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Livre Les enfants de Nénéko

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Les enfants de nĂŠnĂŠko


Cognac - Nénéko XXXX km XXh de trajet


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w ni sogoma, ça veut dire « bonjour» le matin en langue bambara, la langue usitée au Mali et dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest même si le français est la langue officielle.

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e m’appelle Karl Babin ou plutôt Gnãnkãrãnkõrõ DOUMBIA, c’est ainsi que m’ont rebaptisé les habitants du petit village de Nénéko situé à deux heures de la capitale, Bamako, en allant sur la route de la Guinée en direction de Sélingué.

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’ai 40 ans, divorcé et sans enfant - du moins jusqu’à mon voyage au Mali et je travaille dans le domaine de la communication et de l’évènementiel. Handicapé physique depuis l’âge de 12 ans suite à une polyarthrite, il aura fallu que je passe le cap de la quarantaine pour me lancer dans une nouvelle vie, me lancer des défis : permis de conduire, prendre l’avion, partir seul en Afrique... enfin presque seul !

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l y a presque deux ans j’ai rencontré sur internet via un des grands sites sociaux, Korotimi, « Timi » de son diminutif, une jeune et charmante malienne, étudiante en droit privé à la faculté de Bamako sur la « colline du savoir » et durant des mois pendant lesquels nous avons conversé par tchat ou par vidéo, elle m’a fait découvrir sa culture, ses racines allant du Burkina Fasso à la Côte d’Ivoire, la richesse musicale du Mali avec des artistes comme Oumou Sangaré, Salif Keita ou Ali Farka Touré et pour ma part, je lui ai fait découvrir Inna Modja qu’elle avait déjà vue mais dont elle ne connaissait pas les chansons mais elle m’a surtout donné envie d’aller dans son pays, à la découverte de cette richesse, à sa rencontre.

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our le commun des mortels, prendre l’avion et aller en Afrique n’a rien d’extraordinaire, mais pour moi, avec mon handicap physique, mes « ustensiles » pour me doucher ou pour

m’habiller, mon fauteuil roulant électrique et tout le reste, je suis plus près d’une grande expédition que d’un simple voyage mais c’est maintenant que je dois le faire.

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ertes, je n’ai pas poussé mon « expédition » jusqu’à aller vivre chez l’habitant pour mon premier voyage, il y a malheureusement des besoins matériels dont je ne pense pas pouvoir me passer pendant 3 semaines entières, il est donc inutile que je rajoute des problèmes


Introduction 3 partagent environ 10 % de la population. Les premiers sont traditionnellement spécialisés dans le commerce de la gomme arabique tandis que les seconds et les troisièmes sont éleveurs-nomades ; ils se déplacent en permanence à la recherche de pâturages frais pour leur bétail.

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e Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d’Afrique de l’Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l’Équateur. Il possède des frontières communes avec la Mauritanie, l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Sénégal et, est traversé par deux fleuves, le Niger, le deuxième plus grand fleuve d’Afrique et le Sénégal.

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euplé de plus de 12 millions d’habitants dont plus de 50% de femmes, le Mali est est divisée en plusieurs ethnies. Les peuples nomades et semi-sédentaires se trouvent au nord. Les Maures, les Kountas et les Touaregs se

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les catholiques et protestants sont très minoritaires, à peu près 1 %. Le reste de la population est animiste (9%). La religion est omniprésente au Mali. Il est rare de trouver un village sans sa mosquée. Mais des cérémonies animistes, pourtant interdites par l’islam orthodoxe, persistent encore dans quelques villages majoritairement musulmans.

lus au sud, on trouve les Bambaras (28%) qui représentent le groupe ’un des lieux célèbres du christiamajoritaire, autour de la capitale Bamako, nisme au Mali est la ville de Kita ainsi que les Malinkés qui leur sont dans la région de Kayes où se trouve la apparentés et les Soninkés, les Peuls, cathédrale Notre Dame de Kita où a lieu le les Sénoufos, les Bwas, les Bozos, les pèlerinage catholique annuel au Mali. Dogons, les Songhai, les Khassonkés. e Mali a su conserver les éléments e français est la langue officielle, importants de ses cultures mais la plus utilisée est le bambara traditionnelles. Les griots (ou « Djéli ») qui est parlé par 80 % de la population. exercent toujours leurs fonctions de Cette dernière, ainsi que douze autres musiciens-poètes transmettant l’histoire (bobo, bozo, dogon, peul, soninké, du pays et des hommes sur plusieurs songhaï, sénoufo-minianka, tamasheq, générations. Les mélodies traditionnelles, hasanya, khassonké, madenkan et le autrefois jouées sur la kora, continuent maninkakan) sont reconnues par l’État d’alimenter la musique d’aujourd’hui via comme des langues nationales. des interprètes dignes descendants des griots tels Boubacar Traoré ou Toumani ’islam est la principale religion Diabaté... pratiquée au Mali (90%) alors que

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partagent environ 10 % de la population. Les premiers sont traditionnellement spécialisés dans le commerce de la gomme arabique tandis que les seconds et les troisièmes sont éleveurs-nomades ; ils se déplacent en permanence à la recherche de pâturages frais pour leur bétail.

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lus au sud, on trouve les Bambaras (28%) qui représentent le groupe majoritaire, autour de la capitale Bamako, ainsi que les Malinkés qui leur sont apparentés et les Soninkés, les Peuls, les Sénoufos, les Bwas, les Bozos, les Dogons, les Songhai, les Khassonkés.

e Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d’Afrique de l’Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l’Équateur. Il possède des frontières communes avec la Mauritanie, l’Algérie, e français est la langue officielle, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, mais la plus utilisée est le bambara la Guinée et le Sénégal et, est traversé par qui est parlé par 80 % de la population. deux fleuves, le Niger, le deuxième plus Cette dernière, ainsi que douze autres grand fleuve d’Afrique et le Sénégal. (bobo, bozo, dogon, peul, soninké, songhaï, sénoufo-minianka, tamasheq, euplé de plus de 12 millions hasanya, khassonké, madenkan et le d’habitants dont plus de 50% maninkakan) sont reconnues par l’État de femmes, le Mali est est divisée en comme des langues nationales. plusieurs ethnies. Les peuples nomades et semi-sédentaires se trouvent au nord. Les ’islam est la principale religion Maures, les Kountas et les Touaregs se pratiquée au Mali (90%) alors que

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Introduction 3

Matéo et sa mère 18 octobre 2012

les catholiques et protestants sont très minoritaires, à peu près 1 %. Le reste de la population est animiste (9%). La religion est omniprésente au Mali. Il est rare de trouver un village sans sa mosquée. Mais des cérémonies animistes, pourtant interdites par l’islam orthodoxe, persistent encore dans quelques villages majoritairement musulmans.

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’un des lieux célèbres du christianisme au Mali est la ville de Kita dans la région de Kayes où se trouve la cathédrale Notre Dame de Kita où a lieu le pèlerinage catholique annuel au Mali.

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e Mali a su conserver les éléments importants de ses cultures traditionnelles. Les griots (ou « Djéli ») exercent toujours leurs fonctions de musiciens-poètes transmettant l’histoire du pays et des hommes sur plusieurs générations. Les mélodies traditionnelles, autrefois jouées sur la kora, continuent d’alimenter la musique d’aujourd’hui via des interprètes dignes descendants des griots tels Boubacar Traoré ou Toumani Diabaté...


Le Mandé ou la terre sacrée du Mali notamment les ancêtres mythiques Kontron et Sanin, à l’origine des confréries de chasseurs Malinkés et Bambaras. Ce pays était réputé pour le grand nombre d’animaux et de gibier qu’il abritait, ainsi que sa végétation dense. Un territoire de chasse très prisé.

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erceau de puissants empires depuis le Moyen Age, « le Mandé fut fondé sur l’entente, la concorde, l’amour, la liberté et la fraternité » comme le stipule la charte du Mandé proclamée vers 1236 par Soundjata Keïta, dans une clairière près de Kangaba.

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e Mandé, un des premiers États d’Afrique de l’ouest d’après la tradition Mandingue, est un pays dont les origines remonte à l’époque de l’Empire du Wagadou, érigé par les Soninkés.

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e sont des chasseurs du Wagadou, qui fondèrent le Mandé, le pays Mandingue,

es Camara, sont considérés comme la famille la plus ancienne à avoir habité le Mandé, après avoir quitté le Ouallata en raison de la sécheresse, une contrée du Wagadou, qui était situé dans le sud-est de la Mauritanie actuelle. Ils fondèrent le premier village du Mandé, Kirikoroni, puis Kirina, Siby, Kita. Un très grand nombre des familles qui constituent la communauté Mandingues, sont nés dans le Mandé.

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elon l’épopée de Soundjata Keïta, le roi de Siby Kamadjan Camara, ami d’enfance de Soundjata, réunit à Siby les rois des tribus alliés contre Soumaoro Kanté, roi du Sosso. Les troupes de Soundjata Keïta venaient de remporter deux batailles contre les Sossos à Neguebori et à Kangigné.

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Siby, tous les rois alliés se retrouvèrent autour de Soundjata : Kamadjan Camara, roi de Siby, son cousin Tabon wana Fran Camara,

roi des forgerons Camara, Siara Kouman Diabaté, Faony Diarra Kondé, roi du pays de Do, pays de Sogolon, la mère de Soundjata, Mansa Traoré. Après quelques jours de repos, les alliés se rendirent à Kirina où allait avoir lieu la bataille décisive contre Soumaoro Kanté. Victoreux, Sundjata Keïta est nommé « mansa » (empereur) reconnu par tous les autres rois alliés. C’est le début de l’Empire du Mali qui domine l’Afrique de l’Ouest pendant plusieurs siècles.

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elon la légende, la veille du départ, Balla Fasséké aurait demandé à chaque roi présent ce dont il était capable ; ainsi, Kamadjan Camara, pour montrer sa puissance, aurait transpercé la montagne d’un coup de poing créant ainsi une arche creusée dans la roche d’où l’on a aujourd’hui une vue splendide sur la

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Bamako, un village de deux millions d’habitants

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w ni sogoma, c’est le « bonjour » du matin en langue bambara, la langue usitée au Mali et dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest même si le français est la langue officielle.

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e m’appelle Karl Babin ou plutôt Gnãnkãrãnkõrõ DOUMBIA, c’est ainsi que m’ont rebaptisé les habitants du petit village de Nénéko situé à deux heures de la capiatle, Bamako, en allant sur la route de la Guinée.

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et charmante malienne, étudiante en droit privé à la faculté de Bamako sur la « colline du savoir » et aussi coiffeuse, esthéticienne, manucure dès qu’elle le peut dans un salon en ville. Timi est une jeune femme calme, d’une grande douceur et d’une grande timidité - sauf quand elle deviend femme d’affaires - et durant des mois pendant lesquels nous avons conversé par tchat ou par vidéo, elle m’a fait découvrir sa culture, ses racines allant du Burkina Fasso à la Côte d’Ivoire où résident et travaillent ses parents, la richesse musicale du Mali avec des artistes comme Oumou Sangaré ou encore Rokia Traoré - pour ma part, je lui ai fait découvrir Inna Modja qu’elle avait déjà vue mais dont elle ne connaissait pas les chansons - et m’a donné envie d’aller dans son pays, à la découverte de cette richesse, à sa rencontre.

près d’une grande expédition que d’un simple voyage mais c’est maintenant que je dois le faire.

C

ertes, je n’ai pas poussé mon « expédition » jusqu’à aller vivre chez l’habitant pour mon premier voyage, il y a malheureusement des besoins matériels dont je ne pense pas pouvoir me passer pendant 3 semaines entières, il est donc inutile que je rajoute des problèmes sanitaires à mes problèmes de santé.

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’ai 40 ans, divorcé sans enfant - du e 11 janvier 2010, me voilà parti pour mon baptême de l’air et prendre moins jusqu’à mon voyage au Mali je suis collaborateur de cabinet à mon premier vol Bordeaux-Paris puis la mairie de Cognac où j’exerce la enchaîner avec un vol long courrier fonction de directeur de communicadirection le Mali... tion. Handicapé physique depuis l’âge de 12 ans suite à une polyarthrite, il et’s go to Bamako ! aura fallu que je passe le cap de la quarantaine pour me lancer dans une nouvelle vie, me lancer des défis : permis our le commun des mortels, de conduire, prendre l’avion, partir seul en prendre l’avion et aller en Afrique Afrique... enfin presque seul ! n’a rien d’extraordinaire, mais pour moi, avec mon handicap physique, mes l y a plus d’un an j’ai rencontré sur in- « ustensiles pour me doucher ou ternet via un des grands sites sociaux, pour m’habiller, mon fauteuil roulant Korotimi, « Timi » de son diminutif, une jeune électrique et tout le reste, je suis plus

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Le 20/10/12


Sur les traces du Woloni

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ci le soleil se lève aussi vite qu’il se couche et c’est de très bonne heure que nous prenons la route vers le barrage de Sélingué, situé à environ 100 km de Bamako, que dis-je ? ici les kilomètres ne servent à rien, on dira plutôt à plus de 2h de route de la capitale ; tout d’a bord direction la route de la Côte d’Ivoire jusqu’à un péage planté là au milieu de nulle part et qui ne mène pas à une autoroute, bien que par rapport aux pistes cette route pourrait en être une ; nous traversons de nombreux petits villages traditionnels bouillonnants de vie; d’a illeurs, à chaque entrée de village, il faut rouler au pas car la route est à tout le monde et ainsi cohabitent moutons, chèvres, mulets et charrettes, charrettes à bras, caravanes de dromadaires, bus-brousse surchargés, piétons qui traversent partout et motos et

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uis après le village de Ouéléssébougou, nous prenons la route de la Guinée en direction du lac artificiel de Sélingué; un paysage étonnant que cette région du Mali inondée de milliers de manguiers tellement verts qu’on se demande s’i chacune des feuilles n’a pas été lustrée pour être aussi brillante et d’une couleur aussi intense contrastant totalement avec l’herbe ultra-sèche de la savane ; nous traversons là des petits villages plus traditionnels avec des cases et des toits de chaume et après un interminable chemin, nous voici à l’entrée du barrage de Sélingué ou plutôt d’un barrage de gendarmerie qui nous demande notre destination et surtout notre ordre de mission ; ordre de mission ? J’a i été repéré comme touriste et donc l’ordre de mission ressemble à un billet de banque mais finalement avec

un grand sourire il nous laisse traverser le barrage. Arrivés au bout de cette route goudronnée, une piste... à droite la piste mène en Guinée, à gauche un panneau de direction indique hôtel-restaurant le Woloni à 1km, c’est là que nous nous dirigeons le woloni est un oiseau très rusé qui ne se laisse pas attraper f a c i l e m e nt tout comme l ’ h ô t e l d’a i l l e u rs car 1 km


Le 19/10/12 Nénéko

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Une école pour les enfants de Nénéko

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leurs instituteurs sortent des classes,s’isor’est pour la dernière semaine ci le soleil se lève aussi vite qu’il dese montellement verts qu’on se demande séjour que Bernard Chambaudry tent les blocs « bancs-tables » de classe et couche et c’est de très bonne heure que chacune des feuilles n’a pas été lustrée les disposent comme pour une assemblée, m’a rejoint au Mali. nous prenons la route vers le barrage pour être aussi brillante et d’une couleur présidée par le porte-parole du chef du vilde Sélingué, situé à environ 100 km de aussi intense contrastant totalement Après mon premier passage dans ce vil- lage ; Bamako, queNénéko, dis-je ?j’aiicidemandé les kilomètres l’herbe ultra-sèche l’émotion de la savane ; Déjà à ce moment-là, est forte lage de à Bernardavec pour moi et une danse de bienvenue comqui venait ici pour derniè-nous ne servent à rien,meonrejoindre dira plutôt à plusla de traversons là des petits villages plus mence au son djembé, semaine mon séjour, rapporter destraditionnels 2h dereroute de ladecapitale ; toutded’abord avecdudes casesdanse et desà laquelle toits cahiers et des crayons pour les enfants... Timi, Aïcha et Bernard sont invités à se direction la route de la Côte d’Ivoire de chaume et après un interminable 10h du matin, après nos deux heures de joindre, ce qui est applaudi par l’assemjusqu’à un nous péagearrivons, planté etlànous au sommes milieu at-chemin, à l’entrée du barrage blée ; nous tout voici le monde est installé là, deroute, de nulle part et qui ne mène pas à une de Sélingué ou plutôt d’un barrage de tendus ; la veille, le porte-parole du villa- vant l’école, le village entier est presque autoroute, queTimi parpour rapport aux gendarmerie qui nous demande notre là et notre guide résume au représentant ge avaitbien rappelé bien confirmer du villageetce surtout que nousnotre nous ordre étions dit pistesnotre cettevenue... route pourrait en être une destination de la dernière fois ; de celui-ci nous? dit Maintenant ; nous traversons jedecomprends nombreuxpourquoi petits ilmission ; ordre mission J’aitoute été la joie qu’il a de nous voir tenirl’ordre la promesse voulait une confirmation car nousdeavonsrepéré villages traditionnels bouillonnants comme touriste et donc de faite et de venir aussi vite avec des cahiers été accueillis d’une façon incroyable ; vie; d’ailleurs, à chaque entrée de village, mission ressemble à un billet de banque A notre arrivée c’est d’abord par le porte- et des crayons pour les enfants ce qu’apil fautparole roulerduauvillage, pas car les la route est à tout finalement avec l’assemblée un grand sourire il plaudit à nouveau ; hommes, quelquesmais le monde et etainsi cohabitent moutons, le classes barrage. Icilaisse il n’ytraverser a que trois enArrivés dur, enfin femmes beaucoup d’enfants que nousnous chèvres, muletsaccueillis et charrettes, charrettes bout de lecette route uneforte terre, banco et àgoudronnée, chaque saison sommes avec une joie immen-au en des pluies, se détériore ; lesàense, caravanes puis nous devons aussitôt nous à bras, de dromadaires, bus-rendrepiste... à droitelelabâtiment piste mène en Guinée, fantsun sont scolarisés jusqu’à laindique 6° dans le verssurchargés, l’école ; cette dernière à la sortiegauche brousse piétons qui étant traversent panneau de direction du village, le représentant du village vou- village et ensuite ils doivent faire des kipartout et motos et scooters ; hôtel-restaurant le Woloni à 1km, c’est là lait que j’y aille en voiture mais j’ai pré- lomètres à pied pour continuer leurs étuuis le village nous nous de dirigeons le woloni estlauncenau-delà la 6° ; pour accueillir féréaprès y aller à pied,deetOuéléssébougou, quel bonheur déjà dequedes nous route de la Guinée trèsd’enfants rusé qui nescolarisés, se laisse paslesattraper taine villageois voir ceprenons cortège la se déplaçait avec une gran-oiseau en direction du lac artificiel de Sélingué; facilement tout comme l’hôtel d’ailleurs de fierté pour nous amener à leur école ; ont construits trois petites paillotes pour à l’approche de l’école, tousrégion les enfants les enfants, de vous un paysage étonnant que cette du etcaraccueillir 1 km dans la brousseinutile sur une pistedire Mali inondée de milliers de manguiers de terre rouge ça vous transforme vite les

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Sur les traces du Woloni

qu’à la saison des pluies il est impossible d’y faire cours ; comme promis, le chef du village a fait venir « l’expert » en construction de classe en ciment, ce dernier sort les plans et les devis et nous expliquent la construction qu’il souhaite réaliser ; un bloc de trois classes de 9x9m chacune, un bloc pour la direction, et un bloc pour les sanitaires, le tout pour 43 millions de francs CFA soit 65 000 €, mobilier scolaire compris ; nous prenons acte des documents et expliquons que nous devons créer d’abord une structure juridique en France et monter des actions pour récolter des fonds ainsi, il nous est impossible de promettre une quelconque date pour la pose de la première pierre mais, pour ma part, je me suis engagé lors de mon premier passage et j’irai au bout de mon engagement ; nous échangeons ensuite sur les différents besoin des instituteurs en matière de livres scolaires, mais aussi sur ceux du village comme le problème de l’alimentation en eau toute l’année ; on nous fait passer aussi des petits papiers, l’un nous demandant au nom de la présidente de la jeunesse du village de les aider pour des équipements et fournitures sportives, un autre de quatre élèves qui souhaitent

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Les enfants


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