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Ce que l’on redoutait tant s’est finalement produit : un accord entre les États-Unis et l’Iran.
Il était évident que Téhéran n’allait pas renoncer à ses projets nucléaires ni à son “ambition” de détruire Israël. La question était plutôt de savoir si Trump allait céder face à eux ou, au contraire, frapper militairement. Le verdict est désormais tombé, au grand désespoir du gouvernement israélien, qui voit s’éloigner son espoir de neutraliser la menace iranienne. Selon certains spécialistes, cet accord serait même pire que celui signé par Obama en 2015.
Cette volte-face du chef d’État américain a de quoi surprendre, lui qui a pourtant prouvé, par le passé, son soutien à Israël. On pourrait passer des heures à tenter de comprendre ce retournement de situation, mais cela ne changerait rien au fait accompli : le peuple juif vivant à Sion se retrouve seul, isolé, face à des menaces d’extermination qui, par ailleurs, n’émeuvent personne dans le monde.
En Israël, on essaie de garder le moral : “Nous en avons vu d’autres, lors de la guerre d’Indépendance en 1948, de la guerre des Six Jours en 1967, ou encore en 1973, pendant la guerre de Kippour. Nous avons alors vaincu nos ennemis sans aide extérieure ; nous surmonterons aussi ce défi face à l’Iran !” S’agit-il d’une confiance en soi excessive, de cette nonchalance propre aux Israéliens, ou d’une forme d’“accoutumance au miracle” ? Quoi qu’il en soit, du point de vue géopolitique, cet accord constitue un véritable coup de massue.
Mais en réalité, le peuple hébreu n’est jamais seul. Le Rocher qui le protège, et qui ne l’a jamais abandonné durant 2000 ans d’exil, est toujours présent. Sa protection dépasse infiniment toutes les forces humaines. “Qui T’égale parmi les forts, Éternel, qui est comme Toi... Toi qui accomplis des merveilles !”
Cependant, cette protection divine est conditionnée. Il nous faut prouver notre fidélité à Ses enseignements, en particulier pour mériter de résider sur la terre d’Israël, comme la Torah l’énonce clairement au début de la Parachat Békhoukotay. En réalité, c’est ce point qui devrait le plus nous inquiéter.
Concrètement, une grande partie des Juifs vivant en Israël ne sont pas pratiquants. À leurs côtés, nombreux sont toutefois ceux qui sont restés attachés à la tradition ou qui s’en sont rapprochés. Le peuple juif forme une seule unité, et les mérites des uns constituent une source de bénédiction pour tous. Cela reste vrai tant que nous nous considérons comme un seul peuple et tant que l’on permet à ceux qui tiennent à respecter les Mitsvot et à étudier la Torah de le faire pleinement.
Or, depuis un certain temps, une tendance se développe en Israël, soutenue notamment par le système judiciaire : celle d’étouffer toute expression religieuse dans l’espace public israélien. On cherche ainsi à briser le statu quo établi par Ben Gourion, qui préservait certaines valeurs juives au sein de la société, tel que le mariage juif. On encourage également la sécularisation du jour du Chabbath. Plus récemment encore, on tente de supprimer les droits des pères de famille qui étudient la Torah à plein temps. On va même jusqu’à emprisonner de jeunes étudiants de Yéchivot pour la seule “faute” de consacrer leurs journées à cette occupation, comme en Union soviétique il y a cinquante ans !
Combattre la Torah est en soi extrêmement grave. Mais cela revient aussi à dire : “Tes Mitsvot ne m’intéressent pas.” D’une certaine manière, c’est scier la branche sur laquelle nous reposons : en renonçant à ce mérite, on se prive soi-même de la protection divine !
Ne serait-ce pas là la véritable raison d’un tel changement dans la politique américaine envers Israël ?
Rav Daniel Scemama


Rav Daniel Scemama
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Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Ariel Marciano, Pr Daniel Sebag, Sarah Kisielewski, Emmanuel Attyasse, Rav Moché Boyer, Rav Yehonathan Gefen, Rav Ariel Bendavid, Nathalie Seyman, Binyamin Benhamou, Rav Its'hak Zilberstein, Rav Gabriel Dayan, Murielle
Benainous
Mise en page Dafna Uzan Secrétariat 02.37.41.515


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24 juin
9 Tamouz
25 juin
10 Tamouz
26 juin
11 Tamouz
27 juin
12 Tamouz
28 juin
13 Tamouz
29 juin
14 Tamouz
30 juin
15 Tamouz
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Daf Hayomi 'Houlin 56
Michna Yomit Kélim 13-4
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Michna Yomit Kélim 13-8
Daf Hayomi 'Houlin 59
Michna Yomit Kélim 14-2
Daf Hayomi 'Houlin 60
Michna Yomit Kélim 14-4
Daf Hayomi 'Houlin 61
Michna Yomit Kélim 14-6

Grand Mazal-Tov à Raphaël Ach pour le mariage de sa fille Noa !
Mercredi 24 Juin
Rav Yekoutiel Yehouda Halberstam (de Klausenburg)
Vendredi 26 Juin
Rav Tsvi Hirsch de Berditchev
Horaires du Chabbath
Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya
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Sortie 20:31 20:34 20:34 20:35
Zmanim du 27 Juin
Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya
Nets 05:36 05:37 05:38 05:36
Fin du Chéma (2) 09:09 09:10 09:11 09:09
'Hatsot 12:42 12:44 12:44 12:44
Chkia 19:48 19:51 19:50 19:51

Les négociations Etats-Unis-Iran ont débuté en Suisse
Le vice-président américain
J.D. Vance est arrivé dimanche matin en Suisse, où a débuté une nouvelle phase de négociations entre les États-Unis et l’Iran, au complexe de Bürgenstock, près de Lucerne. Officiellement, il s’agit d’avancer sur le dossier nucléaire iranien et sur la stabilisation régionale, alors qu'une session d'urgence sur le conflit Israël-Hezbollah a été ajoutée au

programme des discussions. Mais côté israélien, l’inquiétude reste vive : un accord trop faible risquerait de laisser persister la menace iranienne, tout en offrant à Téhéran un répit diplomatique.
En parallèle, l’Iran multiplie les pressions, notamment autour du détroit d’Ormuz, dans une tentative de peser sur les négociations.
Betsalel Smotrich : "Israël restera au Liban même en cas de pression américaine"
Le ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, a affirmé qu'Israël maintiendrait sa présence militaire dans le sud du Liban et ne se retirerait pas, même en cas de demande explicite des États-Unis. Dans un entretien accordé au journal Makor Richon, le dirigeant du parti Sionisme religieux a estimé qu'une telle exigence américaine était peu probable,
affirmant que Washington "comprend nos lignes rouges". "Tant que le 'Hezbollah ne sera pas désarmé, nous ne bougerons pas d'un millimètre", a-t-il insisté, assurant que cette position était partagée par le Premier ministre Binyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz.





Navé 'Habchouch est le quatrième soldat tué dans l'attaque contre le char au sud-Liban

Tsahal a autorisé dimanche matin la publication du nom du quatrième soldat tué dans l'attaque contre un char israélien dans le sud du Liban. Il s'agit du sergentchef Navé 'Habchouch, 20 ans, originaire de Guéva' Binyamin. L'attaque s'est produite aux premières heures de vendredi lorsqu'un drone ou un missile antichar du 'Hezbollah



a frappé un char de Tsahal. Trois autres membres de l'équipage ont été tués : Dor Guédalia Bensim'hon, 32 ans, Yoav Klein, 21 ans, originaire d'Herzliya, et Liav Kababia, 20 ans, de Hod Hacharon. Il s'agit de l'un des incidents les plus meurtriers subis par les forces israéliennes ces derniers mois dans le sud du Liban.
Des terroristes du ‘Hezbollah soignés dans un hôpital israélien
Au moins trois terroristes du ‘Hezbollah, capturés lors des récents combats avec Israël, auraient été soignés au centre médical Ziv de Safed, dans le nord du pays, selon le Times of Israel. Les détenus auraient été placés dans une chambre gardée par Tsahal, menottés et les yeux bandés. Ni l’armée israélienne
ni l’hôpital n’ont démenti ces informations, rappelant que tout patient reçoit les soins requis par la loi. Une situation qui suscite l’indignation : alors que le ‘Hezbollah vise régulièrement les civils et les soldats israéliens, ses propres membres bénéficient de soins médicaux en Israël.

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Le ‘Hamas en Turquie : Israël affirme avoir déjoué des dizaines d’attentats
Tsahal et le Chin-Beth ont annoncé dimanche avoir déjoué, au cours de l’année écoulée, des dizaines d’attentats en Judée-Samarie attribués à une infrastructure du ‘Hamas opérant depuis la Turquie. Selon les services israéliens, ce réseau servirait de base arrière pour recruter des terroristes, transférer des fonds et soutenir des cellules actives sur le terrain. Plusieurs responsables ont été identifiés, dont Zaher Jabarin, présenté comme le chef du "Bureau de la Cisjordanie" du ‘Hamas.
Israël dénonce la liberté d’action dont bénéficieraient ces cadres en Turquie et affirme poursuivre ses efforts pour neutraliser ces réseaux.
Washington : une candidate surnommée "la Mamdani de Washington" en route vers la mairie
Janeese Lewis George a remporté les primaires démocrates pour la mairie de Washington D.C., devenant la favorite pour diriger la capitale américaine à l’issue du scrutin de novembre. Soutenue par les Socialistes démocrates d’Amérique, cette figure de la gauche progressiste défend un programme axé sur le logement abordable, la justice sociale et l’autonomie de Washington face au pouvoir fédéral. Mais ses positions très hostiles à Israël inquiètent une partie de la communauté juive locale : elle a notamment accusé Israël de commettre un "génocide" à Gaza et s’est engagée à ne pas participer à certains événements liés à Israël.
Face aux critiques, la candidate affirme vouloir combattre l’antisémitisme et garantir la sécurité de tous les habitants de la capitale.




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Berlin : un homme juif agressé devant ses enfants

Un homme juif de 48 ans a été agressé vendredi à Berlin alors qu’il se promenait avec ses deux enfants dans le quartier de Charlottenburg. Selon la presse allemande, la victime portait une Kippa lorsqu’un homme de 31 ans s’est approché d’elle avant de proférer des menaces et des insultes. Le suspect aurait ensuite craché au visage de l’homme ainsi qu’en direction de ses enfants, avant d’être interpellé sur place par la police. Les autorités berlinoises ont ouvert une enquête afin de déterminer si l’agression était motivée par l’antisémitisme, dans un contexte de forte recrudescence des actes antijuifs en Allemagne.
Nord d’Israël : un fil de ‘Érouv arrête un drone piégé du ‘Hezbollah
Un incident aussi rare qu’impressionnant s’est produit près de la frontière libanaise : selon la Rabbanout militaire, un drone piégé lancé depuis le Liban par des terroristes du 'Hezbollah a été stoppé par le fil d’un ‘Érouv installé quelques jours plus tôt dans un poste de Tsahal. Ce dispositif avait été mis en place afin de permettre aux soldats présents sur place de respecter le Chabbath dans les conditions de la Halakha, même en zone opérationnelle. Le drone s’est pris dans le fil avant d’exploser en l’air, sans faire de blessés.
Les camarades du soldat à l’origine de l’installation ont décrit l’événement comme un "miracle éclatant".

Israël : un deuxième patient hospitalisé pour une suspicion d’Ebola
Le ministère israélien de la Santé a annoncé dimanche l’hospitalisation d’une deuxième personne soupçonnée d’avoir contracté le virus Ebola après un récent séjour en République démocratique du Congo. Le patient a été transféré au centre médical Sheba et placé à l’isolement, le temps de procéder aux analyses nécessaires. Les autorités soulignent qu’aucun cas n’a, à ce stade, été confirmé. Une enquête
épidémiologique est en cours afin d’identifier les éventuels contacts des deux patients suspects et de déterminer s’il existe un lien entre eux.
Le ministère rappelle que le virus ne se transmet pas par voie aérienne, mais uniquement par contact direct avec une personne symptomatique ou des fluides infectés.
Perpignan : L'élue Annabelle Brunet effectue un salu nazi en plein conseil
Le maire de Perpignan, Louis Aliot, a annoncé son intention de saisir le procureur de la République après qu’une élue d’opposition, Annabelle Brunet, a été filmée en train d’effectuer un geste largement interprété comme un salut nazi lors d’un conseil municipal. La scène datant du 17 juin, a suscité de vives réactions, d’autant
qu’elle aurait été suivie de rires parmi des élus présents. Annabelle Brunet nie toute intention antisémite et affirme que son geste a été sorti de son contexte.
Le geste de Brunet intervient dans un contexte de banalisation et de forte recrudescence des discours et des actes antisémites en France.
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L’illusion
Face à cette reconfiguration géopolitique majeure, Jérusalem doit urgemment tirer deux leçons fondamentales pour assurer sa survie.

Il ne faut pas prendre à la légère les récentes déclarations de notre meilleur allié dans le concert des nations. On aurait tort de négliger leur caractère à la fois inédit à l’échelle du passé récent et profondément inquiétant pour l’avenir. Nul doute que les responsables politiques, diplomatiques et militaires israéliens ont dû sursauter à l’écoute des dernières prises de parole du vice-président américain, J.D. Vance. Le numéro deux de l’administration républicaine occupe désormais une place majeure dans le dispositif américain de négociation avec la République islamique. Cet État, dont les Américains semblent aujourd’hui oublier qu’il n’a jamais cessé de considérer Washington comme "le Grand Satan".
J.D. Vance a été placé en première ligne par Donald Trump pour conduire les négociations directes avec Téhéran. Après la signature d’un protocole d’accord le 17 juin à Versailles, la diplomatie est entrée dans une phase critique avec l’ouverture de nouvelles tractations en Suisse. Au menu de ce face-à-face de soixante jours : les points les plus délicats du différend entre Américains et Iraniens, à savoir le nucléaire et le programme balistique.
Sur ce dernier volet, J.D. Vance a d’ores et déjà douché les espérances israéliennes : "Tout ce que le président a dit, c’est que, évidemment, aucun pays de la région ne renonce à son droit à la légitime défense", a-t-il déclaré le 18 juin. "Israël ne renonce pas à son droit de légitime défense si le ‘Hezbollah tire des roquettes ou
lance des drones sur son territoire. On ne peut pas imposer à un pays, qu’il s’agisse d’Israël ou de l’Iran, de renoncer à tout droit de légitime défense." En clair, le vice-président américain capitule en rase campagne sur la menace la plus immédiate portée par l’Iran contre Israël et les États du Golfe. Pire encore, il met en parallèle les intérêts vitaux de l’allié stratégique historique de l’Amérique avec ceux de son pire ennemi au Moyen-Orient. Un comble et un reniement moral.
Surtout, le dirigeant américain, incarnation de cette Amérique MAGA (Make America Great Again), s’est livré à un réquisitoire inouï contre le gouvernement israélien. Jamais un haut responsable américain n’avait prononcé de telles diatribes, humiliant publiquement l’État d’Israël, ni sous Barack Obama ni sous Joe Biden. Faisant référence aux critiques formulées par Itamar Ben Gvir et Betsalel Smotrich, deux ministres de l’aile droite, sur le protocole d’accord signé à Versailles, M. Vance a lancé un avertissement glacial : "Donald Trump est le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël en ce moment précis. Et il se trouve qu’il est le chef d’État de la superpuissance mondiale. Si je faisais partie du cabinet du gouvernement israélien, je n’attaquerais peut-être pas le seul allié puissant qu’il me reste encore."
Comme si la menace ne suffisait pas, le viceprésident a enfoncé l’État hébreu au-delà du gouvernement lui-même, employant des mots qui résonneront longtemps comme un
camouflet : "Le problème d’Israël, ce n’est pas Donald Trump. Quiconque en Israël pense que son plus grand problème est le président des États-Unis doit se réveiller et ouvrir les yeux sur la réalité de la situation dans laquelle se trouve ce pays."
Pendant ce temps, Donald Trump joue une partition purement cynique et transactionnelle, soufflant le chaud et le froid pour tester l’électorat et maximiser son profit politique personnel. Comme si pour Trump, désormais les intérêts d’Israël devaient s’effacer au profit d’un nouvel équilibre régional qui semble parfaitement illusoire face au régime extrémiste toujours en place à Téhéran. Le président américain a multiplié les sorties agressives envers Binyamin Netanyahou lors de conversations téléphoniques ("Tu es complètement malade") et explicitement menaçantes en conférence de presse : "Sans les États-Unis, Israël n’existerait pas." Poussant le vice jusqu’à la moquerie, Trump a récemment déclaré : "Si l’initiative iranienne réussit, ce sera moi qui recevrai les louanges. En revanche, si elle échoue, j’accuserai le vice-président J.D. Vance. Il vaut mieux faire attention, J.D. !".Derrière ces railleries se cache une réalité politique brute : pour l’administration républicaine, le coût politique d’un bras de fer avec Jérusalem est nul si l’électorat évangélique et conservateur est séduit par l’image d’un Trump pacificateur global. C’est exactement le sens du discours prononcé par Vance au Bürgenstock, dans les Alpes suisses, devant les médiateurs du Qatar et du Pakistan. "Il s’agit d’une réunion historique. Ce que le président nous a demandé de faire, c’est de tourner une nouvelle page afin de transformer notre relation avec le peuple iranien."
Face à cette reconfiguration géopolitique majeure, Jérusalem doit urgemment tirer deux leçons fondamentales pour assurer sa survie. Premièrement, il faut maintenir le contact avec Trump sans courber l’échine. L’ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis et ancien ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, a mis en garde ces derniers jours contre toute sortie violente des ministres israéliens. Le danger d’une rupture ouverte est réel. À moins
de cinq mois des élections américaines, il est politiquement inconcevable de rompre les ponts avec l’Oncle Sam.
Pour autant, Israël doit assumer sans trembler ses intérêts vitaux au Liban contre le ‘Hezbollah. L’ensemble de l’échelon militaire soutient l’option de frappes massives, y compris à Da’hiya. La question est celle de la mesure : non pas frapper nécessairement la capitale pour chaque roquette isolée, mais faire payer un prix de sang exorbitant pour la mort de chaque soldat israélien. Restaurer en somme la dissuasion de Tsahal dont les soldats, on le constate tous les jours, sont prêts à des sacrifices qui honorent tout un peuple.
Deuxièmement, le temps de l’autonomie stratégique totale est venu. Israël doit impérativement développer son industrie de défense nationale pour limiter une dépendance devenue toxique envers Washington. L’accord stratégique actuel, d’un montant de 3,8 milliards de dollars annuels, est profondément mal compris par l’opinion publique américaine. Les citoyens américains s’imaginent à tort que Benjamin Netanyahou repart avec un énorme chèque en blanc après chaque visite à la MaisonBlanche. En réalité, cet argent ne sort jamais des États-Unis : il s’agit de subventions fléchées vers les industries de défense américaines, créant de la valeur et de l’emploi là-bas. De plus, cet accord permet en retour à l’armée américaine de profiter des innovations de pointe de l’écosystème de défense d’Israël, l’un des plus sophistiqués de la planète. C’est un accord gagnant-gagnant.
Mais il est temps de le repenser à nouveaux frais, comme l’avait déjà évoqué Binyamin Netanyahou l’an passé, et comme l’a répété plus récemment l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Ne plus dépendre du bon vouloir d’une signature à Washington n’est plus une option doctrinale, c’est une urgence existentielle. Cela constituera sans doute l’un des enjeux majeurs des prochaines législatives israéliennes à l’automne.
Daniel Sebag, professeur de relations internationales




mes enfants ou les confronter à la réalité du monde ?

"Dans notre génération remplie d’épreuves, je me demande parfois s’il ne vaudrait pas mieux éviter de trop “enfermer” nos enfants, et au contraire leur montrer les réalités du monde, afin qu’ils soient en quelque sorte “immunisés” contre toutes les choses inappropriées qu’ils rencontreront un jour, et qui auront alors moins d’influence sur eux.
Car si, pour les protéger, on leur ferme l’accès à ces choses, ne risquent-elles pas d’avoir, plus tard, une influence encore plus forte sur eux ?"
Réponse de Rav Boyer :

La réponse, avec l’aide du Ciel, nous la trouvons dans l’épisode des explorateurs. Les explorateurs étaient des princes de tribus, des hommes d’une très grande stature morale. Et pourtant, ils partirent en mission, et ce qui devait arriver arriva : ils décrièrent la Terre d’Israël.
Nous devons ici nous interroger : comment est-il possible que de tels hommes aient fauté ? Comment une telle chute a-t-elle pu se produire ?
Dans le livre Sia’h Its’hak, il est rapporté, au nom de Rabbi Israël Salanter, un principe extraordinaire concernant les forces de l’âme humaine. L’âme de l’homme est constituée de plusieurs couches. Certaines sont plus extérieures, plus visibles, tandis que d’autres sont plus profondes et davantage dissimulées.
Il peut exister chez une personne une certaine sensibilité à un sujet particulier, mais cette
sensibilité se trouve enfouie dans une couche très profonde de son âme. Tant que cette personne ne rencontre pas ce sujet dans sa vie, c’est comme si cette tendance n’existait pas pour elle. Mais si, au cours de son existence, elle entre soudain en contact avec ce domaine qu’elle n’avait jamais connu auparavant, cette réalité peut remonter des profondeurs et se révéler dans les différentes couches de l’âme. À ce moment-là, la personne se trouve face à un très grand danger. Les forces opposées qui existaient en elle commencent à s’agiter, et elles peuvent la faire chuter.
Plongée dans le monde du business
Le livre donne l’exemple de personnes qui étudient assidûment et n’ont aucun lien avec le monde extérieur. Et voici qu’un jour, elles décident de conclure une certaine affaire. Soudain, en un instant, elles entrent dans le monde des affaires et de l’argent, et en viennent à oublier complètement la Torah.
Pourquoi ? Parce que l’attrait de l’argent était enfoui profondément dans les couches de leur âme. Tant qu’elles étaient affairées à la Torah,
elles n’étaient pas en contact avec ce désir et pouvaient donc lui résister. Mais dès lors qu’elles ont rencontré concrètement le monde de l’argent et des affaires, ce désir est remonté à la surface et a pris le contrôle.
C’est exactement ce qui est arrivé aux explorateurs. Ces princes portaient, au fond de leur âme, une lutte intérieure liée à la recherche des honneurs. Mais puisqu’ils étaient déjà les chefs de leurs tribus et jouissaient de leur statut, entourés des Nuées de Gloire dans le désert, ils n’avaient jamais été confrontés à une situation dans laquelle les honneurs qui leur étaient dus leur auraient été retirés. Ils pouvaient donc continuer à assumer leur fonction de chefs.
Cependant, lorsqu’ils arrivèrent en Terre d’Israël et se préparèrent à y entrer, ils comprirent soudain qu’une fois installés dans le pays, ils ne seraient plus chefs, et que leur prestige en pâtirait. C’est alors que le penchant pour les honneurs commença à s’éveiller en eux. Il remonta progressivement, sans contrôle, jusqu’à les faire tomber, entraînant avec eux tout le peuple d’Israël dans les pleurs injustifiés et dans tout ce qui est relaté dans la Paracha de Chéla’h Lékha
Le remède ? La Torah !
Nous apprenons de là une leçon pour la vie : tant que l’enfant ne voit pas certaines choses et ne sait pas ce qu’il n’a pas besoin de savoir, il demeure simplement tranquille, il étudie et se comporte comme il convient.
Même s’il rencontre ces réalités plus tard dans sa vie, il sera déjà plus mûr, et peut-être bénéficiera-t-il aussi d’une plus grande aide du Ciel, conformément à l’enseignement de nos Sages : “J’ai créé le mauvais penchant et J’ai créé la Torah comme son remède” (Kidouchin 30b).
Mais si, à D.ieu ne plaise, l’enfant est exposé dès son jeune âge à certaines choses, il est certes possible que celles-ci ne touchent pas aux racines de son âme, et qu’elles ne l’influencent
donc pas profondément. Mais si elles touchent aux racines mêmes de son âme, qui sait ce qui peut arriver ?
Des adolescents nous ont eux-mêmes raconté que leur chute avait commencé par des choses tout à fait insignifiantes. Nous connaissons des histoires difficiles de parents qui ont emmené leurs enfants dans certains endroits, ou leur ont acheté certaines choses, et ces petites choses ont éveillé en eux des forces qui les ont finalement conduits à une chute terrible, à D.ieu ne plaise.
L’âme, à manipuler avec précautions !
C’est pourquoi nous ne pouvons pas prendre un risque aussi grand. On ne peut pas dire que si l’on donne à un enfant certaines choses, ou qu’on l’expose à de nouveaux concepts, son âme en ressortira peut-être immunisée, et qu’il sera ainsi “protégé” contre les expériences futures. Cela n’existe pas !
Nous devons suivre les directives des grands maîtres d’Israël. Elles constituent la plus grande protection, "même lorsqu’ils te disent que la droite est la gauche et que la gauche est la droite". Nous devons nous protéger et nous préserver, à l’image de Noa’h qui entra dans l’arche et s’y confina. Il n’a pas cherché d’autres navires ni d’autres solutions ; il a simplement fait ce qui lui avait été ordonné.
Nous apprenons de la Paracha de Chéla’h Lékha combien il faut veiller avec le plus grand soin sur l’âme. Ce dont l’homme n’a pas besoin, qu’il ne l’achète pas ; là où il n’a pas besoin d’aller, qu’il n’y aille pas ; ce qu’il n’a pas besoin de voir, qu’il ne le regarde pas ; et ce qu’il n’a pas besoin d’entendre, qu’il ne l’écoute pas.
Ainsi, il se protège d’une confrontation avec les forces cachées de son âme. Et selon le chemin que l’homme souhaite emprunter, on le conduit depuis le Ciel ; et celui qui vient se purifier reçoit de l’aide…
Rav Moché Boyer


d’Irlande : une communauté méconnue
L’histoire des Juifs d’Irlande est sans doute l’une des moins documentées du continent européen. Si sa communauté n’a jamais excédé les 8000 personnes, la mémoire collective garde localement le souvenir d’une population bien intégrée.
Leopold Bloom est l’archétype du Juif irlandais. Conscient de son héritage, mais soucieux de s’intégrer à la population environnante, l’antihéros du roman "Ulysse" de James Joyce (1922) est mis à l’honneur, chaque année, à l’occasion du Bloomsday, une fête irlandaise très suivie. Comme pour signifier que, malgré leur discrétion, les Juifs d’Irlande ont durablement marqué les esprits.
Une présence pérenne, mais discrète
La première preuve tangible d’une présence juive en Irlande remonte au milieu du Moyen Âge, selon les Annales d’Innisfallen, qui font état de l’arrivée en 1079 de cinq Juifs chargés de cadeaux auprès du roi du Munster, dans le sud-ouest de l’île. L’expulsion de leurs descendants en 1290, concomitante à celle de leurs coreligionnaires des autres territoires britanniques, sonne la fin d’une présence juive.
Mais l’arrivée de cette masse de pauvres hères n’est pas sans susciter des oppositions. Si les attaques aux biens restent rares, les discours haineux se multiplient, "
Ce n’est qu’au milieu du XVIIe siècle, à l’invitation d’Oliver Cromwell, que des Juifs en provenance de la péninsule Ibérique recréent une communauté en Irlande. Leur nombre restera néanmoins anecdotique au siècle suivant, si l’on en croit les archives de 1818, qui parlent de neuf Juifs à Dublin. Un chiffre néanmoins appelé à grossir rapidement, avec la venue massive d’artisans en provenance d’Europe de l’Est, notamment de Lituanie. Parmi eux, des joailliers, des orfèvres et des horlogers.
Un certain nombre ne font que transiter, espérant gagner l’Amérique. Ceux qui restent, faute de pouvoir embarquer à bord d’un des nombreux transatlantiques à destination du Nouveau Monde, viennent grossir les rangs de la communauté de Dublin, portant le nombre de Juifs en Irlande à 5148 lors du recensement de 1911.
Bientôt trois autres communautés apparaissent : une à Belfast, aujourd’hui en Irlande du Nord, une autre à Cork, au sud, et une troisième à Limerick, à l’ouest, où élisent domicile des Juifs lituaniens originaires de Kovno, aujourd’hui Kaunas.
Mais l’arrivée de cette masse de pauvres hères n’est pas sans susciter des oppositions. Si les attaques aux biens restent rares, les discours haineux se multiplient, par voie d’affiche et d’articles. Cette hostilité débouche sur le seul pogrom jamais enregistré dans l’histoire de l’Irlande. Retour sur un événement qui marqua les mémoires.
Le pogrom de Limerick
Le 12 janvier 1904, les Juifs de Limerick, réunis en communauté officielle depuis 1881, sont attaqués par une foule en furie, après le sermon prononcé la veille par le père Creagh, un prêtre de l’ordre des Rédemptoristes, qui accuse les "descendants de Juda" de se livrer à des meurtres rituels, de blasphémer contre JC et de voler les habitants de Limerick.
En sus de l’attaque de leurs biens, les Juifs de la ville sont soumis, dans les mois qui suivent, à un violent boycott de leurs magasins, poussant un certain nombre d’entre eux à quitter la région pour Dublin, l’Angleterre ou les Etats-Unis.
La vie juive en Irlande aujourd’hui
Aujourd’hui, la Wolfe Tone Street, anciennement connue sous le nom de Colooney Street, la rue juive de Limerick au début du XXe siècle, garde la mémoire discrète de cette population.
Si aucune plaque n’a été apposée, les riverains, interrogés lors d’un reportage à l’été 2022, se souviennent sans mal de la maison qui abrita jadis la principale synagogue locale.
Vendue en 1953 après un ultime office religieux six ans plus tôt, la bâtisse est aujourd’hui habitée par un vieil homme célibataire, intarissable sur l’histoire de son quartier.
Autre lieu emblématique, le discret cimetière juif de Limerick, installé dans un faubourg, et
ouvert comme jardin public depuis quelques années. S’y trouvent encore douze sépultures, dont deux portent la mention "Âme juive inconnue, enterrée par le conseil de Limerick".
Quelque 2500 Juifs vivent aujourd’hui en Irlande. La majorité résident dans la capitale, Dublin, où fonctionnaient, jusqu’à récemment encore, plusieurs congrégations religieuses.
La synagogue de Cork, dans le sud de l’île, a quant à elle, faute de fidèles, dû fermer ses portes en 2016, après 135 ans de fonctionnement. En Irlande du Nord, seule la communauté de Belfast continue d’accueillir des événements.
Mais, à l’inverse de la République d’Irlande, où les manifestations d’antisémitisme sont rares, la capitale de l’Ulster a vu, ces dernières années, plusieurs profanations de lieux juifs, venues assombrir les espoirs de rester pour les fidèles désormais sans rabbin.
Emmanuel Attyasse


La famille du premier grand rabbin d’Israël, le Rav Itsh'ak Halévy Herzog, entretient un lien étroit avec l’Irlande. Émigré de Pologne en Angleterre en 1898, le grand-père d’Its’hak Herzog, Its’hak Halévy Herzog (1888-1959), fut nommé rabbin de Belfast (1916-1919), puis de Dublin (1919-1922), avant d’occuper les fonctions de grand rabbin de l’Etat libre d’Irlande de 1921 à 1936.
Il devait, après cette date, faire son 'Alya et devenir le premier grand rabbin de Palestine mandataire, puis de l’Etat d’Israël après 1948.
Son fils, ‘Haïm Herzog, né à Belfast en 1918, fut élu sixième président d’Israël (1983-1993), un rôle qui devait également échoir à son fils près de trois décennies plus tard, en 2021. Son petit-fils est le président actuel de l’État d'Israël.



Quand le Mondial nous apprend l’art de la Ma’hlokèt
Et si la Coupe du Monde n’était pas seulement une affaire de ballon rond ?
En ce mois de juin 2026, alors que la planète entière vibre au rythme du Mondial, un constat surprenant s’impose : même les tensions les plus graves semblent devoir composer avec le calendrier du football. Peut-on aller jusqu’à dire que le Mondial a contribué à accélérer certaines volontés d’apaisement entre Israël et l’Iran ? Il est difficile de l’affirmer avec certitude. Mais l’idée mérite qu’on s’y attarde.
Car derrière les stades pleins, les hymnes nationaux, les cris des supporters et les drapeaux brandis, se cache une leçon profondément juive : toutes les confrontations ne se valent pas. Il y a celles qui construisent le monde et celles qui le détruisent.
Quand le football impose son propre langage
Depuis le premier Mondial en 1930, le football s’est imposé comme bien plus qu’un simple sport. Tantôt vitrine, parfois soupape, il a même su faire office de terrain diplomatique parallèle.
Kora’h, ou la Ma’hlokèt qui dévore tout
La Parachat Kora’h, que nous venons de lire, nous plonge elle aussi, au cœur d’un affrontement. Kora’h et ses partisans se dressent contre Moché et Aharon. Contestant leur autorité, ils dénoncent le "népotisme" des nominations et osent remettre en cause la légitimité même de la direction du peuple.
De prime abord, on pourrait penser que ces revendications renferment une once de légitimité démocratique. Pourquoi Moché, pourquoi son frère Aharon ?

Mais la Torah ne s’y trompe pas ! Derrière un discours qui paraît noble se cachent l’ego, la jalousie et l’ambition personnelle. Et lorsqu’une Ma’hlokèt ne sert pas la vérité, elle finit par tout dévaster sur son passage.
En juin 2026, alors que les projecteurs sont braqués sur l’Amérique du Nord, une chose est sûre : personne n’a envie de voir cohabiter, sur les écrans du monde entier, les images d’un stade en fête et celles d’un conflit interminable. D’un côté, des foules qui explosent de joie après un but et de l’autre, la guerre, la mort et l’instabilité.
Le Mondial impose sa propre grammaire, celle d’une compétition encadrée, d’une rivalité qui s’exprime dans des limites conventionnelles. Pendant quelques semaines, les peuples s’affronteront, certes, mais sur une pelouse, avec un arbitre, des règles, un temps limité et, souvent, une poignée de main à la fin.
De cet épisode, nos Sages en déduisent une mise en garde qui apparait dans la Michna : ne pas imiter "Kora’h et son assemblée". En d’autres termes, ne pas s’attacher à la Ma’hlokèt.
Et pourtant, qui peut imaginer un judaïsme sans débat ?!
Le judaïsme n’a jamais eu peur du débat
Il suffit d’ouvrir une page de Guémara pour comprendre que le débat n’est pas un accident dans notre tradition. Il en est le souffle de vie. Hillel et Chamaï s’opposent sur tous les sujets de la loi. Abayé et Rava discutent, nuancent, déconstruisent et reconstruisent leurs raisonnements respectifs. Force est de constater que les Ma’hloktot traversent le Talmud, la Halakha, les décisionnaires et les générations.
Avez-vous déjà pénétré dans un Beth Midrach ? Si vous vous attendiez au silence feutré d’une bibliothèque, vous risquez d’être déçus. Les échanges animés, les débats passionnés et les cris décomplexés y sont au service d’une exigeante recherche de vérité. Une pensée qui n’est jamais remise en question finit par s’appauvrir. Une idée qui ne rencontre aucune résistance reste superficielle.
Ce que la Torah rejette donc, ce n’est pas la Ma’hlokèt en elle-même. C’est la Ma’hlokèt qui s’installe et qui ne vise plus la vérité mais la victoire. Il y a les ‘Hilouké Dé’ot, les divergences d’opinions. Elles peuvent être fécondes. Et puis il y a les ‘Hilouké Lévavot, les divisions du cœur. Celles-là sont autrement plus dangereuses.
Ma’hlokèt Léchem Chamayim : discuter sans se détruire
Le Maharal de Prague explique qu’une Ma’hlokèt
Léchem Chamayim, menée pour le Ciel, n’est pas une querelle d’ego déguisée en idéal. Celui
qui débat Léchem Chamayim sait qu’il peut se tromper. Il défend donc son point de vue. C’est toute la différence entre les deux types de Ma’hloktot : l’un élève les hommes tandis que l’autre les mène à leur perte.
Le Mondial, ou la rivalité mise en scène
C’est ici que le football devient intéressant. Bien sûr, il n’est pas question d’idéaliser le sport et ses excès : l’idolâtrie des joueurs, l’argent démesuré, les passions incontrôlables. Mais reconnaissons qu’il a malgré tout l’avantage d’offrir un cadre réglementé où laisser s’exprimer l’adversité.
Deux équipes s’opposent. Les supporters vibrent, s’énervent, exultent. Des nations entières projettent sur onze joueurs une part de leur fierté collective. Mais tout cela reste contenu dans les limites d’un terrain, avec des règles, un arbitre, un début et une fin. L’instinct de compétition, si puissant chez l’humain, trouve là un exutoire. Ce même instinct qui, livré à lui-même, peut devenir brutal, orgueilleux

ou destructeur, se transforme en match, en suspense et en émotion.
Faut-il se moquer de ces foules suspendues au destin d’un ballon ? Peut-être. Mais il faut aussi reconnaître une chose : mieux vaut que la rivalité se solde par un score plutôt que par une tragédie.
L’histoire a déjà prouvé que le sport était à même d’ouvrir des portes que la diplomatie peinait à entrouvrir. Dans les années 1970, la célèbre "diplomatie du ping-pong" entre les États-Unis et la Chine avait même initié un rapprochement inattendu entre les deux puissances.
Créer des lieux où l’on peut s’opposer sans se haïr
La leçon que l’on peut en tirer ? Une société saine est celle qui sait contenir ses conflits.
Dans un Beth Midrach, on peut débattre avec passion, dans une académie, confronter des idées. Dans un espace public digne de ce nom,
défendre des visions différentes. Sur un terrain de sport, on a même transformé la rivalité en spectacle.
Mais lorsque la Ma’hlokèt sort de son cadre, lorsqu’elle déborde dans les relations humaines, lorsqu’elle s’infiltre dans les familles et la communauté, elle devient un poison.
Nous n’avons pas besoin d’un monde où tout le monde pense pareil. Ce serait un monde pauvre, uniforme et, au fond, assez inquiétant. Nous avons besoin d’un monde où l’on sait discuter sans se mépriser, s’opposer sans se haïr, défendre une vérité sans oublier que l’autre aussi est créé à l’image d’Hachem.
C’est la grande leçon de Kora’h. Et peut-être aussi, à sa manière inattendue, celle du Mondial.
Que nos débats soient francs, profonds, passionnés même, mais qu’ils restent Léchem Chamayim
Comment varier l’alimentation des enfants sans forcer ?
Nos enfants perçoivent souvent le fait de manger sainement comme une punition. Mais ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté : chez les petits, le goût se construit lentement. Ils ont besoin de voir, sentir, toucher, parfois refuser avant d’accepter. Le piège, c’est de transformer chaque repas en négociation : "Encore une bouchée", "tu ne sortiras pas de table", "mais goûte au moins !" Résultat : l’enfant associe le légume à une pression, pas à une découverte. Alors, on fait comment ?
• D’abord, on expose sans forcer : un petit morceau dans l’assiette, même s’il ne le mange pas. La familiarité vient avant l’envie.
• Ensuite, on évite de cuisiner trois menus : il peut y avoir un aliment "refuge" : riz, pâtes, œuf, pain… mais le repas reste celui de la famille.
• On peut aussi varier les formes : carottes râpées, soupe, légumes rôtis, bâtonnets à tremper, omelette aux herbes... Parfois l’enfant ne déteste pas l’aliment, il déteste sa texture.

• Et surtout : on donne l’exemple sans discours. Un enfant qui voit ses parents manger varié reçoit un message plus fort qu’une leçon.
• Pour les ados, mieux vaut les impliquer : choisir une recette, préparer une salade, composer un wrap. L’autonomie marche mieux que le contrôle.
Aimer manger varié, ça ne s’impose pas. Ça s’apprend petit à petit, sans pression. Le but n’est pas que l’enfant mange parfaitement, mais qu’il développe une relation saine avec la nourriture.
Sarah Kisielewski
Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
On comprend mal pourquoi l’ange brandissait une épée. Cette arme ne sied pas à un représentant de la miséricorde. Qu’advint-il de l’ange envoyé par Hachem pour empêcher Bil’am d’exécuter son odieuse mission ?
"Bil’am se leva le matin, il sangla son ânesse, il alla avec les officiers de Moav. La colère de D.ieu s’enflamma parce qu’il allait, un ange d’Hachem se tint dans le chemin pour le déranger[…] L’ânesse vit l’ange d’Hachem se tenant dans le chemin, et son épée dégainée dans sa main[…]" (Bamidbar 22, 21-23)
Rachi explique sur les mots Lésatan Lo : il s’agit de l’ange de la miséricorde qui voulait l’empêcher de commettre la faute, afin qu’il ne trébuche pas et qu’il ne soit pas condamné.
Sur sa route pour aller maudire le peuple juif, Bil’am fut bloqué par un ange à l’épée dégainée. Rachi l’identifie comme étant l’ange de la miséricorde. Il explique qu’Hachem tenta d’arrêter Bil’am, précisément par l’intermédiaire de cet ange, car ce projet allait le mener à l’autodestruction, à la mort. On comprend alors mal pourquoi l’ange en question brandissait une épée. Cette arme ne sied pas à un représentant de la miséricorde. Et qu'advint-il du Malakh envoyé par Hachem pour empêcher Bil’am d’exécuter cette odieuse mission ?
Une miséricorde à plusieurs visages
Rav Avraham Pam explique que l’ange de la miséricorde peut apparaître de différentes façons, sous différentes formes ; parfois, il
prend une allure bienveillante, mais il peut également avoir l’air très effrayant. Son rôle est de véhiculer un message nous empêchant de faire quelque chose de mal – il souhaite donc notre bien – et pour atteindre son but, il mettra tous les moyens en œuvre. Il aura alors peutêtre une attitude contraire à la compassion (comme le fait de dégainer une épée). L’aspect "miséricordieux" de cet ange ne se voit pas à son apparence ou à l’expression de son visage, mais au fait qu’il empêche l’individu de se faire du mal.
Cette idée s’applique de deux manières à notre vie. Rav Pam développait l’une d’elles à ses disciples en évoquant les déceptions éprouvées pendant la période des Chiddoukhim. Imaginons un jeune homme qui rencontre une jeune fille qu’il pense sincèrement lui être destinée. Il est tout excité à l’idée de se fiancer bientôt, mais un détail fait avorter le projet. Naturellement, le jeune homme et sa famille sont très déçus, complètement décontenancés. Il comprendra certainement plus tard que cette déception fut la meilleure chose pour lui. Hachem "savait mieux" que lui ; Il savait que cette fille ne serait pas sa femme et qu’il devait passer par cette période difficile pour se préparer à rencontrer "la vraie". Dans le même ordre d’idées, le Steipler dit à quelqu’un qui avait rompu des fiançailles de célébrer le fait qu’il était plus proche du bon Chiddoukh.
Identifier le porteur du message
L’ange de la miséricorde nous enseigne une deuxième leçon : parfois, Hachem nous envoie un message très désagréable qui nous mène à analyser un certain comportement. Dans le cas de Bil’am, il allait aveuglément vers la mort et Hachem, dans Son infinie sagesse, décida qu’il était nécessaire de le prévenir en déguisant l’ange avec une épée. Bil’am ignora la leçon, mais il nous sert d’exemple éternel.
Comment savoir quel message Hachem souhaite nous transmettre ? D’autant qu’ils ne viennent pas toujours dans le but de faire changer l’individu d’avis, il arrive que ce soit un piège du Yétser Hara’ qui cherche à l’empêcher de bien agir. D’ailleurs, nos Sages racontent que le Satan tenta, de diverses façons, de dissuader Avraham Avinou d’effectuer la ‘Akéda, mais Avraham savait que les "messages" envoyés ne provenaient pas de l’ange de la miséricorde, mais du Yétser Hara’
Lorsque l’on reçoit un tel message, il ne faut pas s’imaginer immédiatement devoir modifier son comportement, mais il convient d’analyser à nouveau la situation. Si l’on est certain d’avoir pris la bonne décision, on doit poursuivre dans cette voie.
À l’écoute des messages
Un jeune homme qui avait passé quelque temps à la Yéchiva et qui venait de décider de la quitter vint poser au Rav Its’hak Berkovitz la question suivante. Il avait acheté un billet d’avion, mais le vol fut inexplicablement annulé. Il demanda au Rav s’il s’agissait d’un message divin le poussant à rester à la Yéchiva. Le Rav répondit qu’il ne faut pas prendre de décision sur la base de signes extérieurs, mais que l’on peut les utiliser pour réfléchir à la situation. Il était donc conseillé de demander à un Rav quel était le Da’at Torah à ce sujet. S’il décidait qu’il avait pris la bonne décision, il devait concrétiser son projet.
Puissions-nous tous mériter la clarté d’esprit quand nous traversons des moments difficiles qui semblent faire obstacle à nos projets.
Rav Yehonathan Gefen

1





Les peuples de Moav et Midian craignent une invasion des Bné Israël et appellent le prophète Bil’am pour les maudire. Hachem empêche Bil’am d’accepter.




2 Balak, roi de Moav, lui promet une importante rémunération. Hachem autorise à Bil'am de partir à la condition de ne dire que ce qu’Il lui mettra dans sa bouche.

3 Alors que Bil’am chevauche son ânesse, un ange d’Hachem armé d’une épée se dresse sur leur passage. Bil’am ne voit pas l’ange, mais l’ânesse si : elle quitte la route et Bil’am la frappe. La scène se reproduit trois fois avec quelques différences.

4 L’ânesse se met à parler et demande des comptes à Bil’am. Hachem ouvre les yeux au prophète qui voit l’ange, et ce dernier le met en garde de prononcer uniquement ce que lui dira Hachem.

5
Arrivé chez Balak, Bil’am tente trois fois de maudire les Bné Israël. Ce sont des bénédictions qui sortent de sa bouche, et des malédictions contre ceux qui maudissent les Bné Israël. Bil’am annonce qu’à la fin des temps, un roi d’Israël anéantira Edom et ‘Amalek.

6
Les Bné Israël se débauchent avec Moav. Hachem envoie une épidémie qui fait 24000 morts parmi les Bné Israël

7 Zimri Ben Salou, prince de la tribu de Chim’on, s’unit avec une princesse non-juive. Pin’has, petit-fils d’Aharon, exécute les deux protagonistes. L’épidémie prend fin.
N°482
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
1 JEU
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :
1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Les Frigos Volant vs Les Chaussettes Cascadeuses.
2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 poin ts pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)
1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)
2. Épaule d’agneau
3. Maror (laitue romaine)
4. Karpass (céleri)
7.Oeuf dur
4.Karpass
2.Épaule d’agneau
6.‘Harossèt
Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné. 2
5. ‘Hazeret (laitue ou endives)
6.‘Harossèt
7. Oeuf dur
8. Bol d’eau salée
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1
5.Hazeret
(Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)
Fait partie des fournitures scolaires
> Papier, pochette, pinceau, peinture, porte-vues
Animaux de la ferme
> Poule, porc, poussin, poule, poulet, poney




On peut l’offrir en cadeau
> Parfum, plante, peluche, pendentif, peignoir
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun
Se mange au goûter
> Pain, pomme, poire, pâtisserie, pain au chocolat
MAROR
On peut en voir dans le ciel
> Pluie, planète, parachute
Etapes du Séder
C’est un métier
> professeur, plombier, pâtissier, policier, peintre



(jeu d’intuition)


Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Cite une chose qu’on vérifie encore et encore en attendant qu’elle change.
L’heure / l’horloge
Une batterie qui charge
La météo
Le frigo
Son compte bancaire

Cite une chose qu’on croit discrète alors que tout le monde la remarque.
Regarder son téléphone ou sa montre en cachette
Bâiller / Faire semblant d’écouter
Regarder quelqu’un discrètement
Quitter discrètement une pièce
Manger en cachette
Termine la blague : Un gardien de prison discute avec un détenu :
J’ai remarqué que vous n’aviez jamais aucune visite. Vous n’avez donc aucun ami ni de famille ?
Termine sa réponse : “Si, si, mais…”
> ils sont tous ici !
À peu près : Combien de touches possède un piano standard ?
> 88.
Cite une chose qu’on dit juste avant une catastrophe.
“T’inquiète, je gère.”
“Ça ne risque rien.”
“C’est facile.”
“Fais-moi confiance.”
“Normalement, ça marche.”
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?
> Je peux former un mot… ou traverser la ville dans une enveloppe.
• La lettre.
> Petit carton dans la main, grand pouvoir sur un royaume.
• Le roi.

La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :
1. Le souffle secret du monde.
> Le vent.
2. Montagne d’intérieur en version pratique.
> Les escaliers.

5 JEU

On vous donne une liste à classer selon une règle. Vous devez discuter pour vous convaincre et vous mettre tous d’accord sur le premier élément du classement. Si tout le monde est d’accord, chaque équipe gagne 3 points. Sinon, personne ne gagne.

Regarder son téléphone Dire “oui oui” sans écouter Ouvrir le frigo Cliquer sur “accepter”




À vous de vous mettre d’accord : quelle est la chose qu’on oublie le plus souvent dans cette liste ?
On choisit un convive qui sort de table. On lit une histoire interrompue à 4 moments, avec 3 choix possibles à chaque fois. On doit deviner quelle réponse ce convive choisira pour chacun des 4 moments. Le convive revient, on lui lit l’histoire et il donne sa réponse pour chacun des 4 moments. On gagne 1 point par bonne prédiction
Le lit qui bouge
Tu es dans ton lit… et il bouge tout seul.
Moment 1
A. Tu essayes de comprendre ce qui se passe

> Le lit avance un peu.
Moment 2
A. Tu descends en courant

Moment 3
A. Tu observes

Moment 4


B. Tu t’endors C. Tu appelles au secours
B. Tu te rendors
C. Tu cries
> La porte de la chambre s’ouvre toute seule… et le lit sort dans le couloir.
B. Tu apprécies la balade C. Tu paniques
> Le lit s’arrête devant le frigo de la cuisine.
A. Tu ouvres le frigo
B. Tu parles au lit : “Mais qu’est-ce que tu veux manger ?” C. Tu sors de chez toi en pyjama





Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.



Sur les bachi (les bonnets) des marins de la Marine nationale, on trouve un célèbre pompon rouge bien rond. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’était pas pour faire joli, ni pour porter bonheur quand on le touche (même si la légende est restée).


Pourquoi les marins avaient-ils un pompon sur le haut de la tête ? Le pompon du marin
Pour ne pas se cogner la tête ! Les plafonds des cales et des couloirs des navires étaient très bas. Le pompon servait d’amortisseur : quand le marin sentait le pompon toucher le plafond, il savait qu’il devait baisser la tête immédiatement pour éviter le choc.




Réponse de la semaine dernière



La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



"C’est une coïncidence incroyable ! Mais que représente ce tatouage pour vous ?"
Notre histoire commence aux États-Unis, à Scottsdale, en Arizona. Rav Avraham Aboulafia enseigne à Ahavas Torah, la Yéchiva locale.
Un mercredi, juste avant son cours, il reçoit un appel urgent du Canada : le Beth-Din a besoin de son aide pour régler un problème important. Il réserve aussitôt un vol pour partir le soir même.
Rav Aboulafia s’envole de Phoenix vers Toronto. Il trouve sa place dans l’avion, juste à côté d’un homme à la carrure si imposante qu’il empiète sur son siège. Il parvient tant bien que mal à s’installer et salue poliment son voisin, qui lui répond du bout des lèvres. Le Rav lui demande son prénom : "Chakh", répond le colosse. Rav Aboulafia n’a jamais entendu un prénom pareil de toute sa vie ; lui qui est originaire de São Paulo au Brésil et qui a étudié à la prestigieuse Yéchiva de Gateshead, en Angleterre, en a entendu, des prénoms.
Un secret colossal
Le Rav sursaute : "C’est une coïncidence incroyable ! Mais dites-moi, que représente ce tatouage pour vous ?"
Chakh répond : "Je ne sais pas trop. C’est mon père qui me l’a fait faire quand j’étais petit, il y a une trentaine d’années. Il m’a dit que c’était un talisman indien, une protection contre les mauvaises choses."

Le Rav ne sait pas trop s’il doit en rire, mais sa curiosité est piquée : il note le numéro du père de Chakh et se promet de l’appeler dès son arrivée.
Appel au papa
Le lendemain matin, après Cha’harit, Rav Aboulafia appelle le père de son voisin d’avion, il explique la raison de son appel. L’homme semble ému, mais affirme ne rien savoir du tatouage de son fils. Le Rav sent qu’il cache quelque chose, et insiste : "Monsieur, votre fils m’a pourtant dit que c’est vous qui le lui avez fait faire, il y a une trentaine d’années, un talisman indien contre les mauvaises choses…"
Son voisin n’étant pas bavard, le Rav sort son ‘Houmach pour étudier la Paracha de la semaine, ‘Houkat. Quelques instants plus tard, il remarque que Chakh s’agite à côté de lui, les yeux rivés sur le livre. Le passager finit par demander : "Excusez-moi, qu’est-ce qui est écrit en haut de la page, dans votre livre ?"
Surpris qu’il s’intéresse à l’hébreu, le Rav répond : "Il est écrit Zot ‘Houkat Hatorah…" Il n’a pas le temps d’en expliquer le sens que le géant relève sa manche et dévoile un tatouage en lettres hébraïques : exactement la même phrase, Zot ‘Houkat Hatorah !
Cette fois, l’homme fond en larmes : "Oui, c’est vrai… Écoutez-moi : je suis juif !" Rav Aboulafia, avec tact, fait part de son étonnement, car le tatouage est formellement interdit par la Torah. L’homme répond : "Je sais bien. Laissezmoi vous expliquer.
Il y a très longtemps, je vivais en Israël. J’ai étudié dans une Yéchiva à Bné Brak, je me suis marié et je suis parti au Collel. Devenu rapidement père de famille, nous avons connu des difficultés de Parnassa. J’ai arrêté le Collel l’après-midi pour travailler, sans demander l’avis de mon Rav.
L’engrenage infernal
J’ai trouvé un emploi dans une boulangerie, l’après-midi et le soir. Or, le soir, je me retrouvais seul avec une employée non-juive qui m’aidait pour l’enfournement du pain. Je me suis demandé : avais-je le droit de rester seul, à des heures tardives, avec cette femme, boulangerie fermée ?
J’ai consulté mon Roch Yéchiva Il m’a répondu que c’était interdit, qu’elle soit juive ou non : ‘Zot ‘Houkat Hatorah, c’est le décret de la Torah. La loi ne change pas. Tu ne peux pas t’isoler avec une femme de cette façon la nuit. Parlesen à ton employeur ou change de travail. Il y a bien d’autres boulangeries à Bné Brak où la loi juive est respectée.’
J’ai revu ma longue descente, la façon dont j’avais quitté la Torah et mon foyer de Bné Brak, tout cela parce que je n’avais pas écouté mon Rav
À ce moment-là, j’ai eu une réaction inattendue : je n’ai pas accepté ce que disait le Rav. J’étais jeune, ce travail me plaisait, et je ne voyais pas pourquoi je devrais en parler à mon employeur, ou pire, démissionner d’un poste où je me sentais bien.
Sûr de moi, j’ai continué normalement. Tous les soirs, seul avec elle, nous nous soutenions dans cette tâche difficile. Mais avec le temps, l’amitié s’est transformée en affection, et un jour, l’irréparable s’est produit. Au lieu de reconnaître ma faute, je m’y suis enfermé, et je ne suis plus rentré chez moi. La suite fut terrible mais logique : mon couple a volé en éclats, et nous avons divorcé.
Une longue chute a suivi. Un jour, cette femme est repartie aux États-Unis et m’a demandé de la suivre. Je l’ai suivie, j’ai abandonné mes enfants, et je me suis ‘marié’ avec elle civilement, sans conversion, sans ‘Houppa, sans rien… Hachem Yichmor !
Un jour, alors qu’elle attendait notre premier enfant, j’ai tremblé de tout mon corps et de toute mon âme. J’ai revu ma longue descente, la façon dont j’avais quitté la Torah et mon foyer de Bné Brak, tout cela parce que je n’avais pas écouté mon Rav. Je ne pouvais plus faire machine arrière. À sa naissance, nous avons appelé notre fils Chakh, en hommage au Rav que j’aurais dû écouter : Rav Eli’ézer Mena’hem Mann Chakh, Roch Yéchiva de Poniovicz, l’un des plus grands centres d’étude de la Torah au monde.
Quand mon fils était encore petit, j’ai pris conscience que ma vie avait pris une tournure en partie irréversible. Je savais que c’était interdit, mais je me suis dit que je n’étais plus à ça près : j’ai fait tatouer sur son bras Zot ‘Houkat Hatorah. J’ai inscrit dans sa chair les paroles que mon maître m’avait rappelées avant que je ne gâche ma vie : les lois de la Torah, on ne fait pas n’importe quoi avec elles, on les écoute…"
Aussi triste soit-elle, cette histoire nous montre à quel point il est essentiel d’écouter nos maîtres, même lorsque leurs paroles nous semblent déplaisantes ou nous sortent de notre zone de confort. Nos maîtres nous orientent parfois vers des décisions difficiles, mais ils voient plus loin que nous, et toujours pour notre bien.
À nous de ne pas laisser le temps passer pour faire Téchouva — pas une seconde, et certainement pas une vie. Plus on attend, plus cela devient douloureux. Prenons les bonnes décisions sans attendre, et pour cela, quoi de mieux que d’écouter nos Rabbanim ?
Alexandre Rosemblum
Bil’am et son ânesse
"Hachem permit à l’ânesse de parler […]" (Bamidbar 22, 28)
La faculté de parler accordée à l’ânesse de Bil’am fut créée à la veille du premier Chabbath de l’humanité.
Nos Sages enseignent qu’à la fin du sixième jour de la Création, Hachem avait déjà décrété que ce miracle se produirait un jour (Pirké Avot 5, 6).
Selon le Sforno, ce prodige visait à pousser Bil’am à faire Téchouva : en voyant son ânesse parler, il aurait dû comprendre que tout vient d’Hachem, y compris sa propre prophétie, et qu’il n’y avait donc pas lieu de s’enorgueillir.
Mais Bil’am n’a pas tiré les leçons de ce signe

Ce Chabbath 12 Tamouz (27/06/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Ya’akov Ben Acher, l’un des plus grands décisionnaires de la loi juive.
Connu sous le nom de Ba’al Hatourim, il est l’auteur du monumental Arba’a Tourim, "Les quatre colonnes", ouvrage qui a systématisé l’ensemble de la Halakha selon quatre grands domaines : Ora’h ‘Haïm, Yoré Dé’a, Even Ha’ézer et ‘Hochen Michpat. Son œuvre devint la base du Choul’han ‘Aroukh, référence incontournable de la loi juive.
Fils de Rabbénou Acher (le Roch), le Ba’al Hatourim est également connu pour son commentaire sur la Torah, riche en allusions, Guématriot et enseignements profonds.
N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !
Halakha x 3

Jusqu’à quelle heure réciter les bénédictions du matin ?
A posteriori, jusqu’au coucher du soleil. (Yé’havé Da’at IV, 4)
Utiliser un dictionnaire hébreufrançais le Chabbath, permis ?

Oui, n’étant pas un livre de sagesse profane, il n’est pas Mouktsé
Encore moins si utilisé pour comprendre des paroles Kodech. (Choul’han ‘Aroukh 308, 50)
Râper des carottes le Chabbath, permis ?

Oui, mais à deux conditions : 1. avec un couteau (pas avec un accessoire destiné à râper) ; 2. dans l’heure qui précède le repas. Râper est un des 39 travaux interdits. (Choul’han ‘Aroukh 321)
Les lois du langage

va, je rigole !
Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que la Torah interdit la médisance même lorsque celle-ci est formulée sans haine ni mauvaise intention.
Toute déclaration déplaisante est strictement interdite, même pour plaisanter.

Parachat Balak par Michaël Lumbroso




Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.


Le premier animal au monde qui a parlé comme un humain.

Prophète des nations qui voulait maudire le peuple juif.

En voyant l’ange tenir une épée, l’ânesse a été obligée de s’en écarter.

chemin)
Ils ont été mandatés par Balak pour aller convaincre Bil'am de maudire le peuple juif.

Bil'am s’est alors mis en colère, et a dit que s’il avait une épée en main, il aurait fait cela à son ânesse.
t’aurais tuée)

Si Hachem parle avec un prophète non-juif, ça ne se fait que la nuit dans un … .
L’ânesse de Bil'am s’étant retrouvée de part et d'autre bloquée par une …, a serré le pied de Bil'am contre le mur.

L’ânesse l’a fait trois fois naturellement, Bil'am a eu besoin d’un miracle pour le faire.

(les anciens de Moav et de Midyan)

Le saviez-vous ? Dans le Sidour, il est rapporté que l’une des dix choses dont il faut se rappeler tous les jours, c’est ce que Bil'am et Balak ont … de faire contre les Bné Israël. (comploté)

"Qu'elles sont agréables tes tentes, ô Ya'akov, tes … ô Israël".

Ce mot désigne le point le plus haut d’un endroit.



Selon Balak, il y a un point commun entre le peuple juif et les sauterelles lorsqu’elles étaient en Égypte.
Pour que les Nations n’aient pas de prétexte à leur mauvaise conduite, Hachem a doté Bil'am de ce don.


Devant l’échec de sa mission, Bil'am a avoué à Balak qu’il ne pouvait contrevenir à la parole d’Hachem en faisant une chose … ou mauvaise de son propre chef.

(a couvert la face de la terre) (sommet)
En général, cela désigne les fêtes, ici ça veut dire "à trois reprises", Chaloch … .
La première réponse de Hachem à Bil'am à la question : "Est-ce qu’il peut partir avec les officiers de Balak ?"
En général, ce mot signifie quelque chose qu’il faut éviter, dans la Paracha cela veut dire "habitude".
Bil'am a remarqué cette qualité des Bné Israël, du fait de la disposition de leurs tentes.

Cet endroit porte bien son nom, c’est là où les Bné Israël ont été pris d’un vent de folie et ont fauté.



Le saviez?
Bil'am en a perdu un.
Ce que les anciens de Moav et de Midyan ont pris avec eux pour que Bil'am ne refuse pas de les suivre sous prétexte qu’il n’était pas équipé.
(instruments de divination)
Dans notre Paracha, nous apprenons que ce mot qui désigne en général les sons du Chofar, peut aussi vouloir dire l’amitié.



"Être parent, ce n’est pas se contenter de mettre un enfant au monde. C’est être présent pour lui à chaque étape de sa vie !"
Maison pour enfants établie à Netanya, en Israël, Bet Sabah Elazraki accueille plus de 200 enfants en détresse. Avec comme unique objectif, celui de changer leur destin !
Qu’est-ce que Bet Sabah Elazraki ?
Bet Sabah Elazraki est un foyer pour enfants fondé en 1969. Au début, la maison accueillait 37 enfants dans des situations personnelles effroyables et souvent issus de plusieurs générations en difficulté. Et c’est précisément pour éviter qu’à leur tour ils ne reproduisent ce cycle de détresse que Yehuda Kohn a pris la direction de la maison il y a 37 ans.
Avec sa famille, ils sont venus habiter dans l’internat. Se réveiller avec eux, leur raconter une histoire le soir, célébrer leur anniversaire : autant de gestes d’amour du quotidien pour les aider à surmonter leurs traumatismes passés...
Quelles sont les missions de Bet Sabah Elazraki ?
Aujourd’hui, Bet Sabah Elazraki accueille 217 enfants âgés de 5 à 18 ans retirés de leurs parents. La mission première de notre maison pour enfants est de leur proposer un lieu d’espoir et de reconstruction, où ils pourront guérir de la négligence, des abus, de la violence et de l’abandon et réaliser
tout ce dont ils sont capables. Nous avons à cœur d’identifier le potentiel de chacun de nos enfants pour les mener sur la route de leur réussite. Tous nos enfants sont scolarisés dans les écoles publiques de la ville sont étroitement accompagnés et font partie des meilleurs élèves. À côté de l’aspect éducatif, nous offrons à chaque enfant un accompagnement complet, du corps à l’âme. Ici, le logement, la nourriture et les soins médicaux et psychologiques sont pleinement assurés. Mais au-delà des besoins essentiels des enfants, nous voulons leur offrir une vraie famille stable et chaleureuse qui les accompagne à chaque étape de la vie : au CP, anniversaire, bar/bat mitsva, diplômes, mariage…
40% de notre financement provient des élans de générosité à travers la planète. Mais au-delà des dons ponctuels, ce que nous recherchons ce sont des partenariats et connexions avec des personnes qui ont envie de mettre leurs compétences, leur temps ou leurs moyens financiers au service de notre magnifique projet.
“Car chaque enfant a besoin d’au moins une personne qui croit en lui"
Shaini Cohen Arazi responsable des ressources tel : +972 54 893 42 43 https://elazraki.org/

La Parachat Balak raconte une guerre singulière. Contrairement aux peuples qui ont tenté d’arrêter Israël par les armes, Balak choisit une autre stratégie. Après avoir vu la défaite des Cananéens, des Émoris et d’Og, roi du Bachan, il comprend qu’il sera difficile de vaincre le peuple juif sur le champ de bataille. Il décide donc de faire appel à Bil’am, convaincu que la force d’Israël réside ailleurs : dans sa parole, dans sa relation avec D.ieu et dans sa dimension spirituelle.

les “rochers” désignent les Patriarches et les “collines” les Matriarches. Bil’am découvre un peuple qui ne vit pas seulement dans le présent. Les Bné Israël puisent leur force dans leurs racines, dans l’exemple de leurs pères Avraham, Its’hak et Ya’akov. Il comprend alors que tant qu’un peuple reste attaché à ses ancêtres, à ses maîtres et à sa tradition, il est solide. C’est précisément ce lien qu’il aurait voulu briser.
Mais au lieu de maudire Israël comme prévu, Bil’am ne cesse de le bénir. Nos Sages révèlent que derrière ces bénédictions se cachent en réalité les points qu’il cherchait à détruire.
Le premier apparaît lorsqu’il déclare : “Je le vois depuis les rochers, je le contemple depuis les collines.” Les commentateurs expliquent que
La deuxième bénédiction touche à la relation unique entre Israël et Hachem. Bil’am proclame : “Hachem son D.ieu est avec lui.” Malgré les fautes, malgré les épreuves du désert, malgré les difficultés, le lien entre Israël et son Créateur est indéfectible. Bil’am comprend alors que la véritable force du peuple juif ne réside ni dans son armée ni dans son nombre, mais dans cette

proximité avec Hachem. Là encore, c’est ce lien qu’il cherchait à détruire.
Enfin vient l’une des phrases les plus célèbres de toute la Torah : “Qu’elles sont belles tes tentes, ô Ya’akov !” Nos Sages expliquent que Bil’am voit un peuple dont les foyers sont construits avec pudeur, les ouvertures des tentes ne se faisant pas face. De cette manière, chacun préserve l’intimité de son voisin. Derrière cette description se cache un troisième pilier fondamental : le foyer juif.
et une identité collective, il reste impossible à déraciner.
"
Lorsque le peuple juif protège ces trois trésors, il devient impossible à faire disparaître.
Or cette notion de maison va encore plus loin. Elle désigne aussi la Terre d’Israël, la maison nationale du peuple juif. Elle désigne également le Beth Hamikdach, cette maison commune où toute la nation se retrouve unie. Bil’am comprend que tant qu’Israël possède un foyer, une famille forte
Au fond, les paroles de Bil’am nous révèlent ce qui a permis au peuple juif de traverser les siècles. Ce sont ces trois forces qui, de tout temps, ont assuré sa pérennité : l’attachement à ses racines, l’attachement à Hachem et l’attachement au foyer.
C’est peut-être pour cette raison que ces trois domaines sont si souvent attaqués. On cherche de nos jours à couper l’homme de son passé, à affaiblir sa foi en D.ieu et à fragiliser sa famille. Bil’am l’avait déjà compris il y a plus de trois mille ans : lorsque le peuple juif protège ces trois trésors, il devient impossible de le faire disparaître.
Rabbin Ariel Bendavid, Rabbin Régional de Nantes et Grand-Ouest (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

dit-on “À tes souhaits” après un éternuement ?
En réalité, ce petit mot cache une histoire étonnante, qui remonte aux premiers temps de l’humanité. Hachem insuffla dans les narines de l'homme une âme de vie. Le premier souffle de l’homme est donc entré par les narines. De la même manière, l’âme pouvait autrefois quitter le corps par ce même passage…

Un éternuement dure à peine une seconde. Pourtant, depuis des siècles, il appelle presque toujours une réponse : “À tes souhaits !”, “Ta’ich !”, “Livriout !” Les mots changent selon les langues et les communautés, mais le réflexe demeure. On pourrait croire à une simple formule de politesse, transmise par l’usage populaire. En réalité, ce petit mot cache une histoire étonnante, qui remonte aux premiers temps de l’humanité.
Le Midrach (Pirké Derabbi Elié’zer, 52) rapporte qu’au début de l’histoire du monde, les hommes ne connaissaient pas la maladie qui précède la mort. L’homme vivait, travaillait, parlait avec ses proches, semblait en pleine santé, puis, au moment venu, il éternuait et son âme quittait son corps. Sans avertissement, sans ce délai que nous tenons aujourd’hui pour acquis. La mort tombait d’un coup, au milieu d’une phrase, sur une route, au marché, n’importe où.
Pourquoi précisément par le nez ? Parce que la Torah raconte qu’à la création d’Adam Harichon, Hachem insuffla dans ses narines une âme de
vie. Le premier souffle de l’homme est donc entré par les narines. De la même manière, l’âme pouvait autrefois quitter le corps par ce même passage.
La prière qui changea tout
Cette situation dura jusqu’à l’époque de Ya’akov Avinou. Avant de quitter ce monde, Ya’akov adressa une prière à Hachem, dans laquelle il demanda de ne pas partir soudainement. Il voulait avoir le temps de réunir ses enfants, de leur parler, de les bénir, de les orienter et de leur transmettre ce qui devait l’être avant son départ.
Sa prière fut acceptée. La Torah le rapporte dans un verset apparemment anodin : “Après ces événements, on dit à Yossef : voici, ton père est malade” (Béréchit 48,1). La Guémara explique qu’il s’agit de la première mention d’une maladie précédant la mort. Jusqu’à Ya’akov Avinou, l’homme quittait ce monde sans avertissement. À partir de lui, la maladie devient un signal. Douloureux, certes, mais porteur d’un message essentiel : le moment est venu de se préparer, de faire Téchouva, de réparer ce qui peut encore
l’être et de transmettre ce qui ne doit pas disparaître.
Ya’akov a ainsi obtenu pour l’humanité une forme de miséricorde. La mort ne devait plus nécessairement arriver comme une coupure nette et brutale. Elle pouvait être précédée d’un moment de lucidité, d’introspection et de retour vers Hachem.
À partir de là, l’éternuement change de sens. Il n’est plus ce passage immédiat vers la mort, mais il porte en lui le souvenir de ce qu’il représentait autrefois. C’est pourquoi lorsqu’une personne éternue, on répond par une parole de vie : “Livriout”, à la santé.
Le petit mot né des grandes peurs
Plus tard, l’histoire va redonner à l’éternuement une dimension inquiétante. Le Sédèr Hadorot, ouvrage de chronologie juive rédigé par Rabbi Yé’hiel Halperin au XVIIe siècle, rapporte qu’autour de l’an 590, une terrible épidémie frappa une grande partie du monde. L’air

semblait corrompu, les hommes mouraient en masse, et certains s’effondraient après avoir éternué. L’éternuement, qui depuis Ya’akov Avinou n’était plus le signe immédiat de la mort, redevint dans l’esprit des peuples un signal de danger.
Cette époque correspond aux grandes vagues de peste qui secouèrent l’Empire romain d’Orient, le bassin méditerranéen et plusieurs régions d’Europe. Des villes furent ravagées, des familles disparurent, des populations entières vécurent dans la peur d’un mal invisible. L’homme pouvait bâtir des royaumes et lever des armées et pourtant se retrouver impuissant devant la maladie.
Au XIVe siècle, la peste noire grava cette peur encore plus profondément dans la mémoire européenne. Des millions de personnes moururent en quelques années. Des maisons se vidèrent, des communautés furent décimées, des villes entières changèrent de visage. A une époque où la médecine n'en était qu'à ses

balbutiements, chaque symptôme pouvait être interprété comme un signe avant-coureur de la mort.
C’est à travers ces épidémies que l’habitude de bénir celui qui éternue prit une ampleur particulière. Souhaiter la santé à celui qui éternuait n’avait alors rien d’une politesse légère. C’était une parole de protection, une prière presque instinctive lancée contre la peur. De là s’est largement diffusé ce réflexe que l’on retrouve encore aujourd’hui dans tant de langues : “À tes souhaits”, “G.od bless you”, “Livriout”, etc.
Le miracle que l’habitude fait oublier
Aujourd’hui encore, ce geste s’est perpétué. Quelqu’un éternue, et aussitôt on répond : “Livriout” ou “À tes souhaits”. La plupart du temps, on le dit sans y penser. Mais justement, toute la force de cette habitude est là : elle vient glisser un rappel de vie au milieu d’un geste ordinaire.
Car l’homme oublie vite. Il oublie qu’il respire. Il oublie que son corps tient debout. Il oublie que
son âme lui a été rendue ce matin. Il oublie que parler, marcher, vivre une journée de plus, tout cela n'a rien d'évident.
Le dernier verset des Téhilim dit : “Kol Hanéchama Tehalel Ka” — “Que toute âme loue Hachem.” Et le Midrach lit : “Kol Hanéchima” — pour chaque respiration, il faudrait louer Hachem., et non pas seulement lorsqu’un miracle se produit. Même pour ce souffle discret, régulier, bien que silencieux, qui nous accompagne depuis toujours et que nous remarquons à peine.
Voilà peut-être ce que signifie vraiment “Livriout”. Certes “Sois en bonne santé”, mais surtout : que ton souffle continue, que ton âme demeure en toi et que cette vie qui t’est donnée ne passe pas sans reconnaissance.
Un éternuement ne dure qu’un instant. Mais parfois, un instant suffit pour se rappeler que la vie entière tient dans un souffle. Et qu’un souffle de plus mérite déjà un merci.
Spectacle de fin d’année au Gan
À la fête de fin d’année au Gan, les enfants sont montés sur scène avec des vêtements colorés ont chanté fort et ont dansé comme de petites stars. Les parents n’arrêtaient pas de filmer la maîtresse souriait avec fierté, et seul Dani a oublié les mouvements — mais il a pensé à faire coucou à mamie
Vocabulaire

(Bli Hafsaka) – sans arrêt
Ariel Marciano

•
(Messiba) – fête, spectacle
(Sof Hachana) – fin de l’année
(Bgadim) – vêtements
(Tsivoniim) – colorés
(Charou) – ils ont chanté
(Rakdou) – ils ont dansé
(Horim) – parents
(Tsilmou) – ils ont filmé / photographié
(Chakha’h) – il a oublié
(Tnou’ot) – mouvements
(Lenafnef) – faire coucou de la main
D’autres mots avec la racine מ.ל.צ. (photographier / filmer)
(Matslema) – appareil photo, caméra
(Tsalam) – photographe

Pendant Chabbath, il est absolument permis aux enfants de jouer. Cependant, on tiendra compte de certains détails.

Les jouets non électriques faisant un bruit non musical comme les hochets à boules, les crécelles de Pourim ou les faux téléphones avec faux claviers sont permis pour les Séfarades si l’on n’a pas d’autres jouets, et interdits pour les Ashkénazes.
En revanche, tous les jouets électriques et ceux qui produisent un son musical, comme une sonnette, une cloche ou une peluche avec mélodie, ne sont pas permis s’il y a des piles.
Les jeux comme les Légo ou les puzzles, où les pièces s’emboîtent les unes aux autres, sont à éviter si possible. On peut privilégier d’autres jeux de construction avec des bouts de bois qui ne s’emboîtent pas (style Kapla) ou des jeux de société.

Matières à modeler
L’utilisation de pâte à modeler, d’argile, de cire, de plâtre est interdite.

Les jeux simples à privilégier



Certains jeux de sport sont à éviter le Chabbath, comme le ping-pong, ou le ballon, qui est interdit pour les Séfarades mais autorisé pour les Ashkénazes uniquement dans un domaine privé autre qu’un stade ou une salle de sport.
Vélo et tricycle
Le vélo est interdit, mais pas le tricycle, si c’est dans un domaine privé.
On peut jouer au saut à la corde, au chat et à la souris, et à cache-cache, par exemple. Les promenades sont aussi permises et très recommandées.




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ÉDUCATION




FEMMES
COUPLE FAMILLE
Notre fille de 13 ans est dans une école juive religieuse pour filles. Nous insistons dans notre famille à ce que les jeunes filles préservent leur relation, et ne se lient pas d'amitié, à cet ages là, avec de jeune garçons. En effet les résultats scolaires et autres en deviennent souvent très décevants Mais depuis quelque temps, et alors qu’à la maison nous essayons de lui donner beaucoup d’amour et d’écoute, elle ressent le besoin de se faire des amis masculins. Comment expliquer ce qui la pousse à cela ? Surtout, comment lui ouvrir les yeux et l’aider à comprendre que ce n’est pas la bonne voie ? Que devons-nous faire ?

Réponse de Mme Nathalie Seyman

Les adolescents peuvent se sentir perdus dans leur mutation de l’enfance vers l’âge adulte. Entre changements physiques, hormonaux et émotionnels, leurs limites internes ont tendance à s’effondrer. Ils cherchent souvent à s’affirmer par l’opposition, au risque parfois de se mettre en danger si les parents n’utilisent pas les bonnes méthodes pour se faire entendre.
Comprendre nos adolescents
L’adolescence est une période de construction. L’ado quitte un monde rassurant, celui de l’enfance, pour se forger sa personnalité. Pour cela, il peut passer par la remise en cause des idées, des valeurs et de la façon de vivre de ses parents. À partir de 12 ans, le corps de l’adolescent produit de nombreuses hormones qui vont stimuler le cerveau émotionnel. Celui-ci va par conséquent activer le besoin de s’affirmer, d’être pris au sérieux, de découvrir ce qui existe au-delà des frontières familières.
des œufs". La difficulté de cette période est que tout est paradoxe pour l’adolescent : il souhaite l’autonomie tout en craignant l’inconnu, il a besoin de l’amour de ses parents en le rejetant parfois, il recherche des limites en ayant tendance à les refuser.
Entre faire confiance et poser des limites

Pour Rav Wolbe, maître contemporain et spécialiste en éducation, éduquer un enfant s’apparente à faire pousser une plante. Cela demande du temps, de la patience et de l’énergie. Durant cette période de l’adolescence, les parents ne peuvent plus simplement imposer comme durant l’enfance. Il faut trouver d’autres méthodes et se renouveler en tant qu’éducateurs pour ne jamais rompre le contact et continuer à faire avancer notre enfant sur la bonne voie.
Pour les parents, l’adolescence est souvent une phase difficile. Ils sont en plein questionnement sur la meilleure attitude à adopter et ont l’impression de devoir sans cesse "marcher sur
Les parents ne doivent pas baisser les bras. Même si l’adolescent se rebelle et donne l’impression de les rejeter, il a besoin de leurs limites pour trouver son chemin. Il est très important que les limites soient données clairement et que les parents soient en accord avec les règles qu’ils imposent. Les ados ont horreur des positions tièdes et ils reprocheront toujours les failles. On discute, on argumente, on communique. On ne pourra pas tout lui interdire et il faudra faire des compromis. Il est vrai qu’un ado veut tout,

tout de suite et que sur le moment, il ne va pas forcément écouter.
Ce qu’il ne faut pas faire, c’est interdire sans explication. Il faut avoir un rôle d’accompagnateur sur le chemin de sa vie d’adulte. Il doit comprendre pourquoi les limites existent : c’est ainsi qu’on le dirige vers le chemin de l’autonomie. S’il ne comprend pas ou ne veut pas comprendre, vous pourrez lui dire : "Tu ne comprends pas, mais c’est comme ça. Croismoi, il y a une raison à cet interdit et tu finiras par la comprendre." L’autorité est bien vécue si elle est ressentie comme un acte d’amour et non comme une raison arbitraire d’exercer un pouvoir sur l’enfant. Une fois les limites bien posées, il sera important de savoir lui faire confiance, de ne pas tout vérifier ni être sur son dos car ce serait inciter son ado à désobéir.
Mes conseils



Privilégiez l’écoute active en montrant votre volonté d’en savoir plus dans le seul objectif de mieux la comprendre. Reformulez afin qu’elle se sente écoutée avec bienveillance et qu’elle vous livre les raisons profondes de ce désir. Vous restez ainsi neutre tout en entrant en interaction avec elle. Évitez l’excès d’autorité. Elle n’a que 13 ans et vous devez la protéger de ses fréquentations. Mais l’autoritarisme peut fragiliser sa confiance en elle.
L’autorité est bien vécue si elle est ressentie comme un acte d’amour et non comme une raison arbitraire d’exercer un pouvoir sur l’enfant "
Expliquez clairement les limites que vous voulez qu’elle observe avec les garçons et vos raisons. Écoutez ses arguments, exposez-lui vos craintes.
Évitez les ambiances trop solennelles. Les adolescents ont tendance à se confier plus facilement lorsqu’ils ne ressentent pas qu’il s’agit d’un interrogatoire. Profitez par exemple d’un trajet en voiture ou à la synagogue pour lancer la discussion.
Interrogez-vous sur ses motivations réelles. Est-ce pour faire comme ses copines, est-ce une façon de se valoriser ou juste une manière de s’opposer à votre autorité ? Pour la comprendre, vous devez communiquer avec elle et savoir lui poser les bonnes questions.
Soyez patiente, ne vous mettez pas en colère, il ne faut pas qu’elle ait peur de vous dire ce qu’elle ressent ni qu’elle se sente jugée.
Il faut lui faire comprendre que même si les limites ne changent pas, son opinion vous importe et a du sens, mais elle ne doit pas vous l’imposer.
Faites-lui confiance. Acceptez qu’elle échappe à votre "contrôle", tout en restant vigilante. Si elle vous dit qu’elle va chez sa copine, il faut la croire. Elle doit sentir que sa parole est précieuse et que si elle trahissait un jour cette confiance, elle y perdrait beaucoup. Gardez un œil prudent.
Connaissez son environnement social, ses fréquentations. Savoir que ce sont des amies de son école n’est pas suffisant. Surtout, ne les critiquez pas : plus vous mettrez le doigt sur ce que vous n’aimez pas chez ses amies, plus elle sera tentée de les imiter.
Allez ensemble à un cours de Torah sur le sujet. L’entendre d’une tierce personne aura peut-être plus d’effet sur ce qu’elle pense.
Si vous sentez un blocage et le début d’une source de conflit, il faudra changer de méthode. Évitez le refus catégorique qui l’incitera qu’à se rebeller davantage, établissez un compromis qui satisfera au mieux tout le monde.
Ne vous inquiétez pas trop. Un adolescent est marqué par les valeurs que ses parents lui ont transmises durant toute son enfance. Votre fille les a gardées en elle. Vous devez vous armer de patience, d’amour et renforcer les liens avec elle.





Bo’az et Yé’hiel sont des hommes d’affaires résidant en Israël. Un jour, les deux hommes partirent en voyage d’affaires au Mexique, où ils furent kidnappés par une bande de criminels. Les kidnappeurs exigeaient une rançon de 100 000 dollars pour chacun.
Les familles commencèrent à réunir l’argent de façon effrénée pour la libération de leurs proches. Une nuit, à l’aide d’un stratagème, Yé’hiel parvint à s’enfuir de son lieu de captivité.
Bo’az resta seul en captivité, et les kidnappeurs firent savoir qu’à présent, toute la somme (y compris celle de la libération de Yé’hiel) retombait sur Bo’az, et tant qu’ils ne recevraient pas 200 000 dollars, il ne serait pas libéré !
La famille de Bo’az réclame alors à Yé’hiel de payer la caution que ses proches devaient donner pour lui. Yé’hiel refuse en disant : "Je me suis enfui pour sauver ma vie, je ne suis pas responsable à présent si toute la caution retombe sur mon ami Bo’az ! "
Qui a raison ?
Réponse du Rav Its'hak Zilberstein :

Voyons une histoire rapportée dans le traité Baba Batra (8a) : "À l’époque
de Rabbi (Rabbi Yéhouda Hanassi), la luxueuse couronne de l’empereur romain fut dérobée. L’empereur cruel décida d’exiger des Juifs de la ville de Tibériade une taxe pour son rachat. Les habitants de Tibériade vinrent chez Rabbi et se plaignirent qu’aucun sage de la ville n’avait participé au remboursement de la couronne. Rabbi leur répondit : “Les Sages de la Torah sont exemptés des taxes, ils ne participeront pas avec vous, car les ennuis ne proviennent pas d’eux, mais sont causés par les gens du peuple.”
Les gens menacèrent : “Nous quitterons la ville !” Rabbi répondit : “Vous pouvez partir !” C’est ainsi que la moitié des habitants de la ville partit. Après être partis, le roi céda sur la moitié du paiement de la couronne… La moitié des gens du peuple vinrent chez Rabbi et demandèrent que les Sages aussi participent à la moitié du paiement de la couronne. Rabbi leur dit : “Non !” Ils lui dirent : “Si c’est ainsi, nous quitterons la ville !” Rabbi répondit : “Vous pouvez partir !” Tous quittèrent la ville, excepté un blanchisseur qui resta. Suite à cela, les ministres du roi imposèrent toute la taxe au blanchisseur. Le blanchisseur s’enfuit si bien que dans la ville ne restaient plus que les Sages, et immédiatement, le décret de taxe fut annulé ! Rabbi dit : “Vous avez vu ? Les ennuis ne viennent dans le monde qu’à cause des gens du peuple puisque lorsque tous les gens sont partis, le décret de taxe fut annulé.""
Les Richonim expliquent : "Comment Rabbi a-t-il pu dire aux habitants de Tibériade qu’ils pouvaient fuir ? N’est-ce pas en raison de leur fuite que toute leur dette (leur part de la taxe) retomba sur le reste des habitants de la ville ?!
Rachba répond à cela (Chout I, 99) : ce n’est que lorsqu’une dette est partagée par les habitants de la ville, par exemple les taxes indispensables (servant aux besoins des habitants de la ville), qu’elle est imposée à tous les habitants de façon commune, et le fait qu’un habitant fuie la ville ne le dispense pas du règlement de la taxe ".
Or la taxe pour la perte de la couronne fut décrétée en toute illégalité et ils ne sont pas considérés comme participants communs à cette obligation, c’est pourquoi il était permis aux habitants de se soustraire à la taxe en fuyant.

Ainsi trancha aussi le Rama (‘Hochen Michpat, 163, 6) : "La population n’est associée que dans le règlement des taxes de nécessité, mais lorsqu’une autorité impose frauduleusement un décret sur tous les habitants de la ville, et qu’une partie des habitants de la ville s’en vont, ils sont dispensés de participer au paiement. "
Sachant cela, puisque la caution réclamée par les kidnappeurs rentre dans le cadre d’un crime, chacun est libre de fuir afin de ne pas se faire voler, et n’est pas contraint de participer au paiement de la libération imposé pour le second en raison de sa fuite.
Rav Its'hak Zilberstein
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Si un homme a besoin d’un service, celui qui a du Bita’hon n’insistera pas lourdement, ni ne suppliera son ami, car cela prouverait qu’il omet Hachem. Il demandera avec effort, conscient que c’est Hachem qui décide si sa requête sera acceptée ou non. Le ‘Hazon Ich recommandait de ne pas formuler plus de deux fois une demande, pour ne pas laisser croire que le refus dépend de l’autre personne. Dans sa pratique personnelle, il ne le faisait qu’une seule fois


Est-il permis, dans un cadre thérapeutique, qu’une femme fasse des séances d’hypnose à un homme, ou inversement ? Lors d’une séance d’hypnose, le patient est dans un état de relâchement, et parfois allongé, ou au moins assis très confortablement sur un fauteuil. Est-ce que cette situation pose problème au niveau de la Tsni’out ? J’ajoute juste qu’il n’y a pas de problème de Yi’houd, n’importe quel patient peut entrer dans la salle d’attente du cabinet à tout moment.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Les plus grands décisionnaires de cette époque et des générations passées se sont opposés à de telles manières d’agir, si ce n’est dans certains cas de vraie nécessité. (Chévet Halévi 3, 186 ; 4, 167 ; Iguérot Moché Even Ha’ézer 4, 65 ; Béer Moché III, 152, 15 ; IV, 118, 4, etc).
Vous écrivez : "J’ajoute juste qu’il n’y a pas de problème de Yi’houd, n’importe quel patient peut entrer dans la salle d’attente du cabinet à tout moment." Remarque : ce n’est pas suffisant pour éviter le Yi’houd, car les patients ne pénètrent jamais dans la pièce où se trouvent le médecin et son patient.
Aller au cimetière pour une Azkara, obligatoire ?
Pour l’anniversaire de décès d’un proche, à partir de la deuxième année, est-il obligatoire de se rendre au cimetière après l’office du matin ? Ou faire le Kaddich à la synagogue avec le Minyan est le plus important ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. Il n’est pas obligatoire de se rendre au cimetière à l’occasion de la Azkara d’un proche.
2. Éteindre son téléphone et étudier durant 15 minutes, minimum (en lisant ces questions-réponses, par exemple), pour élever l'âme du défunt vaut 100 000 fois plus qu’une visite au cimetière.
3. Si toute la famille s’y rend et que vous passerez pour un marginal, manquant de respect envers les proches disparus, mieux vaut y aller. La visite au cimetière est une coutume importante pour de nombreuses familles ; elle permet le renforcement du souvenir du défunt et l’éveil à la Téchouva et à la Téfila
4. Par contre, il faut réciter le Kaddich à partir du vendredi soir précédant la date de la Azkara.
J’ai vu que l’on peut profiter d’un enregistrement d’une caméra de sécurité pendant Yom Tov. Est-ce également permis pendant Chabbath ? J’ai un Chabbath ‘Hatan, est-ce que je peux installer une caméra cachée pour que personne ne la remarque et profiter de cette caméra ?

Réponse de Rav Avraham Garcia
Pour les caméras de sécurité, la chose est tolérée aussi bien Chabbath que Yom Tov. Néanmoins, toute la dérogation n’est donnée que lorsque les passants ne portent pas d’intérêt à être filmé, mais s’il y a un intérêt, cela est interdit. [Yabi’a Omer 10, 35]
En général, le Chabbath, il n’y a que mon mari et moi et ne nous ne mangeons pas beaucoup de pain. Est-il possible d’acheter une grande ‘Halla et de la couper avant Chabbath pour en former deux, pour éviter de décongeler ou d’acheter deux grandes ‘Hallot et faire du Bal Tach’hit ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
1. Il n’est pas possible d’agir comme mentionné dans votre question car durant les trois repas du Chabbath, il faut réciter la Brakha du Motsi en tenant en main deux ‘Hallot entières et non coupées. (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 274, 1 ; 291, 4)
2. Vous n’avez pas à craindre un Bal Tach’hit, étant donné que vous agissez conformément aux exigences de la Halakha.
3. Dans votre situation, si cela est envisageable, il est préférable d’acheter des petites ‘Hallot plutôt que des grandes.
4. Vous pouvez, également, décongeler une seule ‘Halla et sortir la seconde du congélateur juste avant le repas. Après avoir récité le Motsi, vous la remettrez en place. (Tsits Éli’ezer 23 ,11 ; Yabi’a Omer 8, 32 ; Betsel Ha’hokhma 3, 110)
Est-ce que je dois donner le Ma’asser sachant que je n’ai que 18 ans, je suis toujours a l’école et je n’ai pas de travail fixe ? Mon seul travail, c’est le babysitting, et c’est rare.

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Si vos parents participent au financement de tous vos besoins, vous pouvez donner le Ma’asser de vos gains. Si ce n’est pas le cas, vous n’avez aucune obligation d’en prélever le Ma’asser.
Je suis mariée depuis peu, mon mari sort 3 jours sur 4 et je ne suis pas d’accord. Qu’estce que je dois faire ? Il me dit : "C’est comme ça, si t’es pas contente, on divorce".

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Un tel comportement n’est, bien entendu, pas admissible mais afin de pouvoir vous venir en aide, il serait souhaitable, tout d’abord, de discuter afin d’élucider les mystères qui se cachent derrière sa manière de faire.














Les enfants, cette semaine, faisons attention à nos paroles : si elles peuvent blesser, elles peuvent aussi faire beaucoup de bien.
Les élèves préparent une affiche pour la fête de fin d’année.
Dina s’approche de Yaël et chuchote : "Tu as vu l’affiche de Sarah ? Franchement, elle a écrit trop gros, et ses dessins sont bizarres."
Yaël regarde de loin. "Oui, rien à voir avec celle de Rivka." Dina continue : "Elle se prend trop au sérieux. On dirait qu’elle croit que son affiche va être choisie."
À ce moment-là, Sarah passe derrière elles.
Elle ne dit rien, mais elle a tout entendu. Elle baisse les yeux, serre sa feuille contre elle, puis elle part en pleurs. Dina sent son cœur se serrer. Elle voulait juste faire une remarque, elle ne pensait pas que ses mots feraient autant mal.
Un peu plus tard, la maîtresse rassemble les élèves. "Les filles, avant de choisir les affiches, chacune va dire une chose positive sur le travail d’une autre."
Quand vient son tour, Dina regarde Sarah, et elle dit : "Je trouve que l’affiche de Sarah est claire. On comprend tout de suite le

message, et les couleurs donnent envie de regarder." Sarah relève la tête.
À la récréation, Dina s’approche d’elle. "Sarah, je suis désolée, j’ai parlé trop vite. En vrai, ton affiche est super bien."
Sarah répond : "Merci. Ça m’a fait de la peine quand tu as parlé à Dina, mais là, tes paroles me font du bien."
Dina comprend alors qu’une parole peut faire partir le sourire de quelqu’un en une seconde. Mais une autre parole peut aussi le faire revenir.

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !
Est-ce qu’il t’arrive de parler trop vite sur quelqu’un ?
Avant de faire une remarque, peux-tu chercher quelque chose de positif ?
Cette semaine, à qui pourrais-tu dire une parole qui encourage ?
L'ENSEIGNEMENT
Le roi Balak a peur des Bné Israël. Il appelle le prophète Bil’am et lui demande de dire du mal du peuple juif.
Bil’am essaie, mais au lieu de malédictions, ce sont des bénédictions qui sortent. Hachem transforme ses mauvaises paroles en paroles positives.
Parmi ces bénédictions, Bil’am dit : Ma Tovou Ohalékha Ya’akov, "Que tes tentes sont belles, Ya’akov !" Nos Sages expliquent qu’il
voit les tentes du peuple juif bien orientées, de façon à ce que chaque famille respecte l’intimité de l’autre. Personne ne cherche à regarder chez son voisin, personne ne se mêle de ce qui ne le regarde pas.
La Paracha nous apprend que la parole a un vrai pouvoir. Un mot peut blesser, humilier, décourager ; mais il peut aussi bénir, encourager, faire du bien. Ensuite, elle nous apprend à regarder les autres avec un bon œil.
Au 19e siècle de l’ère commune, Rav Israël Salanter fut un maître du Moussar, la morale juive. Il apprenait à ses élèves à travailler leurs paroles, leur regard sur les autres et leur caractère.
Un jour, Rav Israël Salanter voyage en train. Dans le wagon, un homme s’assoit près de lui. Au bout de quelques minutes, l’homme commence à parler durement. Il se plaint, il fait des remarques, il répond de façon désagréable. Rav Israël Salanter ne lui a rien fait, mais l’homme semble décidé à se montrer pénible.

une situation désagréable en leçon de respect.


Un autre aurait peut-être répondu : "Pourquoi tu me parles comme ça ? Tu ne sais pas à qui tu parles !" Mais Rav Israël Salanter reste calme. Il ne l’humilie pas. Il écoute, répond avec respect, et laisse passer les paroles blessantes sans en rajouter.
Plus tard, quand le train arrive en gare, l’homme descend. Il découvre alors que le Juif qu’il a dérangé n’était autre que Rav Israël Salanter, le grand Rav qu’il voulait justement aller consulter.
L’homme est bouleversé. Il a honte. Il court demander pardon au Rav, qui l’accueille avec bonté. Il lui pardonne, l’aide, et lui parle comme si rien ne s’était passé.
Cette histoire nous montre une vraie grandeur. Rav Israël Salanter aurait pu répondre à des paroles dures par des paroles dures. Il aurait pu rendre la honte à celui qui l’avait humilié. Mais il choisit une autre voie : il transforme
Rav Israël Salanter nous apprend quelque chose de concret : parfois, quelqu’un nous parle mal, nous agace, nous critique ou nous manque de respect. À ce moment-là, nous avons le choix : allons-nous répondre avec des mots qui blessent encore plus ? Ou est-ce que nous allons essayer de garder une attitude calme et digne ? Ce n’est pas toujours facile, mais c’est une immense force.
Un enfant peut vivre cela à l’école, à la maison, dans la cour, avec un frère, une sœur ou un camarade. Quelqu’un fait une remarque, se moque, critique un dessin, un vêtement, une réponse en classe… et on est prêt à répondre tout de suite, du tac au tac. Mais la Torah nous rappelle que les mots peuvent maudire ou bénir. Ils peuvent casser ou encourager.
Rav Israël Salanter nous montre qu’un vrai grand, ce n’est pas celui qui répond le plus fort. C’est celui qui sait retenir une parole blessante, et choisir une parole qui fait grandir.
Les enfants, cette semaine, si une parole méchante vous vient à la bouche, arrêtez-vous une seconde et ne dites rien, ou essayez de la transformer en parole encourageante.
Un dessert italien en version individuelle et rapide, épatant !
Pour 6 personnes
Temps de préparation : 40 min
Difficulté : Facile

Ingrédients


• 150 g de boudoirs
• 180 g de mascarpone ou 250 g de crème végétale pour une version Parvé
• 2 cuil. à soupe de sucre glace
• 50 ml de café

Cacao en poudre non sucré
Réalisation
- Mixez les biscuits et placez-les dans un bol.
- Ajoutez le reste des ingrédients et mélangez jusqu’à obtenir une pâte homogène. Pour la version Parvé, battez la crème en chantilly et ajoutez-la à la préparation à la place du mascarpone.
- Formez des boules de 30 à 40 g, suivant la grosseur des boules désirée.
- Roulez-les dans le cacao, puis placez-les au frais pendant 1h avant de déguster.
Chabbath Chalom !
Murielle Benainous


Perle de la semaine par

"La véritable humilité est la capacité à se réjouir du succès des autres." ('Hafets 'Haïm)