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Yves Bélanger, Servir
Le 15 mars, le padre du Royal Montreal Regiment (RMR), le capitaine Rici Be, a quitté le Canada de son propre chef afin de se rendre en Roumanie. Son but, aller donner un coup de main aux famille ukrainiennes qui fuyaient leur pays. Il a passé un peu plus de deux semaines là-bas à faire du bénévolat auprès des familles démunies.
Le militaire d’origine cambodgienne explique qu’il a été très touché par la situation. «La guerre et/ou le génocide du Cambodge font partie de mon histoire familiale. C’est pour cela que nous ne sommes jamais indifférents face à la guerre et que tout conflit armé nous touche profondément. Durant cette guerre en Ukraine, la situation à laquelle les réfugiés font face est grave. Le besoin d'assistance est grandissant et immédiat.»
Il s’est donc joint à une équipe des Ministères baptistes canadiens pour aller retrouver l’organisation All4Aid en Roumanie où elle soutient les réfugiés Ukrainiens. «J’y suis resté 17 jours.»
DES GENS RECONNAISSANTS
Le padre Be note que dès leur arrivée dans les centres d’aide, les Ukrainiens se sont montrés très reconnaissants envers les équipes de bénévoles. «Ils avaient des besoins très différents, mais ils étaient très ouverts à l’aide que nous pouvions leur apporter. Ils faisaient preuve d’une grande humilité, mais en gardant la tête haute.»
Un des plus grands obstacles était bien entendu la langue. «Avec l'aide d'une

interprète, ça allait bien. Heureusement, nous avions aussi Google Translate, les gesticulations et notre anglais imparfait pour finir par nous comprendre!»
ÉMOTIONS VIVES
Voir autant de gens démunis arriver en si peu de temps soulève un paquet d’émotions. Le padre Be mentionne qu’à travers la joie, le soulagement et le sentiment du travail accompli se mélangeaient la tristesse, l’impuissance et l’incompréhension. «D’un côté, on se disait que certains avaient trouvé refuge et que l'on continuait. De l’autre côté, c’était éprouvant de penser aux conséquences que les Ukrainiens subissent et aux décisions difficiles qu'ils ont à faire.»
Il poursuit en racontant que quatre histoires restent particulièrement gravées
dans son esprit. «Il y a d’abord celle d’un couple et de leurs quatre enfants qui vivaient temporairement dans un de nos centres. Ils ont été conduits à l’aéroport pour se rendre en Norvège. Une semaine après, le père devait les quitter pour retourner en Ukraine et défendre son pays.»
Alors qu’il visitait les installations d'un autre organisme, le padre Be a vu beaucoup de mères seules, entourées d’enfants. «Elles étaient bien nourries, au chaud, au sec et en sécurité. Mais on voyait bien leur souffrance morale sur leur visage. Leur traits trahissaient la peine et l'inquiétude qu’elles vivaient.»
Le militaire se souvient également d’une adolescente, assise dans un coin de cet organisme, qui pleurait en silence. «Une autre ado est venue s’asseoir à côté d’elle.
Dans un silence complet, elles ont échangé des regards. C’était comme si, par télépathie, elles se disaient ‘je sais, c’est vraiment merdique ce qui nous arrive!’»
Enfin, le parcours d’une orpheline de 16 ans ayant perdu ses parents en Ukraine a beaucoup marqué l’aumônier. «Elle venait d’être délaissée par sa mère adoptive et a fugué. Nous le savons que ce genre de situation fait de ces jeunes des victimes parfaites pour les trafiquants d’esclaves. Ce n’est pas évident de le constater. Toutes ces histoires, mélangées à celles des autres familles que j’ai vues, devenaient très éprouvantes. Notre sentiment d'impuissance et de tristesse devient très élevé dans de telles circonstances.»
EXPÉRIENCE HUMAINE
C’est le 1er avril que le padre Be est revenu au Canada. Bien que son voyage ait parfois été difficile au niveau émotionnel, il explique que l’expérience a été très enrichissante. «J’ai entre autres pu voir que la générosité, qu’elle soit matérielle, émotionnelle ou relationnelle, existe toujours chez les gens.» Il dit aussi avoir beaucoup appris sur les Ukrainiens, leur patriotisme, leur optimisme, leur sens du service aux autres et leur esprit combatif.
L’aumônier conclut en disant que cette guerre lui fait réaliser que le risque d'oppression, l’injustice et la tyrannie font toujours partie de notre monde. «Mais malgré le sentiment d’impuissance et la tristesse, on ne peut pas se permettre de lâcher. Plus la détresse est grande, plus l’aide qu’on peut apporter, de loin ou de près, est importante.»

Caporal Charles Goelen, Représentant des affaires publiques, 34 Bon svc
En mars dernier, cinq membres du 34e Bataillon des services (34 Bon svc), le caporal-chef Christopher Nunez et les caporaux Nicolas Beauregard, Charles Goelen, Jonathan Laramée et Jean-François Ross, ont exercé un mouvement routier de longue distance en autobus 44 passagers dans les provinces de l’Ouest canadien au départ de Saint-Hubert.
L’exercice Servitium Rocheuses était à l'origine une idée du caporal Beauregard, instructeur et évaluateur de conduite. Il souhaitait rendre plus intéressants les qualifications de véhicules et le maintien de compétences.
La chaîne de commandement a donné son aval, comme en témoigne le lieutenant-colonel Lance-Richard Gosselin, commandant du 34 Bon svc: «L’opportunité d’offrir des entrainements stimulants à mes membres fait partie de mon mandat comme commandant. La rétention est un enjeu majeur pour les Forces armées canadiennes. De plus, approfondir notre bassin de personnel qualifié pour nos équipements nous permet d’être plus flexibles et d’offrir le support requis, que ce soit en opération domestique ou en théâtre.»
UN LONG PÉRIPLE
Tout a commencé au printemps 2021 lors d’un cours d’autobus 44 passagers organisé par le 34 Bon svc durant lequel les membres devaient localiser l’ensemble des installations militaires des Forces régulière et de réserve du sud du Québec, en plus de répondre aux normes de qualification sur le véhicule.
Suivant l’atténuation des mesures sanitaires à l’hiver 2022, l’exercice Servitium Rocheuses s’est mis en branle afin d’offrir aux instructeurs de l’autobus 44 passagers une occasion de maintenir et de peaufi-


L'application mobile Respect dans les Forces armées canadiennes (FAC) est remplie d'informations utiles et importantes sur l'inconduite sexuelle. Avec un nouveau design et une terminologie actualisée, l'application est maintenant plus facile que jamais à utiliser.
ner leurs connaissances et compétences. Tout en leur permettant d’accumuler du kilométrage de conduite, les membres ont pu bénéficier d’un développement professionnel inouï en visitant différentes installations militaires sur leur chemin. Ils se sont rendus jusque dans les Rocheuses canadiennes en empruntant la route entre les villes de Jasper et Banff, ce qui leur a permis de pratiquer leurs aptitudes de conduites en terrain montagneux.
Les cinq membres ont pu visiter les bataillons des services réservistes suivants: le 33e situé à Ottawa, North Bay et Sault-Sainte -Marie; le 38e dans les villes de Thunder Bay, Winnipeg, Saskatoon et Regina; et le 41e installé à Edmonton et Calgary. Ils ont aussi visité les bases de la Force régulière suivantes: Petawawa, North Bay, Winnipeg, Wainwright, Edmonton et Moose Jaw.
Lors de leur passage à la base des Forces canadiennes d’Edmonton, les membres ont eu le privilège d’effectuer une visite guidée du 1er Bon svc de la Force régulière et de constater l’ampleur des installations et de leurs capacités opérationnelles.
Les membres ont également eu droit à une visite guidée du 431e Escadron de démonstration aérienne, soit les Snowbirds, à la base des Forces canadiennes de Moose Jaw. Ils ont pu en apprendre davantage sur le professionnalisme de cette équipe de pilotes et de son personnel de support. L’exercice de douze jours a été un succès. Le trajet de 8 350 km s’est déroulé sans problème et les membres sont tous très satisfaits de leur expérience. Ils ont apprécié tous leurs échanges avec les militaires qu’ils ont rencontrés à travers le Canada et tout au long de leur parcours.
On y retrouve des informations éducatives et des ressources utiles sur la prévention et la gestion de l'inconduite sexuelle. De nouveaux outils interactifs téléchargeables, tels que des exemples d'interventions de témoins, ont également été ajoutés pour aider à guider et à soutenir les témoins. Une personne affectée par de l'inconduite sexuelle y trouvera des indications sur la manière de réagir à un incident sous la forme d'un arbre décisionnel interactif de gestion des incidents.
L'application mobile Respect dans les FAC est une boîte à outils mobile, utile pour les victimes et les survivants d'inconduite sexuelle ainsi que ceux qui les soutiennent.


Yves Bélanger, Servir

La 2e Division du Canada (2 Div C) a profité de la Semaine de la Santé mentale, qui se tient du 2 au 8 mai, pour présenter officiellement le vidéoclip de la chanson Berceuse pour calmer les démons composée et chantée par le vétéran Steve Jourdain.
Retraité des Forces armées canadiennes depuis février, le colonel Steve Jourdain travaille maintenant comme directeur associé aux Services généraux des Services de bien-être et moral des Forces canadiennes. Il raconte qu’il avait composé cette chanson en 2015-2016. «Deux de mes frères d’armes, des anciens du Royal 22e Régiment venaient de se suicider. Je me suis mis à écrire les paroles et à composer la musique à la guitare. Une fois terminée, je l’ai enregistrée et publiée sur Facebook. Il n’a fallu que quelques heures pour que je reçoive plein de beaux témoignages. C’était très touchant»
En janvier 2016, la chanson a été utilisée dans le cadre de la journée Bell cause pour la cause. «Cette première version avait été enregistrée de façon semi-professionnelle. Elle avait été diffusée sur les réseaux sociaux et avait eu une bonne portée.»
Le vétéran raconte qu’un jour, il a même reçu un témoignage très touchant. «Un homme m’a écrit pour me dire que ma chanson lui avait sauvé la vie. Mes mots l’avaient convaincu d’aller chercher de l’aide. Pour moi, ça voulait dire beaucoup.»
UNE DEUXIÈME VERSION
Il y a un peu plus d’un an, une collègue de travail lui a dit qu’elle aimerait aller plus loin avec la chanson. «Elle souhaitait qu’on l’enregistre dans un studio professionnel et qu’on tourne une vidéo.»
L’ex-militaire a accepté avec joie de participer au projet. Il a toutefois décidé de retravailler un peu les paroles. «La chanson traitait principalement de suicide. On voulait qu’elle soit plus inclusive et qu’elle touche l’ensemble des problèmes reliés à la santé mentale.» C’est le budget Équité de la 2 Div C qui a défrayé les coûts du projet.
Steve Jourdain est très content du résultat final. «Le directeur musical Philippe Turcotte a fait un arrangement exceptionnel pour la chanson. C’est incroyable.» C’est aux Productions Coolgray que les projets d’enregistrement de la chanson et de la vidéo ont été confiés. Le tournage de la vidéo a été effectué au cours des dernières semaines. «La 2e Division a lancé un appel à tous les militaires et employés civils pour trouver des figurants. C’est génial, car la dizaine de personnes qui a accepté de participer sont des gens qui ont eu à faire face, un jour ou l’autre, à des problèmes reliés à la santé mentale.» La vidéo a été réalisée par Olivier Turcotte.

Le Congrès national en prévention du suicide aura lieu du 11 au 13 mai à Montréal. Le jeudi 12 mai, la journée sera entièrement consacrée aux Forces armées canadiennes. Des spécialistes feront le point sur l’état d’avancement des stratégies de prévention et présenteront l’état des lieux sur la recherche. Ils mettront également en lumière les pratiques innovantes de prévention, d’intervention et de postvention auprès des militaires et des vétérans.
Voici le programme préliminaire:
• La prévention du suicide dans le contexte du changement de culture au sein des FAC (en anglais) par le major-général Marc Bilodeau
• Les initiatives de prévention du suicide de la Direction de la santé mentale des Forces armées canadiennes (en anglais) par Leila Salem
• Résilience Plus: un programme pour bâtir la résilience, paver la voie au succès et promouvoir l’excellence aux Collèges militaires royaux du Canada (en français) par Lobna Cherif
• L’implication des familles des militaires/vétérans dans les efforts de prévention du suicide au Canada et à l’étranger: une synthèse systématique et qualitative de la recherche et des politiques (en anglais) par Denise Dubois, Fardous Hosseiny et Heidi Cramm
• Redevenir un civil après avoir servi dans les Forces armées canadiennes: les défis et les enjeux de la transition militaire-civile (en français) par Dave Blackburn
• L’arrimage des services, la clé en prévention du suicide. L’exemple des intervenants d’urgence (en français) par Geneviève Arguin et Julie Nadeau
Toutes les séances offriront la traduction simultanée. Les vétérans bénéficient d’un tarif réduit (30$) en utilisant le code promo : can2205








Plusieurs connaissent la Fondation des sports adaptés (FSA) visant à rendre la pratique du sport plus inclusive pour les personnes vivant avec un handicap. Ce que certains ignorent toutefois, c’est que cet organisme à but non lucratif développe depuis quelques années un programme spécialement dédié aux vétérans.
C’est le major retraité Frédéric Jean qui est responsable de ce programme. Celui-ci est bien connu dans la région de Montréal puisqu’il a entre autres terminé sa carrière au sein de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes. «J’ai pris ma retraite de la vie militaire en 2021. La FSA m’a proposé de m’occuper à temps partiel du programme des vétérans et j’ai accepté avec un grand plaisir. Cela faisait déjà quatre ans que je faisais du bénévolat pour cette organisation avec l’activité de ski nautique.»
PAS SEULEMENT LES HANDICAPS PHYSIQUES
Le Maj (ret) Jean explique que le
programme dédié aux vétérans est un volet séparé des sports adaptés traditionnels. «Essentiellement, il est financé séparément et vise à promouvoir la santé des vétérans par la pratique de sports extérieurs. Il n’est pas nécessaire d’être une personne vivant avec un handicap pour y prendre part», précise-t-il.
Il ajoute que la FSA reconnait, au même titre que la Fondation québécoise des vétérans, que les vétérans ont souvent des défis médicaux d’ordre physique, mental ou social dû aux exigences du service. «Les bienfaits de ces activités gratuites sont de stimuler ces derniers à sortir de l’isolement, d’agir positivement sur leur santé, de générer des rencontres sociales et d’augmenter l’estime de soi.»
DES MOMENTS GRATIFIANTS
Pour le Maj (ret) Jean, devenir bénévole auprès de la FSA a été très bénéfique. «Pour un vétéran, s’investir avec une telle organisation, c’est s’offrir une nouvelle mission gratifiante. Cela permet de se valoriser par le bonheur et la santé que l’on procure aux per-
Vol. 28/No 09 4 mai 2022
TIRAGE : Édition numérique seulement
ÉDITEUR : colonel Jason Langelier commandant GS 2 Div CA
CONSEILLERS MILITAIRES :
• Capitaine Steve Comeau
450 358-7099, poste 6570 steve.comeau@forces.gc.ca
• Capitaine Frédéric Thouin 514 252-2777, poste 4530 frederic.thouin717@forces.gc.ca
sonnes vivant avec un handicap.»
Autant pour le bénévole que pour le vétéran, il est bon de pratiquer des sports selon ses capacités et de retrouver une confrérie amicale. «Cela a des bienfaits autant sur la santé physique que mentale.»
LES SPORTS OFFERTS
Pour la saison chaude, le Maj (ret) Jean mentionne que la FSA offre aux vétérans la possibilité de pratiquer des sports tels que le ski nautique, le wakeboard, la planche à pagaie et le kayak. «Nous proposons aussi des activités équestres ainsi que des activités ponctuelles telles que la tyrolienne et le rafting.»
Au cours de la saison froide, le ski alpin, la planche à neige et le ski de randonnée alpine sont au programme.
Bien que la FSA est basée en Estrie, l’organisation dispose de plusieurs unités mobiles pouvant desservir les sports adaptés ou le programme dédié aux vétérans partout au Québec. «Nous avons aussi des installations permanentes au Relais et à Stoneham.
Garnison Saint-Jean, bur. K-125, B.P. 100, Succ. bureau-chef Richelain QC J0J 1R0 T. 450 358-7099 • F. 450 358-7423 servir@forces.gc.ca • journalservir.com
Claude Tourville
514 252-2777 # 4993 claude.tourville@forces.gc.ca
GESTIONNAIRE : Guylaine Fortin
450 358-7099 poste 7426 • guylaine.fortin@forces.gc.ca
JOURNALISTE : Yves Bélanger
450 358-7099 poste 7330 • yves.belanger@forces.gc.ca
CONSEILLER EN PUBLICITÉ : François Ménard
450 346-2300 • servir@tictactoecommunication.com
ABONNEMENT ET PETITES ANNONCES :
Bélinda Raîche
450 358-7099 poste 6346 • belinda.raiche@forces.gc.ca
GRAPHISTE : Gillian Ottaway
ISSN 0384-0417
Les articles publiés dans ce journal sont la propriété de Servir et ne pourront être publiés, utilisés ou reproduits sans l’autorisation de la rédactrice en chef ou de l’auteur. Servir féminise les grades. Dans un souci d’inclusion et de respect de la diversité des genres, si vous ne voulez pas voir votre grade féminisé, veuillez communiquer avec la rédaction.
Cela nous permet donc de rejoindre le plus de gens possible.»
UN VOYAGE DE RANDONNÉE PÉDESTRE
L’ex-militaire termine en indiquant qu’il travaille actuellement à l’organisation d’un voyage de randonnée pédestre en Europe. «Il s’agit d’une escapade dans les Alpes pour six à huit vétérans. Ce serait comme une session de ressourcement.»
Si tout se passe bien, le voyage pourrait s’effectuer à la fin de l’été. «Je ne peux pas le confirmer pour le moment, car je suis encore en train de chercher le financement nécessaire. Toutefois, j’ai bon espoir de pouvoir officialiser le tout au cours des prochaines semaines.»
Les personnes intéressées à devenir membre du programme pour les vétérans de la FSA ou bénévoles peuvent écrire à Frederic@sportsadaptes.ca

Prochaine parution 18/05/2022 Date de tombée 09/05/2022
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Les trois auteurs
Yves Bélanger, Servir
Le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2 GPRC) célèbre cette année son 25e anniversaire. Pour souligner l’occasion, l’unité de réserve a procédé le 3 avril dernier au lancement d’un livre intitulé L’Histoire des Rangers canadiens du Québec
Le lieutenant-colonel Benoit Mainville, commandant du 2 GPRC a mentionné que cet ouvrage commémoratif célèbre les 25 ans de l’histoire contemporaine de l’unité de réserve ainsi que l’incroyable contribution des Rangers canadiens (RC) depuis 75 ans à la sécurité intérieure du Canada et de leurs communautés, ainsi qu’à l’essor de la jeunesse. «Avec sa mise sur pied en 1997, le 2 GPRC a hérité de l’illustre histoire des RC au Québec. C’est une histoire dynamique, illuminée par le courage des Rangers, l’engagement des militaires du Sud, enrichie par ses diverses cultures et respectueuse des Nations qui l’ont écrit.» Le Lcol Mainville espère que ce livre historique fera découvrir l’apport remarquable des RC ainsi que de tous les militaires qui les ont côtoyés au cours des 75 dernières années.
Pour sa part, le brigadier-général Stéphane
Boivin, commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est), a remercié les RC pour leur contribution inspirante et exemplaire. «Les Rangers canadiens constituent une capacité unique au sein de leur communauté et représentent une ressource stratégique et capitale pour la défense du Canada. Le livre des 25 ans du 2e Groupe de patrouilles de Rangers canadiens souligne l’engagement considérable depuis plus de 75 ans des Rangers dans leur communauté.»
Rappelons que le 2 GPRC représente une diversité culturelle autochtone et allochtone unique regroupant les cultures inuite, crie, innu-aitun, naskapie, métisse, francoquébécoise, anglo-québécoise et militaire, qui encourage le dialogue, le respect et le partage de connaissances.
Le 2 GPRC, garant de près de 76 % de la superficie du Québec, compte 700 citoyens canadiens qui servent comme RC au sein des FAC. Plus de 700 jeunes, âgés de 12 à 18 ans, participent quant à eux au Programme des Rangers juniors canadiens dans les régions éloignées et isolées du Québec.
2022 marque le 75e anniversaire de la création du Corps des Rangers canadiens. Depuis leur fondation officielle en mai 1947, les Rangers canadiens (RC) apportent une importante contribution au Canada et aux Forces armées canadiennes (FAC).
Du soutien aux recherches et sauvetages au sol, aux opérations nationales en passant par la formation de membres des FAC, les RC sont en première ligne pour fournir un soutien essentiel à la population canadienne, lorsqu'elle en a le plus besoin.
Les RC sont des réservistes de l’Armée canadienne qui assurent une présence militaire dans les régions éloignées et isolées du Canada, y compris dans le Norddu-Québec et le long de la Côte-Nord. Leur expertise est également mise à profit lors de situations d’urgence comme les accidents d’avion, les feux de forêt et les inondations.
Les RC sont également responsables des Rangers juniors canadiens, un programme communautaire pour les jeunes de 12 à 18 ans.
Cet ouvrage historique a été écrit par trois chercheurs universitaires spécialistes de l’Arctique (P. Whitney Lackenbauer, Magali Vullierme et Stéphane Roussel), en collaboration avec le 2 GPRC. Rédigé en français et adapté en anglais, il dresse l’historique des RC depuis leur création en 1947 et celui du 2 GPRC depuis son inauguration en 1997.
Le livre est préfacé par Son Excellence la très honorable Mary Simon, gouverneure générale. La préface a été signée par la grande cheffe d’Eeyou Istchee (Nation Crie) Mandy Gull Masty, la présidente de l’Administration régionale Kativik, Madame Jennifer Munick, et le préfet de la MRC du Golfe-du-St-Laurent et ancien maire de Gros-Mécatina, Monsieur Randy Jones.



Yves Bélanger, Servir
Situé sur le site du Collège militaire royal de Saint-Jean (CMR Saint-Jean), le Musée du Fort Saint-Jean ouvrira de nouveau ses portes au public à compter du 11 mai.
Marijo Gauthier-Bérubé, archéologue au sein de l’établissement, explique que les employés travaillent aux derniers préparatifs pour accueillir les premiers visiteurs. «Nous préparons les dernières vitrines en y ajoutant les nouveaux objets qui composent l’exposition permanente.»
Mme Gauthier-Bérubé rappelle que les fouilles subaquatiques se poursuivent dans la rivière Richelieu. À ce sujet, elle explique que dans le cadre de Août, mois de l’archéologie, des activités seront mises en place pour suivre l’évolution des recherches. «Il y aura entre autres une visite guidée qui emmènera les gens près des endroits où les fouilles sont faites dans le fond de la rivière.»
UN SITE EXCEPTIONNEL
Le site du CMR Saint-Jean a été témoin du passage de guerriers amérindiens, de troupes françaises et anglaises, de révolutionnaires américains et de plusieurs unités canadiennes. Il a été déclaré lieu historique national en raison des trois forts qui y ont été construits et de son importance lors de l’invasion américaine de 1775 où le

L’exposition permanente présente différents artéfacts.
fort a soutenu un siège de 45 jours dirigé par le général Montgomery. Avec la Ville de Québec, ce site est le seul endroit au Canada qui a connu une occupation militaire continue depuis le Régime français.
Le Musée du Fort Saint-Jean présente ces 350 ans d’histoire militaire par le biais de cartes thématiques, maquettes, uniformes, armes, artéfacts et documents d’archives.
La visite guidée extérieure permet quant à elle de marcher sur les pas des occupants passés et présents et de découvrir les vestiges des remparts et des bâtiments britanniques originaux datant de 1839. Le musée sera ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 17 h.

Servir

Pour la troisième année consécutive, le Défi-vélo de la Marine aura lieu de façon virtuelle cet été. Les membres du Navire canadien de Sa Majesté Donnacona (NCSM Donnacona) et du NCSM Radisson invitent les gens à participer en grand nombre à cette activité-bénéfice qui vient en aide à des organismes locaux.
Les cyclistes qui participeront au Défi-vélo de la Marine sont invités à amasser des fonds auprès de leurs proches pour les soutenir dans cette initiative. Ils pourront accumuler les kilomètres à leur rythme, entre le 12 juin et le 7 août.
L’argent recueilli sera versé à deux organismes voués au bien-être des marins actuels et anciens de la Marine royale canadienne (MRC) et de leurs familles: Appuyons nos troupes et la Caisse de bienfaisance de la MRC. L’an dernier, l’activité a permis de remettre plus de 102 000 $ à ces deux organismes.
Tout le monde peut s’inscrire, autant la population générale que les militaires de tous les âges.
En nouveauté pour 2022, le Défi de l’Amiral, un événement de premier ordre, vous met au défi de compléter une des trois distances: 20 km, 80 km ou 207 km. Les participants recevront une pièce de collection exclusive du Défi-vélo de la Marine. Cette activité pourra être relevée n’importe quel jour entre le 29 juillet et le 7 août 2022.

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Yves Bélanger, Servir
Le Jour de la terre a été célébré aux Garnisons Saint-Jean et Montréal le 22 avril. En plus de participer à des séances de spinning, les participants ont procédé à une collecte de déchets sur les terrains extérieurs des deux garnisons.
À Montréal, 72 militaires ont accepté l’invitation des Programmes de soutien du personnel et participé à l’une de trois séances de spinning tenues dans le gymnase. «Nous offrions de l’eau citronnée. Toutefois, les gens devaient apporter leur bouteille personnelle pour éviter l’utilisation de verres jetables», précise Jean-François Bernard, gestionnaire du conditionnement physique, du sport et du loisir à la Garnison Montréal.
En matinée, une corvée de collecte de déchets a également eu lieu. Six grands sacs de poubelle ont ainsi été remplis par une équipe de 12 personnes. «Il y avait des militaires, des employés civils du ministère de la Défense nationale ainsi qu’un membre du Plan sport et loisir, M. Jim Orell.»
À SAINT-JEAN
À la Garnison Saint-Jean, chaque année, les différentes unités participent à l’opé-
ration MAISON NETTE. Des membres des Services au personnel et des Services corporatifs ont profité du jour de la Terre pour se mettre à l’oeuvre. Une trentaine de militaires ont participé à l’activité. De nombreux détritus et plusieurs branches ont ainsi été ramassés.






Yves Bélanger, Servir
Au cours de la dernière année, le sergent retraité Roger Chabot a refait le parcours des militaires canadiens ayant pris part à la Campagne d’Italie lors de la Seconde guerre mondiale. Son but: faire revivre ces événements importants de notre histoire militaire dans un documentaire qui devrait voir le jour en 2023.
C’est en 2019 que le vétéran a commencé à travailler sur ce projet. «La pandémie m’a ralenti, mais cela a malgré tout été bénéfique. J’ai pu faire davantage la promotion du projet et aller chercher plus de financement. Ce documentaire est ainsi devenu le plus important projet de ma vie», raconte-t-il.
Il explique que l’idée a pris naissance au cours des dernières années, suite à un premier voyage en Italie. «J’y ai visité quelques sites historiques de la Seconde Guerre mondiale et j’ai découvert que les Italiens aimaient beaucoup les Canadiens et qu’ils étaient très reconnaissants.»
L’ex-membre du Royal 22e Régiment s’est également rendu compte qu’il connaissait mal son histoire régimentaire. «C’est pourquoi j’ai eu l’idée de tourner ce documentaire qui comptera 14 épisodes d’une durée de 20 minutes chacun.»
TOURNAGE EN NOVEMBRE 2021
Au départ, le tournage devait s’effectuer en deux parties. «Nous devions tourner en été pour représenter le déploiement en Sicile puis nous devions ensuite retourner au cours de l’automne pour les tournages dans le reste du pays, notamment dans le nord.» La pandémie a obligé l’équipe à changer ses plans. «Nous avons donc décidé de tout faire dans un seul voyage.»
M. Chabot a su s’entourer de bons collaborateurs pour mener à bien son projet. Tout d’abord, il y a John Serviss, le caméraman principal et monteur. «C’est le gendre d’un ami ex-militaire qui a servi avec moi dans un premier commando.»
Il y a également le sergent retraité Georges Janes, second caméraman et pilote de drone. «Nous avions aussi le lieutenant-colonel retraité Chris Comeau, responsable de la logistique. C’est lui qui s’occupait de réserver nos hôtels et de s’assurer que nous puissions nous restaurer.» Finalement, Steve Gregory, de la Fondation Opération Husky, a également été très impliqué au projet. «Il a facilité les contacts avec les personnes ressources et experts historiens en Sicile.»
Ce voyage d’une durée de 32 jours n’a pas été de tout repos. «Nous avions plusieurs tournages à effectuer en peu de temps. Nous étions constamment en train de bouger. Pendant notre séjour, nous avons effectué pas moins de 5 300 km.» Dès 7 h, l’équipe était prête à se mettre au travail et terminait rarement avant 20 h 30. «En arrivant, je m’assurais que tout ce que nous avions tourné était O.K. Je ne me couchais pas avant minuit.»
UN DOCUMENTAIRE BILINGUE
Roger Chabot est fier d’annoncer que le documentaire sera présenté en français et en anglais. «Chaque prise dans laquelle j’interviens a été tournée en français et en anglais. C’est une première depuis que je fais des vidéos. Je voulais éviter de faire du doublage.»
L’équipe a eu la chance de côtoyer des experts en histoire. «Il y a beaucoup d’interactions avec ces derniers tout au long du documentaire. Ces gens nous partagent leur savoir. Ils apportent beaucoup de crédibilité à notre projet.»
Certaines reconstitutions historiques sont également intégrées à la vidéo. «Nous avons eu la chance de les tourner sur place.» C’est entre autres le cas de la bataille d’Assoro. Nous avons pu reconstituer une partie du combat au sommet de la montagne.»
RETOUR EN ITALIE ET LANCEMENT
Le mois dernier, Roger Chabot est retourné seul en Sicile pour enregistrer
quelques nouvelles scènes. «À cause de la pluie abondante, nous n’avions pas eu le temps de tout filmer. Je suis retourné làbas cinq jours pour compléter le projet.»
C’est en janvier 2023 que le documentaire devrait être officiellement lancé sur YouTube, sur la chaîne Bravery in Arms. «Je suis content, car Anciens
Combattants Canada vont diffuser le lien direct pour accéder aux 14 épisodes.» D’ici là, les gens peuvent regarder les mini vidéos du tournage du documentaire, diffusées une fois par mois.
VISIONNER LES VIDÉOS SUR BRAVERY IN ARMS

Roger Chabot s’est joint aux Forces armées canadiennes en 1984 comme soldat d'infanterie. Pendant ses 32 ans de carrière, il a entre autres servi au sein du Royal 22e Régiment, du Régiment aéroporté du Canada et du Princess Patricia Canadian Light Infantry. Il a également participé à plusieurs déploiements internationaux. Il a par la suite passé quelques années en tant que technicien d'imagerie, pendant lesquelles il a appris la photographie et la production vidéo. Passionné de la profession des armes et de l'histoire militaire,il a débuté à peindre ses expériences personnelles et autres événements militaires historiques. Autodidacte, il a développé son talent pendant plusieurs années en peinture et photographie. Ses œuvres sont exposées dans diverses installations et musées militaires canadiens et on peut les découvrir sur chabotwarart.com. Aujourd’hui retraité, il réalise son rêve en dévouant la majorité de son temps à la création d'art militaire, à travers la peinture et la production vidéo (présentée sur Bravery in Arms).
Roger Chabot vient tout juste de terminer une murale de 8 X 24 pieds, commandée pour le Complexe Carling du Quartier général de la Défense nationale à Ottawa. L’œuvre est exposée dans le hall d’honneur du bâtiment. «J’ai travaillé 13 mois sur ce projet. C’est ma plus grande œuvre jusqu’à maintenant.»
SITE WEB DE ROGER CHABOT


SITE WEB BRAVERY IN ARMS


Estelle Auger
Coordonnatrice Emploi et éducation, CRFM
Plusieurs raisons ou difficultés peuvent vous amener à consulter un orienteur. Voici quelques situations où un conseiller d’orientation pourrait vous guider afin de faciliter et éclairer votre prise de décision.
De nombreux emplois sont disponibles présentement sur le marché du travail. Comment choisir parmi les diverses opportunités? Aussi, la gestion de la carrière change. Comment trouver le bonheur dans notre emploi, rester passionné et obtenir les meilleurs avantages?
Peu importe votre âge, votre niveau de scolarité ou vos expériences de travail, il est possible d’avoir recours au service d’orientation que ce soit en début, milieu ou fin de carrière. Un orienteur pourra vous aider avec le maintien en
emploi, les problèmes d’adaptation au travail, la préparation à la retraite, la réorientation, l’indécision ou autres.
Ce service peut aussi nous être utile d’une manière plus traditionnelle afin de nous guider dans nos choix de carrière, un choix de parcours scolaire, obtenir de l’information sur diverses spécialités, les établissements scolaires et les perspectives du marché du travail. OÙ S’ADRESSER?
Il est possible de consulter un orienteur dans les établissements publics qui s’adressent souvent à des clientèles cibles comme les étudiants, la clientèle immigrante, les personnes de 50 ans et plus, les femmes, etc. Souvent, ces services sont offerts gratuitement.
Le service est aussi offert par les commissions scolaires, les collèges, les universités, les centres locaux d’emploi et les organismes communautaires.

Puisque ce service est offert de manière professionnelle, il est régi par un ordre. Vous pouvez consulter le site de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec pour en apprendre davantage.
INFORMATION Estelle Auger 450 358-7099 # 6084 (Saint-Jean) 450 462-8777 # 6827 (Saint-Hubert) estelle.auger@forces.gc.ca
tendu, notre santé mentale.
Vous le savez, la santé mentale touche tout le monde. Du 2 au 8 mai, la Semaine nationale de la santé mentale nous invite à faire preuve d’empathie envers ceux qui nous entourent.
Nous vivrons tous des moments difficiles et nous vivons tous, ou presque, un certain niveau de stress au quotidien. Nous évoluons dans une société qui valorise le rendement, la performance, le «bienparaître», le «bien-être», la réussite financière et matérielle. Les standards de réussite sont souvent irréalistes ou inatteignables, du moins, sur une longue période temps. Ils peuvent grandement miner notre estime de nous-mêmes, notre confiance, notre motivation et, bien en-
Dans un souci d’améliorer notre qualité de vie, l’empathie est notam ment utile pour créer et maintenir des relations avec les autres.
Avoir de l’empathie, c’est être capable de comprendre leurs émotions et de démon trer de la bienveillance et de la compassion envers l’autre.
ÇA S’APPREND!

eux. Soyez curieux et posez-leur des questions sur leurs expériences passées, leur culture, leur vision des choses, etc. Apprenez les bases de l’écoute active pour vous aider!
avec ce sujet ou vous vivez une période difficile et aimeriez avoir du soutien? Communiquer avec l’accueil psychosocial du Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) au 450 462-8777 #6721 ou par courriel à SvcPersCRFMSoutienPsyStJean@forces. gc.ca
Voici deux façons de cultiver votre empathie:
1. Parlez aux gens et intéressez-vous à
2. Faites des expériences et apprenez quelque chose de nouveau. Par exemple, faites du bénévolat pour un organisme communautaire, essayez des restaurants proposant une cuisine différente de ce que vous mangez habituellement, essayez un nouveau sport, allez au musée ou voyagez.
Vous aimerez recevoir du soutien en lien
L’ÉCOUTE ACTIVE EN 6 ÉTAPES

DÉVELOPPEZ VOS COMPÉTENCES EMPATHIQUES

INFORMATION SUPPLÉMENTAIRE



Peter Mallett
Rédacteur, The Lookout Newspaper
Au Canada, le mois de mai est le Mois du patrimoine asiatique. Pour l’occasion, voici l’histoire M. Gordon Quan, 96 ans, un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale qui a travaillé dans le plus grand secret en Asie du Sud-Est au cours des derniers mois de la guerre.
Ce Sino-Canadien a eu l’occasion de se joindre au combat en 1944, après que le gouvernement canadien eut autorisé un groupe restreint de 600 Sino-Canadiens à s’enrôler.
Après avoir reçu une instruction de base en Saskatchewan, il a été affecté en Angleterre pour y être formé par les services secrets britanniques. M. Quan et d’autres Sino-Canadiens ont rejoint la Force spéciale 136, une branche du Special Operations Executive britannique.
«Les Sino-Canadiens étaient considérés comme des recrues idéales pour combattre les Japonais, car ils pouvaient se fondre dans la population locale et comprendre certaines langues de l’Asie du Sud-Est», explique M. Quan.
En 1945, après que la guerre en Europe fut terminée, l’agent spécial Quan est envoyé en Malaisie, en Birmanie et en Inde en tant qu’agent secret. Sa mission consistait à saboter les forces impérialistes japonaises en utilisant ses compétences en destruction.
«Nous étions formés en petits groupes de 15 personnes, ce qui nous permettait d’être efficaces pour détruire et perturber les lignes d’approvisionnement, les dépôts de carburant, les dépôts de munitions, les réseaux de transport et autres infrastructures contrôlées par les Japonais.»
Son service n’a duré que quelques
mois avant que la guerre avec le Japon ne prenne fin après le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki. M. Quan pense que l’utilisation de la bombe H était un mal nécessaire de la guerre.
«Lorsque les Américains ont utilisé cette arme sur le Japon, cela nous a donné la possibilité de survivre», dit-il. «Le monde aurait été complètement changé si les Japonais et les Allemands avaient maintenu leur contrôle.»
Il a peu de souvenirs précis de ses expériences en tant qu’agent secret, et beaucoup d’autres qu’il préfère oublier. «Cela se résumait vraiment à un choix entre tuer ou être tué, c’est pourquoi il est souvent pénible de se souvenir ou de penser à ces moments», explique-t-il.
UNE NOUVELLE VIE
M. Quan a été libéré de l’armée en 1946 et il est retourné à Victoria. Avec l’aide des Anciens Combattants, il a suivi une formation professionnelle en mécanique automobile et en mécanique de véhicules lourds. Plus tard, il a décroché des emplois dans le secteur de la construction privée et au service des travaux publics de la ville de Victoria. Il dit avoir été le premier Canadien d’origine chinoise à y travailler.
Il a également poursuivi son service militaire dans la Réserve de l’Armée à partir de 1952. Il a atteint le grade de sergentmajor avant de prendre sa retraite en 1983.
Pendant cette période, il a servi au sein du 40e Escadron technique en tant qu’artisan, du 155e Corps royal de l’intendance de l’Armée canadienne et, plus tard, du 39e Bataillon des services.
Il attribue à cette expérience militaire une grande partie de son succès après la guerre.
«Mon engagement militaire m’a donné

beaucoup d’occasions, et permis de m’instruire pour apprendre un métier. Si je n’avais pas reçu cette instruction, je n’aurais jamais obtenu d’emploi à la Ville de Victoria. J’ai toujours cru à l’époque que l’armée transformait les garçons en hommes.»
Ses cinq enfants, trois fils et deux filles, ses cinq petits-enfants et ses cinq arrièrepetits-enfants lui rendent souvent visite à son domicile de Victoria.
Il est membre à vie de la Légion royale canadienne, où il a déjà été sergent d’armes du Pacifique no 7, et de l’Association des anciens combattants SinoCanadiens de Victoria.
En 2012, M. Quan a participé à un documentaire de l’Office national du film du Canada, Opération Oblivion, qui raconte l’histoire de 13 Sino-Canadiens recrutés dans la Force 136. Son histoire est également présentée dans une exposition au Musée militaire canadien chinois de Vancouver, intitulée Rumble in the Jungle: The Story of Force 136


CSGCP
«J'ai déposé une plainte de harcèlement et mon commandant m'encourage maintenant à essayer un mode alternatif de résolution de conflit (MARC). Je crains que la chaîne de commandement ne prenne pas ma plainte au sérieux. Qu'arrivera-t-il à ma plainte si j'accepte?» Si vous êtes un membre de l’Équipe de la Défense et que ce scénario vous est familier, lisez bien ce qui suit.
En bref, votre plainte sera mise en attente, en attendant le résultat du MARC. Autrement dit, l'administration de la plainte sera temporairement suspendue pendant que vous tentez un MARC. Il est important de noter que choisir d’essayer le MARC ne change
pas la responsabilité du commandant d’administrer la plainte conformément aux Directives de la prévention et la résolution du harcèlement. Si le MARC ne résout pas vos préoccupations, le commandant doit poursuivre la plainte là où elle en était rendue.
Votre commandant vous a probablement recommandé d'essayer le MARC, car c'est souvent la meilleure façon pour vous de faire traiter votre plainte selon vos propres conditions. Le MARC repose sur la conviction que les personnes confrontées au problème sont les mieux placées pour déterminer à quoi ressemble une résolution; c'est ce qu'on appelle le principe de l'autodétermination. La plainte ne sera résolue que si vous acceptez les conditions. En outre, le MARC peut être utilisé,

que les allégations soient fondées ou non.
Les membres de l’Équipe de la Défense sont invités à contacter le Centre des services de gestion des conflits et des plaintes (CSGCP) pour déterminer si un MARC est idéal pour leur situation. Cette consultation demeurera confidentielle. Dans les régions Saint-Jean et Montréal, vous pouvez joindre leurs conseillers au 514 252-2777
• Serge Hamel: poste 4353 ou 438 337-8819
• Isabelle Bussières: poste 2549 ou 514 378-5914
• Capitaine Cindy Lapointe: poste 2894 ou 438 334-1254
C’est
Yves Bélanger, Servir
Les inscriptions au camp de jour Plein soleil et au service de garde sont désormais ouvertes aux employés civils de la Défense.
Organisé par le service des Loisirs des Programmes de soutien du personnel à la Garnison SaintJean, le camp se tiendra 27 juin au 19 août. Il accueillera les enfants de 5 à 12 ans des militaires et des employés civils de la Défense (fonction publique et Fonds non publics). Sa programmation est bilingue (français et anglais).
Avec le thème Une grande aventure au coeur de la nature, les enfants auront la chance d’y découvrir de nombreux écosystèmes!
Chaque semaine, un nouveau thème sera proposé tel que la savane africaine, le désert ou la forêt amazonienne et les enfants feront une sortie.
Le camp se tiendra dans les locaux du Club Iberville (Bâtisse B-8), de 8 h à 16 h, du lundi au vendredi. Les parents qui le désirent pourront aussi inscrire leur enfant au service de garde qui sera ouvert de 7 h à 8 h et de 16 h à 17 h.
Information: 450 358-7099 # 6105
CAMP DE JOUR PLEIN SOLEIL

• Adjudant-maître Dominic Labelle: poste 6365 ou 514 229-3543
INFORMATION

INFORMATION (INTRANET DE LA DÉFENSE)


Servir
Le Programme national de bourses d’études d’Appuyons nos troupes est de retour. Les personnes intéressées ont jusqu’au 21 juillet pour s’inscrire.
En raison des circonstances uniques associées à la vie militaire, obtenir les fonds nécessaires pour entreprendre des études postsecondaires est souvent un obstacle de taille pour un grand nombre de familles de militaires des Forces armées canadiennes (FAC). Le Programme national de bourses d’études permet de surmonter certains de ces obstacles. En 2021, 85 bourses d'études d'une valeur totale de 180 000 $ ont été attribuées aux membres des familles de militaires.
PERSONNES ADMISSIBLES
Les personnes admissibles sont les personnes à charge, y compris le conjoint, d’un membre actif ou d’un vétéran des FAC. Les personnes à charge de membres décédés des FAC sont également admissibles.
Il faut être citoyen canadien ou résidant permanent du Canada. Il faut également être un étudiant inscrit à un programme de premier cycle ou collégial menant à un grade, à un diplôme ou à un certificat d’une université ou

d’un collège canadien reconnu. Les étudiants poursuivant des études supérieures ou inscrits à un collège d’enseignement professionnel sont également invités à soumettre une demande.
Un comité de sélection examinera les demandes, et les noms des récipiendaires d’une bourse d’études d’Appuyons nos troupes seront annoncés par courriel.
INFORMATION ET INSCRIPTION

Marie-France Brunelle, Spécialiste, Promotion de la santé
Oui, oui, je sais! Le printemps tarde à se montrer le bout du nez! On a bien hâte à une température plus chaude, maintenant que la neige est fondue. Les heures d’ensoleillement se font plus nombreuses, ce qui nous annonce le printemps et le retour à un mode de vie plus actif!
L’hiver nous pousse souvent à ralentir ou même à arrêter l’activité physique. Nous sommes donc en pleine préparation pour recommencer à bouger. Mais attention! Il est important de le faire de manière progressive et sécuritaire afin d’éviter les blessures ou les accidents.
Peu importe le sport ou l’activité, évitez de donner un choc à votre corps et permettez à vos muscles de s’adapter. De plus, un bon échauffement avant et des étirements après seront bénéfiques.
Voici quelques conseils pour vous préparer à performer de nouveau et quelques anecdotes personnelles pour vous convaincre de les appliquer.
Que ce soit pour la course, le vélo, la randonnée ou les sports sur l’eau comme le kayak ou le canot, débutez par de courtes distances
«Il y a quelques années, à ma première sortie de vélo de la saison, mon mari et moi avons mal planifié notre trajet. Nous sommes allés faire un petit tour chez ma sœur: 32 km pour aller et 39 km pour le retour. En plus, nous nous sommes trompés de chemin. Ça m’a pris une semaine pour m’en remettre!»


Planifiez que la température peut-être changeante et habillez-vous en conséquence
Pour le golf, les sports de raquettes et les sports d’équipe (soccer, baseball, balle molle…) pratiquez-vous avant de commencer à jouer
«Nous avons joué notre première partie de golf en mai, avec un bon ami, très bon golfeur. Comme il n’avait pas frappé une balle avant cette partie, il a joué 12 au premier trou (sur un par 4) et le trou suivant, il a joué 10 (sur un par 3). Maintenant, il pratique toujours avant!»

«Une sortie de vélo au mois de mai avec des élèves de 6e année se déroulait super bien jusqu’à ce qu’une pluie soudaine vienne gâcher l’activité. Personne n’était habillé pour affronter cette intempérie et heureusement, il ne faisait pas trop froid. Toutefois, ça n’a pas empêché certains jeunes de souffrir d’hypothermie!»
Au printemps, n’oubliez pas la protection solaire
«Lors du long weekend de mai, nous avions organisé un tournoi amical de volleyball de plage. Nous avions tout prévu, sauf la crème solaire. Le lendemain, c’était le festival du homard! On avait tous des coups de soleil.»

Assurez-vous de bien vous hydrater et de planifier des collations. Une alimentation saine et équilibrée vous donnera de l’énergie pour pratiquer vos activités
«Parfois, en randonnée, le temps estimé et la réalité sont deux choses différentes, surtout en début de saison quand les sentiers ne sont pas tous ouverts. Une escapade qui devait prendre deux heures a fini par en prendre plus de quatre, car nous ignorions que nous devrions faire un détour. On a rapidement dû rationner notre eau et personne n’avait de collation, sauf une petite barre tendre trouvée au fond d’un sac à dos. Ce n’était pas beaucoup pour quatre adultes affamés!»
Préparez-vous, ça s’en vient !

Yves Bélanger, Servir
En décembre dernier, le caporal
Charles Goelen, du 34e Bataillon de services, a obtenu sa ceinture noire en karaté. Il se prépare maintenant à vivre sa première expérience à l’international. En septembre, il se rendra en Pologne afin de participer au Championnat mondial de karaté.
C’est en 2011, alors qu’il fréquentait l’école secondaire, que le Cpl Goelen a découvert le karaté. «Nous venions de quitter la France pour nous installer au Québec. Je cherchais un endroit où pratiquer des arts martiaux et j’ai trouvé une école de karaté à Longueuil. J’ai commencé à en faire et j’ai adoré ça!»
Bien qu’il pratique d’autres activités sportives comme le badminton et la musculation, le karaté demeure sa discipline favorite. «C’est celle qui me permet de me dépasser autant du côté des katas que du combat.»
Depuis qu’il pratique le karaté, le militaire athlète a participé à diverses compétitions locales et nationales.
C’est toutefois la première fois qu’il se qualifie pour représenter le Canada au niveau international. «Je suis très fier de cette nomination.»
ENTRAÎNEMENT
Actuellement, le Cpl Goelen consacre beaucoup d’heures à l’entraînement.
«En général, je suis trois cours par semaine. Toutefois, vu que je me prépare pour le championnat mondial, j’ajoute à cela une heure de combat par jour.» En plus, il passe entre 60 et 90 minutes au gym pour travailler sa musculation.
Il avoue que cela demande beaucoup d’efforts, mais qu’il est prêt à faire ce qu’il faut. «Je suis décidé et discipliné.» UN KARATÉKA MOTIVÉ
Le militaire est conscient que le fait de participer à un championnat international amène son lot de stress. Malgré tout, il réussit à demeurer assez zen. «En fait, je me concentre sur mon objectif. En plus, je me dis que de m’être qualifié pour aller en Pologne est déjà un bel accomplissement. Toutefois, j’aimerais bien faire belle figure là-bas et rendre mon dojo fier.»

Salles de musculation et de cardio
Lundi au jeudi: 6h30 à 20h
Vendredi: 6h30 à 15h
Samedi: 8h à 13h
Classe de bootcamp: lundi et jeudi, à midi
Classe de spinning: mardi, à midi
Pratique libre de hockey-balle: tous les midis
Pratique libre de soccer: tous les midis
À noter
• Les abreuvoirs ne sont pas accessibles.
• Le port du masque est obligatoire lors des déplacements. Il peut être retiré lors que l’on utilise les appareils et que la distanciation est respectée.
• Les participants doivent apporter une serviette et leur bouteille d’eau.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le caporal Charles Goelen est un homme fort occupé. En plus de son travail de chauffeur au 34e Bataillon des services et des heures qu’il consacre au karaté, il travaille au comme avocat dans un cabinet privé. «Je suis également chanteur. Ma première chanson, Superglue, est d’ailleurs disponible sur la majorité des plateformes musicales. C’est une autre corde à mon arc. J’aimerais bien avoir la chance cet été de faire quelques spectacles à Montréal.»
POUR ÉCOUTER SUPERGLUE


Yves Bélanger, Servir
Après deux ans d’arrêt en raison de la pandémie de la COVID-19, de nombreuses activités sportives sont de retour pour les militaires. C’est le cas du soccer féminin qui recommence ses entraînements le 9 mai à la Garnison Saint-Jean.
La sergente Korina Verreault, instructrice à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, est la responsable de l’équipe féminine de soccer des Patriotes. L’ex-joueuse des Lionnes de Valcartier avoue avoir très hâte de revenir sur le terrain. «Cela a été très difficile de passer autant de temps à ne pas pouvoir jouer.»
Actuellement, 24 militaires se sont inscrites pour faire partie de l’équipe. «C’est excellent. Il ne reste qu’à espérer qu’elles obtiendront toutes les autorisations de libération de leur chaîne de commandement.»
L’IMPORTANCE DU SPORT
La militaire explique que ce qu’elle aime par-dessus tout dans cette discipline est l’esprit d’équipe sur le terrain. «J’adore développer des stratégies avec les filles et tout mettre en œuvre pour gagner.»
Elle mentionne qu’au sein des Forces armées canadiennes (FAC), le sport permet de développer la cohésion et le sentiment d'appartenance. «Il apporte un bien incroyable tant pour la santé physique que pour la confiance et le dépassement de soi. C’est sans compter le bien qu’il peut faire au niveau de la san-

té mentale. C’est pourquoi j’en profite pour remercier tous ceux qui permettent que nous puissions pratiquer des sports au sein des FAC.»
LE CHAMPIONNAT RÉGIONAL
Bien entendu, la Sgt Verreault compte bien tout faire pour que son équipe remporte le Championnat régional des FAC qui se tiendra au cours du mois d’août à la Garnison Saint-Jean. «Quand j’étais avec les Lionnes, nous étions très fortes. En 2017, nous avons même remporté le Championnat national», lance-t-elle fièrement.
Cette fois, elle aimerait bien vaincre son ancienne équipe. «Je vais inviter mes amies à souper à la maison, mais sur le terrain, je n’ai pas l’intention de leur laisser une seule chance. Sérieusement, j’ai bien hâte de pouvoir joueur contre elles!»


Servir
Vous êtes amateur de chasse au fusil, à l’arc et à l’arbalète? Le Club de chasse de la région de Montréal est sans doute tout indiqué pour vous. L’organisation accueille les militaires (actifs et retraités), les employés civils de la Défense nationale (actifs et retraités, de la fonction publique et des Fonds non publics), ainsi que la population générale.
Être membre du club permet de rencontrer d’autres passionnés de ce sport et de pouvoir chasser sur les sites d’entraînement de la Défense situés à Farnham et Saint-Élie-d’Orford. On y retrouve du gros et du petit gibier tels que des sauvagines, des dindons sauvages et des chevreuils.
De la mi-mai à la mi-septembre, les membres ont accès à un sentier de pratique au tir à l’arc. Il s’agit d’un parcours de tir de 1,5 km comptant une vingtaine de cibles animalières en trois dimensions. Cela permet aux chasseurs de s’exercer à l’extérieur des périodes
de chasse. Les membres peuvent également pratiquer le tir extérieur sur porte-cibles fixes, de 10 à 45 mètres.
Le Club de chasse de la région de Montréal est appuyé par le service des loisirs de la Garnison Saint-Jean. Il compte une cinquantaine de membres. Comme tout autre club récréatif, il existe grâce à la participation bénévole de ses membres. En plus des cinq membres du conseil exécutif, il y en a cinq autres qui s’occupent de l’entretien des terrains.
Pour être acceptés au sein du club, les chasseurs doivent être qualifiés sur le maniement de leurs armes respectives. Les secteurs de chasse sont attribués lors d’un tirage au sort, habituellement fait au printemps.
Information: huntingclubfarnham@gmail.com

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