflexion collective rassemblant nos bénévoles, pour tenir compte des mutations profondes du secteur de la solidarité et ainsi adapter nos projets au plus près des besoins des populations. Nous consacrons du temps à travailler sur le cœur de notre métier que sont les projets de développement afin de garantir une durabilité de leurs effets sur le terrain. Ainsi, le 23 novembre 2019, serons-nous réunis autour d’un spécialiste de ces questions pour partager et progresser. Arlette Le Nôtre Présidente de L’APPEL

Commission paritaire N° 0912 H 84899 ISSN 0398 6039

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Prix Nobel d’économie d’Esther Duflo.

Esther D u présent flo était e pour une confére nc l’occasio e-débat à n des 5 0 de L’Ap pel, le 1 ans 5 juin 2018. Lundi 4 oc toute l’ tobre 2019, équipe de notr associa e tio pour ce n l’a félicitée Prix No bel d’écono m des ann ie qui récomp ense ées de tra la lutte interna vail dans tionale contre la pauv r e t ses con séquen é et ces.

De nos antennes L’APPEL DURANCE Après Bongor et N’Djaména au Tchad, l’expo-photos «Jeunes d’Afrique» et les témoignages vidéo de huit jeunes africains d’aujourd’hui, réalisés par Hervé VINCENT en partenariat avec les associations AKWADA et L’APPEL, sont au Centre culturel La Laiterie à Cadenet en France, du samedi 9 au lundi 18 novembre. L’exposition se déplacera ensuite en France. Si vous êtes intéressé, si vous représentez une structure socio-culturelle ou scolaire, prenez contact : appel.durance@gmail.com

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L’APPEL Ile de France L’APPEL annonce la mort de Claude Pons à l’âge de 84 ans. Femme engagée, hispaniste, elle a pris en charge les parrainages en Amérique Latine. Membre du Conseil d’Administration pendant plusieurs années, elle a laissé l’image d’une femme souriante, active, à l’écoute des autres. Nous la regrettons.

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Du bébé à la grand-mère La rédaction du journal a souhaité donner la parole aux bénéficiaires des actions de L’APPEL. Les articles reçus de nos porteurs de projets concernent des filles, des femmes. Un hasard ? Sans doute pas : L’Appel agit en faveur de tous les enfants, mais nous savons que, dans nos onze pays d’intervention, le fonctionnement de la société, le poids des traditions, la misère pèsent lourd dans le destin des filles. Objectivement, elles ont moins d’opportunités, accèdent moins à l’école, et encore moins aux études supérieures ; elles ont rarement la possibilité de décider de leur vie, subissent même violences et grossesses précoces. L’aide de L’Appel -un parrainage, une place à l’école, une formationest un élément déterminant. Elles savent que les chances sont rares pour elles, elles « bossent », elles s’accrochent et elles réussissent. Elles transforment même la vie des autres. Bravo aux donateurs qui ont introduit cette révolution dans leur vie et, comme le dit Blandine, jeune médecin parrainée à Haïti : « Je suis fière de moi-même, grâce à vous et je suis fière de vous. »

Madeleine Le Moullec

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Loudemia, 5 mois, à Port au Prince, Haïti « Je m’appelle Loudemia, j’ai 5 mois. J’habite tout près de la PMI de Fort Jacques, au dessus de Port au Prince. Mon frère jumeau est mort à la naissance. Ma mère a eu des complications pendant l’accouchement. Elle n’a pas pu être aidée à temps car elle a accouché à la maison. C’est une chance que nous soyons vivantes toutes les deux. Depuis quelque temps, j’ai perdu l’appétit, j’ai maigri et maman s’inquiète. C’est à la PMI qu’elle a trouvé une écoute et du soutien. Maman a pu s’exprimer et bénéficier de conseils sur l’allaitement, l’hygiène et les soins auprès des professionnels de santé. Elle a aussi trouvé du réconfort auprès des autres mamans qui fréquentent la PMI. Aujourd’hui, ma mère va mieux et moi aussi. Elle est soulagée, elle fait plus attention à moi et à elle. J’ai repris des couleurs et de bonnes joues ». Myrvine Marcelin, L’Appel - IDF

Haïti, à nouveau bloquée Ce que Loudemia ne sait pas, c’est que des émeutes régulières paralysent le pays depuis plus de deux mois. Les adultes sont accablés de soucis. Pénuries d’essence, fermeture des écoles, des hôpitaux, manque d’approvisionnement, y compris en médicaments. Mais la PMI de L’Appel poursuit sa mission : elle offre des soins, un espace de répit, un peu de chaleur et de présences bienveillantes, plus que nécessaires au milieu du chaos et des privations. Elle fonctionne grâce à un investissement de L’Appel en 2018 mais a vraiment besoin de donateurs.

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FOCUS Du bébé à la Grand-mère Je suis Marion, la marraine de Nhu, dix ans, à Ho Chi Minh Ville, Vietnam Mon travail à l’international me fait constater que l’éducation est le meilleur facteur de développement, en particulier pour les filles, qui sont les mères et modèles de demain. Un parrainage + l’implication de Nhu = une scolarité prometteuse Nhu, ma filleule, vit à Ho Chi Minh-Ville, dans une simple pièce de 15 m2, avec ses parents, son frère, deux tantes et son cousin. Ils vivent avec le minimum. Je suis impressionnée qu’elle arrive à faire ses devoirs dans ces conditions et à obtenir néanmoins d’excellentes notes, qui montrent sa volonté et son potentiel que mon parrainage lui permet de développer. Sans ce parrainage dans le cadre de L’Appel, elle n’aurait pas pu continuer sa scolarité : Nhu va devoir prendre des cours d’anglais pendant l’été pour tenter le concours des collèges, soit 40 euros par mois. Première rencontre Lors de mon voyage au Vietnam en juin 2019, nous nous sommes rencontrées pour la première fois, après avoir échangé lettres et photos, Mme Tâm, la partenaire locale de L’Appel, a été notre interprète. Timide d’abord, Nhu a vite retrouvé le sourire ; curieuse, elle m’a posé beaucoup de questions sur ma vie à Londres. Son horizon s’élargit et son avenir s’annonce meilleur. Marion, marraine à L’Appel depuis quatre ans.

Nafissatou Sawadogo, douze ans, écolière à Karma, au Burkina Faso La jeune fille sur la photo, c’est Nafissatou : Le Préfet, l’Inspecteur des écoles et le Maire viennent de la récompenser : elle a été reçue première du Département au CEP, examen capital pour les jeunes là-bas. Elle devient ainsi un modèle pour toutes ses camarades. L’école, c’est le coeur du village, l’image de sa réussite. En cinq ans, l’effectif a augmenté de 40% ; les enseignants sont passés de 3 à 7 et forment une équipe soudée. Au CEP, depuis trois ans, les élèves obtiennent 100% de réussite, contre 55% en moyenne au Burkina et 30% dans la commune de Barga, qui comprend 23 villages dont Karma. L’exemple des filles, dans cette région musulmane, est frappant Elles représentent 51 % de l’effectif de l’école. Elles ont de plus en plus d’ambition pour leur avenir: elles rêvent de continuer leurs études plutôt que de trouver vite un mari et avoir des enfants. Plusieurs sont à l’université. Grâce au statut d’écolière et à l’éducation sexuelle reçue à l’école, les mariages et grossesses précoces ont notoirement diminué. Le rôle capital de L’Appel En concertation totale avec les enseignants et les parents d’élèves, de nouveaux bâtiments, des latrines, une cantine, une bibliothèque, des bourses scolaires, un potager scolaire ont vu le jour. Parallèlement, nous avons aidé le village à se développer par de multiples créations: deux cents femmes travaillent dans les jardins potagers, irrigués par des forages et des puits. Elles ont reçu des formations en alphabétisation, santé, hygiène, nutrition… Le résultat tangible de cette coopération dans la durée est frappant. Jean Loireau, L’Appel-Drôme

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FOCUS Du bébé à la Grand-mère Je suis Blandine, 25 ans, à Port au Prince, en Haïti « Je suis la 10ème fille… et le 17ème enfant (sur 24) de mon père, mort en 2017. Je suis née sur l’Ile de La Tortue en Haïti. J’ai toujours été la première de la classe et j’adorais l’école. Je voulais poursuivre mes études mais c’est impossible à La Tortue. La seule ville d’Haïti qui a des facultés de médecine, c’est Port au Prince. On se présente à un concours et si l’on est reçu, on paye cher la scolarité. J’ai été reçue à l’une des meilleures. Mon père a essayé de m’aider un peu mais nous étions

nombreux à attendre de lui. Ma mère a vendu de petites choses dans la rue. Nous avons vécu à quatre dans une seule pièce minuscule. Mon père est décédé quand j’étais en 4ème année. C’est L’Appel qui m’a permis de devenir médecin. Je suis en dernière année maintenant et je me suis engagée à rendre à mon département d’origine les six années d’études que L’Appel m’a permis de faire. Je vous remercie et je compte sur votre aide car si L’Appel n’était pas là, je serais encore à travers les rues sans profession mais, maintenant, je suis fière de moi-même, grâce à vous et je suis fière de vous ».

Claire, 35 ans, apprentie maçon, à Bongor, Tchad La seule fille de sa promotion Claire est veuve avec trois enfants à charge. Elle vient de terminer une année d’apprentissage du métier de maçon dans le cadre des chantiers-écoles organisés par l’Association AKWADA au Tchad et soutenus par L’Appel. Elle est maintenant maçon qualifié. Une femme énergique « Je suis une femme mais dans mon village natal c’était les garçons qui étaient mes amis. Avec eux je partais en brousse et on chassait les rats pour manger. Telle que je suis devant vous, si vous me donnez un travail de cuisine ou de couture cela est très pénible pour moi, mais un travail dur, je serai à l’aise. » Comment se former tout en faisant vivre sa famille ? « A Bongor j’ai fait des travaux de force. Un jour j’ai su qu’AKWADA organisait des formations en maçonnerie mais comment y participer et continuer de nourrir ma famille ? Alors le coordonnateur m’a dit qu’on a des amis de L’Appel qui nous soutiennent et qu’on va parler avec eux. Ils ont proposé de m’aider en tant que femme. A la formation de 10 mois j’ai beaucoup appris. C’est de la théorie pour savoir un vrai métier. C’est aussi une formation concrète, car on construit nous-mêmes le grand centre de formation. Aujourd’hui, on ne fait plus de cases en terre séchée qui se détruisent en quelques années. Ce qu’on fait, c’est des constructions modernes. Il faut savoir lire les plans, rédiger un devis, en fonction du sol, des fondations, des armatures en fer et béton. Et même calculer l’aération et après, bien savoir négocier avec le client. J’apprends beaucoup, je suis très très contente. Je le dis aux femmes qui me regardent faire. J’aimerais que ma fille de 14 ans se forme comme moi dans un métier où elle puisse avoir du travail. » Nous avons proposé à AKWADA de soutenir les femmes qui s’inscriront dans leurs formations qualifiantes. Le montant est minime pour nous (de l’ordre de 1 € par jour) mais suffisant pour qu’elles puissent nourrir leurs enfants. Claire est la première femme qui a obtenu son attestation de formation.

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Anne et Hervé Vincent, L’Appel - Durance

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FOCUS Du bébé à la Grand-mère Lucienne, Emilienne, Chantal et Véronique : formatrices pour la diffusion des Nutricartes®, à Ouagadougou au Burkina Faso et à Koumogo au Tchad Elles ont chacune une personnalité affirmée. Cependant leurs destins de femmes ont des points communs.

Trois parcours Leur enfance, à la campagne, s’est passée dans les cadres traditionnels au Burkina : elles sont issues de familles très nombreuses, avec peu de moyens financiers. Lucienne n’a pas pu fréquenter l’école ; les deux autres ont dû s’arrêter trop tôt. Elles se sont mariées et ont des enfants, deux ou trois, qui sont tous scolarisés. Elles ont exercé de petits métiers et ont décidé un jour de reprendre leur scolarité interrompue. Grâce aux cours d’alphabétisation de l’association Dunia, soutenue par L’Appel, elles lisent et écrivent leur langue, le moré. Elles apprennent et en sont fières : « Je surveille les carnets scolaires de mes enfants » dit Lucienne. « J’aime apprendre pour rester éveillée et avancer. L’alphabétisation, ça m’a changée », dit Emilienne. « Les cours, ça distrait, il y a l’ambiance avec les autres femmes, ça change les idées, on peut échanger » dit Chantal. Trois formatrices Ces trois jeunes femmes ont suivi la formation Nutricartes® et animent régulièrement des formations pour des groupes d’une dizaine de personnes. L’évaluation réalisée par l’équipe de L’Appel montre leur compréhension fine de l’éducation nutritionnelle, leur efficacité de formatrices, et leur joie d’avoir un rôle social utile et valorisant. « Leurs yeux pétillent ! ». Elles encouragent d’autres femmes à suivre leur voie. Elles vont de l’avant, même si leur regard sur leur passé se teinte parfois de tristesse : comme le dit Chantal, « Pour une fille, il vaut mieux être orpheline de père, car une mère ça fait tout pour ses enfants, alors qu’un homme, ce n’est pas ça » … Il y avait 20 enfants à la maison. Caroline Mignot et Odile Oberlin, L’Appel - IDF

Un « coup de pouce »

Par deux fois L’Appel, en favorisant leur alphabétisation, puis en en faisant des formatrices, a changé leur vie et, en femmes avisées et entreprenantes, elles ont « transformé l’essai ».

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Une formatrice accomplie Véronique, couturière, ne sait ni lire ni écrire. Mais elle a suivi avec L’Appel la formation Nutricartes® en 2017 et est ensuite devenue formatrice, en binôme avec une autre femme. Aujourd’hui, elle maitrise parfaitement l’outil pédagogique Nutricartes® dans sa langue, le Sara, et assure chaque année la formation de plus de 250 personnes. Un moment intense En 2018, lors d’une mission d’évaluation, l’équipe de L’Appel a échangé avec les formatrices. Elles exprimaient combien elles se sentaient porteuses d’une sorte de mission : partager leurs connaissances avec les habitants de Koumogo et des villages voisins. Véronique s’est exprimée très solennellement : son seul regret était qu’elle ne savait pas tout cela lorsqu’elle élevait ses propres enfants ; qu’elle ne savait pas alors composer un menu équilibré ou gérer son budget d’alimentation sur tout un mois. Elle était tellement émue que sa voix tremblait. Une autre femme lui a dit, sur un ton bienveillant : « Tu as des petits enfants maintenant, et tu peux apprendre à ta fille à leur confectionner des repas équilibrés. En plus, tu partages tout ce que tu connais avec tant d’autres ». Tous les présents ont applaudi. Marcelle Brown Scheidig et Béatrice Moriot, L’Appel - IDF

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à l’exploitation sexuelle PÉROU S’opposer d’adolescentes, en amazonie péruvienne Le Pérou se compose de trois zones géographiques très distinctes : la zone côtière où se trouve la capitale Lima, la zone de l’Altiplano - plateaux de très haute altitude- et la zone amazonienne. Dans cette dernière se trouvent des extractions clandestines d’or, où sévissent des trafiquants d’êtres humains. Ils abusent de la misère et de la naïveté des communautés andines, proposent des « emplois » et, une fois que les jeunes filles sont en leur pouvoir, ils les contraignent à la prostitution, sous la menace, dans ces « villes » de non-droit.

Accueillir et réinsérer les victimes Depuis 2016, l’APPEL travaille au côté de l’association Huarayo qui développe un programme pilote d’accueil et de réinsertion des jeunes filles extirpées par les autorités des zones d’orpaillage illégal. Il faut reconstruire l’équilibre physique et psychologique de ces adolescentes. L’association les accompagne dans la reprise de leur scolarité et la médiation auprès de leur famille. Le retour dans leur village d’origine est difficile. En proposant une donation de six ordinateurs et des cours d’informatique en 2017, L’APPEL a mis à la disposition de ces adolescentes une fenêtre sur le monde. Le but : les motiver, leur donner envie d’apprendre, de se former. Ainsi, en 2018, deux d’entre elles ont obtenu des bourses de l’Etat, pour leur formation professionnelle.

Prévenir ce trafic d’êtres humains Qu’est ce qui amène ces adolescents à quitter leurs familles ? Des offres d’embauche fallacieuses. Huarayo et L’APPEL ont décidé d’intervenir en amont : nous avons construit une campagne d’information dans des villages de l’Altiplano auprès des jeunes, des familles, des écoles et des autorités locales. Les interventions, en 2017 et 2018, ont été réalisées en espagnol et en quechua lors de divers événements. J’ai ainsi participé à une foire de deux jours au milieu des montagnes. Les messages de mise en garde ont été répétés régulièrement par plusieurs radios locales et par beaucoup d’adultes-relais.

Campagne andine contre la traite des personnes en Amazonie « Ils profitent de tes besoins et t’embobinent avec du travail bien rémunéré. Quand tu arrives à la « Pampa » (zone de l’Amazonie), ils t’exploitent dans les mines d’or et les bars. Là-bas, il n’y a personne pour te protéger de leurs abus. »

Du bilan à l’élargissement En 2019, lors du bilan, les écoles et les municipalités soulignent l’efficacité de ces campagnes. On comptabilise ainsi 28 adolescentes et 57 adolescents qui, ayant initialement annoncé leur départ, ont finalement poursuivi leur scolarité. Il faut maintenant élargir la campagne en 2020 à d’autres régions, en mettant en œuvre les mêmes moyens qui se sont révélés efficaces. Ce trafic d’êtres humains doit cesser ! Audrey Chalumeau, L’Appel - IDF

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EL SALVADOR Deux décennies de travail et des centaines d’enfants… L’extrême pauvreté, l’insécurité plongent la population dans le désarroi et des bandes, les « maras » continuent à sévir au Salvador, obligeant des familles à fuir. Garantir aux enfants le droit à l’éducation, générer des opportunités d’apprentissage, donner l’espoir d’un avenir meilleur, voilà ce que les parrainages de L’APPEL permettent. Carmen Diaz, notre partenaire local depuis deux décennies, responsable de l’association ALFALIT, définit ainsi sa relation avec L’APPEL : « Un allié stratégique qui nous a permis de servir et contribuer à l’amélioration des conditions éducatives de centaines d’enfants par des actions concrètes. Pendant tout ce temps L’APPEL a signifié pour ALFALIT, les enfants, leurs familles et moi, un espoir de forger un avenir meilleur pour une grande quantité d’écoliers qui sans cela n’auraient pas eu accès à l’éducation. »

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Les parrainages au salvador : dans un océean de violences, un soutien vital Nos filleuls et les dures réalités de leur vie Lors de notre dernière mission, nous avons rencontré quelques filleuls, voici ce que certains nous ont raconté : Maria, 14 ans, n’est jamais allée en classe jusqu’à l’âge de 12 ans, elle cousait des chaussures pour une usine. Le parrainage lui a permis d’aller en classe et même de faire deux années en une. Mais cela lui a fait enfreindre la « territorialité » des bandes. Maria et sa famille ont été interceptées et menacées. Ils ont dû fuir. Nous avons su beaucoup plus tard qu’ils sont sains et saufs au Guatemala. José-Luis, 19 ans. Sa mère est morte d’un cancer. Sa sœur, filleule de L’APPEL, a eu un destin tragique : mariée à un marero, disparue et sans doute assassinée par le père de son enfant. José-Luis a été parrainé à sa place. Les gens du quartier ont dit qu’ils veilleraient sur lui et l’ont fait : il a pu rester, malgré les menaces. Depuis, il a fait des études de coiffeur styliste, a trouvé du travail et se régale à faire des coupes, des couleurs, et à se les appliquer aussi. Pedro, 13 ans, vit avec sa mère célibataire et ses grands-parents. La grandmère fait des tortillas et des « pupusas » sur une plaque offerte par le parrain et gagne ainsi la vie de la famille. Le grand père a été assassiné. La famille a dû fuir dans une province lointaine, où nous avons pu les voir, en sécurité semble-t-il. Sans le soutien des parrainages de L’APPEL, quel espoir leur resterait-il ?

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parrainages : RWANDA Les un appui bienvenu et efficace Notre mission d’août 2019 au nord du Rwanda, à Byumba, avait un triple objectif : rencontrer les filleuls de L’APPEL, voir les onze maisons réhabilitées ou reconstruites pendant l’année et inaugurer le réseau d’eau propre de Rumuli.

Janvier, Aimable, Antoinette, Marie-Delice Les filleuls de L’APPEL Sur place, c’est notre partenaire, l’Appel pour l’avenir des enfants du Rwanda, qui gère au quotidien 80 jeunes. Comme c’était les vacances, ils étaient de retour à Byumba et nous avons ainsi eu le plaisir de rencontrer 58 filleuls sur les 80 parrainés grâce à vos dons et à l’aide du Secours Populaire Français qui prend en charge 16 enfants. En effet, si l’école primaire est souvent située près de chez eux et peu coûteuse, les établissements secondaires sont répartis dans tout le pays ; les jeunes sont alors internes, ce qui génère des coûts que les familles ne peuvent pas assumer : trajets, trousseau (habits, draps, matelas, vaisselle…), inscription, cantine, assurance santé obligatoire… L’APPEL focalise donc ses parrainages collectifs plutôt sur les jeunes de 12 à 20 ans et leur permet ainsi de poursuivre leurs études secondaires.

Ils s’expriment Nous leur avons demandé ce que leur apporte d’être filleul de L’APPEL. Voici quelques témoignages recueillis : Chartine : « Sans l’aide de l’APPEL, je n’ai pas assez d’argent pour aller à l’école. Je voudrais plus tard être policière pour servir mon pays. » Marceline : « Etre soutenue par l’APPEL me permet d’être plus intelligente grâce à ce que j’apprends à l’école. Cela m’a aidé aussi à ne pas être à la rue, à ne pas devenir délinquante. » Jean-Paul : «Le parrainage ? Ça me donne confiance en moi. Je suis parmi les autres sans être exclu. Je me dis que j’ai aussi droit à la vie » Ange : « Avant j’étais isolée à cause de mes problèmes. Je me sentais inutile. Je ne voulais pas me joindre aux autres. Avec l’APPEL je me suis sentie à l’aise. » Nadine Lalande, L’Appel - Isère

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MADAGASCAR

Les « 1000 jours », un nouvel enjeu pédagogique pour la santé du jeune enfant

Le concept des 1000 jours, qui s’étendent de la conception de l’enfant à ses 2 ans, a été développé depuis plusieurs années par l’UNICEF puis l’OMS pour lutter contre la malnutrition infantile. « Les 1000 jours sont une fenêtre d’opportunité unique dans le cycle de vie pour lutter efficacement contre la malnutrition… Après l’âge de deux ans, le retard de croissance ne peut plus être rattrapé ». Unicef.org, 3 mai 2019.

L’APPEL met au point un nouveau jeu pédagogique L’APPEL, avec l’aide de la fondation Sanofi Espoir, a étendu sa méthode Nutricartes® à cette période cruciale de la vie. L’accent est mis sur les signes qui doivent alerter : que faut-il faire en présence de situations qui mettent la mère et le bébé en danger ? Les situations critiques sont représentées sous forme de pictogrammes, elles suscitent la discussion, l’interrogation et la recherche de cartes représentant une possible solution.

La situation remède - verte :

La situation à éviter rouge : les femmes enceintes portent de lourdes charges.

c’est le mari qui porte la charge.

Une première expérimentation réussie à Madagascar A Madagascar, nous travaillons depuis des années avec l’association Miray, à Antanarivo, et la méthode Nutricartes® y est bien implantée. C’est pourquoi nous avons choisi ce dispensaire pour y expérimenter cette nouvelle approche des mille jours, avant de l’étendre au Burkina Faso et au Niger. Nous avons ainsi formé les quatre sages-femmes du dispensaire Miray, qui, ayant déjà l’habitude de travailler avec les Nutricartes®, ont facilement adopté cette approche pédagogique. Elles nous ont dit, qu’alors que les consultations prénatales ne leur laissent pas un temps d’écoute suffisant, elles ont apprécié les moments d’écoute et de partage avec les femmes enceintes que cette méthode favorise.

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A la suite d’une matinée de consultations pour vingt femmes enceintes, nous avons assisté à une animation pour un groupe de dix, dont quatre avaient moins de vingt ans, L’animatrice, une des sages- femmes formées, a très bien mené cette animation. Les différentes cartes stylisées de ce jeu ont été facilement comprises par les jeunes mères et les échanges ont été nombreux entre elles et avec l’animatrice. Les dix autres femmes ont demandé quand elles pourraient, elles aussi, profiter de cet enseignement. C’est dire l’importance que ces futures mamans accordent à un suivi régulier de leur grossesse puisqu’elles s’engagent alors à suivre une séance hebdomadaire d’éducation pendant quatre semaines. Paul Sanyas, L’Appel - IDF

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BALAI SANTÉ

à la conquête des bonnes pratiques d’hygiène Le 15 octobre est la journée mondiale pour le lavage des mains (Unicef)

Balai Santé, méthode imagée et ludique, est proposé aux écoliers et lycéens, aux adultes, en milieux scolaire, associatif, municipal ou sanitaire, en Afrique, à Madagascar et aux Caraïbes. L’outil « Balai Santé » se compose de • 5 plateaux illustrant des scènes de la vie quotidienne et du milieu scolaire • 12 cartes « maladiessymptômes » pour reconnaître, comprendre les causes et les modes de transmission des maladies • 32 cartes « bonnes pratiques » pour changer de comportement • 1 sac en bâche recyclée.

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Des études montrent que se laver régulièrement les mains au savon peut réduire d’environ 50 % le nombre de cas de diarrhée, une maladie qui peut se révéler mortelle pour les enfants.

« Balai Santé » se diffuse Notre antenne a développé deux projets. Le premier, au Burkina Faso, concerne trois écoles et 900 élèves de Bobo Dioulasso sous la supervision du Dr Alain Hien, pharmacien nutritionniste. L’autre, à Notsé, au Togo, va débuter et toucher, sous l’impulsion de Tsevi Sodokin, infirmier et président d’APESMIR, sept établissements scolaires et six associations de développement, soit près de 5.000 personnes, grâce à des financements de la Région Occitanie et de la Fondation Denibam. Plusieurs associations de solidarité internationale ont établi des conventions avec L’APPEL pour utiliser Balai Santé et Nutricartes® dans le cadre de leurs propres projets. Par exemple, l’association « Les amis de Togbota », dans le cadre d’un projet de développement villageois au Bénin, a établi un très bon contact avec le groupement des femmes, vivement interpellées par les images de Balai Santé. « Elles ont reconnu certains comportements : poubelles non recouvertes, eau stagnante, déchets sur le sol, enfants «mangeant» la poussière... Elles ont fait le rapprochement entre les comportements et les maladies » déclare le Dr Brigitte Sebbah, présidente de l’association. Des étudiantes ont également utilisé Salai Santé à Haïti et à Madagascar.

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De nouvelles initiatives Une nouvelle édition du jeu complet a été tirée au prix de 80 €, sac et affiche compris. Nous venons de créer une plateforme d’échanges d’expériences et de réflexion sous la forme d’une page Facebook dédiée au Club Balai Santé. Vous pouvez manifester votre intérêt, en devenant vous aussi amis du Club, par un simple clic sur https://www.facebook.com/pg/CLUB-BALAI-SANTÉ. Une formation se déroulera samedi 1er février 2020 au siège de L’APPEL, salle de réunion du 69 avenue de Flandre. 75019 Paris. Métro Riquet. Contacts : joelle-nicolas@wanadoo.fr ou 06.08.56.42.76.

Témoignage : Colette, Emma et Juliette, étudiantes en médecine à Nice. « De retour de notre voyage à Madagascar, nous tenions à vous remercier pour nous avoir fait bénéficier de la formation Balai Santé et pour nous avoir fourni les supports. Nous avons travaillé avec des écoliers ; les planches de Balai Santé ont servi de support à la synthèse finale. Elles représentent des scènes de leur vie quotidienne, permettant de concrétiser des notions qui sont parfois complexes et trop abstraites pour un jeune public. Grâce aux planches de Balai Santé, nous avons pu ensuite aborder des points concrets avec les parents de ces enfants. Le débat était très intéressant et tous ont convenu qu’il y avait certaines choses qu’ils devaient et pouvaient changer dans leur quotidien. Enfin, nous avons aussi formé quelques instituteurs et leur avons laissé des planches sur place. » Colette, Emma, Juliette

Une cour d’école qui pourrait bien rendre malade Un bilan favorable au Burkina Faso : le témoignage de notre partenaire, le Docteur Hien « Je reçois de multiples sollicitations de la part des enseignants et des parents d’élèves me demandant de venir leur parler de l’alimentation et surtout de l’hygiène. Au-delà des rencontres que j‘organise pour mieux les éclairer, je reçois des appels téléphoniques de certains enseignants pour avoir de plus amples informations. On voit que cela les préoccupe de plus en plus. Des changements sont signalés au niveau des parents, surtout ceux qui sont membres du comité d’hygiène et santé, avec, par exemple, la mise en place des bacs à ordure devant leur maison d’habitation. Dans les ménages des élèves et écoliers ayant bénéficié des sensibilisations, des modifications en matière de comportement alimentaire et d’hygiène sont réalisées mais sont aujourd’hui difficiles à capitaliser car cela nécessite une évaluation. Une enquête pourra être entreprise cette année scolaire par une de nos étudiantes. Elle permettra de mesurer les connaissances des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes ainsi que les changements effectués en établissant une comparaison avec ceux qui n’ont pas bénéficié de ce projet. » Joëlle Nicolas, L’Appel - Occitanie

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pré-rentrée à plein régime TOGO Une à l’école Ephphata de Lomé. L’école associative Ephphata, soutenue par L’APPEL - Enfants Sourds du Togo, accueille les enfants sourds souvent exclus de la scolarité et de la vie sociale. Elle compte 150 enfants, dont 46 internes (30 garçons et 16 filles) ; elle assure un jardin d’enfants et la scolarité primaire. Ensuite les élèves sont scolarisés au collège public voisin, dans des classes pour entendants, ce qui pose d’autres problèmes.

Pré-rentrée des nouveaux inscrits Une semaine avant la rentrée, l’équipe de L’APPEL-Enfants sourds du Togo était à pied d’œuvre pour rencontrer les 26 enfants qui demandaient à s’inscrire. Ils ont pu bénéficier d’un bilan clinique audiométrique et orthophonique. C’était aussi l’occasion d’échanger avec les parents : «Abla a 5ans ; elle n’entend pas depuis la naissance. A 2 ans, on lui a fait des examens, on nous a dit de revenir dans 4 ans. Puis on a fait un autre examen dans une clinique, on nous a conseillé un appareil pour un million de CFA mais on n’a pas pu l’acheter.»

Pré-rentrée des enseignants Animée par Françoise et Jean-Marie, appuyée sur un travail avec les enseignants de l’institut Plein Vent à Saint Etienne, une formation pédagogique spécifique pour enfants sourds a rencontré un franc succès : réflexion, échanges, besoin de connaissance plus approfondie de la langue des signes… « Nous n’avons eu qu’une formation d’enseignant de base, nous comprenons maintenant mieux pourquoi ça ne marche pas pour nos enfants sourds. Ce travail va beaucoup nous aider, il faut le continuer ».

Pré-rentrée pour le nouveau service d’orthophonie Le directeur, Mr Bemou et l’équipe de L’APPEL ont constitué un jury pour recruter un orthophoniste qui exercera dans l’école. L’équipe assurera le tutorat de la candidate sélectionnée. Une seconde salle d’orthophonie et une salle dédiée à l’audiométrie sont en projet.

Pré-rentrée pour les équipements de l’école La salle d’informatique est très utilisée. L’abonnement Internet et la maintenance sont pris en charge par L’APPEL-EST. Il faudrait augmenter le nombre d’ordinateurs et équiper la salle d’orthophonie

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Pré-rentrée pour les parents des collégiens Ces parents de 21 collégiens sont à la fois heureux que leurs enfants aient franchi avec succès l’étape du primaire et soucieux car les apprentissages, avec une pédagogie qui n’est pas adaptée à la surdité, paraissent hors de portée. L’antenne EST de L’APPEL finance les salaires de trois « répétiteurs » sourds qui reprennent en Langue des Signes le contenu des cours de la journée. L’équipe a travaillé avec eux : Quelle nouvelle organisation mettre en œuvre, pour faciliter les acquisitions, réduire l’échec ? Un 4° répétiteur sera recruté pour que chaque niveau de classe ait le sien. Les parents s’inquiètent pour l’avenir professionnel de leurs enfants et ont besoin d’améliorer leur communication avec eux par un meilleur usage de la langue des signes.

Et si nous commencions un parrainage ? Les frais de scolarité, comprenant l’internat, s’élèvent à 28.000 francs CFA, soit 40 euros par an. C’est peu pour nous, mais énorme pour certaines familles. Le SMIC togolais s’élève à 35.000 francs CFA, soit 53 euros. Nous envisageons un parrainage pour permettre aux jeunes sourds d’entrer à l’école au plus tôt, pour leur apprendre la langue des signes (ainsi qu’à leurs parents), commencer l’orthophonie et, dans certains cas, les appareiller. Nous recherchons des parrains. Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser le formulaire en page 15. Thérèse Guichard, L’Appel - Est

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Qu’est-ce que l’appel ? Depuis 1968, L’APPEL agit pour améliorer les conditions de vie des enfants et des adolescents. L’association favorise l’accès à l’éducation de base, permet aux enfants de vivre en bonne santé et leur donne accès à une eau de qualité. UNE ONG A TAILLE HUMAINE L’APPEL réalise les projets de développement grâce à cent bénévoles engagés (médecins, enseignants, travailleurs sociaux et para médicaux etc.) qui se rendent régulièrement en mission sur le terrain. Toutes nos actions sont entreprises après avoir reçu et étudié un « appel » venant de partenaires locaux, en accord avec les organismes officiels du pays. En 2018, L’APPEL a mené 42 projets de développement dans onze pays. NOTRE ÉTHIQUE D’INTERVENTION • Une association de solidarité internationale laïque, • Des actions sur mesure qui répondent à des problèmes précis, • Un accompagnement de notre partenaire local dans la durée pour l’amener vers l’autonomie.

Trois domaines d’intervention ÉDUCATION ET PARRAINAGES

SANTÉ Les programmes privilégient la santé des enfants fragiles, en particulier dénutris, grâce à la pédagogie d’éducation nutritionnelle Nutricartes©, développée par L’APPEL dans plusieurs pays. Les actions visent à renforcer les capacités des structures de soins existantes.

De nombreux programmes soutiennent l’accès à l’éducation, soit au niveau des familles, soit à celui d’écoles ou d’établissements de formation, par des parrainages individuels ou collectifs. Des actions spécifiques visent à accompagner les enfants des rues.

EAU ET AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE Nos programmes favorisent l’accès à l’eau propre (réalisation d’adductions d’eau, citernes pluviales…) et l’utilisation rationnelle de l’eau (sensibilisation, éducation sanitaire). Nous soutenons des activités de développement rural ou des activités génératrices de revenus pour donner aux familles l’opportunité de s’autonomiser.

Pays d’intervention de l’appel

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Décembre 2019, journal n°175 by L'Appel - Association de solidarité internationale - Issuu