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LA POPOTE CITOYENNE - Le journal local qui décape ! - N°3

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la popote citoyenne LE JOURNAL LOCAL QUI DÉCAPE ! N° 3- Décembre 2021

EDITO « C’est comme ça ça a toujours été comme ça on ne peut rien faire » Vous aussi, vous avez souvent entendu cette litanie ? Rien ne m’agace plus que ce genre de constat à l’effet anesthésiant dévastateur. La résignation l’emporte sur la mobilisation, l’inertie sur l’action, le conformisme sur l’imaginaire. Et on croit que : -la marche du monde capitaliste est inéluctable. -les lois du marché sont une sorte de nécessité naturelle. -la corruption des dirigeants relève d’une fatalité. « C’est comme ça, on ne peut rien faire » Hé bien, non! C’est pas comme ça ! Et on vous le prouve ! Dans ce numéro, nous avons choisi de consacrer une place importante à ce qui se passe depuis 25 ans au Chiapas et depuis 2011 au Rojava. Deux formes de gouvernance en totale rupture avec ce que nous connaissons. Ça ne se passe pas dans une autre époque, sur une autre planète, non, c’est à côté de chez nous et c’est maintenant ! Que les citoyen-nes aient le pouvoir de décision: c’est possible ! Que les représentants ne fassent pas partie de l’oligarchie et soient à tout moment comptables de leurs actions : c’est possible ! Que les intérêts du plus grand nombre et le bien commun ne soient pas confisqués au profit d’une minorité parasite : c’est possible! Que les lois du marché ne dictent pas la vie des gens : c’est possible !Le slogan de Thatcher « there is no alternative », le fameux TINA, est juste une manipulation qui a fait trop de dégâts en empêchant les peuples de penser un autre monde et de le mettre en place. Sans tarder. Car si c’est pas maintenant, c’est quand ?

Lettre ouverte à Madame Mmela la Bibliothécaire Bibliothécaire Que vous m'ayez permis de vivre dans "La zone du dehors" (roman dystopique de Alain DAMASIO) me rend votre obligé. Évidemment, sa lecture et le fait de ne plus avoir le droit de fréquenter votre établissement me contraint à vous rendre ma carte de bibliothèque puisque je suis désormais et de façon non romanesque relégué dans la zone du dehors. Oh bien sûr, ainsi que vous me l'avez expliqué, vous n'en êtes pas responsable et vous ne faites qu'appliquer les directives venues "d'en haut". Au même titre que celui qui visse les boulons de la mitrailleuse n'est pas responsable de l'usage de mort qui en sera fait. La terrifiante "banalité du mal" si bien analysée par Hannah ARENDT et qui consiste à découper l'exécution de l'horreur en une multitude de tâches innocentes pour que chacun ait la conscience tranquille. Quoi de plus innocent que de serrer un boulon ? Et quoi de plus innocent que de scanner un QR code ? Mais sommes nous si sûrs que je, que vous, que nous ne sommes pas un peu beaucoup à la folie responsables individuellement et collectivement de cette situation de relégation de 10 à 15% de la population ? Sont-elles complotistes ces nombreuses personnes vaccinées qui manifestent les samedis après midi contre le pass sanitaire ? Sont-ils irresponsables ces bibliothécaires de Grenoble qui sont en grève depuis un mois pour ne pas avoir à procéder à ce tri entre les bons et les mauvais lecteurs ? Sont-ils asociaux ces vaccinés (par choix personnel ou par obligation) titulaires d'un QR code et qui refusent de l'utiliser pour boire un café au bar du coin ou...pour prendre un livre à la bibliothèque ? Non,c'est simplement qu'ils ont peur ! Mais une peur d'une autre densité que celles dont se repaissent les LCI, CNews et consorts (...d'être malade, ... de l'autre ... de mourir... de l'étranger... ). Celles-la, ils les connaissent aussi peu ou prou, c'est le lot commun à chaque membre de l'humanité. J'imagine bien qu'ils ont dû vous emprunter et potasser les Mémoires de guerre de Ch. de GAULLE où il écrivait en 1959 : "À la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs". Et les 30 lois liberticides votées en 20 ans (une autre est actuellement en discussion devant le parlement : la loi de sécurité globale) ne peuvent que les conforter dans leur peur viscérale de mise à mort de la liberté et nous faire réagir. Alors je tiens à les remercier du fond du cœur pour leurs actes de résistance. D'ailleurs, je m'en vais derechef abonder la caisse de grève des bibliothécaires de Grenoble et si ça se trouve, j'aurai le plaisir de vous saluer à une manifestation du samedi après midi.

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Enfin, je trouve signifiant que le dernier livre que vous m'ayez prêté après l'avoir mis en exergue soit le Journal de Franz KAFKA. Je ne suis pas sûr qu'il soit plus kafkaïen que la société actuelle. Cordialement P.JACQUELINE PS : vous avez bien évidemment toute latitude de porter mon courrier à la connaissance des responsables de votre structure mais vous aurez compris que je vous dispense par avance de me transmettre toute réponse qui serait basée sur la rhétorique du "c'est pas moi, c'est eux".

Billet d’humeur :

Inconciliables

Nous commençons à être habitués aux rapports du GIEC plus alarmants les uns que les autres, imperturbables, les économistes du CAC40, les chefs de gouvernements, politiques en tout genre, industriels et j’en passe font tout ce qu’ils peuvent pour maintenir leur niveau de croissance et l’économie productiviste, quoi qu’il en coûte ! Deux mondes s’affrontent ou plutôt deux idées, La fin de l’histoire risque d’être assez triste car aucune irrémédiablement inconciliables, l’une est de considérer des deux idées ne réussira à l’emporter sur l’autre. Les qu’il faut décroître absolument, moins de décroissants cherchent à sauver la planète consommation, moins de production, moins de grands désespérément, les autres s’évertuant à tout faire pour projets, moins de béton, moins de pétrole, de charbon, que rien ne change et surtout pas leur niveau de vie. Au moins d’avions, moins de voitures, moins d’internet, final quand les hommes auront épuisé toutes les moins d’animaux à viande, moins d’humains sur la terre énergies fossiles de la terre, l’économie s’effondrera etc...et l’autre idée c’est qu’il faut continuer à produire inéluctablement et la nature sera tellement polluée que pour faire de l’emploi, à consommer, à travailler, à nous ne savons pas si des humains pourront encore circuler, à voyager car les gens ont envie de cela, que vivre sur notre belle planète. Nous n’aurons plus ni le les gens veulent s’amuser, se nourrir, s’enrichir etc... beurre, ni l’argent du beurre. Mais pour continuer à vivre, restons optimistes !!! comme le dit Antonio Gramsci « Le pessimisme de la connaissance n’empêche pas l’optimisme de la volonté. » La gouge

SOMMAIRE Page 2 :Inconciliables Page 3 : Les conseilleurs ne sont pas les payeurs Page 4 : La sécurité sociale alimentaire, quesaco ? Alertez les bébés, bon sang ! Pages 5-6-7 : Dossier Rojava/chiapas Page 8 : De quoi ou de qui, ceux qui nous gouvernent ont-ils peur ? Lettre ouverte aux autorité sanitaires. Page 9 : Glascow accouche d’une souris... Page10 : Les recettes écolos d’Alex Page 11 : Habitants en colère, féminin des noms. Page 12 : La plus drôle des créatures

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Les conseilleurs ne sont décidément pas les payeurs ou la vraie nature de l’état Plus d’une dizaine de cabinets d’audit et de conseil pour gouverner… Vous avez sans doute entendu parler de MC Kinsey ? pourquoi pas ? ça peut aider à résoudre un ou deux proLe cabinet qui murmure à l’oreille de Macron ? Le ca- blème. Admettons. binet à la renommée mondiale, le top du top de l’élite Là où la situation est étrange, c’est quand le recours à des consultants ? Le cabinet qui a été impliqué dans le ces conseillers extérieurs (américains pour la plupart) scandale des opioïdes aux devient systématique, arbitraire et USA (quand même plus de quasi-secret. Par exemple, en un 300 000 morts entre 1990 et an, le Ministère de la Santé a pas2010!), et qui a préféré payer sé 28 commandes auprès de 7 ca570 millions de dollars pour binets pour un coût total de 11,5 arrêter les poursuites de 49 millions d’euros.Cette « consultoétats américains ? C’est pourcratie » ne va pas sans poser tant ce même cabinet que quelques questions. Quelles misl’État français a choisi pour sions se partagent ces firmes ? élaborer sa stratégie Quel en est le coût ? Pourquoi sanitaire ...C’est beau la consont -elles devenues indispenfiance. Faire appel à des cabisables ? Qu’est ce que cela révèle nets de stratégie n’est pas nouveau. Quand cette pra- du fonctionnement de nos institutions ? Et surtout quel tique reste occasionnelle et transparente, on peut même est le nouveau rôle de l’État dans la gestion de l’action la comprendre. Un regard neuf venu de l’extérieur, publique ? rieur,pourquoi Manque de transparence et pantouflage Ces cabinets, et principalement le fameux Mc Kinsey, interviennent dans bon nombre de dossiers sensibles. En macronie, ça a commencé par la rédaction du programme et le soutien de la campagne présidentielle, puis par la gestion de la pandémie : mise en place de la stratégie vaccinale, du plan de relance, de la gestion de l’hôpital etc etc...On a parfois du mal à identifier les personnes et leur missions car le mot d’ordre est « on ne communique pas avec l’extérieur » C’est la pratique de l’entre-soi portée à son plus haut niveau. A laquelle on ajoute la politique du pantouflage. Et hop ! Le tour est joué ! Ni vu ni connu, j’t’embrouille ! Il est passé par ici, il repassera par la ! Un jour haut

fonctionnaire, le lendemain haut consultant expert chez MC Kinsey! Les allers/retours entre public et privé brouillent les pistes. Et comme on ne peut pas demander au privé d’agir pour le bien commun et dans l’intérêt général (c’est juste pas dans sa nature) c’est le public qui se pliera aux exigences du profit et du marché. Normal. C’est ce qu’on constate dans la gestion du service public. Combien ça coûte tout ça ? Difficile de le dire car les infos manquent. Pas de source sûre et officielle. Un chiffre court cependant : de l’ordre de 2 millions d’euros par moi. C’est cher de toute façon, très cher mais peu importe c’est l’argent du contribuable.

Démocratie et service public, à la trappe !! L’action publique est donc de plus en plus prise en charge par des cabinets privés. Mais pourquoi ? Tous ces gens grassement rémunérés dans les ministères et les commissions, ces hauts fonctionnaires et aussi les moins hauts, qui sortent de l’ Ena, de Polytechnique ou autres grandes écoles, ne sont- ils pas capables de faire le job ? N’y a -t -il que des incompétents à ces postes ? Qui n’occuperaient que des « bullshit jobs » ? Le fait est que la soi-disante politique d’efficacité, menée depuis plus de 20 ans, qui aboutit au démantèlement et à la casse du service public, a rendu les institutions, par manque de ressources et de moyens, impuissantes à gérer une crise comme la pandémie, crise pourtant prévisible si l’on s’en réfère aux avertissements de beaucoup d’épidémiologistes. Plus grave encore : l’État n’est plus que le bras

armé du néo-libéralisme et du sacro-saint marché. Et pour ce faire, il se doit de s’affaiblir lui même par le biais des privatisations et des coupes opérées dans les protections sociales . C’est à cela que servent ces cabinets : à diffuser une idéologie qui exacerbe la compétition, prône l’austérité et la précarité. Par voie de conséquence, cette idéologie accroît les injustices et les inégalités qui, elles mêmes, entraînent surveillance et répression de la population. Le rôle de ces cabinets est l’un des révélateurs de la nouvelle nature de l’État néo-libéral. Plus besoin de députés ou d’experts citoyens, on fait sans eux. Encore un coup porté à la démocratie déjà moribonde. Atrophie de l’État social. Hypertrophie de l’État pénal, c’est exactement ce que l’on vit aujourd’hui . Rosa

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Une sécurité sociale de l’alimentation, quesaco ? Depuis deux ans un collectif national s’est constitué autour d’une idée simple, donner à tous les moyens de s’offrir une alimentation saine. Ce collectif est constitué à partir de structures du monde agricole ou social, il réfléchit à ses modalités sans les avoir arrêtées complètement. Il s’agirait des récolter des fonds par le biais d’une cotisation sur le travail ou les revenus et d’un reversement égalitaire crédité sur la carte vitale. Ensuite chaque personne se fournirait auprès de producteurs ou de fournisseurs sélectionnés en fonction de la qualité des produits proposés.Parallèlement une dizaine de groupes ou associa-

tions locales planchent sur le sujet, en lien avec le collectif national. A Cordes un groupe travaille pour sa mise en place localement avec la possibilité d’y associer la monnaie locale « le Cep ». Les modalités d’application seraient forcément différentes de ce qui se réfléchit nationalement. Une monnaie locale en Auvergne, la Doume, s’intéresse également à la SSA(sécurité sociale de l’alimentation) depuis plusieurs mois en vue de son application. Un réseau d’échange s’est ainsi constitué autour des acteurs nationaux. La Gouge Vous êtes intéressés ou souhaitez rejoindre le groupe local, contact : claudel.81@orange.fr Site national : https://securite-sociale-alimentation.org

Alertez les bébés, bon sang ! Alertez les bébés ! Vite, je vous assure, alertez les bébés car il existe une nouvelle méthode de calcul de l’incidence matérielle de nos suicidaires modes de consommation actuels, pour en prendre pleinement conscience : le MIPS. Le quoi ? C’est le calcul de la quantité de ressources nécessaires à la fabrication d’un produit ou d’un service. En english, ça donne, attention à la marche… material input per service unit. Concrètement c’est l’ensemble des ressources utilisées et déplacées durant la fabrication, l’utilisation et le recyclage d’une fringue de gosse, de sa couche culotte jetable, d’une boutanche de Gaillac bio pour pépé, de l’épaisse moquette du salon pour parents pressés, d’un smartphone géolocalisable par les keufs, d’un sex-toy et ses piles pour célibataire…Tout y passe : les ressources renouvelables, comme par exemple les végétaux, le minerai des piles, les mouvements de terrains générés, l’eau, les produits chimiques utilisés, etc. Votre tee-shirt muy barato et sa fabrication en Inde par des gosses illettrés, l’électricité nécessaire produite par une centrale à charbon pour l’extraction duquel on a abattu un jolie forêt primaire, tout quoi. Imaginons un instant un socialo-sarkoziste avec sa maousse bagouse en or sur son annulaire boudiné, son énorme sac à dos MIPS correspond à l’empreinte réelle de sa breloque prétentiarde. Cette bague de quelques grammes d’or, ostentatoire et moche, à un MIPS de…trois tonnes ! « Je m’en fous je n’aime pas les bijoux », clame le cancre prêt de son radiateur électrique nucléaire. Un kilomètre en bagnole - oui, même pourrie - mobilise un kilo de ressources et une plombe de télé au moins deux kilos (oui même sur Arte). Une minute au téléphone coûte 200 grammes -

même pour dire « Je t’aime » - un SMS pèse 632 grammes, même pour une rupture. Une barre d’acier nécessite dix fois plus de ressources que son poids final. Dès qu’une technologie est impliquée, le MIPS s’élève vers la stratosphère puisqu’elle contient des métaux rares difficiles d’accès. Un ordinateur de 2 kilos en demande 22 en produits chimiques, 240 en combustibles et 1,5 tonne d’eau claire Le MIPS d’une télé - oui, même à écran plat - de 200 à 1000 pour 1, un smartphone de 1200 pour 1, c’est-àdire 183 kg de matières premières pour 150 grammes de produit fini. Le MIPS d’une puce électronique qui gratte bien bat tous les records : 32 kg de matières pour un circuit intégré de 2 grammes, soit un ratio de 16000/1. Compris là-bas prêt du radiateur ? On imagine mal l’impact réel sur l’environnement au moment de faire ses petites emplettes dans les grandes surfaces dévoreuses de belles terres agricoles si proches des villes. Et pour cause : c’est la zone du monde la plus en amont du processus de fabrication de tous ces objets, si souvent inutiles et nuisibles, qui paiera le plus lourd tribut écologique et social. Quant au numérique, il fait exploser atomiquement notre « empreinte matière » avec ses milliards de serveurs, antennes, routeurs et bornes Wifi crameuses de cerveaux lents. Alors, on enlève les doigts de son nez et on arrête les conneries ? FRANK

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Le DOSSIER : ROJAVA/ CHIAPAS LE DOSSIER : ROJAVA/CHIAPAS Une société sans état est-elle possible ? Imaginons un instant prononcer une telle phrase devant un parterre de chefs d’États, cela suffirait à se faire traiter d’utopiste écervelé ou de fou. Pourtant, c’est bien ce qui est en train de se produire au Rojava, province du Kurdistan. La révolution en marche dans cette région à cheval sur quatre pays, la Syrie, la Turquie, l’Iran et l’Irak a pour objectif de fonder une démocratie fédérale dont le pouvoir principal se situerait au niveau des communes. L’inspirateur d’une telle révolution se nomme Abdullah Ocalan, il s’est lui-même inspiré des écrits de Murray Bookchin et de son communalisme libertaire. Ocalan déclare la fin de l’État-nation comme indispensable pour se libérer du capitalisme et du machisme dominant. Ce militant du PKK est emprisonné dans les geôles du pouvoir turc depuis plus de 20 ans. C’est à partir de sa prison qu’il a rédigé un petit livre intitulé : « Confédéralisme démocratique ». Cet écrit a servi de base à la révolution qui s’est mise en marche à partir de 2011, à la faveur des printemps arabes. Les kurdes engagés dans cette révolution ont compris qu’ils devaient mettre en place leur organisation politique et sociale indépendamment des États pour mettre ceux-ci dans une situation d’inutilité pour les populations.

Parallèlement ils doivent se défendre à la fois de la Turquie d’Erdogan, comme des islamistes encore présents sur le terrain. Les femmes sont très engagées, autant sur le plan social-politique que sur le terrain militaire, leur émancipation passe par cette révolution à laquelle elles participent ardemment. Se libérer de la domination masculine et du capitalisme soutenu par les Étatsnations relève du même combat. Les États sont des structures totalitaires usurpant la souveraineté des peuples que l’on peut assimiler à la domination des hommes sur les femmes comme du capitalisme sur l’économie populaire. Tout comme Ocalan, les féministes kurdes lient les trois fléaux et considèrent que l’abolition des États est une des conditions pour une libération véritable des peuples et des femmes en particulier. La Gouge Sources : Conféralisme démocratique d’Abdullah Ocalan, Education révolutionnaire de l’institut Andréa Wolf de Jineoloji au Rojava, La fascinante démocratie du Rojava de Pierre Bance

Les institutions de l’autonomie du Chiapas et du Rojava Extraits de l’article de Pierre Bance , auteur de « la fascinante démocratie du Rojava" si vous souhaitez recevoir l’article en entier (12 pages) écrivez au journal et nous vous l’enverrons. Comparaison : S’ils ont une superficie comparable à celle de la Belgique, leur population passe de quelques centaines de milliers d’habitants au Chiapas (250 000 au plus), à plus de trois millions pour le Rojava . Si le Chiapas présente une unité ethnique (les Indiens) et religieuse la chrétienté), la Fédération est une mosaïque de peuples (Kurdes, Arabes, Chaldéens, Syriaques, Turkmènes, Arméniens, Caucasiens…) et de croyances (yézidis, musulmans et chrétiens de diverses obédiences). Le premier acte des révolutionnaires kurdes sera d’ailleurs d’affirmer l’égalité de tous les peuples, de toutes les cultures, de toutes les religions…

Enfin, si perdurent au Chiapas, après une guerre qui fut courte, les provocations, menaces et interventions du gouvernement national ou régional, des capitalistes ou des organisations paysannes rivales, au Rojava la guerre est totale contre l’État islamique qui, vaincu territorialement, est loin d’être mort, contre les services secrets d’Assad qui attisent la discorde entre Kurdes et Arabes, surtout contre l’envahisseur turc et ses mercenaires djihadistes. Les zapatistes du Chiapas se sont résolument inscrits dans un projet de démocratie directe.

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Au Rojava, la résolution des dirigeants et militants n’est pas moindre, mais le processus pour parvenir à la

la société sans État, au moins réduite à un État fonctionnel, est plus lent et plus compliqué, la guerre oblige.

Principes d’une politique contre l’État et le Capital L’autonomie politique est la volonté et la capacité d’une communauté de s’autogouverner sur un territoire, la commune, et, en tant que besoin, de se fédérer à d’autres communes, selon une procédure garantissant l’autonomie communale comme l’autonomie de chaque formation fédérale. « Le centre est partout, la circonférence nulle part », disait Proudhon (1). Cette idée, ancienne, de supprimer la séparation entre gouvernés et gouvernants, de s’éloigner continuellement de tout pouvoir étatique, patriarcal, religieux, économique ou autre, traverse l’aventure zapatiste comme la tragédie kurde. L’autonomie, telle qu’entendue par ces deux épopées, n’est pas l’indépendance. Les zapatistes n’entendent pas se séparer du Mexique, non sans un degré de patriotisme et la croyance paradoxale que l’État-nation est un rempart contre le néo-libéralisme. Les Kurdes du Rojava, appliquant une stratégie fédéraliste à long terme, faisant fi des frontières, ne prétendent pas se séparer de la Syrie. Ce n’est pas le 1er janvier 1994 quand les habitants du Chiapas se soulèvent, ou le 19 juillet 2012 quand ceux du Kurdistan de Syrie, saisissant une opportunité politico-militaire, proclament leur autonomie, que les uns et les autres découvrent la commune autonome et le fédéralisme. Dès les années 90, au Chiapas comme au Kurdistan (2), les révolutionnaires s’interrogent et parviennent au même constat, suivi d’une même remise en cause de ce qui fut longtemps une certitude : le marxisme-léninisme n’est pas une idéologie émancipatrice, le nationalisme conduit à remplacer l’État-colonial par un État-nation qui ne vaut guère mieux pour le peuple, serait-il socialiste. Ils regardent ailleurs et, après une longue évolution, les zapatistes, en 2003, fédèrent leurs communes autonomes, les Kurdes, en 2005, adhèrent au confédéralisme démocratique. Idéologie communaliste et fédéraliste pensée par le leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, lui-même inspiré par le municipalisme libertaire du philosophe américain Murray Bookchin, père de l’écologie sociale. Pour s’administrer, les zapatistes refusent tout texte constituant, toute loi, toute planification, tout semblant d’État. Ils entendent adapter leur système politique en avançant sur le chemin ouvert par l’autonomie et faire ce qu’ils disent. Les Chiapanèques insurgés n’en n’ont pas moins des déclarations politiques de référence. Les plus importantes sont la sixième déclaration de la forêt 1. Pierre-Joseph Proudhon, Confessions d’un révolutionnaire (1849), dans Œuvres de P.-J. Proudhon, Antony, Éditions Tops/H. Trinquier, 2013, 352 pages, citation page 197. 2. Le Kurdistan, lors du démembrement de l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, fut partagé, par les Français et les Anglais, entre quatre pays : la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie (le Rojava).

lacandone de juin 2005 qui se tient à trois principes fondamentaux : ‒ une position explicitement anticapitaliste ; ‒ un projet politique hors de la sphère étatique, de ses partis et de ses calendriers électoraux ; ‒ une démocratie directe conduite par les communautés de base. Les Kurdes vont, au contraire, rapidement se doter d’une « constitution », la Charte du Rojava en 2014, puis le Contrat social de la Fédération démocratique de la Syrie du Nord en 2016. Celui-ci reprend les principes de communalisme, de fédéralisme et de démocratie directe. Au même titre qu’une constitution étatique classique, il énumère dans une première partie les Droits de l’homme et les libertés fondamentales dont on peut dire qu’ils sont respectés, même si quelques dérapages sont signalés comme, d’ailleurs, dans toutes les démocraties. Dans une deuxième partie, il traite en détail des institutions d’un proto-État.

Les institutions de la démocratie directe Tant la communauté du Chiapas que la commune du Rojava sont des lieux d’organisation collective mus par une recherche du consensus pour la décision, l’action, la résolution des conflits. Aussi, faisant allusion aux conseils des anciens, des sages ou autres, il est avancé que l’organisation communaliste ne serait que le produit aménagé des traditions ancestrales de vie communautaire des indiens, des tribus kurdes ou arabes. Si celles-ci ont pu, comme d’autres facteurs historiques, religieux ou idéologiques, influencer dans ce qu’elles ont de bon l’élaboration des deux systèmes politiques et sociaux d’auto-organisation, ceux-ci n’en restent pas moins, en Amérique comme en Mésopotamie, des idées neuves qui se confrontent durement à l’ordre patriarcal des caciques et des cheiks. Au Chiapas, à la base, est donc la communauté (village) organisée avec une assemblée communautaire et des agents communautaires. Les communautés se fédèrent en communes autonomes avec un conseil municipal. Les communes envoient trois à quatre représentants à l’assemblée générale de zone laquelle, ne se réunissant que pendant quelques jours tous les deux ou trois mois, désigne un conseil de bon gouvernement permanent. Celui-ci, composé d’une dizaine ou d’une vingtaine de membres selon la zone, se divise en équipes qui se relaient, par exemple tous les quinze jours. La liaison avec les communes et villages reste donc forte. Le conseil de bon gouvernement est chargé de la coordination, de la mise en œuvre des décisions collectives relatives à la gestion des ressources, l’éducation, la santé, la justice, etc. Il peut intervenir comme conciliateur dans les conflits interpersonnels ou entre institutions qui n’ont pas trouvé une solution à un niveau inférieur (communauté ou commune). Il représente également la collectivité auprès des autorités mexicaines.

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Pour chacune des assemblées, les mandats sont de courte durée, deux ou trois ans, non renouvelables. La rotation des charges empêche la professionnalisation, tout le monde pouvant, devant, participer à la vie politique. Un va-et-vient constant s’établit entre le conseil de bon gouvernement, l’assemblée générale de zone et les communes et villages sur un projet de décision. Le processus de ratification peut prendre du temps. En l’absence de consensus, la décision est mise au vote, la position minoritaire n’est pas écartée mais conservée pour, éventuellement, compléter ou remplacer le choix majoritaire qui se révélerait inadéquat. Tous les délégués doivent strictement respecter leur mandat et consulter la base s’ils ne s’estiment pas mandatés sur la question soulevée. Ils sont révocables et non rémunérés, la communauté mandante prenant en charge les obligations familiales et professionnelles du mandataire.Une fois la décision prise, les instances décisionnelles appliquent le principe « gouverner en obéissant » (mandar obedeciendo). C’est-à-dire que l’organe qui commande, y compris le bon gouvernement régional, ne fait qu’obéir au mandat donné par les assemblées, lesquelles peuvent le rappeler à l’ordre à tout moment, même une assemblée de village. Ainsi, peut-on parler d’une société sans État avec une gouvernance néanmoins solide et structurée, d’une démocratie directe complète où le législatif et l’exécutif sont fondus dans les assemblées des autonomies et dans le conseil de bon gouvernement, qui n’est justement pas un gouvernement mais un autogouvernement. Ici, le concept d’auto-administration du Rojava serait plus expressif que celui d’autogouvernement utilisé au Chiapas. Il reste que, sans constitution écrite, ni corpus de lois, mais plutôt avec un droit coutumier en perpétuelle adaptation, les zapatistes avancent vers la meilleure manière de faire vivre l’autonomie. Les institutions et l’administration sont beaucoup plus compliquées en Syrie du Nord et de l’Est. Le Contrat social est une « constitution » tout-à-fait originale et n’est pas la transcription fidèle du confédéralisme démocratique. Il en traduit plutôt une phase intermédiaire appelée « la nation démocratique ». Hadiya Yousef, la présidente de l’Assemblée constituante, la présente ainsi : « C’est en même temps un pur système communaliste et un vrai système parlementaire (i). ». Pour beaucoup, il y a là deux systèmes politiques incompatibles. Le communalisme, inséparable de la démocratie directe, ne peut cohabiter avec le parlementarisme. Pour les Kurdes, il s’agit de trouver la bonne voie dans un contexte hostile.

Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. Thomas Jefferson

L’autonomie de la commune est proclamée à l’article 48 du Contrat social : « La commune est la forme organisationnelle fondamentale de la démocratie directe […]. À tous les niveaux de la prise de décision, la commune fonctionne comme une assemblée indépendante. » La commune territoriale est la réunion des habitants d’un village, d’un quartier, d’une rue… où chacun peut s’exprimer librement. Pourtant, le Contrat social ne lui donne pas les moyens d’exercer au-delà d’elle-même la démocratie directe. Si bien que les communes du Rojava, si elles sont des écoles de formation politique, si elles règlent nombre de problème locaux y compris conflictuels, d’un point de vue institutionnel, elles restent des lieux d’expression de la revendication adressée à la municipalité pour l’entretien des infrastructures ou le ravitaillement, ou à l’Administration autonome pour les questions administratives. Elles ne sont pas des centres d’élaboration et d’approbation de la loi comme cela se passe avec les communautés du Chiapas. Il existe bien une grande coalition des organisations civiles, le Mouvement de la société démocratique (TEV-DEM), mais qui n’est pas la fédération des communes puisqu’il regroupe également des partis politique, des syndicats, des association diverses, des communautés religieuses, etc. Il est souvent le relai du « gouvernement » auprès des populations, parfois son aiguillon, rarement son contradicteur. En conclusion, ces deux alternatives, parce qu’elles sont des lueurs d’émancipation dans un monde halluciné, parce qu’elles sont des modèles de probité politique, méritent d’être soutenues. Un soutien critique, libéré de tout romantisme et de tout dogmatisme. Pour les démocrates ou les révolutionnaires qui cherchent la voie d’un autre futur débarrassé de l’État et du Capital, elles sont des sources d’inspiration et de réflexion contemporaines et uniques. Pour aller plus loin : ‒ sur le Chiapas, Jérôme Baschet, La Rébellion zapatiste. Insurrection indienne et résistance planétaire, 3e édition revue et augmentée, Paris, Flammarion, « Champ histoire », 2019, 400 pages ; ‒ sur le Rojava, Pierre Bance, La Fascinante Démocratie du Rojava. Le Contrat social de la Fédération de la Syrie du Nord, Paris, Éditions Noir et Rouge, 2020, 600 pages. Extraits de l’article « La fascinante démocratie du Rojava » La liberté consiste d’abord à ne pas mentir . Là où le mensonge prolifère, la tyrannie s’annonce ou se perpétue. Albert Camus

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De quoi ceux qui nous gouvernent ont-ils peur ? Imaginez bien le tableau : D’un côté : une quarantaine de personnes armées ...de 2 ou 3 pancartes en carton et banderoles en tissu. En face : une centaine de gendarmes déterminés, dans des uniformes flambant neufs, super équipés de gilets avec des poches partout remplis de trucs dont les manifestants ne comprennent l’utilité et la dangerosité qu’une fois qu’il est trop tard. Mais oui, messieurs les gendarmes, vous avez raison, vous êtes bien là pour protéger ministres et consorts. Les protéger d’une colère qui sourd. Et pour obéir aux ordres qui sont de réprimer l’ennemi, d’éliminer le danger. Car, comme le disait déjà Thatcher, l’ennemi est intérieur. Et cet ennemi , ce sont toutes celles et ceux qui n’obéissent pas, qui ne se soumettent pas, qui ne sont pas dupes. En « démocratie » néo-libérale Les premiers étaient venus, à l’occasion de la visite de forcément autoritaire, l’ennemi à combattre, ce sont les Véran Olivier, exprimer leur indignation devant la mouvements sociaux qui remettent en cause les casse de l’hôpital public ( plus de 1500 fermetures de principes de gouvernance des oligarques. lits en plein covid !) et la façon dont sont traités les Il faut mâter tout ça et leur faire passer l’envie de soignants. Le droit de manifester serait, parait-il, un des manifester, à ces empêcheurs de capitaliser en rond ! fondamentaux de la démocratie…. Mais ils se sont vite Alors quoi, on ne peut plus être tranquille ? vus entourés, empêchés et menacés par les seconds C’est qui ces gueux qui gueulent ? dont la mission est explicitement devenue celle de Font trop de bruit , on ne peut plus entendre ronronner protéger ceux qui gouvernent et beaucoup moins la les moteurs du yacht ! Allez, gens d’armes, faites votre office ! population. Rosa

Lettre ouverte aux autorités politiques et sanitaires Depuis quelques décennies s’opposent régulièrement les tenants de l’orthodoxie médicale, allopathique pour essentiel (médecine des symptômes) et ceux des médecines dites alternatives. Les pouvoirs rejettent systématiquement les deuxièmes dans le camp du charlatanisme, de l’obscurantisme voire du complotisme. Or, depuis le déferlement du virus corona, dit covid 19, l’absence de dialogue entre les deux approches est devenue la règle, assortie d’une pensée unique extrêmement intolérante concernant les pouvoirs politiques. Revenons quelque peu en arrière, à une époque où la médecine n’était pas encore triomphante, on accueillit comme un grand soulagement les premières grandes découvertes comme la pénicilline, les premiers vaccins contre la rage etc. Pourtant, un contemporain de Louis Pasteur, le professeur Antoine Béchamp proclamait : « le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout ». Citation largement reprise par un certain Claude Bernard. Aujourd’hui le débat n’est pas clos, la preuve en est qu’une proportion importante des populations, tous pays confondus, reste réticente à l’égard des vaccins et de la médecine allopathique en général. Cette méfiance face au discours officiel s’est encore accrue depuis les différents scandales sanitaires de ces

dernières décennies : le sang contaminé, la crise de la vache folle, le médiator etc. Dès lors, n’est-il pas légitime de chercher d’autres moyens que ceux préconisés par les autorités médicales pour préserver sa santé ? Privilégier le terrain plutôt que le médicament, voilà ce que proclament ceux que l’on désigne sous le terme peu amène « d’anti-vax ». En quoi cela serait-il criminel ? Or, tous médias confondus se déchaînent contre une position à contre-courant de la doxa ambiante. En a-t-on entendu des inepties au début de la pandémie concernant des responsables politiques français : tout d’abord, il fallait ouvrir grand les fenêtres pour aérer, ensuite il fallait confiner tout le monde et ne plus sortir du tout ! Et tant d’autres choses...jusqu’à verbaliser de simples promeneurs sur une plage déserte !!! Je demande donc solennellement aux autorités politiques de cesser de dresser une partie de la population contre une autre et d’écouter plutôt que de contraindre. La brutalité avec laquelle le pouvoir veut imposer ses décisions ne montre que sa faiblesse devant une opinion divisée, qu’il le veuille ou non. Traiter les opposants de complotistes n’est pas un argument, ce n’est qu’un aveu d’impuissance face à un positionnement qu’ils ne comprennent pas. La Gouge

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Glasgow accouche d'une souris au cancer généralisé Après des mois de discours et deux semaines de négociations, la COP26 de Glasgow a accouché d'une souris au cancer généralisé, un résultat si navrant qu'il a poussé une ministre suisse à faire état de sa profonde déception, et à exprimer une condamnation des méthodes qui ont permis à la conférence d'accoucher d'un accord au rabais : elle a dénoncé un processus «moins inclusif et moins transparent» qu'il aurait dû être, et fait part de sa «profonde déception». En cause, la substitution, sur pression du lobby des énergies fossiles, de la Chine, de l'Inde et de l'Iran d'une plate recommandation à réduire la production d'électricité en usant de charbon, à la proposition initiale d'une élimination de cette production et des subventions aux combustibles fossiles.

Maldives à la COP 26. Macron peut toujours faire illusion et croire s’en tirer en continuant la création de nouvelles centrales nucléaires alors que Flamanville a triplé son budget initial et que la construction ellemême est source de centaines de milliers de tonnes carbone et que le problème des déchets nucléaires n’est toujours pas réglé. On allait à 100 à l’heure dans le mur et après la COP 26, on a passé une nouvelle vitesse pour atteindre bientôt les 120KM/h. La population mondiale peut attacher sa ceinture et même la serrer au propre comme au figuré. BM

Greta Thunberg a résumé la COP26 a du «Blablabla» C'est pire, car le dérèglement climatique va augmenter, on va atteindre les 2 degrés dans moins de dix ans (Quand on pense que certains pays repoussent la déforestation pour 2060 ou même un pour 2070). Les mesures annoncées à la COP 26 ne limiteront la hausse de la température mondiale que de 2,4 °C (depuis la révolution industrielle, le pétrole, le charbon et le gaz pesant 86 % des émissions de CO2 depuis dix ans)) alors qu'il faudrait la plafonner en dessous de 1,5 °C si on veut seulement réduire le risque de catastrophes climatiques. La différence entre un réchauffement de 1,5°C et un réchauffement de 2°, c'est la différence entre notre survie et notre mort, a résumé une représentante des

I nv i ta ti o n

le 8 janvier 2022 Les vœux de la Popote auront solennellement lieu en présence de : Mesdames et Messieurs les dépités, s n Les sinistres de l’intérieur, de la santé mus nso a ique h , Le garde des sots c Textes La Préfète le vous même … La Gouge,Louise, Olympe, Rosa, Justin et toute la clique. La scène est à vous avec vos textes, chansons, musique, saynètes… Le buffet est à vous avec une entrée ou un dessert , ce qui vous inspirera…. La popote mitonnera une bonne soupe dans son chaudron magique Chez Colette Impasse de La Vaysse Route de Bournazel, Cordes-sur-ciel Tél : 06 62 04 96 70 LE POPOTE CITOYENNE N° 3– DÉCEMBRE-

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RUBRIQUE ECOLO : Les recettes d’Alex l’écolo-pas-bobo Tout le monde le sait aujourd'hui, le plastique est un véritable fléau pour notre planète, mais il est très difficile de s'en passer. Comme les industriels ont peu de contraintes (Comme par exemple utiliser l'argent économisé du CICE* pour investir dans la recherche d'emballages moins polluants...), nous sommes souvent obligés d'acheter des produits qui sont parfois présentés sous trois blisters successifs ! Si quelques très timides avancées ont été faites sur le Chacun d'entre nous a de solides arguments pour plan législatif (lobbies industriels obligent), comme par s'affranchir de ces contraintes de réductions de déchets exemple : l'interdiction des assiettes, gobelets et plastiques, qui relèvent parfois du parcours du couverts « JETABLE » en plastique, la horde de juristes combattant : « je n'ai pas le temps », « Je n'ai pas les payés une fortune pour détourner les lois en faveur de moyens », « ce produit m'est indispensable » « Je trie quelques industriels peu scrupuleux (vous remarquerez mes déchets donc tout ça va être recyclé ! » ... que je reste polie !) a trouvé la Pas sûr que votre bouteille de liquide parade ! vaisselle ou de lait UHT finisse en La vaisselle plastique « JETABLE » bouchons plastiques recyclés, mais il est devient, comme par magie plutôt probable qu'elle atterrisse dans une « REUTILISABLE » ! décharge à ciel ouvert au Kenya ! Toujours Il fallait y penser ! Sans être adepte la faute de ces industriels « peu de la théorie du complot... des lois scrupuleux » ! Les asiatiques ne voulant faites pour être détournées aussi plus de nos « merdes » (il faut que je sois facilement sont « suspectes ». Le quand même un minimum impolie pour législateur va donc devoir plancher être crédible), les africains, manquant « mollement » à nouveau sur le sujet, cruellement de ressources financières (Et et en attendant, le plastique a encore on sait pourquoi … mais c'est une autre de beaux jours devant lui. histoire #colonisation#pillage) prennent le Les associations écologistes ont beau relai.Mais nous sommes tous sur la même redoubler de conseils avisés et parfois planète, et un jour ou l'autre, nos plastiques moralisateurs, afin d'informer le consommateur sur nous reviendront à la figure ... ou dans l'estomac, sous l'utilité de réduire nos déchets plastiques, il est difficile forme de « sushis » ou de « crevettes » ! Sans parler et coûteux, en tant que simples citoyens, d'être les seuls des océans qui s’asphyxient. à faire l'effort. Bref, un vrai casse tête ce plastique ! En attendant que nos politiques fassent leur boulot, voici une petite recette simple, rapide et économique. Certes cela reste modeste, par rapport à tous les efforts qu'il faudrait fournir afin de réduire notre impact sur cette planète, mais comme disait euh... je ne sais plus qui : « chacun doit faire sa part, et le nombre fera le « reste »

Recette produit vaisselle maison Acheter chaque mois une bouteille de liquide vaisselle s'avère coûteux et peu écologique. Sachez qu'un simple pain de savon de Marseille fera l'affaire ! Posez le sur un porte-savon dans un coin de votre évier et hop ! Vous avez entre 2 et 3 mois de produit vaisselle à disposition ! Frottez une éponge mouillée sur votre savon, appliquez sur votre vaisselle sale (pas en plastique s'il vous plaît ! Même réutilisable !), rincez, et c'est tout ! En plus d'être écologique, c'est économique, pas besoin d'être chimiste, et un contenant plastique en moins ! Enfin deux si vous en profitez pour vous débarrasser du « pouss'mousse », car vous pouvez évidement aussi vous laver les mains. Attention ! Le savon doit impérativement être à 72% d'huile d'olive sinon il va rester une pellicule grasse sur votre vaisselle et vos canalisations vont s'encrasser.Bonne nouvelle ! pas besoin de faire des kilomètres pour en trouver, la quincaillerie des Cabannes a ce qu'il vous faut ! Consommer local c'est encore mieux !D'autres « recettes d'Alex » écolo-facilo-rapido-économes et pas bobo dans la prochaine édition

Alexandra * CICE : Pognon de dingue, qui a été largement distribué aux entreprises, sous forme de crédit d'impôt, mis en place par le gouvernement de François Hollande, pour investir dans la recherche, et qui était censé créer des emplois,... mais au final qui a atterri dans la poche des actionnaires sous forme de dividendes !

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Habitants en colère ! Vous avez aimé les nuisances de l’éclairage nocturne à Cordes? Vous allez adorer les absurdités du tout-stationnement-payant ! Regardez bien ces photos :

D’un côté, la rue, tout va bien, mais de l’autre côté, précipice de 20m !Car il s’agit bien sûr de ne pas perdre le moindre emplacement tarifé, au mépris de la sécurité! Le « tout-stationnement-payant » à Cordes pose problème. Pas seulement à cause de l’inexistence de stationnement riverain pour les habitants mais aussi à cause du genre de tourisme qu’il induit. Les habitants ont des idées et souhaiteraient être entendus. Pourtant la Mairie fait la sourde oreille, trop de courriers restent sans réponse. Sale habitude... Que dire des places réservées et sur lesquelles on installe des stands du marché hebdomadaire ? N’y-a-t-il pas moyen pour que des personnes en situation de handicap puissent enfin venir au marché le samedi matin, accéder à la poste, aux commerces ? N’avez-vous pas le moindre malaise à cet égard ?

Hé les zélus ! Revenez sur terre ! Ce sont des habitants qui vous écrivent, qui vous exposent les réelles difficultés auxquelles ils sont confrontés et qui les empêchent de vivre un quotidien serein. Alors, même si le problème vous semble compliqué, même si tout le monde n’est pas d’accord, même si vous n’avez pas la solution tout de suite, au lieu d’ignorer les courriers et les dossiers et de traiter les gens avec mépris (car, oui, ne pas répondre, c’est une forme évidente de mépris ou...d’incompétence, au choix) qu’attendez-vous pour organiser une réunion publique ou un conseil citoyen , appelez ça comme vous voulez, sur ces délicats sujets en prenant bien sûr l’engagement de respecter les décisions qui auront été prises en totale concertation ? Qu’attendez vous pour établir le dialogue ? Un peu de démocratie, ça ne peut pas faire de mal ! Affaire à suivre…

Et maintenant, un peu de grammaire : le féminin des noms

Un gars: c'est un jeune homme Une garce: c'est une pute Un courtisan: c'est un proche du roi Une courtisane: c'est une pute Un masseur: c'est un kinésithérapeute Une masseuse: c'est une pute Un coureur: c'est un joggeur ou un cycliste Une coureuse: c'est une pute Un professionnel: c'est un homme qui connait son métier Une professionnelle: c'est une pute Un homme sans moralité: c'est un politicien (ou un banquier)

Une femme sans moralité: c'est une pute

Un entraîneur: c'est un homme qui entraîne une équipe sportive Une entraîneuse: c'est une pute Un homme à femmes: c'est un séducteur Une femme à hommes: c'est une pute Un homme public: c'est un homme connu Une femme publique: c'est une pute Un homme facile: c'est un homme agréable à vivre Une femme facile: c'est une pute Un homme qui fait le trottoir: c'est un paveur Une femme qui fait le trottoir: c'est une pute Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote Une péripatéticienne: c'est une pute .

Alors, c’est pas facile le français ???

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La plus drôle des créatures Poème de Nazim Hikmet

Nazim Hikmet (1901-1963) est le plus grand poète turc du XXième siècle.- chantre de la liberté, la fraternité la justice, l’amour et l’espoir. Passionné et très engagé politiquement, il va passer quinze ans en prison. Libre, il sera traqué, poursuivi et menacé pour subversion, délits de mots et contraint à l’exil. Ce poème est un poème épique qui chante la foule des hommes luttant pour survivre dans un monde où il y a tant de misère. Mais dit-il « on ne peut pas vivre sans espoir ». Son espérance est celle d’une humanité chaleureuse et fraternelle


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LA POPOTE CITOYENNE - Le journal local qui décape ! - N°3 by lapopote-citoyenne - Issuu