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LA POPOTE CITOYENNE - Le journal local qui décape ! - N°4

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la popote citoyenne LE JOURNAL LOCAL QUI DÉCAPE !

N°4 - AVRIL 2022

Editorial

L’un mérite de vivre, l’autre pas

L’un est blanc et chrétien, l’autre est noir et musulman. L’un est près, l’autre vient de loin. L’un, on me dit que c’est mon semblable, l’autre, on me dit que c’est mon ennemi. Voilà pourquoi l’un sera sauvé et l’autre sera chassé. Pourtant l’un est un être humain, l’autre aussi. Et qu’est -ce qui en décide? Une idéologie puante, sournoise, qui s’infiltre partout dans toutes les « démocraties » néo-libérales dont elle est devenue une composante. D’Est en Ouest, du Sud au Nord, elle est là, la bête immonde: j’ai nommé le racisme. Elle monte, elle monte, la bête, et avec elle son corollaire : l’extrême droite, la fascisation de la pensée ou plutôt de la non-pensée. Bien orchestré, en sourdine, par la propagande qui choisit ce qu’il faut montrer, ce qu’il faut répéter, ce qu’il faut distiller dans les esprits, de quoi on doit s’émouvoir, de qui on doit avoir peur, le racisme est le mal absolu. Bien sûr qu’il faut accueillir les ukrainiens qui fuient cette sale guerre ! Il faut les aider. La mobilisation a été massive et spontanée, la solidarité entre les peuples est une chose admirable. Mais pourquoi laisser mourir les autres, lacérer leurs tentes, jeter à la poubelle leurs affaires, le peu qui leur reste ? Les pourchasser, les humilier, les insulter? La guerre au Yémen ou au Soudan, on ne la connaît pas. Et pourquoi ? Pourquoi n’est-on pas informé ? Pourquoi les médias dominants et vendus ne consacrent que très peu de temps à ces pays en souffrance? Comment comprendre ce qu’il s’y passe, pourquoi des centaines d’enfants meurent de faim? La sécheresse sans doute allez-vous dire, les rivalités tribales sans doute aussi, comme au Rwanda, pas vrai? Si les noirs s’entre-tuent

tout seuls, pour des raisons idiotes, c’est pas notre affaire quand même! On est parfois raciste sans s’en rendre compte, on a intégré, grâce à la doxa dispensée, des biais cognitifs . On se mobilise pour les ukrainiens, mais on oublie les africains, les syriens, les afghans, les yéménites, les érythréens etc.. parce que « eux, c’est pas pareil ». Voilà. Ils ne sont pas comme nous. Eux ne veulent pas s‘intégrer. C’est bien connu. Non, eux s’ils viennent ce n’est pas pas pour fuir des bombes mais pour profiter de notre système social, de nos allocations, de nos femmes aussi, allez pendant qu’on y est! Il y a donc les bons réfugiés et les mauvais migrants. Si Hafiz le soudanais, quitte sa famille, son métier, risque sa vie en mer pour arriver en Europe, ce n’est pas pour toucher des allocations dont il ignore l’existence. Ils essaie de sauver sa peau, d’échapper à des guerres alimentées aussi par des armes françaises. On rejette Poutine, avec raison, mais on fait des sourires au prince saoudien MBPS gros acheteur d’armements , despote et criminel de choix lui aussi. La politique et la morale n’ont jamais fait bon ménage. Rien de neuf sous les bombes !

Et pourtant il ne tient qu’à nous que ça change ! Olympe

Sommaire

Libertés, libertés- page2/ En Ukraine, page3 / Propaganda, mon amour, Qui est notre maire ? Page4 / Quel avenir pour Cordes? page5 / Conseil intercommunautaire ces maires courage page6 / Hypocrite, hypocrite…? page7 / Les médias, les milliardaires... page8 / Billet d’humeur page9/ Retour en arrière, adhésions page10 / Rubrique écolo, appel aux potes page11 / On a tué Jaurès page12

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A celles et ceux qui, depuis des mois, crient

« libertés libertés » Quand on met une Ferrari dans les mains d’un fou de vitesse, peut-on s’étonner et râler parce qu’il ne la conduit pas comme une 2CV ??? Ce serait absurde, pas vrai ? Hé bien, demander à un président de la Vème République, plus ou moins fou de pouvoir, de gouverner en tenant compte du peuple alors que la constitution lui permet de s’en passer, c’est pas logique. On est bien d ‘accord : ce qui gêne un souverain, c’est un peuple libre et qui exerce sa liberté, y compris et surtout dans la rue. C’est vrai, quoi, c’est pénible tous ces gens qui protestent pour Quand nous aurons compris que si nous voulons une vraie démocratie, il ne faut plus laisser la un oui pour un non sans constitution aux mains des hommes de pouvoir. Quand nous nous serons réapproprié ce texte en comprendre que tout ce que le nous entraînant à rédiger des articles allant dans le sens du bien commun. Alors nous pourrons gouvernement décide c’est pour fêter la reprise du pouvoir par le peuple. eux, pour le bien commun ! D’état d’exception terroriste en état d’urgence sanitaire, on a vu nos libertés se réduire comme peau de chagrin. De l’impunité zéro de Chirac à la transposition dans le Ce qui fut fait et bien fait (pour nous) droit commun des règles d’exception sous Hollande, en De Gaulle ne s’arrête pas là. Il crée le Conseil passant par le « nettoyage au karcher » de Sarkozy, on a Constitutionnel, ôtant à l’assemblée la capacité de juger été gâtés ! Mais celui qui a le pompon c’est qui ? Avec par elle-même de la conformité des lois avec la la loi sur la sécurité globale, la loi dite anti-casseurs, loi constitution. sur le séparatisme, la loi sur le secret des affaires ... etc.. Le Conseil Constitutionnel est là pour contrôler etc..toutes nos libertés ont été touchées (voir la Popote l ‘Assemblée. A l’époque, les députés n’avaient qu’à n°2) La domination du dispositif répressif et de bien se tenir. (De nos jours, ils se tiennent forcément surveillance de la population est promue à un brillant bien, on verra pourquoi.) avenir. De Gaulle ne s’arrête toujours pas là. C’est un homme Quelle est son origine ? qui veut gouverner seul, sans avoir de comptes à rendre, Mais, au fait, qui a écrit cette constitution qui gère nos et il a une idée de génie : élire le président au suffrage vies ? universel. A première vue, ça paraît une super bonne (Au cas où on voudrait se débarrasser d’un nuisible, il idée, démocratique et tout. On se demande pourquoi la vaut mieux savoir d’où il vient) quasi majorité des députés d’alors se tinrent vent debout Alors, pour celles et ceux qui, comme moi, n’en avaient contre cette proposition. C’est qu’ils avaient bien qu’une vague idée, voici quelques précisions : compris le stratagème ! Le peuple, loyal et En 1958, le Général De Gaulle revient sur le devant de reconnaissant, répondit massivement OUI au la scène politique dans un contexte quasi- référendum de 1962. De Gaulle n’était-il pas le sauveur insurrectionnel (guerre d’Algérie). de la France ? Il apparaît alors, et à nouveau, comme l’homme Avant 1962, le président, élu au suffrage restreint par un Providentiel. Avec Michel Debré, il rédige une nouvelle collège de 80000 Grands électeurs (sénateurs, députés, constitution. Hé oui, lui tout seul ou presque. conseillers généraux) n’avait pas une grande Du sur mesure. Aux petits oignons, la nouvelle légitimité. Il était loin du peuple. constitution. Le suffrage universel direct donne au président une Il fallait en finir avec l’instabilité de la 4ème légitimité très forte. Le président élu par le peuple est République, et donc réduire le rôle du Parlement et l’incarnation de la nation. renforcer celui du président (grâce l’article 16, le 49.3 etc)

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La Nation c’est le peuple, donc le président c’est le peuple. CQFD. Pareil, même chose ! Véritable fusion politique. Au diable les institutions, les trucs et les machins, entre le peuple et le président. Tout ce que décidera le président sera forcément bon pour le peuple.

Vous comprenez maintenant pourquoi les députés se sont opposés à ce référendum. Dans le contexte de l’époque, cette figure du Président n’ouvrait pas sur une pratique démocratique du pouvoir. Bien au contraire. J’en ai fini avec Charles De Gaulle qui a eu la loyauté de ne pas s’accrocher au pouvoir et de tenir sa promesse de partir (en 1969 ) quand il a été désavoué. Mais il a laissé une constitution à ne pas mettre entre toutes les mains. Depuis, la même eau brune a coulé sous les mêmes ponts et la tendance anti-démocratique n’a fait que se durcir, en particulier avec l’établissement du quinquennat, voté en 2000, qui a eu pour conséquence dramatique l’alignement des élections législatives sur l’élection présidentielle, (puisque les échéances

calendaires coïncidaient ) faisant de l’assemblée nationale la caisse de résonance de l’exécutif et faisant des députés des godillots. Donc, pour résumer, le pouvoir présidentiel de la 5 ème République est immense, le pouvoir législatif est à ses bottes. Quant au pouvoir judiciaire, il a du plomb dans l’aile puisque les magistrats du parquet sont nommés par l’exécutif . Pas de véritable séparation des pouvoirs, pas de garantie des droits = pas de démocratie. Si on ajoute à cela la perte d’indépendance de 90 % médias vendus à des milliardaires, on n’exagère pas trop en disant que la 5ème République s’apparente davantage à une monarchie quasi-absolue qu’à un régime parlementaire. Alors, à toutes celles et ceux qui réclament « libertés libertés » à cors et à cris, je dis : ne demandez pas à un président auquel vous avez donné pratiquement les pleins pouvoirs de vous accorder les libertés qui amputeraient précisément ce pouvoir ! Ôtons lui d’abord ces pouvoirs ! Ce qu’il faut changer, vous l’aurez compris, c’est la constitution. (Avec Le RIC, ce sera plus facile dans un premier temps mais méfions-nous des contre-façons) Sans ce changement, le risque d’autoritarisme et de liberticidité (oui, c’est un mot nouveau!) sera toujours imminent, quel que soit celui ou celle qui occupera la place. Ma grand-mère m’a toujours dit qu’il fallait s’attaquer à la racine du mal et pas à ses effets ! Rosa

En Ukraine, à Lviv, ville située à 70 km de la frontière polonaise : « Il est plus difficile de trouver un pain au chocolat qu’une Kalachnikov » C’est le témoignage que nous a rapporté Maquis de retour parmi nous, après avoir acheminé un fourgon rempli de médicaments et de couvertures en Ukraine. Maquis est d’origine slovaque et parle russe, ce qui lui a permis des échanges avec la population et les autorités. Ce militant écolo de longue date (il a déjà 73 ans!), parti seul avec son camion, raconte : « Là-bas, c ‘est incroyable, je n’ai jamais vu autant d’armes circuler, on en distribue à toute personne de 18 à 60 ans. Dans un tel chaos, les règlements de compte sont inévitables, ce qui ajoute à la déstabilisation et à la peur. Ce que je crains, c’est pas la bombe nucléaire, mais une « libanisation » du pays qui risque de durer ». Espérons que cette guerre donnera tort, pour une fois, à Anatole France qui, en son temps, disait :« On croit se battre pour son pays, mais on se bat, en fait, pour des industriels » Un groupe de personnes est parti de Verfeil, avec des véhicules chargés de matériel, destination Ukraine dans une zône éloignée du conflit mais où affluent de nombreux réfugiés….. pour les suivre dans leur action et leurs témoignages, allez sur leur blog :https://icitranscarpatie.wordpress.com/

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Propaganda mon amour Leur guerre...nos morts Ni le peuple ukrainien, ni le peuple russe, ni aucun peuple ne décide lui-même de la conflagration qu’il subit ou qui est menée en son nom. C’est un « chef »qui décrète avec au mieux quelques oligarques de son entourage. Pour que la population accepte de suivre et d’aller se faire trouer la peau, ou de penser comme le chef, la grosse machine de propagande se met en route. Pas de guerre sans propagande, elle est l’arme la plus redoutable, on le sait bien. La propagande est si bien faite qu’on oublie souvent qu’elle existe des deux côtés, c’est-à-dire aussi du côté où l’on se tient. Dire ça dans la conjoncture actuelle va sans doute suffire à m’accuser d’allégeance à Poutine ou de traître à la patrie, preuve que la propagande ça marche ! Non, je ne suis pas pro-poutine, je suis anti-propagande. Je suis pour que le peuple soit correctement informé, par une presse libre, de tous les tenants et les aboutissants d’une guerre. Je sais : on n’en a jamais été aussi loin, vu l’état de subordination de la presse !

La propagande obscurcit la pensée, empêche la réflexion. Elle est faite pour ça. Elle sert les objectifs des dominants, jamais l’intérêt des peuples qui ignorent souvent les véritables et multiples causes des conflits. Tant que ce contrôle de l’opinion publique sera puissant et efficace, la guerre continuera, car c’ est ainsi que sont nourris et entretenus, parfois pendant des dizaines d’années, les ressentis hostiles des peuples les uns envers les autres. C’est la propagande qui te convainc que celui qui était autrefois ton frère est à présent ton ennemi. La propagande tue . Chercher la vérité Vérifier, recouper les informations, repérer les récits auxquels on veut nous faire croire, chercher la vérité autant que faire se peut, ne pas se contenter de la pensée binaire est un premier pas vers l’émancipation des peuples et donc vers une prise de conscience sans laquelle un autre monde ne sera jamais possible. Olympe

Qui est notre maire ? Il y a des maires qui ont le don de la communication, quitte à en faire trop, serrer des mains sur un marché, visiter les commerçants, aller à toutes les inaugurations, bref on on les voit partout, les habitants savent qui est leur maire. Ici à Cordes sur Ciel c’est tout le contraire, on ne sait pas qui est le maire, on voit bien sa photo dans Cordesinfo, mais à part cela, on se demande qui il est et qu’estce qu’il fait ?

Maire discret ? La discrétion doit être sa devise, on ne sait pas non plus quelle politique il entend mener pour notre belle cité. Pas davantage qu’un Quilès, il ne communique ou échange avec les habitant-e-s, en aurait-il peur ? Sait-il seulement qu’à Cordes sur Ciel des habitantes et habitants y vivent ?

Maire méprisant ? Son premier mandat a mal commencé et le covid a eu bon dos pour interdire aux citoyens l’accès aux réunions

du conseil municipal ; celui-ci s’est abrité derrière les recommandations préfectorales pour se débarrasser prestement de quelques hurluberlus un peu trop curieux. A la suite de quoi, celui-ci a royalement ignoré le courrier des dits hurluberlus, pourquoi donc répondre à quelques inopportuns ? A la discrétion, on peut donc ajouter le mépris.

Maire autoritaire ? Pour les quelques personnes ayant assisté aux réunions de préparation de Cordes huit centenaire, elles ont pu constater l’autoritarisme dont a fait preuve l’élu afin de recadrer les prétendants aux manifestations avant même que ceux-ci aient pu s’exprimer, au cas où ! Bref, c’est du Quilès en moins vernissé.

Mais, au fait, comment s’appelle le maire ? La Gouge

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2022

Quel avenir pour Cordes ?

Cette année de commémoration nous invite à nous plonger dans les archives et en même temps à nous tourner vers l’avenir. Août 1922, les Cordais organisent une somptueuse fête pour le 7e centenaire de la fondation de leur Cité…… Gaumont, Artistes de la Comédie Française, etc…(réf. Livre Jonin – 3e volume) Que s’est-il passé ? Que s’est-il passé pour que Cordes périclite à nouveau alors qu’elle était sous les feux du cinématographe et que des artistes affluaient ? Le Bulletin du Comité de défense du Site de Cordes des années 1996 – 97 nous donne quelques pistes. Le tourisme de masse est développé à grand renfort de communication, Site majeur puis plus beau village de France et ensuite Grand Site d’Occitanie. L’époque de Cordes Développement et de ses vicissitudes financières après Cap Découverte à Carmaux est la plus belle illustration d’une époque révolue. Un système pyramidal et clientéliste s’installe mais ces bonnes vieilles recettes ne fonctionnent plus depuis plus de 10 ans. Cordes n’a pas vu arriver la crise, les évolutions sociétales, environnementales et le tourisme mondialisé. Elle s’est doucement ringardisée. Le décapant Bulletin du Comité de défense du Site de Cordes dans un encart prémonitoire nous éclaire sur une situation qui se répète « Dans la lumière crue et cruelle, les habitants de CORDES sont en train de mourir sous nos yeux ». Des dizaines d’ateliers ou commerces ont fermé. Le Covid a certes aggravé la situation de Cordes mais cette cité avait déjà oublié de penser et d’investir dans son avenir. Des dizaines d’ateliers ou commerces fermés, une rénovation urbaine inexistante, un système de parking désuet, insuffisant, pas adapté, peu rentable pour près de 700.000 visiteurs par an. Le dernier hôtel emblématique de Cordes risque même de fermer. Tourisme de masse Pourquoi avec autant de visiteurs, de nombreux commerçants, artisans d’art, artistes du haut de la Cité sont aussi mécontents et sombres sur leur avenir ? La réponse est complexe et simple en même temps, mais une bonne partie de la réponse est le tourisme de masse qui a fait la prospérité et désormais le malheur de grands sites touristiques y compris et surtout pour ses habitants. Le constat est rude quand l’on connaît les notations des banques pour qui voudrait investir à Cordes, le revenu médian d’un Cordais ou le panier moyen d’un visiteur. Le facteur économique n’est certes pas le seul à prendre en compte dans un territoire mais il permet d’évaluer la situation d’une communauté.

La commune, donc les Cordais, croule sous les charges avec de nombreux bâtiments, une Mairie de 800 m2 pour deux employées et deux élus, une mairie annexe, la maison de pays, un office du Tourisme bien trop grand à l’heure du numérique, un musée d’art contemporain en déshérence, un théâtre et pour couronner le tout, un emprunt de 400.000 euros pour la rénovation d’un autre bâtiment municipal. Cordes vient même de renoncer à sa singularité en fusionnant avec Gaillac dans un « Syndicat Mixte du pays Cordais, de Vaour, Bastide et Vignoble du Gaillac ». L’on peut nous expliquer que cela apportera des moyens supplémentaires de « Communication », l’on peut aussi douter de la stratégie développée par la Région et de l’impact que cela aura sur Cordes dans les années à venir. Que dire de l’absence d’un(e) adjoint(e) ou d’un(e) chargé(e) de mission à la Culture ? Cela est sûrement inédit dans une cité telle que Cordes. Personne dans la 4C ne serait en capacité d’occuper ce poste ? Avec ses 822 âmes vieillissantes (INSEE 2019), Cordes a la possibilité d’être à nouveau dans son époque. D’autres cités similaires en France ont expérimenté et éprouvé des solutions dans de nombreux domaines. Mais encore faut il le vouloir et s'en donner les moyens. Pour cela il faut écouter, débattre, collaborer et accepter de se remettre en question afin de construire un projet d’avenir. Il faudrait déjà que les cordais soient informés. Les comptes-rendus du Conseil municipal sont publiés sur le site de la mairie avec beaucoup de retard. A défaut de réunions publiques, les comptes-rendus des travaux des commissions et les projets envisagés devraient aussi être publiés. Nombreux sont les sujets qui pourraient être débattus mais il faudrait pour cela qu’il y ait une réelle volonté d'écoute du conseil municipal et une co-construction des projets avec la population. Le carnaval des miséreux Sinon, nous sommes assurés que « le carnaval des miséreux, festif, revendicatif » (thème du Carnaval en Pays Cordais de cette année) ne sera pas exceptionnel mais sera le quotidien des Cordais, en moins festif. Les dernières élections municipales ont révélé qu’il faut qu’une chose change pour que rien ne change ou que cela empire. Les vieilles habitudes perdurent, cela ne sert pas l’intérêt général. Espérons que 2022 soit une année de renouveau ou du moins d’une prise de conscience collective.

Oleksandr La popote citoyenne N°4- page 5


Conseil Intercommunautaire du 18 janvier 2022 A Bournazel Notre démocratie locale est vraiment très malade. J’étais présente ce soir là, quand une vingtaine de parents d’élèves ont décidé d’interpeller les élus lors de la tenue du Conseil Intercommunal, à propos de l’application des directives sanitaires dans les écoles. C’était le 18 janvier dernier. Ce qu’il s’est passé alors ne m’a pas semblé, sur le coup, d’une gravité particulière. Il s’agissait d’une délégation qui demandait à être reçue pour exposer ses doléances et faire une demande à leurs représentants. Pas de quoi fouetter un pangolin . Après avoir renvoyé les autres, le maire autorisa deux personnes à venir s’exprimer devant l’ensemble des élus, déjà installés. La séance venait juste de s’ouvrir. Une intervenante prit la parole, calmement, clairement, sans agressivité . Rassuré, le maire l’écouta, les membres du conseil en firent autant. L’intervention dura à peu près 3 à 4 minutes durant lesquelles furent mises en avant les inquiétudes des parents qui estimaient que la santé physique et mentale des enfants était menacée par le port du masque toute la journée, la batterie de tests, et l’élargissement de la vaccination aux 5/11 ans. S’en suivit ensuite un dialogue de sourds entre les intervenantes et le conseiller municipal chargé des écoles, qui, de bonne foi sans doute, parla des efforts qu’il faisait pour gérer une situation extrêmement difficile, tentant de concilier l’inconciliable : les injonctions gouvernementales et les ressentis contradictoires des uns et des autres. C’est alors qu’on faillit entrer véritablement au cœur du problème quand il prononça cette phrase d’une portée formidable (sans qu’il s’en rende compte): « Comment encore vivre ensemble dans une société déchirée ?» Mais, saperlipopette, c’est bien sûr ! qu’est ce qu’un conseil d’élu-e-s avait de plus important à discuter que de cela même ??? Avec des citoyens et des citoyennes qui avaient pris la peine de se déplacer pour aller à leur rencontre ?… C’était bel et bien la seule question à se poser à ce moment là !………… Mais, bon, oui, je sais, cessons de rêver un autre monde et revenons au déroulé de la séance. Le maire, interrompant, assez brusquement un élu opposant qui s’engageait sur un terrain glissant, celui de la difficulté pour le quidam citoyen de se faire entendre des institutions, mit fin aux interventions en disant que le Conseil (c’est-à-dire lui ) ne statuerait pas sur ce point mais qu’il s’engageait à inscrire dans le compte-rendu, qui remontera à la préfète, les inquiétudes des parents mécontents. Terminé… Nous fûmes congédiés.

Le cours normal des choses allait pouvoir reprendre. Donc, comme je le disais plus haut, mise à part la fameuse petite phrase qui aurait pu tout changer, rien de bien spécial. Mais pourquoi des gendarmes ? Et pourtant ! A y regarder d’un peu plus près : - Que dire de la présence de 2 voitures de gendarmes qui étaient sur le lieu avant nous ? Qui a peur de qui ? Qui veut faire peur à qui ? Qui leur avait demandé de venir ? Etait-ce vraiment nécessaire ? - Et que penser de l’injonction brutale « Sortez immédiatement ! » de monsieur le maire en voyant entrer dans la salle des citoyens ? Étions- nous à ce point indésirables, insupportables, dangereux ? Juste parce que nous souhaitions parler à l’ensemble des élus réunis en conseil ? On se calme, Monsieur le maire ! C’est pas bien de parler comme ça

À ces Maires Courage…. Rendons hommage. - A ces maires et leurs élu-e-s qui n’ont pas eu peur de braver la loi et de promulguer des arrêtés municipaux contre les pesticides par exemple, ou bien contre la fermeture injustifiée de petits commerces lors du confinement, ou encore contre la gestion de la crise sanitaire à l’école. - A ces maires et leurs élu-e-s qui ont eu le courage de dire non à des directives hors sol et qui se sont regroupés en association pour protester contre le manque de concertation et de communication. - A ces maires et leurs élu-e-s qui ont formé le collectif des maires résistants et qui veulent faire vivre la démocratie au sein de leur commune. - A ces maires et leurs élu-e-s qui se veulent responsables de leurs actes et qui ne se cachent pas derrière le fait que leur devoir c’est seulement d’obéir aux ordres, quels qu’ils soient. Rendons hommage aussi aux maires qui n’ont pas donné l’ordre de détruire les cabanes des Gilets jaunes, respectant par là à la fois le désespoir et l’espoir d’une population en détresse. Enfin, rendons hommage en particulier au maire de Lavaurette dans le Tarn qui, choqué par la vulgarité et le mépris d’un président haineux et diviseur, en a décroché le portrait pour le remplacer par la déclaration des droits de l’homme, plus inspirante à n’en pas douter lors des réunions du conseil municipal. Bravo donc à tous ces maires courage !

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- Et comment interpréter, une fois que nous avions sagement quitté la salle, sans faire d’histoires, l’autre injonction : « Fermez la porte ! » Fermer la porte ? Comme si nous étions des pestiférés ! C’était pas un peu humiliant ? Hé bien, non, figurezvous que nous avons passé l’âge d’écouter derrière les portes et de regarder par le trou de la serrure! La porte restera ouverte, ne vous en déplaise ! Voilà, je ne sais pas ce que vous en pensez mais, moi, je suis sortie de là, avec un goût amer. Avec le sentiment qu’entre les élus (pas tous) et nous il y avait comme une méfiance et une antipathie qui s’étaient installées, de part et d’autre, et que le dialogue était bien difficile. Ceux qui sont aux manettes ont pris de très mauvaises habitudes. Le pouvoir, ça monte à la tête. Il est urgent de changer les paradigmes antidémocratiques qui profitent d’ une vieille constitution qui a fait son temps.

Urgent de rétablir un climat de confiance , de faire en sorte que les gens se sentent légitimes quand ils interpellent librement les institutions et qu’ils soient considérés comme tels par celles et ceux et ceux qu’ils ont mandaté-e-s. Urgent aussi que les élus à leur tour se sentent dans leur rôle quand ils expriment leur désaccord avec des directives imposées sans concertation. Obéir aux ordres, se cacher derrière le « je-n’y-suis-pour rien-je-ne-suispas-responsable » on sait jusqu’où ça peut aller. J’en profite pour saluer le courage des quelques maires qui ont su récemment s’opposer aux injonctions venues d’en haut A chaque échelon, communal, départemental, national, la démocratie est malade. On laisse la tendance se durcir ou on réagit ? Louise

Hypocrite ! Hypocrite ! Est ce que j'ai une gueule d'hypocrite ? Ah ! nos chers gouvernements occidentaux, comme ils sont formidables ! Comme elles sont belles nos démocraties chéries ! Ne sont-elles pas ce qu'on fait de mieux dans le domaine des « droits de l'homme » ?

Nous, les Gentils, condamnons fermement les Méchants !!! Les méchants qui découpent en morceaux un journaliste dissident saoudien, mais bon il faut bien lui serrer la main pour pouvoir lui vendre des armes ! Les méchants qui bombardent le Yémen (où un enfant meurt toutes les 2 minutes) oh mince ! Ce sont les mêmes à qui on vient de vendre des armes et serrer la main ! Oups ! Les vilains méchants qui ont rasé la ville d'Alep en Syrie avec l'aide de l'armée russe ! Avec des millions de réfugiés syriens qui fuient les bombes ? Ah bon ? Mais non ! pas besoin de les accueillir, ils sont déjà tous morts noyés en Méditerranée ! Et puis, cela fait de la place pour des ukrainiens qui fuient des bombes bien plus méchantes... Les méchants chinois qui persécutent le peuple ouigour ! Ah oui mais bon, je ne crache pas sur une petite séance de shopping de prêt- à- porter ! Ni sur toutes ces jolies médailles olympiques ! Et puis ce sont eux qui ont les masques ! Au cas où … Le très méchant président du Venezuela, Maduro qui a ruiné son pays ! Ou alors, c’est peut-être dû à l’embargo ? Oui, mais bon, s’il veut bien nous filer un peu de son pétrole, du coup il ne serait plus si méchant que ça ! Et l’apothéose ! Le plus méchant de tous les méchants !

Le mal en personne ! Le sinistre président des russes Vladimir Poutine ! Alors lui ! C'est le Graal des vilains despotes que la terre n'ait jamais porté ! Ah si ! On en a eu quand même des biens costauds au siècle dernier : (Hitler, Staline, Franco, Mussolini, Pinochet …. ceux-là ils étaient grave méchants !) Du coup, on pensait qu'ils allaient finir engloutis dans les cendres de ce funeste XX ème siècle ! Eh bien non ! Voilà que Poutine arrive à nous faire la jonction du méchant du KGB vers un XXI ème siècle un peu paumé entre Covid et réchauffement climatique ! Et alors on lui fait quoi à ce méchant là ? A qui on a quand même vendu du matériel militaire dernier cri jusqu'en 2020 malgré l'interdiction des « gentils ». Bah oui quoi … Ce type est dangereux quand même ! Eh bien rien … il a du gaz. Bienvenue dans le monde des Gentils. Non pardon ! Des Hypocrites ! Alexandra B

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Les médias, les milliardaires, l’État et les couillons Le 19 février dernier se tint Au Rond point des Zèbres, dans le 81, A Gaillac, un Carnaval, génial ! Petit par la taille mais grand par le discernement , Dénonçant la main mise de tous ces opulents Sur nos journaux, magasines, radios Et nos petits écrans. Mais quoi, dit Bolloré, ne suis je donc pas maître de vos cerveaux ? De moi dépend vos opinions ! Je possède Canal+, Cnews, Europe 1, Le journal du dimanche, Paris Match, Lagardère, Vivendi, Hachette. J ‘achète ! Vos temps de cerveaux disponible. Je vous extrême-droitise si je veux, Quand je veux avec la marionnette de service que je veux. Je fais ce que je veux, de Vous, de votre gouvernement, de votre démocratie. Tenez-vous le pour dit. Ben et moi ? rétorque Beber Arnault. Je possède « Les échos »et « le Parisien » Ce n’est pas rien ! Et ils défilèrent tous, cette dizaine de vauriens,, Accapareurs de 90 % des titres de presse De 55% des chaines TV Et de 40% des radios. Les voilà tous : Niels, Drahi, Pigasse, Bouygues, Dasault, Kretinsky et Pinault. Braves gens, retenez bien ces noms. Ils nous prennent vraiment tous pour des couillons, Car ils ne se contentent pas de laver nos cerveaux, L’État leur donne des subventions ! Aidons ces pauvres milliardaires avec l’argent public ! Hé oui, c’est nous les contribuables, C’est avec notre argent que ces diables Comblent leurs déficits ! Un système de fous, direz- vous ? Non juste un système pour riches !

Rosa

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A chaque nouvelle innovation que des inventeurs-

Billet d’humeur Certains jours, je ne supporte vraiment pas cette société de merde, je peste contre un système qui nous impose une certaine façon de vivre au quotidien. Il y a une quarantaine d’années... Mon premier choc remonte à une quarantaine d’années. A l’époque, j’étais comptable à l’ancienne, c’est à dire avec des registres remplis à la main, eh oui, à la main, on s’appliquait à faire de belles lettres, pour les additions, il existait bien des calculettes mais lorsque je me trouvais en grande forme je comptais aussi bien sans, mais un beau jour que je devais me rendre au siège du Figaro pour y vérifier des éléments comptables ce fut la stupeur , des dizaines d’écrans d’ordinateurs occupaient l’espace dédié à la comptabilité, ceux-ci avaient complètement remplacé les journaux comptables et les scribouillards de mon type. A cet instant même je me suis dit : il est grand temps pour moi de déguerpir et de m’installer à la campagne, ce que je venais de voir n’était pas fait pour moi.

Vingt années ont passé... Vingt années étaient passées sans que je ne me rende vraiment compte à quel point la société était en train de changer dans tous les domaines, pour la première fois je décidais de m’impliquer en politique, mais je réalisais brutalement que les nouveaux militants communiquaient tous à l’aide de leur ordinateur via internet, la technologie m’avait rattrapé, si je voulais militer je n’avais pas le choix, je devais m’y mettre contraint et forcé.

Encore dix années ont passé... Encore dix années étaient passés et cette fois-ci ce fut le tour du téléphone portable, impossible d’y échapper, finies les cabines téléphoniques pour joindre quelqu’un n’importe où, là aussi il fallait s’y faire et apprendre de nouvelles choses avec la plupart du temps des plus jeunes que soi. Je n’étais pas encore au bout de mes peines car toutes les démarches administratives que l’on avait l’habitude de réaliser par courrier postal disparaissaient les unes après les autres. Terminé le bon vieux temps où à chaque service public correspondait un lieu où tu étais certain de trouver une personne en chair et en os pour répondre à tes questions et démêler tes problèmes, dorénavant il faut patienter et encore patienter avant d’avoir une vraie personne au bout du fil après d’interminables : tapez un ou tapez deux etc...par contre tu es harcelé dix fois par jour sur ton téléphone fixe et parfois portable par de pauvres gens qui tentent de te fourguer une camelote dont ils se contre-foutent.

designers-technocrates nous sortent, je me lamente et je pleure ce bon vieux temps où tout me paraissait beaucoup plus simple, le bon vieux temps où il n’était pas nécessaire de s’adapter à une technologie que je n’avais pas choisie car tout allait plus lentement.

Ivan Illich A l’heure qu’il est, j’en connais un qui doit se retourner dans sa tombe. C’est Ivan Illich, lui qui prônait la convivialité avec tous les outils pour lesquels nous avions un usage. Il pensait que les machines ne devaient pas nous asservir, pour ce faire, chaque individu utilisant une machine devait être capable d’en maîtriser la technologie de façon à l’adapter à ses besoins au lieu que ce soit l’homme qui doive s’adapter à la machine. Illich, c’était les années 70, cinquante années se sont écoulées et nous pouvons affirmer que nous avons complètement échoué dans ce qu’il préconisait, nous sommes bel et bien de plus en plus dépendants d’une technologie que nous ne maîtrisons pas et qu’une personne seule est incapable de maîtriser. Il fut un temps où la technique était indissociable de la notion de progrès, aujourd’hui, plus la technique réalise de prouesses avec sa transposition dans le domaine industriel et agro-alimentaire et plus la nature et les conditions de la vie sur Terre se dégradent, nous pouvons légitimement affirmer que l’innovation n’est plus synonyme de progrès pour l’homme, à quelques exceptions près.

Et maintenant ? La question désormais est : pouvons-nous et devonsnous revenir en arrière ? je ne dis pas revenir à la bougie, mais à un certain niveau de technologie que nous pourrions enfin maîtriser, un niveau où un individu quel qu’il soit aurait le droit de dire stop ! Ce que vous voulez m’imposer je n’en veux pas et laissez moi libre de m’en passer...pour ne plus se sentir dans une société de merde.

La gouge

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Retour en arrière ? (suite au billet d’humeur précédent) Pour faire suite au « billet d’humeur » du présent numéro, cette expression « revenir en arrière » à la connotation absolument péjorative pour un certain nombre d’entre nous, mérite grandement d’être développée pour échapper à cette seule fâcheuse tendance. En premier lieu il s’agit de dire que revenir en arrière stricto sensu est évidemment impossible. C’est une expérience qui n’a jamais été réalisée par personne et les progrès de la science, aussi grands soient-il, ne le permettent pas non plus. De quoi s’agit-il alors ? Il ne s’agit pas non plus de vouloir revenir intégralement à la vie passée dans tous ses aspects, comme pourraient le faire les Amish, non, il s’agit de revenir à des pratiques passées, synonymes d’une qualité de vie que nous avons perdue. L’homme d’aujourd’hui le sait bien et la publicité aussi, les exemples sont légions, ne vantent-on pas le bon pain d’autrefois ? Ne recherche-t-on pas les recettes perdues des temps jadis ? Les savoir-faire anciens ? « A la recherche du temps perdu » La société industrielle qui s’est développée à partir des 18è et 19ème siècles a englouti l’extraordinaire savoirfaire artisanal accumulé depuis des siècles, aujourd’hui, et ce n’est pas faire preuve de passéisme, nous sommes bel et bien « à la recherche du temps perdu » . Nous sommes à la recherche des savoirs perdus parce qu’ils recelaient des qualités que le prêt- à- l’emploi d’aujourd’hui ne possède pas. Ce mouvement de retour vers le passé a été amorcé depuis quelques décennies, depuis que l’homme contemporain a pris conscience des dégâts que le développement industriel cause à la nature, depuis que cet homme des villes réalise que la vie réduite au métro-boulot-dodo n’a aucun sens. Ce sont dans les domaines de l’agriculture et de la construction, qu’un retour à des pratiques anciennes est devenu le plus manifeste. Qui aujourd’hui veut encore développer l’élevage industriel excepté des industrieux sans scrupules ? Beaucoup de jeunes se tournent vers d’autres pratiques et c’est tant mieux. On redécouvre même les qualités des constructions vernaculaires, parce qu’elles étaient bien plus adaptées au mode de vie de leurs habitants, bien mieux que n’importe quelle construction que pourrait imaginer un architecte depuis son bureau d’études. Qui aurait pensé ne serait-ce seulement dix années en arrière qu’une agriculture sans intrants chimiques serait envisagée comme l’agriculture de demain ? Certains y voient un fâcheux retour en arrière, mais ce sont eux les hommes du passé. Ce retour en arrière ne signifie pas reproduire les relations homme-femme d’autrefois, il ne signifie

pas revenir à l’époque esclavagiste, de domination, d’exploitation et de violence des temps passés, il signifie revenir à un mode de vie en conformité avec ce que la nature réclame, offrant une qualité de vie bien supérieure à ce qu’on nous impose et que l’on appelle encore progrès. Retrouver sa vraie nature... Cette démarche est trop souvent caricaturée sous la forme d’un « retour à la bougie ». Cette réaction est souvent le symptôme de la peur de questionner le présent. Quantité de gens sont tétanisés à l’idée de devoir se passer du fatras de technologie qui a envahi nos vies quotidiennes, l’addiction à ces technologies est en passe de devenir un problème sanitaire à part entière, notamment chez les adolescents mais pas uniquement. Le capitalisme a besoin pour continuer à exister de produire constamment du nouveau, de se développer sans fin. L’innovation technologique est le moyen par lequel il y parvient, mais sans les consommateurs que nous sommes il ne serait rien. En consommant constamment du nouveau, nous sommes les complices aveugles d’une destruction programmée de notre humanité, de la Terre par le capitalisme. Nous savons aussi que la nature humaine (s’il en existe une), a besoin de trouver quelque chose qui l’excite pour poursuivre son chemin, cette excitation l’homme peut la trouver dans le beau, l’imaginaire et la création qui n’a pas besoin de ce fatras de technologie industrielle délirante et mégalomaniaque ! La Gouge

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RUBRIQUE ECOLO : Les recettes d'Alex l'écolo-pas-bobo Ras-le-bol des pubs Coluche se moquait des pubs télé dans un sketch mémorable diffusé en 1979, « la publicité ». Il commençait en disant cela : « La publicité à la télévision s'adresse uniquement aux débiles mentaux », puis il enchaînait avec cette réplique devenue culte « le nouvelle Omo lave plus blanc que blanc ! »...« Blanc, je sais ce que c'est comme couleur, c'est blanc, moins blanc que blanc, ça doit être gris clair, mais plus blanc que blanc ! Qu'est ce que c'est comme couleur ? C'est nouveau ! Ça vient de sortir ! ». Qu'est ce qui a changé aujourd'hui ? Est ce que la pub à la télé s'adresse toujours aux mêmes « débiles mentaux »? Y- a-t'il donc assez d'idiots sur cette terre, pour que les publicités toutes aussi débiles et mensongères, continuent à proliférer sur nos écrans et à faire gagner beaucoup d'argent ? Parce que 42 ans après la pub Omo « qui lave plus blanc que blanc » tournée en dérision par notre célèbre humoriste, Ariel nous joue la même chanson avec son Ariel pods (+ ultra) qui « élimine les tâches même invisibles » !

notre santé et notre environnement. Entre ceux qui sont bourrés de substances allergènes ou cancérigènes et ceux qui n'ont pas la moindre trace de l’ingrédient « naturel » promis sur l'étiquette, il y a de quoi devenir maboule !

Recette spray dégraissant pour la cuisine – – – – –

1 cuillère à soupe de savon noir liquide à l'huile d'olive (formule concentrée) 1 cuillère à soupe de soude en cristaux concentrée 1 cuillère à soupe d'huile de lin (facultatif) Eau chaude Un contenant en spray de récupération

Mettre les ingrédients dans le contenant, ajouter de l'eau chaude, agiter quelques secondes, c'est prêt. Très efficace pour nettoyer toute la cuisine : plan de travail, évier, cuisinière et même la plancha ! Quand votre éponge devient trop grasse, frottez la sur votre pain de savon de Marseille (c.f. Popote déc.2021), et rincez la avec de l'eau très chaude. En achetant 1 litre de savon noir et un kilo de soude, vous en aurez pour des années de nettoyants ! Sans polluer et sans vous empoisonner et en faisant des économies ! Pensez à acheter local ! La quincaillerie des Cabannes a tout ce qu'il vous faut.

Appel aux potes !

Nous prendrait-on toujours pour des « débiles mentaux » ? Il faut croire que ça marche, car la méthode n'a pas changé... Donc comment s'y retrouver entre la pub qui nous prends pour des cons, l'étiquetage qui nous ment, les produits de plus en plus toxiques même labellisés ! Puisqu'une fois de plus, le législateur ne fait pas son boulot pour nous protéger de ces abus, les choses par nous même et prouvons qu'on n’est pas si débile que ça. Dans le dernier numéro de « Que choisir » janvier 2022, il fallait s'y attendre, on nous dit que les produits d'entretiens, même labellisés, ne sont pas sans effet sur

Un grand merci à vous qui nous lisez, qui nous soutenez, qui nous encouragez ! A la Popote et dans l’asso, on est une bande d’amis sympas bien sûr, pas toujours d’accord bien sûr. On discute, on se prend le bec, on s’amuse mais on bosse aussi pour publier notre feuille de chou, ça prend du temps. Et alors où est le problème, me direz-vous ? Le problème c’est juste que nous ne sommes pas assez de rédacteurs ! Pas assez de distributeurs, pas assez d’infos locales non plus. Donc, faut pas hésiter à nous donner un coup de main, à partager avec nous cette initiative citoyenne . A bientôt ! L’équipe des potes

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Jean Jaurès est tué par balle alors qu’il dînait au Café du Croissant à Paris, à la veille de la déclaration de guerre, le 31 juillet 1914. Ses idées en faveur de la paix et sa lutte contre la guerre impérialiste qui se prépare, dérangent. Il est même accusé d’être au service de l’ennemi. Son assassin est déclaré habilement « illuminé » et gracié en 1919.

Chanson de Jacques Brel Paroles et musique

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