Cancer et maman Les enfants, la fatigue et plein de vie Page 10
aspect Le magazine de la Ligue suisse contre le cancer Édition 4 / 26
Éditorial
Sommaire Vivre avec et après un cancer Detlef, le trouble-fête : Nadja, quatre enfants et un cancer du sein.
10 Chère lectrice, Cher lecteur, Il y a des moments où la vie bascule. Comme après un diagnostic de cancer. Du jour au lendemain, plus rien n’est comme avant et les pensées tournent en boucle – les traitements, les examens, l’avenir. Avec, toujours, cette question : comment en parler aux enfants, aux proches ? Et qu’est-ce que cela implique pour soi-même ? Dans ce numéro, vous ferez la connaissance de Nadja, 46 ans, l’une des trois mamans de notre campagne. Elle habite une ferme de montagne avec sa famille, quatre enfants pleins de vie, des chèvres, des chiens, des chats, des hamsters… et Detlef depuis cinq ans, son cancer du sein. Avec franchise, courage et une bonne dose d’humour, elle raconte comment elle a appris à vivre avec cet hôte indésirable (page 10). Le projet de recherche présenté en page 8 montre que la communication va bien au-delà d’un simple échange de mots. Il souligne l’importance du dialogue pour les malades, les proches et toutes les personnes qui les accompagnent. Trouver les mots justes peut apporter un réconfort. Vous l’avez certainement remarqué : notre magazine a fait peau neuve. La conception graphique est l’œuvre de l’agence Binkert Partnerinnen AG, dont l’une des trois dirigeantes a elle-même eu un cancer du sein après la naissance de son deuxième enfant. Un nouvel habit tout en finesse, qui donne aux textes et aux images l’espace qu’ils méritent. Du fond du cœur, un immense Merci !
8 Recherche Communication : comment parler du cancer.
Votre don en bonnes mains.
Mirjam Lämmle Directrice de la Ligue suisse contre le cancer
P.-S. : Comment trouvez-vous le nouveau visage de notre magazine ? Donnez-nous votre avis sur liguecancer.ch/aspect-layout
Impressum Éditrice : Ligue suisse contre le cancer, case postale, 3001 Berne, téléphone 031 389 94 84, aspect@liguecancer.ch, liguecancer.ch/aspect, IBAN : CH 95 0900 0000 3000 4843 9 – Rédactrice en cheffe : Danica Gröhlich (dag) – Rédaction : Stefanie de Borba (stb), Manuela Daboussi (mda), Nicole Müller (nim), Pia Schüpbach (spa), Anja Zbinden (anz) – Conception graphique et mise en page : BinkertPartnerinnen – Réalisation : Sophie Frei – Coordination : Sara Wasem – Impression : Druckerei Berger, Vienne – Édition : 4/26, octobre 2026, paraît quatre fois par an. Bulletin d’information pour les donatrices et donateurs de la Ligue suisse contre le cancer.
Sommaire
La Ligue contre le cancer de votre région – Nous sommes là pour vous ! La Ligue contre le cancer vise à réduire le nombre de cancers et à améliorer la qualité de vie des personnes touchées. 18 ligues cantonales et régionales contre le cancer conseillent et soutiennent dans plus de 70 lieux en Suisse.
14 On en parle Cancer du sein : abaisser l’âge du dépistage ?
4 En bref Cancer du sein : le chiffre, la citation et le lexique. 6 À la une Prévoyance : tout sous la main dans un dossier. 7 InfoCancer au quotidien Cancer du sein masculin, retour au quotidien et THS. 16 Kaléidoscope Impôt successoral : ce qu’il faut savoir. 18 Jeu-concours Du papier toilette Hakle pour une année. 19 En tête-à-tête Chloé, l’une des trois protagonistes de la campagne « Cancer et maman ».
Krebsliga Aargau Téléphone 062 834 75 75 krebsliga-aargau.ch
Krebsliga Schaffhausen Téléphone 052 741 45 45 krebsliga-sh.ch
Krebsliga beider Basel Téléphone 061 319 99 88 klbb.ch
Krebsliga Solothurn Téléphone 032 628 68 10 krebsliga-so.ch
Ligue bernoise contre le cancer Téléphone 031 313 24 24 krebsligabern.ch
Krebsliga Thurgau Téléphone 071 626 70 00 krebsliga-thurgau.ch
Ligue fribourgeoise contre le cancer Téléphone 026 426 02 90 freiburg.krebsliga.ch Ligue genevoise contre le cancer Téléphone 022 322 13 33 lgc.ch Krebsliga Graubünden Téléphone 081 300 50 90 krebsliga-gr.ch Ligue jurassienne contre le cancer Téléphone 032 422 20 30 liguecancer-ju.ch Ligue neuchâteloise contre le cancer Téléphone 032 886 85 90 liguecancer-ne.ch Krebsliga Ostschweiz SG, AR, AI, GL Téléphone 071 242 70 00 krebsliga-ostschweiz.ch
Lega cancro Ticino Téléphone 091 820 64 20 legacancro-ti.ch Ligue vaudoise contre le cancer Téléphone 021 623 11 11 lvc.ch Ligue valaisanne contre le cancer Téléphone 027 322 99 74 lvcc.ch Krebsliga Zentralschweiz LU, OW, NW, SZ, UR, ZG Téléphone 041 210 25 50 zentralschweiz.krebsliga.ch Krebsliga Zürich Téléphone 044 388 55 00 krebsligazuerich.ch Krebshilfe Liechtenstein Téléphone 00423 233 18 45 krebshilfe.li
Questions, remarques, suggestions ?
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En bref
Votre avis
Les termes du cancer : le traitement antihormonal Un traitement antihormonal est proposé lorsque la tumeur grossit sous l’influence des hormones, afin de bloquer leur action. On parle parfois aussi d’hormonothérapie.
Je trouve que c’est vraiment très bien fait. Merci beaucoup de mettre gratuitement à la disposition des écoles le livre « La maison à l’ombre » et le dossier qui l’accompagne. Feed-back à propos du matériel de prévention pour les écoles Atteint moi-même d’un cancer (de la prostate), je trouve votre newsletter intéressante et instructive. Merci de vous engager pour nous ! Feed-back à propos d’une newsletter relative au Cancer Survivors Day En tant que personne concernée, j’aimerais que l’on aborde davantage la période qui suit le traitement. Je me suis souvent sentie livrée à moi-même après la thérapie. Davantage d’informations sur la qualité de vie et les défis à relever après un cancer seraient d’une grande aide pour de nombreuses personnes concernées. Commentaire sur le site web de la Ligue contre le cancer Réponse de la rédaction : Merci beaucoup pour votre suggestion. Vous trouverez ici des informations sur le thème « Vivre avec et après le cancer » : liguecancer.ch/la-vie-avec-et-apres-le-cancer
Comment agit le traitement antihormonal ? Les hormones sont des substances messagères. Certaines stimulent les cellules cancéreuses du sein et de la prostate, par exemple, et favorisent leur croissance. Le traitement antihormonal bloque l’action de ces hormones, ce qui ralentit ou stoppe la progression de la tumeur. Quand ce traitement est-il utilisé ? On l’utilise surtout pour combattre le cancer du sein et de la prostate. Il est efficace uniquement si la tumeur réagit aux hormones. Pour s’assurer que c’est bien le cas, on procède à un prélèvement de tissu pour analyse (biopsie). Quels effets secondaires peuvent survenir ? Des symptômes similaires à ceux de la ménopause peuvent apparaître. Il s’agit par exemple de bouffées de chaleur, de troubles du sommeil, de fatigue ou de sautes d’humeur. En savoir plus : liguecancer.ch/hormonotherapie
Dans les coulisses
Le chiffre Plus de 100 000
femmes et hommes vivent actuellement avec ou après un cancer du sein en Suisse. Ce cancer est le plus fréquent chez les femmes et représente environ 32 % de tous les nouveaux cas diagnostiqués.
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Photo : Pia Schüpbach
Écrivez-nous : aspect@liguecancer.ch
Tournage de « Cancer et maman » : à Porza (TI), le caméraman filme les enfants de l'héroïne, Chloé (p. 19).
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Vrai ou faux?
Le cancer est nuisible à la santé, mais pas seulement…
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Vrai ou faux?
Le cancer impacte aussi les personnes ayant un haut revenu.
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Vrai ou faux?
Un cancer entraîne une hausse des dépenses.
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Mon revenu est garanti pendant la maladie.
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Mon revenu est garanti pendant la maladie.
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Les patients·es décident du traitement indépendamment de leur situation financière. vrai
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Les patients·es décident du traitement indépendamment de leur situation financière.
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Il est normal de s’inquiéter du travail et de l’argent en cas de cancer. vrai
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Voulez-vous améliorer vos connaissances ? Abonnez-vous à notre newsletter : liguecancer.ch/newsletter
Cancer et argent : testez vos connaissances Le cancer peut entraîner des difficultés financières même chez les personnes qui ont un bon salaire. La situation financière d’une personne n’influence pas ses décisions concernant le traitement. Mon salaire est toujours assuré pendant une maladie. Ce sont là trois des sept affirmations énoncées dans le nouveau dépliant de la Ligue contre le cancer « Cancer et argent ». Alors, mythes ou réalités ? Les réponses, accompagnées d’informations complémentaires, figurent au verso. Parler d’argent n’est pas facile, et de problèmes financiers liés au cancer encore
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Vrai ou faux?
L’équipe soignante est au courant des conséquences financières. vrai
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À ne pas manquer
En bref
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Les ligues cantonales et régionales contre le cancer organisent régulièrement des cours, rencontres, ateliers et événements à l’intention des personnes touchées par le cancer et de leurs proches. Ces offres permettent de marquer une pause, de trouver du soutien et d’échanger.
Vrai ou faux?
L’équipe soignante est au courant des conséquences financières. vrai
Il est normal de s’inquiéter du travail et de l’argent en cas de cancer.
Vers les cours et manifestations : liguecancer.ch/agenda moins. Le dépliant sensibilise à cette thématique et montre l’importance d’aborder les problèmes d’argent rapidement afin d’éviter la détresse financière et d’obtenir de l’aide à temps. (spa) À télécharger ou commander gratuitement : liguecancer.ch/boutique
Photo : m. à d.
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Vrai ou faux?
Le cancer impacte aussi les personnes ayant un haut revenu.
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Atelier théâtre
« Même si Julie ne comprenait pas encore les mots, je lui ai parlé de ce que je traversais après le diagnostic. »
Le théâtre propose un cadre d’exploration et d’expression, où la parole, le geste et les émotions trouvent une place nouvelle. Au fil des six séances, vous découvrirez différentes portes d’entrée dans le jeu : l’attention au corps et à l’espace, la création de personnages, le travail du texte, la voix, l’humour et la mise en scène. Date et lieu : Le mardi ou le mercredi de 17h00 à 18h30 à Neuchâtel. Informations et inscription neuchatel.liguecancer.ch Photo : istock.com
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Vrai ou faux?
Un cancer entraîne une hausse des dépenses.
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Vrai ou faux?
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Le cancer est nuisible à la santé, mais pas seulement…
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Céline, 36 ans, est la protagoniste romande de la campagne de la Ligue contre le cancer aux côtés de Nadja, l’Alémanique (p. 10-14), et de Chloé, la Tessinoise (p. 19). Elle a appris qu’elle avait un cancer du sein quelques mois après la naissance de sa fille.
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À la une
Régler la façon dont les choses devront se passer si on n’est plus en mesure de décider soi-même n’est pas facile. Mais y réfléchir à l’avance et mettre ses choix par écrit peut être un soulagement le moment venu. Comment est-ce que j'aimerais être soigné·e ? Qui décidera à ma place si je ne peux plus le faire ? Qu’est-ce qui est important pour moi, aujourd’hui et après ma mort ?
Photo: Sophie Frei
Le dossier de prévoyance de la Ligue contre le cancer vous aide à répondre à ces questions. Réunissant tous les documents nécessaires au même endroit, il vous aide à penser à tout, étape par étape.
Prévoyance : un dossier complet Décisions médicales, financières et personnelles : le nouveau dossier de prévoyance vous donne toutes les informations pratiques pour prendre vos dispositions.
Composé de cinq brochures, il explique de façon simple comment établir des directives anticipées, un mandat pour cause d’inaptitude ou un testament pour que tout se passe comme vous le souhaitez. Il propose également une liste de contrôle utile pour vos proches. Ainsi, les choses seront claires — pour vous et pour les personnes qui vous sont chères.
En bref • Le dossier de prévoyance peut être commandé dans la boutique de la ligue au prix de 20 francs. • Composé de cinq documents qui forment un tout cohérent, il est disponible en français, en allemand et en italien. • Il est toujours possible de commander les directives anticipées séparément et gratuitement.
Commander le dossier de prévoyance maintenant : liguecancer.ch/dossier-de-prevoyance
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Photo: Sophie Frei
Texte: Nicole Müller
InfoCancer au quotidien
Traitement hormonal substitutif : des bénéfices supérieurs aux risques pour bien des femmes
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« Pourquoi le cancer du sein est-il rare chez l’homme ? » Le cancer du sein est hormonodépendant dans plus de 90 % des cas. Les hommes produisant nettement moins d’hormones sexuelles féminines, leur tissu mammaire est moins développé et leurs cellules mammaires sont moins sujettes aux transformations malignes. Les hommes peuvent eux aussi être porteurs de gènes du cancer du sein (comme le gène muté BRCA2) et les transmettre. Environ 7 hommes sur 100 qui présentent cette mutation génétique développent la maladie au cours de leur vie, contre moins de 1 sur 100 en l’absence de cette modification. Comme on pense rarement à un cancer du sein chez l’homme, la maladie est souvent découverte tardivement, ce qui diminue les chances de guérison. Les signes typiques chez l’homme sont un gonflement ou un nodule palpable sous le mamelon, des modifications du mamelon (p. ex. une rétraction ou un écoulement de liquide) et des altérations cutanées telles que rougeurs, rétractions ou épaississements. Pour en savoir plus : liguecancer.ch/cancerdusein-homme
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« Mon traitement contre le cancer du sein est derrière moi, mais rien n’est comme avant. Est-ce normal ? » Pendant le traitement, les rendez-vous médicaux ont rythmé votre quotidien. Le retour à la vie de tous les jours soulève des questions, des peurs et des incertitudes. Peut-être souffrez-vous de
fatigue, de problèmes de concentration ou des conséquences physiques du traitement, ou peut-être avez-vous remarqué des changements dans vos relations, vos priorités ou votre perception corporelle. Souvent, la peur d’une récidive est bien présente. Il faut du temps pour intégrer les changements et retrouver confiance en son corps. Une possibilité serait de chercher une ou deux activités qui vous font du bien. Votre ligue cantonale contre le cancer est là pour vous épauler : liguecancer.ch/region
3 « Je prends un traitement hormo-
nal substitutif contre les troubles de la ménopause. Cela augmente-t-il mon risque de cancer du sein ? » Le traitement hormonal substitutif (THS) aide à soulager les troubles liés à la périménopause. Il augmente toutefois légèrement le risque de cancer du sein et de l’ovaire, comme le montrent différentes études. 1000 femmes âgées de 50 à 64 ans ont été suivies sur une période de 8 ans. Sans THS, 19 ont développé un cancer du sein ; avec THS, 5 de plus. Le risque augmente également avec la durée du traitement et l’âge. Il diminue à nouveau après l’arrêt du traitement. Pour de nombreuses femmes, les bénéfices sont toutefois supérieurs aux risques. Discutez-en avec votre gynécologue.
Photo: Christoph Sidler
Petite sélection de questions d’actualité posées à l’équipe d’InfoCancer
Des questions sur le cancer du sein ou sur d’autres cancers ? L’équipe d’InfoCancer y répondra ou vous aiguillera vers un service spécialisé.
InfoCancer Avez-vous des questions au sujet du cancer ? Avez-vous besoin de parler de vos peurs ou de vos expériences ? Nous vous aidons.
Appel gratuit 0800 11 88 11
Courriel helpline@liguecancer.ch WhatsApp +41 31 38 99 241 Chat liguecancer.ch/chat
Plus d’informations : liguecancer.ch/ths
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Photo : istockphoto.com
Recherche
Partager ce fardeau : parler ouvertement du diagnostic peut être un soulagement.
« Les mots peuvent apporter un réconfort »
Un diagnostic de cancer bouleverse l’existence. Une bonne communication est essentielle pour les malades et leurs proches. Interview: Danica Gröhlich
Dr Becker, pourquoi la communication est-elle aussi importante en oncologie ? Christoph Becker : Le diagnostic bouleverse l’existence du jour au lendemain. Les personnes concernées se souviennent longtemps des discussions avec les médecins. Une bonne communication n’efface pas la maladie, mais elle aide à comprendre la situation, à
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atténuer les peurs et à prendre des décisions ensemble. Dans les moments difficiles, le sentiment d’être pris au sérieux et bien accompagné peut changer bien des choses. Je suis fasciné de voir l’impact que nos mots et notre écoute ont sur le ressenti des malades et de leurs proches. C’est pourquoi j’aimerais encore améliorer la communication en oncologie.
Recherche
« Grâce à vos dons, je peux réaliser votre projet. Merci du fond du cœur ! » Dr Christoph Becker, chef de clinique Département de communication médicale /psychosomatique Hôpital universitaire de Bâle
Photo : m. à d.
Le projet en bref Le cancer soulève une foule de questions. Dans le projet de recherche soutenu par la Ligue suisse contre le cancer, le Dr Christoph Becker et son équipe analysent les informations que souhaitent les personnes concernées, la façon dont celles-ci comprennent leur maladie et l’impact de ce savoir sur leur bien-être. Pour ce faire, des entretiens téléphoniques sont menés à deux reprises, soit peu après le diagnostic et quelques mois plus tard. Les résultats sont directement intégrés dans la formation de base et la formation continue des médecins. Autres projets de recherche : liguecancer.ch/recherche
Bon à savoir En collaboration avec la Ligue suisse contre le cancer, le département de communication médicale de l’Hôpital universitaire de Bâle réalise aujourd’hui déjà des entraînements à la communication. Ceux-ci font partie intégrante de la formation de médecin spécialiste en hémato-oncologie.
Comment parler du cancer, un thème qui reste tabou pour beaucoup ? L’essentiel, c’est d’être ouvert et sincère, en s’adaptant aux besoins de son vis-àvis. Certains souhaitent en savoir le plus possible, d’autres préfèrent avancer pas à pas. Il vaut la peine de poser des questions : que sait déjà la personne ? Qu’aimerait-elle savoir pour l’instant ? Il est aussi important de laisser une place aux émotions et de les aborder, qu’il s’agisse de la peur, de la tristesse ou de l’espoir. Qu’est-ce qui est utile lors d’un rendez-vous médical ? Bien des patientes et patients trouvent utile de mettre leurs questions par écrit avant le rendez-vous. Les médecins, de leur côté, devraient donner des explications intelligibles par petites portions, en vérifiant régulièrement que tout est compris. Après un diagnostic, seule une fraction de la discussion reste en mémoire. Poser des questions est permis à tout moment. Est-il judicieux que la famille ou l’entourage participe aux entretiens importants ? Oui, si la personne concernée le souhaite. Sous l’effet du stress, on oublie beaucoup de choses. Une personne de confiance peut donner de l’assurance, écouter, poser des questions et mémoriser les informations clés.
Comment parler du diagnostic à l’entourage ? Chacun, chacune aborde le diagnostic autrement. Certaines personnes cherchent immédiatement le dialogue, d’autres ont d’abord besoin de temps pour elles. Il n’y a pas de solution juste ou fausse. Mais une discussion ouverte peut grandement faciliter les choses : quand on sait ce qui se passe, on peut mieux comprendre, soutenir et accompagner. Comment expliquer aux enfants que maman, papa ou un proche a un cancer ? Les enfants remarquent vite que quelque chose ne va pas. Nous conseillons de leur parler ouvertement, avec des mots adaptés à leur âge. Cela instaure la confiance et les aide à comprendre la situation. Il est important d’être sincère et de laisser de la place pour les questions, mais aussi de dire « Nous ne le savons pas pour l’instant. » Quand est-il judicieux d’emmener les enfants aux entretiens médicaux ? Cela dépend de la situation. L’âge, les besoins de l’enfant et la teneur de la discussion sont déterminants. Les médecins sont de plus en plus formés à ce genre d’entretiens ; au besoin, des spécialistes – un ou une psycho-oncologue, p. ex. – peuvent venir en appui. Dans les moments difficiles, des mots exprimés avec tact peuvent apporter un réconfort. •
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Vivre avec et après un cancer
Un foyer accueillant : Nadja vit avec sa famille dans la vallée de St. Margrethenberg (SG).
Detlef, le trouble-fête
Avec sa famille, Nadja vit là où d’autres font de la randonnée. Dans la ferme de montagne, l’animation ne manque pas avec les quatre enfants, les chèvres, les chiens et les chats. Mais depuis cinq ans, Detlef – le cancer du sein de Nadja – joue les trouble-fête. Texte : Pia Schüpbach, Photos : Sarah Maurer
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Trois mamans, un cancer et une vidéo Nadja est l’une des trois protagonistes du film de 60 secondes de la Ligue contre le cancer qui sera diffusé dès la mi-septembre et en octobre – mois du cancer du sein – au cinéma, à la télévision et sur les canaux de la Ligue contre le cancer. « C’est bien que le film montre ce qu’un diagnostic de cancer du sein signifie. Je trouve pénible de toujours devoir me justifier à cause de ma fatigue », avoue-t-elle. liguecancer.ch/cancer-et-maman
Nadja, 46 ans, traverse des hauts et des bas depuis cinq ans. Beaucoup de vie, de rires et de temps en famille. Mais par moments, le cancer s’en mêle – Detlef, comme l’appellent les Gort. « Nous voulions un nom un peu ridicule qui nous fasse rigoler et, bien sûr, que personne ne porte parmi nos connaissances. » Lors de notre visite, le rendez-vous à l’hôpital n’a pas encore eu lieu. « C’est pour ça que je suis nerveuse aujourd’hui, ce n’est pas seulement à cause du shooting », dit-elle. Un peu de travers, un peu malmenée par les intempéries et pleine de charme : la maison en bardeaux dans la haute vallée de St. Margrethenberg (SG) est accueillante. Sous les fenêtres, des fleurs de toutes les formes et couleurs ; derrière, un enfant, le nez collé à la vitre. À côté de l’entrée, un banc turquoise. Le banc de Nadja. « Quand je suis fatiguée, je m’assieds là. » Detlef oblige Nadja à faire plus de pauses qu’elle ne le souhaiterait. Pourtant, elle n’a pas l’air d’une femme qui a besoin de beaucoup de pauses. Elle rit aux éclats, a les mouvements et le pas vifs. Avec quatre enfants âgés de 6 à 15 ans, pas le temps de s’ennuyer : Alessia, Adriana, Leano et Anna mettent de l’animation. Sans parler des animaux : trois chèvres naines, quatre chiens, cinq chats dans la maison et encore plus dans l’étable, quatre hamsters et le bétail sous contrat qui reste à la ferme quand il n’est pas à l’alpage durant l’estive. Pendant le récit de Najda, Jimmy, le bichon maltais, se faufile entre nos jambes. « Tout doux, Jimmely », fait-elle en riant et en prenant la petite chienne Moana sur les genoux. Aussi engagée que possible Comme si le travail à la ferme ne suffisait pas, Nadja s’engage dans le cadre du
Passeport vacances de la région de Sargans ou de fêtes locales. « Je veux montrer aux enfants qu’on peut aussi aider gratuitement. Sans ce bénévolat, de nombreuses manifestations tomberaient à l’eau. » Souvent, elle emmène sa fille aînée Alessia avec elle. Lors de ces activités, elle parle ouvertement des répercussions de sa maladie et réclame des pauses. « Ma fatigue me met parfois en rage. Avant, j’avais tellement d’énergie. Cela me manque. »
Vivre avec et après un cancer
Le SMS nous parvient deux jours après la séance photo : « Ha kei Metas. » – pas de métastases. Bonheur sans nuage aujourd’hui, remue-ménage lors du shooting pour la campagne de la Ligue contre le cancer. Entre deux, la peur : un examen d’imagerie est programmé à l’hôpital pour voir si le cancer de Nadja est sous contrôle. Pas de métastases, tout va bien.
Derrière la maison, c’est le paradis. Le regard se pose sur le Falknis et le Glegghorn. Leano est affalé sur une balançoire, sur l’autre, Adriana s’envole. Anna fait coucou à la fenêtre de la maisonnette de sorcière et Alessia coupe de la tresse. Les chèvres naines Luna, Willi et Maja broutent à quelques mètres de là. Moins de patience À cause de Detlef, Nadja avale un tas de médicaments, est ménopausée et doit faire des contrôles réguliers, ce qui angoisse avant tout son mari Christian et sa fille aînée, car Nadja est une patiente à haut risque. Son cancer, très agressif, progresse rapidement. « Quand j’ai reçu le diagnostic, j’avais peur de mourir de mon cancer du sein. À présent, j’ai peur que le cancer revienne. » D’où son soulagement après la bonne nouvelle en provenance de l’hôpital. En parallèle, Nadja place ses espoirs dans la recherche et participe à une étude sur un nouveau médicament. Son tatouage sur le bras est clair : « No time to die ! » Les plus jeunes enfants s’inquiètent moins. Pour eux, il est surtout important de savoir que « maman va rentrer après les contrôles ». Mais Detlef reste présent pour eux aussi. Ils ont vu leur maman perdre ses cheveux durant la chimiothérapie et ils ont compris qu’elle avait besoin d’une sieste presque tous les après-midi. « Detlef est nul ! », maugrée Adriana, 10 ans. Nadja ne peut qu’acquiescer. « Il me vole un temps précieux avec mes enfants. Je voyais ma vie de maman autrement. Et puis, j’ai moins de patience qu’avant, cela me désole. »
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Les trois chèvres naines occupent Anna, Leano et Nadja.
Photo : m. à d.
Vivre avec et après un cancer
La chimiothérapie lui a fait perdre ses forces et ses cheveux.
et peint quand elle en a l’énergie. Elle peinture pour se ressourcer « Avant, La À l’intérieur, des vêtements s’entassent dessine des cartes pour sa boutique, la table de la cuisine. Nadja s’excuse « Nadjas Bergstatt ». Elle en choisit j’avais tellement sur pour la montagne de linge. « Je n’ai pas quelques-unes qu’elle offre à l’équipe d’énergie. Cela réussi à tout finir. » Tous les quinze du shooting. elle peut compter sur une aideme manque. » jours, ménagère. Elle monte à l’étage et revient Avant d’habiter dans la vallée, Nadja traavec une pile de boîtes si haute qu’elle arrive tout juste à la porter. Chacune contient des cartes postales dessinées avec amour, beaucoup avec des motifs d’oiseaux ou de papillons. La peinture l’aide à se ressourcer. Des taches de couleur et des traces de peinture ornent la table en bois. « Ça ne me gêne pas qu’on voie que j’aime être créative », ditelle. À Sargans, elle suit une art-thérapie
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vaillait dans un bureau à Saint-Gall. Elle a emménagé à la campagne pour suivre son mari. Parfois, la ville lui manque. Mais cela passe vite quand elle contemple son petit paradis et que les animaux viennent se frotter contre ses jambes.
Vivre avec et après un cancer
Le bichon maltais Jimmy veut aussi être sur la photo avec Adriana (à g.), Nadja et Anna.
Comment accompagner les enfants ?
Le cancer d’un parent laisse souvent peu de temps et d’énergie pour la famille. La brochure « Quand le cancer touche les parents » aide les mères et pères concernés et autres personnes de référence à gérer les changements. Elle propose des stratégies pour faire face et des conseils pour aborder le sujet avec les enfants. Elle met en lumière ce que l’enfant ressent, ce dont il a besoin et comment le soutenir. liguecancer.ch/enfants
Ensemble dans les moments difficiles Christian travaille à 90 % dans une fiduciaire et s’occupe des animaux à la ferme. Pendant le traitement aigu de Nadja, il a atteint ses limites. La peur pour sa femme et les tâches supplémentaires l’ont éprouvé. « Si Detlef nous a appris quelque chose, c’est de faire autant que possible ce qu’on aime et de ne rien remettre à plus tard. » Aujourd’hui, Nadja et Christian apprécient encore davantage les moments qu’ils passent ensemble.
« Je voyais ma vie de maman autrement. »
L’équipe du shooting remballe son matériel. Près de l’entrée, sur le meuble fabriqué par Nadja, Lila somnole. C’est un chat tellement vieux que personne ne connaît son âge exact. À quelques pas de là, le banc appelle Nadja. Elle s’assied, ferme les yeux et appuie sa tête contre le mur de la maison. Fin du remue-ménage pour aujourd’hui : la dernière photo est dans la boîte. •
Des offres pour les papas, les mamans et les enfants L’aide apportée à Nadja par la Ligue contre le cancer ne s’est pas limitée au traitement médical. Elle a aussi inclus des conseils pour les questions administratives et des offres telles que le café-cancer régional ou le programme destiné aux survivants du cancer en Suisse orientale. Les enfants de Nadja ont également pu profiter du camp d’hiver à Laax. Toutes ces offres ont été rendues possibles uniquement grâce à nos donatrices et donateurs. Merci infiniment !
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On en parle
Abaisser l’âge du dépistage ? En Suisse, le dépistage systématique du cancer du côlon et du cancer du sein est recommandé à partir de 50 ans. Cette limite d’âge fait débat. Texte : Stefanie de Borba
Photo : Pinkcube/Credo GmbH/Sina Minor
En Suisse comme dans le monde, de plus en plus de personnes développent un cancer du côlon avant 50 ans, et le nombre de femmes touchées par le cancer du sein avant cet âge-là est lui aussi en hausse. Malgré des recherches intensives, on ignore encore la cause exacte de cette augmentation. En chiffres absolus, les cas restent cependant limités chez les moins de 50 ans dans notre pays. Alors, faut-il abaisser l’âge du dépistage ? La question fait débat.
« Le PINK CUBE a de beaux succès politiques à son actif » Interview avec Bettina Balmer, députée au Conseil national et chirurgienne pédiatrique
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Bénéfices et limites du dépistage A priori, commencer le dépistage plus tôt semble logique : une maladie décelée précocement se soigne mieux. C’est ce que réclament plusieurs sociétés médicales. Pour le cancer du sein, les spécialistes proposent un dépistage systématique à partir de 45 ans. Mais les données disponibles sont insuffisantes pour dire si les bénéfices d’un dépistage plus précoce l’emportent sur les risques dans la population générale. En effet, indépendamment de son coût, chaque examen peut avoir des inconvénients, comme des investigations complémentaires inutiles ou un stress lié à un résultat suspect. C’est pourquoi la plupart des pays européens recommandent de maintenir la limite inférieure à 50 ans. La Ligue contre le cancer se concentre elle aussi sur l’accès à des programmes de dépistage sans franchise et avec contrôle de la qualité pour toutes les personnes de 50 à 74 ans, car c’est dans cette tranche d’âge que les bénéfices du dépistage systématique des cancers du sein et du côlon sont les mieux démontrés. Actuellement, seuls 18 cantons ont mis en place de tels programmes pour le cancer du sein et 15 pour le cancer du côlon.
Bettina Balmer, en tant que conseillère nationale, vous vous engagez pour le dépistage du cancer du sein. Pourquoi ? Bettina Balmer : Le dépistage du cancer du sein fait une différence pour le pronostic, des études médicales le montrent. Les programmes de dépistage sont judicieux et doivent faire partie du Plan national contre le cancer. Pourquoi vous mobilisez-vous pour le PINK CUBE ? Le message du Pink Cube est simple : Test your breast! Le cube permet de sensibiliser le public et invite à prendre sa santé mammaire en main. Grâce à lui, nous avons pu soutenir des interventions politiques en vue de l’introduction de programmes de dépistage dans plusieurs cantons. Quelles sont les mesures prioritaires selon vous ? Il est essentiel de combler les lacunes dans tous les cantons : l’accès aux programmes de dépistage ne doit pas dépendre du lieu de domicile ; il devrait aller de soi dans toute la Suisse. (stb)
On en parle Photo : shuttertsock.com
Photo : Pinkcube Keystone/Walter Bieri
Que ce soit pour le cancer du côlon ou le cancer du sein, le dépistage systématique peut sauver des vies.
Par ailleurs, il convient de prendre davantage au sérieux les signaux d’alarme tels que la présence de sang dans les selles, des maux de ventre persistants, un nodule dans le sein ou des modifications inhabituelles. Les personnes jeunes minimisent souvent trop longtemps le danger, ce qui retarde le diagnostic. Le cancer est alors décelé à un stade déjà avancé. Les personnes qui observent des troubles devraient consulter leur médecin, quel que soit leur âge. La Ligue contre le cancer suit les recherches sur l’âge du dépistage et soutient des projets dans ce domaine. Dès que les données seront plus concluantes, elle s’engagera pour que l’âge soit adapté, comme pour le dépistage du cancer du côlon : l’an dernier, elle a déposé avec d’autres organisations une requête auprès des autorités compétentes pour que la limite d’âge supérieure soit relevée de 69 à 74 ans. Depuis, l’examen est pris en charge par l’assurance de base jusqu’à 75 ans et est libéré de la franchise lorsqu’il est effectué dans le cadre d’un programme. •
Photo : Pinkcube/Credo GmbH/Sina Minor
Risques et symptômes déterminants Les programmes de dépistage s’adressent à des personnes asymptomatiques en bonne santé. Les personnes à risque – p. ex. en raison d’une accumulation de cancers du sein ou du côlon dans leur famille – devraient planifier le dépistage individuellement avec leur médecin. Pour elles, les examens commencent souvent plus tôt et se font avec d’autres méthodes.
De gauche à droite : Mirjam Lämmle, Ligue suisse contre le cancer ; Christina Christen, Europa Donna Suisse ; Bettina Balmer, conseillère nationale ; Susanne Thost, Pink Cube – Test your breast
Pour en savoir plus sur les programmes de dépistage : liguecancer.ch/depistage-politique
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Photo : istockphoto.com
Kaléidoscope
Un legs qui revient cher
Pour qu’un legs soit source de joie, il est utile de se pencher sur les éventuels droits de succession. Texte : Manuela Daboussi
Un testament permet de définir qui recevra certains biens en souvenir : l’appartement de vacances pour la petite-fille, la harpe de concert pour la société de musique locale, la voiture de collection restaurée ensemble pour le neveu. Ces legs peuvent être un réconfort en rappelant les moments passés ensemble. Les personnes qui souhaitent s’assurer que leurs objets personnels seront en bonnes mains après leur décès devraient s’intéresser aux conséquences fiscales. Suivant le canton de domicile et le degré de parenté, les biens de valeur peuvent être soumis à l’impôt sur les successions. Dans certains cas, le ou la légataire devrait même vendre l’objet pour s’acquitter des taxes !
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Vérifiez les montants exonérés de l’impôt et le taux d’imposition dans votre canton. En cas d’impôt élevé, vous devriez préciser dans le testament que celui-ci sera prélevé sur la succession. Ainsi, votre legs restera ce qu’il doit être : un précieux souvenir d’un être cher. Vous trouverez des conseils et des exemples de formulation dans le guide testamentaire de la Ligue suisse contre le cancer. liguecancer.ch/successions
Salon sur la fin de vie Les 29 et 30 octobre, le Centre des expositions de Lucerne accueillera pour la première fois un salon dédié à l’ultime phase de l’existence. Abschied’26 réunira spécialistes, prestataires et personnes intéressées autour de la prévoyance, des soins palliatifs, des obsèques ou de l’accompagnement du deuil. La Ligue contre le cancer participera à l’événement avec un stand et deux conférences. Pour en savoir plus : www.abschied.swiss
Kaléidoscope
Retour au quotidien après un cancer myOncompass vise à aider les personnes avec et après un cancer à planifier leur parcours étape par étape et à retrouver ainsi plus d’assurance au quotidien et une meilleure qualité de vie. L’offre, développée par la Ligue contre le cancer avec des personnes touchées, des spécialistes et des partenaires du domaine de la santé, sera testée jusqu’à la fin 2027. Un premier essai pilote a démarré début août à l’Hôpital cantonal de Winterthour, un deuxième sera lancé en octobre au Tessin. D’autres régions suivront. (spa)
Comment cela fonctionne-t-il ? – Dans l’application, les personnes concernées remplissent un questionnaire sur leur situation actuelle. Les résultats montrent où résident les difficultés et dans quels domaines un soutien serait utile. – Elles décident si elles souhaitent être accompagnées par un ou une coach. – Elles définissent les prochaines étapes avec le ou la coach, qui les aide à naviguer dans le système de santé et à trouver des offres adéquates dans la région. – L’application permet de garder le contrôle de la situation et documente les mesures convenues.
Soins de support : un complément essentiel pour une meilleure qualité de vie Les traitements contre le cancer entraînent de nombreux effets secondaires, dont des manifestations cutanées chez plus de 80 % des patients. Cela peut provoquer inconfort, baisse de l’estime de soi et impacter l’observance. Lara, patiente, témoigne : « À chaque traitement, il y avait des effets secondaires différents. Le plus dur, c’était la chimio : la sécheresse cutanée, la chute des cheveux, plein de démangeaisons, surtout sur le cuir chevelu, la fatigue, les mucites. »
«Il est très important pour nous d’accompagner les gens après le cancer aussi.» Manuel Weber, Spécialiste Cancer Survivor à la Ligue contre le cancer
Pour en savoir plus : myoncompass.ch
C’est pour apaiser ces effets secondaires que les soins de support existent. 80 % des patients confirment que cela les a aidés à mieux faire face. Marie, infirmière en oncologie, explique : « L’estime de soi, c’est ce qui permet d’avancer le plus loin dans les thérapies. Dans cette vague qui emporte une personne qui a le cancer, l’objectif est de pouvoir apporter un petit radeau qui permet de se reposer de temps en temps. Les soins de support, c’est ça : apporter une bulle de bien-être. » Parmi les gestes qui soulagent, les soins de la peau sont cruciaux. La Roche-Posay, partenaire de la Ligue contre le cancer, propose des solutions dermo-cosmétiques pour restaurer la barrière cutanée fragilisée. La marque s’engage aussi dans la prévention du cancer cutané (dépistages gratuits) et soutient la recherche. (PD/anz)
Pour en savoir plus : laroche-posay.ch/fr
Photo : m. à d.
Parallèlement aux traitements médicaux, le cancer peut entraîner des difficultés sur les plans émotionnel, social, financier ou organisationnel. En Suisse, près d’un demi-million de personnes sont ou ont été confrontées à un diagnostic de cancer. Beaucoup se sentent seules face aux conséquences de la maladie. C’est à elles que s’adresse myOncompass, qui propose un accompagnement personnel par un∙e coach en oncologie. L’application dédiée les soutient en outre au quotidien et les aide à garder une vue d’ensemble.
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Jeu-concours
Île grecÎle grecque conque connue pour nue pour sa Vénus sa Vénus
Faire Faire une une sous-soustraction traction
Donner Donner quelque quelque chose chose à faire à faire
Joueuse Joueuse de tennis de tennis suisse suisse (Belinda) (Belinda)
MouMou ElleElle ses a ses commea comme casques casques l’ennui bleus l’ennui bleus
Marin Marin des Mille des Mille Une et et Une Nuits Nuits
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EccléEcclésiastisiastiques ques
Il estIl est douxdoux en en amour amour Bruit Bruit régulier régulier (2m.) (2m.)
Bom-Bombarder barder
ÉrodéÉrodé
Comme Répit Comme le lapin Répitd’écolier le lapin proverd’écolier proverbial (abr.)(abr.) bial
Il fait Il faitl’objet l’objet d’un culte d’un culte
S’accliRendu S’acclimater Rendu opaquemater (s’) opaque (s’)
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Adverbe Adverbe musical musical Morceau Morceau de de glacier glacier
Cavité Cavitétapissée de tapissée de cristaux cristaux
Déesse Déesse grecque grecque du du mariage mariage
Élément radioactif Élément radioactif
La paix, La paix, en russe en russe
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Qui ne doit donc Qui ne doit pas doncse raser pas se raser
Épuisé Épuisé (2m.) (2m.)
bon AuAubon moment moment (fam., (fam., 2m.) 2m.)
Cellule Cellule nernerveuse veuse
Arbre DépasséArbre Dépassé voisindudu voisin en auto en auto bouleau bouleau
Société Société sportive sportive D’un D’un abord Il hausse Il hausse le ton abord rude le ton rude
Rivière Rivière suisse suisse
Home Home médi- Offensé médicalisé Offensé calisé
Mots croisés d’aspect :
1er prix : Papier toilette pour une année*
Bien délimité Bien délimité
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Par carte postale : envoyez la solution avec votre nom et adresse à l’adresse suivante : Ligue suisse contre le cancer, Effingerstrasse 40, case postale, 3001 Berne. Dernier délai d’envoi : le 23 octobre 2026. Bonne chance !
La gagnante de l’édition de
Photo : m. à d.
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En ligne : liguecancer.ch/solution ou par courriel : solution@liguecancer.ch
*Livraison directement à votre domicile.
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3e prix : Papier toilette pour trois mois*
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Participation
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Hakle soutient ce qui compte : la propreté et la prévention Décelé précocement, le cancer du côlon peut être guéri. Mais la gêne empêche souvent de parler des symptômes, des risques et du dépistage, alors qu’aller à la selle est la chose la plus naturelle du monde. En tant que partenaire de la Ligue contre le cancer, Hakle soutient la prévention du cancer du côlon, car la santé intestinale nous concerne tous et le dépistage peut sauver des vies.
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Irlande Irlande poétique poétique
Pierre Pierre très solide très solide
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Roi traRoi tra- de gique gique de ShakesShakespeare peare
De l’ADemérique l’Adu Sud 3mérique 3 du Sud
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Avoir Avoir visiblevisiblement ment chaud chaud
juillet 2026 : Gelgia Cantieni, 7433 Donat Solution : ÉMOTIONS
En tête-à-tête
En 2019, un cancer du sein a bouleversé la vie de Chloé et de sa famille. La Tessinoise en ressent aujourd’hui encore les conséquences physiques et psychiques.
je suis encore là et j’élève mes enfants. C’est l’essentiel. Mon premier réflexe après le diagnostic a été de me dire ‹ Tu dois te battre à présent. › Je me suis effondrée plus tard. Je crois que, pour aller mieux, il faut accueillir la douleur et ne pas la refouler. Ma fille a toujours dit : ‹ Maman est forte. › Le livre L’anno del girasole pallido (L’année du tournesol pâle) a aidé notre famille à parler du cancer et à atténuer un peu la peur des enfants, même s’ils étaient encore trop petits pour vraiment tout comprendre.
Photo : MYGOSH
Depuis le diagnostic, les certitudes ont disparu. J’ai appris qu’en l’espace d’une seconde, tout peut basculer. Grâce à mes enfants, j’ai acquis une grande force, ils sont mon principal moteur. Ce qui m’aide aussi, c’est que, malgré mes problèmes de santé, je suis quelqu’un d’optimiste.
« Je suis encore là, c’est l’essentiel ! » Propos recueillis par Pia Schüpbach
Chloé, 45 ans, est l’une des trois mamans atteintes d’un cancer dans la vidéo de la Ligue contre le cancer. Elle essaie d’être là pour ses enfants tout en prenant soin d’elle-même.
La maladie a laissé des traces dans ma famille. Le père de mes enfants ne se sentait plus en mesure de m’accompagner dans tous mes hauts et mes bas. Mon entourage a donc été d’autant plus important pour moi. Les marques d’affection et les nombreux appels m’ont montré que je ne suis pas seule. Micaela, l’assistante sociale de la Ligue contre le cancer, m’a aussi beaucoup soutenue ; c’est mon ange. Elle m’a aidée et m’aide encore sur le plan émotionnel et pour les questions administratives. Je pense souvent aux deux autres mamans qui apparaissent dans la vidéo de campagne de la Ligue contre le cancer. Même si notre histoire avec le cancer du sein est différente, nous sommes liées. Je souhaite le meilleur à Nadja et Céline et à leurs familles. » liguecancer.ch/cancer-et-maman
Autres témoignages : liguecancer.ch/story
« Je n’aurais jamais imaginé que j’aurais un cancer et que je devrais affronter tant d’épreuves : une intervention chirurgicale dans le lobe supérieur du poumon après un pneumothorax, deux côtes cassées consécutives à une pneumonie accompagnée d’une forte toux et d’autres problèmes de santé. Mais
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Le cancer du sein touche plus de 100 000 femmes en Suisse. Parmi elles, beaucoup sont mères, comme Nadja. Faites la connaissance de Nadja : liguecancer.ch/cancer-et-maman