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848 pages, 1300 photographies
e t t o u t e n c o u l e u r !

L’ouvrage est en grand format, en quadrichromie, et avec une couverture cartonnée.
L’auteur est Dominique Guillet.
L’introduction est de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA.
Cette douzième édition de 848 pages présente, tout d’abord, 260 pages d’articles sur la biodiversité, l’agroécologie, l’apiculture alternative, le recouvrement de dynamiques de co-évolution avec la Terre-Mère ainsi que trois essais de John Lash sur 2012 et la fin du Cycle Maya... Mais aussi sur la confiscation du vivant, la folie des chimères génétiques, les nuisances agricoles dont les catalogues nationaux de variétés, l’imposture des nécro-carburants, la disparition des abeilles mellifères, la désertification de la planète, la tromperie des pratiques agricoles dites “ sans labour ”, et bien sûr le problème primordial de l’eau.
“ Semences de Kokopelli ” est ensuite un manuel de production de semences pour le jardin familial avec des informations très détaillées permettant à tous les jardiniers, et maraîchers, de produire leurs propres semences en toute pureté variétale.
“ Semences de Kokopelli ” présente aussi une analyse précise des processus d’érosion génétique pour chaque espèce alimentaire ainsi que des informations récentes quant à la présence de plantes transgéniaques alimentaires dans diverses parties du monde. Cet ouvrage présente une
collection planétaire de 2700 variétés et espèces principalement alimentaires.

“ Semences de Kokopelli ” présente, pour chaque plante potagère, condimentaire ou à grain, différentes rubriques générales : classification botanique, histoire, nutrition, conseils de jardinage. Il présente, ensuite, deux rubriques liées à la reproduction des plantes “ pollinisation ” et production de semences ” qui caractérisent, dans le détail, les types de pollinisation, les distances d’isolement ainsi que les techniques de production de semences, les conseils relatifs au nettoyage, tamisage, séchage et conservation des semences. Pour les jardiniers souhaitant créer leurs propres variétés, une rubrique “ création variétale ” est présentée pour certaines espèces. Vous y trouverez plus de 600 variétés de tomates, 400 variétés de piments doux et forts, plus de 50 variétés d’aubergines, 250 variétés de courges, 80 variétés de melons, 130 variétés de laitues et beaucoup d’autres plantes potagères. Chaque variété est décrite avec les caractéristiques qui lui sont propres ainsi qu’avec de nombreuses informations quant à son origine historique.
65 € en collissimo (avec trois sachets offerts)
Une nuit de pleine lune embrasée de feux de forêts d’eucalyptus australiens naufragés dans la vallée de l’Urubamba, près de Cuzco dans les Andes - sur les pentes déforestées et érodées de ce qui fut autrefois le berceau de la cornucopia des Incas et des peuples millénaires qui les précédèrent - Xochipelli le Rêveur rencontra Kokopelli le Porteur de Semences. Il lui asséna une question fatidique: il y a 14 000 années de cela, l’agriculture n’aurait-elle pas été le début du chaos social ? Et il déclina coléreusement les dommages collatéraux de cette invention “tombée du ciel” après des millions d’années de chasse et de cueillette : surpopulation, monocultures, esclavage des animaux domestiques, établissement des villes avec leurs polices, leurs armées et leurs tribunaux afférents… et surtout, la destruction intégrale de la biosphère. Il lui asséna une seconde question fatidique : Monsanto, Syngenta, Bayer - et tous les criminels de l’agrochimie - ne constitueraient-ils pas l’aboutissement inéluctable de cette invention de l’agriculture ? Jardin, gardien / warden, garden : les étymologies ne mentent jamais. Avons-nous donc, aujourd’hui, le droit ou le devoir de poser ces questions tabous ? Surtout nous, l’Association Kokopelli, dont la mission essentielle est de protéger les semences libres, de favoriser l’expansion des jardins familiaux et de promouvoir toutes les techniques agro-écologiques qui permettent aux peuples de se libérer du joug des multinationales. Ce que nous faisons depuis 20 ans avec un enthousiasme d’autant plus expansif que nous sommes de plus en plus soutenus dans notre lutte pour la libération des semences et de l’humus.

Au fil de ces deux derniers milliers d’années, les tambours qui rythmaient la vie quotidienne des Peuples Premiers, des Peuples Indigènes, se sont tus, à jamais, de la Sibérie au Congo, de la Chine au Pérou… et sur toute la planète. Ces peuples qui n’avaient pas inventé le concept d’écologie - puisqu’il ne leur était pas venu à l’imagination de détruire les écrins de vie qui les nourrissaient - furent annihilés inexorablement par un syndrome connu sous le nom de détergent blanc plus que blanc.
Nous sommes au coeur du génocide. Fukushima avec ses centaines de tonnes de combustible usé, et non recyclable, et surtout ses tonnes de plutonium sur le toit du réacteur 4, qui joue la Tour de Pise, représente à lui seul un événement d’extinction planétaire, sans même parler des centaines de tonnes d’eau radioactive qui s’en déversent quotidiennement dans l’océan pacifique et qui massacrent les dauphins, liquéfient les étoiles de mer… et annihilent toute la vie des abysses océaniques. Monsanto stérilise l’animal humain avec son glyphosate. La Libye, le pays le plus riche d’Afrique, a été “libérée” par des criminels et 100 à 150 000 Libyens y sont morts sous les bombes à uranium appauvri “made in France” et, aujourd’hui, tout le pays est ensanglanté par une guerre civile. Tous les jours, 36 000 enfants meurent de faim alors que des milliers de milliards de dollars sont dépensés, tous les ans, pour construire des armements, “sauver” des banques et financer une myriade d’ignominies. L’insécurité alimentaire prévaut de plus en plus et ne fera que s’empirer au fil du refroidissement planétaire global, de l’érosion des sols, de la pénurie en eau… et de la spéculation débridée sur les ressources agricoles par les banksters.
L’opposition contrôlée gangrène une grande partie des mouvements de la société civile. En Amérique latine, par exemple, les fondations Ashoka et Avina qui financent la lutte contre les chimères génétiques sont elles-mêmes financées par Monsanto ou par les fondations de Bill Gates et de Rockefeller... En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d’aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l’agroalimentaire : Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc. En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l’argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d’Evernat, d’Allos, de Tartex, d’Alter Eco... c’est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l’un des grands groupes Européens de l’agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1 ; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d’acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS ; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l’association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l’un des leaders mondiaux
du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l’IFOAM (la fédération internationale de l’agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l’export vers les pays riches, au service de l’industrie bio, et donc au service de l’industrie tout court. Ad nauseam. Et tout le monde se tait, ou presque. Surtout, rester politiquement correct, ne pas faire de vagues, ne pas traiter de criminels les gangsters, de tous bords politiques, qui vont “libérer” les pays regorgeant de pétrole, de gaz ou d’or. Et surtout ne pas cracher dans la soupe - et jamais dans la soupe bio ! Est-il bien raisonnable de rédiger un éditorial enflammé pour la revue de l’Association Kokopelli alors que notre objectif est de distribuer des semences gratuites dans tout le Tiers-Monde mais aussi d’en vendre toujours et toujours plus, en Europe, pour payer les charges salariales et tous les nouveaux impôts que l’Etat voyou, et corrompu, ponctionne pour sauver les banques et son système en effondrement pitoyable ? Sans même évoquer le coût sans cesse croissant de la “consommation” alors que nos sachets de semences sont toujours strictement au même prix depuis sept années. Aujourd’hui, encore et toujours, je suis empreint d’une Rage transpersonnelle et je la revendique comme une arme d’éveil et d’impulsion régénératrice. Vous avez bien dit “arme” ? Je le dis. Nous sommes en guerre mais cette guerre, ce n’est pas nous qui l’avons lancée, ce sont les psychopathes prédateurs. Et c’est une guerre inexorable à l’encontre de la Vie et ces déments iront jusqu’au bout de leur folie meurtrière. Les biologistes de Monsanto, de Syngenta, de Bayer, de BASF, de Limagrain et de tous les autres criminels de l’agrochimie, n’ontils pas les mêmes diplômes et les mêmes doctorats que les biologistes courageux (Vélot, Séralini, Putszai…) qui s’opposent à leurs chimères génétiques et autres abominations ? Ils ont les mêmes mais c’est leur Intention qui diffère. Les uns sont des dé-générés qui se sont éloignés de l’humanité et de l’humanisme et ils sont au service de la propagation de la Mort ; tandis que les autres sont au service de la protection de la Vie. Ce n’est pas l’amour qui nous a plongés dans ce génocide immonde et ce n’est pas l’amour qui va nous en sortir. Où sont les Mâles, les Guerriers, les Hommes dignes de ce nom ? Où sont les Guerrières, les Femmes dignes de ce nom qui vont guider et soutenir les Hommes dans la protection du fruit de leur matrice génératrice et dans la protection des fruits de la matrice généreuse de la Terre-Mère ? Vers la mi-septembre, j’ai participé avec Blanche Magarinos-Rey, notre avocate, à un forum à Bâle (au coeur du prestigieux Jardin Botanique de cette ville) dont l’objectif était supposément de rassembler la mouvance des Gardiens de Semences en Europe. Nous n’y avons vu qu’une poignée de jeunes Guerrières et Guerriers mais une pléthore, par contre, de vieux croutons et de vieilles croutonnes sclérosées au service de la technocratie, fût-elle “bio”, au service de l’industrie bio, donc de l’industrie.
Je me suis contraint à des années de silence parce que j’engage notre association dès que j’ouvre la bouche sur des sujets divers et variés : arnaque du réchauffement climatique anthropique, dénonciation des nécrocarburants, protection des plantes instructrices et sacrées, traduction intégrale (et offerte gratuitement sur mon site Liberterre.fr) de l’oeuvre du shaman mystique John Lash, etc. Aujourd’hui, je déclare aussi la guerre à “l’opposition contrôlée” qui a pourri, miné et saboté, depuis de très nombreuses années, une grande partie des mouvements activistes et militants de préservation de l’environnement. Qui contrôle cette opposition ? Qui contrôle ceux qui répandent des rumeurs nauséabondes sur notre association (qui serait, selon eux, l’allié de Monsanto et de toute la mafia semencière) tout simplement parce que nous exigeons que toutes les variétés potagères à pollinisation ouverte du domaine public soient libres et exclues de toute législation Européenne sur la commercialisation des semences ? La démocratie ne peut pas fonctionner tant qu’elle est privée d’un fondement primordial : la Transparence. Aujourd’hui, le système patriarcal, pétri de haine de la Nature et du Féminin, est en train de s’écrouler sous le poids de ses propres mensonges. Aujourd’hui, je suis dans une colère furieuse mais je vais encore adopter un ton “mesuré”. Le jour où les Jeunes Tribus me délieront de la présidence de notre Association Kokopelli, je vais me dé-chaîner. J’en appelle à la fougue, à la témérité, à l’ardeur des Jeunes Guerrières et Guerriers afin de libérer l’humanité de tous ces criminels, déments et ravagés par leur haine de la Vie. Et par tous les moyens possibles et imaginables qui ne mettront pas en danger leur propre intégrité. Parce que l’humanité a aussi besoin de leur énergie régénératrice pour faire émerger, de ce chaos infernal, les nouvelles Tribus du Futur. Au service de la biosphère, de la Vie, de la Joie, de la Fertilité et en co-évolution avec la Terre-Mère. L’épitaphe de cette humanité pourrait être : “ils ont péri de ne pas savoir rendre hommage à la Beauté !” Nous sommes au seuil de l’extinction mais nous sommes aussi les Peuples des Semences, les Shista. Nous sommes les Enfants de la Rébellion et nous sommes en chemin. Ecoutez : les tambours de Gaïa se sont réveillés et ils résonnent dans l’atmosphère vivante de la Terre-Mère ! Pour la Vie.
Les nouveaux locaux
Si décembre 2012 ne s’avéra pas être ce que beaucoup redoutaient, ou espéraient, ce fut en tous cas le début d’un grand bouleversement au sein de la vie associative de Kokopelli.
Nous occupions, depuis près de 15 ans, des locaux délabrés de la pépinière d’entreprises d’Alès, dans le Gard, répartis en cinq bâtiments très éloignés les uns des autres et séparés du supermarché Leclerc et de sa Z.I. grisonnante par une nationale encombrée, nuit et jour, par des dizaines de milliers de voitures. Les bâtiments métalliques, mal isolés, étaient très froids l’hiver et étouffants l’été. De telles conditions nécessitaient un système de climatisation et de chauffage onéreux afin de garantir la bonne pérennité de nos stocks de semences, au fil des années. Cela ne constituait pas vraiment l’environnement idéal pour l’association Kokopelli et nous avons cherché en vain, pendant plus de 7 ans, un nouveau lieu dans le Gard, correspondant plus à notre image, afin d’y installer l’association.
Forts du temps passé à imaginer l’endroit idéal pour installer l’association Kokopelli, et très décidés à aller de l’avant, nous sommes repartis

Ananda Guillet
Trouver un lieu à la fois agréable, spacieux, ac cessible, dans un envi ronnement plus vert, abordable, qui puisse accueillir de beaux jar dins de production de semences pour la cam pagne “Semences sans Frontières” et qui en même temps servirait de lieu d’accueil pour les stages, séminaires et rencontres autour de l’autonomie ali mentaire, n’est pas chose aisée ! Dans le Gard, les pistes que nous avions étaient strictement hors budget et les collectivités locales n’ont pas daigné sortir de leur bureaucratie anesthésiante pour accorder quelque attention à notre quête. Il nous fallait donc prospecter dans d’autres départements. Quelques mois auparavant, lorsque nous cherchions un lieu pour l’organisation de nos “rencontres autour de l’autonomie semencière” (rencontres que nous avons dû annuler par la suite) nous étions tombés amoureux de l’Ariège. Quoiqu’un tantinet humide, ce département est exceptionnel, tant en termes de biodiversité sauvage qu’en termes d’agriculture - plus de 10% de la surface agricole y est aujourd’hui cultivée en bio. De plus, l’immobilier y est assez accessible en raison de son caractère excentré et de sa faible densité de population (152 000

C’est donc tout naturellement vers ce département que portèrent nos recherches. Celles-ci se sont rapidement avérées fructueuses et c’est une petite ferme en éco-construction, qui se trouve sur la commune de Camarade, avec une quinzaine d’hectares (bois et prairies), qui nous a souri. Le bâtiment en ossature bois n’avait pas la capacité d’accueillir le siège et les activités de l’association et nous avons eu la grance chance de trouver, dans la foulée, un bâtiment - en location - assez spacieux au Mas d’Azil, à 8 km de la ferme.
écologiques, foires bios ou expos de plantes rares. Jocelyn est également l’un de nos porte-paroles les plus enjoués et vous le retrouverez lors de très nombreux débats et de conférences qu’il anime lorsqu’il sillone le pays.


C’est donc dans de nouveaux locaux et avec une équipe en partie renouvellée (une partie de la vingtaine de salariés de Kokopelli à Alès n’a malheureusement pas souhaité suivre le déplacement) que Kokopelli continue, avec plus de convictions que jamais, à lutter pour la souveraineté alimentaire et le droit de distribuer librement des semences fertiles et reproductibles.
La nouvelle équipe
C’est avec grand plaisir que nous accueillons, au sein de la vie associative de Kokopelli, tous les nouveaux ! Jeanie aux commandes ; Mathieu à la gestion des stocks ; Briac à la comptabilité ; Elisa au graphisme ; Angelika et Isabelle à l’ensachage et Laura qui sera votre nouvelle interlocutrice pour la campagne “Semences sans Frontières”. Nous souhaitons, d’avance, la bienvenue aux nouvelles personnes qui viendront bientôt se greffer à l’équipe.
Et les anciens ? Quelles nouvelles ?
Jocelyn, Jean-Marc, Pascaline et Joëlle parcourent les routes pour vous accueillir sur leurs stand : vous les retrouverez partout en France sur les salons
Dominique est fidèle à son poste de président et gère également, avec Sofy, le lancement des missions à l’international.
Charlotte est maintenant responsable de la gamme collection, de la campagne de parrainage et des adhérents de l’association.
Etienne est toujours notre fidèle informaticien et ses expertises nous permettent d’assurer le bon fonctionnement de notre site internet et de la gestion informatique de l’association.
Sylvie est désormais notre essentielle “fée du logis” : impression des sachets, ensachage, gestion de stock, etc... Rien ne lui résiste et toujours avec innovation !
Quant à moi, je suis maintenant directeur technique de l’association. Et c’est avec un très grand plaisir que j’occupe désormais ce poste, au service de la biodiversité.
Le Ferme :
La ferme se trouve donc sur la commune de Camarade où de nombreux projets - en parfaite harmonie avec nos dynamiques - sont déjà en place. Elle se compose d’un bâtiment en éco-construction (ossature bois, isolation au chanvre et laine de bois, permis de construire pour une serre bioclimatique autour de la partie habitable du bâtiment, etc.) et de 15 hectares de terre divisées en bois et en prairies.

Le terrain :
Une partie des prairies sont un peu trop en pentes pour être cultivées, mais les 2 hectares plats suffisent amplement pour la production de semences que nous souhaitons mettre en place. De plus, une petite serre est déjà installée sur le lieu. Nous prévoyons de monter deux serres plus grandes qui serviront, en début de saison, pour la préparation des portesgraines, en pleine saison, pour la production des espèces plus sensibles et, en fin de saison, d’atelier de séchage.
Un ruisseau passant en plein milieu du terrain, une sourcedonnant toute au long de l’année - et des bassins récupérant les eaux pluviales (un bassin est déjà en place) assureront largement les besoins en eau tout au long des saisons de production.

ainsi aménagé en ateliers de tri, séchage, stockage et gestion des semences produites au service de la campagne “Semences sans Frontières”. Le rez de chaussée du bâtiment servira de réception pour accueillir les visiteurs et servira également de salle de réunions pour Kokopelli (réunion annuelle des producteurs, assemblées générales, séminaires, etc).
Le permis de construire pour une habitation (en cours de construction) attribué sur une partie du bâtiment permettra aux personnes responsables de la ferme de loger sur place afin d’assurer une présence permanente sur le lieu.

La ferme fournira donc une partie de la semence nécessaire aux centaines de colis de dons que Kokopelli réalise sur toute la planète, tous les ans, via la campagne “Semences sans Frontières”.
Les prairies en pente seront fauchées pour la production de “paillage” ou de “mulch” et les bois donneront beaucoup de matière organique pour les composts et les BRF (bois raméal fragmenté) ainsi que le bois de chauffage pour le bâtiment.
Le bâtiment :
Le bâtiment est parfait pour l’utilisation que nous voulons en faire : il est très sain et très sec et, donc, idéal pour y accueillir de la semence. L’étage sera
Des dynamiques pédagogiques seront très vite mises en place, dans cette oasis de verdure, afin d’assurer la transmission des savoirs et des pratiques nécessaires à l’autonomie alimentaire.
Nous souhaitons faire de ce lieu, en plus d’une ferme de production de semences, un endroit de partage et d’échange de savoir-faire respectueux des écosystèmes. Nous aurons, enfin, la possibilité d’accueillir les volontaires, stagiaires, woofeurs, etc, qui souhaitent participer à notre lutte pour la biodiversité alimentaire !

C’est en 2003 que Dominique nous a proposé de représenter Kokopelli en Belgique. Petit à petit, nous avons développé notre antenne : boutique, foires, vente par correspondance, mais aussi les adhésions, le parrainage, et enfin la dynamique “Semences sans Frontières”.
Tout au long de l’année, nous avons organisé des évènements pour fêter avec vous notre belle aventure chez Kokopelli Belgique.
Belle aventure, oui, mais qui ne l’aurait pas été si nous n’avions eu l’aide de bénévoles, de centaines d’adhérents, d’encouragements de sympatisants, des médias qui nous soutiennent ou simplement les “merci pour ce que vous faites”
Et quand on fête les 10 ans de Kokopelli-Be, on ne peut pas oublier Marianne !
Depuis le début, Marianne a toujours répondu présente lors de nos nombreux salons et manifestations : conseil des choix de variétés, de jardinage, …
Elle aime particulièrement les bourses aux graines – ici avec Caroline, une de nos membres qui, chaque année, nous apporte des colis pour “Semences sans Frontières”.
Marianne est un exemple “d’autonomie” qui nous plait tellement ! Elle vit entourée de ses ânes et ses petits moutons.
Marianne, Merci !


Les 16 et 17 février, nous avons organisé des portes ouvertes avec une conférence de Blanche, notre avocate, et la diffusion de films sur la problématique de la semence.
Nous avons participé à 12 salons ce printemps (souvent sous la pluie) et 11 cet automne.
Hélas... Nous ne pouvons répondre à toutes les demandes de participation aux différents salons, foires aux plantes et autres organisations. Nous tenons à garder une qualité lors de nos salons. Lorsque nous refusons, car déjà occupés ailleurs, les organisateurs nous disent alors de venir mais seulement avec quelques variétés… Nous ne pouvons accepter car Kokopelli avec quelques variétés, ce n’est pas Kokopelli !


Grand merci à Catherine et Jimmy, toujours présents avec le sourire pour nous aider au pied levé !
Vous étiez près de 700 à être venus célébrer le soleil après ce long hiver avec nous et nos amis : tourneur sur bois, sculptures, déco de jardin, potagers en carré, librairie, plantes aromatiques, plants de dizaines de variétés de courges, …
Des centaines de petits sachets de Cosmos ont été distribués tout au long de la journée.
Nous avions prévu des plants de tomates mais au bout de 2 heures, nous n’avions déjà plus rien ! Désolé pour ceux qui sont repartis bredouilles !



Le 13 octobre : Fête de l’Automne.
Lors de la quinzaine mondiale pour la libération de la semence et de l’alimentation, organisée par Vandana Shiva du 02 octobre, anniversaire de la naissance de Gandhi, au 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation, nous avons décidé d’ouvrir nos portes.
Vous étiez nombreux à braver le froid pour participer à la bourse de semences et aux conférences données par Blanche, notre avocate, et Paul Lannoye, ancien député.



Grâce au soutien de la “Fondation pour une Terre Humaine”, nous allons aménager une nouvelle boutique. Notre local était devenu trop exigu et nous ne pouvions montrer la belle diversité des semences.
Merci à Jean-Louis Gueydon de nous avoir aidés financièrement à démarrer ce nouveau projet !
Kokopelli dans le contexte belgo-belge.
Pays fédéral, la Belgique accorde à ses régions une autonomie de plus en plus large. L’agriculture, partiellement régionalisée, n’échappe pas à cette tendance. Ainsi, la Flandre et la Wallonie évoluent vers deux modèles agricoles de plus en plus opposés. La Flandre dominée politiquement par la droite et l’extrême droite défend un modèle basé sur l’industrie agro-alimentaire et les biotechnologies. Par contre, la Wallonie défend partiellement un modèle d’agriculture familiale, biologique et souhaite développer les circuits courts, domaine où les semences libres présentent un intérêt certain.
Sans nécessairement bénéficier d’un soutien franc et courageux, KokopelliBelgique ne doit pas craindre les foudres du gouvernement Wallon. Fort bien, mais l’U.E. ne reconnait pas les régions ! Donc la Belgique doit présenter une position unique sur des dossiers comme la réforme de la PAC, les OGM à usage agricole ou la nouvelle règlementation sur les semences. D’où la nécessité de réaliser le fameux compromis “à la belge” dont la réputation dépasse les frontières... À force de ménager la chèvre et le chou, les citoyens ne reconnaissent plus ni la chèvre ni le chou. Et quand le compromis passe à l’étage européen, ce n’est plus à deux qu’il faut s’accorder mais à vingt-huit ! Chaque pays défend les intérêts de ses lobbies : dès lors, comment l’U.E. pourrait-elle défendre les intérêts de ses citoyens et des générations futures avec le déficit démocratique qui caractérise ses institutions ? Poser la question, c’est clairement y répondre.
Jean
Kokopelli Belgique participe à la “Marche Contre Monsanto”, organisée partout dans le monde par Vandana Shiva. Nous étions de nombreux citoyens et associations à manifester contre la multinationale américaine.


On pouvait entendre, entre autres, le slogan : “Kokopelli, c’est pas fini !”
Je suis producteur TV mais aussi occasionnellement comédien. En septembre, je me retrouve à jouer dans un spot pour la défense des droits de propriété intellectuelle. Le script parle d’un jeune trentenaire, (c’est moi) dans un loft. “Imaginez un monde sans propriété intellectuelle... ” : le gsm qui sonne disparait, les logiciels sur les pc n’existeraient plus, etc. Jusqu’à ce qu’on termine par une scène où l’on voit le comédien faire du feux quasi nu avec des pierre à feu.
Puis en discutant à midi avec le régisseur/producteur j’entends tout doucement qu’on parle d’OGM... puis du client qui s’appellerait “CROPLIFE”...
CROP ? En anglais ça veut dire “produit agricole”... Je gratte un peu... Et subitement je fais le lien entre “crop - semences - OGM et droits de propriété intellectuelle”. Je suis devenu subitement plus vert qu’une tranche de kiwi !!! J’étais en train de jouer dans une pub pour défendre les droits de propriété intellectuelle sur les semences, les brevets d’OGM etc. Dans un spot qui parlait d’apparence de droits d’auteurs & co.
Renseignements pris : “Croplife” est un gros lobby financé entre autre par Monsanto, Bayer, etc. Je vous rassure, j’ai immédiatement annoncé qu’il m’était impossible de continuer le tournage (là c’est eux qui sont devenus vert-kiwi). J’ai des enfants et une morale, eh oui ! Même si ça payait plutôt bien. Mais les enfants étaient très contents, même avec un peu moins de confiotte sur leur pain bio ! Voilà, comme ça vous savez que de temps en temps, il y en a qui pense à votre combat. C’est grâce à vous que je connaissais cette problématique. Même si vous en faites bien plus et que cet incident n’est qu’anecdotique : j’ai été vite remplacé...
Dimitri Oosterlynck MAGICWORLDS Productions “a name in Innovative Entertainement”
Kokopelli Belgique Rue Fontena, 1 à 5374 Maffe Tél et Fax 0032 (0)86/32.31.72
Boutique ouverte du 15 janvier au 15 mai www.kokopelli-be.com isabelle@kokopelli-be.com kokopelli.be@kokopelli-semences.fr ariane@kokopelli-be.com
Procès initié par la société Graines Baumaux contre l’association Kokopelli devant la juridiction civile de Nancy, sur le fondement de la “concurrence déloyale”.
Historique du procès :
C’est en décembre 2005 que la société Graines Baumaux a fait assigner l’association Kokopelli devant le Tribunal de Grande Instance de Nancy.
Par un jugement en date du 14 janvier 2008, celui-ci a condamné Kokopelli au paiement de 10.000 € de dommages-intérêts à la société
Graines Baumaux, sur le fondement de la concurrence déloyale, caractérisée selon le tribunal par une “désorganisation du marché des graines de semences potagères anciennes et/ou de collection”
L’association Kokopelli a fait appel de ce jugement.
Devant la Cour d’Appel de Nancy, Kokopelli a demandé à ce que la Cour de Justice de l’Union Européenne soit saisie d’une “question préjudicielle” relative à la validité de la législation européenne sur le commerce des semences. Par une Ordonnance du 4 février 2011, la Cour a fait droit à cette demande.
Le 19 janvier 2012, l’Avocat Général de la Cour de Justice de l’Union Européenne nous a donné entièrement raison et a conseillé à la Cour d’invalider certaines dispositions clé de la législation européenne sur le commerce des semences, celles visant en particulier à rendre obligatoire l’inscription de toutes les semences au Catalogue Officiel.
Malgré cela, le 12 juillet 2012, la Cour de Justice de l’Union Européenne a jugé que la législation européenne sur le commerce des semences ne présentait aucun élément de nature à affecter sa validité.
Depuis cette date, la procédure opposant l’association Kokopelli à la société Graines Baumaux a repris son cours devant la Cour d’Appel de Nancy. Nous avons échangé de nouvelles conclusions écrites et en échangerons encore, dans le cadre du calendrier de procédure fixé par la Cour. Selon celui-ci, l’audience de
plaidoirie devait se tenir le 21 octobre 2013. Certains événements nous ont contraints à demander un report de cette audience à une date ultérieure (Voir ci-après).
Eléments du débat judiciaire :
Sans considération des accusations de toutes sortes, extrêmement diffuses, qui sont portées par la société Graines Baumaux contre l’association Kokopelli, notre adversaire nous reproche deux choses essentiellement :
• des agissements de concurrence déloyale, tirés, d’une part, de l’irrégularité alléguée des actes de vente réalisés par l’association au regard de ses statuts, et, d’autre part, de l’absence d’inscription des variétés commercialisées par l’association au Catalogue Officiel ;
• des actes de dénigrement et “d’appel au boycott”, en raison des lettres d’indignation reçues par M. Baumaux de la part de certains sympathisants de l’association Kokopelli
La société Graines Baumaux réclame ainsi, sur ces deux fondements, la condamnation de l’association à lui payer une somme globale de 100.000 € à titre de dommages-intérêts, la cessation des activités de l’association, ainsi que divers frais de justice.
L’association Kokopelli, pour se défendre, présente divers arguments :
• En premier lieu, elle rappelle que la société Graines Baumaux met en vente, dans son catalogue commercial, un grand nombre de variétés potagères non inscrites au Catalogue Officiel (pas moins de 58 !). Elle demande, sur cette base, que l’action de la société Graines Baumaux soit déclarée irrecevable, car manquant d’un intérêt légitime pour saisir la justice;
• En second lieu, nous justifions de la régularité de nos activités au regard de nos statuts et des règles générales régissant le fonctionnement des associations. Nous sommes, à ce titre, parfaitement en règle.
• Troisièmement, nous faisons un important rappel du champs d’application de la législation sur le commerce des semences, qui ne s’applique pas, à notre sens, à la vente de semences à des jardiniers amateurs, car ceux-ci ne font pas une “exploitation commerciale” de ces semences, ainsi que cela est prévu par les textes.
• Enfin, nous demandons à la Cour de tenir compte des pratiques commerciales réelles des opérateurs sur le marché des semences. En effet, après un examen détaillé des catalogues commerciaux professionnels de la plupart des semenciers français (Ducrettet, Voltz, Agrosemens, Clause, Vilmorin), nous nous sommes aperçus que ceux-ci commercialisaient un grand nombre de variétés non inscrites ou bien interdites d’accès aux agriculteurs professionnels.
Ces constations, à l’évidence, ne permettent pas de reprocher à l’association une “désorganisation” du marché des semences, lequel est déjà fortement désorganisé…
En outre, nous mettons en lumière l’absence de préjudice souffert par la société Graines Baumaux, dont le chiffre d’affaires était, en 2005, soit au début de la procédure, de 8.510.000 €, pour un résultat net de 890.000 €, et qui est passé, en 2011, à près de 14.000.000 €, pour un résultat net de près de 2.000.000 €.
Dans un second temps, l’association Kokopelli forme une “demande reconventionnelle” de condamnation à l’encontre de la société Graines Baumaux, et ce sur le fondement, également, de la concurrence déloyale.
En effet, nous mettons en exergue le fait que la société Graines Baumaux a fait l’acquisition systématique auprès des moteurs de recherche Google, Voila et Orange de nombreux “Adwords” relatifs à la dénomination sociale de l’association Kokopelli : “association kokopelli”, “graines kokopelli”, “kokopelli”, “kokopeli”, “semence kokopelli”, ou bien encore “tomates kokopelli”.
L’acquisition de ces “Adwords” avait pour effet de faire apparaître les liens commerciaux menant vers le site Internet de la société Graines Baumaux, très en évidence, en première ligne de la page de résultats, ou bien en marge droite de celle-ci, et à une place précédant les liens menant vers la page web de l’association Kokopelli.
Si la société Graines Baumaux a fait disparaître ces liens commerciaux pendant le cours de la procédure
devant la Cour de Justice de l’UE, un procès-verbal de ces agissements a été dressé, en temps et en heure, par un huissier de justice.
De plus, nous demandons à la Cour de constater les propos très dénigrants que la société Graines Baumaux publiait sur le compte de Kokopelli , jusqu’à très récemment, sur son site Internet, ou continue d’envoyer, par courrier, à certaines personnes. Dans ses pamphlets, M. Baumaux nous qualifie, à mots à peine couverts, de “Don Quichotte français du patrimoine végétal” , de “collectionneurs d’antiquités aztèques” ou bien encore “d’enfonceurs de portes ouvertes”
Pour ces différentes raisons, nous demandons à la Cour de condamner la société Graines Baumaux à nous verser 100.000 € de dommagesintérêts , grâce auxquels, si nous gagnons, nous alimenterons les caisses de notre campagne “Semences sans Frontière” , pour une distribution de semences, plus fertiles que jamais, vers les pays en voie de développement !
Ainsi, malgré le harcèlement dont nous sommes l’objet, nous ne désarmons pas et c’est avec sérénité que nous envisageons les échéances judiciaires à venir.
Le report récent de l’audience de plaidoirie.
De nombreuses personnes, que nous remercions, avaient pris leurs dispositions pour se rendre à l’audience de plaidoiries du 21 octobre devant la Cour d’Appel de Nancy.
Or, le 17 octobre dernier, la Cour d’Appel a décidé, sur notre demande, de reporter cette audience à une date ultérieure.
Nous avons demandé ce report d’audience pour la raison suivante :
La Cour d’Appel, en janvier 2013, avait fixé par Ordonnance un calendrier de procédure strict et obligatoire. Celui-ci a pour fonction de rythmer l’échange des conclusions et pièces entre les parties et il fixe une date au delà de laquelle il est interdit de poursuivre le débat et d’apporter des arguments ou des éléments de preuve nouveaux. On dit que l’instruction du dossier, dans ce cas, est close, et cette date s’appelle la “clôture de l’instruction” . Dans notre dossier, la clôture de l’instruction était fixée au 3 octobre dernier.
Or, en mai dernier, nous avons dénoncé le fait que la société Graines Baumaux commercialisait dans son catalogue de printemps 2012 une soixantaine de variétés non inscrites au Catalogue Officiel. Pendant tout l’été notre adversaire n’a rien eu à répliquer à ce sujet, malgré les dates qui lui étaient assignées par le calendrier de procédure pour ce faire. Ce n’est que le 30 septembre dernier, 3 jours seulement avant la clôture de l’instruction, que la société Graines Baumaux s’est permise de contester l’essentiel de notre défense, en prétendant que seules 4 variétés non inscrites figureraient dans ses catalogues commerciaux !
Cela ne nous laissait évidemment pas le temps de rechercher la preuve contraire dans les délais imposés par la Cour.
Aussi, dans l’urgence, nous avons fait dresser un constat d’huissier démontrant que, malgré l’évolution du Catalogue Officiel depuis le printemps 2012, le
catalogue Baumaux de printemps 2012 faisait apparaître 47 variétés encore non inscrites, et pour certaines toujours commercialisées actuellement.
Sur la base de cela, nous avons demandé à la Cour l’autorisation de verser cette pièce nouvelle au dossier, et, pour cela, de révoquer l’Ordonnance fixant la clôture de l’instruction au 3 octobre 2013. Cela impliquait également que l’audience de plaidoiries soit reportée.
La Cour a donc accepté cette demande et, malgré les désagréments que cela a pu occasionner pour nombre de nos sympathisants, c’était une bonne nouvelle.
Aucune date pour la prochaine audience n’a été fixée pour le moment, mais un nouveau calendrier de procédure devrait être établi par la Cour au début du mois de décembre 2013 et nous ne manquerons pas de vous tenir informé(e)s !
Procès initié par l’association Kokopelli contre la société Graines Baumaux devant la juridiction civile de Marseille, concernant le dépôt frauduleux de la marque “Tomates Kokopelli” par cette dernière.
Nous l’avions déjà dénoncé, et vous le saviez certainement déjà : la société Graines Baumaux, qui nous poursuit en justice depuis l’année 2005, a pris l’initiative, le 31 octobre 2007, de déposer à son bénéfice la marque “Tomate Kokopelli” à l’Institut National de la Propriété Intellectuelle. L’utilisation de cette marque par notre adversaire n’est apparue publiquement que dans l’édition de Printemps 2010 de son catalogue commercial.
Le 11 décembre 2012, après avoir rassemblé l’ensemble des pièces et témoignages nécessaires, nous avons fait assigner la société Graines Baumaux devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille afin d’obtenir, sur le fondement de la fraude (qui consiste, en droit des marque, dans le fait de commettre un acte d’apparence régulière dans le but de nuire aux intérêts d’autrui), l’annulation du dépôt de la marque “Tomate Kokopelli”.
Nous demandons également au tribunal de reconnaître que l’association Kokopelli, qui n’a jamais inscrit la marque “Kokopelli” à L’INPI, est cependant titulaire d’une “marque notoire”, c’est-à-dire d’une
marque d’usage notoirement connue dans le secteur concerné du public. Si cela était admis, la société Graines Baumaux se serait alors rendue coupable d’exploitation injustifiée d’une marque notoire et serait redevable envers l’association Kokopelli de dommages intérêts.
Avant de chercher à se défendre sur le fond, la société Graines Baumaux a d’abord demandé au Tribunal de Marseille, par une procédure spécifique, de se déclarer territorialement incompétent. Elle soutenait à cette occasion que la juridiction compétente était celle de son propre siège social, ou bien celle du lieu du dépôt de la marque attaquée, soit le Tribunal de Grande Instance de Nancy.
Par une Ordonnance en date du 1er octobre 2013, le juge du tribunal de Marseille a rejeté cette argumentation. C’est donc bien le Tribunal de Grande Instance de Marseille qui aura à connaître de ce nouveau démêlé judiciaire.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informé(e)s de ses suites.
La législation européenne sur le commerce des semences : une réforme écrite par et pour l’industrie semencière.
Les variétés anciennes appartenant au domaine public toujours interdites de cité.
La Commission Européenne (DG SANCO), le 6 mai dernier, a finalement fait connaître sa dernière proposition de réforme (la 4e version) de la législation sur le commerce des semences. C’est le Collège des Commissaires Européens qui a fini par trancher, dans un contexte difficile où la DG SANCO était soupçonnée de couvrir une situation de conflits d’intérêts (participation de l’ancienne Directrice des Relations Internationales du GNIS, Groupement d’intérêt de l’industrie semencière française, en tant qu’“expert national”, à la rédaction de la proposition), et où les DG AGRICULTURE et ENVIRONNEMENT, directement concernées par les mesures proposées, s’opposaient à l’adoption du texte en l’état.
Le compromis trouvé n’a rien d’une simplification ou d’un progrès et la proposition législative aggrave le cadre normatif actuel. Il n’y a pas de refonte du système en profondeur : il s’agit du même cadre normatif actuel, assorti d’un chapelet de facilités offertes à l’industrie semencière, selon un modèle proposé par ses représentants.
Pourquoi une aggravation du cadre normatif actuel ?
La définition de la “commercialisation” des semences s’élargit, pour inclure désormais les transferts de semences non destinées à une utilisation commerciale. Or, actuellement, la définition de la commercialisation est la suivante :
“Commercialisation : on entend la vente, la détention en vue de la vente, l’offre de vente et toute cession, toute fourniture ou tout transfert, en vue d’une exploitation commerciale, de semences à des tiers,
que ce soit contre rémunération ou non. Ne relèvent pas de la commercialisation les échanges de semences qui ne visent pas une exploitation commerciale de la variété.”
La référence à une “exploitation commerciale de la variété”, dans la définition actuelle de la législation, permettait d’exclure de son champ d’application les échanges de semences entre jardiniers amateurs, mais aussi la vente de semences à des utilisateurs non professionnels, en général.
Cette exception, d’importance majeure, disparaît dans la proposition de la Commission.
Des facilités nouvelles pour l’industrie semencière ?
• Un subtil changement dans la définition de la “variété” et du critère de “distinction”, pour faire maintenant référence au “génotype”, et non plus seulement aux “taxons botaniques”, va permettre à l’industrie semencière de créer des centaines de variétés “nouvelles” absolument identiques entre elles sur le plan botanique, mais “différentes” sur le plan génétique.
• L’obtention de Droits de Propriété Intellectuelle (COV : Certificat d’Obtention Végétale) sur les variétés va donner un accès direct au Catalogue Officiel, ce qui va finir d’opérer la confusion totale entre régime de Droits de Propriété Intellectuelle et régulation du marché des semences.
• L’industrie semencière aura la possibilité de réaliser les examens et tests officiels obligatoires elle-même (pour l’enregistrement des variétés au Catalogue et la certification des semences), sans avoir à passer par l’administration, au moyen d’une “habilitation officielle” préalable.
Les variétés anciennes : toujours dans le collimateur du législateur.
Deux pseudo brèches sont ouvertes dans le système :
• “Le matériel pour marchés de niche” (art.6) : Il s’agit d’une minuscule niche pour la vente de petits sachets de semences (aujourd’hui non concernés par la législation). Aucun enregistrement obligatoire au Catalogue Officiel n’est prévu les concernant, mais cette niche est réservée aux MICRO entreprises (un maximum de 10 salariés et pas plus de 2 millions d’€ de chiffre d’affaires). Et pourquoi pas les PETITES entreprises, ou bien même les MOYENNES entreprises, s’il s’agit de petits sachets ??? Ces dispositions visent à évincer du marché tous les opérateurs qui, en Europe, diffusent une large collection de variétés anciennes, et, qui, par conséquent, ont besoin de plus de personnel. Ex. : Kokopelli , association de plus de 20 salariés.
• “Les variétés avec description officiellement reconnue” (art.7) : leur enregistrement sera obligatoire, mais sans
application des critères DHS.
Problème : les variétés doivent être reproduites dans leur “région d’origine” !!! Mais QUI a les moyens d’avoir des agriculteursmainteneurs dans toutes les régions d’origine d’une vaste collection ??? La “rose de Berne” à Berne, la “tomate Marmande” à Marmande, le haricot “tarbais” à Tarbes, la “cornue des Andes” dans les Andes ???
Ce genre d’obligation, posée dans le but de conserver leurs caractéristiques d’origine aux variétés anciennes, doit être assumé par des conservatoires botaniques publics, pas par des petits opérateurs privés !!! Ces dispositions viseraient-elles en fait à évincer, ici encore, les acteurs dont la collection dépasse la dizaine de variétés ?
Autre problème : il faut payer des frais d’inscription, alors que les variétés anciennes sont le patrimoine de tous et appartiennent au domaine public ! Voilà de quoi dissuader les opérateurs aux vastes collections.
La législation européenne sur le commerce des semences s’applique, depuis 50 ans, à dérouler le tapis rouge aux variétés modernes protégées par des droits de propriété intellectuelle. Elle n’a jamais concerné nos variétés du domaine public. Et quand elle ne les a pas ignorées, elle les a rendues illégales.
Nous demandons donc que les variétés appartenant au domaine public sortent purement et simplement du champ d’application de cette législation. Pour la régulation de certains paramètres essentiels comme la faculté germinative ou la qualité sanitaire, les garanties applicables aux “semences standards” suffisent largement.
Subsidiairement, l’exception créée pour les “marchés de niche” doit être applicable également aux petites et moyennes entreprises, dès lors qu’il s’agit de petites quantités de semences, qui ne seront diffusées, vraisemblablement, qu’aux jardiniers amateurs.

Chaque année, nous recevons des milliers de demandes de soutien de la part d’associations, d’ONG ou de communautés locales paysannes en difficulté. Ces dernières, face aux impasses dans lesquelles les a plongées l’industrialisation des agroécosystèmes, voient en une agriculture paysanne et écologique un ultime espoir d’autonomie. Incapables de trouver localement des semences reproductibles, libres de droit, adaptées à leur contexte local, elles font donc appel à l’Association.
La campagne “Semences Sans Frontières”, à travers le don de semences fertiles aux communautés paysannes des pays les plus pauvres, vise à aider ces dernières à recouvrer leur autonomie semencière, leur
souveraineté alimentaire et leur liberté sociale. En envoyant des colis de semences accompagnés de conseils techniques sur leur reproduction, nous incitons les producteurs à se réapproprier la production de semences et les savoir-faire qui en découlent.

En 2012, 213 colis (soit 420 kg de graines au total) ont été envoyés vers tous les continents (majoritairement en Afrique). Le bilan des soutiens de 2013 n’est pas encore établi. L’activité de “Semences Sans Frontières” a été plus mouvementée, avec le déménagement en Ariège et le changement d’équipe travaillant sur la campagne, apportant aujourd’hui un dynamisme nouveau aux actions de Kokopelli à l’international.
Témoignage de l’association 2ADTF : Agriculture et Artisanat pour un Dévelopement Togo-France
Les semences ont été remises à Anani et sa famille, c’est sur leur terrain que notre association fait le jardin. Anani est le président de l’association locale partenaire (2ADT).
Toutes les graines de tomates ont eu un bon taux de germination 80% en moyenne. (...) Pour l’armoise annuelle par contre le premier test a été un échec total, à revoir cette année (nous avions utilisé un demi paquet seulement).
L’équipe a rencontré des problèmes après le repiquage et la croissance des plants de tomates. Les plants ont séché et des tâches brunes sont apparues sur les fruits, il me semble que c’est une attaque comme le mildiou. Bouillie bordelaise conseillée ? Un traitement a été effectué mais apparemment trop tard et peu efficace étant donné la saison des pluies ... Ou autres solutions ? Nous voyons quand même des résultats pour les tomates. Nous testons également différents paillages : feuilles de bambous, feuilles de caféiers et feuilles de cacaoyers... affaire à suivre.

En 2014 nous testerons l’ensemble des variétés que vous m’aviez envoyées. (...) Nous espérons régler les problèmes des attaques principales pour pouvoir juger les productions ensuite. Merci encore, bonne continuation.
Pépinière protégée par une moustiquaire et ombragée par un appatame couvert de feuilles de palmiers
Damien Matas
Témoignage d’Ingall au Niger

Le projet consiste à “rafraîchir” les semences utilisées par les maraîchers dans la palmeraie de Ingall (petite ville de 7000 habitants, très isolée du reste du pays), et de diversifier les cultures en testant des légumes non cultivés dans ces jardins (environ 200). Les semences sont données aux maraîchers de l’association Almadeina.
Objectif général : développer la pratique du maraîchage et augmenter l’autonomie alimentaire de la ville.
Objectifs spécifiques : renouveler une partie des semences maraîchères classiques (tomate, salade, carotte, etc.) et diversifier les productions légumières en testant des légumes non cultivés.
Nous disposons d’un animateur sur place qui gére et planifiera les activités en relation avec nous.
L’ensemble des semences seront distribuées (selon les quantités) sur deux saisons maraîchères.
Les formations sont organisées dans un jardin de référence que nous entretenons depuis 2003. Mais des maraîchers sont aussi responsabilisés sur la mise en place de petites parcelles test.
Les semences classiques sont distribuées de manière équivalente entre les jardiniers, certains préfèrent se spécialiser dans une culture pour la revente, d’autres font de la polyculture pour la famille.
Résultats escomptés : une dynamique d’échange entre les jardiniers et une diversification des productions.
www.ingall-niger.org/index.php/suiviprojets/214-dotation-de-semenceskokopelli-pour-almadeina chlorophylle.unblog.fr/ www.ingall-niger.org/
Témoignage de Mathieu en Indonésie

Voilà plusieurs mois que vous m’avez envoyé près de 1 kilo de semences via l’intermediaire de mon ami qui est venu me rendre visite en Indonésie en Mai.
Si je vous écris cet email c’est que je vous suis très reconnaissant de cet effort. Merci, merci, merci, ...
Avec l’aide de quelques fermiers ici à Bali, nous avons commencé notre banque de semences.
En février, nous ouvrirons la première AMAP à Bali et en Indonésie.
Vous pouvez voir les premières photos de vos semences qui poussent magnifiquement.
Cordialement, amitié, et plus encore ...

Salades au milieu des rizières
En septembre dernier Kokopelli m’a offert des semences pour le projet de la communauté dans laquelle je suis au Népal. Notre projet est de construire un centre d’accueil spirituel (ashram) ouvert à toutes personnes (népalaise ou étrangère) souhaitant vivre une vie plus spirituelle, reprendre contact avec la terre et le rythme de la nature et découvrir le Népal autrement. (...)

En octobre, je suis partie dans l’Ilam (frontière avec le Darjeeling) et ai commencé à préparer le terrain. Partie de terrain déja en culture depuis des années, par des tomates hybrides et légumes locaux. Une terre plutot très pauvre et caillouteuse. (...)
Après quelque mois, la terre est un peu meilleure : plus d’insectes, moins de cailloux mais plus de problèmes en approvisionnement d’eau. J’y ai mis, tomates, pak choi, navet, carottes, betteraves, coriandre, basilic, arroche, brocoli, salade, épinard, maïs, sorgho, gombo, amaranthe ... le tout sur 7 mois, en travaillant le plus possible sur les plantes amies et en utilisant l’urine, l’ortie et autres plantes locales comme engrais et répulsif.
Tout n’a pas bien poussé (comme les choux-fleurs et brocolis) mais nous avons pu nous régaler de tomates, épinard, radis noir, pak choi, navet ... Et puis je n’ai pas eu le temps de voir la maturité de tout non plus.
Etant novice, j’ai fait quelques erreurs en terme de période de semis, mais ne connaissant pas le climat local, ce n’était pas évident. (...)
Dans l’ensemble super positif, les villageois super intéressés par notre projet, venant voir ce que je plantais et comment (idem pour les constructions). De beaux échanges et rigolades parce qu’ils n’avaient encore jamais vu de radis noir (les leurs sont blancs), de tomates oranges, de fenouil ...
J’ai donné quelques plants aux voisins, en expliquant qu’ils pouvaient (et devaient) récolter les graines, les garder et les replanter. Bon, je pense qu’il va falloir du temps ... Ils ont plus l’habitudes d’acheter de l’hybride. Ce qui est super agaçant, c’est qu’ils ont tous des vaches, connaissent aussi les plantes sauvages à utiliser comme engrais ou autre pour le potager mais qu’ils préfèrent dans la plupart des cas, utiliser des produits chimiques, plus rapides et efficaces peut-être !
Sinon, j’ai pu avant de partir et avant que la mousson ne soit trop forte, collecter des semences et j’ai trouvé cela génial, une grande satisfaction. Une partie sera certainement donnée aux villageois intéressés, mais je ne suis plus là pour gérer. J’ai passé le relais à mes amis népalais.

Moi j’ai adoré prendre soin de ces graines précieuses et puis quelle joie de pouvoir en récolter autant. (...)
Encore un grand merci à Kokopelli pour votre aide et pour m’avoir donnée l’opportunité d’être une gardienne de semences, une belle et précieuse expérience.
Bérengère
de Semillas Libres de Colombia
La Colombie est l’un des pays possédant la plus grande agrobiodiversité du monde, exprimée par des milliers de variétés indigènes et créoles qui sont conservées par des millions d’agriculteurs de communautés autochtones, afro-colombiennes et rurales. Les semences sont le “patrimoine des peuples, au service de l’humanité “et ont servi de fondement à sa souveraineté et à son autonomie alimentaire ; elles doivent donc continuer de vivre entre les mains des paysannes et des paysans.
Réunis à Bogota le 2 et 3 octobre 2013, 80 organisations autochtones, afro-colombiennes, paysannes et sociales, provenant de différentes régions du pays, se sont retrouvées lors de la première rencontre du Réseau National des Semences Libres de la Colombie, où il fut proposé et accordé d’élaborer des stratégies et des actions pour la défense des semences. Dans ce contexte s’inscrivent les points suivants, que nous considérons fondamentaux pour les communautés et qui doivent être inclus dans les politiques gouvernementales sur les semences :
1. Toutes les directives concernant les semences, qui sont appliquées en Colombie, s’inspirent de l’Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV), approuvée par la décision 345 de 1993 de la Communauté Andine des Nations - qui protège les Droits sur l’Obtention Végétale (DOV). Par la suite, la loi 1032 de 2006, article 4, pénalisa l’usurpation des DOV ; et en 2010, l’ICA expédia la résolution 970, qui contrôle la production, l’utilisation et la commercialisation de semences. Finalement, la loi 1518 appliquant l’UPOV de 91 - norme qui a été récemment abrogée par la Cour Constitutionnelle - a été adoptée en 2012. Ces normes constituent une menace quant à la survie des ressources génétiques de la nation, elles portent atteinte aux droits collectifs des peuples pour la libre utilisation, production et commercialisation de semences et elles criminalisent l’utilisation de leurs propres semences par les agriculteurs. Elles ont été promues sans qu’aucune consultation préalable, libre et informée, soit organisée avec les populations paysannes et ethniques.
2. Nous n’acceptons aucune norme de propriété intellectuelle appliquée aux semences (brevets et COV), car elles induisent leur privatisation et leur contrôle par les corporations, à travers le monopole du marché. Ces dernières années, en Colombie, les lois sur les semences, et leurs modifications, répondent aux pressions des pays industrialisés obligeant les lois nationales à s’adapter aux normes de propriété intellectuelle et au contrôle qu’exercent les multinationales semencières. C’est ainsi que les lois sur les semences ont été adoptées dans le cadre des accords de libre-échange. Ce qui profite uniquement aux grandes multinationales semencières et aucunement aux petits agriculteurs.
3. Nous exigeons l’abrogation de la résolution 970 et nous rejetons toute loi visant à la remplacer. La résolution 970 a été promulguée afin de garantir la qualité sanitaire et la qualité agronomique des semences mais ce qu’elle permet, en réalité, c’est de livrer le contrôle monopolistique des semences aux grands semenciers et de rendre obligatoire l’utilisation et la commercialisation des semences certifiées et enregistrées, et c’est, également, de criminaliser et d’interdire la production et la commercialisation des semences natives. Dans le projet de la nouvelle norme, l’ICA prétend inclure un paragraphe supplémentaire qui souligne que “sont exclues du champ d’application de la présente résolution les semences de variétés locales dont le but n’est pas la commercialisation”. Cette modification de la norme a, au contraire, pour objectif d’interdire que les semences Indigènes soient semées, échangées ou vendues par les agriculteurs, et de faire en sorte qu’elles restent confinées dans les champs des paysans sans pouvoir être offertes à des tiers ou commercialisées. De même, nous n’acceptons pas que l’ICA utilise l’internet afin de mettre en place des consultations, portant sur les semences, qui concernent ces communautés.
4. Nous rejetons les saisies de graines et les persécutions judiciaires des agriculteurs dont l’ICA est responsable, dans différentes régions du pays. Entre 2010 et 2012, plus de 4167 tonnes de
semences ont été saisies, selon les informations officielles de l’ICA. Nous considérons ces saisies illégales parce qu’elles violent les droits des paysans. Dans la résolution 970 de l’ICA, il est établi que l’agriculteur peut seulement récolter une seule fois les semences industrielles, dans des parcelles de maximum cinq hectares et ne peut les remettre à des tiers à quel que titre que ce soit. Il devra également prouver que, pour sa dernière saison de culture, il n’a utilisé que des semences légales et certifiées. Cette décision est inacceptable et va à l’encontre des “droits de l’agriculteur”, consacrés par le Traité International des Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA) de la FAO qui stipule : “que rien dans cet article ne devra être interprété comme limitant les droits que peuvent avoir les agriculteurs de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre des semences de ferme ou du matériel de multiplication, sous réserve des dispositions de la législation nationale et selon qu’il convient.” (Art. 9, paragraphe 9.3)
5. Nous rejetons les cultures et les aliments transgéniques que le gouvernement national a autorisés pour les plantations et pour la consommation dans le pays et nous exigeons que les autorisations soient révoquées pour tous ces organismes transgéniques. Il existe suffisamment de preuves scientifiques, de par le monde, qui prouvent les impacts environnementaux, socio-économiques et les impacts quant à la souveraineté alimentaire des peuples et quant à la santé humaine et animale. De même, nous rejetons la contamination génétique des semences créoles induite par les cultures transgéniques. De toute évidence, l’échec du coton transgénique dans le pays a été prouvé, puisque les agriculteurs de Córdoba et de Tolima ont perdu des millions de dollars à cause des mauvaises graines de coton transgénique qui leur ont été vendues par les multinationales.
gouvernementaux de développement agricole comme une condition d’accès aux crédits financiers.
7. Nous exigeons que le gouvernement exerce un solide contrôle sur les sociétés multinationales qui s’approprient des graines certifiées et brevetées, qui monopolisent le marché, la disponibilité des semences et imposent la spéculation sur les prix, comme dans le cas des semences de coton, de riz et de pomme de terre. De même, les entreprises semencières doivent subir des contrôles stricts de qualité agronomique et de qualité sanitaire des semences, afin qu’elles n’affectent pas les semences et l’agriculture paysannes.
8. Nous exigeons que les politiques publiques sur les semences soient traitées avec une vision d’ensemble et qu’elles visent à promouvoir des systèmes vivants de semences, leur libre circulation, utilisation, gestion et protection sous le contrôle des peuples et communautés, en promouvant l’agroécologie et la recherche participative pour le développement de semences de bonne qualité, en rapport avec leurs besoins et conditions environnementales, culturelles et socio-économiques.
“Pour
chaque graine qu’on nous saisira, nous ferons en sorte que d’autres germent et fleurissent à nouveau, se multiplient, soient dispersées et cheminent librement avec les agriculteurs à travers les champs de la Colombie.”
6. Nous exigeons qu’il ne soit pas obligatoire d’utiliser des semences certifiées et enregistrées dans les programmes et projets
9. Nous, les communautés indigènes, afro et paysannes de la Colombie, nous nous engageons à préserver, protéger et partager nos semences ; c’est le meilleur moyen de résister contre le pillage et la meilleure façon de préserver la biodiversité. Nous allons continuer à travailler au sein de nos propres systèmes de propagation des semences. Les graines entre les mains des paysannes et des paysans constituent un élément fondamental pour que les populations rurales et urbaines puissent garantir l’autonomie de notre souveraineté et de l’alimentation face à la crise climatique actuelle. C’est pour cette raison que, en tant que Réseau de Semences Libres de la Colombie et d’Amérique, nous protégeons et échangeons des semences, non seulement pour nous, mais en tant que patrimoine des peuples au service de l’humanité.
Campaña por la Defensa de la Biodiversidad y la Soberanía Alimentaria mauricio.garcia2007@yahoo.es www.redsemillaslibres.org

Entre les Caraïbes et la Puna Péruvienne, se trouve une région très particulière - que certains appellent les Andes Equatoriales. Une grande partie de la Colombie, la totalité de l’Equateur ainsi que le nord du Pérou constituent les pays modernes qui occupent ce coin de la planète. Ici, le courant antarctique de Humboldt va se briser contre le courant chaud d’El Niño en provoquant une étonnante diversité de climats. Les Andes transforment ce qui aurait été une plaine tropicale en des milliers de petites vallées qui vont du plus humide au plus sec, du plus chaud au plus froid. Cette région possède le plus grand nombre de rivières par territoire, l’une des plus grandes densités de volcans actifs et la plus grande biodiversité du monde. L’agriculture s’y pratique jusqu’à 3500 mètres.
Il n’est pas étonnant de savoir qu’un grand nombre de plantes ont été domestiquées dans ces Andes Equatoriales. Ananas, papaye, cacao, poivron, avocat, cacahuète, citrouille, haricot, fruit de la passion, patate douce, tomate et goyave sont quelques-unes des plus connues, mais il y en a beaucoup d’autres qui ne se mangent que localement. Certaines d’entre elles possèdent des caractéristiques idéales pour sortir des Andes et offrir de la nourriture facile à cultiver dans d’autres régions du globe.
Les vestiges archéologiques nous laissent penser que l’agriculture y a commencé très tôt, peut être il y a 10 000 ans. Ce fut, en grande partie, une agriculture de forêt qui a modifié la structure naturelle des espaces boisés avec une grande
densité d’arbres et de plantes utiles à l’humain et aux animaux qui lui servaient de nourriture. Ces forêts anthropiques, qui imitaient les forêts naturelles en diversité et durabilité, s’accompagnaient de terrasses, de champs irrigués et d’autres techniques très productives, sans nul besoin de charrue ou de traction animale. Pour les conquérants venus de l’Europe, ces “chacras”, ou jardins alimentaires, ressemblaient certainement à des jungles, sans ordre ni concert, avec une diversité folle de plantes utiles qui leur étaient inconnues.
De par les particularités climatiques et écologiques de la région, la culture du blé et de légumes ainsi que l’élevage de mouton, imposés par les Espagnols, ont constitué de très pauvres remplacements. La domination culturelle des blancs-métis, pendant quatre siècles, a suscité l’abandon progressif non seulement des techniques agricoles, mais également des espèces de plantes elles-mêmes. La diversité dont nous avons hérité au XXI siècle est certainement étonnante mais, avant tout, elle nous rappelle tout ce que nous avons perdu.
Naissance d’un réseau.
Jusqu’en 2002, tout cela ne constituait qu’un sujet de conversation très commun en Equateur sauf pour un groupe de quatre amis permaculteurs qui se rencontrèrent au Café Arte dans le village de Tumbaco, pour évoquer la création du Réseau des “Gardiens des Semences”

En mai 2003, les premières rencontres nationales du réseau eurent lieu, avec la participation de 20 agriculteurs biologiques et de Michel Fanton du “Seed Savers Network Australie” comme invité d’honneur.
À partir de juillet 2003 une équipe du réseau a commencé à parcourir le pays pour susciter de nouveaux membres, et donner des ateliers de production de semences. En 2004, le premier exemplaire du magazine “Allpa” a été publié. En 2010, 40 membres du réseau ont participé à une classification de ses collections de semences, avec un résultat de 1989 variétés préservées. En 2012, le nombre de Gardiens était de 100 personnes réparties dans 15 provinces de l’Equateur et dans 2 départements de la Colombie. Plus de 3000 personnes avaient profité des semences et des ateliers du réseau1 . Des représentants du réseau avaient participé à plusieurs groupes d’influence politique, notamment pour la rédaction de la Constitution nationale de 2008, pour la création d’une Loi de Semences favorable aux paysans et pour la planification des stratégies pour la diffusion de l’agro-écologie en l’Equateur.
Stratégies du réseau.

nous. Le réseau a besoin de semences avec une grande diversité génétique pour impulser l’adaptation et la création de variétés locales. Mais ce n’est pas seulement la semence qui compte : les connaissances associées, la culture entourant la graine, sont également importantes. Et là aussi, l’expérience des membres de Kokopelli est fondamentale.
D’un coté, il faut reconnaître la nécessité que notre peuple a besoin des semences du “vieux monde”, celles des plantes potagères plus particulièrement. Il y a 50 ans, la laitue était peu connue dans la région : les vitamines et les oligo-éléments se trouvaient dans les racines et les herbes qu’on ajoutait à la soupe. Mais avec l’acculturation globalisante, et notamment l’intervention de “l’aide au développement” qui a imposé un modèle d’agriculture bio inspiré des jardins Européens et nordAméricains, la laitue est devenue très importante, et c’est de nos jours une plante potagère des plus cultivée par les agriculteurs biologiques. Donc, le réseau a commencé en 2012 un programme d’adaptation des semences du “vieux monde”, avec la formation2 des producteurs professionnels de ces semences, dans le but d’approvisionner le secteur des petits et moyens producteurs bio avec des semences de qualité. C’est dans ce domaine des semences du “vieux monde” qu’une alliance avec Kokopelli est importante pour
Apprentissage du “niveau en A” pour faire des terraces
De l’autre coté, le réseau a pris la responsabilité d’aider à sauver des semences natives qui sont en train de disparaître. Dans ce domaine, on peut trouver de vrais trésors alimentaires, des racines de culture très simple et économique (yacón, jíquima, tazo, arracacha, achira), des graines perpétuelles (arbre haricotier, haricot perpétuel, haricot guandul), des fruits (cacao, granadilla, taxo, badea, maracuyá negro), et des palmiers (chonta). Pour ces espèces alimentaires, le réseau monte des campagnes de sauvetage qui comprennent des expéditions pour trouver des semences, des ateliers sur la culture de ces espèces, la recherche des recettes de cuisine anciennes mais aussi le développement de nouvelles recettes ainsi que la diffusion par les médias.
Le réseau échange, prête et vend des semences 2 pour aider à leur propagation. L’échange et le prêt de semences sont limités aux membres. La vente est ouverte au public. Pour cela, nous avons créé un système de garantie participatif qui nous permet d’évaluer la qualité des semences de chaque producteur qui veut vendre. Ce système est plus simple, et à la fois plus fertile, que ceux offerts par le gouvernement ou les multinationales de la certification. Il évalue des aspects tels que le pourcentage de germination et la fidélité à la description de la variété, mais aussi des aspects plus généralistes telle que la qualité agroécologique de la production et l’équité sociale.
D’autre part, depuis 2010, certains membres du réseau ont commencé à lancer des dynamiques d’“Investigation Paysanne”. Il s’agit de projets de recherche concernant certaines espèces, en essayant de créer des systèmes agricoles 100% écologiques. L’exemple le plus avancé maintenant est le système de production du riz créole avec des canards andins et un poisson pulmoné natif très populaire, le chame. L’adaptation de cette méthode, d’origine Asiatique, a eu un succès inattendu, surpassant en productivité les champs témoins conventionnels et triplant les profits monétaires. Le plus important, c’est
que le système du “riz + canard” est un écosystème durable, un cycle fermé en imitation de la nature, qui continue à améliorer la qualité du sol, de l’eau et les ressources naturelles. Tous les autres projets de recherche visent à construire des systèmes écologiques, par exemple avec des forêts alimentaires autour du cacao sur la côte, avec du palmier chonta et biochar en Amazonie, avec de l’arbre haricotier en montagne. Un autre projet de recherche en cours, très important pour le réseau, est l’introduction de porcs et de poulets dans le cycle agricole, comme “charrues animales”, qui fouillent le sol, fertilisent de par leurs déjections, et éliminent les épidémies.

Notre petit marché paysan, dans le village de Tumbaco
financières très limitées. La plupart du travail est volontaire : en ce moment personne ne reçoit de salaire. Le manque de financement est certainement un problème pour certains aspects du travail, mais il est important de noter que les fonctions fondamentales du réseau sont autonomes et continuent sans besoin d’appui externe. Tout comme un écosystème, le réseau est capable de soutenir ses activités.
Qui sont ces gardiens des semences ?
Pour soutenir tout ce processus, le réseau a commencé à travailler, en 2011, dans la commercialisation des produits. Tous les gardiens de semences, membres du réseau, sont des producteurs artisans, et leurs produits vont du savon naturel au sirop d’agave, du fromage de chèvre aux vêtements en laine d’alpaga, du pain aux fruits séchés, etc. Et bien sûr, des semences, des petits plants et de l’arboriculture.
Finalement, il faut mentionner la publication du magazine “Allpa” 3 . Allpa veut dire “Terre” en Quechua. Il s’agit d’une publication au langage simple, facile à comprendre par tous, rien de très technique. L’information couvre surtout les pratiques fertiles d’agro-écologie mises en place par les membres du réseau. “Allpa” a prouvé que les paysans aiment lire, contrairement à ce que la culture conventionnelle préten, et c’est parce que l’information leur est utile. À ce jour, 9 numéros de cette revue ont été publiés.
Ce sont des résultats notables pour un réseau à l’organisation horizontale et libertaire, avec des ressources
1 www.ecoversidad.redsemillas.org 2 www.redsemillas.org 3 www.allpa.redsemillas.org
Il y a un peu de tout : des nationaux, des étrangers qui vivent dans le pays, des indigènes, des afrodescendants, des blanc-métis. 30% d’entre eux ont des diplômes universitaires. 60% sont de femmes. Tous habitent à la campagne ou à la frontière entre ville et campagne. Ils font partie, généralement, des associations ou de communautés locales. Tous, sans exception, sont des fous qui rêvent de changer le monde avec ses actions ; mais il ne rêvent pas seulement, ils vont semer, construire, rechercher, enseigner, produire, vendre. Une révolution joyeuse, ou plutôt une évolution accélérée de la conscience et des oeuvres, en ces temps de crise et d’incertitude.
Comme une petite rivière qui nait de ces montagnes sacrées que sont les Andes, le Réseau des Gardiens des Semences continue de découvrir la façon la plus simple de continuer son chemin vers la mer. De par son flux, il va modifier la géographie culturelle du pays, prouvant qu’il est parfaitement possible de construire une nouvelle société, durable et écologique, dans le respect, l’amour et la liberté.
Pour plus d’informations, me contacter : info@redsemillas.org

Eric Sémeillon
Territoires sans OGM.
Après une année 2012 de dynamisation du réseau latino-américain des gardiens de semences, nous avons consolidé les initiatives locales face à une industrie désespérée qui joue ses dernières cartes pour tenter de contrôler les populations via la nourriture.

Nous avons participé activement à l’organisation d’une campagne nationale pour libérer le Costa Rica des maïs OGM que souhaite introduire Monsanto… Initiée par une marche à travers le pays d’une dizaine de jours, et après 1 an de travail intense de terrain, nous sommes fiers de rassembler 82% de la population et 77% des municipalités qui se sont déclarées territoires sans OGM. Une mobilisation unique dans l’histoire du pays et du continent1-2 , appuyée par différentes organisations de la société civile. Universitaires, scientifiques, écologistes, agriculteurs, apiculteurs, syndicats

professionnels questionnent et refusent la décision du ministère de l’agriculture !

Une vaste sensibilisation du public a été possible grâce aux relais des journaux, radios, tv, réseaux sociaux et aussi via les nombreuses rencontres ; autels et marchés de troc de semences, forums, débats organisés dans les 7 régions du pays, positionnant le maïs comme patrimoine culturel et informant des risques méconnus liés aux OGM.
Le 16 octobre, en résonnance avec la campagne internationale de Vandana Shiva, nous venons de remettre un projet de loi pour un moratoire national sur la libération et la culture d’OGM, appuyé par différents députés.
“Maximum Respect” à Fabian Pacheco pour son rôle moteur dans toute cette dynamique nationale3 et pour entretenir la fraternité au Chili lors de la rencontre annuelle des gardiens de semences, organisée suite au mouvement initié au Pérou en 2012.

L’association Kokopelli présente un éventail de semences de variétés à pollinisation ouverte. Toutes ces variétés, pour la plupart anciennes, sont donc reproductibles, libres de tout brevet et appartiennent, de fait, au domaine public. Vous ne trouverez donc strictement aucun hybride F1 chez Kokopelli . Nos semences sont réparties en deux gammes distinctes :
- la gamme boutique, avec 1700 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires et ornementales. La très grande majorité des semences de cette gamme est produite en France par nos producteurs professionnels certifiés en agriculture biologique ou biodynamique. Le reste provient de divers pays d’Europe et parfois même des USA.
- la gamme Collection rassemble quant à elle des centaines de variétés très peu cultivées, peu connues et parfois en voie de disparition. Les semences de cette gamme sont produites par nos adhérents jardiniers et jardinières. Elles sont offertes aux membres “Actif”, “Solidaire” et “Bienfaiteur” de l’association. Cette gamme n’est accessible que sur demande au siège de l’association.








Grâce à son réseau de producteurs et d’adhérents, l’association maintient une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés : à savoir, plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 180 variétés de courges, 150 variétés de laitues, 120 variétés de haricots, 60 variétés de maïs, 55 variétés de blés, 30 variétés de courgettes, 80 variétés de melons, 55 variétés de concombres, etc…
Sensibiliser la population.
Sur le canton d’Atenas, où se trouve notre base opérationnelle, une grande mobilisation de la jeunesse a eu lieu. 35 écoles publiques et 3 privées ont participé et nous ont permis de récupérer plus de 200 œuvres d’art réalisées avec des semences par des enfants de 6 à 18 ans. Puis, nous avons exposé ces créations à différentes occasions en divers lieux afin de renforcer l’auto-estime des populations rurales et leur discernement. Des projections, des interventions auprès des professeurs et des étudiants, des présentations sur le marché et sur la place centrale nous ont permis d’élargir la conscientisation des habitants sur la problématique des OGM
“Coopeatenas”, coopérative qui regroupe plus de 1000 producteurs de café, nous a facilité la diffusion de documents d’informations, des annonces radios, des animations musicales et audiovisuelles pour toucher une plus grande part de la population locale.
Merci à Esteban, Teresita, Allen, Roxana, Iris, Guido, David, Corina, Manuela, Mauro, Simon et tous ceux qui nous ont aidé à relayer l’information sur Atenas. Sans


oublier Paul et Margaret qui au travers du festival de cinéma nous ont permis de renforcer les messages.
De nombreux supports pédagogiques et d´informations ont été réalisés comme ceux que vous pouvez voir sur les liens suivants :
• diversité des acteurs autour de la préservation des semences au Costa Rica4 ;
• Fabian présentant le Centre Communautaire de Production de Semences de l´Institut National d’Apprentissage où il donne des cours d’agro écologie5 ;
• “La semilla : el inicio de todo”, émission de la Radio de l’Université du Costa Rica (UCR)6 . Merci à elle, qui nous a permis de relayer l’information via sa radio et via les différentes rencontres qui ont été facilitées.
Soutien de tous horizons.
Merci à Dimitri avec ces réalisations de vidéos “food idealists” disponibles sur youtube… Il devrait revenir début 2014 pour une série de portraits que nous allons réaliser sur les agriculteurs et les apiculteurs afin de relayer leurs messages et de rapprocher leurs univers.

Félicitations à l’Université à distance (UNED), pour les vidéos montées et diffusées dans tout le pays ainsi qu’au sous titrage en français réalisé par Jaqueline de “Femmes Semencières”

Egalement, ma profonde reconnaissance renouvelée à Nathalie pour son soutien permanent et pour les différentes chansons réalisées qui touchent les sensibilités de tous âges ; la mise en musique s’affine avec Margaret… Peut-être bientôt un DVD et des paroles en plusieurs langues !
Aussi, nous remercions les étudiants, volontaires et visiteurs pour leur soutien dans le développement de la ferme pédagogique et plus généralement des activités Kokopelli sur la zone. Ils nous ont aidé à augmenter les espaces de cultures, à améliorer les infrastructures d’accueil, à dynamiser les liens avec les partenaires au sein de l’AMAP et du réseau…

Gracias à la fondation “Insolites Bâtisseurs” pour son soutien financier qui nous a permis de renforcer la campagne anti OGM, de réaliser 4 ateliers sur la production et la préservation des semences et d’initier la création de la Maison des semences à Atenas.

Bravo à Eduardo pour ses qualités d’animateur lors des ateliers, à Alvaro, Jose Luis et Rhoderick, amis producteurs bio, qui sont venus inspirer les participants de leurs expériences, et aux femmes de la communauté qui montrent un engouement particulier pour animer cet espace de partage des semences et de savoirs liés.
Enfin, un Grand Merci à Kokopelli, ses adhérents, parrains, jardiniers et producteurs, qui nous renouvèlent leur soutien pour 2014 avec, en complément des semences offertes, un budget de la campagne “Semences sans frontières” qui nous aidera à différentes activités comme :
• valider le moratoire national et obtenir 100% des municipalités libres d’OGM ;
• continuer d´accompagner les communautés paysannes et indigènes depuis la production jusqu’à la commercialisation des semences paysannes ;
• renforcer la démarche de diversification des producteurs et les aider dans la valeur ajoutée apportée à leurs récoltes ;
• faciliter la formation et l’organisation du groupe d´Atenas dans la gestion de la Maison des semences ; Eduardo présente un systeme maison pour preserver des semences





• participer à la rencontre annuelle des gardiens de semences au Brésil en Mai et continuer de construire ce mouvement continental pour la libération des semences et des terres ;
• travailler sur la reproduction des arbres fruitiers et des plantes médicinales afin d’élargir la collection des semences préservées par Kokopelli et de se rapprocher des initiatives d’agro reforestation ;
• organiser un voyage “saveurs et savoirs” sur les fermes partenaires du Costa Rica , pour soutenir les fermes amies et partager la diversité de la flore et de la faune ;
• coordonner les rotations des volontaires et stagiaires au sein du réseau de fermes partenaires ;

• continuer notre collaboration avec la Maison des semences de la communauté indigène Bribri.
Les melipones, nos alliées de la pollinisation.
Nous sommes heureux d’accueillir 12 ruches d’abeilles tropicales sans dard dont nous découvrons chaque jour de nouvelles vertus et qui se plaisent en lisière de forêt. Elles viennent accompagner les essaims qui sont venus loger spontanément dans les bambous des structures et dans les arbres du terrain. Cela nous rapproche des apiculteurs locaux et nous motive à une collaboration plus étroite pour approfondir notre compréhension de leur intelligence collective… Nous cherchons aussi à organiser des solutions pour les pompiers qui détruisent 15 000 essaims d´apis meliferas par an.
Pour plus d’informations, merci de me contacter : eric@kokopelli-semences.fr
1 www.youtube.com/watch?v=zn4hQ996k4E&feature=plaer_embedded#
2 www.youtube.com/watch?v=VJceObj_MuY
3 www.youtube.com/watch?v=aa-UaYSt9Kg
4 audiovisuales.uned.ac.cr/mediateca/videos/964/semillas-criollas,-personas-libres
5 audiovisuales.uned.ac.cr/mediateca/videos/965/%C2%BFqui%C3%A9n-dijo-que-no-se-puede?-conservando-saberes-y-sabores-de-las-sem illas-criollas
6 radios.ucr.ac.cr/radio-870/525-la-semilla-el-inicio-de-todo.html
Chez Annadana, les paysans sont véritablement la force qui nous impulse. Et cela est devenu d’autant plus vrai lorsque nous avons pris la décision de former les paysans afin de les inviter à répondre à de plus grands défis : d’être un éducateur à la ferme, un responsable des cultures, un responsable de la banque de semences, un expert en recyclage de déchets, un porteur de projets…

quelques stagiaires qui nous ont découverts au travers de Kokopelli.

J’en profite pour témoigner mon respect et ma gratitude envers l’association Kokopelli. Ces stagiaires arrivent de France, d’Allemagne, du Mexique et se forment avec nous sur les pratiques agro-écologiques. À notre étonnement, nous avons découvert que la barrière du langage ne présentait aucun problème lorsque les paysans-éducateurs formaient pratiquement les stagiaires dans nos jardins. Il en a émergé des dynamiques mutuelles d’échanges de connaissances entre nos paysans et les stagiaires. L’une des stagiaires, Katarina, devint experte dans la traite des vaches parmi d’autres dynamiques de soutien. Toutes sortes de stratégies de communications furent explorées, que ce soit un langage de signes ou des dessins qui étaient hilarants mais qui transmettaient le message. Les stagiaires, à leur tour, tentèrent de comprendre des mots basiques de notre langage local du Karnataka, à savoir le Kanada. Et ce fut de l’agriculture enjouée !

J’ai le plaisir de partager le fait que les 18 paysans d’Annadana ont accueilli leurs nouvelles responsabilités avec beaucoup d’aise et de confiance. Nous nous engageons auprès de nos paysans afin de comprendre leurs connaissances précieuses et ancestrales des pratiques agricoles traditionnelles. Ces pratiques sont ensuite transférées dans les champs en les combinant avec des méthodes scientifiques qui ont fait leurs preuves ; ces méthodes combinées sont explicitées et rendues accessibles aux paysans, aux étudiants, aux stagiaires et aux scientifiques. Ces dynamiques ont démarré grâce à

John Paul, l’agronome d’Annadana est dévoué et n’a de cesse d’encourager les paysans à prendre des décisions que ce soit au niveau du plan de travail, des semis, des récoltes, des stratégies de conservation de semences, etc. Et surtout, John Paul a réussi à former les paysans à l’informatique, la photographie, la gestion d’une banque de semences
incluant la vérification de la qualité des semences, la réalisation des commandes de semences, l’impression des étiquettes…

Tout cela nous a permis de ne plus dépendre de ressources urbaines extérieures qui s’avéraient non seulement onéreuses mais incohérentes et insensibles. Nous respirons maintenant car notre niveau de stress a été divisé par trois et cela grâce aux initiatives prises à la fois par nos paysans et nos stagiaires.
Alors que nos paysans n’étaient formés que depuis quelques mois, les témoignages des visiteurs s’avéraient déjà très encourageants.
maintenant capable de guider les visiteurs sur le parcours de la ferme, d’animer des ateliers sur la conservation des semences, de les faire participer à l’analyse des avantages et des inconvénients des variétés à pollinisation ouverte, des hybrides et des chimères génétiques.
Munie d’un ordinateur portable, elle télécharge les commandes de semences et elle les gère directement dans la banque de semences sans rien imprimer. Sa préoccupation est “ne pas gaspiller du papier pour sauver un arbre”. Lorsqu’elle appris, aux tout début de sa formation, à imprimer ou à scanner des documents importants, c’était pour elle un processus irréel, quasiment magique.


Un professionnel de l’informatique visitant notre parcours agricole intitulé “Du sol à la semence et à l’assiette” en compagnie de Padma, une jeune paysanne de 18 ans qui est maintenant notre éducatrice à la ferme s’exprima ainsi : “Nous avons découvert Annadana avec grand plaisir juste en visitant votre ferme sous la guidance de la jeune et enthousiaste Padma. Nous avons été très impressionnés par ses connaissances et sa franchise. Nous avons reçu beaucoup d’informations passionnantes sur le jardinage familial et nous reviendrons en chercher plus”.
La jeune Padma intègre toutes sortes d’informations afin d’enrichir sa propre compréhension. Elle est
Rajji, qui n’a que 22 ans, est une experte de la conservation des semences et son attitude est très positive et enjouée. Malgré qu’elle n’ait bénéficié d’aucune éducation, elle maîtrise les pratiques de préservation des semences, l’art de sélectionner des plantes saines, d’identifier les fruits dont les semences sont mûres, etc. Rajji forme aussi les visiteurs paysans et les stagiaires sur les pratiques essentielles, en train de s’étioler, de conservation des semences. Elle assiste Padma, dans la banque de semences, pour l’impression des étiquettes et l’ensachage des semences.
Varalakshmi, une étudiante de 17 ans, fait preuve de beaucoup d’intérêt pour apprendre la photographie. Elle arbore un grand sourire timide mais prend progressivement confiance en elle au fil de sa formation d’éducatrice agricole. Son souhait est d’accompagner les visites sur les parcours agricoles. Emilie, une stagiaire agronome Française très dévouée, a passé de nombreuses heures à enseigner la photographie à Varalakshmi. Nous attendons avec impatience ses premières photographies des jardins sur la ferme ou des parcours agricoles.
Venons-en, maintenant, à Mallamma, notre chef d’équipe dans les jardins. Elle est une force en soi. Sa voix convie une très grande autorité alors qu’elle programme le calendrier des plantations sur toute la
ferme. Sa mission est de faire en sorte que chaque mètre carré de la ferme porte une récolte. Elle prend ses instructions, chaque matin, de John Paul, notre agronome, et elle répartit les travaux à effectuer avec les paysans et paysannes qui l’assistent (Savitha, Puttamma, Senior Padma et Parvatamma) afin que la dynamique agricole soit fertile. Elle est également responsable de la répartition des tâches avec les stagiaires. Les travaux du matin se déroulent dans les jardins tandis que ceux de l’après-midi concernent l’extraction des semences. Quant aux ateliers, nos paysans sont à leur aise pour former les jardiniers urbains à la conservation des semences, un art en voie de disparition.
Gopala est un puit de connaissances traditionnelles et il est le paysan le plus ancien sur la ferme. Il est expert en production de céréales, maïs, millet… On peut le voir, sur la photo ci-dessous, égrener les épis de maïs en compagnie d’enfants de nos fermiers. L’élevage laitier est sa passion et le bétail son trésor. Il supervise tous les travaux techniques de la ferme dont les labours et façonnages des jardins.

d’étudiants citadins par

Laksmama, l’épouse de Gopala, est une paysanne dévouée qui est flexible et multitâches. Elle remplace ainsi aisément les paysans en congés. Elle accepte avec autant d’entrain de former les étudiants que de nourrir nos chiens de garde. Sa force intérieure est son sens de l’harmonie et son influence soulageante pour venir en aide à des paysans en détresse. Elle a également la charge de la gestion de la maison des stagiaires.

La beauté des paysans et des formateurs paysans de l’équipe d’Annadana réside aussi dans leur polyvalence : construction, charpente, couture, réparation des pompes à eau, fabrication d’objets à partir de fibre de coco, élaboration de modèles innovants de jardin familial… Ce sont nos paysans innovateurs qui ont remis en état le Cottage d’Ishana qui accueille les stagiaires.

La cuisine fonctionne comme une machine bien huilée grâce à Geetha et à Jyothi, les chefs de notre cuisine communautaire qui préparent des nourritures simples et divines à partir des récoltes quotidiennes de nos jardins. Chaque jour, les légumes sont livrés à la cuisine par des visages souriants. La nourriture est cuite grâce à de l’énergie alternative, à savoir du biogaz généré par la méthanisation du fumier de nos vaches. La cuisine traditionnelle est faite à partir d’huile, fraîchement extraite des noix de coco de la ferme, marinée avec différentes herbes afin de confectionner du pain, des biscuits, des pâtisseries et
Karriapa est un paysan costaud au beau sourire qui a en charge les travaux de clôture, de labour, de bêchage, de treillis, d’ombrages, etc. Il travaille à une vitesse incroyable. Il est assisté dans ces diverses tâches par Madappa et Nayaka qui, de plus, prennent leur tour pour les travaux matinaux de gestion des vaches et de l’étable. Les vaches sont emmenées au pré dans la journée.
des salades délicieuses pour le plaisir de tous. Geetha forme les stagiaires à la cuisine traditionnelle du Karnataka et ces derniers, en échange, lui enseigne des recettes de quiche, de gâteau Mexicain à base de maïs, etc. Les stagiaires sont tellement bien nourris à la ferme qu’ils appréhendent le fait de devoir manger parfois en ville et de revenir le ventre troublé par toutes les toxines de la chaîne alimentaire conventionnelle. Ils apprécient à tel point notre style de vie simple et holistique que Geetha leur prépare des plats à emporter lorsqu’ils partent en mission vers l’extérieur.
Nos fermiers se sont donnés également comme mission d’accompagner nos stagiaires afin de les aider, durant leur séjour, à ne pas se faire escroquer.
Cecilia du Mexique qui est avec nous pour un stage de longue durée, a été accompagnée par Padma durant des excursions touristiques dans le Karnataka. Il est parfois comique de voir Padma négocier le prix d’une course de rickshaw ou des achats dans une boutique.
Chacun de nos paysan(ne)s reçoit une partie des récoltes de la ferme, que ce soit des légumes, des produits laitiers ou des céréales. Lors d’occasions spéciales ou lors de festivals, tout le monde se rassemble à la ferme pour déguster des mets traditionnels préparés selon d’antiques recettes. En cas de maladies, des remèdes traditionnels (efficaces et inoffensifs) sont préparés par Geetha et Jyothi.
Les merveilles de ce programme d’échange de connaissances ont été gratifiantes et nous ont conféré une qualité de vie et surtout une grande sérénité.
Nous sommes intimement convaincus que la semence constitue l’essence même de la vie. La préservation des semences traditionnelles, en pollinisation ouverte et du domaine public, constitue le cœur de toutes nos dynamiques et de tous nos efforts. Nous sommes convaincus que la
connaissance, la structuration et la discipline sont cruciales pour la production et la conservation de semences libres qui soient capables de favoriser la survie quotidienne de la petite paysannerie de l’Inde. De par la situation prévalant, de nos jours, de perte de connaissances et de pratiques traditionnelles afférentes à la conservation des semences, il est crucial que les paysans soient de nouveau formés afin de redevenir des chercheurs sur le terrain, des gardiens de semences et des obtenteurs de nouvelles variétés. Les paysans qui viennent nous rendre visite de toute l’Inde, afin d’être éduqués par nos paysans formateurs, en repartent vraiment enrichis.
Qui plus est, nos paysans sont très heureux du respect, des avantages et des soins qu’ils reçoivent chez Annadana, que ce soit des salaires décents, des primes ou des soins médicaux alternatifs. Ce qui fait que beaucoup de paysans du voisinage frappent à nos portes pour demander du travail.
En conclusion, il est de plus en plus difficile de gérer Annadana sous sa forme actuelle. Et il est nécessaire de passer à la vitesse supérieure en établissant une telle dynamique au cœur d’un village afin de témoigner dans la fertilité.
Ma vision est d’établir une “Communauté de Connaissance Annadana” qui puisse servir comme un centre de formation à l’agro-écologie.
Annadana est une famille étendue et capable de fonctionner ainsi… grâce aux efforts et aux contributions de tous nos paysans-formateurs. Témoins de leur enthousiasme à prendre plus de responsabilités et d’initiatives, nous sommes convaincus que ce n’est qu’une question de temps avant qu’Annadana s’envole sur de nouveaux horizons.

info@annadana-india.org
Tel : +91 80 2325 4400 + 91 8277116606
www.annadana-india.org
Après la première rencontre fondatrice, qui s’était tenue en août 2012 au Pérou près de Macchu Picchu, les membres du réseau “Red Semillas Libres” , rassemblés du 20 au 28 avril 2013 au Chili (Laguna Verde – Valparaiso), et en provenance du Mexique, du Costa Rica, du Venezuela, de l’Equateur, du Brésil, du Pérou, de la Bolivie, de l’Argentine, de la France, de l’Italie et du Chili, se sont rencontrés une seconde fois pour échanger des semences, des savoirs et des expériences, réaffirmer leurs engagements et lignes de travail communes et partager des moments d’amitiés et de joie autour de l’abondance et la diversité semencière de leurs différents pays.



Conférence du professeur brésilien Rubens Nodari, de l’Université Fédérale de Santa Catarina (UFSC), sur les organismes génétiquement modifiés



Atelier de production de semences, dispensé par le très expérimenté Vladimir Moreira, du Brésil


Juan Manuel Martínez, de l’organisation mexicaine ECOPOL, supervise la réalisation de buttes de culture, selon la méthode “biointensive”

Atelier de création de buttes de culture, selon la méthode “biointensive”, de John Jeavons


Atelier de construction de grandes ruches alternatives en terre, par Francisco Valenzuela, de l’association pour l’Agriculture Biodynamique du Chili




“Je suis arrivé à la rencontre avec une phrase que j’avais entendue quelques jours auparavant, et quand je suis parti je l’ai sentie avec encore plus de force : l’Amérique latine est notre Grande Patrie. Je suis très fier d’être équatorien, mais aujourd’hui je sais plus que jamais que ces fiertés nationales, bien qu’elles soient essentielles à notre identité, sont en même temps de simples provincialismes.
Aujourd’hui je me sens être maître, plus qu’un peu, des collines de Laguna Verde, de la voix d’Alejandro qui chante la pampa, du blues en quechua de Nacho, de la lutte tropicale de Fabián, du sourire de samba de Nelson, de la dignité verte de Juan Manuel, de la joie sereine de Mauricio, des ruches d’argile de Francisco, de la quinoa bien-aimée de Pablo.
J’espère avoir l’occasion de vous revoir tous. A bientôt, donc, et que les semis continuent, compagnons !”
Javier Carrera, de la “Red de Guardianes de Semillas” d’Equateur.

Ainsi, plus important que tout, au-delà des alliances stratégiques qui se construisent sur le continent latino-américain, ce sont des liens d’amitié profonde qui se tissent entre les personnes. Et les semences, dans leur diversité et leur abondance, en sont les fidèles gardiennes.
Nous sommes très fiers de participer à ces rapprochements fertiles.



Grande bourse de semences organisée à la fin de la rencontre


Célébration de la fin de la rencontre



“De main à main”, échanges de semences
Les participants, à l’issue de la rencontre, se sont mis d’accord pour se retrouver à nouveau, plus nombreux, pour une 3ème rencontre internationale, qui aura lieu au du 22 au 26 mai 2014, au Brésil, dans une petite ville du Sud de l’Etat de Minas Gerais, nommée « Inconfidentes », et ce sous les auspices de l’ssociation d’Agriculture Biodynamique du Sud (ABDSul), représentée actuellement par Nelson Jacomel Junior.
Au mois d’octobre 2014, le Mexique devrait accueillir la 4ème rencontre du réseau, organisée à l’initiative de Juan Manuel Martínez Valdez, de l’organisation ECOPOL (Ecología y Población A.C.).
Pour plus d’information sur la prochaine rencontre, consulter la page web, en espagnol, du réseau latinoaméricain : www.redsemillaslibres.org
Pour plus d’information sur les lois semencières en Amérique latine, consulter la page web, en espagnol : www.leyesdesemillas.com

“Farce automnale”
Alors que le “World Food Prize” vient semble-t-il d’être décerné au vice-président de Monsanto, à une chercheuse membre fondatrice de Syngenta et au président de European Federation of Biotechnology 1, et que l’Europe et la Suisse s’insurgent de l’espionnage systématique, inamical et obsessionnel des services de la NSA (Salut les gars ! allez prendre un peu l’air... ça vous fera du bien), je ramasse les dernières tomates de notre potager, dans l’air doux de cet après midi d’automne. L’âne du voisin brait par-dessus la barrière et ce soir je vais tenter une confiture avec les magnifiques framboises tardives que je viens de cueillir et dont le parfum embaume toute la maison.
On partagera ladite confiture en équipe, tartinée sur un des incroyables pains de Didier ou de Marc, nos boulangers. Pains qui puisent leurs forces et leurs goûts dans les céréales anciennes cultivées avec amour par Cédric et sa famille, à un petit jet de pierre de notre table. On refera le monde tel qu’on souhaiterai le voir et qui, par bribes, parfois prend forme sous nos yeux.
Donc, je refuse de perdre ma bonne humeur et mon enthousiasme à poursuivre notre œuvre collective malgré cette nouvelle qui pourrait pourtant me mettre hors de moi et me conduire derechef devant l’écran de mon ordinateur afin de transmettre plus loin l’information de ces faits qui ne reflètent qu’arrogance et mépris.
En fait, c’est l’illustration parfaite de deux mondes qui se font face. Dans l’un, on se permet les plus graves impolitesses envers notre planète et ses habitants et on se distribue des récompenses, dans l’autre on tente
de poursuivre son aventure au plus près des quelques règles intelligibles de l’univers.
Dans le premier monde, on considère “ l’ordre” qu’établissent les puissants et les possédants à travers des lois et “l’appropriation exclusive” ou la “séquestration profitable” comme finalité ultime. Pour y parvenir on s’autorise beaucoup de moyens, y compris l’élimination directe ou indirecte de ses semblables, le mensonge, la tromperie, la dissimulation et l’empoisonnement. En réalité la vie “en elle-même” indispose les gens de ce monde là. Ils ne la conçoivent que “modifiée” par leur soin, afin d’en rendre le mystère supportable. Elle est pour eux... un problème à résoudre...
Dans le second monde (positionné ainsi par pure politesse) on cherche dans l’action, le partage, la solidarité, et on place la découverte et l’ouverture au dessus de la possession. Dans cet autre monde on considère l’apprentissage, l’émerveillement et le respect de Gaïa, du Grand Esprit ou de la nature, comme une des finalités de son existence. La vie est alors... une expérience à faire.
Que rajouter ? Plaçons notre regard au moins aussi souvent dans ce deuxième monde que dans le premier sans quoi nous risquons de l’oublier. On ne nourrit que ce que l’on regarde... ces deux mondes se touchent, s’interpénètrent à l’occasion mais restent pourtant fort distincts. Nos actes du quotidien, dans leurs sens et leurs contenus nourrissent donc bel et bien l’un ou l’autre.
Aujourd’hui tomates et framboises auront eu le dessus, la douceur de vivre nous appartient, les fruits de la terre sont pour tous, il est temps de nous attribuer le “Framboises and Tomatoes Food Prize of Bretonnières”. Ce prix prestigieux à été remis et dévoré dans la joie par quelques-uns des 515 membres de Kokopelli-Suisse.
Le printemps fut dense et placé sous le signe du froid, des cartons et autres caisses de déménagements. Après deux magnifiques années passées à Lausanne en compagnie de Thérèse et JeanClaude Roch que nous remercions infiniment de leur accueil et de leur soutien indéfectible, nous nous sommes installés à Bretonnières. Ceci après une transition en deux temps, puisque les locaux n’étaient pas tout à fait prêts à nous recevoir, alors que nous devions libérer l’espace de Florimont, en réaffectation. Merci à M. et Mme Urmi, les propriétaires de la maison, et à leurs enfants pour leur accueil et leur aide à notre installation. Comme à chacune de nos étapes, la providence s’est manifestée à travers l’hospitalité de Rose-May et Rico, nos nouveaux voisins. Ils nous ont offerts un espace transitoire afin de pouvoir travailler en attendant la “terre promise”. Nous leur sommes reconnaissants de leur hospitalité et de leur voisinage sympathique et bienveillant.

L’équipe bouge aussi... et Florence Mosimann, après plus d’un an d’une belle et intense collaboration nous a quitté pour changer de cap et s’installer dans le canton de Berne. Les charmes des bords du lac de Bienne ont eut raison de la douceur lémanique ! Nous lui souhaitons le meilleur et la remercions du fond du coeur de l’énergie déployée auprès de Kokopelli-Suisse. Nous saluons l’arrivée parmi nous de Lévy et d’Estelle actuellement en stage, et qui participent déjà activement aux activités de l’association.
Kokopelli on the road.
Nous sommes très heureux à Bretonnières et nous nous réjouissons de ce nouvel envol. Nos locaux sont spacieux, ainsi, nous pouvons loger nos hôtes et stagiaires. Un grand jardin déjà partiellement remis en état n’attend plus que vos coups de main, nos semences et le souffle de Kokopelli. Nous travaillons déjà avec plusieurs jardiniers, paysans et maraîchers dans un rayon de quelques kilomètres et nous espérons renforcer ce travail commun : céréales anciennes, cultures maraîchères, abeilles et formations diverses sur les thèmes chers à Kokopelli figurent au programme de nos projets 2014-2015. Plus d’infos sur notre site internet dès cet hiver.
Et du coté de l’équipe ?
Merci des nombreuses invitations que nous n’avons pu honorer cette année. Nous espérons retrouver dès la saison prochaine une activité plus régulière.
La Kokomobile a été fort utile pour nous permettre de faire face à cette nouvelle situation et nous sommes très reconnaissants à la “Fondation pour une Terre Humaine” et Jean-Louis Gueydon de leur soutien financier qui nous permet de continuer notre travail. Ce véhicule polyvalent est très apprécié du public qui ne manque pas de nous le dire ! Nous l’avons même aménagé en “Légumobile” pour y faire découvrir les légumes de Kokopelli lors de la semaine du goût les 21 et 22 septembre à Bretonnières.
Lancement du réseau “Sème !”
Si vous étiez à l’assemblée générale de 2012 à La Branche, vous vous souviendrez certainement du souci manifesté par bon nombre des membres de KokopelliSuisse, au sujet du devenir de nos semences au cas où les choses s’envenimeraient pour Kokopelli. Divers projets on été évoqués, dont la mise sur pied rapide d’un réseau de parrains-marraines, inspiré du modèle en vigueur chez Kokopelli-France. Nous y avons rajouté une intention d’inscription locale dans la géographie de Suisse romande par la mise sur pied de “Greniers”. Ainsi, ce qui fut dit fut fait : nous avons créé le réseau “Sème !”. Ce dernier a démarré en février 2013 sous la houlette d’Esther Zwanger et de votre serviteur. 80 personnes ont suivis cette journée de lancement.
Didier Meunier nous a proposé une initiation à la production de semences afin d’accompagner nos membres dans cette première aventure. Une formation plus consistante aura lieu en 2014 pour encadrer au mieux nos “multiplicateurs” et leur permettre de travailler dans les règles de l’art.
L’intention de nous associer dans le cadre de ce réseau et dans la mesure de nos moyens à la campagne “Semences sans frontières” est devenue réalité, lors de cette journée de lancement, après une session Skype avec notre ami Boukary Barry à Bamako qui a fait une très forte impression sur l’assemblée par son exposé sur la question de la semence au Mali et sur la situation des paysans et jardiniers-ères. Nous avons pu lui remettre une certaine quantité de semences lors de son passage en Suisse quelques mois plus tard.
En cette fin 2013, il est encore trop tôt pour faire un bilan de cette première année du réseau “Sème !” mais une quarantaine de parrains et marraines se sont engagés et une centaine de variétés de la collection remise par Kokopelli fin 2012 sont ainsi parrainées. Les premières semences nous parviennent au moment où je rédige ces lignes. Ce projet est prioritaire dans les activités de Kokopelli-Suisse et nous invitons nos membres à rejoindre le réseau “Sème !”. Informations sur simple demande : seme@kokopelli-suisse.com
Et du côté de Bretonnières ?
Les 21 et 22 septembre, nous avons organisé notre premier événement d’envergure à Bretonnières où se sont succédés dégustations, projections, concerts, assemblées générales, conférences et repas. Près de 200 personnes nous ont fait le plaisir de leur visite à la grande salle du village.
En collaboration avec la Semaine du Goût, nous avons proposé au chef du restaurant “L’Ecusson vaudois” Michael Lhomme, de créer, à partir de légumes de Kokopelli offerts par nos membres et amis, une série de 5 “bouchées” à déguster pour une soixantaine de

personnes qui nous ont honoré de leur visite. C’est donc 300 verrines qui ont été proposées à vos papilles ! Mickael nous a également préparé une soupe de légumes pour le repas du soir qui accompagnait des produits de la ferme de Cédric Chezeaux et les pains de Didier Nicolet et de Marc Haller. Repas 100% “local et Bio”.
Et comme à son habitude, Kokopelli-Suisse n’envisage pas une fête sans musique, c’est Raquel Bernal, Dagobert, les Acoupd’stick : Baptiste Bieri et David Millioud et Esther Zwanger qui ont fait vibrer la grande salle de Bretonnières. Merci infiniment à eux de leur enthousiasme et de leur générosité.
Nous sommes aussi très heureux d’avoir pu organiser durant ce week-end, une conférence avec Dominique Guillet et Blanche Magarinos Rey autour de la situation actuelle de la réglementation sur le commerce des semences. Dominique et Blanche sont passés à Bretonnières au retour du forum de Bâle “Let’s Liberate Diversity” auquel Kokopelli a participé. Un immense merci à toutes celles et ceux qui on contribué au succès de ce week-end mémorable.
Nous suivons toujours le développement du potager de l’Ecole Hotelière de Lausanne, où les légumes de Kokopelli enchantent chefs et étudiants. D’autres projets sont en préparation pour l’an prochain. Suiveznous à travers notre site internet !
10 rue du Puits CH-1329 Bretonnières tel/fax : +4124 453 12 91 contact@kokopelli-suisse.com www.kokopelli-suisse.com
Dans l’étude scientifique1 relative au syndrome d’effondrement des abeilles intitulée “Colony collapse disorder : a descriptive study” (CCD : colony collapse disorder) et publiée en mars 2009, ses auteurs ont analysé quelles causes pourraient être à même d’expliquer la disparition des abeilles. Sur les 61 variables quantifiées (comprenant la physiologie des abeilles, les charges en agents pathogènes ainsi que les taux de pesticides), pas une seule mesure n’est apparue comme étant une cause la plus probable dans le syndrome d’effondrement des colonies. Les abeilles dans les colonies CCD avaient des charges plus élevées d’agents pathogènes et étaient co-infectées par un plus grand nombre d’agents pathogènes que les populations témoins, suggérant soit une augmentation de l’exposition à ces agents ou une diminution de la résistance des abeilles à l’encontre de ces différents agents pathogènes. Le pesticide coumaphos (employé contre le parasite varroa) a été retrouvé à un taux statistiquement significatif qui était plus élevé dans la cire de ruches ayant succombé au CCD que dans des ruches de contrôle. Ces auteurs concluent que le CCD implique une interaction entre les pathogènes et d’autres facteurs de stress. Certains pesticides, comme le coumaphos, pourraient donc être impliqués dans le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles.
Une autre cause potentielle dans cet effondrement, passée souvent sous silence et non mentionnée dans l’article cité ci-dessus, est imputable aux rayonnements électromagnétiques comme le GSM ou le WiFi, par exemple. En effet, un article scientifique récent2 fait état d’une revue systématique des études scientifiques publiées sur les effets potentiels sur les êtres vivants des champs électromagnétiques de radiofréquence (RF-EMF) dans la gamme de 10 MHz à 3,6 GHz (le hertz3 , symbole Hz, est l’unité dérivée de fréquence du système international SI, elle est équivalente à une oscillation par seconde, s-1 ou 1/s).

Les informations ont été recueillies auprès de 113 études originales qui avaient été évaluées par des pairs ou provenant de commentaires pertinents existants. Dans 65% de ces études, les effets écologiques des radiofréquences électromagnétiques (50% des études animales et environ 75% des études sur les plantes) ont été trouvés à la fois à haute et à faible dose. Les très faibles doses étaient compatibles avec des situations réelles sur le terrain, et pouvaient être retrouvés dans des conditions environnementales.
Ci-dessous, une approche critique est présentée en ce qui concerne les pesticides et les rayonnements électromagnétiques, ceci en lien avec la disparition des abeilles.
Pesticides : pressions et manigances à l’encontre de la Commission Européenne.
Sur le site internet de l’Observatoire Européen des Entreprises (Corporate Europe Observatory4 ) en date du 11 avril 2013, nous pouvons constater quelles pressions et manigances s’effectuent en coulisses pour que les entreprises agrochimiques puissent vendre leurs pesticides néonicotinoïdes incriminés dans l’intoxication et la mort des abeilles. Les néonicotinoïdes particulièrement controversé sont les substances thiametoxam, imidaclopride et clothianidine, brevetées par les entreprises de biotechnologie et de pesticides Syngenta et Bayer.
Nous apprenons dans ces pages internet édifiantes (avec documents originaux à l’appui) qu’en mars
1 www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0006481
2 www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412012002334
3 fr.wikipedia.org/wiki/Hertz
4 corporateeurope.org/agribusiness/2013/04/pesticides-against-pollinators
2012, la Commission Européenne a chargé l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) d’émettre un avis scientifique sur un rapport5 qui a conduit l’Italie à suspendre temporairement la mise sur le marché des semences de maïs traitées avec des néonicotinoïdes. En avril 2012, la Commission a élargi sa demande d’inclure les nouvelles données scientifiques publiées par deux groupes de recherche en France et en Allemagne, dans la revue scientifique “Science”. En plus de l’Italie, la Slovénie et l’Allemagne avaient déjà appliqué des mesures de protection, y compris les suspensions temporaires ou des interdictions dans certains usages des néonicotinoïdes.
En juin 2012, le gouvernement français a annoncé son intention de retirer l’inscription du thiaméthoxame. L’industrie des pesticides a immédiatement commencé à mettre la pression sur la Commission. Ce fut le début d’une furieuse campagne de lobbying, une série de lettres ont été envoyées par Syngenta, Bayer, l’association européenne de la protection des cultures (ECPA) et le lobby des producteurs de pesticides (dont les membres comprennent Bayer, Monsanto, BASF, Dow, DuPont et Syngenta) à la Commission et l’EFSA :
Conseil européen Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président français François Hollande pour la contribution de son entreprise, de secteur privé, à la sécurité alimentaire mondiale (lettre du 8 juin 2012). Rien que ça ! Il leur a rappelé que la perte de cette technologie coûterait un milliard de dollars par an aux fermiers et aux consommateurs, et prétériterait la production de nourriture.

• Syngenta, dans une lettre8 envoyée le 21 novembre 2012 aux Commissaires européens Ciolos (Agriculture) et Geoghegan-Quinn (Recherche), ainsi qu’à tous les ministres de l’Agriculture de l’UE, a d’une part appelé à un réexamen complet des dossiers, et a d’autre part insisté sur le fait que cela était nécessaire pour “éviter de mauvaises conclusions à partir d’un processus précipité qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’agriculture et ironiquement pour la santé des abeilles” (sic).
• Bayer, dans une lettre6 adressée au commissaire
John Dalli le 12 juin 2012, a affirmé que les incidents d’intoxication des abeilles à cause de pesticides étaient dus “à une mauvaise utilisation ou au manque de précaution dans l’application de la substance” (sic). Bayer décharge donc la responsabilité sur les agriculteurs plutôt que le produit lui-même !
• Syngenta, dans une lettre7 du 8 juin 2012 adressée au même commissaire Dalli, a accusé certains États membres, “poussés par un petit groupe de militants et d’apiculteurs amateurs” (sic) de faire pression pour suspendre leur insecticide et tous les autres néonicotinoïdes. Cette entreprise a exhorté le Commissaire à “résister à cette pression”.
• Le Chief Executive Officer (CEO) de Syngenta, M. Michael Mack, a personnellement écrit au commissaire Dalli pour lui rappeler que seulement deux semaines avant, il avait déjeuné au sommet du G-8 avec le président américain Barack Obama, le président du
• Enfin, une autre étude9 promue par l’industrie agrochimique a été menée par le dénommé “Forum Humboldt pour l’Alimentation et l’Agriculture”. Ce Forum10 a conclu que les pesticides néonicotinoïdes apportaient des contributions socio-économiques et environnementales significatives à l’agriculture européenne et à l’économie en général. Le soutien et les partenaires de ce Forum sont… BASF, Bayer CropScience, E.ON et KWS. L’étude a été soutenue par le Copa-Cogeca (le groupe de lobby des grands agriculteurs à Bruxelles), l’association européenne de semences (qui représente principalement les grandes entreprises dans l’industrie des semences) et l’association européenne de protection des cultures. Tout cela financé par… Bayer et Syngenta. Toutefois, cela n’a pas été mentionné dans les lettres de Syngenta et Bayer mentionnées ci-dessus.
L’avis de l’EFSA11 a été publié le 16 janvier 2013 et la teneur n’a pas été celle que les entreprises agrochimiques avaient espéré : en effet, cet avis était très critique quant à l’utilisation des pesticides incriminés. L’EFSA et ses experts scientifiques ont trouvé des risques pour les abeilles qui étaient
exposées aux néonicotinoïdes présents dans le pollen et le nectar contaminés, la poussière de pesticides et dans les gouttes dites de guttation (exsudat de gouttes de sève aux bords des feuilles).
La firme Bayer a immédiatement contre-attaqué : elle a commandé une autre analyse12 , effectuée par “un panel indépendant de scientifiques travaillant sur les abeilles” (sic) pour contrer la conclusion de l’EFSA.
Quant à elle, la firme Syngenta a eu accès au communiqué de presse de l’EFSA avant sa publication le 16 janvier 2013 ! Elle a immédiatement envoyé le 15 janvier (!) une lettre13 extrêmement agressive à l’EFSA, affirmant que ce communiqué de presse était “incorrect dans un aspect important et très pertinent, et que l’EFSA sortait du cadre de sa responsabilité et de son mandat”. Syngenta a même menacé de prendre des mesures juridiques et a fixé une date butoir : “Nous vous demandons de confirmer formellement que vous allez rectifier le communiqué de presse de 11 heures. Sinon, vous comprendrez que nous allons examiner nos options juridiques”.
La colère de Syngenta a augmenté lorsque le communiqué de presse de l’EFSA a été publié sans modifications majeures. Dans plusieurs lettres adressées à l’EFSA, Syngenta a insisté sur le fait que ce communiqué de presse était “inexact et contraire aux conclusions de l’EFSA”. Cette entreprise a eu le culot de demander l’accès à des documents tels que les versions préliminaires du communiqué de presse, la correspondance interne et les notes de réunions préparatoires qui ont conduit à la rédaction de cet avis de l’EFSA. Après analyse des documents fournis par l’EFSA, Syngenta a ensuite pris pour cible le directeur de l’EFSA, l’accusant de ne pas inclure les commentaires de Syngenta sur le projet de communiqué de presse, en des termes sévères : “Vous avez pris la responsabilité personnelle d’outrepasser la proposition interne d’EFSA pour rectifier le communiqué de presse incorrect”. Par conséquent, “Syngenta souhaiterait un complément d’explications de votre part”, avant de “se prononcer sur les options
5 www.cra-api.it/online/apenet.htm
juridiques à sa disposition et l’identité des accusés spécifiques dans toute action en justice possible”.
Syngenta a voulu trouver les coupables, et par conséquent demandé plus de documents, notamment des notes manuscrites de réunions de l’EFSA internes ainsi que toute la correspondance au sujet de leurs tentatives de modifier le projet de communiqué de presse. (Serions-nous revenus aux temps de feu l’URSS ?!?)
Les menaces de Bayer et de Syngenta sur l’EFSA ayant été inefficaces, ces entreprises font maintenant pression sur les Etats membres de la Communauté européenne, et blâment publiquement l’EFSA. Syngenta a par exemple contre-attaqué en affirmant que “l’EFSA a limité les connaissances pratiques de l’agriculture” et que si cette sorte d’évaluation des risques était répétée “il serait impossible de maintenir l’enregistrement de tous les insecticides existants ou d’en enregistrer de nouveaux”.
Selon Syngenta14 , la méthodologie employée par l’EFSA pour conduire l’examen des néonicotinoïdes incriminés était “incertaine parce qu’elle a été basée sur une opinion scientifique fortement théorique et extrêmement conservatrice”.
Au delà des pressions directes sur les politiciens, Syngenta a lancé une campagne féroce dans divers medias nationaux et internationaux pour éviter que les Etats membres de l’UE approuvent la proposition de l’EFSA. L’association ECPA15 (European Crop Protection association comprenant Bayer, Monsanto, BASF, Dow, DuPont, Makhetsim Agan et Syngenta), promouvant les pesticides, a également contribué à favoriser l’étude précitée du “Forum Humboldt”, favorable aux pesticides. Syngenta a enfin lancé une opération marketing appelée “Opération Pollinisateurs” consistant à… payer quelques agriculteurs pour qu’ils fassent pousser des fleurs et d’autres plantes salutaires aux abeilles dans leurs champs. Mais dans combien de fermes exactement ? Aucun chiffre n’a été fourni.
6 corporateeurope.org/sites/default/files/letter_from_bayer_cropscience_to_commissioner_john_dalli_12th_june_2012.pdf
7 corporateeurope.org/sites/default/files/letter_from_syngenta_to_commissioner_john_dalli_8th_june_2012.pdf
8 corporateeurope.org/sites/default/files/letter_from_syngenta_to_commissioners_maire_geoghegan-quinn_and_dacian_ciolos_21st_november_2012.pdf
9 10www.neonicreport.com www.hffa.info/
11 www.efsa.europa.eu/en/press/news/130116.htm
12 corporateeurope.org/sites/default/files/letter_interexchange_between_syngenta_bayer_and_efsa.pdf
13 corporateeurope.org/sites/default/files/letter_and_fax_interexchange_between_syngenta_ashurst_lawers_and_efsa.pdf
14 corporateeurope.org/sites/default/files/letter_interexchange_between_syngenta_bayer_and_efsa.pdf
15 www.ecpa.eu/
Micro-ondes : utilisation dans le contrôle des populations… via les abeilles (?).
Barrie Trower16 est un physicien britannique à la retraite. Il est expert des armes à micro-ondes pulsées et a travaillé pour la Royal Navy et les services secrets britanniques. Durant sa carrière, il a débriefé des espions qui provenaient de différents pays ayant mis au point et utilisé des armes à micro-ondes. Depuis qu’il est à la retraite, il s’investit pour expliquer au public, au travers de lettres17 et de conférences18 , les méfaits des micro-ondes sur les êtres vivants.
Dans un article19 publié par le site internet “Sign Of The Times” le 21 septembre 2013 intitulé “Dr. Barrie Trower : l’utilisation des micro-ondes dans le contrôle des populations”, Lars Drudgaard (directeur régional pour l’Europe du Centre ICAAT 20 “International Center Against Abuse of Convert Technologies”), et Stephen Bell (son collègue) ont questionné en mai 2012 le physicien Barrie Trower au sujet des effets potentiellement délétères des micro-ondes pulsées (GSM, UMTS, WiFi etc.) sur les êtres vivants.
Le thème principal de cet entretien était l’utilisation abusive des micro-ondes en tant qu’arme furtive secrète et clandestine, existant depuis au moins 5060 ans. Au cours du temps, ce type d’arme a revêtu de nombreux visages, et elle est toujours utilisée sur des cibles différentes dans le monde, jusqu’à causer la mort.
Dans cet entretien, Barrie Trower a en particulier dit que, s’agissant de l’utilisation abusive des micro-ondes pulsées : “Nous allons causer la souffrance de millions de parents et de familles qui auront des enfants malades ou malformés. C’est aussi une guerre contre la viabilité des pays et les seuls bénéficiaires sont : les gouvernements, les industries, les compagnies électriques, l’industrie pharmaceutique”. Barrie Trower a dit encore : “J’ai 2 raisons de faire ce que je fais (sonner l’alarme dans le monde entier). Sauver nos petits-enfants et essayer de sauver la viabilité des pays. En effet, si vous voulez éliminer un pays, il vous suffit de faire installer des transmetteurs (à micro-ondes), ce qui éliminera peu à peu les insectes pollinisateurs, ce qui abaissera le rendement des récoltes, puis le pays devra importer sa nourriture
et ses médicaments, sa population sera malade et invalide, les coûts de santé seront augmentés d’au moins 40%, ajoutez à cela la fuite vers les FAI (?) du coût de la technologie…”
Dans cette entrevue, Barrie Trower affirme encore : “Si nous avions voulu inventer un animal qui serait le plus affecté par les micro-ondes, nous aurions inventé l’abeille. Malheureusement, elle n’ont aucune chance. 14 études sur leur disparition ont dénoncé la nocivité des radiations émises par le WiFi, leur système de navigation et leur système immunitaire sont touchés.”
Parmi les 14 études ayant dénoncé la nocivité des radiations émises par le WiFi et par d’autres radiations comme le GSM (groupe spécial mobile) ou le DECT (“digitally enhanced cordless telephone” ou téléphone sans fil), citons :
• Les études scientifiques et les mises en garde publiques21-22 , du Dr. Ulrich Warnke. Citons le document accessible en français intitulé “Des abeilles, des oiseaux et des hommes – La destruction de la nature par l’électrosmog” 23 (Une publication de l’association allemande Kompetenzinitiative zum Schutz von Mensch, Umwelt und Demokratie ; Initiative Compétence pour la protection de l’homme, de l’environnement et de la démocratie, Novembre 2007).
• Les publications scientifiques du Prof. Hermann Stever24 qui, avec son groupe de recherche, a démontré dans une étude pilote25 que des colonies d’abeilles soumises aux ondes d’un téléphone DECT sans fil produisaient moins de miel et que les abeilles en butinage ne rentraient pratiquement plus à la ruche.
• Le travail de terrain du Dr. Daniel Favre, qui a été publié dans la revue scientifique “Apidologie” 26 , et qui a démontré que la téléphonie sans fil GSM perturbait les abeilles en induisant le signal de l’essaimage.
• D’autres études relatives aux effets délétères des ondes électromagnétiques sur les abeilles sont citées dans l’article de Dominique Guillet intitulé “Requiem pour nos Abeilles”. 27
Au vu de ces études scientifiques, comment peuton alors expliquer la disparition soudaine de ruches entières, sans traces ni cadavres, et plus particulièrement durant les mois d’hiver lorsque les
abeilles n’ont absolument aucune chance de survie à l’extérieur de leur ruche ?!?
“Je crois que cette industrie, et les parties du gouvernement qui l’encourage, seront responsables de plus de morts et de souffrances que tous les groupes terroristes du monde réunis.”
Comment également concilier une pensée critique avec des études scientifiques anciennes (70’s) qui ont prouvé par la pratique que l’essaimage artificiel de colonies entières était déjà réalisable avec des ondes acoustiques ?28 Qu’en est-il en 2013 avec des ondes électromagnétiques ?
Enfin, dans cet entretien de mai 2012, Barrie Trower affirme encore des choses qui font froid dans le dos, à savoir : “J’ai déclaré, à Burmingham, dans ce pays, il y a probablement 15 ans, et je n’ai pas changé d’avis depuis, que je crois que cette industrie (des télécommunications mobiles), et les parties du gouvernement qui l’encourage, seront responsables de plus de morts et de souffrances que tous les groupes terroristes du monde réunis. Avec la croissance de cette industrie ces derniers 15 ans, je dirais maintenant que ces gens vont probablement causer plus de morts et de souffrance que durant toute la Seconde Guerre mondiale. Est-ce un génocide ? Oui, sans l’ombre d’un doute. Et oui, ils vont rester impunis, car ils sont intouchables, ils sont en dehors de la loi.”
Chimères technologiques.
Comme dans le domaine des semences et des plantes, qui a son lot de chimères génétiques, l’apiculture aura également sa chimère, technologique cette fois.
Les “Robobees” 29 seront des robots pollinisateurs conçus par le travail commun d’une triade de
laboratoires de recherche, à savoir l’école d’ingéniérie et des sciences appliquées de l’Université d’Harvard, le département de biologie des organismes de la faculté des arts et des sciences d’Harvard ainsi que le département de biologie de Northeastern, tous aux Etats-Unis.
Que feront donc ces chimères technologiques ? Rien de moins que de permettre :
• la pollinisation de manière autonome de champs et cultures ;
• la recherche et le sauvetage (par exemple, à la suite d’une catastrophe naturelle) ;
• l’exploration de l’environnement dangereux ;
• la surveillance du trafic ;
• et bien évidemment, la surveillance militaire (nous sommes aux USA !).
Il est affirmé sur le site internet officiel que ce robot “pourrait s’avérer utile pour remplacer les abeilles domestiques qui sont cruellement menacées” (sic).
Qui est donc cruel envers les abeilles ? Qui déverse par centaines de tonnes pesticides et autres poisons dans l’environnement ? Qui multiplie les appareils de télécommunications sans fil en générant une pollution électromagnétique qui ne fait qu’augmenter chaque année ?
Les intérêts des industries mortifères régneront-ils encore longtemps contre la survie des abeilles ? Une large prise de conscience, suivie d’actes concrets, est urgente.
Servumpecus, le 2 octobre 2013.
16 www.stayonthetruth.com/barrie-trower--lecture.php
17 www.stayonthetruth.com/resources/Barrie_Trower/Barrie_Trower_SA.pdf
18 www.magdahavas.com/barrie-trower-speaks-about-microwave-radiation/
19 fr.sott.net/article/17000-Dr-Barrie-Trower-l-utilisation-des-micro-ondes-dans-le-controle-des-populations
20 icaact.org/
21 www.emfacts.com/2007/04/719-statement-from-dr-warnke-on-emf-effects-on-bee-navigation/
22 archive.radiationresearch.org/conference/downloads/021500_warnke.pdf
23 www.robindestoits.org/attachment/330062/
24 www.hese-project.org/hese-uk/en/heseuk/profile.php ?id=hst
25 www.robindestoits.org/attachment/97529/
26 link.springer.com/article/10.1007%2Fs13592-011-0016-x
27 www.liberterre.fr/gaiagnostic/dominique/requiem07.html
28 Influence of artificial queen-piping sound on the tendency of honeybee, Apis mellifera, colonies to swarm. Insectes Sociaux, Paris:21(3), pp. 283-288 (1974)
29 robobees.seas.harvard.edu/

Charlotte Hubert
Depuis quelques mois, j’ai le plaisir de m’occuper de la Campagne de Parrainage de l’association et je suis très enthousiasmée par le travail fidèle et persévérant des adhérents de Kokopelli qui assurent, au fil des années, dans leur jardin, la survie de ces variétés potagères. Nous recevons chaque jour, au siège social de l’association Kokopelli, des semences de toute la France qui viennent alimenter cette Gamme Collection. Certaines d’entre elles sont également mises au service de notre campagne “Semences Sans Frontières” qui envoie, chaque année, des centaines de colis aux communautés paysannes des pays les plus pauvres.
Cette année, plus de 650 jardiniers et jardinières ont participé à cette aventure d’échange et de maintien de variétés anciennes. Nous espérons voir ce lien social et fertile s’étendre encore afin que le patrimoine génétique, laissé aux générations futures, soit largement diversifié.
Adopter une variété.
L’association Kokopelli propose, à ses adhérents, d’adopter une ou plusieurs variétés afin de l’aider à conserver la diversité génétique que les multinationales de la semence et de la pétro/agro/ chimie s’efforcent, depuis de nombreuses décennies, de supprimer et de remplacer par des semences d’hybrides F1 ou de chimères génétiques nécessitant un grand nombre d’intrants chimiques et de pesticides en tous genres pour croître et survivre.
En transformant votre jardin en refuge de semences libres et reproductibles, vous participez à ce combat
Constatant une implication grandissante des jardiniers et des jardinières amateurs dans la production de semences et dans la conservation vivante de variétés anciennes, l’association Kokopelli a créé une Gamme Collection qui regroupe plus de 700 variétés potagères très peu cultivées, peu connues et parfois même en voie d’extinction.
de plus de 15 années et assurez ainsi la pérennité de variétés rares.
Comment participer à la campagne ?
Pour parrainer une variété, il faut en faire la demande à l’association Kokopelli en indiquant l’espèce que vous souhaitez accueillir dans votre jardin.
Le choix d’une des variétés de la Gamme Collection est réalisé par l’association afin que chacune d’entre elles puisse trouver un refuge.
Une souche vous est ensuite envoyée ainsi que des conseils de production de semences - sous forme de fiches pratiques - afin que vous puissiez la cultiver en respectant les règles de pureté variétale.
Le parrain ou la marraine s’engage à prendre soin de sa variété au fil des années, à en reproduire des semences et à nous en envoyer une partie qui pourra profiter aux autres adhérents et perpétuer ainsi la Gamme Collection.
Les adhésions à l’association Kokopelli.
Nous proposons différentes adhésions pour les personnes souhaitant soutenir les projets et les combats de l’association. Vos cotisations permettent le développement de nos dynamiques telles que la production de semences offertes aux paysans et paysannes via notre campagne “Semences sans
Frontières”, le soutien à la création de réseaux de semences libres dans les jardins et les champs des pays les plus pauvres, l’organisation de rencontres parrains et marraines, etc...
L’adhésion Soutien, à 20 €. Elle permet de bénéficier d’un tarif préférentiel sur les sachets de semences et de recevoir la revue annuelle.
L’adhésion Actif, à 60 €. Elle permet de bénéficier d’un tarif préférentiel sur les sachets de semences , de recevoir la revue annuelle et d’avoir accès librement aux semences de la Gamme Collection.
L’adhésion Solidaire, à 90 €. Elle permet de bénéficier d’un tarif préférentiel sur les sachets de semences , de recevoir la revue annuelle et d’avoir accès librement aux semences de la Gamme Collection.
L’adhésion Bienfaiteur, à 150 €. Elle permet de bénéficier d’un tarif préférentiel sur les sachets
de semences , de recevoir la revue annuelle et d’avoir accès librement aux semences de la Gamme Collection.
Nous proposons, cette année, un système d’adhésion par prélèvement bancaire nous dispensant de nombreux frais de relance (timbres, enveloppes, papier...) pouvant être modifiée ou arrêtée à tout moment en nous contactant par téléphone ou par mail et en nous renvoyant votre carte de membre.
Nous désirons adresser un grand merci à nos parrains et à nos marraines pour leur travail fertile et abondant de production de semences. Leurs récoltes sont soigneusement rangées, ensachées et n’attendent que la belle saison pour être redistribuées et à nouveau cultivées. Elles permettent, pour celles envoyées dans les pays les plus pauvres, d’assurer la souveraineté alimentaire des communautés rurales les plus démunies de la planète.
Merci !

A utocoll A nts K o Kopelli
La campagne “Semences sans Frontières” bénéficie de l’intégralité des bénéfices de la vente des autocollants Kokopelli.


Une adhésion “soutien” à l’association + 12 sachets de semences : 44 euros
t- shirts K o Kopelli - 12 €

Répertoire “Semences de Kokopelli” 12 édition + 12 sachets de semences : 74 euros
alendrier


Influences Lunaires
Photographies de Simon Bugnon
Poster détachable inclus
“Thés Militants” kokopelli : 8,50 euros


5€

C’est avec grand plaisir que nous avons lancé en 2013 un partenariat avec les “Jardins de Gaïa” : Les “Thés Militants Kokopelli”.
Autocollants kokopelli : 1 euros
L’amitié qui lie nos deux structures depuis plus de 10 ans s’est donc concrétisée en une collaboration fertile !
Sur chaque thé militant vendu, “Les Jardins de Gaïa” nous reversent 1 euro pour soutenir notre campagne “Semences sans Frontières” via laquelle nous expédions gratuitement des centaines de colis de semences libres et reproductibles dans les communautés rurales des pays les plus pauvres.
Association Kokopelli - 22 Cap de l’Ourm - 09290 Le Mas d’Azil semences@kokopelli-semences.fr

Tube - 8 € 50
“Rêve éveillé de Gaïa” Thé Blanc : gingembre - vanille “Le joueur de flûte” Thé Vert : bergamote - vanille “Parfum de résistance” Thé Noir : cacao - réglisse - orange “Le chant de la terre” Rooibos : rose - graines
Sachet de recharge - 7 € 50





















Le calcul des adhésions pour l’année 2013 à été arrêté à la fin du mois d’Octobre
L’association Kokopelli propose à tous ses adhérents et adhérentes de parrainer une variété. Ils peuvent ainsi, s’ils le souhaitent, choisir une espèce (par exemple une tomate, une laitue, une carotte, etc) et ils se verront ensuite attribuer, par l’association, une variété particulière (par exemple la laitue “St Antoine” ou bien encore la carotte “De Guérande”.) Les parrains et marraines sont conviés à conserver, au fil des années, cette variété dans leurs jardins et à en reproduire les semences. Kokopelli envoie aux nouveaux adhérents la souche de la variété parrainée, en début du printemps. Des milliers de variétés de tomates, de piments, de courges, de laitues, de choux sont en quête d’un “refuge”. Adoptez une semence ! Ensemble, créons des milliers de jardins “Kokopelli” qui soient chacun le refuge régénérateur d’au moins une variété potagère !
Soutien : 20€ Actif : 60€
Solidaire : 90€ Bienfaiteur : 150€
Nom :.............................................................Prénom :..................................................
Adresse :.......................................................................................................................
Code Postal :...................Ville :.....................................Pays :.........................................
E-mail :.........................................................................................................................
Pour un renouvellement d’adhésion, merci d’indiquer votre n° d’adhérent :...........................
Je souhaite parrainer/marrainer l’espèce suivante :....................................
Je parraine/marraine déjà une espèce :...................................................
Je souhaite faire un don de soutien à la Campagne “ Semences sans Frontières ” :.........€
Les cotisations des adhésions “Soutien” et la moitié des adhésions “Actif ” et “Solidaire” sont attribuées au dévellopement de nos dynamiques semencières dans les pays les plus pauvres : dons de semences, création de fermes/écoles de semences, etc.