Skip to main content

À Pro Peau – Numéro 1 2026

Page 1


À PROPEAU

Numéro 1 2026

Quand le ciel s'embrase :

comment les feux de forêt affectent notre peau

QUELQUESfai

Comment fonctionnent les lotions autobronzantes

La plupart des lotions autobronzantes (autobronzants sans soleil) contiennent un ingrédient actif appelé dihydroxyacétone (DHA). Le DHA est un sucre à trois carbones qui interagit avec les acides aminés de la peau pour créer une coloration temporaire.

Lorsque vous appliquez un autobronzant sur votre peau, le DHA agit en réagissant avec les cellules mortes à la surface de votre peau. Essentiellement, ces cellules mortes sont temporairement foncées pour imiter un teint bronzé. Cet assombrissement de la peau est temporaire : un bronzage sans soleil peut durer jusqu’à 10 jours, selon le produit utilisé. À mesure que vos cellules cutanées se renouvellent et se détachent, votre bronzage disparaîtra également. Il peut être utile d’hydrater la peau régulièrement et de réappliquer la lotion autobronzante avant que le bronzage ne commence à s’estomper.

Plus un autobronzant contient de DHA, plus vous obtiendrez rapidement un bronzage foncé. Par exemple, les bronzages en vaporisation (comme ceux que l’on peut obtenir dans un spa) utilisent des concentrations plus élevées de DHA afin de produire rapidement une couleur bronzée.

Il est important de se rappeler que les lotions autobronzantes et les vaporisations autobronzantes ne protègent pas la peau contre les coups de soleil ni les dommages causés par le soleil. Vous devez donc toujours utiliser un écran solaire avec FPS lorsque votre peau est exposée aux rayons UV. Toutefois, pour obtenir un teint hâlé temporaire et sécuritaire, les lotions et vaporisations autobronzantes peuvent être une bonne option.

À propos des acrochordons (skin tags)

Les acrochordons sont de petites excroissances cutanées bénignes, molles et sans danger, qui peuvent apparaître n’importe où sur la peau, mais qui se développent le plus souvent sur le cou, les paupières ou sous les aisselles. Ils peuvent être de la même couleur que la peau ou plus foncés. Ils peuvent parfois sembler rosés ou devenir rouges lorsqu’ils sont irrités. Certains sont solidement attachés à la peau, tandis que d’autres semblent pendre au bout d’un petit pédicule.

La revue médicale de ce magazine effectuée par le Dr Julien Ringuet.

Ces excroissances peuvent apparaître partout, mais elles se développent généralement dans les zones où la peau frotte contre la peau, des bijoux ou des vêtements. Elles sont le plus souvent observées dans les zones suivantes :

• Sous les seins

• Sur les paupières

• À l’aine

• Dans les plis du cou (ou là où les vêtements ou bijoux frottent contre le cou)

• Sous les aisselles

Les acrochordons sont aussi fréquemment observés sur l’abdomen ou le dos.

Comme ils se développent dans des zones de frottement cutané, les personnes en surpoids, enceintes ou ayant une peau relâchée sont plus susceptibles d’en développer. L’âge est également un facteur : les personnes de plus de 40 ans sont plus susceptibles d’en avoir, et la probabilité augmente encore après 60 ans.

Il est important de garder à l’esprit que ces excroissances sont sans danger. Un acrochordon n’a besoin d’être retiré que s’il :

• devient irrité ou saigne

• se développe sur la paupière et affecte la vision

• devient douloureux, surtout si la douleur apparaît soudainement

Un dermatologue certifié peut retirer rapidement et en toute sécurité un ou plusieurs acrochordons lors d’une consultation en clinique, généralement sans nécessiter de rendez-vous de suivi.

Le traitement utilisé par votre dermatologue dépendra de la taille de l’acrochordon, de son emplacement sur le corps et d’autres facteurs.

Les produits vendus pour enlever les acrochordons à domicile et les méthodes de type « faites-le vous-même » ne sont pas recommandés. Les acrochordons existent sous plusieurs formes et tailles, il est donc préférable de les faire évaluer par un professionnel. En consultant un dermatologue, vous saurez exactement de quoi il s’agit, ce qui peut apporter une tranquillité d’esprit.

Numéro 1 2026

ISSN 1923-0729

Gestion de la publication : Craig Kelman & Associates www.kelman.ca

Tous droits réservés. ©2026 Reproduction interdite.

Alliance canadienne des patients en dermatologie : M72-851 avenue Industrial, Ottawa, Ontario, K2E 7K3 Tél. (sans frais) : 1-877-505-CSPA (2772) Courriel : info@canadianskin.ca

Accord sur la vente postale de publications canadiennes no 40065546. Imprimé au Canada.

Suivez-nous @CanadianSkin

Pour vous abonner gratuitement à ce magazine, allez à https://apropeau.ca/magazine/recevez-votre-propre-copie-du-magazine

Questions sur FPS et l’hydratation

Q Que signifie FPS ?

RFPS signifie facteur de protection solaire. Il s’agit d’un ratio établi à partir de tests réalisés auprès de participants humains, qui compare la durée d’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) nécessaire pour provoquer une rougeur cutanée sur une peau protégée par un écran solaire par rapport à une peau non protégée. Cette formule mesure principalement un type de rayons du soleil, les UV-B et non les UV-A. Les UV-B sont les principaux responsables des coups de soleil et du cancer de la peau, tandis que les UV-A sont davantage associés au vieillissement cutané lié au soleil. Le ratio FPS permet d’estimer la proportion de rayonnements UV contre lesquels un écran solaire protège. Par exemple, un FPS de 30 protège contre environ 97 % des UV-B. Lors de l’achat d’un écran solaire, recherchez un FPS d’au moins 30 ainsi que la mention « large spectre » afin d’assurer une protection contre les UV-A et les UV-B. Une couche uniforme d’écran solaire doit être appliqués sur la peau exposée environ 15 minutes avant l’exposition au soleil, puis réappliqué toutes les deux heures ou après une transpiration excessive ou une baignade. La crème solaire constitue votre deuxième ligne de défense contre le soleil. L’évitement du soleil ainsi que le port de vêtements protecteurs, de chapeaux et de lunettes de soleil représentent votre première ligne de défense.

Notre base d’abonnés s’agrandit et nous sommes passés à un environnement numérique. Veuillez vous assurer que vous avez fourni votre adresse courriel et que vous vous êtes réabonné au magazine afin de continuer à recevoir une copie numérique à l’avenir. Vous pouvez le faire sur notre site web en numérisant ce code QR ou en allant au lien suivant : https://apropeau.ca/magazine/recevez-votrepropre-copie-du-magazine.

Merci pour tout l’amour que vous avez témoigné à ce magazine au cours des 15 dernières années. Nous sommes ravis de continuer à partager avec vous plus d’autres histoires dans À propeau!

RQL’eau est essentielle au transport des nutriments, à la régulation de la température corporelle et à l’élimination des toxines produites par l’organisme. Un adulte en bonne santé devrait consommer en moyenne environ deux litres d’eau par jour. Boire davantage d’eau n’a pas démontré d’efficacité pour améliorer ou guérir des affections cutanées chroniques ni pour inverser le vieillissement cutané. Toutefois, une hydratation adéquate favorise l’élimination des toxines et contribue au maintien d’une bonne hydratation, ce qui peut participer à un teint plus sain. La peau sèche est mieux prise en charge avec des nettoyants doux et l’application régulière d’hydratants. Si vous avez des préoccupations concernant une sécheresse cutanée persistante, consultez votre professionnel de la santé ou un dermatologue. Des questions ? Écrivez à info@canadianskin.ca.

Raed Alhusayen est un dermatologue consultant à Sunnybrook Health Sciences Centre à Toronto, en Ontario. est une médecin résidente en dermatologie à l’Université de Toronto, Ontario.

Boire davantage d’eau améliore-t-il vraiment la peau ?

Dermatite atopique et vous : Dermatite atopique et vous :

Vivre confortablement avec l’eczéma chronique

La dermatite atopique, plus communément appelée eczéma, est l’une des maladies inflammatoires chroniques de la peau les plus répandues dans le monde. Elle peut toucher tout le monde : nourrissons, enfants, adolescents et adultes, quels que soient l’âge ou l’origine.

Sur une peau claire, l’eczéma apparaît souvent rouge et enflammé, tandis que sur une peau plus foncée, il peut prendre une teinte brune, violacée ou grisâtre. Quelle que soit son apparence, l’eczéma provoque classiquement des démangeaisons, de l’inconfort et un impact émotionnel important. La bonne nouvelle est qu’il existe de nombreuses mesures pratiques à adopter à la maison pour réduire les poussées, apaiser la peau et retrouver confiance en soi. Vivre avec l’eczéma ne consiste pas seulement à traiter les plaques visibles.

Il s’agit de prendre soin de sa peau au quotidien, de la protéger contre les facteurs déclenchants et de soutenir son bien-être émotionnel. Chez de nombreuses personnes, les poussées inflammatoires laissent des « hyperpigmentations post-inflammatoires », c’est-à-dire des taches foncées qui persistent plusieurs semaines ou mois, en particulier chez les personnes à peau foncée. En combinant une routine cutanée régulière et des soins doux, il est possible de mieux gérer l’eczéma et de vivre confortablement.

Mettre en place une routine de soins Le soin de l’eczéma commence par une hydratation constante. Les dermatologues recommandent souvent la méthode « tremper et sceller » : prendre un court bain ou une douche à l’eau tiède, puis

appliquer immédiatement un hydratant. L’eau chaude peut retirer les huiles naturelles de la peau, ce qui contribue à la sécheresse, donc privilégiez des bains courts et doux. Utilisez un nettoyant sans parfum et évitez de frotter. Après le bain, tamponnez votre peau plutôt que de la frotter, puis appliquez une crème ou une pommade épaisse pour conserver l’hydratation. Les lotions peuvent être moins efficaces sur une peau sensible à l’eczéma.

Le choix des vêtements peut également aider. Les tissus doux et respirants, comme le coton, irritent moins la peau. Évitez la laine rugueuse ou les vêtements serrés. Lavez les vêtements neufs avant de les porter, utilisez des détergents sans parfum et, si possible, ajoutez un cycle de rinçage supplémentaire pour réduire les résidus.

Jia Qi Adam Bai et Dr Harry Liu

Enfin, n’oubliez pas la protection solaire. Les écrans solaires minéraux sont souvent bien tolérés et aident à prévenir l’aggravation des taches foncées.

Remèdes doux à la maison

En complément de l’hydratation, certains remèdes simples peuvent soulager la peau. Les compresses de thé noir, par exemple, sont utilisées depuis longtemps pour apaiser les zones inflammées. Préparez un thé léger, laissez-le refroidir, imbibez un linge propre et appliquez-le sur les zones concernées pendant 15 à 20 minutes.

Certains huiles peuvent également être bénéfiques mais la prudence est de mise car certaines peuvent être irritantes ou induire des allergies de contact. Tentez une application sur peau légèrement humide. Les bains à l’avoine colloïdale sont un autre remède courant : ajouter de l’avoine finement moulue à l’eau tiède peut apaiser les démangeaisons et adoucir les plaques. Cependant, évitez l’avoine si vous avez une allergie connue. Introduisez toujours de nouveaux soins progressivement et arrêtez en cas d’irritation.

D’autres options émergentes sont en développement ou récemment disponibles. Discutez-en avec votre professionnel de santé pour savoir si ces nouvelles options vous conviennent.

Éviter les déclencheurs

Même les meilleures routines peuvent être perturbées si la peau est exposée régulièrement à des facteurs irritants. L’air sec, notamment en hiver au Canada, déshydrate la peau. Un humidificateur peut aider. La chaleur et la transpiration aggravent souvent les démangeaisons : portez des vêtements respirants et prenez une douche rapidement après un effort. Les savons agressifs, les détergents puissants et les produits parfumés sont des déclencheurs fréquents. Optez pour des produits doux et sans parfum. Le stress est également un facteur important : le lien entre la peau et l’esprit est réel. Des pratiques de pleine conscience, comme la respiration profonde, la méditation ou le yoga, peuvent apaiser l’esprit et la peau. Chez les enfants, le jeu, les activités créatives et l’encouragement affectueux sont particulièrement utiles.

Comprendre l’hyperpigmentation post-inflammatoire

Pour beaucoup, la fin d’une poussée n’est pas la fin des changements cutanés. Les taches foncées qui restent, surtout sur peau foncée, peuvent persister

pendant plusieurs mois. Bien qu’elles soient sans danger, elles peuvent être gênantes. La première étape est la protection solaire, car les rayons UV assombrissent les taches et ralentissent leur disparition. Certains ingrédients doux, comme la vitamine C ou la niacinamide, peuvent progressivement uniformiser le teint s’ils sont utilisés régulièrement. Cependant, la priorité reste de contrôler l’eczéma, sinon les taches reviendront.

Prendre soin du bien-être émotionnel L’eczéma ne touche pas seulement la peau : il peut influencer la confiance en soi, les relations sociales et le sommeil. Les démangeaisons répétées sont épuisantes et il est normal de ressentir de la frustration. Renforcer sa résilience émotionnelle fait partie du traitement. Rappelez-vous que l’eczéma est fréquent et non contagieux. Certaines personnes trouvent utile de préparer une explication simple : « J’ai de l’eczéma. C’est une affection cutanée qui fait parfois des poussées, mais je la gère. »

Des groupes de soutien et organisations comme L'alliance canadienne des patients en dermatologie peuvent offrir des ressources, du soutien et un sentiment de communauté. Parler avec d’autres patients peut diminuer le sentiment d’isolement. La gestion du stress, la pleine conscience et de bonnes habitudes de sommeil améliorent également la qualité de vie.

Quand consulter

Les soins à domicile sont souvent efficaces, mais un soutien médical peut être nécessaire. Consultez un professionnel de santé si votre eczéma persiste, s’aggrave ou montre des signes d’infection. Les traitements possibles incluent des crèmes corticostéroïdes ou non stéroïdiennes, la photothérapie, des traitements oraux ou des injections. Si les taches foncées vous dérangent, un dermatologue peut proposer des options sécuritaires pour les atténuer. Il est tout aussi important de chercher du soutien si l’eczéma affecte votre état émotionnel ou votre vie quotidienne.

La dermatite atopique est chronique, mais elle ne vous définit pas. Avec patience, régularité et bienveillance envers vous-même, vous pouvez améliorer votre peau et votre bien-être. Chaque petite étape compte – qu’il s’agisse d’hydrater après la douche, de gérer le stress ou de protéger votre peau du soleil. Les progrès peuvent être lents, mais avec les bonnes stratégies, vous pouvez vivre confortablement et avec confiance.

CHOISISSEZ LE DON MENSUEL!

L’Alliance canadienne des patients en dermatologie (ACPD) s’efforce en tout temps d’avoir une véritable incidence sur la vie des personnes qu’elle dessert. Faire un don mensuel vous garantira de vous joindre à un groupe d’individus dévoués qui nous fournissent le soutien constant dont nous avons besoin pour planifier et exécuter nos programmes efficacement. Votre contribution mensuelle, quel qu’en soit le montant, nous permettra de maintenir et d’étendre nos initiatives, et de nous assurer que notre communauté continue à bénéficier des services vitaux que nous lui offrons.

Pourquoi faire un don mensuel ?

• Impact continu : Les dons mensuels nous assurent une source de revenus prévisible. Nous pouvons ainsi nous concentrer davantage sur notre mission et moins sur les efforts de collecte de fonds.

• Efficacité : Votre don récurrent réduit les coûts administratifs et garantit que la majeure partie de votre contribution est directement affectée à nos programmes.

• Mises à jour exclusives : Grâce à votre don mensuel, vous recevrez régulièrement des informations sur les effets de votre contribution. Vous constaterez aussitôt le changement que vous apportez.

Aidez-n s à aider les autres!

Optez pour un don mensuel aujourd’hui même, ici : https://apropeau.ca/s-impliquer/ faire-un-don

Gros plan sur le lichen scléreux

Qu’est-ce que le lichen scléreux vulvaire ?

Le lichen scléreux vulvaire (LSV) est une affection cutanée inflammatoire chronique qui touche la région anogénitale des femmes mais peut aussi atteindre la zone génitale chez l’homme au niveau du prépuce par exemple. Certaines maladies auto-immunes ont aussi été décrites en association avec le LSV dont la thyroïdite d‘Hashimoto.

Autrefois considéré comme une maladie rare, le LSV est aujourd’hui reconnu comme relativement fréquent chez les femmes post-ménopausées. En effet, près d’une femme sur cent dans ce groupe serait atteinte de LSV.¹ ²

leurs relations intimes en raison de la douleur ressentie lors des rapports sexuels.

Si vous remarquez l’un des changements ou symptômes mentionnés ci-dessus, il est important d’en parler à votre professionnel de la santé. Si non traité au long cours, le LSV peut augmenter le risque de développer un cancer de la vulve.⁶ Environ 3 à 5 % des femmes atteintes de LSV développeront une malignité, d’où l’importance d’obtenir un diagnostic et de commencer un traitement le plus tôt possible.

Le LSV peut aussi ressembler à d’autres affections comme les infections à levures, l’eczéma ou encore le psoriasis.⁷ ⁸ Il est donc important d’en discuter avec votre

Recevoir un diagnostic de LSV peut parfois entraîner un sentiment d’isolement. Rejoindre ces groupes peut vous aider à trouver du soutien, de l’acceptation et un sentiment d’appartenance.

Que devrais-je savoir sur le LSV et quand devrais-je consulter un professionnel de la santé ? Il est important de savoir à quoi ressemble le LSV et quels symptômes il peut provoquer.

La manifestation la plus fréquente du LSV est la présence de lésions blanches et amincies sur la peau. Toutefois, la zone atteinte peut également apparaître rouge et enflammée, avec des taches violet foncé ou brunâtres.³ La peau peut se fissurer, former des plaies ouvertes et parfois devenir dure et épaissie.

À mesure que la maladie progresse, le LSV peut entraîner des modifications de l’anatomie génitale, ce qui peut rendre la miction ou les relations sexuelles plus difficiles.⁴

Les symptômes associés au LSV peuvent être très éprouvants pour les personnes atteintes. Les symptômes les plus fréquents sont des démangeaisons persistantes et une sensation de brûlure, qui peuvent avoir un impact négatif important sur la qualité de vie⁵. De nombreuses femmes atteintes de LSV éprouvent également des difficultés dans

professionnel de la santé si les traitements pour ces affections n’ont pas été efficaces. Votre professionnel de la santé pourra alors diagnostiquer cliniquement ou considérer une biopsie afin de confirmer ou non le diagnostic de LSV.

Quelles sont les options de traitement ? Heureusement, plusieurs options de traitement permettent de contrôler les symptômes et d’améliorer la santé de la peau. La première étape du traitement consiste généralement à appliquer des corticostéroïdes topiques puissants, comme la crème ou l’onguent de clobétasol.

Une des recette posologique possible consiste à une application quotidienne, au cours du premier mois de traitement, une quantité équivalente à la taille d’un pois est appliquée sur les zones touchées. Durant le deuxième mois, l’application est faite un jour sur deux, puis deux fois par semaine en entretien par la suite. Habituellement, le traitement est poursuivi jusqu’à la disparition de l’inconfort. Toutefois, certains experts recommandent maintenant l’utilisation prolongée préventive des corticostéroïdes

topiques, car les symptômes tendent à réapparaître après l’arrêt du traitement.⁹ Quand les corticostéroïdes topiques n’ont pas été suffisant pour contrôler la maladie, d’autres médicaments peuvent être utilisés, comme le tacrolimus topique ou le méthotrexate oral.¹⁰ Il existe également des options non médicamenteuses, telles que la thérapie au laser.¹¹

Je me sens perdue et seule – où puis-je trouver de l’information et du soutien ?

Toutes ces informations peuvent sembler accablantes, mais il existe plusieurs groupes de soutien en ligne, notamment sur Facebook, qui peuvent vous aider à mieux comprendre vos options. Il existe également des organisations comme le Lichen Sclerosus Support Network¹² et la Organisation mondiale pour le lichen scléreux (GOLS)¹³ qui offrent des ressources éducatives, des séances d’information ainsi que des conférences ou rencontres destinées aux patients. Recevoir un diagnostic de LSV peut parfois entraîner un sentiment d’isolement. Rejoindre ces groupes peut vous aider à trouver du soutien, de l’acceptation et un sentiment d’appartenance.

Références

1. Halonen P, et al. (2020) Incidence of lichen sclerosus and subsequent causes of death: A nationwide Finnish register study. BJOG. 127(7):814-819.

2. Rees S, et al. (2025) Vulval lichen sclerosus in UK general practice: A cross-sectional survey of patient experience. BMJ Open. 15(9):e103415.

3. Conte S, et al. (2024) Clinical presentations and complications of lichen sclerosus: A systematic review. J Dtsch Dermatol Ges. 23(2):143–149.

4. Sheinis M, et al. (2017). Development of the Adult Vulvar Lichen Sclerosus Severity Scale – A Delphi Consensus Exercise for Item Generation. J Low Genit Tract Dis. 25;22(1):66–73.

5. Fan R, et al. (2022) Depression and Anxiety in Patients With Lichen Sclerosus. JAMA Dermatol. 158;(8):953-954.

6. Steben M (2022) Lichen Sclerosus: Why Do Most Women Struggle With Their Diagnosis? J Obstet Gynaecol Can. 44(2): 119-120.

7. Yeast Infection and Lichen Sclerosus: How to Know Which is Which? The Lost Labia Chronicles, Aug. 15, 2022. www.lostlabia.com/yeast-infection-and-lichen-sclerosushow-to-know-which-is-which.

8. Chamli A, Souissi A. Lichen Sclerosus. [Updated 2023 Jul 31]. StatPearls. Available from: www.ncbi.nlm.nih.gov/books/ NBK538246.

9. Lee A, et al. (2015) Long-term Management of Adult Vulvar Lichen Sclerosus: A Prospective Cohort Study of 507 Women. JAMA Dermatol. 151;(10):1061-1067.

10. Treatment of Vulval LS. Lichen Sclerosus Guide. Available from: www.lichensclerosusguide.org.uk/treatment

11. Hobson JG, et al. (2019). Recalcitrant Vulvar Lichen Sclerosus Treated With Erbium YAG Laser. JAMA Dermatology. 155;(2):254-256.

12. Lichen Sclerosus Support Network. https://lssupportnetwork.org.

13. Global Organization for Lichen Sclerosus: www.facebook. com/groups/442483256814149.

Quand s'embrase : le ciel

comment les feux de forêt affectent notre peau

Chaque été, les Canadiens assistent avec incrédulité à la propagation des feux de forêt dans les bois et les villes, recouvrant l'air d'une épaisse fumée qui peut se propager sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. Ces événements sont de plus en plus fréquents et intenses, et leurs conséquences sur la santé vont bien au-delà de ce que nous pouvons voir ou sentir. Si leurs effets sur la respiration et la santé cardiaque sont bien connus, de nouvelles recherches révèlent que la fumée des feux de forêt représente également une menace cachée mais importante pour notre peau.

Une nouvelle frontière dans le domaine de la santé liée à la pollution À l'échelle mondiale, plus de 99 % de la population vit aujourd'hui dans des zones où l'air est malsain.1 La pollution atmosphérique est devenue la quatrième cause de décès prématuré dans le monde, liée à environ sept millions de décès chaque année dus à des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du poumon et des infections respiratoires.2 Mais la pollution atmosphérique n'est pas seulement

inhalée, elle se dépose également sur la peau, première ligne de défense de notre corps contre le monde extérieur.3

Les particules fines, ou PM2,5, sont l'un des composants les plus nocifs de la pollution atmosphérique.4 Ces particules ont un diamètre inférieur à 2,5 micromètres, ce qui leur permet de pénétrer profondément dans les poumons et même d'entrer dans la peau par les pores et les follicules pileux. La fumée des feux de forêt, qui contient des PM2,5 ainsi que des gaz, des composés organiques volatils et des métaux lourds, contribue de plus en plus à la pollution atmosphérique globale.5 Dans certaines régions de l'ouest de l'Amérique du Nord, les feux de forêt peuvent représenter jusqu'à la moitié de toutes les émissions de PM2,5 pendant les périodes de pointe.6

Comment la fumée endommage la peau

La barrière externe de la peau est conçue pour la protéger contre l'environnement, mais l'exposition à la fumée des feux de forêt submerge cette défense naturelle. Les particules fines génèrent des espèces réactives de l'oxygène, des molécules

instables qui endommagent les cellules et déclenchent une inflammation.6 Ce stress oxydatif affaiblit la barrière cutanée, permettant aux polluants de pénétrer dans les couches plus profondes et de perturber la fonction immunitaire. Au fil du temps, cela peut provoquer ou aggraver des affections cutanées inflammatoires telles que l'eczéma (également connu sous le nom de dermatite atopique), le psoriasis et l'acné.7 Même les personnes qui avaient auparavant une peau saine peuvent souffrir de sécheresse, d'irritation ou de démangeaisons persistantes pendant les périodes de fumée.

L'une des études les plus détaillées sur ce sujet a été réalisée par l'université de Californie à San Francisco, lors du catastrophique incendie Camp Fire de 2018. Les chercheurs ont examiné plus de 8 000 consultations dermatologiques dans la région environnante et ont constaté une forte augmentation des problèmes cutanés pendant l'incendie.8 Les consultations pour eczéma ont augmenté de près de 50 % chez les enfants et de 15 % chez les adultes, tandis que les cas de démangeaisons ont augmenté de 82 %

chez les enfants et de près de 30 % chez les adultes. Il est frappant de constater que de nombreux adultes souffrant de démangeaisons pendant l'incendie n'avaient aucun antécédent d'eczéma, ce qui suggère qu'une exposition aiguë à la fumée des feux de forêt peut même déclencher l'apparition de nouveaux symptômes cutanés.

Qui est le plus à risque ?

Les enfants et les personnes âgées semblent particulièrement vulnérables. Chez les enfants, la barrière cutanée est plus fine et moins développée, ce qui facilite la pénétration des polluants.9

Les personnes âgées, quant à elles, ont généralement une peau plus sèche et plus fragile, dont la fonction barrière diminue naturellement avec le temps.10

Les personnes souffrant d'affections cutanées chroniques, telles que l'eczéma, le psoriasis ou la peau sensible, constatent souvent une aggravation de leurs symptômes lorsque la qualité de l'air se détériore.7 Les facteurs environnementaux courants lors des incendies de forêt, tels que la chaleur et le fort ensoleillement, peuvent aggraver ces effets en stressant davantage la peau et en augmentant les dommages oxydatifs.

Les chercheurs ont également noté que les effets de la fumée des feux de forêt ne se limitent pas à la période d'exposition immédiate. Alors que l'eczéma et les démangeaisons s'aggravent souvent pendant les jours de fumée, le psoriasis a tendance à s'aggraver plusieurs semaines après les incendies, ce qui suggère une réponse inflammatoire retardée ou persistante.11 Ces effets retardés soulignent à quel point la fumée des feux de forêt peut influencer le système immunitaire et la santé globale de la peau.

Ce que montrent les données

Partout dans le monde, des études ont confirmé le lien entre la pollution atmosphérique et les maladies inflammatoires de la peau. Des recherches menées en Chine, en Corée

du Sud, en Italie et en Australie ont montré que même de légères augmentations des niveaux de PM2,5 ou PM10 sont associées à une augmentation du nombre de consultations médicales pour l'eczéma, le psoriasis et l'acné.12-14 Dans certains cas, une augmentation de seulement 10 microgrammes par mètre cube de PM2,5 a suffi à faire augmenter de plusieurs points de pourcentage le nombre de consultations pour eczéma.15 La pollution intérieure joue également un rôle : les particules de fumée s'infiltrent dans les maisons et restent en suspension dans l'air, exposant les personnes même lorsqu'elles restent à l'intérieur.

Malgré ces conclusions, les experts soulignent qu'il reste encore beaucoup à apprendre. La composition chimique de la fumée des feux de forêt varie considérablement en fonction de ce qui brûle (bois, plastiques ou matériaux urbains) et des conditions météorologiques qui la dispersent.16 Ces différences rendent difficile de prédire exactement comment chaque incendie affectera la santé de la peau. Néanmoins, les preuves vont dans un seul sens : la fumée des feux de forêt est un facteur déclenchant sous-estimé mais puissant des maladies de la peau.

Perspectives d'avenir

Alors que les changements climatiques continuent de prolonger et d'intensifier la chaleur et la sécheresse estivales, le Canada sera confronté à des feux de forêt plus fréquents et plus violents. Les dermatologues commencent à traiter les affections cutanées liées aux feux de forêt comme un problème de santé publique croissant. Comprendre le lien entre la qualité de l'air et la santé de la peau peut aider les patients et les cliniciens à réagir rapidement, en reconnaissant que la fumée qui envahit nos poumons touche également chaque centimètre de notre peau.

Protéger la peau dans cette nouvelle ère environnementale ne se limite pas à l'application d'un écran solaire. Cela signifie reconnaître que l'air qui nous

entoure est devenu un irritant invisible et que prendre soin de notre peau fait partie de l'adaptation au changement climatique. Lorsque le prochain incendie de forêt rendra le ciel brumeux, ce n'est pas seulement l'air que nous respirons qui devra nous préoccuper, mais aussi la santé de la peau dans laquelle nous vivons.

Références

1. Organization, W.H. Billions of people still breathe unhealthy air: new WHO data. 2022 [cited 2025; www.who.int/news/item/04-042022-billions-of-people-still-breathe-unhealthy-air-new-who-data.

2. Murray, C.J.L., et al., Global burden of 87 risk factors in 204 countries and territories, 1990–2019: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2019. The Lancet, 2020. 396(10258): p. 1223-1249.

3. Gu, X., Z. Li, and J. Su, Air pollution and skin diseases: A comprehensive evaluation of the associated mechanism. Ecotoxicology and Environmental Safety, 2024. 278: p. 116429.

4. Sangkham, S., et al., An update on adverse health e ects from exposure to PM2.5. Environmental Advances, 2024. 18: p. 100603.

5. Health Canada, G.o.C., Wildfire smoke and your health. Publications – Healthy Living 2025-08-12.

6. Li, Y., et al., Dominance of Wildfires Impact on Air Quality Exceedances During the 2020 Record-Breaking Wildfire Season in the United States. Geophysical Research Letters, 2021. 48(21): p. e2021GL094908.

7. Kim, R.W., J. Takeshita, and K. Abuabara, Air Pollution and Inflammatory Skin Disease – Can Clinicians Make Recommendations to Reduce Risk? JAMA Network Open, 2024. 7(7): p. e2421633-e2421633.

8. Fadadu, R.P., et al., Association of Wildfire Air Pollution and Health Care Use for Atopic Dermatitis and Itch. JAMA Dermatology, 2021. 157(6): p. 658-666.

9. Rahma, A. and M.E. Lane Skin Barrier Function in Infants: Update and Outlook. Pharmaceutics, 2022. 14, 433 DOI: 10.3390/ pharmaceutics14020433.

10. Tončić, R.J., et al., Skin barrier and dry skin in the mature patient. Clinics in Dermatology, 2018. 36(2): p. 109-115.

11. Fadadu, R.P., J.Y. Chen, and M.L. Wei, Associations between wildfire air pollution and online search interest for skin diseases and symptoms. JAAD International, 2022. 8: p. 128-130.

12. Zhang, J., et al., Short-term exposure of PM2.5 and PM10 increases the number of outpatients with eczema in Guangzhou: A timeseries study. Frontiers in Public Health, 2023. Volume 10 – 2022.

13. Park, T.H., et al., Associations of particulate matter with atopic dermatitis and chronic inflammatory skin diseases in South Korea. Clin Exp Dermatol, 2022. 47(2): p. 325-334.

14. Bellinato, F., et al., Association between short-term exposure to environmental air pollution and atopic dermatitis flare in patients treated with dupilumab. JAAD International, 2023. 11: p. 72-77.

15. Chen, G.F., et al., Association between fine particulate matter and eczema: A cross-sectional study of the All of Us Research Program and the Center for Air, Climate, and Energy Solutions. PLoS One, 2024. 19(11): p. e0310498.

16. Lopes, M., et al., The health burden of wildfire smoke in a changing climate: Exposure, risks, and strategies for mitigation. Current Opinion in Environmental Science & Health, 2025. 46: p. 100631.

Katya Peri est étudiante en troisième année de médecine à McGill University.

L’ACID : soutenir les infirmières et infirmiers qui nous soutiennent

Lorsque l’on pense aux soins de la peau au Canada, on imagine souvent des dermatologues qui posent des diagnostics, prescrivent des traitements et pratiquent des interventions. Pourtant, une partie importante des soins quotidiens qui permettent d’informer, de soutenir et d’accompagner les patients de manière sécuritaire repose sur le travail des infirmières et infirmiers en dermatologie. Par l’entremise de l’Association canadienne des infirmières et infirmiers en dermatologie (ACID), ces professionnels sont reliés entre les provinces et les milieux de pratique, formant une communauté nationale dédiée à l’amélioration des résultats en santé de la peau. Pour de nombreuses infirmières et de nombreux infirmiers en dermatologie travaillant dans des petites cliniques, des programmes ambulatoires ou des régions géographiquement isolées, l’ACID constitue un véritable foyer professionnel. L’association offre un accès à la formation continue, au mentorat, à des lignes directrices fondées sur les meilleures pratiques et à un réseau de soutien au sein d’une spécialité dont la complexité et la portée ne cessent de croître. En favorisant l’échange de connaissances et la collaboration, l’ACID contribue à assurer que les patients partout au Canada, y compris ceux vivant à l’extérieur des grands centres, reçoivent des soins dermatologiques cohérents et de grande qualité.

Les soins infirmiers en dermatologie couvrent aujourd’hui un large éventail de responsabilités. En dermatologie clinique, les infirmières et infirmiers participent aux évaluations, coordonnent le suivi, prodiguent des soins de plaies et renforcent les plans de traitement pour des affections chroniques telles que l’eczéma, le psoriasis, l’acné et la rosacée pour ne nommer que ceux-ci. Leur disponibilité entre les rendez-vous aide les patients à mieux comprendre leurs traitements et à gérer plus efficacement leurs conditions à long terme.

À mesure que des thérapies avancées sont approuvées et deviennent plus largement accessibles, les infirmières et infirmiers en dermatologie jouent un rôle central dans les programmes de traitements biologiques et ciblés. Ils effectuent le dépistage, enseignent les techniques d’injection, surveillent les effets indésirables, assurent le suivi des analyses de laboratoire et accompagnent les patients dans les démarches liées à la couverture des médicaments et aux renouvellements. Cette coordination permet d’offrir des thérapies complexes de façon sécuritaire et uniforme.

Les infirmières et infirmiers en dermatologie occupent également un rôle clé dans les services de photothérapie, où ils gèrent la planification des séances, ajustent les doses, surveillent les réponses au traitement et veillent au respect des protocoles de sécurité établis. Leur implication rend la photothérapie accessible dans les cliniques et les milieux communautaires à travers le pays.

En dermatologie pédiatrique, ces professionnels soutiennent les familles qui gèrent la dermatite atopique, les marques de naissance, les troubles cutanés génétiques et les maladies inflammatoires chroniques. Ils aident les parents à appliquer les plans de traitement de manière efficace et répondent aux préoccupations liées à la scolarité, aux routines quotidiennes et aux répercussions psychosociales.

L’émergence de nouvelles thérapies a également élargi le rôle des infirmières et infirmiers en dermatologie dans la recherche clinique. Ils contribuent au recrutement des participants, au processus de consentement éclairé, à la collecte de données et à la surveillance de la sécurité, reliant ainsi les patients aux possibilités de recherche et participant à la production de données probantes qui orientent la pratique dermatologique au Canada.

En dermatologie esthétique, les infirmières et infirmiers veillent à ce que

les traitements au laser, les procédures utilisant des technologies à base d’énergie et les thérapies injectables soient réalisés de manière sécuritaire. Leur formation soutient une prise de décision responsable, la gestion des complications et une éducation claire des patients dans un domaine en constante évolution.

Au-delà des tâches cliniques individuelles, les infirmières et infirmiers en dermatologie agissent comme éducateurs et défendeurs des patients. Les maladies de la peau sont souvent chroniques et très visibles, avec un impact important sur l’estime de soi et la qualité de vie. Les infirmières offrent un enseignement individualisé, renforcent les stratégies de traitement à long terme et aident les patients à naviguer dans des parcours de soins complexes. Leur rôle est particulièrement crucial pour les personnes vivant avec des maladies rares ou stigmatisantes.

Grâce à l’ACID, les infirmières et infirmiers en dermatologie demeurent à jour quant aux traitements émergents, accèdent à une expertise nationale et internationale et partagent des stratégies pratiques qui renforcent les soins dans divers milieux. Alors que le Canada fait face à une pénurie de dermatologues et à une demande croissante pour les services en santé de la peau, la contribution des infirmières et infirmiers en dermatologie et des structures qui les soutiennent est essentielle.

Pour des organismes axés sur les patients comme la ACPD, reconnaître le travail des infirmières et infirmiers en dermatologie, c’est reconnaître les professionnels qui apportent clarté, stabilité et soutien continu tout au long du parcours dermatologique des patients. Leur engagement améliore les soins, favorise l’accès et renforce les bases des services de santé de la peau à l’échelle du pays.

Marina Shaker est étudiante en deuxième année de médecine à Western University.

L’IA peut-elle vraiment

diagnostiquer les affections cutanées ?

Un diagnostic précoce est essentiel au succès des traitements en dermatologie, pourtant de nombreux patients font face à des délais et à un accès limité aux soins spécialisés. L’intelligence artificielle (IA), qui repose sur des algorithmes informatiques avancés entraînés à analyser des images de la peau, est apparue comme un outil prometteur pour améliorer la détection et l’évaluation des affections cutanées.

médecins conserve un avantage significatif. La combinaison de l’expertise médicale et des analyses de l’IA améliore davantage la performance diagnostique.

conservent donc un avantage sur les algorithmes informatiques.

Comprendre le fonctionnement des systèmes d’IA

En dermatologie, les algorithmes d’IA sont généralement entraînés à partir de vastes ensembles de données contenant des millions de photographies médicales annotées par des experts, représentant une grande variété d’affections cutanées ainsi que des aspects de la peau normale. Ces systèmes apprennent à reconnaître des motifs associés à des affections spécifiques, qu’elles soient bénignes, malignes, infectieuses, inflammatoires, etc.¹

Données probantes issues des études scientifiques

Des études évaluées par les pairs ont examiné de manière systématique la performance de l’IA dans le diagnostic des affections cutanées. Des travaux récents montrent que ces programmes informatiques peuvent identifier correctement des affections de la peau dans environ 9 cas sur 10, selon le type d’affection étudiée.¹ Dans certains contextes, l’IA a obtenu des résultats comparables, voire supérieurs, à ceux de dermatologues expérimentés lors de l’analyse d’images. Toutefois, dans les cas plus complexes, l’expertise clinique des

Une revue majeure des applications a révélé que, bien que l’IA présente un fort potentiel pour le diagnostic basé sur l’analyse d’images, les résultats obtenus en laboratoire ou dans des contextes « expérimentaux » ne se traduisent pas toujours fidèlement dans la pratique clinique réelle.² Cela s’explique en partie par le fait que de nombreux ensembles de données publics utilisés pour l’entraînement ne représentent pas adéquatement la population à laquelle ces outils sont destinés. De plus, les limites liées à la qualité, à la diversité et à la représentativité des données réduisent la capacité de généralisation des modèles.

Limites et lacunes

Malgré des résultats encourageants, l’utilisation de l’IA en dermatologie comporte plusieurs défis. L’un des principaux obstacles est que la majorité des outils d’IA sont entraînés à partir de banques d’images qui n’incluent pas suffisamment de photographies de personnes ayant une peau foncée.3-4 Par conséquent, l’IA peut éprouver des difficultés à détecter ou à évaluer correctement certaines affections cutanées chez les personnes à peau de couleur, ce qui augmente le risque de diagnostics manqués ou erronés.

Des études récentes montrent que ces outils sont moins fiables pour détecter et délimiter les zones anormales (« segmentation ») de la peau chez les personnes ayant un teint plus foncé, même lorsque les développeurs tentent de corriger ces biais.⁵ De plus, plusieurs des plus grandes bases de données publiques utilisées pour entraîner ces modèles informatiques manquent tout simplement de diversité de peau.

L’IA peut également rencontrer des difficultés lorsqu’elle doit prendre en compte les antécédents médicaux d’une personne, l’évolution des symptômes dans le temps ou des facteurs qui ne peuvent pas être évalués à partir de simples photographies.⁶ Dans les cas inhabituels ou complexes, les dermatologues

L’IA est-elle prête pour un diagnostic en conditions réelles ?

Les systèmes d’IA sont surtout conçus pour appuyer le travail des dermatologues, plutôt que pour agir comme des outils diagnostiques autonomes. Dans des cliniques très fréquentées ou dans des régions où l’accès aux spécialistes est limité, l’IA peut contribuer au triage des patients, à la priorisation des cas nécessitant une prise en charge urgente et, éventuellement, à un dépistage préliminaire. Toutefois, les décisions diagnostiques et thérapeutiques demeurent la responsabilité des professionnels de la santé qualifiés.

Conclusion

L’IA transforme la santé de la peau en rendant l’aide au diagnostic plus rapide, plus cohérente et plus accessible pour de nombreux patients. La poursuite de la recherche et les investissements dans des ensembles de données de meilleure qualité et plus diversifiés sont essentiels, notamment pour améliorer l’équité diagnostique pour tous les types de peau. Pour les personnes utilisant des applications de dermatologie basées sur l’IA, les résultats doivent être considérés uniquement comme un dépistage initial et toujours être confirmés par un dermatologue.

Références

1. Uwishema, O., Ghezzawi, M., Charbel, N., Alawieh, S., Roy, S., Wojtara, M., ... & Prasad, M. (2025). Diagnostic performance of artificial intelligence for dermatological conditions: A systematic review focused on low-and middleincome countries to address resource constraints and improve access to specialist care. International Journal of Emergency Medicine, 18(1), 172.

2. Yu, J., Cheong, I. H., Kozlakidis, Z., & Wang, H. (2025). Advancements and challenges of artificial intelligence in dermatology: A review of applications and perspectives in China. Frontiers in Digital Health, 7, 1544520.

3. Scudellari, M. (2025, August 27). AI versus skin cancer: The future of dermatology diagnosis. Nature. https://doi.org/10.1038/d41586-025-02738-w

4. Zbrzezny, A. M., & Krzywicki, T. (2025). Artificial Intelligence in Dermatology: A Review of Methods, Clinical Applications, and Perspectives. Applied Sciences, 15(14), 7856.

5. Benčević, M., Habijan, M., Galić, I., Babin, D., & Pižurica, A. (2024). Understanding skin color bias in deep learning-based skin lesion segmentation. Computer methods and programs in biomedicine, 245, 108044.

6. Liopyris, K., Gregoriou, S., Dias, J., & Stratigos, A. J. (2022). Artificial intelligence in dermatology: challenges and perspectives. Dermatology and Therapy, 12(12), 2637-2651.

Kimia Ameri est étudiante en deuxième année de médecine à University of British Columbia.

Image par cottonbro studio de pexels.com

L’urticaire chronique spontanée (UCS)

Imaginez vous réveiller chaque jour avec des plaques d’urticaire et de l'enflure imprévisibles, sans déclencheur clair. Pour des patients comme moi atteints d’urticaire chronique spontanée, cette incertitude fait partie du quotidien. Mon expérience avec l’UCS a commencé il y a plus de dix ans, lorsque j’étais enfant. Un après-midi, après avoir nagé dans une piscine nouvellement construite, j’ai développé des plaques surélevées, très prurigineuses, sur tout le dos, qui ont duré des heures. Déconcertés, ma famille et

moi avons essayé différents remèdes pour apaiser ma peau. Le lendemain matin, les plaques avaient disparu, pour réapparaître plus tard dans la journée sur mon cou, mes jambes et mon torse. Au cours des jours suivants, ce cycle s’est répété : des plaques apparaissaient soudainement, à différents endroits, puis disparaissaient comme si elles n’avaient jamais existé.

J’ai également commencé à remarquer que même une pression mineure sur ma peau, comme des vêtements serrés, le fait de me gratter

Imaginez vous réveiller chaque jour avec des plaques d’urticaire et de l'enflure imprévisibles, sans déclencheur clair. Pour des patients comme moi atteints d’urticaire chronique spontanée, cette incertitude fait partie du quotidien.

ou de me cogner contre des objets, déclenchait de nouvelles plaques exactement à ces endroits. J’ai appris plus tard que ce phénomène s’appelle le dermographisme, une forme d’urticaire inductible qui peut coexister avec l’UCS. Après quelques semaines de ces symptômes, j’ai été orientée vers un dermatologue. Je n’ai pas reçu de diagnostic à ce moment-là, mais on m’a prescrit des corticostéroïdes topiques et conseillé d’utiliser des soins doux pour la peau et d’éviter une exfoliation excessive. Cette prise en charge m’a initialement apporté un certain soulagement. Cependant, comme les plaques persistaient, le dermatologue a informé mes parents que l’utilisation prolongée de corticostéroïdes topiques pouvait amincir ma peau. J’ai donc progressivement arrêté ces traitements et me suis tournée vers des approches non pharmacologiques, qui ont offert peu de soulagement. Trois ans plus tard, ma famille et moi avons déménagé au Canada, et j’ai reçu un diagnostic formel d’UCS par un dermatologue.

Qu’est-ce que l’urticaire chronique spontanée (UCS) ?

L’UCS se définit par l’apparition spontanée de plaques d’urticaire, d’angio-œdème, ou des deux, pendant au moins six semaines, sans déclencheur externe identifiable. Elle touche le plus souvent les femmes entre 20 et 40 ans, mais peut survenir à tout âge. Les symptômes peuvent être aggravés par le stress, les infections, la chaleur, la pression, les vêtements serrés, les AINS et parfois les changements hormonaux. Bien que l’UCS puisse se résoudre avec le temps, son évolution est imprévisible et varie d’une personne à l’autre.

Comme il n’existe pas de test diagnostique unique, le diagnostic repose principalement sur l’histoire clinique et l’exclusion d’autres causes, ce qui peut retarder sa confirmation. De plus, chez les personnes à peau foncée, les délais et les difficultés diagnostiques peuvent être accentués en raison de présentations différentes de l’UCS. Cette incertitude peut être difficile pour les patients, surtout lorsque les symptômes sont visibles mais imprévisibles.

Vivre a c…

Alors

que la recherche sur l’UCS continue d’évoluer, les options thérapeutiques progressent également. J’espère qu’une meilleure sensibilisation à cette condition permettra d’améliorer l’accès à des traitements avancés, de renforcer les réseaux de soutien et d’optimiser les résultats pour les patients.

En ce qui concerne le traitement, les antihistaminiques de deuxième génération constituent la première ligne et peuvent être augmentés (jusqu’à quatre fois la dose standard) si les symptômes persistent. Pour les cas résistants, des biologiques comme l’omalizumab, le dupilumab et d’autres traitements immunomodulateurs peuvent être utilisés. De nouveaux traitements, comme le remibrutinib, émergent également dans la recherche sur l’UCS.

Comment je gère mon UCS J’ai essayé différents antihistaminiques avant d’obtenir un contrôle partiel avec le Claritin (loratadine), que je prends à une dose quadruple depuis plusieurs années. Bien que je sois reconnaissante que mes symptômes soient devenus moins sévères et moins fréquents, ils n’ont pas complètement disparu. Vivre avec un urticaire chronique signifie s’adapter, que ce soit en évitant certains tissus ou

en étant prudente avec les produits de soins de la peau.

Au-delà des symptômes physiques, l’UCS comporte un fardeau invisible. Son imprévisibilité rend souvent difficile le fait de planifier, d’avoir un sommeil réparateur ou de se sentir pleinement à l’aise dans sa propre peau. C’est une condition qui n’est pas toujours visible pour les autres dans toute son ampleur, mais qui peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie.

Malgré les défis frustrants que pose l’UCS, je sais que je ne suis pas seule et qu’il existe des milliers de Canadiens atteints de cette affection cutanée. Grâce aux ressources et au soutien d’organisations de patients telles que l’Alliance canadienne des patients en dermatologie et la Société canadienne de l’urticaire chronique, j’ai appris à reconnaître la valeur de la communauté, de l’éducation et de la défense des droits dans la gestion des maladies chroniques.

En tant qu’étudiante en médecine, mon expérience vécue avec l’UCS a façonné ma manière de réfléchir aux maladies chroniques chez les patients. Elle m’a permis de mieux comprendre l’importance d’écouter et de défendre les patients, et d’apprécier davantage des conditions qui peuvent sembler simples sur le plan clinique, mais qui sont beaucoup plus complexes dans leur impact sur la qualité de vie. Alors que la recherche sur l’UCS continue d’évoluer, les options thérapeutiques progressent également. J’espère qu’une meilleure sensibilisation à cette condition permettra d’améliorer l’accès à des traitements avancés, de renforcer les réseaux de soutien et d’optimiser les résultats pour les patients. Je suis toujours enthousiaste face aux avancées dans la recherche sur l’UCS et je reste pleine d’espoir, non seulement pour un meilleur contrôle de mes propres symptômes, mais aussi pour des progrès continus dans la compréhension et la prise en charge de l’UCS chez tous les patients.

maladies rares

Vivre avec le psoriasis pustuleux généralisé : comprendre une maladie rare et le chemin vers le soulagement

Pour Bruce, la douleur a commencé aux pieds. Ce qui n’était au départ que des rougeurs et des irritations est rapidement devenu insupportable. « C’était comme marcher sur du verre », se souvient-il. Les chaussettes épaisses sont devenues une nécessité quotidienne, non pas pour le confort, mais pour protéger sa peau. Chaque pas était douloureux, les tâches quotidiennes semblaient accablantes et la frustration s’est installée. Après de nombreuses années à vivre avec un psoriasis en plaques chronique touchant principalement ses chevilles et ses pieds, Bruce a soudainement commencé à remarquer des regroupements de pustules sur ses chevilles, le dos de ses pieds ainsi que sur la plante de ses pieds. Pendant près d’un an, Bruce a vécu avec un psoriasis pustuleux généralisé (PPG), une maladie inflammatoire cutanée rare et grave.

Le PPG est très différent du psoriasis en plaques, plus courant et mieux connu du public. Il est considéré comme une affection inflammatoire chronique multisystémique, ce qui signifie qu’il peut affecter l’organisme au-delà de la peau. Le PPG se caractérise par la présence de nombreuses pustules, de petites bosses blanches ou jaunâtres remplies de cellules inflammatoires sur une peau rouge et enflammée. Ces poussées peuvent

survenir avec ou sans desquamation et s’accompagner de symptômes systémiques tels que la fatigue, la fièvre ou un malaise général. Une distinction importante est à faire entre le PPG et la pustulose palmo-plantaire (PPP), une autre maladie se présentant par des pustules mais qui sont limitées au niveau des paumes des mains et des plantes des pieds. Cette distinction est importante car l’approche thérapeutique de la PPP peut être différente du PPG. Pour le PPG, les symptômes varient considérablement d’une personne à l’autre. En plus des pustules, les personnes atteintes de PPG peuvent présenter un gonflement, des démangeaisons intenses, des sensations de brûlure, des douleurs ou des érosions cutanées. La maladie peut toucher différentes régions du corps, être localisé ou même très étendue. Chez certains patients, d’autres sous-types de psoriasis, comme le psoriasis en plaques chronique, peuvent également être présents. Il est important de souligner que l’évolution clinique du PPG est imprévisible : chez certains patients, des poussées soudaines et sévères peuvent survenir, tandis que d’autres connaissent des épisodes récurrents au fil du temps. Cette variabilité et cette imprévisibilité compliquent le diagnostic et la prise en charge.

L’expérience de Bruce illustre bien cette complexité. Ses symptômes les plus sévères touchaient les chevilles, le dessus et la plante des pieds, rendant la marche extrêmement douloureuse et limitant fortement son autonomie. Il vit également avec une polyarthrite rhumatoïde et

Le PPG est très différent du psoriasis en plaques, plus courant et mieux connu du public. Il est considéré comme une affection inflammatoire chronique multisystémique, ce qui signifie qu’il peut affecter l’organisme au-delà de la peau.
L’histoire de Bruce met en lumière non seulement les défis associés à une maladie cutanée rare, mais aussi l’espoir qu’apportent une meilleure reconnaissance de la maladie et les avancées en matière de thérapies ciblées. Avec des soins

appropriés,

les personnes atteintes de PPG peuvent passer de la douleur et de l’incertitude à une plus grande stabilité, une meilleure compréhension et un véritable soulagement.

était traité depuis des années par le certolizumab, un médicament biologique.

Bien que ce traitement ait permis de contrôler son arthrite, ses symptômes cutanés continuaient de s’aggraver. Il a essayé plusieurs traitements topiques, sans obtenir de soulagement durable.

L’inconfort physique, combiné à la détresse émotionnelle, a eu un impact important sur sa qualité de vie.

D’un point de vue clinique, le diagnostic du PPG ne repose pas sur un test unique. Les dermatologues se basent principalement sur les manifestations cliniques : l’apparence de la peau et l’évolution des symptômes dans le temps. Des examens complémentaires peuvent parfois être utilisés pour exclure une infection et évaluer l’inflammation ou la fonction des organes, notamment des analyses sanguines portant sur le foie, les reins et les marqueurs inflammatoires. Dans certains cas, une biopsie cutanée ou des tests génétiques peuvent fournir des informations supplémentaires, mais de nombreux diagnostics reposent avant tout sur un jugement clinique rigoureux. Le dermatologue de Bruce, le Dr Jensen Yeung, directeur médical de la Clinique du psoriasis au Women’s College Hospital et professeur agrégé au département de médecine de l’Université de Toronto, explique que bien que le PPG et le psoriasis en plaques puissent coexister chez un même patient, ils se comportent différemment. Dans le cas de Bruce, la compréhension du profil des symptômes, de la sévérité de la douleur, de ses antécédents médicaux et de l’impact de la maladie sur sa qualité de vie a été essentielle pour choisir un traitement efficace du PPG. Après l’analyse du dossier de Bruce, le Dr Yeung a recommandé le spesolimab, une thérapie ciblée conçue spécifiquement pour le PPG. Pour Bruce, il s’agissait d’une étape porteuse d’espoir, mais aussi d’incertitude. Il souhaitait comprendre les risques, les effets secondaires et savoir si le traitement serait réellement bénéfique.

Le traitement a consisté en une seule perfusion intraveineuse d’environ 90 minutes. En l’espace d’une semaine, Bruce a constaté un changement significatif. Toutes les pustules avaient complètement disparu et la douleur qui

définissait son quotidien s’est évanouie. « Ça a changé ma vie », dit-il. Il n’a pas eu besoin d’autres perfusions depuis, bien qu’il demeure ouvert à un traitement futur si nécessaire. Bruce présente encore quelques démangeaisons et une légère desquamation au niveau des chevilles, liées à son psoriasis en plaques, malgré la poursuite du certolizumab pour sa polyarthrite rhumatoïde. Le certolizumab est également un traitement approuvé pour le psoriasis en plaques. Étant donné que son psoriasis actuel est relativement limité, il utilise des traitements topique le roflumilast et le tapinarof, qui sont des crèmes non stéroïdiennes approuvées pour le psoriasis. Le Dr Yeung souligne que, dans le cas du PPG, une prise en charge à long terme peut être nécessaire. Chez Bruce, le maintien du certolizumab pour sa polyarthrite rhumatoïde pourrait également contribuer à réduire le risque de poussées de PPG.

Aujourd’hui, Bruce estime que sa maladie est bien contrôlée. Il ressent peu de douleur, présente des effets secondaires minimes et a retrouvé un sentiment de normalité. Il encourage les personnes vivant avec le PPG à s’informer sur les facteurs déclenchants des poussées, à explorer les options thérapeutiques et à travailler en étroite collaboration avec leurs équipes de soins. La sensibilisation et l’éducation, tant des patients que des professionnels de la santé, sont essentielles pour améliorer la reconnaissance, le diagnostic et la prise en charge rapide du PPG.

L’histoire de Bruce met en lumière non seulement les défis associés à une maladie cutanée rare, mais aussi l’espoir qu’apportent une meilleure reconnaissance de la maladie et les avancées en matière de thérapies ciblées. Avec des soins appropriés, les personnes atteintes de PPG peuvent passer de la douleur et de l’incertitude à une plus grande stabilité, une meilleure compréhension et un véritable soulagement.

L’ACPD EN ACTION

Pleins feux sur nos dernières activités et autres informations importantes pour les patients atteints d’une affection de la peau.

Au cours des derniers mois, l’Alliance canadienne des patients en dermatologie (ACPD) a poursuivi sa mission visant à amplifier la voix des patients et à améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec des affections de la peau, des cheveux et des ongles partout au Canada.

La défense des intérêts demeure au cœur de notre travail. Durant cette période, l’ACPD, de façon indépendante et en collaboration avec ses partenaires, a complété plus de 15 soumissions de témoignages de patients afin de soutenir l’évaluation de traitements nouveaux et émergents pour diverses affections dermatologiques, notamment la dermatite atopique, l’hidradénite suppurée, l’eczéma, le prurigo nodulaire, le vitiligo, le psoriasis, l’acné et l’alopécie areata. Ces soumissions permettent aux décideurs d’entendre directement les patients sur l’impact réel de ces conditions et sur l’importance d’un accès rapide à des thérapies efficaces.

L’ACPD a également maintenu une forte présence lors de conférences nationales et internationales. Nous avons participé et contribué à plusieurs événements importants au Canada, notamment le congrès de l’Association canadienne de dermatologie, la 2e Conférence canadienne sur la recherche en dermatologie, le Indigenous Skin Spectrum Global Summit, le Skin Spectrum Summit ainsi que le congrès

annuel des infirmières et infirmiers en dermatologie de la CDNA. À l’international, nous avons fièrement pris part au Symposium international sur la dermatite atopique ainsi qu’aux réunions de la conférence et du comité consultatif de GlobalSkin, renforçant nos liens avec la communauté mondiale de la santé cutanée et veillant à ce que la perspective des patients canadiens soit représentée sur la scène internationale.

L’engagement des patients dans la recherche et le dialogue demeure une priorité. Plus tôt cette année, nous avons organisé un atelier sur l’engagement des patients portant sur l’importance d’accroître leur participation significative aux initiatives de recherche au Canada. Nous avons également tenu notre troisième symposium annuel Breaking Barriers sur la santé mentale, qui continue de mettre en lumière l’impact des affections dermatologiques sur la santé mentale ainsi que le besoin d’une prise en charge intégrée et de soutien.

De plus, l’ACPD a lancé un sondage pancanadien sur la santé mentale afin de mieux comprendre l’impact psychologique des affections cutanées, ainsi qu’un sondage national sur les expériences vécues des personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée, fournissant des données pertinentes pour orienter les efforts futurs en matière de défense des intérêts et d’éducation.

SOCIÉTÉS COMMANDITAIRES DE L’ACPD

En tant qu’organisme fédérateur, l’ACPD est fière de collaborer étroitement avec ses groupes membres affiliés tout en défendant également les intérêts des personnes vivant avec des maladies cutanées rares, en particulier lorsqu’aucune organisation de patients dédiée n’existe au Canada. Nous continuons de développer de nouveaux partenariats et de mettre en œuvre des projets visant à soutenir les personnes vivant avec des affections de la peau, des cheveux et des ongles.

Enfin, nous demeurons à l’écoute de notre communauté. Nous accueillons avec intérêt vos idées et vos commentaires concernant les types d’articles, de programmes et d’initiatives que vous aimeriez voir de la part de l’ACPD à l’avenir.

Nous serions ravis d’avoir de vos nouvelles. Si vous souhaitez partager votre histoire personnelle, des suggestions, des questions ou des idées, veuillez communiquer avec nous à l’adresse info@canadianskin.ca. Votre voix guide notre travail et contribue à façonner les programmes et les actions de défense que nous menons pour la communauté de la santé cutanée.

Directrice générale, l'ACPD

AbbVie est le commanditaire fondateur du magazine À propeau et un partenaire régulier des publications de l’ACPD.

Ces commanditaires n'apportent aucun soutien éditorial au magazine. L'ACPD est responsable du contenu final publié dans À propeau

CONSEILLERS MÉDICAUX D’À PROPEAU + MEMBRES DU CONSEIL + BÉNÉVOLES

Merci aux conseillers médicaux, aux membres du conseil d’administration et aux bénévoles qui appuient le travail de l’ACPD. Pour plus de détails, veuillez consulter la page https://apropeau.ca/a-propos-de-l-acpd.

Honorer les voix au cœur de la mission de l’Alliance canadienne

des patients en dermatologie

À l’Alliance canadienne des patients en dermatologie (ACPD), les bénévoles sont au fondement de tout ce que nous accomplissons. Leur passion, leur vécu et leur engagement nourrissent notre mission visant à bâtir un avenir plus inclusif, accessible et solidaire pour les personnes vivant avec des affections de la peau, des cheveux et des ongles. Nous sommes fiers de rendre hommage aux personnes exceptionnelles qui donnent vie à notre vision.

Faire du bénévolat auprès de l’ACPD, c’est bien plus que donner de son temps – c’est contribuer à un changement réel et durable. Nos bénévoles apportent des perspectives diversifiées, une expertise professionnelle et un engagement sincère. Que ce soit en élaborant des ressources éducatives pour les patients, en contribuant aux initiatives de plaidoyer, en orientant la stratégie organisationnelle ou en partageant leurs expériences personnelles pour sensibiliser, chaque contribution aide à autonomiser les patients partout au Canada.

Parmi ces bénévoles remarquables se trouve Natalie Kermany, candidate au doctorat en médecine à l’Université Dalhousie. Elle met à profit son expérience personnelle avec le vitiligo pour sensibiliser et renforcer le sentiment de communauté. Par le biais de conférences, de collaborations en recherche et d’initiatives de plaidoyer, elle contribue à faire entendre la voix des patients et à renforcer les initiatives nationales.

Kimia Ameri, étudiante en médecine à l’Université de la Colombie-Britannique ayant elle aussi une expérience vécue en tant que patiente dermatologique, apporte à la fois une perspective personnelle et un engagement académique à son travail de plaidoyer. Ses initiatives soutiennent la sensibilisation, l’éducation et la réduction de la stigmatisation, tout en mettant de l’avant l’importance de soins empreints de compassion et centrés sur le patient.

En coulisses, Arrani Thambimuthu joue un rôle essentiel dans les efforts de plaidoyer et d’accessibilité de l’ACPD. Étudiante en médecine à l’Université de Montréal, elle contribue à rendre les connaissances dermatologiques plus accessibles. Grâce à des initiatives éducatives et à l’élaboration de sondages centrés sur les patients, Arrani favorise la littératie en santé et met en lumière les impacts des affections cutanées sur la santé mentale au sein de la communauté.

Elsa Awad, étudiante en médecine à l’Université McGill, contribue à la traduction et à la création de matériel éducatif et de rapports qui mettent en valeur les expériences des patients et les

obstacles à l’accès aux soins. Son travail permet de s’assurer que les perspectives des patients sont pleinement représentées dans les discussions de plaidoyer et d’élaboration de politiques.

Enfin, Katya Peri apporte une perspective unique en tant que patiente et future médecin à l’Université McGill. Son travail vise à combler le fossé entre les connaissances cliniques et l’expérience vécue, afin que les patients se sentent compris, soutenus et moins seuls dans leur parcours.

À l’ACPD, le bénévolat n’est pas un projet secondaire – il est au cœur de notre identité. Les bénévoles nous aident à cerner les lacunes, à remettre en question les inégalités et à offrir du soutien là où il est le plus nécessaire. Leur travail renforce non seulement notre organisation, mais transforme également le paysage des soins de santé, créant des retombées positives pour les patients à travers le pays.w

Ensemble, nous bâtissons un avenir où chaque patient se sent soutenu, respecté et valorisé dans sa peau.

Merci d’être le cœur de la communauté de l’ACPD !

Pour en savoir plus sur le bénévolat au sein de l'ACPD, veuillez consulter : https://apropeau.ca/s-impliquer/les-benevoles https://apropeau.ca/s-impliquer/les-benevoles/les-benevoles-2021

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook