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Magazine VÉRO - Hiver 2025

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SOCIÉTÉ 5 femmes redéfinissent les codes de la cinquantaine

Courez la chance de gagner un voyage au WALT DISNEY WORLD RESORT grâce au magazine VÉRO et à ROUGE!

Cet hiver, faites le plein de nouvelles lectures !

Mais pourquoi l’école ?

29,95 $

En nous invitant à entrer dans sa classe, l’enseignant Simon Bucci-Wheaton propose une réflexion sur l’état de nos écoles, mais également de notre système d’éducation - ce qu’il pourrait et devrait être, pour le mieux-être de nos enfants et de toute la collectivité.

Fallait être là

49,95 $

Le photographe Marc-Étienne Mongrain vous fait entrer dans les coulisses de dix ans de musique québécoise en photos, comme si vous y étiez. Avec des textes inédits de Philippe Brach, Hubert Lenoir, Safia Nolin, Klô Pelgag et une préface de Louis-Jean Cormier.

Amours féroces

24,95 $

Dans ce collectif, sous la direction de Caroline Décoste, dix autrices, ni mères à boutte, ni parfaites, parfois ni mères du tout, présentent un portrait nuancé de leur rapport à la maternité.

Entre nous

39,95 $

Dans son livre, au croisement du récit autobiographique et du guide de croissance personnelle, Sophie Grégoire-Trudeau vous invite à entreprendre un voyage vers un meilleur bien-être et une meilleure santé mentale.

Faire la popote

39,95 $

La journaliste culinaire et créatrice de la chronique « Les P’tits cuistots » dans Le Soleil, Sophie Grenier-Héroux propose plus de 75 recettes simples, faciles et délicieuses, pour initier les jeunes à la popote!

Réconfort

44,95 $

Plus de 100 recettes réconfortantes et savoureusesdont plusieurs classiques réinventés, dans la plus pure tradition du célèbre chef Yotam Ottolenghi!

T’es belle pour ton âge 29,95 $ T’es

belle pour ton âge

Dans son deuxième essai, la nutritionniste Karine Gravel lance un appel à honorer son corps à chaque étape de la vie, en accueillant les changements, et une invitation à réclamer le droit de vieillir dignement.

K pour Katrine

44,95 $

Découvrez plus de 100 nouvelles recettes inspirantes et colorées concoctées par Katrine Paradis et sa fille Margaux! Une véritable invitation à explorer un monde de saveurs.

En direct de l’univers

39,95 $

Dans ce livre à personnaliser illustré de photos d’archives de l’émission, France Beaudoin et son équipe vous convient à un voyage dans votre propre univers musical et vous invite à découvrir des histoires qui les ont amusées, émues, étonnées et marquées au fil des ans.

Sommaire

Véro

T-shirt et bijoux (collection personnelle).

PHOTO Andréanne Gauthier.

ASSISTANT-PHOTO Kéven Poisson.

7 ÉDITO

Véro partage ses réflexions sur ses 50 ans et revient sur la séance photo si spéciale de la couverture du magazine.

9 TOP V

Les cinq musts d’hiver de Véro, à découvrir sans tarder.

11 TOP V

Les cinq incontournables de notre rédactrice en chef Théo.

12 VOS BUZZ

Petits plaisirs du moment.

Culture

19 ENTREVUE avec Mélissa Désormeaux-Poulin, qui crève le petit écran dans deux des téléséries les plus attendues de l’hiver.

26 RENCONTRE avec Alexandre Aussant, l’homme derrière Mona de Grenoble.

33 LES PÂMOISONS DE SIMON BOULERICE Notre chroniqueur nous parle de son rôle de porte-parole de la Semaine pour l’école publique.

35 TOP V Les cinq musts de notre cheffe de contenu culture, à découvrir sans tarder.

Société

37 TÉMOIGNAGES Les propos inspirants de cinq femmes dans la cinquantaine, la décennie de tous les possibles !

Style

47 MODE EN VEDETTE

L’animatrice Isabelle

Racicot endosse à merveille le mélange des genres !

56 SOINS L’importance des écrans solaires… même en hiver !

58 TENDANCES

Avoir du style durant la saison froide, c'est possible !

62 DANS LA GARDE-ROBE DE...

Marie-Anik Lemieux, directrice du design de la marque Tribal.

64 THÉO, SO ET LEURS

PETITS SOINS

Cinq adresses qui font du bien, chacune à sa façon !

67 TOP V Les cinq envies de notre cheffe de contenu style.

Bien-être

69 SI ROSE-MARIE LE DIT...

Comment puiser dans notre propre histoire pour mieux s’épanouir ?

74 ARTISANAT

Le tricot, le crochet et la broderie gagnent en popularité auprès d’une nouvelle génération.

77 JUSTE DU BEAU

Guylaine Guay se dévoile en parlant sans filtre du lipolymphœdème.

79 NUTRITION

BIENVEILLANTE

Dans notre société, les femmes auraient-elle une date de péremption ?

Famille

81 PARENTALITÉ

Tout ce qu’il faut savoir pour réussir une garde partagée.

87 INFOS EXPRESS Trucs et conseils pour petits et grands.

Art de vivre

89 DAN & BLAKE

On se régale avec ce menu 100 % végé qui met en valeur les légumes d’hiver.

97 QU’EST-CE QU’ON BOIT?

Suggestions de Rose Simard, l’experte des cocktails avec ou sans alcool.

98 K POUR KATRINE

On se réconforte avec une délicieuse soupe aux légumes, au citron et au tahini.

47

100 LOOUNIE

Un savoureux mijoté de lentilles aux légumes grillés et au riz croustillant vite fait bien fait !

103 CUISINE

Inspirations et nouveautés pratiques pour nos repas quotidiens.

104 ESCAPADE

Cap sur La Malbaie, destination idéale pour un weekend en amoureux.

106 VOYAGE

Une excursion mère-fille à Disney, où nostalgie et nouveautés font bon ménage !

109 ÉVASION

Astuces et bonnes adresses.

111 DÉCO

De quoi insuffler un peu de joie et de couleur à notre intérieur.

112 ASTROLOGIE

Peut-on évaluer notre potentiel amoureux grâce aux étoiles ?

114 LE DERNIER MOT

Louis se questionne sur la pertinence d’afficher notre richesse.

89

MUSE EN CHEF Véronique Cloutier

ÉDITRICE Sophie Banford

RÉDACTRICE EN CHEF ET CHEFFE DE CONTENU BIEN-ÊTRE, FAMILLE ET ART DE VIVRE Théo Dupuis-Carbonneau

DIRECTRICE ARTISTIQUE Marie-Michèle Leduc

CHEFFE DE CONTENU STYLE Sophie St-Laurent

CHEFFE DE CONTENU CULTURE Laurie Dupont

COORDONNATRICE À LA RÉDACTION Sarah Akli

DIRECTRICE DES CONTENUS NUMÉRIQUES Cynthia Quellet

CHEFFE DE CONTENU NUMÉRIQUE VÉRO Julie Mathieu

GÉRANTE ET RELATIONNISTE DE VÉRO Roseline Leclair

NOS COLLABORATEURS

Laïma A. Gérald, Farah Benosman, Simon Boulerice, Amélie Bruneau-Longpré, Sabrine Cadieux, Rose-Marie Charest, Maude Chauvin, Caroline Décoste, Nathalie Dodon, Lynne Faubert, Marie-Julie Gagnon, Andréanne Gauthier, Fred Gervais, Vanessa Giroux, Karine Gravel, Guylaine Guay, Marjorie Guindon, Jonathan Lee, Blake Mackay, Louis Morissette, Carolyne Parent, Élodie Parthenay, Joanie Pietracupa, Daniel Raiche, Louise Richer, Rose Simard, Andréa Sirhan Daneau, Annie St-Amour, Amélie Thomas, David Vincent.

KO MÉDIA INC.

PRÉSIDENT Louis Morissette

DIRECTRICE GÉNÉRALE Sophie Banford

DIRECTEUR DES OPÉRATIONS Charles-David Côté

DIRECTRICE DU MARKETING ET DE LA DIFFUSION Marie-Andrée Picotte

CHEFFE DU MARKETING ET DE LA DIFFUSION Gaby Beaudoin

CHARGÉE DES PROJETS SPÉCIAUX MARKETING Claudia Tremblay

COORDONNATRICE DU MARKETING ET DE LA DIFFUSION Cassandra Durocher

GESTIONNAIRE DE PROJETS Chantal Durand

CONTRÔLEUSE FINANCIÈRE Rachel Bourdages

TECHNICIENNE COMPTABLE Paulina Rodriguez Campillo

PRÉPOSÉE À LA FACTURATION Katherine Blanchette

ADJOINTE DE LA DIRECTION Mélissandre Lurette

VENTES PUBLICITAIRES

VICE-PRÉSIDENTE DE LA STRATÉGIE ET DU DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES

Emmanuelle Giasson, egiasson@ko-media.ca

DIRECTRICE DU CONTENU ET DE LA STRATÉGIE CLIENT Alexandra Papineau, apapineau@ko-media.ca

STRATÈGES AU CONTENU ET À LA STRATÉGIE CLIENT Fannie Doyon, fdoyon@ko-media.ca et Noémie Quilleré, nquillere@ko-media.ca

DIRECTRICE DES VENTES

Sandrine Dahan, sdahan@ko-media.ca

DIRECTRICE DES VENTES NATIONALES Mariève Lemay, mlemay@ko-media.ca

DIRECTRICE DES VENTES, PARTENARIATS STRATÉGIQUES ET INSIGHT

Chantal Ferland, cferland@ko-media.ca

DIRECTRICE DES VENTES NATIONALES (Toronto)

Marcelle Wallace, mwallace@ko-media.ca

DIRECTRICE DES VENTES (Toronto) Marni Armour, marmour@ko-media.ca

SUPERVISEURE DES GESTIONNAIRES DES PROJETS MULTIPLATEFORMES Tammy Hurteau GESTIONNAIRES DES PROJETS MULTIPLATEFORMES Marie-Laurence Blais et Jeanne Bouchel CONSEILLÈRE MULTIPLATEFORMES Lou Ann Parent GESTIONNAIRE DE PRODUCTION IMPRIMÉE Daphné Chabot-Brillant COORDONNATRICE DES VENTES NUMÉRIQUES Laurie Schulz

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514 933-2462 ou redaction@vero.ca

SERVICE À LA CLIENTÈLE ET ABONNEMENTS : 1 844 MAG-VERO (1 844 624-8376)

Le magazine VÉRO est publié 5 fois l’an par KO Média inc., 651, rue Notre-Dame Ouest, Montréal (Québec) H3C 1H9. Téléphone: 514 933-2462. Internet: veroniquecloutier.com. VÉRO est imprimé par TC Imprimeries Transcontinental, 1603, boul. de Montarville, Boucherville (Québec) J4B 5Y2, et distribué par Messageries Dynamiques. Dépôt légal, Bibliothèques nationales du Québec et du Canada, ISSN 2291-9708.

Le magazine VÉRO en version papier est vendu en kiosque et par abonnement. L’abonnement par la poste coûte 29,95$ plus TPS et TVQ pour 5 numéros (des frais de port sont applicables à l’extérieur du Québec). La version numérique est actuellement offerte sur l’application Apple News+. Convention de la poste-publication N° 43144516.

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Imprimé sur du papier certifié FSC® (Forest Stewardship Council®) provenant de forêts bien gérées et d’autres sources responsables.

MAGAZINE

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@cloutierv

Véronique Cloutier

@CloutierV

J’ai 50 ans !

Dans ma tête, j’ai arrêté de vieillir à 27 ans (on a tous un âge auquel on « bloque », non ?).

Je vis bien avec ça, l’idée de prendre de l’âge.

J’aime la force, la sagesse et le lâcher-prise qui viennent avec.

Je ne me sens pas vieille.

Je ne pense pas à la retraite.

J’ai la santé, donc chaque année de plus au compteur est un cadeau.

Depuis 31 ans, je fais un métier pour lequel l’image est importante, qu’on le veuille ou non. On me maquille, on me coiffe, on m’habille. Plusieurs fois par semaine. Pourtant, au quotidien, je me maquille très peu.

Je n’ai aucun problème à me présenter sans fard, ni devant mes collègues ni sur les réseaux sociaux (en stories à la radio, par exemple).

En septembre dernier, lors de notre réunion annuelle pour planifier les prochains thèmes du magazine, j’ai proposé à mes collègues de poser sur la couverture du numéro d’hiver au naturel, sans équipe beauté. Un exercice qui m’apparaissait au départ tellement simple et banal.

« C’est pas courageux, c’est même pas stressant, ça ne me dérange pas de me montrer démaquillée ! Jamais, jamais ! » Ce numéro coïncidait avec mes 50 ans et je souhaitais le souligner, mais en toute simplicité.

Les changements de dizaines viennent souvent avec un désir d’affirmation, de faire les choses différemment. J’ai souvent vu des portraits de nouvelles cinquantenaires très sexys, très assumées, très « femmes » (et j’aime voir ça !). Chez moi, ce désir d’affirmation s’est exprimé... autrement.

Les semaines ont passé, puis le grand jour est arrivé, en décembre dernier.

J’avais rendez-vous chez la photographe Andréanne, comme toujours, avec l’équipe du magazine. Mais pour la première fois, sans Chanelle, Bruno et Marcus, mes fidèles partenaires beauté. Je me sentais bien, j’étais toujours convaincue que c’était la chose à faire. J’ai bien hydraté mon visage, je me suis beurrée de baume à lèvres, j’ai enfilé mon t-shirt et voilà, j’étais prête. J’avais répété plusieurs fois dans les semaines précédentes que « y’a rien là, voyons ! Je sors pas maquillée tous les jours ! » Et pourtant, au moment de prendre la photo, seule sur mon tabouret, avec comme seul accessoire la lumière de la fenêtre, je ressentais une nervosité que je tentais (bien mal) de cacher à mes collègues. Et c’est à ce moment-là que j’ai compris. Je m’aime au naturel. Je m’accepte. Pour vrai. Pourquoi, alors, me sentais-je si vulnérable ?

J’ai compris que c’était l’idée de voir cette image circuler sur les réseaux sociaux qui m’effrayait. L’idée que cette photo se retrouvera inévitablement dans l’ordinateur ou le cellulaire de gens dont la haine n’a d’égale que leur méchanceté.

Publier cette photo, aujourd’hui, alors que j’entame ma cinquantaine, c’est un peu comme vous dire : j’accepte de vieillir. Dans mes yeux et dans les vôtres.

Lerecueildepoésieféministequi alittéralementenvoûtélesfemmes departoutaumondea10ans! Desnouveauxpoèmes,photos, œuvresinéditeslivrésdansune éditionsouvenirmagnifique.

Une aristocrate british amoureuse d’un peintre polonais, un conte de fées qui vire au cauchemar, une ambiance à la Downton Abbey pimpée et pleine de suspense: des heures de

Despersonnagesbeauxetsexydans uneintrigueoùrègnenttrahisons, dramesetpassionàla After. Pour soupireretfantasmer,yapasmieux! Best-sellerenFranceetauQuébec.

CloéC’estlaguerre! (mal)chanceetMackontpar réservéle mêmepetitchaletrustique l’Irlande.suruneîleaulargedeL’unepourfuirunevievidedesensetl’autre séparation.pourseremettred’une

Parionsquel’amourvatriompher…

Sud. humain!

Un ennemies-to-lovers comme on les adore! Irrésistible.

Une romance italienne sombre et sulfureuse, près d’un million d’exemplaires vendus, rien de moins que «le prochain Twilight» selon le magazine People.

5

musts de Véro

Élégance pratique

Gros coup de cœur pour le nouveau cabas

L’Assistant, signé Essaim (la marque créée par Julie-Anne Ho), dont le format généreux me permet de trimballer tous mes e ets personnels d’un engagement à l’autre. Il est conçu intelligemment, avec des détails bien pensés – comme sa boucle intérieure pour les clés et sa sangle amovible –et la nuance Wine me rappelle la teinte riche et profonde d’un bon merlot !

180 $. essaim.com

2

Oasis verte

J’ai adopté un toit végétalisé créé par Ohasis Tech à mon chalet et c’est une de mes meilleures décisions! La compagnie mascouchoise utilise des matériaux recyclés et locaux pour écoconcevoir des toits verts qui favorisent une isolation naturelle (ce qui réduit notre empreinte énergétique), aident à gérer l’eau de pluie, diminuent les îlots de chaleur et améliorent la qualité de l’air. Un choix sensé! ohasistech.ca

BEAUX BIJOUX

Demande spéciale de ma Raphaëlle, 15ans, qui m’a lancé : « Maman, parle des Trouvailles de Jen dans ton Top V!» Elle est totalement fan de cette marque qui propose une grande sélection de bijoux en acier inoxydable à porter même sous la douche, dans la piscine ou dans la mer, sans craindre qu’ils ternissent. D’abord lancée en ligne, cette jeune entreprise a récemment ouvert sa première boutique au centre commercial Laurier Québec, l’endroit idéal pour essayer nos modèles préférés en personne. lestrouvaillesdejen.com

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BAUMES

SALVATEURS

On dit adieu aux lèvres gercées grâce aux baumes à lèvres de l’entreprise montréalaise BKIND, fraîchement reformulés avec de l’acide hyaluronique, des céramides, du squalane et du beurre de karité. Offerts en trois fragrances irrésistibles –poire et vanille, pêche et melon, menthe poivrée–, ils sentent divinement bon et gardent notre moue hydratée toute la journée! Baume à lèvres nourrissant avec céramides (BKIND, 22$). bkind.com

Les générations en tournée !

Après le succès éclatant de l’émission Zénith (la 3e saison est d’ailleurs en ondes depuis le 9janvier), l’aventure se poursuit avec Zénith, le spectacle, qui promet de recréer l’énergie unique du plateau, mais cette fois en salle, le temps d’une tournée exceptionnelle l’été prochain. J’aurai le bonheur d’animer cette soirée, entourée d’une foule d’artistes de toutes les générations, dont Éléonore Lagacé, Alex Nevsky, Bryan Audet et Lyxé. Une occasion en or de (re)découvrir les performances les plus marquantes de l’émission... en chair et en os, avec toute l’intensité et l’émotion du live ! Dates de la tournée et billetterie : zenithlespectacle.ca 4

RÉSISTEZ AU FROID

HYDRATATION INTENSE PEAU PROTÉGÉE

DISPONIBLE CHEZ

5 musts de Théo

1

Lecture attendue

Les six années écoulées depuis la sortie du premier tome – qui a connu un succès retentissant ! – en valaient la peine : on retrouve avec plaisir le trait hachuré si distinctif d’Emil Ferris, qui nous replonge dans l’univers de la jeune Karen Reyes dans le Chicago de la fin des années 1960, après le décès de sa maman. Une œuvre colossale qui bouscule tous les codes de la BD et qu’on a tout intérêt à savourer lentement pour en apprécier chaque détail. Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, Tome 2, Alto, 45 $.

Propre, propre !

Je vis une véritable histoire d’amour... avec mon savon pour le corps ! C’est qu’en me savonnant avec le gel douche Cèdre + Sauge d’Oneka, j’ai l’impression de prendre une grande bouffée d’air frais en forêt. L’entreprise familiale cultive de nombreuses plantes bios sur sa grande ferme à Frelighsburg, dont la sauge au cœur de cette formule qui laisse ma peau douce et revitalisée. Le plus beau ?

On peut remplir son contenant dans l’une des 300 stations de vrac à travers la province !

Gel douche Cèdre + Sauge (Oneka, 16,50 $ les 500 ml). onekaelements.com

TÊTE À CHAPEAU

Coup de cœur absolu pour ce bonnet douillet, format XXL, qui ajoute une touche de couleur bienvenue dans le froid polaire. Tricoté à la main à Montréal avec un mélange de mohair, de laine mérinos et de nylon, il est léger comme l’air, mais hyper chaud. Et surtout, il a le don de rehausser instantanément notre look hivernal ! Le plus difficile, c’est de choisir parmi tous les coloris offerts, mais j’ai personnellement un penchant pour la teinte Ruby. Bonnet en mohair Cloud (Heirloom Hats, 128 $). heirloomhats.com

LOCAL

TAHCA

PASSION POTERIE

Ma seule résolution, cette année, c’est de passer moins de temps devant les écrans et d’en profiter pour renouer avec une activité créative. Ça tombe à point, car le cafépoterie Les Faiseurs, dans la Petite-Italie, a récemment ouvert une deuxième adresse juste à côté : le Grand Atelier. Quel que soit notre niveau, c’est l’endroit parfait pour explorer la poterie à travers des cours d’initiation ou des ateliers pour les gens plus expérimentés. Une belle façon de décrocher, de créer avec ses mains et, pourquoi pas, de savourer un café dans une tasse qu’on aura façonnée soi-même !

6552, boul. Saint-Laurent, Montréal. lesfaiseurs.ca

Petits petons

Des pantoufles chaudes et stylées – avec un look raffiné grâce au sherpa – qui gardent les pieds bien au chaud et au sec (merci à la doublure Accu-Dri, signature de Kombi) du matin au soir ? Je dis oui et j’ai même envie d’en acheter une deuxième paire que je laisserais au bureau. J’aime aussi qu’elles soient dotées d’une semelle structurée, qui soutient mieux le pied qu’une pantoufle molle. Pantoufles en molleton Sherpa Slip (Kombi, 55 $). kombicanada.com

Vos buzz

TENDANCE

Ton dans le ton

Depuis plus de 25 ans, Pantone – l’autorité mondiale en matière de couleurs – présente sa teinte élue de l’année. Tadam ! C’est Mocha Mousse qui incarne l’essence de 2025. La célèbre maison décrit la référence 17-1230 de son nuancier comme « une teinte marron chaude et riche qui alimente notre désir de réconfort en évoquant subtilement le cacao, le chocolat et le café ». Plus polyvalente que le brun foncé, Mocha Mousse s’invite dans notre garde-robe et s’agence à la perfection à d’autres neutres ainsi qu’avec des nuances pastel (trop jolie avec du rose layette !) ou vives.

MAISON

DES FLEURS

EN JANVIER

Il n’y a jamais trop de fleurs, surtout en hiver ! Marie-Hélène Chiasson et Pascale

Charbonneau, fondatrices du studio floral Flori Flora, partagent cette conviction: « Les fleurs transmettent des émotions et créent un lien entre deux cœurs.» Ex-designers graphiques, elles se sont réorientées il y a trois ans, guidées par un profond désir de faire du bien. Leur charmante boutique, récemment ouverte à Rosemont, est tout indiquée pour dénicher de belles trouvailles et repartir avec un bouquet unique ! (JM) 232, rue Beaubien Est, Montréal. floriflora.ca

LOCAL

TAHCA

SPORT C’est l’heure de jouer !

La folie du pickleball – ce sport à la portée de tous, combinant tennis, badminton et ping-pong – est partout ! Dans la région de Québec, c’est à l’Espace Pickleball, un immense centre incluant 13 terrains intérieurs et 4 extérieurs, qu’on se dirige pour s’y initier ou perfectionner son jeu. Ouvert en décembre dernier, l’endroit accueille aussi le Tap Bar, pour ceux et celles qui voudraient se réunir autour d’un verre après la partie. Bouger dans le plaisir ? Ça nous parle ! (TD-C) espacepickleball.com

PSITT !
On s’en laquera aussi les ongles pour une manucure hyper actuelle.

Le commerce de la beauté

Maniaque de petits pots et de parfums ? Une visite chez Rennaï s’impose ! Cette spectaculaire adresse beauté et bien-être vaut le détour pour trois excellentes raisons.

AVANT-GARDE Il s’agit d’un concept pensé ici, qui revampe l’idée du détaillant classique. Son approche holistique vise à simplifier la façon dont on prend soin de nous. On y trouve donc, répartis sur 36 000 pi2, des cosmétiques, des parfums, des produits capillaires, des suppléments alimentaires, des accessoires de bienêtre sexuel et des espaces destinés aux soins esthétiques et médicaux. Le décor moderne et apaisant porte la griffe du studio montréalais Borrallo et chaque détail – y compris l’uniforme très actuel des employés – est soigné.

ABONDANCE On peut y repérer plus de 175 marques, dont certaines ont carrément implanté une boutique dans la boutique. C’est le cas de Dior et de Diptyque. L’assortiment offre des produits pour tous les budgets: de Maybelline à Gucci, en passant par Uriage et des exclusivités comme Victoria Beckham Beauty et Valentino Beauty.

SECTION LOCALE L’endroit fait une place à des entreprises québécoises méticuleusement sélectionnées. On peut notamment y acheter des fards Watier, Wonderblush et Sans-Façon, des soins signés G.M. Collin et Selv Rituel de même que des produits parfumés de Ruby Brown. (SST-L) rennai.com

LECTURE DE MÈRE À MÈRE

En mettant la main sur le livre Amours féroces –10 regards clairs-obscurs sur la maternité, on plonge dans la réalité de femmes qui ont voulu – ou non – être mères et dans tous les hauts et les bas que ce rôle leur impose. De Marie Denise Pelletier qui aborde sa nonmaternité à Marianne Prairie qui raconte sa vie de mère d’adolescents, en passant par Mélissa Verreault qui élève ses filles dans une famille loin des conventions hétéronormatives, on se reconnaît et on se sent validée dans ce collectif dirigé par Caroline Décoste (Vas-tu finir ton assiette ?). (LD) KO Éditions, 25 $.

Une éducatrice blessée

Découvrez d’intrigants personnages

BONNE ADRESSE
Tube rechargeable et rouge à lèvres
(Dries Van Noten, 52 $ et 53 $).

BONNES ADRESSES

Virée au DIX30

Près de 18 ans après sa création, ce quartier vibrant continue d’évoluer et de se diversifier, au grand plaisir des amatrices de mode et de bonne bouffe !

FRIPERIE NOUVEAU GENRE

Une boutique de seconde main en plein milieu du quartier shopping par excellence ? Ça étonne, mais ça séduit ! À La Voûte, on déniche des trésors uniques parmi les vêtements triés sur le volet et les objets vintage de qualité sur les rayons. En plus, tous les profits réalisés servent à soutenir l’organisme communautaire Partage, qui a pour mission d’assurer la sécurité alimentaire des résidents de Saint-Constant, de Sainte-Catherine et de La Prairie. On fait ainsi d’une pierre deux coups ! friperielavoute.com

HUÎTRES ET TARTARES, BONJOUR !

Situé au rez-de-chaussée de l’hôtel Escad, le Bar Les Cousins a revisité son concept et offre désormais un délicieux bar à cru ! Au menu : généreux plateaux de fruits de mer, tartares, huîtres et carpaccios à savourer sans retenue. Pour conclure ce délicieux 5 à 7, on se laisse tenter par un cocktail décadent comme le fameux Un brownie avec ça ?, qui fait aussi office de dessert. Une expérience à ne pas manquer ! (TD-C) germainhotels.com/fr/hotel-escad/quartier-dix30

THÉÂTRE

SOINS PROTECTION POLAIRE

Notre épiderme est éprouvé par les aléas de l’hiver ? On lui donne un petit coup de main avec la toute dernière génération du fameux sérum régénérant Life Plankton de Biotherm. Sa formule enrichie de vitamine C, d’acide hyaluronique et de Life Plankton (un extrait probiotique exclusif à la marque) permet de renforcer la barrière cutanée et de stimuler le renouvellement cellulaire. Résultat ? Des rides et des ridules estompées et, surtout, une peau souple, lumineuse et hydratée !

Sérum régénérant Life Plankton (Biotherm, 112 $ les 50 ml). jeancoutu.com

Traverser le miroir

Il n’y a pas grand-chose qui peut nous mettre plus en joie qu’une nouvelle pièce du multitalentueux Michel Marc Bouchard (Tom à la ferme, La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé). Avec Fête d’enfants, l’auteur nous plonge dans l’univers d’un pervers narcissique qui se sert de sa grande beauté pour tout détruire sur son passage. Quand le très charmant David (François Arnaud) et son gentil conjoint Nicolas (Iannicko N’Doua) sont invités avec leurs filles à une fête dans l’immense demeure de Claire (Sylvie Drapeau), lieu choisi pour célébrer l’anniversaire de son petit-fils, les moments malaisants s’enchaînent et l’événement qui se voulait festif prend une tournure inattendue. C’est le moins qu’on puisse dire... (LD) Du 14 janvier au 8 février. tnm.qc.ca

Bar Les Cousins

BALADO

LE VRAI DU FAUX

Quand Claire Poirier (Katherine Levac), avide consommatrice de balados de type true crime, décide de se lancer corps et âme dans l’enquête sur la mort de Cynthia Ménard, une amie du secondaire, elle est loin de se douter de tout ce qu’elle découvrira. À la fois drôle et enlevant, ce pastiche, qui met aussi en vedette Mickaël Gouin et Anne Dorval, s’écoute d’un trait. (LD) Enquête de crime: une histoire presque vraie.Sur OHdio.

Voyage culinaire

Escapade gourmande à Saint-Bruno-de-Montarville, où l’art de la convivialité se trouve non seulement dans les saveurs péruviennes et espagnoles du MERCAT1484, mais aussi dans le service attentionné de son équipe. En tête de la brigade, le chef Mario NavarreteJr. propose un menu dégustation et à la carte alliant fraîcheur et créativité, tandis que le très sympathique sommelier José Lopez offre une expérience vinicole qui à elle seule vaut la visite. Parmi les plats notables, le ceviche de pétoncles et le tartare de thon méritent l’attention des amateurs de saveurs franches et équilibrées. Une adresse à découvrir pour une sortie qui éveille les sens. (JM) mercat1484.ca

Des parents paniqués
RESTO
ACHAT LACOL

par et

Relations explosives

Qu’ils soient amoureux ou familiaux, nos liens avec nos proches ne sont pas nécessairement de tout repos. Voici trois séries qui démontrent les hauts et (surtout) les bas de relations interpersonnelles en tout genre.

L’œil du cyclone

Que ce soit grâce au long métrage ou à la télésérie, l’engouement autour de L’œil du cyclone ne se dément pas... et on comprend pourquoi ! Dans la cinquième saison de cette émission coup de cœur, on retrouve Isabelle (Christine Beaulieu), de retour d’un magnifique voyage en Italie, qui retombe très vite dans sa routine chaotique qu’elle connaît trop bien. Comment vit-elle l’entrée au secondaire de ses jumeaux, Emma (Juliette Aubé) et Jules (Joey Bélanger), et avec le fait que sa fille aînée, Jade (Emi Chicoine), se fasse évincer de l’appartement où elle habite avec son chum ? Si on ajoute à tout ça les ennuis de santé de sa mère, Louise (Danielle Proulx), on peut affirmer sans se tromper que la charge mentale d’Isabelle atteint des niveaux inégalés. En parallèle, on suit aussi les péripéties familiales de J-F (Patrick Hivon) et de Mylène (Catherine Souffront), 100 % dévoués au développement de leur fils Philippe, et on ne se lasse jamais des aventures tout sauf plates d’Éliane (notre Véro !). On a TRÈS TRÈS hâte de voir ça ! Dès le 6 février, à Véro.tv.

Liaison fatale

La médiatrice

Si on a raté l’occasion de regarder La médiatrice, qui a remporté les prix de la meilleure websérie à la cérémonie des Rome Prisma Film Awards et de la Best Comedy au NYC Web Fest, il est grand temps de se reprendre ! Catherine (Mylène Mackay), cette populaire médiatrice familiale, voit son parfait château de cartes personnel s’écrouler lorsqu’Alex (Maxime de Cotret), son mari des 20 dernières années, la quitte. Quelle sera sa réaction ? Sans tout dévoiler, on a envie de dire que Catherine n’agira pas de la façon la plus mature et la plus professionnelle qui soit... et ce, pour notre plus grand plaisir ! Douce vengeance et délicieux exutoire au menu. À Véro.tv.

Librement adaptée du film culte de 1987, Fatal Attraction, cette série mettant en vedette Lizzy Caplan et Joshua Jackson promet de ne laisser personne indifférent. Lorsque Dan Gallagher, avocat new-yorkais de 40 ans, mari et père comblé, s’éprend d’une jeune femme célibataire, tout son univers bascule. Sa liaison avec l’envoûtante Alex Forrest prend une tournure inattendue quand cette dernière se met à espérer davantage qu’une aventure de passage. Fait intéressant : la série commence lorsque Dan Gallagher sort de prison, 15 ans après le meurtre d’Alex Forrest, qu’il prétend ne pas avoir commis. Mais que s’est-il réellement passé ? Eh bien, il faudra regarder les huit épisodes pour le savoir. À ICI Tou.tv EXTRA.

PHOTO : EVE B. LAVOIE ( L’ŒIL DU CYCLONE )

LECTURE

5 QUESTIONS À... JULIE ARTACHO,

PHOTOGRAPHE ET AUTRICE

Ton nouveau livre Grosse grosse joie –Manifeste jubilatoire contre la grossophobie combine des photos, des témoignages et des informations pertinentes. Comment le décrirais-tu ? Je voulais créer un ouvrage accessible qui, bien que dense, ne soit pas intimidant. C’est comme un livre de table à café qu’on peut feuilleter petit à petit ou emporter partout avec soi.

Tu luttes contre la grossophobie à travers ton art et sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années. Quelle est ton approche? Je te répondrais par le compliment que je reçois le plus souvent: « C’est le fun, t’es drôle ! » L’humour aide à faire passer des messages importants. On le ressent également dans le livre qui, bien qu’engagé, est aussi parsemé d’images hyper lumineuses et colorées!

Pourquoi était-ce important pour toi de mettre en lumière d’autres personnes ? Même si la démarche part de mon propre vécu, je tenais à recueillir de nombreux témoignages. J’ai lancé un appel sur Instagram pour donner une voix à ceux et celles qui n’ont pas accès à une plateforme. Chaque rencontre a été un moment de partage et je pense que tenir ce livre entre leurs mains a eu un effet réparateur pour ces gens-là.

Est-ce qu’il y a des rencontres qui t’ont particulièrement marquée? Une mère et sa fille de 14ans m’ont beaucoup touchée. La jeune fille était dotée d’une telle assurance qu’elle pourrait être ma coach de vie! Elle possède déjà des outils pour se libérer des diktats de la société. J’ai aussi été émue par Ginette, 65ans, qui a enfin décidé de s’aimer après un long parcours d’acceptation de soi.

Qu’espères-tu qu’une personne qui n’est pas du tout sensibilisée à la grossophobie comprenne en lisant ton livre ? J’aimerais que les gens réalisent qu’ils nous ont un peu déshumanisés et que derrière un corps gros se trouve un être humain. Et, surtout, qu’être une personne grosse ou le fait de prendre du poids, ce n’est pas la pire chose qui puisse arriver. On peut avoir une vie épanouie, des relations amicales et amoureuses, et du plaisir à bouger! (TD-C) Les Éditions de l’Homme, 35 $.

Le nouveau polar teinté d’humour noir

Découvrez d’intrigants personnages

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Bague (Pilgrim). pilgrim.ca

Veste (Dries Van Noten). holtrenfrew.com

Culture

Comme un parfum de liberté Incarnation même du magnétisme, de la dévotion à son métier et de la gentillesse, Mélissa Désormeaux-Poulin connaît, pour toutes ces raisons, une carrière florissante depuis 35ans déjà. Entretien avec cette femme lumineuse qui crève le petit écran dans deux des téléséries les plus attendues de l’hiver.

PAR LAURIE DUPONT PHOTOS ANDRÉANNE GAUTHIER STYLISME FARAH BENOSMAN

Ç«a fait longtemps que je n’ai pas été heureuse de même ! » lance Mélissa d’entrée de jeu, attablée dans un restaurant de la Rive-Sud où on s’est donné rendez-vous. «J’haïs ça parce que j’ai l’impression que je dis la même chose à chaque projet auquel je participe, mais pour vrai, tout est là [pour que je le sois]. »

Au moment de notre entretien, seulement deux semaines se sont écoulées depuis le début du tournage de Mea culpa – la nouvelle télésérie phare de l’hiver à ICI Télé– et déjà, Mélissa s’y sent tout particulièrement bien. Et pour cause! Elle y retrouve le comédien Maxime Gaudette, un vieux complice qu’elle «aime beaucoup», avec qui elle a joué dans l’œuvre de science-fiction Les rescapés et dans l’excellent film Incendies, de Denis Villeneuve. L’actrice s’enthousiasme aussi de travailler avec la «merveilleuse » réalisatrice Miryam Bouchard (L’échappée, M’entends-tu ?) pour la toute première fois. «Miryam est comme une maman qui nous prend en charge et qui ne nous laisse jamais tomber. Avec elle, même si on n’a pas le temps, on prend le temps.»

Importante délicatesse s’il en est une, qui peut indéniablement aider les acteurs à porter sur leurs épaules la thématique de cette nouvelle télésérie disons, controversée. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’action de Mea culpa se déroule dans un centre de justice réparatrice, où la médiatrice, Bérénice (Mélissa), accompagne des victimes d’actes criminels et des auteurs de ces crimes, afin d’établir un dialogue entre eux et, si possible, d’offrir une forme de réparation des préjudices causés. «Je sais que c’est un sujet encore tabou, le fait de donner une deuxième chance à un

criminel, reconnaît l’actrice de 43ans. Bérénice, elle, n’a aucun jugement. Elle est dans l’accueil universel... C’est un défi de chaque instant pour mon jeu. »

Je balbutie un début de question qui a dû sonner comme:

« Est-ce que ce rôle a ch...» et, intuitive, Mélissa en devine la suite.

« Je ne me positionne pas encore sur la question, dit-elle, sérieuse. J’ai plein de biais; pour moi, une personne qui fait du mal à une autre, j’ai ben de la misère avec ça. Par contre, je pense que c’est une bonne voie, celle de pardonner. Mais je ne suis pas encore rendue là comme humaine. Je crois que ce projet va me faire cheminer dans mes réflexions. »

Il va sans dire qu’avec son rôle de porte-parole de la Fondation Marie-Vincent (un organisme qui soutient les enfants et les adolescents victimes de violence sexuelle), le réflexe de Mélissa restera toujours celui de «penser aux victimes» avant tout. «Chez Marie-Vincent, on ne parle pas de l’agresseur: on discute de ce qui s’est passé, mais on n’attire pas l’attention sur celui qui a posé les gestes. Et là, dans Mea culpa, on me met tout ça en pleine face, car mon personnage va à la rencontre des gens qui ont causé du tort à d’autres. La question demeure: “Qu’est-ce qu’on fait avec les criminels?” Parce qu’on doit s’occuper d’eux aussi.»

Malgré ces considérations, Mélissa se sent très près de son personnage. «Bérénice mène une double vie, et il y a plein d’affaires qui m’interpellent dans ce qu’elle vit, même si on est différentes. Cela dit, j’ai rarement joué une fille qui me ressemble autant. Je fais tout pour ne pas me jouer moi-même, parce que ce serait trop plate! »

J’ai plein de biais ; pour moi, une personne qui fait du mal à une autre, j’ai ben de la misère avec ça. Par contre, je pense que c’est une bonne voie, celle de pardonner. Mais je ne suis pas encore rendue là comme humaine.
”
Collier (COS). cos.com
Robe (The Row). holtrenfrew.com
Bague (Pilgrim). pilgrim.ca
Bottillons (Massimo Dutti). massimodutti.com
Il faut vraiment changer notre vocabulaire. Je dis encore à une personne de 55 ans qu’elle a TELLEMENT l’air jeune. Pourquoi je dis ça ?
Collectivement, on a vraiment un problème avec le fait de vieillir.
”

La musique des odeurs

Alors, comment Mélissa réussit-elle à s’immiscer dans la peau de ses personnages? Bien loin de la méthode Stanislavski, avec laquelle l’acteur doit mettre l’accent sur « l’authenticité émotionnelle et la vérité psychologique des performances », quitte à agir comme son personnage à l’extérieur du plateau de tournage –ici, on peut penser à Al Pacino dans Parfum de femme (1992) ou à Lady Gaga dans House of Gucci (2021)–, Mélissa a tout de même sa «petite routine personnelle». Quelque part durant sa vingtaine («je ne me souviens pas du moment précis»), Mélissa s’est mise à choisir méticuleusement un parfum et une chanson qu’elle associe à chacun de ses rôles. «Je ne fais pas ça pour le fun, mais parce que ça m’apporte quelque chose, confirme la comédienne. Le parfum allume un feu en moi, il appelle mes sens pour jouer. Et c’est la même affaire avec la musique. Il faut que j’écoute la chanson que j’ai sélectionnée au moins une fois avant d’arriver sur le plateau. »

C’est donc au volant de sa voiture que Mélissa fait jouer J’t’emmène au vent, la populaire chanson du groupe français Louise Attaque, afin de se mettre dans les meilleures dispositions possibles pour son rôle. Ne lui parlez surtout pas de recourir à un chauffeurpour venir la chercher aux aurores: l’actrice tient à créer sa propre «petite vibe dans [s]on auto». Et quelle fragrance a-t-elle choisie pour interpréter la conciliante Bérénice ? « Ça m’a pris du temps à la trouver, mais j’ai opté pour Missing Person, de Phlur.»

Comme je sens Mélissa passionnée par le sujet, je poursuis mon enquête olfactive. Je suis particulièrement intriguée de

savoir quel parfum l’a inspirée pour jouer le personnage de Jacqueline Laurent, dans la troisième saison de Cerebrum. Cette Jackie, avocate criminaliste le jour, s’avère être, en fait, une meurtrière en série à la Dexter durant la nuit. «Jackie est enjôleuse et manipulatrice; je suis donc allée vers l’eau de parfum très vanillée Eilish. »

S’il y a quelque chose de beau dans cette entrevue, c’est bien de voir Mélissa s’animer et s’enflammer chaque fois qu’elle parle d’un rôle qu’elle a défendu. «Jackie, c’est un personnage très complexe, sûrement un de ceux que j’ai le plus aimé jouer. Il m’a beaucoup habité; je n’ai jamais autant analysé un texte. Je voulais qu’on aime Jackie, qu’elle soit crédible, car il y a peu de cas connus de tueuses en série. Les femmes et la violence, c’est un autre sujet très tabou.»

Arrêt sur image

Tant qu’à nager dans les eaux troubles des sujets sensibles, je décide d’aborder le rapport que Mélissa entretient avec son corps et le fait de vieillir. Instinctivement, c’est d’abord l’actrice en elle qui me répond: « Ce qui est plate, c’est que même si tout le monde dit aimer voir des femmes plus âgées à l’écran, des femmes de 55ans et plus à la télé, on en voit peu. Et moi, je suis une femme dans la quarantaine qui a des amies plus vieilles qui jouent moins, et je sais très bien que ça peut m’arriver également.» Après avoir laissé planer le silence un instant, elle ajoute: «Aussi, il faut vraiment changer notre vocabulaire. Je dis encore à une personne de 55ans qu’elle a TELLEMENT l’air jeune. Pourquoi je dis ça? Collectivement, on a vraiment un problème avec le fait de vieillir.»

J’évite habituellement d’aborder ce sujet, car je sais que je ne suis pas à l’abri : ça se peut qu’un jour, j’aie envie de refaire ma face au grand complet !

Mais

pour l’instant, j’aime trop jouer et ça ne me tente pas d’avoir l’air figée. C’est vraiment pour ça : j’ai peur de ne plus pouvoir exercer mon art.

Personnellement, comment vit-elle avec le temps qui passe sur sa peau? «Oh, je me sens bien! Mais t’sais, quand je regarde des photos de moi à 20ans, je dis toujours: “Ayoye, j’étais donc ben belle!” Dans ces moments-là, mon chum m’arrête en me rappelant que je le suis aussi à 43ans. Puis, il ajoute: “Quand tu auras 60ans, tu regarderas tes photos d’aujourd’hui et tu te trouveras magnifique !” J’essaie donc d’être pleine de douceur envers moi-même.»

Est-ce cette bienveillance envers elle-même qui la tient loin des interventions esthétiques pour l’instant? Pas tout à fait. Et même si ça peut paraître paradoxal vu les diktats de beauté imposés aux femmes par la société –encore plus si elles sont connues–, c’est plutôt son métier qui l’incite à cette retenue. «J’évite habituellement d’aborder ce sujet, car je sais que je ne suis pas à l’abri: ça se peut qu’un jour, j’aie envie de refaire ma face au grand complet! Mais pour l’instant, j’aime trop jouer et ça ne me tente pas d’avoir l’air figée. C’est vraiment pour ça: j’ai peur de ne plus pouvoir exercer mon art.»

Mère de deux filles, Léa, 18ans, et Florence, 11ans, Mélissa se sent aussi responsable de l’image qu’elle projette. Pour elles. «En tant que maman, j’ai un rôle à jouer dans l’acceptation de soi de mes filles. J’en ai une de 18ans et je n’ai pas le goût de lui ressembler, j’ai plutôt envie qu’elle me voie vieillir sereinement. Cela dit, je ne suis pas affranchie de mon image: je joue avec mon corps. S’il change complètement, ça va aussi changer mon casting et j’en suis consciente. Je fais donc attention à ma peau, je bouge et je reste allumée intellectuellement.»

Ici comme ailleurs

Il y a 10ans presque jour pour jour, Mélissa se confiait au magazine VÉRO à propos de sa passion inépuisable pour le jeu. « Ce métier, je l’ai dans la peau. À 70ans, je pourrai m’arrêter, pas avant», pouvait-on lire dans le numéro de Noël 2014. Une décennie plus tard, la comédienne, toujours amoureuse de son travail, se permet cependant de nuancer ses propos de l’époque. «Je pense que j’arrêterai de jouer un moment donné parce que je vais être fatiguée et parce que le stress ne me nourrira plus. Je suis doucement en train de “shifter”. J’ai d’autres envies, et ça, ça ne m’arrivait pas avant. Il n’y avait rien d’autre que mon métier qui m’intéressait.»

L’expression de son visage se transforme illico, comme si Mélissa souhaitait se rétracter. «Voyons, pourquoi j’ai peur de le dire? lance-t-elle en riant. J’ai des rêves qui n’appartiennent plus à mon domaine, c’est tout! Par exemple, j’ai envie d’aller habiter ailleurs. Quand on est allés en vacances à San Diego, on a capoté ben raide sur la ville. J’aimerais essayer d’y vivre pendant quatre mois. Avec les enfants. Je parle de ce projet depuis longtemps, mais là, il pourrait se concrétiser pour vrai. Ça me travaille. Mon chum est prêt. Il m’attend.»

Accueille ce vent de liberté, Mélissa. Il te va tout particulièrement bien.

SES ACTUS On peut voir Mélissa à ICI Télé dans Cerebrum, les lundis à 21h, et dans Mea culpa, les mardis à 20 h.

Mar 20 h 21 h HA

Autrice : Chantal Cadieux
Réalisation : Miryam Bouchard

Bien plus que Mona

À seulement 30 ans, la drag queen et humoriste Mona de Grenoble peut se vanter d’avoir gagné le grand prix de la troisième saison de Big Brother Célébrités, d’avoir été sacrée découverte de l’année au Gala Les Olivier et de divertir le Québec avec son premier one-Mona-show. Mais derrière les paillettes, les faux cils et les blagues de matante se cache un homme, Alexandre Aussant, qui ne demande qu’à exprimer sa personnalité tout aussi attachante.

STYLISME

MISE

F«ait chaud pour le mois d’octobre, ma nouère! On se prendtu des cafés glacés ? » me lance chaleureusement Alexandre Aussant, éventail à la main, à l’entrée du café du quartier Villeray où il m’a donné rendez-vous. On se rend toutefois à l’évidence, l’endroit est plein. Qu’à cela ne tienne: on emporte nos boissons fraîches et on s’installe sur un banc de parc, sous les splendides couleurs du feuillage de l’automne. «Avoir su qu’on resterait dehors, j’aurais amené ma nouvelle petite chienne Vaness. On l’a adoptée hier, mon chum pis moi!»

J’éclate de rire, étant toujours amusée par un animal de compagnie affublé d’un nom d’humain. Vanessa pour une petite corgi, quelle bonne idée ! « C’est vraiment Vaness son petit nom, rectifie Alexandre, faussement sérieux. Vanessa, c’est juste quand elle est pas fine!» Le ton de l’entrevue vient d’être donné.

Là où tout a commencé

Lorsque je le questionne sur la fulgurance de sa carrière, Alexandre s’exclame: « Saint chrême, quand j’y pense, je me pince une couple de fois par semaine ! » Aujourd’hui drag queen, humoriste, chroniqueur et vainqueur d’un concours de téléréalité, ce petit gars de Saint-Jean-sur-Richelieu n’aurait jamais osé rêver à pareil destin. «Jeune, j’étais déjà de nature expressive. J’ai fait du théâtre au primaire et de l’impro au secondaire. J’ai longtemps voulu être acteur, mais je n’aspirais pas à devenir célèbre. Être connu, ce n’est pas un talent, fait-il valoir. J’ai récemment retrouvé un album de finissants du primaire. Un copain de classe avait écrit: “Bonne chance dans ta carrière d’humoriste!” J’imagine que c’était déjà en moi.»

Bonnet, veste et boucles d’oreilles (Simons). simons.ca Lunettes (collection personnelle d’Alexandre). Veston et pantalon (Balenciaga). holtrenfrew.com Chaussures (Valentino). holtrenfrew.com

Je ne fais pas dans la vulgarité gratuite.
Je préfère dire que mon humour est salé-croustillant.
”

Malgré son parcours artistique et scénique bien garni, Alexandre considère que son déclic comique est né ailleurs, dans son milieu d’origine. «Je viens d’une famille tissée serré, très “terroir”, très “funné”. Chez nous, tout le monde a de la répartie et cherche constamment à faire la meilleure joke possible. Mon humour est très inspiré de mes parents, de ma fratrie, de mes matantes.»

C’est à l’âge de 18ans que la vie d’Alexandre prend un tournant déterminant: il se rend au mythique Cabaret Mado –un bar emblématique du Village gai de Montréal où se produisent des drag queens– et assiste à une performance de sa meilleure amie Virginie Chauvette, alias Vanity Baga. «Virginie, ma meilleure amie depuis le secondaire, était une des rares femmes cisgenres à faire de la drag, explique Alexandre, admiratif de son ex-capitaine d’impro. J’ai alors eu une révélation: moi aussi, je peux porter des bas-culottes pis une perruque pour de l’argent ! » C’est à ce moment-là que le personnage de Mona de Grenoble voit le jour.

Rapidement, Alexandre abandonne le baccalauréat en enseignement de l’art dramatique qu’il vient tout juste d’amorcer pour se consacrer corps et âme à sa carrière de drag queen. Animation, crowd work, lip-synch comique: celui qui personnifie désormais Mona de Grenoble parfait ses prestations soir après soir, entre les murs de l’iconique cabaret de la rue Sainte-Catherine Est. Je confie alors à Alexandre qu’en 2012, durant les premiers balbutiements de son alter ego féminin, je fréquentais moi aussi le Cabaret Mado et que j’ai eu la chance d’assister à ses toutes premières performances. «Quand j’étais laide ? » s’enquiert l’artiste, avant d’échapper un fou rire. Il faut dire que Mona a beaucoup évolué depuis 12ans. D’abord «matante de type vieille aigrie sèche», Alexandre a travaillé à la rendre plus attachante, plus rassembleuse, plus «madame sur le party ». « Humblement, je peux affirmer que je fais déjà partie de l’histoire du Cabaret Mado alors que je n’ai que 30ans. C’est complètement fou!» Alexandre tient d’ailleurs à souligner l’importance du soutien de sa famille concernant sa carrière de drag. «Quand j’ai annoncé l’existence de Mona à mes parents, ils ont très bien réagi. Je suis chanceux de faire partie d’une famille si ouverte et bienveillante », se réjouit celui qui a été tout aussi bien accueilli lors de son coming-out homosexuel. «Dès qu’ils ont su que je faisais la drag, les membres de ma famille sont venus me voir sur scène. Ce sont mes plus grands fans!»

Pour l’amour de l’humour

Dès lors bien établi sur la scène drag mais totalement néophyte en humour, Alexandre décide de s’inscrire à la deuxième saison du Prochain stand-up, une série d’affrontements humoristiques éliminatoires diffusée à Noovo. Pour l’occasion, il est épaulé par ses amis Virginie Chauvette, enseignante en art dramatique et critique de théâtre, et Olivier Guindon, mieux connu sous son nom de drag queen Lady Guidoune. Mona de Grenoble émerge alors du monde de la nuit et se révèle au grand jour.

« C’est là que tout a déboulé. En moins d’un an, Virginie a lâché l’enseignement pour travailler avec moi comme autrice, et moi, j’ai démissionné de ma job à la SAQ», se souvient Alexandre. Big Brother Célébrités, Véronique et les Fantastiques, Bonsoir bonsoir !, Je viens vers toi : l’humoriste multiplie les apparitions radiophoniques et télévisuelles, tout en se consacrant à la création de son premier one-Mona-show, De la poudre aux yeux. Alexandre, qui qualifie volontiers son humour de trash et qui aborde des sujets aussi diversifiés que sa jeunesse, la religion catholique et les réalités LGBTQ+, se réjouit de rejoindre un public extrêmement varié. «Il y a déjà eu une madame de 92ans dans la salle et elle riait à gorge déployée alors que certaines de mes jokes peuvent être blasphématoires, se remémore-t-il. Je constate que je réussis à faire rire ma gang de la communauté queer tout autant que des bonhommes straight qui travaillent dans la foresterie à Dolbeau-Mistassini. C’est malade!»

Au fond, Alexandre est enchanté de pouvoir normaliser certaines réalités LGBTQ+ et d’ajouter de la diversité sur nos scènes, sans pour autant chercher à éduquer qui que ce soit. «Je ne fais pas un show revendicateur ni politique, précise-t-il. Je ne fais la morale à personne. Mon spectacle n’est pas une conférence, je ne donne pas de cours. Je parle de moi, de ma gang. Je brise des tabous pour que le monde se délousse un brin.»

Et à quoi Alexandre attribue-t-il son succès et l’amour que lui porte un si vaste public? «Le personnage de Mona a quelque chose de fédérateur. On a tous une matante un peu trash dans notre famille. Même si Mona énonce un paquet de mensonges, elle a quelque chose de rassurant.»

« Un paquet de mensonges», voilà une expression qu’Alexandre emploie souvent en entrevue. À ce propos, soulignons que le titre de son premier show solo est De la poudre aux yeux, une expression

Lunettes (collection personnelle d’Alexandre). Boucles d’oreilles (Simons). simons.ca
Blouson et jean (Marni). simons.ca

évoquant un écran de fumée, des apparences trompeuses, des fauxsemblants. «Mona n’est pas une vraie femme, rappelle-t-il. Derrière les perruques, les six pouces de maquillage et les talons hauts, il y a un monsieur de 30ans qui sue en tabarouette [rires], mais surtout, qui s’exprime à travers le véhicule qu’est Mona de Grenoble.»

Qui es-tu, Alexandre ?

Depuis quelque temps, l’artiste affirme vouloir laisser plus de place à l’homme derrière le personnage. C’est d’ailleurs Alexandre Aussant –et non Mona– qui se présente régulièrement au micro de RougeFM et sur le plateau de Je viens vers toi. Cela dit, qu’on se rassure: l’humoriste n’a nullement l’intention de faire disparaître notre Mona nationale, mais les frontières de cette transition encore floue cachent une vaste réflexion, à la fois professionnelle et identitaire.

« Sur le plan de l’humour, je suis convaincu que Mona me permet d’aller plus loin que si j’étais sur scène en tant qu’homme, dit-il. Le costume crée l’univers. Par exemple, parler de religion catholique déguisée en madame de 60ans, ça ne produit pas le même effet que si je faisais les mêmes blagues dans la peau d’un gars de 30ans.»

Alexandre confie toutefois que derrière les sparages et le rouge à lèvres, c’est tout de même de lui dont il est question dans ses numéros. «Grâce à Mona, je peux parler de moi. Du petit Alexandre qui a fait sa catéchèse. Qui s’est longtemps raconté des menteries concernant son orientation sexuelle. Comme je le dis parfois: Mona, c’est le véhicule. Le gaz, c’est Alexandre.»

En ce qui le concerne, «le gars» qu’il est a aussi ses atouts. Comme chroniqueur, il se permet d’aborder des sujets plus sérieux, comme les insultes –homophobes, notamment– à travers l’histoire. «Alex, c’est une chaise en bois, pis Mona, c’est un beau gros coussin, illustret-il. Mona est flamboyante, glam, immortelle. Moi, je suis moins flashy, plus casanier et toujours habillé en noir. Éventuellement, j’aimerais apprendre à écrire pour Alex et explorer mon humour, ma dégaine. J’ai le feeling que les numéros d’Alex seraient plus personnels, plus nuancés. Je suis curieux de voir ce que ce processus va donner. Ce n’est pas pour tout de suite, mais j’ai hâte.

Au-delà des considérations identitaires concernant la dualité que forment Alexandre et son alter ego, l’artiste se montre pragmatique. «Se présenter sur un plateau de télé en drag, c’est de l’ouvrage, admet Alexandre. J’ai récemment estimé que cette année, j’ai passé plus de 140heures à me maquiller. Ça fait 11,6jours devant le miroir, soit l’équivalent de plus d’une semaine de vacances.» Éventuellement, le créateur aimerait personnifier Mona uniquement lors d’occasions spéciales : « Je ne veux pas qu’on se tanne. Je veux conserver la magie!»

La rançon de la gloire

« Depuis ma sortie de Big Brother Célébrités en avril 2023, j’ai travaillé sans arrêt. C’est fatiguant par boutte, mais tellement énergisant », affirme Alexandre, qui a aussi remporté le trophée de la Découverte de l’année au Gala Les Olivier 2024. «Je reçois beaucoup de reconnaissance. Je gagne bien ma vie, je peux gâter mon monde, c’est

le fun. J’adore partager avec les gens que j’aime, mais des fois, je me rappelle que je ne fais pas une job garantie à vie. Alors j’angoisse et je me demande comment je vais faire pour durer dans ce métier. Ces réflexions me donnent le vertige. Merci à mon trouble anxieux !»

Au fil de notre conversation sur les côtés reluisants de la gloire, Alexandre évoque rapidement l’envers de la médaille. «Je ne suis pas le premier à le dire, mais la haine sur Internet, c’est pas beau tu-suite!» déplore-t-il, tout en se considérant privilégié de recevoir une sacrée dose d’amour pour compenser la malveillance. «J’ai longtemps été très affecté par les commentaires de marde. Veut veut pas, comme beaucoup d’artistes, je suis habité par un désir de plaire. J’ai arrêté de m’énerver avec les messages pas fins dès la seconde où j’ai reconnu que, moi aussi, je ris de ce monde-là sur scène! C’est bébé de ma part, mais à un moment donné, si tu m’insultes, ça se peut que je te réponde par de l’amour, oui... mais avec quelques moqueries au passage.»

Alexandre en profite pour saluer la campagne Ne laissons pas la haine gagner, déployée par le théâtre Espace Go en octobre 2024 dans le cadre de la pièce Moi, Jeanne , produite par la compagnie Pleurer dans’douche. Le mouvement dénonçait alors la vague de haine en ligne à l’égard des personnes trans et non binaires reçue par l’équipe du spectacle. «Sur le Web, faut laisser le monde japper ! » tranche le fervent défenseur des droits LGBTQ+, avant d’ajouter que les luttes à mener sont loin d’être terminées. «Il y a encore énormément de violence, de haine et d’agressions envers nos communautés.»

Quand je l’interroge sur ses rêves et ses aspirations, l’artiste polyvalent parle d’emblée de son one-Mona-show. «J’aimerais que ma tournée dure deux ou trois ans», lance-t-il dans l’univers. À son grand bonheur, la vente de billets se porte très bien. «Mon grand grand rêve, c’est d’animer un talk-show de variétés en fin de soirée. Quelque chose de flyé pis d’un peu salé-croustillant. À mon image, quoi ! » Animerait-il en Mona ou en Alex? Seul l’avenir nous le dira.

« J’aimerais prendre des cours de chant aussi», ajoute celui qui admet chanter «très mal ». « Je suis sur la note, mais j’ai la voix d’un cendrier ou d’une vieille madame qui tripe sur le karaoké. Personne ne dirait: “Je veux le 45tours à Mona”. Mais j’aimerais apprendre à avoir plus de contrôle sur ma voix. J’adore la musique et je joue de plusieurs instruments.»

Le public a adopté Mona de Grenoble, une matante sexagénaire sortie de l’imaginaire de son créateur, et il apprend tranquillement à connaître Alexandre qui cherche encore sa voix, une fois démaquillé.

Une madame sur le party? Un trentenaire plus posé? Qui es-tu vraiment, Alexandre Aussant ? « Je suis un enfant, dit-il pour clore notre échange. J’ai la curiosité d’un gamin et je ne veux jamais cesser d’apprendre de nouvelles choses. Être blasé, c’est le pire qui pourrait m’arriver. Parce que s’ennuyer, c’est plate en crisse ! »

SES ACTUS Alexandre est en tournée partout au Québec avec son alter ego, Mona de Grenoble, dans De la poudre aux yeux, son premier one-Mona-show. Il fait également partie de la 3 e saison de LOL Qui rira le dernier?, à voir dès le 10janvier sur Prime Video. Il est aussi chroniqueur à l’émission Je viens vers toi (Noovo) et il fait partie du bassin de collaborateurs de Véronique et les Fantastiques (Rouge FM).

Les étoiles intérieures

Pour une deuxième année, je suis porteparole de la Semaine pour l’école publique. Dans le cadre de mon mandat, j’offre quatre conférences dans des écoles: une au préscolaire, une au primaire, une au secondaire et une à l’éducation des adultes.

Chaque fois, ces rencontres me galvanisent. J’y parle abondamment du labeur de l’écriture, de l’artisanat que ça représente: un mélange de minutie et de modestie. Souvent, je me sens écouté des élèves. L’aspect artisanal leur semble plus accessible que l’idée de l’auteur génial visité magiquement par la grâce.

Dans une école secondaire de Laval, une ado de 16ans, Mathilde, m’offre un zine qu’elle a concocté. En le lisant dans le métro, au retour, je m’émeus de ce vers: «Peur que ma tombe soit plus fleurie que ma vie.»

Le lendemain, je visite le CREP, un centre qui offre de l’éducation aux adultes, en partenariat avec des entreprises d’insertion sociale et des organismes communautaires comme L’itinéraire . Essentiellement, les adultes qui étudient au CREP ont un parcours scolaire différent (ils ne peuvent donc pas aller dans des centres d’éducation des adultes ordinaires). On parle ici de difficultés psychosociales (troubles de santé mentale, décrochage scolaire, itinérance, toxicomanie), TSA, difficulté d’apprentissage et d’organisation, marginalisation et isolement social, etc. Rarement ai-je eu le sentiment d’être écouté avec une telle intensité. Il se passe quelque chose de rare: l’impression que mes mots résonnent plus que jamais.

À la fin de la rencontre, une élève, Agathe Melançon, m’annonce qu’elle écrit, elle aussi. Sous le nom de la Poétesse Rêveuse. Elle me remet un exemplaire de Lignes, son plus récent recueil de poésie. Un autre élève, camelot pour L’itinéraire, m’offre le plus récent numéro du magazine. Puis une troisième, Lynn, assise devant moi, souriant tout du long de ma présentation, me remercie et me signale qu’elle aimerait lire le dernier de mes livres que j’ai présentés, pour ensuite le refiler à son amie hémophile, exactement comme l’est mon héroïne de Papier bulle. Je lui offre le roman graphique, juste avant

d’accepter la visite guidée de leur prof, Chantal, dans les bureaux de L’itinéraire, qui jouxtent leur local.

Alors que j’en suis à la fin de ma visite des lieux, que je suis subjugué par cette organisation efficace et par la ferveur des ressources humaines, Lynn revient vers moi et, pour me remercier de son exemplaire de Papier bulle, me donne une pivoine crochetée –de ses propres mains– en laine acrylique dans un sachet digne d’une fleuriste, portant l’étiquette «Créations Lyly Flowers».

« Avoir si peu, et donner autant.» C’est ce que je me dis, en rentrant en métro, les bras chargés, le cœur léger.

Au moment d’écrire ce texte, j’admire la pivoine crochetée que j’ai insérée dans un porte-crayons confectionné par des élèves d’une école primaire. Un porte-crayons rempli de fleurs de soie. Cette vue –cet amour reçu– me donne du carburant à chacune de mes impasses devant le clavier.

Ma vie sera peut-être encore plus fleurie que ma tombe ?

J’ouvre le livre d’Agathe, la Poétesse Rêveuse, et je lis les premières pages. Je tombe sur:

« La ficelle des mots

Tricote

La lignée du texte »

Je souris, jetant un coup d’œil à la fleur crochetée entourée de mes stylos, puis je progresse dans ma lecture. Je découvre l’arborescence de sa toile tricotée dans laquelle je m’installe, en terrain familier. Il est question du recul des nuages, du silence qui fait un ménage en profondeur, de la naissance d’étoiles intérieures. Des étoiles intérieures... invisibles, mais qui brillent quand même. Comme ma pivoine qui me donne l’illusion d’être odorante.

Tout cet artisanat me ramène à mon clavier. Minutie, modestie...

Je suis gonflé à bloc.

, il est également co-porte-parole d’Interligne.

Simon Boulerice est romancier, dramaturge, poète, scénariste, chroniqueur, comédien et metteur en scène. Auteur du livre Pleurer au fond des mascottes
Le recueil Lignes, d’Agathe Melançon, et la pivoine crochetée de Lynn.

Un café latté avec Phil Roy et Louis Morissette

Ils sont animateurs, humoristes, gens d’affaires... et aussi cofondateurs de Trema Café, une toute nouvelle marque de lattés froids en canettes. Entretien caféiné avec deux hommes à tout faire.

MAGAZINE VÉRO : En plus d’être de proches collaborateurs, vous êtes des amis. Louis, tu as produit le deuxième show solo de Phil, qui a eu un vibrant succès. Pourquoi avoir ensuite décidé de vous lancer dans le commerce du café?

PHIL ROY : Louis et moi, on travaille ensemble depuis un bon bout de temps. Il sait à quel point je suis un sacré trippeux de café. J’en consomme au quotidien, en plus de faire d’incessantes recherches sur le sujet, d’avoir suivi des formations en latte art et d’animer le gala Th3rdwave Awards, qui récompense depuis quelques années les meilleurs cafés et torréfacteurs indépendants au Canada.

LOUIS MORISSETTE : J’aime penser aux artistes qu’on représente, chez KOScène, et voir de quelles façons on pourrait les aider à se bâtir une carrière aux multiples facettes. Je connaissais la passion de Phil pour le café et on a réalisé qu’il y avait une super opportunité concernant les lattés froids en canettes. Ce type de produit, qui n’était pas encore offert chez nous avant qu’on lance notre propre entreprise Trema, est très complexe à fabriquer. Ça prend un stérilisateur spécial, que notre partenaire Station agro-biotech vient d’acquérir. Au total, c’est un investissement de 30 millions de dollars qui a été fait, afin de produire un café au lait en canette ne nécessitant aucune réfrigération.

MV : Et qu’est-ce qui rend les boissons Trema uniques en leur genre ?

PR: On a passé deux-trois ans à développer nos produits pour qu’ils soient 100% à notre goût. Nos lattés à base de lait de vache canadien – présentement offerts en quatre saveurs, soit le latté classique, le latté extra (légèrement plus corsé), le latté moka et le latté vanille –sont onctueux et sans agents de conservation. La liste d’ingrédients est courte et chaque canette renferme entre 125 à 175 mg de caféine.

LM : De plus, ils ne contiennent que 12 à 13 g de sucre par canette !

C’était très important pour nous de lancer une alternative de café plus saine comparativement à la compétition. Je pars toujours du principe que je dois aimer et consommer les produits que j’endosse. En primeur, je vous confie qu’on travaille déjà sur le développement de futures innovations.

Vendus à l’unité (4$) ou en lot de quatre canettes (14$), les cafés Trema sont offerts chez Métro, Super C, Jean Coutu et Brunet. Pour en savoir plus sur Trema Café et ses produits, on se rend sur le site tremacafe.com.

Ce texte est une création originale du magazine VÉRO pour Trema.

5

musts de Laurie

1

La voix d’or

L’automne dernier, j’ai eu la chance d’être invitée à la première édition du festival Fono, à Québec, où j’ai découvert une pépite de chanteuse: Katie Tupper. Originaire de Saskatoon, cette artiste vingtenaire offre des pièces néo-soul réconfortantes qui touchent l’âme. Je ne peux passer sous silence sa voix chaude et envoûtante qui m’accompagne presque chaque jour depuis cinq mois déjà. La première chanson à inclure dans votre liste: She Said Du bonbon!

Sur les plateformes d’écoute en continu.

2

Pour la vie

S’il a quelque chose qui m’atteint chaque fois, c’est bien l’annonce d’un autre féminicide. Dans le balado La nuit où j’ai failli mourir, la journaliste Bénédicte Lebel va à la rencontre de femmes qui ont survécu à une tentative de meurtre. Ce n’est pas un sujet léger, j’en conviens, mais les histoires de ces quatre victimes, aussi troublantes que nécessaires, ont le potentiel de faire réaliser à d’autres femmes qu’elles vivent une relation toxique et qu’il est peut-être grand temps d’en sortir. Dans l’espace Paul Arcand du 985fm.ca.

Chacun son rythme

3

INTIME ET PERSONNEL

J’adore dénicher des artistes visuels sur Instagram. Récemment, je suis tombée sous le charme des œuvres de la talentueuse Prune. Cette femme, qui est aussi tatoueuse, souhaite «célébrer la diversité d’une partie souvent méconnue, voire invisibilisée du corps féminin »: la vulve. Énorme coup de cœur pour Vulviricity XI, une toile représentant un pot orné de jolies fleurs-vulves abstraites. 28 $. @artdeprune

4

Il n’y a rien que j’apprécie plus que de découvrir une émission que je peux regarder avec mes deux ados ! D’où mon intérêt pour la websérie T-REX, qui raconte l’histoire de trois amis d’enfance, rendus jeunes adultes, qui tentent de définir, chacun à sa façon, leur masculinité. Beau projet actuel qui permet d’aborder en famille les thèmes de la sexualité, du respect de nos limites et de la masculinité toxique. On se croise les doigts pour qu’il y ait une deuxième saison. À telequebec.tv.

5

Métissé serré

J’ai toujours apprécié le matériel du trio Brown Family et leur plus récent disque, lancé en novembre dernier, n’y fait pas exception. Dès la première écoute, j’ai été conquise par Durags& cœurs brisés, un album aux accents délicieusement reggae, soul et rap. Je défie qui que ce soit de tendre l’oreille à la pièce Rise et de résister à l’envie de dodeliner de la tête. Impossible! Sur les plateformes d’écoute en continu.

Soin global yeux Age Control Supreme Sublime Advanced MC

Cible 8 signes de l’âge pour raviver l’éclat et la jeunesse du regard.

Après14 jours 93 %* des femmes ont remarqué que leur regard semblait rajeuni.

Nouvelle formule

Catherine Fouron, entrevue p. 38

Société

La décennie des possibles

Projets porteurs, nouvel amour, accomplissements inspirants... Cinq femmes, à des moments distincts de la cinquantaine, redéfinissent les codes de cette décennie charnière. Avec un bonheur, une fougue et un épanouissement assumés, elles choisissent de vivre cette période pleinement. Voici leurs histoires.

PAR LAURIE DUPONT ET THÉO DUPUIS-CARBONNEAU

PHOTOS ANDRÉANNE GAUTHIER

STYLISME VANESSA GIROUX

MISE EN BEAUTÉ AMÉLIE BRUNEAU-LONGPRÉ, DAVID VINCENT ET AMÉLIE THOMAS

AVEC LES PRODUITS WATIER

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Catherine

Fouron

Autrice du Journal d’une insomniaque et du tout récent livre jeunesse Vieille branche, cette universitaire de 54 ans a envie qu’on célèbre les femmes plus que jamais, et ce, quel que soit leur âge.

Catherine, quel rapport entretiens-tu avec le temps qui passe? Pour moi, ce lien est merveilleux. Évidemment, je suis en santé, donc ça compte pour beaucoup et j’en suis consciente. La cinquantaine, pour moi, c’est la période de la vie où on se décentre de soi. On construit notre identité pendant la vingtaine et la trentaine, puis souvent, durant la quarantaine, on vit une crise existentielle –ç’a été mon cas. Dans la cinquantaine, on est davantage préoccupée par notre valeur sociale que par notre valeur personnelle. Et ça fait un bien fou! Tu sais, si on reste accrochée à notre apparence, c’est la recette parfaite pour déprimer et tomber dans la stagnation. Pendant qu’on accorde toute l’attention à notre image, on n’est pas en train de contribuer socialement et, selon moi, la cinquantaine, c’est la décennie où on doit redonner aux générations futures.

Trouves-tu que les femmes sont trop souvent ramenées à leur âge ? Oui, vraiment. Je suis super contente de participer à ce reportage, mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que l’égalité et la liberté seront réellement atteintes le jour où on ne parlera plus de l’âge des femmes, quand on n’aura plus besoin de célébrer des réalisations liées à leur âge. Parce qu’il faut le mentionner, c’est normal de s’épanouir dans la cinquantaine d’un point de vue psychosocial. C’est aussi normal que, dans la cinquantaine, les femmes soient pleines de créativité et qu’elles contribuent au transfert de connaissances. C’est la société qui a véhiculé une image de la femme vieillissante qui ne sert plus à rien, comme si elle ne valait pas plus que sa fécondité.

Tu fais d’ailleurs une analogie intéressante avec les femelles orques; parle-nous-en un peu. Chez les orques, ce sont les grandmères ménopausées qui jouent le rôle de leaders du clan –parce que ce sont elles qui ont la mémoire et les connaissances– et qui assurent la survie. Nous les humains, on est des mammifères, comme les orques, mais on a construit un narratif sur le moment où les femmes sont productives et qu’elles méritent d’être célébrées. On nous a fait croire qu’après 50ans, c’était fini, mais c’est tout le contraire!

Tu as aussi un lien tout particulier avec la nature... En effet. Quand je doute de moi, je vais dans la forêt et je regarde les arbres. Jamais on ne penserait à ne vouloir garder que les jeunes arbres dans une forêt. Jamais on ne voudrait aller à l’encontre du temps qui passe sur la nature. Regarde les arbres: ils ont tous une beauté propre au cycle où ils sont rendus dans leur vie. Aucun d’entre eux ne se livre compétition. On est toutes en admiration devant un vieil arbre qui a un tronc inégal et une écorce bosselée ; on sait tout ce que ça représente comme vécu! Je me dis toujours: « Et si cet arbre pouvait parler ? » C’est la même chose pour nous ! On ne s’en rend plus compte, car on nous a fait boire la potion qui nous a convaincues qu’on devait rester un petit arbre tout lisse... Mais non, c’est faux! Pour ma part, j’espère un jour être un vieil arbre centenaire qui offre du réconfort et de l’ombre à celles et ceux qui en ont besoin.

” Pendant qu’on accorde toute l’attention à notre image, on n’est pas en train de contribuer socialement et, selon moi, la cinquantaine, c’est la décennie où on doit redonner aux générations futures.

Martine Lapierre

Cette orthopédagogue, qui accompagne les enfants d’âge primaire dans leurs difficultés d’apprentissage, éprouve une passion inépuisable pour la course. C’est pourtant en 2019, à l’âge de 49 ans, qu’elle a couru son premier marathon. Rencontre avec cette femme positive qui carbure aux défis.

Martine, quelle place accordais-tu aux sports quand tu étais plus jeune? J’ai commencé à danser à l’âge de cinq ans. Je suis allée au Collège Français, en ballet, puis à l’École supérieure de ballet du Québec. J’y suis restée un peu moins de deux ans; je me suis gentiment fait montrer la porte, car je n’avais pas le physique d’une danseuse classique. J’ai ensuite fréquenté l’École de danse Louise Lapierre, où j’ai été initée au jazz, à la danse contemporaine, aux claquettes... Puis, au cégep, alors que je dansais à l’école de Louise Sauriol, je suis tombée enceinte de ma fille, Marie-Ève. J’avais 18ans. J’ai continué de danser pour le plaisir et, six ans plus tard, quand j’ai su que j’étais enceinte de mon fils, Charles, j’ai décidé de me consacrer à la maternité et j’ai arrêté de danser.

Qu’est-ce qui t’a donné le goût de courir la première fois? Je suis allée voir ma sœur aînée qui participait à son premier demimarathon, à Montréal, et j’ai trouvé ça très impressionnant. Je me suis dit que j’allais commencer à courir, moi aussi. Ça m’a pris six mois avant d’aimer ce sport. Ç’a été ardu. Il a vraiment fallu que je persévère. J’ai fait mon premier 5km en 2011... et c’était assez pour moi. C’est en 2019, à l’âge de 49ans, que j’ai couru sur le parcours d’Harricana, mon premier marathon en trail. Je m’étais toujours dit que je n’allais jamais courir de marathons, et pourtant, j’en ai fait cinq entre 2020 et 2023. (rires)

Qu’est-ce qui t’a menée à faire un demi-Ironman ? Comme je suis fascinée par la machine humaine –on a de belles capacités insoupçonnées–, je me suis convaincue de participer à ce genre de compétition. Je ne voulais pas m’arrêter à des pensées ou des croyances limitantes. C’était un défi psychologique que je souhaitais réaliser pour me dépasser. Je me suis alors inscrite. Pour moi. Mon défi a été de me préparer dans la douceur et le respect de ce que mon corps était capable de donner. C’est quand même tout un processus et il faut suivre un plan à la lettre, sans en déroger. Ça m’a donc demandé beaucoup de compromis.

Penses-tu au jour où tu arrêteras de courir? Mon chum est un coureur de marathon –il les enfile depuis plusieurs années– et il pense bientôt mettre un terme à sa carrière de marathonien. Pour ma part, je lui ai fait savoir que je ne me voyais pas arrêter pour l’instant. Ça me fait trop de bien.

Justement, qu’est-ce que l’activité physique t’apporte au quotidien? Je bouge d’abord pour ma santé mentale. Après une journée de travail, mon niveau d’énergie est souvent rendu à 3sur 10. J’arrive à la maison, je revêts ma tenue de course –je ne réfléchis pas trop, sinon, je ne sors pas– et puis GO, je vais m’activer pour une demi-heure et respirer un bon bol d’air frais.Je me fais un shakeout run ! Pas besoin d’en faire davantage pour que la magie des endorphines opère. Ces 30minutes d’activité physique sont un rendez-vous doux avec moi-même, rendez-vous durant lequel je peux revoir mes bons coups et mes moins bons coups de la journée, en me demandant comment je peux améliorer certaines situations. En bougeant, je tombe en mode solution et tout devient possible et atteignable.

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Chris Bergeron

Elle s’apprête à souffler ses 50 bougies en juin. Publicitaire accomplie, conférencière engagée et maintenant autrice acclamée des romans Valide, Vaillante et Vandales, Chris incarne avant tout l’audace d’être pleinement elle-même.

Chris, comment te sens-tu à l’aube de la cinquantaine? Il y a une partie de moi qui a hâte de dire que j’ai 50ans! Quoique techniquement, j’ai 10ans, parce que j’ai pris des hormones pour la première fois à 40ans. Je n’ai jamais eu la chance d’être une belle jeune fille, mais il y a une certaine maturité qui vient avec le fait d’être une femme mûre. Je vis ma féminité presque indépendamment du besoin d’être sexy: pour moi, elle passe par l’élégance, la présence, l’humour et la personnalité. Et je trouve ça hautement intéressant de développer tout ça!

Tu as lancé ton premier livre, Valide, en 2021, suivi de Vaillante (en 2022) et de Vandales (en 2023), où tu abordes la transidentité dans un monde de science-fiction. Quel rapport entretiens-tu avec l’écriture ? Ce qui est marrant aussi quand on devient écrivaine, c’est qu’on se brise. On doit en quelque sorte fracasser toutes les armures qui nous protègent et accepter de ne jamais les remettre. J’ai dû m’adapter à cette hypersensibilité-là, car il faut avoir les nerfs à vif pour écrire! Mais ça vaut la peine.

Quelqu’un m’a d’ailleurs écrit ce matin pour me dire: «Avant de lire votre livre, je n’avais pas le courage d’être moi-même. » Je pourrais disparaître demain et j’aurais fait quelque chose de tangible.

Parle-nous du début de ta transition, qui s’est faite progressivement. Dans ma trentaine, j’ai d’abord joué la carte non binaire, androgyne –des mots qui n’existaient pas vraiment à l’époque. Je portais des vêtements de femme et je me maquillais, mais les gens s’adressaient plutôt à moi au masculin. J’avais le sentiment qu’il y avait des limites à l’expression de mon identité dans un cadre professionnel et que, si je les dépassais, j’en payerais le prix en perdant mon emploi. Et c’est ce qui est ultimement arrivé. La bonne nouvelle, c’est que depuis, je me suis fait un nom.

Maintenant, je continue d’évoluer dans un contexte d’affaires, de présenter des chroniques à la radio et de faire un travail d’éducation avec mes conférences, en plus de cette nouvelle aventure littéraire, qui est désormais au cœur de mon être.

Quel a été le plus beau constat de ta transition? J’ai troqué un statut de privilège pour un statut de double précarité, c’est-à-dire celui de femme, mais aussi de femme trans, qui est d’autant plus choquant pour beaucoup de gens. Cela dit, dans mon quotidien, j’ai rarement rencontré des femmes qui refusaient mon statut de féminité ou qui n’étaient pas aidantes dans l’expression de mon identité. La sororité, c’est vraiment le plus beau cadeau de ma transition!

Comment entrevois-tu l’avenir? Je suis plutôt du genre à vivre dans le moment présent, car je pense que c’est maintenant qui compte... et que je ne sais pas de quoi demain sera fait, avec tous les changements climatiques, économiques, et les nouvelles réalités politiques qui pointent à l’horizon. L’avenir est complexe, un peu effrayant, mais beaucoup de choses sont en bouillonnement. J’ai l’impression qu’on est un peu comme au siècle des Lumières, avec une tonne d’opinions, de débats et de divisions, mais aussi de conversations intéressantes qui vont peutêtre faire en sorte qu’on se retrouvera avec de toutes nouvelles constructions sociales dans 20ans. Je le souhaite!

Comment prévois-tu célébrer tes 50ans? J’ai instauré une tradition que j’appelle «cinq assiettes». C’est tout simple: je n’ai que cinq assiettes à la maison! Chaque jeudi, j’invite cinq personnes –un mélange d’amis, de collègues et de connaissances– autour de ma table. Qui sait, peut-être que cette année se transformera en une série de microanniversaires!

Dans

mon quotidien, j’ai rarement rencontré des femmes qui refusaient mon statut de féminité ou qui n’étaient pas aidantes dans l’expression de mon identité. La sororité, c’est vraiment le plus beau cadeau de ma transition !

Florence Girod

À 58 ans, Florence, qui œuvre dans l’industrie de la pub depuis longtemps, rayonne d’une nouvelle énergie. Après un début de cinquantaine marqué par un grand deuil, elle a trouvé un second souffle en ouvrant avec Olivier, son amoureux et tout récent mari, les boutiques de souvenirs montréalais Marché Saint Laurent. Une renaissance inspirante !

Te rappelles-tu comment tu te sentais le jour de tes 50 ans?

Mes 50ans ont été une des périodes les plus difficiles de ma vie. Mon premier mari, le père de mes enfants, est décédé quelques mois plus tôt. Alors cette transition vers la cinquantaine, je l’ai vécue en plein deuil. Ce n’est que plus tard que j’ai commencé à ressentir les bénéfices de cette décennie.

À quel moment as-tu senti que tu pouvais te recentrer sur toi?

Vers 52ans, quand le deuil a commencé à s’apaiser. À ce momentlà, mes enfants avaient quitté la maison et j’ai retrouvé du temps pour moi, pour mes amies, mes voyages, mon travail. Comme je n’étais pas en couple, j’ai aussi savouré de grands moments de liberté. J’ai découvert le plaisir de voyager seule, de reprendre le contrôle de ma santé. Je n’ai jamais autant marché, fait du yoga ou nagé à la piscine. C’est vraiment là que je me suis retapée.

Et quelque temps après, tu es tombée amoureuse. Peux-tu nous en parler? J’avais fait le tour de moi-même ! (rires) Vers la fin de mon deuil, j’ai remarqué que je commençais à attirer l’attention d’hommes autour de moi. Ça m’a permis de reconnecter avec le jeu de la séduction. Je me suis inscrite sur Tinder, je me suis mise en position d’ouverture et j’ai fait plein de rencontres, ce qui m’a beaucoup dégênée! Puis, une amie m’a dit: «Tiens, tu devrais rencontrer Olivier!» Ç’a tout de suite été facile entre nous. On avait à peu près le même âge, des origines et des références communes, et on était dans une situation de disponibilité réciproque. Je n’ai pas trop réfléchi et je me suis simplement laissée porter.

Vous avez aussi lancé les boutiques Marché Saint Laurent (la première, ouverte en 2022, a pignon sur rue à la Place-d’Armes, et la deuxième vient d’ouvrir dans le Palais des congrès de Montréal). Comment est-ce de se lancer en affaires avec son conjoint? C’est vraiment une belle aventure qui met en valeur nos forces respectives. Olivier (qui est copropriétaire du salon de coiffure Suite105 par Glam) a une solide expérience en gestion d’entreprise et de clientèle. De mon côté, j’ai surtout travaillé dans la stratégie et la création, dans l’intangible. Je suis donc arrivée avec une vision et des idées, alors que lui, avec toute son expérience, a permis de faire aboutir le projet. On a voulu créer une boutique de souvenirs avec des objets qui incarnent la culture de Montréal et qui font la part belle aux créateurs d’ici.

Tu mentionnes aussi ce regain d’énergie qui a marqué ta cinquantaine. Après mon deuil, j’ai retrouvé un élan, et Olivier m’a apporté encore plus de vigueur. Dans mes vœux, je l’ai décrit comme un moteur, quelqu’un qui me tire vers le haut et qui m’aide à réaliser tout ce que j’ai en tête. Ce qui est fou, c’est de constater que j’ai plus d’énergie aujourd’hui qu’avant. J’ai réglé des choses, ma vie est moins encombrée et j’ai trouvé quelqu’un qui me nourrit de son énergie. Ce regain a marqué les dernières années: je me suis vue en retrouver, en regagner, et ç’a tout changé.

Olivier et toi vous êtes mariés en septembre dernier. Pourquoi ce mariage était-il important pour vous? Olivier ne s’était jamais marié et il avait envie de vivre ça. De mon côté, j’aime l’idée du mariage; ça renforce un lien, ça aide à traverser les tempêtes. À 58ans, cette union prend une tout autre signification. On est libérés des conventions, des attentes familiales ou sociales. On le fait à notre façon, sans pression. S’engager, dire à quelqu’un qu’on l’aime et qu’on veut officialiser cette relation, c’est une belle étape. Cette journée-là, je l’ai vécue comme je l’imaginais, en toute liberté.

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Bagues (Collection personnelle de Florence).

Nancy Pavan

Après une carrière prolifique comme directrice artistique, notamment au magazine ELLE Québec, Nancy Pavan, 54 ans, a troqué la ville pour Prince Edward County, en Ontario. En rénovant une vieille maison de ferme pour en faire un gîte, The Wilfrid Boutique Farmhouse, elle a du même coup renoué avec ses envies créatives. Et ça, elle ne l’a jamais regretté !

Comment vois-tu la cinquantaine maintenant, comparativement à ce que tu en imaginais avant? Plus jeune, je voyais la cinquantaine comme étant le début de la vieillesse, alors que maintenant, je trouve surtout qu’il y a une sagesse qui s’installe. J’ai toujours été une personne hyper spontanée, mais maintenant, mes coups de tête sont plus réfléchis grâce aux leçons de vie accumulées... autant les bons que les mauvais coups!

Il y a 10ans, tu as quitté Montréal pour rénover une maison de ferme et la transformer en gîte. Qu’est-ce qui a motivé ce changement? Lors d’un séjour dans une petite auberge à Prince Edward County, mon conjoint et moi avons eu un coup de cœur.

Avant même d’être revenus à Montréal, nous cherchions déjà une maison dans cette région avec l’idée d’en faire un B& B. Ça nous ressemblait: je m’occuperais du design et lui, de tout ce qui concerne la bouffe. En parallèle, j’ai pris conscience que ma vie en ville tournait en rond: des journées rythmées par le travail et des soirées trop courtes pour profiter des richesses de Montréal. À quoi bon vivre en ville si je n’avais pas le temps de savourer ce qu’elle avait à offrir?

Comment ces années à la campagne ont-elles transformé ta vision de la réussite? Mes priorités de vie ne sont plus du tout les mêmes! Avant, si une personne avait une grosse job, de gros revenus et qu’elle faisait constamment du name dropping, je me disais : « Wow, elle a réussi ! » Maintenant, ça me rebute. Je définis désormais la réussite comme le fait d’être heureuse et bien dans sa peau, de ne pas être constamment à la course et de pouvoir profiter du moment présent.

Tu es aussi une créative dans l’âme. Comment exprimes-tu ce côté artistique? Une de mes priorités en déménageant là-bas était d’avoir un studio de peinture. Ça faisait presque 10ans que je n’avais pas peint, alors que c’est mon petit dada, mon moment de répit. Chaque fois que je reprends les pinceaux, je me sens profondément heureuse. Récemment, j’ai aussi commencé à créer des soins naturels. Tout a commencé par un baume pour soulager le psoriasis aigu de mon conjoint. J’ai ensuite élaboré une crème riche pour mon visage, puis des déodorants naturels efficaces, hydratants, qui sentent bon, le tout avec un emballage super écolo, mais qui ne fait pas du tout «hippie granola ». (rires)

Penses-tu que la perception sociétale des femmes dans la cinquantaine a évolué ? Oui, et de façon très positive! Aujourd’hui, on parle beaucoup plus ouvertement de la périménopause et de la ménopause, ce qui était impensable il y a 10ans. Je sens qu’on peut vieillir sainement et fièrement, loin de cette idée qu’on n’est plus utiles après un certain âge. On a encore tellement à offrir et à vivre!

Merci à Watier pour sa participation à la mise en beauté des femmes présentées dans ce reportage.

Boucles d’oreilles (Maguire). maguireshoes.com Chemisier et cravate (Dixie). maskamode.com

Mélange des genres

La frontière entre le masculin et le féminin s’estompe. Isabelle Racicot prouve qu’en chipant des essentiels à la garde-robe des gars, on arrive à créer des looks élégants zestés de nonchalance.

PAR SOPHIE ST-LAURENT

PHOTOS MARJORIE GUINDON

STYLISME VANESSA GIROUX

MISE EN BEAUTÉ JONATHAN LEE ET SABRINE CADIEUX

Boucles d’oreilles (Drae Collection, 108 $). draecollection.com
Veste et pantalon (Wynn Hamlyn, 1074 $ et 360 $). revolve.com
Soutien-gorge (collection personnelle).
Lot de bagues (Ruby Mardi, à partir de 235 $). rubymardi.com
Col roulé, veste et bottes (Zara, 80$, 169 $ et 119$). zara.com Ceinture (Simons, 69$). simons.ca

Chemisier et cardigan (Zara, 80$ et 66$). zara.com

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Chaussures (L’intervalle, 188 $). lintervalleshoes.com

Bijoux (Drae Collection, à partir de 98 $). draecollection.com

Veste (Alexander McQueen Homme, 4500 $). holtrenfrew.com

Col roulé, pantalon et escarpins (Zara, 30$, 80$ et 80$). zara.com

Isa au top !

On a l’impression qu’elle n’a pas pris une ride depuis qu’elle a ensoleillé notre télé avec sa fougue et son gros micro jaune à Flash. Pourtant, c’était à la fin des années 1990 ! Depuis plus de 25 ans, elle fait son chemin professionnellement, animant tantôt à la radio, tantôt à la télévision (avec autant d’aisance en anglais qu’en français !). Récemment, elle s’est révélée comme idéatrice ou productrice avec des projets porteurs de sens comme le documentaire Pour mes fils, mon silence est impossible et la série d’émissions Les dix. Ces joursci, on peut l’entendre du lundi au vendredi sur les ondes de Rythme 105,7. Le plus beau dans tout ça ? À presque 53 ans, Isabelle affirme vivre sa best life !

5 QUESTIONS EN RAFALE

Comment vis-tu ta cinquantaine ? En toute honnêteté, j’ai toujours eu la conviction que cette décennie serait active, riche, et que je serais à mon peak. Peut-être parce qu’une voyante me l’avait prédit il y a plusieurs années! (rires) Sans blague, c’est exactement comme ça que je me sens. J’ai amorcé ma cinquantaine avant même d’avoir 50ans. Il y a eu une transition autour de ma mi-quarantaine. C’est venu avec des questionnements, comme: « À quoi est-ce que je veux servir ? » J’ai réalisé que je désirais être au service des autres et cette réflexion guide plusieurs de mes choix depuis. Je suis dans une phase où tout converge: je me sens mieux que jamais dans ma peau, je suis décomplexée, j’ai de l’expérience et je suis plus confiante en mes capacités. C’est un beau cadeau !

Pourquoi crois-tu être si sereine en vieillissant? Ma mère est décédée à 37ans, alors que j’avais tout juste 12ans. Elle n’a pas eu la chance d’avoir des rides, des cheveux blancs, des petits bobos, et de voir grandir ses enfants. Sa mort a changé ma trajectoire. Le legs de ma maman, ç’a été de me faire comprendre jeune que vieillir est un privilège. Je suis donc dans la gratitude et je mords dans la vie... et quand elle sera finie, je n’aurai pas de regrets!

C’est aussi tôt dans la cinquantaine que tu t’es séparée du père de tes enfants. Comment envisages-tu ton célibat ? Après le décès de ma mère, c’est la deuxième plus grosse épreuve de ma vie. Mais même dans la tourmente, je savais que j’avais les outils pour affronter ça. Des gens m’ont dit : « Tu es folle d’être célibataire à 50 ans!» Pourtant, mon âge n’a jamais fait partie de l’équation. Mes garçons sont grands, alors pour l’instant, j’apprécie le fait de passer plus de temps seule (je me parle d’ailleurs maintenant à voix haute!); ça me permet de me sentir posée, de faire moins de compromis.

Est-ce difficile de vivre le mitan de sa vie dans l’œil des médias? Un jour, une productrice m’a conseillé de ne plus dévoiler mon âge après 40ans, sous-entendant que ça nuirait à ma carrière. Je n’ai évidemment pas suivi son conseil. Je trouve ça absurde, parce que plus on vieillit, meilleure on devient dans notre travail. Malheureusement, ce n’est pas exclu qu’on puisse perdre notre emploi au profit d’une personne plus jeune. Mais ça tend à changer, parce qu’il y a de plus en plus de femmes dans des postes décisionnels. La population vieillit, alors on doit voir des gens de toutes les générations dans les médias. De mon côté, je trouve que le grand défi de la cinquantaine, c’est de respecter la fine ligne entre être authentique avec son âge et de ne pas être déconnectée de la jeunesse. Comme je suis curieuse de nature, ça m’aide à rester pertinente.

Est-ce que ton look a évolué au cours des dernières années? J’adore la mode et je m’amuse de plus en plus avec ma garde-robe pour que mes tenues traduisent bien ce que j’ai envie de dégager tous les jours. J’ai toujours été coquette, mais j’assume davantage ma féminité depuis 10ans. Ça se traduit par des articles intemporels qui mettent en valeur mon corps, mais qui sont aussi faciles à vivre. J’ai trouvé ma signature grâce à Dominique Létourneau, la proprio de la boutique Room Service.

Casquette et blouson (Simons, 29$ et 80$). simons.ca Chemisier blanc (Icône, 69$). simons.ca Cravate (Selected Homme, 49 $). simons.ca Chemisier gris (Zara, 56$). zara.com Bague (Twenty Compass, 25 $). twentycompass.com Jupe (Icône, 59 $). simons.ca Chaussettes (Zara, 17$). zara.com Escarpins (Prada, 1092$). holtrenfrew.com

Elle et lui

Manchette d’oreille (Drae Collection, 54 $). draecollection.com Boucles d’oreilles (Twenty Compass, 65 $). twentycompass.com Manteau (Aknvas, 1479 $). revolve.com. Chemisier (Imperial, 206 $). maskamode.com. Robe (Klesis, 99 $). simons.ca. Bague (Ruby Mardi, 235 $). rubymardi.com. Bottes (L’intervalle, 298 $). lintervalleshoes.com

TAHCA

TAHCA LOCAL

Si on en croit les Saint Laurent, Ralph Lauren, Carven et Michael Kors, l’inspiration masculine a toujours la cote. En total look ou avec certains articles choisis, cette tendance nous confère une allure résolument actuelle. Conseils en vrac.

1 On ne se gêne pas pour zieuter au rayon des hommes pour y dénicher des beaux pulls ou des chemises oversized. Les blousons de style aviateur en cuir, en mouton retourné ou en nylon – si prisés cette saison –sont légion du côté des boutiques masculines.

2 La cravate a fait son grand retour. Les chaussures plates, telles que flâneurs et richelieus, sont partout. On porte notre casquette autant avec un tailleur chic qu’avec un jean et on craque pour les montres classiques au cadran surdimensionné. Ces petites touches garçonnes donnent de la personnalité à nos basiques.

3 Une paire de sandales, d’escarpins ou de bottes à talons hauts n’a pas sa pareille pour équilibrer l’aspect un brin austère de certains vêtements traditionnellement réservés aux mecs.

massimodutti.com

Blouson (RW&CO., 200 $). rw-co.com
Bracelet (Jenny Bird, 178 $). jenny-bird.ca
Paletot (Uniqlo C, 149 $). uniqlo.com
Chaussure (Massimo Dutti, 219 $).
Pantalon (Babaton, 148 $). aritzia.com
Pull (Reitmans, 70 $). reitmans.com
CARVEN
Montre (Fossil, 179 $). fossil.com
Botte (Winners, 70 $). winners.ca
Veste et pantalon
TOMMY HILFIGER
RALPH LAUREN
TOMMY HILFIGER

Soleil d’hiver

L’astre solaire ne prend jamais congé, pas même quand le mercure frôle les -25 o C! Malgré la fausse impression de sécurité qu’apporte le froid, les rayonsUV sont toujours extrêmement dommageables. Petit guide pour sauver notre peau pendant la saison des frimas.

Beau temps mauvais temps, l’exposition aux rayons UV augmente le risque de cancer de la peau et accélère le vieillissement cutané, causant des rides, des taches pigmentaires et une perte de fermeté. Cela dit, contrairement à la croyance populaire, la chaleur n’a aucun lien avec l’intensité des rayons ultraviolets (UV). «Les rayons UVB sont moins puissants qu’en été, mais ils peuvent toujours causer des dommages, explique la Dre Julie Mireault, dermatologue. Quant aux UVA, qui traversent les nuages et pénètrent plus profondément dans le derme, ils sont présents tout au long de l’année.»

Ce qu’il faut savoir, c’est que certaines conditions hivernales amplifient même leurs effets. En Amérique du Nord, nous sommes physiquement plus proches du soleil en hiver, ce qui accentue l’intensité de ses rayons. «La neige et la glace réfléchissent jusqu’à 80% des rayons UV, comparativement à 15% pour le sable et à 25 % pour l’eau, précise la dermatologue. Cette réverbération intensifie l’exposition, surtout sur des zones vulnérables comme le dessous du menton et du nez, de même que les lèvres.» Et ce n’est pas tout: « En altitude, la quantité de rayons UV augmente de 4% tous les 300mètres», ajoute-t-elle. Ainsi, une journée passée sur une montagne enneigée peut s’avérer plus dommageable pour la peau qu’un après-midi à la plage.

Les bons gestes à adopter

Jusqu’à 90% des signes visibles du vieillissement cutané sont causés par le soleil; l’écran solaire est donc un allié antiâge indispensable au quotidien, quelle que soit la saison. Ses bienfaits ne se limitent toutefois pas qu’à ce seul aspect, comme le souligne la Dre Julie Mireault: « L’écran solaire forme une couche protectrice qui aide à retenir l’hydratation des sérums et des crèmes. Durant l’hiver, la peau s’assèche sous l’effet de l’air sec, des vents et du froid, et cette barrière aide à limiter la déshydratation.»

Pour une protection optimale, on choisit un écran solaire à large spectre, avec un FPS30 ou plus, enrichi d’ingrédients hydratants comme le squalane, le beurre de karité et la lanoline. Pour les activités extérieures, par exemple le ski ou la randonnée, on privilégie une formule résistante à l’eau, efficace malgré la transpiration et le contact avec la neige. On protège aussi ses lèvres, une zone particulièrement exposée au soleil, en utilisant un baume hydratant avec un FPS. «La peau des lèvres est fine et pauvre en mélanine, ce qui rend celles-ci très vulnérables, explique la Dre Mireault. L’air sec et le froid aggravent leur sensibilité aux rayons UV.»

Aide-mémoire

• On applique l’écran solaire 20minutes avant de sortir, puis on répète l’application toutes les deux heures ou après avoir transpiré.

• On protège les zones exposées aux rayonsUV réfléchis, sous le menton et le nez, ainsi que celles souvent oubliées, comme les oreilles, la nuque et la racine des cheveux.

• On évite les écrans teintés qui risquent de tacher foulards, tuques et cols de manteaux.

Faire écran

Comme il n’est pas question d’hiberner, on s’arme convenablement pour se protéger des vilains UV.

Ce bâton solaire transparent peut être appliqué directement sur la peau, même avec des gants, sans avoir besoin d’un miroir. Sa formule à base d’acide hyaluronique et de squalane hydrate et apaise l’épiderme, tandis que la niacinamide unifie le teint. Écran solaire en bâton Dew Balm Watermelon Glow FPS 45 (Glow Recipe, 41$). sephora.ca

Conçu pour les peaux sensibles et réactives, ce fluide combine la provitamine E antioxydante et l’eau thermale d’Avène, réputée pour ses propriétés apaisantes. Sa formule résistante à l’eau assure une protection fiable lors de nos activités hivernales.

Fluide minéral solaire FPS50+ (Avène, 35$). eau-thermale-avene.ca

On ne devinerait jamais qu’un écran solaire FPS50 se cache sous le fini soyeux et brillant de ce baume à lèvres! Sa formule riche en lanoline, beurre de cacao et vitamineE nourrit et lisse les lèvres, tout en les défendant contre les rigueurs de l’hiver.

Baume à lèvres éclat hydratant FPS50 (Ultra Violette, 28,50$). sephora.ca

Ce soin polyvalent combine une protection solaire et des ingrédients antiâges: il prévient les effets vieillissants des rayons UV tout en corrigeant les taches brunes et les ridules grâce à la niacinamide et aux peptides qu’il contient. La texture légère de sa formule est idéale comme base de maquillage.

Capital soleil UV+Age FPS60 (Vichy, 43$). vichy.ca

Cet écran solaire 100% minéral résiste à l’eau jusqu’à 40minutes pour offrir une protection de longue durée. Enrichi de vitamineE et de bisabolol aux propriétés antioxydantes et apaisantes, il matifie la peau grâce à des poudres de silice qui absorbent l’excès de sueur et de sébum.

Écran solaire minéral FPS50 (Functionalab, 57 $). functionalab.com

La liste hivernale

On a compilé quelques idées actuelles pour dynamiser notre garde-robe et notre mise en beauté afin d’affronter les prochains mois (froids !) avec panache.

PAR SOPHIE ST-LAURENT

L’ACCESSOIRE COCON

L’écharpe XL

S’emmitoufler dans un foulard, c’est à la fois fonctionnel et stylé. On s’inspire des Burberry, Gauchere et Tommy Hilfiger et on se procure une écharpe extra longue dans une matière duveteuse comme le tricot, le feutre brossé ou la fausse fourrure. L’important, c’est de laisser traîner chaque pan le long du corps après avoir l’enroulée une ou deux fois autour de notre cou. Si on aime le motif tartan qui donne du pep au teint, on peut aussi opter pour l’uni, en ton sur ton avec notre doudoune : c’est tout aussi tendance.

LE LOOK FRAIS LE BLUSH ROSÉ

Les gants colorés

Comment donner une nouvelle vie au manteau couleur chamois qu’on porte depuis quelques années déjà ? On copie la proposition des maisons Blumarine, MSGM et La Canadienne, qui agencent ce classique à des gants en cuir dans des tons vifs ou pastel. Avouons que les duos improbables sont toujours payants !

Pour une mise en beauté santé (comme si on avait passé des heures au grand air !), on applique un fard à joues seconde peau de teinte rosée sur les pommettes. En hiver, on privilégie les produits crémeux ou liquides, plus hydratants que les blushs en poudre qui ont tendance à dessécher l’épiderme en absorbant le sébum.

Le manteau bonbon

Bleu poudre, jaune pâle, rose paparmane, vert menthe... Ces tons édulcorés ont le pouvoir de faire un pied de nez à la grisaille hivernale. Petit conseil : avec un manteau dans une nuance aussi fifille, mieux vaut éviter les accessoires clinquants. Le minimalisme, c’est toujours chic ! Si on veut pousser la note, on misera plutôt sur des textures inédites comme le cuir embossé, la fausse fourrure ou la laine bouclée.

ALEJANDRA ALONSO ROJAS
Blush liquide Hot Shot (Morphe, 20 $). sephora.ca
Gants (La Canadienne, 150 $). lacanadienneshoes.com

aviateur (Lamarque, 395 $). lamarquecollection.com/fr

TAHCA LOCAL

LA TEXTURE VEDETTE L’e et pelucheux

La peau lainée, la fourrure de Mongolie, l’astrakan rasé: le pelage des moutons est toujours au zénith des tendances. Dieu merci, les tricots en sherpa et les similis shearlings arrivent maintenant à imiter l’allure de la fourrure à une fraction du prix ! Vrai ou faux, on a l’embarras du choix.

Blouson

Revenons à nos moutons

Chaude et douillette, la laine bouclée s’invite de multiples façons dans notre garde-robe.

Veste (RW&CO., 140 $). rw-co.com

Sac à main (Roots, 168 $). roots.com/ca

Casquette (Simons, 29 $). simons.com

Le bon denim

Pour être parfaitement dans le coup, rien de plus simple que de revamper notre garde-robe avec le jean du moment. Comme on le porte partout et avec tout, il vaut mieux miser sur le bon ! Cet hiver, on a un faible pour le modèle baril, ample aux cuisses et ajusté aux chevilles ; pour le chic trouser à plis français et à jambes extralarges (dont l’ourlet frôle le sol) ; et enfin, pour le minimaliste bermuda en denim qu’on agence avec des collants opaques et des bottes hautes.

LE TRUC DE STYLISME LE CHEMISIER SUPERPOSÉ

Botte (Sorel, 240 $). sorelfootwear.ca/fr

Le chemisier en popeline sert de base aux superpositions futées. On aime l’idée de Tommy Hilfiger qui glisse cet essentiel empesé sous une robe à manches courtes, une astuce simple qui permet de revêtir un article plus estival à longueur d’année. On s’inspire aussi du défilé de Tod’s, où on a repéré un agencement de deux chemisiers classiques à motifs différents portés l’un sur l’autre – celui du dessous s’attache jusqu’au cou et celui du dessus est déboutonné jusque sous la poitrine. Ça crée un look multicouche si intéressant que la tenue se passe de veste.

L’ARTICLE QUI ACTUALISE TOUT
ZIMMERMANN
TOMMY HILFIGHER

Dans la garde-robe de Marie-Anik Lemieux

Directrice du design pour les collections mode de la marque Tribal, elle vient tout juste de fêter ses 50 ans. Son style inspirant, coloré et éclectique est à l’image de sa devise, elle qui se décrit comme une « gourmande de beau » et une « collectionneuse de moments ».

PAR SOPHIE ST-LAURENT PHOTOS ANDRÉANNE GAUTHIER

MISE EN BEAUTÉ AMÉLIE BRUNEAU-LONGPRÉ ET AMÉLIE THOMAS

Comment décris-tu ton style, Marie-Anik ? Je suis une grande fan de denim, j’en porte pratiquement tous les jours. C’est ma matière préférée parce qu’elle se bonifie avec le temps. Côté esthétique, je suis inspirée par l’esprit boho-vintage, notamment pour ses imprimés riches et ses silhouettes amples. Je pense avoir l’œil pour créer des tenues qui mettent en valeur les contrastes de genres, comme le chic et le décontracté ou le masculin et le féminin.

Quelles sont tes bonnes adresses de magasinage ? Mon shopping mode, je le fais surtout quand je voyage. Mais quand j’ai besoin d’articles en particulier, COS est ma boutique de prédilection. J’y déniche des basiques actuels avec une touche décalée. D’ailleurs, les maillots de bain et les bijoux de la marque sont vraiment à découvrir. Autrement, mon dépanneur, c’est Zara. Je sais que je vais y trouver les articles tendance du moment. Pour mes achats en ligne, je clique sur The Frankie Shop et Massimo Dutti. Je fouine aussi dans la garde-robe de mon chum pour lui chiper ses chemises ou ses vestons un peu trop grands pour moi. La confection traditionnelle des vêtements masculins n’a pas sa pareille au rayon des femmes. C’est plus structuré et ça donne du caractère à mon style.

Qu’est-ce qui complète bien ton look ? Des accessoires singuliers et inattendus. Par exemple, j’adore mon collier de perles surdimensionnées, qui lui donnent une allure ludique. Ce bijou est totalement en accord avec ma vision des choses: j’apprécie les classiques revisités. Sinon, je porte régulièrement une casquette pour décoincer un look un peu plus classique.

À la cinquantaine, qu’est-ce qui a changé dans ton style ? Rien, à part ma façon de me chausser ! Avant, je collectionnais les escarpins, car je ne me sentais d’attaque que juchée sur des talons hauts. Mais avec la vie active que je mène, je ne fais plus de compromis sur le confort. J’ai donc troqué les chaussures chics pour des sneakers et j’ai autant de fun qu’avant à créer mes looks. J’achète mes baskets au rayon des hommes parce que le choix de couleurs est plus intéressant. Ces jours-ci, j’alterne entre des Gazelle d’Adidas, des Chuck Taylor All Star Move de Converse (parfaits pour voyager !) et des Nike à semelles robustes et je me sens aussi sharp qu’en talons hauts !

” Faire un effort conscient pour bien s’habiller, ça n’a rien de superficiel. M’entourer de belles choses, notamment dans ma garde-robe, a un effet très positif sur moi.

Ses musts

SON BIJOU

Je ne porte que des montres d’hommes. Plus c’est massif à mon poignet, plus j’aime ça ! Nixon fait de beaux modèles de qualité à prix abordable.

Montre Time Teller (Nixon, 165 $). ca.nixon.com

SON FARD

Je me maquille très peu, mais je soigne toujours mes sourcils. Depuis que j’y ai vu apparaître des poils blancs, ce produit est devenu mon must ! En plus de colorer les sourcils, il les fixe et les densifie.

Gel volumateur sourcils avec fibres Perfection (Watier, 29 $). watier.com

SON ACCESSOIRE

J’ai craqué pour ce cabas lors d’un voyage d’affaires à Los Angeles. Logeable – j’y glisse toutes mes affaires de bureau –, il est fabriqué dans un patchwork de denim qui lui confère une allure rétro.

Fourre-tout The Denim Large Tote Bag (Marc Jacobs, 555 $). ca.saks.com

SON PARFUM

Je n’ai que des compliments sur ce jus. Son sillage floral est délicat. J’aime qu’il soit discret et que seuls mes intimes le flairent.

Eau de parfum Jour d’Hermès (Hermès, à partir de 105 $). hermes.com/ca

shoptribalfashion.com/fr

Marie-Anik porte un jean qu’elle a créé pour la nouvelle collection Blue Thread de l’automne 2025.

Beauté holistique

Faire une pause centrée sur le bien-être et la beauté, ça revigore! Petit palmarès d’adresses exceptionnelles pour prendre soin de nous au creux de l’hiver.

PAR THÉO DUPUIS-CARBONNEAU ET SOPHIE ST-LAURENT

Halte boréale

Le Strøm spa nordique, stromspa.com

J’ai visité deux des cinq adresses du Strøm et je n’ai jamais été déçue. Chaque établissement a son charme singulier, entre nature et urbanité. Le concept est partout le même: ce spa nordique permet de profiter d’une expérience de thermothérapie –alternance entre le chaud et le froid– revigorante. Érigé sur les berges d’une rivière, celui de Saint-Sauveur est un de mes préférés et je ne manque pas d’y faire un saut quand mon énergie flanche. Le circuit thermal à lui seul procure de nombreux bienfaits et, si on respecte le rituel à la lettre, la relaxation se ressent après un premier cycle chaud-froid. Si on peut s’offrir un soin en plus, on a le choix entre plusieurs options bien rodées. J’y ai récemment testé l’expérience immersive Détente de la tête aux mains (à partir de 124$), qui soulage les tensions musculaires et apaise le stress en se concentrant sur un massage du crâne et du cuir chevelu (divin!), des épaules, des bras et des mains, et qui se déroule entièrement sur le dos. J’ai reçu ce massage unique un vendredi soir... inutile de dire que je suis allée directement au lit ensuite! (Sophie)

Ressourcement ultime

Sélénite, selenite.ca

En créant le gîte Sélénite à Eastman, Sophie, pharmacienne, et son conjoint Steven, infirmier, avaient une chose en tête: partager leur passion pour le bien-être. Pari réussi ! Ce havre de paix, à mi-chemin entre un refuge forestier et un spa intime, est magnifique. On s’y rend le temps d’un weekend pour profiter de son circuit thermal totalement privé –incluant salle d’halothérapie avec sel rose de l’Himalaya, sauna infrarouge, hammam à l’eucalyptus bio, jacuzzi et bain glacé – tout ça bercé de douces mélodies ou de médiations guidées, ou encore pour lire en se prélassant près du foyer et pour reconnecter avec sa douce moitié... mais surtout avec soi-même! C’est d’ailleurs ce que mon amoureux et moi avons fait durant la dernière fin de semaine du congé des Fêtes, avant de retourner au boulot. La seule règle qu’on s’est imposée? Pas de cellulaire, sinon pour prendre quelques photos de ce site splendide conçu par la firme d’architecture _naturehumaine. On en a aussi profité pour se balader sur les rives du lac d’Argent, à cinq minutes du gîte. Le détail qui compte? Sélénite est 100% accessible aux personnes à mobilité réduite. Parce que prendre soin de son corps et de son esprit devrait être offert à tout le monde! (Théo)

Évasion en ville

Espace Nomad, espacenomad.ca

Ce spa urbain, qui a pignon sur rue dans le Mile-End, à Montréal, célèbre cette année ses 20ans. Je me souviens d’avoir visité cette adresse il a y plus de 15ans et j’avais été charmée par son unicité et ses soins créatifs. C’est toujours le cas : Julie Mercier, la proprio, a su créer un petit havre de paix où le temps s’arrête. On y prodigue notamment d’excellents massages, dont le mystique, qui mise sur la détente et la sensorialité et qui inclut un massage de la tête à l’huile de jojoba chaude. Pour se mettre dans l’ambiance, on pige d’abord une carte d’inspiration et on choisit une huile essentielle liée à un chakra. Ma suggestion? On s’informe des différentes promotions avant de planifier un soin. Certains forfaits et abonnements sont super intéressants pour économiser des sous et profiter de l’expertise du lieu. Espace Nomad abrite aussi un mignon café-bar à jus où les habitués du coin s’arrêtent même s’ils n’ont pas de traitement à l’agenda. (Sophie)

Un peu de piquant !

Cara Cara, caracara.studio

Un petit lifting

Sculptor Montréal, sculptorcanada.com

Des amies m’ont louangé cette petite oasis de l’Île-des-Sœurs. J’ai donc investigué. Anna, la proprio d’origine ukrainienne, a importé cette idée de Skin Bar européen en adaptant tous les soins à notre réalité québécoise. À mi-chemin entre l’esthétique et la dermocosmétique, Sculptor mise sur des protocoles non invasifs pour nous faire rayonner. On y travaille uniquement avec une combinaison de massage signature (qui utilise des techniques de drainage lymphatique) et des outils (comme le gua sha) ou des appareils de haute technologie, dont un masque de luminothérapie pour les yeux ou un micro-exfoliant ultrasonique. J’aime beaucoup le Wow Mirror (150$), un soin facial qui redéfinit les contours du visage. En plus du nettoyage et de l’hydratation, le massage tonique fait un bien fou! Il est suivi par une myostimulation, soit l’utilisation d’un courant électrique pour contracter les muscles du visage. J’y ai passé un merveilleux moment! En plus, ma peau était rebondie et mon teint, vraiment lumineux après le soin. Pour clore l’expérience, j’ai savouré une délicieuse boisson protéinée du bar à smoothies JCQUOI (à même le spa). (Sophie)

On s’entend que microneedling et relaxation ne riment pas d’emblée, mais j’ai quand même eu envie d’ajouter quelques séances (170$ chacune) à mon rituel beauté pour donner un coup de pep à mon minois. Objectifs: atténuer l’apparence des cicatrices d’acné, apaiser les rougeurs et stimuler la production de collagène. Pour y arriver, Meghan, la proprio et esthéticienne holistique, utilise l’appareil de micro-aiguillage Dermapen DP4 –le plus avancé sur le marché–, dont la vitesse et la précision permettent d’optimiser le confort et la récupération de l’épiderme. Elle fait aussi suivre chaque traitement d’aiguilles d’une séance de luminothérapie, ce qui réduit considérablement l’inflammation et la sensation de coup de soleil après le soin. Et ça fonctionne: j’ai pu vaquer à mes occupations dès le lendemain! Bon à savoir: Meghan offre des traitements gratuits pour atténuer l’apparence des cicatrices des personnes ayant effectué une chirurgie d’affirmation de genre. Un beau geste! (Théo)

Comment redessiner notre « triangle de jeunesse » ?

La nouvelle gamme de soins Dermabsolu, d’Avène, coche toutes les cases en matière d’efficacité pour resculpter les contours du visage.

Lorsqu’on parle de vieillissement de la peau, on a tendance à se focaliser sur l’apparition des rides, sur la diminution de l’éclat du teint et sur les taches pigmentaires. Pourtant, la perte d’élasticité et le relâchement cutané sont des facteurs qui affectent énormément notre apparence et qui peuvent nous donner un air fatigué même si, en réalité, on déborde d’énergie.

Ce changement de la morphologie du visage s’apparente à un triangle qui s’inverse, c’est-à-dire que nos pommettes hautes, nos joues rebondies et notre mâchoire bien définie laissent graduellement la place à une perte de volume dans les tissus et à un relâchement de l’ovale du visage. Alors, comment retrouver notre « triangle de jeunesse » ?

Redensi er, resculpter, nourrir

La gamme Dermabsolu, d’Avène, met à profit des ingrédients actifs ciblés et performants qui visent à améliorer la fermeté de la peau, à redéfinir les contours du visage et à nourrir l’épiderme en profondeur. Composée de quatre soins dont l’efficacité est cliniquement prouvée, elle mise sur trois actifs dermatologiques, soient le bakuchiol restructurant, les procéramides nourrissants et la niacinamide unifiante. Son objectif ultime ? Redessiner les contours du visage, assurer l’homogénéité du teint et pallier la sécheresse cutanée après un seul mois d’utilisation, tout ça en proposant des galéniques exceptionnelles. Voilà qui promet !

En tête d’affiche : la Crème nuit intensive remodelante, qui contient le trio d’ingrédients phares de la gamme et qui procure des résultats visibles en ce qui concerne la densité de la peau et l’unification du teint. Sa formule légèrement parfumée, mais adaptée aux épidermes sensibles, offre en plus un effet tenseur instantané. Non seulement on peut appliquer la crème sur le visage, le cou et le décolleté, mais il est aussi possible de s’en servir comme masque de nuit (en couche plus généreuse), au besoin.

La gamme comprend également le Sérum concentré remodelant et la Crème jour remodelante, qui agissent en synergie grâce à différentes concentrations des actifs vedettes, mais aussi le Soin regard combleur, qui cible les paupières et le contour de l’œil pour leur redonner vitalité et tonicité. Ces nouveautés sont maintenant à notre disposition pour retrouver notre « triangle de jeunesse » et sublimer notre peau ! Dans les pharmacies et à eau-thermale-avene.ca.

Sérum concentré remodelant

Soin regard combleur

Ce texte est une création originale du magazine VÉRO pour Avène.

Crème nuit intensive remodelante
Dermabsolu (Avène, 79 $).
Crème jour remodelante
Dermabsolu (Avène, 72 $, écorecharge, 62 $).
Dermabsolu (Avène, 77 $).
Dermabsolu (Avène, 60 $).

5 musts de Sophie

1

Le sac qu’il me faut

Passer les défilés au peigne fin à chaque saison, ça crée des besoins ! Celui qui m’obsède depuis l’automne ? Le sac bordeaux, un dénominateur commun chez Gucci, Bottega Veneta et Stella McCartney. Toutes les déclinaisons de bordeaux me conviennent, tant que le sac est d’une forme épurée, avec des garnitures minimalistes. Si j’investis sur un article de qualité d’une marque locale, je sais que j’en retirerai des dividendes de style pendant des années !

Cabas O’Hare en cuir lisse (Want les essentiels, à partir de 345 $). wantlesessentiels.com

GÉNÉREUX BECS

Le 20 janvier, je vais courir chez Jean Coutu pour mettre la main sur un Embellisseur lèvres nuance Rose Câlins, de Clarins. Cet essentiel beauté est une façon ludique de verser un petit 10 $ à la Fondation CHU Sainte-Justine et de contribuer à ce beau mouvement qui a permis d’amasser plus de six millions de dollars pour la santé des enfants. Embellisseur lèvres Éclat Minute, nuance Rose Câlins (Clarins, 20 $). Exclusivement dans les pharmacies Jean Coutu. 2

3

CACHEMIRE À PRIX DOUX

Jadis un article de grand luxe, le tricot de cachemire est maintenant offert à des prix démocratiques. L’ennui, c’est qu’on nous vend souvent de la piètre qualité sous des allures de bonne affaire. (Oui, je me suis fait prendre à quelques reprises, alors je reste prudente !) Ma dernière découverte ? Les doux pulls en cachemire signés Uniqlo à 130 $. Le géant japonais a sélectionné les meilleures fibres brutes assurant une texture douillette. Et le cachemire a été traité pour qu’on puisse le laver à la main à la maison. J’ai fait le test : mon pull est resté fluffy, a gardé sa forme après le lavage et n’affiche aucune bouloche après l’avoir porté régulièrement. J’ai la nette impression que j’en aurai pour mon argent ! Pull en cachemire (Uniqlo, 130 $). uniqlo.com

DEUX DANS UN !

Le Wayfarer de Ray-Ban est un modèle iconique que j’ai adopté depuis mon adolescence (je n’ai jamais oublié Tom Cruise dans Risky Business !). Le classique des classiques de l’optique vient d’être bonifié avec la technologie Change : l’acétate de la monture est infusé de particules photochromiques qui s’activent lorsqu’elles sont exposées aux rayons UV. Résultat ? Le plastique clair fonce et affiche des zébrures en se synchronisant avec la lumière. La belle idée, c’est de jumeler un des modèles Change à des verres Transitions pour obtenir des lunettes ophtalmiques ET solaires au look différent pour le prix d’une seule... Brillant ! Monture Wayfarer Original Change (Ray-Ban, à partir de 298 $). ray-ban.com

Confort aux pieds

Faire aussi bien que les populaires bottes australiennes en peau de mouton à une fraction du prix ? C’est le défi que s’est lancé le détaillant québécois Yellow. J’avoue avoir été intriguée, car les répliques bon marché des bottillons Ugg ou Emu sont toujours décevantes. Après les avoir testées, je dois me rendre à l’évidence: c’est une option valable à prix d’amie. La matière duveteuse (100 % mouton retourné) est chaude et moelleuse, en plus de résister naturellement à l’eau. Autres atouts: la confection de qualité et la semelle antidérapante. Ces bottes sont offertes en plusieurs couleurs, mais j’ai un faible pour le taupe. Bottes Memory (Riverland Heritage, 85 $). yellowshoes.com

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Bien-être

Puiser dans son histoire pour mieux s’épanouir

À l’occasion de la parution de son nouveau livre Ce que j’ai appris de vous – Une invitation à s’approprier son histoire pour mener une vie plus heureuse, la psychologue et conférencière Rose-Marie Charest nous encourage à réfléchir à notre passé – imparfait, mais ô combien riche et unique ! – pour déceler la base de nos forces et de notre aptitude au bonheur.

PROPOS RECUEILLIS PAR JOANIE PIETRACUPA

Qui n’a jamais ressenti le besoin de comprendre pourquoi il est tel qu’il est? C’est notamment à cette question universelle que répond Rose-Marie Charest dans son dernier opus. En s’appuyant sur sa riche expérience de psychologue, elle nous invite à un grand voyage introspectif pour explorer notre propre parcours de vie. L’autrice s’adresse ainsi à tous ceux et celles qui souhaitent trouver des réponses à leurs interrogations et être guidés, avec empathie et bienveillance, sans pour autant proposer de recettes toutes faites. À travers ses réflexions et expériences, elle signe un ouvrage qui se veut un véritable compagnon pour les personnes rêvant de mieux se connaître et de donner un sens à leur existence. En voici quelques pistes.

Notre histoire personnelle et ses impacts

Rose-Marie, pourquoi est-il si important de s’intéresser à notre propre histoire ? Notre histoire, c’est un peu comme un casse-tête. Chaque pièce, qu’elle soit intacte ou brisée, est précieuse parce qu’elle contribue à former l’image unique de qui nous sommes et qu’elle nous donne accès à nos forces tout autant qu’à nos vulnérabilités. En prenant le temps de reconstituer ce casse-tête, on comprend mieux notre parcours et on peut ainsi faire des choix plus heureux.

Comment notre passé peut-il influencer notre présent ? Prenons l’image d’une pelote de laine: tirer sur un fil, c’est démêler toute la pelote. Nos expériences passées, positives ou négatives, façonnent notre vision du monde, nos croyances, nos points forts, nos fragilités et même notre façon de nous comporter. Par exemple, si on a trop souvent été critiquée dans notre enfance, on peut avoir tendance à être plus dure envers soi-même à l’âge adulte ou à éviter de s’affirmer, de peur d’être critiquée. On se fait à soi-même ce qu’on reproche aux autres de nous avoir fait. En prendre conscience est le premier pas pour changer.

Nos anciennes blessures peuvent-elles constituer un frein à notre épanouissement ? C’est certain! On peut craindre de revivre certaines expériences au point d’être habitée par des peurs, biaisée dans nos choix et paralysée face aux actions à prendre. Cela dit, il importe surtout de s’arrêter pour observer comment nos forces se sont développées lors des épreuves ou des difficultés qui ont jalonné notre existence. On a tous et toutes vécu des échecs et des peines d’amour ou d’amitié, et nous nous en sommes éventuellement remis. Plutôt que de focaliser uniquement sur nos problèmes, il faut réfléchir aux solutions que nous avons trouvées.

Et comment peut-on se libérer de l’emprise du passé ? Il ne s’agit pas d’effacer le passé, mais plutôt de le comprendre et de tenter

de l’accepter. En prenant conscience des schémas répétitifs qui nous limitent, on peut commencer à les modifier. Après tout, on puise dans nos forces pour affronter les difficultés. Ce faisant, on développe des talents, des stratégies, une certaine combativité, voire des mécanismes de survie pour continuer à avancer et tenter d’être heureux.

Quel rôle joue l’héritage familial dans tout ça ? Notre famille, c’est notre premier environnement. Les valeurs, les croyances et les comportements qu’on y a acquis ont un impact profond sur notre personnalité. Il est important de prendre conscience de cet héritage pour mieux l’intégrer ou le détourner et le dépasser, si nécessaire.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se réconcilier avec son passé ? Il faut tenter de voir plus grand, de situer nos drames dans un ensemble. Pour y arriver, on doit s’accorder des moments de réflexion plutôt que d’éviter de penser à ce qui a été difficile. Admettre notre force et voir comment on s’en est sortie, même partiellement. Il faut reconnaître ces victoires.

Nos forces intérieures et le bonheur

Quelles sont les ressources qu’on peut puiser en nous pour faire face aux défis de la vie? Je répondrais avec la trame tissée par nos expériences passées, qui nous ont permis d’apprendre à résoudre des problèmes, à développer notre créativité, une certaine confiance en soi, et à découvrir ce qui est bon pour nous. Mais attention! On ne doit pas utiliser nos ressources intérieures seulement lorsque ça ne va pas. On devrait constamment les développer. D’où ces quelques pistes...

1 AUGMENTER NOTRE INDICE DE BIEN-ÊTRE ET DE BONHEUR. Comment? En veillant à cibler et à faire ce qui nous permet de se sentir mieux physiquement, psychologiquement et socialement, notamment en portant attention à notre façon de penser, d’interpréter, de faire des choix, d’agir, de construire et de maintenir des relations. Prendre soin de soi fait appel à toutes ces dimensions. Aussi, ne pas attendre que tout aille bien pour profiter de ce qui est bon maintenant.

2 PASSER À L’ACTION. Plutôt que de se préoccuper des choses, il importe de s’en occuper en posant des gestes concrets et en n’hésitant pas à demander de l’aide si on en a besoin.

3 MULTIPLIER LES CONTACTS AVEC LES GENS ET LES CHOSES QU’ON AIME. En insufflant de la beauté dans notre vie – par exemple en intégrant à notre quotidien la nature ou les arts, deux sources de beauté– et en accordant de l’importance à nos relations, on se donne confiance en l’humanité... et en soi-même.

Notre histoire est le l conducteur de notre identité. Chaque expérience, chaque rencontre, chaque choix façonne qui on est.
”

Quel rôle joue notre histoire personnelle dans notre identité ? Notre histoire est le fil conducteur de notre identité. Chaque expérience, chaque rencontre, chaque choix façonne qui on est. En s’appropriant notre histoire plutôt qu’en s’obstinant à vouloir en retirer des parties (“si je n’avais pas fait ceci ou cela...”) , on se construit une identité solide et authentique, riche de tant de vécu. Je n’ai jamais rencontré une personne qui n’avait pas une histoire intéressante.

Comment satisfaire nos besoins fondamentaux pour se sentir épanouie ? On a tous et toutes besoin de se sentir aimés, reconnus et valorisés par les autres, mais aussi par soi-même. En déterminant et en satisfaisant nos besoins fondamentaux (d’identité, d’estime de soi, d’attachement, de réalisations personnelles, d’appartenance et de liberté), on renforce notre propre bien-être et notre sentiment d’épanouissement. Dans cette optique, il est important de développer notre compréhension de nos besoins et de contribuer activement à leur satisfaction. On n’a pas le contrôle sur tout, bien sûr, mais il est rare qu’on n’ait aucun rôle à jouer là-dedans.

Et si on a vécu des expériences traumatisantes, comment peuton s’en remettre ? Pour vivre pleinement le présent, il est essentiel de faire la paix avec son passé. Néanmoins, les anciennes blessures peuvent laisser des traces profondes. S’il est important de ne pas les minimiser, il est tout aussi nécessaire de ne pas s’y laisser enfermer. La psychothérapie peut s’avérer un précieux allié dans ce parcours de guérison. En travaillant avec un thérapeute, on peut apprendre à gérer nos émotions, à modifier nos pensées négatives et à développer de nouvelles aptitudes au bonheur. À cet égard, il est absolument essentiel de faire le deuil de la perfection. Ça ne veut pas dire d’oublier nos propres erreurs ou les torts qu’on a subis, mais plutôt de les replacer dans un contexte plus large. Accepter nos imperfections et celles des autres constitue une étape cruciale vers le bien-être. Il s’agit d’un

prérequis pour s’aimer soi-même et pour apprécier nos relations avec les autres malgré certaines carences.

Nos choix de vie et l’avenir

Comment faire des choix alignés avec nos valeurs profondes ? On peut d’abord prendre le temps de percevoir ce qui nous ressemble et baser nos choix en fonction de nos expériences passées, de ce qu’on a ressenti en les vivant et même après, en tenant compte de ce qui nous convient ou pas. C’est la connaissance de soi à l’état pur. N’oublions pas que le fait de maintenir des relations avec les autres en favorisant les échanges profonds –et pas seulement en thérapie !–est une façon de se connaître et, parfois, de se laisser guider vers les meilleurs choix pour nous. Autrement, pour faire des choix judicieux, il faut parfois être prête à prendre des risques... en comptant sur notre capacité à s’en remettre si jamais ça ne fonctionne pas.

De quelles manières peut-on participer à la construction d’un avenir meilleur pour nous-même et les autres ? Il faut évidemment commencer par nous-même, notamment en prenant appui sur nos forces pour se faire confiance. Le bien-être psychologique est le résultat de l’interaction entre la personne et son environnement. Il faut se rappeler qu’on fait tous et toutes partie de l’environnement des autres. En portant attention à notre impact sur les gens– qu’il soit affectif, relationnel ou matériel–, nous laissons des traces positives qui sont susceptibles de se multiplier.

Comment peut-on créer un environnement nourrissant? On a malgré tout beaucoup d’influence sur notre environnement. Il est important de développer notre curiosité et nos centres d’intérêt de manière à multiplier les expériences enrichissantes, à créer un environnement qui nous rejoint et ce, particulièrement sur le plan relationnel. Faire ce qu’on aime, c’est augmenter la probabilité de rencontrer des gens qui nous intéressent. Et s’intéresser aux autres, c’est enrichir sa vie.

Mon objectif ultime était d’aider les gens à s’approprier
leur histoire a n de mieux se comprendre et de construire ainsi un avenir plus heureux parce qu’il leur ressemble.
”

À propos de Ce que j’ai appris de vous...

Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ce livre après plus de 40ans de pratique en tant que psychologue? En mettant fin à ma pratique clinique, j’ai ressenti le besoin de partager les riches enseignements que j’ai acquis auprès de mes patients. Ce livre est né de ma conviction profonde que chacun porte en soi les ressources nécessaires pour se transformer et, sans nier les difficultés, trouver son bonheur.

Comment décririez-vous votre approche thérapeutique pour aider les gens à explorer leur histoire personnelle et à s’y retrouver? Mon approche de la thérapie a beaucoup évolué au fil des années. À la fin, je n’hésitais pas à me servir de ce que chacun des modèles théoriques nous apprend en partant toujours de la réalité de la personne en question à ce moment précis de sa vie. Mon objectif ultime était d’aider les gens à s’approprier leur histoire afin de mieux se comprendre et de construire ainsi un avenir plus heureux parce qu’il leur ressemble. Ultimement, j’espérais que ces personnes deviennent leur propre thérapeute.

Quels outils pratiques proposez-vous pour aider les gens à se libérer des schémas répétitifs afin d’accéder à une vie plus épanouissante? Bien que mon dernier livre n’en soit pas un de trucs et astuces, je suggère divers outils pour accompagner les lecteurs et lectrices dans leur démarche de transformation: la réflexion et la parole, bien sûr, mais aussi l’écriture, la méditation et la pleine conscience. Ces outils permettent de prendre du recul, de développer une meilleure compréhension de soi et, finalement, de se libérer de certains schémas répétitifs.

Pouvez-vous nous raconter une expérience personnelle qui illustre l’importance de l’histoire d’une personne dans sa vie actuelle ? Une douloureuse peine d’amour dans ma vingtaine m’a permis de mieux comprendre ce que je voulais et ce que je ne voulais pas dans une relation. J’ai ensuite rencontré l’amour de ma vie, le père de ma fille, aujourd’hui décédé, mais dont le deuil est facilité par la richesse de ce qu’on a vécu ensemble et qui m’habite encore.

Quels sont les témoignages les plus marquants que vous avez reçus de la part de vos clients? Les témoignages les plus gratifiants sont ceux qui expriment une heureuse transformation dans l’image de soi et dans la conscience de ses possibilités, d’avoir donné plus de sens à leur vie et de les avoir orientés vers de meilleurs choix. En lien avec mes conférences et mes interventions dans les médias, incluant celles dans le magazine VÉRO, beaucoup de gens m’ont dit que je les avais rejoints au fil des ans. Quand je les rencontre dans la rue, ils ne me félicitent pas, ils me disent merci pour mes interventions qui les ont aidés. Ça me touche énormément.

Pouvez-vous nous donner des exemples concrets de personnes qui ont réussi à transformer leur propre histoire en force ?

Comme j’ai choisi de ne pas relater d’histoires concrètes appartenant à la vie de mes patients, je peux vous citer des exemples de personnalités publiques qui ont réussi à surmonter des épreuves et à inspirer les autres. Kim Thúy et Stéphane Laporte, que je ne connais pas personnellement, en sont des exemples éloquents. J’ai aussi une amie qui a une grande histoire de force. Malgré un état de santé qui lui prédisait une vie de courte durée, elle est devenue avocate, a eu trois enfants, a surmonté plusieurs maladies et nous encourage toujours dans les moments difficiles. C’est ce que j’appelle avoir su utiliser son histoire personnelle comme moteur de transformation plus que positive!

Ce que j’ai appris de vous–Une invitation à s’approprier son histoire pour mener une vie plus heureuse, de Rose-Marie Charest (Les Éditions La Presse), paraîtra le 6février prochain.

Se faire du bien, point par point

À mille lieues d’un retour à la domesticité, le tricot, le crochet et la broderie regagnent en popularité sous les doigts de nouvelles générations.

PAR CAROLINE DÉCOSTE

Dans l'atelier de Marianne Côté-L., alias Brodé Serré (kit de broderie et chat)
Kit de broderie DIY Sweater Weather, de Brodé Serré en collaboration avec Bleu Poussière
Des œuvres de Rebecca Colère (chandail et mitaines)

L’idée de cet article m’est venue après avoir succombé aux jolies boîtes de broderie DIY proposées par Marianne Côté-L., alias Brodé Serré. Boîtes... qui restent intactes. Je suis intimidée par leur contenu. Il faut avoir du talent pour broder, non? Le rire de Marianne au téléphone me rassure. « Tu peux le faire pour toi et ne jamais le montrer. Le but, ce n’est pas de faire quelque chose de parfait ou de productif. Ça doit être gratifiant de travailler avec tes mains, tout simplement ! » Sa confiance en l’autre est communicative. Pas étonnant que ce qui a commencé comme une façon de décorer son appart à petit prix soit devenu son entreprise et, surtout, une communauté, même si «monnayer» son passe-temps n’a jamais été son objectif.

Comme un devoir de transmission

Marianne a commencé par broder de petits projets pour ellemême, puis pour ses amis, et les commandes spéciales se sont enchaînées. Ensuite est arrivée la demande pour des ateliers. Celle qui se dit assez nerveuse a été charmée par l’expérience : « Je suis tombée en amour avec la façon dont les gens ont suivi l’atelier. Je ne sais pas comment te l’expliquer... Les gens arrivent dans l’atelier en ne sachant pas faire quelque chose et je les vois se perdre dans le plaisir avec ce que je leur ai transmis, humblement.» Ce que Marianne proposait dans ses ateliers, elle l’a transposé dans des boîtes de broderie à faire à la maison, instructions à l’appui. «Au début, mes modèles étaient un peu passifs-agressifs, dit Marianne en rigolant. Je voulais exprimer comment je me sentais; mais avec le temps, ç’a changé. Je puise maintenant dans la nature. Mon inspiration vient de choses qui me font du bien. Je cherche à créer des projets qui seront agréables à reproduire.» Car ces heures passées à travailler de ses mains à réaliser quelque chose qui n’est pas facturable apportent un sentiment d’apaisement qu’on s’accorde assez peu de nos jours.

Arrêter le temps avec ses mains

« Quand je brode, mes sens sont en éveil et j’ai pourtant l’impression que tout s’arrête, mentionne Marianne. Le son, le toucher, les couleurs, c’est stimulant et, parallèlement, ça nous déconnecte de tout ce qui est rationnel ou stressant.»

C’est aussi ce qu’évoque Marie-Anne Casselot, philosophe féministe, autrice et travailleuse culturelle, qui a adopté le crochet pendant qu’elle terminait sa thèse doctorale. «Un doctorat, c’est un processus long et ardu qui exige de la persévérance, alors qu’avec le crochet, j’obtiens des résultats concrets rapidement... enfin, plus rapidement qu’une thèse! résume-t-elle, un sourire dans la voix. Je suis une personne très cérébrale et, avec le crochet, je savoure la créativité, ça me relaxe.» Même si crocheter requiert du temps et de la patience, que c’est un geste contemplatif basé sur la répétition, « qui se déploie dans la lenteur, comme philosopher», son résultat s’inscrit plus vite dans le réel. «Je peux être dans le même environnement que ma fille de quatre ans qui joue, alors que pour penser ou écrire, j’ai besoin d’être seule, ajoute-t-elle. En crochetant, je peux être dérangée ou déconcentrée et c’est pas grave !»

Ce qu’elle crochète pour le plaisir, Marie-Anne l’offre souvent en cadeau. «C’est littéralement créer du lien: chaque fois que ma meilleure amie sort, elle apporte le sac à main que j’ai mis plusieurs heures à crocheter. Ça me permet d’être toujours un peu auprès d’elle.»

Reproduire des gestes anciens

Lorsque s’ouvre la caméra de notre conversation sur Zoom, Rebecca Colère est assise à la table de la cuisine, un tricot entre les mains: il s’agit d’un petit bonnet en mohair, dont la douceur est presque palpable à travers l’écran. Les mouvements de la tricoteuse sont rapides et l’écouter me fascine. «Ce n’est pas un passe-temps, c’est ma vie, dit-elle. Après ma maîtrise en histoire de l’art, je me

Un atelier du projet Au fil de l’autre, du collectif Points communs
Rebecca Colère

suis inscrite au doctorat et c’est le sujet de ma thèse. Je vais tout faire pour que le tricot soit au cœur de mon existence ! » Si cet enthousiasme pour la fibre peut sembler démesuré, dans ce contexte, il est tout sauf excessif. «Avant, j’avais une consommation d’alcool problématique et le tricot a accompagné mon processus de sobriété. J’ai un besoin d’exagération dans la vie, et tricoter à outrance est la chose la plus saine que je puisse faire.»

Pour cette artiste derrière la chaîne YouTube Les tricots Colère, le tricot est une partie intégrante de son imaginaire depuis longtemps. «Mes arrière-grands-mères et mes grandsmères tricotaient; j’ai grandi dans des vêtements tricotés. Ça m’a pris du temps à me lancer moi aussi, parce que ça avait l’air compliqué: comment deux bâtons peuvent-ils faire un chandail ?» lance Rebecca en éclatant de rire. Quand elle a fini par s’y mettre, c’était comme si ses mains connaissaient d’instinct le chemin. «Je me suis sentie à ma place. Je me suis rapprochée symboliquement de ma mère, de mes grands-mères. Je me berce en tricotant et je reproduis des gestes qui ont été faits avant moi, qui sont les mêmes depuis tellement longtemps!» Difficile de résister à une telle poésie de filiation. En même temps, Rebecca refuse d’enfermer sa démarche dans une perspective ancienne ou figée.

Des bres revendicatrices

« Un des points fondamentaux de ma pratique, c’est le fait de créer selon mes envies, souligne Rebecca. J’ai le désir de déroger des règles établies, d’utiliser le tricot comme une voie d’expression créative et pas comme un autre lieu où il faut performer!» Elle le qualifie de «tricot intuitif »: oui, il y a un patron, mais qui contient de l’espace pour créer, changer de couleur et, inévitablement, se tromper. «Je donne un cadre et j’invite les gens à le faire exploser! Il y a du travail artistique derrière le côté aléatoire de mes chandails; c’est de l’instinct créatif.»

En ce sens, Rebecca s’inscrit dans le même esprit que d’autres artistes, comme Chloé Landreville, alias Une Raton, qui se décrit elle-même comme une «brodeuse chaotique». Ses œuvres sont explicitement féministes et engagées. Elle qui donne des ateliers d’initiation fait habilement le pont entre l’artisanat et l’art, associant ses inspirations artistiques à son désir de justice sociale. Un chemin que d’autres artistes féministes ont tracé il y a plus de 50ans.

« La hiérarchie entre l’art et l’artisanat est liée à la culture occidentale», explique Judith Brassard Bradette, professeure en histoire de l’art au Cégep du Vieux-Montréal, qui contextualise la véritable revalorisation des arts textiles autour des années 19701980. «Les féministes, tant par leur pratique artistique que par les écrits des historiennes de l’art, ont attiré l’attention sur la longue histoire des arts domestiques et ont soutenu que ces activités amateures devraient être récupérées en tant qu’histoire de l’art perdue.» À ce propos, Judith cite des artistes américaines comme Miriam Schapiro, Louise Bourgeois, Faith Ringgold et Judy Chicago, qui «se sont réapproprié la couture, la broderie et la courtepointe pour les intégrer à leurs œuvres. Pour elles, c’était autant une façon de s’inscrire dans une histoire de l’art féminine que de rompre avec une tradition principalement centrée autour de la peinture.»

L’idée du tricot comme geste fortement artistique, voire politique, interpelle Rebecca. «Ce que j’adore dans le tricot, c’est l’absurdité du vêtement. Ça prend des heures à produire, ce n’est pas rentable! J’aimerais revendiquer un retour à l’artisanat comme connexion avec le faire, avec son corps, avec ses mains. Je le vois comme une manière de contrer le capitalisme. Le tricot est un geste silencieux dans un monde criant de violence.»

Douce communauté

Tricoter, broder pour s’opposer à la violence... pourquoi pas? S’il y a un effet thérapeutique lié aux passe-temps manuels, l’aspect rassembleur y joue aussi un rôle. «Faire partie de cette communauté, ça me guérit un peu», dit doucement Marianne. Et on la croit sans peine, surtout après avoir posé les yeux sur l’une des 14fresques du projet Au fil de l’autre, qui ornent plusieurs bibliothèques de Montréal, à l’initiative du collectif Points communs.

« C’est vrai qu’il y a une magie dans cette initiative», confirme Noémie Letu, chargée de projet pour l’organisme. Pendant plus de deux mois, des participants et participantes de tous âges et de toutes origines se rassemblent autour d’une œuvre collective, avec l’aide d’une des brodeuses membres. «Le but du projet, c’était de créer du lien et de ralentir ensemble. Quand on est concentré, c’est moins intimidant que d’être face à face avec un café. On peut aborder des sujets plus profonds... » Noémie évoque les amitiés nées pendant le projet, dont celle entre une jeune femme de 30ans et une dame de 80ans qui se sont rencontrées lors de l’activité à la bibliothèque du Mile End et qui continuent de s’écrire même une fois la fresque terminée. « Tu sais, il y a des gens qui parlent à peine le français ou l’anglais qui participent à l’œuvre collective. Avec quelques mots, on réussit à connecter par l’art du fil.» Parfois en silence, parfois en confidence, ce sont environ 500personnes qui ont été initiées à la broderie avec Au fil de l’autre. «Se faire aller les mains, ça libère complètement les langues et ça fait du bien ! » résume Chloé Landreville, qui a supervisé la fresque de la bibliothèque du Vieux Saint-Laurent.

Sans espérer de miracle textile, peut-être que le secret pour s’offrir plus de douceur se trouve dans une des boîtes de broderie qui attendent toujours d’être ouvertes. Cette promesse est... au bout du fil.

Poétiser le tricot

Le magnifique collectif Tricoteuses et dentellières (Marchand de feuilles), illustré de photos de Justine Latour, réunit la parole d’autrices québécoises qui partagent une même passion pour l’art textile. Ainsi, Mali Navia, Perrine Leblanc, Marie Darsigny, Audrée Wilhelmy et bien d’autres abordent la politique, la création, l’écriture et l’art à travers les fils enchevêtrés. « Et pourtant, tricoter est un geste résistant, militant et surtout très malin», écrit Lucile de Pesloüan dans cet ouvrage aussi enveloppant qu'un gros foulard de laine.

Avertissement : de façon délibérée, la photo ci-dessous n’a pas été retouchée

Il y a quelques mois, une femme m’a écrit sur Facebook pour me dire qu’elle m’avait vue en maillot de bain dans l’émission Toutoune journée et qu’elle avait constaté que nous avions les mêmes jambes.

Ah bon? Elle parlait sûrement de mes grosses cuisses pleines de bosses, de mes mollets difformes et de mes pieds plats depuis maintenant quelques années. Elle m’a aussi dit qu’elle venait de recevoir un diagnostic de lipolymphœdème (ailleurs dans le monde, on appelle aussi cette maladie «lipœdème»). Une condition peu connue, le jackpot ou quoi?

Je n’y croyais pas. J’ai lu plein de trucs là-dessus et, si je n’avais pas déjà eu si mal aux jambes, je serais tombée en bas de ma chaise. Épiphanie. J’ai vu ma vie et mes cuisses passer devant moi. J’ai d’énormes jambes depuis l’adolescence, mais depuis une dizaine d’années, elles me font terriblement mal, même juste au toucher. Et je suis pleine de bleus. Je n’arrive plus à m’accroupir ni à plier complètement mes jambes. J’ai toujours si mal. Comme je ne suis pas plaignarde, j’endure. Et comme je suis grosse, on me dit de maigrir. «Quand vous aurez fait tous les efforts, ça passera!» Ben ça passe pas.

J’ai pleuré. J’ai été soulagée, aussi. Cette maladie affecte principalement les femmes et se manifeste lors des grands changements hormonaux, comme la puberté, la grossesse et la ménopause. Des amas de graisse douloureux se collent aux jambes et aux bras de celles qui en souffrent. Des tissus conjonctifs se multiplient et compliquent la circulation de la lymphe et du sang. J’ai tout ça. Qu’est-ce que je peux faire? Porter des vêtements de compression, rester active. Et en parler.

Pour l’instant, il n’y a pas de traitement médical offert ici. Les femmes atteintes vont se faire opérer en Allemagne, en Espagne, en Pologne ou ailleurs. Non sans risque et à grands frais. Selon les témoignages publiés sur différents forums, il faut débourser entre 40000$ et 120000$ pour plusieurs opérations de liposuccion adaptée à cette maladie. Il y a tant d’informations que j’aimerais vous transmettre ici, mais vu le format de ma chronique, je vous invite à lire sur le sujet.

C’était donc ça que j’avais, une maladie de femme, associée à l’obésité et aux hormones. Je ne vous apprends rien en vous disant que dans l’échelle des priorités, la santé des femmes se situe sur la première marche.

J’ai pris rendez-vous avec un phlébologue et, deux semaines plus tard, me voilà en bobettes devant ce médecin qui examine mes jambes. Après l’examen, l’échographie et un échange sur l’historique des jambes de mes grands-mères, de ma mère, de mes tantes et de ma sœur, le verdict tombe. Je suis atteinte de lipolymphœdème aux jambes et aux bras, stades2 et3. Donc avancés. « C’est une maladie, madame Guay. C’est héréditaire, ce n’est pas de votre faute.»

C’est en toute vulnérabilité que je vous dévoile mes jambes. Ce n’est pas tant leur esthétique qui me dérange, mais bien l’ignorance qui les entoure.

Merci à Josiane Lamontagne, qui m’a écrit un jour qu’elle avait les mêmes jambes que moi.

Guay est une autrice, comédienne, humoriste et animatrice québécoise.

Louis, et mère de deux garçons vivant avec le trouble du spectre de l’autisme.

Guylaine
Elle est aussi la marraine de la Fondation Véro&

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La date de péremption

Sur l’emballage de certains aliments, une date de péremption est indiquée pour nous informer de leur durée de conservation potentielle. C’est très utile. Par contre, ça devient vraiment problématique lorsqu’on accole une telle date aux femmes de 50 ans. Et c’est justement le sujet de mon deuxième essai: T’es belle pour ton âge

J’ai 49ans et je me sens comme une spectatrice de cette pression sociale qui m’incite à me préoccuper de mon poids et à essayer de paraître plus jeune. Je remarque toutes sortes de messages de type «antiâge» et «antivieillissement» qui sont, la plupart du temps, destinés aux femmes et tout à fait banalisés. On dirait qu’on essaie de me faire croire que je dois m’attendre au pire d’ici quelques années.

Si j’écoutais tout ce qu’on me raconte sur mon apparence, je développerais une obsession concernant les aliments, les nutriments et leurs quantités, je me ferais teindre les cheveux même si j’aime ma couleur naturelle et je m’efforcerais de camoufler mes nombreuses imperfections. On apprend aux femmes à investir énormément de temps, d’énergie et d’argent pour tenter de perdre du poids et éviter de vieillir dans le but de «rester» belle. Je ne serais même pas surprise qu’après avoir essayé tout ça, on puisse se faire reprocher d’avoir l’air fatiguée... parce que c’est fatigant de se faire analyser, évaluer et critiquer constamment.

Il me semble qu’on risque de tourner en rond longtemps parce que les corps ne peuvent pas tous être minces et que tout le monde vieillit. On change et c’est normal. Si les normes de beauté sont déraisonnables, il me semble que ce sont ces normes qu’on devrait remettre en question et que ce ne sont pas les femmes qui devraient se trouver inadéquates.

J’ai écrit T’es belle pour ton âge parce que j’ai envie de vivre dans un monde qui manifeste de la bienveillance à l’égard des femmes. J’aimerais qu’on cesse de se trouver trop grosse, trop vieille, trop comme ci et pas assez comme ça. Qu’on n’éprouve plus le besoin de se justifier d’exister avec notre apparence actuelle. Je voudrais qu’on puisse se sentir libre de vivre notre vie sans subir une pression constante à propos de ce qu’on devrait faire (ou non) et à quoi on devrait ressembler pour plaire à je-ne-sais-trop-qui.

Je suis plutôt d’avis que vieillir en santé est un privilège. Et que l’âgisme, cette discrimination fondée sur l’âge, doit être dénoncé. Si le fait de vieillir est quelque chose qu’on accepte plus difficilement, on a probablement besoin de propos pertinents pour nous aider à apprivoiser les changements. C’est pour cette raison que, dans mon livre, je vous présente mes réflexions sur le poids, l’alimentation et le droit de vieillir en paix. Je ne tente pas de vous convaincre de quoi que ce soit et je ne vous dis pas non plus quoi manger, parce que je ne suis pas friande de cette forme de paternalisme.

Je vous propose plutôt 50courts chapitres pour vous inspirer, notamment sur la beauté des femmes, le déséquilibre hormonal, les glucides diabolisés, les protéines adulées, le jeûne intermittent, les bleuets, les souvenirs alimentaires, le maillot de bain, les cheveux courts ou blancs, le poids des princesses, les rencontres en ligne, la ménopause, le collagène, les commentaires sur l’âge, les centenaires d’Okinawa et les modèles féminins.

C’est un livre dont vous êtes l’héroïne, parce que les femmes brillent quels que soient leur poids et leur âge. Les femmes ne sont pas «meilleures avant» un âge en particulier, pas plus qu’elles ne sont des pintes de lait ni des conserves.

T’es belle pour ton âge, KO Éditions, 30$.

Karine Gravel est diététiste-nutritionniste et docteure en nutrition. Elle est aussi l’autrice du best-seller De la culture des diètes à l’alimentation intuitive– Réflexions pour manger en paix et apprécier ses cuisses (2021) et de T’es belle pour ton âge– Réflexions sur le poids, l’alimentation et le droit de vieillir en paix (2024), publiés par KO Éditions.

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Comment

assumer son rôle de parent à temps partiel ?

Personne ne fonde une famille dans le but de se séparer, mais au Québec, plus d’un mariage sur trois finit par un divorce. Pour les parents, la rupture entraîne des défis à la fois logistiques et émotionnels, auxquels s’ajoute une lourde responsabilité: organiser une nouvelle vie pour leurs enfants, qui se partagera désormais entre deux foyers.

Quand je me suis moi-même trouvée dans un processus de séparation, il y a quelques années, c’est l’aspect parental que j’ai eu le plus de mal à digérer. Ne pas voir ma fille chaque jour? Impensable! Mon premier réflexe a été de vouloir passer un maximum de temps avec elle, mais rapidement, une autre question m’a traversée: de quoi elle avait besoin? Mes recherches, autant sur Google qu’auprès de ma communauté, m’ont menée à la conclusion qu’une garde partagée équitable est souvent bénéfique pour les enfants et qu’elle apaise les tensions entre parents, en plus de favoriser un climat de justice.

Garde partagée 101

La garde partagée équitable, un mode de vie majoritaire chez les parents séparés, signifie que l’enfant passe entre 40% et 59% de son temps chez chaque parent. Les formules varient en fonction des besoins des familles, mais voici trois arrangements courants:

Une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre.

• Le « 2-2-3 »: alternance de deux jours chez chaque parent en semaine, suivie de trois jours pour les fins de semaine.

• Le « 2-2-5-5 »: périodes fixes de deux jours, avec alternance des weekends.

Chaque formule a ses avantages et ses inconvénients. Les périodes plus longues, comme une semaine complète, limitent les transitions et permettent autant à l’enfant qu’aux parents de s’installer dans leur routine. À l’inverse, des alternances plus fréquentes (comme le 2-2-3) permettent à tous de ne pas trop s’ennuyer et conviennent parfois mieux aux jeunes enfants, qui tolèrent mal de longues séparations.

Dans mon cas, le 2-2-5-5 semblait initialement idéal pour établir un horaire fixe: ainsi, je pourrais réserver mes lundis et mardis soirs pour des cours de yoga (ou des dates !), et planifier des activités régulières avec ma fille les mercredis et les jeudis. Par contre, ma fille, alors âgée de deux ans, trouvait trop difficiles les périodes de cinq jours d’affilée sans voir un de ses parents. Après quelque temps à faire preuve de flexibilité, d’échanges de journées ou d’activités familiales interrompues lorsqu’elle avait trop de chagrin, on a rajusté le tir en optant pour la formule du 2-2-3, mieux adaptée à ses besoins. Ce que j’ai perdu en stabilité logistique, elle l’a gagné en stabilité émotionnelle.

Flexibilité : la clé du succès

Pour Mélissa, une pétillante trentenaire de la Rive-Sud, la formule une semaine chez l’un et une semaine chez l’autre s’est avéré un succès avec ses deux cocos depuis sa séparation en 2020.

« On ne connaissait pas vraiment d’autres options, à l’époque, mais ç’a immédiatement fonctionné.» Une des clés de leur succès? La flexibilité. «On se rend service et on échange des jours au besoin. C’est difficile de ne pas voir les enfants pendant une semaine, mais leur papa et moi avons réussi à maintenir une excellente relation et, finalement, il est rare qu’on passe plus de trois jours sans se voir.»

Quel que soit le modèle de garde partagée choisi, il est essentiel de se rappeler que les besoins évoluent avec le temps.

« Souvent, à l’adolescence, les enfants souhaitent limiter les déplacements, car ça peut entraîner une certaine fatigue, explique Marie-Ève Brabant. Parfois, ils préfèrent rester chez un parent pour simplifier leur quotidien et accorder plus de place à leur vie sociale.» Dans de tels cas, l’autre parent est souvent davantage présent les fins de semaine ou durant l’été. «Idéalement, il faudrait tout de même prévoir des moments dans la semaine où l’autre parent peut partager une activité avec l’enfant», ajoute la psychologue.

De tout nouveaux dé s

La garde partagée n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Passer d’intenses périodes où tout repose sur soi-même –travail, tâches domestiques, parentalité et plus encore– à des moments de solitude peut être déroutant. Celles qui ont déjà senti leur cœur se serrer en croisant la chambre vide de leur enfant ou qui se sont surprises à chercher du réconfort dans une doudou, un oreiller ou des vêtements familiers savent de quoi je parle.

De mon côté, l’arrivée d’un nouveau conjoint m’a rapidement projetée sur la bretelle d’accès à l’autoroute du burn-out. Pendant un an, j’ai tenté d’être la mère parfaite à un rythme effréné durant mes cycles de deux jours: une pression accrue, liée au fait de moins voir ma fille, me poussait à vouloir compenser en redoublant d’efforts lorsque je l’avais avec moi. Les deux jours suivants étaient consacrés à rattraper le sommeil, les corvées et les échéanciers avant de recommencer le cycle... tout en essayant d’être une conjointe attentionnée à travers ce tourbillon. Finalement, il m’a fallu tirer la sonnette d’alarme. Le problème principal? L’impossibilité de trouver un moment de répit. J’ai alors proposé au père de ma fille de tester une alternance hebdomadaire, juste le temps d’un été. La gestion des camps de jour serait plus facile, celle des séjours en vacances aussi. Il a accepté. Presque aussitôt, j’ai eu l’impression de me retrouver.

« L’idéal, c’est que les parents s’entendent sur les modalités de garde sans recourir à la judiciarisation», explique Marie-Ève Brabant, psychologue clinicienne experte dans l’évaluation et l’intervention auprès des enfants et des ados. «Chaque enfant a des besoins uniques dont on doit tenir compte quand il est question de la garde. La clé, c’est d’éviter toute rigidité.»

Parfois, un des parents doit aussi apprendre à lâcher prise par rapport à ce qui se passe dans l’autre milieu de vie, car cultiver cette tension peut réduire la disponibilité émotionnelle envers l’enfant par la suite.
Marie-Ève Brabant, psychologue clinicienne

Comme l’explique Mélissa, «l’organisation familiale et personnelle est facile avec la formule une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. Lorsqu’on reprend les enfants, on s’est ennuyés d’eux, oui, mais on est aussi rechargés, on a de l’énergie.»

Pour les mères neurodivergentes, qui peuvent éprouver des difficultés avec les transitions, ce rythme –avec un seul changement hebdomadaire, une seule grosse épicerie, une seule journée de lessive– représente un avantage indéniable.

Cela dit, les variations de rythme ne touchent pas que les parents, elles se font également sentir chez les enfants. Par exemple, si un des parents a des standards différents de l’autre en matière de devoirs, d’hygiène ou d’horaires, ça peut générer des tensions chez tous les membres de la famille. Et cette situation n’est pas rare: l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022, menée auprès de 19127parents d’enfants de 6mois à 17ans, révèle que «les mères séparées sont en proportion nettement plus nombreuses que les pères séparés à indiquer assumer plus souvent les responsabilités parentales que l’autre parent.»

Ainsi, bien que Mélissa et son ancien conjoint entretiennent une excellente relation, elle admet que «la garde partagée peut poser des défis, notamment en ce qui concerne les devoirs, les travaux scolaires et la gestion des horaires. Il faut beaucoup de communication», dit-elle.

Ces défis, Marie-Ève Brabant les constate souvent dans son cabinet. «Quand un enfant est mal à l’aise à cause de l’incohérence entre ses deux milieux de vie, j’essaie de sensibiliser les parents à l’impact que peuvent avoir ces différences de capacité parentale sur lui.» Or, ces effets ne se limitent pas aux petits: si on est stressée par le manque d’implication ou de responsabilité de notre ex, ça peut miner la qualité du temps qu’on passe avec nos enfants. «Parfois, un des parents doit aussi apprendre à lâcher prise par rapport à ce qui se passe dans l’autre milieu de vie, ajoute la psychologue, car cultiver cette tension peut réduire la disponibilité émotionnelle envers l’enfant par la suite.»

La règle d’or

Prendre une décision aussi lourde de conséquences que celle de se séparer de l’autre parent de notre enfant nous pousse souvent à rechercher la perfection, notamment en choisissant le mode de garde idéal, celui qui garantirait que Junior n’en subira aucune séquelle. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’existe pas de solution parfaite. À l’époque de ma séparation, je m’étais accrochée aux études démontrant que les enfants qui partagent leur temps de façon égale entre leurs deux parents souffrent moins de dépression et obtiennent de meilleures notes. Pourtant, j’étais passée à côté de l’essentiel, c’est-à-dire que le mode de garde en lui-même a peu d’impact sur le développement de l’enfant. Comme le souligne Marie-Ève Brabant, «ce qui importe, c’est la qualité de la relation parent-enfant avant la séparation et le climat de coparentalité qui en découle». Autrement dit, quel que soit le mode de garde choisi, l’harmonie doit primer. «Quand je travaille avec des enfants qui doivent s’adapter à la séparation de leurs parents, explique la psychologue, mon principal objectif est que les parents s’entendent le mieux possible pour éviter de faire vivre à l’enfant un conflit de loyauté.»

La parentalité est faite de multiples défis à relever. La bonne nouvelle en matière de garde partagée, c’est que tant que les bases sont solides, chaque formule peut fonctionner. À nous de trouver celle qui permettra, à nous et à nos enfants, de traverser cette transition dans les meilleures conditions.

L’aide d’un médiateur familial

Parce qu’on ne peut pas penser à tout, le gouvernement offre aux parents qui se séparent à l’amiable cinq heures de rencontres gratuites avec un médiateur familial. Cet expert peut aider à établir une entente de garde en explorant des questions cruciales : quelles seront les règles pour les anniversaires, les célébrations annuelles ou l’arrivée de nouveaux conjoints ?

Autant de points qu’il peut être utile de clarifier dès le départ.

De quoi soulager les symptômes de sinusite et de bronchite

En hiver, les infections respiratoires sont plus fréquentes. C’est pourquoi quelques membres de l’Escouade VÉRO et de l’équipe du magazine ont testé GeloMyrtol, un produit qui soulage les symptômes de sinusite et de bronchite.

BANC D’ESSAI
PHOTO : ISTOCK

Les testeuses

Le temps des Fêtes à peine terminé, on est souvent à plat. Et ce « on» inclut notre système immunitaire! Pour nous aider à traverser l’hiver qui amène son lot de virus saisonniers, il existe plusieurs produits offerts sur le marché.

C’est le cas de GeloMyrtol, un mucolytique cliniquement éprouvé qui liquéfie et dissout le mucus lors d’une infection, contribuant du même coup à éliminer les sécrétions et à soulager nombre de symptômes liés à la sinusite aiguë et à la toux bronchique. Des membres de l’Escouade VÉRO et de l’équipe du magazine l’ont testé et nous livrent ici leurs impressions.

Réduire les symptômes rapidement et e cacement

C’est notamment en fluidifiant les mucosités qui obstruent les voies respiratoires, facilitant ainsi leur expulsion, que GeloMyrtol aide à réduire la congestion nasale, la pression et la douleur dans les sinus, ainsi qu’à atténuer les quintes de toux et les maux de tête souvent associés à la toux bronchique et à la sinusite aiguë.

La jeune mère Marie-Andrée Picotte affirme faire partie de cette catégorie de gens qui sont souvent malades. «Je ne peux pas confirmer qu’il s’agit généralement de sinusites ou de bronchites, puisque je ne visite mon médecin que lorsque mon état s’empire ou que la maladie se prolonge. Et si j’ai habituellement des produits antisinusite à la maison, je n’avais encore jamais essayé GeloMyrtol. Ces capsules m’ont autant aidée à court qu’à long terme. Dans l’immédiat –soit de 30minutes à une heure après la prise du produit–, ma congestion et mon mal de tête se sont déjà dissipés, alors qu’après quelques jours d’utilisation, tous mes symptômes s’étaient estompés.»

Même son de cloche chez Maryse Leduc, qui affirme être plus souvent malade depuis que ses enfants fréquentent la garderie: « En quatre jours à peine, le produit a partiellement aidé à liquéfier le mucus et ma toux creuse a graduellement diminué jusqu’à disparaître complètement.»

Julie Bourdeau, la troisième testeuse qui se dit rarement malade, a pour sa part vu son mal de gorge et sa toux très grasse se dissiper après une semaine d’utilisation quotidienne d’une capsule de GeloMyrtol. «J’ai aussi constaté que le produit faisait “sortir le méchant” en liquéfiant mes mucosités... Je recommanderais sans aucun doute ces capsules à mes amis et à mes proches!»

À nous, l’hiver serein et sans encombre !

Les changements de température, les environnements clos et le stress peuvent certainement fragiliser notre système immunitaire et favoriser l’apparition de rhumes et de grippes. Toutefois, en utilisant GeloMyrtol dès les premiers signes d’infection, on peut limiter de manière significative la propagation du virus dans les voies respiratoires inférieures et supérieures et ainsi réduire le risque de complications. En cas de doute, on n’hésite pas à demander conseil à notre pharmacien!

Pour plus d’informations à propos de GeloMyrtol on visite le site gelomyrtol.ca ou on consulte son pharmacien.

Ce texte est une création originale du magazine VÉRO pour GeloMyrtol.

MARIE-ANDRÉE PICOTTE
MARYSE LEDUC
JULIE BOURDEAU

Douceur hivernale

Quoi de plus agréable que de rester bien au chaud et de faire de chaque après-midi un moment unique en hiver? Qu’on soit un amoureux des livres ou un adepte de jeux de société, il y en a pour tous les goûts chez Renaud-Bray!

Pour être mieux dans son

Pour être mieux dans son corps et son esprit, c’est par ici! Voici un guide complet pour mieux composer au quotidien avec les bouleversements liés à la ménopause.

Ménopause, le guide pratique, Éditions de l’Homme, 35 $.

Frankie Elkin enquête sur la disparition de Timothy O’Day, un futur marié qui s’est mystérieusement volatilisé alors qu’il fêtait son enterrement de vie de garçon au coeur des montagnes du Wyoming.

Dernière soirée, Lisa Gardner, Albin Michel, 35 $.

De l’explorateur Samuel de Champlain à la star de la cuisine québécoise Jehane Benoît en passant par la journaliste Judith Jasmin et la talentueuse Nelly Arcan, les ambassadeurs du français au Québec ont été nombreux et héroïques!

Nos géantes, nos géants, Benoit Tardif, Claudia Larochelle et Biz, La Bagnole, 28 $.

On doit trois

On doit aligner trois chatons pour les transformer en chats... et aligner trois chats pour gagner! Un jeu de stratégie pour deux, aussi mignon qu’il est coton!

Boop, Lucky Duck, 40$.

On infuse notre demeure d’une atmosphère apaisante grâce à cet ensemble incluant des bâtonnets et des cônes d’encens qui sentent bon le jasmin.

Ensemble d’aromathérapie jasmin, Leeda fun, 20 $.

De Samuel Olivier sont de

Éric et Olivier sont de retour, et cette fois, c’est l’hiver! Éric découvre la neige pour la première fois: appréciera-t-il cette nouveauté? Parions que oui! Mais au moment où il commence à s’habituer à la neige, celle-ci disparaît. Y a-t-il un voleur de neige en liberté… ou est-ce simplement la nature qui joue des tours à Éric?

Le voleur de neige, Alice Hemming et Nicola Slater, Scholastic, 15 $.

un repas

Comme un repas se déguste souvent en plusieurs services, le jeu se décompose en quatre catégories de difficultés différentes: entrée en matière, cuisine nostalgie, sortir du garde-manger et pieds dans les plats.

Ricardo: le jeu de conversation (le meilleur), Randolph, 20 $.

un moment

On s’offre un moment de sérénité chaque jour avec ce journal de bien-être, qui est l’outil idéal pour cultiver gratitude, pleine conscience et épanouissement personnel.

Journal de bien-être, 106 pages, 18 x 1,5 x 23 cm, Pierre Belvédère, 33 $.

Comme

3 albums de comptines à entonner avec eux

MES JOLIES COMPTINES À ÉCOUTER

Du petit navire à la souris verte en passant par la mère Michel, les chansons classiques revisitées par Maryse Letarte (connue entre autres pour la série Les comptines de Maryse, à Télé-Québec) sont maintenant offertes sur les plateformes numériques. Auzou, sur toutes les plateformes d’écoute en continu.

COMPTINES ATIKAMEKW –E AISTAHIAK (LES SIX SAISONS)

Laura Niquay, lauréate du Félix de l’artiste autochtone de l’année en 2022, a toujours rêvé de faire de la musique pour les enfants. C’est maintenant chose faite grâce à cet opus tout en douceur, qui est aussi le tout premier album de comptines pour enfants enregistré dans une langue autochtone.

Musique Nomade, 15 $. lauraniquay.bandcamp.com

UN TRÉSOR DANS MON JARDIN

Le magnifique livre musical de Gilles Vigneault est de retour dans une réédition prête à enchanter une nouvelle génération. On découvre son univers fantaisiste avec des textes poétiques interprétés par des artistes de renom tels que Daniel Lavoie, Macha Grenon, Lynda Lemay et Richard Desjardins. La montagne secrète, 20 $.

UN MAX D’EFFET

Sujets coup de poing, langage parlé, design accrocheur : la nouvelle collection littéraire Micro de La courte échelle a tout ce qu’il faut pour capter l’attention des ados. Ces courts textes, à mi-chemin entre la nouvelle et le monologue théâtral, abordent des sujets qui les interpellent – il y a même un ouvrage collectif qui met de l’avant leurs plumes ! – dans des mots qui peuvent nous permettre, nous aussi, de mieux les comprendre. La courte échelle, de 12 $ à 14 $ ch.

Bonne nuit, les petits !

Avec ses 36 histoires originales, ses projections lumineuses et sa fonction d’enregistrement qui permet aux parents de faire jouer jusqu’à huit histoires qu’ils auront préalablement racontées, la CloudBox est le compagnon idéal pour aider les petits à plonger dans le monde des rêves. Cette boîte à la fois conteuse et veilleuse inclut aussi de la musique et des bruits blancs.

100 $. cloudb.com

BON À SAVOIR

Les produits GOM.MEE sont formulés pour convenir à tous les types de peaux, y compris les épidermes réactifs ou eczémateux.

COSMÉTIQUES FANTASTIQUES

L’heure du bain et du dodo est compliquée ? GOM.MEE vient à la rescousse. Cette entreprise d’ici offre des produits ludiques pour faciliter la routine du soir tout en stimulant l’imagination des petits : slime moussante au rhume de chaton (ou de troll, ou de sirène), poudre magique de licorne pour concocter une potion phosphorescente avec l’eau du bain, sprays antimonstres (odeur de pet de fée ou de lutin) à vaporiser dans la chambre avant d’aller au lit. De quoi avoir hâte de se coucher ! conceptgommee.com

Art de vivre

Jardin d’hiver

Alors que nos épiceries regorgent de fruits et de légumes tout au long de l’année, il est important de rappeler que, pendant la saison froide, ces produits ont souvent parcouru des milliers de kilomètres avant de nous parvenir, et ce, au détriment de leur saveur et de la santé de notre planète. D’où ce menu 100 % végé qui priorise les produits d’ici – idéal pour les abonnés aux paniers bio –, sans jamais faire de compromis sur l’aspect réconfortant et gourmand ! Comme nos chefs Dan & Blake, on profite aussi de l’hiver pour flâner dans les brocantes afin de dénicher des trésors qui insuffleront de la personnalité à notre décor.

RECETTES, STYLISME CULINAIRE ET STYLISME ACCESSOIRES BLAKE MACKAY ET DANIEL RAICHE

PHOTOS MAUDE CHAUVIN MISE EN BEAUTÉ NATHALIE DODON

Salade de verdures hivernales avec vinaigrette au gingembre et aux olives

Cette salade fraîche possède la parfaite pointe d’acidité pour équilibrer la richesse des plats qu’on aime savourer pendant la saison froide.

DONNE DE 4 À 6 PORTIONS PRÉPARATION 20 MINUTES

• 180 g (8 tasses) de verdures coriaces (chou cavalier, kale, bette à carde, etc.)

• 5 g (1 c. à thé) de sel

• 4 g (1 c. à thé) de sucre blanc

• 2 échalotes françaises, hachées

• 140 g (1 tasse) d’olives vertes, dénoyautées

• 12 g (2 c. à soupe) de gingembre frais, haché

• 15 ml (1 c. à soupe) de sauce sambal oelek

• 85 ml (1/3 tasse) de vinaigre de xérès ou de cidre

• 170 ml (2/3 tasse) d’huile de noix ou de pépins de raisin

Bien laver et essorer les verdures.

Couper les feuilles en segments de 2,5 cm (1po) et les déposer dans un grand saladier. Saupoudrer du sel et du sucre, puis masser les feuilles quelques minutes pour les attendrir.

Dans une petite casserole, mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette, sauf l’huile. Couvrir et faire mijoter à feu doux pendant 10min. Retirer la casserole du feu, puis incorporer l’huile en mélangeant bien pour obtenir une vinaigrette homogène.

Verser la vinaigrette sur la salade et servir aussitôt.

TRUC DE PRO

Verser la vinaigrette encore bien chaude sur les laitues coriaces permet de les attendrir et d’obtenir ainsi une texture idéale en bouche.

Mousse « faux gras »

Cette mousse végétale façon foie gras se tartine à merveille sur un pain baguette, qu’on rehausse avec une touche de moutarde, un cornichon ou une gelée de poivrons, de coings, de jalapeños, de porto ou de champagne. De quoi épater la galerie !

DONNE 4 PORTIONS

PRÉPARATION 40 MINUTES

TEMPS DE REPOS 12 HEURES

• 260 g (2 tasses) de noix de cajou crues

• 1 paquet de 100g de châtaignes rôties (ou encore 100 g-3/4 tasse de noix de cajou)

• 6 abricots secs

• 15 ml (1 c. à soupe) de flocons d’oignons déshydratés

• 10 g (2 c. à thé) de sel fin

• 750 ml (3 tasses) d’eau

• 125 ml (1/2 tasse) d’huile de noix de coco désodorisée (ou de beurre)

• 5 g de champignons cèpes séchés

• 2 gousses d’ail, pelées

• 2,25 g (1 c. à thé) de cardamome moulue

• 1,2 g (1/2 c. à thé) de cannelle moulue

• 125 ml (1/2 tasse) de vin fortifié (porto, vermouth, Lillet, marsala)

Dans un contenant hermétique, déposer les noix de cajou, les châtaignes rôties, les abricots secs, les flocons d’oignons et le sel. Ajouter l’eau et laisser tremper au réfrigérateur pendant au moins 8 h (ou toute une nuit).

Chauffer l’huile de noix de coco dans une casserole moyenne à feu élevé. Ajouter les cèpes séchés et l’ail, puis les faire revenir jusqu’à ce qu’ils soient bien colorés.

Retirer la casserole du feu, puis incorporer les épices en remuant pour bien enrober les cèpes. Ajouter le vin fortifié et le mélange de noix avec leur eau de trempage. Porter à ébullition, puis laisser mijoter à découvert pendant 20 min.

Transférer la préparation dans un mélangeur ou un robot culinaire. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une purée lisse.

Répartir la mousse dans 4pots de 250 ml (1tasse) chacun et réfrigérer. La mousse se conserve environ 1 sem au réfrigérateur.

TRUC DE PRO

En utilisant un mélangeur de type Vitamix, on obtient une texture lisse qui s’apparente à celle d’une mousse de foie gras. Si on se sert d’un robot culinaire, la texture sera plutôt celle d’une terrine.

TRUC DE PRO

On peut aussi préparer la croustade salée en portions individuelles dans des ramequins.

Croustade aux haricots et légumes racines

Une croustade salée et savoureuse, c’est LA solution pour utiliser tous les beaux légumes racines qu’on a en abondance durant l’hiver ! En plus, elle se réchauffe facilement pour un lunch réconfortant.

DONNE DE 4 À 6 PORTIONS

PRÉPARATION 1H30

Croustade

• 270 g (3 tasses) de flocons d’avoine à l’ancienne

• 112 g (1 tasse) de farine (tout usage, d’avoine ou sans gluten)

• 5 g (1 c. à thé) de sel fin

• 7 g (2 c. à thé) de poudre à pâte

• 112 g (1/2 tasse) de beurre salé froid, râpé

• 200 g (2 tasses) de cheddar fort, râpé

Garniture

• 65 ml (1/4 tasse) d’huile d’olive ou de beurre

• 1 oignon moyen, haché

• 2 gousses d’ail, coupées en fines tranches

• 2 branches de céleri, hachées finement

• 5 g (1 c. à thé) de sel

• 1,5 kg (6 tasses) de légumes racines (courge, carotte, céleri-rave, rutabaga, navet, panais, etc.), coupés en dés de 1,25 cm (1/2 po)

• 4,5 g (2 c. à thé) de garam masala

• 3 g (2 c. à thé) de fécule de maïs

• 500 ml (2 tasses) de bouillon de légumes, de volaille ou de bœuf

• 1 conserve de 540ml de haricots blancs, égouttés

• 8 g (1/2 tasse) de coriandre fraîche, hachée

Dans un grand bol, mélanger tous les ingrédients secs à l’aide d’une fourchette. Incorporer le beurre et le cheddar. Mélanger avec les mains jusqu’à ce que la préparation soit homogène et granuleuse.

Réserver la croustade au congélateur ou au réfrigérateur pendant la préparation de la garniture.

Installer la grille au centre du four et préchauffer à 175°C (350 °F).

Dans une grande poêle, chauffer l’huile à feu moyen-élevé. Faire revenir l’oignon, l’ail et le céleri pendant environ 5 min, jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Ajouter le sel, les légumes racines et le garam masala. Poursuivre la cuisson encore 5 min, en remuant fréquemment pour éviter que les épices brûlent.

Dans un bol, délayer la fécule de maïs dans le bouillon, puis verser ce mélange dans la poêle. Ajouter les haricots et la coriandre, puis porter à ébullition.

Placer un plat à lasagne de 2L à 3 L (8-12 tasses) sur une plaque de cuisson pour éviter tout débordement dans le four. Verser le mélange de légumes dans le plat. Répartir uniformément la croustade par-dessus les légumes.

Enfourner durant 45min ou jusqu’à ce que la croustade soit bien dorée et croustillante.

Gâteau aux panais, carottes et clémentines

Des légumes dans un dessert ?

Oh que oui, surtout s’il s’agit de ce gâteau moelleux qui se laisse aisément dévorer. Son petit plus ? Il est bourré de protéines et de fibres !

DONNE 2 GÂTEAUX

PRÉPARATION 1 H 45

Gâteau

• 1,5 L (6 tasses) d’eau

• 12 clous de girofle

• 1 bâton de cannelle

TRUC DE PRO

Le sirop restant peut être utilisé pour arroser les tranches de gâteau, agrémenter un cocktail ou encore parfumer un chaï latté ou un latté à la citrouille.

• 3 petites clémentines entières, avec la pelure

• 2 panais moyens, entiers et non pelés

• 2 carottes nantaises, entières et non pelées

• 6 œufs

• 100 g (1 tasse) de sucre à glacer

• 180 g (2 tasses) de farine d’amandes

• 10,5 g (1 c. à soupe) de poudre à pâte

• 5 g (1 c. à thé) de sel fin

Garniture

• 250 ml (1 tasse) d’eau de cuisson réservée (avec les épices)

• 450 g (2 tasses) de sucre

• 2 panais moyens

• 2 carottes nantaises

Gâteau

Dans une casserole moyenne, porter à ébullition l’eau avec les clous de girofle, le bâton de cannelle, les clémentines, le panais et les carottes. Réduire le feu à doux, couvrir et laisser cuire pendant 1 h.

Retirer les clémentines, le panais et les carottes à l’aide d’une écumoire. Réserver 250 ml (1tasse) de l’eau de cuisson avec les épices pour préparer un sirop plus tard.

Transférer les clémentines, les panais et les carottes dans un robot culinaire. Réduire en purée jusqu’à consistance lisse. Mesurer 375 ml (1 1/2 tasse) de purée pour la pâte à gâteau. Réserver l’excédent pour d’autres usages, si désiré. Inutile de laver le récipient du robot culinaire, qui sera utilisé à nouveau.

Placer la grille au centre du four et préchauffer à 175°C (350°F). Tapisser deux moules à pain de 10x 20cm (4x 8 po) avec du papier parchemin.

Dans le récipient du robot culinaire, mélanger les œufs et le sucre à glacer pendant 5min ou jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne épais.

Ajouter la purée de légumes, la farine d’amandes, la poudre à pâte et le sel. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Répartir la pâte dans les deux moules préparés.

Enfourner pendant 25à 30min ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre des gâteaux en ressorte propre.

Garnitures

Pendant la cuisson, porter à ébullition l’eau de cuisson réservée (incluant les épices) et ajouter le sucre pour créer un sirop.

À l’aide d’un économe, découper de longs rubans de carottes et de panais.

Plonger les rubans dans le sirop chaud et les confire pendant 5min. Égoutter les rubans au-dessus d’un bol et réserver le sirop.

Servir les gâteaux en tranches, garnies de rubans de légumes confits.

SIROP POUR CHOCOLAT CHAUD AUX ÉPICES, RECETTE P. 96

Sirop pour chocolat chaud aux épices

Qu’on l’utilise pour se préparer une boisson gourmande ou pour napper une boule de crème glacée, ce sirop chocolaté et subtilement épicé fera fureur cet hiver !

DONNE 4 PORTIONS

PRÉPARATION 10 MINUTES

Sirop

• 170 g (11/2 tasse) de cacao en poudre

• 4,5 g (2 c. à thé) de cardamome moulue

• 2,25 g (1 c. à thé) de cannelle moulue

• 225 g (1 tasse) de sucre blanc

• 5 g (1 c. à thé) de sel de table

• 3 g (2 c. à thé) de fécule de maïs

• 500 ml (2 tasses) d’eau

• 125 ml (1/2 tasse) d’huile d’olive

• 15 ml (1 c. à soupe) d’extrait de vanille

• 45 ml (3 c. à soupe) d’eau de rose

Garnitures

• Lait ou boisson végétale

• Crème fouettée ou autre option végétale

• Guimauves

• Cacao

• Copeaux de chocolat

Dans une casserole moyenne, mélanger tous les ingrédients à l’exception de la vanille et de l’eau de rose. Porter le mélange à ébullition à feu moyen, en remuant constamment à l’aide d’un fouet. Laisser bouillir pendant 1min tout en continuant de remuer. Retirer la casserole du feu, puis incorporer la vanille et l’eau de rose.

Transférer le sirop dans un contenant hermétique et laisser refroidir.

Dans une tasse ou un gobelet, réchauffer le lait qu’on préfère. Ajouter une quantité de sirop au chocolat épicé, au goût, en commençant avec un ratio de 1/3de sirop par tasse de lait. Bien mélanger.

Ajouter une ou plusieurs des garnitures suggérées et servir aussitôt.

La chasse aux trésors

Nous sommes passionnés par les vieux objets : leur histoire, leur design audacieux, leurs couleurs parfois surprenantes et leur côté kitsch ou classique nous attirent. Mais au-delà de leur esthétique, ce qui nous enchante, c’est de leur donner une seconde vie et de réduire ainsi notre consommation de produits neufs. Voici nos trucs et astuces pour dénicher des perles rares tout en s’amusant !

OÙ MAGASINER ?

Les belles boutiques vintage, qui proposent des objets sélectionnés avec soin et joliment présentés, sont idéales quand on est pressé et qu’on a un budget considérable. Toutefois, ce n’est pas forcément là qu’on trouve les meilleures affaires ! Les sous-sols d’églises, les ventes-débarras, les brocantes chaotiques et les marchés aux puces restent des endroits privilégiés pour découvrir des trésors à prix doux.

QUOI CHERCHER ?

Qu’il s’agisse d’une pièce unique ou d’un ensemble quasi complet, on garde l’œil ouvert pour repérer des objets qui racontent une histoire ou qui s’agencent avec ce qu’on possède déjà. Le mix & match est une approche originale pour créer des ensembles qui s’harmonisent grâce à leurs coloris, leurs formes ou leurs matériaux.

MARCHANDER !

Le plaisir de chiner dans les marchés aux puces et les ventes-débarras est encore plus satisfaisant lorsqu’on peut négocier. On n’hésite donc pas à marchander ou à proposer un achat combiné pour le même prix. Ça devient un jeu amusant et tout le monde y gagne.

Pour découvrir davantage l’univers de Dan & Blake, on consulte leur compte Instagram @danetblake .

Imprégné de féminité

Au Québec comme ailleurs, les femmes se démarquent de plus en plus dans l’univers des alcools. L’audace de ces pionnières, qu’elles soient bien établies ou nouvelles dans ce milieu, mérite d’être saluée. On leur lève notre verre et, surtout, on savoure (avec plaisir !) le fruit de leur labeur.

PAR ROSE SIMARD, AUTRICE ET FONDATRICE DU SITE 1OU 2 COCKTAILS

Paloma d’Orléans

PORTION 1 VERRE

Ingrédients

• 30 ml (1oz) de Tequila blanco Midi

• 22 ml (3/4oz) de Crème de cassis Monna& Filles

• 60 ml (2oz) de jus de pamplemousse frais

• Eau pétillante, pour allonger

• 1/4 de tranche de pamplemousse, pour garnir

Préparation

Dans un verre rempli de glaçons, verser tous les ingrédients, dans l’ordre.

Mélanger au moment de servir.

LA DOYENNE

C’est à la distillatrice anglaise

Lesley Gracie, dont le palais raffiné cumule plus de 30 ans d’expérience, qu’on doit la recette du Hendrick’s, l’un des gins les plus appréciés à travers le monde. En plus de la concoction originale, elle signe les séries limitées de la marque, dont la popularité ne s’estompe pas. Je suggère d’essayer le Hendrick’s Orbium dans un martini, afin de savourer le travail de cette créatrice légendaire au sommet de son art ! Hendrick’s Orbium, 60$. saq.com

LA RECRUE

Bien qu’elle vienne tout juste de faire son entrée dans le monde des spiritieux, Justine Benoît réussit à se démarquer. Depuis quelques années, elle cumule les allers-retours entre Montréal et Jalisco, au Mexique, afin de mettre au point Midi, une tequila suave et herbacée qui invite à la dégustation. Les influences de Justine dans le domaine des arts et du design, où elle a d’abord évolué, se reflètent dans la bouteille, un flacon esthétique digne d’être exposé au MOMA! Tequila blanco Midi, 85 $. saq.com

LA RELÈVE

Depuis qu’elles ont pris la relève de leur père, les sœurs Monna ont su propulser l’entreprise Cassis Monna & Filles à un niveau supérieur. En plus de produire, en toute objectivité, la meilleure crème de cassis au monde, elles contribuent à la revitalisation de l’Île d’Orléans grâce à leur site agrotouristique enchanteur, une halte incontournable. Anne et Catherine ont également transformé un ancien presbytère pour y établir La Midinette, une boulangerie gourmande qui vaut le détour. Crème de cassis Monna& Filles, 27 $. saq.com

Encore

plus de recettes pour devenir gourmand autrement !

Après le succès de leur premier livre, Katrine Paradis et sa fille Margaux lancent K pour Katrine –Gourmand autrement , qui contient plus de 100 nouvelles recettes savoureuses, sans produits laitiers et sans gluten. Offert en ligne et en librairie.

KO Éditions, 45 $.

À la soupe !

On fait le plein de réconfort avec cette soupe bien crémeuse qui fait la part belle aux légumes dans un délicieux bouillon rehaussé de tahini et de citron. Le genre de recette qui fait du bien à l’âme! PAR KATRINE PARADIS

Soupe aux légumes, au citron et au tahini

PORTIONS 8 • PRÉPARATION 25 MINUTES • CUISSON 30 MINUTES • SE CONGÈLE

Ingrédients

• 30ml (2c. à soupe) d’huile végétale

• 1 poireau, émincé

• 2grosses carottes, coupées en demi-lunes

• 3branches de céleri, coupées en dés

• 2pommes de terre moyennes, coupées en cubes

• 2gousses d’ail, hachées

• 5ml (1c. à thé) d’origan séché

• 5ml (1c. à thé) de romarin séché

• 5ml (1c. à thé) de curcuma

• 2,5ml (1/2c. à thé) de sel

• 1,75 L (7tasses) de bouillon de légumes

• 30ml (2c. à soupe) de jus de citron

• 1boîte de 540ml de haricots cannellini ou de petits haricots blancs, rincés et égouttés

• Zeste de 1citron bien lavé+ un peu de zeste pour garnir, si désiré

• 7,5 g (1/4tasse) de persil frais, haché

• 50g (2tasses) d’épinards, hachés grossièrement

• 125ml (1/2tasse) de tahini

Préparation

Dans un grand faitout, chauffer l’huile à feu moyen et faire revenir le poireau, les carottes, le céleri, les pommes de terre, l’ail, l’origan, le romarin, le curcuma et le sel durant 5min, en remuant souvent.

Ajouter le bouillon de légumes et le jus de citron, et porter à ébullition. Réduire le feu à moyen-doux et laisser mijoter 15min, jusqu’à ce que les légumes soient tendres.

Ajouter les haricots, le zeste de citron, le persil, les épinards et le tahini, et cuire encore 5min.

Rectifier l’assaisonnement et ajouter un peu de bouillon, au besoin. Garnir de zeste de citron, si désiré.

Minimum d’e ort, maximum de goût !

Inspiré par les saveurs et les textures des caris et des dhals indiens, ce mijoté n’a rien de traditionnel, mais tout pour nous réconforter durant une froide journée d’hiver. Pendant que le mijoté cuit sur le feu, les légumes se font griller au four en même temps qu’une garniture de riz bien croustillant. Le plus formidable avec cette recette? Tout est cuit en à peine 20 minutes !

Encore plus de recettes végétales !

Loounie, c’est la créatrice du désormais mythique tofu magique. En mission pour démocratiser la cuisine végétalienne, elle est collaboratrice à l’émission Moi j’mange (Télé-Québec). Bonne nouvelle : pour le plus grand bonheur de nos papilles, de notre santé et de celle de la planète, elle nous propose aussi son dernier livre de recettes, Loounie cuisine 2: encore plus de saveurs 100% végétales KO Éditions, 30 $.

Mijoté de lentilles aux légumes grillés au garam masala et riz croustillant au curcuma

PORTIONS 4 BOLS • PRÉPARATION 10 MINUTES • CUISSON 20 MINUTES

Légumes grillés

• 30 ml (2 c. à soupe) d’huile neutre, au choix

• 15 ml (1 c. à soupe) de paprika doux

• 10 ml (2 c. à thé) de mélange d’épices garam masala

• 2,5 ml (1/2 c. à thé) de poudre d’ail

• 2,5 ml (1/2 c. à thé) de paprika fumé

• 1/4 de petit chou de Savoie, coupé en lanières de 1cm (1/5 po)

• 1 petite courge delicata (avec la pelure), coupée en2, épépinée, puis coupée en tranches de 1cm (1/5 po)

• Sel, au goût

Riz croustillant

• 30 ml (2 c. à soupe) d’huile neutre, au choix

• 5 ml (1 c. à thé) de cassonade

• 5 ml (1 c. à thé) de poudre de cari

• 5 ml (1 c. à thé) de curcuma

• 350 g (2 tasses) de riz au jasmin ou de riz

basmati cuit, tempéré

• Sel, au goût

Mijoté de lentilles

• 30 ml (2 c. à soupe) d’huile neutre, au choix

• 1 petit oignon rouge, haché

• 30 ml (2 c. à soupe) de levure alimentaire

• 30 ml (2 c. à soupe) de farine tout usage

• 1 pincée de sel

• 3 gousses d’ail, hachées

• 15 ml (1 c. à soupe) de gingembre frais, haché

• 1/2 petit piment oiseau, haché (ou 2,5ml [1/2 c. à thé] de flocons de piment fort)

• 2,5 ml (1/2 c. à thé) de coriandre moulue

• 1 ml (1/4 c. à thé) de cumin moulu

• 15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre balsamique

• 15 ml (1 c. à soupe) de sauce soya (ou de sauce tamari sans gluten)

• 15 ml (1 c. à soupe) de pâte de tomates

• 240 g (1 1/4 tasse) de lentilles rouges sèches, rincées

• 1 L (4 tasses) de bouillon de légumes

• Sel et poivre, au goût

Pour l’assemblage et le service

• 1 filet de préparation crémeuse de soya (ou de lait de coco)

• Quelques feuilles de menthe fraîche, hachées

• 1 piment oiseau, coupé en tranches fines

• Quelques tranches d’oignon rouge

Légumes grillés et riz croustillant Préchauffer le four à 220°C (425 °F).

Dans un grand bol, mettre l’huile, le paprika doux, le garam masala, la poudre d’ail et le paprika fumé. Bien mélanger. Ajouter les lanières de chou et les tranches de courge, et mélanger pour bien les enrober. Saler, au goût.

Transférer les légumes sur une grande plaque de cuisson, en prenant soin de ne pas trop les empiler. Réserver.

Dans le même grand bol, préparer le riz croustillant en mettant l’huile, la cassonade, la poudre de cari et le curcuma. Bien mélanger. Ajouter le riz cuit et un peu de sel, au goût.

Bien mélanger, puis transférer sur une plaque de cuisson en prenant soin de bien répartir le riz sur la surface.

Enfourner la plaque de légumes et la plaque de riz pendant 18à 22min ou jusqu’à ce que les courges soient tendres et colorées, le chou bien grillé et le riz légèrement croustillant.

Mijoté de lentilles

Pendant ce temps, dans une casserole ou une cocotte, chauffer l’huile à feu moyen. Ajouter l’oignon, la levure, la farine et le sel, et faire sauter pendant 3 min.

Ajouter l’ail, le gingembre, le piment oiseau et les épices, et faire sauter pendant 2 min.

Ajouter le vinaigre balsamique, la sauce soya et la pâte de tomates, et faire sauter pendant 2 min.

Ajouter les lentilles et le bouillon, et mélanger en raclant bien le fond. Porter à ébullition, puis laisser bouillir pendant 2 min.

Baisser le feu à doux et laisser mijoter à découvert pendant 9-10min ou jusqu’à ce que les lentilles soient tendres.

Goûter et rectifier l’assaisonnement.

Au moment de servir, répartir le mijoté de lentilles dans les bols. Garnir avec les légumes grillés et le riz croustillant.

Décorer avec un filet de préparation crémeuse de soya, de la menthe fraîche, ainsi que des tranches de piment oiseau et d’oignon rouge.

S’évader sur un moyen temps

À LA MALBAIE

Chaud au cœur

Qui dit janvier dit froid de canard ! Pour nous réchauffer le corps et l’âme, la chocolatière Catherine Gendron – aux commandes de l’atelier de chocolat Babacool à Mont-Blanc, dans les Laurentides – propose quatre mélanges de chocolat chaud en poudre à l’esprit rétro nostalgique : Double Chocolat, Chocolat Banane, Chocolat Menthe et Chocolat Fraise. Tous sont faits maison à partir de chocolat noir à 64 % de cacao. Il suffit d’en incorporer à notre type de lait préféré pour obtenir une gâterie parfaite pour l’après-randonnée ou une journée à jouer dehors.

12,50 $ les 150 g (4 portions), dans les épiceries fines et à babacool.ca

Une idée pas chiche du tout !

Avec son houmous congelé Koolchiche, la cheffe d’origine tunisienne Meriem Tlili mise autant sur le goût que sur l’innovation. Élaborés à partir de pois chiches et de légumes revalorisés, ses houmous à la carotte (Le Carotté) et à la betterave (La Bette) se présentent sous la forme de pastilles à décongeler une à la fois, selon nos besoins. Parfaits comme trempettes avec des crudités ou comme ingrédient dans nos recettes préférées ! On s’inspire d’ailleurs sans tarder de celles proposées sur le site Web de cette jeune entreprise québécoise. Comme ces produits sont pour l’instant vendus uniquement dans la Vieille Capitale, on n’hésite pas à les demander à notre épicier pour que ces délices santé deviennent accessibles partout au Québec !

6 $ le sachet de 300 g. koolchiche.com

FUN NOIR

C’EST DANS LA BOÎTE !

Une boîte de repas prêts-à-cuisiner plus écolo, est-ce possible ? Chez Antoine.ca, les frères Antoine et Guillaume Masson-Delisle concoctent des repas franchement délicieux (leurs sauces sont délirantes !), livrés dans des glacières réutilisables avec contenants en verre, que le livreur récupère à notre prochaine commande. Finis, le carton superflu et le suremballage ! Le menu hebdomadaire comprend une vingtaine de plats qui changent chaque semaine, le tout accessible sans abonnement. Éco-logique, quoi !

Livraison gratuite dans le Grand Montréal avec toute commande de 85 $. antoine.ca

Avec le livre de recettes L’ail noir – Le nouvel essentiel du garde-manger, l’équipe de l’entreprise La terre du 9 veut nous apprendre à cuisiner cet ingrédient inusité en toute simplicité. Au fil des pages, 20 recettes et 30 astuces dévoilent ce trésor fermenté d’origine asiatique – produit à la ferme familiale des Binette-Lessard, en Beauce –, un rehausseur de saveur qui peut remplacer le ketchup et le sucre dans nos plats de tous les jours. De la soupe à l’oignon et à l’ail noir jusqu’au fudge au chocolat et aux éclats d’ail noir, on découvre comment transformer le familier en exceptionnel. À couper le souffle ! 25 $ dans les épiceries fines et à laterredu9.com

La Malbaie : grand air et plaisirs gourmands

La meilleure façon d’apprécier l’hiver, c’est d’en profiter à fond. Et La Malbaie, avec ses berges pittoresques et son offre touristique diversifiée, est la destination idéale pour s’évader !

Si La Malbaie doit son nom à Samuel de Champlain, qui l’a qualifiée de «mauvaise baie » (« Malle Baye» en vieux français) en raison de sa profondeur difficile d’accès pour les navires de l’époque qui ne pouvaient y accoster adéquatement, de nos jours, cette ville au charme indéniable fait le bonheur des amoureux de plein air, d’art et de bonnes tables. C’est d’ailleurs la destination parfaite pour une douce escapade en amoureux. La preuve ici...

Sur les pentes

Les amateurs de glisse trouveront leur bonheur sur les 23pistes du Mont Grand-Fonds. Réputée pour son enneigement abondant et ses vues imprenables sur Charlevoix, la montagne offre aussi deux pistes de randonnée alpine et plus de 140km de sentiers de ski de fond. Pour la toute première fois, elle accueille aussi 11Coolbox, de petits chalets ski-in ski-out entièrement équipés pouvant accueillir jusqu’à quatre personnes, directement au pied des pentes. montgrandfonds.com

Mont Grand-Fonds

Vie de château

Pour décrocher à 100%, rien de tel qu’un séjour au Fairmont Le Manoir Richelieu, véritable institution perchée à flanc de montagne et entourée de forêt. Sur place, on ne manque pas de se prélasser dans les installations thermales –dont la piscine chauffée extérieure –, de se régaler au brunch décadent du restaurant Bellerive et de se promener sur le sentier des Planètes pour une balade éducative avec vue sur le Saint-Laurent. fairmont-manoir-richelieu.com

Rush d’adrénaline

Je suis encore soufflée par l’expérience de la via ferrata et de la tyrolienne qui commencent... directement sur le toit du Fairmont

Le Manoir Richelieu! Le parcours de via ferrata –c’était ma première fois ! – aménagé par Projet Vertical sur la paroi de l’hôtel donne vraiment l’impression de surplomber le fleuve. Bien qu’elle requière une certaine capacité physique, cette activité reste accessible, autant pour les adultes que pour les enfants (à partir de 8ans). projetvertical.com

Tranche d’histoire

Incontournable attrait du coin, le Musée de Charlevoix permet d’en connaître plus sur la région –de la fameuse météorite qui a dessiné son panorama jusqu’au rôle de la drave dans son développement économique– tout en faisant la part belle à l’art populaire d’ici et d’ailleurs. On ne manque pas de faire un tour sur la terrasse, qui offre un point de vue incomparable sur la baie. museedecharlevoix.qc.ca

Faire le plein de couleurs

La galerie d’art Au P’tit Bonheur porte bien son nom: dès qu’on franchit les portes de la maison ancestrale, on se sent transportée par les magnifiques tableaux colorés qui ornent ses murs, des œuvres signées par une vaste sélection d’artistes, comme Vladimir Horik, Martine Chassé, Ann Murphy et JanetK. Mackay. Je conseille vivement de prendre le temps de discuter avec Marie-Ève Tremblay, la pétillante propriétaire qui a repris les rênes de la galerie familiale, pour mieux connaître la démarche artistique de chaque peintre. Sa passion est absolument contagieuse! auptitbonheur.com

Table étoilée

Les adeptes de bonne chère se doivent absolument de passer une soirée au Bistro Auberge Chez Truchon, un écrin incomparable pour faire briller les produits de la région. À la tête de la cuisine, Dominique Truchon est d’ailleurs l’un des chefs fondateurs de la route des saveurs de Charlevoix et ça se goûte tout au long du menu, qui évolue au gré des saisons et des arrivages. Je suggère fortement d’opter pour la table d’hôte (de cinq services) afin de vivre une expérience gastronomique unique, tout en fraîcheur. aubergecheztruchon.com

À l’apéro

Juste à côté de Chez Truchon, Dominique et son équipe ont récemment ouvert L’Île Mystérieuse, un local inspiré de l’univers de Jules Verne (oui, oui!) qui marie à merveille restaurant lounge, bar à tapas et à cocktails. Ma suggestion? Si on y va pour l’apéro, on laisse carte blanche au mixologue sur place, pour qu’il nous prépare une création personnalisée. C’est aussi un chouette arrêt à l’heure du lunch, surtout pour leur fondue individuelle au fromage1608 et au suisse vieilli St-Fidèle. Parfait pour l’après-ski! ilemysterieuse.com

Gorgées de bonheur

Il fait bon se poser à la Distillerie Menaud le temps d’une dégustation, où chacun élabore lui-même son plateau parmi un vaste choix de spiritueux et de bières raffinées. Après avoir découvert nos préférés –dans mon cas, c’est la liqueur à la camerise, le gin Maria et la bière à la salicorne–, il est difficile de résister à l’envie de rapporter à la maison une de leurs bouteilles au look distinctif! menaud.ca

Balade poétique

La meilleure façon de digérer après un souper copieux? Sillonner le parcours multimédia de Cité Mémoire Charlevoix, projeté les vendredis et les samedis dès que la noirceur s’installe. Il suffit de télécharger l’application gratuite Montréal en Histoires et de partir à la découverte des cinq projections immersives de La Malbaie, qui explorent l’histoire de Charlevoix à travers ses personnages marquants. montrealenhistoires.com/cite-memoire-charlevoix

Bistro Auberge Chez Truchon
Une virée en amoureux qui fait du bien!
Galerie d'art Au P'tit Bonheur Distillerie Menaud

Célébrer la n du secondaire avec Mickey Mouse et Harry Potter

Certains lieux sont liés à des moments charnières de notre vie. Au fil des visites, on y tricote des souvenirs dans lesquels on s’enveloppe durant les périodes moins joyeuses. Pour ma fille et moi, Disney World est ce lieu mythique. Juste avant son entrée au cégep, on y a remonté le temps et mesuré notre chance d’être toujours aussi complices.

De haut en bas et de gauche à droite: le château de Cendrillon au parc Magic Kingdom, Maya avec sa valise Disney et en compagnie de Stitch, en 2010, et Maya lors de sa plus récente visite, en 2024.

5 attractions coups de cœur de Maya

• VelociCoaster du Jurassic World

• Les deux sections du monde d’Harry Potter aux Universal Studios

• Avatar Flight of Passage au Animal Kingdom

• Twilight Zone Tower of Terror aux Hollywood Studios

5 attractions coups de cœur de Marie-Julie

• Hagrid’s Magical Creatures Motorbike Adventure à Universal’s Islands of Adventures

• Guardians of the Galaxy au Cosmic Rewind d’Epcot

• Tron Lightcycle Run au Magic Kingdom

• Star Wars: Rise of the Resistance aux Hollywood Studios

• E.T. Adventure Ride aux Universal Studios

Pendant longtemps, chaque fois qu’un avion traversait son champ de vision, ma fille Maya s’écriait: «Peut-être qu’il va à Disney ? » Pour elle, le monde imaginé par le créateur de Mickey Mouse était un pays en soi, où elle pourrait déjeuner avec Lilo et Stitch, voler avec Peter Pan et engloutir des barbes à papa plus grosses que sa tête. Elle les enviait tant, les passagers de ces avions peut-être en route vers son coin de paradis! Elle a pourtant eu la chance de m’y accompagner plusieurs fois, moi sa mère, qui m’y rendais régulièrement pour le travail.

C’était justement pour nous rendre à Disney World qu’elle a pris l’avion pour la toute première fois à l’âge de 11mois. Au cours du même voyage, elle a fait ses premiers pas près d’une fontaine à Epcot. Je n’oublierai jamais sa fierté quand, quelques années plus tard, elle a atteint la ligne prouvant qu’elle avait la taille requise pour enfin monter à bord de la Space Mountain, sa première montagne russe, au Magic Kingdom. Ni le jour où, encore sous le choc de sa rencontre avec le yéti d’Expedition Everest, elle m’a demandé de refaire la file sur-le-champ pour revivre l’expérience.

Nous avons exploré les parcs Disney de fond en comble en famille, entre amis et avec des collègues, eux aussi accompagnés de leurs enfants. L’entrée au secondaire dans un programme très exigeant a forcé Maya à se sédentariser. Puis, il y a eu la pandémie, comme un long hiver qui n’en finissait plus de finir...

Le temps a filé. Six ans après son dernier séjour en Floride, Maya a sauté de joie quand je lui ai annoncé que nous irions célébrer ses cinq années d’efforts soutenus durant son parcours au secondaire non seulement dans les parcs Disney, mais aussi à Universal Orlando pour découvrir les sections consacrées à Harry Potter, un autre de ses personnages fétiches.

Cap sur Poudlard !

Universal Studios compte trois parcs, dont un parc aquatique. Le train Hogwarts Express relie les deux autres, de la station King’s Cross de Londres à Islands of Adventures aux Universal Studios, unissant ainsi les deux mondes d’Harry Potter. Si la balade en motocyclette avec Hagrid se hisse parmi nos attractions favorites, du côté d’Islands of Adventures, Diagon Alley (chemin de Traverse) a produit une forte impression sur Maya: «C’est la boutique de farces et attrapes des frères de Ron ! » Son gros coup de cœur? La banque des gobelins, où chaque détail a été soigneusement réfléchi.

Les quelques 25000pas quotidiens qu’on a faits pendant les deux jours de notre exploration prouvent qu’il y a de quoi se tenir amplement occupées là-bas. Dans les autres sections des parcs Universal, on a fait la rencontre d’E.T., de Scooby-Doo, d’Omer Simpson et même de Shrek. Je déclare toutefois forfait devant les gigamontagnes russes du VelociCoaster de Jurassic World et The Incredible Hulk Coaster. Maya, elle, s’y est éclatée à fond, même toute seule.

De la nostalgie aux nouveautés dans les parcs de Disney

La première attraction où nous nous sommes ruées en arrivant au Magic Kingdom? Tiana’s Bayou Adventure, inaugurée cette année pour remplacer l’iconique Splash Mountain. «C’était la seule princesse avec la peau plus foncée», souligne Maya. On n’y a pas réinventé la roue, mais la fluidité des animatroniques, les coupures de journaux et les multiples clins d’œil au film La princesse et la grenouille nous ont ravies. «J’aime le fait qu’ils aient axé l’action sur Tiana et son entreprise et pas seulement sur le prince», a observé ma fille. En sortant du cinéma, nous avons repéré l’un des kiosques qui vendent les fameux beignets de Tiana au goût de miel. «J’en ai rêvé toute mon enfance ! » s’est exclamée Maya. Elle avait bien tenté de reproduire la recette à la maison, sans succès. Son verdict: «C’est vide au milieu, mais c’est vraiment bon !»

Suivront nos attractions classiques favorites, comme Rock’n’Roller Coaster Starring Aerosmith et Twilight Zone Tower of Terror aux Hollywood Studios, Avatar Flight of Passage au Animal Kingdom et Pirates of the Caribbean Ride au Magic Kingdom. Nous sommes bien sûr retournées tester Space Mountain, mais avant, un arrêt à la nouvelle attraction voisine s’impose: Tron Lightcycle Run. Quelques secondes ont suffi pour que je me tourne vers Maya avant de lui crier: «On le refera une autre fois ? » Malgré notre lien

émotif avec Space Mountain, aucune comparaison ne tient la route ici: on est clairement passées à un autre siècle.

Entre souvenirs et découvertes, nous avons profité de chaque seconde, malgré les files d’attente parfois très longues. Car si les parcs d’attractions se targuent de créer de la magie, la vraie de vraie se trouve en nous. Et, ensemble, elle se multiplie à l’infini.

Infos pratiques

• Beaucoup de choses ont changé dans les parcs Disney. Exit les Fast Pass gratuites, bonjour les Lightning Lanes payantes ! Au moment de notre visite là-bas, il était impossible de spontanément faire la file pour tester les nouveautés ultrapopulaires comme le Tron Lightcycle Run. Pour éviter des frais supplémentaires, il faut joindre la «Virtual Queue» par l’entremise de l’application mobile.

• Un nouveau parc en construction, baptisé Universal Epic Universe, permettra notamment de découvrir, dès 2025, les mondes de Nintendo et de How to Train Your Dragon, en plus d’une toute nouvelle partie consacrée à Harry Potter.

• Oui, il y a autre chose que des parcs d’attractions à Orlando! Maya et moi avons toutes les deux adoré Winter Park, autant pour la visite guidée des Scenic Boat Tours à travers les lacs et canaux que celle du Charles Hosmer Morse Museum of American Art, où se trouve une impressionnante collection d’œuvres de Louis Comfort Tiffany.

• Les prix varient selon le forfait choisi et l’âge des visiteurs. À titre d’exemple, le coût d’un billet donnant accès à l’un des parcs de Universal se chiffre à partir de 119$US par adulte. Du côté de Disney, le coût est de 109$US par adulte pour un seul parc.

Tiana’s Bayou Adventure au Magic Kingdom
Tron Lightcycle Run au Magic Kingdom

Ski Butlers débarque à Tremblant

Junior et son paternel veulent essayer la planche à neige? L’ado voudrait tester des skis à haute performance? Ski Butlers arrive à la rescousse, livrant et récupérant l’équipement dont chacun a besoin (dès l’âge de 3 ans) directement à l’hôtel ou au condo dans lequel on loge à Tremblant. L’avantage? On maximise ainsi le temps passé sur les pentes! Implanté dans d’autres stations au pays (dont Whistler), aux États-Unis et en Europe, ce service de location est également pratique pour ceux et celles qui ne souhaitent pas voyager avec leur attirail. skibutlers.com

RÉGALS À L’HORIZON

Culture et traditions culinaires vont de pair, c’est clair! Encore faut-il que notre guide à destination connaisse les meilleures adresses locales et l’histoire des spécialités qu’on y propose. Ceux de Culinary Backstreets (CB) ont passé le test! Spécialiste des virées gourmandes, cette agence en orchestre dans 18villes reconnues pour la richesse de leur cuisine de rue– de Naples à Tokyo, en passant par Tbilissi. On prévoit aller au Mexique ? « À Oaxaca, il faut goûter à la tlayuda, une tortilla consistante sur laquelle s’empilent les garnitures. Les enfants, eux, raffoleront des douceurs régionales ancestrales à base de maïs et de noix de coco, et les adultes, de celles à base de... mezcal!» dit Yigal Schleifer, cofondateur de CB. culinarybackstreets.com

UN MONDE À VOIR... URGEMMENT

Atteints de rétinite pigmentaire, trois des quatre enfants de la famille Lemay-Pelletier deviendront aveugles, mais d’ici là, 15mois de bourlingue en autant de pays auront contribué à remplir une partie de leur mémoire visuelle. Cette épopée familiale, National Geographic l’a mise en images dans le récent documentaire Blink. La maman, Édith Lemay, nous y plonge également dans le livre Plein leurs yeux, au fil d’une trame narrative thématique (la jungle, la mer, les marchés, etc.) bien pensée. Résultat? Un récit aussi enlevant qu’émouvant. Chapeau bas aux parents: au-delà du courage, quelle envergure!

Les Éditions de l’Homme, 30$.

3 astuces gagnantes

pour voyager e acement !

1 Le meilleur moment pour réserver un billet d’avion avec ses points étant le même que pour un billet payé en espèces, on a tout intérêt à consulter une application telle que Hopper, qui prédit quand l’acheter au meilleur tarif... et donc à échanger moins de points.

2 Poireauter avec des enfants dans la file du point de contrôle de sûreté à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau n’a rien d’agréable. Comment éviter cette attente? En réservant gratuitement en ligne le passage des membres de notre famille ou de notre groupe. Merci, YULExpress! yul.clearme.com

3 À l’hôtel, on vérifie si on nous a attribué une chambre de coin, plus spacieuse et lumineuse que les autres, et dans le cas contraire, on en demande une de la même catégorie que celle qu’on a réservée. Normalement, ce surclassement gratuit est accordé sous réserve de disponibilité... et d’autant plus facilement lorsque la requête s’accompagne d’un sourire.

Trouvailles !

Nouveautés, envies du moment et petits plaisirs à découvrir.

Des pommes et des bulles

Quoi de mieux que de faire popper des bulles lors de nos célébrations en famille ou entre amis ? On opte alors pour la Cuvée du frère André, un cidre mousseux produit selon la méthode traditionnelle et dont la richesse aromatique nous séduit par la fraîcheur et le caractère de notre terroir. On en trouve à la boutique du Verger Denis Charbonneau au Mont-Saint-Grégoire, ouverte tous les jours de l’année, ou sur la boutique en ligne. vergersdc.qc.ca

Un contour des yeux redensi é

Comment raviver l’éclat et la jeunesse de notre regard ? On y parvient avec la crème sublime yeux Age Control Supreme de Watier, un soin frais et ultrasoyeux. Sa formule contenant 95 % d’ingrédients d’origine naturelle est infusée d’un puissant complexe de composants canadiens, riches en antioxydants ciblant les signes de l’âge pour améliorer la tonicité et l’élasticité de la peau, tout en liftant la zone du contour de l’œil. 93 $. watier.com

GeloMyrtol, ça débloque !

Cliniquement éprouvé, GeloMyrtol agit rapidement pour liquéfier le mucus et libérer nos voies respiratoires. Il soulage la congestion des sinus, apaise la toux bronchique et prévient les complications du rhume. En quelques heures, on ressent un soulagement et on retrouve une respiration plus fluide. Pour un hiver sans congestion et sans tracas, on fait confiance à l’efficacité de GeloMyrtol, recommandé par les professionnels de la santé et apprécié par des millions d’utilisateurs. Offert en pharmacie et sur le site gelomyrtol.ca.

Resculpter notre « triangle de jeunesse » avec Avène

Réussir un tel exploit en seulement un mois ? C’est la promesse de la Crème nuit intensive remodelante Dermabsolu d’Avène. Grâce à son trio d’actifs dermatologiques puissants – le bakuchiol, la niacinamide et les procéramides –, cette innovation resculpte visiblement les contours du visage. Résultat : on observe une réduction de 30 % du relâchement cutané et l’efficacité du produit est cliniquement prouvée. 79 $. eau-thermale-avene.ca

Qui a poussé Mélodie ?

On aime cette nouvelle télésérie de fiction qui se déroule dans une des meilleures garderies de quartier. Après la chute d’escalier d’une éducatrice qui souffre désormais de graves séquelles, une enquête a lieu auprès des parents et des enfants, revisitant plusieurs réalités familiales actuelles. Un polar teinté d’humour noir, avec une solide distribution incluant Chantal Fontaine, Jacques L’Heureux, Catherine Chabot et Annick Bergeron. À Télé-Québec dès le lundi 6 janvier à 19 h 30 et en rappel le jeudi à 21 h 30. Aussi offert sur video.telequebec.tv et sur l’appli Télé-Québec.

Black and White de Eniko Eged (PSTR Studio, à partir de 87 $). pstrstudio.com

Autocollant mural, modèle Arche de Noé jaune (Meraki par Pigment Design, 130 $). meraki.pigmentdesign.ca

Lampe de table en céramique (Bouclair, 100 $). bouclair.com

Y’a d’la joie !

Palette de bonheur

« La couleur devrait toujours faire partie de notre quotidien », affi rme Byron Peart, cofondateur de la boutique en ligne GOODEE. Inspirée par le bien-être qu’apporte un espace soigneusement aménagé, la tendance dopamine dépasse la simple utilisation de teintes vives : « Il faut que ça éclate dans tous les sens ! »

Pour adopter cette approche de façon équilibrée, l’expert recommande de commencer par une palette restreinte de cinq à six couleurs. Quelques idées simples, mais percutantes : un papier peint vibrant dans un couloir, des bougies parfumées aux formes et aux coloris variés, des coussins contrastés sur un canapé neutre ou des plantes évoluant au fil des saisons.

Autre astuce : jouer avec les matières. L’association de lainages, de bois et de céramique contribue à créer une ambiance chaleureuse et personnalisée. « La joie est intemporelle ! » souligne Byron, et chaque détail choisi transformera notre intérieur en un lieu unique et énergisant.

Comme le chantait si gaiement Charles Trenet, insufflons un peu de joie et de couleur dans notre décor pour illuminer la saison hivernale.

à

d’interrupteur

(Anthropologie, à partir de 24 $). anthropologie.com

Bobbin (Must, 37 $). mustsociete.com

Jeté teint et tissé à la main Matisse, modèle Bright Multi (Goodee x Ezcaray, 500 $). goodeworld.com
Bougie parfumée faite à la main avec de la cire de soja (Charlie.,
partir de 16 $). charliepop.ca
Mini horloge Marshmallow (Mooas, 37 $). amazon.ca
Affiche
Tabouret
Plaque
Wiggle
Coussin Lombard (AllModern, 40 $). wayfair.ca
Bol décoratif artisanal en terre cuite (EQ3, 68 $). simons.ca

Une romance inscrite dans les étoiles ?

Est-ce que ce Scorpion est fait pour moi? Voici comment l’astrologie peut répondre à cette intrigante question.

PHOTO : STOCKSY

Je suis Balance, est-ce que je peux sortir avec un Verseau? Estce vrai que les Gémeaux ne sont pas faits pour les relations à long terme ? » Ce genre de questions revient souvent lorsqu’on parle de compatibilité amoureuse basée sur les signes astrologiques. Pourtant, la réponse est loin d’être aussi simple que «oui» ou «non».

Pourquoi? Parce que déterminer astrologiquement si quelqu’un serait un bon partenaire pour nous est bien plus complexe. Un astrologue peut utiliser plusieurs techniques d’évaluation (profil énergétique, synastrie, carte composite, etc.) pour dresser un profil complet des dynamiques relationnelles. Il y a toutefois quelques pistes à explorer pour connaître ce que les astres ont à dire sur notre idylle. Analyse.

Des énergies complémentaires

Pour évaluer une compatibilité, il faut d’abord comprendre les besoins et le profil de chacun, ce qui passe par la lecture des cartes du ciel individuelles. Il est primordial de regarder non pas le signe solaire, mais bien le signe lunaire, puisque c’est ce dernier qui reflète nos émotions et nos besoins profonds. C’est ainsi qu’on pourra déterminer ce que notre partenaire devrait être capable de nous apporter. Ensuite, on se penche sur trois autres planètes afin de dresser un portrait nuancé de notre profil relationnel : Vénus, qui régit notre vie romantique et nos valeurs; Mars, qui influence la façon dont on passe à l’action; et Mercure, qui révèle comment on traite l’information et on communique. Pour mieux comprendre ce que ça signifie, la planète nous indique quoi, le signe, comment, et la maison, dans quel domaine. Un exemple? Avoir Vénus en Bélier en maisonVI indique une manière d’exprimer ses sentiments (Vénus), de façon directe et audacieuse (Bélier) à travers des gestes de service et de soutien quotidien (maisonVI). En comparant ces informations avec celles de notre partenaire, on peut vérifier si nos besoins respectifs sont compatibles... et s’il y a des points de friction évidents, comme un Mars en Bélier (impulsif) face à un Mars en Balance (diplomate).

Nos planètes sont-elles en dialogue ?

La synastrie est une pratique qui permet d’évaluer les interactions entre deux cartes du ciel en examinant les aspects (angles) entre deux planètes. On peut donc observer comment nos Lune, Vénus, Mercure et Mars interagissent avec celles de notre douce moitié. Voici quelques indications clés, en mode ultrasimplifié.

• Deux planètes situées dans le même signe sous-entendent une belle compréhension mutuelle. Exemple: si on a tous les deux Vénus en Poissons.

• Deux planètes séparées par quatre signes (qui appartiennent alors au même élément, comme l’eau, la terre, etc.) indiquent une harmonie naturelle. Exemple: Lune en Cancer pour l’un, Lune en Scorpion pour l’autre.

• Deux planètes séparées par trois signes ou placées en opposition peuvent sous-entendre un conflit dans leur expression. Exemple : Mars en Balance (diplomate) pour l’un et Mars en Bélier (impulsif) ou en Capricorne (pragmatique) pour l’autre.

Un autre indice de compatibilité favorable: si nos ascendants sont opposés. Ça signifie que notre descendant (le signe opposé à notre ascendant, représentant ce qui nous attire chez l’autre) correspond à son ascendant (qui reflète sa manière de se présenter au monde) et vice-versa.

Une carte commune, un destin partagé

Pour explorer la trajectoire de notre couple, il existe un outil fascinant: la carte composite, qui combine nos deux cartes en une seule, révélant les forces et les défis potentiels de notre relation. Cette carte est créée en faisant la moyenne des placements astrologiques des deux partenaires. Par exemple, si notre Soleil est à 25°en Bélier et celui de notre partenaire à 15°en Taureau, le Soleil de la carte composite sera à 5° en Taureau.

Une fois créée, cette carte se lit comme une classique carte du ciel individuelle. Certains placements sont particulièrement positifs, comme la Lune en Cancer ou Vénus en Taureau, tandis que d’autres peuvent signaler des zones à travailler, comme Saturne en opposition à Vénus ou Neptune et Vénus en conjonction (planètes très proches l’une de l’autre). Quelle différence y a-t-il entre la synastrie et la carte composite ? La synastrie analyse les interactions entre deux personnes, indiquant comment chacune influence la dynamique du couple. Elle nous aide aussi à ajuster nos comportements pour atteindre une meilleure harmonie. La carte composite, elle, offre un aperçu global de la trajectoire de la relation elle-même.

Au secours, on n’est pas compatibles !

Une compatibilité astrologique parfaite n’est pas une garantie de bonheur éternel, tout comme une incompatibilité apparente ne signifie pas que tout est perdu. L’astrologie ne décide pas de l’avenir de notre relation: c’est nous qui sommes aux commandes. Certes, avoir Mercure en Scorpion peut nous rendre enclins à ruminer ou à interpréter les paroles de l’autre sous un mauvais jour, tandis qu’un Mars en Balance peut pousser notre partenaire à éviter les conflits, au point de négliger ses propres besoins. Mais finalement, c’est à nous de déterminer ce qu’on fait avec les cartes qu’on a en main afin de bâtir une relation qui fonctionne. Cela dit, nos priorités évoluent avec le temps qui passe. Ce qui était prioritaire dans la vingtaine –comme l’attirance physique– peut laisser place à d’autres besoins, comme une communication apaisée ou une vision commune de l’avenir.

Et si les astres nous semblent défavorables, tout n’est pas figé pour autant. Avec un peu de travail et de conscience, on peut surmonter ces défis. Ou alors, comme l’a fait Natasha Sizlo dans son livre autobiographique All Signs Point to Paris, on peut partir à la recherche de quelqu’un né le même jour et à la même heure que notre âme sœur astrologique avec qui les choses n’ont pas fonctionné... En fin de compte, c’est à nous de créer notre histoire!

Le Québec et l’argent

J’ai toujours détesté l’expression «né pour un petit pain ». Je n’aime pas non plus qu’on fasse référence aux Québécois qui rayonnent à l’étranger comme étant des «p’tits Québécois» ou un «p’tit gars d’ici». Pourquoi «petit»? Pourquoi ne pas voir grand et loin? J’ai un énorme respect pour les entrepreneurs et j’aime qu’on mette de l’avant des parcours couronnés de succès. Et qui dit succès dit généralement «argent », et souvent «beaucoup d’argent». Je considère également qu’il y a trop de tabous autour de l’argent et qu’on devrait en parler plus, notamment avec nos enfants. Fin de la mise en contexte. Maintenant, sachant tout ça, comment se fait-il que je ressente autant de malaise en regardant le documentaire Vie$ de rêve sur Crave* ? Je suis ensuite allé faire un tour sur la page Facebook de l’émission Tout le monde en parle après le passage des protagonistes du documentaire le 8décembre dernier et, visiblement, je n’étais pas le seul à me sentir inconfortable. J’en ai vu des belles choses dans ma vie, alors je ne comprends pas pourquoi cette exposition de la richesse m’indispose tant. Les filles de l’émission n’ont rien fait de mal, personne n’a volé personne et elles semblent toutes très sympathiques. Pourquoi alors est-ce que je reste teinté de ce bon vieux fond judéo-chrétien qui sous-tend que «l’argent, c’est mal» et qu’on devrait le cacher sous nos matelas?

Certains vont me mettre dans la face mon manque de cohérence. «Tu veux célébrer le succès et qu’on parle d’argent, mais tu es mal à l’aise quand c’est représenté à l’écran?» Oui. Et j’ai peu à ajouter pour ma défense. Mon sentiment, il est profond, comme mon éducation. Mais à une époque où l’endettement personnel, tout comme le prix d’un bout de brocoli, grimpe à un niveau record, je me dis: « Pourquoi ? » Dans un marché global comme les États-Unis, les sœurs Kardashian se «brandent » et monétisent leur exposition pour en faire des revenus, avec un succès retentissant d’ailleurs. Au Québec? De tels revenus sont marginaux. Pourquoi donc? Pour inspirer les gens? D’accord, j’imagine que certaines personnes y verront une motivation. Quoiqu’un documentaire sur l’entrepreneuriat m’apparaît plus inspirant... mais encore là, je ne pense pas détenir la vérité. Je parle de mon ressenti.

Fondamentalement, je ne veux pas personnaliser le débat, car je pense que je suis d’abord et avant tout irrité par ce que ce documentaire dit sur notre société. Sur le fossé qui se creuse entre les très riches et les très pauvres. C’est un des plus importants cancers de notre société, à mon avis. Cette version québécoise du rêve américain est le fruit de notre époque et des réseaux sociaux au cœur de nos vies. Vivre dans l’œil de l’autre et ressentir le besoin de montrer que tu possèdes plus de choses que ton voisin. La version numérique du voisin gonflable.

J’ai laissé le temps passer et je suis retourné voir un épisode de la série. J’ai pu identifier une source d’irritation très personnelle: la différence entre célébrer le parcours d’une entrepreneure qui a su atteindre un niveau d’excellence (et il y en a dans la série) qui lui permet de vivre dans le luxe et la simple consommation du luxe en question. Ça m’agace. Pourquoi, alors, ai-je grandi en regardant l’émission La vie des gens riches et célèbres sans être choqué? Pourquoi les Kardashian ne m’indisposentelles pas? Est-ce que ça m’agace plus parce que ça se passe au Québec? Clairement, et je me hais de penser de la sorte. Louis

* Description sur Crave : « On suit les VIE$ DE RÊVE de six Québécoises extraverties, assumées et riches!»

Morissette est auteur, comédien, humoriste, producteur, entrepreneur et mari de notre muse en chef.

À 18 H À VARENNES

Repousse tes limites, participe à

• Seul.e ou en équipe, tu pourras courir ou marcher 5 km, 10 km ou même jusqu’à... 80 km!

• Tu devras solliciter ton réseau pour récolter des dons

• Tu participeras à un événement familial, accessible à tous

Détails et inscriptions

cause de l’autisme.

Au profit de Merci à

ENMOIS 1

TRIANGLE DE JEUNESSE RESCULPTE LE

DERMABSOLU

CRÈME INTENSIVE REMODELANTE

Uneformulepro-âgeexclusivedesLaboratoiresAvène enrichie d’un puissant trio d’actifs dermatologiques au BAKUCHIOL + NIACINAMIDE + PRO-CÉRAMIDES

collagène

pour resculpter les contours du visage dès 1 mois(3).

-30% de relâchement cutané(4) 80% des femmes ont vu leurs CONTOURS RESCULPTÉS(5)

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