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Aspect, édition juillet 2026

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TOURBILLON D’ÉMOTIONS

CONSEIL

Des émotions sans filtre

RECHERCHE

Le rôle des émotions dans les décisions

MÈRE ET FILLE

Entre aide et lâcher-prise

Offre conseil et soutien –

La Ligue contre le cancer de votre région

La Ligue contre le cancer vise à réduire le nombre de cancers et à améliorer la qualité de vie des personnes touchées. 18 ligues cantonales et régionales contre le cancer conseillent et soutiennent dans plus de 70 lieux en Suisse.

1 Krebsliga Aargau

Telefon 062 834 75 75 krebsliga-aargau.ch

2 Krebsliga beider Basel

Telefon 061 319 99 88 klbb.ch

3 Ligue bernoise contre le cancer

Téléphone 031 313 24 24 berne.liguecancer.ch

4 Ligue fribourgeoise contre le cancer

Téléphone 026 426 02 90 liguecancer-fr.ch

5 Ligue genevoise contre le cancer

Téléphone 022 322 13 33 lgc.ch

6 Krebsliga Graubünden

Telefon 081 300 50 90 krebsliga-gr.ch

7 Ligue jurassienne contre le cancer

Téléphone 032 422 20 30 liguecancer-ju.ch

8 Ligue neuchâteloise contre le cancer

Téléphone 032 886 85 90 liguecancer-ne.ch

9 Krebsliga Ostschweiz

SG, AR, AI, GL

Telefon 071 242 70 00 krebsliga-ostschweiz.ch

10 Krebsliga Schaffhausen

Telefon 052 741 45 45 krebsliga-sh.ch

11 Krebsliga Solothurn

Telefon 032 628 68 10 krebsliga-so.ch

12 Krebsliga Thurgau

Telefon 071 626 70 00 krebsliga-thurgau.ch

13 Lega cancro Ticino

Telefono 091 820 64 20 legacancro-ti.ch

14 Ligue vaudoise contre le cancer

Téléphone 021 623 11 11 lvc.ch

Nous sommes toujours là pour vous !

15 Ligue valaisanne contre le cancer

Téléphone 027 322 99 74 lvcc.ch

16 Krebsliga Zentralschweiz LU, OW, NW, SZ, UR, ZG

Telefon 041 210 25 50 krebsliga.info

17 Krebsliga Zürich

Telefon 044 388 55 00 krebsligazuerich.ch

18 Krebshilfe Liechtenstein

Telefon 00423 233 18 45 krebshilfe.li

Votre don en bonnes mains.

Impressum Éditrice : Ligue suisse contre le cancer, case postale, 3001 Berne, téléphone 031 389 94 84, aspect@liguecancer.ch, liguecancer.ch/aspect, IBAN : CH 95 0900 0000 3000 4843 9–Rédactrice en cheffe : Danica Gröhlich (dag) – Rédaction : Philipp Blume (phb) Eveline Bossart (evb), Pia Schüpbach (spa), Anja Zbinden (anz) – Mise en page : Binkert Partnerinnen AG –Coordination : Sara Wasem – Impression : Merkur Zeitungsdruck AG, Langenthal (BE) – Édition : 3/26, juillet 2026, paraît quatre fois par an. Bulletin d’information pour les donatrices et donateurs de la Ligue suisse contre le cancer.

Quand les émotions montrent le chemin

Chère lectrice, cher lecteur,

Un cancer entraîne des changements, sur le plan physique, bien sûr, mais aussi intérieur. Des émotions comme la peur, la colère ou l’espoir peuvent surgir en même temps ou successivement sans crier gare. La maladie remet en question bien des choses qui semblaient évidentes. Ces moments révèlent combien les émotions et les décisions sont intimement liées. Pourquoi moi ? Qu’est-ce qui est bon pour moi à présent ? Quel chemin aimerais-je emprunter ?

Dans un projet soutenu par la Ligue suisse contre le cancer (page 8), une chercheuse s’intéresse précisément à la façon dont les émotions influencent directement nos décisions, aussi en matière de prévention du cancer.

Dans ce numéro, des malades et des proches racontent leurs expériences personnelles. Dans notre article de couverture (page 10), Mara évoque le moment où, après un diagnostic de lymphome de Hodgkin, la peur a fait place à la colère, et la décision qu’elle a alors prise. Sara (page 19) décrit elle aussi ouvertement comment elle accompagne sa mère, Verena, atteinte d’une tumeur cérébrale incurable. Comment gère-t-elle le fait que celle-ci a déjà organisé ses propres funérailles ?

Ces histoires le montrent : toutes les émotions sont permises. Des émotions qu’il convient d’accepter, d’accueillir, le cas échéant en cherchant un soutien. Nous accompagnons les personnes atteintes de cancer et leurs proches dans toutes les phases de la maladie, en les écoutant, en les informant et en les conseillant.

Avec votre soutien, nous pouvons continuer à leur offrir un espace sûr où toutes les émotions peuvent s’exprimer. Du fond du cœur, merci !

Cordialement,

Sommaire

Courir au lieu de potasser : Elio et Silas, un cœur pour les malades. À la

Tristesse, colère, incertitude : à Infocancer, toutes les émotions ont leur place.

Prévention du cancer : comment les émotions influencent nos décisions.

Vivre avec et après un cancer 10

Un tourbillon d’émotions : la rage de Mara après un lymphome de Hodgkin.

Code européen contre le cancer : l’engagement de la Ligue contre le cancer.

Un testament pour perpétuer son engagement.

Gagnez des vacances au See & Park Hotel Feldbach d’une valeur de 999 francs ! En tête-à-tête

Tumeur cérébrale incurable :

Sara épaule sa maman Verena.

Écrivez-nous : aspect@liguecancer.ch

Retrouvez-nous sur les médias sociaux :

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Les pairs de la Ligue associés à la sélection

Le prix Robert Wenner a été marqué par une nouveauté en 2026 : pour la première fois, des malades et des proches ont participé directement à

Le chiffre

76 000 heures de conseil

C’est le nombre d’heures de conseil effectuées par les spécialistes des ligues cantonales et régionales contre le cancer l’an dernier, soit 76 000 heures d’écoute, de présence et d’empathie.

Au total, 13 000 malades et proches ont été pris en charge avec leurs questions, leurs soucis et leurs peurs.

la sélection. 13 membres de la plateforme de pairs de la Ligue contre le cancer ont contribué à l’évaluation des finalistes – une innovation qui

montre l’importance que la Ligue attache à la prise en compte des besoins des malades dans le cadre de la recherche.

Le prix a été décerné à deux jeunes chercheuses romandes : Michal BassaniSternberg (Université de Lausanne / CHUV) et Camilla Jandus (Université de Genève). Toutes deux ont été récompensées pour leurs travaux dans le domaine de l’immunothérapie, un domaine qui exploite les défenses naturelles de l’organisme pour combattre le cancer de manière ciblée. Les deux lauréates reçoivent 50 000 francs chacune pour leur projet en cours. Toutes nos félicitations ! (spa)

Informations complémentaires sur le prix et les lauréat∙e∙s précédent∙e∙s : liguecancer.ch/rwp

Sport et collecte de fonds

Participate : nouveau lien avec Strava

Depuis avril 2026, l’engagement sportif est encore plus visible : les personnes qui, sur notre plateforme de dons Participate, associent événement sportif et collecte de fonds personnelle peuvent directement intégrer leurs activités sur Strava. La populaire application d’activité physique qui met en réseau les sportifs permet d’enregistrer les entraînements, de les évaluer et de les partager avec d’autres. Avec le nouveau lien, les

courses, sorties à vélo ou randonnées apparaissent automatiquement dans la collecte de dons, sans démarche supplémentaire. Dans l’application Strava, il suffit d’activer l’autorisation pour « Participate LSC Koalect » sous « Mes applis ». Les performances sportives sont aussitôt transférées et mettent en lumière l’engagement pour la bonne cause. (phb) liguecancer.ch/participate

Les lauréates : les professeures Michal Bassani-Sternberg (à g.) et Camilla Jandus

Course caritative

Courir au lieu de potasser

Grands sportifs, Elio Schneider, 16 ans, et Silas Frei, 15 ans, ont aussi du cœur.

C’est ce qu’ils ont montré dans le cadre de leur projet de fin de scolarité : en quatre étapes, les deux écoliers ont couru de Genève à Soleure en récoltant des dons pour la Ligue contre le cancer. « Le cancer touche énormément de gens. Nous tenions à ne pas faire quelque chose uniquement pour nous, mais aussi pour des personnes qui n’en ont peut-être pas la possibilité. » Résultat : 180 kilomètres et près de 6000 francs récoltés. L’étape de Rolle à Yverdon-lesBains est celle qui les a le plus fait transpirer. « Ce tronçon nous a paru interminable, c’était dur mentalement, surtout avec la chaleur », commente Silas. À l’inverse, ils ont apprécié l’arrivée à Neuchâtel : « Nous sommes tombés par hasard sur une foule d’autres coureurs et coureuses. Nos parents étaient là et le temps était idéal. Cela nous a énormément motivés pour les

étapes restantes jusqu’à Soleure. » Félicitations pour cette superbe performance et un immense merci pour les dons ! (spa)

Séance photos

Coup d’œil en coulisses :

La citation

« Parfois, me lever n’est possible qu’avec de l’aide. »

Arjelynne, 28 ans, incarne le thème « Cancer et fatigue » dans la campagne de la Ligue contre le cancer. Si la Genevoise va mieux, son cancer du sein a laissé des traces. Après les nombreuses thérapies, elle a dû apprendre à gérer la fatigue, la peur et les changements. « Aujourd’hui, je reconstruis ma vie avec plus de lucidité », dit-elle.

liguecancer.ch/awareness

Mara et sa chienne Poppy devant la caméra du photographe Gaëtan Bally pour la photo de couverture.
Elio (à g.) et Silas, deux sportifs accomplis au grand cœur.
« Ici, toutes les émotions peuvent s’exprimer sans filtre »

Tristesse, colère, incertitude : à InfoCancer, toutes les émotions ont leur place. Souvent, l’écoute est plus importante que les conseils. Les explications de Katja Streiff, membre de l’équipe.

Propos recueillis par Pia Schüpbach

Katja, dans ton travail, tu es souvent confrontée à de violentes émotions. Quel effet cela a-t-il sur toi ?

Katja Streiff : Jour après jour, j’espère qu’à travers notre travail, nous arrivons à créer un espace où ces émotions trouvent leur place. Je ne peux pas changer la situation de mon vis-à-vis, mais je peux lui offrir une oreille attentive et lui montrer des stratégies possibles. Cela me donne de la force pour mon travail.

Quelles émotions rencontres-tu le plus souvent chez les malades et les proches ?

La tristesse, la peur, l’incertitude quant à la suite, la perte de confiance en son corps et le sentiment d’une perte de contrôle. La tristesse à l’idée que la vie ne sera plus comme avant et la question « Pourquoi moi ? ». Il y a aussi la peur de l’avenir et celle que le cancer revienne après le traitement. Ces émotions sont les mêmes chez de nombreuses personnes, mais la façon de les gérer diffère de l’une à l’autre. Les stratégies déjà en place, l’environnement social et les conditions de vie influencent l’attitude face à la situation.

Y a-t-il des émotions qui sont souvent sous-estimées ?

La colère, la culpabilité et le désarroi sont souvent sousestimés ou refoulés. Pourtant, il faut que ces émotions puissent s’exprimer. Chez les proches, les sentiments personnels et le désarroi sont généralement relégués à l’arrière-plan.

Comment gères-tu des émotions très fortes comme le désespoir ou la colère ?

Ces émotions peuvent et doivent trouver une place. C’est une réaction humaine et compréhensible. Dans ce cas, je ne donne pas de conseils, j’écoute. Je crée un espace pour que les émotions puissent pour une fois s’exprimer sans filtre.

Comment les malades et les proches arrivent-ils à réfléchir clairement et à prendre des décisions alors que les émotions les submergent ?

Il peut être utile d’avoir quelqu’un à ses côtés pour donner une structure. Dans l’entretien-conseil, j’aborde par exemple les questions possibles à poser au médecin sur la maladie, le traitement et autres. Je conseille de les mettre par écrit pour l’entretien. Cela soulage et permet de ne rien oublier.

Tes conseils pour affronter la charge émotionnelle au quotidien ?

Il est important de parler sincèrement de ses sentiments et d’exprimer ce que l’on ressent. C’est aussi valable pour le vis-à-vis. Des discussions ouvertes apportent de la transparence, ce qui aide à appréhender la situation dans sa globalité.

Que fais-tu pour que les émotions ne te pèsent pas trop ?

Nous abordons les discussions difficiles au sein de l’équipe et nous avons des supervisions régulières. Pour moi, notre travail a énormément de sens. Cela m’aide à gérer la situation. Avoir soi-même une bonne hygiène psychique est important. Je passe par exemple beaucoup de temps en famille ou dans la nature et j’apprécie un bon repas. •

Les sentiments après un diagnostic de cancer sont semblables chez beaucoup de personnes, mais chacun les vit différemment.

« Une faible dose de soleil suffit pour la production de vitamine D »

Petite sélection de questions d’actualité posées à l’équipe d’InfoCancer.

1« Y a-t-il différents types de cancer de la peau ? » Oui. Outre le mélanome, on distingue principalement deux types de cancers cutanés :

• le carcinome basocellulaire

• le carcinome spinocellulaire

Ces cancers sont essentiellement dus au rayonnement UV. Ils touchent généralement les régions les plus exposées au soleil : nez, front, oreilles et cuir chevelu. Ils croissent souvent lentement et, décelés précocement, ils se soignent bien. On classe également les lésions précancéreuses dans cette catégorie. Le cancer de la peau se desquame, saigne ou provoque des douleurs à partir d’une certaine taille seulement. Mais il est généralement visible avant. En présence d’une modification cutanée qui ne disparaît pas, un rendez-vous chez le médecin de famille ou le dermatologue s’impose.

Important : Il ne faut pas confondre les carcinomes basocellulaires et spinocellulaires avec le mélanome. Ils sont plus fréquents que celuici, mais forment rarement des métastases.

Vous trouverez des informations supplémentaires dans notre brochure : liguecancer.ch/info-cancer-de-la-peau

2« Un indice de protection solaire 50+ permet-il encore la production de vitamine D ? » La vitamine D est importante. Une carence peut affaiblir les os et provoquer de la fatigue ou un manque d’énergie. Heureusement, même si on applique une crème solaire avec un indice de protection élevé, le

Quelles que soient les questions qui vous préoccupent, l’équipe d’InfoCancer y répondra ou vous aiguillera vers un service spécialisé.

corps parvient encore à fabriquer de la vitamine D. Aucun produit solaire ne bloque complètement les rayons UV. Une petite partie atteint toujours la peau, et cela suffit souvent. Le corps n’a besoin que d’une faible dose de soleil pour fabriquer de la vitamine D. Un bref séjour en plein air suffit. La crème solaire est donc importante pour se protéger contre les lésions, le vieillissement cutanés et le cancer de la peau.

Plus d’informations sur les produits solaires : liguecancer.ch/creme-solaire

3« Les vitres de voiture et de train protègent-elles du soleil ? »

Les vitres de voiture offrent une bonne protection contre les UVB : toutes les bloquent. Les vitres latérales laissent cependant passer davantage d’UVA. Une protection est donc utile lors de longs trajets, surtout chez les enfants, dont la peau est plus sensible. On peut par exemple opter pour un pare-soleil ou un film teinté. Il existe des films anti-UV transparents pour ne pas altérer le champ de vision du conducteur ou de la conductrice. Les trains modernes offrent une meilleure protection que les voitures : les fenêtres bloquent tous les UVB et presque tous les UVA. La probabilité d’attraper un coup de

soleil est donc très faible. Les peaux très sensibles peuvent néanmoins absorber quelques rayons. Explication : les UVA pénètrent plus profondément dans la peau. Ils provoquent des lésions à long terme, comme le vieillissement cutané, et augmentent le risque de mélanome. Les UVB, plus riches en énergie, causent des dégâts à court terme comme les coups de soleil et sont principalement responsables du bronzage. Ils augmentent aussi le risque de cancer de la peau. Que l’on voyage en voiture ou en train, il vaut la peine d’appliquer de la crème solaire lors de longs trajets.

Vous trouverez de nombreux conseils de protection solaire sur notre site internet : liguecancer.ch/protectionsolaire

InfoCancer

Avez-vous des questions au sujet du cancer ? Avez-vous besoin de parler de vos peurs ou de vos expériences ? Nous vous aidons.

Appel gratuit 0800 11 88 11

Courriel helpline@liguecancer.ch

Chat liguecancer.ch/chat

WhatsApp +41 31 38 99 241

« La peur peut être un moteur ou un frein »

Les émotions influencent directement les décisions, aussi celles qui concernent notre santé. Qu’est-ce que cela signifie pour la prévention du cancer et comment mieux atteindre les groupes cibles ?

Professeure Rubinelli, pourquoi vous intéressez-vous à la prévention du cancer ?

Sara Rubinelli : Dans le cadre de mon travail, je vois souvent le même schéma : les gens reçoivent des recommandations mais ne les mettent pas en pratique. Il est possible de prévenir certains cancers ou de les déceler précocement. Mais ces possibilités ne sont pas toujours utilisées. J’ai voulu savoir pourquoi. Avec le temps, j’ai constaté qu’entre l’information et la décision, il y a un fossé considérable. Que comprennent les gens, qu’entendent-ils ? Cela s’intègre-t-il dans leur vie ? Ont-ils le sentiment de pouvoir agir ? C’est là que se joue la réussite ou l’échec de la prévention.

« Les décisions ne sont pas dictées uniquement par la logique. Nous ne sommes pas des ordinateurs. »
Sara Rubinelli

En savons-nous assez sur la prévention du cancer ?

Nous vivons dans un monde où les informations sur la santé sont pléthoriques. Les recommandations scientifiques côtoient des témoignages personnels, des articles de presse et, parfois, des informations erronées. Il faut enregistrer ces connaissances, mais aussi les trier activement. Cela demande du temps, de l’attention et de la confiance en son jugement personnel. Ce qui compte, c’est moins la quantité de connaissances que les conditions dans lesquelles une véritable compréhension se développe.

« À travers vos dons, vous rendez mes recherches possibles. Du fond du cœur, merci ! »

Sara Rubinelli, professeure en sciences de la santé spécialisée en communication à l’Université de Lucerne

Le projet de Sara Rubinelli est soutenu par la Ligue suisse contre le cancer et la Ligue schaffhousoise.

Autres projets soutenus : liguecancer.ch/la-recherche

La communication joue sans doute aussi un rôle clé dans ce processus

Oui. Que ce soit sur les réseaux sociaux, sur les sites internet ou dans les campagnes, la communication détermine si le savoir va se muer en action. Un langage clair permet d’atteindre une foule de personnes différentes. Parallèlement, la communication devrait aussi aider à mieux trier les informations : qu’est-ce qui est important ?

Qu’est-ce qui est fiable ? Et qu’est-ce que cela signifie pour moi personnellement ?

La population connaît-elle les recommandations en matière de santé ?

Les gens connaissent les recommandations générales, mais cela ne veut pas dire qu’ils effectuent les examens

préventifs. Savoir qu’il y a des examens, ce n’est pas la même chose que comprendre quand ils sont judicieux, pourquoi ils sont importants et comment y accéder.

Pourquoi tant de personnes renoncent-elles aux examens préventifs ?

Pour toutes sortes de raisons. Certaines ont peur du résultat, d’autres sous-estiment leur risque. À cela s’ajoutent des obstacles pratiques tels que manque de temps, processus peu clairs ou accès compliqué. Souvent, on a un mélange de tout cela : on hésite, on repousse et, finalement, on renonce. L’important, c’est de comprendre ces schémas. Les décisions ne sont pas dictées uniquement par la logique. Nous ne sommes pas des ordinateurs.

Quel rôle jouent donc nos émotions ?

Elles ont une influence directe sur les décisions. La peur peut amener à prendre rendez-vous ou produire l’effet l’inverse. La confiance envers les médecins ou les institutions rend les recommandations crédibles, alors que la méfiance pousse souvent à chercher d’autres sources. Ces émotions influencent l’attitude face à la prévention.

La prévention est aussi au cœur de votre projet de recherche actuel.

Oui, nous planifions une étude auprès de 2500 personnes dans toute la Suisse pour mieux comprendre la prévention du cancer sous l’angle de la population : que savent-

elles, que croient-elles, que font-elles ? En complément, nous menons des interviews pour mieux comprendre leurs expériences. Nous nous intéressons également à la façon dont les institutions informent et nous comparons cela avec ce dont les gens ont réellement besoin afin d’identifier les lacunes et de mettre en place des améliorations.

Quel objectif poursuivez-vous ?

Nous voulons améliorer la prévention du cancer au quotidien. En même temps, il est clair que c’est toujours l’individu qui prend les décisions concernant sa santé.

La recherche et les institutions doivent donc le guider avec des informations solides, compréhensibles et honnêtes pour qu’il puisse faire un choix véritablement libre et éclairé.

Un souhait pour l’avenir ?

J’aimerais que la prévention soit plus facile. Que les informations soient plus claires, que les gens sachent à qui s’adresser et qu’ils se sentent soutenus dans leurs décisions. Si nous parvenons à mettre ce cadre en place, davantage de personnes effectueront les examens préventifs à temps et décideront en toute connaissance de cause. •

Informations sur la prévention du cancer : liguecancer.ch/prevention

Les émotions influencent les décisions : la peur peut amener à prendre rendez-vous ou produire l’effet inverse.

Entre colère et gratitude

Une découverte fortuite un dimanche, et tout à coup, plus rien n’est comme avant. À 25 ans, Mara apprend qu’elle a un cancer des ganglions lymphatiques et passe par toutes les émotions : colère, combativité et, aujourd’hui, gratitude.

Elle est jeune, amoureuse… et voilà qu’elle a un cancer. Un dimanche matin de 2018, peu avant Noël, Mara, 25 ans à l’époque, palpe quelque chose sous la douche. Une petite masse sous l’aisselle droite, à la hauteur de la poitrine. « Molle, mobile, comme une mozzarella dans son paquet », raconte-t-elle.

Nous retrouvons la jeune femme de 32 ans dans un parc zurichois où elle promène sa chienne Poppy. Elle a l’air parfaitement détendue. Mais quand elle poursuit son récit, le ton est grave.

Après la douche, elle appelle son compagnon. Il palpe, fronce les sourcils. « Va voir le médecin demain », lui conseille-t-il. Mara balaie sa suggestion : « Ça ne me fait pas mal. »

Le lendemain matin, elle prend quand même rendez-vous. « Ce n’est sûrement rien », dit-elle dans le cabinet, « mais j’ai un drôle de truc là. » Elle s’attend à ce que le médecin sourie ou lève les yeux au ciel. Mais il ne bronche pas. Échographie. Silence. Puis il dit : « Ça m’a tout l’air d’un lymphome de Hodgkin. » D’abord, Mara ne comprend pas. C’est seulement lorsqu’il parle de ponction que le mot qui change tout tombe : cancer. Un choc pour la jeune femme ? Non. « Ma première pensée a été la sui-

« J’ai trouvé cruel que le cancer me prive également de mes cheveux. »

Mara, 32 ans

vante : Dieu merci, je l’ai découvert ! » Dans sa famille, il y a plusieurs cas de cancer du côté maternel. « Je me disais toujours que cela finirait par m’arriver. » La peur vient plus tard. Et avec elle, une tout autre question. Comment l’annoncer à son ami ?

Herbert, l’ennemi

Les jours suivants sont flous. Examens, incertitude. Un appel : chimiothérapie : « J’étais complètement déboussolée », avoue-t-elle. Elle se raccroche à son médecin. « Est-ce que je vais mourir ? », demande-t-elle. « S’il fallait choisir un cancer, alors celui-là », répond-il. Drôle de consolation, mais cela laisse une place à l’espoir. Mara commence à se battre, à sa façon. Elle donne un nom à la tumeur : Herbert. « Le cancer est insaisissable comme une ombre. Il fallait que je sache contre qui je luttais. » Herbert devient vite « Herbie ». Mais cela reste un ennemi. « Nous aurons ta peau », lui dit-elle à voix haute.

Texte : Danica Gröhlich, photos : Gaëtan Bally
La tête rasée : Mara pendant sa chimiothérapie.
Mara avec Poppy en promenade dans le parc.

Elle passe des examens complémentaires. Tous les organes sont contrôlés pour voir si le cancer s’est déjà disséminé. Heureusement, ce n’est pas le cas. Peu avant la chimiothérapie, on lui implante un port-a-cath sur la poitrine pour administrer directement le produit dans la circulation sanguine. « Tout était enflé et me faisait mal. ».

Elle entame la chimiothérapie peu après la Saint-Sylvestre. Elle s’était imaginé le début de l’année autrement. Complications, douleurs, nausées. « La première chimio a été un cauchemar ». Mara reste pourtant pragmatique : « Ce sera dur, mais ça ne durera pas. Et ça se finira bien. »

Elle passe par toutes les émotions. Au début, elle s’apitoie sur elle-même. À 25 ans, elle veut se lancer dans la vie sans être freinée par une tumeur. Une tumeur dont elle ne peut même pas attribuer la responsabilité à quelqu’un. Puis la colère éclate : « Pourquoi moi ? » Question sans réponse. La colère devient son moteur. Puis la peur se transforme en espoir le jour où elle comprend qu’elle va s’en sortir.

Mara caresse affectueusement sa chienne aux yeux vairons, qui ne la lâche pas du regard.

Le lymphome de Hodgkin

Le lymphome de Hodgkin, un cancer rare, touche certains types de lymphocytes, une sorte de globules blancs présents principalement dans le système lymphatique. Dans le langage courant, on parle aussi de cancer des ganglions lymphatiques. Chaque année en Suisse, on recense environ 290 nouveaux cas, ce qui représente moins de 1 % de tous les cancers. Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes. Le lymphome de Hodgkin est l’un des cancers les plus fréquents chez les adolescent·e·s et les jeunes adultes. Il apparaît généralement chez des personnes de 15 à 30 ans et de plus de 55 ans.

Plus d’informations sur les symptômes, le diagnostic et le traitement : liguecancer.ch/hodgkiniens

Sans détour et sans filtre, Mara raconte son histoire.

Un moment cruel Mais deux, trois jours après la deuxième chimio, des touffes entières de cheveux restent accrochées à la brosse. Mara les contemple, incrédule. « J’étais choquée. » Elle tend la brosse à son compagnon. « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » Ses longs cheveux blonds, son signe distinctif –une partie d’elle-même.

« J’ai trouvé ça cruel », dit-elle. « Qu’on m’enlève encore ça ». Elle s’assied par terre dans le couloir. Son ami prend la tondeuse. Mèche après mèche, les cheveux tombent. « Tu es toujours la plus belle », lui dit-il et répète-t-il comme un mantra.

À ce moment, tout se mêle : la tristesse, la colère, l’amour. Et quelque chose de plus fort que tout le reste : un lien puissant. « Sans lui, j’aurais peut-être arrêté la chimio », dit-elle, pensive. « Le cancer était moins douloureux que le traitement et ses effets secondaires. » Cette épreuve les soude. Ils se marient en 2020. Aujourd’hui, ils vivent à Coire avec leurs deux chats et la chienne croisée, adoptée dans un refuge. Ils travaillent tous les deux à Zurich. Mara est directrice du Real Estate Award, une distinction dans le secteur de l’immobilier et de la construction.

Pendant son traitement, elle a appelé le service de conseil InfoCancer. « Tout en discutant, le conseiller m’a envoyé le formulaire pour l’AI, pour qu’une partie du coût élevé de la perruque soit prise en charge. » Perruque qu’elle reçoit deux semaines plus tard. « Cela m’a redonné u n semblant de normalité. »

Un regard neuf sur l’existence

Mara termine son traitement : chimiothérapie et radiothérapie.

Aujourd’hui, elle est considérée comme guérie. Ce qui reste ? La vigilance, mais aussi la gratitude. « Je suis reconnaissante de me réveiller le matin ». Elle a appris à oser davantage, à être plus attentive et à vivre sans attendre. Et elle a décidé de partager ses expériences avec d’autres personnes concernées en tant que pairs à la Ligue contre le cancer. « À l’époque, j’avais tellement de questions qui dépassaient le cadre médical. » Aujourd’hui, elle transmet ce qu’elle aurait elle-même souhaité : des réponses sincères, de la place pour les incertitudes et aussi pour la colère, car la colère fait partie du processus. « Le cancer te met en rage », conclut-elle en prenant congé. « Et c’est tout à fait normal. »

Encore une friandise à la fidèle Poppy et toutes deux retournent au bureau. •

Mara est également l’un des visages de la campagne de la Ligue contre le cancer de cette année.

Pourquoi y participe-t-elle ? « Les photos montrent des personnes réelles avec de vraies émotions, des gens comme vous et moi. Une fois qu’on arrive à mettre un nom sur ses émotions, on peut travailler dessus. D’un côté, le cancer est une sale bête, de l’autre, il est juste ; il ne fait pas de distinction et peut toucher n’importe qui. »

Adopter de saines habitudes

Quatre cancers sur dix pourraient être évités grâce à la prévention. Mais souvent, connaître les mesures à prendre ne suffit pas, car les décisions sont ancrées dans le quotidien et dictées par les habitudes, les émotions et les circonstances.

Tabagisme

Le tabagisme est responsable d’environ 80 % des cancers du poumon. Il augmente également la probabilité de développer un autre type de cancer. Les vapoteuses et le snus ne sont pas non plus sans danger. En s’abstenant de consommer de la nicotine ou en arrêtant, on préserve sa santé. Le corps se régénère déjà après peu de temps :

• Après 24 heures, les poumons commencent à éliminer mucus et résidus de fumée.

• Après 48 heures, le goût et l’odorat s’améliorent.

• Avec le temps, la toux, l’essoufflement et la fatigue diminuent.

• Après 5 à 10 ans, le risque de cancer du poumon est diminué par deux.

Arrêter de fumer en vaut toujours la peine. Le service de conseil stop-tabac vous aide gratuitement à bien négocier ce virage : stop-tabac.ch

Dépistage

Pour quelques types de cancer, il existe des examens de dépistage qui permettent de déceler des modifications avant l’apparition de symptômes. Les chances de guérison sont souvent meilleures et les thérapies moins lourdes si le cancer est décelé à ses débuts. La Ligue contre le cancer recommande les examens de dépistage suivants :

• Cancer du côlon : pour les personnes de 50 à 74 ans

• Cancer du sein : pour les femmes de 50 à 74 ans

• Cancer du col de l’utérus : pour les personnes de 21 à 70 ans Pour les cancers du poumon, de la prostate et de la peau, le dépistage est surtout recommandé aux personnes à risque.

Découvrez les offres qui vous conviennent : liguecancer.ch/depistage

Protection solaire

Le soleil contribue au bien-être, mais les rayons UV peuvent endommager la peau et augmenter le risque de cancer cutané. Des mesures simples permettent de bien se protéger :

• Ombre : rester à l’ombre entre 11 h et 15 h.

• Vêtements : porter un chapeau, des lunettes de soleil et des vêtements adéquats.

• Crème solaire : sur les zones dénudées, appliquer généreusement un produit avec un indice de protection élevé (30 ou plus) qui protège aussi contre les UVA. L’indice UV aide à évaluer l’intensité du soleil. À partir d’un indice 3, il est recommandé de se protéger.

Vérifiez l’indice UV : liguecancer.ch/uv

Régime alimentaire

Une alimentation équilibrée, basée sur la pyramide alimentaire, peut contribuer à diminuer le risque de cancer.

• Fibres alimentaires : les céréales complètes, les légumes et les légumineuses stimulent la digestion et favorisent une flore intestinale saine.

• Fruits et légumes : ils apportent des vitamines, des sels minéraux et d’autres nutriments importants.

• Viande : en grande quantité, la viande rouge et la viande transformée peuvent notamment augmenter le risque de cancer du côlon.

• Alcool : l’alcool augmente le risque de différents cancers. Mieux vaut en boire peu ou y renoncer.

Adoptez une alimentation équilibrée et variée : liguecancer.ch/alimentation

Activité physique

L’activité physique a un impact positif sur la santé physique et psychique. Pratiquée régulièrement, elle peut accroître le bien-être et contribuer à prévenir les maladies cardiovasculaires et les cancers. Chaque mouvement compte ! Il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.

• Des études indiquent qu’une activité physique régulière peut entraîner une baisse du risque de cancer atteignant jusqu’à 24 %.

• Rester moins souvent assis est bénéfique pour la santé.

• De petits changements font déjà une différence.

Évitez de rester assis trop longtemps : liguecancer.ch/activite-physique

« Ne chamboulez pas tout du jour au lendemain. Commencez par une petite chose. »

Eveline Bossart, spécialiste Prévention à la Ligue suisse contre le cancer

L’auto-test en ligne vous permet d’évaluer votre risque personnel de cancer.

Faites le test et changez vos habitudes : liguecancer.ch/self-check

Dans son travail de prévention, la Ligue contre le cancer s’appuie sur le Code européen contre le cancer, un ensemble de 14 recommandations basées sur des données scientifiques pour diminuer le risque de cancer.

En savoir plus : liguecancer.ch/prevention

Enquête Santé et Lifestyle 2025

L’e-cigarette,

principal produit

d’initiation

à la nicotine chez les jeunes

L’enquête annuelle Santé et Lifestyle met en lumière un changement : les jeunes commencent plus souvent à consommer de la nicotine par le biais de la cigarette électronique, surtout dans le groupe des 15 à 17 ans, où la vapoteuse a supplanté la cigarette

classique comme produit d’initiation le plus fréquent. Les arômes sucrés et fruités, appréciés des ados, sont particulièrement problématiques.

Le fait qu’un nombre croissant de personnes consomment plusieurs

Legs

et successions

produits nicotiniques en parallèle – vapoteuse, produits du tabac et sachets de nicotine, p. ex. – est également préoccupant, d’autant plus que rares sont celles qui parviennent à arrêter.

Une régulation stricte s’impose pour mieux protéger les enfants et les jeunes. C’est pourquoi la Ligue contre le cancer s’est engagée pour « Enfants sans tabac » et continuera à s’engager pour des espaces sans fumée et une imposition efficace du tabac. (spa)

Plus d’informations sur la prévention et la consommation de tabac/nicotine : liguecancer.ch/prevention-du-tabac

Un testament pour perpétuer son engagement

« Je suis profondément touchée par la confiance que tant de personnes nous témoignent dans leur testament », déclare Manuela Daboussi, responsable Legs et successions à la Ligue suisse contre le cancer. « Nous mettons tout en œuvre en leur nom pour soutenir les malades et leurs proches ».

Bien des gens ignorent que le travail de la Ligue contre le cancer est essentiellement financé par des dons. Un tiers environ de ce soutien provient de legs et de successions.

Les personnes qui couchent la Ligue sur leur testament font une bonne

action bien au-delà du cercle de leurs proches. Dans ce domaine, il existe différentes possibilités. Un legs permet de transmettre une somme déterminée ou certaines valeurs (appartement de vacances, œuvre d’art, bijoux, avoir sur un compte, etc.). On peut aussi instituer la Ligue contre le cancer héritière ou cohéritière ; elle recevra alors la totalité ou un certain pourcentage de la succession.

Forte d’une longue expérience en matière de successions, la Ligue contre le cancer répondra volontiers à vos questions. (spa)

Vous trouverez des conseils et des exemples de formulation dans le guide testamentaire de la Ligue suisse contre le cancer. liguecancer.ch/successions

Journée du cancer de la peau

Unis pour mieux se protéger du soleil

« Le soleil fait du bien, pour autant qu’on sache se protéger. La sensibilisation est plus importante que jamais, car le cancer de la peau est en hausse. Nous commençons par notre entreprise en intégrant l’expertise de la Ligue suisse contre le cancer dans notre travail pour en faire bénéficier notre clientèle. »

Invitée par Beiersdorf à l’occasion de la Journée du cancer de la peau, la Ligue suisse contre le cancer a informé plus de 70 collaborateurs∙ trices sur les tumeurs cutanées et les mesures de protection solaire. La présentation a suscité un vif intérêt ; les questions ont été nombreuses et les échanges nourris. L’événement a contribué à faire passer les messages préventifs et à clarifier les bons réflexes à adopter face aux rayons UV. (anz)

liguecancer.ch/protectionsolaire

Réseaux sociaux

Une avalanche de « likes »

Jamais une histoire publiée sur les réseaux sociaux n’a déclenché autant de réactions que celle de Jöchi, tirée de l’édition de janvier de notre magazine : 538 « likes » et 44 commentaires pour le post sur Facebook en allemand. « Merci pour cet article –une histoire infiniment triste, mais qui dénote aussi une belle joie de vivre. En pensée avec vous », peut-on lire par exemple. (spa)

liguecancer.ch/joechi

À ne pas manquer

Les ligues cantonales et régionales contre le cancer organisent régulièrement des cours, rencontres, ateliers et événements à l’intention des personnes touchées par le cancer et de leurs proches. Ces offres permettent de marquer une pause, de trouver du soutien et d’échanger. Consultez notre offre, participez et faites le plein d’énergie pour affronter le quotidien. À bientôt !

Vers les cours et manifestations : liguecancer.ch/agenda

Point fort de l’agenda

Nordic walking Neuchâtel

Le Nordic walking est une marche effectuée à l’aide de bâtons, qui renforce toutes les parties du corps. Cette activité peut être adaptée selon votre forme du moment et constitue un exercice cardiovasculaire bienfaisant. Effectué en groupe, ce cours permet d’acquérir les bons gestes de base et de pouvoir ensuite pratiquer selon votre envie.

Date : Le lundi de 18 h à 19 h

Lieu : Neuchâtel, sur le littoral neuchâtelois

Informations supplémentaires : neuchatel.liguecancer.ch

Entraî-

Gagnez

des vacances au See & Park Hotel Feldbach à Steckborn (TG) d’une valeur de 999 francs !

Le prix pour deux personnes comprend :

• un Prosecco de bienvenue

• 3 nuits en chambre double avec vue sur le lac

• le buffet du petit déjeuner tous les jours

• un menu à la carte (3 plats) tous les soirs

• une carte d’hôte de la Suisse orientale par personne pour toute la durée du séjour (plus de 60 activités et excursions sportives et culturelles gratuites)

Le See & Park Hotel Feldbach se dresse sur les rives du lac de Constance. Le restaurant Kuno, qui vient de rouvrir, propose des mets raffinés dans une ambiance décontractée. Le restaurant et les salles de séminaires, de banquets et de mariages se trouvent dans un ancien couvent datant de 1252. La terrasse, située entre les murs en pierre du couvent et le lac, donne sur l’Untersee. Les 36 chambres de l’annexe ont toutes un balcon avec vue sur le lac ou la roseraie. (anz)

hotel-feldbach.ch

Les gagnantes et gagnants de l’édition de mai 2026, solution : AWARENESS

Participation

En ligne : liguecancer.ch/solution – ou par carte postale : envoyez la solution avec votre nom et adresse à l’adresse suivante : Ligue suisse contre le cancer, Effingerstrasse 40, case postale, 3001 Berne – ou par courriel : aspect@liguecancer.ch. Dernier délai d’envoi : le 30 juillet 2026. Bonne chance !

Mots croisés d’aspect :

Sarah Blendermann, Neuchâtel, Romy Burri-Odermatt, Luzern, Annamaria Caladra, Lugano, Christiane Christe, Boncourt, Catherine Dlondin-Dugerdil, Satigny, Eva Gisler-Zweifel, Fuldera, Nicole Hobi, Rüegsauschachen, Fabrice Joliquin, Combremont-le-Grand, Rose-Marie Liardet, Font, Margrit Müller, Davos Platz, Manfred Peverelli, Thun, Marianne Röthlisberger, Spiez, Gustav Schmid, Ehrendingen, Susanne Schönenberger, Wil, Verena Schütz, Schliern b. Köniz, Jean-Pierre Schwab, Loveresse, Marco Spinell, St. Gallen, Rolf Stutz, Felben-Wellhausen, Isabella Sudano, Zürich, Helen Wanderon, Luzern

Cachet de cire Virage à ski
«

J’aimerais

être

à

ses côtés quand elle s’en ira »

Entre soutien et lâcherprise : Sara, 51 ans, accompagne sa mère de 76 ans, atteinte d’une tumeur cérébrale incurable.

Propos recueillis par Pia Schüpbach

«Notre salon donne sur la cuisine de ma mère. Quand la lumière est allumée le matin, je sais qu’elle est debout. Cela me tranquillise. À cause de sa fatigue chronique, elle a du mal à se lever.

En décembre, quand sa santé s’est dégradée, j’ai décidé de prendre un congé non payé de six mois pour m’occuper d’elle. Elle ne me l’aurait jamais demandé, mais je voulais le faire. Elle vit seule, et elle y tient. Mais ce n’est possible que si je gère tout. Je prépare par exemple sa compote favorite pour qu’elle puisse manger quand elle en a envie. Lorsqu’elle ne pourra plus rester seule, elle viendra vivre avec nous.

En février, une IRM a montré que sa tumeur n’a pas progressé. À cause de sa fatigue, ma maman a décidé d’arrêter sa chimio après trois cycles. Elle a de plus en plus de mal à trouver de l’énergie. Je vois que tout lui demande plus d’efforts. C’est douloureux. Parfois, elle dit qu’elle devient « bête ». Mais ce n’est pas vrai. Elle a juste besoin de plus de temps pour trouver ses mots. Attendre qu’ils sortent ne me stresse pas, nous avons le temps. Elle réfléchit toujours avec une grande finesse et nous avons de belles discussions.

dire de lever un peu le pied pour que je puisse aussi souffler. Mais cela me réconforte de savoir que tout sera comme elle le souhaite.

J’ai dû apprendre à faire attention à moi-même. Quand tout est réglé, je vais me promener ou je lis pour me ressourcer. Ma vie n’a pas toujours été simple, cela m’a marquée. À présent, je veux être pleinement là pour mes proches. Mon budget sera peut-être plus serré à cause de mon congé, mais le temps passé avec ma maman est tellement plus important.

Les soins ne sont pas encore trop importants, mais je fais beaucoup de petites choses pour elle : la lessive, les gros achats, le ménage, lui rappeler de profiter du soleil ou de téléphoner à quelqu’un parce que cela lui fait du bien. Il y a peu, elle était dans tous ses états parce que le train de ses amis avait du retard. Je règle ce genre de situations.

Ma maman a planifié elle-même ses funérailles. Elle aimerait choisir sa fin de vie. Je l’ai accompagnée à tous les rendez-vous. Parfois, j’ai dû lui

La situation est triste, inutile de se raconter des histoires. J’espère que ma maman profitera encore d’une foule de beaux moments et que je pourrai être à ses côtés quand elle s’en ira. J’espère aussi que mon fils, mon mari et moi surmonterons cette épreuve et que la vie redeviendra plus facile.

Autres témoignages :

Des liens étroits : il y a une année, Verena, un des visages de notre campagne, a appris qu’elle avait une tumeur cérébrale.
Sa fille, Sara, l’a accompagnée aux prises de vue.
Eigenmann, 76

« Parfois, j’ai besoin d’évacuer. » Grâce à vos dons, nous aidons les personnes touchées par le cancer en leur offrant une oreille attentive par téléphone, par chat ou lors d’un entretien sur place : liguecancer.ch

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