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Torah-Box Magazine n°357 Israël - Tsav

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L'ÉDITO DE LA SEMAINE

Quand souffrance et liberté se rencontrent…

L’histoire juive commence de manière étrange : nos ancêtres seront durement opprimés en Égypte, pour retrouver ensuite la liberté grâce à des miracles prodigieux. À la limite, on aurait préféré ne pas souffrir de cet asservissement, et ne pas assister à de tels miracles ! Pourtant, chaque année, on fête cet événement grandiose que représente la sortie d’Égypte, symbolisé par le Maror – les herbes amères – qui rappelle la souffrance de nos ancêtres, et la Matsa, qui représente leur libération. D’après l’avis de Hillel, il faut consommer le Maror et la Matsa ensemble, comme pour bien nous indiquer que ces deux expériences sont étroitement liées, et qu’il n’y a pas lieu de les séparer. Étonnant !

En réalité, c’est tout le destin du peuple juif qui intrigue : il survit alors qu’il est pourchassé, accusé, massacré par des empires très puissants. Ces derniers vont finir par disparaître, mais le peuple hébreu, lui, survit miraculeusement, comme s’il était immortel. Ce phénomène a interpellé de nombreux écrivains et philosophes non juifs. Si, pour certains, on parle de complot juif international qui utiliserait la fourberie et l’argent pour se maintenir – explication en soi complètement farfelue, qui trouve sa source essentiellement dans un antisémitisme viscéral – d’autres, par contre, parviennent à des conclusions bien différentes. Citons comme exemple Mark Twain, Léon Tolstoï et Nicolas Berdiaev. Tous trois se sont arrêtés, saisis, face au même mystère.

Mark Twain, écrivain américain, a écrit un texte célèbre en 1899 intitulé Concerning the Jews, dans lequel il exprime une admiration étonnante pour la survie du peuple juif à travers l’Histoire : “L’Égypte, la Grèce, Rome… tous ont dominé, tous ont disparu. Et au milieu de ces empires effondrés, un peuple demeure. Toujours là. Toujours vivant. Toutes choses sont mortelles, sauf le Juif… Quel est le secret de son immortalité ?”

Léon Tolstoï, écrivain russe, esprit en quête de vérité, tourne son regard vers la Bible et les racines de la foi : ce peuple porte quelque chose d’ancien et d’indestructible, comme si l’histoire humaine ne pouvait s’écrire sans lui.

Nicolas Berdiaev est un philosophe russe. Pour lui, ce n’est plus seulement une question, c’est une réponse. Le peuple juif n’est pas simplement un survivant de l’Histoire – il en est le cœur. Il est celui qui a introduit dans le monde une idée révolutionnaire : l’Histoire a un sens. Elle avance. Elle conduit quelque part.

Trois voix différentes. Trois approches. Mais une même perception : il y a ici une présence qui ne s’explique pas uniquement par les règles habituelles de l’Histoire. Un peuple que l’on a voulu effacer, à tant de reprises, et qui demeure. Non pas figé, mais vivant.

L’expérience en Égypte, en définitive, représente un peu le prototype du destin du Juif à travers les temps. Comme on le dit dans la Hagada : “Dans chaque génération, se lèvera un ennemi qui voudra nous éliminer, mais D.ieu interviendra pour nous sauver de ses mains.” C’est en réalité cela, le message de la fête de Pessa’h : il est vrai que notre destin n’est pas toujours facile, mais D.ieu ne nous abandonne jamais. Ce salut est intimement attaché à l’épreuve, et on ne peut les séparer.

Nous en avons encore un exemple actuellement. À peine sommes-nous sortis de la Shoah, que se sont levés de nouveaux ennemis qui voulaient notre destruction : Nasser, Arafat, Sinwar, Nasrallah, Khamenei. Mais voilà que, tour à tour, ces personnages disparaissent.

Il nous reste à espérer que cette année, marquée par de nombreux miracles, nous puissions être enfin de retour à Jérusalem reconstruite, comme dans les temps anciens, Amen !

Rav Daniel Scemama

SOMMAIRE

Rav Daniel Scemama

L'Édito - Quand souffrance et liberté se rencontrent…

Guide de Pessa'h

- Faire disparaitre le 'Hamets

- La vente du 'Hamets

- Les aliments permis durant la fête

- La recherche du 'Hamets

- Calendrier de la fête

Rav Yossef-‘Haïm Sitruk

Préparer Pessa’h malgré la guerre en Israël

Anime ton Séder

Jeux ludiques et drôles pour animer votre table du Séder

Rav Yehonathan Gefen

Parachat Tsav – La longueur d’avance du Ba’al Téchouva

Shabatik

Histoire

Un Séder de Pessa’h en mode carnage

Flash Chabbath

Rav Gabriel Haccoun

Le message d'un rabbin de Ra'anana

Éducation

Le Séder - Ce que vos enfants retiendront vraiment

Devinettes sur la Paracha

Vie juive

E’had mi Yodé’a, l’annonce de la délivrance

Femmes

Pessa’h : 8 conseils pour un atterrissage réussi !

Questions au Rav

La Paracha pour les enfants

J’ai une question !

Recette

Arayes à la Matsa spécial Pessa’h !

Responsable publication

David Choukroun

Rédacteurs

Rav Daniel Scemama, Alexandre Rosemblum, Elyssia Boukobza, Moshé Haïm

Sebbah, Rav Yossef-‘Haïm Sitruk, Mickaël Allouche, Rav Yehonathan Gefen, Rav Gabriel Haccoun, Rav Nathaniel Mimoun, Sarah Kisielewski, Rav Gabriel Dayan, Murielle Benainous

Mise en page Dafna Uzan

Secrétariat 02.37.41.515

Publicité

Daniel Peretz daniel26mag@gmail.com 054-24-34-306

Distribution diffusion@torah-box.com

Remarques & commentaires magazine@torah-box.com

Abonnement torah-box.com/magazine

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 Ne pas lire pendant la prière

 Ce magazine contient des enseignements de Torah, ne pas le jeter dans une poubelle

Chabbath Hagadol

CALENDRIER DE LA SEMAINE

Daf Hayomi Mena'hot 73

Michna Yomit Me'ila 6-3

Daf Hayomi Mena'hot 74

Michna Yomit Me'ila 6-5

Daf Hayomi Mena'hot 75

Michna Yomit Tamid 1-1

Parachat Tsav

Daf Hayomi Mena'hot 76

Michna Yomit Tamid 1-3

Daf Hayomi Mena'hot 77

Michna Yomit Tamid 2-1

Daf Hayomi Mena'hot 78

Michna Yomit Tamid 2-3

Daf Hayomi Mena'hot 79

Michna Yomit Tamid 2-5

Daf Hayomi Mena'hot 80

Michna Yomit Tamid 3-2

Mercredi 25 Mars

Rav Sasson Mizra'hi

Samedi 28 Mars

Rav Chalom Messas

Dimanche 29 Mars

Rav Moché Ben Na'hman

Lundi 30 Mars

Rav Chimchon David Pinkous

Horaires du Chabbath Parachat Tsav'

Jéru. Tel Aviv Natanya Montréal

Entrée 18:15 18:37 18:37 18:36

Sortie 19:33 19:35 19:35 19:35

Zmanim du 28 Mars

Jéru. Tel Aviv Natanya Montréal

Nets 06:33 06:35 06:35 06:34

Fin du Chéma (2) 09:38 09:40 09:41 09:40

'Hatsot 12:44 12:46 12:46 12:46

Chkia 18:56 18:57 18:58 18:57

1er jour

jour

jour

jour

jour

jour 7ème jour

Daf Hayomi Mena'hot 81

Michna Yomit Tamid 3-4

'Hol Hamo'èd Pessa'h

Daf Hayomi Mena'hot 82

Michna Yomit Tamid 3-6

'Hol Hamo'èd Pessa'h

Daf Hayomi Mena'hot 83

Michna Yomit Tamid 3-8

'Hol Hamo'èd Pessa'h

Daf Hayomi Mena'hot 84

Michna Yomit Tamid 4-1

'Hol Hamo'èd Pessa'h

Daf Hayomi Mena'hot 85

Michna Yomit Tamid 4-3

'Hol Hamo'èd Pessa'h

Daf Hayomi Mena'hot 86

Michna Yomit Tamid 5-2

Pessa'h Pessa'h

Daf Hayomi Mena'hot 87

Michna Yomit Tamid 5-4

Daf Hayomi Mena'hot 88

Michna Yomit Tamid 5-6

Mardi 31 Mars

Rabbi Yossef Karo (Choul'han 'Aroukh)

Rabbi Mena'hem Mendel (Tséma'h Tsédek)

Rav Moché Ben 'Haïm Alchikh

Jeudi 2 Avril

Its'hak Avinou

Samedi 4 Avril

Rabbi Meïr Abi'hssira (Baba Meïr)

Horaires du Chabbath 'Hol Hamoèd

Jéru. Tel Aviv Natanya Montréal

Entrée 18:20 18:41 18:42 18:41

Sortie 19:38 19:40 19:40 19:40

Zmanim du 4 Avril

Jéru. Tel Aviv Natanya Montréal

Nets 06:24 06:26 06:26 06:25

Fin du Chéma (2) 09:33 09:35 09:35 09:34

'Hatsot 12:42 12:44 12:44 12:44

Chkia 19:00 19:02 19:02 19:02

Après 210 années d’oppression en Egypte, pendant lesquelles le roi Pharaon réduisit les Hébreux en esclavage, D.ieu décida d’envoyer Moché chez Pharaon pour lui demander de libérer les Siens.

Refusant de leur rendre la liberté, malgré les nombreux avertissements reçus, D.ieu envoya alors sur l’Egypte 10 terribles plaies qui anéantirent le cœur du pays (bétail, récoltes, etc.).

Dans la nuit du 14 au 15 Nissan de l’année 2448 depuis la création (1313 avant l’ère commune), ce fut la dixième plaie : la mort des premiersnés égyptiens. D.ieu épargna les enfants d’Israël, "sautant par-dessus " leurs maisons.

Pharaon céda enfin, et libéra tous les esclaves hébreux de son pays.

En quittant précipitamment l’Egypte, le pain préparé n’eut pas le temps de lever (c’est pourquoi nous consommons des Matsot pendant la fête)

Le peuple, au nombre de 600 000 hommes âgés de 20 à 60 ans, quitta alors l’Egypte en direction du mont Sinaï où il recevra la Torah, 49 jours plus tard : ce sera la naissance du peuple juif.

Chaque année, en lisant la Hagada (récit) de Pessa’h, nous essayons de revivre la servitude de nos ancêtres, qui ont eu le mérite de voir les prodiges de D.ieu et reconnaître Sa grandeur avant de pouvoir être libérés et devenir un peuple. Aujourd’hui également, c’est en se rapprochant de D.ieu que nous connaîtrons la véritable liberté spirituelle...

PESSA’H : signifie "passer au-dessus ". Nous fêtons cet évènement en souvenir de la nuit du 15 Nissan où D.ieu est passé au-dessus des maisons de Ses enfants fidèles et n’a frappé que les premiers-nés égyptiens.

FAIRE DISPARAÎTRE LE ‘HAMETS

Qu’est-ce que le ‘Hamets ?

Tout aliment ou boisson fait à partir de blé, orge, seigle, avoine, épeautre (exemples : pain, pâtes, Whisky, etc.) ayant fermenté, est considéré comme du ‘Hamets. Il est interdit d’en consommer, d’en tirer profit ou d’en posséder.

Comment le faire disparaître ?

En nettoyant minutieusement tout endroit susceptible de contenir du ‘Hamets nous appartenant tel que les armoires, placards, poches des vêtements, sacs et cartables, voiture, locaux professionnels, etc.

VENTE DU ‘HAMETS

Les produits ‘Hamets

N’ayant pas le droit de posséder du ‘Hamets pendant Pessa’h, tous les produits ‘Hamets encore présents dans la maison doivent être déposés dans une pièce fermée à clef ou à défaut, dans des placards fermés (à clef ou par des adhésifs) puis vendus à un non-juif avant la fête. Le Rav mandaté à cet effet organisera la vente avec le non-juif.

Pour permettre à un Rav compétent de procéder à cette vente, il y a 2 possibilités :

- Soit par internet, directement en ligne : torah-box.com/hamets

- Soit par lettre remplie et signée à la main : renseignez-vous auprès de votre centre communautaire, synagogue ou Rav de proximité, pour vous procurer le formulaire à remplir, dater et signer, et à remettre à la personne compétente qui vous aura été indiquée.

Les ustensiles ‘Hamets

Il suffit de déposer les ustensiles et la vaisselle ‘Hamets (non nettoyés / cachérisés pour Pessa’h) dans un endroit fermé, sans accès direct pendant la fête. La vente de cette vaisselle à un nonjuif n’est pas nécessaire.

LES CONSOMMATIONS PERMISES PENDANT LA FÊTE

La Matsa

Il est vivement recommandé de se procurer de la Matsa Chemoura (fabriquée à la main, si possible), au moins pour les 30 premiers grammes consommés le soir du Séder

Attention : la Matsa commercialisée durant toute l’année n’est pas Cachère pour Pessa’h, à moins que la mention “Cachère Lépessa’h” ne figure sur l’emballage.

Les produits “Kitniot” (légumineuses)

Le riz, le maïs, la moutarde, les légumineuses, comme les petits pois, fèves, haricots et lentilles, ne sont pas ‘Hamets ; néanmoins, nombre de communautés (ashkénazes notamment) ont l’habitude de ne pas en consommer durant Pessa’h. Ceux qui consomment du riz à Pessa’h ont coutume de le trier 3 fois attentivement afin de vérifier l’absence de grains de blé.

Les fruits frais, viandes et poissons (Cachères)

Ils peuvent être consommés durant Pessa’h à condition d’avoir été préparés selon la loi juive et ne pas être entrés en contact avec des récipients ou des aliments ‘Hamets.

Les produits manufacturés et pharmaceutiques

La mention “Cachère Lépessa’h” doit figurer sur l’emballage. Les aliments à base de céréales (et sans contrôle rabbinique) sont ‘Hamets et interdits pendant la fête (pain, gâteaux, pâtes, boissons alcoolisées, etc.).

Tous les produits cosmétiques sont permis (savons, shampoings, dentifrices, maquillages, etc.). Certains adoptent une attitude rigoureuse ; qu’Hachem les bénisse également. Certains médicaments contiennent du ‘Hamets. Consultez les listes de produits autorisés à Pessa'h.

Scannez le QR code :

Mardi 31 mars 2026

LA BEDIKAT ‘HAMETS (Recherche du ‘Hamets)

Le 14 Nissan à la sortie des étoiles (soit le 31 mars 2026 au soir), après avoir fait le ménage dans notre maison / voiture / bureau, et procédé à la vente du ‘Hamets, nous devons vérifier l’absence de ‘Hamets à la lumière d’une bougie.

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Recherche du ‘Hamets en 3 étapes :

Préparation de 10 morceaux de pain : 10 petits morceaux de pain de moins de 28 g seront enveloppés dans du papier et éparpillés aux quatre coins de la maison.

Bénédiction et recherche : le père de famille prend une bougie, récite la bénédiction ci-après, puis vérifie (seul ou aidé des membres de la famille) tous les endroits susceptibles de contenir du ‘Hamets.

BAROUKH ATA ADO-NAÏ ÉLO-HÉNOU MÉLÈKH HA’OLAM ACHER KIDÉCHANOU

BÉMITSVOTAV VÉTSIVANOU ‘AL BI’OUR ‘HAMETS.

Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de détruire le ‘Hamets

Une fois la recherche à la maison terminée, il faudra vérifier dans la foulée notre voiture, magasin ou bureau, sans réciter de nouveau la bénédiction et sans parler.

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Annulation : après avoir vérifié toute la maison, on annule sans plus tarder le ‘Hamets qui nous aurait échappé, en récitant la formule suivante :

Kol ‘Hamira Va’hami’a Déïka Birchouti Déla ‘Hazité Oudéla Bi’arté Oudéla Yéda’ana

Leih Livtil Véléhévé Hefker Ké’afra Déar‘a.

On la récitera aussi en français : “Que toute sorte de ‘Hamets et tout levain qui se trouvent en ma possession, que je n’ai pas vus ou que je n’ai pas détruits, dont je n’ai pas connaissance, soient considérés comme inexistants et sans valeur, comme la poussière de la terre”.

On gardera les 10 morceaux de pain dans un sac jusqu’au lendemain matin, afin de les brûler.

Mercredi 1er avril 2026 - LA VEILLE DE PESSA’H

Le jeûne des premiers-nés

Les premiers-nés mâles jeûnent la veille de Pessa’h en souvenir du miracle dont ils ont bénéficié lors de la dixième plaie d’Egypte. Le père jeûnera à la place de son fils s’il a moins de 13 ans. Dans tous les cas, il est de coutume de couper ce jeûne (en assistant à la conclusion de l’étude d’un traité du Talmud) : renseignez-vous auprès du responsable de votre synagogue.

Le Bi’our ‘Hamets (Elimination du ‘Hamets)

La veille de Pessa’h (soit mercredi 1er avril 2026) on doit brûler avant une certaine heure le ‘Hamets qui reste en notre possession et notamment celui trouvé la veille pendant la recherche du ‘Hamets. Heure limite pour brûler le 'Hamets : Jérusalem : 11:41, Ashdod : 11:43, Netanya : 11:42. Pour les autres villes, consultez un calendrier.

Après l'avoir brûlé, on procédera à son annulation en récitant le texte suivant :..... : Kol ‘Hamira Va’hami’a Déïka Birchouti Dé’hazité Oudéla ‘Hazité Dé’hamité Oudéla ‘Hamité Débi’arté Oudéla Bi’arté Livtil Véléhévé Hefker Ké’afra Déar‘a.

Traduction : "Que toute sorte de ‘Hamets et tout levain qui se trouvent en ma possession, que j’ai vus ou que je n’ai pas vus, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, soient considérés comme inexistants et sans valeur, comme la poussière de la terre."

Le 'Hamets vendu pourra être consommé APRES la sortie de la fête, après s’être assuré auprès du Rav qu’il l’a bien racheté.

Après Pessa’h, il est interdit d’acheter du ‘Hamets qui était en possession d’un juif pendant Pessa’h s’il ne l’a pas vendu. Un épicier (ou restaurateur) devra montrer à ses clients une copie de l’acte de vente.

BENEDICTIONS AVANT L‘ALLUMAGE DES BOUGIES

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2

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Acher Kidéchanou Bemitsvotav

Vétsivanou Léhadlik Ner Chel Yom Tov

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam

Chéhé'héyanou Vékiyémanou Véhigui'anou Lazémane Hazé

LIENS UTILES

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DATE

Avant le mer 1 avril

Mar 31 mars

CALENDRIER DE LA FÊTE

LISTE DES CHOSES À FAIRE

• Vente du ‘Hamets (par l’acte de vente)

• Recherche du ‘Hamets à la tombée de la nuit avec récitation du premier Kol ‘Hamira

• Jeûne des premiers-nés

• On arrête de consommer du ‘Hamets

• On brûle le 'Hamets restant et on récite le second ‘Kol ‘Hamira

Mer 1 avril

Jeu 2 avril

Ven 3 avril

Du samedi 4 au mardi 7 avril

Mar 7 avril

Mer 8 avril

Jeu 9 avril

 Pays autres qu'Israël : On procède au 'Erouv Tavchilin

• Avant le coucher du soleil, on allume les bougies de Yom Tov :

Séfarades : bénédiction 1 Ashkénazes : bénédictions 1 & 2

• On commence le Séder après la tombée de la nuit

• Premier jour de Pessa’h

• Tefilat Tal (prière pour la rosée).

APRÈS LA TOMBÉE DE LA NUIT :

Fin de la fête

Après la tombée de la nuit

On commence à compter le 'Omèr

 Tous les pays sauf Israël : fin du 1er jour de fête. Début du 2ème jour de fête

 On allume les bougies de Yom Tov à partir d'une flamme existante uniquement : Séfarades : bénédiction 1 Ashkénazes : bénédictions 1 & 2  On commence le 2ème Séder

Premier jour de ‘Hol Hamo’ed (demi-fête)

Pays autres qu'Israël : Second jour de Yom Tov.

• Avant le coucher du soleil, on allume les bougies de Chabbath, à partir d’une flamme existante uniquement.

• ‘Hol Hamo’ed (demi-fête)

• Du dimanche 5 au mardi 7 avril.

• Veille de Yom Tov

• Avant le coucher du soleil, on allume les bougies de Yom Tov : bénédiction 1

Dernier jour de Pessa’h

Chevi’ï chel Pessa’h (7ème jour de fête)

 Pays autres qu'Israël : fin du 7ème jour de fête. Début du 8ème jour de fête. Après la tombée de la nuit, on allume les bougies de Yom Tov à partir d'une flamme existante uniquement : bénédiction 1.

 APRÈS LA TOMBÉE DE LA NUIT : fin de la fête.

On récite la Havdala sur le vin uniquement.

 Pays autres qu’Israël : dernier jour de Pessa’h (8ème jour de fête)

 Après la tombée de la nuit : fin de Pessa’h.

 On récite la Havdala sur le vin uniquement.

Pensée juive Rav Yossef-‘Haïm Sitruk

Préparer

Pessa’h malgré la guerre en Israël

Dans ce cours délivré en mars 1996, alors qu’Israël est frappé par une série d’attentats terroristes d’une violence inouïe, Rav Sitruk appelle à un réveil spirituel collectif. Presque 30 ans plus tard, à la lumière des épreuves actuellement traversées par Israël, son message résonne avec une force bouleversante. Un cours plus actuel que jamais.

Chers amis, nous vivons actuellement des moments difficiles. Une guerre, des tensions, des inquiétudes qui traversent le peuple d’Israël. On pourrait croire qu’il s’agit simplement d’une réalité extérieure, que tout se joue dans les décisions des dirigeants, dans les stratégies militaires, dans les équilibres internationaux. Mais ce n’est pas ainsi qu’un Juif doit regarder le monde. Lorsqu’un événement survient, il ne vient pas seulement modifier une situation, il vient nous parler. Il vient réveiller quelque chose en nous.

Un homme peut vivre longtemps sans jamais s’arrêter. Il avance, il travaille, il construit, il agit, il remplit ses journées. Tout semble fonctionner. Et pourtant, il ne réfléchit pas vraiment. Il ne s’interroge pas sur le sens de ce qu’il fait. Il ne se demande pas où il va. Puis un jour, quelque chose se produit. Un choc, une inquiétude, un événement qui le dépasse. Et soudain, il s’arrête. Il commence à réfléchir. Ce moment-là, aussi inconfortable soit-il, est d’une valeur immense. Parce que c’est peut-être la première fois que l’homme commence réellement à vivre. Tant que tout fonctionne, l’homme peut continuer sans jamais se remettre en question. Mais lorsqu’il est secoué, lorsqu’il est déstabilisé, il est contraint de regarder autrement. Et cet arrêt peut devenir un tournant.

Vivre sans réfléchir, c’est passer à côté

On peut vivre toute une vie… sans jamais vraiment la vivre. On peut remplir ses journées, accomplir ses obligations, construire une existence apparemment cohérente, et pourtant passer à côté de l’essentiel. Parce que vivre, ce n’est pas seulement agir, c’est aussi comprendre. C’est aussi s’interroger. C’est se demander : qu’est-ce que je fais de ma vie ? Que suis-je en train de devenir ?

Mais l’homme n’aime pas se poser ces questions. Parce qu’elles dérangent. Parce qu’elles obligent à se confronter à soi-même. Alors il préfère avancer, occuper son temps, remplir ses journées. Il repousse ce moment où il devra regarder en face ce qui doit être changé. Jusqu’au jour où il ne peut plus fuir. L’événement le rattrape. Il se retrouve face à lui-même. Et là, il découvre quelque chose de dérangeant ! Il n’a pas vraiment dirigé sa vie, il s’est laissé porter !

À ce moment-là, tout peut basculer. Soit il referme cette parenthèse, il se détourne, et il reprend exactement comme avant. Soit il accepte ce face-à-face, et alors quelque chose commence. Une transformation. Une prise de conscience. Une véritable entrée dans la vie.

Pensée juive Rav Yossef-‘Haïm Sitruk

La préparation donne sa valeur aux choses

Nous approchons de Pessa’h. Une fête immense, une fête de délivrance. Mais il faut comprendre une chose essentielle : une fête ne se vit pas parce qu’elle arrive dans le calendrier. Elle se vit parce qu’on s’y prépare.

Imaginez un homme qui arrive à un mariage. Tout est prêt. La salle est magnifique, les invités sont là, la musique est belle, l’ambiance est joyeuse. Tout est réuni pour que ce soit un moment exceptionnel. Mais lui n’est pas prêt. Il n’a pas réfléchi à ce moment, il ne s’y est pas préparé intérieurement. Il arrive, il s’assoit, il participe… mais il n’est pas dedans. Il est présent physiquement, mais il est absent intérieurement. Et finalement, il passe à côté de ce qui se déroule sous ses yeux…

Ce n’est pas parce que l’événement est grand qu’il va nous toucher. C’est parce que nous sommes prêts à le vivre. Sans préparation, même les moments les plus élevés peuvent

rester extérieurs. Avec préparation, même un moment simple peut devenir profondément marquant. La valeur d’un moment dépend de l’état intérieur de celui qui le vit. C’est une règle fondamentale de la vie spirituelle.

On pourrait penser que la joie est quelque chose de spontané, qu’il suffit de se laisser porter pour être heureux. Mais la Torah nous enseigne exactement l’inverse. La joie véritable ne vient pas sans travail.

Avant une période de joie, il y a une préparation, une élévation, une purification. Avant Pessa’h par exemple, il y a une forme de remise en question, une forme de “Yom Kippour Katan”. Cela peut sembler paradoxal. Pourquoi introduire de la gravité avant la joie ? Parce que la joie véritable ne peut pas reposer sur du vide !

Une joie superficielle dépend des circonstances. Elle apparaît et disparaît. Mais une joie construite, une joie qui vient après un travail

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intérieur, devient stable, profonde, durable. Elle ne dépend plus de l’extérieur, elle vient de l’intérieur. Ce n’est pas une contradiction entre la gravité et la joie, c’est un enchaînement. La purification et le travail intérieur préparent la joie.

La guerre que nous vivons

Dans le contexte actuel, cette lecture prend une dimension particulière. Nous vivons une guerre. Mais il faut comprendre que cette guerre ne se limite pas à ce qui se passe sur le terrain. Elle est aussi intérieure.

Chaque événement que nous vivons doit nous pousser à nous interroger. À nous renforcer. On pourrait croire que tout se joue dans les stratégies, dans les armes, dans les décisions humaines. Mais ce n’est pas uniquement cela qui fait l’histoire. L’histoire se construit aussi à travers ce que chacun accomplit intérieurement. Ce que chacun décide de changer. Ce que chacun choisit de corriger.

Ce que chacun accepte de transformer en luimême. Dans ces moments-là, il ne suffit pas de regarder ce qu’il se passe autour de nous. Il faut comprendre que cela nous concerne. Il faut entendre et accepter ce que cela exige de nous.

Un homme peut penser que certains moments ne comptent pas, qu’une situation difficile est inutile, qu’une période compliquée n’a pas de sens. Mais c’est là une erreur profonde !

Chaque instant de vie a une valeur, même un instant court, même un moment difficile, même une situation que l’on ne comprend pas. La vie ne nous appartient pas, elle nous a été confiée par le Maître du monde. Et si elle nous est confiée, c’est qu’elle a un sens, même lorsque ce sens nous échappe.

L’homme n’est pas là pour choisir les moments importants et ignorer les autres qui lui conviennent moins. Il est là pour donner du sens à chaque instant. Même un moment

Pensée juive Rav Yossef-‘Haïm Sitruk Pensée juive Rav Yossef-‘Haïm Sitruk

d’attente, même une période d’incertitude, même une situation douloureuse peut devenir un moment de construction. Rien n’est perdu. Rien n’est inutile.

La tension qui construit

Nous cherchons souvent à éviter la tension, l’inconfort, l’effort. Nous voudrions que tout soit simple, fluide, immédiat. C’est compréhensible, mais en réalité, ce sont précisément ces moments qui construisent l’homme.

Un homme qui ne ressent rien, qui ne lutte pas, qui ne se pose pas de questions, ne grandit pas. La profondeur ne peut pas naître de la facilité ; elle se cultive dans l’effort. L’attente donne de la valeur, la tension procure du sens et l’effort offre de la consistance.

C’est paradoxal, mais ce que nous cherchons à fuir est souvent justement ce dont nous avons le plus besoin pour grandir ! C’est dans

ces moments-là que l’homme se construit réellement, qu’il devient plus solide, plus profond, plus vrai.

Vous comprenez donc, chers amis, que le plus grand danger n’est pas l’épreuve. Le plus grand danger, c’est l’habitude. Agir sans réfléchir, vivre sans ressentir, avancer sans se poser de questions.

On peut accomplir beaucoup de choses, remplir beaucoup d’objectifs, avoir une vie pleine… et pourtant passer complètement à côté du sens. L’homme peut devenir mécanique. Et lorsqu’il devient mécanique, il perd ce qui fait sa valeur.

Il nous faut donc nous réveiller ! Il faut vivre consciemment. Il faut redonner du sens à ce que l’on fait. Transformer l’automatisme en conscience, la routine en réflexion, l’habitude en engagement.

Pessa’h : sortir de soi-même

Et puisque la fête de Pessa’h approche à grands pas, alors rappelons que cette fête ne vient pas uniquement célébrer la sortie d’Egypte. Rappelons qu’étymologiquement, le nom Mitsraïm signifie "les limites, les oppressions" Sortir d’Égypte, c’est donc symboliquement sortir de ses limites, de ses habitudes, de ses automatismes.

Or nous savons bien, nous autres Juifs, que la délivrance ne commence pas à l’extérieur, elle commence à l’intérieur. Un homme peut être libre extérieurement et enfermé intérieurement. Et un autre peut être dans une situation difficile et pourtant déjà en train de se libérer. Tout commence en soi. Pessa’h nous enseigne que la véritable liberté n’est pas une situation, c’est un processus. Un mouvement intérieur.

Chers amis, on voudrait changer le monde, améliorer les choses, voir la situation évoluer.

Mais il faut comprendre une chose essentielle : le monde ne change que lorsque l’homme change.

Chaque prise de conscience compte. Chaque effort compte. Chaque retour compte. Dans les moments que nous vivons, cette responsabilité est immense. Il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qu’il se passe autour de nous, de rester connecté aux informations à longueur de journée. Il s’agit de comprendre ce que cela exige de nous.

Peut-être que le véritable enjeu de cette période n’est pas seulement ce qui va se produire, mais ce que nous allons devenir. Et si nous savons entendre cet appel, alors même les épreuves les plus difficiles peuvent devenir le point de départ d’une véritable délivrance !

Rav Yossef-‘Haïm Sitruk (d’après un cours délivré à la synagogue de la Victoire)

Il ne faut pas se fier aux causes naturelles : Tout provient de Hachem. Un homme pauvre peut s’enrichir, un faible peut triompher, comme David face à Goliath, les Makabim contre les Grecs ou Israël lors de la guerre des Six Jours.

ANIME TON SÉDER

Torah-Box vous présente une série de jeux ludiques et drôles pour animer votre table du Séder et tenir en éveil toute la famille !

Le contexte :

LA PLAIE DE L’OBSCURITÉ

Pendant la plaie de l’obscurité, les Bné Israël se rendaient chez les Egyptiens pour voir ce qu’ils possédaient, pour pouvoir plus tard leur “emprunter” leurs beaux objets avant de quitter l’Egypte.

Le jeu :

Un joueur quitte la table après avoir bien regardé ce qui s’y trouvait. Les autres convives vont enlever 2 objets qui sont sur la table (la fourchette de tata ou la bouteille d’eau par exemple) et à son retour, il devra deviner quels objets ont été enlevés.

Le gagnant :

Pour les plus grands, vous pouvez compliquer un peu en mélangeant certains des objets que vous laissez sur la table.

LE JEU “PHARAON A DIT”.

Phase 1 : Pendant l’esclavage

Ce jeu se joue sur le modèle de “Jacques a dit” sauf qu’on remplace “Jacques a dit” par “Pharaon a dit”.

Lorsque le chef du jeu dit “Pharaon a dit : lever les mains” (par exemple), tout le monde doit lever les mains. Par contre, s’il dit uniquement “lever les mains”, on ne doit pas l’écouter. Celui qui lève les mains est éliminé.

Phase 1 : Apr è s l’esclavage

Cette fois, à chaque fois que le chef du jeu dit “Pharaon a dit”, les convives doivent faire l’inverse de ce qu’il a dit de faire. (Dans notre exemple, ils doivent baisser les mains.)

ANIME TON SÉDER

Le contexte :

Le jeu :

JEUX SUR LES PLAIES

Lors de la plaie du sang, les Egyptiens devaient acheter de l’eau aux Bné Israël pour étancher leur soif. Le prix variait selon la façon dont ils s’étaient comportés pendant la durée de l’esclavage des Juifs. Plus ils avaient été méchants et durs et plus il leur fallait débourser d’argent pour acquérir de l’eau.

Le gagnant :

Dans ce jeu, chacun va devoir estimer le prix d’une outre d’eau pour chacun des Egyptiens en fonction du tableau.

Tableau des valeurs :

Celui qui donne le prix le plus proche est le gagnant.

Méchanceté commise pendant l’esclavage Prix de l’outre

Donner un coup de fouet à un Juif

Empêcher un Juif de se reposer

Donner un travail inutile

Se moquer d’un juif

1. Mohammed Gamal a donné 48 coups de fouet, empêché 32 fois un juif de se reposer et donné 232 fois un travail inutile à un Juif.

Combien doit-il payer pour une outre d’eau ?

Le juste prix est : 476 Chékels pour une outre.

2. Rafik ‘Hamor a donné 24 coups de fouet, empêché 47 fois un juif de se reposer et donné 333 fois un travail inutile à un Juif et s’est moqué 17 fois d’un Juif.

Combien doit-il payer pour une outre d’eau ?

Le juste prix est : 603 Chékels pour une outre.

2 Chékels

1 Chékel

1,5 Chékels

0,5 Chékel

3. Ramsès a donné 62 coups de fouet, empêché 62 fois un juif de se reposer et donné 62 fois un travail inutile à un Juif et s’est moqué 62 fois d’un Juif.

Combien doit-il payer pour une outre d’eau ?

Le juste prix est : 310 Chékels pour une outre.

‘Hol

Hamoed (demi-fêtes)

Permis ou Interdit ?

Travailler, écrire, laver le linge…qu’est-il réellement permis de faire pendant ces jours à mi-chemin entre fêtes et jours profanes. L’équipe Torah-Box vous propose un tableau clair sur le sujet.

Travailler (en tant qu’indépendant)

Travailler (en tant qu’employé)

Ecrire (à la main)

Écrire (à l’ordinateur / smartphone)

Réviser des cours profanes

Signer un contrat commercial

Signer un contrat de location

Cuisiner

Acheter des provisions

Réparer un appareil électroménager de cuisine

Réparer / monter des meubles

Se raser

Se couper les cheveux

Se tailler la moustache

Se couper les ongles

S’épiler (pour les femmes)

Se teindre les cheveux (pour les femmes)

Coudre

Repasser

Laver le linge

Cirer les chaussures

Réparer une voiture

Rouler en voiture

Photographier

Développer des photos

Shopping

Ecouter de la musique

Se rendre au cimetière

Pèleriner des Tsadikim

Sauf si perte de capital

Sauf si l’employé risque de perdre son emploi, et qu’il ne peut pas décompter les jours de ‘Hol Hamoed de ses congés

Sauf pour les besoins de la fête (en particulier pour des paroles de Torah)

Mais à éviter pour des raisons futiles

Sauf pour un examen imminent

Sauf si risque de perdre l’affaire

Sauf si risque de perdre la location

Pour les besoins de la fête

Pour les besoins de la fête

Sauf pour les besoins de la fête et s’il n’est pas monté par un professionnel

Sauf si elle dérange pour manger

Sauf pour les Achkénazes

Sauf pour les besoins de la fête et si le travail peut être fait même par un amateur

Sauf le linge de corps et les vêtements de bébés

Pour les besoins de la fête

Sauf en l’honneur de la fête ou si l’article est en promotion

Que ce soit pendant les demi-fêtes de Pessa’h ou Souccot

Sauf en cas de vrai besoin, à condition de ne pas verser de larmes

Supplément spécial Chabbath MAGAZINE

Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Tsav – La longueur d’avance du Ba’al Téchouva

Même un Tsadik parfait n’atteint pas le niveau d’un Ba’al Téchouva. Pourquoi ?

Quand elle nous décrit les divers sacrifices, la Torah qualifie le Acham et le ’Hatat de Kodché Kadachim, "saint des saints". En revanche, les Chélamim sont appelés Kodachim Kalim – leur sainteté est moindre. Le Abarbanel se demande quelle est la raison de cette différenciation. (Talélé Orot, Vayikra 6, 10)

Ba’al Téchouva VS Tsadik : qui est le plus fort ?

Il répond que les premières offrandes mentionnées étaient approchées par des gens qui avaient commis une faute et souhaitaient l’expier. Il s’agissait donc de Ba’alé Téchouva, qu’Hachem affectionne particulièrement. Par ailleurs, les Chélamim étaient approchés par des Tsadikim qui n’avaient pas fauté. La Guémara affirme une opinion – suivie par le Rambam, mais controversée par un autre avis de la Guémara –selon laquelle même un Tsadik parfait n’atteint pas le niveau d’un Ba’al Téchouva. (Brakhot 34b)

Pourquoi ? C’est tout d’abord parce que ce dernier doit affronter un Yétser Hara’ plus fort que celui du Tsadik et a donc plus de mérite, conformément au principe Léfoum Tsa’ara Hagra, "La récompense est fonction de la difficulté éprouvée". Le Pri Mégadim propose une autre réponse. La Guémara précise qu’une personne qui fait Téchouva par amour envers Hachem voit toutes ses fautes, précédemment commises, transformées en Mitsvot. (Yoma 86b) Ceci, parce que ses actions passées le motiveront à fournir plus d’efforts à l’avenir. De plus, elles lui feront détester la faute, sachant à présent à quel point

elle est dévastatrice. Un Tsadik parfait a, certes, beaucoup de Mitsvot à son compte, mais n’ayant pas commis de fautes, celles-ci ne peuvent être transformées en Mitsvot et il lui est difficile de haïr quelque chose qu’il n’a jamais connu.

Rav Yo’hanan Zweig propose une autre différence entre le Ba’al Téchouva et le Tsadik Le Rambam décrit comment, à l’époque d’Avraham Avinou, l’idolâtrie était courante. Pratiquement tout le monde était polythéiste, à l’exception de Chem et ‘Ever ainsi que leurs disciples. Le jeune Avraham se posa quelques questions et en vint à la conclusion qu’il devait y avoir un Créateur, tout-puissant et bon. Le Rambam affirme qu’Avraham réalisa ceci à l’âge de quarante ans. Dès lors, il diffusa le monothéisme et parvint à influencer de nombreuses personnes.

Le Raavad pose deux questions. Tout d’abord, nos Sages nous informent qu’Avraham reconnut son Créateur à l’âge de 3 ans, alors comment affirmer qu’il avait 40 ans lors de cette révélation ? De plus, si Chem et ‘Ever, qui étaient plus âgés qu’Avraham et enseignaient la Torah dans leurs Yéchivot, étaient déjà monothéistes, pourquoi accorder tout le mérite à Avraham ? (Kessef Michné)

De l’expérience naît la crédibilité

Rav Zweig répond grâce à l’analogie suivante. Imaginez que vous vouliez convaincre votre ami d’arrêter de fumer. Si vous-mêmes n’avez jamais fumé, le fumeur vous ignorera certainement. Car, même avec les arguments les plus forts,

Il en est de même pour l’idolâtrie. Un ancien idolâtre sera bien plus efficace dans ses efforts pour convaincre les autres de la bêtise de leur croyance que celui qui ne l’a jamais été. Aussi, un Ba’al Téchouva parviendra beaucoup plus facilement à montrer la lumière de la Torah à un Juif non pratiquant qu’un "religieux de naissance". On pourrait objecter à celui-ci : "Qu’en sais-tu ? As-tu déjà joui du goût des crevettes ? As-tu déjà profité des ‘plaisirs de la vie’ ?

Comment peux-tu déclarer que la Torah est un mode de vie qui apporte bonheur et satisfaction ?" Celui qui a "déjà fait ceci", "déjà gouté à cela" pourra parler avec plus de conviction et le fait de comparer son ancien mode de vie à celui régi par la Torah attirera beaucoup plus de monde.

Nous sommes tous des Ba’alé Téchouva

Chem et ‘Ever n’avaient jamais été idolâtres, contrairement à Avraham Avinou. Ce dernier put utiliser les années où il vécut dans l’erreur et les transformer en expérience positive, les utiliser pour convaincre les autres. Donc, bien que son adhérence au monothéisme ne se fit qu’à l’âge de 40 ans, on peut affirmer que c’est dès ses 3 ans, quand il commença à réfléchir, qu’il influença son entourage. En effet, rétroactivement, ces 37 ans lui furent utiles pour convaincre les gens du mensonge représenté par l’idolâtrie.

Ceci est pertinent à chacun d’entre nous, même à ceux qui sont nés dans l’orthodoxie. Nous sommes tous des Ba’alé Téchouva, car nos Sages affirment qu’il n’existe pas de Tsadik parfait qui n’ait jamais fauté. Dès lors qu’une personne a mal agi et s’est repentie, elle est considérée comme Ba’al Téchouva. Nous devons utiliser les domaines dans lesquels nous avons trébuché de manière positive –nous motiver à éviter de recommencer et/ou nous servir de notre expérience pour aider autrui.

Résumé de la Paracha

1

La Paracha contient les lois relatives au Korban ‘Ola entièrement consumé sur le Mizbéa’h, premier sacrifice offert après le Korban Tamid.

2

Puissions-nous tous exploiter notre passé pour un meilleur avenir.

3

On parle de la Mitsva de Téroumat Hadéchen, le nettoyage des cendres du Mizbéa’h, ainsi que du feu qui doit brûler de façon permanente (Ech Tamid) sur le Mizbéa’h, ainsi que le balancement d’un Korban Chelamim

Plusieurs lois sont évoquées : les offrandes à partir de farine et d’huile dont une partie était consommée par les Cohanim (Mena’hot), l’offrande lors de l’intronisation de tous les Cohanim Guédolim, le Korban ‘Hatat, le Korban Acham, le Korban Chelamim et leurs pains apportés en remerciement à Hachem, ainsi que les lois relatives à une pensée invalidant le Korban au moment de l’abattage rituel.

4

Il est interdit de consommer une viande d’un Korban impur ou d’une viande d’un Korban pur par un homme impur, et de consommer certaines graisses animales ainsi que du sang.

5 On parle aussi du service des Cohanim pendant les 7 jours d’intronisation du Michkan. les plus éloquents sur les méfaits du tabac, puisque vous ne connaissez pas le "plaisir" de la cigarette, il ne ressentira pas que vous comprenez réellement la difficulté d’abandonner cette habitude. En revanche, un ancien fumeur qui n’est plus dépendant de la nicotine, pourra bien plus facilement persuader son interlocuteur d’arrêter de fumer.

Feuillet parents-enfants pour Chabbath

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies de Yom Tov : sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

USTENSILES À NE PAS OUBLIER : pour ranger l’Afikomane

Tsav 5786

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

JEU PAR ÉQUIPE 1

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Une Haggada par personne (si possible, la même pour tout le monde)

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

Formez deux équipes qui s’affronteront au cours des jeux des pages 1, 2, 3 et 4 !

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

6.‘Harossèt ret aror

slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( 2 points pour les plus convaincants, 2

2.Épaule d’agneau

Pour chacun des éléments suivants, qui saura donner la bonne réponse en premier parmi les réponses suivantes ? Le pain - La Matsa - Le roudoudou. 2 Le premier qui donne la bonne réponse remporte le point

• Est bien levé et moelleux.

> Pain.

• Fait coller les doigts et le menton.

> Roudoudou

• Est plat.

> Matsa

> Roudoudou.

• On en fait des sandwichs au fromage.

> Pain.

• Est surveillé pendant moins de 18 minutes.

rose bonbon.

> Roudoudou

• Se mange pour raconter la sortie d’Égypte.

> Matsa

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

> Matsa.

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

• Se mange pendant les 7 jours de Pessa’h

> Matsa.

• Est appelé aussi “pain de misère”.

> Matsa.

• Est vendu en supermarché avec un tampon “Cachère Lépessa’h”.

• Se vend parfois à l’unité dans une boîte en plastique transparent.

> Matsa

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas)

> Roudoudou.

Kazayit

• Est obligatoire au Séder.

> Matsa.

Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit

• Peut être au chocolat, aux olives ou complet.

MAROR

> Pain.

• Se cache dans une coquille.

• Peut être carré, dur, et faire “crac” sous les dents.

Etapes du Séder Maror

> Matsa

La quantité de Maror 1 Kazayit

• Peut être bleu fluo, vert pomme ou

• Est dur comme une planche.

> Matsa.

Kazayit

8. Bold’eau sa l é e
8. Bol d’eau salée

SHABATIK

UNE FAMILLE EN OR 3 JEU

Répondez à la question proposée et gagnez 1 point pour chaque réponse qui se trouve dans la liste proposée.

Cite un mot qu’on crie quand on gagne.

On a gagné / Gagné !

Yes (ou Yech) !

Bravo / Top ! Youpi !

Trop bien !

JEU

JEUX EN VRAC

Qu’est-ce qu’on trouve sur la table du salon bien que ce ne soit pas sa place ?

Un cartable / sac.

Une télécommande / des clés. Des verres / tasses qui traînent.

Des câbles / un téléphone.

Un manteau / feuilles d’école.

Question rigolote : Le magicien : “ma spécialité, c’est de scier les hommes en deux.

– Intéressant ! Avez-vous des frères et sœurs ?

– Oui, j’ai…

> trois demi-frères !”

Le double sens : Donne 2 sens au mot proposé.

1. Table

> Meuble sur pied avec une surface plane. Outil mathématique (de multiplication).

2. Course

> Locomotion rapide. Achat de produits de consommation courante.

Cite une chose que les enfants échangent entre eux.

Des cartes / des autocollants. Des bonbons.

Des billes.

Des stylos.

Des goûters.

La définition farfelue : Trouve le mot qui correspond à cette définition :

• Maison portable des devoirs.

> Cartable.

• Objet qui déteste le sommeil.

> Un réveil.

Le plus proche : Qui donnera la réponse la plus proche de la bonne ?

Combien de pays sont entièrement enclavés dans le monde (sans accès à la mer) ?

> 44.

JEUX

DANS LE BON ORDRE

Classe dans l’ordre croissant de profondeur maximale de plongée, ces animaux marins :

• Requin blanc - Calmar géant - Dauphin - Poisson abyssalCachalot.

géant (≈ 2 200 m) ; Poisson abyssal (≈ 4 000 m).

> Dauphin (≈ 300 m) ; Requin blanc (≈ 1 200 m) ; Cachalot (≈ 2 000 m) ;

Plus ou moins

Le cœur d’un enfant bat-il plus ou moins vite que celui d’un adulte

Réponse : Plus vite. Enfant : 90 à 110 battements par minute. Adulte : 60 à 80 BPM.

L’intrus

HALAKHA QUIZ

Quel est l’intrus dans cette liste ?

Nil - Amazone - Congo - Niger - Loire - Sénégal.

Réponse : : Le Nil est le seul de ces fleuves à terminer dans la Méditerranée, les autres finissent dans l’Atlantique.

Dans ce QCM sur la Halakha, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses. Chaque bonne réponse rapporte 1 point à son équipe.

Combien de fois doit-on consommer 28 grammes de Matsa le soir du Séder ?

1. 4 fois comme les 4 verres de vin.

2. 1 fois et c’est déjà bien.

3. 3 fois.

Réponse : 3

Peut-on donner à manger de la Matsa aux enfants la veille de Pessa’h ?

D’après le Rama, cela dépend de l’enfant.

2. Oui, selon tous les avis.

3. Non, en aucun cas.

Réponse : 1

Calmar

SHABATIK

Un calme inattendu

Après des jours à lutter contre des flots déchaînés, un célèbre navigateur du XVIè siècle arriva soudain sur une mer d’une tranquillité déconcertante.

Le but de ce jeu est de résoudre une énigme qui se base sur un fait réel et étonnant en posant des questions.

Stupéfait par ce contraste, il prit une décision marquante qui s’inscrivit pour toujours dans l’histoire maritime.

Comment Magellan a-t-il appelé cet endroit ?

Il a baptisé cet océan “Pacifique”.

Surpris par la douceur apparente de ces eaux après une tempête, Magellan lui donna ce nom… bien que cet océan soit loin d’être toujours paisible.

Réponse de la semaine dernière

Les petits poissons rouges.

Indice : La bonne date.

La réponse, la semaine prochaine !

Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box

Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche

Un Séder de Pessa’h en mode carnage

La vraie liberté, c’est quand nous ne dépendons plus du matériel ; c’est de garder sa joie quand tout ce que nous avons préparé s’écroule sous nos yeux…

Dans les années 1970, Rabbi Pin’has est enseignant dans une Yéchiva du célèbre quartier Froum de Méa Cha’arim à Jérusalem. Son modeste revenu ne lui permet pas de vivre ailleurs que dans une cave sombre et humide avec sa famille. Et pour ne rien faciliter, l’un des enfants souffre d’un trouble psychiatrique d’accumulation compulsive : il ramasse tout ce qu’il trouve et encombre la petite cave d’objets inutiles.

Malgré tout, Rabbi Pin’has et sa femme gardent toujours le sourire, et cet état d’esprit est contagieux : ses élèves à la Yéchiva apprennent beaucoup de sa façon unique de surmonter les épreuves. Le Rav apprend concrètement à ses élèves que tout vient d’Hachem, et que chaque difficulté est avant tout une opportunité de raffiner son caractère pour se rapprocher du Créateur.

D’une cave insalubre à un studio cosy

À l’approche de Pessa’h, les élèves de Rabbi Pin’has ne veulent pas le laisser dans un taudis pareil pour son Séder. Ils se réunissent et décident de faire des travaux pour leur Rav bienaimé après l’étude. Ils collectent de l'argent, achètent de la peinture et quelques meubles en bon état, puis ils vident l’appartement de toutes les vieilleries que l’enfant de Rabbi Pin’has a ramassé dans la rue. Chaque soir, les étudiants viennent poncer, nettoyer, repeindre. Petit à petit, la cave insalubre de Rabbi Pi’nhas se transforme en un petit appartement cosy.

Quelques jours avant Pessa’h, les élèves constatent qu’il reste encore de l’argent de la collecte, ils offrent à la famille une belle nappe blanche et de nouveaux ustensiles pour Pessa’h.

Veille de Pessa’h. Quand Rabbi Pin’has commence la Bedikat ‘Hamets avec ses enfants, ses yeux brillent tant il est ému : il a l’impression d’avoir changé d’appartement. Il n’a pas de mots assez forts pour remercier ses étudiants qui se sont donnés corps et âme pour qu’il passe un Pessa’h Saméa’h

La nuit du Séder arrive. Rabbi Pin’has va prier à la synagogue, comme toujours avec ferveur, mais cette année avec une joie supplémentaire, car il passera les fêtes dans un appartement rénové. Ses élèves sont impatients de voir leur Rav dans cette maison transformée par leurs propres mains.

Tout est cassé !

Mais quand le Rav ouvre la porte de chez lui, les élèves qui l’ont accompagné poussent un cri de stupeur. Tout est sens dessus dessous ! Table renversée, bougeoirs éparpillés, vin renversé sur la belle nappe, Matsot brisées et chaises cassées… Même le mur blanc repeint il y a quelques jours est taché par des éclaboussures du vin.

Les élèves restent figés et devinent vite ce qui s’est passé : le fils de Rabbi Pin’has a été perturbé par ce changement d’intérieur, et n’ayant pas retrouvé sa collection d’objets inutiles, il a fait

une crise et a tout détruit. En réalisant que leur travail et leurs heures d’efforts ont été anéanties en quelques instants, les étudiants sont au bord des larmes...

Ils regardent l’ampleur de la catastrophe et la réaction du Rav. Mais à la surprise générale, Rabbi Pin’has n’a pas perdu sa bonne humeur : "Mes chers élèves, qui ne rêve pas d’un beau Séder ? On s’imagine une maison propre, une table bien dressée, des bougeoirs brillants, du vin de qualité, des enfants sages, bien habillés, assis autour de la table. On veut se sentir comme un roi en cette nuit de liberté.

Mais je vous pose une question : est-ce cela, la liberté ? Est-ce que la Torah attend cela de nous ?

Une leçon pour la vie

prévu, même si on ne pourra pas faire le Séder avec les Matsot et le vin de nos rêves... il nous reste l’amour d’Hachem. Voilà la vraie liberté !"

Rabbi Pin’has tend la main à ses élèves : "Venez danser avec moi ! Nous n’allons pas célébrer un beau salon, mais nous allons remercier Hachem de nous avoir libérés d’Égypte et d’être Ses enfants !" Et dans la cave dévastée de Rabbi Pinh’as, maître et élèves se mettent à danser et à chanter des louanges à Hachem.

Petit à petit, la cave insalubre de Rabbi Pi’nhas se transforme en un petit appartement cosy

Est-ce que cette ‘obligation’ matérielle exagérée de la soirée parfaite du Séder ne serait pas une nouvelle forme d’esclavage ? Évidemment, nous ne sommes plus esclaves de Pharaon, mais de nos nappes bien repassées, de nos chaises, de notre costume impeccable et de notre salon fraîchement repeint.

Non, chers élèves, la vraie liberté, c’est justement quand nous ne dépendons plus du matériel ; c’est de garder sa joie quand tout ce que nous avons préparé s’écroule sous nos yeux ! La vraie liberté, c’est quand notre lien spirituel avec D.ieu est si intense qu'il devient notre seul et unique soutien. La vraie liberté, c’est ressentir un amour et une confiance absolus envers D.ieu.

Attention, mes chers élèves, ne vous méprenez pas sur ce que je dis. Il faut faire tout notre possible pour préparer un beau Séder avec de beaux ustensiles, une jolie table, et des vêtements de fête. Mais il faut surtout se rappeler que, même si rien ne se passe comme

Ce soir-là, ils ont compris que la vraie liberté n’est de compter que sur Hachem. Le soir du Séder, nous célébrons la sortie d’Égypte, mais bien plus que l’événement historique, c’est une libération intérieure que nous vivons. La Torah nous enseigne que l’esclavage n’est pas uniquement un boulet au pied et des coups de fouet.

Aujourd’hui, l’esclavage, ce sont les "coups de fouet" du matérialisme et du confort extérieur que la société voudrait nous imposer.

La lecture de la Hagada n’est pas tant la narration de récits historiques qu’une volonté d’élévation spirituelle : "Dans chaque génération, un homme doit se considérer comme s’il était luimême sorti d’Égypte." Cette sortie est celle de nos propres limites, de nos attachements excessifs à l’apparence et aux illusions de ce monde. Cette année, au Séder, demandonsnous à l’aune de cette histoire : sommes-nous vraiment libres ?

Souhaitons-nous de ressentir cette authentique libération et transmettre à nos enfants la leçon juive : la grandeur d’un Juif ne réside pas dans son argent ou ses vacances, mais dans sa proximité avec Hachem dans ses actes quotidiens.

Une perle sur la Paracha

Pour nous-mêmes

"À chaque génération, l’homme doit se voir comme s’il était lui-même sorti d’Égypte […]" (Hagada de Pessa’h)

La Hagada ne dit pas que l’on doit raconter l’histoire de la sortie d’Égypte comme un événement ancien. Elle exige de se voir soimême comme si l’on sortait d’Égypte.

Les commentateurs expliquent que la Torah aurait pu dire simplement : "se souvenir" de la sortie d’Égypte. Mais la Hagada utilise le verbe "voir". Voir, c’est vivre la chose, la ressentir, l’imaginer avec intensité.

C’est pour cela que la Mitsva du Séder est de raconter la Hagada. Les questions des enfants, les symboles posés sur la table, la Matsa, le Maror, les quatre coupes : tout est conçu pour transformer un récit en expérience vivante. La sortie d’Égypte est un processus permanent. Chaque génération, chaque personne, possède ses propres "Égypte" : ses habitudes, ses peurs, ses limites dont elle doit

Rabbi Yossef Karo, père de la loi juive

Ce mardi 13 Nissan (31/03/2026) tombe dans le calendrier hébraïque la Hiloula de Rabbi Yossef Karo, connu également sous le nom de Beth Yossef. Il rédigea au 16e siècle le Choul’han ‘Aroukh, le code de loi juif, devenant ainsi le plus grand décideur halakhique du peuple juif.

N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !

FLASH CHABBATH

Halakha x 3

Faut-il s’accouder pour manger le Korekh (sandwich Matsa/laitue) ?

Oui, a priori. Cependant, si on a oublié et qu’il nous est difficile de le manger à nouveau, on ne recommencera pas. (Chéélot Outéchouvot ‘Hazon ‘Ovadia).

Prendre des cours de guitare pendant le ‘Omer ?

Non si c’est pour le loisir, car il y a une interdiction à cette période de se réjouir. Si c’est en vue d’en faire un métier, c’est permis. (Iguérot Moché Ora’h ‘Haïm III, 87)

Faire la prière en rangeant sa maison, permis ?

Non, d’aucune façon ! Par contre, permis de parler à D.ieu ou réciter des Téhilim en rangeant sa maison si les mains et l’endroit en question sont propres. (Choul’han ‘Aroukh 183, 12 ; 191, 3)

Les lois du langage

Non, papa, je ne te dirai pas

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que même dans le cas où une personne a dénigré nos parents ou nos maîtres, il nous est formellement interdit de le leur répéter, bien qu’il en aille de leur respect.

Il est en outre interdit de colporter sur un homme, une femme, un adulte ou un enfant.

LE MESSAGE D'UN RABBIN DE RA'ANANA

Donner ou

recevoir

: l’équilibre au cœur de la liberté

La Parachat Tsav, souvent lue à l’approche de Pessa’h, met en lumière un contraste fondamental dans le service de Hachem. À travers les sacrifices, la Torah introduit deux dynamiques en apparence opposées : celle du don total, et celle d’une Mitsva vécue avec participation et ressenti.

La Torah évoque notamment un sacrifice particulier appelé Korban ‘Ola. Il est entièrement brûlé sur l’autel, et personne n’en consomme la moindre part. Tout est offert à Hachem. C’est à son sujet que la Torah emploie le terme “Tsav”, un ordre appuyé. Rachi explique cette insistance simplement : ici, l’homme apporte quelque chose qui lui coûte, sans rien recevoir en retour. Et c’est précisément ce qui rend cette Mitsva plus difficile. Lorsqu’il y a un bénéfice,

même léger, l’action est plus naturelle ; mais dans ce cas, il n’y a aucun gain. Ce sacrifice met ainsi en évidence une première dimension du service de Hachem : la capacité de donner sans rien attendre.

Mais la Torah ne construit pas tout le service divin sur ce modèle. À l’inverse, de nombreuses Mitsvot, en particulier celles des fêtes, reposent sur une logique différente.

À Pessa’h, le Korban était mangé, partagé, vécu. La Mitsva implique aussi de recevoir, de ressentir, de vivre pleinement ce qui est accompli. Le corps lui-même participe activement.

On pourrait alors croire à une contradiction : faut-il servir Hachem en se détachant de tout intérêt personnel, ou au contraire en intégrant le plaisir et le vécu ?

En réalité, la Torah ne tranche pas entre ces deux approches. Elle les organise. Il existe des moments où l’homme doit donner sans rien attendre, et d’autres où il doit, au contraire, recevoir, ressentir et profiter, dans le cadre précis de la Mitsva. C’est précisément cet équilibre qui définit la liberté de Pessa’h. Être libre ne signifie ni fuir le monde, ni s’y abandonner. C’est être capable de ne pas dépendre du plaisir, tout en n’en ayant pas peur. C’est savoir donner lorsqu’il le faut, et savoir recevoir lorsque la Torah le demande.

Sans cet équilibre, l’homme reste enfermé dans un extrême. Soit il est prisonnier du plaisir, soit il en a peur et s’en coupe totalement. Dans les deux cas, il n’est pas libre. La Torah vient précisément libérer de ces deux impasses en donnant un cadre qui permet de vivre ces deux dimensions avec justesse.

Rav Gabriel Haccoun, Rav de communauté à Ra’anana (retranscrit d’un cours paru sur torah-box.com)

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Le Séder - Ce que vos enfants retiendront vraiment

Un parent préparant la Hagada à l’avance la racontera avec enthousiasme ; celui qui la tire de sa bibliothèque en soupirant juste avant le Kiddouch transmettra tout autre chose…

À l’approche de Pessa’h, on dit souvent : "Ce qui compte, c’est la transmission." Nous voulons transmettre le judaïsme à nos enfants, qu’ils restent attachés à la Torah et aux Mitsvot. L’intention est sincère, essentielle.

cœur de la délivrance la parole du parent et l’écoute de l’enfant.

"

Transmettre peut paraître une responsabilité écrasante. Fort heureusement, D.ieu nous a donné un moment idéal pour cela : la table. À Chabbath ou pendant les fêtes, elle occupe toujours une place centrale. Mettons donc les pieds dans le plat : que transmettons-nous réellement si ces moments se résument à manger copieusement, boire et s’assoupir ?

Transmettre, un art juif à forger

Les repas de fête sont des supports de transmission, pas des finalités. Sacrifiez un peu de votre assiette : le résultat est immédiat et durable.

Transmettre est loin d’être simple, car ce n’est pas très concret. À Pessa’h, nous avons des Mitsvot tangibles – éliminer le ‘Hamets, manger la Matsa, boire les quatre coupes –mais il existe aussi cette Mitsva moins prosaïque, plus profonde : raconter, transmettre.

Le soir du Séder, deux attitudes sont possibles.

Pessa’h est la fête de la transmission par excellence, il en va même d’un commandement de la Torah :

, "Tu raconteras à ton fils." (Chémot 13, 8) On parle d’une Mitsva explicite formulée au moment où le peuple juif s’apprête à sortir d’Égypte. La Torah place au

La première consiste à considérer la Hagada comme un préalable agaçant au repas. On lit rapidement, on tourne les pages pour s’empresse d’arriver au moment où l’on pourra enfin manger. La Hagada est expédiée parce qu’on a faim, parce que les invités s’impatientent ou que les petits sont fatigués. Et les enfants ne comprennent que trop bien la soirée du Séder : la spiritualité devient

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ÉDUCATION l’obstacle, la matérialité la récompense. Après l’effort de la Hagada, la recompense du plat chaud.

La seconde attitude demande davantage d’efforts mais porte une autre promesse : faire du récit de la sortie d’Égypte un moment vivant, préparant et impliquant les enfants de façon à transformer la table du Séder en un véritable théâtre pédagogique.

Lire et raconter : deux mondes parallèles

S’il faut pour cela refuser une invitation à un Séder expédié en 20 minutes, faites-le, au moins une année. Et ne soyez pas rigides : lorsque les enfants sont trop jeunes pour attendre, donnez-leur de quoi manger avant ou pendant la Hagada afin qu’elle ne soit pas vécue comme une privation. Pas d’inquiétude : ils ne seront pas ‘Hayav Karet !

Lire et raconter ne sont pas synonyme. La Torah ne dit pas : "Tu liras à ton fils", mais "Tu raconteras". Le narrateur doit être habité par la Hagada. La Torah nous enjoint également :

, "Tu les inculqueras à tes enfants[…]" (Dévarim 6, 7) Rachi explique que les paroles de Torah doivent être

, "aiguisées dans notre bouche" : claires, prêtes à être transmises avec force.

À ce stade, ne nions pas l’importance du repas de Mitsva et ne méprisons absolument pas la dimension matérielle des fêtes. La Torah n’est pas une spiritualité désincarnée : elle sanctifie la matière. Mais sanctifier ne signifie pas s’y abandonner. Les repas de fête sont des supports de transmission, pas des finalités. Sacrifiez un peu de votre assiette : le résultat est immédiat et durable.

Signifiant et signifié

Un enfant associe une valeur à l’expérience qu’il en retire. Si les moments de Torah sont empreints de joie et d’attention, ils le marqueront à vie. S’ils sont dominés par l’impatience et la fatigue, l’enfant devenu adulte risque de chercher ailleurs ce qu’il n’a pas trouvé à la maison. Un parent qui prépare la Hagada à l’avance la racontera avec enthousiasme ; celui qui la tire de sa bibliothèque en soupirant juste avant le Kiddouch transmettra tout autre chose…

Nous ne pouvons espérer des enfants attachés au judaïsme si nous-mêmes n’en montrons pas une vibration réelle. Si nos enfants sentent que la Torah est pour nous une source de vie et non une formalité encombrante, alors nous aurons planté en eux une graine éternelle. Lorsqu’ils deviendront parents et ouvriront la Hagada devant leurs propres enfants, ils la raconteront à leur tour. Ils auront appris à la maison que transmettre le judaïsme ne consiste pas seulement à manger Cachère ou à respecter des horaires, mais à vivre la Torah.

Nous voulons transmettre ? Oui, vraiment !

Alexandre Rosemblum

Parachat Tsav 5786

Règle du jeu : Dans ce jeu, des questions correspondent aux lettres de l’alphabet. La première réponse commence par un Alef, la deuxième par un Beth, etc. Les participants doivent trouver le mot en hébreu. Le point est attribué à celui qui donne la bonne réponse en premier. Il y a des devinettes pour tous les âges. Le mot en gras dans la devinette indique ce qu’il faut chercher.

Même pour un grand Tsadik comme lui, la Torah exhorte à se montrer particulièrement zélé pour les commandements impliquant une perte d’argent importante comme les sacrifices.

(Aharon)

Si le Cohen ... une viande de sacrifice dans un ustensile au-delà du temps imparti, il faudra cachériser cet ustensile.

Ce Chabbath, le Rav de la communauté en fait une, pour préparer l'assemblée à la fête de Pessa'h.

(discours)

Les lois des sacrifices avec leurs détails ont été données à Moché au ... ... .

Parmi la descendance d'Aharon, seules ces personnes pourront consommer de la viande des sacrifices.

(les mâles)

Le temps imparti à la consommation des sacrifices éminemment saints (Kodché Kadachim) consommables.

(un jour et une nuit)

Ce maître de la 'Hassidout s'est inspiré d'un verset de notre Paracha (6,6), et a dit : mon feu brûlera jusqu'à la venue du Messie.

Après avoir retiré les cendres de l'Autel, le Cohen mettait deux ... de bois sur le foyer principal de l'Autel.

Les sacrifices éminemment saints (Kodché Kadachim) consommables, devaient être mangés dans ce lieu

(la Cour du Tabernacle)

C’est le premier vêtement cité pour l’ordre dans lequel devaient se vêtir les Cohanim.

(la tunique)

Pour la consécration d'Aharon et ses fils en tant que Cohanim, il fallait les habits, l'huile d'onction, trois animaux et la ... ... .

L'un de ces trois animaux susmentionnés était un ... , en tant qu'offrande de faute.

Pour la consécration des Cohanim, Moché a mis du sang sur leur oreille droite, leur pouce droit et l'orteil de leur ... ... .

(les pains de remerciement) (bûches)

Deux mots qui indiquent la punition de ceux qui consomment des graisses ou du sang interdit.

(l'âme sera retranchée)

Les Névéla (non abattus rituellement) ou un animal ... bien qu'interdits à la consommation peuvent être utilisées pour tout ouvrage.

(déchiqueté/ayant une lésion)

Celui qui était en danger de mort et a survécu, devait en apporter quarante.

Dix pains étaient 'Hamets, les trente autres étaient de ce type.

(pains azymes)

Le feu sur l'Autel doit brûler continuellement, c'est donc une Mitsva de l'alimenter en ... pour qu'il ne s'éteigne jamais.

(Rabbi Na'hman de Breslev) (bois)

(corbeille de pains azymes)

(taureau)

Le nom de notre Paracha correspond au nombre de ses versets.

Celui qui amène un sacrifice de Chélamim doit donner deux

morceaux au Cohen, la poitrine et la … .

Cette catégorie de sacrifices a des lois plus souples, notamment sur le lieu de leur consommation qui s'étendait sur tout le camp.

(de moindre sainteté)

Le court temps de consommation attribué pour ce sacrifice, au vu de sa grande quantité à manger, oblige celui qui l'offre à convier ses proches et donc leur raconter son miracle.

E’had

mi Yodé’a, l’annonce de la délivrance

Quel message caché renferme cette comptine juive, en apparence enfantine ? Pourquoi culmine-t-elle précisément à la fin du Séder, sans même évoquer la sortie d’Égypte ?

Votre sublime soirée du Séder s’achève en apothéose. Les quatre coupes de vin ont été savourées avec ferveur, la Matsa dégustée avec délice, et sous la lueur vacillante des bougies, une plénitude infinie enveloppe l’âme : la bouche se tait pour laisser le cœur s’exprimer. Soudain s’élève un chant, à la mélodie envoûtante et familière : E’had mi Yodé’a. Mais qui connaît un ?

Les plus vaillants, ceux qui ont tenu jusqu’au bout du Séder, entonnent en chœur : Un, c’est notre D.ieu, unique au ciel comme sur terre !

Le compte s’égrène alors de un à treize. Chaque nombre invoque un pilier du judaïsme : les deux tables de la Loi, les trois patriarches, les quatre matriarches, jusqu’aux treize attributs de miséricorde divine, dans une farandole éternelle.

Quel message caché renferme cette comptine juive, en apparence enfantine ? Pourquoi culmine-t-elle précisément à la fin du Séder, sans même évoquer la sortie d’Égypte ? C’est ce que nous découvrirons ensemble cette année, avec l’aide divine.

Aux racines du chant

La source de ce chant, universel dans toutes les communautés juives, se perd dans les brumes du Moyen Âge. On raconte qu’un manuscrit fut exhumé d’un parchemin de la bibliothèque de Rabbi Éli’ezer de Worms, l’illustre auteur du

Rokéa’h, pour être intégré à toutes les Hagadot. Curieusement, ce chant est pourtant absent de la Hagada personnelle du Rokéa’h lui-même.

De multiples interprétations illuminent ce texte, mais je tiens à vous révéler celle du Rav Gavriel Zeev Margaliot (disparu en 1935 à New York) dans son Agoudat Ezov, composé pour moitié des commentaires du fils du Gaon de Vilna. Le même enseignement émane du ‘Hatam Sofer, Rabbi Chmouel Ehrenfeld, petitfils du ‘Hatam Sofer de Presbourg.

Le secret du mot Ayéka : de l'exil à la réparation

Cette analyse s’appuie sur le Midrach Eikha Rabba citant Ben Azaï : le peuple d’Israël ne partit en exil qu’après avoir nié quatre fondements, dont les lettres forment le mot Ayéka, "Où es-tu ?", l’appel de Hachem à Adam après sa faute. Alef (1) : l’unité divine ; Kaf (20) : la circoncision (donnée à la 20e génération à Avraham) ; Youd (10) : les dix commandements ; Hé (5) : les cinq livres de la Torah.

Quand l’homme s’égare, il perd son essence et sa place cosmique. Adam fut chassé de l’Éden ; le peuple juif fut exilé de Judée pour un long périple. Alors, tandis que résonnent encore les mots "L’an prochain à Jérusalem", E’had mi Yodé’a proclame la rédemption toute proche en énumérant les mérites qui nous délivreront.

"Un est notre D.ieu" : Premier mérite vital. Malgré les tempêtes, notre foi reste inébranlable en l’unique Tout-puissant, réparant ainsi la faute de l’Alef, cause de l’exil.

"Deux, ce sont les tables de la Loi" : Notre loyauté à la révélation du Sinaï et aux dix commandements rectifie la faute du Youd.

"Trois, ce sont les patriarches" : Par leur mérite, le Zékhout Avot, nous serons sauvés.

"Quatre, ce sont les matriarches" : Leur mérite ancestral nous garde, comme l’enseigne le verset : "La voix de mon bien-aimé saute pardessus les montagnes (Patriarches), bondit par-dessus les collines (Matriarches)." (Roch Hachana 11a).

"Cinq, ce sont les cinq Livres de la Torah" : L’étude et la fidélité à la Torah réparent la faute du Hé.

"Six, ce sont les six traités de la Michna" : Selon Rabbi ‘Hanania, c’est cette étude qui rassemblera les exilés. (Vayikra Rabba 6, 3).

"Sept, ce sont les sept jours menant au Chabbath" : Jérusalem fut détruite pour la profanation du Chabbath (Yalkout Yirmia), mais son respect parfait amène le Machia’h : "Si Israël garde deux Chabbatot, la délivrance surviendra aussitôt !" (Chabbath 118b).

"Huit, ce sont les huit jours de la Mila" : En respectant la Brit-Mila, nous réparons la faute du Kaf et méritons la liberté.

"Neuf, ce sont les neuf mois de grossesse" : Symbole des neuf mois de domination romaine sur Israël (Sanhédrin 98b).

Avec votre permission, mon éclairage personnel : le Machia’h ne se dévoilera qu’une fois "nées toutes les Néchamot du corps adamique." (Nidda 13b). Les naissances d’Israël, conçues dans la sainteté et porteuses d’âmes pures, hâteront sa venue.

"Dix, ce sont les dix commandements" : Leur observance rectifie la faute du Youd, permettant le retour d’exil.

"Onze, ce sont les onze étoiles" (du rêve de Yossef) : L’auteur s’abstient d’approfondir mais je vous propose cette lecture : Réouven, mû par la gratitude, sauve Yossef des mains de ses frères. Après avoir déplacé la couche de son père, il se pensait exclu d’Israël malgré sa Téchouva. Lorsque Yossef rêve d’onze étoiles se prosternant devant lui, provoquant la fureur des frères, Réouven calcule prestement : il fait partie des douze tribus ! D’où sa gratitude fervente. Les onze étoiles incarnent le mérite de la Téchouva : un Juif qui a fauté ne doit jamais désespérer de l’efficacité de sa Téchouva qui est une clé maîtresse de la délivrance.

"Douze, ce sont les douze tribus" : Par les mérites des tribus, les enfants de Ya’akov, nous serons libérés.

"Treize, ce sont les treize attributs de miséricorde" : La raison ultime de notre salut, c’est la miséricorde infinie d’Hachem qui nous délivrera même si nous n’en avons pas complètement le mérite.

Le réflexe de l’âme

Dans cette mélodie exaltante, nous gravons les mérites qui bâtiront la Jérusalem de demain : "L’an prochain à Jérusalem". Plus intimement, chaque nombre nous rattache à Hachem.

Après le récit vibrant de la sortie d’Égypte, nous comprenons que tout chiffre, toute rencontre et tout instant exhalent le divin omniprésent. C’est un véritable "test d’association de Jung" : au terme du Séder, si l’on dit "dix", le Juif répond "Commandements" car Hachem imprègne jusqu’à son subconscient.

Aux petites heures de cette nuit enchantée, après quatre coupes généreuses, certains perdent peut-être le compte, mais le peuple juif, lui, sait compter… et surtout, il sait sur qui compter : E’had Elokénou Chébachamaïm Ouvaarets !

Rav Nathaniel Mimoun

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Pessa’h : 8 conseils pour un atterrissage réussi !

J-3 : la maison a certes des airs de champ de bataille, mais nous savons toutes que ce n’est plus pour très longtemps. Plus que 72 heures avant le grand jour et il va s’agir de rester lucide autant que d’arriver au soir du Séder en forme. Suivez nos 8 conseils pour la dernière ligne droite !

J-3 avant le grand jour ! La maison a certes des airs de champ de bataille : seaux d’eau, produits d’entretien, objets en tous genres à jeter et vaet-vient incessants de courses pour la fête… Après près d’un mois de sprint, il ne reste plus

Oulpan

que 72 heures avant le soir du Séder et il va s’agir de terminer la course en beauté. S’il vous reste du temps pour lire cet article, alors suivez nos 8 conseils pour réussir la dernière ligne droite !

Les courses de Pessa’h une mission pas si simple

À l’approche de Pessa’h tout le monde va faire les courses et le supermarché est plein et bondé. Il y a de longues files d’attente et des caddies remplis de tous côtés. Parfois, on dirait que tout le monde reçoit 100 invités pour le soir du Séder… mais au final, on oublie toujours un petit quelque chose — et on retourne encore au magasin !

Vocabulaire

(Kniyot) – courses, achats

(Malé) – plein, rempli

(Tsafouf) – bondé, serré

(Torim) – files d’attente, rendezvous (chez le médecin par ex.)

(‘Agalot) – caddies, poussettes, chariots

(‘Amoussot) – chargées, remplies

(Kivoun) – direction

(Or’him) – invités

(Chokhé’him) – oublier (au plur. masc.)

(La’hanout) – au magasin D’autres mots avec la racine .ן.ו.כ (diriger / intention)

כ (Kavana) – intention, ferveur

כְל (Lékhavèn) – diriger/viser/mettre de l’intention (dans la prière par ex.)

(Mékhouvan) – orienté, dirigé, fait exprès

1

Un bon début

Avant de commencer votre journée de ménage à votre retour du travail, ne vous ruez pas de suite sur votre serpillère.

Prenez le temps de prier et souffler, de boire un café et de vous préparer mentalement à affronter une nouvelle journée ou après-midi de ménage. Commencer du bon pied est le secret de la réussite !

2

Allumez la musique

La musique a le pouvoir de calmer, de réjouir, d’apaiser et de remonter le moral. En cette période où nos nerfs sont parfois mis à rude épreuve, la musique vous aidera à travailler dans la bonne humeur et à calmer les esprits. C’est la meilleure thérapie avant Pessa’h et, en plus, elle ne coûte rien !

3

Prenez le temps de discuter

Cela peut sembler mal adapté, mais c’est justement maintenant qu’il vous faut prendre le temps de vous poser avec votre mari, mère ou sœur pour discuter quelques instants.

Après une journée éreintante de travail, c’est le moment de vous offrir un petit moment de tranquillité pour partager vos impressions et souffler quelque peu. N’oubliez pas de vous enquérir du bien-être de votre interlocuteur et de vous intéresser à sa journée. Vous n’en ressortirez que plus forte !

Reprenez des forces 4

Il n’est pas rare d’entendre certaines femmes en veille de Pessa’h se plaindre : " Je n’ai rien mangé de toute la journée ", " Je n’ai même pas eu le temps de boire un café ce matin " etc. Tout

À l’approche de Pessa’h, la même question revient : "La Matsa, c’est plus léger que le pain, non ?" En réalité, la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

• Le ‘Hamets n’est pas le seul problème : Tout ce qui est à base de farine blanche (pain, pâtes) peut provoquer des pics de glycémie, des fringales et des ballonnements. Mais le ‘Hamets en soi, sauf intolérances, ne fait ni grossir, ni ne "dérègle" le corps.

• La Matsa n’est pas forcément plus "light" : À poids égal, elle est souvent aussi calorique, voire plus. Très dense, elle se mange vite… sans rassasier autant qu’on le pense.

• La digestion n’est pas toujours plus facile : Sans levure, la Matsa peut sembler plus digeste. En pratique, consommée en excès, elle entraîne souvent lourdeurs, constipation et inconfort.

• Le vrai sujet n’est pas l’aliment : Ce qui fait la différence, c’est la quantité, l’équilibre du repas et la façon de manger. Une Matsa avalée à la va-vite n’a rien de "meilleur" que du pain bien intégré dans un repas structuré. Ni le ‘Hamets ne fait grossir, ni la Matsa ne fait maigrir. En pratique, choisissez un à deux moments où vous profiterez d’une Matsa au chocolat, ou avec une cuillère de salade cuite… La clé réside toujours dans l’équilibre et la conscience que l’on met dans son alimentation : saine, variée, avec quelques excès maîtrisés.

‘Hamets ou Matsa ?

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le monde comprend que le fait de supporter une surcharge importante de travail le ventre vide et sans boire ne peut être que nocif, aussi bien sur le plan physique que sur le plan psychique. Inutile de vous rajouter du travail en préparant des repas élaborés, mais prenez au moins le temps de manger un petit-déjeuner, un repas à midi et un autre le soir. Buvez en quantité suffisante pour éviter la déshydratation.

Définissez des objectifs clairs 5

Au début de la journée, fixez-vous un certain nombre de tâches à accomplir. Restez réalistes et évitez de vous surcharger.

Lorsqu’à la fin de la journée, vous aurez réussi avec l’aide d’Hachem à accomplir ce que vous aviez décidé, vous en concevrez de la fierté et cela vous redonnera des forces pour la suite !

6

Essayez de maintenir une bonne ambiance à la maison

Certes, la surcharge de travail peut avoir comme effet de peser sur nos nerfs, mais il est crucial pour tous les membres de la famille de passer cette période avec le sourire autant que faire se peut.

Ce n’est pas parce que vous avez décidé de saisir l’occasion du ménage de Pessa’h pour faire le grand ménage que votre famille doit en pâtir. Essayez de ne pas perdre des yeux ce qui est réellement l’essentiel.

Offrez des compliments et des récompenses 7

Rien de tel que des mots d’encouragement et des petites récompenses pour redonner de l’enthousiasme ! Votre petit de six ans a vidé son cartable ? Complimentez-le ! Votre grande a amené les plus petits au jardin ? Remerciez-la pour son aide.

Et pourquoi ne pas prendre tout le monde pour manger une pizza après une journée de travail, histoire de les récompenser ?

8

L’objectif ? Terminer tout le nettoyage 48h avant l’entrée de la fête

Fixez-vous comme objectif de terminer tout le ménage au moins 48h avant le début de la fête. Si vous avez commencé en temps et en heure et avez travaillé avec régularité, cela ne devrait pas être trop difficile.

Même si une petite voix à l’intérieur vous pousse à nettoyer la poussière des murs, vu qu’il vous reste un peu de temps, la réponse à lui opposer est : non !

C’est maintenant le temps de prendre le temps de vous reposer, d’étudier un peu les lois et les commentaires de la fête et, pourquoi pas, d’aller vous acheter un petit cadeau pour la fête…

Pessa'h Cachère Vessaméa'h à toutes ! Elyssia Boukobza

Mes patients arrivent au cabinet avec un sandwich durant Pessa’h !

Je travaille pendant Pessa’h dans un cabinet attenant à mon appartement. Des patients peuvent y entrer avec du ‘Hamets (sans consommer sur place). Est-ce problématique selon la Halakha, dois-je renettoyer, et cette zone doit-elle être préparée pour Pessa’h ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

1. Il est obligatoire de procéder à la Bedikat ‘Hamets de votre cabinet étant donné qu’il s’agit d’un lieu vous appartenant et que vous utilisez durant Pessa’h. Ceci est valable même si vous en êtes uniquement locataire.

2. Vous n’avez aucune obligation de dire quoi que ce soit à vos patients ! Accueillez-les normalement, comme à l’accoutumée. (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 440, 3)

3. Leur ‘Hamets ne vous appartient pas. Donc, il n’y a aucun risque que vous en consommiez et vous ne transgressez aucune interdiction lorsqu’il se trouve dans votre cabinet (voir paragraphe 5). (Michna Beroura 440, 16)

4. Avant qu’ils ne quittent le cabinet, assurez-vous qu’ils n’ont rien oublié.

5. Si, en quittant les lieux, ils oublient leur gamelle, contactez-les. Si on vous le permet, jetez-la en dehors de votre cabinet. S’il s’agit de miettes, jetez-les aux toilettes et le tour est joué.

6. Votre cabinet est ouvert durant ‘Hol Hamo’ed mais durant Yom Tov, c’est interdit ! Si vous pouvez éviter de travailler durant ‘Hol Hamo’ed, c’est très bien !

Briser une assiette lors des fiançailles ?!

Pourquoi casser une assiette lors des fiançailles ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Les raisons de la coutume consistant à casser une assiette durant les fiançailles sont semblables à celles de la coutume consistant à casser un verre lors de la ‘Houppa. Nos maîtres mentionnent quatre raisons essentielles.

1. Lors des fiançailles / d’un mariage, les émotions et la joie peuvent amener l’être humain vers l’oubli de la vraie raison de notre existence. La gaieté et la (trop) bonne humeur peuvent éloigner l’homme (ou la femme) de la crainte du ciel ou l’entraîner vers la faute. Le fait de casser un verre est censé attirer l’attention des convives et calmer les esprits. (Rabbi El’azar de Worms, l’auteur du Rokéa’h [1160-1230], passages 353 et 355 ; Talmidé Rabbénou Yona sur Talmud Brakhot 30b, 31a ; Yalkout Yossef Sova’ Sma’hot I, 11, 1)

2. La joie et l’atmosphère de fête lors des fiançailles / d’un mariage risque de faire oublier aux convives la vraie joie que nous attendons tous : la reconstruction du Beth Hamikdach. Une assiette / un verre est cassé pour avoir en mémoire la destruction et nous pousser à améliorer notre accomplissement des Mitsvot. On choisit une assiette / un verre en verre car cette matière recyclable fait allusion à la reconstruction.

3. Nos Sages disent qu’à l’approche de chaque mariage, si les parents du ‘Hatan et de la Kala ne sont pas suffisamment souples, les discordes seront inévitables. En cassant une assiette / le verre (sous la ‘Houppa), on espère être "acquitté" de ce sort, presque inéluctable. (Talmud Chabbath 130a)

4. Les forces du mal risquent de briser la joie ou de causer du tort au ‘Hatan. L’assiette ou le verre cassé est, en quelque sorte, une manière de leur dire : "Un verre s’est cassé, veuillez nous laisser tranquille." Cela est censé les calmer.

Nous avons nommé notre fille qui est née il y a deux semaines mais nous ne sommes pas du tout convaincus finalement du prénom car il n’est pas assez lié à la Torah… estce possible de le changer ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Il n’y a aucun problème. Dans certains cas, on peut changer le prénom. La procédure est très simple. Appelez-nous.

Au réveil, aller aux toilettes ou faire Nétila ?

Le matin au réveil, doit-on d’abord aller aux toilettes ou faire Nétilat Yadaïm ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

A priori, il est bien de faire une première Nétilat Yadaïm avant d’aller aux toilettes (si on ne ressent pas un besoin vraiment pressant) afin d’éviter de toucher son corps à des endroits risquant d’être atteints par l’impureté et afin de la faire disparaître le plus rapidement possible. (Halakha Broura I, 54 ; Michna Beroura 4, 4)

Guerre en Israël : je suis bloquée en France, et mon ménage de Pessa’h ?

Bloquée en France à cause de la guerre, je n’ai pas pu nettoyer mon appartement en Israël pour Pessa’h. Si je rentre pendant la fête par un vol de rapatriement, sans possibilité que quelqu’un le fasse, que dois-je faire ?

Réponse de Rav Gabriel Dayan

Vous avez deux solutions :

1. Première solution : se faire inviter chez un membre de la famille pour toute la durée (restante) de Pessa’h. Dans une telle éventualité, avant l’arrivée de Pessa’h, il faut obligatoirement procéder à la vente de tout votre ‘Hamets.

2. Seconde solution : avant de pénétrer chez vous, durant Pessa’h (à votre arrivée), il faudra obligatoirement procéder à une Bedikat ‘Hamets. Dans cette éventualité, également, il faut procéder à la vente de tout votre ‘Hamets avant l’arrivée de la fête. Pendant Pessa’h, tout le ‘Hamets que vous trouverez n’est pas à vous (puisque vous l’avez vendu). Vous le placerez dans des endroits bien fermés que vous indiquerez par un signe distinctif.

LA PARACHA POUR LES ENFANTS

J’ai une question !

Les enfants, cette semaine, osons poser des questions pour apprendre, comprendre et progresser.

L'HISTOIRE

La veille de Pessa’h, la maison est en pleine préparation. Les cartons de Matsot sont sur la table, la cuisine sent déjà les plats de fête, et Papa prépare la grande table du Séder.

Le petit David observe tout cela avec curiosité. Il voit Maman cacher un petit paquet dans une serviette. "Qu’est-ce que c’est ?", demande-t-il. Maman sourit : "Tu auras la réponse ce soir !"

Le soir arrive. Toute la famille est réunie autour de la table. Au début du Séder, Papa casse la Matsa du milieu et en cache un morceau. David fronce les sourcils. "Pourquoi tu la caches ?" Papa lui répond.

Quelques minutes plus tard, on trempe un légume dans l’eau salée. David s’étonne : "On ne fait jamais ça aux autres repas !"

Papa dit : "Exactement. On fait cela pour que les enfants posent des questions."

David ouvre grand les yeux : "Je viens de comprendre pourquoi on dit dans Ma Nichtana "Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ?"

Peu à peu, Papa déroule la Hagada et l’histoire de la sortie d’Égypte : comment

L'ENSEIGNEMENT

les Bné Israël étaient esclaves et comment Hachem les a libérés.

David écoute attentivement et soudain, il lève la main : "Papa, pourquoi est-ce si important de raconter cette histoire chaque année ?" Papa répond : "Il y a beaucoup de réponses, mais je voudrais que tu te concentres sur celle-là : poser des questions et chercher à comprendre, c’est comme cela qu’on étudie la Torah."

Pendant le Séder de Pessa’h, il y a beaucoup de Mitsvot : manger la Matsa, boire les quatre coupes… Mais l’une des choses les plus importantes est de poser des questions.

La Hagada dit Vékan Haben Choel, "ici l’enfant pose des questions". Toute la soirée est construite pour éveiller la curiosité des enfants. C’est pour cela que nous faisons des choses différentes des autres repas :

Ce soir, David réalise que ses questions ne dérangent pas, elles font partie du Séder !

Les enfants, posons-nous les bonnes questions !

Est-ce que tu poses des questions quand tu ne comprends pas quelque chose ?

Quelle question aimerais-tu poser cette année pendant le Séder de Pessa’h ?

tremper le Karpas, cacher l’Afikoman…

La Torah veut nous apprendre que la connaissance commence toujours par une question. Celui qui demande cherche à comprendre, et celui qui cherche grandit.

Le Séder nous enseigne donc une grande leçon : n’ayons pas peur de demander, de réfléchir et de vouloir comprendre.

Une bonne question ouvre la porte du savoir.

Nos maîtres montrent l’exemple

Il y a environ 200 ans vivait un grand maître de Torah très célèbre : Rav Moché Schreiber, le ‘Hatam Sofer. Des élèves venaient de très loin pour étudier dans sa grande Yéchiva à Presbourg. Certains voyageaient pendant plusieurs jours pour pouvoir assister à ses cours et entendre ses explications.

Un jour, pendant un cours de Guémara, la salle est remplie d’élèves concentrés. Le ‘Hatam Sofer explique un passage difficile. Les étudiants suivent avec attention, les yeux plongés dans leurs livres. Soudain, un très jeune élève lève timidement la main. "Rav, je ne comprends pas." La classe se tourne vers lui. La question paraît simple, presque évidente pour certains élèves plus avancés. Quelques-uns échangent un regard et commencent même à sourire.

Les élèves écoutent attentivement. Le ‘Hatam Sofer poursuit : "Celui qui a peur de poser une question reste avec ses doutes. Mais celui qui ose demander peut découvrir une nouvelle connaissance dans la Torah. Souvent, la question d’un élève aide toute la classe. S’il n’a pas compris, il est probable que d’autres n’aient pas compris non plus."

Depuis ce jour, les élèves de la Yéchiva comprennent quelque chose d’important : poser une question n’est pas un signe de faiblesse ; au contraire, c’est une preuve que l’on veut apprendre et progresser.

Mais le ‘Hatam Sofer ne se moque pas du tout. Au contraire, il regarde le garçon avec bienveillance. "Très bonne question", dit-il. "Reprenons depuis le début." Pendant plusieurs minutes, il réexplique patiemment tout le passage de Guémara. Cette fois, beaucoup d’élèves comprennent mieux.

Puis le Rav lève les yeux vers toute la classe et ajoute : "Les questions ouvrent les portes de la Torah. Quand j’étais moi-même élève, je posais énormément de questions à mes maîtres. Parfois, je pensais que mes questions étaient trop simples. Mais mes maîtres m’ont appris que c’est grâce aux questions que l’on comprend vraiment."

Et c’est exactement ce que la Hagada de Pessa’h nous enseigne. Le Séder est construit autour des questions des enfants : Ma Nichtana ? Pourquoi cette nuit est-elle différente des autres ? Car dans la Torah, une bonne question peut être le début d’une grande découverte.

L'exercice de la semaine

Les enfants, cette semaine, si vous ne comprenez pas quelque chose en classe ou à la maison, essayez de poser une question au lieu de garder le doute pour vous. Vous verrez qu’une question déverrouille souvent beaucoup de réponses.

Arayes à la Matsa spécial Pessa’h !

Une version spéciale Pessa’h des arayes : la Matsa remplace la pita et devient croustillante à l’extérieur tout en absorbant le jus de la viande. Rapide, gourmand et parfait pour un repas convivial !

Ingrédients

• 3 feuilles de Matsa

• 400 g viande hachée (bœuf ou bœuf + agneau)

• 1 petit oignon très finement haché

• 1 cuil. à soupe de Te’hina

• 2 cuil. à soupe de persil haché

• ½ cuil. à café de cumin

• ½ cuil. à café de paprika

• Sel, poivre

• Huile d’olive

Pour 6 arayes

Préparation : 30 min

Cuisson : 3-4 min

Difficulté facile

pour les assouplir.

- Mélangez la viande avec l’oignon, la Té’hina, le persil et les épices.

- Coupez les Matsot en deux et étalez une fine couche de viande. Refermez comme un sandwich. Badigeonnez légèrement d’huile d’olive.

- Faites cuire dans une poêle bien chaude 3–4 min de chaque côté en pressant légèrement.

- Terminez 5 min au four à 200°C pour un maximum de croustillant.

- Servez avec Té’hina, salade israélienne ou pickles.

Astuce

Ajoutez un peu de pignons, ça change tout !

Pessa’h Cachère Véssaméa’h ! Murielle Benainous

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Vendu!

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Les avantages d'un Village vacances et le confort d'un service hôtelier.

Chef privé à bord Petit déj copieux, déjeuner léger, dîner gastronomique.

Cashér Lemehadrin · Halak Beit Yossef avec kitniot Machguiach privé sur place.

Activités enfants et adultes tous les jours, nous sommes entourés d'activités.

Cours de Torah en prime.

Obligé de venir tout le séjour ?

Non ! 2 ou 4 nuits possible �� Devis personnalisé sur demande.

Paiement en plusieurs fois ?

Un geste commercial ?

Piscine séparée ?

Taille des chambres ?

Possible, oui ! Jusqu'en 6 fois en CB �� Aucun souci.

-1 000  sur tout le séjour �� Dernières chambres — vite !

Oui, horaires hommes / femmes �� + piscine privée à louer en famille.

25–28 m² pour 2 adultes + 2/3 enfants  Au-delà  2 chambres.

Les rabanim seront là ?

Rav Mickael Saadia & Binyamin Benhamou pour tout le séjour ��

Rav Sadin, Rav Uzan, Rav Dayan et... le Admour de Ungvar, pendant toute la semaine de Hol Hamoed !

Vous avez un miklat ?

Oui, pour tous les participants au séjour.

Perle de la semaine par

"Je ne comprends pas grand chose à ce qu'il m'arrive, mais je suis certain que TOUT est pour le BIEN." (Rav Yigal Avraham)

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