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Dans ma jeunesse, j’ai assisté à un débat public sur un sujet brûlant : la “légitimité” des Juifs à fonder un État sur la terre de leurs ancêtres. Sur l’estrade des intervenants, il y avait d’un côté des Juifs de tendance nationaliste, et de l’autre leurs opposants, des gauchistes essentiellement non juifs. Un des arguments de ces derniers fut : “Comment pouvez-vous parler de revenir sur ‘notre terre’, quand on sait que chaque peuple se mélange forcément à d’autres, surtout sur une période s’étendant à près de 2000 ans ? Peut-on dès lors revendiquer un territoire qui aurait appartenu à ‘ses’ propres ancêtres ?”
Aucune réponse solide n’avait alors été proposée par ces Juifs, et cela se comprend bien : il régnait à cette époque une assimilation galopante, qui ne semblait pas épargner ces intervenants pro-Israël. Pourtant, la Torah est très claire à ce niveau : il est interdit de contracter le moindre lien familial avec une personne non juive. Il ne s’agit pas de racisme, mais tout simplement d’une nécessité pour assumer la mission dont D.ieu nous a chargés. En effet, le peuple hébreu est appelé à être une nation de prêtres, et se doit de s’abstenir de toute influence qui pourrait l’en éloigner.
Au sein même d’Israël, il existe une hiérarchie dans cette prêtrise, qui s’exprime aussi par des restrictions dans le choix du conjoint. Ainsi, un Cohen ne pourra pas se marier avec une femme divorcée, même si elle est juive, et le Cohen Gadol uniquement avec une vierge. Tout au long de l’histoire, Israël a veillé à ces lois, et le Choul’han ‘Aroukh (code de la loi juive) à ce sujet est très clair : ne s’appelle juif que celui qui est né d’une mère juive ou qui s’est converti sérieusement devant un tribunal de juges rabbiniques pratiquants.
Un véritable problème s’est posé lors de la création de l’État d’Israël, lorsque l’on a
modifié cette définition dans le cadre de la loi du retour. Le droit de retour a en effet été accordé à toute personne descendant de Juifs ou conjoint de Juif, même si, du point de vue de la Halakha, elle ne l’est pas. De plus, on a accepté des conversions non reconnues, comme celles effectuées par les réformés ou les conservateurs. Aujourd’hui, on sait que des centaines de milliers de ‘Olim (nouveaux immigrants) ne sont pas juifs, principalement parmi ceux provenant de Russie ou d’Ukraine, profitant justement de cette définition “élargie” du statut de juif. (D’ailleurs, dans l’absolu, on pourrait se retrouver en Israël avec une majorité de Goyim qui profiteraient de cette faille pour obtenir facilement la nationalité israélienne.)
Depuis des décennies, de grands Rabbanim ont dénoncé cet état de fait, en particulier le Rabbi de Loubavitch qui avait lancé une campagne publique appelée “Mi Hou Yéhoudi” (Qui est juif ?). Son action n’a pas abouti, car l’intérêt politique et financier du gouvernement israélien était de ne pas couper les attaches avec les Juifs américains, appartenant souvent à des courants réformés et conservateurs. De plus, dans son essence, cet État se voulait national et pas uniquement une entité religieuse.
On se retrouve dès lors devant une absurdité : d’un côté, on justifie la création de l’État d’Israël avec la Bible à la main, en affirmant que cette terre nous appartient, comme ce livre saint en est témoin. D’un autre, on établit un État qui s’écarte de la Tradition, un système juridique qui s’oppose à la loi juive, et une loi du retour qui risque d’engendrer de l’assimilation.
Le sommet de cette contradiction se retrouve chez des politiciens comme Naftali Benett, qui, malgré la kippa qu’il porte sur la tête, promet à son électorat des mariages civils en Israël et des transports publics le Chabbath. On aura tout vu !
Rav Daniel Scemama








Rav Daniel Scemama
L'Édito - Qui est juif ?
Actualités
Pr Daniel Sebag
Macron ou l’occasion manquée permanente
9 Ségoulot pour un accouchement facilité
Devinettes sur la Paracha
Rav Yehonathan Gefen
Paracha Émor - L’enfant choisit le chemin le plus joyeux
Shabatik
Histoire
L’enfant aveugle en direction de Méron
Rav Shmuel Pinto
Le message d'un rabbin de Toronto

DOSSIER Lag Ba’omèr à Méron
Rabbi Chim'on Bar Yo'haï :
la flamme qui traverse les siècles
Lag Ba'omèr à Méron : quand une date épouse un lieu
Monter à Méron ou plonger dans Méron ?
Kabbala : l’éclat de l’invisible
Questions au Rav
La Paracha pour les enfants
Des jours pas comme les autres

Responsable publication
David Choukroun
Rédacteurs
Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Sarah Kisielewski, Pr
Daniel Sebag, Ariel Marciano, Rav Yehonathan Gefen, Rav Shmouel Pinto, Rav Nathaniel Mimoun, Jocelyne Scemama, Rav Gabriel Dayan, Muriel Benainous
Mise en page Dafna Uzan
Secrétariat 02.37.41.515
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Daf Hayomi Mena'hot 108
Michna Yomit Midot 5-3
Daf Hayomi Mena'hot 109
Michna Yomit Kinim 1-1
Daf Hayomi Mena'hot 110
Michna Yomit Kinim 1-3
Pessa'h Chéni
Parachat Émor
Daf Hayomi 'Houlin 2
Michna Yomit Kinim 2-1
Daf Hayomi 'Houlin 3
Michna Yomit Kinim 2-3
Daf Hayomi 'Houlin 4
Michna Yomit Kinim 2-5
Daf Hayomi 'Houlin 5
Michna Yomit Kinim 3-2
Mercredi 29 Avril
Rabbi Mass'oud Abi'hssira (fils du Abir Ya'akov)
Rabbi Moché Zera'h Idelitz
Vendredi 1er Mai
Rabbi Meïr Ba'al Haness
Samedi 2 Mai
Rabbi David Yehoudayoff
Lundi 4 Mai
Rav Yé'hezkel Landau
Horaires du Chabbath
Achdod
Zmanim du 2 mai
Jéru. Tel Aviv Achdod Natanya Nets
Lag Ba’omèr





Le président Trump évacué en urgence après des tirs lors d'un dîner
Le président Trump a été évacué samedi soir de la salle où se tenait le dîner annuel des correspondants au Washington Hilton Hotel, après qu'un individu y a ouvert le feu. Selon les premières informations, aucune victime grave n'est à déplorer. Le suspect, Cole Thomas Allen, 31 ans, originaire de Torrance, en Californie, a été blessé par les forces de sécurité présentes sur place avant

d'être arrêté. Donald Trump s'est peu après exprimé sur Truth Social pour saluer l'intervention des services de sécurité. "Les services secrets et les forces de l'ordre ont fait un travail fantastique", a-t-il écrit, précisant plus tard que lui-même, le viceprésident JD Vance, la Première dame et les membres du gouvernement étaient "en parfaite condition".
Une petite fille de 7 ans grièvement blessée par un missile iranien sort de l'hôpital en bonne santé
La fillette de 7 ans grièvement blessée lors d’une frappe de missile balistique iranien à Arad en mars a quitté jeudi l'hôpital Schneider, après avoir subi une série d’interventions chirurgicales. Son état a été jugé stable par l'équipe médicale en charge de son traitement. "Il n’y a pas de
mots pour décrire ce que nous avons vécu", a déclaré son père. "Nous avons vu notre fille se battre pour sa vie." La fillette avait été victime d’une importante hémorragie causée par des éclats de verre, après qu'une fenêtre de la maison s'était détachée sous la déflagration.

"L'Iran n’acceptera aucune négociation sous la menace ou sous blocus", avertit le président iranien
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif que son pays n’accepterait aucune "négociation imposée" sous la menace ou sous blocus. Selon un communiqué du gouvernement iranien, il a ajouté que Washington devait au préalable lever les "obstacles opérationnels", faisant
allusion au blocus des ports iraniens, avant toute tentative de lancer un processus diplomatique.
Plus tôt, le Premier ministre pakistanais avait annoncé sur X que le Pakistan restait prêt à jouer un rôle de médiateur "honnête et sincère" afin de favoriser une paix durable et la stabilité régionale.
La petite Nessia Karadi, blessée par un missile iranien la veille de Pessa'h, a succombé à ses blessures
Nessia Karadi, une fillette de 11 ans, a succombé à ses blessures vendredi, après trois semaines passées à l'hôpital Tel Hachomer. Elle avait été grièvement blessée la veille de la fête de Pessa'h, lorsqu'une bombe à sous-munitions iranienne avait frappé le domicile de sa famille à Bné-Brak.
Le maire 'Hanokh Zeibert a déclaré que la ville "pleurait la disparition d’une fillette innocente qui avait toute la vie devant elle". Nessia Karadi est la 21e victime des tirs iraniens sur Israël depuis le 28 février 2026. Toutes les victimes étaient des civils, de nationalité israélienne ou étrangère.

Donald Trump annonce une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre Israël et le Liban

Le président américain
Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-lefeu entre Israël et le Liban, peu après avoir présidé à la Maison Blanche un deuxième cycle de pourparlers avec les ambassadeurs des deux pays. Interrogé sur la date de la rencontre entre Netanyahou et Aoun, option évoquée depuis plusieurs semaines, Trump a dit espérer qu’elle se tienne durant la période de prolongation du nouveau cessez-le-feu. Alors que pour Israël, l’objectif principal demeure le désarmement du 'Hezbollah, Jérusalem s’est engagée à reprendre les combats si la diplomatie échouait.
Téhéran propose la réouverture du détroit d'Ormuz et l'ajournement des discussions sur le nucléaire

Le média Axios, citant des sources américaines, a rapporté que Téhéran aurait émis, via des médiateurs pakistanais, une nouvelle proposition afin de parvenir à un accord avec les Etats-Unis. Selon ces informations, le détroit d'Ormuz serait rouvert, des discussions sur la fin de la guerre seraient engagées, tandis que celles sur le dossier nucléaire seraient pour l'heure ajournées. Toujours selon le média américain, Donald Trump doit réunir lundi une cellule de crise à la Maison Blanche pour examiner la situation.

Netanyahou révèle avoir été traité pour un cancer de la prostate il y a quelques mois
Le Premier ministre Binyamin
Netanyahou a révélé avoir été traité pour une tumeur maligne de la prostate, découverte lors d’un examen de routine il y a quelques mois. "Netanyahou a bénéficié d’une radiothérapie et la tumeur a disparu", a déclaré le professeur Aaron Popovtzer, directeur de l’Institut d’oncologie à l’hôpital Hadassah de Jérusalem. Outre cette tumeur, soignée, le bilan médical du Premier ministre révèle qu'il est en bonne santé. Dans son message diffusé vendredi sur les réseaux sociaux, Netanyahou a expliqué avoir retardé de deux mois la publication de son rapport médical afin d’empêcher "le régime terroriste iranien de diffuser davantage de fausse propagande contre Israël".
Nord d'Israël : Face à la menace du 'Hezbollah, les écoles restent fermées et les restrictions sont maintenues

A la suite d'une évaluation de la situation tenue dimanche en soirée, le Commandement du front intérieur a décidé de durcir les consignes de sécurité dans la zone, limitant les rassemblements à 1500 personnes. Les autres directives restent inchangées. Cette décision intervient alors que la situation demeure tendue à la frontière nord.
Les terroristes du 'Hezbollah continuent de se positionner à la frontière tandis que Tsahal mène plusieurs raids contre des positions du groupe dans plusieurs villages frontaliers.


La Hiloula annuelle de Lag Ba'omèr annulée par crainte sécuritaire
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a décidé d'annuler la Hiloula annuelle de Lag Ba'omèr à Méron, dans le nord d'Israël. Cette décision est justifiée par des préoccupations sécuritaires liées au cessez-le-feu fragile à la frontière avec le Liban. Chaque année, les festivités de Lag Ba'omèr attirent des centaines de milliers de Juifs qui viennent se réjouir et allumer de grands feux autour de la Hiloula de Rabbi Chim'on Bar Yo'hai. Dans le communiqué publié par le bureau du Premier ministre, il est indiqué que cette année, les célébrations se tiendront dans un cadre restreint, avec un maximum de 1500 participants.
Le soldat Idan Fuchs, 19 ans, tué au SudLiban ; plusieurs autres blessés

Le sergent Idan Fuchs, 19 ans, originaire de Péta'h Tikva, a été tué lors d’une attaque de drone au Sud-Liban en fin de semaine dernière, a annoncé dimanche Tsahal. L’incident s’est produit dans le village d’Al-Taybeh, où une unité israélienne se trouvait à proximité d’un char. Un drone ennemi a identifié les soldats avant d’exploser au-dessus d’eux. L'attaque a également blessé six autres soldats à divers degrés.
Ils ont été transférés vers des centres hospitaliers pour être pris en charge et leurs familles ont été informées.
Le supermarché, c’est souvent là que tout commence… et que tout dérape. On y va vite, entre deux obligations, parfois sans liste, souvent en ayant faim. Et sans s’en rendre compte, on remplit son caddie d’automatismes et de facilités plus que de vrais choix.
Et ensuite ? On rentre chez soi, et on mange ce qu’on a acheté. C’est là que tout se joue.
Cadrons les choses :
• Ne pas faire ses courses en ayant faim : votre cerveau vous fait acheter plus, et surtout moins adapté
• Arrêter de se fier aux mentions marketing : light, sans sucre, bio ne veulent pas dire équilibré : on regarde la liste des ingrédients !
• Acheter des produits bruts : légumes, fruits, œufs, poissons, légumineuses
• Limiter les produits transformés : plats préparés, biscuits, sauces industrielles
• Avoir des basiques à la maison : œufs, conserves naturelles, crudités, yaourts, féculents, produits surgelés
• Prévoir un minimum ses repas pour éviter les décisions de dernière minute

On mange rarement ce qu’on décide… On mange ce qu’on a chez soi. Même si on n’a pas le temps, ou que le repas ne sera pas à tous les coups esthétique, on se facilite la vie : des poêlées rapides avec des produits surgelés ou en conserve, des crudités et des œufs à portée de main, et un minimum d’organisation.
Sarah Kisielewski
250 nouveaux immigrants de la communauté indienne Bné Ménaché arrivent en Israël
Un groupe de plus de 250 Indiens se réclamant d’une tribu biblique, les Bné Ménaché, a atterri à l’aéroport Ben Gourion jeudi dernier, dans le cadre d’une opération gouvernementale visant à les accueillir en Israël. Pratiquants, les hommes de la communauté arboraient des kippas tricotées ou des chapeaux, tandis que les femmes
mariées avaient la tête couverte. Selon leur tradition orale, les Bné Ménaché auraient connu un exode de plusieurs siècles à travers la Perse, l’Afghanistan, le Tibet et la Chine.
Ces nouveaux arrivants en Israël devront passer par un processus de conversion pour pouvoir obtenir la nationalité israélienne.

Cette affaire s'ajoute à d'autres incidents similaires concernant des citoyens ordinaires, découverts cette année, même si les dégâts estimés de ces actions restent mineurs.
Deux techniciens de l'aviation israélienne accusés d'intelligence avec l’ennemi Deux techniciens de l’armée de l’air israélienne ont été inculpés jeudi dernier pour espionnage au profit de l'Iran, ont annoncé les autorités en Israël. Ils auraient notamment fourni des informations sur des avions de chasse et des installations militaires. Selon l’acte d’accusation, pendant plusieurs mois, les deux soldats "ont maintenu le contact avec des agents des services de renseignement iraniens et ont exécuté diverses missions sous leur direction en échange d’argent".
J’attends dans la file à la pharmacie pour acheter des médicaments.
J’ai une ordonnance du médecin et beaucoup de patience. Beaucoup de temps passe. Jusqu’à ce que mon tour arrive enfin… il me semble que je suis déjà guéri !
Vocabulaire
Elyssia Boukobza
De malade à guéri... dans la file d’attente

(Savlanout) – patience
(Zeman) – temps

(Mé’haké) – attend (masc. sing.) •
(Tor) – file d’attente, tour, rendezvous (médical, administratif)
(Beth Hamerka’hat) –pharmacie
•
•
(Liknot) – acheter
(Troufot) – médicaments
(Mircham) – ordonnance
(Rofé) – médecin
(Sof Sof) – enfin
(Hivréti) – j’ai guéri
D’autres mots avec la racine .ל.ב.ס. (supporter / souffrir)
(Sével) – souffrance
(Sovlanout)– tolérance
/
La sortie de l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yé’hiel Leiter, a résumé l’état d’esprit de Jérusalem avec une brutalité sans fard : "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations. Ils ne sont pas nécessaires. Ils n'ont pas d'influence positive, surtout pas au Liban".
Que restera-t-il de la diplomatie macronienne au Moyen-Orient au terme de son deuxième et ultime mandat en 2027 ? La réponse la plus évidente semble être "pas grand-chose". Non pas que le Président de la République ait manqué d’ambition pour cet Orient toujours aussi compliqué. Mais son inconstance, sa clairvoyance branchée sur courant alternatif et sa volonté d’appliquer la dialectique du "en même temps" sur une scène internationale qui exigeait pourtant de prendre des décisions abruptes, tout cela a contribué à reléguer la France au rang de simple spectateur des évolutions moyen-orientales.
Dernier exemple en date : le Liban.
"Alors qu'une opportunité historique s’ouvre pour un dialogue approfondi entre les autorités israéliennes et libanaises, la France maintient une ligne trouble
Israéliens et Libanais ont ouvert à la mi-avril une séquence historique : pour la première fois depuis 1993, des responsables des deux États se sont retrouvés pour des échanges directs à Washington. Deux réunions en présence du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, symbole de l’investissement diplomatique de l’administration Trump. Le premier résultat de ces entrevues entre les ambassadeurs israélien et libanais aux ÉtatsUnis a été la prolongation du cessez-le-feu entre Tsahal et le ‘Hezbollah pendant trois semaines. Une trêve qui ne doit strictement rien à la France, et pour cause.
La sortie de l’ambassadeur d’Israël aux ÉtatsUnis, Yé’hiel Leiter, a résumé l’état d’esprit de Jérusalem avec une brutalité sans fard : "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s’immiscer dans ces négociations.
Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu’il s’agit de négociations de paix. Ils ne sont pas nécessaires. Ils n’ont pas d’influence positive, surtout pas au Liban". Le diagnostic est clinique et, à vrai dire, justifié. Alors que, pour la première fois depuis longtemps, une opportunité historique s’ouvre pour un dialogue approfondi entre les autorités israéliennes et libanaises, la France maintient une ligne trouble, arc-boutée sur l’idée d’une influence historique que la réalité dément pourtant chaque jour davantage.
Les erreurs de la diplomatie française — et pas seulement du Quai d’Orsay — sont multiples. La première concerne son rapport au ‘Hezbollah. Depuis l’explosion du port de Beyrouth à l’été 2020, la France avait la possibilité, avec certaines capitales arabes, de conditionner l’aide internationale à la reconstruction et à la mise au ban du groupe terroriste chiite. Elle aurait dû également mettre un terme à cet "entre-deux" détestable qui consiste à distinguer la branche militaire de la branche politique du ‘Hezbollah. Paris considère la première comme infréquentable, la seconde comme incontournable compte tenu des équilibres confessionnels au pays du Cèdre. Une division politiquement et moralement condamnable. Car qui oserait mener des discussions avec la "branche politique" d’AlQaïda ou de l’État islamique ? Imagine-t-on Churchill négocier avec le bras politique de l’armée nazie ? La France a freiné des quatre fers avant d’accepter, en janvier dernier, que l’Union européenne intègre les Gardiens de la
Révolution iraniens à la liste des organisations terroristes. Que faudra-t-il encore attendre pour que le mouvement de ‘Hassan Nasrallah et aujourd’hui de Naïm Qassem, responsable de tant de sang versé, soit considéré pour ce qu’il est fondamentalement : une organisation terroriste à détruire ?
La seconde erreur de la France concerne l’évaluation du rapport entre le ‘Hezbollah et l’Iran. Emmanuel Macron n’a cessé, depuis le début de la guerre américano-israélienne en cours, d’appeler au cessez-le-feu et à la signature d’un accord diplomatique sur la question nucléaire. C’est bien peu. Si la France cherchait véritablement à installer une paix pérenne, il y avait une autre voie à suivre, à commencer par poser l’exigence suivante : la guerre ne s’arrêtera pas, le blocus américain du détroit d’Ormuz ne sera pas suspendu, les sanctions internationales ne seront pas levées tant que la République islamique d’Iran continuera à soutenir militairement et financièrement le ‘Hezbollah.
Mais non, l’Élysée préfère dénoncer la "disproportion" de la riposte de Tsahal aux attaques incessantes du groupe chiite, comme le répète régulièrement Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, désormais envoyé spécial d’Emmanuel Macron au Liban.
Emmanuel Macron lui-même a une nouvelle fois enjoint, la semaine dernière, Israël à "renoncer à ses visées territoriales", tout en appelant au "désarmement du ‘Hezbollah par les Libanais eux-mêmes". Mais qui, Monsieur le président de la République, ignore que les autorités libanaises en sont incapables, alors que 30 % de leur armée est composée de chiites, et que son propre chef d’état-major, le général Rodolphe Haykal, a publiquement écarté le mois dernier le recours à la force contre le ‘Hezbollah, malgré les demandes en ce sens du président Joseph Aoun et du chef du gouvernement Nawaf Salam ?
Alors oui, Emmanuel Macron a reçu, le 21 avril, le premier ministre libanais sous les dorures de
l’Élysée pour lui rappeler l’amitié et la solidarité de la France à son endroit. Le président français a ajouté deux jours plus tard que les pourparlers prévus à Washington entre le Liban et Israël devaient inclure "tous les pays de la région qui sont pertinents" pour la "sécurité" du pays du Cèdre afin d’aboutir à une "paix durable". Vœux pieux et rhétorique usée. Ce dont a surtout besoin le Liban, c’est de se débarrasser une bonne fois pour toutes du ‘Hezbollah, pour le bien des Libanais et de toute la région, à commencer par Israël.
Ainsi pourra s’écrire une nouvelle page pacifique au Moyen-Orient. Autrement, le ‘Hezbollah et son parrain iranien continueront à tout faire pour semer la terreur. La mort de deux soldats français de la Finul après une embuscade du ‘Hezbollah, la semaine dernière, l’a cruellement rappelé. Espérons que le message imprime enfin à l’Élysée.
Daniel Sebag, professeur de relations internationales

Vous attendez un bébé ? Votre époux et vous-même êtes certainement impatients à l’idée de tenir enfin votre enfant dans vos bras. Vous trouverez ci-dessous une liste de Ségoulot, tirées de nos sources, afin de bénéficier d’un accouchement facile et d’assurer une bonne santé pour la mère et son bébé.

Il est bon que le futur papa aille au moins à la synagogue les lundis, jeudis et Chabbath et achète l’ouverture de l’Arche sainte. Au moment de l’ouvrir, qu’il ait en tête de demander à Hachem un accouchement facile pour son épouse.

Rabbi Elimélekh de Lizensk écrit qu’il est bon que la femme boive une boisson chaude à la sortie de Chabbath, lors de la Sé’ouda Révi’it, et dise : ‘Hamine Bémotsé Chabbath Mélogma.

À partir du moment où l’on prend connaissance de la grossesse, il est bon de prononcer les Téhilim 20 et 22.

Le Steipler conseillait qu’au moment de l’accouchement, la femme répète autant de fois que possible : Vatomarna Haméyaldot El Par’o Ki Lo Kanachim Hamitsriyot Ha’ivriot Ki ‘Hayot Héna Bétérem Tavo Aléhen Haméyalédet Véyaladou, "Et les sages-femmes dirent à Pharaon : ‘Les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes, elles sont vigoureuses et avant même que la sagefemme ne soit arrivée, elles sont délivrées’."
(Chémot 1, 19)

Il est conseillé d’allumer une bougie à la mémoire Rabbi Méir Ba’al Haness en demandant à Hachem que, par son mérite, la femme accouche facilement d’un bébé en bonne santé.

Il est également conseillé de consommer de la confiture d’Etrog, confectionnée à partir de cédrats qui ont servi pour les quatre espèces de Souccot.

Placez le livre No’am Elimélèkh de Rabbi Elimélèkh de Lizensk sous le coussin de la femme en couches.

En cas de difficultés, le Séfer Hamidot préconise de chuchoter à l’oreille de la femme les lettres Pé, Vav, ‘Ayin, et Hé, qui composent le nom de Poua, la célèbre sage-femme qui protégea les nouveau-nés hébreux en Égypte.

Il est bon que mari et femme abondent tous deux en actes de ‘Hessed et en Tsédaka tout au long de la grossesse. (Likouté Moharan 8, 1)
Bécha’a tova et Mazal Tov !





par Michaël Lumbroso




Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Cohen n’a pas le droit d’être au contact d’un mort sauf si c’est pour l’enterrement de l’un de ses 5 proches parmi 7.

Le nom du grandpère maternel du blasphémateur.



Si on a fait la Chéhita à une vache, il est interdit de faire la Ché'hita le même jour à … .

Un Cohen qui a des défauts sur son … ne pourra pas faire le service.

Dans notre Paracha, il est appelé le rameau de l’arbre tressé.

(son petit)
On accomplit cette Mitsva tous les soirs entre Pessa’h et Chavou’ot (le verset).
compterez pour vous)
(vous

Le jour de Kippour, il y a ce nombre d’interdits qui proviennent du commandement de se mortifier.
(épouse, père, mère, frère, sœur) (cinq)
Ce que le jour de Kippour amène aux Bné Israël.


(la myrte)
En général, la Torah ne donne pas le … des Mitsvot, mais pour la Mitsva de Souccot, c’est expliqué.

raison)
Ainsi est appelé Roch Hachana dans notre Paracha.
(souvenir par la sonnerie) (réparation)
Au début de la Paracha, ce terme désigne une personne morte, tandis qu’à la fin de la Paracha, il désigne la vie humaine.


Dans notre Paracha, il est appelé la branche de dattier.

(Loulav) בלול (corps)
Du nombre de fois que ce mot est répété, on déduit le nombre de murs qu’elle doit avoir au minimum.
Ce mot, s’il est ponctué d’un Ségol et d’un Pata’h, veut dire sauter, enjamber, et s’il est ponctué d’un ‘Hirik, d’un Tséré et d’un Pata’h, il veut dire l’inverse. Indice : ce mot est lié à la grande fête du Printemps.

(Pessa’h : sauter / Pisséa’h : boiteux)
Nom de la fête du premier jour du septième mois.

Une femme qui parle beaucoup et avec tout le monde fait preuve d’un manque de … .

Le nom de la mère du blasphémateur.
La Mitsva n’est pas seulement de faire une consommation (Akhila) dans la Soucca pendant sept jours, mais de faire cela, comme on le dit dans la bénédiction.

(résidence)
Celui qui a blasphémé le Nom d’Hachem était le fils d’un …

Elle fait partie du bouquet des quatre espèces, et n’a ni de goût ni d’odeur.

Un esclave non-juif d’un Cohen peut manger de Térouma, car il est … , ce qui n’est pas le cas de son esclave juif.
(sa propriété)

Oeil … œil et dent … dent, cela signifie qu’il faut payer le dommage causé à son prochain.




Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Comment peut-on élever ses enfants et les faire adhérer aux valeurs auxquelles on est attaché sans qu’ils soient touchés par l’influence extérieure ?
"Hachem dit à Moché : Parle aux Cohanim, les fils d’Aharon et dis-leur : Nul ne doit se souiller au contact d’une personne [morte] parmi son peuple." (Vayikra 21, 1)
Rachi explique sur les mots "Parle aux Cohanim" : Émor (Parle) et Amarta (Dis). La répétition vient prévenir les adultes à propos des enfants. Hachem emploie à deux reprises le même terme quand Il ordonne à Moché d’enseigner les lois de pureté des Cohanim. Sur la base du Talmud, Rachi explique que la redondance vient nous apprendre que les Cohanim doivent également enseigner ces lois à leurs enfants. (Yébamot 114a) Ceci met en avant un principe fondamental dans le ’Hinoukh, l’éducation des enfants, qui s’applique à tous les domaines de la Torah : un parent doit s’assurer que ses enfants respectent les Mitsvot
Rav Baroukh Sorotskin pose la question au nom de son père Rav Zalman : étant donné que cet enseignement s’applique à toutes les autres Mitsvot, pourquoi est-il énoncé précisément concernant les Cohanim ? Il explique qu’il existe un élément qui accentue la difficulté d’éduquer les jeunes Cohanim à ces Mitsvot. Pour les autres commandements, tous les Juifs sont tenus d’observer la Torah de manière égale et il y a donc moins de risque qu’un enfant juif soit influencé à transgresser un interdit par ses camarades. Seuls les non-juifs ne respectent pas les lois de la Torah. Cette explication est basée sur le fait
que pratiquement tous les Juifs respectent des lois de la Torah, comme c’était le cas du temps de la Guémara. Comme nous le verrons, la situation actuelle est bien différente et cela a des incidences sur l’éducation des enfants.
Par contre, les lois des Cohanim sont particulières, car elles ne concernent pas la plupart des Juifs. Le risque qu’un jeune Cohen ne valorise pas les Mitsvot qui ne touchent que ses semblables est plus grand. C’est pourquoi la Torah choisit ces règles pour véhiculer le message de l’importance de l’enseignement des Mitsvot aux enfants. (Michoul’han Gavoa, Vayikra 177)
Le challenge des Cohanim de l’époque semble être celui de tout Juif de nos jours. Malheureusement, nombreux sont les Bné Israël qui ne respectent pas la Torah. Même au sein du groupe qui tente d’observer les Mitsvot, certains sont plus sensibles et rigoureux que d’autres sur des sujets comme l’utilisation des technologies modernes et l’implication dans le monde laïc. Comment peut-on élever ses enfants et les faire adhérer aux valeurs auxquelles on est attaché sans qu’ils soient touchés par l’influence extérieure ?
De nos jours, ce problème s’applique à tout le monde, peu importe où nous vivons. Ceci, car même si l’on essaie de préserver nos enfants des mauvaises influences, ils seront au moins conscients de leur existence. Cela touche davantage les gens qui vivent dans un environnement laïc, que ce soit des membres de
la famille, des voisins ou des amis moins pratiquants. Ceux qui sont impliqués dans la grande Mitsva de Kirouv (rapprocher nos frères juifs du judaïsme) sont sûrement confrontés à cette épreuve de manière plus marquée et continue.
L’indispensable joie dans la pratique
L’une des réponses à cette question peut être apportée par les propos du Rav Moché Feinstein. (Darach Moché, Émor 97). Il explique que la double expression précitée vient nous indiquer deux aspects dans l’éducation des enfants aux Mitsvot. On peut simplement leur apprendre les diverses obligations ainsi que les difficultés annexes à surmonter. Mais cela ne suffit pas, car cette simple information ne les rendra pas suffisamment forts pour affronter les nombreuses épreuves qu’ils rencontreront.
Le deuxième "Parle" ajoute l’importance de communiquer la joie de la pratique des Mitsvot. Ainsi, l’enfant recevra le message que le respect de la Torah est la source de notre bien-être dans ce monde et dans le monde futur.
Cette leçon du Rav Feinstein est la clé de la réponse à notre question. Nos enfants verront inévitablement des Juifs d’un autre niveau de pratique des Mitsvot, mais si on leur montre que le respect de la Torah est une opportunité formidable et qu’il nous rend joyeux, ils seront bien moins tentés par les modes de vie qui semblent plus "faciles" ou "agréables". Prenons pour exemple l’approche des parents devant les fêtes juives qui demandent beaucoup de travail et de préparations, comme Pessa’h. Si l’ambiance est tendue à l’idée d’avoir à faire le ménage de toute la maison, les enfants grandiront avec l’impression que Pessa’h est un poids. Mais si le dur travail est anticipé positivement, cette fête sera vécue comme un moment réjouissant.
Il est très difficile, voire impossible, de communiquer la joie de l’observance de la Torah aux enfants si le parent ne ressent pas lui-même cet enthousiasme. Les enfants sont beaucoup plus marqués par notre façon de vivre que par nos paroles. Cet enseignement ne se limite pas au ’Hinoukh mais nous touche personnellement : la Torah est l’unique source de satisfaction réelle. En intériorisant ceci, nos enfants le ressentiront certainement aussi.
Rav Yehonathan Gefen

1





La Paracha liste de nombreux commandements positifs et négatifs.




2 Pour le Cohen, il est interdit de se rendre impur, de raser les coins de la barbe et de s’entailler la chair ; certaines femmes lui sont interdites en mariage, et certaines caractéristiques physiques l’empêchent de servir au Beth Hamikdach

3
Le rôle des Cohanim concernant les offrandes au Temple et des défauts d’animaux les disqualifiant à être Korban sont évoqués.

4 Il est interdit de profaner le nom d’Hachem ; il faut au contraire Le sanctifier.

5 La Paracha parle de certaines obligations du calendrier : l’observance du Chabbath en s’abstenant de certaines activités, la fête de Pessa’h, de Chavou’ot, de Roch Hachana, de Kippour, de Souccot (obligation de la Soucca et des quatre espèces), de Chemini ‘Atséret, ainsi que du compte du ‘Omer

6
La Paracha contient des lois relatives à la Péa (production agricole du coin du champ à laisser aux nécessiteux) et au Léket (épis tombés pendant la moisson laissés aux indigents).

7
La Paracha précise l’obligation d’allumer la Ménora et des douze pains de proposition.

8
Sont également évoquées les sanctions appliquées à une personne ayant blasphémé Hachem et à une personne ayant blessé physiquement un homme ou un animal.
N°474
PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :
Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête
Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)
USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane
Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »
Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”
Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)
Un verre (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !
Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies
Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder
PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :
Maror
1. Choisissez un de ces noms pour votre équipe : Le Gang des Gaufres vs Les Ninjas du Nutella. 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan le plus sympa) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2 points pour les plus drôles)
1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)
2. Épaule d’agneau
3. Maror (laitue romaine)
4. Karpass (céleri)
dur

2.Épaule d’agneau
6.‘Harossèt
5.Hazeret
Pour chaque question, le premier qui trouve un mot qui répond à la question et qui commence par la lettre de la semaine, a gagné.
5. ‘Hazeret (laitue ou endives)
6.‘Harossèt
7. Oeuf dur
8. Bol d’eau salée
(Les réponses proposées sont données à titre d’exemple)
Quelque chose qui gratte et te donne envie de te tortiller partout.
> Chaussettes en laine, coup de soleil.
Quelque chose qu’on chuchote à l’oreille de son meilleur ami.
> Confidence, cachotterie.
Quelque

chose qui brille ou qui fait peur quand il fait noir.
OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR


Un truc qu’on n’a vraiment pas le droit de faire en classe.
A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main
> Ciel étoilé, chauve-souris, cauchemar.
> Copier, crier, chahuter.
Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun
Ce qu’il faut avoir dans le ventre pour affronter ses peurs.
> Courage, confiance, calme.
MAROR
Un condiment ou une épice pour donner du goût.
Etapes du Séder
> Cannelle, curcuma, cumin.
Un animal qui a une tête ou une démarche un peu bizarre.
> Caméléon, cochon d’Inde, crabe.



(jeu d’intuition)


Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.
Cite une invention qui a changé le monde.
L’imprimerie / La roue.
L’électricité.
L’Internet / l’ordinateur.
Le téléphone.
L’avion / la voiture.
Cite une marque de voiture de luxe.
Ferrari. Lamborghini.
Rolls‑Royce / Bentley. Porsche. Maserati.

Termine la blague : Un monsieur entre dans une pharmacie :
“Bonjour ! Je souhaiterais une paire de lunettes, s’il vous plaît.
Pour le soleil ?”
Que répond il ?
> Non pour moi !”
Le double sens : Quel mot correspond à cette définition à double sens ?
1. On peut appuyer sur moi pour déclencher… ou me voir pousser sans l’avoir demandé.
> Le bouton.
Cite quelque chose qu’on achète dans une boutique de souvenirs.
Un magnet pour le frigo.
Une carte postale / une boule à neige.
Un porte clés.
Un t shirt / un chapeau.
Une petite statue / figurine.
2. Je peux sauter sur un chien… ou me loger dans ton téléphone.
> La puce.
La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :
• Crêpe géante pour humains endormis.
> Couverture.
• Éponge à confiture.
> Pain

Le plus proche : Combien de mètres faut il pour qu’une voiture roulant à 100 km/h s’arrête complètement ?
> 80 mètres.


Classe ces hiérarchies militaires du grade le plus bas au plus élevé.
• Colonel. Soldat. Capitaine. Caporal. Lieutenant Sergent.
> Soldat. Caporal. Sergent. Lieutenant. Capitaine. Colonel.




Une balle lancée à la main va plus ou moins vite qu’un sprinter
Réponse : Plus vite : Balle : 60-80 km/h. Sprinter : 35-40 km/h.



Quel e st l’intrus dans cette liste ?
poule – tortue – dauphin – grenouille – crocodile – autruche.
Réponse : : Seul le dauphin met bas, les autres pondent des œufs.
Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.
Que doit-on faire si j’ai fait la Nétila du matin sur la vaisselle ?
1. La jeter.
2. La rincer.
3. Rien besoin de faire.

Réponse : 2


Selon la Halakha, quel est le mieux à faire avant de se laver le matin ?
Enlever la vaisselle du lavabo.
2. Rien besoin de faire.
3. Se laver dans un lavabo ou je ne lave jamais ma vaisselle.

Réponse : 3




Le décompte impossible

Énigme : En 1866, l’armée du Liechtenstein part en guerre avec 80 soldats. À leur retour, après n’avoir tiré aucun coup de feu, ils sont fiers d’annoncer un bilan humain totalement illogique.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.




Combien de soldats sont revenus au pays ?
81. Finalement, ils n’ont pas eu besoin de combattre pour garder le col du Brenner entre l’Autriche et l’Italie. De plus, ils se sont liés d’amitié avec un officier de liaison italien en chemin et l’ont ramené avec eux comme “invité”.


Réponse de la semaine dernière
Une paire de lunettes





La réponse, la semaine prochaine !
Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box
Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche



L’ami qui accueille le garçon se sent affecté par sa souffrance. Mais que peut-il faire pour l’aider ?

À la fin du 19e siècle, des parents envoient leur fils Chmouel à Jérusalem chez son oncle, Rav Horodner. Ils désirent que leur fils soit épargné des pogroms antisémites qui sévissent en Lettonie, et qu’il développe tout son potentiel dans l’étude de la Torah.
Le garçon s’épanouit, démontrant des aptitudes remarquables à l’étude des textes sacrés du judaïsme. Il fascine son entourage, et la rumeur se répand qu’un génie en herbe venu d’Europe de l’Est illumine la ville sainte.
La lumière s’éteint…
Mais Chmouel grandit dans un milieu insalubre, et quelque temps plus tard, il contracte une maladie courante de l’époque. Avec les années, sa vision se détériore progressivement. Un matin, alors qu’il se penche sur un volume du Talmud, Chmouel ne voit plus rien, comme si une obscurité totale venait de s’abattre sur lui ; pourtant, nous sommes en plein jour. Il comprend qu’il vient de perdre totalement la vue.
Son quartier est en émoi, et Chmouel est complètement brisé, pleurant sur son incapacité à étudier la Torah par lui-même. Il ne supporte pas de ne pas voir la page de Guémara, d’avoir à prier par cœur sans regarder les mots dans son Sidour. Sa tristesse est telle qu’il décide de s’enfermer dans sa chambre et de ne plus en sortir.
Son oncle se sent impuissant et désarmé face à la détresse de son neveu. Il pense à la célèbre phrase du Talmud, Méchané Makom Méchané Mazal, celui qui change d’endroit change de destin. Il se demande si changer d’environnement ne serait pas bénéfique pour son neveu.
De ‘Hévron à Méron
Il contacte un ami qui habite ‘Hévron et il lui explique le problème. En accord avec le père de l'enfant resté en Lettonie, l’ami accepte d’accueillir le jeune Chmouel chez lui autant de temps que nécessaire. Le garçon se sent un peu mieux à ‘Hévron mais il reste quand même déprimé.
L’ami qui l’accueille se sent affecté par la souffrance du garçon. Mais que peut-il faire pour l’aider ? Un soir, il trouve une idée.
À l’époque, la communauté juive de ‘Hévron est dirigée par deux géants en Torah : le rabbin séfarade Rav ‘Hizkiyahou Médini, auteur du célèbre ouvrage de Halakha Sdé ‘Hémed, et Rav Chim’on Ménaché Chajkin pour la communauté ashkénaze de la ville.
Tous les soirs, à minuit, les deux grands ont l’habitude de se rendre à Mé’arat Hamakhpéla, le caveau des Patriarches où reposent Adam et ‘Hava ainsi que nos patriarches et matriarches, à l’exception de Ra’hel, qui est enterrée sur la route de Beth Lé'hem. Sur place, les deux Rabbanim récitent le Tikoun ‘Hatsot, une prière
de réparation déplorant la destruction du Beth Hamikdach, le temple de Jérusalem.
Environ une demi-heure avant minuit, l’ami se rend dans la chambre de Chmouel et il lui murmure : "Réveille-toi, mon fils. Habille-toi et suis-moi."
Chmouel émerge péniblement de son sommeil. Il procède machinalement aux ablutions des mains avec le Kéli et la bassine posés au pied de son lit, et il sort avec l’ami de son oncle en pleine nuit, en direction du caveau des Patriarches.
oncle partent pour Méron. À l’époque, aller à Méron est un voyage long et difficile, mais grâce à D.ieu, ils arrivent à destination sans encombre. Rav Horodner et son neveu prient D.ieu avec ferveur sur le tombeau de Rabbi Chi’mon Bar Yo’haï, pour que Chmouel retrouve la vue.
"Cela veut dire que tu peux compter sur le saint Rabbi
Chim’on Bar Yo’haï pour t’aider ! ..."
Quelques minutes plus tard, l’ami voit les deux grands rabbins sur le chemin. Alors qu’ils arrivent à quelques mètres d’eux, l’ami s’éclipse et laisse Chmouel seul.
Le feu du saint Tana
Les deux rabbins se demandent ce que fait un jeune garçon seul en pleine nuit à ‘Hévron. En parlant avec lui, ils se rendent compte tout de suite que Chmouel est malvoyant. Ils lui demandent avec douceur comment il est devenu aveugle. Chmouel raconte son histoire, et Rav Médini lui demande : "Te souviens-tu des derniers mots que tu as pu lire dans la Guémara avant le drame ?"
"Oui, je m’en souviens", fait savoir Chmouel. "Nous étions sur le traité ‘Houlin, où il est écrit : ‘Sur qui pouvons-nous compter ? Sur les paroles de Rabbi Chim’on’ (Bar Yo’haï)."
Les deux grands Rabbanim s’extasient à l’écoute des paroles du jeune homme, et s’exclament en chœur : "Cela veut dire que tu peux compter sur le saint Rabbi Chim’on Bar Yo’haï pour t’aider ! Dans quelques jours, c’est Lag Ba’omèr, le jour de sa Hiloula, la date anniversaire de son décès. Rends-toi sur sa tombe à Méron et demande à D.ieu que, par son mérite, la vue te soit rendue."
Dès le lendemain matin, l’ami raccompagne Chmouel à Jérusalem et le même jour, lui et son
Malheureusement, le miracle tant attendu ne se produit pas. Chmouel est triste, mais il accepte tant bien que mal ce décret du Ciel. Rav Horodner l’aide à repartir sur une dynamique positive, reprenant avec lui l’étude de la Guémara ‘Houlin précisément là où ils se sont arrêtés. Au moment où Rav Horodner ouvre le traité, Chmouel pousse un cri. "Mon oncle ! Je peux voir la page de la Guémara !"
Progressivement, l’impossible se réalise : la vue de Chmouel s’améliore petit à petit, jusqu’à son rétablissement complet. L’oncle et son neveu restent quelques jours à Méron en reconnaissance du miracle, dansant spontanément et chantant les couplets traditionnels de Lag Ba'omèr : Torato Maguen Lanou, Hi Méirat ‘Einenou, Hou Yamlits Tov ‘Alénou, Adonénou Bar Yo’haï, "Ses enseignements sont notre protection, ils sont la lumière de nos yeux, il est notre avocat du bien, notre maître Bar Yo’haï"…
Nous devons parfois affronter des épreuves qui peuvent sembler insurmontables. Mais, bien conseillés, par de grands Rabbanim reconnus, nous pouvons trouver des solutions même dans l’obscurité.
La foi en nos maîtres et la persévérance peuvent ouvrir toutes les portes du Ciel. Parfois, il suffit de changer de lieu, de changer de regard sur une situation, de prendre un moment pour prier D.ieu sincèrement et d’un cœur brisé, pour que la délivrance tant attendue ait lieu.
Alexandre Rosemblum


Chaque année, entre Pessa’h et Chavou'ot, une coutume bien connue s’installe : chaque Chabbath, on étudie un chapitre de Pirké Avot. À première vue, ce choix peut surprendre. Chavou'ot célèbre le don de la Torah ; on pourrait donc s’attendre à une préparation centrée sur l’étude des Mitsvot elles-mêmes. Pourquoi alors consacrer cette période à des enseignements de morale et de travail sur soi ?
La réponse touche à un point fondamental. Rabbi ‘Haïm Vital explique que les Midot, les traits de caractère, ne sont pas un élément secondaire de la Torah. Elles en sont la base. Sans elles, la Torah ne peut pas réellement s’installer en l’homme. Il illustre cela par une image simple : construire une maison sans fondations est impossible. Les fondations ne sont pas un supplément, elles sont ce qui permet à tout le reste de tenir. De la même manière, une vie de Torah sans travail sur soi reste instable, incomplète.

C’est ici que la Torah se distingue radicalement des autres formes de savoir. Une connaissance classique reste extérieure à l’homme. On peut enseigner l’éthique sans la vivre, comprendre des idées sans être transformé par elles. La Torah, elle, n’est pas seulement une information : elle est une force qui agit sur la personne. Lorsqu’elle est étudiée et vécue de manière authentique, elle laisse une empreinte, elle façonne, elle élève.
Nos Sages expriment cette idée à travers une image forte : la Torah a été donnée par le feu. Or le feu ne traverse jamais quelque chose sans le marquer. Il transforme ce qu’il touche. La Torah agit de la même manière. Elle ne se contente pas d’être comprise ; elle doit être ressentie, intégrée, vécue. Ce n’est pas l’homme qui possède la Torah, c’est la Torah qui transforme l’homme.
Cette idée est d’ailleurs explicitement formulée dans les Pirké Avot : “sans savoir-vivre, il n’y a pas de Torah”. Autrement dit, on ne peut pas prétendre recevoir la Torah pleinement si l’on ne travaille pas en amont sur sa manière d’être, sur son comportement, sur ses réactions. Voilà pourquoi les ‘Hakhamim ont précisément institué l’étude de Pirké Avot avant Chavou'ot : pour rappeler que la préparation au don de la Torah ne passe pas seulement par l’étude, mais d’abord par la transformation intérieure. Mais la Michna ne s’arrête pas là. Elle ajoute immédiatement : “sans Torah, il n’y a pas non plus de véritable savoir vivre”. Autrement dit, le mouvement fonctionne dans les deux sens. Les Midot sont nécessaires pour accéder à la Torah, mais la Torah, à son tour, vient affiner et élever encore davantage les Midot
Cela permet aussi de comprendre une réalité que l’on peut parfois observer : certaines personnes étudient la Torah sans que leur comportement ne semble évoluer. Cela s’explique alors clairement que dans ce cas, ce n’est pas la Torah dans sa profondeur qui a été intégrée, mais seulement une connaissance extérieure. La véritable Torah, celle reçue au Sinaï, a nécessairement un effet sur celui qui s’y attache.
Finalement, toute la période qui mène à Chavou'ot prend un sens nouveau. Il ne s’agit pas seulement d’accumuler du savoir, mais de se préparer à être transformé. Les Pirké Avot viennent rappeler que la Torah ne commence pas dans les livres, mais dans l’homme luimême. Et que recevoir la Torah, ce n’est pas simplement apprendre, c’est devenir.
Rav Shmouel Pinto de Toronto (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)


Par-delà les millénaires, une flamme refuse de s’éteindre. Chaque année, au cœur du printemps, la terre d’Israël s’embrase d’une joie qui défie la logique du deuil de la Sfirat Ha’omèr . Plongée dans l’histoire et l’héritage de l’homme qui a dévoilé l’âme de la Torah.
Pour celui qui traverse Israël au soir du 18 Iyar, le spectacle est saisissant. Depuis des semaines, une ferveur enfantine anime les rues : des brassées de bois, de planches et de brindilles sont amassées avec la précision de bâtisseurs de grattes-ciel. À la tombée de la nuit, le pays s’illumine. Lag Ba’omèr n’est pas une simple date ; c’est une expérience totale. Des brasiers immenses déchirent l’obscurité, tandis qu’autour d’eux, une multitude de visages, du plus jeune au plus vénérable, s’unit dans une ronde de chants et de danses : Bar Yo’haï Nimchakhta Achrékha, chantent-ils tous…
Le centre névralgique de ce séisme spirituel se situe au Nord du pays, sur les flancs du mont Méron. Là, le tombeau de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï (Rachbi) devient, le temps d’une journée,
le cœur battant du monde juif. Des centaines de milliers de pèlerins convergent vers cette colline pour saluer le maître de la Kabbale, l’auteur du Zohar. Mais d’où vient cet enthousiasme ? Pourquoi un peuple se réjouirait-il du départ d’un de ses plus grands sages ? Et quel secret cachent ces feux qui montent vers le ciel ?
Une naissance sous le signe du miracle
L’histoire commence au IIe siècle. La Judée n’est plus qu’un champ de ruines sous les cothurnes romaines. Le Temple de Jérusalem a été détruit, et l’espoir semble s’être éteint avec la chute de Massada. Dans la maison de Yo’haï, un noble de la tribu de Juda, le silence est lourd. Riche, érudit et respecté, Yo’haï et son épouse Sarah, descendante des princes d’Israël, portent
pourtant une blessure profonde : celle de la stérilité.
Le destin bascule lors d’une nuit de Roch Hachana. Dans un rêve prophétique, Yo’haï voit une forêt d’arbres desséchés. Un homme vénérable parcourt les lieux, abreuvant chaque tronc. Arrivé devant l’arbre de Yo’haï, il sort une petite fiole d’eau pure de sous sa tunique. À son contact, l’arbre fleurit instantanément et donne de succulents fruits.
Interrogé, leur maître Rabbi ‘Akiva leur révèle l’incroyable vérité : "Sarah ne devait pas avoir d’enfants. Mais cette fiole contenait ses propres larmes, nées de ses prières. Celles-ci ont brisé le décret. Vous donnerez naissance à un fils qui illuminera Israël par sa sagesse." Chim’on était né de la ferveur et des larmes.
La forge de la résistance
Le jeune Chim’on grandit dans l’ombre des géants.
Pendant treize ans, Chim’on boit les paroles de son maître, le suivant jusque dans sa cellule romaine, témoin du martyre de celui qui aimait D.ieu jusqu’à son dernier souffle, expiré avec le E’had du Chéma’ Israël.
"
Face à une Rome qui veut briser la chaîne de la transmission en interdisant l’ordination, la résistance s’organise. Rabbi Yéhouda Ben Baba, au prix de sa vie, ordonne cinq maîtres, dont Rabbi Chim’on, dans une vallée perdue entre Oucha et Chefar’am. Le maître, débusqué par les légions romaines, meurt percé de trois cents coups de lance, mais la Torah, elle, survit à travers ses élèves.
Rabbi ‘Akiva, plus que centenaire, contemple les ruines fumantes de sa vie et de son enseignement.
Formé par Rabban Gamliel, il trouve son véritable guide en Rabbi ‘Akiva. Les 24.000 élèves de celui-ci périrent par une épidémie de diphtérie ou, selon Rav Chrira Gaon (dans une lettre datée de 987), par l’épée des Romains. Le jour de Lag Ba’omèr, lorsque la mortalité prend fin avec le décès du dernier de ses élèves, Rabbi ‘Akiva, plus que centenaire, contemple les ruines fumantes de sa vie et de son enseignement. Pourtant, plein d’une fougue renouvelée, il se lève pour former cinq disciples choisis pour relever le flambeau : Rabbi Méir, Rabbi Yossi, Rabbi Yéhouda, Rabbi El’azar Ben Chamou’a, et enfin Rabbi Chim’on Bar Yo’haï. Leurs initiales forment le mot Méyaèch (désespérant), symbolisant merveilleusement le fait que la joie de Lag Ba’omèr ne vient pas fêter la fin d’une épidémie d’une létalité dévastatrice, mais le courage incroyable de ce maître qui domina tout désespoir pour reconstruire la Torah de notre peuple.
Pourtant, plein d’une fougue renouvelée, il se lève pour former cinq disciples
Cette période forge le caractère d’acier de Rabbi Chim’on. Lors d’une discussion célèbre à Yavné, alors que certains louent les infrastructures romaines (ponts, marchés, thermes), Rabbi Chim’on en dénonce la motivation impérialiste et égoïste. Dénoncé, condamné à mort par le pouvoir impérial, il s’enfuit avec son fils Rabbi El’azar.
La grotte : la matrice du Zohar
L’exil les mène dans une grotte près de Peki’in. Pendant douze années, ils vivent une existence de purs esprits, nourris par un caroubier miraculeux et une source d’eau vive. Les initiales de ces deux éléments, ‘Harouv (caroube) et Maïm (eau), forment en hébreu la valeur numérique 48, soit le nombre de qualités nécessaires pour acquérir la sagesse.
C’est dans ce silence minéral, parfois guidé par le prophète Eliahou, que Rabbi Chim’on amène sa pensée à une maturité absolue. Comme un fœtus dans la matrice, il déconstruit le monde matériel pour en saisir les rouages secrets. C’est ici que naissent les fondations du Zohar, le Livre de la Splendeur.
À leur sortie, le choc avec la réalité est brutal. Voyant des hommes labourer la terre, ils ne comprennent pas ce renoncement à l'éternité pour le temporel, et brûlent chaque endroit où se posent leurs yeux. Il faudra une treizième année de retraite et l’exemple d’un vieillard courant avec deux bouquets de myrte en l’honneur du Chabbath pour que Rabbi Chim’on comprenne la sainteté cachée aussi dans la matière. Dès lors, son regard ne brûlera plus : il guérira.
Le mystère de Lag Ba’omèr
Pourquoi fêtons-nous la disparition de Rabbi Chim’on avec une telle allégresse, alors que nous jeûnons le jour du décès de Moché Rabbénou ? Le grand Rabbi Tsadok Hacohen de Lublin nous offre une clé sublime.
Lorsque Moché, le maître de la Torah écrite, meurt, son œuvre se fige ; sa plume se pose. Mais un maître de la Torah orale, tel Rabbi Chim’on, est une source dont le flux est limité à ses disciples, de son vivant. À l’instant de sa mort, les vannes se brisent. Son enseignement n’est plus la propriété d’un cercle d’initiés, il devient l’héritage universel du peuple juif. Lag Ba’omèr est le jour de la "nationalisation" de sa sagesse. Elle devient accessible, fluide, capable de se déployer dans chaque génération.
nom est chanté par le peuple d’Israël. Le célèbre et très profond Piyout “Bar Yo’hai”, que nous devons à Rabbi Chim’on Lavi, kabbaliste faisant partie des expulsés d’Espagne, est entonné à l’infini le jour de Lag Ba’omèr, mais aussi chaque vendredi soir dans certaines communautés.
Son influence imprègne le quotidien : on lit le Zohar la veille d’une circoncision (Brit Its’hak), lors de l’ouverture de l’Arche sainte ou de l’inauguration d’une maison.
Le Zohar raconte qu'un feu céleste entoura sa demeure ce jour-là, rappelant le Sinaï. Les brasiers que nous allumons aujourd'hui sont l'écho de ce feu
C’est lors de son dernier jour, le 18 Iyar, aussi jour de sa naissance et de son ordination, que Rabbi Chim’on choisit de révéler les secrets les plus profonds de la création à ses élèves les plus proches. Le Zohar raconte qu’un feu céleste entoura sa demeure ce jour-là, rappelant le Sinaï.
Les brasiers que nous allumons aujourd’hui sont l’écho de ce feu qui n’a jamais cessé de brûler.
Une présence immortelle
Rabbi Chim’on n’est pas qu’une figure du passé. Il est l’un des très rares maîtres du Talmud dont le
Les maîtres de la ‘Hassidout (comme Rabbi Israël Dov Ber de Weledniki dans son Chéerit Israël ou Rabbi Aharon de Zitomyr) nous enseignent une vérité profonde : même sans en saisir les arcanes complexes, la simple lecture des mots du Zohar nous connecte à une dimension qui nous dépasse. Lag Ba’omèr est ainsi bien plus qu’une fête populaire ; c’est le moment où un peuple tout entier exprime sa fierté d’être lié au Divin. En effet, parmi les multitudes dansant à Méron, rares sont ceux à percevoir la profondeur de l’enseignement kabbalistique de Rabbi Chim’on Bar Yo’hai. Mais cette joie populaire a une logique comparable à celle de l’enseignement du Talmud (Brakhot 6b), attribuant l’essentiel du salaire des élèves à leur empressement à venir au cours, vu que la compréhension de l’enseignement varie selon les auditeurs. Si l’empressement montre l’amour de l’élève pour la Torah, les danses de Lag Ba’omer montrent notre joie et notre fierté d’être les détenteurs d’une Torah aussi profonde.
C’est l’introduction nécessaire, le feu de la ferveur qui prépare nos cœurs à recevoir, quelques semaines plus tard, la révélation de Chavou’ot. En dansant autour du feu, c’est l’âme d’Israël que nous célébrons.
Rav Nathaniel Mimoun

Aujourd’hui, des centaines de milliers de Juifs convergent chaque année vers Méron, faisant de cette célébration l’un des plus grands rassemblements annuels en Israël. Toutes les composantes du peuple juif s’y retrouvent.
Il y a des fêtes que la Torah ordonne, et d’autres que le peuple façonne au fil des siècles.
Lag Ba’omèr appartient à cette seconde catégorie. Ni fête biblique, ni institution rabbinique classique, ce jour s’est imposé progressivement comme l’un des rendez-vous spirituels les plus marquants du calendrier juif.
Mais cette date, pour révéler toute sa puissance, doit s’inscrire dans un lieu précis : Méron.
Lorsque le jour et l’endroit se rencontrent, comme un code secret révélé, des sources vives de spiritualité se répandent.
Méron, c’est quoi ?
Bien avant les foules et les grands feux, Méron était déjà un lieu chargé de sainteté.
Situé dans les collines de la Haute Galilée, à une dizaine de kilomètres de Safed, "capitale mystique" du nord, le lieu abrite, selon la tradition, la tombe de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï, disciple de Rabbi ‘Akiva et figure majeure de la transmission des secrets de la Torah, qu’on appelle la Kabbale. Son fils, Rabbi El’azar, repose à ses côtés.
C’est également dans cette région que le père et le fils, cachés pendant douze ans dans
une grotte pour échapper aux décrets des Romains, au IIe siècle de notre ère, ont survécu en étudiant jour et nuit, enfouis dans le sable pour ne pas abîmer leurs seuls vêtements, se nourrissant de caroubes et buvant à une source née miraculeusement à leurs côtés.
Dès le Moyen Âge, des pèlerins s’y rendent, évoquant déjà la présence des tombeaux de grands sages sur place. Pourtant, rien ne laisse encore présager l’ampleur que prendra ce lieu. Le premier témoignage écrit connu d’un rassemblement à Méron à Lag Ba’omèr remonte à Rabbi ‘Ovadia de Bertenoura, à la fin du XVe siècle.
Le véritable tournant intervient au XVIe siècle, à Safed justement.
Après l’expulsion des Juifs d’Espagne, ceuxci s’installent dans la région, qui devient un centre spirituel d’une intensité exceptionnelle. La Kabbale s’y développe encore, portée par de grandes figures, et notamment par le Ari Hakadoch, Rabbi Its’hak Louria.
C’est lui qui va donner à Lag Ba’omèr sa dimension particulière.
Selon la tradition qu’il transmet et structure, ce jour correspond à la Hiloula de Rabbi Chim’on
Bar Yo’haï, c’est-à-dire à l’anniversaire de sa disparition, perçu non comme un deuil, mais comme une joie spirituelle. Le Ari lui-même se rend à Méron avec ses élèves, y prie, y célèbre, et surtout ancre une idée simple et fondatrice : Lag Ba’omèr se vit à Méron.
Pourquoi ce jour là ?
D’une part, Lag Ba’omèr marque traditionnellement la fin de l’épidémie qui avait décimé les élèves de Rabbi ‘Akiva, mettant un terme à une période de deuil dans le compte du 'Omèr. D’autre part, selon la tradition kabbalistique, Rabbi Chim’on révéla les secrets les plus profonds de la Torah le jour même de sa disparition, dans une atmosphère décrite "comme entourée de feu". C’est de cette image que naît la coutume des grands feux de Lag Ba’omèr, symboles de cette lumière révélée.
Sadigura, fils de Rabbi Israël de Rouzhin, qui finança la restauration du site et acquit le mérite de l’allumage auprès des gardiens séfarades du lieu ; ce droit fut ensuite transmis à la maison de Boyan. Chaque année, le représentant de cette dynastie allume le feu central, perpétuant un geste chargé d’histoire et de symbolique.
"
Lorsque le jour et l’endroit se rencontrent,
L’allumage central est un moment clef, un instant magique : avant lui, la ferveur des fidèles réunis est si dense qu’elle en est palpable. Puis, après l’allumage, un sentiment de joie envahit l'assemblée ; les prières sont comme "lâchées" vers le Très Haut, livrées à Celui qui peut tout, qui a tout dans Ses Mains.
comme un code secret révélé, des sources vives de spiritualité se répandent.
Au fil des siècles, ce qui n’était qu’un pèlerinage relativement discret devient un mouvement massif. Au XIXe siècle, le site prend peu à peu sa forme actuelle et la fréquentation augmente, puis au XXe siècle elle explose véritablement.
Aujourd’hui, des centaines de milliers de Juifs convergent chaque année vers Méron, faisant de cette célébration l’un des plus grands rassemblements annuels en Israël. Toutes les composantes du peuple juif s’y retrouvent : ‘Hassidim, Séfaradim, Lituaniens, traditionalistes, et même des laïques, sans plus de différences, unis comme au Sinaï, d’un "seul cœur", venus chercher quelque chose qui dépasse les célébrations habituelles.
Au centre de cette nuit, un moment particulier retient l’attention : l’allumage du feu principal. Ce privilège appartient à la dynastie ‘hassidique de Boyan, héritière d’un droit acquis au XIXe siècle par Rabbi Avraham Ya’akov Friedman de
Mais Méron n’est pas seulement une joie pure.
Le lieu porte aussi la mémoire de tragédies. La plus marquante reste celle de 2021, où un mouvement de foule causa la mort de quarante-cinq hommes et garçons et fit de nombreux blessés, bouleversant profondément la société israélienne.
Mais ce drame n’est pas le seul. En 1995, un autre accident avait endeuillé Méron : l’effondrement d’un balcon lors des célébrations fit plusieurs victimes.
Depuis, l’organisation de la Hiloula a été repensée, avec des mesures de sécurité renforcées. Et pourtant, malgré la douleur, malgré les interrogations, le peuple continue de monter.
Méron, on l’aura compris, n’est pas un lieu géographique.
C’est un point de rencontre, un "baiser" entre passé et avenir, entre l’individu et le Klal, entre le Créateur et Son peuple aimé.
Chaque année, dans la nuit de Lag Ba’omèr, lorsque les feux s’élèvent, c’est la mémoire de ce peuple qui s’allume vers Celui qui a dit, et le monde fut.

Milieu de la nuit, heure de miséricorde et de grâce, Réfaël mon frère et moi arrivons épuisés dans la petite cour de Rabbi Chim’on. Le vent mord. Presque personne. Le cœur plein d’espoir, nous entrons dans le saint lieu….
Avant de parler de Méron, ou plus exactement pour mieux en parler, il nous faut la préface d’un artiste, un grand, qui va nous faire comprendre pourquoi on s’y rend et ce qui s’y passe.
Shuli Rand, comédien, musicien, auteur, compositeur, interprète, réalisateur, scénariste – et encore – revenu à ses sources vers la ‘Hassidout Breslav, a décrit dans l’une de ses plus belles chansons ce qu’est exactement "la montée à Méron".
Réfaël, titre de ce chef-d’œuvre, décrit le parcours de deux hommes : le narrateur et Réfaël, son frère, que nous suivons, une nuit froide d’hiver, dans leur chemin vers ce lieu saint. Ils viennent prier sur le tombeau de Rabbi Chim’on pour la guérison de leur mère, aimée et malade.
Ce que raconte cette chanson, c’est exactement ce qui se joue à Méron. Non pas une montée physique. Mais une plongée intérieure.
Quand Méron révèle ses secrets
Perchée sur les collines de Galilée, cette petite localité devient, le 18 Iyar, 33e jour du 'Omèr le
point de convergence d’un peuple entier. Non pas pour une commémoration historique, mais par mémoire spirituelle.
Pendant des siècles, presque rien ne s’y passe. Puis, au XVIe siècle, arrivent les exilés d’Espagne qui s’installent à Tsfat (Safed). Toute la région s’illumine. La Kabbale se déploie et révèle ses secrets.
C'est le Ari HaKadoch, Rav Its’hak Louria, qui va fixer ce mouvement de monter à Méron, sur le tombeau du Rachbi - Rabbi Chim’on Bar Yo’haï -, à Lag Ba’omèr.
Depuis, le flux ne s’est jamais arrêté. Des générations entières ont pris cette route. À pied, en charrette, en bus, aujourd’hui en voiture. Peu importe le moyen. Ce qui compte, c’est l’élan.
Bain de minuit à Méron
Chaque année, des centaines de milliers de personnes s’y retrouvent. Le plus grand rassemblement du pays. Et pourtant, chacun y vit quelque chose de profondément personnel. Comme ces deux frères, dans la nuit. Comme
chacun de nous, à sa manière, avec sa prière, sa singularité, son parcours, ses attentes.
"Milieu de la nuit, heure de miséricorde et de grâce, Réfaël mon frère et moi arrivons épuisés dans la petite cour de Rabbi Chim’on.
Le vent mord. Presque personne.
Le cœur plein d’espoir, nous entrons dans le saint lieu.
Chalom Rabbi Chim’on, c’est moi. C’est Réfaël.
Nous sommes venus de loin et ne savons pas vraiment prier.
C’est maman qui s’éteint – ainsi parle Réfaël, et sa voix se brise.
On ne monte pas à Méron comme on monte quelque part, ou n’importe où.
Ce que raconte cette chanson, c’est exactement ce qui se joue à Méron. Non pas une montée physique. Mais une plongée intérieure. "
Une boule noire explose dans mon ventre, Réfaël mon frère pleure, se déverse sur mon épaule.
Soudain, dans l’obscurité, les yeux de Réfaël s’embrasent.
Il se souvient de cette excursion dans les dunes, comment papa et maman chantaient à deux voix.
Sept heures du matin sur la vieille route, Réfaël mon frère et moi attendons une voiture qui nous emmènera, vite – chez maman."
La chanson de Shuli Rand se lit à plusieurs niveaux. Elle est à multiples facettes, à multiples interprétations.
Cette mère à l’agonie, que ses fils adorent, pour laquelle ils viennent prier de loin, peut tout aussi bien être la Chékhina – la Présence divine – qui se languit de ne pas encore être descendue sur Terre. Et ses enfants, ‘Am Israël, prient de la revoir dans toute sa splendeur.
Et le nom Réfaël – l’ange de la guérison dans nos Textes –, n’a certainement pas été choisi de façon fortuite. C’est avec lui que le narrateur se rend à Méron, plein d’espoir et de doutes en même temps.
On y vient chargé : de prières, de douleurs, de questions auxquelles la vie n’a pas encore répondu.
Et une fois sur place, quelque chose se défait. Les barrières tombent.
On pensait venir parler. On découvre qu’on est venu s’abandonner.
Lag Ba’omèr à Méron : lorsque le temporel et le géographique se rencontrent dans un baiser fou entre Ciel et terre.
Qui peut rater ce rendez-vous ?
Jocelyne Scemama


A Lag Ba'omèr , nous célébrons Rabbi Chim'on Bar Yo'haï, auteur du saint Zohar . Nous sommes fiers d’être les héritiers d’une sagesse aussi profonde que la Kabbala . Mais de quoi sommes-nous donc si fiers ? Que vient nous enseigner cette partie inconnue de notre héritage ?
Le mot Kabbala résonne aujourd’hui avec une étrange familiarité. Pourtant, ce qui se murmure dans l’agitation du monde n’est, le plus souvent, qu’un lointain écho déformé de sa véritable essence. Ce que l’opinion publique croit en saisir se réduit fréquemment à un mélange confus de psychologie simpliste et de techniques de bienêtre, drapé d’un vernis de mysticisme qui n’en possède ni la rigueur, ni l’authenticité.
Il est fascinant de constater à quel point l’esprit humain accepte de se laisser abuser. Dans toute discipline scientifique, nul ne songerait à la maîtrise sans un effort d’étude acharné. Pourtant, face au sacré, la raison semble s’effacer devant le désir d’être "mystifié". On se complaît dans des formules creuses, sous prétexte que la Kabbale, par définition, se doit d’être obscure.
La parabole des trois chercheurs
Pour cerner ce que représente réellement la Kabbale, imaginons une scène dans le secret d’un laboratoire de physique nucléaire.
Le premier chercheur observe des collisions d’atomes. Penché sur ses instruments, il note les faits avec une précision chirurgicale. Son regard reste confiné aux résultats tangibles ; il voit ce qui est, sans chercher ce qui sous-tend la matière.
Le deuxième chercheur, fort d’une vision plus vaste, s’appuie sur ces données pour en explorer la portée métaphysique. Conscient que ses instruments ne peuvent mesurer les particules qu’il pressent, il bâtit un modèle global. Il évoque des concepts audacieux : des "super-cordes", des "tunnels atomiques" ou des "dix dimensions".
Le troisième personnage, à la culture lacunaire mais à l’imagination débordante, s’approprie ce vocabulaire. Il disserte avec assurance sur les "énergies illimitées" de ces dimensions, sans jamais avoir approché la réalité des calculs ou de la matière.
Ces trois figures illustrent assez les approches de la sagesse de la Torah. Le premier chercheur est celui qui observe la Torah révélée dans son sens littéral, la partie émergée de l’iceberg : ‘Houmach ou Talmud dans leur sens simple, mais aussi la Halakha. Le véritable kabbaliste s’apparente au second chercheur : sa description est abstraite, mais elle prend racine dans une perception rigoureuse de la réalité profonde qui se cache derrière le monde et la Loi. Le pseudokabbaliste, enfin, ne vit que dans ses rêves, utilisant un lexique sacré pour masquer un vide intellectuel.
L’Arbre de vie au cœur du jardin
La partie la plus profonde, mais paradoxalement la moins étudiée de l’enseignement de Rabbi
Chim’on Bar Yo’haï, fait partie de cette tradition secrète. En ces domaines, celui qui sait ne parle pas, et celui qui parle, en général, ne sait pas. Ces secrets ne se transmettent pas par la simple parole ; l’élève doit avoir travaillé pour comprendre de lui-même, tandis que le maître lui transmet l’organisation des connaissances (Talmud, ‘Haguiga 11b).
Nous n’allons donc pas donner d’enseignements de Kabbala qui nous dépassent, mais essayer de présenter simplement son origine, son développement au cours des siècles et ses objectifs.
La Torah révélée (dont fait partie la Halakha) explore les frontières entre le Bien et le Mal. Elle tire son énergie de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. La Kabbala, elle, s’abreuve à l’Arbre de Vie. Elle dépasse la dualité pour atteindre l’essence du monothéisme, où tout, y compris le mal, trouve un sens dans l’unité suprême de la Création. Cette notion profonde mais dangereuse pourrait mener celui qui ne serait pas suffisamment érudit à accepter le mal tel quel, ou à permettre ce qui est interdit.
Ces enseignements sont protégés par des paraboles dont seul le Sage possède les clés. Le kabbaliste n’est pas seulement un Mékabel (celui qui reçoit), mais un Mékoubal : celui qui est accepté. Il est donc l’héritier de l’expérience prophétique, se rendant digne, par son travail, d’une révélation acceptée par le Ciel.
Le Talmud divise cette sagesse en deux courants : le Ma’assé Béréchit (l’acte de Création) et le Ma’assé Merkava (le Char divin), qui explique comment D.ieu gère le monde et comment nos actes influencent les sphères supérieures. Cette transmission d’un même message, que certains font remonter à Avraham et son Séfer Yétsira, s’est reformulée à travers les âges en réponse aux défis lancés par les différentes époques et courants de pensée antagonistes :
- L’époque prophétique : Les prophètes furent les premiers Mékoubalim, répondant par la parole divine directe au mensonge de l’idolâtrie.
- L’époque du Zohar : Après l’extinction de la prophétie, la sagesse de la Michna et les enseignements de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï prirent le relais, faisant face au mysticisme, après la disparition de l’idolâtrie.
- L’école de Safed : La pensée et la recherche philosophiques relèguent le mysticisme au rang de curiosité archaïque. La Kabbala de l’époque, guidée par le Arizal et ses élèves de la ville de Safed, fera face à la philosophie, dans une réflexion nourrie du Zohar, rappelant que la source de la vérité dépasse la simple pensée humaine.
- L’ère moderne : Avec l’avènement de la psychologie, l’école du Moussar de Rabbi Israël Lipkin Salanter (1810-1883) et la ‘Hassidout du Ba’al Chem Tov (1700-1760) ont mis à la portée de tous ces notions autrefois réservées à une élite, pour soigner la psyché humaine par la spiritualité. Même si ces deux écoles de pensée utilisent des formulations et des champs lexicaux fondamentalement différents, elles

Il faut rester calme face aux épreuves : Rabbi Na’hman de Breslev comparait ce monde à un pont très étroit et enseignait : “L’essentiel est de ne pas avoir peur et de se renforcer dans le Bita’hon en Hachem”.
ont en commun de mettre à portée de tous les notions auparavant réservées aux Mékoubalim
Le paradoxe de l’infini : saisir l’insaisissable
Sans rentrer dans la profondeur de la pensée kabbalistique, nous pouvons effleurer le but de cette recherche inlassable qui a animé des générations de maîtres d’Israël.
La Kabbale cherche à comprendre D.ieu, mais se heurte à un paradoxe : comment le fini peut-il cerner l’Infini ? D.ieu est En Sof, sans limite, sans paramètre. Or, l’esprit humain n’apprend que par la définition et le contraste. D.ieu est par définition incomparable. Son essence échappe à toute expérience humaine.
Lorsqu’un enfant décrit le miel par sa douceur, il projette sa propre expérience. Mais pour comprendre la géopolitique, ses émotions sont inutiles. Il en va de même pour l’Essence divine : aucune image ne suffit. Notre esprit n’a pas été conçu pour communiquer directement avec l’Essence pure. Aucune image, aucune comparaison ne peut satisfaire notre entendement. D.ieu est En Sof, hors du temps et des définitions.
La Hanhaga : Le pont entre les mondes
La réponse réside dans la Hanhaga (la manière dont Hachem dirige notre monde). C’est un espace d’interaction créé par D.ieu à l'intérieur duquel nous pouvons, à notre mesure, accéder à la connaissance.
Pour le comprendre, prenons deux images :
- Le jeu : Un adulte joue aux billes avec un bébé. L’enfant croit que l’adulte est un grand enfant, sans saisir la complexité du monde adulte. Le jeu n’est pas le reflet des valeurs de l’adulte.
- L’éducation : Un parent choisit une école basée sur la justice et la dignité. L’enfant ne voit que la règle concrète (porter un certain uniforme). Mais en grandissant, à travers ces règles finies, il finit par incarner les valeurs invisibles de ses parents.
Telle est la fonction des Mitsvot. Elles sont finies et compréhensibles, mais leur âme est divine.
En étudiant la Hanhaga, la manière dont D.ieu gère le monde, nous développons nos sens spirituels pour entrevoir, par reflet, Celui qui est insaisissable. C’est ici que la Kabbale prend tout son sens. Elle ne prétend pas dévoiler l’Essence absolue de D.ieu, qui demeure à jamais indéfinissable. Elle s’attache à comprendre la Hanhaga divine : la manière dont D.ieu gère et dirige le monde qu’Il a créé. En étudiant les versets et les lois, en cherchant le sens profond de cette direction divine, nous développons graduellement nos sens spirituels.
La Kabbale nous enseigne qu’en cherchant à comprendre comment D.ieu interagit avec nous, nous obtenons, par reflet, un précieux aperçu de Celui que l’on ne peut saisir. À travers le fini des commandements, c'est l'Infini que nous apprenons, pas à pas, à entrevoir.
Le jeu de l’arc de Lag Ba’omèr
Le jour de Lag Ba’omèr, tout le peuple juif se connecte à Rabbi Chim’on Bar Yo’haï et à son enseignement kabbalistique. Pour la plupart, cela consistera à intégrer l’existence d’une profondeur cachée derrière nos connaissances. Tout simplement savoir que sous la plaque tectonique de la Halakha, bouillonne un magma spirituel qui fait qu’une Mitsva bien faite est capable de modifier l’homme et le monde.
Parmi les traditions de Lag Ba’omèr, il en est une qui captive le regard par sa singulière poésie : celle des enfants se rejoignant dans les champs pour jouer avec des arcs et des flèches.
L’explication la plus célèbre nous lie au mérite de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï. À son époque, l’arc-enciel n’apparaissait jamais, car le mérite du maître suffisait à protéger le monde. Mais l’arc est plus qu’un souvenir de protection ; il est, selon le Zohar, l’annonce d’une lumière rédemptrice.
L’arc est une arme paradoxale : pour frapper une cible lointaine, la flèche doit d’abord être tirée vers son propre cœur. Plus la tension nous ramène vers notre centre, plus la portée est vaste.
L’épée et l’arc : les deux visages de la Torah
Dans une de ses Hitva’adouyot, le Rabbi de Loubavitch expliquait brillamment qu’un Juif, comme tout homme, doit faire face à deux types d’adversité : les défis manifestes et les ombres invisibles de notre subconscient.
Ainsi, face à l’adversaire visible, "l’épée" de la Loi révélée (le Niglé) est notre alliée ; elle délimite avec précision le permis et l’interdit. La Torah cachée (le Nistar), ou la Kabbale, nous permet quant à elle d’affronter l’angoisse existentielle et les brisures intérieures en plongeant au plus profond de notre âme, là où réside l’étincelle divine.
Il fut un temps où la dimension révélée suffisait. Mais dans la complexité de notre époque, il est devenu vital de guérir les profondeurs de l’être et de le connecter de façon encore plus intime à Hachem. Le Créateur nous a donc envoyé Rabbi Chim’on Bar Yo’haï pour nous apprendre à ouvrir les fenêtres de notre subconscient, et nous a rapprochés d’une perception du Divin
et de notre essence divine. Chacun pourra étudier son message à travers le Moussar ou la ‘Hassidout, mais seuls les plus sages auront accès directement à son enseignement.
En nous offrant les clés du Zohar, Rabbi Chim’on nous a légué l’arc et la flèche : la capacité de transformer chaque repli sur soi en une force de propulsion vers l’Infini. À travers sa sagesse, nous apprenons que l’obscurité n’est que le voile d’une lumière qui n’attend que notre éveil pour resplendir.
Héritiers d’une sagesse qui unit l’acte concret à l’Infini divin, nous portons en nous la splendeur de cette "Torah de vie" qui ne se contente pas de régir nos gestes, mais illumine les profondeurs de notre âme. C’est avec une immense fierté que nous puisons à cette source inépuisable, capable de transformer nos défis les plus intimes en une ascension continue, chaque jour un peu plus haut.
Rav Nathaniel Mimoun


À l'école (je suis au collège), la prof d'histoire-géo qui est non-juive nous a remis en question sur le fait que l’on écrit D.ieu avec un point : D. lors de contrôles de chrétienté et d’islam. Elle nous dit que lors de cours d’histoire, nous devons mettre de côté nos sentiments, origines, et religion car elle est là seulement pour "déposer" les informations. Elle prend cela comme une insulte contre elle. J’ai dit cela à la direction mais malgré le fait que c’est une école juive, ils ne veulent pas "se mêler". Je sais bien que la Torah nous suit dans toutes les situations et est un mode de vie. Comment faut-il réagir face à cette situation et dans quels cas faut-il écrire D.ieu en entier ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan
L’interdiction ne consiste pas à écrire les noms d’Hachem. C’est le fait de les effacer, de les jeter dans un récipient destiné aux ordures ménagères ou du de les introduire dans un endroit inadéquat qui pose un sérieux problème. Donc, on évite de les écrire par crainte qu’ils soient manipulés sans le respect qui leur est dû. En ce qui vous concerne, vous pouvez écrire "Dieu" comme le demande votre professeur et lorsque vous récupérerez votre copie, il suffira de le découper et de le placer dans une Guéniza.
Explications :
1. Il est strictement interdit d’effacer les noms d’Hachem ou, même, une partie de ces noms. (Rambam, Hilkhot Yessodé Hatorah 6, 1 ; Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 276, 9).
2. Il est également interdit de manquer de respect aux supports sur lesquels ils sont inscrits.
3. Les noms de D.ieu en langue étrangère, comme D.ieu, G.od, G.ott, Bóg, Allah, etc. font l’objet d’une grande discussion. D’après certains décisionnaires, l’interdiction mentionnée précédemment est également en vigueur lorsque les noms (ou certains termes désignant Dieu) sont écrits dans une autre langue. Selon d’autres, il n’est pas interdit de les effacer. (Iguerot Moché Yoré Dé’a 1, 172 ; Michna Broura 85, 10 ; Kodech Lachem 8, 6)
4. Étant donné qu’il s’agit d’une interdiction grave, on préfère adopter une attitude rigoureuse et l’écrire différemment, d’une manière allusive ou d’une manière partageant le mot en deux (avec un point).
Mon fils est obligé d’aller à un cours de catéchisme !
Mon fils en classe de 4e est obligé d’aller une heure tous les 15 jours à un cours de catéchisme après avoir étudié dans une école juive depuis le Gan. Que dois-je lui conseiller : des boules Quies ? De penser à autre chose pendant le cours ? Ne me dites pas de le faire changer d’école, car c’est la seule école qui lui a donné sa chance !

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Nous ne sommes pas en mesure de permettre une chose interdite, surtout lorsqu’il s’agit de l’instruction des doctrines de la foi d’autres religions !!
mère est invitée chez nous, elle veut allumer les bougies avec Brakha, ma femme fait la tête !
On reçoit régulièrement ma mère le Chabbath. Nous sommes Séfarade d’origine marocaine. Par ailleurs, ma femme est extrêmement attachée à la Mitsva de Hadlakat Nérot avec sa Brakha. Quand ma mère vient, ma femme tient à faire sa Mitsva. Que dois-je faire : d’un côté, ma femme est très attachée à toute cette Mitsva, et d’un autre on a l’obligation de respecter ma maman. Je ne veux pas manquer de respect à ma mère ni créer de tension entre elles. Nos enfants voient cela, je ne suis pas sûr qu’on leur montre le bon exemple, on nous a toujours appris à respecter nos parents, et si on leur montre cela, ils risquent eux mêmes de manquer de respect à leurs futurs beauxparents, sans même s’en rendre compte !

Réponse de Rav Gabriel Dayan
Dans ce type de situation, il ne suffit pas d’avoir raison, il faut avoir du tact, de la finesse et de la sagesse. Être sage, c’est comprendre que toutes les vérités ne doivent pas forcément être imposées de front, même s’il s’agit de renoncer à une Mitsva. Si votre épouse cherche à défendre sa position à tout prix, cela créera des tensions et quelques étincelles de trop. Rien ne vaut le Chalom, donc, autant éviter d’ajouter des flammes inutiles.
1. Votre maman devrait savoir que lorsque l’on est invité, on doit se faire tout petit et se plier aux règles de la maîtresse de maison. Donc, elle devrait savoir que c’est à votre épouse d’allumer les bougies du Chabbath.
2. Si, pour une raison ou une autre, elle a du mal à s’investir de cette vérité, il faut agir comme indiqué dans les paragraphes suivants.
- Première solution : si cela est faisable avec douceur, il est possible d’expliquer à votre maman, avec beaucoup de respect, que dans votre foyer, votre épouse a pris sur elle cette Mitsva de manière constante. Très souvent, exprimé avec délicatesse et considération, cela est bien compris et même apprécié.
- Seconde solution : si la solution précédente n’est pas envisageable, votre épouse se tiendra aux côtés de votre maman au moment de l’allumage. Cette dernière allumera les bougies avec Brakha et votre épouse répondra Amen. De suite après, votre épouse pourra allumer ses bougies, sans Brakha. Hachem considèrera que sa Mitsva a été accomplie de la meilleure manière. Si elle n'en est pas convaincue et qu'elle craint quoi que ce soit, dites-lui qu'après 120 ans, elle pourra rediriger le tribunal Céleste vers l’auteur de cette réponse.
3. Le roi Chlomo écrit : "Celui qui m’écoute résidera en sécurité, il sera serein, à l’abri de la crainte du mal." (Michlé 1, 33).
4. Il écrit par ailleurs : "Elle est un arbre de vie pour ceux qui s’y attachent, et ceux qui la soutiennent sont heureux." (Michlé 3, 18)
5. Votre épouse doit lire cette réponse.














Les enfants, cette semaine, apprenons à reconnaître les jours saints de notre calendrier et à les vivre différemment des autres jours.
Chez la famille Cohen, la semaine est toujours très animée. Entre l’école, les devoirs et les jeux, ça court dans tous les sens.
Un vendredi après-midi, maman appelle : "Les enfants, on range le Mouktsé (objets qui ne peuvent être déplacés ni manipulés pendant Chabbath), Chabbath arrive !" Mais Nathan continue à jouer avec sa voiture télécommandée. "Attends maman !" Sa sœur lui dit : "Mais c’est Chabbath, dépêchetoi !" Nathan répond : "C’est bon, c’est juste un jour comme les autres…" Papa l’entend : "Chabbath, un jour comme les autres ?!"
Nathan hausse les épaules. "Ben oui, on mange, on parle, c’est pareil." Papa ne répond pas tout de suite.
Le soir, la table de Chabbath est prête. Les bougies sont allumées, la maison est calme. Tout le monde est bien habillé, papa et Nathan rentrent de la synagogue. Pendant le repas, papa demande à Nathan ce qu’il a fait aujourd’hui, le garçon répond : "Comme d’habitude : école, devoirs, jeux." Papa continue : "Et maintenant, tu fais quoi ?
L'ENSEIGNEMENT
Dans la Paracha, la Torah évoque ensemble les fêtes juives et le Chabbath. Pourquoi mélanger Chabbath et les fêtes ?
Rachi nous dit qu’elle veut attirer notre attention sur l’importance du Chabbath.
Tous les jours ne se ressemblent pas : il y a des jours où l’on travaille, joue, court... et il y a des jours spéciaux où l’on s’arrête, où l’on change notre façon de vivre.
Le Gaon de Vilna dit que la Paracha parle des sept jours de fête de l’année juive :
- On mange ensemble, on chante et on parle de Torah.
- Comment tu te sens ?
- Bien, c’est plus calme, j’aime quand on parle de la Paracha de la semaine et qu’on chante."
Papa sourit. "Tu vois ? Ce n’est pas un jour comme les autres. C’est ça le secret. Il y a des jours pour vivre autrement."
Nathan comprend que si tous les jours se ressemblent, on ne remarque plus rien. Mais quand un jour est spécial, on le ressent

enfants, posons-nous les bonnes questions !
Est-ce que tu fais une différence entre un jour de semaine et Chabbath ?
Qu’est-ce qui change dans ton comportement pendant Chabbath et les jours de fête ?
Comment peux-tu mieux vivre ces moments ?

le premier jour et dernier jour de Pessa’h, Chavou’ot, Roch Hachana, le premier et dernier jour de Souccot et Yom Kippour.
La Torah nous apprend donc une grande leçon : savoir différencier les moments. Il y a des moments pour faire, et des moments pour s’arrêter. Des moments pour agir, et des moments pour réfléchir. Grandir, c’est savoir reconnaître ces moments, et les vivre comme ils doivent l’être.
À l’approche de Chabbath, les grands maîtres du judaïsme ne se contentent pas d’attendre que le jour saint commence. Ils se lèvent, se préparent, changent leur façon d’être, exactement comme s’ils allaient accueillir une personne très importante.
Le Talmud raconte que Rabbi ‘Hanina s’enveloppait dans ses beaux vêtements de Chabbath et disait : "Allons à la rencontre de la reine Chabbath !" Un autre Sage, Rabbi Yanaï, mettait lui aussi ses vêtements de Chabbath et disait : "Entre, ô fiancée ! Entre, ô fiancée !"

Et c’est exactement ce que notre Paracha nous apprend quand elle parle de Chabbath au milieu des fêtes. Tous les jours ne se ressemblent pas. La grandeur de Rabbi ‘Hanina et de Rabbi Yanaï, c’est qu’ils ne vivent pas cela seulement dans leur tête.

Pourquoi parlent-ils ainsi ? Parce que pour eux, Chabbath n’est pas un jour "libre" de plus dans la semaine. Ce n’est pas juste un jour où l’on mange mieux ou où l’on reste davantage à la maison. C’est un jour qui entre dans la maison comme une reine. Un jour qui a une sainteté, une ambiance, une lumière particulière.
Ces grands maîtres nous montrent quelque chose d’extraordinaire : on peut sentir qu’un jour est différent si on décide de le vivre différemment. Ils ne disent pas : "Bon, Chabbath arrive, on verra bien." Ils se préparent, ils s’habillent autrement, ils parlent autrement ; bref, ils se mettent dans un autre état d’esprit. Ils montrent par leurs gestes que le temps lui-même peut devenir saint.

Ils le montrent avec leur corps, avec leur voix, avec leur manière d’accueillir le jour saint.
Grâce à eux, nous comprenons que Chabbath et les jours de fête ne doivent pas être vécus "comme d’habitude". Si on les traite comme des jours ordinaires, on passe à côté du trésor et des promesses qu’ils contiennent. Mais si on les accueille comme quelque chose de spécial, alors on commence à sentir leur beauté.
Même un enfant peut vivre cela : en se préparant pour Chabbath, en mettant de beaux vêtements, en rangeant, en préparant des Divré Torah pour la table de Chabbath, en sentant que "maintenant, ce n’est plus pareil".
Les enfants, cette semaine, essayez d’accueillir Chabbath ou un jour de fête comme quelque chose de spécial : préparez-vous encore mieux et faites sentir autour de vous que ce jour n’est pas un jour comme les autres.
Essayez cette recette fraîche qui ravira vos convives et apportera une belle touche d’originalité à votre table de Chabbath !
Pour 6 personnes
Temps de préparation : 10 min
Difficulté : Facile




• 2 pommes vertes
• 2 concombres
• 100 g de noix
• 120 g de roquette
• Le jus d’1 citron
• 4 cuil. à soupe d’huile d’olive
• 1 cuil. à soupe de miel
• ½ cuil. à café de sel
Réalisation
- Coupez les pommes et les concombres en fines lamelles.
- Ajoutez la roquette et les noix.
- Mélangez le jus de citron, l’huile d’olive, le miel et le sel.
- Assaisonnez juste avant de servir et mélangez délicatement.
Conseils :

Ajoutez quelques copeaux de pomme au dernier moment pour garder un maximum de croquant et de fraîcheur.
Chabbath Chalom !
Murielle Benainous


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