61 Horizons Verts 120 ANS DE VISION ET D'ACTION
Le KKL-JNF a 120 ans Tout a commencé au casino municipal de Bâle | page 4 à 7
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Copyright : KKL-JNF Suisse
Contenu
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Le KKL-JNF depuis sa fondation à Bâle en 1901 jusqu’à la création de l’État: un voyage historique
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La forêt suisse dans les hauteurs de Tibériade en Israël existe depuis 35 ans: des modifications y sont désormais prévues
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Que serait Chavouot sans gâteau au fromage blanc? Impensable! Nous vous en proposons ici une recette spéciale.
«La durabilité restera un sujet important après le coronavirus» – grand entretien avec le nouveau président mondial du KKL-JNF, Avraham Duvdevani
Visite chez Hiruy Amare, responsable de la pépinière Golani dans la forêt de Lavi, et immersion dans une saga familiale passionnante
Éditorial
Message du KKL-JNF Suisse Chères amies et chers amis du KKL-JNF,
Les 120 ans d’existence du KKL-JNF sont pour moi une occasion toute particulière de dresser une rétrospective. Voilà environ 50 ans que je suis lié au KKL-JNF, à l’image du Bâlois Max Guttmann, le très regretté et inoubliable président honoraire du KKL-JNF, qui s’est engagé corps et âme en faveur du fonds depuis sa plus tendre enfance. Pour ma part, je m’identifie aux idéaux et aux travaux du KKL-JNF depuis que je suis tout jeune et j’ai voulu y participer activement, dans le cadre de missions sur place, plus tard au sein du comité et aujourd’hui comme président. En fait, tout a commencé dans la ville rhénane à l’occasion de l’un de ces bals du KKL, si populaires à l’époque, où j’ai connu ma chère épouse. Et Bâle n’a pas seulement été un centre pour le KKL-JNF mais aussi le lieu où, le 29 décembre 1901, les participants au 5e Congrès sioniste dans le casino municipal ont créé le Fonds National Juif dans l’objectif d’acheter des terres en Eretz Israel. Il y a 120 ans, des hommes s’y étaient réunis, la tête pleine de visions et de rêves, et voilà qu’aujourd’hui nous pouvons affirmer avec beaucoup de fierté que le KKL-JNF a réalisé tous ces rêves. En plus d’avoir planté 250 millions d’arbres en Israël, d’avoir construit de magnifiques forêts ainsi que d’innombrables réservoirs d’eau, des parcs dans les villes, des kibboutzim et des moshavim, depuis quelques années, le KKL-JNF renforce son engagement écologique. Ce numéro d’Horizons Verts présente différents projets palpitants, nouveaux pour certains, que nous avons déjà réalisés ou auxquels nous travaillons actuellement. Et si vous vous demandez quel projet suisse récent m’a particulièrement plu, il s’agit du parc en bordure du lac Agamon Hula avec son centre d’information des plus modernes et imposants, inauguré en novembre 2019. La vallée de la Houla se situe sur l’un des plus importants trajets de migration aviaire au monde: deux fois par an (au printemps et en automne), plus d’un demi-milliard d’oiseaux aquatiques, de passereaux et de rapaces font une escale sur le lac Agamon lors de leur voyage aller-retour vers l’Afrique. Le parc Houla est un site écotouristique unique, qui offre à ses visiteurs une expérience rare de la nature, en lien étroit avec l’histoire du pays et des récits sur les pionniers d’Israël. Sans votre engagement continu de si longue date, Israël ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Je tiens donc à vous en remercier de tout cœur, chères donatrices et chers donateurs, et ce, également au nom de notre directrice et schlicha, Judith Perl-Strasser, ainsi que de toute l’équipe du KKL-JNF en Suisse et en Israël.
Toda Raba! Hag Sameah! Shalom à vous! Arthur Plotke Président KKL-JNF Suisse
Le KKL-JNF Suisse (fondé en 1905) est une organisation indépendante enregistrée dans le registre du commerce sous le nom de «Verein Jüdischer Nationalfonds (Schweiz)/Keren Kayemeth Leisrael (Schweiz)». Nos projets se déroulent exclusivement sur le sol d’Israël, et notamment dans ses zones périphériques en vue de soutenir des couches de population socio-économiquement défavorisées et d’améliorer leurs conditions de vie. Nos activités en Israël comprennent, entre autres, le boisement, la protection climatique, la gestion des eaux, les énergies alternatives, l’éducation ainsi que la R&D. Nous sommes particulièrement fiers des 250 millions d’arbres plantés jusqu’ici ainsi que des 240 réservoirs construits. Nos projets sont réalisés pour le bien de toute la population, indépendamment de la religion et de l’origine. Les parcs, forêts et centres de loisirs exploités par le KKL-JNF sont ouverts à tous. Outre nos travaux d’envergure en Israël, et grâce à des coopérations internationales, nous nous impliquons aussi à l’étranger en termes de sensibilisation, de durabilité et d’écologie. Vous trouverez une liste actuelle de nos projets sur notre site Internet: www.kklsuisse.ch Nous nous engageons pour tous nos projets en Israël en toute âme et conscience.
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Le KKL-JNF a 120 ans
Bâle est une nouvelle fois le lieu de fondation Le premier Congrès sioniste de l’histoire s’est déroulé il y a un peu plus de quatre ans. Et voilà que le casino de Bâle est à nouveau le théâtre de l’histoire en général et de l’histoire juive en particulier. Nous sommes le dimanche 29 décembre 1901. Cinquième Congrès sioniste: le décor est bien différent du premier, qui s’était déroulé en 1897, à la fin du mois d’août. En effet, la chaleur estivale a fait place à un hiver glacial devant les portes du casino de Bâle. La ville suisse frontalière au bord du Rhin accueille le congrès pour la quatrième fois, sur cinq éditions au total.
C’est ainsi que tout a commencé: le premier congrès sioniste à Bâle en 1897
à nouveau la création du fonds au congrès suivant. Sur la base des arguments de M. Bodenheimer, ils souhaitaient avoir assez de temps pour élaborer une formulation juridique exacte des tâches du KKL-JNF. Mais c’était sans compter sur Theodor Herzl (1860-1904), le «père» du sionisme moderne. Il n’était lui-même pas présent dans la salle au moment du vote, mais comme il a immédiatement appris le résultat, il a aussitôt proposé au congrès
Johann (Yona) Kremenetzky
Zvi Hermann Schapira
Le journal bâlois «National-Zeitung» a abondamment relaté tout le déroulement de l’évènement: «M. Schalit rapporte la création d’un Fonds National Juif sur la base d’une ébauche élaborée par le comité de Vienne. Toujours selon le délégué, M. Schalit, ‘il s’agit d’en faire un patrimoine inaltérable du peuple juif’.»
Parmi les pères fondateurs de ce projet figure le professeur Tzvi Herman Shapira (1840-1898), mathématicien et rabbin. Décédé peu avant la fin du premier Congrès sioniste, il ne vivra malheureusement pas la mise en œuvre de son idée. Il s’en est néanmoins fallu de peu pour qu’encore une fois le KKL-JNF ne voit pas le jour en décembre 1901. En effet, les délégués ayant fixé d’autres priorités, sa fondation avait déjà été reportée de congrès en congrès à plusieurs reprises. Et cette journée de décembre ne laissait pas non plus présager une décision historique: avec 81 voix contre 54, les membres avaient déjà approuvé la proposition du juriste Max J. Bodenheimer de repousser
Max J. Bodenheimer
de recommencer le vote. Il a demandé que l’on mette en consultation, d’une part, la création du fonds en soi et, d’autre part, les champs d’activité exacts du KKL-JNF. Cette proposition venait en fait de son suppléant, David Wolffsohn, qui deviendra plus tard son successeur.
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Autres évènements:
décembre 1901
«C’est à vous de décider si vous souhaitez encore repousser la création d’un fonds de deux ans ou plus, voire jusqu’à l’arrivée du messie», s’était écrié Theodor Herzl à l’assemblée. Une approche quelque peu polémique, certes, mais hautement efficace, car un énorme «Non, non!» s’en était aussitôt suivi à l’unisson. Il était évident qu’avec cette protestation énergique, Theodor Herzl entendait avoir un impact clair. À 19 h 40, il a pu l’annoncer en personne: «Le Fonds National Juif est créé». En effet, cette deuxième proposition venait d’être acceptée à la nette majorité de 105 voix contre 82. Johann (Yona) Kremenetzky s’était lui aussi engagé avec beaucoup de dévouement en faveur de la création du Fonds National Juif. Cet ingénieur électricien et fidèle collaborateur de Theodor Herzl, né dans la ville d’Odessa (qui fait aujourd’hui partie de l’Ukraine), avait littéralement fondu en larmes la première fois que le congrès avait décidé de repousser la fondation du KKL-JNF. C’est donc en toute logique qu’il en est ensuite devenu le premier président. M. Kremenetzky avait compris les grands défis financiers auxquels faisait face le Fonds National Juif. En effet, il s’agissait non seulement d’acquérir des terres mais aussi de travailler le sol d’Eretz Israel pour le rendre cultivable. C’est ainsi qu’il a immédiatement montré l’exemple: en dépensant 10 livres pour le KKL-JNF, il en a été le premier donateur.
2 décembre
Washington: première séance du Congrès des États-Unis fraîchement élu. Le nouveau président Theodore Roosevelt dévoile les grandes lignes de sa politique. Il entend s’en tenir à la doctrine Monroe, qui prévoit d’endiguer l’influence des États européens sur le continent américain; parallèlement, il annonce vouloir contrôler les multinationales.
4 décembre
Munich: sur demande du Bavarois Georg Heim, politicien du centre et leader paysan, le Landtag approuve à 77 voix contre 51 une restriction d’admission pour les Juifs dans l’administration judiciaire. Le ministre bavarois de la Justice, Leopold Freiherr von Leonrod, refuse néanmoins la requête, faisant état de réserves d’ordre juridique. La Bavière, le pays de Bade et l’Alsace (qui fait alors partie de l’Allemagne) concluent un contrat portant sur l’aménagement du Rhin supérieur jusqu’à Bâle pour en faire une grande voie de navigation. Par la même occasion, il s’agit de réguler le Rhin supérieur entre Strasbourg et Sanderheim. Un accident de train étrange se produit à Francfort-sur-le-Main. Heureusement, il ne fait aucun blessé. L’Orient-Express en provenance d’Ostende fonce de plein fouet sur le butoir en bout de quai: la locomotive et son wagon n’arrêteront leur course qu’une fois arrivés au beau milieu des salles d’attente 1re et 2e classe de la gare. Selon les informations officielles, le train qui avait pris beaucoup de retard est arrivé en gare à une vitesse trop élevée.
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Le KKL-JNF a 120 ans
La saga d’une fondation Les 47 premières années du Fonds National Juif (KKL-JNF), de sa fondation en 1901 à la naissance d’Israël en 1948. Le Fonds National Juif, de son nom hébreu «Keren Kayemeth Leisrael» (KKL-JNF), a été créé voilà près de 120 ans! 29 décembre 1901, dernier dimanche de l’année, à 19 h 40: le cinquième Congrès sioniste décide, depuis le casino de Bâle où il se réunit, de créer un fonds visant à acquérir des terres qui devront ensuite accueillir l’État juif (cf. article en pages 4 et 5).
la présidence du KKL-JNF. Le siège du fonds est alors déplacé à Den Haag, où une commission se chargera de sa gestion jusqu’en 1919. Ensuite, le siège déménage à Londres, et Nehemia de Lieme, né à Den Haag, est nommé président. En tant que banquier et économiste, il est bien conscient de la situation financière difficile du Fonds National Juif: il met alors l’accent sur le développement agricole des parcelles acquises et réduit l’activité d’achat de terres. En octobre 1920, M. de Lieme mène une délégation, qui se rendra en Palestine sous mandat britannique pour se faire une idée du travail du bureau local et pour expertiser des terrains que le KKL-JNF voulait acquérir dans la vallée de Jezreel. Contre tout bon sens commercial, le 15 octobre 1920, deux jours avant l’arrivée de la délégation, Yéhoshoua Henkin du bureau Eretz-Israel signe un contrat régissant le rachat par le KKL-JNF de 50000 dounams de terrain à un grand propriétaire foncier de Beyrouth. Le comité directeur du KKL-JNF entérine cet achat avec effet rétroactif, et lorsque Nehemia de Lieme s’y oppose, en sa qualité de président, les responsables lui retirent son droit de veto.
Le premier siège du Fonds national juif se trouvait à Vienne. Et c’est aussi là que voit le jour la boîte bleue, incontournable à l’époque. Sur initiative d’un employé de banque de Galice, le premier président du KKL-JNF, Johann Kremenetzky, commande des La boîte du Fonds national avec une carte de la Palestine centaines de boîtes bleues, que Suite à cela, Nehemia de les ménages juifs et les commuLieme démissionne, et Menahem nautés juives adopteront dès 1903 afin KKL-JNF sur place, à savoir la coordination Ussishkin est nommé président du de recueillir les fonds pour l’achat de entre l’achat de terrains et la création de KKL-JNF en 1922: le bureau principal est parcelles en Eretz Israel. Aujourd’hui communautés agricoles sur ces derniers. alors finalement implanté à Jérusalem. encore, la boîte bleue est un symbole Le bureau est également chargé de plande la construction du pays d’Israël et ter la première forêt: celle de Ben Shemen, Accents sur l’achat de terrains de l’attachement des Juifs et des nonoù 12000 arbres ont pu être mis en terre en Juifs du monde entier à la vision du Au cours des décennies suivantes, 1908. Vient s’ajouter, en 1912, à toutes les Fonds National Juif. missions du Fonds National Juif, le soutien Menahem Ussishkin restera à la tête du aux immigrants, notamment en prove- KKL-JNF jusqu’en 1941, année de sa mort, Les débuts dans l’Eretz Israel nance du Yémen, qui s’établissent dans alors que la Deuxième Guerre Mondiale les communautés agricoles et reçoivent fait rage. Durant son mandat, la première Max Bodenheimer, juriste né en de l’aide du KKL-JNF pour le défrichage de pierre du centre médical Hadassah de 1865 à Stuttgart, succède à Johann Jérusalem est posée sur les terres que la terre. Kremenetzky. Dans le cadre de sa le KKL-JNF avait pu acquérir grâce au nomination à la présidence, le bureau soutien d’innombrables donateurs des La vision prime face principal du Fonds National Juif passe quatre coins du globe. à la sagesse de Vienne à Cologne. Max Bodenheimer fait ouvrir le «bureau Eretz-Israel» dans la À la fin des années 1930, le KKL-JNF Lorsqu’éclate la Première Guerre ville de Jaffa pour réaliser les tâches du Mondiale en 1914, Max Bodenheimer quitte se focalise sur l’achat de parcelles dans
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Avraham Granott, qui bénéfice alors de l’énorme soutien de David Ben Gourion, futur premier ministre accordant autant d’importance que lui à l’exploitation du Néguev, s’exprime en ces termes: «L’adversité ne nous a jamais découragés, et nous continuons de nous ancrer dans le Néguev».
Nahalal en 1940
deux régions, qui figurent aujourd’hui encore parmi ses priorités: la Galilée au nord et le Néguev au sud. Après le décès de Menahem Ussishkin, le KKL-JNF est géré par un «triumvirat», à savoir par trois hommes, qui représentent par ailleurs très bien le «yichouv» (population juive en Palestine). Le premier est le rabbin Meir Bar-Ilan (auparavant Meir Berlin), l’un des fondateurs du mouvement Mizrahi, une organisation sioniste religieuse. Le deuxième, Berl Katznelson, est représentant des travailleurs et rédacteur pour le quotidien socialiste «Dawar». Le troisième, Avraham Granovsky (qui hébraïsera plus tard son nom en «Granott»), est quant à lui un vétéran du KKL-JNF. La fin de la Seconde Guerre Mondiale marque également la fin de ce triumvirat. Avraham Granott reprend alors les rênes tout seul. Il mettra à profit les années jusqu’à la fondation de l’État pour consolider les terres et continuer d’acheter des parcelles et se concentrera avant tout sur le Néguev, cette région du pays où le sol n’est pas idéal pour les arbres et les plantes mais qui semble particulièrement importante pour l’État juif en tant que réserve de terrain.
Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, qui s’était conclue par la catastrophe de la Shoah pour le peuple juif mais aussi par la perspective d’un État propre et souverain, Avraham Granott annonce ce plan parmi d’autres, notamment au 22e Congrès sioniste de 1946 à Bâle, le dernier avant la création de l’État, où il sera également présent. Le lendemain de la votation historique de l’ONU du 29 novembre 1947, où la fondation de l’État juif est acceptée à la majorité, le KKL-JNF décide de créer une commission pour le Néguev, qui sera responsable des lotissements au sud.
5 décembre
Chicago (Illinois, États-Unis): Walt Disney voit le jour dans le quartier d’Hermosa. Ses personnages de dessin animé et de bande dessinée passionneront le monde entier.
9 décembre
Fiume (aujourd’hui Riejka, en Croatie): naissance du poète et auteur Ödön von Horváth.
10 décembre
Stockholm et Christiania (aujourd’hui Oslo): les prix Nobel sont décernés pour la première fois. Ces distinctions reposent sur une fondation testamentaire du chimiste suédois Alfred Nobel.
23 décembre
Vienne: fiançailles entre Gustav Mahler, compositeur et chef d’orchestre de 41 ans, et Alma Maria Schindler, 22 ans, qui deviendra ensuite Alma MahlerWerfel.
Les collaborateurs du KKL-JNF sont alors en quelque sorte assimilés à des soldats et œuvrent, entre autres, à ce que la route vers Jérusalem reste libre. Le KKL-JNF contribue donc littéralement à poser les pierres et à rendre praticable la voie vers la fondation de l’État. Ce lien est également établi de manière spatiale en mai 1948 dans les salles de conférence du KKL-JNF, situées à la rue Tzvi Herman Shapira (voir l’article en page 4) de Tel Aviv, où le conseil préparatoire de David Ben Gourion discute des plans actuels pour proclamer l’État juif. Toutefois, la proclamation effective interviendra deux jours plus tard, le vendredi 14 mai 1948, dans un autre endroit de Tel Aviv.
Les femmes participent pour la première fois aux élections communales en Norvège, qui devient ainsi un acteur de premier plan dans l’application du droit de vote des femmes en Europe.
29 décembre
La pièce de théâtre «Es lebe das Leben» (Vive la vie!) de l’auteur allemand Hermann Sudermann est jouée simultanément à Berlin et à Vienne (Burgtheater).
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Entretien avec Avraham Duvdevani
«La durabilité restera un sujet important après le coronavirus» Depuis l’automne 2020, au beau milieu de la crise du Covid, Avraham Duvdevani est le nouveau président mondial du KKL-JNF. Il prend position ici pour la première fois sur des sujets actuels concernant le KKL-JNF. Pourriez-vous décrire en deux ou trois phrases le rôle du KKL? «Le rôle du KKL est d’œuvrer dans les domaines définis par la convention avec le gouvernement d’Israël et symbolisés par les trois couleurs du logo: Brun: l’achat de terres et leur préparation pour le peuplement. Vert: la plantation de forêts, leur entretien et leur aménagement comme sites récréatifs et de loisirs à l’intention de la communauté et des familles. En tant que plus grande organisation environnementale d’Israël, nous prévoyons de travailler intensivement pour préserver l’environnement et lutter contre la crise climatique. Bleu: le développement de ressources en eau pour l’agriculture, le nettoyage des cours d’eau et l’aménagement environnemental sur leurs rives.» Quelle est votre vision en tant que nouveau président? «Le retour aux sources, aux valeurs du KKL (détaillées ci-dessous) tout en les mettant à jour pour répondre aux besoins actuels.» Israël va participer à l’Expo 2020 Dubaï, le KKL joue-t-il un rôle dans le processus de paix?
«Le KKL a répondu avec plaisir à l’invitation des organisateurs de l’exposition et du ministère des Affaires étrangères et contribuera par son savoir et son expérience dans les domaines de la désertification et de l’eau. Il en fera profiter les pays voisins et contribuera ainsi à la promotion de la paix dans la région. Le KKL s’est spécialisé dans ces domaines et il est indéniable que nos connaissances et notre expérience offriront un atout énorme à ces pays.» Dans quelle mesure le KKL a-t-il été affecté par le coronavirus? «Le KKL est aussi affecté par le coronavirus que le reste de l’économie israélienne et mondiale. Cependant, nous avons poursuivi nos activités dans la mesure du possible. Cette année, les forêts du KKL auront été un site de loisirs particulièrement attrayant pour les Israéliens, ce qui a augmenté les soins nécessaires et notre travail d’entretien des forêts.» Israël étant en première place mondiale quant au nombre de personnes vaccinées, vous attendez-vous à ce que les Israéliens se précipitent dans les forêts et les parcs et cela doit-il être pris en considération? «Comme je l’ai dit, c’est déjà le cas. Dès la levée du confinement, le public s’est précipité vers les forêts du KKL dans tout le pays.»
La durabilité et l’environnement resteront-ils des sujets importants après la pandémie de Covid-19 ou pensez-vous que le public ne se préoccupera que de son gagne-pain et de sa vie privée? «Le public est préoccupé par son avenir personnel et financier, mais la durabilité et l’environnement doivent rester des sujets majeurs à l’ordre du jour et au cœur du débat public.» Vous avez dirigé l’Organisation sioniste mondiale pendant de nombreuses années, quelles sont les différences dans votre travail entre les deux organisations? «L’Organisation sioniste mondiale a créé le KKL il y a 120 ans pour acheter des terres et y installer des Juifs en vue de l’établissement d’un État dans la patrie de nos ancêtres selon la vision de Theodor Herzl. C’est le rôle principal et unique du KKL, et l’Organisation sioniste ne s’en occupe pas. Il en va de même pour les autres missions du KKL détaillées ci-dessus. L’Organisation sioniste est l’organe suprême des institutions nationales et c’est elle qui a créé le KKL, le Keren
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Avez-vous eu l’occasion de vous rendre en Suisse? «Oui, à de nombreuses reprises.» Vous avez participé à la libération de Jérusalem en 1967. Avez-vous partagé l’expérience avec votre famille et vos enfants? Quelle est l’importance de cet événement dans votre vie?
Hayessod et l’Agence juive. EIle s’occupe de vastes domaines du mouvement sioniste, et le KKL coopère avec elle.» Quel est le message que vous souhaitez transmettre aux amis du KKL en Suisse? «Soyez fiers que l’Organisation sioniste mondiale ait été créée à Bâle en 1897 par le père fondateur de l’État d’Israël, Theodor Herzl. De même, le KKL a été créé lors du Cinquième congrès de Bâle en 1901. Le KKL est une organisation très importante qui a aidé à la création de l’État, change le paysage d’Israël, soutient le peuplement, développe la périphérie géographique et sociale, et contribue à la qualité de l’environnement ainsi qu’à la qualité de vie en Israël.»
«En tant qu’Israélien né à Jérusalem, cet évènement est très important pour moi. Bien sûr que j’ai partagé et que je continue de partager l’expérience de la libération de Jérusalem avec ma famille et avec la jeune génération qui n’a pas vécu cette époque. Depuis 54 ans, à l’approche de la Journée de Jérusalem et le jour-même, je raconte l’histoire de la libération de la ville et l’héroïsme de ceux qui sont tombés pour la libérer. J’y vois une sorte d’exécution testamentaire des morts au combat.»
La crise climatique, une opportunité pour le KKL: ces dernières années, le KKL a réussi à se positionner dans ce débat grâce aux projets verts qu’il mène. Pensez-vous que le KKL continuera à être un leader dans ce domaine? «Oui et selon mon plan, encore plus que par le passé. Ce plan sera publié lorsque les détails auront été formulés et approuvés.» Avez-vous du temps libre et qu’aimez-vous faire durant vos loisirs? «Je ne dispose que de très peu de temps libre et je le consacre donc à ma famille. J’en profite également pour étudier la Torah et s’il me reste du temps, je le consacre à ma collection d’Hagadot de Pessah qui compte plus de 3000 exemplaires.» Votre nom de famille signifie «cerise» en hébreu, quelle est son origine et aimez-vous les cerises? «Mon nom hébraïsé vient du nom Kirschenbaum qui signifie «cerisier» en allemand.»
De nos jours, il est courant de continuer à travailler après 65 ans et vous en êtes un bon exemple. Recommanderiez-vous aux gens de suivre votre exemple et de continuer à travailler? «À 65 ans, la personne a acquis des connaissances et de l’expérience professionnelles. Tant que ses facultés et son état de santé le lui permettent, et que la législation l’autorise, il est conseillé de continuer à travailler et à apporter sa contribution. Si ce n’est pas pour un salaire, il est possible de faire du bénévolat et de participer à la société.»
Avraham Duvdevani est né en 1945 dans une famille réligieuse. Plus tard, il est devenu président de l’Organisation sioniste mondiale (2010), mais avant cela, il a aussi été directeur général de l’organisation de jeunesse religieuse World Bnei Akiva. C’est en novembre 2020 qu’il a pris ses nouvelles fonctions auprès du KKL-JNF. Avraham Duvdevani est marié, père de quatre enfants, et il vit à Ramat Gan.
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Nos projets actuels Kiryat Bialik La maison de l’amitié «La Maison de l’Amitié» à Kiryat Bialik est devenue un lieu de rencontre très important pour les nouveaux immigrants d’Éthiopie. Elle a été fondée en 2018 «dans le but de créer non seulement un centre de communauté et d’héritage culturel pour les Juifs éthiopiens mais aussi un lieu de rencontre pour tous les habitants de Kiryat-Bialik». Voir p. 24-25.
Forêt Suisse Nouveau point d'observation La forêt suisse dans les hauteurs de Tibériade au nord d’Israël permet de profiter d’une vue splendide sur le lac de Genézareth. Depuis ses pentes escarpées, les visiteurs peuvent aussi admirer le plateau du Golan. Grâce aux dons de Suisse, plusieurs projets ont déjà pu être réalisés dans la forêt suisse en Israël. Les week-ends et les jours fériés, ce lieu magnifique attire un public de tous âges. Le projet actuel dans la forêt suisse vise à construire un centre de reconnaissance doté d’un point de vue à couper le souffle Voir p. 12-13
Sataf Centre d'accueil des visiteurs Le site biblique de Sataf est situé au sud-ouest de Jérusalem et fut longtemps exploité par les agriculteurs de l’époque romaine. Deux sources coulent de la montagne vers la vallée, irriguant les terrasses des paysans, un hommage à la technique d’irrigation hébraïque millénaire, qui a failli tomber dans l’oubli. Les habitants de Jérusalem et des environs peuvent cultiver un jardin familial à Sataf, une offre unique dans le pays. Le projet actuel vise à aménager un nouveau centre pour accueillir les visiteurs.
Jardin KKL-JNF à Tayibe Tayibe est une ville de quelque 44 000 habitants au centre d’Israël. Située à environ 9 km au nord-est de Kfar Saba, elle a été déclarée ville en 1990. Dans le cadre du projet d’envergure «Jardin du KKL-JNF pour les communes d’Israël», Tayibe recevra elle aussi un jardin. Celui-ci est prévu dans l’ancien quartier oriental et comportera deux aires de jeu pour les enfants de tous les âges, un espace pour s’assoir protégé par une pergola, des tables de pique-nique et des bancs du KKL-JNF couverts, des distributeurs d’eau, un paysage rocheux décoratif, des œuvres de jardinage et des éclairages.
Nes Harim Village de jeunes et transfert de compétences. Prairies pour abeilles (dans tout le pays) En Israël aussi, la disparition des abeilles inquiète beaucoup les scientifiques et les apiculteurs, qui cherchent des solutions à ce phénomène. Le KKL-JNF soutient également depuis longtemps la production de miel dans le kibboutz de Yad Mordechai, à proximité de la bande de Gaza. Il investit désormais aussi dans la création de prairies fleuries dans tout le pays, afin d’assurer aux abeilles une quantité de nourriture suffisante tout au long de l’année.
Nes Harim, à proximité de la ville de Beth Shemesh, n’est que l’un des cinq camps de formation israéliens, tous opérés par le KKL-JNF. Ce centre de terrain est situé au cœur de la forêt. En temps «normal», il accueille, l’été surtout, des milliers de visiteurs nationaux et internationaux, tous désireux d’entrer en contact avec la nature.
Menacée de disparition dans le monde entier, l’abeille à miel nous assure de pouvoir profiter d’une grande variété de fruits et de légumes frais. Cette petite ouvrière nous fournit aussi la matière première pour confectionner d’innombrables produits pharmaceutiques et protège le système écologique planétaire.
Le centre donne aux visiteurs la possibilité d’en apprendre davantage sur l’exploitation forestière, mais aussi sur le sionisme et les valeurs du KKL-JNF. Grâce au généreux soutien des amis du KKL-JNF Suisse, ce centre important va pouvoir être entièrement rénové et transformé pour assurer un accès sans obstacle à tous les visiteurs
Voir p. 11.
Voir p. 16
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Disparition des abeilles
Combat pour la survie des abeilles: le KKL-JNF y participe Le miel est un élément essentiel non seulement pour Roch Hachana mais aussi pour Chavouot: en effet, la préparation des mets traditionnels pour la fête juive de la récolte requiert avant tout du lait et du miel. En effet, l’abeille à miel est la principale pollinisatrice de plantes que nous consommons couramment sous forme de denrée alimentaire. La contribution de cette petite ouvrière nous garantit aussi la saveur d’une grande variété de fruits et légumes frais.
À l’occasion de Chavouot, on commémore les prémices: les maisons et les synagogues sont parées de fleurs, on met des couronnes de fleurs faites main sur la tête des enfants et on leur fait porter des corbeilles de fruits et de céréales. Mais Chavouot, c’est aussi la «célébration du don de la Torah», et un évènement important attend les enfants juifs à cette occasion: ils entament leur scolarisation au «heder» , et pour qu’ils en gardent un doux souvenir, ils reçoivent des gâteaux au miel spéciaux sur lesquels figurent des versets de la Torah. Aujourd’hui, cet aliment sucré symbolise aussi plus que jamais l’engagement en faveur des abeilles en tant qu’alliées de taille dans la lutte en faveur de l’écologie et de la protection de l’environnement, et il ne faudrait pas sous-estimer l’importance de ce combat! La crise actuelle du coronavirus fait passer bon nombre d’autres sujets au second plan. Néanmoins, s’ils peuvent paraître mineurs face à la pandémie, il est impératif de ne pas les perdre de vue. La disparition des abeilles en est un bon exemple: avant le coronavirus, elle suscitait beaucoup d’attention, et ce, bien au-delà du cercle des défenseurs de la nature. Et pour cause!
Par ailleurs, elle fournit la matière première pour de nombreux produits pharmaceutiques et protège le système écologique dans son ensemble dans de nombreux pays. L’importance de ces insectes dépasse donc très largement la simple production du miel. D’après les dernières estimations, environ un tiers des abeilles a disparu de la surface du globe. Les raisons sont encore floues, et des organismes de recherche du monde entier se penchent sur ce phénomène.
Ce phénomène de longue date représente un très grave danger aussi bien pour l’être humain que pour la nature. Comme nous sommes conscients de ce fait au KKL-JNF, nous voulons désormais protéger les abeilles à large échelle. La pensée écologique globale, toujours plus importante pour le KKL-JNF, figure ici au centre. Concrètement, il est prévu de planter, en collaboration avec l’association israélienne des apiculteurs (Honey Council), près de 100000 arbres et arbustes producteurs de nectar dans tout Israël.
C’est en étroite collaboration avec le Honey Council que ces plants seront distribués gratuitement aux apiculteurs israéliens afin qu’ils les mettent en terre dans des régions sélectionnées à travers tout le pays. Parallèlement, quelque 20000 ruches seront implantées sur les terres d’Israël appartenant au KKL-JNF. Le KKL-JNF soutient également depuis longtemps la production de miel dans le kibboutz de Yad Mordechai, à proximité de la bande de Gaza. Un bosquet d’eucalyptus a vu le jour dans ce kibboutz, où l’on entend ainsi développer la production de miel. L’eucalyptus fleurit longtemps durant la saison où très peu d’autres plantes sont en fleur, ce qui améliore la qualité du nectar de manière significative. Autre aspect à ne pas négliger: le «bosquet du miel» est un allié de taille dans la lutte intensive contre la désertification à laquelle le KKL-JNF participe depuis de nombreuses années. Le miel est une denrée essentielle, et ce, bien au-delà de Roch Hachana et de Chavouot ainsi que de la table du petit déjeuner. Israël joue un rôle crucial dans la lutte pour cet élément, et le KKL-JNF lui apporte son soutien en première ligne.
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La forêt suisse a 35 ans
Une «étreinte verte» pour la forêt suisse en Israël La forêt suisse dans les hauteurs de Tibériade au nord d’Israël a été inaugurée voilà près de 35 ans. Cette surface doit désormais être restaurée, et un site d’observation verra le jour: aujourd’hui comme hier avec l’aide de la Suisse. Quiconque s’arrête sur les hauteurs de l’Ein Poria et regarde en direction de la ville de Tibériade (à environ 5 km) et du lac de Genézareth remarquera inexorablement à quel point la contrée est verte. Les vastes étendues de forêts, qui sautent également aux yeux, contribuent grandement à cette impression. Les spectateurs discerneront aussi, en arrière-plan, le plateau du Golan et le mont Hermon, tout proches. Tout ce domaine fait partie d’une réserve naturelle. L’eau qui coule ici prend sa source dans une brèche de rocher et coule ensuite dans un réservoir. En arabe, Ein Poria se dit «Ein el-Malkha», ce qui signifie la source salée.
La contrée est déjà mentionnée à l’ère biblique: les envoyés de la prophétesse Débora y ont rencontré Barac, le fils d’Abinoam, à qui ils ont annoncé la volonté de Dieu. Toutefois, cela ne fait pas des milliers d’années mais tout juste 35 ans que cette ceinture verte au nord d’Israël est connue sous le nom de «forêt suisse», et ce, d’une part parce que le point de vue central, l’un des plus importants de la région, a été conçu grâce à des dons du KKL-JNF Suisse, ou plutôt des contributions de sympathisants de notre pays et, d’autre part, parce qu’il a été inauguré en 1985 par le responsable du Département des
affaires étrangères, Pierre Aubert, lors de sa visite en Israël (cf. encadré). Bien plus tard, en 2017, la générosité des donateurs suisses a également permis d’inaugurer un mémorial en l’honneur du consul Carl Lutz, qui avait sauvé de nombreux Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette «forêt suisse» peut prêter à confusion: on pourrait penser qu’elle existait déjà à l’époque de la prophétesse Débora. Mais il n’en n’est rien: ce n’est qu’au XXe siècle, plus précisément en 1927, alors que le territoire était sous mandat britannique, que les premiers arbres ont été plantés. En 1934, la région a subi un revers et a été déclarée zone particulière lorsque 25 personnes ont perdu la vie dans un glissement de terrain près de Tibériade. Après la création de l’État d’Israël, le KKL-JNF, qui répondait alors de ce territoire, a continué de porter une attention
toute particulière à ce danger et il a poursuivi la politique active de protection de la nature. Par la suite, beaucoup d’efforts ont été investis pour planter des arbres, entre autres, afin de prévenir d’éventuelles inondations après de fortes chutes de pluie, mais beaucoup n’ont malheureusement pas résisté au temps, car ils n’ont pas su s’adapter à l’environnement. Le KKL-JNF a donc revu ses idées en matière de plantation et misé avant tout sur un système d’eaux usées, basé sur des canaux et des sentiers existants dans la forêt. Il n’est toutefois pas facile de faire fructifier une forêt en cet endroit, qui présente des pentes abruptes, où les étés sont caniculaires et où des incendies sévissent toujours. Au fil des ans, cette forêt suisse est devenue une grande attraction aussi bien pour les locaux (beaucoup d’écoles s’y rendent) que pour les touristes qui, en temps «normal», visitent Israël
Visualisation du site d’observation prévu
chaque année. Uzi Eliyahu, gardeforestier du KKL-JNF à cet égard: «Les Suisses sont venus ici dans les années 1980, ils ont ouvert leurs cœurs, puis leurs portefeuilles. Ça nous a inspirés.» (Cf. également interview d’Uzi Eliyahu dans cette édition). De nombreuses places de stationnement et de pique-nique ont donc vu le jour tout au long de ce chemin naturel de 6 km, puis d’autres sentiers et pistes cyclables sont venus s’y ajouter. Ce point de vue, jadis inauguré par Pierre Aubert et utilisé par de nombreux groupes, doit toutefois être rénové. Un mur s’est même écroulé voilà deux ans. À la suite de cet incident, un rapport a estimé que le site dans son intégralité ne pouvait plus être classifié de sûr. On profite désormais de cette malheureuse occasion pour rendre encore plus attrayant ce lieu déjà si séduisant. Ainsi,
un nouveau centre de reconnaissance doté d’un point de vue à couper le souffle devrait sortir de terre à proximité du site initial. Il est prévu d’y mentionner et d’y honorer aussi bien les anciens donateurs résidant en Suisse que les personnes qui, espérons-le, feront un don dans le futur. Le site d’observation a besoin d’un nouveau grand toit dans le but de protéger les nombreux hôtes des rayonnements intenses du soleil en été et de la pluie et des vents violents en hiver. En outre, la construction d’un mur de protection devrait complètement empêcher les éboulements. Ce projet vise à offrir une sorte d’étreinte verte à la forêt suisse. Tout comme dans les années 1980, nous faisons appel à la générosité du cercle d’amis suisses du KKL-JNF, car une chose est claire: ce projet ambitieux a un coût…
«C’est comme la Suisse» L’ancien président du KKL-JNF Suisse, Robert Levy, s’est exprimé en ces termes à l’occasion de la cérémonie d’inauguration: «La nouvelle forêt suisse: un défi pour la prochaine décennie! Cette région recèle tant d’éléments familiers! Le lac, la petite ville de Tibériade sur son rivage et la montagne escarpée toute proche: c’est comme la Suisse. Je suis certain que cette œuvre particulièrement compliquée mais si belle bénéficiera du soutien de nos amis dans toute la Suisse.»
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Entretien
«Pas la Suisse, mais le plus ressemblant que nous ayons» Uzi Eliyahou, 2e génération d’employés du KKL-JNF, est le garde-forestier responsable de la forêt suisse. «En voyant les pentes abruptes, on a du mal à croire que nous ayons réussi à boiser cette zone.», dit-il. C’est ainsi qu’une muraille de protection verte est devenue une attraction touristique naturelle. Au cours de ses 120 ans d’existence, le KKL-JNF a planté beaucoup de forêts dans tout le pays: plus de 250 millions d’arbres. Mais parmi elles, il y en a une qui est unique et spéciale: la forêt suisse. Son caractère unique ne vient pas des magnifiques paysages du lac de Tibériade, des arbres verdoyants ou des nombreux promeneurs. En effet, contrairement à la plupart des forêts du pays, elle n’a pas été plantée pour embellir le pays, ni pour attirer les amoureux de la nature ou même pour servir de poumon vert. Elle l’a été afin de former un mur pour protéger la ville de Tibériade des inondations et des glissements de terrain. «L’idée était de stabiliser les pentes en plantant des arbres, dont les racines empêchent l’érosion des sols et les déversements», explique Uzi Eliyahou, directeur du bloc des forêts du KKL-JNF à Tibériade (4000 ha, dont la forêt suisse). Uzi Eliyahou parcourt les sentiers et se souvient de son père. «Mon père était opérateur d’équipement lourd au KKL-JNF», évoque-t-il. «Il faisait partie de la génération qui a construit le pays, il défrichait les
terrains pour l’agriculture et la création de villages. Enfant, je n’aurais jamais imaginé que je suivrais ses traces.» Après son service militaire, Uzi commença par exercer en tant que chauffeur de camion, jusqu’au jour où le patron de son père lui proposa de travailler au KKL-JNF comme opérateur d’équipement lourd. «J’opérais dans tout le pays, depuis Eilat au sud, jusqu’au nord du Golan. Ma tâche consistait à fonder des villages, à défricher des terrains pour l’agriculture, à construire des réservoirs d’eau et à développer des infrastructures.» Quand vous étiez un jeune homme, vous rendiez-vous compte de l’importance de votre travail?
le sol, à cause de la pente raide et du manque de pluie. Cette zone est touchée par des incendies,. Et malgré tout, la forêt se régénère et apparaît verte et belle.» Comment fait-on cela?
«Je travaillais dur du matin au soir et je ne m’arrêtais pas pour penser à ce genre de choses. C’est seulement aujourd’hui, en voyant l’agriculture florissante et les villages prospères, que je regarde derrière moi avec fierté et que je comprends que j’ai joué un rôle dans la construction du pays.» Après quelques années, Uzi Eliyahou a rejoint la division forestière du KKL-JNF, et depuis lors, il reboise le pays et le couvre de verdure. Il est responsable des forêts de Lavi, Tourane, Massad, Ein Dor, Menahemia et, bien sûr, de la forêt suisse. À 63 ans, il est marié, père de 3 enfants et vit à Kfar Zeitim, en Basse Galilée. «En voyant les pentes abruptes de la forêt suisse, on a du mal à croire que nous ayons réussi à boiser cette zone», dit-il. «L’eau, ici, ne peut pas s’infiltrer dans
«Avec beaucoup de travail, de dévouement et de soins pour chaque arbre. Chaque plant est entouré de trois tuteurs en fer et d’un filet pour le protéger des troupeaux de bovins qui paissent sur le terrain. Contrairement à ce qui se fait habituellement en Israël, nous ne désherbons pas les zones de plantation, car l’herbe aide à empêcher l’érosion du sol. Continuez-vous à planter aujourd’hui? «Bien sûr. En ce moment, nous préparons une superficie de 8 ha pour le renouvellement. Il s’agit d’une parcelle de forêt qui a brûlé il y a 2 ans, mais la forêt n’a pas réussi à se régénérer de manière naturelle, c’est pourquoi il a été décidé d’aider à sa régénération par de nouvelles plantations.»
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Quels arbres plantez-vous? «Nous pensons aujourd’hui devoir planter beaucoup d’espèces indigènes en Israël. Nous l’avons appris par la manière forte. Par le passé, nous avons planté des pins mais ils n’ont pas survécu aux conditions difficiles. Nous avons aussi planté du mimosa bleuâtre (acacia): une erreur que nous payons aujourd’hui encore. Il s’agit d’une espèce envahissante agressive, et nous devons constamment lutter pour empêcher sa propagation afin d’assurer la survie des espèces locales.»
La forêt retrouve le sourire La forêt suisse compte non seulement des arbres et une végétation riche, mais aussi une faune abondante: sangliers, cerfs, chacals, renards, différents oiseaux, rapaces et, bien sûr, des êtres humains - des centaines de milliers de visiteurs par an. «Les promeneurs viennent pour profiter de la vue magnifique sur le lac de Tibériade et la nature verdoyante qui l’entoure»,
explique Uzi Eliyahou. «Ce n’est pas la Suisse, mais le plus ressemblant que nous ayons. Vous ne pouvez voir de tels paysages nulle part ailleurs en Israël. Des familles de tout le pays viennent ici, des groupes de jeunes et des randonneurs du sentier d’Israël, qui traverse tout le pays du nord au sud et passe par cette forêt. Le ministère de l’Éducation a adopté la forêt suisse comme un site privilégié pour les excursions scolaires dans le nord. Le week-end, les foules viennent pique-niquer ici.»
Le KKL-JNF avait autrefois établi un centre sur un point d’observation surplombant le lac de Tibériade. Au fil des ans, le site a été endommagé par des glissements de terrain, et aujourd’hui, la zone est fermée aux visiteurs, et le centre a été temporairement déplacé vers la forêt voisine de Lavi. Le KKL-JNF projette de restaurer ce site pour y fonder un centre permanent avec un belvédère impressionnant dans une structure couverte. Les travaux doivent commencer ces prochains mois.
Que se passe-t-il ici maintenant, pendant la pandémie?
«Sans nos amis suisses, cet endroit aurait été laissé désert et négligé. Nous les remercions tous du fond du cœur, car ce miracle a été rendu possible grâce à eux. Les randonneurs qui visitent la forêt comprennent qui sont les personnes grâce à qui ils peuvent profiter de cet endroit.»
«En ces temps de confinement, je rencontre ici principalement les habitants des alentours qui viennent faire de l’exercice. C’est un autre avantage de la forêt, qui encourage les gens à pratiquer une activité physique dans la nature: marcher, courir et faire du vélo. Puis, dès que les restrictions sont levées, des multitudes de randonneurs viennent et remplissent la forêt. Et de nouveau, les cris de joie et les rires se font entendre.» Le KKL-JNF a aménagé des routes panoramiques, des pistes cyclables, des aires de stationnement et de loisirs ainsi que des belvédères, au profit du public qui visite la forêt. Uzi Eliyahou explique: «La forêt est traversée par une route panoramique pavée de 6 km, que nous avons récemment remise à neuf. Nous avons construit une piste cyclable de 5 km. Un autre «single track» de 13 km pour les vélos traverse la forêt sur un itinéraire stimulant avec des paysages spectaculaires et des vues sur le lac de Tibériade et le plateau du Golan. La forêt compte plusieurs aires de stationnement et de pique-nique, que nous souhaitons continuer à développer. Entre autres, l’aire Kastenbaum, l’aire Gutman et les points de vue de l’aire Carl Lutz à 3 niveaux, un site d’observation à 2 niveaux et le grand belvédère, où sera construit un nouveau centre en l’honneur de nos amis de Suisse.»
En tant que responsable de la forêt, avez-vous une relation privilégiée avec les amis du KKL-JNF de Suisse?
Avez-vous fait des rencontres intéressantes avec des Suisses, ici dans la forêt? «Au fil du temps, j’ai assisté à beaucoup de cérémonies et rencontré de nombreux groupes de Suisse et du monde entier. Je me souviens d’une femme nommée Helga Gerhart, une guide touristique suisse qui avait l’habitude de venir ici avec des groupes. Son amour profond pour cet endroit sautait littéralement aux yeux. Son visage s’illuminait à chaque fois qu’elle venait dans la forêt suisse. Aujourd’hui, nous avons un banc qui porte son nom.» En dehors de son travail, Uzi Eliyahou raconte qu’il vient parfois avec sa famille se promener dans la forêt suisse lorsqu’il a congé, le week-end ou pendant les vacances. «Je ne peux pas résister et je montre fièrement à mes enfants tout ce que nous avons accompli ici. Ils rient et me répondent: ‘Oui, papa, nous savons que tout ce qu’il y a ici, c’est grâce à toi.‘ Je me fiche qu’ils se moquent de moi, je suis tellement fier de ce que nous avons réussi à créer ici ensemble, et il n’y a pas de meilleur sentiment que de le montrer à mes enfants.»
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La transmission du savoir
Nes Harim: du plaisir pour tous Le camp de formation tout proche de Jérusalem est particulièrement attrayant en cette période de coronavirus. de formation porte sur les champs, la végétation, le paysage ou encore la technologie et la technique.»
Nes Harim, à proximité de Beth Shemesh, est l’un des cinq camps de formation israéliens opérés par le KKL-JNF. Il bénéficie du soutien, entre autres, des amis du KKL-JNF. En temps normal, surtout en été, des milliers de visiteurs du pays et de l’étranger y affluent, d’une part, pour le contact avec la nature et, d’autre part, pour vivre une expérience captivante. Les groupes qui viennent à Nes Harim sont extrêmement hétérogènes: écoliers, groupes de retraités, soldats, délégations étrangères et autres visiteurs, nouveaux ou habitués.
Un attrait supplémentaire grâce à Jérusalem La proximité avec la capitale confère à ce lieu situé dans les montagnes de Judée une valeur ajoutée et un certain attrait. Simon Elbaz, directeur, à propos du camp de formation: «Les conditions particulières nous permettent de garder notre centre ouvert au public toute l’année, même en période de coronavirus. Notre vaste offre
Régulièrement, des habitants du sud du pays, qui ont parfois souffert des tirs depuis la bande de Gaza ces dernières années, viennent eux aussi à Nes Harim. Par exemple, Noam Urbon, 12 ans, s’est montré très enthousiaste: «C’était vraiment super de passer du temps ici dans la forêt, de vivre dans une cabane si géniale, de passer de bons moments avec ma famille et même de me faire de nouveaux amis.» Les amateurs d’histoire seront également comblés à Nes Harim: voilà quelque temps, des bénévoles qui assainissaient les chemins forestiers sont tombés sur une presse à olives, dissimulée dans les broussailles du sous-bois. Ils ont aussi découvert un four à chaux, qui sert désormais à la fabrication de matériaux de construction. Ici, on entend prendre tout le monde en compte. C’est pourquoi, selon Simon Elbaz, des efforts particuliers ont été mis en œuvre pour rendre Nes Harim accessible aux personnes en situation de handicap ou à celles ayant des besoins spécifiques ainsi que pour leur permettre de participer aux activités: «Nous travaillons constamment à supprimer les obstacles pour rendre les équipements accessibles à tous, car ce point nous tient à cœur.»
Shekel, une organisation en faveur des jeunes et des adultes ayant des besoins spécifiques, organise habituellement le camp d’été dans ce centre de formation du KKL-JNF. Les campeurs explorent la forêt et participent notamment à des activités sociales.
Classes vertes Nes Harim propose aussi à ses utilisateurs des cabanes en bois ainsi que des salles de classe bien équipées, où l’on peut suivre des ateliers sur la nature, des conférences et des cours. À l’ombre des arbres, les «classes vertes», synonymes d’apprentissage en plein air, offrent des coins attrayants pour tous En temps normal, il est possible de camper sur un emplacement extérieur spécialement aménagé à cet effet. «Nous tentons de transmettre les valeurs du KKL-JNF par le jeu, des ‘tijulim’ (excursions) et des activités pédagogiques dans la nature», explique Noga Razo, collaboratrice à Nes Harim. Il reste toutefois beaucoup à accomplir: certaines cabanes n’ont pas encore été rénovées, et celles devant accueillir des personnes ayant des besoins spécifiques doivent être adaptées Nous souhaiterions donc faire appel aux amis du KKL-JNF Suisse, même si une donatrice de longue date et amie fidèle, qui souhaite rester anonyme, s’est déjà enthousiasmée pour ce projet de taille et a décidé de le soutenir très généreusement. Il va sans dire qu’un endroit aussi spécial que Nes Harim se doit d’être rendu accessible à tous, et ce, de la manière la plus sûre et la plus confortable qui soit: ce n’est pas en vain que le KKL-JNF et ses amis du monde entier se mettent au service du bien-être de tous les habitants d’Israël.
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Éducation
Préparer le sol et les cœurs «La personne qui s’inquiète des générations à venir se consacre à l’éducation.» — Janusz Korczak Et celle qui s’inquiète des générations à venir se consacre à l’éducation. C’est en mémoire de ces précieuses réflexions que le département de l’éducation et de la communauté du KKL-JNF (que j’ai l’immense honneur de diriger) travaille à réduire les «fissures» au sein de la société israélienne et à renforcer l’éducation formelle et non formelle aussi bien au niveau national qu’international, notamment dans les périphéries géographiques et démographiques de l’État d’Israël.
Le Fonds National Juif (KKL-JNF) a été fondé voilà 120 ans. Il devait devenir l’organisme de mise en œuvre du sionisme et l’émissaire du peuple juif sur la terre d’Israël. Partant, le KKL-JNF a depuis toujours endossé des missions de grande envergure, telles que la préparation du sol, le boisement et le développement du pays. Dès le départ, les dirigeants du mouvement sioniste avaient compris qu’il serait impossible de tracer une séparation entre les actions requises pour créer des lotissements en Israël et le facteur de taille qu’est l’éducation, ou plutôt entre la «préparation du sol» dans la pratique et la «préparation des cœurs» en pédagogie.
En mémoire de précieuses réfléxions Le célèbre pédiatre polonais, Janusz Korczak, tué par les nazis en 1942 dans le camp de concentration de Treblinka, avait écrit: «La personne qui s’inquiète des jours à venir sème du blé. Celle qui s’inquiète des années à venir plante des arbres.
Dans le cadre de nos activités, nous enseignons l’amour du peuple juif, du pays d’Israël et des traditions juives mais aussi la connaissance de la terre d’Israël, de la nature et de l’environnement. Nous mettons en œuvre ceci, et bien plus encore, d’une part, grâce à de nombreux programmes pédagogiques variés visant à promouvoir l’esprit de leadership et, d’autre part, grâce à d’excellentes prestations pour les jeunes en périphérie: localités à forte proportion d’immigrants, lycées, séminaires de préparation au service militaire avec des écoliers et des jeunes de différents degrés scolaires (également en service actif), mouvements de jeunesse sioniste en Israël et à l’étranger, associations de jeunes et d’enfants ainsi que centres culturels urbains, entre autres.
Renforçer le lien Nous renforçons le lien entre le peuple et sa terre en opérant des centres forestiers. Des enfants et des jeunes y viennent avec l’intention de sentir la terre et la nature mais aussi d’apprendre à connaître le pays et l’histoire sioniste et de découvrir de nouvelles facettes d’eux-mêmes et de l’environnement. En outre, nous menons
de nombreux programmes pédagogiques liés à des centaines de sentiers pédestres dans tout le pays ainsi que des séminaires portant sur le sionisme, l’identité et l’amour de la terre d’Israël. Nous développons des contenus de formation palpitants et nous nous concentrons avant tout sur des activités variées et bénéfiques aux écoliers de la périphérie géographique (comme la Galilée ou le Néguev), sans pour autant oublier la périphérie sociale, les nouveaux immigrants ou la jeunesse juive à l’étranger. Nous sommes actifs parmi les écoliers et au sein des communautés juives à l’étranger grâce à nos émissaires pédagogiques. Nous avons développé des programmes visant à former les meneurs des générations futures et à promouvoir l’implication sociale de la jeunesse en vue de renforcer les compétences linguistiques en hébreu et de consolider l’identité sioniste. Voici l’une des étapes parmi tant d’autres que nous souhaitons aborder en collaboration avec nos partenaires et amis à l’étranger. Je vous invite tous à présent à vous joindre à nous en tant que partenaires sur le chemin pédagogique du KKL-JNF et, parallèlement, à utiliser nos contenus et programmes éducatifs. Pour de plus amples informations, prenez contact avec votre bureau régional en Suisse ou en Autriche, où nous nous tenons bien évidemment à votre disposition en tout temps, avec des conseils et des actes! Sar-Shalom Djerby Directeur du département de l’éducation et de la communauté du KKL-JNF
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Expo Dubai 2021
Expo 2021 à Dubaï: le KKL-JNF est de la partie! L’exposition universelle de 2021 à Dubaï (Émirats arabes unis) se profile à l’horizon. 192 pays souhaitent participer au plus grand salon économique du monde, qui ouvrira ses portes le 1er octobre de cette année. On y attend près de 25 millions de visiteurs. De nouvelles technologies et des innovations y seront présentées. Diversité, intégration et égalité des chances seront toutefois également à l’ordre du jour. Cette année, la devise est: «Connecting minds, creating the Future», à savoir «connecter les esprits, créer l’avenir». Sous-titre de ce salon, qui a dû être repoussé d’un an en raison du coronavirus: «Opportunity, Mobility and Sustainibility» , ou plutôt «opportunité, mobilité et développement durable». Cette exposition revêt une importance particulière pour Israël et le peuple juif, notamment en raison du lieu où elle se déroule. En effet, à la suite de la signature récente d’accords entre des pays du monde arabe et Israël (ou de leur annonce), l’État juif est lui aussi le bienvenu! Le pavillon israélien portera le nom de «Gates of Tomorrow», en français: «Les portes de demain». Le KKL-JNF fera partie des représentants du drapeau israélien, tout comme il l’a déjà fait à l’occasion de différentes expositions ces dernières années: beaucoup ont encore bien en mémoire le sensationnel pavillon «vert» qu’il avait contribué à concevoir et qui portait le titre inspirant de «Fields of Tomorrow» à l’Expo 2015 de Milan (toutes les images ci-contre ont été prises lors de l’Expo 2015 à Milan). Cette année, à l’Expo Dubai, la devise est: «KKL-JNF: nous trouvons ou inventons des solutions durables». Il y a de quoi se réjouir!!!
ulera du L’Expo Dubai se déro mars 2022. 1er octobre 2021 au 31
poroir plus sur ce thème d’im Vous souhaitez en sav .ch sse sui s à l’adresse: info@kkl tance? Contactez-nou
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Fondation de philosophie
Reconnaissance pour quelque chose extraordinaire L’année dernière, une fondation du KKL-JNF originaire de Suisse a de nouveau octroyé de nombreuses bourses à des étudiants en Israël Comme à l’accoutumée, Arthur Plotke, président du KKL-JNF Suisse, a pris la parole à cette occasion. Il a notamment évoqué l’anniversaire imminent des 120 ans du Fonds National Juif ainsi que la ville de Bâle, où il a vu le jour. C’est avec fierté qu’il a tracé Des étudiants israéliens bénéficient régulièrement une rétrospective de du soutien du KKL-JNF l’histoire du KKL-JNF, L’organisation «Fondation pour la promo- et ce, en présence d’Avraham Duvdevani, tion de la philosophie en Israël» a été créée président mondial du KKL-JNF, et d’Amnon en 1995, à l’époque sous le nom de «Keren Ben-Ami, directeur du KKL-JNF pour Israël. Kayemeth Leisrael KKL: philosophie en Arthur Plotke a mentionné que la branche Israël». Son origine repose sur les dernières suisse est née tout juste quatre ans après la volontés d’un donateur suisse généreux. fondation du KKL-JNF à l’échelle mondiale. Ce dernier avait toutefois souhaité que son Lors de la cérémonie, 37 bourses ont été nom et son identité soient traités avec la plus grande discrétion, ce qui a naturelle- allouées pour des Masters et 22 pour des doctorats, en guise de reconnaissance ment été respecté et le restera. pour les prestations fournies dans le doLa fondation s’est fixé pour objectif maine de la philosophie. Seuls deux bourde soutenir activement les études et la siers ont pu être présents pour représenter recherche en philosophie au sein des uni- tous les autres: Nitzan Faivish et Mor Henk. versités israéliennes et des départements Le premier se consacre avant tout à la de recherche du KKL-JNF. Parmi les instru- pensée de Wittgenstein et de Buber dans ments à cet égard figurent, entre autres, le domaine de la philosophie du langage. des bourses d’études, le financement de Quant au second, il étudie la philosophie mandats de recherche ainsi que des acti- religieuse d’Emmanuel Levinas. vités similaires. Motti Friedman, directeur bénévole de À l’image de bon nombre d’évènements l’Institut d’histoire du KKL-JNF, est très actif de ce type, la cérémonie de l’an dernier a dans la sélection des boursiers depuis deux malheureusement une nouvelle fois dû se ans. Et 2020 n’y a pas fait exception. Il dérouler en ligne (via Zoom) en raison de déclare: «L’année dernière, nous avons une nouvelle fois eu l’honneur d’apprécier des la pandémie.
talents manifestes et particuliers parmi les candidats.»
Pour les bénéficiaires, cela représente beaucoup, aussi bien pour leur activité de scientifique que de pédagogue. En fin de compte, tout ceci reviendra à Israël et à sa société en général. Motti Friedman ajoute que bon nombre d’entre eux n’auraient pas pu suivre leurs études sans l’aide apportée par la Fondation pour la philosophie. «La fondation, et par la même occasion le KKL-JNF, aident ainsi à augmenter et à étoffer le niveau des études de philosophie dans ce pays.» Comme Arthur Plotke l’a si bien mentionné, de nombreuses demandes de bourses sont à nouveau parvenues au cours de l’année sous revue et, malheureusement, seuls 59 étudiants ont pu être retenus: «Chaque demande a été soigneusement évaluée avant de prendre une décision.» Arthur Plotke a poursuivi dans ces termes: «Que votre travail puisse être reconnu à sa juste valeur, que votre vision philosophique soit utile à l’humanité et génère une prise de conscience intellectuelle pour l’avenir». Et il a clôturé son discours avec la citation célèbre du fondateur du sionisme moderne, Theodor Herzl: «Si vous le voulez, ce n’est pas un rêve.» Même s’il est vrai que pour les bénéficiaires, c’est un petit rêve qui se réalise.
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Tou Bichvat 2021
Tou Bichvat a été célébré…
En dépit de la situation, le nouvel an des arbres a été fêté solennellement en Suisse et en Israël – une édition avant tout en ligne En Suisse Cette année encore, en raison du coronavirus, impossible d’envisager les festivités de Tou Bichvat telles que nous les connaissons habituellement. En Israël, ce jour de fête s’est déroulé presque intégralement sous forme virtuelle (cf. ci-dessous). Étant donné que la possibilité de se rendre en Israël semblait improbable, du moins dans un futur proche, le KKL-JNF a de nouveau organisé une escapade virtuelle pour les habitants de Suisse: les personnes intéressées ont pu visionner un film d’environ 25 minutes sur leur ordinateur. De cette manière, il leur a tout de même été possible de faire une sorte de mini-voyage en Israël et, par la même occasion, de célébrer Tou Bichvat. Après un bref discours d’accueil enregistré à Zurich et prononcé conjointement par Arthur Plotke, président du KKL-JNF Suisse, et Judith Perl-Strasser, déléguée du KKL-JNF pour la Suisse et l’Autriche, les spectateurs ont embarqué virtuellement sur la mer Méditerranée en direction d’Israël, où le garde-forestier Uzi Elyiahu (cf. interview dans cette édition) a commencé par s’adresser aux personnes vivant en Suisse depuis la forêt suisse au
nord d’Israël. Cette épopée spéciale et unique s’est ensuite poursuivie vers Zikhron Yaakov, où vit le couple Iris et Beny Meisner. Ces derniers ont endossé le rôle d’hôtes, chacun dans sa langue maternelle, le français et le suisse-allemand. Le couple, originaire de Genève et de Lucerne, qui a fait son alya voilà 18 ans et réside depuis lors à Zikhron Yaakov, évoque dans cette vidéo une plantation d’arbres significative et historique sur place. Ensuite, le film présente une pépinière à Eshtaol ainsi qu’une plantation d’arbres dans la «forêt présidentielle», entre Tsor’a et Eshtaol, selon la tradition bien connue de Tou Bichvat. Outre cette expédition spéciale vers Israël, le KKL-JNF a, cette année aussi, été actif dans les écoles et les jardins d’enfants juifs: comme il a fallu encore une fois annuler les actions traditionnelles
de Tou Bichvat en Suisse romande et en Suisse alémanique, le Département de l’instruction et de l’éducation de Jérusalem a fait parvenir à la Suisse différents posters, autocollants, jeux et
autres objets en lien avec le nouvel an des arbres. Tout a ensuite été distribué dans des écoles juives à Zurich et à Genève. Les écoliers ont ainsi pu malgré tout célébrer cette occasion comme il se doit, dans un premier temps avec les enseignants, puis une fois rentrés, avec leur famille. Comme à l’accoutumée, Tou Bichvat a aussi été une journée de fête particulière pour la communauté juive de Berne (JGB). L’équipe en charge du jardin de toit a elle aussi pris la parole par voie virtuelle avec Daniel Lis, Karin Rom et Darja Pisetzki, permettant ainsi aux personnes intéressées de participer à la plantation d’un petit arbre de sureau, et ce, par des températures manifestement «arctiques», qui régnaient encore en Suisse fin janvier. À cette occasion, on a également appris que les végétaux mis en terre jusqu’ici à Tou Bichvat portaient leurs fruits: etrog mais aussi olives et grenades. Daniel Lis, représentant et membre du comité du KKL-JNF pour la Suisse, explique dans le film que c’est ainsi que cela doit se poursuivre: une promesse pour la période post-épidémique, à Berne et au-delà.
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…malgré le coronavirus En Israël En Israël aussi, il a fallu faire preuve d’imagination. Le très apprécié séder de Tou Bichvat a été célébré en ligne, et ce, de plusieurs manières. Des familles, des jeunes mais aussi des soldats et différents corps de métier y ont pris part en grand nombre. Cette année a eu ceci de particulier qu’en raison du confinement les participants n’ont pas pu se rendre dans les forêts le jour-même pour planter des arbres. Au lieu de cela, des camions verts du KKL-JNF ont sillonné tout le pays, du nord au sud, pendant toute la semaine de Tou Bichvat. Ils sont passés aussi bien par des hôpitaux, que des homes pour personnes âgées, des centres d’accueil et des bases militaires. Chaque halte a été l’occasion de monter une scène, de chanter, entre autres des chansons de Tou Bichvat, et de distribuer des cadeaux. Les camions ont amené la bonne humeur
partout où ils se sont arrêtés. Bien entendu, les mesures d’hygiène préconisées ont été très strictement observées en tout temps. Mais on a quand même planté quelques arbres en cette année de coronavirus, p. ex, dans la ferme écologique de Siach Hasadeh, dans la région de Mateh Binyamin. Avraham Duvdevani, président mondial du KKL-JNF, était également sur place, accompagné de représentants régionaux. La plantation principale s’est toutefois déroulée dans la forêt de Mevo Modi’im, en présence de représentants d’organisations mais aussi de particuliers et d’équipes médicales. Comme le nouvel an des arbres est tombé sur le jour de la libération d’Auschwitz (27 janvier), une cérémonie a également été tenue à cet égard: un arbre spécial a été mis en terre à Kiriat-Motzkin, au nord d’Haïfa. En mémoire des 6 millions de victimes de la Shoah. La devise était: «Nous plantons de l’espoir pour l’avenir en rendant hommage à ceux qui ont péri mais aussi à ceux qui ont survécu à cet enfer.» Enfin, des arbres ont aussi été mis en terre en l’honneur de ceux qui ont donné leur vie pour la communauté durant la guerre d’indépendance en 1948. Ainsi, à Neve Daniel, on a commémoré 15 membres du convoi Nabi Daniel, qui avaient jadis apporté du matériel de ravitaillement et des aliments dans la région de Goush Etzion assiégée par les armées arabes. Ces bienfaiteurs ont ensuite péri sur le chemin
du retour vers la ville de Jérusalem convoitée. 15 oliviers ont été plantés en leur mémoire. Le président mondial du KKL-JNF Avraham Duvdevani n’a une nouvelle fois pas voulu manquer cette occasion de participer en personne. Un vétéran de l’époque, dénommé Mordechai Adika, qui faisait partie des défenseurs de Goush Etzion durant la guerre d’indépendance, a également répondu présent, conférant ainsi à cette cérémonie un éclat tout particulier. Il va de soi que, malgré ces activités palpitantes en Suisse et en Israël, tous espèrent fortement pouvoir à nouveau célébrer Tou Bichvat «normalement» l’an prochain – dans les écoles, mais aussi dans les forêts, les villes et les villages d’Israël.
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Portrait
Hiruy Amare: l’homme qui fait pousser des forêts dans sa pépinière Alors qu’il n’était qu’un enfant et qu’il travaillait dans les champs agricoles de sa famille en Éthiopie, Hiruy Amare entendait déjà parler d’Israël. Aujourd’hui responsable de la pépinière Golani du KKL-JNF dans les bois de Lavi, où se trouve aussi la forêt suisse, il peut voir les graines qu’il plante se déployer jusqu’à devenir des forêts.
Il a fréquenté l’école locale jusqu’à la quatrième année, puis on l’a envoyé en apprentissage dans la ville toute proche d’Asla. «J’ai été forcé d’apprendre à gérer ma vie de manière indépendante dès mon plus jeune âge.»
Un nouveau départ
Hiruy Amare Tadesse, de son nom complet, a 59 ans et il vit à Kiryat-Bialik avec son épouse. Ensemble, ils ont élevé quatre enfants: le plus jeune est un fils de 21 ans, qui sert actuellement dans l’armée israélienne. Hiruy est né dans la petite ville de Horota à proximité d’Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Son père travaillait dans l’agriculture: il cultivait des fruits et des céréales, dont surtout du teff (la céréale nationale en Éthiopie). «Quand j’étais enfant, j’aidais ma famille à la ferme. Je labourais avec une charrue tirée par des bœufs, je travaillais le sol, je faisais la récolte: j’accomplissais tous les travaux agricoles», se souvient-il.
Sa vie a radicalement changé au début des années 1990, et plus précisément en 1991. En effet, quelques mois après l’opération Salomon, qui a permis à des milliers de personnes et de familles juives d’arriver d’Éthiopie en Israël grâce à un pont aérien, Hiruy et sa famille ont également fait leur alya. «Une partie de ma famille avait déjà immigré en Israël dans les années 1980, en passant par le Soudan. Sur le chemin, nous avons perdu un certain nombre de proches, qui n’ont malheureusement jamais réussi réussi à atteindre Israël. Notre famille nous racontait la vie en Israël, et nous étions sûrs d’une chose: en tant que Juifs, nous voulions vivre là-bas. On nous avait préparés au fait que tout n’y était pas toujours rose et que nous y rencontrerions aussi des obstacles difficiles à surmonter.»
Et il n’a effectivement pas été facile pour eux d’arriver dans un endroit où l’on parlait une langue qu’ils ne comprenaient pas et où régnait une tout autre culture. «Je ne comprenais pas un mot d’hébreu mais je parlais le russe, que j’avais appris durant mes études en Ukraine. Je pouvais donc communiquer avec les immigrants originaires des pays de l’ancienne Union soviétique. On m’a souvent même demandé de faire l’interprète.» Après avoir suivi des cours organisés par le KKL-JNF en collaboration avec l’Agence juive et le ministère du Travail, Hiruy a été engagé comme inspecteur des forêts auprès du KKL-JNF en 1993. «Ma tâche consistait alors à sillonner les forêts du nord d’Israël en vue de contrôler la santé des bois et la densité du peuplement d’arbres. Mes constatations aidaient ensuite à décider où et comment il faudrait traiter la forêt», nous décrit-il aujourd’hui son activité de l’époque. Six ans plus tard, il a obtenu le poste d’assistant du responsable de la pépinière Golani du KKL-JNF, où il a ensuite lui-même été nommé responsable lorsque son prédécesseur est parti à la retraite. Une partie de cette pépinière est d’ailleurs consacrée à la forêt suisse.
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En tant qu’«oleh chadasch», ou nouvel immigrant originaire d’Éthiopie, Hiruy Amare a-t-il dû ou doit-il encore sans cesse faire face à des préjugés? Très rarement, nous confie-t-il: «Il arrive que des gens viennent au bureau, demandent à voir le responsable et sont ensuite étonnés d’entendre que c’est moi.» Il a travaillé dur et s’est donné beaucoup de mal pour réussir professionnellement. Il s’agit là, selon lui, de la meilleure manière de combattre les préjugés.
Je souhaiterais devenir un exemple pour ma communauté et prouver à tous les citoyens du pays que la couleur de peau n’a pas d’importance. Parmi les autres thématiques centrales figure en particulier la relation des jeunes à la terre et au sol. Notre responsable de pépinière était habitué au fait qu’en Éthiopie ce lien soit fort et immuable. Selon lui, en Israël, c’est différent, plus compliqué: «Parfois, on dirait que la jeune génération ne s’intéresse qu’aux ordinateurs et aux smartphones. Certains viennent à la pépinière et ne veulent pas toucher la terre, ils ne veulent pas se salir les mains. C’est pourquoi, outre la production de plants, la pépinière endosse une importante mission éducative, qui consiste à renforcer la connexion entre l’être humain et la terre.»
Une contribution pour le monde Hiruy Amare n’a toutefois pas beaucoup de temps pour réfléchir à de tels aspects fondamentaux. En effet, en temps normal, en dehors de la crise du coronavirus, il doit aussi recevoir de nombreuses délégations étrangères, qui souhaitent découvrir le processus intégral de culture forestière, des graines aux plants. Ceci donne parfois lieu à des situations cocasses, nous raconte Hiruy: «Lorsque des délégations arrivent de Russie, ça m’amuse de les surprendre en m’adressant à eux dans leur langue. J’ai aussi déjà reçu des délégations d’Éthiopie et d’autres pays africains.» Il existe d’ailleurs un lien tout particulier avec son pays d’origine: le projet de culture maraîchère «graines de l’espoir» auquel Israël participe en Éthiopie. Voilà quelques années, Hiruy Amare a pu s’y rendre et exposer le travail du KKL-JNF. Une promenade dans la forêt de Lavi à proximité permet de constater à quel point Hiruy Amare apprécie le contact avec la nature et le panorama de la verte forêt: «Travailler dans la pépinière renforce énormément ma connexion à la terre, s’exprime-t-il. J’ai l’impression qu’il y a une partie de moi à chaque endroit où se trouve un arbre qui a poussé dans ma pépinière.»
La pépinière Golani du KKL-JNF Dans les trois pépinières d’Israël (Gilat au sud, Eshtaol au centre et Golani au nord), toutes exploitées par le KKL-JNF, l’objectif est de mettre en terre et d’entretenir les plants de différentes espèces d’arbres. L’accent est mis sur les arbres forestiers pour former des bosquets naturels, par exemple amandiers, conifères ou encore caroubiers. La pépinière Golani est la seule à également faire pousser des cèdres, l’arbre emblématique du Liban, qui résiste même aux tempêtes de neige. Par ailleurs, les collaborateurs cultivent des eucalyptus pour les apiculteurs et en vue d’en faire du bois de chauffage. Enfin, on y fait aussi naître des plantes d’ornement pour les parcs et les jardins publics. La pépinière accompagne tout le processus, à commencer par la graine de l’arbre qui poussera dans la forêt. Hiruy Amare, qui y travaille depuis 18 ans, estime avoir fourni pas moins de cinq millions de plants durant cette période. En ce qui concerne les produits pour lutter contre les ravageurs, ils sont utilisés avec beaucoup de retenue. Hiruy Amare à cet égard: «L’élevage dans des trémies s’effectue séparément, sans sols naturels, ce qui réduit considérablement la quantité de nuisibles. Mais il y a tout de même des maladies et des parasites.» Il semblerait que les ennemis jurés soient ici les poux rouges, qui attaquent les térébinthes, et les champignons, qui endommagent les feuilles du chêne, de l’eucalyptus et de l’arbre de Judée. Les plantes subiraient beaucoup de problèmes à la racine au moment de pousser.
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Nouveau projet d’intégration
«Tous nos rêves se sont réalisés» La «Maison de l’Amitié» à Kiryat-Bialik est devenue un lieu de rencontre très important pour les nouveaux immigrants d’Éthiopie, où ils ont aussi régulièrement contact avec des Israéliens établis depuis longtemps dans le pays. Le KKL-JNF Suisse soutient également ce projet.
Le festival de Sigd, qui a lieu 50 jours après Yom Kippour est la fête la plus importante des «Beta Israel» (Juifs éthiopiens). C’est également un jour de fête national en Israël. Avant la fête du Sigd, qui s’est déroulée le 15 novembre de l’année dernière, Ora Tesama, responsable de la Maison de l’Amitié, a expliqué à Horizons Verts le développement prévu du centre de communauté et d’héritage culturel pour les Juifs éthiopiens à Kiryat-Bialik, entre autres, avec l’aide du KKL-JNF. «La Maison de l’Amitié aurait été construite en 2018 dans le but de créer non seulement un centre de communauté et d’héritage culturel pour les Juifs éthiopiens mais aussi un lieu de rencontre pour tous les habitants de Kiryat-Bialik», nous explique Ora Tesama, qui ajoute immédiatement: «Aujourd’hui, j’ai le plaisir de constater avec certitude que tous nos rêves se sont réalisés.» Ora Tesama connaît de sa propre expérience les défis auxquels sont confrontés les «olim» (nouveaux immigrants en Israël) en provenance d’Éthiopie. En effet, à l’âge de 10 ans, elle a fait le pénible voyage de l’Ethiopie vers Israël en passant par le Soudan pendant «l’Opération Moïse». Après avoir étudié au lycée renommé de Kfar Chassidim, elle a commencé à travailler avec les olim éthiopiens en tant que collaboratrice au ministère de l’Intégration des nouveaux immigrants. Elle a ensuite servi d’émissaire pour l’Agence juive en Éthiopie. En 2014, la municipalité de Kiryat-Bialik a approché
Ora Tesama pour lui demander son aide afin de gérer l’important flux d’olim éthiopiens qui s’étaient installés dans le quartier de Tzur Shalom.
Plus de difficultés à s’intégrer que les autres Ora Tesama explique que «durant cette période, la vision d’un centre culturel et pédagogique pour les Juifs éthiopiens a progressivement pris forme. Je savais que ces personnes avaient besoin de quelque chose pour les renforcer au sein de leur communauté et leur permettre de continuer à vivre activement leur héritage culturel.» Elle ajoute qu’il était évident qu’ils avaient plus de difficultés à s’intégrer que les autres groupes d’immigrants en Israël: «La plupart venaient de villages très reculés en Éthiopie, ils n’avaient jamais vu une ville moderne et n’avaient aucune connaissance des systèmes économiques d’un pays industrialisé. Ils n’avaient jamais utilisé l’électricité auparavant. Leur noyau familial avait explosé, et leurs valeurs et pensées traditionnelles étaient mises à très rude épreuve.» La Maison de l’Amitié est un centre communautaire au véritable sens du terme. Elle est au service de toute la communauté des olim d’Ethiopie à Kiryat-Bialik et au-delà, et ce, du jardin d’enfant jusqu’au troisième âge. L’architecture très attrayante du centre est inspirée du «tukul» traditionnel en Ethiopie, une bâtisse en glaise munie d’un toit de chaume en forme de cône et entourée de larges
Discussion avec Ora Tesama (à droite), responsable de la «Maison de l’Amitié»
espaces ouverts. À peine arrivés ici, les olim éthiopiens se sentent inexorablement chez eux: cet endroit leur rappelle le pays qu’ils ont dû quitter, selon Ora Tesama. Ici, ils ont le sentiment de pouvoir se réunir sans avoir à se sentir étrangers en raison de leurs coutumes traditionnelles. «Toutefois, en parallèle, ils apprennent aussi l’hébreu et sont familiarisés graduellement avec notre mode de vie israélien.»
Quel rôle joue le KKL-JNF? Ora Tesama répond de manière très claire à cette question: «Le KKL-JNF joue un rôle extrêmement important. En effet, il est à l’initiative de tout le jardin et des espaces extérieurs qui entourent le bâtiment, dont font, entre autres, partie de longues pistes traversant le paysage attenant à l’établissement. Ces aménagements permettent aux olim de rester
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Visites d’écoles La crise du coronavirus a révélé à quel point la Maison de l’Amitié était également devenue vitale pour la ville. «Par exemple, le matin, nous hébergeons actuellement cinq classes d’un établissement scolaire tout proche, qui n’a pas assez de salles pour répartir ses écoliers dans les petites unités d’enseignement nécessaires.» En raison du coronavirus, la fête du Sigd mentionnée en début de texte a dû être célébrée différemment et plus modes-
connectés à la nature, comme dans leurs petits villages natals.» Le KKL-JNF a aussi créé un jardin communautaire, où enfants et adultes peuvent planter des légumes et des fines herbes, à l’instar de leur ancien mode de vie en Éthiopie. En bref: tout l’espace extérieur et l’architecture paysagère ont été aménagés par le KKL-JNF. Certains éléments en cours de planification ont été «adoptés» par le KKL-JNF Suisse, car ce sont précisément ce genre de projets qui lui tiennent à cœur: ceux qui forment une passerelle entre des personnes de différentes couches de la population et issues de milieux culturels et historiques divers ainsi qu’entre des Israéliens établis dans le pays depuis longtemps et des nouveaux immigrants. L’environnement et la nature que nous partageons tous fait également partie des critères. Il va sans dire que ce cadre, bâtiments et jardin compris, est des plus esthétiques et attrayants. Et cette conception n’a pas échappé à de nombreuses personnes bien au-delà de la Maison de l’Amitié: «Aujourd’hui, notre établissement est fréquenté régulièrement par tous les segments de la société. Des conférences d’enseignants y ont lieu, tout comme des cours de perfectionnement de diverses organisation ou encore des conférences de la police ou de l’administration communale. La liste est longue.» L’intérêt suscité a également une conséquence pour Ora Tesama: «Dès que j’ai compris que notre bâtiment si beau et si spacieux était prisé par tant de groupes et d’organisations différentes, j’ai décidé
de le rendre accessible à tous gratuitement pour autant qu’ils laissent les olim éthiopiens participer à leurs évènements.» Ainsi, la Maison de l’Amitié est devenue un lieu de rencontre important entre les nouveaux arrivés d’Éthiopie et les anciens d’Israël, ce qui confronte aussi ces premiers avec tous les nouveaux thèmes et pensées imaginables d’un autre monde. Ora Tesama: «Ce système fonctionne et a fait des merveilles. On peut mesurer le succès des deux dernières années à l’aune du nombre important de personnes qui ont fait usage de la Maison de l’Amitié et de ses offres.»
C’est un lieu qui respecte ceux qui le fréquentent et qui reçoit en retour beaucoup de marques de considération.
tement que lors des deux éditions précédentes. Ora Tesama reconnaît que c’est bien évidemment décevant, car les deux premières éditions étaient fantastiques. Pour 2020, il avait été décidé d’utiliser un camion de la municipalité, équipé de haut-parleurs, qui a alors sillonné toute la journée les quartiers où résident des Éthiopiens et passé de la musique éthiopienne traditionnelle ainsi que des prières: «On entendait ainsi tout de même faire régner dans la ville l’esprit et l’ambiance de ce jour de fête en cette année particulière.»
Faites un don maintenant! Avec votre don, vous aidez le KKL-JNF à réaliser ce projet important.
• Fonds National Juif (Suisse) • IBAN: CH14 0900 0000 1200 3244 7 • Mot-clé: maison de l’amitié
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ers lecteurs, ch et s ce ri ct le s re Chè mis du KKL-JNF, a s er ch et s ie m a Chère s
r dans notre dernier neur de me présente Après avoir eu l’hon j’ai le plaisir de vous avouot 5780/2020, Ch s rt Ve ferais ns izo or numéro d’H rusalem comme je le dans ma cuisine à Jé ai ci, j’y ise fo qu e ot tt ou ce av r, invite au de Ch J’espère que le gâte même. de ire fa n d’e avec de bons amis. vie a en le Jael vous donner concocté avec ma fil t lier qu’elle ne contien ie a ceci de particu ser ut tis to pâ en e nt ou ’h ule cc ssa Cette su rfaite pour Pe t donc également pa ou d’une pas de farine: elle es la maladie cœliaque de t an fr uf so es nn rso pe temps pour les n. sensibilité au glute llente avouot de mon exce traditionnelle de Ch e pe tt ro ce Eu re t e en tt em ce rt ns Je tie reau au dépa stée, i j’ai partagé un bu re qu t ec es i av qu ma et Rim es ie né am uses an l pendant de nombre principal du KKL-JNF en Israë nte collègue du site lle ce ex e un e, iss Su en us lieux. rt to pa en dé et n s mo après èle, en tout temp fid ie am e l ’un qu si », arrivées en Israë de Jérusalem ain des «olot hadashot ux le de ’el es qu ut rs to alo es e ain mm Nous so venue d’Ukr spora: Rimma y est issue dia ine la pe à de , e ne dr jeu ca e le ut dans migré to e fille, et moi j’ai im n’était qu’une petit e, en Autriche. nn Vie de é sit er de l’Univ tant s, nos expériences en s. sont très différente s ée ire ud so to t his en s no lem si ab Même l nous ont vérit aë Isr en s , te et an le gr mb ments ense que nouvelles immi cu beaucoup d’évène vé s é on iti av am us «l’ e no s, vis de es (selon la Au fil du temp nombreuses recett es tt de é ce re ng s ha me éc de es, ne tr au l’u entre pour vous …» ). Et voici donc . passe par l’estomac j’ai reçues de Rimma e qu s lle ce i préférées parm l’un de vos favoris? teau deviendra aussi gâ ce e qu n bie e tr Peut-ê bien sûr, moi aussi. rtainement ravie, et Rimma en serait ce plaque du four , veillez à ce que la on iss cu la de s lor Important: ément remplie d’eau. N’ouvrez le four sous aucuezn inu rm soit toujours unifo oidi. Lorsque vous dim e le gâteau ait refr n. qu tio ce au éc ’à pr qu ec jus av te le ex prét à 160 °C, faites0 20 de ur nne fo bo e du ut e et, comme to la températur gâteau est sensible le : rs lie pa r pa in. la so Réduisezendre le plus grand amitié, il faut en pr
Gâteau de Chavouot à la mode Rimma De la cuisine de Judith et Jael
Ingrédients
● 6 œufs – séparer les jaunes des blancs d’œufs utiliser ● 750 g de fromage fondu «gwina lewana» (ne pas
de fromage blanc ou de séré, car en Israël, ils ont une consistance similaire au yaourt), également parfait comme dips ou fromage à tartiner, etc. ● 1 gobelet de crème acidulée ● 1 1/2 verre de sucre ● 5 cs de fécule de maïs marque Osem) ● 1 sachet de vanille en poudre (de préférence de la
Préparation
e du four.
● Préchauffer le four à 200 °C, remplir d’eau la plaqu et battre ● Mélanger les blancs d’œufs avec un verre de sucre
en neige ferme. ● Dans un autre récipient, bien mélanger le fromage, la crème acidulée, le reste du sucre, la vanille en poudre et la fécule de maïs. . ● Incorporer les œufs en neige ferme avec précaution «sir pele» ● Beurrer un moule à gâteau (j’ai ce qu’on appelle un ce type pour tiers ou «casserole magique», que j’utilise volon de gâteaux mais un plat à jachnun, ce délice yéménite, fera parfaitement l’affaire!), puis y insérer le mélange. la formation d’une couche dorée sur la partie supérieure (ce qui peut prendre plus de temps selon le four). une heure. ● Ensuite, diminuer à 160 °C et laisser cuire pendant l’ouvrir ● Une fois l’heure écoulée, éteindre le four, mais ne sous aucun prétexte! le four ● Laisser reposer le gâteau encore deux heures dans (sinon, il s’affaissera…).
’à ● Mettre au four environ 15 minutes à 200 °C, jusqu
Be’TeAvon et Chag Schawuot Sameach! Bien à vous, Judith Perl-Strasser, Déléguée du KKL-JNF Israël en Suisse
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Portrait
«J’ai une forte attache à Israël» Depuis peu, le KKL-JNF Suisse a un nouveau collaborateur en Suisse romande: Cyril Picard, 35 ans, répond aux questions d’Horizons Verts. Monsieur Picard, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs? Qui êtes-vous ?
Judith Perl-Strasser et mes convictions, soient en parfaite adéquation.
«Originaire de Lyon, je viens de fêter mes 35 ans. J’ai habité à Londres, juste après mes études en ingénierie structurelle, afin d’y commencer ma carrière professionnelle. Pendant plusieurs années, j’ai pu travailler sur des projets tels que le village des Jeux Olympiques de 2012 et sur des projets immobiliers complexes internationaux, avec des architectes comme Zaha Hadid.
Aujourd’hui, à travers nos projets, je peux contribuer au développement d’Israël et avoir un impact positif sur son tissu social.»
Suite à une profonde réflexion intérieure, j’ai décidé de faire une conversion au judaïsme. Cela a duré deux ans. J’ai été encadré par le Consistoire de Paris et par M. le Grand Rabbin Dr. Izhak Dayan, ici à Genève. Quelques temps après, j’ai rencontré ma future épouse, Shahar, Israélienne et pédiatre. Nous avons un fils Liam, 22 mois, et j’ai une fille Nahla, 8 ans.» Vous êtes le nouveau représentant du KKL-JNF pour la Suisse romande. Pourquoi avoir accepté de relever ce défi? «Rien au départ ne me prédestinait à accepter cette fonction aux enjeux philanthropiques allant bien au-delà de la simple plantation d’arbres. Mais j’y ai vu une véritable opportunité d’apporter une contribution personnelle à Israël, après tout ce que le judaïsme a pu m’apporter. Avant d’accepter, il était primordial que la vision du KKL-JNF, celle de notre déléguée du KKL-JNF Israël,
Quel est votre rapport à Israël? «J’ai une forte attache à Israël, ma famille et mon parcours en sont la raison. Ma première visite remonte à l’été 2014, c’étaient les prémices de ma conversion. Je me devais de comprendre au mieux ce pays et sa culture qui m’étaient alors inconnus et ainsi, pouvoir fonder ma décision sur des expériences et des faits concrets.» Quels sont vos objectifs au sein du KKL-JNF? «Pousser d’avantage notre communication. Il est important de montrer à nos donateurs et futurs donateurs, notamment les plus jeunes, tous les projets que nous réalisons grâce à eux, l’impact est réel. Faire un retour multicanal et régulier est primordial, il en va de notre intégrité. Mais aussi mettre plus en évidence plus en évidence nos différents projets. Chacun doit être encouragé à participer, à la hauteur de ses moyens, et ainsi faire une véritable différence. Enfin, être plus proches de nos donateurs non-juifs, qui contribuent énormément et
que je pense pouvoir mieux comprendre. Il m’est cher de leur apporter une attention toute aussi particulière.» Normalement, des activités (concerts, conférences, etc.) font partie des évènements organisés par le KKL-JNF. En ce moment, tout ceci est impossible. Comment le gérez-vous? Difficile et frustrant, moi qui suis désireux de rencontrer nos donateurs. Mais cela nous a poussés à innover, avec des évènements en ligne, comme pour Hanoucca ou Tou Bisvhat, que nous allons continuer à explorer et à améliorer. Nous avons su profiter de cette situation en intégrant de nouveaux bureaux plus en adéquation avec notre activité, tout en restant proches de la communauté. Depuis décembre dernier, nous sommes installés à la rue Pedro-Meylan à Genève. J’invite par ailleurs tous nos amis du KKL-JNF à venir nous rendre visite, une inauguration aura lieu dès que possible. J’espère pouvoir bientôt organiser d’évènements tels que mes prédécesseurs l’ont fait. Je tiens par ailleurs à les saluer et à souligner leur travail et dévotion pour le KKL-JNF, durant toutes ces années. Mais nous reviendrons en force, avec notre 120e anniversaire, à Bâle, reporté à 2022. Ce sera un évènement international majeur pour le KKL-JNF. Nous comptons sur vous.
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ISRAËL VOTRE HÉRITIER: UNE RESPONSABILITÉ POUR DES GÉNÉRATIONS Montrez votre attachement à Israël et faites un cadeau à la prochaine génération! Avec un testament en faveur du KKL-JNF, vous contribuez à assurer l‘avenir du pays.
KEREN KAYEMETH LEISRAEL FONDS NATIONAL JUIF ENGAGÉ DEPUIS 120 ANS POUR ISRAËL ET SES HABITANTS
KKL Treuhand-Gesellschaft AG Schweizergasse 22, 8001 Zurich, BP, 8021 Zurich Tel. 044 225 88 00, E-Mail: info@kklschweiz.ch
Keren Kayemeth Leisraël
Fonds National Juif (Suisse) Rue Pedro-Meylan 1 1208 Genève Tél. 022 347 96 76 www.kklsuisse.ch info@kklsuisse.ch Swiss Post-Finance Numéro du compte 12-3244-7 IBAN CH14 0900 0000 1200 3244 7
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Mentions légales Horizons Verts 61 – Mai 2021 Rédaction/Textes Peter Bollag, Arthur Plotke, Yves Kahn, Lior Pardo, Cyril Picard, Judith Perl-Strasser Layout pascii.net Fotos Archives du KKL-JNF Israël et Suisse Papier Ce document a été imprimé sur du papier recyclé et certifié FSC
120 ANS DE VISION ET D'ACTION
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