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Horizons Verts
Nouveau projet: Nahoula
Tou-Bichvat à Genève
Le développement d’Israël - un plan
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Chers amis du KKL-FNJ, Ishay Haramaty, notre cher et très estimé schaliach (délégué) et directeur de longue date nous a quittés après cinq ans et demi d’activité pour rentrer en Israël. Ishay Haramaty mérite toute notre reconnaissance pour son travail exceptionnel et très fructueux. Durant cette période, il a réalisé d’innombrables projets magnifiques pour la population d’Israël mais aussi pour les touristes locaux et internationaux. Ce qu’il y a de spécial dans son travail, c’est qu’il a toujours réussi à trouver l’équilibre entre tous les projets que le KKL-FNJ avait à proposer. Toutes les couleurs de notre logo y sont représentées: le vert pour la forêt, la sylviculture et les loisirs, le brun pour la terre, les communautés, l’agriculture et la formation, le bleu pour l’eau. Ainsi, le KKL-FNJ Suisse est évoqué dans tous ces projets importants qui contribuent à améliorer la vie de la population d’Israël dans son ensemble. Nous le remercions de tout cœur pour son activité irréprochable en tant que schaliach et lui souhaitons tout le meilleur à lui et à sa famille. Toda Raba. J’ai le grand plaisir de vous présenter notre nouvelle schlicha (déléguée) et directrice pour la Suisse, Madame Judith Perl-Strasser, qui a commencé son activité à Zurich à la mi-mai. Madame Perl-Strasser est originaire de Vienne et elle a travaillé depuis 1994 pour le KKL-FNJ de Jérusalem, récemment en tant qu’excellente et très appréciée responsable des pays germanophones. Nous lui souhaitons un bon début, plein succès ainsi que beaucoup de plaisir dans cette nouvelle activité passionnante et pleine de défis. À lire également les articles sur le nouveau commencement de Judith Perl-Strasser et le départ d’Ishay Haramaty en pages 16 et 17 d’Horizons Verts. Arthur Plotke Président - KKL Suisse
Photo de couverture: famille sur la rampe d’observation Lac Houla Agamon
Éditorial Chers amis du KKL-FNJ, Cette publication me fournit l’occasion de m’adresser personnellement à chacun d’entre vous, pour la première fois. Quelques mots sur moi: issu d’Ukraine, j’ai immigré en Israël en 1990 à l’âge de 16 ans, je suis marié à Mazal, véritable sabra, et ensemble nous élevons nos trois enfants Atir, Yarden et Nevo. Si je devais me définir en quelques de mots je dirais que je suis sioniste et fier de l’être. Au cours de ma carrière, j’ai occupé divers postes au sein d’organisations sionistes. J’ai de l’expérience dans le domaine de la collecte de fonds pour financer les activités sionistes et le développement des communautés juives de la diaspora. J’ai très rapidement compris que le sort du peuple juif en diaspora et l’avenir de l’État d’Israël étaient étroitement liés et c’est ce qui m’a toujours guidé dans mon travail. Aujourd’hui, après avoir été nommé directeur exécutif de la Division des affaires étrangères et des ressources du KKL-FNJ en août 2018, je suis ravi d’avoir enfin le privilège d’œuvrer au renforcement de nos relations avec vous, nos amis suisses. Il est clair que vous avez laissé une forte empreinte partout en Israël et notamment dans la périphérie qui a tant besoin d’être soutenue. Ne serait-ce que l’année dernière, grâce à votre aide, nous avons pu construire la magnifique promenade du parc de Yeroham et préparer le terrain pour la construction de logements à Ein Yahav dans la zone de l’Arabah. Nous avons également achevé un projet de verger accessible destiné au village pour enfants de la rivière du Jourdain et construisons actuellement des zones de loisir et de rassemblement à Yad Vashem à Jérusalem ainsi qu’une promenade offrant une vue exceptionnelle sur le lac de Monfort en Galilée. Cette année, nous continuerons à étendre la ceinture verte qui entoure la ville de Beer-sheva. Le programme de vision «Israël 2040» est conçu pour assurer la résilience nationale, économique et sociale d’Israël et pour renforcer les communautés du Néguev et de Galilée. Nous considérons le Néguev et la Galilée comme les futures forces motrices du pays et envisageons de déplacer les centres économiques et d’emploi vers ces périphéries afin d’attirer un million de nouveaux résidents dans le Néguev et un demi-million en Galilée. Dans le cadre de cette vision, le KKL-FNJ envisage la création d’une zone industrielle de haute technologie de 300 hectares en plein cœur de la Galilée. Je tiens à vous remercier pour votre soutien indéfectible et votre dévouement envers le KKL-FNJ et le peuple d’Israël. Je suis à votre disposition à tout moment et serais ravi d’avoir de vos nouvelles et de rencontrer chacun d’entre vous. Ensemble, nous réaliserons le rêve sioniste en terre d’Israël. Cordialement, Directeur exécutif, Développement des ressources globales Keren Kayemet Leisraël – Fonds national juif
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Projet principal
Un bijou pour le nord d’Israël: avec l’aide de la Suisse Le KKL-FNJ Suisse soutient un nouveau projet: le site Nachula au nord d’Israël est en passe d’abriter un centre d’observation d’oiseaux et un parc en bordure de lac, promouvant ainsi également une écologie douce
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n centre de visiteurs au nord d’Israël où figurent en ligne de mire non seulement l’observation d’animaux sauvages mais aussi l’enseignement pratique écologique: telle est la promesse du complexe aquatique et animalier Nachula prévu par le KKL-FNJ. Un «jardin nordique» du KKL-FNJ tout autour du parc en bordure du lac Agamon Hula, qui vise à offrir à toute la famille des éléments écologiques et pédagogiques mais aussi de l’aventure et du bon temps. Le nom «Nachula» est une contraction de «nachal» (fleuve) et de «Hula», de la vallée et du lac du même nom. Le site se trouve à 20 km au sud de la ville de Kiryat Shmona, à la frontière avec le Liban. Il abrite d’ores et déjà le parc naturel et ornithologique du KKL-FNJ «Agamon Hula»
et reçoit donc chaque année une multitude de visiteurs israéliens et internationaux. En effet, la vallée de la Hula se situe sur l’un des plus importants trajets de migration aviaire au monde: deux fois par an, plus d’un demi-milliard d’oiseaux aquatiques, de Passeri et de rapaces font une escale à l’Agamon lors de leur long voyage entre l’Afrique et l’Europe. Au fil des années, un écosystème unique de renommée internationale s’y est développé. Le parc est entre-temps devenu un exemple de cohabitation entre la nature, le tourisme et l’agriculture durables - également étroitement lié à l’histoire d’Israël. En outre, voilà quelques années, le célèbre magazine britannique BBC Wildlife a désigné le parc Agamon comme l’un des sites d’observation animalière les plus éminents du monde.
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Le KKL-FNJ est actif dans la vallée de la Hula depuis les années 1950: il y a asséché des marécages et soutient aujourd’hui encore les communes avoisinantes et l’agriculture régionale. À présent, il entend contribuer à développer le site Nachula comme partie septentrionale du parc, entre autres, avec l’aide de la Suisse. Parmi ce projet figurent, outre les sites d’observation et de nourrissage des oiseaux, des tunnels de jeu et des tunnels creusés à l’image d’antres d’animaux. Et puis, il y a notamment un «sentier des sens», un chemin avec différentes structures de surface, telles que du bois, du gravier ou du sable. Ou encore la «vis d’Archimède», un dispositif permettant de pomper l’eau à partir d’un bassin situé plus bas, de l’emmener vers les digues et permettre ainsi la baignade. Qui plus est, de nouveaux arbres et de nouvelles fleurs y seront plantés: pistachiers, figuiers, platanes, caroubiers et papyrus, anémones et cyclamens. Les donneurs en faveur de ces parties du parc seront honorés comme il se doit.
«Sentier des sens»
Un tour guidé
Vis d’Archimède en action Photo gauche: visualisation d’une idée
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INTERVIEW
Entretien avec Omri Bonneh, directeur du KKL-FNJ pour le nord d’Israël «Une raison d’être fiers» Pourquoi vous engagez-vous depuis si longtemps pour le KKL dans cette région? Omri Bonneh: «Les activités du KKL-FNJ au cours des 80 dernières années ont contribué de manière décisive à développer la vallée de la Hula, telle qu’elle se présente aujourd’hui, avec cette mosaïque de champs, de canaux et d’autres éléments aquatiques. Déjà bien avant la naissance d’Israël, le KKL-FNJ a fait en sorte d’assécher les marécages et d’aménager des surfaces agricoles à l’intention de nouveaux habitants dans cette région. En particulier l’assèchement des marécages, alors grandement responsables de la présence du paludisme, a représenté une tâche considérable. Après 1948, cette tâche a pour ainsi dire été transmise au Fonds National Juif en guise de «devoir national» par le premier des premiers ministres, David Ben Gurion. Plus tard, il s’est également agi, d’une part, de résoudre des problèmes tels que la manière de stocker cette précieuse ressource qu’est l’eau pour la réutiliser et, d’autre part, d’améliorer la gestion agricole.
Un aperçu passionnant du monde de l’eau
Une partie de ces projets a consisté à développer le lac Agamon Houla comme objectif pour l’écotourisme, et ce, aussi en vue de créer une source de revenus supplémentaire pour les habitants de cette région du nord. Cette ambition s’est sans aucun doute réalisée grâce à près de 400 000 visiteurs par an. Désormais, il faut continuer d’investir dans ce tourisme doux au nord. Le KKL-FNJ voit le projet du lac Agamon Hula comme une possibilité de continuer de faire évoluer la haute Galilée: en termes de tourisme, certes, mais tout en respectant l’environnement.» Cette région joue également un rôle de taille pour les oiseaux (cf. à cet égard l’article sur le projet Nachula). Estelle à présent plus importante pour l’homme ou pour l’animal? «Nous croyons que l’équilibre reconnu fragile entre agriculture et écotourisme est possible, dans un sens comme dans l’autre. L’un des conflits ayant par exemple surgi dans cette région a ainsi justement opposé les touristes aux oiseaux.
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Par conséquent, pour déranger aussi peu que possible les volatiles, le KKL-FNJ a développé différents véhicules permettant aux visiteurs de tout de même découvrir la région. En effet, ils peuvent le faire à vélo mais aussi à bord de petites ‘voitures de safari’. Un autre défi est posé par les grues, qui hibernent ici et sont toujours en plus grand nombre. Les agricultures se plaignaient du fait que ces oiseaux saccageaient leurs récoltes. À la suite de cela, le KKL-FNJ s’est engagé pour qu’ils soient nourris mais ensuite chassés afin de causer le moins de dégâts possibles aux récoltes. Pour y aboutir, il a fallu une collaboration presque militaire entre le KKLFNJ, les agriculteurs de la région, les autorités et les organisations environnementales.»
Que souhaitez-vous dire aux donateurs de Suisse? «Le KKL-FNJ Suisse et ses donateurs ont fait partie des premiers à s’engager pour notre région du nord. Leurs dons généreux ont permis de réaliser des parties essentielles de nos projets. Voilà une belle raison pour les sponsors d’être fiers».
Omri Bonneh
Ci-dessus: Des grues dans la vallée de Hula À gauche: Observation des oiseaux au lac Hula Agamon
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Projets
Nouvelle attraction au nord: la promenade Montfort Randonnée, jogging ou vélo sur un arrière-plan de carte postale: telle est la promesse du lac Montfort dans le nord d’Israël! En effet, une promenade rendant tout ceci possible va voir le jour avec l’aide du KKL-FNJ. Pour couronner le tout, l’allée sera bordée d’arbres apportant un peu d’ombre bienvenue
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e lac artificiel du nom de Montfort se situe à l’est de la ville de Ma’alot Tarshiha. Cette cité de 45 000 habitants, aujourd’hui unie, compte aussi bien des juifs que des musulmans et des chrétiens. Son appellation invoque la coexistence et la tolérance. Ma’alot a été fondée en 1948: des données indiquent que la ville arabe de Tarshiha trouve ses origines à l’époque des croisés. Elle a donc plusieurs siècles. En 1963, les deux communes ont été rattachées. Le KKL-FNJ a apporté une contribution essentielle à la création de Ma’alot depuis le tout début. Au fil des ans, la collaboration avec cette agglomération du nord n’a cessé d’augmenter dans les domaines de l’aménagement paysager, de l’écologie et du développement de la nature, et elle persiste aujourd’hui encore. Pnina Ceizler, coordinatrice des projets KKL-FNJ au nord d’Israël à ce sujet: «Comme le développement des zones marginales d’Israël figurait parmi nos principaux objectifs au KKL-FNJ, nous avions, déjà à l’époque, soutenu l’idée d’un lac et encouragé le projet en question. Aujourd’hui, nous voulons aider à aménager la promenade en tant que nouveau sentier et donc attraction supplémentaire. Elle attirera ainsi encore plus de visiteurs en ce lieu magnifique et rapprochera aussi la population du lac.» Le lac Montfort fait partie d’un parc écologique, qui offre une multitude d’attractions touristiques pour presque tous les âges. On peut y pratiquer d’innombrables sports, tels que le kayak ou le pédalo, sans oublier la possibilité de camper, une piste de karting et de patin à roulette et bien plus encore. Bien que les travaux d’aménagement de la promenade ne soient pas encore achevés, on y rencontre déjà des sportifs à différentes heures de la journée: férus de fitness mais aussi randonneurs profitant du paysage magnifique.
Le tracé intégral mesurera près de 1,2 km. Une partie a déjà été pavée, à l’exception de 500 mètres. La prochaine étape sera l’aménagement agricole le long de la promenade, qui a déjà été préparée pour la plantation et dotée d’un système d’irrigation. Comme Roei Elrom de l’administration municipale l’exposait lors d’une rencontre sur place, une fois terminée, la nouvelle promenade endossera simultanément différentes fonctions importantes. Ainsi, elle facilitera l’accès à la nature tout en promouvant le développement ultérieur d’une culture de sports et de loisirs. Elle devrait aussi soutenir l’économie régionale, voire la stimuler davantage: «Qui plus est, elle est gage d’un chemin propre et vert, qui relie les différentes attractions touristiques sans pour autant que nos hôtes n’en soient gênés de quelque manière ou au détriment de l’environnement.» Le projet au nord d’Israël pourrait donc bien avoir un caractère d’exemple: et le KKL-FNJ y prête vraiment main-forte.
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Longue tradition
Fête de Tou Bichvat au KKL-FNJ Une fois de plus, le KKL-FNJ a célébré Tou Bichvat, le nouvel an des arbres
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armi les festivités ont figuré des visites des pépinières du KKL-FNJ et la distribution de semis dans des jardins d’enfants et d’autres établissements scolaires. Comme à l’accoutumée, on a aussi planté des arbres à l’occasion de cette journée spéciale: 10 000 personnes y ont participé à travers tout le pays, des familles, des enfants mais aussi des associations et des organisations. Environ 3500 au sud du pays, 3500 au centre et 3000 au nord. Des services gouvernementaux, des représentants communaux et, comme nous l’avons mentionné ci-dessus, des écoles et des jardins d’enfants ont eux aussi joué le jeu.
Qui plus est, la Knesset (parlement) a hébergé un rituel de plantation central, en lien avec le 70 e anniversaire d’Israël l’an dernier. Quelques 2000 écoliers ainsi que des soldats, des étudiants et des séniors ont planté tous ensemble environ 740 fleurs dans les couleurs nationales, bleu et blanc, en formant le chiffre 70.
Juli Edelstein, président de la Knesset, a participé à une cérémonie dans la «forêt des filles», sur ce que l’on appelle «l’île de la paix» à Naharayim. Cette dernière a été donnée en hommage au 22e anniversaire du massacre de sept écolières de Bet Shemesh. Danny Atar, président mondial du KKL-FNJ a, pour sa part, planté un arbre à Mitzpe Ilan en mémoire de Rona Ramon s.A. La veuve du premier astronaute israélien, Ilan Ramon s.A., venait de décéder d’un cancer à tout juste 54 ans. Le nom d’Assaf Ramon s.A., le fils d’Ilan et de Rona, devrait être donné à un séminaire préparatoire à Mitzpe Ilan. Assaf est décédé en 2009 à l’âge de 21 ans lors d’un accident d’entraînement militaire.
Promenade Montfort
Tou Bichvat en Israël
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INNOVATION
Faire pousser des dattes dans le désert de l’Arabah
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n projet de recherche novateur reposant sur l’utilisation d’un énorme lysimètre a pu être entamé récemment avec l’appui des amis américains du KKL-FNJ. Un lysimètre est un dispositif agricole qui permet de déterminer les précipitations en vue de définir l’évaporation à partir du sol et des plantes. Ce système a été installé dans la station de recherche et de développement dans le sud de l’Arabah pour étudier les liens entre les plantes, la terre et l’eau. Le lysimètre a pu être construit grâce au don généreux d’une famille de Philadelphie. En règle générale, un lysimètre consiste en un petit récipient de laboratoire prévu pour une plante en pot. Dans le domaine de l’Arabah, de la cuvette de la mer Morte jusqu’au golfe d’Aqaba, au sud d’Israël, un système de 16 lysimètres a été installé sur un terrain de dattiers. Il s’agit de l’unique système d’une telle proportion pour une plantation de dattes sur la terre entière. Les premiers arbres ont été plantés voilà environ un an, et les chercheurs ont commencé à recueillir les données. Parallèlement, ils surveillent l’évolution normale de ce système qui se trouve encore en phase de test. On a déjà commencé à élaborer un programme de recherche basé sur le lysimètre ainsi que les données de satellites et de drones. À l’heure actuelle, l’agriculture ne peut plus avancer sans haute technologie,
et ce, pas seulement en Israël. La vie dans le sud de l’Arabah, cette région loin des grandes villes d’Israël, n’est pas simple. Il s’agit de l’un des déserts les plus secs du monde, exposé à des températures extrêmes et où il pleut peu. En été, le thermomètre monte jusqu’à 47 °C et retombe à moins de 0 °C la nuit. L’évaporation d’eau due aux rayonnements intenses du soleil est quasiment deux fois plus élevée que dans d’autres régions d’Israël. Dans un tel endroit, les procédés agricoles se révèlent particulièrement difficiles: toutefois, les habitants nous prouvent qu’avec de la détermination, de l’innovation, un travail de pionnier et une bonne coopération, rien n’est impossible. Les dattes représentent le fruit principal du sud de l’Arabah et une source de revenus essentielle pour les quelque 4000 habitants des dix kibboutzs et des deux villages communautaires. Les dattes de l’Arabah passent pour les meilleures du monde, et la région est le plus grand exportateur de ce fruit vers l’Europe. Aucun autre arbre ne s’est aussi bien adapté au désert inhospitalier et ne s’y sent aussi bien que le dattier.
Lysimètres
Horizons Verts 59 L’objectif de la station sud de l’Arabah consiste à soutenir les agriculteurs grâce à une recherche appliquée consistant à examiner les méthodes de culture, l’adaptation de la récolte et la maîtrise des conditions climatiques. Les travaux de recherche permettent aux agriculteurs de cultiver leurs plantes avec succès et d’augmenter leur revenu. Les données obtenues à partir du lysimètre ne permettent pas seulement de mener à bien différentes expériences sur les dattes mais fournissent aussi aux agriculteurs des informations importantes concernant les interfaces d’irrigation recommandées. Ces dernières leur permettent de développer les meilleures plantations de dattiers possibles malgré une eau souterraine de faible qualité et des sols pauvres en matières organiques mais riches en sels.
Intéressé(e)? Pour davantage d’informations, veuillez contacter le KKL-FNJ de Genève par téléphone, au 022 347 96 76, ou par e-mail à info@kklsuisse.ch
Le désert de l’Arabah
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Tou Bichvat 5779 en Suisse Romande
Tou Bichvat au Gan & Girsa à Genève
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e lundi 21 janvier 2019, le KKL Suisse a répondu présent dans les écoles GAN & GIRSA à Veyrier dans le canton de Genève afin de célébrer Tou Bichvat avec les enfants.
Dans la matinée, une petite équipe de jeunes en provenance d’Israël et de France nous a fait l’amitié de venir à l’école GIRSA afin de parler du KKL et de partager un moment convivial, éducatif et ludique avec les enfants des classes 4P, 3P, 5P, 6P, 7P & 8P. Un bref historique du KKL et de ses activités en Israël a été présenté aux enfants. Ils ont pu approfondir leurs connaissances au sujet de Tou Bichvat à l’aide des posters mis à leur disposition pour l’occasion. Une intervenante du KKL a évoqué le séder de Tou Bichvat aux enfants qui maîtrisaient déjà bien le sujet. Pour beaucoup, ce jour est marqué en dégustant des fruits en abondance et, en particulier, les sept espèces que la Torah énumère en louange de la Terre d’Israël: «Un pays de blé, d’orge, de vigne, de figues et de grenades, d’olives et de
miel», la vigne renvoyant bien sûr au raisin et le miel étant de dattes.
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Les enfants ont pu s’exprimer et participer activement à des jeux improvisés. Notamment le jeu de devinette, où deux équipes ont été formées pour l’occasion. Chacun a dû se porter volontaire à tour de rôle. Muni d’un chapeau, sur lequel était inscrit un mot mystère concernant le séder de Tou Bichvat, face à ses camarades qui étaient quant à eux bien au fait du mot à découvrir. Le candidat était autorisé à leur poser des questions auxquelles ils avaient l’obligation de lui répondre uniquement par oui ou par non. Les enfants ont également commenté l’affiche du KKL spécialement élaborée en Israël pour illustrer Tou Bichvat 5779. À l’avant de l’affiche, de jeunes gens sont en train de planter un arbre. L’arrière-fond évoque un point plus sensible, il s’agit des cerfs-volants incendiaires qui sévissent sur la bande de Gaza en Israël depuis avril 2018. Des milliers d’acres de terrains et de forêts brûlés ont provoqué des dégâts considérables obligeant une partie de la population à quitter sa maison. La faune et la flore n’ont pas non plus été épargnées. À ce jour, la superficie totale des zones détruites équivaut à trois fois la ville de Paris.
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Tou Bichvat 5779 en Suisse Romande Dans l’après-midi, ce sont les plus petits du GAN qui ont pu participer à une activité proposée par le KKL Suisse. 70 enfants de 3 à 6 ans répartis sur trois classes GAN 1P & 2P ont pu exprimer leurs talents artistiques dans le cadre d’un atelier de dessin sur le thème des arbres. Les plus petits ont eu la possibilité de colorier un modèle de dessin conçu par le KKL Suisse et les plus grands ont laissé libre cours à leur imagination en dessinant un arbre selon leur inspiration. Les enfants étaient heureux et ont passé un agréable moment à dessiner puis à décorer leur dessin, certains ont même apporté une touche finale facultative avec des paillettes. À l’issue de cette belle journée de Tou Bichvat, une boîte de crayons de couleurs et de néocolors à l’effigie du KKL Suisse a été gracieusement remise à chaque petit participant en souvenir de notre association.
Ainsi, le KKL Suisse romande espère avoir modestement contribué à ce partage éducatif lors de sa visite auprès de petits architectes en herbes du monde de demain et leur avoir donné l’envie de s’investir davantage pour le développement durable en Israël.
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Activité proposée à la jeunesse de la Communauté Israélite de Lausanne et du canton de Vaud Le mercredi 27 mars 2019, le KKL Suisse a également été rendre visite à la Communauté Israélite de Lausanne dans le canton de Vaud dans le cadre des activités jeunesse, quelques jours après Pourim, pour organiser un nouvel atelier de dessin avec les 5 à 7 ans qui ont beaucoup apprécié ce moment plus calme et artistique qu’à l’accoutumée, eux qui sont davantage habitués à des activités plus mobiles et sportives. Très à l’écoute des écoles juives et des centres communautaires en Suisse romande en matière éducative pour tout ce qui a trait au développement durable et à la plantation d’arbres en Israël, le KKL Suisse a à cœur de promouvoir ses projets auprès des plus jeunes et se tient à votre disposition pour toutes questions supplémentaires. Il sera également ravi de vous accueillir dans ses locaux de Genève.
Parallèlement, Le KKL Suisse romande sera heureux d’inscrire de nouveaux enfants à son listing du Sefer Hayeled. Cette inscription permet à votre enfant de recevoir un petit présent chaque année au moment de son anniversaire jusqu’à l’année de la Bar Mitzvah pour les garçons et de la Bat Mitzvah pour les filles.
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Nouveau départ
Judith Perl-Strasser: «Nos donateurs sont avant tout nos partenaires» La nouvelle schlicha du KKL-FNJ Suisse, en interview pour «Horizons Verts» Horizons Verts: Madame Perl-Strasser, que souhaitez-vous atteindre dans votre nouvelle fonction? «Je considère nos donateurs avant tout comme des partenaires dans le projet ‘Israël’, car c’est en fait là toute l’idée du KKL-FNJ. Nous souhaitons les impliquer autant que possible et leur faire prendre conscience du fait qu’avec leur argent, ils contribuent à façonner et à former l’avenir d’Israël. Ainsi, avec l’aide du KKL-FNJ et de ses sympathisants des quatre coins du monde, le pays devrait devenir encore plus beau et agréable à vivre.» De nos jours, il est devenu difficile de motiver les gens à s’engager pour des projets durant leur temps libre, et ce, également au sein des communautés juives. Comment entendez-vous remédier à cela? «Nous souhaitons mettre à l’honneur notre plan ‘Israel 2040’, qui consiste à poursuivre le développement de la périphérie du pays, à savoir le Néguev au sud et la Galilée au nord. Il ne s’agit pas uniquement d’y créer des emplois et des espaces de vie mais aussi d’améliorer la qualité de vie pour rendre la périphérie plus attrayante aux yeux des jeunes et des familles. Nous sommes certains que ces idées auront un bon écho parmi les jeunes et les moins jeunes en Suisse, qui n’hésiteront pas à manifester leur soutien.» Au sein des communautés juives de Suisse, beaucoup associent surtout le KKL-FNJ aux bougies de Hanoucca ou aux fruits de Tou Bichvat qu’ils reçoivent chaque année ou éventuellement aussi aux dons pour des arbres. Comment attirer leur attention sur les projets ambitieux que vous venez de décrire? «Si ce grand projet est bel et bien une initiative du KKL-FNJ, ce n’est que grâce à la collaboration avec l’État d’Israël que nous pouvons mener tout ceci à bien. Ici, l’idée est de répartir le projet intégral en différentes parties, presque comme des parts de gâteau. Toute partie intéressée peut donc s’assurer un part du gâteau, à savoir s’engager pour adhérer à cette vision. Nous sommes convaincus que cette idée est séduisante.»
On entend à votre accent que vous venez de Vienne. Vous parlez donc bien l’allemand. S’agit-il pour vous d’une sorte d’«avantage du terrain»? «Je pense que oui, même si je vis depuis 25 ans en Israël et que mon allemand s’est peut-être un peu ‘encroûté’. Parfois, j’invente tout bonnement des expressions ou j’utilise des mots que presque plus personne n’emploie. Quant au suisse allemand, il représente pour moi évidemment un défi tout particulier que j’ai plaisir à relever.» Voilà 25 ans, vous avez opté pour l’alya, car vous trouviez que l’on pouvait plus facilement faire partie du peuple juif en Israël qu’en étant en diaspora. Est-ce que vous aimez venir à Zurich? «Oui, bien sûr! L’une de mes grandes responsabilités face à Israël consiste à rallier de nouveaux amis à notre cause en Suisse et en Autriche, mais aussi à cultiver les relations existantes et ainsi à les maintenir. Il me tient à cœur d’aider également depuis ici à encore améliorer et embellir Israël. Je ne voudrais pas qu’un jour mes enfants décident de quitter Israël, alors que j’y étais revenue lorsque j’étais jeune par conviction sioniste. Dans tous les cas, je tiens à ajouter que mon mari et moi sommes déjà très enthousiastes à l’idée de relever ce défi.» Judith Perl-Strasser La nouvelle schlicha du KKL-FNJ Suisse est née et a grandi à Vienne. En 1994, elle a migré en Israël. Mariée, quatre enfants, elle a étudié la traduction et a obtenu un MA en études juives. Depuis 1994, elle travaille au KKL-FNJ à Jérusalem où elle a été responsable, ces dernières années, des pays alémaniques au sein de l’Europe ainsi que de la République Tchèque.
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Ishay Haramaty: «La communauté juive de Suisse est très chaleureuse» Ishay Haramaty, schaliach du KKL-FNJ Suisse depuis de nombreuses années, quitte son poste et rentre en Israël: un regard vers l’arrière et vers l’avant Voilà tout juste six ans qu’Ishay Haramaty a pris la responsabilité du bureau zurichois du KKL-FNJ Suisse. Et il aime beaucoup retracer cette période, lorsqu’on lui pose la question: «De nombreux beaux projets que nous avons pu gérer durant le temps que j’ai passé ici me viennent à l’esprit. Et ils ont certainement aussi enthousiasmé beaucoup de gens, notamment pour l’État d’Israël.» À cet égard, il a toujours ressenti le soutien et l’entière sympathie de la communauté juive de Suisse, ce qui leur a largement facilité le travail, à lui et à son équipe: «J’ai remarqué que la communauté juive de Suisse était particulièrement chaleureuse, une belle ambiance y règne.» Et Ishay Haramaty est convaincu qu’une collaboration fructueuse entre la communauté juive de Suisse et le KKL-FNJ pourra perdurer: «Spécialement à une époque qui n’est pas facile pour l’État d’Israël.» Ishay Haramaty renonce aussi expressément à donner des conseils à sa remplaçante Judith Perl-Strasser. Il ne veut pas non plus souligner un seul projet du KKL-FNJ en particulier auquel il a participé au cours de ces dernières années: «Tout le travail que nous avons effectué ici revêt une grande signification et a impliqué une responsabilité de taille, hier comme aujourd’hui.» Il est particulièrement important que le KKL-FNJ puisse poursuivre son projet principal ambitieux consistant à renforcer et à davantage mettre en avant la région périphérique d’Israël avec l’aide de ses sponsors
Gauche: Arthur Plotke, Président KKL-FNJ Suisse Droite: Ishay Haramaty, délégué sortant
Car on aspire ici à des objectifs très exigeants, comme nous l’explique Ishay Haramaty. Mais bien entendu, sur le plan personnel, il se réjouit aussi beaucoup de tourner la page helvétique et de rentrer en Israël, car cela signifie qu’il pourra passer davantage de temps avec sa famille, notamment avec ses petits-enfants: «Mon épouse et moi nous en réjouissons depuis très longtemps, et voilà que le temps est venu.» Une ambiance empreinte de gratitude mais aussi d’un peu de tristesse a régné lors de l’évènement de départ d’Ishay Haramaty, où Judith Perl-Strasser a parallèlement été présentée. Cette petite fête s’est déroulée dans les locaux de l’ICZ, entre autres, en présence de représentants du comité du KKL-FNJ. À cette occasion, Arthur Plotke, président du KKL-FNJ Suisse, a évoqué les nombreux projets que l’on a eu l’honneur de réaliser avec Ishay Haramaty. Il a conclu avec cette phrase. «Tu as laissé ton empreinte en tant que représentant du KKL-FNJ – une empreinte inaltérable.» Arthur Plotke a aussi souligné qu’Ishay Haramaty a été un éminent «pilier fiable de l’organisation» en Suisse. Puis, il a clôturé la fête sur une note optimiste en ajoutant que rien de ceci ne changera avec sa remplaçante.
Judith Perl-Strasser et Ishay Haramaty
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Portrait
«Rendre quelque chose à la communauté» Roy Matas, nouveau membre du Conseil d’administration KKL Suisse, se présente Roy Matas nous explique que son lien avec le KKL-FNJ lui vient en quelque sorte déjà de sa famille: «Mes grands-parents vivaient à Tel Aviv, dans la même rue que le premier siège du KKL». À savoir, non loin de l’endroit où, en 1948, David Ben Gourion proclama l’État d’Israël. Ils y avaient emménagé en 1948 et y étaient restés jusqu’au décès de sa grand-mère en 2009. Toutefois, même les liens familiaux mis à part, cet homme de 48 ans, qui a quitté Israël pour la Suisse dans le cadre de ses études voilà 14 ans et y est ensuite resté, estime que le KKL-FNJ est une organisation essentielle et il se réjouit de pouvoir y participer. En effet, Roy Matas constate que le KKL-FNJ représente notamment un lien essentiel entre les Juifs et les non-Juifs: «Et ce, tout autant au vu de la dimension environnementale qui ne cesse de gagner en importance en Suisse.» Pour lui, personnellement, le KKL-FNJ était également synonyme de possibilité de rendre quelque chose à la communauté juive, comme il nous l’a expliqué durant l’entretien. Cet ingénieur diplômé est actif dans le domaine de la technologie, à savoir là où il a le plus d’expérience. C’est donc dans ce secteur mais aussi dans le travail avec les jeunes que ce papa de trois enfants pense pouvoir apporter le plus au KKL-FNJ. Deux domaines qu’il estime également non négligeables pour le Fonds National Juif. Qui plus est, depuis un an et demi, Roy Matas est devenu schaliach (délégué) du Hashomer Hatzaïr pour la Suisse.
également dans le domaine du développement durable. Malgré les liens indestructibles qui unissent Roy Matas et sa famille à Israël, ils disent se sentir aujourd’hui chez eux en Suisse. Roy est surtout impressionné par la sécurité, l’efficacité et la propreté du pays. Il ajoute que les transports publics sont grandioses, fiables et tout à fait exemplaires. Quant à la qualité de vie à Zurich, où vivent les Matas, elle est excellente, surtout pour les familles: «Et les distances sont également de taille agréablement raisonnable». Mais c’est avec beaucoup moins d’enthousiasme que Roy Matas prend connaissance de la situation des Juifs dans divers pays d’Europe, parfois tout proches de la Suisse: «Je trouve toutefois très bien que les communautés juives ne se laissent pas déconcerterdans la lutte contre l’antisémitisme». À ce niveau-là aussi, Roy Matas estime que l’on se sent toujours un peu plus en sécurité en Suisse qu’ailleurs. Dans tous les cas, la famille s’y sent tellement bien qu’elle avait fait la demande de naturalisation, et les Matas sont entre-temps devenus suisses. Roy et son épouse ont donc pu voter lors des élections parlementaires et gouvernementales de fin mars. Roy Matas en est d’ailleurs très fier: «Je me suis auparavant informé dans les détails sur la situation politique à Zurich afin d’être apte à donner mon avis et à voter!».
Il avoue que la jeunesse juive d’aujourd’hui en Suisse est peut-être plus difficile à aborder et à rallier à une cause qu’auparavant parce qu’elle est absorbée par une présence constante, par exemple dans les médias sociaux. Néanmoins: «J’observe toujours un très grand intérêt pour Israël. Que ce soit sous la forme d’un voyage ou d’un tout autre lien avec le pays.» De plus, selon lui, il n’est pas rare que l’attention de jeunes (ou de moins jeunes) visiteurs en Israël soit attirée sur les travaux du KKL-FNJ durant leur séjour dans le pays et que ceux-ci continuent ensuite d’en suivre les activités. «Et ce, pas uniquement durant les chagim comme Pessa’h ou Souccot, où des milliers de personnes affluent dans les forêts du KKL-FNJ pour profiter de la nature». Bien entendu, le KKL-FNJ est en pleine mutation, et les discussions en Israël concernant le rôle du Fonds National Juif vont bon train. Mais d’après Roy Matas, tout ceci doit être vu de manière absolument positive,
Roy Matas
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Protection de l’environnement
«Urban Gardening» à Berne Daniel Lis, membre du comité locale de Berne, souhaite associer religion et écologie Perché sur le toit de la communauté juive de Berne (JGB), Daniel Lis regarde tout autour de lui. À proximité immédiate flotte ardemment le drapeau de l’ambassade américaine, plus en arrière, s’élèvent les Alpes bernoises encore enneigées. Sur le bâtiment voisin on peut apercevoir dans les airs l’arrière des «dix commandements»: il s’agit de la synagogue de la kehilla (communauté juive) de Berne.
À Berne, cela signifie, par exemple, que les déchets de cuisine, inévitables après le kidduschim de chabbat, ne sont pas jetés à la poubelle mais réutilisés comme composte sur la terrasse de toit pour ensuite se transformer en humus que l’on pourra réemployer. Le tout, grâce à des vers de composte «qui ont trouvé le chemin jusqu’à cette terrasse de toit», comme l’ajoute Daniel Lis en souriant.
Daniel Lis nous explique: «Ici se trouve le seul espace libre de la communauté en dehors du bâtiment». L’idée est d’utiliser cette surface pour combiner de manière utile la pensée religieuse, alimentaire et écologique. Jadis, seule la fête de Souccot aurait permis à de nombreux membres de la communauté de connaître l’existence de cette terrasse de toit. En effet, leur soukka y est alors installée et très utilisée.
Daniel Lis résume que le côté réjouissant du projet «Urban Gardening» est que les jeunes de la JGB y participent, et ce, également dans le cadre de l’enseignement religieux. Dernier argument (et pas des moindres): on endosse ici en notre qualité de communauté publique un certain rôle de pionnier dans la stratégie verte de la ville de Berne. Le tout, moyennant une faible contribution: «Toute l’installation préalable n’a pas coûté plus de 200 francs», assure Daniel Lis.
L’impulsion initiale d’utiliser cette terrasse plus souvent a toutefois été donnée à l’occasion d’un jour férié hébraïque. Un évènement qui n’était en fait quasiment pas fêté à Berne jusque-là, comme l’indique Daniel Lis. Voilà trois ans, à l’occasion de Tou Bichvat, le nouvel an des arbres, des membres de la communauté auraient planté pour la première fois un grenadier. Le succès inattendu de cet acte a encouragé Daniel Lis et quelquesuns de ses compagnons à poursuivre l’expérience. Ils ont alors planté dans des caisses des légumes, de la salade et même un olivier. «L’idée est de mettre encore plus en avant l’importance agricole des fêtes juives».
L’idée de protéger la nature représente également la raison principale pour laquelle cet anthropologue social juif s’engage aujourd’hui aussi pour le KKL-FNJ. Israël figure souvent en première ligne lorsqu’il s’agit de préserver le paysage: l’aménagement du désert n’en est qu’un exemple, même s’il est bien connu. Le KKL-FNJ a toujours joué un rôle considérable à cet égard.
Daniel Lis, docteur ès judaïsme et anthropologue social place aujourd’hui l’un de ses accents sur l’écologie et l’agriculture: il est donc également surpris dans ce contexte que les lois agricoles de la Halakha, qui sont formulées tout aussi clairement que les lois sur les aliments ou celles de chabat ou encore des chagims, par exemple, sont souvent moins appliquées: «Pourtant, elles sont tout aussi importantes que les autres». À 44 ans, ce père de deux enfants est fasciné par les principes de la permaculture: une pratique qui nous vient de l’espace anglo-saxon et qui consiste, en termes simplifiés, à utiliser aussi bien que possible les ressources à disposition et à rétablir les cycles naturels. Ainsi, il est possible, par exemple, de planter des haricots tout en enrichissant le sol d’azote, sans pour autant devoir recourir à des engrais chimiques.
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Horizons Vert 58 - Juin 2019 Rédaction/Texte:
Peter Bollag, Arthur Plotke, Doris Hummer, Céline Péters Traduction: Rachel Sene Layout:
Lior Pardo Photos:
Archives du KKL-FNJ Israël, Peter Bollag Papier:
Cette brochure a été imprimée sur du papier partiellement recyclé et certifié FSC.
Photo: Yossi Zamir
Keren Kayemeth Leisraël Fonds National Juif de Suisse Rue de l’Athénée 22, Case postale 140 1211 Genève 12 Tél. 022 347 96 76 www.kklsuisse.ch info@kklsuisse.ch Swiss Post-Finance Numéro du compte 12-3244-7 IBAN CH14 0900 0000 1200 3244 7 BIC POFICHBEXXX
Photo: JINIPIX
Plus de 1,5 million de visiteurs ont passé Yom Ha’atzmaout, le Jour de l’Indépendance d’Israël, dans les parcs et les forêts du KKL-FNJ en s’adonnant à l’une de leurs occupations préférées: la grillade! Ce fut là un joyeux jour de fête, et d’innombrables familles en ont profité pour faire une excursion avec pique-nique. Les forestiers du KKL-FNJ ont patrouillé dans les forêts et distribué des sacs à ordures biodégradables aux promeneurs. En fin d’après-midi, l’équipe du KKL-FNJ est venue en renfort pour ramasser ces sacs dans les forêts et nettoyer les aires de stationnement. Forestiers et collaborateurs du KKL-FNJ ont également été occupés à recueillir les déchets laissés dans les forêts et les zones de loisirs durant le week-end suivant le Jour de l’Indépendance, et ce, pour que les amoureux de la nature retrouvent les lieux intacts. Cette année, le nombre de visiteurs a nettement augmenté dans tous les parcs et toutes les forêts du KKL-FNJ.
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