artisan de l’avenir d’un enfant
VIVRE ENSEMBLE PUBLICATION TRIMESTRIELLE • N° 156 • MARS 2015
Sommaire J Éditorial...........................................3 J Le HCR et L’APPEL...........................4 J Des rendez-vous..............................5 J Madagascar...............................6 à 8 J Burkina Faso....................................9 J Tchad.......................................10 - 11 J Rwanda..........................................12 J Haïti...............................................13 J Cameroun................................14 - 15 J Congo.............................................16 J El Salvador.....................................17 J Vietnam...................................18 - 19 J Le GEP............................................20
D’ici et d’ailleurs... L’APPEL invité d’honneur du Festival Chrétien du Cinéma à Bois Colombes Trois films ont été présentés : Les Neiges du Kilimandjaro de Robert Guédigian, Je suis content que ma mère est vivante de Nathan Miller et Un mari idéal d’Oliver Parker. Le thème général des débats était « au risque de pardonner ». Les spectateurs ont pu, à cette occasion, apprendre à connaître L’APPEL et… se sont montrés généreux ! Une nouvelle antenne de L’ APPEL : L’APPEL MORBIHAN
Un groupe de travail morbihannais se constitue pour construire ensemble, créer une dynamique, mutualiser les compétences des uns et des autres au service de nouveaux projets à Pointe-Noire, au Congo, ou ailleurs. Le Conseil d’Administration de L’APPEL a approuvé à l’unanimité le 5 Décembre 2014 la création de cette antenne, rendue officielle le 17 Janvier 2015, en présence de notre présidente et de la presse locale. Neuf membres composent aujourd’hui cette antenne, tous expérimentés et ayant participé à des missions au Congo ou dans d’autres pays. Arlette Le Nôtre Coordinatrice du groupe : Isabelle Jegou [jegouisabelle@yahoo.fr]
Photo de couverture : © Hervé Vincent Mère et enfants Peulhs au sud du Tchad
89, avenue de Flandre Boîte n° 9001 - 75019 Paris Tél. : 01 42 02 77 78 Site : www.lappel.org E-mail : association@lappel.org Directeur de la publication Patrick Larmoyer avec la collaboration de Madeleine Le Moullec Réalisation INTERCOM 1bis rue Charles de Gaulle, ZI de la Marinière, 91070 BONDOUFLE Commission paritaire N° 0912 H 84899 ISSN 0398 6039
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Vous avez fait un don -ou plusieurs- à L’APPEL en 2014 Nous allons vous adresser fin mars un reçu fiscal, soit par mail, soit par courrier postal. Ce reçu vous permet de bénéficier d’une déduction d’impôt de 66% du montant de vos dons. Adhérer à L’APPEL Vos dons sont directement affectés à la réalisation de nos actions en faveur des enfants. Mais une association a aussi besoin de membres qui versent une cotisation. Ceux-ci lui donnent en effet une assise, une représentativité vis à vis des bailleurs et des autorités administratives. Ils accentuent notre légitimité et soutiennent la voix de L’APPEL dans le monde du développement. Ils votent lors de l’assemblée générale qui contrôle notre fonctionnement. La cotisation annuelle est de 16 € et ouvre droit au reçu fiscal. Lors de votre prochain don, n’hésitez pas à inclure votre adhésion. Être bénévole à L’APPEL, c’est donner de son temps (un peu, beaucoup…), échanger dans une ambiance amicale, mettre ses compétences au service des enfants que nous aidons. Une vision un peu romantique de l’humanitaire pourrait faire croire qu’il faut être un « baroudeur », un médecin de l’urgence. En réalité, nous accueillons volontiers les personnels de santé, mais aussi des ingénieurs, des enseignants, des personnels sociaux, des spécialistes des finances, de l’informatique, de la communication… Certes, nous allons en mission sur le terrain, mais nous avons aussi besoin de bénévoles en France : une aide au secrétariat, un juriste pour élaborer les conventions, un organisateur d’évènements… et toutes les bonnes idées qui vous viendront ! Merci d’avance.
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ÉDITORIAL 2015, une nouvelle année, de nouveaux projets, des vœux que nous échangeons avec nos partenaires, nos donateurs, les amis de L’APPEL… Et puis… le 7 et le 9 janvier, à Paris, ces vœux ont semblé démentis par des actes sanglants qui voulaient dénier la possibilité du « vivre ensemble » entre les peuples, entre les différentes croyances. L’APPEL est une association laïque, apolitique, elle œuvre pour que nous vivions dans un monde meilleur. Il ne s’agit pas seulement d’assurer aux enfants des conditions matérielles décentes, mais de faciliter leur accès à l’éducation, à ce qui fait la dignité humaine, la pleine vie d’être humain. Nous œuvrons, en France, comme dans les pays du Sud, pour que les peuples se comprennent mieux, pour que nous sentions, au-delà des différences, ce qui fait l’unité de l’humanité. Écoute, générosité, respect, initiative, inventivité, opiniâtreté. Ces mots définissent tout autant l’action de L’APPEL que celle de nos partenaires sur place. Ces mots font des miracles, durables, à une échelle modeste, certes, mais à hauteur d’homme. Nous nous appuyons sur nos donateurs en France et sur nos bénévoles. En 2014, malgré la crise, les dons n’ont pas fléchi. Nos bailleurs et mécènes appuient nos initiatives, convaincus du bien-fondé de notre démarche. Nos bénévoles sont nombreux, dans une gamme d’activités qui permet à tout un chacun de s’investir, sur le terrain, mais aussi en France. 2015… C’est l’année du bénévolat à L’APPEL. Le samedi 13 juin nous nous réunirons pour échanger sur nos objectifs, nos pratiques*. L’aprèsmidi nous recevrons tous ceux qui ont envie de mieux nous connaître, de nous rejoindre. Nous conclurons par notre assemblée générale annuelle. Nous vous y attendons nombreux*. Madeleine Le Moullec
Présidente de L’APPEL
* Voir page 5.
L’APPEL est une association de solidarité internationale non confessionnelle qui mène depuis plus de 45 ans des actions en faveur des enfants et de leur communauté dans : • 3 domaines : la santé, l’éducation et l’accès à l’eau • 10 pays : Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Haiti, Madagascar, Pérou, Rwanda, Salvador, Tchad, Vietnam. L’association réalise 30 projets de développement grâce à 100 professionnels bénévoles (médecins, personnels de santé, enseignants, ingénieurs, travailleurs sociaux…), permettant que l’essentiel des dons parvienne aux enfants. Répondant aux problèmes précis soulevés par ses partenaires locaux, L’APPEL met l’accent sur la proximité, sur le terrain, grâce à des programmes évolutifs et adaptés, au plus près des enjeux et des réalités. Mais aussi avec ses donateurs, car donner, c’est accorder sa confiance, permettre un progrès, un développement. L’APPEL est une association à l’écoute des enfants, des familles et des donateurs. Chaque enfant reçoit, les soins et l’attention qui lui sont nécessaires pour grandir parce que chaque enfant est unique.
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Une collaboration du HCR* avec L’APPEL
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n juillet 2013, Marie-Bernard Couture, de L’APPEL, a été contactée par le Dr Gislaine Ada Ngaska Affana, responsable du département santé de 17 pays d’Afrique pour le HCR. Elles se connaissaient depuis plusieurs années au Cameroun où le Dr Affana travaillait pour le comité national de lutte contre le sida et avait participé aux programmes de L’APPEL. Devant la persistance de la malnutrition infantile dans les camps de réfugiés, le Dr Affana s’est montrée très intéressée par l’approche pédagogique et communautaire développée par L’APPEL (à Madagascar puis au Tchad et au Burkina), notamment du fait que cette pédagogie rend actives les mères dans la lutte contre la malnutrition de leurs enfants.
Neuf cent boites de Nutricartes© ont donc été commandées par le HCR à L’APPEL, ainsi que la formation des futurs formateurs qui en est le complément indispensable. Initialement prévues au Niger et au Burkina, ces formations ont finalement eu lieu au Togo pour des raisons de sécurité. Quatre formateurs de L’APPEL sont donc partis en décembre, en deux groupes qui, pendant une semaine, l’un au Nord et l’autre au Sud du Togo, ont formé 60 futurs animateurs à la pédagogie Nutricartes®. Ces deux sessions ont été fructueuses à des titres différents. A Dapaong, au nord du Togo, le groupe était constitué des réfugiés eux-mêmes et a donc nécessité l’intervention d’interprètes. Malgré ce handicap linguistique et le niveau de connaissances non homogène des participants, la méthode Nutricartes© a démontré son efficacité pour accroître les connaissances, très faibles au départ, d’un public peu préparé à ce type de formation et ce seulement en trois jours d’un travail intensif. A Lomé il s’agissait surtout d’encadrants et de responsables de camps de réfugiés ayant déjà des connaissances sur la malnutrition. La posture de formateur spécifique aux Nutricartes© a, de ce fait, été acquise sans difficultés. Ainsi, dans la phase des jeux de rôle, les participants ont relevé l’importance d’adapter les cartes photos aux divers territoires et à la population à qui ils s’adressaient. Ils ont souligné l’intérêt de trouver les mots justes et faciles à comprendre par les mamans quant à la définition des différentes catégories d’aliments. Enfin ils ont bien noté que dans un groupe homogène et constant dans la durée il fallait « faire tourner » la parole… Si cette expérience doit être poursuivie avec le HCR, il semble plus adapté et efficace de s’adresser aux encadrants des camps de réfugiés. Ont participé à ces formations : Pauline Le Marrec, Paul Sanyas, Brigitte Audras, Sophie Lemerle
*HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU) 4
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Comment un piano à queue peut-il aider L’APPEL ? Voilà une question saugrenue ! Eh bien, pas du tout. Nous sommes partenaires de l’association Coline en Ré qui va subventionner certains de nos projets. Ils organisent des concerts de grands artistes qui se produisent bénévolement et récoltent auprès des spectateurs des dons qu’ils reversent à des projets en faveur des enfants en danger. Les dons donnent lieu à des reçus fiscaux à hauteur de 75%. Coline en Ré organise aussi un concours de jeunes pianistes virtuoses. Ceux-ci se produisent chez des particuliers, heureux possesseurs d’un piano à queue, et qui invitent une trentaine d’amis pour un concert « live » de 45 minutes. Envie d’organiser un concert pour vos amis ? Vous fixez une date, Coline en Ré organise la venue du jeune pianiste, vos amis écoutent de l’excellente musique, font un don de 30 euros – soit 7,50 euros après impôtet l’argent récolté, environ 900 euros, va aider un projet de L’APPEL. Comme c’est un concours, les spectateurs votent. Les jeunes pianistes les plus appréciés seront retenus pour les quarts de finale, puis demi-finales et enfin la finale, devant des jurys de grands professionnels, à Paris et en public. Vous aimez la musique mais vous n’avez pas de piano à queue ? Vous pouvez accueillir de jeunes instrumentistes à cordes, dans le cadre d’un second concours.
JOURNÉE ANNUELLE de
Samedi 13 Juin 2015 de 14h30 à 18h ! Au programme : • A partir de 14h30 : rencontre, partage, découverte de l’association et de nos actions… Plus de 30 bénévoles venus de toute la France échangeront avec vous sur leurs projets et leurs expériences. • 16h : Début de l’assemblée générale annuelle ouverte à tous Rendez-vous au : Centre FORJA - 106 rue de l’Ouest - 5e étage 75014 Paris - Métro : Pernety (L13) - Bus 62
DOMAINES D’ACTION
SANTE
EDUCATION & PARRAINAGE
AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE
3 CONTINENTS & 10 PAYS D’INTERVENTION
Le site des Virtuoses du Cœur vous donnera tous les renseignements : www.lesvirtuosesducoeur.com Ou bien celui de Coline en Ré : www.coline-en-re.com
COUPON REPONSE (à renvoyer avant le 15 mai 2015) Nom : ............................................................................................................ Prénom :........................................................................................................ Téléphone :.................................................................................................... Email :............................................................................................................ m Assistera m N’assistera pas à la Journée Annuelle de l’APPEL Nous attendons vos réponses par courrier ou par email.
L’APPEL - Association de solidarité internationale déclarée d’intérêt général 89 avenue de Flandre - 9001- 75019 PARIS - Tél. 01 42 02 77 78 – email : association@lappel.org
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MADAGASCAR
Le programme des crenam* de L’APPEL fon comment, pour qui et dans quelles circonstanc Margot Magnin, diététicienne Suisse, a achevé en 2014, dans le cadre de son Master en santé publique de l’université de Genève, une évaluation du programme de L’APPEL de renutrition des enfants accueillis par notre partenaire, l’Association MIRAY à Tananarive (Madagascar), en place depuis 2007. Son mémoire a été soutenu le 20 Février 2015 à Genève en présence de Brigitte et Michel Audras.
Margot à Madagascar en Novembre 2013
Cette volumineuse étude en deux parties, vise à valider le protocole de renutrition appliqué depuis sept ans et à identifier les facteurs de réussite, ainsi que les points à améliorer dans la conduite de cet important programme qui a touché plus de 30 000 enfants et leurs mères.
Extraits de la conclusion du mémoire d’évaluation Résultats « quantitatifs » du protocole de renutrition appliqué A la sortie du programme 82.7% des bénéficiaires enquêtés correspondaient aux critères de guérison. De plus, 15.8% étaient passés de malnutrition modérée en malnutrition légère. Miray peut parler d’un succès car ce résultat est supérieur aux normes Sphère qui visent un minimum de 75% de personnes rétablies. En outre, ces résultats sont obtenus avec des supplémentations en farine enrichie moindres que celles recommandées par le Ministère de la Santé malgache. Lors de l’enquête (18 mois plus tard en moyenne) le taux de guérison global atteignait encore 79.1%, ce qui reste supérieur aux normes Sphère. De plus, près de 15% supplémentaires étaient passés de malnutrition modérée en malnutrition légère. Parmi tous les enfants guéris à la sortie, 81.3% l’étaient encore au moment de l’enquête.
Enfin, soulignons que le taux de guérison était statistiquement plus élevé pour les enfants âgés de moins de 24 mois que pour les plus de 24 mois, à la fin du programme et au moment de l’enquête. Cette observation pousse à privilégier le recrutement d’enfants de moins de 2 ans.
Résultats qualitatifs de la prise en charge 74 mères ont été interrogées au cours de l’enquête. Au début, leurs raisons de venir au Crenam* étaient, dans l’ordre : • l a sensibilisation par les animateurs, les amies ou par le programme de formation des mères • le fait d’avoir un enfant de faible poids •p uis la « Koba Aina » (farine enrichie distribuée au cours des séances de renutrition) Un des principaux facteurs de succès du programme est son assise communautaire et l’accueil réservé aux bénéficiaires. Les
*Centre de Renutrition Ambulatoire Modérée 6
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animateurs et assistants nutritionnels sont très accueillants, chaleureux, parlent avec toutes les mères de la même façon, ne discriminent personne et sont compréhensifs et encourageants. Grâce à cela, les mères se sentent fières et confiantes en elles-mêmes, ce qui favorise leur apprentissage. De plus, l’apport de connaissances pratiques, applicables et adaptées au niveau des mères (gestion du budget, alimentation équilibrée, hygiène,..) est d’autant plus efficace qu’il est amené par le jeu Nutricartes© et en petits groupes. D’ailleurs, la pédagogie utilisée autour des Nutricartes© est également
MADAGASCAR
ctionne-t-il : es ?
centrale dans le succès du programme car elle se compose de répétitions des messages, de participation active des mères et d’encouragement systématique par les assistants nutritionnels (ex : applaudissement, félicitations). Enfin, l’amélioration de la santé des enfants est une source de motivation très forte pour les mères car elles n’ont plus honte de leur enfant et se sentent heureuses et sereines. Elles relèvent qu’un enfant en bonne santé est plus facile à éduquer, comprend plus vite et joue avec les autres. Cela améliore indirectement le lien parent-enfant. La Koba joue un rôle non négligeable dans la meilleure santé des enfants car ils prennent rapidement du poids et nécessitent moins de soins.
Le programme fonctionne grâce aux compétences importantes de l’équipe de Miray, compétences développées au long cours avec le soutien et l’accompagnement rapproché de L’APPEL. En cas d’utilisation des Nutricartes© dans un autre contexte, tous les facteurs énoncés dans ce travail devraient absolument faire partie de la formation des utilisateurs. Cela est un enjeu majeur et demande du temps et de l’énergie. Le rapport de Margot sera disponible sur le site de L’APPEL dans son intégralité
Les bénéficiaires expliquent tout de même quelques difficultés à appliquer les conseils au long terme (manque de ressources financières et donc difficulté pour se procurer les 3 groupes d’aliments). De plus, plusieurs mentionnent une certaine difficulté à se passer de Koba à la fin du programme.
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MADAGASCAR
Les Nutricartes© sont un outil de renutrition efficace et reconnu En Novembre 2014, c’était la quatorzième mission à Antananarivo pour poursuivre le programme de renutrition et d’éducation nutritionnelle dans les douze CRENAM (Centre de Renutrition Ambulatoire Modérée) de l’association malgache MIRAY.
L
e personnel de l’association Miray, dirigée par Madame le Docteur Voahangy Rajaobelina, fait un travail remarquable et a fait évoluer le jeu Nutricartes© : création de billets de banque fictifs pour évoquer le problème du budget familial avec les participants ; mise en place d’un jeu de l’oie avec les cartes « hygiène » avec adoption très facile par les mères des cartes hygiène sous forme de pictogrammes. Toutes ces modifications prouvent que l’outil Nutricartes© a été adopté, compris et qu’il peut être adapté aux conditions locales de formation.
Une reconnaissance universitaire
Après un entretien à l’ambassade de France nous avons espoir de pouvoir présenter une demande de subvention auprès du Fond Social de Développement en Mars 2015. Ce dossier sera déposé par l’association Miray avec l’appui de l’APPEL. Cet engagement de Miray vient augmenter le travail du Dr. Voahangy qui doit faire des formations à Antsirabe. Le Dr. Voahangy a désormais une sagefemme, bien formée à ce programme qui sera son adjointe. Enfin, dernière évolution : c’est le passage en douceur de la responsabilité de ce programme, de Brigitte et Michel Audras à Paul Sanyas, Emilie Maucoeur et Anne Loiseau.
Toutes les observations que nous avons faites rejoignent les conclusions du travail de Margot Magnin, diététicienne, publiées dans le cadre de son étude avec l’Université de Genève.
Paul Sanyas
Compte tenu de cette évaluation et de son constat nous allons augmenter dans nos programmes le nombre de femmes allaitantes dénutries et diminuer corrélativement un petit peu le nombre d’enfants de plus de 2 ans : plus l’intervention est précoce plus elle est efficace.
Ile-de-France
Convergence avec d’autres acteurs Nous avons pu passer vingt quatre heures avec l’équipe de FERT basée à Antsirabe. Cette association crée par les céréaliers français se consacre au développement agricole. Leur projet Pronut (Production Agricole et Nutrition des Populations) a beaucoup de points de convergence avec notre programme : démarche d’écoute et formation pratique avec un outil de jeu de cartes dans le même esprit que les Nutricartes©. Madame le docteur Voahangy a déjà fait et doit encore faire des formations de renutrition et d’éducation nutritionnelle Nutricartes© auprès des conseillers agricoles de proximité. 8
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Anne Loiseau et Emilie Maucœur
BURKINA FASO
La prévention sanitaire par l’image Il s’agit d’un outil éducatif sur l’hygiène et la prévention des maladies, dessiné, coloré, composé de quatre plateaux représentant des scènes de la vie quotidienne au Burkina Faso et dans lesquels sont insérées 32 « pratiques à risques ».
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ous partons en mission avec un premier plateau et 8 cartes afin de le soumettre aux quinze médiatrices d’AED* formées l’an dernier.
Le but de cet outil, encore en création, est, pour les participants, de les repérer, d’en déduire les conséquences sanitaires grâce à une douzaine de cartes « maladies » puis d’adopter une attitude préventive, suggérée par des cartes de « bonnes pratiques ».
Une séance animée Retrouvailles très chaleureuses à 8 heures dans la salle de réunion. Elles attendent une formation mais au lieu d’apporter un savoir, Hélène leur demande leur avis ! Un long silence, lourd d’interrogations, s’installe. Aminata ose lever la main : « Mais enfin, qu’attendez vous de nous ? » Hélène reformule sa question : « Est-ce que la scène est réaliste, est ce que vous y repérez des anomalies ?… » Et là, toutes les réponses fusent en même temps. La régulation de la parole, l’émergence d’une réponse commune, la prise de notes des modifications à transmettre au dessinateur, relèvent de la performance en matière d’animation… Parfois, certaines scènes imaginées à Montpellier ont obtenu leur adhésion immédiate, d’autres ont été discutées. Un dessin a été incompris et donc rejeté : un homme des billets à la main courtise une femme. Notre intention était d’illustrer le risque de rapport non protégé. Les médiatrices y ont vu le problème de la manipulation de billets sales dans le contexte actuel d’épidémie du virus EBOLA en Afrique de l’ouest ! Une fois les scènes repérées, Hélène leur demande les risques
*Association Espoir pour Demain
encourus. Aussitôt, le groupe évoque les maladies : le paludisme, la tuberculose, la diarrhée, le VIH… La matinée se termine avec beaucoup de retard. L’enthousiasme est si vif qu’il est difficile de nous séparer.
Un bilan provisoire et prometteur Le résultat de cette séance de « travail-test »est très positif : les médiatrices, motivées et valorisées, nous aident par leurs remarques pertinentes à finaliser la réalisation de nos « Sanicartes ». Ainsi elles pourront les présenter avec conviction aux adultes et aux enfants des différents centres de santé. Et déjà elles imaginent et mettent en œuvre des changements de comportement au siège d’AED : entretien plus régulier des toilettes, lavage des mains plus efficace avant le repas, savons et papier toilette à disposition, etc. Et maintenant, François, à vos crayons !
Dr Hélène Duchesne, Joëlle Nicolas et Idelette Vital Montpellier
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Michel Collomb bien entouré…
Ont collaboré à l’élaboration de ce jeu à Montpellier et à Bobo Dioulasso : Dr Joëlle Nicolas, pédiatre Dr Hélène Duchesne, médecin nutritionniste Idelette Vital, infirmière puéricultrice Charlotte Duchesne, étudiante en pharmacie François Diot, dessinateur Dr Alain Hien, pharmacien nutritionniste Les médiatrices d’AED*
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TCHAD
A Koumogo, une école, un village : une réussite qui change profondément les p Des élèves pénalisés. Enfants d’un pays très pauvre, habitant en brousse, ils ont toutes les « chances » d’échouer : classes surchargées, absences répétées des enseignants, manque de matériel, conditions d’apprentissage précaires. Cela entraine de mauvais résultats et très souvent l’abandon des études.
Une initiative des mamans En 2006 elles ont décidé la création d’une école communautaire. L’APPEL les a soutenues dès le début avec des aides financières pour pouvoir payer les enseignants et acheter du matériel scolaire, des tableaux noirs etc. Les familles ont accepté de payer des frais d’écolage, entrainant souvent d’importants sacrifices de leur part. Chaque année, une nouvelle classe était créée. En 2009, fini les « hangars », sortes de paillotes toutes détruites en saison des pluies: il fallait de vrais bâtiments pérennes en briques (40 000 !...) qu’elles ont fabriquées… En cinq ans, trois bâtiments ont été construits hébergeant six classes, puis des latrines pour garçons, filles et enseignants. Durant notre séjour en janvier 2015, nous avons sensibilisé les adultes de l’école à l’importance d’aménager ces lieux avec de l’eau et du savon et d’éduquer les enfants à leur utilisation. Le projet de demande de subvention pour la construction de la seule classe non-hébergée, le pré-CP, a été monté pendant notre séjour.
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L’école assure une très bonne éducation et les familles se projettent dans l’avenir L’école a obtenu le statut d’ECA (Ecole Catholique Associée) : c’est un partenariat entre l’Etat, l’Eglise catholique et la société civile (les familles). Le directeur est payé par l’Etat. Les élèves affluent, à tel point qu’on a dû refuser des inscriptions cette année. Il y a actuellement 327 élèves, dont 173 garçons et 154 filles. Le niveau des élèves sortants est élevé : arrivés en 6e dans l’école publique, ils sont les meilleurs de leur classe. Notre partenaire sur place nous a dit « depuis que vous nous avez aidés pour que l’école existe, le village de Koumogo a été transformé » Effectivement les gens avaient tendance à vivre au jour le jour et aujourd’hui ils imaginent un futur meilleur pour leurs enfants grâce aux études. Non seulement pouvoir finir l’école primaire, ou même le secondaire, mais ils nous parlent maintenant d’études à l’université. Le fait que les enfants et les filles en particulier poursuivent leurs études est un gage de liberté par rapport aux traditions et change les mentalités : la tradition, c’est la soumission à
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TCHAD
erspectives d’avenir.
Réunion à l’ombre
l’adulte, « on ne doit pas lever les yeux, tandis qu’à l’école, on doit lever les yeux et regarder le maître ». Ni les enfants ni les femmes n’ont droit à la parole, tandis qu’à l’école, on s’exprime librement. Aujourd’hui la femme peut choisir son mari .Avant, la femme devait passer par des « tournures » pour oser s’adresser à son mari. L’école fait évoluer les traditions!
De nouvelles avancées pédagogiques La présence de Marie-Jeanne Castan, ancienne directrice d’école primaire à Paris, a permis aux enseignants d’échanger sur la pédagogie. Ils nous ont demandé de les soutenir pour des formations continues. Ils ont trouvé extrêmement utile le matériel pédagogique apporté (évaluations utilisées en France) et exprimé le désir de continuer à échanger. Les familles ont décidé d’ouvrir une classe de 6e dès la rentrée 2015-16 en utilisant l’après-midi un bâtiment du primaire déjà existant (les classes du primaire ayant lieu le matin).
Marcelle & Bob Brown-Scheidig Ile-de-France Apprendre à se laver les mains
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RWANDA
Six mois après… l’eau est là, à Kigogo !
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n juin 2014, lors d’une mission au Rwanda, nous sommes montés à la source de Kigogo. A mi pente, l’école Saint Albert : 1500 élèves, qui nous ont entourés joyeusement. Pas d’eau dans cette école, pas plus qu’au dispensaire voisin. Les travaux d’adduction d’eau se sont déroulés en quelques mois, grâce à L’APPEL, au district de Gicumbi et à la Fondation ARETH. Dès Noël, l’école, le dispensaire, toute cette petite vallée reculée bénéficiaient d’une eau saine, accessible. Femmes et enfants sont délivrés de la pénible corvée d’eau, des lourds bidons portés sur la tête et des maladies liées au manque d’hygiène. « Ils ont commencé à goûter les merveilles de L’APPEL », écrit Ignace, le secrétaire de l’association rwandaise qui veille à la réalisation de nos réseaux d’adduction, plus de dix à présent.
Madeleine Le Moullec Ile-de-France
Témoignage Alain Vergote a participé à sa première mission au Rwanda et fait part de ses impressions BYUMBA Février 2015 Dans ce merveilleux pays aux multiples collines, façonnées au fil du temps par les mains de femmes et d’hommes courageux, dès le lever du soleil se mêlent le long des routes et des chemins de terre ocre, dans un flot incessant écoliers, bergers, cultivateurs, commerçants, vélos diversement chargés, vélos-taxis, motos, brouettes en bois et… quelques voitures. Les filleuls : Les jeunes adultes parrainés par L’APPEL voudraient se tourner, après leur scolarité, vers une formation théorique et pratique chez des artisans locaux dans des domaines variés tels que la plomberie, la soudure, la couture, la coiffure, l’entretien des motos, l’informatique et la mécanique
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auto, afin de pouvoir affronter au mieux le monde du travail et envisager un avenir. Cette période d’apprentissage a déjà permis à certains d’améliorer leur vie quotidienne ou celle de leur famille, d’acheter des tôles pour rénover leur habitat, d’acquérir une parcelle de terrain ou d’entreprendre une activité, grâce au dynamisme de l’ingénieur Eugène Rwiririza qui leur a insufflé l’esprit d’entreprise qui le caractérise. Les maisons : Sur les collines sont disséminées des maisons en pisé et des maisons en dur. Un fantastique travail a été accompli par les membres de L’APPEL et l’ingénieur Célestin permettant à des familles de pouvoir disposer d’une maison en dur et d’un toit en tôle. Les bénéficiaires sont choisis sur chaque site par un comité associant des membres de L’APPEL Rwanda et les autorités locales (chefs de village et secrétaires de cellule). Sept maisons ont été visitées au cours de ce séjour. A ce jour 130 maisons ont été construites, consolidées ou réhabilitées.
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L’eau : L’attrait de notre ami Michel Moraine pour les travaux d’adduction d’eau propre ou potable s’est traduit par la construction ou la réhabilitation de neuf réseaux d’eau dans le district de Gicumbi. Ces réseaux d’eau gravitaires distribuent une belle eau propre par des bornes fontaine permettant à la population des collines de réduire le temps d’accès aux sources et la pénibilité des trajets. Lorsque la configuration le permet, les écoles et les centres de santé bénéficient également du réseau. C’était mon premier voyage au Rwanda ! Comme tout le monde, je savais combien ce pays a souffert et ce que j’ai découvert, c’est la force et la beauté des êtres, hommes, femmes, enfants qui animent des paysages uniques.
Alain Vergote
Isère
HAÏTI
Nos amis de l’île de La Tortue
Trajet scolaire de luxe à l’île de la Tortue, mais la parité est respectée dans les écoles !
A
Au mois de novembre 2014, c’était la 22ème visite d’ Hubert Chegaray et Sophie Lemerle à l’île de La Tortue. Ils étaient accompagnés d’Elisabeth Arend pour la formation des maîtres.
douzaine d’écoles de l’ile n’ont toujours pas été régularisés, le retard de paiement des professeurs est maintenant de 18 mois, ce qui est difficilement tolérable pour les professeurs.
L’ile sortait d’une période de sécheresse de six mois, dramatique pour cette zone rurale, surtout dans l’ouest, la partie la plus aride, où la récolte d’échalotes a été perdue.
Le programme d’éducation nutritionnelle par les nutricartes© a été relancé.
Les parrainages collectifs permettent cette année d’attribuer 700 bourses scolaires dans 11 écoles ; 133 maîtres des classes de maternelle et CP ont reçus une formation à Vieux Fer, Tendron, Marouge ou Aux Plaines. Les contrats de l’Etat avec une
Nous remercions tous ceux qui nous accompagnent, depuis 10 ans pour certains, dans le but d’améliorer des conditions d’existence de la population de l’ile de La Tortue.
Hubert Chegaray Ile-de-France
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CAMEROUN
Quinze ans de partage à Bangwa Début décembre 2014, Christiane et Jean-Marie Huraux ont passé une semaine à Bangwa afin de clore 15 années de collaboration avec L’APPEL sous la direction de Dominique Petit.
Christiane avec nos principales interlocutrices Esther, major de la Maternité et Elisabeth Frankem, assistante sociale
Un accueil chaleureux Dès notre arrivée nous avons été salués et remerciés d’être venus en personne « plutôt que d’envoyer un e-mail » pour signifier la fin de l’action de L’APPEL dans les deux pôles d’activité : la prise en charge du VIH/sida + prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) et le renforcement de la qualité des soins aux mères, nouveau-nés et enfants. Dans cette ambiance de profonde sympathie, accueillis par « Maman Esther », major de la maternité et amie de longue date, et par l’équipe de direction renouvelée l’an dernier (le Dr Sado en étant directeur par intérim), les personnes ayant rencontré notre chef de mission nous demandaient des nouvelles de « Papa Do » !
Des avancées significatives En maternité, la salle de néonatologie, notre dernière réalisation, est désor mais connue des centres de santé environnants qui y transfèrent leurs 14
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Jean Marie, Esther et le Dr. Sado, directeur par intérim
prématurés et enfants fragiles dans les berceaux chauffants construits lors de notre mission en 2013. En service de PMI, maintenant équipé de balance et de toise, les mensurations sont prises régulièrement lors des séances de vaccination. La surveillance de la courbe de croissance ne montre pas de malnutrition. L’UPEC (unité de prise en charge du VIH) est bien organisée pour le suivi du patient dont le parcours respecte la confidentialité et permet de rencontrer l’assistante sociale, Élisabeth Fankem, et souvent un membre de l’association de Solidarité des PvVIH (personnes vivants avec le VIH) de Bangwa. La PTME se fait autant en maternité que dans le service de Santé Publique. A chaque première consultation prénatale le sujet est abordé et un dépistage est proposé et accepté par quasiment toutes les femmes. Le résultat immédiat permet, si nécessaire, une prise en charge appropriée. Les conjoints sont plus difficiles à convaincre…
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L’accueil en service de Santé Publique le jour même de la PMI et des consultations prénatales évite la stigmatisation des PvVIH. Des séances d’éducation pour la santé sont faites régulièrement en Pédiatrie, au Service de Santé Publique et en Maternité dont le personnel va au Collège parler santé de la reproduction et prévention des grossesses précoces.
Un personnel mieux formé Enfin, nous avons organisé une réunion des personnels ayant suivi sur place en 2014 un séminaire de prise en charge des PvVIH animé par le Dr Anne-Esther Nlend, pédiatre expert. Cette formation, très appréciée par les personnels, leur a permis de comprendre les nouvelles options du programme camerounais de lutte contre le VIH/Sida. La plupart des participants disent avoir changé d’attitude après ce séminaire, comprenant mieux la discrimination et la stigmatisation dont, sans le savoir, ils étaient parfois responsables. Plus compétents et assurés, ils peuvent désormais offrir aux PvVIH un accueil
CAMEROUN
Pascaline, Esther, Christiane
Le Dr. Odette Guifo
Le Service de Santé Publique réhabilité par L’APPEL
plus amical et confidentiel. La recherche des « perdus de vue » va se renforcer avec l’établissement de fiches de transfert, en attendant une informatisation..
Des difficultés persistantes Nous avons rendu compte de nos constatations au Dr Sado qui a souligné de son côté les grandes difficultés financières de l’hôpital, liées à la pauvreté grandissante de la population, (attirée par les pratiques traditionnelles), l’instabilité du personnel formé, le manque de médecins et particulièrement de spécialistes. Afin de favoriser la pérennité de notre action, deux mesures nous semblent intéressantes à développer : d’une part informatiser les dossiers des 400 PvVIH suivis à Bangwa grâce à un logiciel de suivi et un ordinateur dédié ; d’autre part un complément de formation à l’Education Thérapeutique du Patient. Que ceux qui ont soutenu cette action et souhaitent participer à cet ajout se fassent connaitre et nous ferons le nécessaire pour organiser et transmettre.
Mélancolie… Notre séjour était empreint de nostalgie à la perspective de quitter des partenaires, devenus pour certains des amis, et des lieux tant parcourus. Nous avons pris le temps de nous y promener, entre les buissons de thuyas odorants, sous les pins, par les chemins ravinés de terre ocre. La fête du dernier soir fut un grand moment permettant à chacun d’atténuer la tristesse des adieux. On trouvait avec nous sur l’estrade aux côté du Dr Sado, le Dr Odette Guifo pédiatre de Douala venue pour l’occasion partager ce moment avec l’équipe de Bangwa,.
Pulchérie, major de Pédiatrie
des médecins camerounais de niveau international, Anne-Esther Nlend, Odette Guifo, disposées à poursuivre leur collaboration. Nous avons projeté en final un film où Dominique concluait ce que fut la mission de L’Appel et formulait ses vœux pour l’avenir de Bangwa. Le lendemain matin, départ pour Douala avec un petit film où Esther s’adresse à son cher Dr Dominique...
Christiane & Jean Marie Huraux Ile-de-France
Nous avons expliqué l’historique de l’action de L’APPEL à Bangwa sous la direction de Dominique Petit. Ainsi avons-nous souligné devant tout le personnel combien l’hôpital devenu UPEC avait grandi et s’était autonomisé, grâce à L’APPEL, avec la construction ou la réhabilitation de bâtiments, l’acquisition de matériels. Surtout les personnels ont reçu des formations par
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CONGO
Des changements à Pointe Noire
Classes de l’école Nelson Mandela
Equipe du docteur Elenga ; hôpital A. Cissé
Le parrainage collectif avec L’ARIPS a cessé en fin d’année 2014, la structure étant capable de s’autofinancer. Nos parrainages individuels, initiés en 1995, abordent un virage important : leur transfert au partenaire local L’APPEL Pointe-Noire se fait progressivement et sera effectif fin 2017. Les parrains sont tenus au courant de ces changements et vont, pour la plupart, soutenir nos nouveaux projets. L’école Nelson Mandela Un nouveau parrainage collectif a débuté au quatrième trimestre 2014, avec pour partenaire local l’association LA GRAINE qui a créé cette école primaire associative en 2012 . L’école Nelson Mandela, située dans le quartier de Ngoyo, veut contribuer au renforcement des capacités de chacun par une éducation de qualité et ce en réaction à la situation actuelle de l’école congolaise (apprentissages trop théoriques, classes surchargées, absence de matériels pédagogiques, formation des maîtres insuffisante…) L’APPEL soutient cette école en contribuant à l’achat de matériels scolaires et éducatifs et en complétant le financement de l’écolage pour les familles les plus pauvres. Si vous souhaitez participer à ce parrainage collectif, renseignements : arlette.lenotre@orange.fr
De jeunes diabétiques en grand risque Nous répondons à l’appel du Dr ElengaBongo, chef de service, endocrinologue à l’hôpital A. Cissé, pour un soutien à la prise en charge des enfants diabétiques hospitalisés. Le docteur Bernard Schmitt, endocrinologue à Lorient et Directeur du Centre d’Enseignement et de Recherche en Nutrition Humaine, est le porteur de ce projet. Le diabète de type 1 (diabète juvénile) est une pathologie chronique de l’enfant dont la prise en charge reste difficile dans les pays en voie de développement: les soins, les contrôles glycémiques sont chers et l’insuline n’est pas disponible avec régularité.
familles démunies (14.3 %) qui doivent faire face au double fardeau de la pauvreté et de la maladie. L’interruption du traitement, faute de moyens financiers ou par méconnaissance de la maladie par l’entourage direct de l’enfant, est la première cause d’admission en hospitalisation (83.3 %), du déséquilibre du diabète et des décès. L’APPEL s’engage donc auprès du Docteur Elenga-Bongo pour lui permettre d’assurer au mieux ses missions de soins et d’éducation auprès des enfants diabétiques. Une mission exploratoire à Pointe-Noire conduite par le Docteur Schmitt aura lieu au cours du 1er semestre 2015.
Dans ce contexte, l’espérance de vie des enfants diabétiques est très courte : à Pointe-Noire, elle est estimée à 55 mois. La mortalité est très élevée, surtout dans les
Arlette Lenôtre Morbihan
Un ami nous a quitté A Pointe Noire, notre ami TROUÉ, époux de notre partenaire Régine Goma, est décédé début janvier. Tous les membres de L’APPEL qui se sont rendus en mission à Pointe Noire se souviendront de la gentillesse naturelle de Troué qui, bien souvent, savait, avec humour et efficacité, aider à résoudre les petits problèmes rencontrés au quotidien.
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EL SALVADOR
Apporter un peu d’espoir dans un contexte de violence Du 5 novembre au 5 décembre dernier, Violaine Duflo, accompagnée d’une collègue pédiatre espagnole nommée Pilar, étaient au Salvador, au nom à la fois de L’APPEL et de Médecins du Monde France et ont rendu visite à tous les filleuls. Le goûter « refrigerio » au soutien scolaire IDES
Les violences urbaines Comment apporter une petite aide face à cet énorme problème psycho social ? Nous nous sommes centrées sur un groupe : les adolescents et jeunes, qui souffrent le plus de cette violence, autant les garçons que les filles, et sur trois sujets qui les concernent : la prévention des grossesses non désirées d’adolescentes ( programme mis en place en 2013), la santé mentale et la connaissance des droits et des lois. Il faut s’enfoncer dans les lieux de cette souffrance, celle des victimes et celle des violents. Des habitantes de la communauté nous y accompagnent, il serait impensable d’entrer sans elles. Il faut voir les quartiers, les familles, leur vie à la fois très pauvre et menacée par ce danger diffus, percevoir ces frontières invisibles et pourtant bien réelles entre les zones d’influence des gangs : les maras.
Des nouvelles des migrants mineurs non accompagnés Les mineurs, dont plusieurs de nos filleuls, partent pour trois motifs : le regroupement familial, la peur de la violence et la misère. Des passeurs, « les coyotes », payés entre 6000 et 7000 $ US, leur font traverser la frontière, parfois ils les abandonnent en route… Le Dr. Claudia à Zaragoza. Sur le tableau les « Causes de mortalité : • Filles de 18 ans : polytraumatismes par accidents de circulation • Garçons de 17 ans : traumatismes crâniens encéphaliques par armes à feu • Garçons de 18 ans : blessures multiples à l’abdomen par armes blanches »
Un projet pour soutenir les jeunes
une série de propositions. Quant à notre projet, s’il est financé, nous proposerons des activités, des réunions, de l’information aux jeunes, grâce aux associations avec lesquelles L’APPEL travaille déjà, à une psychologue, un animateur, un centre de Santé, aux églises. Soutenir, renforcer les jeunes pour les aider à trouver d’autres projets de vie et éviter d’entrer dans les maras, poussés par la misère, le désarroi et la violence. Les grossesses précoces, très liées à tous ces problèmes de la jeunesse, diminueront de fréquence, nous l’espérons, et une attention particulière sera apportée dans le centre de santé aux adolescents et adolescentes, futures mamans ou non.
Un « conseil National de Sécurité citoyenne et Vivre Ensemble » a été mis en place par le gouvernement, regroupant la société civile, les entreprises, les églises. Ils doivent remettre
Nous n’allons pas trouver des recettes nouvelles, mais être auprès des associations et personnels de santé qui œuvrent dans ce contexte dur.
Leur nombre a encore augmenté cette année. L’expérience de « trêve entre les maras » est abandonnée et discréditée. Dans toutes les familles que nous visitons on nous dit, comme si c’était normal, que le jeune ne sort que pour aller à l’école. Heureusement quelques centres de soutien scolaire leur permettent d’élargir leur horizon et leur culture.
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S’ils sont arrêtés, aux Etats Unis ou au Mexique, près de la frontière, ils sont renvoyés en autobus. Le Salvador et le Mexique se sont mis d’accord pour adoucir ce retour : le Mexique annonce les départs et les familles sont prévenues au Salvador. Les autobus arrivent à la Chacra où ils sont attendus par des membres d’ACT, Alfalit, Credo. Ils reçoivent des soins si nécessaire, de la nourriture, sont logés pendant le transit et ACT leur remet des vivres pour 15 jours et un kit d’hygiène. Mais que se passe-t-il après ? Suivre leur parcours c’est le prochain défi pour les organisations présentes. On sait seulement qu’ils retenteront l’aventure dès qu’ils le pourront. Dans ce pays magnifique, peut-on rêver de rencontrer un jour nos filleuls sans entendre parler de peur, de misère, de larmes ?
Violaine Duflo Ile-de-France
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VIETNAM
Des cours d’informatique et d’anglais pour les jeunes des minorités ethniques
Gérard Cognié avec quelques élèves
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Enfin, un accord de partenariat a été signé avec le Département du Travail, des Invalides et des Affaires Sociales de la province de Lamdong nous permettant de consolider nos actions.
alat avec 188 467 habitants est située sur les hauts plateaux du centre du Vietnam dans la province de Lam Dong. C’est une ville de montagne romantique avec un climat doux et la région est fameuse pour son agriculture maraîchère. La mission s’est déroulée du 5 au 11 novembre 2014 et l’organisation impeccable prévue par notre correspondant Xuan nous a permis de visiter les centres informatiques existants et en devenir, de rencontrer les personnes en charge du recrutement et des cours, d’avoir des entretiens avec les autorités de la province de Lamdong, ainsi qu’avec le personnel de l’ambassade de France chargé des relations avec les ONG françaises. Chaque jour, quelques heures de voiture seront nécessaires pour atteindre les villages perchés dans la montagne. Dans cette province les communautés religieuses jouent assez souvent un rôle fédérateur auprès des populations. Ainsi avons nous visité plusieurs institutions dans lesquelles sont implantées des classes d’informatique comme au centre de Loc Phat, de Datong et de Phi Lieng dans le district de Damrong ou bien encore le centre d’accueil de Camly et ce futur centre de formation professionnelle de Lasan près de Dalat dirigé par les frères St Jean Baptiste de la Salle. On ressent bien dans ces centres une grande dynamique, une sérieuse implication et une attention rapprochée auprès des étudiants. Les formations mises en place chez des personnes privées semblent plus fragiles
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et plus dépendantes de la bonne volonté des enseignants, de l’assiduité des élèves et de l’arrivée dans les villages d’outils informatiques comme les cyber cafés. Le centre de Xalat, après sept ans de fonctionnement, va de ce fait fermer. Chaque fois que nous avons rencontré des enfants nous avons bien ressenti leur engouement pour cette formation, leur envie d’apprendre et leur désir de réussir. Ils viennent parfois de loin après leur journée de collège pour assister aux cours et peuvent faire des kilomètres à l’aube pour passer les examens. En dépit de cela l’absentéisme est faible. Il serait souhaitable que pour les examens au Collège Technique de Lamdong à Dalat, les élèves puissent être hébergés la veille au soir à Dalat afin d’être en forme le jour de l’examen qui se déroule très tôt. Même si les 90% de taux de réussite aux niveaux A et B d’informatique tendent à prouver que cette action a toutes ses raisons d’être, il est prévu une évaluation qualitative de ce programme en 2015 par un consultant externe à l’APPEL.
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L’informatique se développe et nous commençons à en voir les premiers signes. Les jeunes que nous avons formés vont avoir la chance de mettre en pratique la maîtrise de l’outil informatique qu’ils ont obtenue en suivant les cours de L’APPEL. Souhaitons aussi que ces formations soient à l’avenir mieux intégrées dans les programmes de tous les collèges de la province. Les cours d’anglais continuent d’être une activité marginale car il est difficile de recruter dans cette région des professeurs de bon niveau.
Françoise Mekki et Gérard Cognié Ile-de-France
L’APPEL est à la recherche d’un(e) bénévole, domicilié(e) en Ile-de-France, pour renforcer l’équipe responsable des parrainages au Vietnam. Si vous êtes intéressé(e) ou si vous souhaitez des compléments d’information, n’hésitez pas à prendre contact avec Jeanine Maeder ou Jeanne Xavier, soit par téléphone (01.42.02.77.78) soit par courriel (association@lappel.org).
VIETNAM
Du diplôme à l’entreprise : « J’apprends - j’entreprends » Ce projet, soutenu depuis le début par L’APPEL et l’entreprise Pernod Ricard, a deux objectifs : • aider des jeunes issus de familles pauvres, issus de minorités ethniques pour la plupart, à poursuivre des études supérieures grâce à des bourses ; • accompagner de jeunes diplômés désireux de créer leur entreprise, avec un prix décerné chaque année depuis 2012, le « Prix Entreprendre », et assurer un accompagnement des lauréats dans le démarrage, puis la gestion de leurs entreprises les premières années, grâce à des professionnels-tuteurs qui les conseillent et leur font profiter de leur expérience, animés par Bui Van Binh, doyen de la faculté de Management de l’Université de Dalat. Un soutien pour de jeunes entrepreneurs Bien entendu, ces jeunes créateurs d’entreprises rencontrent des difficultés multiples, inhérentes à tout nouveau projet (comme c’est le cas en France!) : manque d’expérience, de moyens financiers et délais dans les démarches administratives. A ce jour, six de ces entreprises lauréates fonctionnent et certaines dans des domaines novateurs car ces jeunes étudiants ne manquent pas d’imagination. Une seule, les triporteurs électriques, ne devrait démarrer qu’en juillet 2015 car il faut faire fabriquer ces véhicules électriques, d’une conception toute nouvelle, à Hué et obtenir les autorisations de circulation autour du lac.
Palmarès 2013 1er prix : ALO CARE - groupement d’infirmières 2e prix : ELECTRIC PEDICAB, triporteurs électriques pour promenades touristiques 3e prix : Tableaux brodés à la soie Prix d’encouragement : restaurant végétarien
Palmarès 2014
Des résultats prometteurs Lors de nos missions à Dalat, nous avons déjà pu admirer les brodeuses au travail et la qualité et l’originalité des tableaux, apprécier la cuisine délicieuse et l’ambiance du restaurant végétarien ainsi que l’atmosphère très sympathique et l’aménagement original du Sunshine Café. Même si le Vietnam est un pays à forte croissance, de nombreux jeunes sont au chômage. Ces entrepreneurs créent des emplois, y compris au sein de leurs propres familles. Souhaitons leur réussite et longévité.
Bruno Cazals
1er prix : SUNSHINE CAFé, un café solidaire, organisation d’évènements et d’actions caritatives. 2e prix : DAIRY CATTLE: élevage de vaches laitières éco-biologique, avec production de produits dérivés (fromages, confiseries...) 3e prix : COCONUT OIL : Extraction de l’huile de coprah, création de produits de beauté, peu connus au Vietnam, et conseils aux utilisatrices...
Ile-de-France
Bui Van Binh
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Comment L’APPEL choisit-il les projets qu’il soutient : le Groupe d’Etude des Projets
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os actions ont la double particularité d’être initiées par nos partenaires sur le terrain et d’être élaborées et suivies par les bénévoles de L’APPEL, les « porteurs de projets». Face à la variété des initiatives, il est apparu nécessaire de créer le GEP chargé d’examiner les actions, en cours ou en projet, en fonction de critères d’opportunité, de qualité, de viabilité...C’est aussi l’occasion pour les porteurs de projets d’échanger librement avec les six membres du GEP, leurs collègues, d’évoquer les difficultés rencontrées, de s’inspirer d’expériences déjà mises en œuvre à L’APPEL. Le GEP a été créé en 2011 et, à ce jour, une trentaine de projets ont été labellisés, qu’ils soient nouveaux ou en cours depuis plusieurs années.
Témoignage d’un porteur de projet : Arlette Le Nôtre J’ai vécu mon «passage» au GEP comme un accompagnement dans mon action. Seule, j’ai beau réfléchir, c’est très important de bénéficier du regard d’une équipe, de compétences qui se complètent. J’éprouve la satisfaction de vérifier que je vais dans la bonne direction, de recueillir des idées auxquelles je n’avais pas pensé...
La collégialité L’intérêt du GEP est également de renforcer la démarche collégiale, les projets étant alors portés et validés par l’ensemble de l’association, ce qui renforce leur crédibilité auprès des donateurs comme des mécènes.
Le financement des projets Chaque année, le GEP est doté d’un budget permettant, le cas échéant, d’apporter un complément de ressources. Il peut également participer à la recherche de financeurs susceptibles d’être intéressés par ces actions.
Bruno Cazals
Responsable du Groupe d’Etude des Projets
Le bilan de quatre années du GEP : 31 projets ont été présentés au GEP à ce jour, parmi lesquels 9 nouveaux projets, pour labellisation et recherche éventuelle de financement et 22 projets en cours, pour actualisation et validation de la démarche. Vingt trois co-financements ont été accordés par le GEP, certaines actions ayant aussi donné lieu à une recherche de financements extérieurs.
Ce journal vous a plu ? Vous avez apprécié les actions de L’APPEL ? Pourquoi ne pas venir nous rencontrer ? Agir avec nous ? Rendez-vous le samedi 13 juin 2015 (voir page 5)
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