Béréchit
n°376
7 octobre 2026 I 26 Tichri 5787
L'ÉDITO DE LA SEMAINE Dupont et Dupond nous montrent le chemin ? Parmi les personnages figurant dans la B.D. "Les aventures de Tintin", apparaissent deux détectives complètement stupides, Dupont et Dupond. Dans l’une des aventures, "Tintin au pays de l’or noir", ces deux détectives se perdent dans le désert au volant d’une jeep. C’est alors qu’ils découvrent des traces de pneus récentes et pensent qu’en les suivant, ils vont pouvoir trouver un chemin menant à la ville. Mais en réalité, il s’agit des traces laissées auparavant par leur propre véhicule et, concrètement, ils ne font que tourner en rond. À chaque tour, ils découvrent avec satisfaction une nouvelle trace qui s’ajoute à la précédente, pensant à tort que d’autres véhicules se rallient à cette piste devenue de plus en plus fréquentée. Des heures passent ainsi, sans qu'ils ne réalisent qu’ils font en réalité du surplace. Cette scène comique représente en fait une parfaite allégorie de l’existence de beaucoup d’êtres humains. Chacun d’entre nous aspire à remplir sa vie d’expériences enrichissantes et à laisser une trace après son passage sur terre. Mais l’existence a son côté cruel : on peut être ébloui par des artifices et croire ainsi que nous avons réalisé des acquis importants qui vont satisfaire ces aspirations : une nouvelle maison, le dernier modèle de voiture, un avancement dans le travail, la découverte en vacances d’un lieu différent, la vision de réalisations cinématographiques, de nouvelles connaissances, des mets originaux… Pourtant, derrière ces façades, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Les années se succèdent rapidement, on croit que l’on est sur la bonne route, mais on ne fait que tourner en rond sur nos propres traces, à l’image des Dupont et Dupond : les mêmes désirs, les mêmes habitudes, les mêmes défauts. On change de maison, de voiture, de
décor, mais pas forcément de personne. Pas de remise en question, pas d’interrogation sur le sens de la vie ou la source du bonheur, pas de place pour une recherche profonde de ce que l’on est vraiment et de ce qui peut permettre de se réaliser, de s’améliorer, d’être quelqu’un de bien. Les années passent, mais l’être humain peut rester finalement le même. Cependant, un Juif a cette opportunité de ne pas être perdu dans ses choix existentiels : il est accompagné par la Source de vie la plus riche qui existe, la Torah, lui permettant justement de sortir des dédales du monde. En effet, chaque semaine, on lit la Paracha, qui représente une fraction de l’ensemble du ‘Houmach (le Pentateuque). On commence cette lecture juste après les fêtes du mois de Tichri, et elle se prolonge tout au long de l’année jusqu’à la fête de Sim’hat Torah, au cours de laquelle on la conclut. Il est vrai que l’on peut considérer cette lecture comme l’application sèche d’une loi du Choul’han ‘Aroukh. Mais celui qui s’investit dans la compréhension de cette section hebdomadaire découvrira une richesse d’enseignements qui peut changer son existence, en lui donnant une tout autre dimension. Chaque verset possède un potentiel extraordinaire d’éclairer, d’élever et de transformer. Bien que nous revenions chaque année aux mêmes Parachiot, ce retour n’est justement pas un cercle fermé. La Torah, contrairement aux apparences, n’est pas un livre d’histoire commençant par le début de la création du monde et se terminant avec la mort de Moché Rabbénou. Elle constitue un trésor infini qui n’a ni début ni fin, et dans laquelle toute la Sagesse divine se trouve contenue. Si l’on désire sortir du désert de la vie et ne pas tourner en rond, on se doit donc de s’inspirer de ce cadeau divin que représente le ‘Houmach.
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SOMMAIRE Daniel Scemama 03 Rav L'Édito - Dupont et Dupond nous montrent le chemin ? 07 Actualités Hayot 12 Rony Ces Juifs qui nous détestent
14 Réflexion L’écho du commencement : quand la science rejoint Béréchit
7 octobre 18 Spécial L'ex-otage Elkana Bohbot raconte sa captivité
22 Vu sur le Net Yehonathan Gefen 23 Rav Parachat Béréchit : apprendre à prendre du recul 25 Shabatik 29 Histoire Le cadeau au président du Nigéria 31 Flash Chabbath Benhamou 32 Binyamin J’ai contribué à sauver l’avion FlyDubai de mercredi 34
Sciences & Torah Carbone 14 : une preuve absolue ?
Raphaël Sadin 36 Rav Le message d'un rabbin de Jérusalem
38 Humeur Soit t’es là, soit t’es pas là 40
Couple Tu as vu comment elle me parle ? C’est une folle furieuse
42 Femmes Les bébés-prières Histoire à suivre - À bout de likes ! 44 Episode 1 : Deux mondes, une étincelle 46 Questions au Rav Paracha pour les enfants 48 LaJe me suis trompé ? Je reconnais, je répare ! 50 Recette Shawarma de thon
Responsable publication David Choukroun Rédacteurs Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Rony Hayot, Rav Nathaniel Mimoun, Sarah Kisielewski, Binyamin Benhamou, Rav Yehonathan Gefen, Ephraïm Wasservogel, Rav Raphaël Sadin, David Choukroun, Rav Gabriel Dayan, Léa Nabet, Myriam H., Déborah Malka, Rav Avraham Garcia, No’am Zigdon Mise en page Dafna Uzan Secrétariat 02.37.41.515 Publicité Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306 Distribution diffusion@torah-box.com Remarques & commentaires magazine@torah-box.com Abonnement torah-box.com/magazine
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Ne pas lire pendant la prière Ce magazine contient des
enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle
Daf Hayomi Bekhorot 19 Michna Yomit Ohalot 9-1
JEU
8 oct. 27 Tichri
Daf Hayomi Bekhorot 20 Michna Yomit Ohalot 9-3
9 oct. 28 Tichri
Daf Hayomi Bekhorot 21 Michna Yomit Ohalot 9-5
SAM
10 oct. 29 Tichri
DIM
11 oct. 30 Tichri
LUN
MER
7 oct. 26 Tichri
VEN
CALENDRIER DE LA SEMAINE
12 oct. 1 'Hechvan
Parachat Béréchit
Daf Hayomi Bekhorot 22 Michna Yomit Ohalot 9-7
Grand Mazal-Tov à
Jonathan Berdah
pour la naissance de Rivka Ayala ! Jeudi 8 Octobre Rabbi Yoram Abergel Rav Its'hak Bar Chmouel
Dimanche 11 Octobre Rabbi David Oumoché
Horaires du Chabbath Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
17:34
17:55
17:56
17:55
Sortie
18:50
18:52
18:52
18:51
Zmanim du 10 Octobre
Daf Hayomi Bekhorot 23 Michna Yomit Ohalot 9-9
Roch 'Hodech
Daf Hayomi Bekhorot 24 Michna Yomit Ohalot 9-11
Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
06:39
06:41
06:41
06:41
Fin du Chéma (2)
09:32
09:34
09:34
09:33
'Hatsot
12:26
12:28
12:28
12:28
Chkia
18:13
18:14
18:15
18:14
MAR
Roch 'Hodech
13 oct. 2 'Hechvan
Daf Hayomi Bekhorot 25 Michna Yomit Ohalot 9-13
ACTUALITÉS Flydubai : le copilote voulait s'écraser sur l'aéroport de Ben Gourion Le copilote de Flydubai qui a tenté de détourner un avion avec 182 personnes à bord aurait prévu de s’écraser sur l'aéroport de Ben Gourion. Selon un haut responsable émirati cité par Ynet, des agents du Mossad et des experts israéliens participent à l’enquête menée à Abou Dhabi, aux côtés de représentants saoudiens, omanais et américains. Âgé de 29 ans, Hamam Al-Hamami avait auparavant été licencié d’Oman Air après la découverte de contenus extrémistes durant sa formation et avait été déclaré inapte à prendre place dans un cockpit. Malgré ce passé, il avait été recruté par Flydubai et s’était rendu des dizaines de fois en Israël
en huit mois, y compris quelques jours avant l’incident. Son passage par la Syrie et d’éventuels liens avec Al-Qaïda sont aussi examinés. Le parquet émirati traite l’affaire comme une tentative d’attentat terroriste. Le copilote a agressé le commandant de bord avec une hache de secours avant de tenter de couper les moteurs de l'appareil. Des passagers et membres d’équipage sont parvenus à le maîtriser et à reprendre le contrôle de l'appareil, permettant à l’avion d’atterrir en sécurité en Arabie saoudite. La possibilité qu'il ait agi pour un État ou une organisation terroriste est également examinée. Il risque la peine de mort aux Émirats.
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ACTUALITÉS
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Sud-Liban : deux soldats blessés dans un incident opérationnel
Netanyahou : Israël a déjoué un attentat iranien en Grande-Bretagne
Un soldat de Tsahal a été grièvement blessé et un officier modérément touché vendredi soir à Majdal Zoun, dans le sud du Liban, lors d’un incident opérationnel. Selon les premiers éléments, une grenade aurait été lancée de manière incorrecte et aurait explosé à proximité des deux militaires, membres du bataillon Guefen. Ils ont été évacués vers l’hôpital Rambam de 'Haïfa.Tsahal enquête sur les circonstances exactes de l’incident.
Binyamin Netanyahou a révélé que les services de renseignement israéliens avaient transmis à Londres des informations ayant permis de déjouer une attaque meurtrière soutenue par l’Iran contre la base aérienne britannique de Fairford. Dans un entretien au Daily Mail, le Premier ministre a affirmé que sans ces renseignements, l’attentat aurait probablement eu lieu et aurait pu faire de nombreuses victimes. Il a parallèlement vivement critiqué le gouvernement travailliste britannique, qu’il accuse de complaisance envers les islamistes et d’hostilité envers Israël.
Le même jour, huit autres soldats ont été légèrement blessés dans un accident impliquant deux véhicules militaires dans le sud du Liban.
Netanyahou a également indiqué n’avoir encore jamais échangé avec le Premier ministre Andy Burnham depuis son entrée en fonction en juillet.
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Des centaines d’Israéliens bloqués à Dubaï après la suspension des vols Flydubai Des centaines d’Israéliens se retrouvent
Beth doivent se rendre à Dubaï afin de
bloqués aux Emirats après la suspension pour
permettre à des compagnies israéliennes
six jours des vols Flydubai vers Israël, décidée
d’assurer des vols de remplacement. Etihad
à la suite de la tentative de détournement d’un
prévoit également de renforcer ses rotations,
appareil. La compagnie assure habituellement
tandis qu’Emirates étudie une reprise de la
une dizaine de liaisons quotidiennes vers
ligne. Des itinéraires via Amman, Larnaca ou
Ben Gourion, notamment pour les voyageurs
Athènes ont été proposés, mais les vols sont
revenant d’Asie. Des représentants du Chin
presque complets en cette fin de Souccot.
Kotel : 10 000 personnes aux Hakafot Chniyot en remerciement pour les miracles miracles survenus pendant Souccot, notamment lors du vol en provenance de Dubaï. La Fondation du Kotel a par ailleurs indiqué que plus d’un million de fidèles et visiteurs avaient fréquenté le site et ses tunnels durant la fête, notamment à l’occasion des Birkat Cohanim et des Hakafot.
Près de 10 000 personnes de tous horizons ont participé samedi soir aux Hakafot Chniyot sur l’esplanade du Kotel, en présence du Rav du Kotel, Rav Chmouel Rabinovitch, et de membres des forces de sécurité. Cette année, la célébration était placée sous le signe de la reconnaissance pour les
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ACTUALITÉS Blocus des lycées en France : L'Iran dénonce une "violence disproportionnée" contre les manifestants L'Iran a condamné, ce dimanche 4 octobre, l'usage de la "violence disproportionnée" contre les blocus lycéens partout en France. "Une telle violence disproportionnée contre les manifestants est injustifiable", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. Selon lui, "la France se doit de respecter les droits et libertés fondamentaux
de ses citoyens. Les informations faisant état de violences policières sont préoccupantes". Lundi, on faisait état de 180 élèves, 78 personnels de l’Éducation nationale et plus de 600 membres des forces de l’ordre blessés ; 24 lycées avaient par ailleurs été incendiés ou saccagés et plus de 5 000 personnes interpellées.
46 ans après l’attentat de la rue Copernic, des appels à extrader Hassan Diab vers la France Quarante-six ans précisément après l’attentat de la rue Copernic à Paris, des voix s’élèvent pour réclamer l’extradition vers la France de Hassan Diab, installé au Canada. Condamné en son absence à la réclusion criminelle à perpétuité en 2023, il a été reconnu coupable de l’attaque à la bombe qui avait fait quatre
morts et plusieurs dizaines de blessés le 3 octobre 1980, près du lieu de culte juif de la rue Copernic. Un avocat de victimes et le Centre consultatif des relations juives et israéliennes du Canada demandent désormais à Ottawa de permettre son extradition.
Depuis le 7 octobre, les blessures psychologiques touchent plus de 4 soldats sur 10 pris en charge Plus de 22 000 soldats blessés depuis le 7 Octobre sont actuellement suivis par le département de réadaptation du ministère de la Défense. Parmi eux, 42 % souffrent de troubles psychologiques, notamment de stress posttraumatique, tandis que 60 % présentent une blessure physique. Environ 1 500 militaires ont été blessés à au moins deux reprises et 58 % des blessés pris en charge sont des réservistes. Le ministère estime que d’ici 2028, près de 100 000 personnes pourraient être suivies, dont environ la moitié pour des troubles psychologiques. 10
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Hôpital Hadassah 'Ein Kerem : une opération rare permet à une mère de 4 enfants de sortir du coma Une Israélienne de 33 ans, mère de quatre enfants, a repris connaissance après trois mois de coma grâce à une intervention exceptionnelle réalisée à l’hôpital Hadassah 'Ein Kerem. Victime de crises d’épilepsie sévères et persistantes, elle avait été placée sous sédation et ventilation artificielle après l’échec de plusieurs traitements. Les médecins
ont finalement implanté quatre électrodes de stimulation cérébrale profonde afin d’interrompre l’activité électrique anormale. Quelques jours après l’activation du dispositif, son état s’est nettement amélioré. Elle reconnaît désormais ses proches et communique avec eux, avant d’entamer une longue rééducation.
Après ses propos controversés sur le 7 octobre, Sami Abou Shehadeh renonce à se présenter aux élections Sami Abou Shehadeh, chef du parti arabe dont d’autres pourraient apprendre. La Balad, a retiré sa candidature aux élections Commission centrale électorale avait déjà du 27 octobre après que la Haute Cour voté son exclusion par 30 voix contre 4, lui a indiqué qu’une majorité de juges avec l’appui de partis de la coalition comme soutiendrait sa disqualification. En cause : de l’opposition. Shehadeh a depuis nié un article publié au lendemain du massacre Abou du 7 octobre, dans lequel il parlait des soutenir la violence, mais les juges unanimement encouragé massacres comme un événement historique l’ont majeur et comme une réussite stratégique à se retirer. Elyssia Boukobza
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TRIBUNE par Rony Hayot Ces Juifs qui nous détestent Il existe des Juifs de naissance pour qui Israël n’est plus qu’un pays étranger, parfois gênant. Comment s’étonner qu’ils le jugent avec la sévérité qu’on réserve à un inconnu ? Ils ont des noms, des plateaux, des tribunes. Certains vivent à New York, à Paris ou à Londres, d’autres vivent parmi nous. Depuis des décennies, ils instruisent le procès d’Israël : dessinateurs, écrivains, philosophes, réalisateurs, chanteurs, animateurs, rabbins et rabbines du judaïsme réformé. Ils chargent l’État juif sans retenue, sans nuance, sans pudeur. Nos gouvernants, notre armée, nos religieux, nos habitants de Judée-Samarie, et parfois même les Israéliens dans leur ensemble : tout y passe.
nous rayer de la carte. Et c’est précisément l’armée du peuple que l’on vise depuis le 7 octobre : Yaïr Golan, chef du parti d’extrême gauche Les Démocrates, qui affirme que Tsahal tue des enfants pour le plaisir ; l’ex-jugeavocate générale Yifat Tomer-Yerushalmi, qui a autorisé la fuite de la vidéo de Sdé Teiman et jeté ainsi le soupçon sur nos soldats, depuis lors disculpés ; un film, NAZA, bâti sur des témoignages anonymes, sans visages, sans noms, sans preuve vérifiable, qui présente nos soldats en criminels de guerre, applaudi debout par ceux qui nous haïssent.
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Dernière trouvaille : à New York, une partie d’entre Quand plus rien n’est eux a voté pour un maire hostile à Israël, dont transmis, ni Chabbath, l’entourage cultive une ni hébreu, ni haine ouverte des Juifs.
Ce ne sont pas des adversaires ordinaires. Ce sont des nôtres. Et c’est ce qui rend la mémoire, la solidarité blessure si douloureuse. Nous avons fini par Alors posons enfin la tolérer ces Israéliens s’évapore. On ne question que la pudeur qui vont quémander des communautaire nous oreilles complaisantes défend pas ce qu’on a toujours interdite : à l’étranger pour cracher pourquoi une partie de notre ne connaît plus. sur leur propre société. Mais propre peuple s’acharne-t-elle depuis le 7 octobre, ces ennemis contre nous ? de l’intérieur, se croyant protégés, voire encouragés, par l’antisémitisme qui Israël est une démocratie bruyante, où l’on se explose en Occident, ont redoublé d’ardeur. dispute sur tout. Critiquer Israël n’est pas le Et cette fois, la goutte d’eau a fait déborder le problème. Le problème, c’est la fonction que vase : deux pieds nickelés ovationnés pendant remplissent ces voix. Un Juif qui accuse Israël 25 minutes à la Mostra de Venise par un public ne pèse pas une opinion de plus : il délivre un conquis d’avance. Tout un peuple s’est dit : certificat. Pour tous ceux qui rêvent de nous condamner, il est la caution parfaite. «Même trop, c’est trop. des Juifs le disent.» Cinq mots, et la conscience Car notre État est défendu par une alliance est tranquille. Et le prix de cet alibi, c’est nous sainte, composée de deux axes. D’un côté, qui le payons, dans les rues de Paris, dans les la foi en Hakadoch Baroukh Hou, qui nous universités américaines, dans les écoles où nos protège et sans lequel rien n’est possible. De enfants cachent leur Kippa. l’autre, le peuple lui-même, ses fils et ses filles qui se lèvent pour le défendre. Cette alliance Première explication : l’assimilation. Dans de est notre rempart face à un ennemi qui veut larges parts du monde, elle a atteint un point 12
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de non-retour. Il existe des Juifs de naissance pour qui Israël n’est plus qu’un pays étranger, parfois gênant. Comment s’étonner qu’ils le jugent avec la sévérité qu’on réserve à un inconnu ? Quand plus rien n’est transmis, ni Chabbath, ni hébreu, ni mémoire, la solidarité s’évapore. On ne défend pas ce qu’on ne connaît plus. Certaines versions du judaïsme, à force d’alléger les exigences et d’universaliser le message, ont transformé l’alliance entre un peuple, une Torah et une terre en simple morale humaniste, que n’importe quel progressiste endosse sans rien devoir à personne. Quand on retire la terre d’Israël de la prière, il ne faut pas s’étonner qu’elle quitte le cœur. Ajoutez les mariages mixtes, massifs en Europe comme aux États-Unis : des générations entières grandissent sans rien recevoir de leur héritage. Les institutions juives ont détourné le regard, persuadées que ces franges s’éteindraient discrètement. Ce fut l’erreur. Ces Juifs éloignés ne disparaissent pas. Ils se structurent, publient, militent, prétendent incarner «une autre façon d’être juif», tout en agissant en opposition frontale avec la majorité des Juifs attachés à leurs traditions.
entre deux mondes. Nous avons gardé notre Chabbath. Nous sommes aujourd’hui à un moment comparable. Aux Juifs attachés à leur héritage, en Israël comme dans la diaspora, je dis ceci : cessons de nous taire par pudeur. Elle n’est plus une vertu quand elle nous coûte notre voix. Expliquons, sans haine et sans relâche, la différence entre le judaïsme qui se transmet et celui qui se dilue. Entre celui qui construit et celui qui, pour se faire applaudir ailleurs, se fait juge des siens. Il ne s’agit pas d’exclure. Il s’agit de clarifier. Que le monde sache que ceux qui parlent en notre nom ne sont pas notre voix, et que la grande majorité d’entre nous continue de prier, de transmettre et de bâtir. Le monde a le droit de savoir qui est qui. Et nous avons le devoir de le lui dire. Rony Hayot Journaliste et analyste politique
Selon la Torah, le Juif qui s’éloigne reste juif. Personne ne conteste ici l’identité de qui que ce soit. Ce que nous contestons, c’est qu’on présente au monde ceux qui ont rompu la chaîne comme les représentants de ceux qui la portent. Pour un non-juif, comment distinguer les réalisateurs de NAZA du Juif qui vit en Israël par amour de la Torah, par sionisme, ou simplement pour retrouver ses frères ? Tous sont «les Juifs». Quand l’un accuse, tous portent le verdict. Nous avons déjà vécu cela. Aux premiers temps du christianisme, les apôtres et leurs disciples étaient juifs, et la confusion fut telle qu’on ne distinguait plus l’original de la copie. Les chemins ont fini par se séparer, et le dimanche est devenu la frontière visible Magazine I n°376
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RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun
L’écho du commencement : quand la science rejoint Béréchit Si l’on remonte le fil du temps vers le passé, les galaxies se rapprochent. La matière, l’espace et le temps convergent vers un point d’origine unique. Pour la première fois, la science occidentale envisage la réalité d’un commencement… Fixer la voûte céleste à travers le regard des instruments modernes est un exercice d’humilité. Lorsque le télescope spatial Hubble s’est tourné vers les parcelles les plus sombres du ciel, les scientifiques découvrirent un océan infini de structures cosmiques. Chaque point scintillant capté dans l’obscurité profonde n’est pas une étoile isolée, mais une galaxie entière, un continent de lumière abritant des centaines de milliards de soleils. Pourtant, au-delà de cette immensité physique, une vertigineuse convergence s’est opérée au cours du siècle dernier. Depuis plus de trois millénaires, le peuple juif ouvre le premier livre de la Torah avec la même affirmation limpide : Béréchit bara Élokim [...],"Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre." Pendant 23 siècles, la pensée scientifique dominante de l’Occident a soutenu la thèse rigoureusement inverse : celle d’un univers éternel, immobile, sans origine ni Créateur. Puis, en l’espace de quelques décennies, le 14
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dogme matérialiste antique s’est effondré sous le poids des observations, contraignant la science à redécouvrir la notion même de "commencement". L’ombre d’Aristote Pour mesurer l’ampleur de cette révolution, il convient de remonter à la Grèce du 4e siècle avant l’ère commune. Sous l’impulsion d’Aristote, la philosophie grecque conceptualise un univers incréé et éternel. Selon cette perspective rationaliste, le monde physique a toujours existé et existera toujours sous la même forme. Bien que d’autres civilisations antérieures, en Mésopotamie ou en Inde, aient proposé des récits mythologiques impliquant une origine du monde, c’est la rigueur aristotélicienne qui va façonner le modèle scientifique de l’Occident. Pendant plus de 2000 ans, cette représentation d’un cosmos statique demeure inébranlable.
Même à l’aube des temps modernes, de grands esprits croyants tels que Galilée, Kepler ou Newton travaillent au sein d’un cadre présupposant un espace immuable. À la fin du 18e siècle, Pierre-Simon de Laplace pousse cette vision mécanique à son paroxysme, affirmant pouvoir expliquer le mouvement des astres sans le recours à l’hypothèse d’un Auteur premier.
à des vitesses proportionnelles à leur distance. L’univers n’est pas une horloge statique, il est en expansion dynamique.
Cette découverte ébranle jusqu’au maître, Albert Einstein lui-même. En 1917, pour maintenir ses équations en accord avec le consensus d’un monde éternel, le physicien avait introduit artificiellement une "constante cosmologique" destinée à forcer l’univers à La carte céleste publiée en 1603 par Johann rester statique. En janvier 1931, lors d’une Bayer témoigne de cette stabilité apparente : visite historique au mont Wilson, Einstein reconnaît la validité des travaux de d’un siècle à l’autre, les constellations Hubble et retire cette constante, demeurent rigoureusement qu’il qualifiera plus tard de "plus identiques à l’œil nu. Pour les Le dogme grande erreur de sa vie". savants de l’époque, l’illusion d’un univers éternel et sans matérialiste antique La déduction logique changement semblait de cette expansion s’est effondré prouvée et verrouillée. Il est saisissante : si fallut attendre les années sous le poids des l’on remonte le fil du 1920 pour briser cet temps vers le passé, les axiome plurimillénaire. observations, galaxies se rapprochent. En poussant cette contraignant la L’observatoire du mont rétrospection à son Wilson science à redécouvrir terme, la matière, l’espace Installé en Californie, temps convergent vers la notion même de unet lepoint l’observatoire du mont d’origine unique. Wilson abritait dans les années "commencement". Pour la première fois, la science 1920 le télescope Hooker de 2,5 occidentale envisage la réalité d’un mètres, le plus puissant instrument commencement. d’observation alors conçu. C’est là qu’Edwin Hubble réalisa deux découvertes qui Le Big Bang démantelèrent le dogme antique. La conceptualisation théorique d’une En 1924, Hubble démontre d’abord que la Voie naissance du cosmos est l’œuvre de pionniers lactée ne constitue pas l’intégralité du cosmos. visionnaires. Alexandre Friedmann dès 1922, En calculant la distance qui nous sépare puis le physicien et abbé belge Georges d’Andromède, il prouve qu’elle se situe à plus Lemaître en 1927, formalisent l’hypothèse de 2 millions d’années-lumière et forme une de l’expansion. Lemaître parle de l'éclosion galaxie autonome. Très vite, on découvre qu’il d'un "atome primitif". Dans les années 1940, y en a des milliers, puis des milliards d’autres. George Gamow affine cette intuition pour lui Du jour au lendemain, l’univers observable donner la structure de la cosmologie moderne. s’étend dans une proportion vertigineuse. Cette théorie suscite une vive réticence au Mais la véritable rupture survient en 1929. sein d’une communauté scientifique habituée En étudiant la lumière des galaxies lointaines, à l’éternité du monde : un univers jaillissant Hubble remarque que leur spectre glisse vers du néant rappelait trop le texte biblique. Le le rouge : toutes s’éloignent les unes des autres théoricien britannique Fred Hoyle, fervent
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RÉFLEXION par Rav Nathaniel Mimoun partisan d’un modèle concurrent éternel, raille publiquement cette idée en 1949 en la qualifiant de "Big Bang". Le terme restera pour la postérité… La controverse prend fin en 1965. Deux radio-astronomes des laboratoires Bell, Arno Penzias et Robert Wilson, captent un bruit de fond parasite sur leur antenne ultra-sensible. Ce grésillement mystérieux n’était rien d’autre que le fonds diffus cosmologique, l’écho fossile de la première lumière du cosmos primitif, refroidie pendant 13,8 milliards d’années. Couronnés par le prix Nobel en 1978, Penzias et Wilson fournissent la preuve décisive : l’univers possède bel et bien un début.
Au 13e siècle, Na’hmanide (le Ramban) rédige son commentaire sur Béréchit. S’appuyant sur des traditions kabbalistiques bien plus anciennes, il explicite le processus de la Création : "Sache que D.ieu n’a pas créé la matière telle que nous la connaissons. Il a fait sortir du néant absolu un point infiniment fin, dépourvu de substance matérielle, mais contenant en puissance tout ce qui allait constituer l’univers. À partir de ce point originel, la matière s’est déployée."
La Création à travers le regard de nos maîtres
Cette formulation, rédigée sept siècles avant la physique moderne, décrit avec une fidélité saisissante la singularité initiale des cosmologistes : un état d’énergie pure et de dimension quasi nulle d’où a émergé la totalité de la matière.
Pendant que la pensée profane errait dans la croyance en un univers sans début, la tradition juive enseignait la création du monde à partir d’un enseignement d’une précision troublante.
Certes, la recherche contemporaine propose des modèles spéculatifs, multivers ou inflation éternelle, susceptibles théoriquement de restaurer un temps infini. Toutefois,
Oulpan
Une machine à laver en promotion
ַב ֲּחנּות ִה ׁ ְשוִ ינּו ְמ ִח ִירים ׁ ָש ַא ְלנּו,ְּוד ָג ִמים ַעל ַא ֲח ָריּות ֹ ּומ ׁ ְש ַ ,לו ַח ּוב ּס ֹוף ִ ֹ ָק ִנינּו ְמכו ַנת .יסה ְ ּב ִמ ְב ָצע ָ ְ ּכ ִב ,ְּכ ׁ ֶש ִה ַ ּג ְענּו ַה ַ ּביְ ָתה ֹ כו ָנה ַהיְ ׁ ָש ָנה ִּפ ְת ֹ ַה ְּמ אום ֹ !ָחזְ ָרה ַל ֲעבוד
Au magasin, nous avons comparé les prix et les modèles, posé des questions sur la garantie et la livraison, et finalement nous avons acheté une machine à laver en promotion. Quand nous sommes arrivés à la maison, l’ancienne machine s’est soudain remise à fonctionner !
Vocabulaire • ‘( ֲחנּותHanout) – magasin • ( ִה ׁ ְשוִ ינּוHichvinou) – nous avons comparé • ( ְמ ִח ִיריםMé’hirim) – prix • ( ְד ָּג ִמיםDgamim) – modèles • ( ַא ֲח ָריּותA’harayout) – garantie ֹ ( ִמ ׁ ְשMichloa’h) – livraison • לו ַח ֹ ( ְמMékhonat kvissa) – machine • יסה ָ כו ַנת ְ ּכ ִב à laver
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• ( ִמ ְב ָצעMivtsa’) – promotion, offre spéciale
ֹ ( ִּפ ְתPitom) – soudain, tout à coup • אום ֹ • ( ַל ֲעבודLa’avod) – travailler, fonctionner
D’autres mots avec la racine .ח.ל.(( שenvoyer)
• ( ׁ ְש ִליחּותChli’hout) – mission, course ַ ( ׁ ָש ִלChalia’h) – livreur, coursier, messager • יח • לּוחה ָ ( ׁ ְשChlou’ha) – succursale, antenne, branche
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ֹ ְמ יסה ָ כו ַנת ְ ּכ ִב ְ ּב ִמ ְב ָצע
contrairement au modèle standard confirmé par les satellites COBE, WMAP et Planck, ces hypothèses demeurent aujourd’hui dépourvues de preuves observationnelles. On en parle, on spécule, mais personne n’en a jamais vu la trace. Le consensus reste celui d’un univers doté d’un commencement. Pour autant, le judaïsme n’a pas attendu les validations de la physique. Comme le soulignait Maïmonide, la contemplation de la nature constitue une porte d’accès vers la conscience du Créateur. La réaction de grands scientifiques illustre la profondeur de cet éveil. Arno Penzias lui-même écrivait : "Les observations de la science moderne semblent suggérer un plan sous-jacent, un plan, pourraiton dire, surnaturel." Cette réflexion rejoint le constat d’Allan Sandage, successeur de Hubble au mont Wilson : "Il doit y avoir un principe organisateur.
D.ieu reste pour moi un mystère, mais Il est l’explication du miracle de l’existence, du pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien." Au terme de ce parcours, le dialogue entre science et Torah révèle une merveilleuse harmonie. La conviction selon laquelle le monde a un commencement s’est imposée à la cosmologie. Bien sûr, une différence significative sépare les 15 milliards d’années d’existence de l’univers des astrophysiciens des 5787 années de notre tradition. Des réponses solides ont été apportées mais elles dépassent le cadre de notre article d’aujourd’hui. Loin d’affaiblir la parole biblique, le progrès des connaissances met en lumière la lucidité de nos Sages : la majesté des lois cosmiques n’est pas le fruit du hasard, mais la signature d’un dessein divin qui invite l’homme à l’émerveillement. Rav Nathaniel Mimoun
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"Chaque jour, le 7 octobre est avec moi" Elkana Bohbot raconte sa captivité Kidnappé il y a 3 ans jour pour jour au festival Nova, Elkana Bohbot a passé près de deux ans en captivité aux mains du ‘Hamas. Dans cette interview accordée à Torah-Box après sa libération, il raconte les tunnels, les menaces de mort, la faim, l’isolement, mais aussi ce qui lui a permis de tenir : son épouse, son fils et une Emouna restée intacte. Un témoignage bouleversant. Tout d’abord, bonjour et merci à Torah-Box et à tout le monde. Aujourd’hui, je me sens bien mieux qu’avant. Je suis actuellement en phase de réhabilitation et, peu à peu, j’imagine que la vie va reprendre. Tout le temps de ma captivité, j’ai ressenti que c’est la Providence divine particulière du Créateur de l’univers qui était à mes côtés. Sans nul doute, si le Maître du monde a décidé que ce jour-là tu vivrais, alors ce sera le cas, peu importe ce qui se passe. C’est la preuve du miracle : j’ai échappé plusieurs fois à la mort miraculeusement pendant ces deux années, et pas seulement le 7 octobre. Pendant ces deux ans, chaque jour, on vit face à la mort. Tu vois le Maître du monde te protéger et te faire sortir de la terre, au sens propre. Il fait revivre les morts.
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passes la frontière. Tu arrives dans la bande de Gaza et tu sais que tu es kidnappé. Lorsque tu vis dans un lieu où, chaque jour et chaque minute, tu peux mourir aux mains du ‘Hamas, de l’armée ou de tout autre chose, lorsque tu te lèves le matin, tu dis au Créateur : "Nous avons réussi encore un jour. Accordemoi encore un jour de plus." Chaque jour qui passe, tu te renforces encore plus. Tu comprends que si tu suis le Créateur main dans la main, Il ira avec toi main dans la main. Tu avais des signes que Hachem était avec toi ?
Elkana, à quel moment comprends-tu que tu es en train d’être kidnappé ?
Chaque jour où je vis, Il est avec moi. Chaque instant où je respire, Il est avec moi. Le 7 octobre, j’ai été sauvé, Il était avec moi. Pendant toute cette période, Il était avec moi, tout le temps.
Au même instant, tu comprends qu’il s’agit d’un kidnapping, car ils te menottent les mains dans le dos. Ils te font monter dans la voiture et tu
Je suis un homme très croyant. Je l’étais également avant ces événements et je crois encore maintenant de la même façon. Je ne
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suis pas devenu plus croyant, mais j’ai pris quelques engagements. Ce n’est pas que je me suis adressé au Maître du monde pour Lui proposer un deal. Ma croyance en Lui était déjà solide auparavant, et je continuerai à croire en Lui continuellement. Ma croyance est toujours au niveau le plus haut. Le Créateur, pour moi, mon Père au Ciel, est ce qu’il y a de plus essentiel depuis ma naissance. "Je me suis imaginé mettre les Téfilin"
et le jour. Je regardais aussi la direction dans laquelle ils priaient. Nous savions quand tombait le vendredi et le Chabbath. Nous connaissions plus ou moins l’heure du début et de la fin du Chabbath. Pour les fêtes, nous leur posions la question. Nous avons jeûné à Yom Kippour et à Ticha’ Béav. Pour la Havdala, j’ai pris une lampe de poche pour remplacer la bougie. J’allumais cette lampe de poche. Je prenais un verre d’eau. Et l’un des médicaments que nous avions avait une odeur de menthe. Nous avons gardé le couvercle et, ainsi, on pouvait réciter la bénédiction de Boré Miné Bessamim chaque Motsaé Chabbath. À la place du vin, nous utilisions de l’eau.
Lorsque je me levais, après avoir plié mon équipement de nuit, j’avançais et je m’imaginais mettre les Téfilin, comme si je les mettais vraiment. Je récitais la bénédiction, je faisais Lorsque tu te les nœuds. Je me l’imaginais. Je mettais déjà les Téfilin lèves le matin, tu auparavant. Je sais que c’est la ligne de communication avec dis au Créateur : le Créateur du monde chaque "Nous avons jour, lorsque je mets les Téfilin et que je Lui parle.
"
De cette façon, chaque matin, pendant une heure et demie, j’adressais une prière au Maître de l’univers.
"Nous allumions une ‘Hanoukia sur nos doigts"
J’allumais une ‘Hanoukia sur mes doigts. Nous imaginions que les doigts étaient les branches de la réussi encore un ‘Hanoukia. Nous allumions jour. Accorde-moi la lampe de poche, récitions encore un jour la bénédiction et chantions des chants de ‘Hanouka.
de plus."
J’appelais mon épouse "Echet ‘Hayil", une femme vertueuse, chaque jour. Et je demandais au Maître du monde de protéger mes parents, mon fils, mes frères, mes belles-sœurs, toute la famille, tous mes amis, et de me faire sortir le plus tôt possible.
Même dans ma situation, il y a toujours un état encore pire : la mort. Tant que je vis, c’est grâce au Créateur du monde. "J’ai respecté le Chabbath" J’ai respecté le Chabbath, en dépit de toutes leurs bêtises et de toutes leurs mises en scène. J’ai fait le Kiddouch et la Havdala. Nous avons respecté les fêtes. Nous avons jeûné. J’avais une montre où la date était indiquée, et grâce à cette montre, je connaissais l’heure
‘Hanouka est une fête censée dissiper l’obscurité. Nous nous trouvions dans un lieu sombre et nous désirions l’éclairer. C’est le sens de la fête de ‘Hanouka, la fête des lumières. "Convertis-toi à l’islam !" Un jour, un geôlier est venu me voir. C’était un mois et demi avant ma libération. Il m’a dit que j’étais obligé de me convertir à l’islam. Si je ne me convertissais pas, ils allaient me tuer, car l’armée allait peut-être venir. Il m’expliqua pourquoi cette option était préférable : si je me convertissais à l’islam, il ne me tuerait pas et tenterait de me faire fuir. Je n’ai pas accepté. Ils ont vu que je m’obstinais dans mon refus. Magazine I n°376
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Peu à peu, ils ont commencé à me maltraiter encore plus. Ils ne m’apportaient plus de nourriture ni de médicaments. Ils m’isolaient. Ils me laissaient seul. Puis ils m’ont poussé à bout. Je me suis dit : faisons ce qu’il faut, car le roi Salomon dit : "c’est en suivant un plan habile que tu dois entreprendre la guerre". Il me fallait sortir de là. Pour qui ? Pour mon fils Réem David et mon épouse. Il est important pour moi de souligner cette idée : "C’est en suivant un plan habile que tu dois entreprendre la guerre." Je savais qu’un Juif reste juif de toute façon et qu’aucune conversion à aucune religion n’a d’effet. Alors qu’est-ce que cela change ? "Trente soldats de ton armée sont morts" Un jour, ils nous ont servi un grand repas. Contents, nous l’avons mangé et, lorsque nous avons fini, je leur ai rendu l’assiette en leur disant : "Le repas était vraiment bon. Merci pour cette attention." Le terroriste m’a répondu : "Sais-tu pourquoi tu as reçu ce repas ? Aujourd’hui, nous célébrons un grand évènement." J’ai demandé : "Lequel ?" Il m’a répondu : "Trente soldats de ton armée sont morts. Et si cela se produit à nouveau, tu recevras encore un bon repas." Au même moment, j’ai voulu vomir. J’ai eu des nausées. Une menace de mort dans le tunnel Un jour, mon geôlier a perdu des membres de sa famille dans un bombardement, dont sa sœur. Le soir, un autre geôlier décida de nous salir en allant lui raconter que nous nous étions réjouis de la mort de sa sœur. Il s’énerva. Il m’annonça que le soir même, il allait me tirer dessus dans le tunnel. Ce soir-là, il nous conduisit dans le tunnel. Il me fit sortir de manière très agressive. Il me fit tomber en route, me fit heurter des poteaux et me fit entrer dans le tunnel. Là encore, j’ai eu la vie sauve. 20
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Tu es déconnecté de tout. Ce que tu ressens, ce sont les bombardements de l’armée de l’air, les canons. Tu les entends et tu les ressens. Car au final, tu te trouves dans la terre, et la terre tremble. Le signe de Réem David Le 695e jour de détention, j’ai reçu une photo de mon fils Réem David. J’ai eu le sentiment que c’était un signe du Maître du monde, que j’étais sur le point de le retrouver. Autrement, je n’aurais pas reçu ce signe. À cette période, j’avais prié le Créateur de m’envoyer un signe de mon fils. Et ce signe est arrivé. On voyait Réem David tenir une pancarte avec ma photo. Dans les six derniers mois, j’ai aussi reçu un journal intime où je pouvais écrire et dessiner. J’avais insisté pour avoir quelque chose qui me permette de passer le temps, car la situation était très difficile. Dans ce journal, j’ai écrit à Réem une lettre pour son anniversaire. Je lui ai aussi écrit une chanson et beaucoup d’autres choses. "Un jour, nous chanterons une dernière fois Chir Lama’alot" Entre Ohad [un autre otage qui a partagé sa captivité avec Elkana, ndlr] et moi, nous avions conclu une sorte de pacte. Je lui enseignais les Halakhot, car il venait d’un kibboutz laïque, Béeri. Lui m’enseignait l’économie et la comptabilité, puisqu’il était expert-comptable. Nous partagions nos connaissances. Jusqu’à aujourd’hui, Ohad récite le Kiddouch et la Havdala. Il récite la bénédiction avant de manger et de boire. Il y avait entre nous et les geôliers une distance de 200 ou 300 mètres. À chaque fois que nous parcourions cette distance, Ohad et moi, nous chantions Chir Lama’alot. Nous avions juste le temps de chanter Chir Lama’alot sur cette distance. Cela s’arrêtait exactement dix mètres avant notre arrivée.
Nous le chantions constamment, à l’aller et au retour. Nous nous sommes dit qu’un jour, nous chanterions une dernière fois Chir Lama’alot et nous rentrerions chez nous. Pourquoi ce chant spécifiquement ? Parce que c’était le cantique dont je me souvenais par cœur. Jusqu’à aujourd’hui, je continue. Je récite chaque jour Chir Lama’alot à la mémoire de tous les soldats de Tsahal morts au combat, des forces de sécurité et de la police israélienne, ainsi qu’à la mémoire des victimes du festival Nova et du 7 octobre. Mon père m’a pressé de réciter le Hagomel le jour même de ma libération. Et je le comprends. Je pense aussi que c’est le premier geste à faire : remercier notre Père au Ciel.
"Le processus de réhabilitation est très long" Actuellement, je suis suivi à l’hôpital Chiba, à Tel Hachomer. Moi, mon épouse Rivka et mon fils Réem David, nous sommes accompagnés sur le plan psychologique et social par une large équipe médicale. Sur le plan personnel, je vis une réadaptation psychologique dont le processus est très long. Par exemple, lorsque je me réveille la nuit, Rivka me retrouve parfois assis dans le salon ou sur la terrasse. Elle doit m’accompagner et faire pour moi beaucoup de choses, remplir des formulaires, faire des courses pour la maison, des tâches que je faisais avant mais que je suis aujourd’hui incapable de prendre en charge seul. Le processus de réhabilitation est très long.
Il est très important de croire au Créateur du monde. Un homme croyant doit comprendre que nous sommes les enfants de notre Père au Ciel. Il est possible que nous ayons fauté et mal agi. Il y a peut-être entre nous de la haine gratuite, des querelles politiques entre la droite et la gauche, et toutes sortes de querelles superflues.
J’ai aussi écrit un livre (qui vient de paraître en français aux éditions Torah-Box) une semaine après avoir été libéré de ma captivité, qui raconte tout ce que j’ai vécu et dans lequel je reviens aussi sur mon passé, mon enfance, qui je suis, d’où je viens et comment je suis arrivé au festival Nova.
Il est important de nous concentrer sur l’union, sur l’amour et le don à autrui. "Que l’honneur de ton prochain te soit aussi cher que le tien." Cesser de juger l’autre. Des idées de ce style.
C’était important pour moi de le faire comme une thérapie, dans le cadre de ma réhabilitation. Je voulais que les lecteurs comprennent ce qui s’était passé et lisent mon histoire.
Je crois que ce sont des signaux. Hachem veut nous entraîner à devenir meilleurs et plus unis.
"Merci à toute la communauté"
Nous sommes un peuple qui a vécu la Shoah et les guerres. Avant la Shoah, il y a eu les Romains. Avant cela, les Grecs. Il s’est toujours trouvé quelqu’un pour nous persécuter. C’est la preuve que nous sommes un peuple exceptionnel. Et être juif est un mérite.
J’aimerais dire au public français : merci beaucoup. Je sais que vous avez aidé, soutenu et combattu pour ma libération. Merci à toute la communauté, et surtout à Torah-Box. Merci beaucoup à tous. Propos recueillis par Joseph Berrebi Magazine I n°376
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VU SUR LE NET
Trois ans après le 7 octobre, restons unis. Je me suis rendu au mémorial de Nova, là où, le 7 octobre 2023, des centaines de jeunes venus participer à un festival de musique ont été assassinés par des terroristes palestiniens de Gaza. Depuis ce jour-là, nous avons prié pour la guérison des blessés, la libération des otages et l'élévation de l'âme de ceux qui nous ont quittés. Aujourd'hui, c'est à eux de prier pour nous, de là où ils se trouvent. Nous ne connaissons pas les raisons exactes de chaque événement. Ce n'est qu'au ‘Olam Haba, dans le monde à venir, que les réponses nous seront données dans toute leur clarté. Mais ce lieu nous rappelle qui nous sommes, pourquoi nous sommes encore poursuivis et quelle est notre responsabilité sur cette terre. Restons unis, afin que jamais plus nous n'ayons à revivre une telle horreur. Binyamin Benhamou
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Ça aide à chasser les pensées étrangères à la prière et ça favorise la concentration. Pendant la prière, l’âme est en mouvement. Or l’âme juive est comparée à une flamme. Comme une flamme qui danse, de la même manière l’âme juive danse lorsqu’elle est en prière. (Ba'al Chem Tov) Le balancement crée le sentiment de se rapprocher physiquement de l’haut-delà.
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Béréchit : apprendre à prendre du recul Hachem n’a vraisemblablement rien créé pendant Chabbath, alors pourquoi la Torah indique-t-elle que l’œuvre de la Création fut achevée le septième jour ?
Dans la première Paracha de la Torah, il est écrit : "D.ieu termina, le septième
"
septième jour ? Il aurait fallu dire qu’Il termina Sa création le sixième jour !
La Ménou’ha Repos passif ou actif ? qu’il nous faut de toute l’œuvre qu’Il avait Rachi aborde le problème faite." (Beréchit 2, 2) entreprendre ne de deux manières. Dans La Torah nous informe que la seconde manière de signifie pas seulement D.ieu acheva Sa création le l’aborder, il écrit : "Que de ne faire aucune septième jour, le Chabbath. manquait-il dans le Les commentateurs posent Mélakha, mais elle monde ? – la Ménou’ha (le la question suivante. Hachem "repos") – Chabbath arriva et demande un n’a vraisemblablement rien la Ménou’ha arriva, [c’est alors créé pendant Chabbath, alors effort actif. que] le travail fut terminé." (Rachi jour, l’œuvre faite par Lui ; et Il se reposa, le septième jour
pourquoi l’œuvre fut achevée le
sur Béréchit 2, 2)
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Rachi estime qu’Hachem a bel et bien créé quelque chose pendant Chabbath, le concept de Ménou’ha. Ceci nous apprend une leçon importante : on aurait pu penser que le repos est un comportement passif, et non une entité qui doit être créée.
Résumé de la Paracha 1
Le monde est créé par Hachem en 6 jours.
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Le septième jour a un statut spécial, béni et sanctifié par Hachem.
Le repos créateur Or nous déduisons d’ici que la Ménou’ha, selon la Torah, est une activité créatrice d’Hachem, celle de n’entreprendre aucune Mélakha, aucun "travail" (par opposition à l’autre terme de la Torah employé pour parler de repos : Chévita, qui fait référence à une abstention passive de Mélakha). Ainsi, la Ménou’ha d’Hachem ne fut pas seulement une cessation de travail, mais elle impliqua un arrêt d’activité qui "permit" à Hachem, pour ainsi dire, de "réfléchir" et d’apprécier les fruits de l’incroyable œuvre des six précédents jours. Une prise de recul propice à l’analyse Comme nous le savons, en nous "reposant" durant Chabbath, nous marchons sur les traces du "repos" originel d’Hachem. Nous apprenons de Rachi que la Ménou’ha qu’il nous faut entreprendre ne signifie pas seulement de ne faire aucune Mélakha, mais elle demande un effort actif. Quel estil ? De la même manière qu’Hachem "prit du recul" pour réfléchir sur toute Son œuvre effectuée pendant les six précédentes journées, nous devons aussi analyser nos actions accomplies en semaine et apprécier ce que nous avons fait. La ‘Avoda de Chabbath est donc grandement axée sur l’introspection, qui doit nous permettre d’entamer la semaine suivante en sachant comment nous améliorer dans divers domaines.
Hachem introduit l’homme dans le jardin d’Eden rempli d’arbres, dont celui de la vie et de la connaissance du Bien et du Mal. Hachem interdit à l’homme de consommer de l’arbre de la connaissance.
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Le serpent persuade ‘Hava de manger du fruit de l’arbre de la connaissance. Après en avoir mangé, elle en donne à Adam.
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Hachem réprimande Adam et ‘Hava d’avoir désobéi à l’injonction divine : la femme souffrira pendant ses grossesses et pour élever ses enfants. L’homme mangera à la sueur de son front.
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7 Adam est expulsé du jardin d’Eden. 8
Caïn et Hével (Abel) sont les deux premiers enfants du couple.
Les deux frères offrent des présents à Hachem, mais seule l’offrande de Hével est agréée. Caïn tue son frère Hével dans un accès de jalousie.
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Suite à sa faute, Caïn est contraint d’errer. La terre aussi est maudite et elle produira désormais moins.
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Les générations se pervertissent, Hachem accorde 120 ans à l’humanité pour faire Téchouva, mais voyant que rien ne change, Il décide de l’anéantir
Rav Yehonathan Gefen 24
Hachem endort Adam et crée la femme à partir de lui.
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SHABATIK
N°495 Feuillet parents-enfants pour Chabbath par PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : USTENSILES À NE PAS OUBLIER :
Béréchit 5787
Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas
Un étui pour ranger l’Afikomane
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
1 JEU PAR ÉQUIPE
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Une Haggada par personne (si possible, la
même pour tout le monde)
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne Formez équipes s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 ! (voirqui ci-dessous) et Maror pour tous les deux invités Une bassine jetable pour y verser le vin JESiUPessah tombe un jeudi, ne pas oublier le lors de l’énumération des 10 plaies “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) A pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
IDENTIFICATION DES ÉQUIPES
LE QUIZ À ÉTAGES
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1. 3 Matsot chemourot
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1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Comètes Curieuses ou Les Serpents Malins ORDRE ALIMENTS : pourquoi vous êtes 2 points :pour le sloganDES le plus sympa) 3. Expliquez 2. Trouvez un slogan PLATEAU à votre équipe.DU ( SÉDER 2 points pour les plus convaincants,. Mar2opoints pour les plus drôles) les plus forts. (
(rondes, faites à la Un quiz sur la paracha de la semaine ! Avant chaque question, l’équipe choisit son main)
6
arpas 2 (moyen, 2 points) ou Niveau 3 (difficile, niveau : Niveau 1 (facile, 1 point), 2. Épaule s . K Niveau Harossèréponse : on gagne les points. 4 points). On annonce le niveau, puis on écoute la question. 3 d’agneau . ‘ Bonne t Mauvaise réponse : l’autre équipe peut voler la question ! 3. Maror
à 1 point
h
Quel est le nom du père de Noa’h ? Lemekh
o
Questions
à 3 points
alée
(laitue ou endives) Questions
6.‘Harossèt Combien 7. Oeuf dur de jours a duré la du salée monde ? 8. Création Bol d’eau 6 jours (le 7e étant Chabbat) em
Hazeret
Questions à 2 points
tC so at 1. M
5. ‘Hazeret
5.
Quel âge a Noa’h quand naissent ses trois fils Chem, ‘Ham et Yéfet, à la toute ’e fin de la paracha ? 8. Bol d 500 ans
au s
(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)
Pourquoi Caïn a-t-il tué son frère Abel, selon le Combien de générations sépare-t-on, texte ? selon la Michna, entre Adam et Noa’h ? Par jalousie, parceDE que MATSA & MAROR QUANTITÉS OBLIGATOIRES Dix générations l’offrande d’Abel avait été Quelle célèbre question Caïn A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faiterevient à la main Combien de fois l’expression pose-t-il à D.ieu après avoir tué son acceptée par D.ieu, pas la “Vayéhi érev vayéhi boker” (il y eut un frère ? sienne Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun dulerepas) soir, il y eut un matin)(fin dans récit de la “Suis-je le gardien de mon frère ?” Combien d’années Adam Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit Création ? 1 Kazayit (Hachomer a’hi anokhi ?) a-t-il vécu, selon la Torah ? Six fois — une fois par jour, du 1er au 6e Standard 2 Kazayit 1 Kazayit jour (pas de 7e, jour 1 Kazayit Combien de fleuves sortent du de Chabbat) 930 ans GanHidour Eden pour l’arroser (au mieux)? 2 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit Pourquoi D.ieu dit-Il “Faisons Comment s’appelle la ville Quatre (Pichon, Guihon, Hidekel, Perat) l’homme” au pluriel ? que Caïn construit, et en consulte les anges, par modestie — Quel jour de la MAROR semaine D.ieu Etapes du l’honneur Séder de qui la nommeMaror Ilmême Kore’h (sandwich) un grand doit consulter le petit crée-t-Il les poissons et les oiseaux ? t-il ? La quantité de Maror Kazayit (Rachi) 1 Kazayit Le 5e jour ‘Hanokh, du nom de son1 fils
MATSA
ur Quel métier exerçaient ot respectivement Caïn et Abel ? Caïn cultivait la terre, Abel était berger
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JEUX
Le but de ce jeu est de résoudre une énigme basée sur un fait réel et étonnant. On lit l’histoire, puis on répond aux 4 questions à choix multiples. 1 point par bonne réponse.
Le 16 octobre 1869, à Cardiff, dans l’État de New York, des ouvriers creusant un puits déterrent un immense corps pétrifié de 3 mètres de haut. La nouvelle fait le tour du pays : aurait-on retrouvé un géant biblique ? D’où venait vraiment ce “géant”, soi-disant découvert par hasard ? A. Il avait été sculpté sur commande et enterré exprès, un an plus tôt B. C’était vraiment un fossile, mais mal identifié C. Un riche excentrique l’avait fait fabriquer pour décorer son jardin, avant de l’oublier A. Sculpté dans un bloc de gypse de 5 tonnes, puis enterré en secret en novembre 1868 Pourquoi George Hull, l’homme derrière cette mise en scène, a-t-il fabriqué ce faux géant ? A. Pour prouver scientifiquement l’existence des géants B. Suite à un débat sur la Bible avec un prédicateur, pour le ridiculiser — et pour gagner de l’argent C. Pour un simple pari entre amis B. Hull, athée convaincu, voulait tourner en dérision une lecture trop littérale de la Bible... et en profiter
Combien de personnes ont payé pour voir le “géant”, en une seule semaine ? A. Une cinquantaine B. Environ 2 500 C. Plus de 20000
B. À 50 cents l’entrée, un joli pactole pour l’époque
Le plus étonnant : quand P.T. Barnum, le célèbre magnat du spectacle, n’a pas pu racheter le géant, qu’a-t-il fait ? A. Il a abandonné l’idée B. Il a fabriqué SA PROPRE copie du faux géant, en la présentant comme la vraie... et elle a rapporté encore plus d’argent que l’originale ! C. Il a dénoncé publiquement toute la supercherie B. Une copie d’un faux, devenue plus populaire que le faux lui-même Une histoire spectaculaire, même fausse, peut voyager (et rapporter) plus vite que la vérité — surtout quand on sait la mettre en scène. Ici, même la copie d’un mensonge a fini par éclipser l’original !
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LA DRÔLE D’HISTOIRE
On choisit un convive qui sort de table. On lit une histoire interrompue à 4 moments, avec 3 choix possibles à chaque fois. On doit deviner quelle réponse ce convive choisira pour chacun des 4 moments. Le convive revient, on lui lit l’histoire et il donne sa réponse pour chacun des 4 moments. On gagne 1 point par bonne prédiction.
Le cadeau surprise raté C’est l’anniversaire de ton meilleur ami dans une heure, et tu réalises que tu as complètement oublié de lui acheter un cadeau ! Tu fouilles ta tirelire : il ne te reste que quelques pièces.
Moment 1
Qu’est-ce que tu fais ?
A. Tu cours au premier magasin du quartier, prêt à acheter n’importe quoi B. Tu appelles un autre ami pour lui emprunter de l’argent en urgence C. Tu regardes si tu n’as pas un cadeau reçu et jamais utilisé, à lui offrir à sa place Avec le peu d’argent qu’il te reste, tu tombes sur un seul objet encore dans ton budget : un immense chapeau de cowboy en solde, complètement improbable.
Moment 2 Qu’est-ce que tu fais ? A. Tu l’achètes quand même, en te disant que ça fera au moins rire tout le monde B. Tu continues à chercher autre chose, malgré le temps qui presse C. Tu demandes conseil au vendeur, qui n’a rien d’autre à proposer dans ton budget Il ne te reste plus que dix minutes, et pas de papier cadeau à la maison.
Moment 3 Qu’est-ce que tu fais pour l’emballer ? A. Tu utilises une vieille page de journal B. Tu empruntes en urgence du papier cadeau à un voisin C. Tu le mets simplement dans un sac en papier avec un gros nœud Tu arrives pile à l’heure. Ton ami ouvre le cadeau devant tout le monde... et éclate de rire en voyant le chapeau de cowboy, complètement surpris. Qu'est-ce que tu fais ? A. Tu improvises une explication convaincante sur pourquoi tu as choisi CE cadeau
Moment 4
B. Tu avoues tout de suite que c’était un choix de dernière minute C. Tu proposes de lui offrir un vrai cadeau plus tard, en plus Supplément spécial Chabbath I n°376
27 3
SHABATIK
34 JEU
4
JEUX EN VRAC
JEU EN ÉQUIPE
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ? •’Hava est créée à partir de celle de Adam, et je borde aussi la mer. > La côte • Je suis créée le premier jour du monde, et je désigne aussi une personne particulièrement intelligente. > Une lumière
JEU
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La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition : • Fruit dont on ne sait toujours pas lequel, mais qu’on accuse depuis toujours d’avoir tout fait rater. > Le fruit défendu • Reptile bavard qui a le don de convaincre même quand il a tort. > Le serpent
DISCUTONS JUSQU’À ÊTRE D’ACCORD
On vous donne une liste à classer selon une règle. Vous devez discuter pour vous convaincre et vous mettre tous d’accord sur le premier élément du classement. Si tout le monde est d’accord : chaque équipe gagne points.Sinon : personne ne gagne. 3 Quelle est l’excuse qu’on donne le plus souvent quand on s’est fait prendre à faire une bêtise ? • “C’est pas moi, c’est lui/elle” À vous de vous mettre • “Je ne savais pas que c’était interdit” d’accord : quelle • “Tout le monde le fait” est l’excuse la plus • “C’est la faute des circonstances” utilisée ? • “J’ai pas fait exprès”
B
Indice : dessert La réponse, la semaine prochaine ! Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 28
Supplément spécial Chabbath I n°376
Le cadeau au président du Nigéria Rav Grossman hésite à se rendre en Afrique. Que va-t-il y faire à quelques jours de Yom Kippour, alors que ses cours, ses conférences et les personnes qui viennent le consulter l’attendent ?
Nous sommes la veille de Roch Hachana à Migdal Ha’émek, dans le nord d’Israël. L’ambiance est fébrile à l’approche du Nouvel An juif, chacun se prépare à vivre les deux jours les plus décisifs de l’année. Le bureau de Rav Grossman ne désemplit pas : les élèves viennent recevoir une bénédiction, les fidèles poser leurs dernières questions, les discours doivent être finalisés, le Chofar préparé… Mais un homme insiste pour voir le Rav sans rendez-vous, affirmant que c’est urgent. Des investissements qui périclitent Rav Grossman comprend immédiatement que quelque chose ne va pas et le fait entrer. L’homme, visiblement nerveux, lui raconte son histoire. Homme d’affaires autrefois prospère, ses activités l’ont conduit jusqu’au Nigéria, où il a investi des sommes colossales dans des projets d’infrastructure et des réseaux d’exportation. Tout fonctionnait jusqu’à ce que des complications administratives, des fonds gelés et des partenaires devenus injoignables le conduisent au bord de la faillite. Il dort peu, mange à peine, ne pensant plus qu’aux dettes et aux échéances. Il dit au Rav : "J’ai tout essayé, je ne sais plus vers qui me tourner." Rav Grossman l’écoute attentivement et lui rappelle qu’à la veille de Roch Hachana, lorsque la vie, la santé et la
réussite matérielle de l’année sont décidées, il doit avant tout se tourner vers Hachem et demander l’aide qu’aucun homme ne peut lui apporter. Puis le Rav lui demande : "Vous connaissez le président du Nigéria ? Vous pensez qu’il accepterait de me rencontrer ?" L’homme ouvre de grands yeux. Il s’attendait à tout sauf à cette question, mais promet d’essayer, sans grande conviction. Appel au président Nous sommes maintenant entre Roch Hachana et Yom Kippour, pendant les ‘Asséret Yémé Téchouva. Un soir, le téléphone de Rav Grossman sonne. L’homme d’affaires, la voix tremblante, lui annonce que le président du Nigéria accepte de le recevoir et serait même honoré de rencontrer un homme saint venu d’Israël. Un vol pour Abuja est disponible le jour même. Rav Grossman hésite. Que va-t-il faire au Nigéria à quelques jours de Yom Kippour, alors que ses cours, ses conférences et les personnes qui viennent le consulter l’attendent ? Il pense refuser, mais se demande si cette occasion improbable n’est pas un signe du Ciel. Pour éclairer sa décision, il procède à un Goral Hagra, une méthode attribuée au Gaon de Vilna permettant de chercher dans les versets de la Torah une orientation face à une situation
Supplément spécial Chabbath I n°376
29
difficile. Il tombe sur un passage de la Paracha de Béhar et consulte le commentaire du Alchikh Hakadoch, Rabbi Moché Alchikh.
demande ce qu’il peut faire pour remercier le Rav.
Rav Grossman lui présente alors l’homme Le commentaire explique que pour les Mitsvot d’affaires qui l’accompagne. Il explique collectives, la Torah s’exprime au pluriel. Mais qu’il a investi massivement au Nigéria, créé lorsqu’il s’agit d’un pauvre ou d’un de nombreux emplois, mais que frère en détresse, elle s’adresse des blocages administratifs non pas à la communauté ou menacent désormais de faire à une institution, mais à s’effondrer son activité et Personne ne peut chacun individuellement. de nombreux emplois Personne ne peut détourner les yeux avec elle. détourner les yeux en en pensant qu’un Le président répond pensant qu’un autre simplement : autre agira à sa agira à sa place. Rav "Considérez que l’affaire Grossman comprend place. Rav Grossman est réglée." le message. Ce Juif a comprend le besoin de lui : il doit partir. Avant même que Rav Grossman ne quitte son message. Le soir même, les deux bureau, le président appelle hommes prennent l’avion pour ses collaborateurs, demande un le Nigéria. À leur arrivée à Abuja, une examen immédiat du dossier et promet de escorte les conduit jusqu’à la villa présidentielle. suivre personnellement l’affaire. Lorsque le président aperçoit Rav Grossman, il l’accueille avec un immense respect. Quelques jours plus tard, pendant ‘Hol Hamo’ed Souccot, le téléphone du Rav sonne à nouveau. Mézouza contre levée des sanctions L’homme d’affaires parle avec des larmes dans Après quelques mots, le Rav lui annonce qu’il la voix : la majorité des fonds ont été débloqués souhaite lui offrir un cadeau. Il sort de sa et la situation est sauvée. valise un petit paquet contenant une Mézouza Toute cette aventure improbable commence magnifiquement décorée. Devant l’étonnement finalement par quelques mots de Torah qui du président, Rav Grossman lui raconte une rappellent une responsabilité fondamentale : histoire. lorsqu’un frère est en difficulté, nous ne Rabbi Yéhouda Hanassi, le grand maître qui pouvons pas toujours attendre que la compila la Michna, était proche de l’empereur communauté, une association ou quelqu’un de de Rome. Un jour, l’empereur lui offre un plus fortuné agisse à notre place. coffret rempli de pierres précieuses. Rabbi Dans ce cas, la Torah s’adresse directement à Yéhouda lui envoie en retour une Mézouza. chacun de nous : "Toi. C’est toi que J’appelle." L’empereur s’étonne : comment répondre à des diamants par un simple rouleau ? Rabbi Le ‘Hessed et l’amour gratuit ne sont pas Yéhouda lui explique : "Ce que tu m’as offert, seulement de beaux principes. Leur traduction je dois le garder et le protéger. Ce que je t’ai concrète consiste à faire personnellement tout ce qui est en notre pouvoir pour aider un frère offert, cela te protégera." ou une sœur en difficulté, sans calcul ni arrièreRav Grossman explique alors au président que pensée. Et c’est par ces valeurs nobles que nous la Mézouza lui rappellera chaque jour qu’aumériterons, Bé’ezrat Hachem, la reconstruction dessus de tous les dirigeants se trouve Hachem. du Beth Hamikdach. Très ému, le président embrasse la Mézouza et Alexandre Rosemblum promet de la conserver précieusement. Puis il 30 30
Supplément spécial Chabbath I n°376
Le billet de Binyamin Benhamou J’ai contribué à sauver l’avion FlyDubai de mercredi dernier Si ma vie devait basculer en quelques secondes, qu’est-ce que je regretterais ? Un achat que je n’ai pas fait ? Une vidéo que je n’ai pas regardée ? Ou une parole douce que je n’ai pas dite à ma femme, un moment que je n’ai pas donné à mes enfants, une Mitsva que j’ai remise à demain ou surtout des heures d’étude de notre sainte Torah d’Hachem ? Laissez-moi vous raconter. Ce matin-là, en sortant de la prière de Souccot, quelqu’un vient me voir : "Tu n’es pas au courant ? Tout Israël est en feu ! J’ai reçu au moins 100 notifications !" Depuis 10 ans, j’ai désactivé toutes les notifications de mon téléphone. Je veux décider moi-même de ce qui entre dans ma tête. Et je veux encore moins qu’un téléphone vienne me déconcentrer pendant ma prière.
Je ne sais pas ce que chacun a pensé pendant ces secondes. Peut-être à ses enfants. À ses parents. À sa dernière prière. Peut-être ontils compris, comme le dit le roi David, que "l’homme est semblable à un souffle, ses jours à une ombre qui passe" (Téhilim 144, 4). La vie est courte. Peut-être avaient-ils consacré trop de temps au shopping et aux films, et pas assez au réel et à l’essentiel.
Et moi, en lisant cette histoire, je me pose aussi la question. Si ma vie devait basculer en quelques secondes, qu’est-ce que je Pendant la prière, je veux être là. regretterais ? Un achat que je Nous passons déjà tellement de Reconnaître la n’ai pas fait ? Une vidéo que temps à recevoir les nouvelles je n’ai pas regardée ? Ou une du monde. Il faut bien garder main d’Hachem parole douce que je n’ai pas quelques minutes pour dite à ma femme, un moment dans cette parler à Celui qui le dirige. que je n’ai pas donné à mes Quelques minutes où mon histoire, c’est aussi enfants, une Mitsva que j’ai téléphone ne décide pas de remise à demain ou surtout remercier ces ce qui mérite mon attention. des heures d’étude de notre sainte Torah d’Hachem ? Voilà ce que j’ai découvert en hommes pour sortant.
Le vol FZ1073 en provenance de Dubaï
"
Des passagers et des membres leur courage. d’équipage ont réussi à pénétrer
Un avion FlyDubai reliait Dubaï à Tel-Aviv avec 174 passagers, dont 27 enfants. Le copilote a attaqué le commandant de bord avec une arme blanche. Puis l’appareil a brutalement plongé. Près de 14 000 pieds perdus en moins de 30 secondes. C’est vertigineux. Dans la cabine, des cris. Dans le cockpit, du sang. Et un avion rempli de Juifs qui fonçait vers le sol. 32
Magazine I n°376
dans le cockpit. Ils ont neutralisé l’agresseur et interrompu la descente. Mais les deux pilotes étaient blessés. Il fallait encore stabiliser l’appareil et réussir à le poser. Et justement, d’autres pilotes de la compagnie voyageaient à bord comme simples passagers. Ils étaient assis dans cet avion, exactement à ce moment-là. Ils ont repris les commandes et réussi à atterrir en urgence à Tabuk, en Arabie saoudite.
Les 174 passagers sont sortis vivants. Les 27 enfants aussi. Pas un seul passager n’a été tué. Les bonnes personnes au bon moment Je regarde simplement la succession des événements : 1. Le commandant blessé réussit à ouvrir le cockpit. 2. Les passagers d’intervenir.
trouvent
le
courage
3. La descente est arrêtée à temps. 4. L’avion reste pilotable. 5. Des pilotes supplémentaires se trouvent à bord. 6. Un aéroport est accessible au moment critique. Pris séparément, chacun de ces éléments peut recevoir une explication, mais mis bout à bout, ils racontent autre chose.
""יוֹ ד ּו לַ ה׳ ַח ְסדּ וֹ וְ נִ ְפלְ אוֹ ָתיו לִ בְ נֵ י ָא ָדם ("Qu’ils rendent grâce à Hachem pour Sa bonté et pour Ses merveilles envers les hommes", Téhilim 107, 8) Finalement, n’avais-je pas raison de désactiver toutes ces notifications ? Qu’aurais-je gagné à les lire pendant ma prière ? De la peur. De l’agitation. Rien de plus. Peut-être, en revanche, que ma prière, ajoutée peut-être à la vôtre, a contribué à éviter cette catastrophe. Je ne prétends pas savoir quelle prière a été entendue, ni connaître les comptes du Ciel. Mais nos prières servent à cela. Pendant que des hommes agissent dans un cockpit, d’autres agissent depuis une synagogue. Nous ne voyons pas tous les liens chaque jour. Cela ne signifie pas qu’ils n’existent pas. Oui. J’y crois à 100 %. Binyamin Benhamou
Ils racontent ces moments où Hachem place les bonnes personnes au bon endroit et à la bonne seconde : un homme ouvre la porte, quelques passagers se lèvent, des pilotes reprennent les commandes. Et 174 vies continuent. Je pense aussi à tous ceux qui se sont levés pour agir. Ils avaient peur, certainement. Ils avaient eux aussi une famille et une vie à protéger. Pourtant, ils ont avancé. Reconnaître la main d’Hachem dans cette histoire, c’est aussi remercier ces hommes pour leur courage. Hachem fait passer Ses délivrances par des êtres humains. Si la porte ne s’ouvre pas. Si les passagers hésitent. Si ces pilotes ne voyagent pas sur ce vol. Si l’appareil descend encore un peu… Je préfère ne pas imaginer la suite. Des prières et des hommes Ce soir-là, 174 personnes ont retrouvé leurs proches. 27 enfants ont retrouvé leur lit. Magazine I n°376
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SCIENCES & TORAH par Ephraïm Wasservogel Carbone 14 : une preuve absolue ? Le problème n’est pas seulement scientifique. Il est aussi culturel. Le carbone 14 est devenu, pour beaucoup, une sorte d’autorité ultime. On l’évoque comme si son nom suffisait à clore toute discussion.
On entend souvent dire que le carbone 14 présents en plus faible quantité, comme l’argon. permet de connaître l’âge des fossiles. Dans Cette atmosphère reçoit en permanence les l’esprit du grand public, cette méthode est rayonnements du Soleil, situé à environ 150 devenue presque incontestable. Dès qu’un objet millions de kilomètres de la Terre. ancien, un ossement ou un morceau de bois est Lorsque ces rayonnements atteignent daté au carbone 14, l’affaire semble l’atmosphère, ils peuvent transformer réglée. La science aurait parlé, l’âge certains atomes d’azote en serait connu, la discussion serait carbone 14. Le carbone 14 naît Mais aucune close. Pourtant, avant d’en faire donc, d’une certaine manière, une certitude absolue, il faut méthode humaine à partir de l’azote. comprendre ce que mesure ne devrait devenir Mais contrairement au réellement le carbone 14, carbone ordinaire, appelé comment il se forme, sur une religion. Une carbone 12, le carbone 14 quoi repose cette méthode, méthode peut être est instable. On dit qu’il est et surtout quelles sont ses radioactif. Il se décompose de limites. Car le carbone 14 utile, ingénieuse, lui-même, sans intervention peut être un outil intéressant intéressante, sans extérieure, et finit par pour comparer certains redevenir de l’azote. On a donc éléments entre eux, mais il ne pour autant être un cycle étonnant : l’azote peut faut pas lui faire dire plus que ce absolue. donner naissance au carbone 14, qu’il peut réellement démontrer. puis le carbone 14, avec le temps, se D’où vient le carbone 14 ? détruit et redevient de l’azote.
"
Tout commence dans l’atmosphère. L’air que nous respirons est composé principalement d’azote et d’oxygène, avec quelques gaz rares 34
Magazine I n°376
Dans tout être vivant, végétal, animal ou humain, on retrouve du carbone. Le carbone 12 s’y trouve en grande quantité, tandis que le
carbone 14 y est présent en quantité beaucoup plus faible. Tant qu’un être est vivant, il échange avec son environnement. Il respire, se nourrit, absorbe des éléments. Il garde donc un certain rapport entre carbone 12 et carbone 14.
12 et carbone 14 est connu. Il faut supposer que l’échantillon n’a pas été altéré. Il faut aussi supposer que les conditions permettent de remonter correctement dans le temps à partir de la quantité mesurée aujourd’hui.
Mais dès que cet être meurt, les échanges cessent. Le carbone 12, considéré comme stable, reste présent. Le carbone 14, lui, commence à diminuer progressivement. C’est à partir de cette diminution que l’on cherche à dater un reste organique.
Or mesurer ce qui reste aujourd’hui est une chose. En déduire avec certitude l’âge absolu d’un fossile en est une autre.
Ce que mesure vraiment le carbone 14 Le principe est assez simple. Si l’on retrouve un morceau de bois, un ossement ou tout autre élément ayant appartenu à un être vivant, on mesure la quantité de carbone 14 qu’il contient encore. Puis on la compare au carbone 12, en partant de l’idée que l’on connaît plus ou moins la proportion qui existait lorsque cet être était vivant. Les scientifiques ont établi que le carbone 14 diminue de moitié environ tous les 5 730 ans. C’est ce qu’on appelle sa demi-vie. Plus le temps passe, plus la quantité de carbone 14 restante diminue. Si l’on en trouve encore dans un fossile organique, on pourra dire qu’il n’est pas extrêmement ancien. Si l’on n’en trouve plus de mesurable, on dira qu’il a au moins plusieurs dizaines de milliers d’années. Mais ce point est essentiel. Le carbone 14 ne fonctionne que sur ce qui a été vivant. Il ne date pas les pierres, il ne date pas directement les minéraux, il ne permet pas de donner l’âge d’une roche. Il concerne les matières organiques comme les végétaux, les animaux, les êtres humains, le bois, les os, les tissus, les charbons ou d’autres restes biologiques. Pour les objets que l’on présente comme ayant des millions d’années, on ne peut pas utiliser le carbone 14 de cette manière. Il faut recourir à d’autres méthodes. Mais il y a plus important encore. Cette méthode repose sur des hypothèses. Il faut supposer que le rapport initial entre carbone
C’est là que la prudence devient nécessaire. Le carbone 14 permet sans doute de faire des comparaisons, d’établir des estimations et de proposer des hypothèses de datation. Il peut aider à dire qu’un échantillon est plus ancien qu’un autre, ou qu’il appartient probablement à une certaine période. Mais le transformer en preuve absolue, incontestable, capable de fixer définitivement l’âge d’un élément, demande beaucoup plus de prudence. Un outil, pas une religion Le problème n’est pas seulement scientifique. Il est aussi culturel. Le carbone 14 est devenu, pour beaucoup, une sorte d’autorité ultime. On l’évoque comme si son nom suffisait à clore toute discussion. “C’est daté au carbone 14”, dit-on, comme si cette phrase réglait tout. Mais aucune méthode humaine ne devrait devenir une religion. Une méthode peut être utile, ingénieuse, intéressante, sans pour autant être absolue. Le carbone 14 peut servir d’outil d’analyse, notamment pour comparer certains restes organiques entre eux ou proposer des fourchettes de datation. Mais il reste un outil fondé sur des mesures, des hypothèses, des conditions d’application et des limites. Dire que le carbone 14 ne sert à rien serait excessif. Mais affirmer qu’il permet de connaître avec certitude l’âge absolu de tout fossile serait tout aussi problématique. À ce jour, c’est peut-être ce que l’on sait faire de mieux dans certains domaines. Mais ce n’est pas parce qu’un outil est le meilleur disponible qu’il devient infaillible. Ephraïm Wasservogel Magazine I n°376
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LE MESSAGE D'UN RABBIN DE JÉRUSALEM Pourquoi Hachem se cache-t-Il ? La Torah s’ouvre par trois mots : “Béréchit Bara Élokim”, Hachem créa le monde. Mais cette affirmation soulève immédiatement une question importante. Si Hachem est infini, si tout dépend de Lui et si rien ne peut exister sans Lui, comment peut-il y avoir un monde qui semble posséder sa propre existence ? Comment l’homme peut-il même avoir le sentiment d’être indépendant ? La Kabbala répond à cette question par la notion de Tsimtsoum. Il ne s’agit évidemment pas de dire qu’Hachem quitte un endroit pour laisser de la place ailleurs. Le Maharal l’explique plutôt comme un retrait de l’évidence divine. Hachem est présent, mais Sa présence n’est pas imposée à nos yeux. Le monde peut ainsi apparaître comme une réalité autonome : les arbres poussent, les hommes travaillent, les événements s’enchaînent et tout semble fonctionner naturellement.
Magazine I n°376
homme peut réussir et penser : “J’ai travaillé, j’ai été intelligent, j’ai construit ma réussite.” Il peut regarder son corps, son argent, son
temps
ou
ses
capacités
comme s’ils lui appartenaient naturellement. Tout cela est possible précisément parce qu’Hachem lui laisse cette impression d’autonomie. Mais
il
peut
regarder
exactement la même réalité autrement. Reconnaître qu’il a travaillé, bien sûr, tout en
"
comprenant que ses capacités, les occasions qu’il a rencontrées
Hachem
et jusqu’au souffle qui lui permet d’agir
nous donne suffisamment de place pour que nos choix soient réellement les nôtres
Hachem a voulu le monde ainsi parce que si Sa présence était totalement évidente, l’homme n’aurait plus réellement de choix. Face à une révélation absolue d’Hachem, comment pourrait-il vivre comme s’Il n’existait pas ? Comment pourrait-il désobéir ? Pour que l’homme soit véritablement libre, il faut donc qu’il puisse regarder le monde de deux manières : y voir seulement ce qui se présente à ses yeux, ou chercher derrière cette réalité Celui qui lui donne l’existence. 36
C’est ici que notre vie prend tout son sens. Un
sont
eux-mêmes
des
cadeaux. Voilà le paradoxe extraordinaire de la Création, Hachem nous donne suffisamment de place pour
que
nos
choix
soient
réellement les nôtres, mais cette liberté
elle-même
doit
nous
conduire à Lui. La première Paracha définit donc déjà la place de l’homme dans ce monde. Nous avons reçu une existence, une volonté et une liberté véritables. Nous pouvons utiliser tout cela pour nous construire un monde centré sur nous-mêmes, ou comprendre que cette liberté nous a été confiée pour donner volontairement une place à Hachem dans notre vie.
Rav Sadin, conférencier & Roch Kollel
(retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)
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HUMEUR Soit t’es là, soit t’es pas là "Pendant vingt-cinq minutes, vous avez une seule chose à faire : être ici. Si même pendant ces vingt-cinq minutes vous n’arrivez pas à laisser votre téléphone dans votre poche, comment voulez-vous qu’on vous confie 500 000 dollars ?" J’ai un ami qui a un petit défaut : il est riche. Très riche même. Mais comme D.ieu ne donne pas toutes les épreuves au même homme, il est également intelligent et a plutôt bien réussi dans les affaires. Et parmi ses nombreuses occupations, il en a une qui l’amuse particulièrement : investir dans des start-up. Personnellement, lorsqu’un garçon de 24 ans m’explique qu’il a besoin de 800 000 dollars pour développer une application qui permettra de commander son café trois minutes avant d’arriver au café, mon premier réflexe est plutôt de lui conseiller de partir de chez lui trois minutes plus tôt. Mais apparemment, c’est pour cela que lui est devenu très riche et que moi j’écris des articles. Toujours est-il que mon ami a décidé un jour de m’intégrer au petit comité chargé d’écouter les entrepreneurs qui viennent lui présenter leurs projets. Pourquoi moi ? Je me pose encore la question. Lui avait l’argent. D’autres avaient une expérience dans les affaires. Moi, j’étais disponible le mardi. C’est ainsi que je me suis retrouvé plongé dans le merveilleux monde des start-up israéliennes. Un univers extraordinaire dans lequel personne n’a jamais une petite idée intéressante. Non. Chaque personne qui entre dans la pièce est venue révolutionner l’humanité. Le jeune entrepreneur ne vient jamais vous dire : "J’ai développé un logiciel qui pourrait être utile." Il a "identifié une problématique majeure à laquelle le marché n’apporte actuellement aucune réponse". Généralement, 38
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cette problématique majeure consiste trouver une place de parking à Tel-Aviv.
à
Il ne vend pas quelque chose, il "disrupt". Il n’a pas de clients, il a des "early adopters". Il n’a pas encore gagné un Chékel, mais possède déjà un graphique qui explique qu’en 2031 son entreprise devrait valoir 14 milliards de dollars. Et quand vous lui demandez pourquoi 14 milliards, il change de slide. Au fil des mois, j’ai pourtant fini par comprendre deux ou trois choses. J’ai même commencé à donner mon avis avec suffisamment d’assurance pour que les gens puissent penser que je savais de quoi je parlais. C’est une compétence très utile dans le monde des affaires. Et, aussi étonnant que cela puisse paraître, certains de mes conseils se sont révélés plutôt bons. Je n’avais toujours pas les moyens d’investir moimême 500 000 dollars, mais j’avais désormais le privilège d’expliquer aux autres ce qu’ils devaient faire avec les leurs. Un jour arrive donc un nouveau candidat. Très propre, ordinateur sous le bras, PowerPoint impeccable et cette confiance de l’homme qui sait qu’il est entré dans la pièce avec une idée et qu’il va en ressortir avec 500 000 dollars. Il commence. Le problème. La solution. Le marché. Le business model. Puis évidemment le fameux graphique qui monte vers la droite. Dans une start-up, le graphique monte toujours vers la droite. Je n’ai encore jamais vu un entrepreneur arriver devant des investisseurs en disant : "Voilà, normalement dans trois ans on est tous ruinés."
Bref, tout se passe normalement lorsque soudain : Bzzz. Son téléphone vibre. Il s’arrête, le sort tranquillement de sa poche et regarde. Quinze secondes. Il scrolle. Puis il rigole. Visiblement, c’était drôle. Il range son téléphone et reprend : "Comme je vous l’expliquais, notre technologie va complètement transformer le marché…" Deux minutes plus tard : Bzzz. Cette fois, il décroche. "Oui, comment vastu… Ah bon ? Pas possible ! Quoi, comme ça, en si peu de temps ? Bon, je te rappelle, tu m’expliqueras en détails…" "Pardonnez-moi, mon prof de judo vient juste de m’annoncer que j’ai raté la ceinture marron." La présentation continue et, pendant les vingt-cinq minutes qui suivent, nous faisons progressivement connaissance avec sa femme, son fils, sa mère et, sauf erreur, même son thérapeute participe à la levée de fonds. J’attendais presque que sa mère nous appelle directement pour nous demander si on comptait investir ou si elle pouvait servir le dîner. Le plus extraordinaire dans cette histoire, c’est que son idée n’était peut-être pas si mauvaise. Peut-être même qu’il aurait pu obtenir son investissement. Mais au bout de vingt-cinq minutes, je n’en pouvais plus. "Écoutez, merci beaucoup, mais je pense qu’on va s’arrêter là. Vous êtes venu demander plusieurs centaines de milliers de dollars. Pendant vingt-cinq minutes, vous avez une seule chose à faire : être ici. Si même pendant ces vingt-cinq minutes vous n’arrivez pas à laisser votre téléphone dans votre poche, comment voulez-vous qu’on vous confie 500 000 dollars ? Soit t’es là, soit t’es pas là !" Il a rangé ses affaires et il est parti.
Il était déjà tard et je suis parti faire Min’ha. J’arrive à la synagogue, la ‘Amida commence. Et là : Bzzz. Mon téléphone vibre. Sans réfléchir, ma main descend vers ma poche. Et au moment de le toucher, je m’arrête. "Soit t’es là, soit t’es pas là !" Il y a vingt minutes, je trouvais scandaleux qu’un homme puisse demander 500 000 dollars sans être capable d’accorder vingt-cinq minutes d’attention à ceux qui pouvaient les lui donner. Et moi ? Je suis devant Hachem. Je Lui demande la santé, la Parnassa, la réussite, la guérison. Et moi aussi, au milieu de la présentation : Bzzz. J’ai remonté ma main. Depuis, je ne sais toujours pas si la start-up de ce garçon valait 500 000 dollars. Mais sa leçon, elle, valait largement l’investissement. David Choukroun
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Menahem Begin 37
touche 2
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COUPLE FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE
"Tu as vu comment elle me parle ? C’est une folle furieuse" En validant une version incomplète de l’histoire, l’entourage confirme une réalité où seul l’autre a un problème.
Un bar, entre amis. "Elle m’a soufflé devant moment où l’autre craque, presque jamais le mes parents et toute ma famille, juste parce moment où on a, nous-mêmes, allumé la mèche. que j’avais oublié un truc. Et après, elle fait la "Elle m’a soufflé devant mes parents." C’est un tête toute la soirée. Comme si c’était à moi de fait, incontestable. Mais entre cette scène m’excuser." L’autre, outré, rebondit et le moment où elle l’a soufflé, il aussitôt : "Ah ouais, exactement s’est passé quelque chose — une comme le soir où on est sortis remarque un peu sèche une On retient le tous les quatre, et qu’elle t’a heure avant, un "encore" ignoré pour un truc que moment où l’autre glissé dans une phrase. Ce t’avais dit dans la voiture ? moment-là ne fait jamais craque, presque C’est une folle furieuse. Tu partie du récit, parce qu’on mérites mieux." jamais le moment ne l’a même pas identifié Une scène classique, comme faisant partie de où on a, nouspresque universelle qui l’histoire. raconte une mécanique mêmes, allumé Ce n’est pas de la mauvaise tellement banale qu’on ne la foi. C’est humain : le cerveau la mèche. remarque même plus. donne la priorité à la douleur qu’on a ressentie, pas à celle qu’on a infligée car en On raconte toujours la réaction, jamais ce plus de la douleur ressentie, on ne veut pas se qui l’a précédée rajouter la responsabilité de la dispute. Dans l’histoire qu’on se raconte à soi-même — et qu’on raconte aux autres — on met Mais ce biais a un coût : il fausse complètement toujours en avant la réaction de l’autre : le la lecture qu’on fait de sa relation de couple — silence, l’agacement, la pique lancée. Mais il y où l’autre est difficile, ne fait pas d’efforts, n’a a rarement ce qui l’a précédée. On retient le jamais changé…
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Même si c’est sans mauvaise intention, la validation de l’entourage aggrave encore les choses. En validant une version incomplète de l’histoire, ils confirment une réalité où seul l’autre a un problème. Plus on la raconte, plus cette version se solidifie — jusqu’à devenir la seule vérité qu’on est prêt à entendre.
moi, qu’est-ce que j’ai fait, juste avant ?", c’est nous.
Trait de caractère ou réaction ?
C’est souvent la partie la plus inconfortable du travail : accepter de regarder sa propre part, sans avoir la garantie que l’autre fera de même en retour. Mais c’est justement ce pas, fait sincèrement, qui a le pouvoir de faire bouger toute la dynamique du couple.
Ce qu’on appelle "elle est froide" ou "il est distant" n’est souvent pas un trait de caractère figé, mais la conséquence d’un enchaînement qu’on n’a pas voulu regarder — le nôtre y compris. Une réaction ne sort jamais de nulle part.
Le vrai changement dans un couple ne commence jamais le jour où l’un des deux "a enfin raison". Il commence le jour où les deux acceptent de regarder l’enchaînement dans son ensemble — pas seulement la réaction finale, mais tout ce qui l’a précédée, des deux côtés.
Comprendre ne veut pas dire chercher des excuses à tout prix, mais accepter qu’un couple n’est jamais composé d’un "problème" et d’une "victime", mais de deux personnes prises dans un même enchaînement, qui se répondent en permanence.
La question n’est alors plus : qui a tort, ce soir-là ? Mais : dans quel enchaînement nous retrouvons-nous, à deux, encore et encore ?
Tant qu’on cherche qui a tort, on répète le même scénario
Léa Nabet, Directrice du Centre de la Famille Juive
C’est cette question — et non le jugement — qui ouvre la porte à une vraie transformation du couple.
Tant qu’on reste dans cette dynamique qui consiste à chercher qui a tort se faire valider sans jamais interroger sa propre responsabilité, rien ne peut changer. Le silence devient "il m’ignore". La fatigue devient "il ne m’aime plus". Et le couple rejoue la même scène, dispute après dispute, avec juste des mots différents à chaque fois. Quand ils viennent en thérapie de couple, beaucoup demandent plus ou moins explicitement : "Vous allez nous dire qui a raison ?" Mais ce n’est justement pas la bonne question. La vraie aide consiste à les sortir de leur regard qui ne voit que leur propre version, pour prendre de la hauteur et regarder le mécanisme dans son ensemble. Le vrai changement : quand on arrête de chercher qui a raison L’ami peut nous soutenir, l’entourage peut nous écouter — mais eux n’étaient pas là, juste avant l’explosion. Les seuls à pouvoir se demander "et Magazine I n°376
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Les "bébés-prières"
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Après 30 ans passés dans le même lieu de travail, on pourrait se lasser de sa mission, des tâches éternellement répétées. C’est probablement vrai pour tous les autres métiers, mais pas pour celui que je fais.
Sans vouloir me vanter, je pense exercer le plus magnifique des métiers au monde. Je suis sage-femme. Je suis l’humble servante du Maître du monde ici-bas, pour "L’aider" à créer la vie. J’ai vu naître des milliers de bébés, je sèche les larmes des mamans, je soulage leurs douleurs, je pleure avec elles, je les apaise et les rassure et, lorsque ce merveilleux moment arrive, lorsque ce tout petit rejoint le monde, lorsque le cri de ce petit être transperce nos cœurs par sa puissance, lorsqu’il est là, posé sur la poitrine de sa maman qui l’embrasse et l’étreint avec un visage rempli de larmes, mais surtout avec un amour indescriptible, lorsque le papa devient acteur et, les yeux humides, s’approche avec tendresse de son enfant pour la première fois, je suis là et, avec une émotion qui reste inchangée, je remercie le Roi de l’univers de me permettre de voir Sa bonté et Sa grandeur chaque jour, chaque minute. Lassitude au travail ? Après 30 ans passés dans le même lieu de travail, on pourrait se lasser de sa mission, des tâches éternellement répétées. C’est probablement vrai pour tous les autres métiers, mais pas pour celui que je fais. Les naissances sont merveilleuses, elles sont bien plus que cela, elles sont magiques. Je vois et accueille chaque femme qui arrive pour accoucher, comme si c’était la première. Je la chéris, et l’accompagne comme si c’était ma propre fille. Je comprends sa douleur, je ne cherche pas à la nier, et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour rendre cette expérience, son expérience, unique et magnifique. 42
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Chaque bébé qui naît est un cadeau du ciel. Il s’est développé à l’intérieur du ventre de sa maman, avec une telle précision, et le voilà qu’il sort 9 mois plus tard, parfait. Je m’émerveille à chaque fois devant ces tout petits paquets de douceur qui nous changent la vie. Il est impossible de retenir ses larmes, de ne ressentir aucune émotion devant une telle bonté d’Hachem. Une lumière particulière Mais si chaque naissance et chaque bébé sont des merveilles à part entière, il existe une catégorie de bébés qui se distingue. Je les appelle les bébés-prières. Ce sont ces bébés qui arrivent après de longues années d’attente, après de lourds traitements difficiles et éprouvants, ce sont des bébés qui arrivent après la perte d’un autre enfant ou une faussecouche, ce sont des bébés qui arrivent pour consoler une famille entière, ce sont des bébés qui arrivent trop tôt et qui ont besoin de soins quelques fois assez lourds avant d’atteindre le niveau de développement requis pour affronter le monde, ce sont des bébés-miracles qui arrivent contre toute attente. Ces bébés ont, je vous l’assure, une lueur particulière : la lumière de l’espoir qui illumine leur visage. Nous pouvons lire, sur chaque centimètre de leur peau, les prières qui ont été prononcées et les larmes qui ont été versées pour provoquer leur venue dans ce monde. Ces bébés-prières font leur entrée dans la vie, portés par une gratitude infinie. Ils ne sont pas juste de magnifiques bébés, ils sont une histoire, ils sont un message, leur visage angélique dit "merci", leurs yeux purs disent
"gardez espoir", leurs mains, aussi douces qu’une caresse, disent "n’abandonnez jamais". Je vous en prie, priez pour vos enfants ! Alors, n’abandonnez jamais. Mamans actuelles ou en devenir, priez pour avoir un enfant, priez de toute votre âme, ne perdez jamais espoir. À Roch Hachana, la période où tout redevient possible, la période où tous les compteurs sont remis à zéro, où une page blanche s’ouvre devant nous, nous lisons les histoires de ‘Hanna, Sarah, et Ra’hel, trois femmes pieuses stériles, et qui, à force de prières et de larmes, ont donné naissance à de grands justes, le prophète Chmouel, Its’hak Avinou et Yossef Hatsadik. Ce n’est pas une coïncidence. Hachem est là, Hachem entend, rien n’est impossible pour Lui, Il tient votre bébé dans Ses bras et attend le moment propice pour vous l’offrir. Il ne tient qu’à vous de croire en Lui et en Son pouvoir
de façon entière, priez comme s’il s’agissait de votre ultime espoir et solution. Une dernière chose, un bébé-prière ne vient pas forcément après des épreuves. Même si vous êtes tombée enceinte un mois après votre mariage, priez quand même pour votre bébé, mettez en lui toutes ces forces, apprenez-lui la proximité avec l’Éternel, donnez-lui cette sainteté qui fera de lui un enfant spécial et lumineux, développez sa spiritualité et pétrissez sa Néchama au rythme de larmes et de prières. Les bébés-prières sont des êtres spéciaux, uniquement grâce au fait qu’ils ont été conçus par des mamans-prières. Soyez une mamanprière, ouvrez votre bouche et votre cœur à chaque étape de votre vie et laissez entrer la lumière bénie du Boré ‘Olam, le Créateur du monde, jusqu’au sein de vos entrailles. Témoignage adapté par Myriam H.
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HISTOIRE À SUIVRE
Episode 1 : Deux mondes, une étincelle Chaque semaine, retrouvez Eden, maman de quatre enfants, épouse d’Alexandre-Eliahou et influenceuse suivie par plus de 100 000 personnes. Entre image publique et vérité cachée, Eden devra affronter ses choix… car derrière chaque écran se cache une réalité que l’on ne montre jamais. Le costume est parfait. La coupe, le tissu, jusqu’au pli du pantalon : tout respire la réussite. À vingtcinq ans, Alexandre Marciano se contemple dans le miroir de sa chambre. Dans moins de deux heures, il signera le plus gros contrat de sa carrière. Il imagine déjà le chiffre sur son compte. Il attend le frisson… mais il ne vient pas. Chez les Marciano, famille bourgeoise de Lyon, sioniste, attachée à son identité juive mais peu pratiquante, personne n’a jamais douté de son avenir. Alexandre est le fils dont tous les parents rêvent. Brillant, ambitieux, promis à une grande carrière dans la finance, il réussit tout ce qu’il entreprend. Pourtant, après la signature, tandis que ses collègues sabrent le champagne, il s’éclipse. Assis dans sa voiture, moteur coupé, il ressent ce vide familier. Comment manquer de quelque chose quand, sur le papier, on possède tout ?
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rend au Kotel. Les deux mains posées contre les pierres, il prie longuement. Puis il rend visite à l’oncle de son père, devenu rabbin dans un quartier religieux. En descendant du taxi, il découvre un autre monde. Des hommes en noir marchent, un livre d’étude sous le bras, des enfants courent dans les rues, des voisines se saluent comme si elles appartenaient à une même famille. Son oncle et sa tante l’accueillent avec une chaleur qui le désarme. Leur maison est bruyante, remplie d’enfants, de rires et de vie. Et pourtant, il se sent enfin chez lui. Avant son départ, son oncle lui demande : "Tu te sens heureux ?" Alexandre voudrait répondre oui. Aucun mot ne sort. Son oncle pose une main sur son épaule. Ce geste le bouleverse plus qu’il ne l’aurait imaginé.
Depuis un an, il écoute des cours de Torah pendant ses trajets. Il découvre qu’on peut parler à Hachem à tout moment. Ce soir-là, une idée s’impose : partir en Israël.
Il passe Chabbath avec eux. A la synagogue, lorsqu’il monte à la Torah, il donne son prénom hébraïque : Eliahou. Pour la première fois, ce prénom lui semble pleinement le sien.
Trois jours plus tard, il atterrit à Tel-Aviv. Après quelques soirées, il monte à Jérusalem et se
De retour à Lyon, plus rien n’a le même goût. Sa mère ne comprend ni ses nouvelles habitudes
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ni son désir de tout quitter. Elle tente de le raisonner : sa carrière commence, toute sa vie est ici. Mais son choix est fait. Deux mois plus tard, Alexandre boucle une valise. Eliahou part s’installer en Israël.
"Laisse, je vais le faire, dit Eliahou.
Huit mois passent. Un soir, sa tante lui parle d’Eden, vingt et un ans, issue d’une famille religieuse de huit enfants. Douce et généreuse, elle adore raconter des histoires, mais supporte mal les cases imposées. Eliahou a déjà refusé plusieurs Chiddoukhim. Cette fois, la voix de sa tante le pousse à accepter.
"Tu n’es pas obligée de t’occuper de tout."
Dix jours plus tard, ils se rencontrent. Après quelques minutes hésitantes, les heures défilent. Ils parlent de Torah, de famille et du foyer qu’ils rêvent de construire. Eden découvre un homme pratiquant par conviction ; Eliahou, une croyante en quête de sa place. Au moment de partir, Eden rassemble machinalement leurs affaires et commence à débarrasser la table.
— Mais non, ça va…" Il a déjà tout pris.
La phrase est toute simple, mais Eden repense aux mots de sa grand-mère : "Un homme de valeur ne profitera jamais de ta bonté. Il t’aidera dans ta mission." Quelques mois plus tard, Eden avance vers Eliahou sous la ‘Houpa. Leurs regards se croisent, et tout le reste semble disparaître. Rien ne les destinait à se rencontrer. Et pourtant, quelque part, leur histoire était déjà écrite. Au moment où l’on doute, où l’on cherche, où l’on se demande si la bonne personne existe, Hachem, Lui, sait déjà. La suite la semaine prochaine… Déborah Malka
Si une personne projette d’acheter une maison et qu’une autre l’acquiert avant elle, il ne faut ni se peiner ni critiquer l’autre. Il faut être convaincu que cet achat ne lui était pas destiné d’En-Haut et que cette issue est la meilleure. Recevez-la chaque jour sur WhatsApp : torah box.com/whatsapp/join/15 Magazine I n°376
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Pose ta question, un rabbin répond !
La vendeuse ne m’a pas fait payer, est-ce du vol ? Une vendeuse (non-juive) dans un magasin de vêtements m’apprécie et m’a offert des vêtements. Le souci, c’est qu’elle les a volés. Je le sais car je l’ai vue faire : au moment de régler les articles, elle ne m’a pas fait payer. J’ai accepté, mais est-ce correct de les garder ou dois-je les rendre ? Réponse de Rav Avraham Garcia Je n’ai pas d’autre mot : cela est du vol, et il faudra rendre soit la somme, soit les vêtements.
Divorcée deux fois, puis-je dire : "Divorcée une seule fois" ? Si quelqu’un a divorcé deux fois, est-il obligé de le révéler quand il fait un Chiddoukh ou peut-il dire qu’il est simplement divorcé une fois ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il faut dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Dire que l’on a divorcé une seule fois alors que ce n’est pas le cas donne une image inexacte de la réalité. Or, la Torah nous demande de nous éloigner du mensonge. Cacher une information importante du passé peut créer des problèmes plus tard, et fragiliser la relation. Il faut aussi comprendre qu’être divorcé une fois ou deux fois n’a pas la même signification. Pour beaucoup de personnes, cette différence est importante : elle attire l’attention et les pousse à chercher à mieux comprendre la situation. Mentionner clairement un second divorce permet donc à l’autre d’être plus vigilant et de faire les vérifications nécessaires. D’une part, cela constitue une forme d’alerte légitime, et d’autre part, cela donne à l’autre les moyens de se renseigner correctement sur ce qui s’est passé.
Établir une facture au nom d’une société pour un particulier ? J’ai une société et j’ai des clients qui veulent que je facture mes services au nom de leur société et non à leur propre nom. Je donne des services personnels (crédit immobilier, conseils, etc.). D’après la Halakha, ai-je le droit de facturer au nom de la société et pas au nom du client ou bien il est obligatoire facturer au nom du client, lui-même ? Réponse de Rav Gabriel Dayan J’espère que vous aimez les uniformes, parce que ça sent la visite des forces de l’ordre ! Je ne suis pas juriste, mais je crois que c’est exactement le genre d’affaire qui finit tôt ou tard face à un tribunal. Un Rav sérieux ne peut pas autoriser d’établir une facture au nom d’une société lorsque, dans les faits, le service a été rendu à une personne privée. La facturation doit refléter fidèlement la réalité de la prestation. Faire apparaître une entité différente du véritable bénéficiaire pose un problème d’exactitude et d’honnêteté dans les transactions. Il faudra, donc, facturer au nom du client réel, sauf si la société est effectivement le bénéficiaire du service selon les faits. 46
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Voter Mélenchon pour contribuer à la ‘Alya des Juifs de France ?! Un grand nombre de Juifs de mon entourage me disent que si La France Insoumise remporte les élections présidentielles (et législatives) en 2027, ils quitteront la France et se rendront en Israël. Dans la mesure où vivre en terre d’Israël est, au minimum, une Mitsva d’ordre rabbinique, est-il permis de voter pour le parti de Jean-Luc Mélenchon lors du prochain scrutin afin de les "aider" à passer le cap et à venir vivre en Israël ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Ce n’est pas à nous de faire de telles choses. Nous ne sommes pas les dirigeants du monde et nous n’avons pas à chercher à provoquer des situations afin d’inciter des Juifs à quitter leur pays. Nous ne pouvons pas savoir quelles seront les conséquences d’un tel pas, ni sur le plan matériel ni sur le plan spirituel. Pensez-vous vraiment que tous prendront un aller simple sans retour, pour Israël ? Notre rôle n’est pas de manipuler les circonstances pour que se produise ce que nous considérons comme souhaitable. Il faut voter pour celui qui, selon vous, le mérite, en fonction de ce que vous considérez être juste et bénéfique, et laisser ensuite Hachem diriger le monde comme bon Lui semble. En résumé : il faut faire ce qui est juste, et laissons Hachem s’occuper du reste.
Obligé de dire bonjour à ma prof ? Je ne "m’accorde vraiment pas" avec ma prof de français. Est-ce que je dois quand même lui dire bonjour si je la vois pour le Kiddouch Hachem ou puis-je l’ignorer ? En sachant qu’elle aime bien quand on lui dit bonjour, mais si je le fais, c’est hypocrite. Réponse de Rav Gabriel Dayan Oui, il faut lui dire "bonjour" lorsque vous la croisez. Le fait que vous ne l’appréciez pas ne doit pas vous dispenser d’être correct et respectueux. Dire bonjour ne signifie pas que vous l’appréciez ni que vous approuvez tout ce qu’elle fait : c’est simplement une marque de politesse. Ce n’est pas de l’hypocrisie. Vous ne faites pas semblant de ressentir quelque chose ; vous choisissez simplement de vous comporter correctement malgré vos sentiments. C’est donc, simplement, une preuve de maîtrise de soi. De plus, puisqu’elle apprécie qu’on la salue, l’ignorer volontairement pourrait être mal interprété et donner une mauvaise image de la Torah et des Juifs en général. Je suis sensible à la difficulté que cela peut représenter pour vous, et je ne considère pas du tout que ce soit évident ou facile. Mais lorsque l’on sait qu’un simple "bonjour" permet d’éviter un malentendu et de préserver le Kiddouch Hachem, on doit prendre sur soi et le dire. Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions du matin au soir, selon vos coutumes :
01.80.20.5000 +1.437.887.14.93
02.37.41.515 +33 6 24 44 66 07
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LA PARACHA POUR LES ENFANTS Je me suis trompé ? Je reconnais, je répare ! Les enfants, cette semaine, apprenons à reconnaître nos erreurs sans chercher d’excuse.
L'HISTOIRE Au centre de loisirs, les enfants participent à un atelier de peinture. Chacun doit décorer une petite boîte en bois à rapporter chez lui. No’am choisit du bleu, du vert et du doré pour la peindre. À côté de lui, Raphaël travaille depuis longtemps sur sa boîte. Il a dessiné des petites étoiles tout autour du couvercle. Au moment de changer de pinceau, No’am accroche sans faire exprès un pot de peinture rouge. Le pot se renverse directement sur la boîte de Raphaël. No’am se fige. Personne n’a vu. Il prend vite un chiffon, essuie la table, puis pousse la boîte abîmée derrière un carton. Quelques minutes plus tard, Raphaël revient. "Elle est où, ma boîte ?" No’am regarde ailleurs. "Je sais pas…" L’animateur s’approche. Il remarque la tache rouge sur la table, puis le chiffon dans la main de No’am. Il demande avec bienveillance : "No’am, qu’est-ce qui s’est passé ?"
No’am sent son ventre se serrer. Il pourrait encore inventer quelque chose. Mais il pense à la boîte cachée derrière le carton. Il baisse les yeux. " C’est moi. J’ai renversé la peinture… et après j’ai caché sa boîte parce que j’ai eu peur." Raphaël est déçu. Mais l’animateur lui propose de réparer ensemble. No’am nettoie ce qu’il peut, puis aide Raphaël à transformer la grande tache rouge en dessin. À la fin, la boîte n’est plus comme avant. No’am comprend alors que le pire n’était pas d’avoir renversé la peinture ; le pire aurait été de continuer à se cacher.
ous , posons-n ts n fa n e s Le questions ! les bonnes uloir
vo t’arrive de Est-ce qu’il erreur ? cacher une icile : le plus diff st e i u q e Qu’est-c réparer ? u avo er ou ment e fois, com in a h c ro p a L eur ? mer une err u ss a u -t is voudra
L'ENSEIGNEMENT Après avoir mangé du fruit défendu, Adam se cache. Hachem l’appelle alors : Ayéka, "Où es-tu ?" Bien sûr, Hachem sait exactement où se trouve Adam. Sa question veut plutôt dire : "Où en es-tu ? Qu’as-tu fait ? Que vas-tu choisir maintenant ?" Quand on fait une bêtise, notre premier réflexe peut être de nous cacher : inventer 48
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une excuse, accuser quelqu’un, faire comme si rien ne s’était passé. Mais Hachem nous apprend qu’une erreur peut devenir le début d’un progrès si on accepte de la regarder en face. Après une dispute, un mensonge ou une mauvaise réaction, au lieu de fuir, on peut s’arrêter et se demander : "Où j’en suis maintenant, et qu’est-ce que je peux réparer ?"
Nos maîtres montrent l’exemple On rapporte une histoire très forte sur Rav Chlomo Zalman Auerbach. Un jour, il est invité à donner un grand cours à la Yéchiva Kol Torah, à Jérusalem. Les responsables veulent voir s’il pourrait devenir Roch Yéchiva. Rav Chlomo Zalman commence à développer son raisonnement devant les élèves et les Rabbanim présents. Mais très vite, Rav Yona Merzbach, l’un des maîtres de la Yéchiva, lui pose une question difficile, qui touche directement la base de tout ce qu’il vient d’expliquer. Rav Chlomo Zalman s’arrête et réfléchit. Plusieurs réponses lui viennent à l’esprit. Il pourrait essayer de défendre son idée, trouver une explication compliquée, montrer qu’il a quand même raison. Après tout, il parle devant toute une Yéchiva, et c’est précisément ce jour-là qu’on l’observe. Mais au fond de lui, il sent que la question est juste. Alors il dit : "Je me suis trompé." Sans excuse, ni longue explication pour sauver les apparences. Il reconnaît son erreur et poursuit son raisonnement. Quand il rentre chez lui, son épouse lui demande comment s’est passé le cours. Rav Chlomo Zalman pense qu’il a sûrement raté l’occasion : dès le début, il a dû reconnaître publiquement son erreur. Mais plus tard, Rav Yona Merzbach raconte qu’au contraire, c’est précisément à ce moment-là qu’il a compris quel
homme se trouvait devant lui. Quelqu’un capable de dire qu’il s’est trompé devant toute une Yéchiva, alors qu’il cherche justement à montrer ce qu’il sait, possède une qualité immense : l’amour de la vérité. Lorsqu’on se trompe, on a souvent envie de protéger notre image. On cherche une excuse, on explique que ce n’est pas vraiment notre faute, ou on espère que personne ne remarquera. Rav Chlomo Zalman nous montre une autre voie. Même un grand Rav peut dire : "Je me suis trompé." Et contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, cette phrase a montré sa grandeur. Toi aussi, tu peux dire : "C’est moi qui ai cassé", "J’ai mal compris", "J’ai accusé trop vite". Ce n’est pas toujours agréable. Mais c’est ainsi qu’on peut réparer et avancer. La vraie force n’est pas de toujours avoir raison. C’est d’aimer assez la vérité pour reconnaître quand on s’est trompé.
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RECETTE Shawarma de thon Une recette originale et ultra-savoureuse, à glisser dans une pita ou une laffa avec de la Té’hina et quelques salades pour un repas rapide et gourmand. Pour 6 personnes
Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 8h
Difficulté : facile
Ingrédients 2 à 3 gros oignons, émincés 1 boîte de thon à l’huilede 960
g, non égouttée 1 piment fort, finement haché 6 gousses d’ail hachées ½ cuil. à café de poivre noir 1 cuil. à café de sel 1 cuil. à soupe bombée d’épices
à shawarma
Réalisation - Faites chauffer une poêle avec l’huile du thon et faites-y revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. - Ajoutez le piment fort, l’ail et le thon. - Faites cuire à feu vif jusqu’à réduction du liquide et jusqu’à ce que le mélange prenne une belle coloration dorée. - Servez dans une pita ou une laffa, accompagné de Té’hina et de salades (‘Houmous, cornichons, concombrestomates, choux râpé, aubergines frites, etc.). Bon appétit ! No’am Zigdon 50
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בס”ד
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Perle de la semaine par
"La grandeur d’une personne ne dépend pas de ce qu’elle a réussi à atteindre, mais de ce qu’elle a réussi à surmonter." (Rav Its'hak Houtner)