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Yessod 14

Page 1

ISSN 2552-1691

n° 14 OCTOBRE

OCTOBRE 2019 - PRIX : 5 €

www.keren-hayessod.fr

2019

3 JOURS EN POLOGNE AVEC LE KEREN HAYESSOD

PRIX YAKIR

BUSINESS CLUB :

LA PHILANTHROPIE CHANGE !

RICHARD PRASQUIER HONORÉ

© HADAS PARUSH/FLASH90

DOSSIER

SOUNDS OF ISRAEL ECTIQUE L C É S È R T E N UNE SCÈ LA REVUE DU KEREN HAYESSOD FRANCE


n° 14 OCTOBRE

SOMMAIRE

2019

Yessod 10, place de Catalogne 75014 Paris Tél. : 01 77 37 70 80 www.keren-hayessod.fr Facebook

5 6 7

ISSN 2552-1691 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Alain Belhassen RÉDACTRICE EN CHEF Sophie Atlan Tél. : 01 77 37 70 85 Sophie.atlan@kh-aui.fr DIRECTRICE ARTISTIQUE / GRAPHISME Joëlle Paris jparis@free.fr CONTRIBUTEURS :

Caroll Azoulay Emmanuelle Halioua Florence Kauffmann Yigal Palmor Richard Prasquier Pierre-Jean Quirins Yoram Salamon Elizabeth Sheppard PUBLICITÉ Yoël Rutbi 01 77 37 70 91 06 76 68 21 15 yoel.rutbi@kh-aui.fr ADMINISTRATION /COMPTABILITÉ Johanna Guetta 01 77 37 70 90 Johanna.guetta@kh-aui.fr PHOTO DE COUVERTURE Le groupe Static and Ben El Concert à l’Université de Givat Ram, octobre 2017 © Hadas Parush/Flash90 PRÉPRESSE / IMPRESSION / FABRICATION PRN Carpiquet

Éditorial TOUT N’Y EST PAS PARFAIT, MAIS C’EST L’ÉTAT DU PEUPLE JUIF ! Par Richard Prasquier

Chiffres : la musique en IsraëL Regard sur Israël DANS L'ÉLECTION, TOUT EST BON ! Par Yigal Palmor

DOSSIER -

SOUNDS OF ISRAEL UNE SCÈNE TRES ÉCLECTIQUE

8 > 15 16 Initiatives

INFOÉQUITABLE : LUTTER CONTRE LA DÉSINFORMATION ET L'ANTISÉMITISME

18 22

L'écho des régions NICE CÔTE D'AZUR : UNE ÉQUIPE DE CHOC !

Reconnaissance RICHARD PRASQUIER REÇOIT LE PRESTIGIEUX PRIX YAKIR

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I-link, le Business club

26

Voyages

29

Le Keren Hayessod au Mexique

31

« LE MONDE DE LA PHILANTHROPIE A CHANGÉ ! »

3 JOURS À CRACOVIE AVEC LE KEREN HAYESSOD

L'ENGAGEMENT AU SERVICE DE LA DIVERSITÉ

Legs et donations TOUT (OU PRESQUE) SUR LES DONS ET LEGS AUX ASSOCIATIONS

33

Mouvements au Keren Hayessod

36

Culture / loisirs

41 43

BERTINE LAHAV / RAN KEINY / YAACOV MORENO YOËL RUTBI / ERIKA FITOUSSI

DES IDÉES POUR VOTRE PROCHAIN SÉJOUR EN ISRAËL DIGRESSIONS LINGUISTIQUES : KETSEV / RYTHME

Retour en images Les programmes phares OCTOBRE 2019

NUMÉRO 14 • LA REVUE DU KEREN HAYESSOD FRANCE

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9 000 ÉTUDIANTS accueillis dans 50 ÉCOLES et 31 PAYS

leteam.fr - Crédit photos : I stock

NOTRE PLUS BELLE RÉUSSITE C’EST EUX ! 1ER GROUPE MONDIAL DE L’ENSEIGNEMENT DU MANAGEMENT DE L’HÔTELLERIE-TOURISME


Tout n’y est pas parfait, mais c’est l’État du peuple juif ! À l’heure où s’écrit cet édito, on peut légitimement se demander si la nouvelle confrontation électorale avait lieu d’être… Le système de vote israélien à la proportionnelle intégrale est l’objet de toutes les critiques. Imposant des tractations pour séduire les partis minoritaires, il fait de ces derniers les faiseurs de rois qui risquent d’imposer des conditions que la majorité des électeurs réprouveraient. Le but d’une démocratie parfaite, où toutes les nuances de l’opinion peuvent s’exprimer, est caricaturalement détourné. Et au-delà des idéologies divergentes, il y a les animosités personnelles. X pense à peu près comme Y mais pour rien au monde, il ne ferait équipe avec Y… Si exaspérantes soient-elles, ces chicaneries ne doivent pas faire oublier qu’une très forte majorité des électeurs a demandé à Israël de ne pas baisser la garde : le lyrisme n’est plus de mise sur un Moyen-Orient au futur inquiétant. Israël est un miracle : on oublie trop d’où ce pays est parti et les obstacles qu’il a dû — qu’il doit encore — affronter. Nos vieilles nations européennes bien homogènes dévoilent des fissures. Israël, au-delà des fractures qui le traversent et qu’il ne faut pas esquiver, contient sur un petit espace la plus disparate des populations. C’est dans le monde, un des seuls états prospères où le mot patriotisme garde tout son sens. Tsahal n’est pas qu’une armée, c’est l’âme du pays.

É DI TO PAR RICHARD PRASQUIER PRÉSIDENT DU KEREN HAYESSOD FRANCE

Oui, tout n’y est pas parfait, mais c’est l’État du peuple juif, nous en sommes fiers et nous ne devons pas ménager notre soutien. Il y aura 100 ans l’an prochain fut créé le Keren Hayessod, l’organisation qui représente ce dialogue entre le peuple juif et son centre spirituel. Il y avait alors bien plus de Juifs qu’il n’y en a aujourd’hui dans le monde : la Shoah est passée par là. Pourtant, jamais les fondateurs du Keren Hayessod n’auraient imaginé que le pays auquel ils rêvaient deviendrait l’extraordinaire succès qu’il est aujourd’hui. L’an prochain, le Keren Hayessod France changera de présidence. Judith Oks, déjà vice-présidente, et Dan Serfati, un grand nom des nouvelles technologies, se partageront la tâche. Je suis particulièrement heureux de quitter mes fonctions alors que l’institution se développe de façon très satisfaisante et de les laisser entre de telles mains. Merci à Amir Lapid, notre Directeur Général et à son admirable équipe, avec ses nouveaux arrivants (Bertine Lahav, Ran Keiny, Avner Nahum) et à ceux qui en partent et dont je salue le travail (Erika Fitoussi, Yoël Rutbi, Yacoov Moreno) Merci à tous les volontaires du Keren Hayessod France avec lesquels j’espère bien continuer à passer de beaux moments. Merci à vous tous, amis lecteurs, pour votre amour d’Israël et votre aide à notre travail.

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L’ŒIL SUR LES CHIFFRES LA MUSIQUE EN ISRAËL

Kfar Saba

capitale de la musique classique d’Israël

3 200 élèves et étudiants en musique,

Idan Raichel

80 enseignants de musique, 29 ensembles

700 000

Israël

albums vendus en Israël

70

2 millions

de téléchargements numériques et des dizaines de millions de streaming payants

113 millions

conservatoires pour

de vues sur Youtube

22 583 élèves

Spotify Israel

2,3 millions d’heures de musique dès avril 2018 !

Infected Mushroom (duo musical de trance psychédélique)

250 000

l’Eurovision

albums vendus dans le monde

4x

gagné par Israël en 1978, 1979, 1998 et 2018

90 000 shekels : cachet d'

Eyal Golan pour un mariage

de

© NEUKOLN

70 000 shekels pour

Sarit Hadad (technique comprise !)

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Festival de musique Kleizmer de Safed

LA REVUE DU KEREN HAYESSOD FRANCE • NUMÉR0 14

10 000 à 15 000 personnes chaque année

Festival de Jazz d’Eilat

4 000 personnes chaque année

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REG RD DANS L'ÉLECTION, TOUT EST BON ! © DR

PAR YIGAL PALMOR PORTE-PAROLE DE L’AGENCE JUIVE POUR ISRAËL

TOUJOURS LE MÊME BRAS DE FER PLUS FATIGUÉ, PLUS USÉ, PLUS FORCÉ, PARFOIS PLUS FÉROCE.

Les élections, les Israéliens en raffolent ! Ils trouvent ça si léger, si délicieux, qu'ils en prendraient bien deux ! Et c'est ainsi que, non contents d'être appelés aux urnes au mois de mai, ils en redemandent, et ils seront servis une deuxième fois en septembre. En fait, les Israéliens n'ont rien demandé, ce sont les politiciens qui en ont décidé entre eux, mais vous m'aurez compris… Alors, ces deuxièmes élections, ça sert à quoi ? Ah, mais ne me demandez pas de faire de la politique ici. Cela ne sied pas. Disons simplement que l’impasse politique à l’issue des élections de mai, mariée à l’entêtement de certains de nos bons politiciens, a mis au monde des petits : une nouvelle campagne électorale (en pleines vacances d’été, il fallait le faire !) et de nouvelles élections en septembre, juste avant les fêtes de Tichri — fait sans précédent dans l’histoire politique israélienne, qui a quand même eu sa part d’entourloupes inattendues au cours de ces dernières décennies. Et tels parents, tels rejetons : toujours et encore le même bras de fer entre Benjamin (dit Bibi) Netanyahou et Benjamin (dit Benny) Gantz, les mêmes slogans et les mêmes thèmes, mais en plus fatigué, plus usé, plus forcé. Parfois plus féroce. Et un retournement-surprise quand même : Liberman lance l’artillerie lourde contre Netanyahou, son ancien patron et allié. Comment est-ce possible ? Il est vrai que dans les élections, tout est bon ! Mais à ce point-là ? Vous qui lisez ces lignes, vous avez un insupportable avantage sur votre serviteur, qui les écrit : vous savez déjà ce qui est advenu, vous connaissez déjà les résultats réels, le point final, la conclusion du match. Moi, en revanche, je patauge dans l’incertitude, je n’ai accès qu’à des spéculations, supputations et autres sondages. Or, les sondages, on sait ce qu’en disait Shimon Peres, qui n’en était pas à une déception près : c’est comme les parfums — plaisants à renifler, mais pas recommandés à ingurgiter. Je peux donc vous avouer qu’avoir une double dose d’incertitude politique en un an, cela saoule, et pas un peu. Les élections sont-elles aux Israéliens, ce que l’Allemagne fut à François Mauriac ? Car, il me souvient de cette fameuse phrase du grand Bordelais : « J’aime tellement l’Allemagne que je suis ravi qu’il y en ait deux. » Le pire, c’est que certains parlent en ce moment d’une éventuelle troisième campagne... Je crois que trois Allemagne, cela serait bien trop, même pour Mauriac ! Mais nous savons aujourd’hui ce que l’écrivain ne pouvait pas savoir en son temps : l’Allemagne a fini par redevenir une. Et vous, lecteur paisible et bucolique, vous savez si le bruit et la fureur que l’auteur de ces lignes est en train de pâtir, à l’instar de ses contemporains compatriotes, auront fini par donner un résultat clair et net, qui ramènerait la stabilité politique dans notre petit pays, ou s’ils n’ont présagé que d’un nouveau match nul, préambule à un nouveau combat de chefs. Ce grand écart de connaissance entre nous m’empêche de terminer ce billet autrement qu’en vous rappelant l’évidence de la vie, celle qu’avait brillamment exprimée le grand physicien danois d’origine juive, Niels Bohr : « Il est toujours difficile de faire des pronostics, notamment concernant l’avenir ».

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© HADAS PARUSH/FLASH90

SOUNDS OF ISRAËL

DOSSIER

SOUNDS OF ISRAEL UNE SCÈNE TRÉS ÉCLECTIQUE Rock, pop, world music, misrahit, techno, rap, jazz... Tous les genres musicaux ont su s’imposer en Israël, au fil du temps et des modes, reflétant la pluralité et la complexité de la société israélienne.

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Zoom sur la nouvelle scène musicale israélienne.

Impossible de parler musique, sans écouter… Alors, à l’heure du presque tout numérique, le papier s’offre aussi le luxe de vous relier à votre ordinateur ou votre smartphone…

À lire et à écouter sans modération !

N’hésitez pas à scanner ce QR CODE pour retrouver toutes les musiques évoquées tout au long de cet article.

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SOUNDS OF ISRAËL

Idan Raichel Project, invité à la finale de l’Eurovision 2019 à Tel-Aviv en mai 2019

Une scène musicale en perpétuel Par Yoram Salamon

MOUVEMENT NETTA BARZILAI, fruit du bouillonnement musical israélien, résume à elle seule tout ce qui s’est passé depuis la fin des années 90, dans l’État hébreu. Netta Barzilai, championne de l’Eurovision en 2018, est donc un succès planétaire qui ne doit rien au hasard ! Un bref retour sur l’histoire de cette musique servira à expliquer les bouleversements qu’a connus la scène musicale israélienne.

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Si l’on vous demandait spontanément de citer une star de la nouvelle scène israélienne, la moitié d’entre vous répondrait sans hésiter : Netta, la gagnante de l’Eurovision 2018 ! Et vous auriez raison, car elle est tout à fait représentative de la génération des vingt dernières années. Un mix entre une musique très commerciale, créative, unique, exportable — donc en anglais — très pop, tout en intégrant des sonorités orientales, avec à la clé, un message plutôt engagé.

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SOUNDS OF ISRAËL

Le ROCK est mort, vive la

POP !

Vers la fin des années 90, on assiste à un glissement de la scène israélienne. Traditionnellement rock depuis les années 60, cette scène que l’on peut qualifier d’engagée, avec des têtes d’affiche emblématiques comme ARIK EINSTEIN, Zvika Pick, MATTI CASPI, fait place à une scène pop. Progressivement, le son devient beaucoup plus commercial, plus formaté, plus standardisé… et par voie de conséquence, beaucoup moins engagé. L’assassinat d’Yitzhak Rabin et l’enterrement des accords d’Oslo pourraient y être pour quelque chose… Ils auraient engendré une sorte de fatalisme et de désillusion qui n’auraient plus fourni le souffle nécessaire, à une scène en perte d’espoir. Des groupes comme The Church of the Mind, Dollhouse et Blue Pill Band sont représentatifs du genre. D’autres raisons expliquent ce glissement.

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L’anglais,

langue musicale des Israéliens Depuis les deux dernières décennies, l’anglais est devenu la langue de prédilection du monde musical israélien. Auparavant, les chansons en anglais n’avaient pas beaucoup de succès, il était même impossible de percer en Israël avec des chansons non hébraïques. Du coup, de nombreux artistes avaient quitté le pays pour réussir à l’étranger. Il a fallu attendre le début des années 2000, pour que des artistes tels que les Balkan Beat Box, Geva Alon, ASAF AVIDAN, J.Viewz, the Angelcy, Orphaned Land, Lola Marsh, Jane Bordeaux, etc. produisent des albums à succès en Israël. Et c’est le point notoire de cette nouvelle génération qui chante aujourd’hui majoritairement en anglais, comme s’il s’agissait de sa langue natale. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela permet de toucher un public plus large, notamment grâce à internet et aux réseaux sociaux. Enfin, l’aspect économique sera déterminant : le but ultime d’un musicien israélien est de percer aux États-Unis. C’est là-bas qu’il faut aller, si l'on veut devenir un artiste lucratif et rentable ! Donc, l’anglais est de rigueur !

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SOUNDS OF ISRAËL

Le poids des

reality shows

et les réseaux

Si pendant des années, la radio a contrôlé la quasitotalité de la production musicale israélienne, les choses ont radicalement changé et cela pour deux raisons essentielles. Le pouvoir, pour le meilleur et pour le pire se partage entre les émissions de télé-réalité, comme Rokdim Im Kokhavim (Danse avec les Stars), Kokhav Nolad (Une étoile est née), Idol, X Factor Israel, The Voice Israel pour ne citer qu’elles, qui jouent un rôle important dans l’émergence de nouvelles stars. Par exemple, Kokhav Nolad dans les années 2000 a propulsé NINET TAYEB, qui aujourd’hui fait une carrière internationale. On pourrait citer Omar Adam qui a émergé grâce à Idol, EDEN BEN ZAKEN grâce à X Factor ou Netta Barzilai en 2018, dans HaKokhav HaBa, etc. La liste est longue ! Deuxième phénomène : l’émergence des réseaux sociaux, qui peuvent aussi bien couronner que renverser les stars. STATIC ET BEN-EL en est l’exemple parfait. Les deux amis ont commencé à vendre, que lorsque Bear Wave a réussi à obtenir des

sociaux

dizaines de millions de vues sur internet. Et que dire de Noa Kirl qui occupe au moins un espace publicitaire sur deux ? En ce qui concerne la scène musicale indépendante, le bouillonnement existe aussi. Les campagnes Facebook, YouTube et le financement participatif permettent aux artistes de sortir des albums sans l’appui des maisons de disques, et uniquement avec le soutien du public. Les festivals indépendants offrent eux aussi d’excellentes plateformes pour les jeunes groupes. Citons le funk jazz de Tatran ou la musique indie metal de Paz Band — un groupe repéré d’ailleurs par Aerosmith qui lui a proposé de faire leur première partie, lors de leur passage en Israël. Certains d’entre vous seraient enclins à regretter le bon vieux temps, où au moins, on avait quelque chose à défendre et qu’en plus on le faisait en hébreu. Mais, tout n’est pas blanc ou noir ! Ces deux dernières décennies sont aussi celles où des styles jusqu’alors marginaux ont acquis leurs lettres de noblesse. Avec pour point commun de véhiculer des messages engagés, voire, de devenir des musiques refuges.

© JUSTIN HIGUCHI

La WORLD MUSIC, nouvelle musique emblématique d’Israël Israël a sorti ces 20 dernières années le « produit » du genre pour toutes les décennies à venir ! Le leader charismatique de cette tendance n’est autre qu’IDAN RAICHEL qui a sorti en 2002 l’album qui l’a rendu incontestablement populaire : Idan Raichel’s Project. L’album a fait une entrée « fracassante » dans le milieu de la chanson israélienne en fusionnant musique électronique, folk israélien et musiques traditionnelles africaines (notamment éthiopiennes). Son tube Boï est resté plusieurs semaines en tête du palmarès israélien en 2002. Du coup la World Music est devenue un genre à part entière en Israël, et extrêmement populaire. La musique d’Idan Raichel, est une musique avec un message fort qui prône universalité, humanisme et coexistence. Dans un pays traversé en permanence par des problématiques d’intégration, une musique comme celle-ci a fait très clairement office de ciment.

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SOUNDS OF ISRAËL

HIP-HOP

© OR E RA IS

Le israélien, trop subversif ?

L Z LU

Il faut savoir qu’avant que le hip-hop soit considéré comme un genre musical à part entière en Israël, les radios refusaient de diffuser du rap, jugé certainement trop subversif à l’époque, et parce que selon certains le rap ne « sonnait pas bien » en hébreu. Si le rap est né au début des années 70 dans les ghettos américains, il lui aura fallu une vingtaine d’années supplémentaires pour commencer à ramener son « beat » en Israël. On peut trouver ses premières traces avec « Hashem Tamid » en 1986, ou en 1993 l’excellent Humus Metamtem. Les choses ont commencé à bouger en 1995 avec Esek Shachor (Marché Noir), la première émission de radio hip-hop israélienne et celle qui deviendra la plus populaire de la station Galgalatz. Le groupe de rock SHABAK SAMECH qui va commencer à rapper en hébreu en 1995, deviendra le premier groupe de hip-hop israélien, et aussi celui qui a permis au rap israélien de se développer. Les sujets de prédilection du rap sont repris : la spiritualité, la street culture, la drogue, les plaisirs matériels, et bien évidemment la politique. Par contre, on parle finalement très peu du conflit entre Arabes et Juifs, même si celuici a quelques résonances sur la scène musicale. On peut s’en rendre compte par exemple dans Channels of Rage un documentaire passionnant qui présente SUBLIMINAL, la vraie première puissance rap israélienne et MCA Tamer Nafer, d’origine arabo-israélienne, dont l’amitié a pris fin en raison des tensions politiques. N’oublions pas non plus les Hadag Nahash (poisson serpent) : à la fois funk et hip-hop, il sont aussi vieux que le hip-hop israélien. Enfin, à noter l’influence de plus en plus grandissante du rap produit par des Israéliens d’origine éthiopienne. Il a permis à toute une communauté de se fédérer autour d’une identité collective en développant des thèmes reflétant leurs propres expériences, leur sentiment d’infériorité et d’échec face au racisme. Des groupes hip-hop israéliens éthiopiens tels que Cafe Shachor Hazak (nominé en 2015 au MTV Europe Music Awards), Axum, Jeremy Cool Habash, sont devenus très populaires en Israël. On pourrait encore citer quelques têtes d’affiche © NA DA incontournables : Nechi Nech — alias Ravid Plotnik —, Ben Blackwell, Cohen @ Mushon, KGC, Swissa Système Ali, Sagol 59, Alon De Loco.

Du côté des

religieux…

Alors que la moitié du pays chantait la « finale » de Subliminal, un autre courant s’est développé assez inattendu, répandu dans la communauté religieuse, mais pas du tout dans les médias grand public. On retrouve des artistes tels que EVIATAR BANAI, SHULI RAND —qui n'est pas sans évoquer le groupe Nirvana des années 90—­ou encore AMIR BENAYON. Chacun, avec son style, a réussi à se hisser sur les marches du podium israélien. D’autres artistes se sont fait connaître, en chantant des poèmes bibliques tels que Meir Banai, Ehud Banai et Barry Sakharof.

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© GILAD AVIDAN


SOUNDS OF ISRAËL

mizrahi (oriental) : encensé aujourd’hui ! © NEUKOLN

Le courant banni hier,

La musique mizrahit (orientale) a été apportée par les communautés immigrées juives des pays du Moyen-Orient et du Maghreb qui depuis plus de 70 ans ont créé une musique qui synthétise et associe des éléments de musique arabe, turque et grecque, avec la musique israélienne. Elle est devenue populaire en Israël, seulement depuis une vingtaine d’années. C’est certainement même aujourd’hui la plus populaire de toutes les musiques ! Pourquoi pas avant ? Tout simplement parce que la musique orientale a longtemps été marginalisée par les gardiens de la culture ashkénaze qui écartaient systématiquement les artistes orientaux, des médias télé et radio. La musique mizrahit s’écoutait dans les années 70/80, presque en cachette, grâce à des cassettes qu’on se passait sous le manteau et qu’on pouvait entendre essentiellement dans les mariages et les barmitsvas, ou encore à la tahana merkazi de TelAviv, le volume poussé à fond, dans les magasins sales et poussiéreux du quartier. C’est ainsi que Zohar Argov, Haim Moshe et Boaz Sharabi, ont animé tout le quartier, mais aussi SHIMI TAVORI, Jackie Mekaiten et la célèbre Ofra Haza, (morte du SIDA, à l’âge de 43 ans), devenue une star mondiale dans les années 1980, quand elle a sorti le remix disco de son album de chansons yéménites. C’est l’année 1997 qui va changer la face d’Israël, en tout cas, musicalement ! C’est l’année où la musique misrahit inonde les radios, où SARIT HADDAD et EYAL GOLAN seront élus chanteurs de l’année et occuperont le devant de la scène. Au fil du temps, la musique mizrahit a fusionné avec d’autres genres, notamment le rock oriental, l’indie, le hip-hop et la pop. De nombreux nouveaux talents incontournables aujourd’hui ou émergents se propulsent sur une nouvelle scène israélienne devenue très dense. En voici un pot-pourri : Kobi Peretz, Moshe Peretz, Amir Benayoun, Kobi Oz, Idan Yaniv, Margalit, Peer Tasi, Shlomi Shabat, Yehuda Saado, Nasreen, Lior Narkis, Boaz (présenté à l’Eurovision en 2018 quand même !), Miri Mesika, DJ Only Tzealon .

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La musique mizrahit, opprimée à ses débuts, est devenue, avec le temps, une musique refuge et fédératrice. Un refuge, tout d’abord pour la communauté gay israélienne. Le style mizrahi est certainement le fruit d’une contre-culture, discrète, voire souterraine, qui a pris sa part dans l’émergence de la culture LGBT. On ne peut évidemment pas passer à côté du succès d’Arisa, dans les soirées LGBT que l’on entend en 2011 à Tel-Aviv. Une vraie valeur refuge pour cette musique qui avait été ostracisée, et dans laquelle la communauté LGBT a trouvé un exutoire. Citons Tel-Aviv d’OMER ADAM (connu de tous !) mais aussi Margol, Sapir Saban (un clip très bien fait, à ne pas manquer !), Eden Ben Zaken ou encore Sarit Hadad.

La musique mizrahit est également fédératrice. Elle fédère, lorsqu’elle met l’arabe à l’honneur, en faisant fi des problématiques et crises qui traversent la société israélienne. Elle fédère encore lorsqu’elle tente de se rapprocher des Arabes israéliens, voire même des Palestiniens. On pourra signaler le succès international des 3 SŒURS D’A-WA, qui en 2015, se sont tranquillement hissées au sommet des hit-parades israéliens, avec Habib Galbi, une chanson traditionnelle yéménite. Mentionnons encore The Alaev Family & Tamir Muskat de Balkan Beat Box qui revendique un son aux accents tsiganes, ainsi que Dudu Tassa & The Kuwaitis, ou Riff Cohen, qui a su enfanter un son à la fois pop, raï et frenchy.

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SOUNDS OF ISRAËL

3e

le

TEL-AVIV, ville au monde pour

Jazz

On ne peut pas parler d’Israël aujourd’hui sans parler Jazz. De très nombreux musiciens de jazz de renommée internationale sont israéliens. Et pourtant, il y a 25 ans, la scène jazz israélienne était quasiment inexistante ! Que s’est-il donc passé ? Entre les Américains qui venaient en Israël pour montrer ce qu’était du bon vrai jazz, et les Israéliens partis se former à l’étranger, il y a eu une vraie transmission de savoirs et de style. Le pionnier a été OMER AVITAL au début des années 90, suivi par AVISHAI COHEN (le contrebassiste). Comme beaucoup d’autres, Avishai Cohen va ensuite rentrer en Israël pour aider à l’émergence de cette musique. Une génération en a formé une autre, et les infrastructures propres au développement du jazz ont commencé à émerger. Résultat des courses : après New York et Paris, Tel-Aviv est devenue la 3e ville du jazz dans le monde, avec de nombreux clubs, qui essaiment aussi à Jérusalem ou à Haïfa. Une pléiade de musiciens israéliens est en train de percer sur la scène mondiale du jazz. Si le jazz reste une musique peu politisée, beaucoup de musiciens proposent des sonorités orientales. Ils sont aujourd’hui de renommée internationale et invités dans les plus grands festivals : Avishai Cohen, Rafi Malkiel, Omer Klein, Amos Hoffman, Yonathan Avisha, Anat Fort, Eli Degibri, Omer Avital, Yaron Herman, Jeremy Hababou, le petit prodige franco-israélien (cocorico !).

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Les deux vies de la

musique Electro

Lorsqu’on parle électro en Israël, on parle en fait de Tel-Aviv, car c’est là où tout se passe, même si certaines villes comme Haïfa et Beer-Sheva commencent à tirer leur épingle du jeu. Plusieurs raisons à cela, dont la plus manifeste : c’est à Tel-Aviv, que les bars et les clubs pullulent, et la ville qui ne dort jamais, ne dort vraiment jamais quels que soient le jour et la nuit... Les clubs de Tel-Aviv sont des lieux d’émergence et The Block, the Bootleg, the Breakfast Club, et Radio EPGB sont les incontournables du genre, là où toute la planète électro vient se produire, pour le meilleur et pour le pire, mais plutôt pour le meilleur. Pour la petite histoire, si la musique électroisraélienne est apparue à la fin des années 80, c’est surtout depuis que l’Inde en 1988 a rouvert ses frontières aux Israéliens. Les jeunes Israéliens, à l’issue des trois années de service militaire obligatoire, partaient en Inde, qui était une destination à la fois bon marché et exotique. Goa, a été une étape et a permis l’essor de futures stars israéliennes comme Guy Sebbag, DJ Zoo-B et DJ MIKO à la musique psychédélique. C’est au cours des années 90 qu’Israël a véritablement façonné sa propre identité. Sebbag et Avi Nissim ont commencé à peaufiner un son, « made in Israël ». Parallèlement, les drogues sont devenues le facteur de cette mutation, et si les autorités ont intensifié la répression, cela n’a pas empêché la

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LA REVUE DU KEREN HAYESSOD FRANCE • NUMÉR0 14

scène israélienne de continuer à prospérer. Par contre, ce qui a failli provoquer la mort de l’électro, s’est passé dans les années 2000. Tel-Aviv en particulier a subi une série d’attentats liés au conflit israélo-palestinien. La scène électro a failli disparaître après le terrible attentat du Dolphinarium en 2001 et celui d’Haoman 17, en 2011 provoquant ce que les producteurs électro-israéliens appellent « le trou noir ». Durant 10 années, il ne s’est rien passé ! Il a fallu attendre l’arrivée massive d’Internet qui a permis d’ouvrir Israël au monde, et le monde à Israël, créant à nouveau une ébullition, des échanges, des influences, de nouvelles idées. Aujourd’hui des noms comme comme Itamar Sagi, Yotam Avni et Deep'a & Biri sont bien installés et Red Axes, la référence en la matière, a également influencé des talents désormais bien ancrés sur la scène électro. Citons Moscoman, Mantzur, Naduve, Yogo, Yarin Lidor, Khen, Lonya, Chicola, Roy Rosenfeld, le label Disco Halal, Autarkic. Derniers en date, le rap électro de Noga Erez, The White Screen, et le reggae digital de Miss Red. Saluons également la scène palestinienne qui se développe aussi de son côté, avec par exemple DJ SAMA. Enfin impossible de clôturer ce dossier sans évoquer Kutiman et ses performances électros et visuelles incroyables. OCTOBRE 2019


SOUNDS OF ISRAËL CHANTEURS, AUTEURS COMPOSITEURS FRANCO-ISRAÉLIENS, ILS NOUS LIVRENT LEUR REGARD SUR LA NOUVELLE SCÈNE ISRAÉLIENNE.. RETROUVEZ-LES SUR INTERNET, EN EXCLUSIVITÉ POUR YESSOD, EN SCANNANT CE QR CODE.

Interviews de Yoram Salamon

DÉBORAH BENASOULI Interprète et professeur de chant Jazz, soul, blues

“ C'est une scène qui est pleine de rebondissements ! “ LAURA MAYNE interprète, auteure, compositrice, productrice Soul, RnB, chanson française

GAELA BRAUN interprète, auteure, compositrice Soul, RnB

“ J'ai découvert la musique israélienne par le prisme des séries “

“ Il y a quelque chose qui se passe avec la nouvelle génération israélienne…“

RONIE ALTER Auteure, compositrice, musicienne et interprète israélienne Soul, pop, électro-pop

SAADYA Auteur, compositeur, musicien et interprète folk, soul, hip-hop

“ Je vis aujourd’hui en Israël, donc je me sens l’envie et l’obligation d'écrire et de chanteur en hébreu”

SHMOOLIK

“ Israël en général, est en révolution...“

Auteur, compositeur, musicien et interprète hip-hop

“Quand tu vois que des artistes explosent sur Spotify, il vaut mieux avoir des titres en anglais…“

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INITIATIVE

INFOÉQUITABLE : LUTTER CONTRE LA DÉSINFORMATION, LUTTER CONTRE L’ANTISÉMITISME Depuis 2016, l’Association InfoEquitable fait un travail remarquable pour dénoncer la désinformation exercée par les médias français à l’égard d’Israël. Une action utile qui permet aussi de lutter contre l’antisionisme qui est devenue une nouvelle facette de l’antisémitisme. Nous avons souhaité relayer l’action d’InfoEquitable. Interview de Laurent Hayem, son directeur exécutif.

Yessod : Quelles sont les missions de votre association ? Laurent Hayem : En France et en Europe, il n’est pas de bon ton, pour des raisons historiques, d’afficher ouvertement la haine des Juifs. Mais l’antisémitisme a toujours su se renouveler. C’est aujourd'hui l’État des Juifs, Israël, qui est devenu le réceptacle privilégié de la détestation vouée au peuple qu’il abrite. Il est désormais largement reconnu, jusqu’au plus haut de l’État par la voix du président Macron, que l’antisionisme est la dernière forme en date de l’antisémitisme. La presse joue un rôle important dans la formation de l’opinion. Même à l’heure des réseaux sociaux et de la diversification des canaux médiatiques, les médias « institutionnels » – médias publics, agences de presse, grands journaux et chaînes de télévision – orientent le débat. Ils sont lus par les décideurs et utilisés comme sources premières par une large partie de la population. Ils ont donc une responsabilité particulière. Nous constatons, et démontrons par notre travail, que la couverture accordée à Israël est loin d’être irréprochable. Les distorsions, volontaires ou non, de la réalité autour du conflit qui s’y déroule, peuvent avoir une incidence en France. L’assassin des enfants juifs de Toulouse avait prétendu vouloir venger les enfants palestiniens. Sans doute que d’autres motivations idéologiques l’ont poussé à agir, mais si le reste de la population, monsieur et madame tout-le-monde, finit aussi par se représenter un Israël oppresseur des Palestiniens, les Juifs qui vivent en France risquent de trouver la vie dans le pays de plus en plus difficile. La mission que s’est donnée InfoEquitable est donc de lutter contre l’antisémitisme en mettant en lumière les informations mensongères ou erronées sur Israël diffusées par la presse francophone.

Qu’est-ce que la différencie des autres structures qui luttent contre la désinformation sur Israël ? InfoEquitable est une initiative unique en son genre dans la langue française. Non seulement nous sommes les seuls à exercer une veille systématique de la manière dont l’actualité sur Israël est couverte par les médias francophones, mais nous allons plus loin.

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INITIATIVE

Nous sommes déterminés à obtenir des résultats concrets. Pour ce faire, nous entrons en contact avec les rédactions. Nos interventions suscitent des corrections. Des titres, des articles, des dépêches et des reportages ont ainsi été corrigés à la suite à notre intervention. En signalant des cas de désinformation, nous visons aussi à ce que des cas similaires soient évités à l’avenir. Ce procédé et ces résultats sont absolument uniques en France.

Quels sont vos succès ? Il y en a maintenant un certain nombre, mais citons un récent exemple emblématique où nous avons mis à jour dérives militantes et mécanismes de la désinformation au sein du plus influent média francophone. En juillet de cette année, l’Agence France-Presse (AFP) a produit une dépêche qui dépeignait la barrière de sécurité israélienne comme un « mur de séparation » et comportait de nombreuses inexactitudes de nature à susciter un rejet d’Israël auprès des lecteurs. À cette occasion, InfoEquitable a révélé le militantisme de deux journalistes de l’AFP, ce qui a poussé l’auteure de l'article à expurger sa page Facebook. Surtout, notre travail a obligé l’AFP à reconnaître officiellement des erreurs et à réécrire une partie de la dépêche. Voilà le genre de résultats concrets que nous sommes les seuls à obtenir, dans le monde francophone.

Comment travaillez-vous au quotidien ? Nous utilisons des outils informatiques pour assurer une veille. Nos lecteurs sont aussi une aide précieuse. Ils sont de plus en plus nombreux à nous contacter pour nous signaler des contenus. Cela nous est très utile, puisque nous ne pouvons pas être partout, notamment sur les médias audiovisuels qui diffusent des émissions simultanées. Nous produisons ensuite des articles que nous diffusons sur notre site et nous entrons en contact avec les rédactions par différents moyens pour obtenir, le cas échéant, des réactions. Les réseaux sociaux sont un relais puissant pour notre action et nous encourageons vivement chacun à suivre InfoEquitable sur Twitter et Facebook et à relayer nos publications.

Comment entendez-vous développer votre action ? Nous entendons continuer sur notre lancée en informant le public sur les coulisses de la désinformation et en obtenant encore plus de résultats concrets. Plus d’info : www.infoequitable.org

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L’ÉCHO DES RÉGIONS LE KEREN HAYESSOD DE NICE CÔTE D’AZUR

UNE ÉQUIPE DE CHOC !

A Nice, une équipe de militants très soudée fait vivre le Keren Hayessod depuis le tout début du renouveau de l'institution en France. Cette équipe est présidée par Géraldine Zermati, coprésidente avec Thierry Teboul de la branche Nice Côte d’Azur et animée par Rémy Peretz, délégué de collecte régional. Nous les avons interrogés tous les deux, pour Yessod.

Propos recueillis par Sophie Atlan Yessod : Vous accompagnez le Keren Hayessod depuis le début. Pourquoi cet engagement ?

NOUS CONSTRUISONS ENSEMBLE UN AVENIR

Géraldine ZERMATI : Je suis une grande fidèle de l’association, parce que j’y milite depuis l’âge de 27 ans, à travers le Young Leadership, que j’ai animé. J’ai appris au fil des années à bien comprendre les actions de cette merveilleuse institution que j’ai l’honneur de présider en binôme avec Thierry Teboul, soutenue par Alain Belhassen, Sylvie Teboul, et des militants qui sont devenus mes amis. Au départ, c’est l’action qui vous touche et vous voulez porter le message, puis ça devient une aventure humaine pour nous aussi, les militants. Enfin, le Keren Hayessod a une vraie légitimité puisqu’il est reconnu par l’État d’Israël comme un organe officiel pour Israël et pour le peuple juif dans son ensemble. Nos donateurs donnent la possibilité aux populations juives en danger, persécutées, pauvres, ou privées de liberté, de partir en Israël. On est vraiment motivés parce que nous construisons ensemble un avenir à notre peuple, en aidant les plus démunis.

À NOTRE PEUPLE,

Quel regard portez-vous sur la branche niçoise du Keren Hayessod ?

EN AIDANT LES PLUS

Nous avons la chance d’être entourés de militants disposés à donner non seulement de l’argent mais aussi de leur temps. Nous aimerions faire grossir ce comité pour organiser plus souvent, des évènements spécifiques, forts en émotions, en découverte de ce que fait le Keren Hayessod sur le terrain. Les personnes qui s’intéressent à notre action sont en général celles qui veulent développer un lien avec Israël. Nous sommes tous les jours en contact avec le « staff » israélien, et respirons avec eux, l’état d’esprit d’Israël. C’est aussi un plus. Je remercie donc les Israéliens du Keren Hayessod, avec lesquels j’aime échanger. J’en profite pour remercier notre délégué pour le sud de la France Yaacov Moreno avec lequel j’ai eu le plaisir de collaborer pendant quatre années, un vrai professionnelmilitant qui connaît la maison depuis près de 30 ans. Il va manquer à toute l’équipe. Nous échangions, une phrase par jour (ou presque) pour améliorer mon hébreu.

DÉMUNIS !

Le Business Club s’est récemment développé à Nice… Qu’en attendez-vous ? Lorsque Michaël Sfez, délégué du Keren Hayessod à Paris, m’a contactée pour échanger sur ce projet, j’ai tout de suite adhéré. Mon activité professionnelle m’engage dans ce type de pratique professionnelle. Il s’agissait de créer une action autour du business, en lien avec Israël et de surcroit au niveau européen. Nous avons « presque » réussi, je dis presque, car le Business Club continue à « recruter » à Nice et dans toute la France. C’est un format qui demande du temps à s’installer, car nous nous adressons à des professionnels très occupés. Nous nous retrouvons en afterwork une fois par mois, et cette année, nous proposons de nouvelles activités, comme des séminaires pour nous développer, et surtout apprendre à mieux nous connaître. Nous organisons aussi la seconde édition d’un voyage en Israël du 24 au 28 novembre dans la start-up nation. C’est un voyage magnifique, j’ai eu la chance d’y participer

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L’ÉCHO DES RÉGIONS

L’équipe des bénévoles réunie autour d’un repas

et de découvrir Israël autrement ! J’invite tous ceux qui nous lisent de rentrer en contact avec moimême, Rémy Peretz, ou Michaël Sfez.

La nouvelle génération et Israël : l’histoire d’amour existe-t-elle encore ? Pour moi l’histoire d’amour existe encore pour les plus jeunes, elle est peut-être moins passionnelle, car Israël est plus accessible, que ce soit par les airs (prix des vols), que par les liens que l’on tisse grâce aux réseaux sociaux. Je sais qu’il y a un réel attrait et une volonté des jeunes de venir en Israël, et de participer un temps à la vie israélienne, et puis finalement les jeunes restent, en tout cas pour une grande majorité. Il y a donc une émancipation de la jeunesse vis-à-vis d’Israël encore plus forte que pour ma génération.

Quels sont vos projets pour la rentrée 2019 ? Nous avons démarré la rentrée par une conférence, organisée en partenariat avec le CRIF régional. Nous continuerons à nous rencontrer juste après les fêtes, pour le Business Club, et le rendez-vous est déjà pris pour notre soirée annuelle à la Cave Bianchi avec vin et groupe de Jazz (courant novembre). Nous travaillons sur le projet du centenaire avec le Comité élargi constitué par notre vice-présidente Judith Oks. 2020 est l’année du centenaire, donc nous avons des rendez-vous incontournables, à Paris, Jérusalem, et en région. J’appelle tous les amis d’Israël, à nous rejoindre pour monter des comités spécifiques et organiser des beaux moments autour d’ISRAËL !

RÉMY PERETZ : UN DÉLÉGUÉ DÉVOUÉ À LA CAUSE Yessod : Comment concevez-vous votre rôle de délégué de collecte pour le Keren Hayessod ? Rémy PERETZ : Être délégué du Keren Hayessod sur la Côte d’Azur, cela signifie tout d’abord, être le représentant de cette magnifique institution bientôt centenaire et plus largement d’apporter, par les actions que j’organise tout au long de l’année, un peu d’Israël sur la Côte d’Azur. Ma mission au quotidien est évidemment de collecter de l’argent pour nos différents programmes, rencontrer des donateurs et de futurs donateurs et surtout de faire connaître le Keren Hayessod et le rôle qu’il joue en Israël et à travers le monde. Tout cela je ne pourrais évidemment pas le faire sans l’aide d’un merveilleux comité de bénévoles qui m’accompagne et qui m’aide depuis le début. Mon rôle est aussi et surtout d’être au service de ce comité pour faire en sorte que les idées qui sont proposées lors de nos réunions mensuelles puissent voir le jour véritablement. Enfin et plus personnellement, je pense qu’un délégué du Keren Hayessod doit se lever tous les matins en se disant : combien vais-je collecter aujourd’hui ? et combien de personnes vais-je aider grâce à cet argent ?

Quels sont vos objectifs professionnels ? J’ai évidemment des objectifs pécuniaires, mais ce que je trouve magnifique, c’est que mon travail est de collecter des dons, c’est-à-dire engendrer un acte de générosité complètement gratuit, que les gens peuvent réaliser ou non. C’est touchant de voir

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Nous avons rêvé Israël, nous avons bâti Israël...

Aujourd’hui, il avance à pas de géant...

Avec vous, nous aidons ceux qui ont du mal à suivre...

DEPUIS 100 ANS, DONNER AU KEREN HAYESSOD, C’EST DONNER À ISRAËL

Faites votre don legs, donation ou assurance-vie

OUI, Je donne :

je souhaite soutenir les programmes du Keren Hayessod.

€

EN LIGNE sur www.keren-hayessod.fr (faire un don) Je recevrai un reçu CERFA me permettant de déduire — 66% du montant de mon don (Impôt sur le revenu). PAR CHÈQUE à l’ordre du Keren Hayessod, posté à l’adresse du Keren Hayessod : 10, place de Catalogne - 75014 Paris

NOM : PRÉNOM : ADRESSE :

EMAIL : TÉLÉPHONE :

KH-Y14

BULLETIN DE DON

www.keren-hayessod.fr


L’ÉCHO DES RÉGIONS à quel point les gens de la région sont de plus en plus attachés et fidèles à l’action du Keren Hayessod en Israël et dans le monde et je voudrais au passage, les remercier au nom de tous les bénéficiaires de nos programmes. Un autre objectif important est de faire connaître notre action. Nous le faisons notamment à travers les événements locaux. J’anime moi-même une émission hebdomadaire, tous les mercredis matin après 10 h sur l’antenne de RCN où je parle d’Israël et de l’actualité du KH. Merci d’ailleurs à Yossi et à toute l’équipe de RCN pour son aide.

Comment la communauté niçoise reçoit-elle l’action menée par le Keren Hayessod ? Tout d’abord, il faut savoir que la communauté de la Côte d’Azur est particulièrement sioniste. Elle voue à Israël un attachement très fort, qui est concrétisé et facilité par les nouvelles liaisons Nice-Tel-Aviv. Nombre d’entre eux vivent également une partie de l’année en Israël. Concernant le Keren Hayessod, je dois avouer qu’il y a encore beaucoup à faire : on nous confond avec d’autres associations et certains ne savent pas qui nous sommes et ce que nous faisons, mais c’est mon rôle de changer cela. Ce qui est sûr c’est que chaque année, nous avons plus de donateurs dans la région et que la collecte est de plus en plus importante : c’est très encourageant !

Comment concevez-vous, le duo professionnel/bénévole ? C’est très simple l’un ne peut pas aller sans l’autre. Ce sont nos bénévoles qui font la force du Keren Hayessod depuis 100 ans. Le rôle du délégué donc le mien, est d’être au service de son comité et de travailler main dans la main avec lui. C’est ce qui fait la force du comité de Nice. Je suis en relation permanente avec Géraldine Zermati, la co-présidente de la région pour mener à bien les actions et je rencontre très régulièrement les autres membres du comité : Thierry Teboul l’autre co-président, Sylvie Teboul, Alain Belhassen, Bernard Benattar etc. Je suis très admiratif et reconnaissant pour tout le dévouement dont ils font preuve pour soutenir et promouvoir le Keren Hayessod. Les bénévoles interviennent surtout au moment des évènements qu’on organise et ils ont un rôle crucial. Notre comité est très motivé et très sympathique, qui m’a accueilli à bras ouverts dès mon arrivée. Nous travaillons dans un esprit très familial et bienveillant.

Y-a-t-il encore de la place pour ceux qui veulent s’engager à vos côtés ? Il y a évidemment de la place pour tous les amoureux d’Israël ! Ce comité ne demande qu’à se renforcer et j’en profite pour faire un appel à toutes les personnes qui souhaitent agir pour Israël dans un cadre particulièrement convivial. Par ailleurs, je souhaite créer un nouveau comité à Cannes et je fais là encore appel à toutes les bonnes volontés ! Il y a peu de contraintes : on organise une réunion du comité une fois par mois. Elle a pour but de mettre en place les actions et de prévoir les prochains évènements. Cette année, le centenaire du Keren Hayessod occupera de la place !

Un dernier mot pour conclure ? Je voudrais rappeler la mémoire d’Elisabeth ou Elisheva Sabbah, une militante qui nous a quittés, il y a tout juste un an, qui m’a été d’un très grand soutien. Elle laisse un grand vide derrière elle… Je voudrais aussi remercier Yaacov Moreno qui vient de terminer sa mission en France en tant que directeur du sud de la France et qui m’a tout appris du métier de délégué.

Contact RÉMY PERETZ : remy.peretz@kh-aui.fr

De gauche à droite: Rémy Peretz, Nathalie Siran, Sam Grundwerg, Président mondial du Keren Hayessod, Jonathan Ghenassia, Géraldine Zermati, David Benaym, Jean-Pierre Cohen, Sylvie Teboul et Bertine Lahav, nouvelle déléguée du KH sud de la France.

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HOMMAGE

RECONNAISSANCE

RICHARD PRASQUIER REÇOIT LE PRESTIGIEUX PRIX YAKIR Le 16 mai dernier, le Docteur Richard Prasquier, président du Keren Hayessod France, recevait le prix Yakir du Keren Hayessod. Ce prix est décerné à des leaders du Keren Hayessod en signe de reconnaissance pour leur engagement et leur volontariat, en faveur d’Israël et du peuple juif. Ce sont six leaders, venus du monde entier qui ont reçu le Prix Yakir lors d’une soirée de gala dans les salons de l’hôtel Hilton en présence de David Friedman, l’Ambassadeur des États-Unis en Israël, Danny Danon, celui d’Israël à l’ONU et Itshak Herzog, président de l’Agence Juive. Emmanuelle Halioua était présente ce soir-là… Elle jette un regard nouveau et étonné sur une organisation qu’elle re-découvre à cette occasion. Nous avons voulu partager son récit vivant, avec vous !

Par Emmanuelle Halioua J’ai été invitée au gala annuel de la remise du prix YAKIR, par le Keren Hayessod à Tel-Aviv, en Israël. Oui je sais... Soit, vous ne connaissez pas, mais plutôt rare. Soit, l’image qu’on en a est floue ou poussiéreuse. Nous savons tous qu’il existe des bienfaiteurs, des donateurs. Nous croyons souvent qu’ils sont fortunés. C’est vrai pour une part. Ce qu’on sait peut-être moins, c’est que beaucoup d’entre eux sont bénévoles. Concrètement, ils passent une partie importante de leur vie à aider Israël. Et ça fait 100 ans que ça dure ! Le gala qui récompense les « YAKIR » est un grand moment. Viennent du monde entier donateurs et personnalités. Cette soirée m’a fait penser au « Golden Globe » version light. Protocolaire et réunissant des individus d’une même famille. On y va en craignant de s’y ennuyer, mais on sait que c’est important d’y être. J’ai découvert, condensé en un même endroit... une montagne de générosité d’âme et de temps. Des hommes et beaucoup de femmes. On peut donner de l’argent, mais on peut également ne donner que de son temps. Pour Israël. Pour aider, réparer, sauver des enfants, des familles, des soldats. Alors, ils étaient là, ceux que les projets du Keren Hayessod ont aidés. Prenant la parole pour remercier de visu, ceux qui les ont portés. Dans le sud d’Israël, 40 % de la population est en situation de post-trauma. Officiellement. À mon avis beaucoup plus*. Une institution comme le Keren Hayessod finance la possibilité d’apaiser ou de résoudre son trauma dans un centre, dans des dizaines de centres de trauma. Le Keren Hayessod finance l’Agence Juive - Massa, Bac Blanc Bleu, les survivants de la Shoah, l’intégration scolaire des enfants issus de familles défavorisées, l’enfance handicapée... la recherche médicale, etc. Bref, difficile d’être soutenu en Israël sans que le Keren Hayessod n’y soit impliqué. Une institution comme le Keren Hayessod permet à un adolescent sans famille de venir de l’étranger pour s’engager à défendre ce qu’il estime : son pays. Une institution comme le Keren Hayessod permet à des enfants au parcours difficile d’intégrer des maisons d’enfants où ils sont éduqués, aidés, apaisés. Une institution comme le Keren Hayessod est si prestigieuse que des donateurs offrent plus de 200 millions de dollars et mobilisent l’Ambassadeur américain — Son Excellence David Friedman — qui, admiratif et cultivé en Talmud, déclare que oui : « Ça a commencé avec les *Emmanuelle Halioua est thérapeute spécialisée en trauma et en hypnose.

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HOMMAGE

États-Unis, mais que nous verrons... Tous les autres pays suivront et rejoindront Jérusalem aussi avec leurs ambassades ! »

Richard Prasquier avec Sam Grumberg et l'Ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman.

Une institution comme le Keren Hayessod aide le monde, aide les Juifs du monde entier en finançant notamment l’Agence juive. Ces hommes et ces femmes ne se contentent pas de déclarer qu’ils vont faire. Ils font. C’est concret ! Partout en Israël s’égrènent des plaques et des rues du Keren Hayessod. Le sionisme de cette organisation est viscéral. Beaucoup d’hommes et de femmes y œuvrent dans l’ombre.

Je pense au parcours remarquable du Docteur Richard Prasquier. Au Keren Hayessod, on est d’abord militant. Et c’est ce que je vu lors de ce gala annuel. Chacun dans son genre. Politiquement correct, expansif, réservé, etc. Mais l’ADN commun à tous, c’est cet amour et cet investissement, pour protéger et développer Israël. Nous savons tous, sauf à vivre dans le déni, que nous vivons une époque où l’Histoire bégaie. Les plus fortunés pourraient se contenter de rester confortablement installés dans leur bulle luxueuse. Mais non. Ils sont sur le terrain. Donnent de l’argent, donnent de leur temps, organisent, voyagent, consacrent une partie de leur vie — et je rappelle que jusqu’à nouvel ordre, nous n’en avons qu’une — à dépenser, se dépenser, s’user à être utiles aux Juifs et à Israël. J’ai vu des militants. J’ai vu des modèles de sionisme, de militantisme. Des exemples de transmission du sionisme. À leur entourage, à leur famille, aux enfants. Tant de générosité et de mobilisation au service d’Israël m’ont réconciliée le temps d’un gala avec ce que l’humanité a de beau, lorsqu’elle est au service des autres, de façon généreuse, concrète et désintéressée. Qu’y a-t-il, pour nous parents, de plus important que de « transmettre » ? Qu’y a-t-il, pour nous Juifs du monde, de plus important que de transmettre à nos proches notre ADN sioniste ? Celui qui fait le lien avec nos ancêtres et notre futur. Quand vous allez à l’Agence juive... Quand vous envoyez vos enfants à Massa... Quand vous sollicitez une aide en Israël… Derrière, dans l’ombre, discret, c’est le Keren Hayessod. Son Président mondial, canadien, David Koshitzky, s’en va. Transmettant son poste à l’Australien Steven Lowy. Deux hommes extrêmement différents sur la forme. Différents, mais deux hommes unis par ce qui est chevillé à leur âme : Israël !

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LE BUSINESS CLUB DU KEREN HAYESSOD BUSINESS CLUB

LE MONDE DE

LA PHILANTROPHIE A CHANGÉ

Il y a un an et demi, Michaël SFEZ, délégué d’Israël pour le Keren Hayessod, lançait, le Business Club du Keren Hayessod, à Paris. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts ! Le concept de ce Business Club a évolué, il a été baptisé I-Link et il a essaimé dans les régions : à Lyon, Nice, Strasbourg et Marseille — depuis le 26 septembre dernier — et il compte désormais près de 300 membres ! Alors pourquoi le Keren Hayessod, dont l’objectif est de collecter des fonds pour Israël, a-t-il mis en place un Business Club et comment I-Link fonctionne exactement ?

Par Sophie Atlan Pour Michaël SFEZ, la réponse est simple : « Le monde de la philanthropie a changé ! Les jeunes actifs que je rencontre, pour la plupart des business men, ne sont pas attirés par les associations de la communauté, qu’ils trouvent vieillottes et dans lesquelles ils ne se retrouvent pas ». Pour autant, ils aiment Israël et rester en lien avec ce pays, leur importe. Si l’on tient compte aussi du fait que la plupart d’entre eux ont des emplois du temps extrêmement chargés et qu’ils sont en pleine construction ou consolidation de leur activité professionnelle, alors on comprend que le Business Club répond pleinement à leurs attentes.

Beaucoup de convivialité pour les after-work I-Link, surtout quand ils se déroulent à Nice…

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Et cela, Michaël Sfez, qui a 35 ans et qui était lui-même avocat en Israël, l’a parfaitement compris, en proposant un business club qui s’articule autour de trois axes : une rencontre trimestrielle autour de l’innovation avec un intervenant israélien, un after-work « networking » mensuel, et enfin un voyage par an en Israël sur le thème des start-up. « Le modèle s’est imposé au fil des rencontres, explique Michaël, les gens qui venaient au Business Club étaient très intéressés par l’aspect networking. Les conférences étaient finalement secondaires. Nous avons su attirer des personnes de qualité : des avocats, des entrepreneurs, des experts-comptables, des agents immobiliers, des consultants… qui ont souhaité se réunir régulièrement ». C’est ainsi qu’une fois par mois, en moyenne, un after-work est organisé dans le bureau d’un des membres de I-Link, autour d’un buffet, et regroupe environ une quinzaine de personnes. Le cercle évolue en permanence, car l’idée est de faire venir des nouveaux, pour dynamiser I-Link.

Michaël SFEZ LA REVUE DU KEREN HAYESSOD FRANCE • NUMÉR0 14

Mais alors, quel est le modèle économique ? Comment les membres s’investissent-ils pour Israël ? « En fait, on est dans une logique de Win/Win, poursuit Michaël. Chaque fois qu’un membre de I-Link fait affaire avec un autre membre, il s’engage à faire un don au Keren Hayessod, notamment au programme Net@, destiné à former des jeunes Israéliens défavorisés, pour faciliter leur accès, à la start-up nation. Ils reçoivent en échange un CERFA. C’est une règle qui est fixée et que je rappelle à chaque fois. Nous fonctionnons en quelque sorte comme des apporteurs d’affaires. Et ça marche ! Les gens jouent le jeu ».

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LE BUSINESS CLUB DU KEREN HAYESSOD

Visite de la société Soda Stream lors d'un voyage en Israël avec les membres de I-Link

Les membres ont en moyenne 35 à 50 ans rappelle encore Michaël, mais on ne refuse personne. L’ensemble des actions menées par I-Link sont complémentaires. Les intervenants ont servi à donner une identité à I-Link qui est tourné vers Israël et l’entrepreneuriat. « En recevant des personnalités comme Uri Levine, fondateur de Waze, nous avons frappé fort ! Nous voulions attirer un nouveau public. Nous avons, depuis, invité des responsables de la cybersécurité, ou encore des entrepreneurs audacieux, comme celui qui a créé le premier single malt israélien ! ». Quant aux voyages en Israël, il ne fait aucun doute pour Michaël, que c’est un magnifique moment à partager, pour découvrir les innovations israéliennes, mais aussi mieux comprendre l’action sociale du Keren Hayessod. La première édition a été très appréciée. Celle du mois de novembre — qui se déroule du 24 au 28 — Infomations sur www.keren-hayessod.fr — propose un programme très alléchant : visite de Mobileye, dôme de fer, rencontre avec des start-upper (Ourcrowd, Cannible -cannabis Food-Tech), etc., et cerise sur le gâteau, sera européenne. Les I-Link de Berlin, Genève et Amsterdam se joindront aux Français. L’occasion rêvée pour développer son réseau à l’international ! Alors, business ou philanthropie ? Désormais plus besoin de choisir ! Venez vous aussi élargir ce club, d’un genre nouveau. I-Link vous attend.

Contact MICHAËL SFEZ : michael.sfez @kh-aui.fr 01 77 37 70 86

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VOYAGES

3 JOURS EN POLOGNE AVEC LE KEREN HAYESSOD

Du 23 au 25 juin 2019, le Keren Hayessod organisait un voyage court et intense à Cracovie, voyage d’histoire et de mémoire, sur la trace des Juifs de Cracovie. Les participants n’en sont pas revenus indemnes. Florence Kaufmann y était. Elle nous livre son récit. Ce fut un voyage bref, dense, intense, et parfaitement organisé. Le guide, Shlomo, était exceptionnel ; Yoël Rutbi, délégué d’Israël pour le Keren Hayessod France, à l’initiative de ce voyage, est un rassembleur chaleureux et attentif à tous. Le groupe est très hétérogène, des couples, des individuels, une famille, des Juifs, des goys, etc. Mais en quelques instants, « la mayonnaise prend » : chacun participe, échange, très vite on fait connaissance, unis vers un même objectif.

Le groupe autour de la statue de Jan Karski sur la place centrale de Kaziemerz

Ce voyage a été une véritable plongée dans l’histoire, sur les lieux émouvants du passé, enkystés dans le présent. Nous avons ressenti la violence de voir dans le quartier de Kazimierz, les synagogues du Temple, d’Izaak, les rues, les magasins, le ghetto de Podgorze (ghetto de Cracovie), l’ancienne usine Schindler, le camp de Plazsow, une ville vidée de ses Juifs. La beauté du cimetière juif de Cracovie n’a rien à envier à celui de Prague. Aujourd’hui Cracovie ne compte plus que 500 Juifs. Une mémoire presque totalement effacée. Comme l’a souligné notre guide Shlomo avec un brin d'ironie, il faut venir en Pologne, il faut que les pierres juives voient encore des Juifs.

Voie ferrée arrivant dans Birkenau... La fin pour les convois de deportés.

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À la sortie de Birkenau... En arriere plan le couvent qui donna lieu à la polémique.

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À Auschwitz Mirador / tour de garde. Baraquements et barriere électrifiée sur laquelle de nombreux déportés tentaient de se suicider pour abréger leurs souffrances.


VOYAGES

Ruelle de kaziemerz, le quartier juif, avec des enseignes d'avant guerre.

La grande synagogue du Temple.

Nous avons eu la chance de nous trouver à Cracovie durant le festival de la culture juive qui a dû faire se retourner dans leurs tombes tous les antisémites… Nous avons pu assister à un concert extraordinaire de « Hazanout » dans la synagogue du Temple, donné par des cantors israéliens et américains. Ce fut une soirée magnifique malgré la fatigue du réveil bien matinal. Par ses connaissances infinies, son implication liée à son histoire personnelle, sa sensibilité, sa permanente attention au groupe, sa patience, sa simplicité, son intelligence pédagogique, notre guide Shlomo a su nous transmettre l’histoire avec les mots justes. Il a su illustrer la grande Histoire, par les petites histoires. Ce voyage est inoubliable ! N’hésitez pas à y aller si l’occasion vous est une nouvelle fois offerte par le Keren Hayessod. Merci à Yoël, un grand merci aussi à Shlomo !

Cimetière juif de Kaziemerz... Une page d'histoire

« Le Livre des Noms » : ceux de toutes les personnes assassinées, au mémorial Auschwitz-Birkenau

Baraquements et latrines dans Birkenau.

Après être descendus des convois, les déportés sont amenés en quelques minutes dans les chambres à gaz, aprés que leurs vêtements et valises aient été pris par les nazis.

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VOYAGES CE PARCOURS CHARGÉ D’ÉMOTIONS POUR CHACUN LAISSE UNE EMPREINTE IMMENSE. LES PARTICIPANTS EN TÉMOIGNENT.

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Auschwitz était devenu le centre ferroviaire de toute l'Europe. Le gigantisme d'un réseau de convois pour déporter et assassiner les Juifs... La solution finale.

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LE KEREN HAYESSOD À TRAVERS LE MONDE

LE MEXIQUE :

L'ENGAGEMENT AU SERVICE DE LA DIVERSITÉ Le centre de la communauté séfarade de Mexico

Ceux qui ont vu le film Roma, primé aux Oscar, connaissent peut-être mieux la communauté juive mexicaine qu’ils ne l’imaginent. Cette production a pour décor le quartier juif de Roma situé à Mexico, fondé par des immigrants du Moyen-Orient dès les années 20. La communauté actuelle est désormais restreinte mais diverse, environ 44 000 personnes vivent à Mexico. Le Keren Hayessod y joue, lui, un rôle central. Tour d’horizon.

Par Elizabeth Sheppard Après avoir fui les Inquisitions espagnoles et portugaises, des Juifs s’installent au Mexique au cours du XVIe siècle. Ils sont autorisés à pratiquer ouvertement leur religion jusqu’à l’Inquisition mexicaine de 1571 marquée par des persécutions, ils se trouvent alors forcés de vivre leur judaïsme en secret des autorités politiques. En 1579, le roi Philippe II d’Espagne établit le nouveau royaume de Léon, incitant les Juifs et les convertis à peupler cette nouvelle province. Quand Benito Juarez devient président du Mexique au XIXe siècle, il instaure une séparation entre l’État et l’Église, ce qui permet aux non catholiques de résider dans le pays. Cette mesure s’avère aussi favorable aux Juifs de Russie, d’Europe de l’Est, ainsi qu’aux Juifs sépharades, originaires de Turquie et du Maroc, laissant derrière eux la désintégration de l’Empire Ottoman pour choisir le Mexique comme terre d’immigration. En 1918, la Société de Bienfaisance Alianza Monte Sinai rassemble les Juifs de la région pour construire la première synagogue du Mexique.

UNE COMMUNAUTÉ STRUCTURÉE Aujourd’hui, la communauté est représentée par le Comité Central de la Communauté Juive du Mexique dont le président est aussi celui de la communauté juive. Contrairement à la France, cette organisation fédère tous les mouvements du pays, même si la plupart des Juifs mexicains sont identifiés comme orthodoxes ou libéraux. Le Mexique compte de nombreuses synagogues dont 25 dans la seule ville de Mexico ! Par ailleurs, chaque communauté possède sa propre newsletter et son journal, reflets des différentes tendances de cette multiplicité. Des mouvements de jeunesse renforcent un solide réseau éducatif juif avec 14 écoles qui regroupent 95% des enfants juifs ! Le Country Club s’impose, lui, comme le centre de la vie juive surtout pour les jeunes ; environ 18 000 membres participent aux activités.

Le centre culturel et social de Maguen David à Mexico

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Le bâtiment de la communauté de Monte Sinai

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LE KEREN HAYESSOD À TRAVERS LE MONDE Un nouvel édifice luxueux pour la communauté de Monte Sinai

Cette communauté se singularise aussi par son sens de la solidarité, elle apporte aides et services à ceux qui ne peuvent pas financer la scolarité de leurs enfants (bourses) ou les soins de santé. Comparés aux Juifs d’Europe, les Mexicains mènent une vie relativement préservée de l’antisémitisme, peut-être du fait de la discrétion de la communauté et de l’Ambassade d’Israël. On voit rarement dans les rues des attaques ciblées ou des manifestants contre l’État hébreu.

LE KEREN HAYESSOD, INSTITUTION CENTRALE La communauté mexicaine, sioniste, contribue majoritairement aux campagnes du Keren Hayessod. L’institution trouve donc sa place grâce à un bureau composé d’environ 20 permanents épaulés par un nombre impressionnant de bénévoles. On en compte 2 300 et chaque jour de plus en plus de personnes aident à l’organisation de la collecte ! Cette délégation coordonne 6 comités différents (statistiques, image de l’institution…), témoins de ce dynamisme. Un des nombreux programmes soutenus concerne les éducateurs d’Israël, un projet qui en est à sa quatrième saison. Ce cours proposé sur deux ans, destiné à des professeurs qui vont enseigner dans des écoles, est centré sur l’hébreu, Israël et la religion, incluant un séjour d’un mois en Israël. Cette expérience leur permet de découvrir la réalité et la richesse de la société israélienne. Le Keren Hayessod est particulièrement apprécié par la communauté juive mexicaine, et en prendre la présidence est considéré comme un honneur, il reste l’institution la plus importante de collecte pour l’État d’Israël. En deuxième lieu arrive l’Institut Weizmann qui n’obtient que 15% des résultats annuels du Keren Hayessod. Un signe de cette reconnaissance se traduit par la présence de l’Ambassadeur d’Israël à la plupart des événements. Car le Keren Hayessod, en concertation avec la communauté très active au plan événementiel (culture, conférences…), organise lui-même des rencontres, récemment il recevait le commandant en chef de l’État-major de Tsahal. À l’approche du centenaire de l’institution israélienne, une grande célébration est en préparation. Par ailleurs, la communauté aussi diverse qu’impliquée ne recense pas un type de donateurs du Keren Hayessod, mais des milliers, différents chaque année. La Division Féminine très respectée rassemble le plus de donateurs, 2 500 femmes qui contribuent au succès des campagnes.

LE PROJET TEN AU MEXIQUE Le Keren Hayessod organise aussi des levées de fonds pour des institutions non-juives, lors de catastrophes naturelles ou pour des écoles publiques mexicaines. Mais le projet TEN demeure un programme phare. Le mot signifie « donne » en hébreu, mais c’est aussi l’acronyme de Tikoun Environment Network dont le but est de « réparer le monde ». Il réunit de jeunes adultes juifs d’Israël et à travers le monde (États-Unis, France, Afrique du Sud…) pour une période intensive de bénévolat autour d’un projet d’intérêt général. Il s’adresse aux populations dans le besoin pour développer des modèles durables d’éducation, de santé publique et d’agriculture en coopération avec les communautés locales. Un centre TEN a ouvert en 2013 à Oaxaca, pour aider les communautés en dehors de Mexico. La diversité des engagements du Keren Hayessod montre que l’institution représente pleinement le Mexique. Quand vous faites un don au Keren Hayessod, vous aidez Israël mais aussi l’ensemble du peuple juif.

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LEGS & DONATIONS LEGS ET DONATIONS

TOUT (OU PRESQUE)

SUR LES DONS ET LEGS AUX ASSOCIATIONS Par Maître Pierre-Jean Quirins, Notaire

www.le-raincy-paris-notaires.fr

EXONÉRÉ DES DROITS DE SUCCESSION ! Le Keren Hayessod, association reconnue d’utilité publique en Israël, est exonéré des droits de succession en vertu du décret 96-814 du 11 septembre 1996.

BON À SAVOIR : Dans les 6 mois du décès, un héritier peut préférer ne pas recevoir tout ou partie d’un héritage et en faire bénéficier une association, exonérée des droits de succession. Ainsi les sommes reviendront à une œuvre reconnue d’utilité publique, sans impôt, évitant à l’héritier de recevoir une somme diminuée de l’impôt (pouvant aller jusqu’à 60%).

La volonté de transmettre tout ou partie de ses biens constitue une démarche de générosité trouvant sa source dans l’idée même de la philanthropie. Le partage de son propre bien, avec d’autres personnes que sa famille ou ses amis proches, est un geste purement gratuit sans espoir d’une quelconque contrepartie. On dispose ainsi de son bien dans l’intérêt d’autrui. L’importance du sacrifice que constitue le don, quelle qu’en soit la valeur, nécessite une garantie quant à sa destinée. Celui qui donne n’attend pas d’autre retour que la satisfaction de savoir qu’il a bien soutenu celui qu’il voulait aider ou réalisé un projet dans l’intérêt commun. Il faut cependant s’assurer de la qualité rédactionnelle des dispositions prises et de leurs conséquences fiscales, pour en prévoir l’exécution. Voici quelques règles civiles applicables aux dons et legs aux associations, leurs conséquences fiscales et un exemple pratique.

LES DIFFÉRENTES MÉTHODES POUR TRANSMETTRE : LE DON, LE LEGS, LE BÉNÉFICE D’UNE ASSURANCE-VIE Toute association voulant prétendre à recevoir des dons ou legs (= libéralités), doit être dotée de la personnalité juridique, c’est-à-dire être déclarée en préfecture et publiée au Journal Officiel. Si sa constitution est libre en vertu de l’article 1er de la Loi du 1er juillet 1901, sa capacité juridique est limitée. Mais dès qu’elle est reconnue d’utilité publique par un décret en Conseil d’État, elle bénéficie d’une capacité juridique élargie lui permettant de posséder les immeubles nécessaires à son activité et surtout de recevoir des libéralités. Il en est de même des associations de bienfaisance, de recherche médicale ou scientifique et des associations cultuelles. La volonté d’aider une association peut se réaliser par un transfert immédiat de propriété, mais aussi en anticipant pour le jour où l’on ne sera plus. On parlera alors de don (de son vivant), de legs ou d’assurance-vie (pour la transmission à son décès).

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LEGS & DONATIONS

• LE DON devra se faire en principe par acte notarié. En pratique il faudra donc privilégier cette forme pour toute opération portant sur des biens tels qu’immeubles, parts de sociétés, ou objets de valeur. Cependant, le don de somme d’argent pourra s’effectuer sans avoir recours à l’acte authentique. On parle alors d’un don manuel reconnu par la jurisprudence comme étant celui qui se réalise par chèque ou virement.

• LE LEGS se fera par testament, c’est-à-dire par un acte unilatéral manifestant des volontés pour le jour où l’on n’est plus. Il s’agit d’un acte important puisque le disposant ne sera plus là pour préciser ou interpréter ses volontés. Il faut donc s’attacher plus particulièrement à la qualité rédactionnelle des dispositions prises. On ne pourra que conseiller de consulter son notaire afin de s’assurer la compréhension des volontés par celui qui met en œuvre le règlement des successions (éviter les longues listes d’objets ou prévoir un légataire universel…). Les formes testamentaires les plus connues sont le testament authentique (reçu par deux notaires ou un notaire et deux témoins) et le testament olographe (dont les seules contraintes sont d’être manuscrit, daté et signé). Vous pourrez envisager également un testament international pour un patrimoine étranger. Le testament ainsi bien rédigé sera déposé chez son notaire et inscrit au fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) pour un coût modique. Ce fichier, consulté obligatoirement lors du règlement de la succession, permet de s’assurer que le testament sera appliqué. • Enfin, la clause bénéficiaire d’un CONTRAT D’ASSURANCE-VIE sera utile pour bénéficier d’une fiscalité restée attractive en se réservant une disponibilité et prévoir son devenir après le décès. Il faut alors veiller à sa qualité rédactionnelle comme pour le testament et s’assurer que ce contrat ne soit pas oublié dans la mesure où le bénéficiaire pourrait ne pas en avoir eu connaissance. Il sera alors prudent de rappeler, aux termes de son testament inscrit au fichier, l’existence des contrats souscrits et le nom des bénéficiaires afin qu’ils puissent être contactés et se manifester auprès de la compagnie d’assurance. DES PRINCIPALES RÈGLES FISCALES EN MATIÈRE DE DONS ET LEGS AUX ASSOCIATIONS RECONNUES D’UTILITÉ PUBLIQUE Le principe même d’avantage fiscal en matière associative est bien connu de tous les contribuables qui cherchent, par ce moyen, à affecter précisément une partie de leur fiscalité qui relève sinon, du principe de la non-affectation de l’impôt. En plus des avantages connus au titre de l’impôt sur les revenus ou l’IFI (impôt sur la fortune immobilière), la fiscalité est encore favorable lors des transmissions par donation ou succession. Il s’agit des dons consentis par des héritiers recevant une succession, la donation temporaire d’usufruit et l’institution d’une association comme légataire universel à charge de délivrer des legs particuliers. Dans le premier cas, un héritier recevant une succession peut choisir de donner tout ou partie de cet héritage à une œuvre qu’il affectionne. Il ne paiera alors pas de droits de succession, lui permettant ainsi d’affecter la succession reçue selon sa volonté. Dans le deuxième cas, la donation temporaire d’usufruit permet à un donateur d’affecter temporairement les revenus d’un bien à cette œuvre. Il pourra ainsi rester propriétaire du bien tout en le faisant sortir temporairement de son patrimoine imposable à l’IFI.

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ZOOM SUR LE KEREN HAYESSOD

LE KEREN HAYESSOD FRANCE

EN MOUVEMENT

Les shlihim, délégués israéliens du Keren Hayessod, sont les forces vives du Keren Hayessod. Ils sont « envoyés » par le Keren Hayessod de Jérusalem dans le monde et constituent un pont vivant entre Israël et les communautés juives (et/ou les sympathisants d’Israël). Missionnés pour un temps limité, ils restent en général 3 à 4 années en poste, avant de rentrer en Israël. Deux nouveaux shlihims viennent d’arriver en France : Bertine LAHAV et Ran KEINY. Ils remplaceront Yaacov Moreno, Yoël Rutbi ainsi qu’Erika Fitoussi qui, elle, était déléguée française (cf. encadré). Ils exerceront leurs fonctions respectivement à Marseille et à Paris. Ils sont tous les deux dévoués à Israël et aux causes soutenues par le Keren Hayessod. Nous avons souhaité vous présenter ceux qui seront en relation régulière avec vous, dans le cadre de leur mission.

Par Sophie Atlan

Bertine LAHAV est la nouvelle déléguée du Keren Hayessod pour la région du sud de la France. Elle exercera ses fonctions notamment à Marseille et à Monaco. Cette Israélienne d’origine belge, forte d’une expérience professionnelle très riche, affiche de belles ambitions pour la région dont on lui a confié la responsabilité. Issue d’une famille sioniste, Bertine a fait son alyah à l’âge de 18 ans, rejointe un peu plus tard par sa mère et sa sœur. Après avoir effectué son service militaire, elle étudie d’abord les mathématiques et les statistiques, puis le marketing international. Plus tard, elle obtiendra également un master en droit. Un parcours académique brillant qui lui permettra d’entreprendre une très belle carrière. Durant quinze années, elle se consacre aux médias : d’abord directrice de journaux locaux en Israël, elle sera ensuite rédactrice en chef du magazine « Olam Haicha » (l’équivalent de « Elle » en France), puis dirigera une émission de télévision matinale. En Israël, encore plus qu’ailleurs, on a souvent plusieurs vies professionnelles… et Bertine décide un jour de changer de métier. Forte de ses compétences et de sa volonté, elle devient une femme d’affaires… et réussit dans ses entreprises. Elle s’investit dans l’immobilier de luxe et dans le commerce des diamants à haut niveau. Elle évolue à l’aise dans le monde du business, dont elle connait bien les codes… Mais cela ne lui suffit pas. Et le déclic se fait, un jour où elle prend conscience de la pauvreté qui existe dans son pays, notamment à travers une émission de télévision consacrée aux personnes âgées. Elle ne supporte pas ces images qui montrent, dans son propre pays, des personnes âgées en train de fouiller dans les poubelles ou encore de faire le ménage pour gagner leur vie ! Elle décide qu’elle doit les aider et pour cela, créer une association. Elle entame alors des démarches fastidieuses qui tardent à aboutir. C’est un ami israélien qui lui conseille de plutôt s’investir au sein du Keren Hayessod qui soutient de magnifiques programmes pour les personnes âgées et pour les plus démunis de la société israélienne. Bertine contacte sans tarder le Keren Hayessod à Jérusalem, une institution qu’elle ne connaissait pas auparavant, comme la plupart des Israéliens. Et pour cause, le Keren Hayessod se déploie surtout à l’international.

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ZOOM SUR LE KEREN HAYESSOD

Elle découvre une organisation solide qui se bat à la fois pour aider ceux qui sont dans le besoin en Israël, mais également les Juifs qui sont en danger dans certaines parties du monde. Sioniste dans l’âme, elle adhère complètement aux missions du Keren Hayessod. La solidarité qui s’exerce entre les Juifs du monde et Israël lui paraît essentielle : « Israël a besoin de la diaspora et la diaspora a besoin d’Israël : Israël sera toujours là pour les Juifs du monde entier ! » affirme Bertine. Le Keren Hayessod est heureux de pouvoir accueillir dans son équipe une personne dévouée, qui ne demande qu’à relever des challenges ! Signalons encore que Bertine a deux enfants qui sont déjà des adultes accomplis : Yoray qui est aujourd’hui le plus jeune député parlementaire de la Knesset et Adi qui est architecte d’intérieur. C’est pleine d’allant que Bertine arrive à Marseille, pour mettre son savoir-faire au profit de causes qui lui tiennent à cœur et donner ainsi une nouvelle direction à sa vie. Nous lui souhaitons bonne chance !

Ran KEINY, originaire de Rehovot, affiche, à 43 ans, un beau curriculum. Ancien officier de la marine israélienne — où il s’est engagé durant 7 ans — Ran, qui est par la suite devenu avocat d’affaires inspire d’emblée la confiance. Et c’est peut-être parce qu’il a un parcours que l’on pourrait qualifier de « sans-faute », qu’il a eu tout au long de sa vie la volonté de venir en aide à ceux qui ont eu plus de difficultés. Sa première expérience de l’altérité, il la vit à l’armée « véritable terrain d’apprentissage de la nature humaine » dans toute sa diversité, lieu de melting-pot, où il rencontre des personnes qu’il n’aurait pas côtoyées dans un autre contexte. Il gère des unités de 100 soldats, avec de nombreuses responsabilités. À sa sortie de l’armée, avec d’autres officiers de la marine, il rejoint une association pour des enfants défavorisés, pour la plupart d’origine éthiopienne. Ces anciens hauts gradés se sont donné pour mission de les aider à se projeter plus haut, d’être des mentors pour ces enfants qui ne croient pas en eux, de les aider à travers des activités marines (la voile, la plongée, le bateau) à prendre confiance en eux-mêmes. Ran confie que c’est une véritable bataille, très difficile, « on plante des graines et parfois on voit parfois des réussites. A ce moment-là, résonne en lui, toute la force de du fameux dicton talmudique : “qui sauve un homme, sauve l’humanité !”. Toujours avec cette volonté de réparer le monde, son action se poursuit, alors qu’il est devenu avocat des affaires : il apporte une aide juridique à titre gracieux à des personnes démunies, qui souvent tombent dans le piège de l’endettement, un phénomène malheureusement très répandu en Israël, explique Ran. Ses compétences juridiques alliées à sa personnalité altruiste font de lui le candidat idéal pour le Keren Hayessod qui cherche alors à renforcer son équipe en France. Il sera définitivement convaincu que ce poste lui va comme un gant, à l’issue de la journée où il est invité à découvrir les programmes du Keren Hayessod en Israël. Il est impressionné par le travail effectué avec les enfants très difficiles du village de jeunes de Kyriat Yearim ou encore par le programme Net@ où il comprend l’intérêt de faire étudier ensemble des adolescents juifs et arabes, pour leur donner accès à la Start-up nation. Ran a un atout supplémentaire : il parle parfaitement français, une langue qu’il a apprise enfant, car ses parents ont vécu 3 ans en Belgique. Il a également travaillé en Israël pour des hommes d’affaires français, ce qui lui a donné l’occasion de multiplier ses séjours en France. Il connait aussi très bien les côtes françaises qu’il a parcourues en bateau en tant que skipper ! Arrivé à Paris avec Maya son épouse et ses 3 filles Lia, 9 ans, Ella et Tal 5 ans, il est désormais investi d’une nouvelle mission : faire le lien entre la communauté juive de France et Israël, pour permettre à lsraël de se renforcer en venant notamment en aide aux plus démunis. Il se réjouit de pouvoir s’investir pour une cause qui lui tient à cœur, dans un pays et avec une communauté qu’il affectionne particulièrement. Behastlaha !

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Au revoir Yaacov et Yoël !

ZOOM SUR LE KEREN HAYESSOD

YOËL RUTBI, quant à lui, travaillait

YAACOV MORENO travaille au Keren Hayessod d’Israël depuis près de 30 années. Il était venu apporter son expertise de délégué dans le sud de la France. Il a soutenu l’équipe professionnelle et militante, notamment dans la région lyonnaise, pendant 5 ans. Merci à lui : son dévouement et sa gentillesse resteront gravés dans les esprits, des militants et aussi de l’équipe française. Il rentre en Israël, pour rejoindre la maison mère… et renforcer le département des Legs et donations. Un nouveau délégué, “local”, français, AVNER NAHUM prendra également ses fonctions à Lyon, en remplacement de Yaacov Moreno. Présentation à venir dans le prochain numéro.

depuis deux ans au Keren Hayessod France. En peu de temps, il a su créer un réseau, s’entourer de militants qui sont devenus des amis, convaincre sur la qualité des programmes du Keren Hayessod, accompagner les donateurs lors des belles marches à travers le Walk Israël, organiser un voyage mémorable à Cracovie et gagner la confiance de quelques grandes entreprises. Il ne quitte pas vraiment le Keren Hayessod, car il part en Belgique où le poste de Directeur Général lui a été proposé. C’est un nouveau challenge qu’il a accepté de relever. Batslaha Yoël !

Erika : merci et respect !

À Marseille, Erika Fitoussi est connue comme le loup blanc. Elle n’est pas israélienne, mais a consacré toute sa vie à Israël, notamment dans le cadre de son activité professionnelle. Sans elle, le Keren Hayessod de Marseille n’aurait pas pu voir le jour ! Elle, qui était une ancienne de l’AUJF, a su mobiliser autour d’elle les militants qui croyaient à l’aventure du Keren Hayessod. Ensemble, ils ont réussi à donner corps au Keren Hayessod, organisant de magnifiques soirées, dans les plus beaux lieux marseillais, avec des intellectuels (pour ne citer que Philippe Val, Franz-Olivier Giesbert, Mohammed Sifaoui, etc.), des hommes de médias (Frank Melloul) ou encore des champions olympiques israéliens comme les judokas Or Sasson et Yarden Gerbi…. cherchant toujours et encore de nouvelles idées, pour faire passer les messages de solidarité et l’amour d’Israël. Après 30 années d’engagement total et de dévouement pour sa communauté et Israël, Erika a souhaité s’envoler vers d’autres aventures. Les militants du sud de la France vont la regretter, tout comme l’équipe professionnelle qui appréciait tant son enthousiasme et son énergie communicative. Merci Erika pour tout ce que tu as donné !

Erika (en rose) entourée des militantes de Marseille, avec lesquelles elle formait une belle équipe, lors de la dernière soirée de Gala, qu’elle a organisée en mai 2019.

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CULTURE LOISIRS

DES IDÉES ! ROCHAIN POUR VOTRE P RAËL SÉJOUR EN IS

CASHER RUSALEM ! LE SEUL CORÉELAN VI EILLE VILLE DE JÉ SE TROUVE DANS

situé dans USE – 서울하우스 HO L OU SE LE : é e carte e curiosit Cardo, propose un du s En soi, c’est déjà un su es -d au , le la vieille vil coréen. Chapchae le quartier juif de e en bois, de style dr ca un ns da e, nd umon frais et via végétarienne, sans bap (salade de riz, sa op de e Hw ) és ut sa pas chère mes t simple, bonne et es (vermicelles aux légu rte ca la ) riz de ki (nuggets légumes), Tteokbbo ) ! et 60 shekels le plat le CAPSULE INN, (compter entre et 30 au même titre que r te no à ue tiq ia as ne ille de Jérusalem. Une nouvelle enseig t ouvert au centre-v en m le el uv no n, po inspiré du Ja

e.co.il https://seoul-hous

S, POUR VOS ENFANT

RES !

COMME LES AUT DES MUSÉES PAS

ractif et aël. Innovant, inte Isr en e nr ge du r ctivité LUNADA le premie ctif d’encourager l’a je ob ur po a il e, ill m la fa à une expérience attrayant pour toute âges et offre l’accès s le us to ur po e ag vante qui vous et l’apprentiss le, éducative et inno el nn io ot ém e, ré lo ncepteurs « particulière, co e » expliquent les co dr en pr ap d’ é iff so as 2 ent du laissera encore plus 4 000 m , le bâtim de ce pa es un r su 50 expositions et du musée. Installé ématiques, plus de th s ce pa es 8 d en musée compr urs uniques. e des espaces extérie qu i ns ai , dans lequel ns tio la al st in , de se différent du monde ct pe as un strates de la réalité te es en nt és re pr ffé re di ce s pa de e es nc ue Chaq ire l’expérie et sociale, en tant et aux enfants de fa mille, la vie publique fa de vie la , nous vivons et perm lle ne on uer dans la vie pers découvrir et de se sit visiter les et sont invités à re que groupe. nt de ta on m en re et u op pr vid di ur le ’in qu sur unication fants s’interrogent nourriture, la comm en la s t, le en e, rg qu l’a di , lu ps n m ço te De fa stion du proposition qui sort idienne tels que la ge et de l’art, etc. Une re ltu cu la aspects de la vie quot de de on natale… rencontre avec le m st pas dans sa langue n’e ce si e êm m t, interpersonnelle, la en lum à expérimenter abso des sentiers battus a eni St, Beer Shev 25, David Ha-Re’uv

lunada.co.il/en/

ÉLIENNES

RA CES AÉRIENNES IS R FO S E D E É S U M LE

plus rmet de « survoler » pe ée us m ce s, an 13 âgés de 8 à eva à Hatzerim, x parents d’enfants tout près de Beer Sh é tu Si . ux cie s Ultra-recommandé au le is pu de l’État d’Israël de les de 70 ans d’histoire tous âges retraçant de ils re pa ap 0 15 te age ou le musée présen opérations de sauvet s se , at Ét e un je du différentes guerres s technologiques. is des avions encore ses prouesse d’entre eux, et parfo s in rta ce ns da r te On peut mon e la famille ! survolent le musée… et de fierté pour tout e sm ni sio de in ba Un vrai au jeudi de 9 h à 16 h Ouvert du dimanche

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ËL FRANÇAIS EN ISRA E R T Â É H T U D L A FESTIV

:

CULTURE LOISIRS

3e ÉDITION !

participent an et Richard Berry itt Ab y Ar , er st Hu agé ancis l exceptionnel envis Thierry Lhermitte, Fr re ltu cu s ou -v ez nd bre, à ce re ateur Steve du 27 au 31 octo Israël » par son fond et ce an Fr la tre en r du ou toujours impeccable « comme un pont d’am ité al qu la et ce an sa persévér Suissa. On souligne programme !

ncais.com festival-theatre-fra

DANSE :

GA ! NIR TOTALEMENT GA

DEVE UNE HEURE POUR

s’inscrire à une viv pourquoi ne pas l-A Te à e ag ss pa in l à aucune Lors de votre procha stement ne fait appe ju ui (q e qu ni ch te , cette ad Naharin… sans heure de danse Gaga bre chorégraphe Oh lè cé le r pa t in po rez appelé technique) mise au ure non-stop, vous se he e un t an nd pe s, ur extérie conque jugement. miroir, sans regards sans peur d’un quel s rp co tre vo et es nous ! à libérer vos énergi t qui est en chacun de en m ve ou m du n io pass Objectif ? Réveiller la io Naïm ud Renseignements : St

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.il http://www.naim.org +972 3-5188998

LA TU VIENS DÎNER À

MAISON ?

hébreu nifie « ensemble » en sig i qu ta av tz Be t ep n, le conc gion, en créant Typiquement israélie les habitants de la ré et s ur ge ya vo s le ir un i invité a pour mission de « ré ique ». Vous êtes ains un e nc rie pé ex e un grâce à ple, qui donne de véritables amitiés un dîner israélien sim , nt ita ab l’h de n so ai son aspect à partager dans la m découvrir Israël sous de et , ce an ss ai nn faire co est de 39 dollars, surtout l’occasion de repas par personne du ix pr Le . le ib ss po entionner le plus authentique irée. Vous pouvez m so la de is fra s le rir e de couv , etc.). ce qui permet à l’hôt s, repas sans gluten er ch ca s pa re , te da site et x, des spécificités (lieu inscrivez-vous sur le e, bl ia bl ou in e nc rie tte expé Pour participer à ce mande en ligne ! remplissez votre de

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ta.m https://www.betzav

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KIKAR HAMOUSICA

AUSSI ÇA ! JÉRUSALEM C’EST

Nahalat Shiva, artier historique de qu le ns da e ué sit e tous ée r, de la musique liv Une jolie place carr ai n ei pl en ité al qu ès bonne i fait que l’on six restaurants de tr magie due au lieu, qu e un et e èn sc lle be ur de e e jolie soirée au cœ les soirs sur une vrai un d’ e m m ra og pr le rtir, c’est ne veut plus en repa isons… à revivre au fil des sa Jérusalem à vivre et

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OCTOBRE 2019

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Un autre regard sur la gestion de portefeuille et de trésorerie.

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CULTURE

KETSEV (RYTHME) Par Richard Prasquier

‫( קצב‬ketsev) : signifie cadence ; allure. Dans la Bible, le mot est rare et a une autre signification. On le trouve dans la description des chérubins dans le Temple de Salomon (Rois 1, 6-24) où il est traduit par « forme » et également à propos de la chute de Jonas (2:7) où il représente l’extrémité (le mot ancien et très courant aujourd’hui de ‫קצ‬, kets signifie extrémité) de l’abîme. Le lien entre les deux notions, c’est la notion de délimitation (celle d’un bloc sculpté par rapport à la masse informe et la limite extrême de profondeur). C’est cette image de délimitation qui explique l’usage de ce mot dans le Talmud au sens de loi ou de décision. De fait, décider c’est « trancher », comme nous le confirme très visuellement le jugement de Salomon. Le mot « décider » provient d’ailleurs du verbe latin caedere (qui nous a donné entre autres le mot circoncision), qui signifie couper. Et on comprend mieux ainsi certains dérivés de ‫ קצב‬apparemment énigmatiques, mais où on retrouve cette notion de délimitation : ‫( קצב‬katsav) : le boucher, celui qui tranche

La sagesse de Salomon, église Saint-Gervais-Saint-Protais de Paris (Jean Chastellain, XVIe siècle). Le jugement de Salomon : décider c’est trancher...

‫( הקצבה‬haktsava) et ‫( קצבה‬kitsba) : pension, allocation, argent de poche, subvention, retraite : ce qu’on distribue par rations

‫( תקצי ב‬taktsiv) : le budget, ce qui va servir à allouer les ressources Le rythme, c’est la cadence, le discontinu, l’allocation de temps délimitée : ‫( קצב לב‬kètsev lev), c’est la fréquence cardiaque. Un groupe de chanteurs, par exemple le chœur, se dit lehaka ‫להקה‬ Le terme est utilisé pour un groupe de chanteurs de rock, un corps de ballet, une troupe de comédiens. Il provient peut-être d’une inversion de consonnes (les linguistes disent métathèse) avec kehila. ‫( מנהיג הלהקה‬ha manhig halahaka) le leader du groupe ‫( ללהק‬lelahek) : sélectionner, auditionner, choisir, faire un casting ‫ זמר‬: le « zamar » est le chanteur. Mais évitons de dire que le « zamar » « mezamer » pour dire qu’il chante. Car ‫ לזמר‬signifie bien chantonner, psalmodier (plutôt que chanter) mais aussi dans l’hébreu d’aujourd’hui « se mettre à table », balancer, trahir son camp ! Plusieurs mots liturgiques bien connus, ayant le sens de « hymne » proviennent de cette racine : ‫( מזמור‬mizmor) hymne, ‫( זמירה‬zemira) ou ‫( זיםרא‬zimra) en araméen. Mais le dérivé moderne le plus important est ‫( תזמורת‬tizmoret), l’orchestre. Curieusement, aujourd’hui un ‫ תזמורת‬implique plutôt des instruments de musique que des chanteurs. Un des très rares dérivés modernes est ‫( מחזמר‬mahazemer). Ce néologisme, qui signifie comédie musicale est une contraction de mahaze : ‫מחזה‬, pièce de théâtre et de zemer. Si le zamar ne « mezamer » pas, comment chante-t-il en hébreu ? Il ‫( שר‬char, à ne pas confondre avec ‫ שר‬sar, ministre...) Le verbe ‫( לשיר‬lachir) et le mot ‫( שיר‬chir), chanson,

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(KETSEV)

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sont bien connus : ‫ שיר השירים‬est le Cantique des Cantiques. Mais la racine a été peu productive et les mots dérivés ne relèvent pas non plus à proprement parler de la musique. Le ‫( משורר‬mechorer) est le poète, ‫שירה‬ (chira) la poésie. Certes la poésie et le chant faisaient bon ménage dans le passé. Dans le passé ? Jouer d’un instrument de musique se dit en revanche ‫ לנגן‬et les instruments de musique sont les ‫( כלי נגינה‬klei neguina), alors que dans le passé on utilisait en yiddish l’expression ‫כלי זמר‬ (klei zemer, d’où la musique « klezmer David jouant de la harpe - Ecole hollandaise vers 1600 »). ‫( מנגינה‬manguina) signifie mélodie et a remplacé le mot ‫( נגון‬nigoun) qui a laissé une forte empreinte dans la culture yiddish. L’une des plus célèbres de ces mélodies est certainement ‫( הבה נגילה‬hava naguila), l’une des premières chansons à avoir été écrites en hébreu dans le yichouv lui-même, il y a exactement cent ans, après la guerre de 14-18, en une période d’optimisme où les traités ouvraient la voie à un Foyer National juif selon la Déclaration Balfour. C’est un chant d’allégresse, dont le texte suivrait un verset du psaume 118. Il aurait été écrit par Abraham Zvi Idelson, un célèbre compositeur musical (‫ מלחין‬: malhin ; ‫ לחן‬: lahan est un autre mot pour mélodie) qui aurait repris des airs chantés par la hassidout de Sadigora en Bukovine, celle des célèbres rabbins de Ruzhin. Dans cette chanson, le deuxième vers est « Hava neranena » ce qui signifie « chantons fort ». Le verbe ‫ רַ ּנן‬: ranan n’est plus guère utilisé aujourd’hui. C’est lui qu’on retrouve à l’origine de nombreux prénoms israéliens d’aujourd’hui : Ron, Ran, Ronit, Rina…. Il l’était beaucoup dans les textes bibliques, par exemple au début du psaume 33 : réjouissezvous, vous les sages, en l’Éternel : ‫בּיי‬ ַ ‫רַ נְּנּו צ ַדִ ּיקִים‬ Ce mot de psaumes, ‫ תהילים‬: tehilim, est le pluriel de ‫ תהילה‬: gloire. ‫ להלל‬: lehalel, signifie rendre hommage, célébrer (par exemple les six psaumes de célébration 113-118 formant le Hallel). Dans les psaumes on sait l’invocation fréquente au « chef de chœur », ‫ מנצח‬: menatseah. Aujourd’hui encore ce mot s’applique au chef d’orchestre, mais il a aussi une autre signification, celle de vainqueur, car ‫ לנצח‬: lenatseah signifie triompher, vaincre. Finalement l’idée n’est pas si différente que dans les langues européennes : le « chef » est bien celui qui « domine ». Ces quelques termes n’ont fait qu’effleurer cet assez vaste vocabulaire. Je n’ai pas évoqué notamment les mots définissant les instruments de musique. Parmi eux, il en est qui m’interpelle particulièrement, la harpe ‫( נבל‬nevel). Quel lien entre cet émouvant instrument et les termes de ‫ נבלה‬nevela, charogne et de ‫ נבל‬naval, scélérat ? Un lecteur aurait-il une idée ?

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RETOUR EN IMAGES

Le 18 septembre, Paris : afterwork avec PHILIPPE VAL, ici avec REBECCA JACQUIN, présidente de la Division Féminine Le 22 septembre, Toulon : soirée de collecte au profit des Juifs en danger dans le monde, en présence (de g. à d.) d’OURIEL GOTTLIEB (AJPI), BERTINE LAHAV, COLETTE SANZ DJIAN et ERIKA FITOUSSI.

PHILIPPE VAL interviewé par CAROLINE YADAN-PESAH

Le 22 septembre, Cabourg : partenariat avec l’association France Israël avec GEORGES BENSOUSSAN. Le KH était représenté par RAN KEINY et KARINE BOUKRIS.

Le 24 septembre, Paris : After-work I-Link. Investir dans une start-up CRICKET MANNA.

Le 25 septembre, Marseille : lancement du Business Club, I-Link avec SHAI BLIZBLAU, expert en cybersécurité.

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Le 24 septembre, Paris : rencontres privées du KH, avec GIDI LUSTIG de l’Ambassade d’Israël en France et AMIR LAPID, directeur du KH France.

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