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Journal L'APPEL n°158

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artisan de l’avenir d’un enfant

Retour sur une année d’actions solidaires. Et en avant ! PUBLICATION TRIMESTRIELLE • N° 158 • SEPTEMBRE 2015

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Sommaire J Éditorial...........................................3 J Hommage à Jean-Marie Huraux.....4 J Hommage à Dominique Petit..........5 J Dossier : • 2014 en chiffres..........................6 à 7 • Rapport d’activité 2014............8 à 18 - Burkina Faso...................................8 - Cameroun.......................................9 - République du Congo...................10 - Haïti..............................................11 - Madagascar..................................12 - Pérou............................................13 - Rwanda.........................................14 - El Salvador....................................15 - Tchad............................................16 - Vietnam.........................................17 - Afrique de l’ouest - HCR...............18 J République du Congo....................19 J Tchad......................................20 à 21 J Burkina Faso..................................22 J Rwanda..........................................23 J Vietnam..........................................24

D’ici et d’ailleurs... « LeViet Nam que j’aime » Voici un livre attachant qui relate l’expérience d’un couple, Marie et Jean-Bernard Joly, qui, de 1984 à 2008, sont allés deux fois par an au Viet Nam : lui en qualité de pédiatre s’occupant des nouveau-nés afin d’aider les agents de santé à améliorer leurs pratiques pour les soins aux mères et nouveau-nés ; elle comme monitrice en planification familiale naturelle a formé des moniteurs nationaux à cette méthode. Ces amis de L’APPEL racontent leur travail et leurs souvenirs, au niveau de base des communes et des villages : ouvrant largement leurs yeux, leurs oreilles et leur coeur ils ont pu accéder à l’intimité de ce peuple discret, secret, attentif et poète. Pour commander : commande@monpetitediteur.com

EL SALVADOR Norma Castillo nous a quitté... Après plusieurs deuils cet été, chez les amis de L’APPEL, toute l’équipe s’étant rendue au Salvador est bouleversée par la disparition de Norma, épouse de Rafael Menjivar, tous deux pasteurs de l’Église Luthérienne du Salvador à Soyapango, banlieue de San Salvador, très dense, très peuplée et très violente, sous la coupe des gangs, les maras. Norma avait une quarantaine d’années, elle est décédée après trois mois d’une maladie qui n’a pas pu être diagnostiquée. Malgré la peur Norma avec l’une de ses filles pour leurs enfants Rafael et Norma sont restés vivre à Soyapango. Nous avons collaboré avec eux dans le cadre de programmes d’ateliers pour jeunes, maintenus de plus en plus difficilement : coiffure, travaux manuels, musique et qui avaient toujours pour but de favoriser un accès à l’emploi et de les détourner de l’embrigadement dans les maras. Surchargée, inquiète, Norma restait calme et gaie, sa générosité était inébranlable. Nous pensons à ses filles : Aurora, Daniela et Gabriela, (15,13 et 12 ans), à son époux Rafael. Nous pensons à toi, Norma, en tâchant de garder seulement l’image de ton sourire au milieu des tiens et nous continuerons à aider tous ceux qui reprennent ton flambeau et recherchent la paix et le soutien des plus faibles. Violaine Duflo

Un stand de l’Appel aux Semaines Sociales de France L’APPEL sera présente sur un stand aux 90èmes Semaines Sociales de France qui se tiendront au Palais de l’UNESCO à Paris du vendredi 2 au dimanche 4 octobre 2015. Le thème en est : RELIGIONS ET CULTURES, RESSOURCES POUR IMAGINER LE MONDE Photo de couverture : © Hervé Vincent « Haïti, corvée d’eau à l’île de La Tortue »

Le nombre de personnes attendues (plusieurs milliers) et la sensibilité humanitaire des participants comme des exposants (CCFD etc…) nous ont convaincus de participer à cet évènement pour nouer de nouveaux contacts et mieux faire connaitre L’APPEL et ses réalisations. (Contact : Michel Audras).

Deux rendez-vous à ne pas manquer ! 89, avenue de Flandre Boîte n° 9001 - 75019 Paris Tél. : 01 42 02 77 78 Site : www.lappel.org E-mail : association@lappel.org Directeur de la publication Patrick Larmoyer avec la collaboration de Madeleine Le Moullec Réalisation INTERCOM 1bis rue Charles de Gaulle, ZI de la Marinière, 91070 BONDOUFLE Commission paritaire N° 0912 H 84899 ISSN 0398 6039

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J Le 3 octobre venez vous plonger dans la culture sudaméricaine au Centre Dunois, 61 rue Dunois, Paris 13° (métro Chevaleret), au profit des enfants des rues de Cuzco, au Pérou. Deux horaires possibles : soit en matinée à 15h, soit en soirée à 20h. Au programme de « Corazon al Sur » , notamment: Marga Esteban, chanteuse, viendra avec sa bandéoniste et son guitariste ; deux couples de danseurs feront une démonstration de tango ; deux journalistes parleront de la vie des enfants des rues et présenteront le documentaire filmé qu’ils ont réalisé, etc. Pour nous communiquer votre choix de présence et le nombre de réservations, téléphoner à L’APPEL, ou prendre l’information sur Facebook (https:// www.facebook.com/associationlappel) J Le vendredi 6 novembre, à 20h.30 l’organiste Pierre Farago donnera un concert au profit de L’APPEL, à l’Eglise réformée d’Auteuil, 53 rue Erlanger, Paris 16° (métros Michel-Ange Molitor/ Excelmans).

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ÉDITORIAL Chers amis de L’APPEL, Ce numéro vous donnera une vue d’ensemble de notre activité en 2014 dans dix pays du Sud, dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’eau. Certains d’entre vous sont venus rencontrer nos équipes le 13 juin lors de notre journée portes ouvertes. Nous avons eu le plaisir d’échanger avec eux et plusieurs sont devenus de nouveaux parrains. En conclusion de cette journée, l’Assemblée Générale a adopté le Rapport d’Activité dont nous vous donnons un large aperçu dans le dossier central de ce numéro. Des pages se tournent, Dominique et Jean Marie, des « porteurs de projet » très respectés, nous ont quittés cet été. Mais L’APPEL continue à aller de l’avant, au service de l’avenir des enfants. Une action s’est arrêtée au Cameroun : l’hôpital de Bangwa est à présent à un niveau d’équipement et de compétences qui lui permet de se développer sans nous. Ce sont maintenant deux autres hôpitaux, à Pointe Noire, en République du Congo, qui nous « appellent » et que nous allons aider à mieux prendre en charge des enfants diabétiques et d’autres atteints de dénutrition sévère. Comment imaginer l’avenir des enfants du Sud ? Sur les routes de migration ? Au fond de la Méditerranée ? Au pied de murs que les sociétés riches bâtissent pour « se protéger » ? Les images révoltantes ne manquent pas, hélas, en face desquelles on peut éprouver de l’impuissance. Pourtant, quand vous soutenez L’APPEL, vous exprimez votre solidarité, vous répondez à des demandes qui vont permettre à des enfants de bâtir leur vie dans leur pays : grandir malgré le VIH, aller à l’école, boire de l’eau propre. Cela peut paraître modeste mais c’est le point de départ de grands progrès : celui ou celle que la maladie, le manque d’écoles, condamnaient, celui ou celle qui perdait son temps et ses forces à porter de l’eau sur des kilomètres, ira peut-être à l’université. Et ce sont vos dons, vos parrainages, vos legs qui le permettent. L’APPEL a bientôt 50 ans, les actions se sont enchaînées, de nouveaux porteurs de projets ont succédé aux anciens. D’autres viendront sans doute. Le dynamisme de l’association, sa fiabilité, la générosité de ses bénévoles perdurent. Grâce à vous.

Madeleine Le Moullec

Présidente de L’APPEL

L’APPEL est une association de solidarité internationale non confessionnelle qui mène depuis plus de 45 ans des actions en faveur des enfants et de leur communauté dans : • 3 domaines : la santé, l’éducation et l’accès à l’eau • 10 pays : Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Haiti, Madagascar, Pérou, Rwanda, Salvador, Tchad, Vietnam. L’association réalise 30 projets de développement grâce à 100 professionnels bénévoles (médecins, personnels de santé, enseignants, ingénieurs, travailleurs sociaux…), permettant que l’essentiel des dons parvienne aux enfants. Répondant aux problèmes précis soulevés par ses partenaires locaux, L’APPEL met l’accent sur la proximité, sur le terrain, grâce à des programmes évolutifs et adaptés, au plus près des enjeux et des réalités. Mais aussi avec ses donateurs, car donner, c’est accorder sa confiance, permettre un progrès, un développement. L’APPEL est une association à l’écoute des enfants, des familles et des donateurs. Chaque enfant reçoit, les soins et l’attention qui lui sont nécessaires pour grandir parce que chaque enfant est unique.

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HOMMAGE

Deux personnalités marquantes de L’APPEL nous ont quittés cet été. Nous leur rendons hommage. JEAN-MARIE HURAUX 1938-2015 Jean-Marie nous a quittés en juillet. Il était originaire de Lorraine où il retournait régulièrement, car, pour un homme fidèle les racines sont importantes. Avant tout, c’était un médecin : ancien interne des hôpitaux de Paris, d’abord pédiatre, puis virologue. Il a gravi les échelons de la médecine hospitalo-universitaire en finissant sa carrière avec le titre de Professeur Emérite. Il a exercé principalement à l’Hôpital La Pitié Salpétrière dont il a été le chef de service du laboratoire de virologie pendant de longues années. Il s’est particulièrement intéressé aux virus de la famille de l’herpès puis au virus du Sida. Il était une notoriété en la matière et participait à de nombreux travaux de recherche. Il communiquait largement dans des congrès nationaux et internationaux de virologie. Mais à côté de cette activité scientifique riche, il n’était pas avare de conseils à qui lui posait une question, quelle que soit l’origine de l’interlocuteur. Il savait mettre à l’aise quiconque entrait en contact avec lui. Il était ainsi un merveilleux formateur. Son intérêt pour la science dépassait largement l’hexagone. Il s’était investi à L’APPEL avec son épouse Christiane, et Dominique Petit, au Cameroun dans leur action à l’Hôpital de Bangwa où il s’est tout particulièrement occupé du VIH. Mais aussi et surtout il travaillait régulièrement à l’Hôpital de Tokombéré avec Christian Aurenche son directeur, également à la mise en place de la prise en charge des patients vivant avec le VIH, s’occupant spécifiquement de former les équipes au diagnostic virologique biologique. Un humaniste, c’est à dire quelqu’un en quête du savoir quel qu’il soit. C’est ainsi qu’il s’intéressait à l’Histoire, à la littérature et tout particulièrement à la psychanalyse. Lecteur invétéré, il était capable de disserter sur un bouquin qu’il avait aimé, avec une mémoire d’éléphant. Mais c’était aussi tout simplement un homme. Un homme sportif, il adorait le jogging qu’il a pratiqué pendant très longtemps autour de chez lui sur les bords de Marne. Il faisait également de grandes marches, volontiers avec de la famille dans leur fief à Saint Bauzille Le Putois, en Hérault, où il adorait passer l’été avec Christiane.

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C’était un homme qui regardait les autres : son regard était malicieux, intelligent, compréhensif, interrogatif, parfois perplexe… Ce dont je me souviens le plus de lui c’est de sa voix, une voix douce, mesurée, un langage précis et soigné, souvent humoristique mais parfois dépité voire triste. Il écoutait toujours. Ses jugements étaient mesurés et volontiers indulgents. C’était un homme tendre qui savait montrer son amour à Christiane sa femme, ses enfants Etienne, Agathe, Annette et ses nouveaux petits enfants qu’il photographiait et filmait sans fin… Adieu Jean-Marie, tu étais un exemple d’honnêteté, d’intelligence, d’écoute et de compréhension des autres. Nous te garderons dans nos cœurs. Sophie Lemerle Gruson Médecin pédiatre

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HOMMAGE

DOMINIQUE PETIT 1922-2015 Notre ami Dominique PETIT est mort le 10 août 2015. Il allait atteindre 93 ans. Après une trentaine d’années d’exercice comme médecin pédiatre à Compiègne, prenant sa retraite, il était venu nous rejoindre à L’APPEL en 1987. Quelle aubaine ! Justement un ami camerounais de Douala venait de nous appeler à l’aide : dans les hôpitaux beaucoup d’enfants atteints de maladies très graves mouraient. Dominique dit alors « j’y vais » et il revint atterré : c’était l’expansion du sida de l’enfant en Afrique. La stratégie de L’APPEL fut mise au point et il s’en chargea : lutte en trois points, soins hospitaliers, c’està-dire traitement des maladies opportunistes, information des jeunes gens, garçons et filles, sur les risques des relations sexuelles sans protection, essai de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant au cours de la grossesse. Mais dans les années 90 l’accès aux médicaments antirétroviraux n’était pas possible. Il a fallu plus de 20 ans avant de bloquer l’évolution de la maladie ! La connaissance du sida et de ses risques était très floue dans l’esprit des populations et surtout des jeunes camerounais ! Il fallut constituer des équipes de jeunes volontaires, encadrés par nos partenaires des églises catholique, évangélique et baptiste. Ils allaient à la rencontre des jeunes de leur âge. On appelait cela « l’éducation des pairs par les pairs ». Mais il fallait leur apprendre à euxmêmes les rudiments, les arguments et les moyens de s’en protéger. Extraordinaire dévouement de Dominique qui organisait des séminaires de formation de province en province. Pendant six ans je l’ai accompagné admirant son calme, sa diplomatie, son art de faire confiance aux jeunes leaders de cette campagne très spéciale. Ils étaient trois : Gottlib, Madeleine et Jean-Baptiste devenus nos grands amis. Puis vint enfin la découverte du traitement permettant d’éviter la transmission de la mère à l’enfant (la PTME). L’action de L’APPEL s’est alors concentrée sur l’hôpital de Bangwa dans la province de l’Ouest. Dominique veillait à tout organiser, gagnant la confiance de tous, médecins sages-femmes, infirmières, laborantins. Et avec le soutien très compétent de Christiane et de Jean-Marie Huraux, lui aussi hélas disparu cet été, une prévention efficace a été obtenue ! Succès immense que Dominique nous a raconté en juin 2014. Les amis de Bangwa étaient devenus parfaitement autonomes et maîtres de la situation.

Au Congo Brazzaville, à l’appel de notre amie Joëlle Nicolas, pédiatre pendant huit ans à Pointe Noire, la même démarche a été suivie dans tout le département du Kouilou, avec l’équipe des pédiatres de l’hôpital régional A. Sissé. En outre Dominique a lancé, en accord avec le ministre de l’Education Nationale du Congo, une formation de tous les professeurs de l’enseignement secondaire, avec les documents nécessaires, pour qu’ils apprennent à leurs élèves la gravité du sida ! D’excellents résultats ont été obtenus et ce, dès 2007. Très vite nos partenaires et collègues ont pris en main eux-mêmes la lutte contre le sida de l’enfant.. Si l’on soigne l’enfant il faut aussi l’aider à vivre. D’où la création avec Armel Brosseau Beauvir, de L’APPEL Lorient, du parrainage des enfants de Pointe Noire et plus tard avec Bruno Cazals, de notre antenne d’Ile de France, des activités génératrices de revenus pour les familles vivant avec le sida. Dominique avait une vision globale de l’avenir, tout à fait dans l’esprit de L’APPEL ! Aussi longtemps qu’il l’a pu il est venu au bureau de L’APPEL, avenue de Flandre, souriant, attentif, blagueur à l’occasion, de son ton pince sans rire et sa voix comme amusée si sympathique à entendre. Avec sa famille, ses enfants, ses petits enfants et ses amis, tous nous disons tristement : « Adieu Dominique et merci ! » Docteur Jacques Lalande

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DOSSIER : 2014 EN CHIFFRES K Quelles sont nos recettes en 2014 ? 672 755 E, complétés par une reprise sur fonds dédiés de 28 341 E, soit 701 096 E

K Répartition des actions, tous modes confondus, entre les pays d’intervention Tchad 3% - 18 099 E

El Salvador 3% - 19 246 E

Autres recettes (manifestations, ventes, produits financiers) 2%

Vietnam 19% - 107 612 E Dons des particuliers

Rwanda 25% - 142 859 E

Nutricarte © 1 % - 5 029 E Burkina Faso 17 % - 94 097 E

40% 58%

Subventions mécénat, partenariats

Pérou 8% - 47 221 E

Cameroun 2% - 4 042 E

Madagascar 11% - 54 419 E

K D’où proviennent elles ? La part des dons de particuliers représente 58,7%, comme en 2013. Les sommes collectées sont en hausse, ce qui est remarquable en temps de crise. Elles sont portées par la très forte hausse des parrainages (+26,7%) vers lesquels s’orientent plus de la moitié des dons au bénéfice surtout du Burkina, du Vietnam, du Rwanda et de Haïti. L’autre part de nos ressources provient pour 14,5% de financements d’organismes publics et de collectivités locales [liés pour l’essentiel à des opérations d’approvisionnement en eau qui sont en très forte hausse (+88%)] et pour 25,4% des dons des fondations et entreprises : Groupe G7 Entreprises, Fondation Bel, Pernod Ricard, Fondation DORA, Fondation Insolites Bâtisseurs, Fondation Abbé Pierre, Deezer’t, Bouwfonds, SARL Développements et Projets, Strand Cosmetics Europe, Haut Comité aux Réfugiés. A ces sommes s’ajoute une reprise sur fonds dédiés de 28.000 E, soit l’utilisation en 2014 de fonds collectés précédemment et non encore utilisés. K Les deux types de dépenses en faveurs des enfants en 2014

Congo 3% - 12 277 E

K Les parrainages : une progession de 27 % des dons de 2013 à 2014

Burkina Faso

26 397 E 43 286 E

Congo

13 294 E 13 535 E

Haïti

32 236 E 39 738 E

Pérou

4 359 E 7 021 E

Rwanda

23 396 E 34 854 E

El Salvador

16 316 E 18 417 E

36% Dépenses des autres actions en faveur des enfants 360 714 E

Haïti 10% - 57 091 E

Dépenses des parainages 206 278 E

64%

Vietnam

16 142 E 65 488 E

K Les parrainages : répartition des dons entre les pays en 2014 Burkina Faso 20 %

L’assistance octroyée sous forme de parrainage (36,3%) est restée extrêmement stable, tant au global que dans la plupart des sept pays où nous intervenons. Les autres actions (63,7%) sont au total en hausse de 8,6%, en raison principalement de la nette progression des creusements de puits et de l’implantation de réseaux d’eau au Burkina et au Rwanda, ainsi que de l’ensemble des actions de Madagascar. Nous avons par ailleurs entamé à travers le UNHCR un programme d’éducation à la nutrition qui devrait fortement se développer dans le courant de 2015.

Vietnam 29%

Congo 6%

El Salvador 8% Rwanda 16%

Haïti 18% Pérou 3%

Nos frais de fonctionnement ont été globalement maintenus à 10% environ du total des emplois financés par les ressources collectées auprès du public 6

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DOSSIER Tableau du Compte d’Emploi des Ressources 2014

Emploi de 2014 = Compte de Résultat

EMPLOIS

Affectation par emploi des ressources collectées auprès du Public utilisée en 2014

1. Missions sociales 1-1 Réalisées en France - Actions réalisées directement - Versement à d’autres organismes agissant en France 1-2 Réalisées à l’étranger - Actions réalisées directement...................................................................................................................................................... 566 992............................................ 346 379 - Versement à un organisme cenral ou à d’autres organismes 2. Frais de recherche de fonds 2-1 Frais d’appel à la générosité du public.................................................................................................................................21 548...............................................21 548 2-2 Frais de recherche des autres fonds privés 2-3 Charges liées à la recherche de subv. et autres concours publics 3. Frais de fonctionnement...................................................................................................................................................................93 672...............................................41 565 409 492 I Total des emplois de l’exercice inscrits au compte de résultat........................................................................................... 682 212 II Dotation aux provisions III Engagement a réaliser sur ressources affectées IV Excédent de ressources de l’exercice...........................................................................................................................................18 884 V Total général........................................................................................................................................................................................... 701 096 V Part des acquisitions d’immobilisations brutes de l’exercice financées par les ressources collectées auprés du public VI N eutralisaton des dotations aux amortissements des immobilisations financées à compter de la première application du règlement par les ressources collectées auprès du public VII Total des emplois financés par les ressources collectées auprès du public........................................................... 409 492

Ressources collectées en 2014 = Compte de Résultat

RESSOURCES

Suivi des ressources collectées auprès du public et utilisée en 2014

Report des ressources collectées auprès du public non affectées et non utilisées en début d’exercice...................................................................................................................................................................................................................37 766 1. Ressources collectées auprès du public............................................................................................................................. 385 554............................................ 385 554 1-1 Dons et legs collectés - Dons manuels non affectés..............................................................................................................................................................57 722...............................................57 722 - Dons manuels affectés.................................................................................................................................................................... 327 832............................................ 327 832 - Legs et autres libéralités non affectés - Legs et autres libéralités affectés 1-2 Autres produits liés à l’appel à la générosité du public 2. Autres fonds privés .......................................................................................................................................................................... 170 700 3. Subventions et autres concours publics ...............................................................................................................................98 085 4. Autres produits.......................................................................................................................................................................................18 416 I Total des ressources de l’exercice inscrite au C.R. ................................................................................................................ 672 755 II Reprise de provisions III Report des ressources affectées non utilisées des exercices antérieurs.....................................................................28 341 IV Variation des fonds dédiés collectés auprès du public..........................................................................................................48 011 V Insufisance de ressources de l’exercice VI Total général.......................................................................................................................................................................................... 701 096............................................ 433 565 VI Total des emplois financés par les ressources collectées auprès du public............................................................ 409 492 Solde des ressources collectées auprès du public non affectées et non utilisées en fin d’exercice..........................................................................................................................................................................................................................61 839 Le Rapport Financier complet validé à l’Assemblée Générale du 13 juin 2015 et approuvé par notre Commissaire aux Comptes est disponible sur notre site internet

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014

RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 BURKINA FASO • CAMEROUN • CONGO-BRAZZAVILLE • HAÏTI • MADAGASCAR • PÉROU • EL SALVADOR • TCHAD • RWANDA • VIETNAM Source statistiques : PNUD 2014

BURKINA FASO

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 181e sur 187 pays (0.388) Population totale : 16.9 Millions Âge moyen : 17 ans Espérance de vie à la naissance : 56 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 66 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 39.2% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 44.6% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 28.7%

PARRAINAGE SCOLAIRE A OUAGADOUGOU

ÉDUCATION ACCÈS A L’EAU ET SOUTIEN SCOLAIRE POUR LA MAISON DES JEUNES, DES CULTURES ET DES ASSOCIATIONS (M.J.C.A.) A OUAGADOUGOU L’APPEL continue à soutenir cette Maison des Jeunes qui propose un accompagnement éducatif diversifié, grâce à de multiples activités, aux jeunes (environ 1000), et plus largement aux familles (environ 300). L’un des objectifs est de faciliter la réussite scolaire et l’orientation des enfants. En 2014, L’APPEL a permis d’étoffer l’équipe pédagogique de 4 enseignants. 100% des élèves bénéficiaires ont obtenu leur certificat d’études primaires alors que le niveau moyen des classes était faible en 8

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début d’année. Pour la plupart des enfants le travail scolaire à la maison reste impossible, faute de soutien et de lumière. C’est pourquoi en 2014, l’aide de L’APPEL a aussi contribué à ce que 350 élèves puissent profiter des installations de la bibliothèque et de la ludothèque et 440 élèves, du CP à la terminale, ont fréquenté les études surveillées. En 2014, notre partenaire local a entrepris la construction de bâtiments. Sur un terrain d’une telle superficie (23050 m²), alloué par la Municipalité, l’accès à l’eau devient une nécessité. Pour éviter le coût élevé de l’eau fournie par l’Office National de l’Eau (ONEA), L’APPEL a financé la réalisation d’un puits avec forage, château d’eau et pompage à l’énergie solaire qui s’avère moins onéreuse et plus sûre que le réseau électrique. Par ailleurs notre soutien a également permis l’achèvement du mur d’enceinte. Ces différents équipements permettront aux jeunes et à leurs familles de profiter dans de meilleures conditions des activités proposées.

Cette micro-action a pris le relais de l’ancienne association AUPE et permet la scolarisation d’une douzaine de jeunes.

SANTÉ DU PARRAINAGE THERAPEUTIQUE D’ENFANTS CONCERNES PAR LE SIDA A LA NUTRITION… Le parrainage en est à sa dixième année, il concerne une quarantaine d’enfants affectés par le V.I.H. et permet la prise en charge des frais de santé, de scolarisation et d’habillement ; trois groupes de remise à niveau scolaire sont également proposés.

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DOSSIER Autour de ce parrainage, de nouveaux projets se sont greffés. D’une part, nous équipons un atelier d’informatique destiné à préparer les adolescents à leur avenir professionnel. D’autre part nous aidons notre partenaire local, l’Association Espoir pour Demain, à trouver des bailleurs de fonds pour construire un nouveau CREN – Centre de Récupération et d’Education Nutritionnelle - en remplacement des locaux loués à ce jour. Ce bâtiment accueillera les formations d’éducation nutritionnelle que nous organisons depuis trois ans, lors de nos missions, à l’aide des Nutricartes®méthode pédagogique développée par L’APPEL, pour former les médiatrices de santé.

E AU / AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE APPUI AU DEVELOPPEMENT DU VILLAGE DE KARMA En 2014, l’aide de L’APPEL s’est poursuivie dans le domaine de la lutte contre la malnutrition pour près de 150 enfants : formation des mères des quartiers périphériques à la préparation de bouillie enrichie, par l’association de femmes locale. Nous avons au fil du temps créé un jardin potager qui s’étend maintenant sur plus de 20000 m² et où travaillent au moins 150 femmes. Le soutien à l’agriculture vivrière permet la diversification de la production de légumes et de l’alimentation, ajoutons le début d’une reforestation (200 arbres) pour accroître le nombre d’abeilles dans les ruches et constituer une réserve de bois. L’école du village est toujours fortement soutenue notamment par l’attribution de bourses. Enfin, le projet hydraulique comprenant forage et pompage solaire a été réalisé. Il s’agit d’un forage d’eau potable à grande profondeur (101 m) qui s’est avéré difficile techniquement mais dont le rendement de 2700 litres /heure est excellent.

CAMEROUN

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 152e sur 187 pays (0.504) Population totale : 22.25 Millions Âge moyen : 18 ans Espérance de vie à la naissance : 55 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 61 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 41,7% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 9.56% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 71.3%

SANTÉ LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA Depuis plus de15 ans L’APPEL agit pour améliorer la prise en charge des enfants à l’hôpital de Bangwa, dans la province de l’ouest. 2014 fut une année dominée par l’organisation de la fin de cette collaboration entre L’APPEL et l’hôpital. Nous constatons aujourd’hui que notre partenaire a acquis une bonne expertise, reconnue par l’État, dans le domaine du VIHSIDA. Conseil, dépistage, suivi, traitement, PTME (Prévention de la transmission mère-enfant) sont autant d’étapes possibles bien structurées au sein du parcours du patient à l’hôpital. Une association de PVVih – Personnes vivant avec le VIH- à Bangwa complète le soutien psycho-social apporté aux malades, et contribue à lutter contre la stigmatisation et discrimination dont ils sont victimes. En janvier 2014 un séminaire de renforcement des capacités du personnel a contribué à la mise au point de leurs connaissances et à l’amélioration de leurs pratiques, étape essentielle pour la qualité des soins. L’APPEL a également créé le service de néonatologie de l’hôpital, pour améliorer l’accueil et les soins des nouveaux nés, et plus particulièrement à l’égard des prématurés ou de ceux atteints d’une pathologie. Au cours de ces 15 années le personnel et plus particulièrement celui de la pédiatrie, la maternité et la néonatalogie, a bénéficié de formations et d’accompagnement réalisés par les médecins de référence du Cameroun. Les locaux ont été réhabilités,

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 modernisés et L’APPEL a fourni l’équipement nécessaire. La dernière mission de terrain a eu lieu début décembre. Sur place une évaluation des diverses activités soutenues par L’APPEL a confirmé l’autonomie acquise par le personnel. Une grande fête avec l’ensemble du personnel a clôturé cette longue histoire. L’hôpital est sorti de son enclavement ; il bénéficie d’une reconnaissance officielle et s’inscrit désormais dans l’environnement médico-social du pays.

RÉPUBLIQUE DU CONGO (BRAZZAVILLE)

diplômés de trouver des stages plus rapidement et également un emploi. Des contacts ont été amorcés en ce sens.

PARRAINAGES COLLECTIFS FIN DE L’ACCUEIL PRESCOLAIRE DES « POUSSINS » En concertation avec notre partenaire, L’APPEL a cessé de soutenir le jardin d’enfants de l’ARIPS (Agence Régionale d’Information et de Prévention du Sida) au 31 décembre 2014, en raison de la bonne santé financière de la structure. Les parrains qui versaient régulièrement des dons ont pour la plupart accepté de soutenir une nouvelle action de parrainage collectif au sein de l’école primaire associative Nelson Mandela. DEMARRAGE DU SOUTIEN A L’ECOLE NELSON MANDELA

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 140e sur 187 pays (0.564) Population totale : 4.45 Millions Âge moyen : 19 ans Espérance de vie à la naissance : 59 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 62 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 24.7% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 54.1% 2014 : année marquée par une évolution des programmes.

ÉDUCATION PARRAINAGES INDIVIDUELS La finalité de cette action est l’insertion professionnelle locale des jeunes de Pointe-Noire en grande difficulté sociale. Fin 2014, 26 parrains permettent de parrainer 23 filleuls. Au cours de l’année, 5 filleuls ont terminé leurs études, 3 leur cursus d’apprentissage, ce sont donc 8 parrainages qui se sont arrêtés. Nous avons continué à accompagner notre partenaire, L’APPEL POINTE NOIRE dans son objectif de développement des solidarités locales. L’APPEL Pointe-Noire est sur la bonne voie pour construire son autonomie, elle a commencé à recueillir des fonds et à prendre en charge ses propres filleuls avec des parrains congolais; mais sa situation financière reste fragile car les rentrées de fonds ne sont pas stables. Le transfert de l’action a donc été planifié sur 3 ans de 2015 à 2017.

Un nouveau Parrainage Collectif a débuté au cours du 4e trimestre 2014, avec pour partenaire local l’association congolaise LA GRAINE qui a créé en 2012 une école primaire associative. L’école Nelson MANDELA, située dans le quartier de NGOY, a pour but principal de contribuer au renforcement des capacités de chacun, par une formation propice à une éducation de qualité, et ce en réaction à la situation actuelle de l’école congolaise (apprentissages trop théoriques – classes surchargées – absence de matériels pédagogiques – formation des maîtres insuffisante…). L’APPEL soutient cette école par l’achat de matériels scolaires et éducatifs, et complète le financement de l’écolage pour les familles les plus pauvres. Pour l’instant 7 parrains soutiennent régulièrement cette action.

SANTÉ DEUX NOUVEAUX PROJETS SANTÉ AU CONGO En cette fin d’année 2014, nous avons répondu à l’appel du médecin-chef du service d’endocrinologie à l’hôpital A. Cissé de Pointe-Noire, pour un soutien à la prise en charge des enfants diabétiques hospitalisés. L’APPEL et un médecin diabétologue, Directeur du Centre d’Enseignement et de Recherche en Nutrition Humaine de Lorient, sont en cours d’élaboration d’une réponse portant sur deux axes : aide à la formation de formateurs et aide technique et thérapeutique. Nous répondons également à la demande du médecin-chef du service de pédiatrie à l’hôpital Tié-Tié quant au problème de dénutrition des enfants hospitalisés. L’élaboration des projets se fera plus clairement lors de la prochaine mission à Pointe-Noire.

Il reste également à développer les relations au sein du monde de l’entreprise afin de créer un réseau qui permettra aux jeunes 10

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DOSSIER SANTÉ

HAÏTI

ÉDUCATION NUTRITIONNELLE Le travail avec la pédagogie Nutricartes® se poursuit. Mais sur le plan national, le programme PTA -Programme Thérapeutique Ambulatoire- n’est pas permanent parce que la farine enrichie prête à l’emploi (Plumpynut) arrive à l’île de La Tortue de façon aléatoire. Cela compromet l’assiduité des femmes aux séances d’éducation nutritionnelle durant les 4 ou 5 semaines prévues. Néanmoins des séances d’éducation nutritionnelle sont régulièrement dispensées dans les salles d’attente des diverses consultations fréquentées par les femmes (environ 400 femmes de Juillet à Novembre 2014.)

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 140e sur 187 pays (0.564) Population totale : 4.45 Millions Âge moyen : 19 ans Espérance de vie à la naissance : 59 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 62 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 24.7% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 54.1% Après s’être fortement impliquée à Port-au-Prince suite au séisme de 2010, L’APPEL, concentre aujourd’hui ses actions dans la zone rurale isolée de l’ile de La Tortue dans le département du Nord-Ouest où l’accès à l’éducation, l’eau ou l’électricité sont problématiques.

ÉDUCATION PARRAINAGES COLLECTIFS Renforcer la scolarité c’est non seulement permettre l’accès des enfants à l’école mais c’est également renforcer les compétences des maîtres qui manquent de formation. Grâce à la générosité de parrains, 700 bourses scolaires sont attribuées dans 11 écoles primaires de l’île, pour des enfants de familles démunies qui autrement ne seraient pas scolarisés. 6 bourses sont encore attribuées à des étudiants issus de familles modestes.

Enfin nous avons réuni une quinzaine de responsables d’Associations de femmes qui sont très demandeuses d’être formées pour transmettre l’information aux mères de famille qui composent leurs associations. Il est prévu que le staff de l’hôpital réalise ces formations. A suivre…

E AU / AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE CONSTRUCTION DE CITERNES D’EAU PLUVIALE En 2014, 20 citernes d’eau pluviale ont été construites avec notre partenaire ACCF. Sur les 850 citernes de l’ile, 650 ont été réalisées avec le concours de L’APPEL pour le bénéfice de plus du tiers des habitants de l’ile qui en compte 40.000. Lors de notre dernière mission sur place en novembre 2014, l’ile sortait d’une période de sécheresse de 6 mois dramatique pour les jardins de subsistance cultivés par la population. Dans la perspective d’une approche globale du problème de l’eau sur l’ile, L’APPEL a trouvé un relai auprès de l’association Initiative et Développement (ID) qui se chargera de la poursuite de la construction des citernes et de l’approvisionnement en eau.

Des demi-bourses sont attribuées aux maîtres qui décident de poursuivre leurs études après l’école en session vespérale. Au cours des missions, la formation des maîtres des classes de préscolaire (maternelle et CP) s’est poursuivie. Outre l’appropriation des matériels pédagogiques (quasi inexistants en milieu rural en Haïti), les jeux de rôles en créole et en français ont été très appréciés par 133 enseignants de l’ile. Grâce à notre effort, l’école communautaire de Tendron, qui devrait devenir «Nationale» (sous contrat avec l’Etat), dispose désormais d’un pôle d’énergie solaire avec un mini-centre informatique opérationnel pour les élèves ou les associations de l’ile.

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 reçoivent une éducation nutri­tionnelle à l’aide des « Nutricartes ® », méthodologie développée par L’APPEL basée sur un jeu de cartes représentant les différents aliments disponibles sur place et un « jeu d’hygiène » apportant des notions de base sur l’hygiène quotidienne.

MADAGASCAR

En 2014 nous avons baissé les quantités quotidiennes de farine enrichie sans conséquence sur les taux de guérison: 90 % de guérisons chez les 1400 enfants de moins de 2 ans pris en charge, 80 % de guérisons chez les 960 enfants de 2 à 5 ans et 100 % de guérisons chez les 130 femmes allaitantes dénutries.

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 155e sur 187 (0.498) Population totale : 22.92 Millions Âge moyen : 19 ans Espérance de vie à la naissance : 65 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 41 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 28.1% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 81.29% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 64.5%

ÉDUCATION EDUCMAD Le programme EDUCMAD – Education à Madagascar- a poursuivi son développement. Une médiathèque scientifique a été implantée dans les lycées malgaches pour soutenir l’enseignement dans les trois matières : Physique/Chimie, SVT et Mathématiques. En consortium avec plusieurs associations et entreprises franco-malgaches, L’APPEL a principalement soutenu le développement des actions de formation des professeurs et des « formations de formateurs ».

Ces résultats très performants sont confirmés par l’évaluation réalisée, en 2014, par l’institut de santé publique de l’Université de Genève, sur les enfants pris en charge durant les années 2010 – 2013. Un mémoire, sur le sujet, a été soutenu en février 2015.

PLATE-FORME DE PRISE EN CHARGE DU HANDICAP A TANANARIVE L’APPEL continue de soutenir cette initiative originale dans le dépistage et la prise en charge du handicap à Madagascar. Il s’agit d’une plateforme proposant aux enfants handicapés de familles démunies, une large offre de soins en réadaptation fonctionnelle. Les professionnels, malgaches ou étrangers expatriés, y travaillent bénévolement. Ainsi en 2014, cette association «Fanarenana » a réalisé: 250 consultations médicales, 200 bilans scolaires, 2400 séances de soutien scolaire et d’éducation spécialisée pour améliorer l’apprentissage scolaire, une aide à 50 familles pour faire face aux difficultés de leur enfant. Enfin un appui aux professionnels de l’éducation est développé pour améliorer la prise en charge pédagogique des élèves en situation de handicap.

Notre partenaire, l’association ACCESMAD, leader du projet, a pu signer au premier trimestre 2015 une convention de partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale malgache. Ce sont désormais 87 établissements accueillant plus de 51.000 lycéens qui ont adopté notre médiathèque.

SANTÉ NUTRICARTES® - LA LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION INFANTILE Depuis 8 ans l’APPEL a initié la création de 12 CRENA – Centres de Récupération Nutritionnelle Ambulatoires – avec notre partenaire malgache, l’association «Miray». Pendant 5 semaines les enfants ou les femmes allaitantes reçoivent chaque jour de la farine enrichie et une fois par semaine les parents (en général les mères) 12

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DOSSIER et aident les plus jeunes. Par demi-journée en alternance avec l’école, le Hogar de Cristo assure un soutien scolaire, un repas complet et équilibré, des conseils de prévention en santé et hygiène, et une aide psychologique. Les jeunes participent à des ateliers préprofessionnels de fabrication destinée à la vente (aluminium repoussé, couture, pâtisserie), à des ateliers d’expression corporelle (danse, théâtre, mime), et à des activités sportives. L’APPEL participe aux achats d’alimentation, et pour une petite part à la rémunération du psychologue embauché en 2014 à mitemps. L’action s’appuie sur un parrainage collectif, comportant 20 parrains et des donateurs ponctuels.

PÉROU

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 82e sur 187 (0.737) Population totale : 30.38 Millions Âge moyen : 27 ans Espérance de vie à la naissance : 74.83 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 14 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 33.5% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 4.91% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 89.6%

ÉDUCATION LES ENFANTS DES RUES DE CUZCO Cette année encore l’APPEL a dû soutenir le foyer de l’association « Qosqo Maki » à Cuzco, qui a ainsi pu maintenir son activité. Le nombre des jeunes des rues demandant un hébergement est en hausse (une trentaine journellement) sans qu’on en comprenne la raison, et parmi eux à nouveau des jeunes filles. Pour renforcer cette association dynamique, nous avons envoyé deux jeunes femmes au titre du service civique international, une éducatrice spécialisée et une animatrice d’ateliers culturels qui ont prêté main forte pendant un an, tout en s’immergeant dans une autre culture. Mais L’APPEL soutient surtout depuis plusieurs années, les ateliers de formation professionnelle des jeunes issus de la rue : la menuiserie et la boulangerie. Grâce à leur activité régulière 3 menuisiers, 5 boulangers et 4 vendeuses ont pu être formés tout en subvenant aux salaires des 2 chefs d’atelier et aux charges de gestion.

LES ENFANTS D’UN BIDONVILLE DE LIMA « Mano a mano » est une association péruvienne qui exerce son activité dans un des bidonvilles du nord de Lima. L’APPEL a essentiellement apporté cette année son aide au centre aéré, créé par notre partenaire, qui accueille 200 enfants du bidonville pendant les deux mois d’été, en janvier et février. En plus d’une aide financière, L’APPEL a pu renforcer l’organisation des activités grâce à l’aide d’une jeune architecte envoyée dans le cadre du service civique international (SCI) et qui prolonge encore d’un an son bénévolat en tant que Volontaire de solidarité internationale (VSI). Une autre jeune en contrat SCI est venue en renfort depuis octobre, pour un an. Tout en participant aussi à l’encadrement des activités du centre aéré, elle contribue au développement d’une activité génératrice de revenus dans le domaine de la pâtisserie.

LES ENFANTS DES RUES D’AREQUIPA A Arequipa, l’Association Hogar de Cristo gère un foyer ouvert qui accueille 45 enfants et adolescents de 6 à 17 ans, recrutés dans les banlieues très pauvres et dans les rues. L’association les réintègre à l’école. 25 enfants fréquentent l’école primaire et 15 le secondaire. 5 jeunes boursiers poursuivent des études supérieures. Ces derniers continuent de fréquenter le centre

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 Des équipes de 6 à 8 jeunes par système d’eau sont formées dès le départ des travaux. Pendant les 3 premiers mois, les coûts de formation sont avancés par L’APPEL, mais dès le 4è mois, les jeunes seront rémunérés comme des apprentis ce qui leur permet de payer eux-mêmes leur nourriture, leur logement et de commencer à rembourser L’APPEL: 18 jeunes, 12 garçons et 6 filles, sont actuellement employés. Ce métier leur plaît beaucoup. Après 2 années de rodage (2014 et 2015), le rythme des remboursements devrait permettre de financer les formations des nouvelles promotions de façon autonome.

RWANDA

LES REPAS SERVIS AUX ENFANTS SCOLARISES

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 151e sur 187 (0.506) Population totale : 11.78 Millions Âge moyen : 18 ans Espérance de vie à la naissance : 64 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 39 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 28.5% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 63.17% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 65.9% La plupart des programmes de L’APPEL au Rwanda se situent dans le District de Gicumbi, Province du Nord à 70 km de Kigali.

ÉDUCATION LES PARRAINAGES PARRAINAGES Ils concernent 64 jeunes, garçons et filles, tous d’âge scolaire, 3 en primaire, les autres en secondaire. Ils sont presque tous orphelins de père, et la plupart ont perdu également leur mère, non du fait du génocide de 1994, ils sont trop jeunes pour cela, mais d’accident ou de maladie. Le parrainage permet principalement de financer la scolarité des jeunes, les études secondaires se déroulant en internat au Rwanda. Quand un jeune réussit l’examen de fin d’études (après 12 années de scolarité), soit il entre à l’université, soit il commence un apprentissage, ou encore il cherche un emploi. Il laisse alors la place dans le parrainage de L’APPEL à un enfant plus jeune. Et la liste des candidats est longue. Aujourd’hui nous comptons 68 parrains pour soutenir l’avenir de ces jeunes. LA FORMATION PROFESSIONNELLE POUR LES ANCIENS PARRAINÉS Nous avons constaté 2 difficultés : la progression du nombre des jeunes sans emploi et le manque de maintenance des installations d’adductions d’eau propre construites (ou réhabilitées) par L’APPEL. Nous avons donc eu l’idée d’expérimenter une formation professionnelle avec ces jeunes sur ces chantiers de rénovation des installations d’eau.

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L’APPEL contribue à une distribution de repas, chaque jour de scolarité, aux enfants particulièrement pauvres. C’est quasiment le seul repas de la journée pour eux. Ils sont 68 jeunes en premier cycle. Le résultat est manifeste : les enfants sont en bonne santé, leur travail scolaire est bon. Chaque enfant bénéficie de 200 repas par an.

E AU / AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE En 2014, 2 chantiers d’adduction d’eau propre ont été entièrement réalisés, 2 autres en cours de travaux seront terminés en 2015.

LE RÉSEAU DE MIRIKU Il s’agit d’un grand réseau de 8,5 km de long, comprenant 14 réservoirs et 18 bornes fontaines, desservant 5.000 habitants. Les travaux commencés le 10 mars 2014 ont été achevés le 19 juin 2014, jour de l’inauguration officielle en présence de toutes les autorités rwandaises du District de Gicumbi et de la Province du Nord, et d’une forte délégation de 12 membres de L’APPEL. Il est à noter que la source, de bon débit, permet l’alimentation en eau du grand camp de GIHEMBE, qui accueille près de 20.000 réfugiés congolais sous l’égide du HCR (HautCommissariat aux réfugiés de l’ONU).

LE RÉSEAU DE KIGOGO Ce réseau dessert 4.500 habitants auxquels il faut ajouter l’école Saint Albert (1.300 élèves en primaire, 280 en collège secondaire), le centre de négoce de KIYOVU, et le centre de santé du secteur de NYANKENKE (50 lits d’hospitalisation), soit en tout près de 6.000 bénéficiaires. L’eau est captée à une source de bon débit (2,35 L/seconde), à 1.900 m d’altitude ; le réseau est long de 7 km. Les travaux commencés en septembre, ont été terminés en décembre 2014. L’inauguration se déroulera en février 2015. Cette adduction d’eau est particulièrement rentable. Le coût de construction revient à environ 5 € par bénéficiaire.

LE RÉSEAU DE RYARUGANZU Il s’agit d’une grosse installation, depuis une source de bon débit (2L/seconde) située à 1.880 m d’altitude, pour un réseau long de 7,8 km. Il dessert 12 bornes fontaines, chacune équipée

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DOSSIER d’un réservoir, pour une population de 4.500 habitants répartis dans de nombreux hameaux. Les travaux se sont étalés dans le temps. Commencés en octobre 2013, interrompus de février à septembre 2014, en raison d’un retard au financement, ils se sont terminés en décembre 2014 et seront inaugurés en février 2015.

EL SALVADOR

Cette adduction d’eau propre, totalement créée dans une zone de montagne, est une réalisation très attendue de la population.

LE CHANTIER DE GATABA Cette adduction est située dans le secteur de KIYOMBE, District de NYAGATARE, région paysanne frontalière de l’Ouganda. La population bénéficiaire du réseau d’eau est estimée à 5.000 habitants, plus trois établissements scolaires comptant 1.224 élèves. Il s’agit d’une réhabilitation d’un système d’eau détruit pendant la guerre. Les travaux ont débuté en septembre 2014. Ils seront terminés fin mai 2015 et l’inauguration est prévue pour juin 2015.La forte implication technique et financière des autorités du District de NYAGATARE pour les populations dispersées dans cette région montagneuse, nous parait très positive.

CONSTRUCTION ET RÉHABILITATION DE MAISONS Ce programme a repris en 2014 et 22 maisons ont été mises en chantier : • 8 rénovées (charpente, toit, murs surélevés et crépi), • 8 consolidées (margelle et isolement des eaux de ruissellement, crépi, et installation de gouttières), 6 entièrement bâties avec toutes les protections pour la résistance aux intempéries pour une durée minimale de 30 ans. Les bénéficiaires de cette action sont des fratries d’orphelins dits chefs de ménage, des femmes seules avec des enfants à élever, des familles très pauvres qui ont pris en charge, en sus de leurs propres enfants, des orphelins ou des enfants perdus sans nouvelles de leurs propres parents. Le nombre de nouveaux bénéficiaires est ainsi d’environ 100 personnes.

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 115e sur 187 (0.662) Population totale : 6.34 Millions Âge moyen : 25 ans Espérance de vie à la naissance : 73 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 14 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 10.4% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 84.5%

ÉDUCATION L’action de L’APPEL au Salvador en 2014 s’est surtout concentrée sur les parrainages.

LES PARRAINAGES INDIVIDUELS On compte maintenant 21 filleuls et 20 parrains. Ils habitent tous dans des zones devenues à risques, avec la domination des « maras » (gangs) qui marquent les territoires, entravent la libre circulation dans de nombreux secteurs et tentent de recruter les jeunes. L’insécurité est telle que deux filleuls ont dû fuir aux Etats-Unis et une fillette est partie avec toute sa famille sans que personne ne sache où. Par ailleurs, deux filleules ont terminé leurs études et le cadeau de fin de parrainage leur a permis de débuter une activité professionnelle (matériel de boulangerie, machine à coudre).

LES PARRAINAGES COLLECTIFS Grâce à son réseau de parrains, L’APPEL apporte son soutien pendant quelques années à des structures destinées à l’enfance, dont le projet a retenu notre intérêt. LE PARRAINAGE COLLECTIF DIT DE SOYAPANGO Il permet à 20 enfants de 6 à 10 ans, issus de la tristement fameuse cité la Campanera, de fréquenter une école qui propose une scolarité encadrée, des activités extra scolaires dont certaines favorisent une « culture de paix ». L’APPEL prend en charge les frais de scolarité, les fournitures scolaires, une partie des salaires des institutrices.

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 LE PARRAINAGE COLLECTIF A ZACATECOLUCA Il permet à 50 enfants de bénéficier d’un soutien scolaire et d’un repas par jour. Nous avons demandé de privilégier les enfants de 6 et 7 ans, au début de la scolarité primaire, pour renforcer l’apprentissage de la lecture et l’écriture.

TCHAD

SANTÉ PRÉVENTION DES GROSSESSES NON DÉSIRÉES CHEZ LES ADOLESCENTES Cette action réalisée précédemment n’a pu bénéficier de l’évaluation initialement prévue pour des raisons de moyens locaux. Mais des réunions se sont maintenues avec des jeunes, et les jeunes de la radio Balsamo continuent de diffuser des messages préventifs à destination de leurs pairs. Cette action est très importante pour la jeunesse et un projet de relai auprès de Médecins du Monde est en cours d’étude.

ÉDUCATION NUTRITIONNELLE A Nuevo Calvario, faute de moyens, l’action d’Education Nutritionnelle n’a pu se maintenir. Le médecin salvadorien impliqué a tout de même maintenu bénévolement de rares réunions. Un projet d’utilisation de la pédagogie Nutricartes® est en cours de préparation.

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 184e sur 187 (0.372) Population totale : 12.83 Millions Âge moyen : 16 ans Espérance de vie à la naissance : 51 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 89 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 26.1% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 35.4%

ÉDUCATION APPORTS DIDACTIQUES AUPRÈS DE JEUNES FILLES L’objectif de cette action est de permettre à des jeunes filles venant de la brousse de suivre des études longues. Des foyers accueillent ces jeunes filles et leur offrent un soutien scolaire, surtout par de la remise à niveau en français, langue de l’enseignement. En 2014, une mission de L’APPEL, de quatre mois sur place, a permis le renforcement de la langue française dans deux de ces foyers, à Deressia et Sarh. Des animations pédagogiques pour les enseignants ont été réalisées sous différentes formes. Ce projet fondé sur le partage de compétences, nécessite peu de budget et un minimum de matériel pédagogique.

AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE SCOLARITÉ A KOUMOGO Depuis plusieurs années L’APPEL poursuit son programme d’amélioration des conditions d’apprentissage dans le village de Koumogo, région du Moyen Chari, au Tchad. Soutenant l’initiative des parents, nous avons déjà construit 2 bâtiments en brique, abritant chacun 2 classes de primaires et des latrines pour filles, garçons et enseignants. En 2014, un 3e bâtiment, similaire aux précédents, a été réalisé pour l’école. D’une surface de 116m², il abrite 2 classes de CP1 et CP2, avec un maximum de 50 élèves chacune. 16

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DOSSIER Grâce à cette réalisation, les cours ne seront plus interrompus par les pluies comme c’était le cas sous les « hangars » (paillottes) où se déroulaient les cours précédemment.

VIETNAM

Chaque classe dispose d’un tableau au mur très lisible et de tables et bancs pour travailler correctement. Les résultats scolaires sont exceptionnellement bons depuis le début de ce programme.

SANTÉ ÉDUCATION NUTRITIONNELLE DANS LA RÉGION DU GUERA L’APPEL poursuit le programme d’Education nutritionnelle, selon la pédagogie Nutricartes®, dans la région du Guéra. Notre convention d’intervention est signée pour 3 ans, éventuellement reconductible. En 2014 une première mission de suivi a constaté que des séances d’éducation avec les Nutricartes® sont régulièrement tenues dans 9 centres de santé. Un travail sur l’influence de la relation parent-enfant dans la prise en charge de la malnutrition a été initié avec les superviseurs. En début d’année il y a eu deux mois d’interruption avant que le PAM (Programme Alimentaire Mondial) ne reconduise son financement. Une partie de l’équipe a été renouvelée, et le coordonnateur local assure la formation des nouveaux animateurs, la mise en œuvre des Nutricartes® fait partie de leur fiche de poste. Une seconde mission de suivi a constaté la poursuite de la mise en œuvre de la méthode dans les centres de santé, par les superviseurs. Le coordonnateur est toujours d’un remarquable soutien. L’aspect « hygiène » a été abordé avec un travail d’adaptation au contexte local, où les conditions de vie sont extrêmement rudimentaires. Le projet Nutricartes® valorise les demandes de financement déposées localement auprès du PAM et de l’UNICEF.

COOPÉRATION AVEC L’HÔPITAL RÉGIONAL DE SARH Cette année, la mission de l’équipe de L’APPEL n’a pu se réaliser pour des raisons de sécurité. En effet le Directeur de l’hôpital de Cherbourg, partenaire de L’APPEL dans les projets de coopération avec l’hôpital de Sarh, n’a pas permis le départ des membres de son personnel. Sarh se situe non loin des zones de conflits. Espérons que 2015 verra la situation se stabiliser.

EN CHIFFRES Indice de développement humain : 121e sur 187 (0.638) Population totale : 91.68 Millions Âge moyen : 31 ans Espérance de vie à la naissance : 76 ans Mortalité infantile (pour 1000 enfants) : 18 Travail des enfants entre 5 et 14 ans : 6.9% Population vivant avec moins de 1.25$/jour : 16.85% Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 93.4% Une forte augmentation des coûts des programmes au Vietnam est liée à la hausse d’environ 20% du taux de change entre l’Euro et l’US Dollar.

ÉDUCATION PARRAINAGES INDIVIDUELS Les parrainages individuels (un parrain pour aider une famille), permettent aux enfants de familles pauvres de poursuivre leur scolarité, car au Vietnam tout est payant pour pouvoir aller à l’école (les cours obligatoires, les cours facultatifs, l’uniforme, la cantine, les travaux pour l’école, l’assurance etc.…). 55 familles sont parrainées (42 à Hô Chi Minh-Ville, 3 à Can Gio et 10 à Lam Dong). C’est un peu moins qu’en 2013 : 8 parrainages ont pris fin en cours d’année, mais 4 nouveaux filleuls ont été pris en charge. De plus, L’APPEL continue à aider régulièrement quelques « anciens », aujourd’hui adultes toujours très handicapés. D’anciennes familles d’accueil continuent à leur apporter leur soutien. On compte à L’APPEL pour cette action 83 donateurs dont 58 parrains réguliers. Le coût moyen du parrainage d’une famille a été en 2014 de 44 euros/mois, tous frais inclus.

PARRAINAGES COLLECTIFS JARDINS D’ENFANTS Sept jardins d’enfants de la province de Lam Dong sont parrainés. Ils accueillent au total environ 230 enfants. Depuis deux ans, L’APPEL n’aide plus qu’à l’amélioration de l’alimentation quotidienne. Faute de moyens, il n’a pas été possible de

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RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 répondre aux demandes diverses d’amélioration des locaux ou d’équipements pédagogiques. Le coût moyen a été en 2014 de 36 euros/an/enfant, pris en charge par 18 parrains. PROGRAMME D’AIDE A LA SCOLARISATION 72 étudiants dont 33 étudiants « montagnards » et 39 étudiants vietnamiens, et 2 lycéens « montagnards » reçoivent une bourse de L’APPEL. Nous avons arrêté l’aide au groupe des écoliers, collégiens et lycéens, qui n’apparaissait plus aussi pertinente. Nous avons continué à apporter une aide alimentaire quotidienne à quelques enfants jugés malnutris. 58 parrains soutiennent cette action et le montant moyen des bourses attribuées a été en 2014 de 35 euros/étudiant/mois. Il varie en fonction du lieu des études (Ban Me Tuot, Dalat, Hô Chi Minh-Ville…). Depuis le début, 62% des jeunes ont obtenu leur diplôme grâce à ce programme.

CENTRES DE FORMATION EN INFORMATIQUE ET EN ANGLAIS Ce programme existe depuis 2007 et continue d’évoluer. Il a permis l’ouverture de centres de formation en informatique et en anglais dans la province de Lamdong, pour les jeunes de 13 à 18 ans. Il vise à favoriser leur insertion professionnelle. Actuellement, les inscriptions aux cours sont en baisse dans les centres les plus anciens ; cette tendance est due à l’apparition d’équipements informatiques dans les villages situés près de la grande ville de Dalat (cybercafés, ordinateurs personnels et smartphones). Pour cette raison, nous avons décidé de fermer le centre de Xalat (banlieue de Dalat). A l’inverse, la demande reste forte pour les centres situés dans des régions plus reculées. Nous avons ouvert un nouveau centre informatique à Phi Lieng dans le district de Damrong un des plus reculés de la province.

3 prix ont été décernés en 2014 par un jury indépendant, composé de professionnels. 1er prix : Sunshine Café, un café solidaire soutenant des actions caritatives, 2e prix : Elevage eco-biologique de vaches laitières, avec production de produits dérivés. 3e prix : Coconut products: produits dérivés de l’huile de coprah, et conseils de soins du corps. Quatre autres entreprises lauréates des deux précédents concours ont bénéficié d’un suivi par des professeurs et tuteurs.

AFRIQUE DE L’OUEST - HCR SANTÉ NUTRICARTES® Le HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés) de l’ONU, a souhaité développer l’éducation nutritionnelle et utiliser la méthode Nutricartes® pour lutter contre la malnutrition infantile dans les camps de réfugiés. Neuf cent outils (malette Nutricartes®) ont été commandés. Quatre séances de formation se sont déroulées au Togo en décembre 2014, pour initier des formateurs et de futurs animateurs de la pédagogie Nutricartes®. Pour compléter le dispositif, nous préparons un tutoriel vidéo qui permettrait à distance, aux professionnels déjà formés à l’utilisation de ces outils, de revenir par vidéo sur certains aspects essentiels de l’animation pédagogique.

Les examens ont maintenant lieu au Collège Technique et Economique de Dalat. Nous sommes en discussion avec cette institution pour développer une coopération approfondie. Il y avait, fin 2014, 8 centres informatiques en fonctionnement. 131 élèves (sur 145 présentés) ont réussi un examen officiel reconnu par les autorités vietnamiennes, soit un taux de réussite supérieur à 90%. Le coût par élève présenté à un examen est de 102 euros.

PROJET « J’APPRENDS - J’ENTREPRENDS » Cette action initiée en 2011, en partenariat avec l’université YERSIN de Dalat, a pour objectifs de soutenir l’accès aux études universitaires et à l’entrepreneuriat. • 23 bourses d’études supérieures ont été attribuées à des étudiants de familles pauvres de la province de Lam Dong, pour poursuivre leurs études à l’université YERSIN à Dalat. • L’aide à la création d’entreprises : ce volet s’adresse aux étudiants diplômés de l’université YERSIN mais également des autres universités et écoles d’ingénieurs de la province de Lam Dong. 18

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RÉPUBLIQUE DU CONGO

A Pointe Noire une action s’achève, d’autres ont pris un bon départ La mission qui s’est déroulée du 14 au 24 juin dernier avait deux objectifs principaux : • Faire le point sur les actions parrainages individuels et parrainage collectif • Mener un audit des besoins exprimés par les hôpitaux A. Cissé et Tié Tié Des membres de l’équipe diabéto et des patients

Les Parrainages Individuels Ce programme se termine tranquillement. Le relais avec l’association locale L’APPEL Pointe-Noire s’organise jusqu’au terme final de décembre 2017. Il n’y a plus que 14 filleuls parrainés par L’APPEL Morbihan. A Pointe-Noire l’association a encore un travail important à fournir pour la recherche des fonds qui leur seront nécessaires pour poursuivre l’action. C’est un grand changement que de passer des dons qui viennent « automatiquement » chaque trimestre à des dons qu’il faut soi-même aller chercher. Ce changement nécessite du temps. Nous pouvons dire que, dorénavant, l’association locale a tous les éléments en mains pour agir, qu’elle bénéficie du soutien du Consul Général de France qui propose une mise en relation avec la communauté des expatriés et aussi avec les entreprises.

La nouvelle action Parrainage Collectif Le soutien à l’école primaire associative Nelson Mandela présente un bilan positif pour cette première année de partenariat. L’école fonctionne bien, respecte les engagements qui ont été pris entre nos deux institutions et nous communiquons très régulièrement par internet. Les premiers dons ont permis l’achat de manuels scolaires et également l’attribution de bourses à des familles pauvres pour le paiement des frais d’écolage.

Des programmes médicaux voient le jour A la suite de l’appel du Docteur Elenga, chef du service endocrinologie de l’hôpital A.

Enfants de CE1 et CE2

Cissé pour obtenir les moyens nécessaires à la prise en charge des jeunes diabétiques de type 1 et du docteur Banguissa, chef du service Pédiatrie de l’hôpital Tié-Tié, pour un accompagnement dans le domaine de la dénutrition sévère des enfants, Bernard Schmitt, médecin endocrinologue à Lorient et spécialiste des problèmes de nutrition, a réalisé une mission exploratoire pour clarifier les demandes, faire un état des lieux de la réalité des services médicaux et des manques dans les réponses actuelles et enfin proposer des projets d’action Sur place Bernard Schmitt a rencontré les directions des hôpitaux, les équipes médicales, le Directeur Départemental de la Santé de Pointe-Noire et le docteur Jean Marie Claver Nakahonda. Les projets se construisent en accord avec les autorités de tutelle et seront à valider par le Ministère de la Santé qui devra donner son aval pour que L’APPEL puisse agir. Ils sont prévus dans un

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premier temps pour une période de trois ans avec des objectifs à atteindre par année. Une grande part de la réponse porte sur l’éducation et la formation des personnels même si, pour le projet diabète, une aide à la fourniture de consommables est indispensable. Notre partenaire Coline en Ré participe au financement de l’action diabète. D’autres mécènes sont à trouver, notamment dans le milieu des entreprises installées au Congo. Tous les dons sont les bienvenus pour la mise en œuvre de ces nouvelles actions. Les deux projets d’accompagnement portés par l’antenne Morbihan, soit • l a prise en charge des jeunes diabétiques et la mobilisation des personnels du Service de Diabétologie de l’hôpital A. Sicé à Pointe-Noire autour d’une dynamique de formation, • l a création d’un réseau médico-social de prise en charge de la dénutrition infantile sévère partiellement liée au VIH, accompagnée d’un plan de formation des personnels, à l’hôpital Tié-Tié à PointeNoire, sont donc actuellement en cours d’écriture, en réponse aux besoins exprimés.

Arlette Le Nôtre Morbihan Septembre 2015

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TCHAD

A Koumogo, le dernier bâtiment de l’école est (presque) là ! Les sept classes de l’école primaire de Koumogo seront à l’abri, dans du « dur », dès la rentrée 2015-2016. Car la construction du quatrième et dernier bâtiment, intégralement financée par notre partenaire Coline en Ré, sera achevée d’ici le 1er octobre !

L

es familles, enthousiastes, ont fabriqué et cuit les briques ellesmêmes. Elles sont ravies de savoir que leurs enfants, du préCP au CM2, pourront poursuivre leur scolarité sereinement quelle que soit la saison (pluie diluvienne, chaleur à 50°). Dans une grande salle aérée et fraiche, une cinquantaine d’enfants du pré-CP disposeront de 60 m2 pour l’apprentissage du français, l’autre moitié de la salle étant réservée aux activités d’éveil.

Ce dernier bâtiment complète les constructions de l’école: quatre bâtiments de 116 m2 chacun, des latrines, un puits, un bureau pour le directeur et une salle pour les enseignants. Avec les frais de scolarité consentis par les parents pour les 350 élèves (50 par

classe), l’école autofinancera à 100% son fonctionnement dès la rentrée. (Il y avait 327 élèves en 2014-15). Les rémunérations des enseignants représentent la majeure partie des frais de fonctionnement. En revanche, le Directeur de l’école est mandaté et payé par l’Etat. Le Comité Directeur de l’Ecole, les familles et les élèves expriment leur reconnaissance à notre partenaire, Coline en Ré, pour son généreux soutien. Marcelle & Bob Brown-Scheidig Morbihan

Les Droits de l’Enfant progressent Des nouvelles de Sarh au Tchad

Réunion mères-enfants à Maïbo (banlieue de Sarh)

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De plus en plus intégrée dans le réseau des associations locales, j’ai eu la joie cet été de recevoir des nouvelles de Sarh sur des projets discutés ensemble pendant le temps de ma dernière mission*. Tout d’abord, les responsables du centre culturel des Comboniens, où j’ai animé des débats sur les droits de l’Homme et des enfants, m’ont offert une pièce de théâtre** écrite par un jeune auteur tchadien, Hervé Madjirébaye, qu’ils soutiennent dans ses études. Au travers de l’intrigue il souhaite éclairer la condition humaine des hommes, décidément incapables de pardonner à partir de leur propre histoire et cultivant la vengeance et la loi du talion. Et puis, la responsable de l’association des enfants de la rue de Balimba m’a informée de la concrétisation d’un projet longuement discuté avec plusieurs associations pendant mon temps de mission. Il s’agit de la journée de « l’Enfant Africain » célébrée pour la première fois en juin à Sarh. Elle a pour objectif de rendre hommage aux centaines d’enfants tués lors de manifestations à Soweto en 1976 et invite en conséquence à défendre les Droits des Enfants en Afrique. Ainsi, grâce à un collectif de huit associations et pendant une semaine,

près de 500 enfants de divers horizons se sont retrouvés chaque après-midi pour des activités variées. La clôture de la fête a eu lieu durant toute la journée du 16 juin avec une grande conférence pour les jeunes sur le thème de l’année : « la lutte contre le mariage des enfants ». En effet, le Tchad a signé en mars 2015, un décret interdisant le mariage des enfants, pratique très répandue dans le pays, en particulier le mariage des filles. Plusieurs personnalités, dont la Déléguée de l’Action Sociale et le coordinateur de l’UNICEF, ont expliqué aux jeunes de manière très pédagogique leurs droits dans ce domaine. Oui, les Droits de l’Enfant progressent au Tchad, du moins nous constatons une prise de conscience par certaines associations de l’importance à travailler dans ce sens. Cela passera obligatoirement par une amélioration tangible de la fréquentation scolaire, notamment des filles, du niveau des apprenants et des méthodes didactiques des formateurs. Geneviève Saux

Ile-de-France * cf. L’APPEL n°155 - Décembre 2014 ** « Le Prix du Pardon » Ed. L’Harmattan/Cameroun-2014

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TCHAD

®Hervé Vincent

Témoignage

Sophie et Anne en compagnie de l’animateur d’une séance de Nutricartes© dans un centre de santé de la région du Guera (Tchad). Leur présence attire les curieux…

Sophie Bourderioux, infirmière dont c’était la première mission, a participé, du 26 mai au 10 juin 2015, à une mission de L’APPEL Durance de suivi de son projet de mise en place des Nutricartes© au Tchad avec son partenaire l’ASRADD. Avec Sophie, la mission était composée de Anne et Hervé Vincent. Au début de l’année 2015, j’ai eu le plaisir de rejoindre L’APPEL Durance et de prendre connaissance de la méthodologie des Nutricartes© pour la prévention de la malnutrition chez les enfants. J’ai connu l’APPEL grâce à une amie qui avait participé à la précédente mission et m’avait fait part de son expérience. Infirmière et étant depuis longtemps intéressée par ce type de projet, je me suis rapidement proposée lorsque L’APPEL Durance a cherché quelqu’un pour une mission, afin d’intervenir sur la partie «hygiène». Cela m’a permis de concrétiser mes projets personnels. En effet mon père ayant été chauffeur routier dans l’humanitaire, il me faisait toujours de grands récits à son retour. Ses rencontres avec les populations locales, cela me passionnait. Ma mère, pédiatre, m’a transmis le besoin d’être en relation et de prendre soin de l’autre. L’envie de voyager différemment et de partager avec autrui s’est vite fait ressentir. Le temps de préparation avec Anne a été court mais très intéressant. Il m’a fallu dans un premier temps bien assimiler les besoins nutritionnels chez les jeunes enfants ainsi que l’impact de la malnutrition. Puis

ensuite réfléchir, ensemble, à la mise en œuvre de règles d’hygiène simples et applicables dans le pays. Ignorant encore son contexte et ses ressources, il était difficile de me rendre compte de ce qui relevait du possible ou non. Ce n’est qu’une fois sur place et avec l’aide du personnel de l’association tchadienne ASRADD que l’on prend conscience de ce qui peut être réellement réalisable. Étant partie à la saison sèche, il m’a fallu un temps d’adaptation pour supporter la chaleur écrasante. Cette expérience a été très riche, tant au plan professionnel que personnel. Découvrir une nouvelle culture, souvent imprégnée par la religion catholique ou musulmane, différents modes de vie (de la grande ville au petit village de brousse) et rencontrer de nouvelles personnes, ont été très enrichissants et m’ont apporté une certaine ouverture d’esprit. Cela m’a permis de réaliser l’écart de vie qu’il pouvait y avoir avec le monde occidental. Bien qu’il y ait une certaine influence des pays du nord (les technologies par exemple) le mode de vie traditionnel et religieux est très ancré. On ne peut nier la pauvreté d’une partie de la population et j’ai par exemple été surprise des difficul-

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tés d’accès à l’eau potable ou à certaines denrées alimentaires alors que tout est à portée de main en France. Malgré ces difficultés je me suis retrouvée face à des personnes très accueillantes. Connaissant depuis peu la méthodologie des Nutricartes©, j’ai continué à m’approprier sa pratique durant le voyage. Les visites dans les centres de santé où l’on assistait aux séances Nutricartes© ont été passionnantes. Ce sont des personnes de la région qui animaient ces séances et c’est avec plaisir que je voyais les groupes de femmes faire preuve d’entraide, d’intérêt et de curiosité. Elles se prenaient au jeu rapidement et par le biais du jeu semblaient bien assimiler ce qu’on voulait leur faire partager. C’est un travail dont le chemin est long et qui semble semé d’embûches mais qui avance pas à pas grâce à des gens que j’ai senti motivés par ce projet et qui sont admirables. Mon souhait est de pouvoir renouveler une telle expérience, au Tchad ou ailleurs, afin de partager, échanger, apprendre à nouveau des autres et trouver ma place au sein de futures missions. Sophie Bourderioux Septembre 2015

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BURKINA FASO

Construction d’un Centre de Récupération Nutritionnelle à Bobo Dioulasso en partenariat avec l’Association Espoir pour Demain (AED)

Depuis 2004 l’équipe de L’APPEL-Montpellier appuie les initiatives de notre partenaire pour venir en aide aux enfants atteints ou concernés par le SIDA. Chantier du CREN 2

Un déménagement nécessaire

Les activités du CREN seront les suivantes :

A ce titre, AED a ouvert un centre d’accueil depuis plusieurs années, dans une maison en location située en périphérie de la ville, avec un double objectif :

•d étection, prévention & traitement des malnutritions modérées et orientation vers l’hôpital des cas de malnutritions sévères.

• a ccueillir les familles concernées par le VIH/SIDA venant de zones rurales afin de leur permettre d’aller plus facilement aux consultations à l’hôpital. •o ffrir aux enfants dénutris de cette population mais aussi à ceux du quartier des compléments alimentaires et donner une formation de base aux jeunes mères. Le budget de fonctionnement a été assuré par l’UNICEF pour une durée de trois ans renouvelable. Mais les loyers du siège de l’association situé en pleine ville et du Centre de Récupération Nutritionnelle [CREN] coûtaient trop cher à AED. L’association a donc décidé d’acquérir un terrain grâce à la contribution de ses salariés, en périphérie de la ville, dans un quartier non pourvu de structure sanitaire. Il permettra d’y construire et de transférer : • e n urgence le CREN afin de solliciter de l’UNICEF le renouvellement de son aide, • en prévision, le Siège de l’association, • et d’y adjoindre plus tard un centre de santé polyvalent et une école primaire.

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• i ntroduction de compléments alimentaires et surveillance rapprochée de la courbe de poids. • é ducation des mères en matière de surveillance et de composition de menus équilibrés par l’utilisation du jeu pédagogique Nutricartes© déjà diffusé dans plusieurs pays. • é ducation à l’hygiène :corps/aliments / maison / environnement des mères, à l’aide de l’outil pédagogique sur l’hygiène conçu par l’équipe de Montpellier.

Notre intervention L’APPEL Montpellier, après avoir aidé AED à obtenir des fonds venant d’un mécène français et signé une convention de partenariat avec AED, a décidé d’investir 5 000 euros pour accompagner la construction en extérieur de six toilettes et douches ainsi que d’un espace cuisine, destinés au CREN. Nous en profitons pour préconiser le choix de toilettes sèches et de foyers économes, solutions écologiques qui ont déjà fait leurs preuves.

La réalisation de ce projet, conçu depuis longtemps, s’est accélérée en 2014, avec la mise en chantier d’une enceinte puis d’un bâtiment destiné à recevoir le CREN. Pourtant nombre de problèmes restent à régler : AED doit d’abord se faire confirmer par l’administration des Domaines la pleine propriété de son terrain et obtenir de la Ville le permis de construire. Elle doit s’assurer d’un rattachement rapide aux réseaux d’électricité, d’eau, de téléphone, et d’assainissement. Ces retards, aggravés peut-être par les incertitudes présentes du pays, nous inquiètent. Espérons que le coup de pouce de L’APPEL accélère l’obtention de ces autorisations. Nous pourrons alors poursuivre notre soutien pour l’équipement du Centre qui nous semble d’une grande utilité pour la population du quartier et les familles concernées par le VIH/SIDA.

Joëlle & Hubert Nicolas Montpellier

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RWANDA Témoignage

A Byumba, enfants sur le chemin de l’école

La première borne fontaine du réseau de Gataba inauguré en juin de cette année

Le pasteur Andreas Lof a accompagné Jacques Lalande et Michel Moraine lors de leur dernière mission en juin et livre ses impressions Au pays des mille collines. Juin 2015. Cette photo d’enfants se rendant à l’école a été prise à Byumba, au nord du Rwanda, une ville érigée sur les hauteurs de plusieurs collines et qui s’étend tel un grand village. Comme ailleurs dans le monde, l’école est pour les enfants d’Afrique la route vers un avenir meilleur, celle qui permet de sortir de la pauvreté. Les enfants le savent fort bien. Depuis dix ans, L’APPEL se rend au Rwanda pour être à leurs côtés. Aujourd’hui, 64 enfants sont parrainés par l’association et 80 autres profitent d’un bon repas chaque jour. L’APPEL a construit à Byumba une bibliothèque où ils peuvent venir lire, échanger, surfer sur internet. Autour du bâtiment, un beau terrain où ils peuvent jouer au foot ! Plusieurs d’entre eux vivent maintenant dans une maison digne de ce nom et non plus dans une cabane insalubre. L’hôpital de Byumba a une maternité qui peut accueillir des enfants nés très prématurément grâce à six couveuses venues de l’hôpital de La Rochelle. L’action s’inscrit ainsi dans une approche de développement intégral à une échelle modeste et humaine.

Michel Moraine suit de près, comme ingénieur à la retraite, l’évolution du projet majeur de L’APPEL dans les environs de Byumba : la mise en place de systèmes d’adduction d’eau, du haut des collines vers les villages de la vallée, jusque-là privés d’eau courante et potable. Pendant plusieurs jours nous avons arpenté de magnifiques vallées verdoyantes qui tissent leur toile au milieu des mille collines du pays, pour vérifier les bornes fontaines nouvellement installées. Grâce à l’action de L’APPEL bon nombre de villages mais aussi d’écoles et de centres de santé ont désormais l’eau propre. Dans un passé proche, la population devait encore chercher l’eau grisâtre, à l’aide de jerricans de 10, 15 ou 25 litres, dans des petites rivières au fond de la vallée. Les enfants très jeunes n’échappaient pas à cette corvée pénible et fatigante. Partout nous avons toujours été accompagnés par plusieurs de nos amis rwandais : Eugène, Célestin, Ignace, Etienne, Claude, Emmanuel. Ces hommes, ingénieurs, secrétaire général ou pasteurs sont engagés dans l’action de L’APPEL Rwanda, partenaire de L’APPEL France.

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Des liens d’amitié se sont vite construits avec ces hommes attachants et déterminés. Avec Jacques, nous avons rencontré une bonne partie des enfants parrainés et les avons interrogés sur leur vie, leur situation familiale, leurs joies, leurs difficultés et leurs rêves. Au début, j’étais surpris par certaines réponses qui revenaient souvent telles : « Maman travaille chez le voisin », avant de comprendre que cela signifiait : « Nous n’avons aucune terre ou champ et ma mère travaille dans le champ d’un autre. » Mais ces jeunes, surtout les filles, savaient fort bien énoncer leur projet d’avenir : « Je veux devenir infirmière, enseignante, avoir un commerce, aller à l’université,…». L’APPEL, en France et au Rwanda, a certainement contribué à donner à ces jeunes filles et garçons l’espérance qu’une vie meilleure est possible. Un grand merci, à vous, aux familles de France, qui permettent par leur soutien à ces enfants du pays des mille collines de rêver leur avenir. Andreas LOF

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VIETNAM

L’évaluation d’un programme de formation à l’informatique Un programme de classes de formation à l’informatique existe depuis 2007, destiné aux jeunes des minorités ethniques et à ceux les plus démunis qui n’ont pas les moyens financiers de suivre ce type de cours, dispensés le plus souvent par le secteur privé et dans les grandes villes. Huit centres sont implantés soit chez des particuliers soit dans un cadre institutionnel (communautés religieuses) de la province de Lam Dong. L’objectif est d’aider ces jeunes, de 12 à 17 ans, à obtenir le diplôme d’informatique indispensable pour continuer des études et trouver du travail.

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epuis 2007, près de deux mille jeunes, habitant dans diverses régions isolées de la province de Lam Dong, dont la plupart vivent dans des conditions difficiles, ont été formés et le taux de réussite aux examens officiellement reconnus par les autorités vietnamiennes sur le plan national est de 90%.

Une évaluation qualitative du programme En mars 2015 une démarche a été entreprise avec deux objectifs : • é valuer l’efficacité des programmes dispensés au cours des 8 dernières années • a nalyser d’autres aspects : organisation, qualité de l’enseignement, partenariats ... Cinq sites de formation ont été visités à Datong, Loc Phat, Kala, Dasar, ville de Dalat. L’équipe a rencontré 94 personnes. L’évaluation a été réalisée à partir de l’observation d’une leçon en classe et en organisant des entrevues semi-dirigées avec des étudiants, leurs parents ou tuteurs, des enseignants, des coordonnateurs de district, de Monsieur Xuan, coordonnateur national, et de Gérard Cognié, porteur du projet et représentant de l’APPEL. Les étudiants disent être heureux de constater qu’ils peuvent obtenir un certificat officiel et appliquer leurs connaissances et compétences dans leurs pratiques quotidiennes à l’école ou pour aider leur famille.

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De nombreux parents (47%) ont exprimé l’espoir que la formation faciliterait l’emploi. Un tiers d’entre eux ont observé que leurs enfants réussissaient mieux à l’école et / ou à la maison en utilisant leurs compétences en informatique et leur capacité à faire des recherches sur Internet. La réponse des collectivités est relativement dynamique là où les principaux membres de la communauté sont plus attachés à leurs responsabilités sociales. La contribution de l’Eglise et de ses membres est un excellent point de départ pour le développement durable et il importe de sensibiliser d’autres communautés pour reproduire ce modèle d’enseignement. Le projet a l’assurance d’un niveau de qualité puisqu’il associe l’Université de Dalat et récemment, le collège technologique de Lam Dong, à titre de superviseurs externes du programme.

Des améliorations possibles Des progrès peuvent être réalisés grâce à une communication améliorée entre le coordonnateur local du projet et les divers responsables de sites (hébergeurs, enseignants) permettant d’augmenter le niveau d’engagement et donc la qualité de la formation. L’action devrait faire l’objet d’une recherche de partenaires institutionnels locaux sensibles à la qualité de la démarche et pouvant offrir une perspective de suivi sur le long terme.

Deux pistes de réflexion sont envisagées : • c ontinuer le programme avec les améliorations proposées en mettant l’accent sur le niveau académique général plutôt que sur les débouchés professionnels •p oursuivre la priorité donnée aux débouchés professionnels comme objectif principal mais ajouter dans ce cas d’autres modules de formation (notamment en communication) Ces recommandations ainsi que tous les autres aspects du rapport d’évaluation seront discutés par les responsables du programme lors de la prochaine mission qui aura lieu en novembre 2015 avec pour objectif l’amélioration de la qualité et de la pertinence du programme. Globalement, l’évaluation a montré que le projet a réussi à toucher un groupe cible de jeunes adolescents défavorisés qui sans l’intervention de L’APPEL n’auraient pu avoir accès à l’apprentissage des compétences informatiques leur permettant de poursuivre leurs études et de trouver du travail.

Gérard Cognié Françoise Mekki Ile-de-France

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Journal L'APPEL n°158 by L'Appel - Association de solidarité internationale - Issuu