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Servir - Vol. 28/No 05 – 9 mars 2022

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Des femmes de la 3 USC soutiennent les opérations actuelles des FAC

La Journée internationale des femmes est une journée d’unité, de célébration, de réflexion, de défense des droits et d’action. En tant que membres des Forces armées canadiennes (FAC), il est important de réfléchir et de reconnaître les réalisations des femmes qui soutiennent les opérations partout dans le monde.

La mission de la 3e Unité de soutien du Canada (3 USC) est de générer des capacités spécialisées en approvisionnement en soutien aux opérations et exercices des FAC dans le but de fournir un soutien matériel opérationnel opportun et pertinent. La 3 USC aimerait présenter deux femmes soldates occupant des postes clés sur les déploiements actuels et le travail que font ces femmes incroyables.

UNE ÉQUIPE FÉMININE

EN JAMAÏQUE

La 3 USC a déployé une équipe entièrement féminine au centre de soutien opérationnel - Amérique latine et Caraïbes (CSO-ALC), situé en Jamaïque, à l'appui d'un plan de développement de site (PDS). La mission du groupe de travail est d'effectuer l'entretien et la mise à niveau des infrastructures essentielles du camp afin de maintenir la préparation opérationnelle des opérations des FAC dans la région de l'Amérique latine et des Caraïbes.

Le but du CSO-ALC est de fournir un soutien rapide aux missions afin de s'assurer que les FAC peuvent être rapidement mobilisées pour fournir un soutien aux opérations des FAC, incluant l'aide humanitaire et aux opérations de secours en cas de catastrophe. Ils se sont déployés avec un groupe de 35 officiers et militaires du rang,

La caporale-chef Stéphanie Lepage a visité une école primaire locale où elle a remis des boîtes de jus, des barres granola et des coupes de fruits aux enfants. Elle a aussi partagé des histoires et des photos des hivers au Canada.

dont seulement six sont des femmes.

L'officier de la logistique de la Force aérienne, la lieutenante Rachel Poinvil, occupe le poste d'officier des contrats et de la logistique, où elle assure la liaison avec les autorités locales et les entreprises pour s'assurer que le CSO-ALC dispose du service et du soutien nécessaires pour fonctionner. La technicienne en gestion du matériel, la caporale-chef Stéphanie Lepage, est déployée en tant que seule

acheteuse de bons de commande locaux, où elle effectue des tours quotidiens en ville pour acheter du matériel afin que les ingénieurs aient le matériel essentiel dont ils ont besoin pour terminer leur tâches pour l'entretien et la mise à niveau du camp. Elles remplissent toutes les deux des rôles essentiels dans leur organisation et la mission ne serait pas réalisable sans leur soutien indéfectible.

Les autres femmes actuellement dé-

ployées à partir de la 3 USC sont la caporale Monique Roy, CSO-E ainsi que l'adjudante Tammy Ayer et la caporale Christine Roy, Op REASSURANCE. Dans tous les cas, ces femmes remarquables représentent non seulement notre unité avec professionnalisme et fierté, mais elles démontrent l'excellent travail que les femmes ont à offrir et continuent d'offrir dans les FAC. La 3 USC est extrêmement fière de toutes leurs réalisations.

La lieutenante Rachel Poinvil.
Photos : Cpl Langlois

Elle dynamise l’équipage du NCSM Donnacona

Depuis octobre, la première maître de 2e classe Isabelle Proulx occupe les fonctions de capitaine d’armes du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Donnacona. Elle est la troisième femme nommée à ce prestigieux poste au sein de l’unité.

Dans la Marine royale canadienne (MRC), le capitaine d’armes est l’équivalent du sergent-major dans l’armée de terre. Son rôle consiste à assister le commandant en poste. «Je suis la personne responsable de la discipline au sein des troupes et je m’assure que le moral est bon. C’est également moi qui vois à la gestion des conflits s’il y en a.»

19 ANS DE SERVICE

Âgée de 36 ans, la PM 2 Proulx compte 19 ans de service au sein de la MRC. «Je me suis enrôlée à 17 ans au sein du NSCM d’Iberville à Rimouski. Mon frère l’avait fait deux ans avant moi et j’avais le goût moi aussi de relever le défi.» Elle explique qu’elle était déjà une jeune femme qui aimait l’entraînement physique. «J’en faisais beaucoup à l’école. Cela ne me faisait donc pas peur de relever des défis physiques.»

Elle était tellement décidée de son choix de se joindre aux Forces armées canadiennes (FAC) qu’elle a accepté de manquer son bal de finissants de cinquième secondaire pour s’enrôler. «C’est la journée du bal que

je devais commencer mon camp d’entraînement en Ontario. J’ai donc fait un choix déchirant, mais je ne l’ai jamais regretté.»

LA PLACE DES FEMMES

La capitaine d’armes a rejoint l’équipage du NCSM Donnacona un an après son enrôlement. Elle explique que les choses ont changé depuis son arrivée. «Il y a 18 ans, il y avait beaucoup moins de femmes qui s’enrôlaient dans la Marine.»

Elle soutient qu’en raison de cela, les femmes de l’unité de réserve ont eu tendance à se regrouper. «Nous avons développé beaucoup de solidarité entre nous.»

Elle ne se souvient pas d’avoir été lésée parce qu’elle était une femme. «Probablement que j’ai subi de la discrimination sans m’en rendre compte parce que cela faisait partie de la culture de l’époque. En ce qui concerne le harcèlement, c’est la même chose.»

La PM 2 Proulx avoue que parce qu’elle était une femme, elle a toujours senti qu’elle devait davantage faire ses preuves. «Une fois qu’on avait montré à nos frères d’armes que nous étions en mesure de faire le travail, ils nous acceptaient plus.» Elle soutient que les choses se sont améliorées, mais qu’il reste encore du travail à faire de ce côté.

Elle mentionne qu’il est important que le nombre de femmes qui se joignent à la

MRC et aux FAC augmente. «Cela amène une plus grande diversité dans la façon de penser et de travailler. Cela amène de la richesse au niveau des équipes et tout le monde en sort gagnant.»

LE SOUTIEN FAMILIAL

Lorsqu’elle est devenue capitaine d’armes du Donnacona, la PM 2 Proulx a senti que les membres de l’unité étaient fiers qu’une femme soit nommée à ce poste. «Cela faisait au moins 20 ans que cela n’était pas arrivé.»

Étant mère de deux jeunes enfants âgés de deux et quatre ans, la PM 2 Proulx signale qu’elle n’aurait pu accepter cette position sans l’appui de son conjoint. «Il me supporte beaucoup dans ma carrière et je lui en suis très reconnaissante. Il s’implique beaucoup dans toutes les tâches de la maison et avec les enfants.»

Pour arriver à concilier son horaire travail/ famille de façon acceptable, la militaire a récemment démissionné de son emploi civil en tant que psychoéducatrice. «En plus de mon poste de capitaine d’armes, je travaille à mi-temps au NCSM Donnacona comme premier maître de l’entraînement de l’unité.»

UN PEU DE PRESSION

Encore en 2022, occuper le poste de capitaine d’armes représente plus de défis pour les femmes que pour les hommes. «Je me mets beaucoup de pression sur les épaules, car je sens que les attentes sont là. En même temps, je comprends. Ça fait longtemps que les FAC travaillent fort pour promouvoir l’apport des femmes dans des postes de commandements et de leadership.»

La première maître de 2e classe Isabelle Proulx.
Photo : courtoisie

Le goût de l’aventure de la caporale-chef Landry

La caporale-chef Laura Landry, technicienne en imagerie au 438e Escadron tactique d’hélicoptères (438 ETAH), adore relever les défis et a soif d’aventure. Elle a grandement apprécié son premier déploiement sur l’Opération REASSURANCE. Elle a passé près de six mois à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) FREDERICTON.

«Quand j’ai entendu parler de ce déploiement, j’ai tout de suite donné mon nom. Ma chaîne de commandement m’a appuyée dans ce projet.» Le 24 juillet 2021, elle a pris le départ pour monter à bord de ce navire qui sillonne entre autres la mer Baltique et la mer du Nord. «Le NCSM FREDERICTON était le navire porte-drapeau de la flotte. Nous avions à notre bord le commodore Bradley Peats, commandant du 1er Groupe maritime permanent de l’OTAN.»

C’était la première fois que la militaire mettait les pieds sur un navire de cette envergure. «J’ai appris ce qu’était la vie de matelot!», lance-t-elle en riant. Bien entendu, elle a dû affronter un féroce ennemi: le mal de mer. «J’ai essayé différents médicaments avant de trouver celui qui me convenait. Cela a pris au moins trois mois avant de venir à bout des nausées. Heureusement, ce n’était pas continuel. Cela dépendait de la force des vagues qui frappaient le navire.»

BEAUCOUP DE TRAVAIL

Tout au long de son assignation, la Cplc Landry avait pour mandant de photographier les nombreuses activités se déroulant à bord. «Je devais entre autres fournir du matériel à l’officier d’affaires publiques qui alimentait les médias sociaux reliés à l’opération. Mes photos étaient également publiées sur

accosté en Islande.

le site Caméra de combat des Forces armées canadiennes.»

La Cplc Landry devait aussi couvrir tous les événements publics auxquels le commodore Peats participait. «En plus, je devais capter les différents moments de la vie quotidienne sur un navire militaire. Ces photos sont souvent acheminées aux familles des militaires déployés pour leur montrer ce qui se passe à bord au cours d’une opération de ce genre.»

La photographe a également pu effectuer quelques photos aériennes. «Nous avions un hélicoptère cyclone sur le navire et je suis montée à bord à quelques reprises. J’ai adoré faire des clichés!» UNE EXPÉRIENCE UNIQUE

La Cplc Landry s’est enrôlée en 2009 comme réserviste dans l’armée de terre et elle a fait le saut du côté de la Force aé-

rienne il y a quelques années. C’est seulement en 2019 qu’elle a décidé de suivre son cours de technicienne en imagerie. «La pandémie de la COVID-19 a débuté tout juste après la fin de ma formation. Je ne peux pas dire que j’ai eu la chance de m’exercer beaucoup dans mon métier.»

Son déploiement sur l’Op REASSURANCE a été une opportunité. «Cela m’a vraiment permis de gagner beaucoup d’expérience dans ce métier que j’adore.»

Curieuse de nature, elle a particulièrement aimé la liberté que son métier lui a offerte. «Je pouvais être aussi bien sur la passerelle qu’au fond de la coque. J’ai vraiment pu connaître la réalité des différents métiers sur une embarcation militaire. C’était génial!»

Inutile de dire qu’elle espère participer à une autre opération à l’étranger. «Je veux vraiment revivre une telle expérience. C’est exactement le style de vie que je recherchais quand je me suis enrôlée dans les FAC!»

Op REASSURANCE : Des militaires canadiens prennent part à l’opération REASSURANCE en Europe centrale et en Europe de l’Est depuis 2014. Ils s’y trouvent dans le cadre des mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN visant à renforcer la défense collective de l’OTAN. Cette opération démontre également la force de la solidarité des alliés.

Les FAC y effectuent de l’instruction, des exercices et des tâches propres à l’OTAN. Leur soutien à l’OTAN aide à augmenter la sécurité et la stabilité de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est.

Pour une meilleure qualité de vie à la Garnison Montréal

Yves Bélanger, Servir

La 6e Avenue, du côté sud de la Garnison Montréal, a actuellement droit à une cure de beauté. D’une longueur 600 mètres, l’artère située entre les rues Notre-Dame et Souligny est peu à peu transformée en rue verte afin d’améliorer la qualité de vie des militaires et employés civils oeuvrant dans ce secteur.

Le gestionnaire de projet Behrang Ghaffari, de la Section des opérations immobilières Montréal (SOIM), explique que ce projet de réfection, d’un coût global de 6 millions $, a été amorcé il y a quatre ans. «Le but premier était de refaire le réseau d’égouts et d’aqueduc.»

Il signale que depuis longtemps, il y avait des problèmes de refoulements d’égouts dans ce secteur. Ils étaient dû au manque d’espaces verts pour absorber les surplus d’eau lors d’averses importantes et à la capacité limitée du collecteur de la ville de Montréal sur la rue Notre-Dame.

La section d’ingénierie de la SOIM a donc décidé d’inclure de la verdure dans le projet. «En plus d’être bénéfique au niveau environnemental, nous nous sommes dit que cela rendrait ce secteur plus agréable. Tout le monde sait que le côté sud de la Garnison Montréal a une allure très industrielle.», explique M. Ghaffari. Ce projet vient donc compléter la solution d’ingénierie de la SOIM qui consistait à mettre en place un bassin de rétention de 3500 m3 dans ce secteur de la garnison.

RUE VERTE

que cette esquisse ne représente pas la version finale du projet.

C’est là que l’idée de la rue verte a vu le jour. «Nous avons décidé de joindre l’utile à l’agréable. Il était facile d’ajouter au projet différentes stations de sports, de jeux et de repos.»

En 2019, des plans et devis ont été préparés en ce sens. «En 2020, nous avons obtenu le financement nécessaire pour la réalisation du projet. En fait, la création de la rue verte n’augmentait que de 400 000 $ le coût des travaux à effectuer. Cela en valait la peine!»

La nouvelle rue verte offrira un environnement agréable pour la marche. De plus, on y retrouvera des aires de jeux et d’entraînement extérieurs. Des tables de pique-nique permettront aux employés de manger à l’extérieur et peut-être même d’y faire des barbecues.

Un abri d’auto était déjà aménagé sur place et permettait de protéger des équipements militaires des intempéries. «Nous avons décidé de

conserver ce toit et de convertir l’endroit en un espace qui inclura entre autres un espace d’entraînement. Nous avons d’autres projets pour cet endroit que nous pourrons annoncer dans quelques mois.»

Notons qu’un sondage sera effectué au cours des prochains mois auprès des employés de la Garnison Montréal afin de déterminer le choix final des installations qui seront aménagées le long de la rue verte. «Une présentation Zoom de deux projets aura lieu le 11 juin. Suite à cela, ce sera aux gens de décider lequel des deux projets l’emportera.»

M. Ghaffari explique qu’une grande partie du projet a été réalisée au cours de la saison estivale. «Nous avons terminé au moins deux tiers des travaux. Nous espérons être en mesure de terminer le tout et d’aménager la rue verte cet été.»

M. Ghaffari mentionne que l’aménagement de la rue verte est le résultat d’un excellent

travail d’équipe. Tout le monde a bien collaboré afin que le projet puisse se réaliser sans trop de retard et de frictions.»

UN PROJET INNOVATEUR

Jean-François Bernard, gestionnaire du conditionnement physique, des sports et du loisir à la Garnison Montréal, est particulièrement emballé par ce projet qu’il qualifie de très innovateur. «C’est génial! C’est comme si on nous offrait un gymnase à ciel ouvert. Cela va nous donner une foule d’opportunités pour rendre notre présence plus tangible du côté sud de la garnison.»

M. Bernard ajoute qu’un mini-bâtiment sera réservé sur la rue verte pour l’équipe des Programmes de soutien du personnel (PSP). «Nous pourrons y laisser de l’équipement et bénéficier d’une connexion au réseau de la Défense. Ce sera utile pour offrir des plateaux d’entraînement extérieurs.»

Avec ces installations, la rue verte permettra aux PSP de multiplier leurs services du côté sud de la garnison et de mieux se faire connaître auprès de la communauté militaire. «Elle réduira aussi le temps de déplacement des employés travaillant du côté sud qui devaient se rendre au centre sportif situé du côté nord.»

M. Ghaffari ajoute que Jean-François Bernard a été très supportant pour l’aménagement de la rue verte. «Il a été de bon conseil pour déterminer le type d’équipements sportifs à choisir. En plus, il a très bien soutenu le projet lors de sa présentation auprès du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada.»

La rue verte présentera entre autres une aire de circulation piétonne. À noter
Photo : courtoisie
Caporale-chef Laura Landry, technicienne en imagerie, tient le drapeau du 438e Escadron tactique d'hélicoptères sur le pont d'envol du NCSM FREDERICTON
Photo : Cplc Laura Landry, 438 ETAH

Caporale-chef (retraitée) Rachelle

Lavoie

une femme de son temps!

Jean-Marie Dubois et Gilles Samson

N.D.L.R. Depuis 2019, la Société de généalogie des Cantons-de-l'Est et la filiale 10 – Sherbrooke de la Légion royale canadienne a entrepris de publier des biographies de militaires estriens, qu’ils soient actifs ou retraités. Afin de souligner la Journée internationale des femmes, ces organisations ont partagé avec les lecteurs de Servir l’histoire de l’une de ces militaires.

Rachelle Lavoie est née à Alma, le 19 octobre 1958. Elle est la fille de Fernande Bouchard (1925-2008) et de Léopold Lavoie (1918-2009), fermier. Après ses études primaires et secondaires à Alma, de 1976 à 1979, Rachelle fait des études collégiales en protection du milieu naturel au Collège de Saint-Félicien.

Ses études terminées, Rachelle Lavoie s’empresse de combler un rêve d’enfance: entrer dans les Forces canadiennes, car elle voulait porter l’uniforme. En 1980, elle s’engage comme volontaire dans l’Aviation royale canadienne à Chicoutimi. Elle est transférée à la base militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu pour y faire un entraînement de base de 14 semaines. «Je faisais partie d’un peloton d’une vingtaine de femmes. À l’époque, les pelotons mixtes n’existaient pas encore», explique la caporale-chef Lavoie.

C’est à cet endroit qu’elle rencontre Yves SaintLaurent, son futur époux. Rachelle est ensuite transférée à l’École de langues secondes pour y apprendre l’anglais. Ce cours terminé, elle est transférée à la base militaire de Borden pour suivre le cours d'Instruction en électronique axée sur le rendement.

En 1981, Rachelle Lavoie est transférée à la base aérienne de Winnipeg à titre de technicienne en communication radar sur les avions de types Hercule, T-Bird, Tutor et Dakota, et ce, jusqu’en juillet 1988. «À ce moment, nous n’étions que deux femmes à

nous retrouver dans un tel environnement de travail. Nous avions choisi un métier autrefois réservé aux hommes.»

Pendant cette période, Rachelle épouse Yves SaintLaurent en l’église du Saint-Sacrement, à Alma, le 26 juin 1982. Le couple aura un fils, Jonatan. En juillet 1984, Rachelle Lavoie est promue caporale et, en juillet 1987, caporale-chef.

En juillet 1988, Rachelle Lavoie est transférée à l’École des recrues des Forces armées canadiennes à Saint-Jean à titre d’instructrice des recrues. «Encore une fois, la gent féminine était peu représentée. Nous n’étions que deux femmes parmi les instructeurs.» Cplc Lavoie raconte s’être toutefois intégrée assez facilement. «Disons que j’ai mis mon pied à terre tout de suite dès le départ. Dans l’équipe, j’ai vu que tout le monde avait un surnom. Moi, je leur ai dit que

mon nom était Rachelle et que je n’accepterais rien d’autre. Ils ont respecté cela.»

En juillet 1992, elle est transférée à Bagotville pour développer sa spécialité de technicienne en communication radar et être éligible à travailler sur les avions de chasse CF-18 Hornet. «Étant donné que nous avions des métiers compatibles, mon mari et moi avions le privilège d’être mutés ensemble. Ce n’était pas le cas pour tous les couples de militaires.»

Après six mois de spécialité, elle est intégrée dans le 425 e Escadron d’appui tactique, fameux escadron Alouette de la Deuxième Guerre mondiale basé à Bagotville, où elle demeure attachée aux CF-18. Il est à noter que les techniciens en communication radar sont un groupe de soutien aux pilotes d’avion et ne vont pas au combat. Ils demeurent à l’arrière.

D’août à fin décembre 1998, dans le cadre d’une opération de l’OTAN, Cplc Lavoie est déployée à l’Aviano Air Base de l’United States Air Force, en Italie. Elle fait partie de l’unité de soutien en communication radar des CF-18 qui partent de cette base pendant la Guerre du Kosovo. En Italie, avant son retour au Canada, elle reçoit pour ses services la Médaille de l’OTAN. Elle revient à Bagotville et est libérée en juillet 2000, après 20 ans de services.

De 2001 à 2008, Rachelle Lavoie occupe un emploi à la compagnie Alcan d’Alma, à titre de journalière à l’électrolyse. Elle déménage par la suite à Sherbrooke où elle devient bénévole auprès des vétérans dans la communauté estrienne. En janvier 2018, elle se joint à la filiale 10 - Sherbrooke de la Légion royale canadienne et occupe la fonction d’officier en relations publiques. Depuis, elle s’occupe de la prise de photos et du montage des vidéos relatifs aux événements touchant les vétérans.

Prochaine parution 23/03/2022 Date de tombée 14/03/2022 Vol. 28/No 05 9 mars 2022

TIRAGE : Édition numérique seulement

ÉDITEUR : colonel Jason Langelier commandant GS 2 Div CA

CONSEILLERS MILITAIRES :

Capitaine Steve Comeau

450 358-7099, poste 6570 steve.comeau@forces.gc.ca

Capitaine Frédéric Thouin 514 252-2777, poste 4530 frederic.thouin717@forces.gc.ca

• Claude Tourville 514 252-2777 # 4993

claude.tourville@forces.gc.ca

GESTIONNAIRE : Guylaine Fortin

450 358-7099 poste 7426 • guylaine.fortin@forces.gc.ca

JOURNALISTE : Yves Bélanger

450 358-7099 poste 7330 • yves.belanger@forces.gc.ca

CONSEILLER EN PUBLICITÉ : François Ménard

450 346-2300 • servir@tictactoecommunication.com

ABONNEMENT ET PETITES ANNONCES :

Bélinda Raîche

450 358-7099 poste 6346 • belinda.raiche@forces.gc.ca

GRAPHISTE : Gillian Ottaway

ISSN 0384-0417

Les articles publiés dans ce journal sont la propriété de Servir et ne pourront être publiés, utilisés ou reproduits sans l’autorisation de la rédactrice en chef ou de l’auteur. Servir féminise les grades. Dans un souci d’inclusion et de respect de la diversité des genres, si vous ne voulez pas voir votre grade féminisé, veuillez communiquer avec la rédaction.

Photo : courtoisie
Caporale-chef (retraitée) Rachelle Lavoie.

Séminaire SCAN: préparer sa sortie des Forces canadiennes

Geneviève Dupont, c.o. Centre d’orientation et de sélection du personnel (COSP)

Votre carrière militaire tire à sa fin. Vous songez à quitter les Forces armées canadiennes. Plusieurs aspects importants de la transition vous échappent? Le séminaire SCAN sera de retour en avril prochain pour répondre à vos questions et vous aider à préparer votre libération.

Cette conférence regroupera tous les intervenants reliés de près ou de loin à la transition, qu’elle soit choisie ou non: la section des libérations, la pension, la planification financière, les assurances, les enjeux juridiques, l’orientation, la reconnaissance des acquis, la transition vers le marché du travail civil, etc. Le SCAN médical suivra le lendemain et s’adressera aux militaires en

voie de libérer pour des raisons médicales, puisque de nombreuses différences s’appliquent à leur situation.

Le SCAN vous permettra d’obtenir beaucoup d’informations à considérer pour une éventuelle libération, mais vous donnera surtout l’opportunité de rencontrer toutes les personnes-ressources en un seul endroit.

N’ATTENDEZ PAS POUR VOUS PRÉPARER

Beaucoup de militaires attendent d’être très près de leur retraite avant de commencer à se préparer. Or, plus on attend et plus on risque de passer à côté d’éléments importants qui ont un impact sur les objectifs de vie que l’on souhaite atteindre.

Conséquemment, nous recommandons d’assister au SCAN à plusieurs moments de la carrière militaire:

• Une fois au cours des 10 premières années

• Au moins une fois dans les 5 années précédant le moment prévu de la libération volontaire

• Lorsque l’on obtient une première catégorie médicale temporaire et qu’elle risque de devenir permanente

• Une fois dans les derniers mois précédant la libération

QUAND ET COMMENT

Le SCAN aura lieu les 26 et 27 avril prochain, à l’auditorium de la Garnison SaintJean. Le volet médical aura lieu le 28 avril, au même endroit. Il sera également possible d’y participer en TEAMS.

Pour vous inscrire: svcpersOSPStJean@ forces.gc.ca ou 450 358-7099 # 7308

Vous démarrez votre entreprise?

Les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes vous invitent à assister à une conférence virtuelle de Claudia Harvey, inventeure, autrice et entrepreneure mondiale, le jeudi 24 mars. Vous y trouverez de l’information concernant les entreprises offrant des biens: leur lancement, leur développement et l’approche marketing appropriée pour connaître le succès.

Le major-général (retraité) David Fraser présentera les initiatives d’en-

trepreneuriat qu’il a réalisées depuis sa retraite. Il parlera des outils, ressources et programmes offerts exclusivement à la communauté militaire.

Cette activité gratuite est organisée en partenariat avec BMO. Elle aura lieu à 15 h et des prix seront offerts en tirage (notamment des iPad). Les 300 premières personnes à s’inscrire recevront une trousse promotionnelle.

Information et inscription: entrepreneur.connexionfac.ca

Demandez à Georges St-Pierre comment il a surmonté l'adversité!

Les samedis 19 et le 26 mars, les jeunes de la communauté militaires sont invités à passer au niveau supérieur. Deux occasions à ne pas manquer!

Au cours des deux dernières années, le monde a changé. Nous avons réinventé nos modes de vie, nos modes d'apprentissage et nos modes de travail. Les jeunes de 13 à 17 ans peuvent se joindre à LEVEL UP, une expérience virtuelle conçue pour les aider à connecter, s’inspirer

et devenir leurs propres champions. Les participants auront l'occasion de se découvrir de nouvelles passions, d'exprimer leurs préoccupations et de passer à l'action grâce à diverses séances en petits groupes, organisées tout au long des deux jours.

Les jeunes pourront également entendre des conférences données par Georges St-Pierre, l'un des meilleurs combattants de MMA du moment, par le Dr Robyne Hanley-Dafoe, une instructrice en psychologie

spécialisée en résilience, gestion du stress et du changement, et par Peter Katz, un auteur-compositeur-interprète mis en nomination pour un prix JUNO et un Canadian Screen Award

L'inscription est ouverte, gratuite, et s’adresse aux enfants des familles de militaires (actifs ou retraités), aux cadets et aux autres jeunes de la communauté militaire.

INFORMATION: connexionfac.ca/ Nationale/S-impliquer/LEVEL-UP

Carcajou, un apprentissage mutuel

Yves Bélanger, Servir

Lancé en 2019, le programme

Carcajou permet aux membres des Premières Nations, aux Métis et aux Inuits de suivre une formation estivale alliant la culture et les enseignements autochtones avec l’instruction militaire de base. Parallèlement, elle permet aux instructeurs du programme de se familiariser avec des nations encore méconnues malgré leur proximité.

Carcajou s’adresse aux Autochtones canadiens de 16 ans et plus, ayant l’équivalent d’un secondaire 4, et qui aimeraient faire leur Qualification militaire de base (QMB). «À la fin du programme, différentes options sont présentées aux candidats pour leur permettre de servir dans les Forces armées canadiennes (FAC), que ce soit dans la Force régulière ou dans la Réserve», indique la caporale-chef Laurence Séguin, adjointe au recrutement Carcajou et Autochtones.

À l’été 2021, lors des premières semaines passées en présence des jeunes Autochtones inscrits à la QMB 2021, plusieurs membres de l’équipe ont dû faire preuve

d’adaptation. «Ils ont pris conscience que ces jeunes ne partent pas nécessairement de la même place que ceux qui s’enrôlent et font leur formation à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes. Ils arrivent avec leur réalité de vie et leurs apprentissages. Ils ne sont pas moins bons que les autres. Il faut juste savoir comment s’y prendre avec eux.»

LA FORMATION

Le capitaine François Picard, instructeur de peloton au Centre d’instruction de la 2e Division du Canada, œuvre au sein de l’équipe Carcajou. L’été denier, il a été en contact pour la première fois avec les jeunes Autochtones. «Nous avions reçu une formation d’une semaine pour nous sensibiliser à la culture de cette clientèle. Malgré cela, je dois dire que nous avons dû nous ajuster pour bien répondre aux attentes des jeunes et de Carcajou.»

Le militaire explique qu’il était important pour lui que les participants comprennent l’importance de respecter et distinguer les moments consacrés à l’apprentissage militaire de ceux dédiés à la culture autoch-

Le recrutement au programme Carcajou

La Cplc Séguin explique que des présentations du programme ont lieu dans les communautés autochtones. «Elle sont faites dans les écoles, les organismes de ressources humaines, dans les centres d’amitié autochtone et aussi auprès des Conseils de bande.»

Elle ajoute que le rayonnement à travers les réseaux sociaux est également une excellente méthode. «Une fois que le contact est établi avec le postulant, un suivi régulier démarre. Nous nous assurons de l’outiller le plus possible pour son processus d’enrôlement.»

Le programme couvre majoritairement la province du Québec, mais s’adresse à l’ensemble du pays. «Présentement, j’ai deux personnes de l’Ouest canadien qui démontrent un fort intérêt à participer à notre programme.»

tone. «Nous avons six semaines pour offrir la QMB et les finissants du programme doivent atteindre le niveau exigé par les FAC. C’est du sérieux!»

Le Capt Picard est très satisfait des résultats obtenus l’an dernier. Sur 34 participants inscrits, 28 ont terminé les six semaines de formation. «De ce nombre, nous savons que 17 se sont enrôlés dans les FAC et que trois d’entre eux ont choisi de faire carrière dans la Force régulière. C’est un très bon taux de rétention.»

Le Capt Picard est particulièrement fier d’être entouré d’une solide équipe. «Nous avons la chance d’avoir avec nous des aînés autochtones qui sont nos mentors. Ils nous aident vraiment à bien interagir avec les participants.»

APPRENTISSAGE MUTUEL

Le Capt Picard admet avoir acquis énormément de connaissances sur les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuits. «Je réalise à quel point nous étions inconscients de la réalité des Autochtones qui nous côtoient parce que nous avons eu trop peu d’opportunités de les rencontrer.»

À vivre à leurs côtés, les militaires ont découvert les divers aspects de leur culture. «C’est un apprentissage mutuel qui se fait au cours de leur séjour à Valcartier. C’est très enrichissant autant pour les participants que pour les membres de l’équipe.»

Pourquoi Carcajou?

Ce programme d’instruction a été nommé Carcajou, car cet animal sait bien faire face à ses ennemis et possède un instinct de survie impressionnant. Il est rusé, féroce, territorial et très protecteur de sa famille.

L’équipe du programme Carcajou en compagnie des 27 participants qui ont terminé leur Qualification militaire de base en 2021.
Le capitaine François Picard est instructeur de peloton au Centre d’instruction de la 2e Division du Canada. Il travaille depuis 2021 au sein de l’équipe du programme Carcajou.

La 3 USC constate les progrès du Sénégal

Caporal Alain Ouellet, Acheteur, 3 USC

Au cours de l’année 2021, la 3e Unité de soutien du Canada (3 USC) a déployé des membres à Dakar, au Sénégal, dans le cadre d’Opération PRÉSENCE. Ses membres ont été employés au Centre de soutien opérationnel - Afrique de l'Ouest (CSO-AO) dont la mission est de fournir un support logistique avancé aux multiples opérations sur le continent africain.

Cette petite équipe est composée de neuf militaires provenant de l’ensemble du pays et elle relève du Gp Soutien Op interarmées FC. Durant la dernière année, la 3 USC a fourni des officiers et des militaires du rang pour occuper les postes de commandant, spécialistes des contrats, acheteurs et gestionnaires de matériel. Le CSO-AO a permis aux missions africaines de bénéficier d’un soutien de proximité, ce qui a contribué à augmenter leur impact opérationnel et leur a permis d’accomplir leur mission avec succès.

Le Sénégal, comme plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, a toujours de très fortes racines francophones. Ainsi, une partie de la population et des militaires sénégalais parlent couramment le français, ce qui a facilité le renforcement des relations avec les militaires canadiens. Grâce à ces relations nouvelles, les troupes canadiennes ont pu tisser des

liens importants avec des fournisseurs de matériaux locaux. Ceci a facilité un service plus rapide et fiable aux autres missions en Afrique. De plus, et grâce à l’excellent travail de l’équipe de la 3 USC, les FAC évitent d’envoyer du matériel du Canada, ce qui entraine des coûts excessifs.

La COVID-19 et son variant Omicron ont eu un impact important sur l'équipe canadienne, rendant de nombreux membres incapables de travailler sur le

terrain pour une petite période. Comme au Canada, les membres ont dû prendre des mesures sanitaires d’urgence. Ils ont su s'adapter à une combinaison de télétravail et de travail en présentiel afin de donner le meilleure soutien opérationnel possible aux missions.

Malgré un ralentissement depuis le début de la pandémie, le Sénégal vit depuis quelques années une croissance économique accrue. Les Canadiens ont pu apprécier une ville dynamique, qui évolue

rapidement. Les dernières années ont vu des investissements étrangers majeurs. La région de Dakar est maintenant équipée d’autoroutes modernes et d’un nouvel aéroport international. Le 27 décembre 2021, le gouvernement sénégalais a inauguré un nouveau service ferroviaire, à la fine pointe de la technologie. Le projet nommé le Train express régional Dakar est un projet collaboratif Sénégal-France de 55 km qui permettra, ultimement, de relier le centre-ville de Dakar et l’Aéroport international Blaise-Diagne en banlieue. De plus, en août 2021, le gouvernement canadien a annoncé le financement de 3 milliards d’euros pour la construction d’une voie ferrée pour trains à grande vitesse reliant Dakar à la ville de Tambacounda, à l’est du pays, près de la frontière du Mali. Ce train devrait aider le personnel du CSO-AO à améliorer le soutien en ce qui a trait au transport du personnel et des marchandises en Afrique de l’Ouest.

La présence canadienne à Dakar est confirmée jusqu’en 2025 et la 3 USC continuera à jouer un rôle important en tant que leader en gestion du matériel dans cette région. Les militaires qui auront l’occasion d’y être déployés seront témoins d’une société en pleine transformation et vivront certainement des moments inoubliables.

Des climatiseurs sur le point d’être embarqués dans un CC130 pour retourner au Canada.
Vue aérienne du Centre de soutien opérationnel - Afrique de l'Ouest à Dakar.
Photos : Maj Martin
La ville de Dakar s'étire le long de l'océan Atlantique.

Des ateliers d’art-thérapie pour les vétérans et les militaires

Coordonnatrice du programme pour les familles des vétérans

En collaboration avec des artthérapeutes certifiés et grâce à une subvention de la Fondation québécoise des vétérans, le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) offrira des ateliers d’art-thérapie dès ce printemps aux vétérans et aux militaires en voie de libération des Forces armées canadiennes (FAC).

Ce projet d’art-thérapie est né de notre expérience lors des retraites destinées aux militaires qui libèrent des FAC pour des raisons médicales ainsi qu’à leur conjoint. Les résultats positifs que nous avons obtenus nous ont amenés à offrir davantage d'ateliers thérapeutiques, notamment sur les différents territoires desservis par le CRFM.

Les ateliers d’art-thérapie comporteront quatre rencontres afin d’avoir une plus grande portée thérapeutique pour les participants.

Félicitations!

DE QUOI S’AGIT-IL?

L’art-thérapie est une approche novatrice offerte par des intervenants formés au niveau du 2e cycle universitaire. Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez visiter aatq.org. Il est important de noter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de talent artistique particulier pour bénéficier des bienfaits de cette approche.

L’objectif de ces ateliers est de permettre aux participants:

1. D’exprimer leurs émotions et pensées en lien avec leur vécu comme militaire, la transition, la vie comme vétéran;

2. Consolider leur identité;

3. Utiliser d'autres moyens pour s'exprimer;

4. Donner un sens à leurs expériences;

5. Partager avec d'autres personnes leur vécu sous une forme différente.

OÙ, QUAND ET COMMENT?

Pour l’instant, les lieux exacts et les dates restent à déterminer. Les ateliers auront lieu le jour et seront offerts dans les deux langues.

Les hommes et les femmes partagent souvent un vécu différent et se montrent parfois réticents à partager leur vécu devant des individus de l’autre sexe. Aussi, les ateliers d’art-thérapie seront offerts en deux groupes, un pour les hommes et

Collège militaire royal de Saint-Jean

Vandoremalen

Programmes de soutien du personnel

Marie-Josée Bouchard

Pièce du commandant du Service des opérations

Depuis le début de la pandémie, Mme Bouchard s’est démarquée grâce à son service à la clientèle et son dévouement exceptionnels. En plus de s’acquitter de ses tâches habituelles, elle s’est surpassée en supportant l’équipe des loisirs dans l’implantation du programme Booking qui répondra aux besoins de la communauté militaire.

Attention: Militaires en transition

un pour les femmes. INTÉRESSÉ?

Manifestez votre intérêt par courriel à audrey.gallant@forces.gc.ca ou au 450 358-7099, poste 5190. Vous serez les premiers informés lorsque les inscriptions débuteront!

À propos de WithYouWithMe

Nous aidons gratuitement les anciens combattants et les familles militaires en transition à occuper des emplois dans le domaine de la technologie. Si vous connaissez quelqu’un qui peut en bénéficier, envoyer-le à WYWM.

Avantages

Télétravail

Aucune expérience n'est requise

Soyez prêt à travailler en 100 heures

Cours techniques gratuits à vie

Salaires à partir de 60 000 $ à 120 000 $

withyouwithme.com/caf

Capitaine Thomas Crowley Promotion
Adjudant
Jade Boucher
1re agrafe à la Décoration des Forces canadiennes
Adjudant Peter
Mention élogieuse du commandant du Centre de doctrine et d’instruction de l’Armée canadienne
Aviatrice (formée)
Olivia Lafond Promotion

Alimentation et développement durable

Spécialiste,

la santé

Le développement durable est un enjeu complexe. Toutefois, nul besoin d’être un expert en la matière pour y contribuer. D’ailleurs, on peut donner un bon coup de pouce à notre planète en commençant dans notre assiette!

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) définissent les régimes alimentaires durables comme étant ceux qui mettent de l’avant la santé et le bien-être, tout en contribuant à la prévention de toutes les formes de malnutrition, y compris les carences en micronutriments. Ces régimes tiennent également compte de l’impact environnemental, l’acceptabilité culturelle, l’accessibilité et l’abordabilité. Voici quatre stratégies pour nous aider à nous alimenter dans ce sens.

1. RÉDUIRE LE GASPILLAGE

ALIMENTAIRE

Ce sujet a été abordé de façon plus approfondie dans l’édition du 23 février 2022 de Servir. Éviter le gaspillage alimentaire à la maison est l’une des meilleures façons de réduire l’impact environnemental de notre alimentation. En effet, les aliments non consommés et jetés ont inutilement nécessité des ressources pour être cultivés, transformés

et distribués. De plus, les résidus alimentaires dans les sites d’enfouissement représentent une importante source de méthane, un gaz à effet de serre associé aux changements climatiques.

Vous avez des épinards flétris et des champignons oubliés dans le frigo? Incorporez-les à une frittata!

2. CHOISIR DES ALIMENTS LOCAUX

Une pratique durable importante consiste à privilégier les aliments entiers, cultivés et produits ici lorsque cela est possible et que les aliments sont de saison. Cette façon de faire soutient aussi l’économie locale, notamment les

Le Volvo XC40 Recharge 2022

Un VUS écolo !

En cette période de transition vers une électrification des transports, la popularité des voitures entièrement électriques ne cesse de croître, plus particulièrement avec un prix du litre d’essence dépassant 2,00 $ dans la région de Montréal. Tesla ne fait plus cavalier seul dans ce créneau puisque plusieurs constructeurs automobiles ont rejoint le groupe des véhicules 100 % électriques: Ford, GM, Hyundai, Kia, Nissan, Volkswagen et Volvo.

À la fin du mois d’octobre 2021, malgré l’anxiété de l’autonomie des batteries en période automnale, j’ai décidé de prendre le volant du Volvo XC40 Recharge Ultimate 2022, ce VUS compact de luxe entièrement électrique. À bord, le grand écran de la console centrale et les cadrans devant le conducteur sont très clairs et procurent toute l’information nécessaire à l’utilisateur. Sur l’écran central, les touches pour les fonctions du multimédia et du chauffage/climatisation sont tactiles, ce qui

est beaucoup plus distrayant pour le conducteur! Le tout incorpore l’Android Auto et l’Apple Carplay. Un fait à noter, la position de conduite est bonne et l’habitacle est assez spacieux pour un véhicule multisegment de cette catégorie. L’ergonomie est au rendez-vous. Par contre, on apprécierait un espace coffre plus généreux.

SOUS LE CAPOT

Les deux moteurs électriques (un sur chaque essieu qui procure la traction intégrale) développent 402 chevaux et le couple est de 486 livres-pieds. Avec un poids de 2 150 kg, ce VUS est lourd. Malgré tout, il suffit de 4,9 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et le véhicule possède une autonomie théorique de 359 kilomètres seulement!

Parlons maintenant du temps de recharge, selon le type de borne utilisée. Si vous optez pour une borne de niveau 1, ce qui veut dire à 120 volts en courant alternatif (CA), prise normale de la maison, cela vous prendra 54 heures si la batterie est complètement vide. Il

producteurs qui nous fournissent des aliments entiers nutritifs.

Bien sûr, il est assez difficile de trouver des bananes ayant poussé au Québec. Mais entre une pomme qui provient de l’ouest des États-Unis et une autre qui vient de Rougemont, le choix devrait être facile à faire.

3. LIMITER LES EXCÈS

En faisant des achats alimentaires judicieux et en s’alimentant afin de satisfaire ses besoins nutritionnels et sa santé globale (petits plaisirs inclus, bien entendu!), il est possible d’avoir une alimentation nutritive, adéquate

sur le plan de l’énergie (calories) et des éléments nutritifs, et qui utilise moins de ressources agricoles.

Une alimentation basée sur sa (vraie) faim, exempte de distractions et bien planifiée est une façon d’éviter les excès.

4. MANGER DES ALIMENTS MOINS TRANSFORMÉS

On ne le répétera jamais assez: manger plus d’aliments entiers et moins d’aliments hautement transformés est une stratégie gagnante pour améliorer la qualité globale de son alimentation. Mais ce n’est pas tout! Cela peut également réduire l’empreinte environnementale grâce à une diminution des intrants environnementaux nécessaires à la transformation des aliments.

La prochaine fois que vous aurez envie d’une pizza, au lieu d’acheter (et manger) une énorme pizza surgelée, essayez ceci: un petit pita de blé entier, du fromage et/ou des viandes maigres, et des légumes défraichis du frigo.

De la sorte:

• Vous mangerez moins

• Vous mangerez moins transformé

• Vous passerez vos restes

Et si vos ingrédients viennent du Québec, vous ferez d’une pierre… Quatre coups!

s’agit d’une solution pas très pratique, disons-le! Passons aux choses plus sérieuses. La borne de niveau 2, soit une prise semblable à celle d’une cuisinière ou d’une sécheuse, donc 240 volts en courant alternatif (CA), réduit le tout à 8 heures, toujours si la batterie est vide. Enfin, il y a les chargeurs rapides de 400 volts en courant continu (CC) qui abaissent le temps à 40 minutes. Par contre, le coût peut atteindre 11,50 $/ heure. Fait à noter, si la batterie est à 50 % de charge, le temps de recharge sera abaissé de 50 %, indépendamment de la borne utilisée. Les voitures électriques ont gagné en maturité. Par contre, cette technologie n’est pas parfaite en raison du temps de recharge.

Si vous êtes résident du Québec, le Volvo XC40 Recharge 2022 est admissible à la subvention de 8 000 $ du gouvernement du Québec, mais non celle de 5 000 $ du Gouvernement du Canada. Les prix se vont de 59 950 $ à 70 800 $. Ce Volvo XC40 Recharge pourra répondre à vos besoins si votre parcours quotidien est inférieur à 225 kilomètres en raison de nos hivers canadiens!

Je tiens à souligner l’excellente collaboration de Volvo Canada pour l’essai routier du XC40 Recharge Ultimate 2022. Si vous désirez regarder toutes les chroniques automobiles en français et en anglais, visitez YouTube : Christopher Car Reviews

Photo : Volvo Canada

Une saison écourtée pour la LHIRM

Yves Bélanger, Servir

De retour à l’automne 2021 après un an d’absence en raison de la pandémie de la COVID-19, la Ligue de hockey intramuros de la région de Montréal (LHIRM) a pris fin trois mois plus tôt que prévu.

Sébastien Tremblay-Vu, coordonnateur par intérim des sports militaires à la Garnison Saint-Jean, explique que deux raisons expliquent cette interruption subite de la saison à la fin du mois de décembre. «Premièrement, il y a eu un nouveau confinement qui nous a empêchés de faire quoi que ce soit jusqu’à la fin du mois de janvier. Par la suite, nous avons été informés que la patinoire du Collège militaire royal de Saint-Jean fermait ses portes pour subir une cure de rajeunissement.» Malheureusement, il était impossible d’obtenir des heures de glace à la dernière minute dans d’autres arénas.

En tout, quatre équipes de 20 joueurs chacune, ELRFC Mix, ELRFC Trappeurs, Services techniques et 22 Castors, ont été formées au début de la saison. «C’était bien, car celles-ci étaient bien équilibrées. Elles étaient de forces sensiblement égales.»

à partir de 5$ pour

150 caractères

Date limite pour l'édition du 23 mars: jeudi 17 mars 2022

450 358-7099 # 6346 servir@forces.gc.ca

La fin abrupte de la saison a toutefois empêché les organisateurs de la LHIRM de tenir des finales. «Il n’y a donc pas eu d’équipe gagnante pour la saison 2021-2022», conclut M. Tremblay-Vu.

UNE BONNE SAISON

Le sergent Andrew Hooker, gérant de projet à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), était le capitaine de l’équipe ELRFC Mix. Il soutient avoir aimé sa saison, même si elle a été plus courte que prévu. «J'ai apprécié le temps et les efforts de tous ceux qui ont participé à sa réalisation, en particulier le travail des arbitres et des marqueurs.»

En ce qui concerne son équipe, il dit avoir apprécié la présence du caporal-chef Kyle Grummett. «Ses connaissances antérieures étaient très bénéfiques pour tous les joueurs.» Sgt Hooker termine en souhaitant une meilleure saison l'année prochaine.

Notons que les personnes intéressées à se joindre à l’une des quatre équipes de la LHIRM pour la saison 2022-2023 peuvent joindre M. Tremblay-Vu à sebastien.tremblay-vu@forces.gc.ca

À LOUER

Joli 5½ rénové à 10 minutes en voiture de la Garnison Montréal. 1300$/mois, 2 chambres fermées dont 1 pièce double, dernier étage, non meublé / non chauffé / non éclairé / non-fumeur. Deux animaux maximum permis. Plus d'infos au 514 799-7854

4 ½ très calme et lumineux, St-Jean secteur Iberville, unité de coin, aire ouverte, stationnement, balcon, rangement. Près de tous les services, pas d’animaux, non-fumeur 514 968-0875 / 514 824-5371

3 ½ éclairé situé à 9 km de la base de Longue Pointe à Montréal. Logement complètement rénové et libre immédiatement. Près de plusieurs services. Possible de le louer meublé. S.V.P. me contacter par courriel seulement: robert.nudo@gmail.com

MAISON À LOUER

PLAIN-PIED RÉNOVÉ EN 2014, SITUÉE À SABREVOIS À 20 MIN. DE LA GARNISON ST-JEAN

3 càc, salon avec toit cathédrale, salle de lavage et 1 sdb. Accès au garage non-chauffé, beaucoup de rangement, non-fumeur, sans animaux (discutable). 1800$/m. Ne comprend pas l'électricité. Contacter Sarah 450 358-2957

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Servir - Vol. 28/No 05 – 9 mars 2022 by Journal Servir Newspaper - Issuu