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Servir - Vol. 28/No 07 – 6 avril 2022

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Le bureau de l’Ombudsman est disponible en tout temps

Au cours des dernières semaines, Gregory Lick, l’Ombudsman du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées canadiennes (FAC), a effectué une série de conférences virtuelles à l’intention des membres de la communauté militaire. Son but était de présenter le mandat de son équipe et les services qu’ils offrent à l’ensemble du personnel civil et militaire des FAC.

Le travail de l’Ombudsman et de son équipe est avant tout de s’assurer que le MDN et les FAC traitent avec équité le personnel et les membres des familles de la communauté militaire. Il étudie également les programmes offerts par le MDN et les FAC et propose des recommandations pour les améliorer. «Nous sommes là pour protéger l’accès aux programmes, aux services et aux ressources qui peuvent contribuer au bien-être de toutes ces personnes», a indiqué M. Lick lors d’une entrevue avec le journal Servir.

En tout, ce sont près de deux millions de personnes qui ont accès aux services de l’équipe de Gregory Lick.

NE PAS ATTENDRE

Ceux qui pensent que le bureau de l’Ombudsman est une instance de dernier recours ont tort. «Au contraire, nous pouvons aider les gens dès le début d’une démarche en les orientant, par exemple, vers le bon service pour déposer une plainte.»

M. Lick indique que dans certains cas, son équipe interviendra immédiatement dans le dossier. «Il nous est déjà arrivé de nous impliquer dès le début dans des situations de santé ou de problèmes financiers.»

RÉSOLUTION DES PLAINTES

Pour l’année 2020-2021, l’Ombudsman af-

firme que son bureau a traité 1 405 plaintes. Pour la région de Montréal, on en compte 261. «De manière générale, pour 80 % des plaintes, une solution équitable est trouvée en moins de 30 jours. Pour l’autre 20 %, on doit compter environ 60 jours.»

M. Lick soutient que son équipe finit par trouver une solution équitable pour 100 % des plaintes déposées. «Bien entendu, ce ne sont pas toutes des solutions qui plaisent nécessairement aux plaignants.»

UN SERVICE INDÉPENDANT ET CONFIDENTIEL

En entrevue, tout comme lors des rencontres virtuelles avec les employés, Gregory Lick a tenu a rappeler que le bureau de l’Ombudsman est indépendant de la chaîne de commandement militaire. «Nous sommes parfaitement objectifs et impartiaux. Contrairement à des avocats, nous ne représentons aucune des parties dans un

litige. Si nous trouvons une situation inacceptable, nous mettrons tout en œuvre pour trouver une solution équitable pour les deux parties.»

Quant à la confidentialité de chaque dossier, elle est assurée à 100 %. «Tout ce qu’un plaignant nous confie demeure confidentiel. Nous avons un réseau séparé et protégé du Ministère.»

QUI PEUT DEVENIR OMBUDSMAN?

Contrairement à ce que plusieurs croient, les ombudsmans n’ont pas nécessairement un passé professionnel juridique et Gregory Lick en est un exemple.

L’Ombudsman du MDN et des FAC a fait ses débuts dans la Réserve navale en 1981 et, en 1985, il s’est joint à la Garde côtière canadienne comme élève-officier mécanicien. Il a ensuite gravi les échelons pour atteindre, en 2013, le poste de directeur du Soutien opérationnel chargé de l’ensemble des activités de soutien à l’échelle du pays (le déglaçage, la recherche et sauvetage, les aides à la navigation, les services de communication et de trafic maritime, les voies navigables et la sûreté maritime). Il est détenteur d’un baccalauréat en mathématiques et sciences nautiques et d'une maîtrise en administration des affaires de l’université Queen’s. Interrogé sur les qualités recherchées chez un ombudsman, Gregory Lick répond d’emblée l’honnêteté. «Ça prend assurément quelqu’un qui est transparent et qui n’a pas peur de soulever un problème au sein d’un ministère s’il y en a un.»

Bien entendu, l’Ombudsman du MDN et des FAC est bien entouré par son équipe. «J’ai entre autres la chance d’avoir à mes côtés des spécialistes, dont des conseillers juridiques chevronnés indépendants.»

Qui peut faire appel à l’Ombudsman de la Défense nationale et des FAC?

• Militaires (Force régulière et réservistes)

• Ex-militaires

• Vétérans et anciens combattants

• Rangers canadiens et Rangers juniors canadiens

• Cadets

• Employés et ex-employés civils de la Fonction publique du Canada

• Employés et ex-employés civils des Services de bien-être et moral des Forces canadiennes

• Membres des familles de la communauté militaire

Sujets les plus fréquents des demandes adressées à l’Ombudsman (2019-2020)

• Avantages sociaux 41%

• Hors mandat 19 %

• Libération 16 %

• Harcèlement 13%

• Soins Médicaux 11 %

Pour communiquer avec l’équipe de l’Ombudsman: 1 888 828-3626 ou ombudsman-communications @forces.gc.ca

Gregory Lick, l’Ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, est en poste depuis 2018 et son mandat se terminera en 2024.
Photo : courtoisie

Forcé de quitter l’Ukraine avant la fin de son déploiement

Déployé en Ukraine dans le cadre de l’opération UNIFIER, le major Robert Unger, a été rapatrié d’urgence le 13 février. Après avoir passé quelques semaines en Pologne, il était de retour en sol canadien le 23 mars.

C’est le 23 septembre que le major Unger était arrivé en Ukraine pour travailler à titre de chef des opérations de la Force opérationnelle interarmées-Ukraine. À ce moment, il était loin de se douter que tout se terminerait de façon aussi abrupte. «Nous savions dès notre arrivée qu’il y avait des tensions. L’équipe qui nous a précédé nous a dit qu’au printemps, il y avait eu des attroupements russes aux frontières de l’Ukraine. Personne ne croyait toutefois que la situation dégénérerait à un tel point.»

Environ 200 militaires canadiens étaient répartis dans 15 sites différents à travers l’Ukraine. Leur mission était d’offrir de l’instruction afin d’améliorer et de renforcer les Forces de sécurité de ce pays d’Europe de l’Est. Le major Unger explique qu’en raison de l’intensification de la présence russe près des frontières, dès le mois de décembre, des Canadiens ont été rappelés à Kyiv. «Il s’agit de deux militaires qui œuvraient à Kharkiv, en bordure de la Russie. Pour leur sécurité, nous les avons ramenés dans la capitale.»

Par la suite, les troupes canadiennes déployées en Ukraine ont continué à surveiller la situation de près. «Heureusement, nous étions en contact avec les renseignements militaires, ce qui nous a permis d’éviter de nous retrouver dans des situations dangereuses.»

PARTIR À LA COURSE

Le major Unger avoue que jusqu’au dernier moment, ni les Ukrainiens ni les Canadiens ne pouvaient croire que les troupes de Vladimir Poutine finiraient par envahir l’Ukraine de la sorte. «Surtout de la façon dont cela a été fait en agissant sur trois fronts.»

Il mentionne que le 13 février, il a reçu l’ordre de faire sortir du pays tous les militaires canadiens, et ce, dans un délai de 12 heures. «C’était en pleine nuit. Plusieurs ont dû partir comme des voleurs sans pouvoir saluer les Ukrainiens avec qui ils travaillaient depuis plusieurs mois.» Il explique que certains de ses compatriotes ont trouvé cela difficile. «Au fil des mois, on a tous forgé des liens avec les militaires et civils ukrainiens que nous côtoyions. Les laisser là, seuls pour affronter les Russes, n’a pas été facile. Mais notre devoir était de suivre les directives de notre chaîne de commandement. C’est ce que nous avons fait.»

Heureusement, une fois rendus en

Pologne, les militaires canadiens ont tous pu joindre leurs contacts ukrainiens. «Ces derniers ont très bien compris la situation. Cela fait six ans que nous sommes présents en Ukraine et que nous développons de bonnes relations.»

TERMINER LES DOSSIERS

Avant de rentrer au pays, les militaires canadiens ont passé quelques semaines en

Pologne où ils ont pu prendre le temps de compléter leurs dossiers. «Avec le télétravail, il a été possible de fermer les dossiers en entrant en communication avec nos homologues ukrainiens.»

Le major Unger était pour sa part très content de pouvoir rejoindre le seul véritable contact qu’il a établi au cours de son séjour à Kyiv. «Je communique de temps en temps avec cette personne pour m’assurer qu’elle va bien et la soutenir moralement.»

UNE EXPÉRIENCE UNIQUE

Le major Unger, du Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, n’en était pas à son premier déploiement en sol étranger. «En 1989, j’ai participé à une opération à Chypre et en 2006, j’ai été déployé en Afghanistan.»

Cette opération a toutefois été unique par la façon dont elle s’est terminée. «Nous sommes probablement la seule mission qui se termine de la sorte. Cette opération fera partie de l’histoire militaire canadienne.» Il considère que sa participation à l’opération UNIIFIER dans un tel contexte a été une très bonne expérience. «C’était tout un défi professionnel. Je suis très content du déroulement puisque tout le monde est sorti de l’Ukraine sain et sauf. En plus, nous avons réussi à sortir tout l’équipement critique», conclut-il.

Photo : courtoisie
Le major Robert Unger.

Une formation pour s’adapter aux conflits modernes

Lieutenant Christophe Côté

34e Bataillon des services, Sénior de cours

Lieutenant de vaisseau Iain Brooks Opération d’information 0025, CFSP

Il y a quelques semaines, des réservistes et des membres de la Force régulière (Armée et Marine) étaient réunis au Centre de formation pour le soutien de la paix (CFSP) à Kingston pour suivre le cours sur les opérations d'information. Trois membres des Fusiliers de Sherbrooke, les capitaines Alexandre et Rémi Boffin, deux frères, ainsi que l’adjudant Nicolas R. Harispe étaient au nombre des participants.

Cette formation visait à familiariser les militaires aux différentes techniques et moyens permettant d’influencer la bataille dans ce qui est considéré l'environnement d'information moderne. Cette connaissance est essentielle à la réussite des opérations et aide les commandants à comprendre davantage leur zone d’opération, les acteurs en place, les dynamiques, et propose aussi différents moyens pour atteindre l’état final.

Les trois fantassins sherbrookois ont pu s’instruire sur la coopération civilo-militaire, le spectre électro magnétique, l’usage des effets physiques, psychologiques ou cognitifs, ainsi que sur l'emploi de différentes techniques comme l'usage de la posture, de la force ou de divers moyens du domaine virtuel.

POUR QUI ET POURQUOI?

Ce cours s'adresse aux militaires de niveau hiérarchique intermédiaire (sergent à lieutenant-colonel), provenant de différents métiers et environnements. Conséquemment, les participants venaient de presque toutes les Divisions du Canada (1, 2, 4 et 5) ainsi que de plusieurs éléments de commandement (Marine, Commandement des opérations interarmées du Canada, Centre de doctrine et d'instruction de l'Armée canadienne). Cette grande diversité enrichit les cohortes de l’expertise, de l’expérience et du savoir de tous ses membres.

L’initiation au concept des opérations d’information offre un survol de la fonction elle-même. Elle vise à coordonner les différents éléments de l’appareil militaire et à

Une aventure au cœur de la nature

Yves Bélanger, Servir

Le camp de jour Plein soleil du service des Loisirs des Programmes de soutien du personnel est de retour cet été à la Garnison Saint-Jean. Du 27 juin au 19 août, les enfants auront la chance d’y découvrir de nombreux écosystèmes!

Chaque semaine, un nouveau thème sera proposé tel que la savane africaine, le désert, la forêt amazonienne, l’arctique, les grandes chaînes de montagnes, les océans et les marais. Des sorties extérieures auront lieu, à raison d’une fois par semaine.

Le camp de jour est réservé aux enfants de 5 à 12 ans des militaires et des employés civils de la garnison (fonction publique et Fonds non publics).

Le camp de jour offre des activités bilingues (français et anglais) et il se tiendra dans les locaux du Club Iberville (Bâtisse B-8).

Le camp de jour se déroulera de 8 h à 16 h, du lundi au vendredi. Les parents qui le désirent pourront aussi inscrire leur enfant au service de

garde qui sera ouvert de 7 h à 8 h et de 16 h à 17 h.

INSCRIPTIONS

Les inscriptions au camp et au service de garde auront lieu à compter du 19 avril pour les enfants des militaires. Après, en mai, les employés civils pourront y inscrire leurs enfants.

INFORMATION  450 358-7099 # 6105

transformer les intentions et les effets désirés en commandements et ordres tactiques. Il s’agit là de tout un art bien plus que d'une science, mais la technique restera toujours le fondement du savoir-faire et de la réussite.

«Dans ce milieu, il est primordial d’être aware», a exprimé l’Adj Harispe. «Le cours ouvre une porte au processus de réflexion. Il aide à mieux comprendre la complexité de l'environnement et enseigne comment appliquer ce savoir pour expliquer, modifier ou anticiper les effets dans l'environnement d'information.»

Le lieutenant de vaisseau Iain Brooks, officier du génie des systèmes de combat maritime, travaille présentement dans les Territoires du

Nord-Ouest. Il a bien voulu partager son expérience à titre de membre de la Force navale. «Lorsque l'accent s'est déplacé vers l'environnement interarmées, cela s’est avéré une excellente introduction aux capacités actuelles des Forces armées canadiennes. Je ne peux que recommander cette formation au personnel, naval ou autre, qui cherche à élargir sa compréhension de l'espace de combat moderne. Cette formation nous enseigne comment penser de manière holistique aux effets plutôt que de se concentrer uniquement sur l'aspect cinétique de la guerre.»

EN CONCLUSION

Les trois jeunes fusiliers sont revenus enthousiastes. «C’est définitivement une perspective intéressante sur les conflits modernes qui se complexifient de plus en plus», s'est exclamé le Capt Rémi Boffin.

La commandante du Centre de formation pour le soutien de la paix, la lieutenantecolonelle Véronique Gervais, invite tous les militaires à s'informer sur les cours offerts dans le domaine de la paix et des activités d'information sur le site du CFSP.

Le Centre de formation pour le soutien de la paix

L’adjudant Nicolas R. Harispe, le lieutenant Christophe Côté et les capitaines Alex et Rémi Boffin.
Photo : courtoisie
Camp de jour Plein soleil

Le plaisir d’étudier en Belgique

Yves Bélanger, Servir Étudiante en 2e année au baccalauréat en études internationales au Collège militaire royal de Saint-Jean (CMR Saint-Jean), l’élève-officière Nadège Harvey poursuit actuellement sa session d’études à l’École royale militaire de Belgique en compagnie de l’élève-officière Sara Wauthier.

C’est le 3 février que les deux étudiantes ont débarqué en sol belge. L’Élof Harvey soutient que sa collègue et elle se sont senties chez elles dès leur arrivée. «Les Belges sont vraiment accueillants. Les élèvesofficiers d’ici nous ont tout de suite intégrées au groupe. C’était vraiment chouette.»

C’est dans le cadre du baccalauréat en études internationales que les deux jeunes femmes ont l’opportunité d’effectuer ce stage. «Nous avions le choix entre la Pologne, la Corée du Sud, les États-Unis et la Belgique. La Belgique était mon premier choix.» L’Élof Harvey connaissait déjà la France avait envie de connaître la culture belge. «Ça parle la même langue, mais c’est tellement différent ici. J’adore la Belgique! Leur culture ressemble beaucoup à celle des Québécois. Les Belges s’intéressent beaucoup à nous et ils sont très chaleureux.»

LES DÉFIS QUOTIDIENS

L’étudiante avoue que son plus grand défi

depuis son arrivée est de gérer l’entraînement, la vie sociale et le volet académique. «Je suis une fille qui aime beaucoup s’entraîner. Heureusement, je maintiens une bonne discipline, car ici, les élèves-officiers font beaucoup plus la fête que chez nous», lance-t-elle en riant.

Du point de vue académique, tout se déroule parfaitement. Elle note toutefois que le mode d’enseignement diffère. «Ici, l’enseignement est donné par des colonels et se veut plus militaire. C’est différent! Au CMR Saint-Jean, nous avons beaucoup de chance. Le corps professoral est composé de civils qui sont des sommités dans leurs domaines.»

ÉCHANGES INTERCULTURELS

Un mois après l’arrivée des Élofs Harvey et Wauthier, des étudiants polonais, portugais, bulgares et suédois sont également arrivés à l’École royale militaire de Belgique dans le cadre d’échanges culturels. L’Élof Harvey mentionne qu’il est agréable de croiser ces jeunes qui proviennent d’un peu partout dans le monde. «Cela nous permet de découvrir d’autres cultures et de mieux comprendre comment les choses se passent chez eux. C’est intéressant de connaître le point de vue des autres cultures concernant une foule de sujets.»

Elle s’est entre autres aperçue que les pays ne sont pas au même niveau concernant l’égalité entre les hommes et les femmes.

«Je me rends bien compte que notre mentalité à ce sujet est plus évoluée que dans plusieurs pays et je m’en réjouis.»

LES VISITES

Les fins de semaine, tous les élèves-officiers belges retournent à la maison. Seuls les étudiants étrangers demeurent sur le campus situé à Bruxelles. «Nous en profitons pour partir en escapade.»

En plus de la capitale, les deux étudiantes canadiennes ont découvert des grandes villes, notamment Liège et Bruges. «Étant donné qu’en Europe plusieurs pays sont faciles d’accès, nous sommes aussi allés visiter le Luxembourg, l’Irlande et les PaysBas.»

UN PLUS DANS SA FORMATION

Pour l’Élof Harvey, il est évident que cette expérience d’étude à l’étranger est bénéfique à sa formation générale. «Depuis que je suis arrivée ici, je sens entre autres que j’apprends à être beaucoup plus ouverte d’esprit.»

C’est pour cette raison que jusqu’à son retour au pays prévu le 14 août prochain, elle essaie de ne rien manquer tout en se donnant à fond dans ses études et le sport. «Je veux goûter à tout pour aller chercher le maximum d’expériences personnelles et militaires. Un tel voyage est très enrichissant et je me sens privilégiée de pouvoir y participer.»

L’élève-officière Sara Wauthier (debout, à l'extrême droite) et l’élève-officière Nadège Harvey (assise, 4e), en compagnie des autres étudiants étrangers inscrits à la présente session à l’École royale militaire de Belgique.

Le projet RECONNAISSANCE voit le jour

Édouard Dufour, journal Adsum Après avoir gagné un long combat afin de doter les vétérans du Québec d’une plaque d’immatriculation honorant leur service, le comité d’anciens militaires mené par Pierre Dugal est de retour avec un nouveau projet ambitieux: l’allocation d’un espace de stationnement réservé aux vétérans dans chaque municipalité du Québec.

«Cette initiative n’est pas dispendieuse et elle permet d’envoyer un message clair de respect et de reconnaissance envers les vétérans», explique Pierre Dugal. Le comité souhaite que les vétérans du Québec se mobilisent en proposant aux membres de leur conseil municipal respectif d’aménager une place de stationnement réservée à l’usage des vétérans dans leur municipalité. Au cours des prochains mois, le comité sera disponible pour aider chaque ancien militaire dans cet effort de représentation auprès des élus municipaux de la province.

«Au bon gré des municipalités, nous

souhaiterions que chacune d’entre elles se dote d’un espace de stationnement de couleur kaki, avec l’inscription vétéran et une feuille d’érable rouge en son centre», précise M. Dugal. Il ajoute que nos voisins américains aménagent ce type de stationnement depuis des dizaines d’années.

Au moment d’écrire ces lignes, plus d’une dizaine de municipalités au Québec participaient déjà au projet. Le comité pilotant ce projet est soutenu par la Légion royale canadienne, le Regroupement des vétérans du Royal 22e Régiment, ainsi que par le major-général à la retraite Alain Forand, un ancien commandant du 5e Groupebrigade mécanisé du Canada et du Secteur du Québec de la Force terrestre (aujourd’hui la 2e Division du Canada).

Yvon Deshaies, maire de Louiseville (municipalité marraine du projet), appuie aussi l’initiative.

NE JAMAIS OUBLIER

Depuis le début de leur distribution en

2019, déjà plus de 29 000 plaques d’immatriculation pour vétérans ont trouvé preneurs. Le projet de stationnement s’ajoute à cette marque de reconnaissance qui honore ceux qui servent leur pays et la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour le défendre. Les vétérans qui souhaitent participer au

Séminaire SCAN: préparer sa sortie des Forces canadiennes

Geneviève Dupont, c.o., Centre d’orientation et de sélection du personnel (COSP)

Votre carrière militaire tire à sa fin. Vous songez à quitter les Forces armées canadiennes. Plusieurs aspects importants de la transition vous échappent? Le séminaire SCAN sera de retour en avril prochain pour répondre à vos questions et vous aider à préparer votre libération.

Cette conférence regroupera tous les intervenants reliés de près ou de loin à la transition, qu’elle soit choisie ou non: la section des libérations, la pension, la planification financière, les assurances, les enjeux juridiques, l’orientation, la reconnaissance des acquis, la transition vers le marché du travail civil, etc. Le SCAN médical suivra le lendemain et s’adressera aux militaires en

voie de libérer pour des raisons médicales, puisque de nombreuses différences s’appliquent à leur situation.

Le SCAN vous permettra d’obtenir beaucoup d’informations à considérer pour une éventuelle libération, mais vous donnera surtout l’opportunité de rencontrer toutes les personnes-ressources en un seul endroit.

N’ATTENDEZ PAS POUR VOUS PRÉPARER

Beaucoup de militaires attendent d’être très près de leur retraite avant de commencer à se préparer. Or, plus on attend et plus on risque de passer à côté d’éléments importants qui ont un impact sur les objectifs de vie que l’on souhaite atteindre. Conséquemment, nous recommandons d’assister au SCAN à plusieurs moments de la carrière militaire:

• Une fois au cours des 10 premières années

• Au moins une fois dans les 5 années précédant le moment prévu de la libération volontaire

• Lorsque l’on obtient une première catégorie médicale temporaire et qu’elle risque de devenir permanente

• Une fois dans les derniers mois précédant la libération

QUAND ET COMMENT

Le SCAN aura lieu les 26 et 27 avril prochains, à l’auditorium de la Garnison SaintJean. Le volet médical aura lieu le 28 avril, au même endroit. Il sera également possible d’y participer en TEAMS.

Pour vous inscrire: svcpersOSPStJean@ forces.gc.ca ou 450 358-7099 # 7308

projet RECONNAISSANCE peuvent communiquer avec M. Dugal au 418 441-8594.

Le comité du projet RECONNAISSANCE est notamment formé de Jeannot Rioux; Jacques Gosselin, représentant de la Légion royale canadienne (filiale 265); Pierre Dugal; et Dan Morin, représentant du Regroupement des vétérans du Royal 22e Régiment.
PLAQUE D’IMMATRICULATION DES VÉTÉRANS

FÉLICITATIONS!

caporal-chef Éric Bastien et général Wayne Eyre.

Le Cplc Éric Bastien reçoit le jeton du Chef d’état-major de la Défense

Pierre-Alexandre Desrosiers, ELRFC

Alors que le chef d’état-major de la Défense, le général Wayne Eyre, était de passage à l’École de leadership et de recrues des Forces armées canadiennes (ELRFC), ce dernier en a profité pour remettre aux membres méritants le jeton du chef d’état-major de la Défense (CÉMD). Parmi les récipiendaires, il y a le caporal-chef Éric Bastien qui, dès son premier jour à l’École, s’est démarqué par son professionnalisme et son leadership dans le dossier d’achat des nouveaux véhicules cinq tonnes.

FAIRE FACE À DES DÉLAIS SERRÉS

Le Cplc Bastien s’est enrôlé en 2010 en tant que soldat de blindé. Il a fait le tour des bases militaires à travers le Canada avant de faire son chemin vers l’École. À son arrivée à l’ELRFC à l’été 2021, à son premier jour dans ses nouvelles fonctions, il trouve sur son bureau un dossier. À noter qu’il fait également face à un nouveau défi en ayant fait la transition du métier de blindé vers la logistique.

Ce dossier, dû pour hier, concernait l’achat de nouveaux véhicules cinq tonnes pour remplacer les anciens, de plus en plus désuets. Les circonstances reliées à la main d’œuvre ne permettant pas de combler l’ensemble des postes de la section, le Cplc Bastien a dû faire preuve d’autonomie et assumer des tâches allant au-delà de son grade. Il a dû s’entourer des personnes adéquates pour l’appuyer, se rouler les manches et se mettre au travail.

Premier arrêt, une rencontre avec le contrôleur des transports de la 2e Division du Canada. Il a alors réalisé l’urgence du dossier. Face à ce constat, il a gardé la tête froide, demandé quelques jours pour bien évaluer le dossier et formuler des recommandations appropriées, sans couper les coins ronds. Bien qu’il ait eu un petit moment pour prendre la mesure de la tâche,

Élève-officière FlorenceÉlisabeth Poirier Collège militaire royal de Saint-Jean

Jeton du Chef d’état-major de la Défense

Sergente Mélanie Landry

Collège militaire royal de Saint-Jean

Jeton du Chef d’état-major de la Défense

Jeton

de la Défense

la rapidité dont il a fait preuve aura évité à l’unité de devoir attendre une année de plus avant de pouvoir commander les nouveaux véhicules.

PROFESSIONNALISME ET SENS DU DEVOIR

L’histoire ne s’arrête toutefois pas là. Au moment où la commande était approuvée par les entités responsables, ces dernières ont décidé d’approuver quatre véhicules, soit un nombre en dessous des besoins de l’unité. Sachant que la quantité de véhicules approuvés n’était pas suffisante, Cplc Bastien s’est servi de ses connaissances professionnelles et de son savoir-faire pour justifier auprès de la 2e Division du Canada le besoin d’obtenir huit nouveaux véhicules. Il a ainsi réussi au final à en obtenir deux de plus que ce qui avait été préalablement approuvé, et l’École bénéficiera donc de six nouveaux camions cinq tonnes.

Un homme travaillant, dévoué pour son équipe et toujours prêt à faire les sacrifices nécessaires pour que le travail soit bien fait. C’est de cette façon que le superviseur de la section Transport, le sergent Mathieu Villemaire, décrit Cplc Bastien. Il nous dit que ce dernier «(…) est toujours prêt à aider et conseiller les gens, la plupart du temps à son propre détriment.»

Un exemple de sa volonté à toujours aller plus loin, le Cplc Bastien suit présentement le cours d’instructeur de freins à air à la BFC Borden. Sa motivation: éviter les bris de services de la section en ayant un autre instructeur qualifié. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de son humilité, son grand sens du devoir et son altruisme, toutes des qualités qui, au-delà de ses accomplissements, lui ont mérité le jeton de CÉMD.

Le Cplc Bastien tient à souligner l’excellent travail d’équipe de sa section dans cette réussite.

Adjudante

Michelle Rondeau

Collège militaire royal de Saint-Jean

Jeton du Chef d’état-major de la Défense

de vaisseau

Jeremy Arseneault

École de leadership et de recrues des Forces canadiennes

Mention élogieuse du commandant du Commandement du personnel militaire

Il a été honoré pour son service exceptionnel en tant que représentant LGBTQ2+ de l'unité de juillet 2017 à juillet 2019. Il a notamment fait la promotion de la diversité par le biais de programmes régionaux de sensibilisation communautaire, a été ambassadeur de l'espace positif, membre du sous-comité LGBTQ de Saint-Jean et grand frère d'un jeune LGBTQ+. Il a contribué à améliorer le système de recrutement des Forces armées canadiennes (FAC) et son dévouement leur a permis de franchir une étape importante dans l'inclusion de tous les groupes de la société canadienne.

De gauche à droite: premier maître de 1re classe Gilles Grégoire, adjudant-chef des Forces armées canadiennes,
Aspirant de marine Benjamin Roth Collège militaire royal de Saint-Jean
du Chef d’état-major
Lieutenant
Photo

Ils offrent un soutien précieux aux exercices et opérations

Les employés des Services techniques (Svc Tech) du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada travaillent la plupart du temps dans l’ombre. Toutefois, leur collaboration avec les unités est primordiale. Servir est allé à la rencontre d’une petite équipe qui fait toute la différence dans la région!

Que ce soit lors d’exercices ou d’opérations militaires telles que les exercices FIGHTING WARRIOR et LENTUS ou l’opération VECTOR, c’est cette équipe qui assure le soutien en matériel. «Le département de Prêt de matériel de bivouac et des pièces (PMBP) dessert principalement les unités du 34e Groupe-brigade du Canada (34 GBC)», précise le sergent José Fernandez, superviseur du PMBP.

Il explique que sans le support de ce département, plusieurs cours ou exercices ne pourraient avoir lieu, car les unités manqueraient de matériel. «De plus, toutes les demandes de rations pour le 34 GBC doivent passer par le département du PMBP.»

Actuellement, cet entrepôt des Svc tech est situé à Boucherville. «Nous attendons la construction d’un nouveau bâtiment sur le site de Saint-Hubert au cours des prochaines années.»

UNE ÉQUIPE EFFICACE

Bien qu’elle soit très efficace, l’équipe du

PMBP est restreinte. Elle est composée du Sgt Fernandez et de deux militaires. «Ces derniers sont sur le plancher et s’occupent de répondre aux diverses demandes. Ils s’assurent que le matériel est prêt et disponible aux dates demandées.»

Ils doivent s’assurer que le matériel est en bon état et propre en tout temps afin d’être prêt pour chaque tâche qui survient. «Par exemple, ce sont eux qui inspectent les chaufferettes et génératrices après chaque retour pour s’assurer qu’elles seront fonctionnelles lors du prochain prêt.»

Lorsque du matériel est endommagé et doit être remplacé, les membres de l’équipe l’acheminent à la section de réparation et aliénation. «En cas de nécessité, ils commandent du nouveau matériel.»

Pour s’y retrouver parmi toutes les pièces et le matériel entreposés dans le bâtiment de Boucherville, l’équipe utilise le système d’information de la gestion des ressources de la Défense. «Nous nous servons également du logiciel Système de catalogage du gouvernement canadien (SCGC). Mais, ce qui fait la force de notre équipe, c’est que nous connaissons à fond le matériel de bivouac ainsi que les diverses procédures d’approvisionnement, notamment celles nécessaires pour la commande de rations», conclut le sergent Fernandez.

Les employés du département de Prêt de matériel de bivouac et des pièces des Services techniques préparent le matériel requis en vue de l’exercice FIGHTING WARRIOR 2022.
Cet entrepôt des Services techniques est temporairement situé à Boucherville.

Un retour en Lettonie pour le capitaine Archambault-Giguère

Le 6 décembre dernier, le capitaine

Samuel Archambault-Giguère, de la 52e Ambulance de campagne, a été déployé pour la deuxième fois en Lettonie dans le cadre de l’Opération REASSURANCE. Avec la guerre actuellement menée par la Russie contre l’Ukraine, l’officier explique que la présence des forces de l’OTAN est très rassurante pour la population lettone.

Cette fois, c’est à titre d’adjoint S9 (coopération civilo-militaire) et d’officier de visite que le Capt Archambault-Giguère œuvre en Lettonie. «Je suis responsable d’assurer une liaison constante avec la population civile en organisant plusieurs activités de rayonnement. On parle ici de compétitions sportives comme NATO Vélo 22 – Pologne à l’Estonie ou de la Compétition de ski de fond Estonie. Il y a aussi des présentations des Forces de l’OTAN dans les écoles spécialisées lettones ou des activités reliées aux festivités entourant le 5e anniversaire de la présence de l’OTAN en Lettonie. Cela permet aux forces de l’OTAN de maintenir une étroite collaboration avec la population locale. Je m’occupe aussi de gérer les visites pour le groupement tactique.»

Dans le cadre de son emploi, l’officier est aussi responsable d’organiser des activités de cohésion pour les troupes. Celles-ci sont multinationales et permettent de réunir toutes les nations ensemble. «Par exemple, nous avons organisé une journée cabane à sucre il y a quelques semaines. C’est très agréable.»

Son premier passage en Lettonie a eu lieu du mois d’août 2018 au mois de juillet 2019. Il explique que ces deux expériences de déploiement sont bien différentes. «Je dirais qu’il y a beaucoup plus de travail à faire maintenant. La réalité est bien différente sur le camp Adazi (principale base des Forces lettones, à 45 min au nord-est de Riga) qu’à Riga, où j’ai vécu lors de mon premier déploiement. À ce moment, je résidais en ville et mon quotidien ressemblait davantage à celui d’une vie urbaine traditionnelle. Sur le camp, je

suis en permanence sur mon lieu de travail, ce qui veut dire avec les même gens, dans le même environnement. J’apprécie toutefois ces deux expériences de travail.»

Le militaire raconte que ce qu’il trouve le plus difficile dans ce type de déploiement est de travailler avec différentes nationalités. «Nous travaillons bien ensemble, mais il est parfois plus compliqué de se comprendre sur certains sujets. La culture militaire est différente d’un pays à l’autre. Ça prend d’avantage de communication et de patience, et ce, de part et d’autre.»

LE MORAL DES TROUPES

La situation en Ukraine affecte le monde entier. Pour les militaires canadiens qui se retrouvent actuellement dans un ancien pays de l’Union soviétique, la situation est particulière. «Cela nous a bien entendu ébranlés au début, mais cela a ensuite renforcé notre sentiment d’appartenance aux Forces armées canadiennes. Nous sentons encore plus que nous avons un devoir envers nos proches et le Canada. Le moral est bon et les gens sont fiers d’être ici et de servir.»

Le militaire explique que ses collègues et lui ressentent tous, à des intensités différentes, un sentiment d’impuissance face à la situation. «Par contre, on se dit que notre mission ici est tout aussi importante et que la qualité de notre implication compte. Donc nous nous concentrons sur ce que nous pouvons faire.»

Jusqu’à maintenant, la situation en Ukraine n’a pas eu d’impacts sur les activités quotidiennes des troupes en Lettonie. «Nous recevons des renforts supplémentaires; toutefois, ça ne change pas nos tâches pour autant. Cela ne fait qu’ajouter des détails administratifs et logistiques.»

Le Capt Archambault-Giguère poursuit en indiquant que les journées où le moral est moins bon, il se trouve chanceux d’être entouré de bons amis. «Ils sont précieux quand j’ai besoin de partager mes préoccupations.» Il avoue aussi que les nombreuses activités de loisir organisées par les Programmes de soutien du personnel aident beaucoup les gens à se sentir davantage chez eux et à connecter aux autres.

CÔTOYER LES LETTONS

Dans le cadre de ses fonctions, le Capt Archambault-Giguère côtoie quotidiennement des Lettons, autant militaires que civils. Il admet que la guerre menée par Vladimir Poutine à l’Ukraine amène un certain stress. «Par contre, la vie continue ici. Les Lettons se concentrent sur le présent. Ils accueillent des réfugiés ukrainiens et participent à l’effort international dans cette crise.»

Il termine en mentionnant que la présence des forces de l’OTAN est précieuse dans cette région du globe. «Comme mon travail est de collaborer quotidiennement avec les Lettons, je peux affirmer que la grande majorité d’entre eux se sentent rassurés de nous sentir parmi eux et que nous sommes choyés d’être si bien perçus et accueilli dans leur pays. Nous avons beaucoup de gratitude face à cela.»

Le retour au Canada du capitaine Samuel Archambault-Giguère est prévu vers la fin juin 2022.

Le capitaine Samuel ArchambaultGiguère lors de la compétition de ski de fond des pays Baltes en Estonie.
Le capitaine Samuel Archambault-Giguère en compagnie de militaires allemand et danois lors de la visite du Corps multinational – Nord Est.

Célébrons les enfants de familles militaires!

Valérie Morier

Coordonnatrice jeunesse, CRFM

En avril, c’est le mois de l’enfant de militaire. Plusieurs initiatives locales et nationales auront lieu afin d’honorer les enfants de la communauté militaire. Suivez-les sur nos réseaux #TealUp.

PROJET DE LIVRE JEUNESSE

Afin de souligner le mois de l’enfant de militaire, le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) de la région Montréal a invité les jeunes de 5 à 17 ans à participer à un atelier d’écriture et de dessin.

Ce projet a permis de réaliser un album jeunesse numérique sur les enfants de militaires. Les participants ont été accompagnés par une invitée spéciale tout au long du processus de création. Ces jeunes ont été reconnus comme auteurs ou illustrateurs du livre. Pour participer au lancement du livre numérique, consultez crfmmfrcmtl.ca.

JOURNÉE TURQUOISE «TEAL UP»

Le jeudi 28 avril se tiendra la journée du chandail turquoise. Tout au long du mois de l'enfant de militaire, cette initiative canadienne reconnaît les en-

fants de militaire et la résilience qu'ils démontrent. Les familles militaires déménagent souvent et leurs enfants doivent s'adapter à de nouvelles écoles, activités et amis. Les membres de leur famille peuvent s'absenter durant de

longues périodes, pour un déploiement, une formation ou de l’entraînement. Malgré ces défis, les enfants de militaires continuent à s'épanouir et à réussir.

Cette résilience mérite un moment de reconnaissance afin d'honorer les enfants de la communauté militaire. Nous vous encourageons tous à porter du turquoise le 28 avril pour montrer aux enfants de militaire qu'ils sont forts et résilients. #tealup

ACTIVITÉ FAMILIALE

Le samedi 30 avril, joignez-vous à l’équipe du CRFM et participez à une activité familiale pour souligner le mois de l’enfant militaire. Pour obtenir l’horaire et vous inscrire, consultez crfmmfrcmtl.ca.

VALÉRIE MORIER

 450 358-7099 # 6118 (Saint-Jean)

 450 462-8777 # 6824 (Saint-Hubert)

 valerie.morier@forces.gc.ca

Des activités pour les jeunes!

Valérie Morier

Coordonnatrice jeunesse, CRFM

CLASS E VERTE

POUR LES 9 À 14 ANS

Du 6 au 8 mai, les jeunes de 9 à 14 ans sont invités à vivre une fin de semaine inoubliable au Centre de plein air l’Estacade à Saint-Paul-del’Île-aux-Noix sur le bord de la rivière Richelieu. Ce séjour permettra de développer des stratégies pour mieux composer avec la mutation et renforcer les liens avec d’autres jeunes qui vivent des situations similaires. Séjour gratuit. Inscription avant le 19 avril au crfmmfrcmtl.ca.

JOURNÉE DE BIEN-ÊTRE POUR ADOS

Combinant le bien-être physique et mental, cette journée pour les jeunes de 12 à 17 ans les amène à réaliser un parcours à vélo dans le Haut-Richelieu.

Des animations leur permettront de relever des épreuves pour favoriser leur estime de soi. Ils apprendront à reconnaitre leurs besoins, ceux des autres, les ressources existantes ainsi que les personnes significatives pouvant les accompagner au quotidien.

Venez pédaler avec notre travailleur social et la coordonnatrice jeunesse le samedi 28 mai, de 10 h à 16 h. Le départ aura lieu au Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) de Saint-Jean-sur-Richelieu. Inscription avant le 19 mai au crfmmfrcmtl.ca.

VALÉRIE MORIER

 450 358-7099 # 6118 (Saint-Jean)

 450 462-8777 # 6824 (Saint-Hubert)

 valerie.morier@forces.gc.ca

Photo : CRFM

Allez hop, en selle!

Spécialiste, Promotion de la santé

Avec l’arrivée du printemps et la recrudescence de la popularité du vélo ces deux dernières années, vous serez peut-être tenté de renouer avec la petite reine ou le vélo, comme on dit dans le jargon du cyclisme! Si vous n’avez pas fait de «bécyk à pédales» depuis des années, ce n’est pas grave. Faire du vélo, ça ne s’oublie pas!

Le p’tit casque

Il n’est pas obligatoire de le porter au Québec, mais il est indispensable pour votre sécurité. Un cerveau endommagé, ça laisse plus de traces qu’une clavicule brisée!

• Les rayons du soleil, la transpiration, la température et les conditions d’entreposage affectent l’efficacité du matériau à l’intérieur du casque.

• Changez votre casque après environ cinq ans, ou même avant si vous en avez fait une utilisation intensive.

• Un casque est efficace contre un seul impact. Après, il faut le changer, même s’il ne semble pas y avoir de dommage apparent.

CONSEILS D’ACHAT POUR LES CASQUES

Prendre la route

• Il faut rouler dans le sens de la circulation automobile, à moins que la signalisation autorise la circulation à contresens pour les cyclistes.

• Il est interdit de pédaler avec un ou des écouteurs

• Il est interdit de manipuler un appareil électronique portatif

• Il est interdit de rouler sur les trottoirs, sauf si la signalisation l’autorise. Par exemple, sous certains viaducs ou en cas de nécessité

RÈGLES DE SÉCURITÉ ET PARTAGE DE LA ROUTE

Mois du vélo Besoin d’un incitatif pour vous remettre à pédaler? Du 1er au 31 mai, c’est le Mois du vélo, organisé par Vélo Québec. Au menu: défi, tirage, trucs et conseils, activités, etc.

MOIS DU VÉLO

Une monture en bon état

Achat d’un vélo neuf ou mise au point de votre vieille bécane? Peu importe votre choix, il est impératif d’avoir un vélo en bonne condition.

• Votre monture doit être adaptée à votre taille.

• Votre plaisir de rouler sera proportionnel à l'état mécanique de votre vélo. Vérifiez l’ajustement des freins, des vitesses, des roues, des pneus et autres.

• Évaluer vos besoins avant d’acheter. Vous prévoyez faire des déplacements urbains, des balades en famille, de la mise en forme, des longues sorties? Où roulerez-vous? Pistes cyclables, routes, sentiers?

• Un conseiller en boutique spécialisée pourrait vous guider. Allez-y un jour de semaine alors que l’achalandage est moindre. Vous augmenterez vos chances d’être conseillé par une personne expérimentée.

• Ne tardez pas à faire votre achat. Les vélos risquent encore de se vendre encore comme des petits pains chauds cette année!

TIRAGE : Édition numérique seulement

ÉDITEUR : colonel Jason Langelier commandant GS 2 Div CA

CONSEILLERS MILITAIRES :

Capitaine Steve Comeau

450 358-7099, poste 6570 steve.comeau@forces.gc.ca

Capitaine Frédéric Thouin

514 252-2777, poste 4530 frederic.thouin717@forces.gc.ca

Vol. 28/No 07 6 avril 2022

• Claude Tourville

514 252-2777 # 4993

claude.tourville@forces.gc.ca

GESTIONNAIRE : Guylaine Fortin

Garnison Saint-Jean, bur. K-125, B.P. 100, Succ. bureau-chef Richelain QC J0J 1R0 T. 450 358-7099 • F. 450 358-7423 servir@forces.gc.ca • journalservir.com

450 358-7099 poste 7426 • guylaine.fortin@forces.gc.ca

JOURNALISTE : Yves Bélanger

450 358-7099 poste 7330 • yves.belanger@forces.gc.ca

CONSEILLER EN PUBLICITÉ : François Ménard

450 346-2300 • servir@tictactoecommunication.com

ABONNEMENT ET PETITES ANNONCES :

Bélinda Raîche

450 358-7099 poste 6346 • belinda.raiche@forces.gc.ca

GRAPHISTE : Gillian Ottaway

ISSN 0384-0417

Les articles publiés dans ce journal sont la propriété de Servir et ne pourront être publiés, utilisés ou reproduits sans l’autorisation de la rédactrice en chef ou de l’auteur. Servir féminise les grades. Dans un souci d’inclusion et de respect de la diversité des genres, si vous ne voulez pas voir votre grade féminisé, veuillez communiquer avec la rédaction.

Prochaine parution 22/04/2022 Date de tombée 11/04/2022

• Servir est une publication non officielle autorisée et publiée bimensuellement avec la permission du commandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada. Les opinions et les points de vue exprimés ne sont pas nécessairement ceux du MDN, des FAC et des SBMFC/ Personnel des FNP.

• Les demandes de publication doivent être acheminées en Word par courriel. La rédactrice en chef se réserve le droit de rejeter, de modifier ou de publier tout matériel rédactionnel ou publicitaire.

Le Jeep Wrangler 4xe 2022: un Jeep PHEV pertinent!

La présentation de la quatrième génération du Jeep Wrangler annonce la nouvelle approche du constructeur Stellantis en matière d’électrification de sa gamme de véhicules utilitaires. Il s’agit d’un petit pas dans la bonne direction en nous présentant un Jeep hybride rechargeable ou, si vous préférez, un PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle).

Sa ligne extérieure et sa présentation intérieure sont assurément au goût du jour au point de vue technologique, tout en conservant l’ADN de l’aspect récréatif des véhicules Jeep. En offrant une version PHEV, le Jeep Wrangler 4xe est sans aucun doute pertinent avec un prix de l’essence à la hausse et une conscience environnementale incontournable de nos jours.

À l’intérieur, on n’est pas trop dépaysé par rapport aux autres versions à essence: l’ergonomie et le positionnement de tous les équipements sont similaires. Du siège du conducteur, les cadrans se lisent assez bien. L’écran du système d’infodivertissement est très rehaussé dans la console centrale et permet la lecture sans trop quitter la route des yeux. Le confort des sièges avant est très convenable, et très acceptable à la banquette arrière.

Par contre, l’accès aux sièges est un peu difficile et l’espace coffre est limité.

Trois modèles de Jeep Wrangler 4xe sont au menu en 2022: Unlimited Rubicon comme modèle d’essai, Unlimited Sahara et Unlimited Sahara High sont tous les trois livrés en traction 4x4.

Sous le capot se cache un moteur quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé de 270 chevaux à 5 250 tours/minute et de 295 livres-pieds de couple à 3 000 tours/ minute. La transmission est automa-

tique à huit rapports. Le tout, jumelé aux deux moteurs électriques, produit une puissance combinée de 375 chevaux et 470 livres-pieds de couple. De plus, l’autonomie 100 % électrique vous permet de rouler 35 km sans émettre aucune émission polluante. Lorsque vous avez utilisé toute l’énergie de la batterie, le véhicule fait la transition en mode essence/hybride. Très utile si vous

n’avez pas le temps de le recharger! Lors de mon essai routier, j’ai obtenu une autonomie 100 % électrique de 43 km durant le mois de janvier avec des températures hivernales très froides. Pas mal du tout! Ma consommation de carburant avoisinait les 10,5-11,0 l/100 km, ce qui est très bien considérant qu’un modèle à essence consommerait entre 15 et 16 l/100 km dans les mêmes conditions météorologiques.

Dans le créneau des véhicules utilitaires sport récréatifs rechargeables, le Jeep Wrangler 4xe 2022 fait cavalier seul. Malgré un prix élevé, une direction peu précise et une insonorisation à peaufiner, il offre une capacité hors route, une construction solide et une valeur de revente très élevée, sans oublier une capacité de remorquage de 1 588 kg. Dans une plage de prix allant de 54 995 $ à 59 995 $, il n’est pas pour toutes les bourses. Par contre, si vous êtes résident du Québec, il y a un rabais gouvernemental applicable de 8 000 $, qui rend la facture moins salée! Je tiens à souligner l’excellente collaboration de Stellantis Canada pour l’essai routier du Jeep Wrangler 4xe Unlimited Rubicon 2022.

En route vers le championnat national de course

Yves Bélanger, Servir

Cinq militaires de la région ont été sélectionnés pour représenter la région de Montréal au prochain Championnat national de course des Forces armées canadiennes (FAC) qui se tiendra à la fin du mois de mai. Le journal Servir s’est entretenu avec deux d’entre eux: le caporal Simon Chang, de la 3e Unité de soutien du Canada, et le lieutenant de vaisseau Simon Bullock, du Navire canadien de Sa Majesté Donnacona.

Le Ltv Bullock a découvert les bienfaits de la course à pied en 2019. Au national de course, il compte participer au demi-marathon. «J’aime les défis personnels que cette discipline me permet de relever.» Celui-ci dit aussi pratiquer des sports tels que la natation, l’escrime et le vélo. Bien qu’il s’entraîne surtout seul, et ce de cinq à sept fois par semaine, le Ltv Bullock apprécie également participer à quelques entraînements de groupe. «C’est agréable de faire ça en équipe. C’est motivant.»

De son côté, le Cpl Chang, qui participera à la course de 5 km, s’entraîne de trois à quatre fois par semaine. «Ce que j’aime particulièrement de cette discipline, c’est que je peux m’entraîner par moi-même. J’ai bien sûr un entraîneur, mais je peux courir seul à plusieurs moments de la semaine», précise le militaire qui pratique la course depuis quatre ans.

UNE PREMIÈRE COMPÉTITION

AU SEIN DES FAC

Les deux coureurs en sont à leur première participation au Championnat national de course des FAC.

«J’ai participé à diverses courses dans le monde civil, mais dans les FAC, c’est ma première expérience. J’ai bien hâte de me mesurer aux athlètes militaires», men-

tionne le Cpl Chang. Il estime que le plus difficile sera de maintenir le rythme lors de la compétition. «Il faudra que je garde le cap sur mon objectif, et ce, autant physiquement que mentalement.»

Le Ltv Bullock souhaite quant à lui donner le meilleur de lui-même au cours de cette expérience. «Mon principal but est de voir ma progression personnelle, compte tenu de tous les efforts que je consacre à l’entraînement.»

LES AUTRES REPRÉSENTANTS DE LA RÉGION

Trois autres militaires de la région prendront également le départ à Ottawa, du 27 au 29 mai.

• Matelot de 2e classe Albert Le, Navire canadien de Sa Majesté Donnacona, demi-marathon

• Capitaine Eric Henderson, École de

Prêt pour l’Omnium de golf Mario Mercier?

L’Omnium de golf Mario Mercier aura lieu le jeudi 23 juin. Il se tiendra au Golf Lotbinière, situé à Saint-Gilles dans la région de Chaudière-Appalaches. C’est sous une formule Vegas que les joueurs pourront se mesurer. Le départ Shotgun aura lieu à 13 h. Cette année, les co-présidents d’honneur sont le brigadier-général (ret) Gaston Côté et l’adjudant-maître (ret) Louis Blouin. Le coût des billets est de 120 $ et inclut la voiturette, le golf et le souper. Il est possible d’acheter des billets pour le souper uniquement (méchoui et vin) pour la somme de 55$.

La date limite d’inscription est le 1er juin 2022. Pour informations et réservation, joindre Luc Renaud à renaudluc@videotron.ca ou 450 473-6010.

leadership et de recrues des Forces canadiennes, 5 km

• Matelot de 2e classe Martin Baribeau, Centre de recrutement des Forces canadiennes - détachement Montréal, demi-marathon

S’entraîner à la course avec les PSP

L’équipe du centre sportif de la Garnison Montréal offrira d’ici quelques semaines un entraînement extérieur de course à pied aux membres de la 3e Unité de soutien du Canada. «Cette formation aura lieu trois fois par semaine», a expliqué Jean-François Bernard, gestionnaire du conditionnement physique, des sports et du loisir aux PSP de la Garnison Montréal.

À compter du 18 mai, son équipe proposera aussi un cours de course à l’heure du dîner. «Celui-ci commencera à la fin du programme Recharge ta machine. Il sera accessible autant aux militaires qu’aux civils membres du Plan sport et loisir. Une fois par semaine, les gens pourront y assister pour avoir des trucs et astuces concernant l’entraînement à la course à pied.»

À la Garnison Saint-Jean, aucun entraînement de course à pied n’est prévu pour l’instant, mais la situation pourrait changer au cours des prochains mois.

Attention: Militaires en transition

À propos de WithYouWithMe

Nous aidons gratuitement les anciens combattants et les familles militaires en transition à occuper des emplois dans le domaine de la technologie. Si vous connaissez quelqu’un qui peut en bénéficier, envoyer-le à WYWM.

Avantages

Télétravail

Aucune expérience n'est requise

Soyez prêt à travailler en 100 heures

Cours techniques gratuits à vie

Salaires à partir de 60 000 $ à 120 000 $

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Le lieutenant de vaisseau Simon Bullock, du Navire canadien de Sa Majesté Donnacona.
Photos : courtoisie
Le caporal Simon Chang, de la 3e Unité de soutien du Canada.

Donnez votre opinion

Les militaires actifs et les vétérans sont invités à remplir un questionnaire sur le programme des sports des Forces armées canadiennes (FAC). Que vous ayez pris part ou non au programme, vos réponses sont importantes!

Le Bureau des sports des FAC des Programmes de soutien du personnel mène cette étude en collaboration avec une équipe de chercheurs de l’Université d’Ottawa.

Le questionnaire vise à recueillir des informations qui aideront à élaborer et à offrir un programme de sports

complet et aligné avec la nouvelle Stratégie des Sports des FAC. En participant, vous aurez l’occasion d’influencer directement l’orientation du Programme des sports des FAC. Vous devez répondre au questionnaire au plus tard le lundi 18 avril.

PARTICIPEZ!

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Date limite pour l'édition du 22 avril: jeudi 14 avril 2022

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Servir - Vol. 28/No 07 – 6 avril 2022 by Journal Servir Newspaper - Issuu