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Servir - Vol. 28/No 04 - 23 février 2022

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Être

ELRFC

instructeur

SERVIR

– un métier névralgique: le sergent Alex Vézina, instructeur de l’année

Chaque année, à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), un instructeur de grade matelot-chef/caporal-chef et de grade maître de 2e classe/sergent se voient remettre le prix d’instructeur de l’année. Les instructeurs récipiendaires sont ceux s’étant le plus distingués de leurs collègues en s’avérant des modèles pour les candidats et leurs pairs dans l’incarnation et l’application du crédo de l’instructeur. Portrait du chemin atypique d’un des récipiendaires de 2022, Sgt Alex Vézina.

Sgt Vézina a fait le choix de s’enrôler comme soldat d’infanterie en 2012. En tant que tel, ce choix ne diffère pas beaucoup de plusieurs autres membres des Forces armées canadiennes (FAC). Ce qui rend l’histoire intéressante et particulière, c’est qu’à l’instar de plusieurs autres membres québécois et francophones, Sgt Vézina a fait le saut dans l’Ouest canadien pour atterrir à la Base des Forces canadiennes Wainwright pour le cours d’infanterie et joindre les rangs du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI). Cette décision l’obligera à devoir redoubler d’ardeur pour faire ses preuves auprès de ses frères et sœurs d’armes du PPCLI et il aura réussi à relever le défi entre 2013 et 2020 avec détermination, dépassement de soi et rigueur.

RELEVER DE NOUVEAUX DÉFIS À L’ELRFC

Se sentant prêt à relever un nouveau défi, hors de sa zone de métier, Sgt Vézina a quitté Edmonton pour devenir instructeur à l’ELRFC. Il s’est porté volontaire, y voyant une opportunité de développer des compétences autres que celles qui forment les bons fantassins. Homme de famille, il pouvait également apprécier la stabilité qu’une affectation à la Garnison Saint-Jean permet et n’a

pas hésité à prendre cette décision.

Avant même d’arriver dans ses nouvelles bottes de travail, il appréhendait déjà le travail et avait hâte d’aider la relève des FAC à passer de la vie civile à la vie militaire. C’est une opportunité d’aider à forger le caractère, à établir le standard et à transmettre des années d’expérience dans l’uniforme à une nouvelle génération qui a soif d’apprendre. Mais même en abordant ce nouveau chapitre avec positivisme et détermination, les défis l’attendaient. Pour une fratrie aussi forte que celle des soldats d’infanterie, il peut être difficile de s’adapter à une réalité comme celle de l’ELRFC. Faire confiance à d’autres métiers et d’autres éléments a pris un certain temps, mais ce fut une belle réalisation que de comprendre qu’un métier ne fait pas la valeur des frères et sœurs d’armes, que l’essentiel repose dans leur détermination de servir les Canadiennes et les Canadiens. En apprivoisant l’ELRFC, les candidats et le métier d’instructeur, Sgt Vézina a eu la chance de vivre des moments extraordinairement humains, de voir l’impact positif que peut avoir le métier, non pas sur la carrière militaire à venir des candidats, mais également sur leur vie personnelle en dehors de l’uniforme. Il se remémore d’ailleurs l’histoire d’une candidate de qui il a eu des nouvelles après son passage à l’École, comme quoi en agissant comme mentor auprès d’elle, il aurait changé sa vie en lui donnant les outils nécessaires au succès. Une histoire parmi tant d’autres d’impacts positifs et d’apport concret qu’a le métier sur la vie des jeunes femmes et jeunes hommes qui franchissent les portes de l’ELRFC.

ÊTRE INSTRUCTEUR ET CONNAÎTRE DU SUCCÈS

Il va sans dire que le métier n’est pas facile et que le succès est une récompense des

grandes qualités que possèdent les instructeurs. Ce qui distingue le Sgt Vézina des autres: ses standards élevés, sa rigueur, le respect, être ferme, équitable et réceptif à apprendre autant que les candidats. En établissant pour lui-même des standards excessivement élevés, il prêche par l’exemple et établit un niveau de base élevé auquel se soumettent les candidats.

Là est l’importance du métier d’instructeur et de prendre au sérieux les fonctions. Les membres des FAC se remémorent leurs

instructeurs et à quel point certains d’entre eux ont été significatifs, Sgt Vézina le premier. Plus encore, en sortant de l’école, tout le monde a appris, pas seulement les candidats, des leçons de vie qui permettent à tous ceux et celles qui prennent le chemin de l’ELRFC d’être de meilleures personnes, de meilleurs soldats.

CHOISIR LE CHEMIN MOINS COMMUN

Ce qu’il faut retenir de cette histoire, c’est avant tout le dépassement d’un homme parmi plusieurs, l’élévation des standards et le travail bien fait. Si le trophée existe, c’est qu’il y en aura toujours quelques-uns qui élèveront d’un cran leurs efforts et iront au-delà des attentes, ce qu’a fait Sgt Vézina depuis son arrivée. Ce qu’il faut également retenir, c’est que le chemin moins commun permet parfois, autant sinon plus facilement, de se rendre à la même destination, et qu’en retour on se retrouve mieux outillé.

À l’ELRFC, chaque jour est différent et présente de nouveaux défis. L’expérience diffère des bataillons, diffère des régiments, diffère des autres unités de métiers que l’on retrouve dans les FAC. À l’ELRFC, on contribue à élever les standards des forces canadiennes, on se développe sur le plan du leadership, de la communication et du travail d’équipe. Finalement, à l’ELRFC, on relève des défis qui nous préparent encore plus pour l’avenir.

Sgt Vézina prévoit éventuellement faire un retour auprès de ses camarades du PPCLI et il est reconnaissant de tout ce que l’ELRFC lui a offert et surtout conscient qu’il n’aurait pas tous ces acquis sans son passage à Saint-Jean-sur-Richelieu. Son message aux membres des FAC: osez tenter quelque chose de nouveau, osez prendre le parcours atypique.

Photo : ELRFC
Sergent Alexandre Vézina.

Le laboratoire médical

Un service essentiel, spécialement en pandémie

Yves Bélanger, Servir

Toutes les garnisons et bases des Forces armées canadiennes (FAC) disposent de leur clinique médicale pour desservir les militaires. Dans treize de ces sites, on retrouve également un laboratoire médical pour effectuer les différentes analyses de base qui aideront les médecins à poser leurs diagnostics. Servir vous emmène au laboratoire de la Garnison Saint-Jean.

C’est la sergente Johanne Parent, chef de cette équipe qui compte trois militaires et trois employés civils, qui nous accueille. «Nous travaillons en rotation à quatre différents postes de travail. Nous offrons les services suivants: prise de sang, analyses biochimiques, hématologie, analyses d’urines et virologie», préciset-elle. Ce sont les principales tâches de l’équipe, auxquelles s’ajoute la virologie, un des services particulièrement sollicités au cours des deux dernières années en raison de la COVID-19. «Bien entendu, comme tout le monde, nous avons été pris par surprise par cette pandémie. Il a fallu nous adapter rapidement.»

Caporale-chef

Karina Pelletier technologiste en laboratoire médical

Le BioFire, de FilmArray, est un appareil permettant de détecter différents virus, bactéries et levures de façon simultanée par méthode de PCR (réaction en chaîne de la polymérase, de l’anglais polymerase chain reaction).

Elle mentionne que le laboratoire a rapidement fait l’acquisition d’appareils BioFire, spécialisés dans la détection de

«J’œuvre pour le bien de la communauté militaire, en participant aux diagnostics et traitements des patients. Lorsque je rentre chez moi le soir, j’ai le sentiment du devoir accompli. Je me sens utile à la population et au maintien de la santé de la grande famille des FAC.

J’ai pu recevoir une formation sur l’appareil BioFire que nous utilisons présentement au sein des FAC pour le dépistage de la COVID-19. Cela m’a permis de me spécialiser et d’approfondir mes connaissances. Je suis ainsi devenue le point de contact et de référence relatif à cet appareil au département de virologie.»

Martine Massé

technologiste en laboratoire médical

«J’aime comprendre les interactions entre les différents systèmes du corps humain, lorsqu’il a problèmes de santé. Notre laboratoire est multidisciplinaire et nous permet de voir les corrélations qui existent entre la biochimie et l’hématologie dans certaines pathologies.

Notre travail nous demande de toujours rester à l’affût et au-devant des nouveautés technologiques du domaine médical. Le maintien des compétences est primordial tout au long de notre carrière.»

virus. «Nous avons dû apprendre rapidement à nous en servir adéquatement, ce qui a été assez facile.»

Caporale-chef

Laurie Virique

technologiste en laboratoire médical

«Moi, j’aime ce métier, car je ne suis pas du genre à rester assise sur une chaise toute la journée. Je préfère être en mouvement, faire la différence, être le lien entre l’arrivée du patient et la sortie des résultats.

Fait intéressant, cet appareil ne détecte pas uniquement le virus de la COVID-19. «Une fois la pandémie passée, il nous sera fort utile pour détecter le virus de l’influenza. Bien d’autres virus pourraient y être ajoutés selon les directives nationales.»

«J’adore mon travail. C’est une suite logique dans mon parcours de vie. J’étais technicienne en chimie analytique au civil et cuisinière dans la Réserve. Après mon déploiement en Afghanistan, je voulais d’autres défis et un changement de carrière. Je suis donc retournée aux études afin de faire ma technique en laboratoire médical.

En tant que chef, je dois me garder à jour sur les innovations de la gestion de la qualité. J’adore enseigner et partager mes connaissances avec les nouveaux technologistes qui se joignent à notre équipe.» Servir vous présente à la page suivante un second article sur le laboratoire et d’autres portraits d’employés.

Les photos ont été réalisées par la caporale-chef Nédia Coutinho de la section Imagerie à la Garnison Saint-Jean.

J’aime aider mes collègues à l’accueil s’ils sont débordés de travail avec des prélèvements ou aider mes collègues qui s’occupent des appareils.

Pour réussir dans cet emploi, il faut savoir bien gérer ses priorités et organiser son temps de travail. Il faut être capable d’interrompre ce qu’on fait et de reprendre un peu plus tard sans perdre le fils de nos autres tâches.»

Le laboratoire médical

Des techniciens polyvalents

La sergente Johanne Parent, chef de l’équipe du laboratoire médical de la Garnison Saint-Jean, explique que le travail dans une clinique des FAC diffère de celui d’une clinique du secteur public. «Le travail de base demeure le même. Toutefois, nous apprenons et nous effectuons plus de tâches que celles normalement attribuées aux technologistes du secteur public. Nous nous entraidons beaucoup entre les différents membres de l’équipe.»

Elle soutient que les employeurs du secteur public sont toujours très intéressés à embaucher des technologistes de laboratoire médical qui ont travaillé dans les FAC. «Ils nous aiment beaucoup», lance-t-elle en riant.

UN TRAVAIL DE MOINE

Être technologiste de laboratoire médical demande beaucoup de minutie et de précision. La caporale-chef Karina Pelletier explique que le travail au département de virologie

Isabelle

Parent technologiste en laboratoire médical

doit toujours s’effectuer dans des conditions stériles. «Il y a beaucoup de mesures de protection et de décontamination à respecter. Nous travaillons avec des spécimens viraux et/ou potentiellement virulents. Il faut manipuler les échantillons avec précaution en tout temps, notamment lors des manipulations effectuées sous la hotte d’enseigne biologique.»

Elle ajoute que les étapes de travail et les procédures doivent être suivies à la lettre pour éviter toute forme de contamination croisée. «Nous devons aussi prévenir de nous contaminer nous-mêmes avec les échantillons, en plus de garder les lieux exempts de contaminants.»

Le laboratoire compte deux appareils pour la détection des virus. «Une analyse dure 45 minutes et la préparation des échantillons est de 15 minutes.» Ainsi, l’équipe peut fournir deux résultats toutes les 45 à 60 minutes.

«J’aime avoir un contact avec les patients et pouvoir répondre, dans la mesure du possible, à leurs questionnements. Être une figure rassurante et voir un patient repartir soulagé et souriant est une source de motivation pour moi.

Les requêtes compliquées et qui nécessitent une recherche dans différents laboratoires de référence sont aussi de beaux défis. Ils permettent, au final, d’aider le médecin à poser son diagnostic. Un bon prélèvement est le point de départ d’un bon résultat de laboratoire qui pourra mener à un bon diagnostic.»

Mathieu Ouellette

technologiste en laboratoire médical

«Je trouve tellement fascinant de voir de si petits éléments, invisibles à l’œil nu, et réussir à les identifier à l’aide du microscope. J’aime trouver la solution lorsqu’un traitement est nécessaire. Certaines cellules sont plus difficiles à différencier. Heureusement, pour nous aider, nous avons des livres de référence et l’aide de nos collègues. À plusieurs, nous avons plus de connaissances.

À l’aide de la microscopie que nous effectuons, les médecins et leurs assistants peuvent prendre des décisions plus éclairées pour traiter leurs patients.»

L’équipe du laboratoire de la Clinique médicale de la Garnison Saint-Jean : la sergente Johanne Parent, chef de laboratoire, en compagnie des technologistes de laboratoire Mathieu Ouellette, Martine Massé, la caporale-chef Laurie Virique, Isabelle Parent et la caporale-chef Karine Pelletier.
Photos : Cplc
Nédia
Couthino –Imagerie Saint-Jean

S’adapter pour réussir

Capitaine Frédéric Thouin Officier d’affaires publiques, Groupe de soutien de la 2e Division du Canada

Le contexte pandémique des deux dernières années a mis en évidence une des plus grandes forces des Forces armées canadiennes (FAC), la capacité de ses membres à s’adapter rapidement afin d’aider la population canadienne et de s’entraider mutuellement. Encore une fois, il a été possible de voir cette grande force lorsque les militaires de la région ont répondu présent lors de la campagne de vaccination de la 3e dose.

Avec l’Opération VECTOR qui s’est activée rapidement pendant la période des Fêtes et la montée des cas de COVID-19 causée par le variant Omicron, la décision a été prise de faire une campagne de vaccination massive afin d’assurer la santé et la sécurité de nos membres. Cela allait nous permettre de poursuivre nos efforts dans plusieurs sites de vaccination de la province.

Devant l’ampleur de la tâche dans la grande région de Montréal, plusieurs unités* se sont unies afin de relever ce nouveau défi. Des militaires de partout

dans la région ont répondu à l’appel afin d’aider leurs pairs. Ainsi, plus de 1 500 militaires ont été vaccinés afin de se déployer sur l’Op VECTOR et 1 700 autres, qui travaillent dans les installations du MDN, ont été vaccinés sur nos garnisons.

L’IMPORTANCE DE LA 3 e DOSE

Après la 2 e dose de vaccin, une diminution de la protection contre la COVID-19 est observable avec le temps (environ 6 mois). Puisque l’immunité diminue, la 3 e dose est très importante pour pour conserver une meilleure protection contre les formes

Vol. 28/No 04 23 février 2022

TIRAGE : Édition numérique seulement

ÉDITEUR : colonel Jason Langelier commandant GS 2 Div CA

CONSEILLERS MILITAIRES :

• Capitaine Steve Comeau

450 358-7099, poste 6570 steve.comeau@forces.gc.ca

• Capitaine Frédéric Thouin 514 252-2777, poste 4530 frederic.thouin717@forces.gc.ca

• Claude Tourville 514 252-2777 # 4993

claude.tourville@forces.gc.ca

GESTIONNAIRE : Guylaine Fortin

450 358-7099 poste 7426 • guylaine.fortin@forces.gc.ca

JOURNALISTE : Yves Bélanger

450 358-7099 poste 7330 • yves.belanger@forces.gc.ca

CONSEILLER EN PUBLICITÉ : François Ménard

450 346-2300 • servir@tictactoecommunication.com

bénignes et graves de la maladie.

C’est pourquoi il est essentiel pour nos membres d’aller chercher leur 3e dose pour diminuer les risques d’être infectés, voire hospitalisés. La 3e dose augmente de beaucoup l’efficacité des vaccins contre l’infection au coronavirus causant la COVID-19. Ainsi, la 3e dose permet de briser les chaînes de transmission et de diminuer le nombre d’hospitalisations qui mettent une grande pression sur le système de santé.

Les militaires pourront toujours se faire vacciner aux départements d’immunisation des Garnisons Saint-Jean

et Montréal. Il suffit de prendre rendez-vous:

• Saint-Jean: 450 358-7099, poste 7704 ou 6230

• Montréal: 514 252-2777, poste 4951, option 2

* 1re Unité dentaire – Détachement Montréal, 41e Centre des services de santé des Forces canadiennes, Unité régionale de soutien aux cadets (Est), 1er Hôpital de campagne du Canada, Quartier général du 4e Groupe des services de santé, 52e Ambulance de campagne, Services des opérations du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada.

Les loisirs veulent votre opinion

Dans le but d’améliorer son offre de services, le département des loisirs des Programmes de soutien du personnel (PSP) de la région de Montréal tient actuellement un sondage auprès de la population.

«Nous désirons connaître les habitudes des gens et leurs différents intérêts en matière de sports, de loisirs, d’activités culturelles, aquatiques et de plein air», explique Pierre Desmarteaux, gestionnaire des loisirs communautaires à la Garnison Saint-Jean. C’est à partir des réponses obtenues et avec l’aide du comité consultatif des loisirs constitué de militaires, d’employés civils du ministère de la Défense nationale (MDN) et de membres civils du Plan sport

ABONNEMENT ET PETITES ANNONCES :

Bélinda Raîche

450 358-7099 poste 6346 • belinda.raiche@forces.gc.ca

GRAPHISTE : Gillian Ottaway

ISSN 0384-0417

Les articles publiés dans ce journal sont la propriété de Servir et ne pourront être publiés, utilisés ou reproduits sans l’autorisation de la rédactrice en chef ou de l’auteur.

et loisirs (PSL), que les prochaines programmations et activités de loisir seront établies.

«Votre opinion est importante pour nous. Ce sont vos réponses qui nous aideront à élaborer une offre de service de loisirs qui pourra vous satisfaire et répondre à vos intérêts», lance M. Desmarteaux en précisant que ce sondage s’adresse aux miliaires, aux membres du PSL et des clubs (tir, chasse et golf), aux employés civils du MDN (fonction publique et Fonds non publics) et aux civils qui utilisent les services loisirs de la garnison.

Vous avez jusqu’au 18 mars 2022 pour répondre, à l’adresse suivante: form. jotform.com/220316125206037

Prochaine parution 9/03/2022

Date de tombée 28/02/2022

• Servir est une publication non officielle autorisée et publiée bimensuellement avec la permission du commandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada. Les opinions et les points de vue exprimés ne sont pas nécessairement ceux du MDN, des FAC et des SBMFC/ Personnel des FNP.

• Les demandes de publication doivent être acheminées en Word par courriel. La rédactrice en chef se réserve le droit de rejeter, de modifier ou de publier tout matériel rédactionnel ou publicitaire.

Photo : Claude Tourville
Garnison Saint-Jean, bur. K-125, B.P. 100,
bureau-chef Richelain QC J0J 1R0
Des membres de plusieurs unités ont contribué à la campagne de vaccination.

l’approche du 8 mars

Le rôle des femmes autochtones au sein de leur communauté

Luce Bélanger

Aviseure autochtone, Aumônerie Saint-Jean

Il y a tant à dire en ce qui a trait aux femmes autochtones et à leurs places dans les traditions des communautés des Premières Nations! Tant d’hier que d’aujourd’hui!

Dans nos croyances ancestrales, il y a en premier lieu la Mère Terre, celle qui nous nourrit depuis toujours sous le regard bien veillant de la Grandmère Lune, celle qui bouge l’énergie et même les océans. Bien sûr, il y a aussi le Père Soleil qui réchauffe et fertilise la Mère Terre, mais on parlera de lui une autre fois puisqu’aujourd’hui, nous mettons la lumière sur le féminin et les différents rôles joués par les femmes autochtones.

Dans plusieurs communautés autochtones, tant en Amérique du Nord qu’en Amérique du Sud, la femme avait un rôle bien défini au sein de sa communauté. Certaines communautés continuent de fonctionner de la même manière et plusieurs reviennent à leur façon d’autrefois.

TRANSMETTRE LES CONNAISSANCES

À commencer par les Grand-Mères, les Kukum, les Aînées, las Abuelas. Elles occupaient un rôle de Sage. Ce sont elles qui choisissaient dans certaines communautés le futur Chef. Comme elles portaient en elles les mémoires du Clan et avaient vu grandir tous ses membres, elles savaient qui avait les qualités nécessaires pour le diriger et le protéger. Certains chefs étaient aussi des chefs héréditaires, mais c’est une autre histoire!

Les Grands-Mères s’assuraient de la transmission du savoir. Comme la culture autochtone est orale et non écrite, les Aînés et les Aînées s’assuraient que les connaissances soient retransmises pour la survie du Clan.

Les femmes connaissaient les plantes qui guérissent et souvent, il y en avait une au sein du clan qui était en lien encore plus intime avec les plantes. C’était la femme médecine. Elle savait comment reconnaitre, cueillir et transformer les plantes pour soigner. Elle était accompagnée d’une ou deux apprenties afin d’assurer la continuité du savoir. Elle connaissait aussi les cérémonies appropriées, les rites de passage et soignait le physique, le mental, l’émotif et le spirituel d’une maladie.

LIÉES À L’EAU ET À LA LUNE

Un des éléments souvent liés au féminin est l’eau. Pour plusieurs nations, la femme est la gardienne de l’eau. Elle porte dans son ventre rempli d’eau un enfant qui y baignera pendant 9 mois. La femme est la porteuse de la vie. L’eau, c’est la

vie. Sans eau, nous ne pourrions pas vivre. Il y a eu plusieurs marches initiées par les femmes pour la protection de l’eau et pour sensibiliser les gens à la nécessité de la protéger. Lors de cérémonies, on demande la plupart du temps qu’une femme bénisse l’eau. L’eau est porteuse des mémoires de l’humanité. La Grand-Mère Lune fait bouger l’eau des océans et par le même fait, celle des émotions de notre corps. Si l’eau représente nos émotions, il est évident que la Grand-Mère Lune nous impactera avec sa force énergétique.

On dit aussi qu’une femme est dans ses lunes . Pas dans la lune, mais bien dans ses lunes ! Elle relâche l’eau sacrée de son corps, ses menstruations, qui reviennent normalement tous les 28 jours, comme la pleine Lune. C’est ce que la femme a de plus sacré. Dans certaines traditions, ce sang est utilisé pour prier. Il s’agit d’un temps d’introspection pour elle. Autrefois, la femme se retirait pendant quatre jours et quatre nuits. Pendant ce temps, elle relâchait toutes les énergies captées pendant les derniers 28 jours. Elle pouvait se rendre dans un espace utilisé par les femmes du clan ou bien elle pouvait se rendre dans son propre espace sacré. Elle dormait, tissait ou brodait pendant ce temps. Les objets créés alors qu’elle était dans ses lunes étaient considérés comme sacrés. C’était un temps de pause afin de repartir réénergisée vers sa famille.

Imaginez si on choisissait de recommencer à faire cela aujourd’hui! Le monde s’en porterait mieux, j’en suis certaine!

ET CE N’EST PAS TOUT!

La femme s’occupe aussi du Feu sacré de la cuisine. Elle prépare les aliments pour sa famille en y mettant tout son amour puisque la nourriture, c’est aussi la médecine. Autrefois et encore aujourd’hui, il est très important de ne pas être fâchée quand on prépare le repas puisque cette émotion se retrouvera aussi dans la nourriture.

La cueillette de plantes sacrées pour certaines cérémonies est très souvent faite par les femmes. Pensons par exemple au cèdre qui est placé au sol de certaines huttes de sudation ou même pour faire l’eau de cèdre ou le thé de cèdre. Il y a aussi la cueillette de la sauge que l’on utilise pour le smudging ou pour purifier un espace. C’est très souvent les femmes qui en font la cueillette sacrée, de la façon appropriée et dans le respect des traditions. Il y a tant à dire! Je suis fière d’être une femme! Merci la vie!

Merci, Meegwetch, Thank you, Ekosani, Miigwech, Mahseecho, Mutna, Wopida, Hei Hei, Marci Cho, ᖁᐊᓇᖅᑯᑎᑦ, Quanaqqutit, Nakurmik, Kukwstsétsemc, Woliwun, Wela’lin.

À l’approche du 8 mars

Le leadership au féminin

ELRFC

C’est la première fois dans l’histoire de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC) qu’une division est commandée par une majore et une adjudante-maître simultanément. Dans le cadre de la Journée internationale des femmes dont le thème cette année est L’inspiration au féminin, l’ELRFC saisit l’occasion de vous présenter le parcours extraordinaire de Maj Shona Couturier et Adjum Deborah Yaxley qui, depuis l’été 2021, dirigent la division Soutien, la plus grande de l’unité en termes de personnel.

TOUS LES PARCOURS MÈNENT À L’ELRFC Maj Couturier est originaire de Québec. Elle s’est jointe aux Forces armées canadiennes (FAC) en 2009. En 2013, elle a obtenu son diplôme en littérature anglaise avec honneur, du Collège militaire royal du Canada. Depuis, elle a été mutée au 5e Bataillon de services, au 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (1 R22eR), suivi de deux années en Corée sous le commandement des Nations Unies pour lesquelles elle a reçu une mention élogieuse du Chef d’état-major de la Défense. C’est d’ailleurs pendant ces deux années qu’elle a complété un MBA de l’université du Maryland. Après une mutation au Groupe de soutien opérationnel interarmées des FC, elle s’est jointe à l’ELRFC en août 2021.

Adjum Yaxley est originaire de la Rive-Sud de Montréal. Elle s’est enrôlée en 1994, tout d’abord comme fantassin et ensuite comme technicienne en gestion de matériel dans la Première Réserve. Elle a ensuite transité vers la Force régulière en 2005. Entre 2010 et 2018, elle a été déployée en Afghanistan, en Pologne et au Koweït. En 2019, elle est choisie par ses pairs du Programme de leadership intermédiaire pour recevoir le trophée de

l’adjudant-chef Boivin pour son esprit de camaraderie. Depuis les débuts de sa carrière, elle a été membre de plusieurs unités de réserve, en plus d’avoir été mutée aux BFC Valcartier et Gagetown, ainsi qu’aux unités 1 R22eR, Quartier général et escadron de transmissions et au Collège militaire. Elle s’est jointe à l’ELRFC en juin 2021.

LE LEADERSHIP

La division Soutien est la plus importante en termes de membres du personnel, tant civils que militaires, en termes de diversité de métiers et en termes de services offerts. En effet, toute l’assistance administrative nécessaire aux recrues est offerte par la division Soutien. Que ce soit la paye, l’organisation des déplacements vers et de l’École, etc.

Elles ont rapidement imprégné la division de leur style de leadership: empathique, mais ferme. Les effets ne se sont pas fait attendre. L’équipe maintient les canaux de communications ouverts et demeure accessible pour ses membres. Le secret de leur succès? «Toujours être à l’écoute de nos membres», nous mentionne Adjum Yaxley. Maj Couturier prend la balle au bond et ajoute «tant que les membres de notre équipe, peu importe leur position dans la division, sentiront que nous sommes là pour eux, nous serons une équipe forte.»

On sent une complicité entre les deux femmes. En effet, elles ont déjà eu la chance de travailler ensemble dans une autre unité. Même si elles s’entendent bien, les défis sont de taille. «L'un des plus grands défis a été d'équilibrer les besoins de l'organisation avec les besoins des individus et de la section», mentionne Maj Couturier. «Aussi, devenir commandant de division durant la pandémie a rendu difficile le contact avec les membres.»

Elles retirent de leur commandement beau-

Gestion intégrée des conflits et des plaintes

Une nouvelle ligne sans frais!

La Gestion intégrée des conflits et des plaintes (GICP) vient d’implémenter une ligne d’assistance téléphonique sans frais, le 1-833-328-3351. Elle sera en opération cinq jours par semaine, de 7 h à 19 h, et offrira des services dans les deux langues officielles.

Son objectif est d’offrir une plus grande accessibilité aux spécialistes en gestion des conflits et des plaintes afin de mieux guider et supporter les membres de l’Équipe de la Défense. Au Canada, les 17 centres de service en gestion des conflits et des plaintes sont dotés d’agents spécialement formés pour aider les membres à exprimer leurs préoccupations, identifier les problèmes de manière appropriée et choisir la meilleure option afin de les régler. Des praticiens en gestion de conflits

coup d’expérience et de gratification. «Voir nos membres relever les défis énormes causés par la COVID-19, se serrer les coudes et devenir une équipe unie a été un grand succès de notre division ces derniers mois», mentionne Adjum Yaxley. ET ENSUITE?

Les projets d’avenir ne sont pas encore bien précis. Promue majore en 2021, Maj Couturier doit encore faire ses preuves dans ce grade. Elle souhaite pouvoir être déployée outre-mer et commander une unité. Quant à Adjum Yaxley, après plus de 26 ans dans les FAC, elle désire poursuivre sa carrière de sous-officier supérieur et promouvoir une atmosphère positive et saine pour

les membres de la Défense nationale. De plus en plus, les femmes font leur place au sein des FAC. Maj Couturier et Adjum Yaxley en sont deux excellents exemples. Elles inspirent un leadership positif dans leur division et dans l’unité dans son ensemble. Ce n’est pas par hasard qu’elles se retrouvent dans cette position et qu’elles sont en mesure de contribuer au succès de la division et de l’unité, en plus d’inspirer les membres à se dépasser et à continuer d’offrir un service exemplaire. C’est par leur travail, leur dévouement et leur grande compétence, nonobstant de leur statut de femme, mais grandement inspirées par leur expérience d’en être une.

Attention: Militaires en transition

EMBAUCHONS

À propos de WithYouWithMe

Nous aidons gratuitement les anciens combattants et les familles militaires en transition à occuper des emplois dans le domaine de la technologie. Si vous connaissez quelqu’un qui peut en bénéficier, envoyer-le à WYWM.

Avantages

sont à la disposition des dirigeants et du personnel afin de gérer les conflits en utilisant diverses approches informelles (formation, consultation, coaching, facilitation, médiation et processus de groupe). Vous pouvez obtenir plus d’information sur les services offerts en visitant: https://www.canada. ca/fr/ministere-defense-nationale/services/ avantages-militaires/conflits-inconduite/ gestion-integree-plaintes-conflits/centres.html

Veuillez noter qu'il ne s'agit pas d'une ligne de crise. Si vous êtes en situation d'urgence, composez le 911. Si votre appel n'est pas une urgence, mais que vous avez besoin d'une assistance immédiate, composez le 1-800-2687708 pour joindre le Programme d'aide aux membres des Forces canadiennes ou votre programme d'aide aux employés.

Télétravail

Aucune expérience n'est requise

Soyez prêt à travailler en 100 heures

Cours techniques gratuits à vie

Salaires à partir de 60 000 $ à 120 000 $

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Majore Shona Couturier et adjudante-maître Deborah Yaxley.

Les spécialistes de l’imagerie de l’ELRFC

On le sait, l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC) occupe une place importante à la Garnison Saint-Jean. Avant la pandémie, plus de 6 000 candidats y étaient formés chaque année pour devenir des membres du rang ou des officiers au sein des Forces armées canadiennes. Pour capter en photos et en vidéos les différents moments importants qui s’y déroulent, pour soutenir ses opérations, une équipe de spécialistes en multimédia y travaille d’arrache-pied.

Servir a eu l’opportunité de rencontrer l’un des membres de cette équipe, Raynald Brochu, technicien multimédia. Il œuvre au sein de l’institution depuis neuf ans. Il explique que l’équipe compte 10 postes, dont un réservé à un militaire technicien en imagerie. «Les autres postes sont des occupés par des employés de la fonction publique, comme moi.»

UNE PANOPLIE DE PRODUITS

VISUELS ET ÉCRITS

Les tâches de M. Brochu et de ses collègues sont variées. En plus de couvrir en vidéo ou en photo tous les événements marquants reliés à l’ELRFC, l’équipe multimédia s’affaire depuis la pandémie de la COVID-19 à diffuser en direct sur Facebook toutes les cérémonies de fin de cours de la Qualification militaire de base. «En raison des mesures sanitaires, nous n’accueillons plus les proches des candidats. Les gens apprécient cette attention.»

C’est également l’équipe multimédia qui conçoit les feuillets, virtuels et/ou imprimés, qui accompagnent ces cérémonies ou les passations de commandement. «Cela nous tient passablement occupés, car nous en produisons sur une base régulière, en raison de la fréquence de ces événements.» Il ajoute que l’équipe prépare également les plaques commémoratives des différents trophées et les certificats remis lors des cérémonies.

L’équipe multimédia apporte également son soutien à l’instruction. «C’est nous

qui effectuons la mise à jour des documents destinés aux candidats et qui effectuons la maintenance sur l’intranet de l’ELRFC. Actuellement, tout ce matériel est transféré sur le réseau Sharepoint.»

La création de vidéos pour l’apprentissage en ligne est également effectuée par l’équipe. «Nous y allons en fonctions des besoins de l’établissement. Certaines vidéos nécessitent un rafraîchissement. D’autres sont créées sur mesure pour répondre aux besoins.»

Le plaisir de retrouver les siens

Yves Bélanger, Servir

Après son premier déploiement de six mois à l’étranger, est-il nécessaire de dire que le capitaine Michael Laplaine-Pereira, officier d’infanterie aux Fusiliers Mont-Royal, était très heureux de retrouver ses proches à la fin de 2021?

Le militaire a été déployé sur l’opération IMPACT, au Koweït. Il y était à titre d’officier de veille au quartier général des opérations. «En gros, j’étais la porte d’entrée pour toute l’information qui arrivait à la cellule des opérations. Cela incluait la surveillance des canaux de communication qui nous informaient directement sur les différentes menaces posées contre nos troupes, et ce, en temps réel.»

Il avoue que son expérience a été fort enrichissante. «En général, les déploiements sont extrêmement formateurs. Les attentes envers nous sont beaucoup plus élevées qu’en temps normal. On s’attend à que nous soyons disponibles en tout temps. Bien entendu, nous avons droit à du repos, mais la priorité de tous demeure l’accomplissement de la mission.»

DÉPLOIEMENTS

Le Capt Laplaine-Pereira a eu l’opportunité, en 2019 et 2020, de participer aux opérations domestiques LENTUS et LASER.

L’an dernier, il a quitté le pays pour sa toute première opé-

ration en sol étranger. Il soutient qu’il était heureux de se rendre au Moyen-Orient pour quelques mois. «J’aime bien me retrouver dans un nouvel environnement et devoir m’adapter. J’apprécie aussi le fait de rencontrer du nouveau monde.»

Comme la majorité de ses collègues, il a quelquefois trouvé bien difficile de se retrouver loin de ses proches et de ne pas pouvoir être là pour eux. «Mais ça, c’est le coût à payer pour vivre une pareille expérience», soutient-il. C’est en solitaire qu’il affirme avoir traversé les moments d’ennuis les plus difficiles.

Heureusement, son retour au pays a eu lieu à la fin du mois de novembre. «J’étais donc de retour à la maison pour passer le temps des Fêtes avec ma conjointe, mes deux chiens et mes proches.»

RÉSERVISTE DEPUIS 8 ANS

C’est en 2014 que le Capt Laplaine-Pereira a décidé de se joindre à la Réserve. «J’étais rendu à une étape de ma vie où je cherchais à accomplir quelque chose de difficile. Je voulais quelque chose qui allait me pousser aux limites de mes capacités tout en me permettant de payer mes études. Je me suis enrôlé en étant déterminé à compléter la phase 3. À ma connaissance, c’est le cours de carrière le plus demandant dans les Forces armées canadiennes (FAC). Seuls 50 à 60 % des candidats le réussissent.»

LES DÉFIS

Raynald Brochu adore son travail, même s’il lui demande parfois de relever de grands défis. «Le plus difficile, je crois, est de composer avec les contraintes techniques que nous impose le Réseau étendu de la Défense. Il est hautement sécurisé et limite les outils que nous pouvons utiliser pour accomplir notre mandat. Je dois dire que ce n’est pas évident tous les jours, mais avec l’expertise que nous avons développée, nous arrivons à faire de véritables petits miracles.»

ÉQUIPE POLYVALENTE

Christine Geoffrion, coordonnatrice des affaires publiques et gestionnaire multimédia à l’ELRFC, explique que ce qui rend cette équipe si spéciale, c’est que chacun a des aptitudes très différentes. «Ils ont tous des forces dans des domaines différents, tout en étant très polyvalents. Cela permet d’avoir un groupe où tous sont complémentaires.»

Celle-ci est particulièrement fière des produits réalisés par ces spécialistes. «Ils réussissent vraiment à faire des petits chefsd’oeuvre dans des délais surprenants. Nous sommes très choyés de les avoir!»

Bien que l’équipe compte neuf postes destinés à des employés de la fonction publique, quatre d’entre eux sont actuellement vacants. «Nos employés ont travaillé sans relâche au cours des derniers mois pour réussir à accomplir l’essentiel des tâches. Nous espérons maintenant pourvoir les postes vacants le plus tôt possible. N’hésitez pas à passer le mot dans votre entourage!»

Actuellement, le réserviste étudie à temps plein à l’Université Concordia en ingénierie de logiciel. «Je termine ma troisième année.» Il dit adorer travailler en automatisation des investissements d’actions (stock bots), un champ d’expertise qui vise à utiliser l’intelligence artificielle pour établir des stratégies de placement. «Trouver une architecture qui permet à tous les éléments du système de communiquer et de fonctionner est un processus qui me fascine. L’exécuter est quelque chose de très gratifiant pour moi!»

Le capitaine Michael Laplaine-Pereira, officier d’infanterie aux Fusiliers Mont-Royal, était entre autres heureux de rentrer au pays pour retrouver ses chiens.
Photo : courtoisie
Photo : courtoisie
Raynald Brochu en 2019 lors de la création de la musique qui accompagne la vidéo de la Course du commandant.

Recherchés: jeunes journalistes

SBMFC

Les journaux des Forces canadiennes sont à la recherche de jeunes journalistes qui veulent partager une histoire sur une question importante pour leur vie ou la communauté qui les entoure. Et il y a une bourse à gagner!

Le Concours des jeunes journalistes des Journaux des Forces canadiennes s’adresse aux jeunes de 13 à 18, issus de familles de militaires ou membre des Cadets. Il offre aux jeunes une occasion unique de s’exprimer dans la presse écrite, en ligne ou sur les médias sociaux, avec l’aide des journalistes, rédacteurs et photographes des journaux des Forces canadiennes. Le gagnant de chaque catégorie recevra une bourse d’études fièrement présentée par Adobe d'une valeur de 500 $ ainsi qu’un abonnement d’un an à Creative Cloud

Karam Albatal, gagnant du concours l’an dernier, a vu son texte publié dans l’édition du printemps 2021 du magazine «Au jeu». Il y raconte la vision du bonheur qu’il s’est imaginée grâce à son histoire personnelle peu ordinaire. C’est dans un parcours d’envergure internationale que ses parents syriens l’ont embarqué pour s’assurer qu’il ait un avenir meilleur. Karam est né au Brésil. Ses parents sont revenus en Syrie pour qu’il découvre ses racines syriennes

et grandisse dans la culture de ses parents. Pendant ce séjour, il a profité de ses études pour apprendre le français, une langue qui lui a été fort pratique lorsque sa famille a choisi, quelques années plus tard, de refaire leur vie au Canada.

«Le bonheur est simple et n’importe qui peut le vivre. Toutefois, il n’est pas facile à atteindre, mais il se retrouve dans les choses simples de la vie. Lors de mon parcours d’immigration au Brésil, en Syrie et au Canada, on ne manquait de rien, mais

on ne vivait pas dans le luxe. Et bien que la situation ne fut pas toujours facile, nous étions heureux.». Trouver le bonheur dans la simplicité, c’est ainsi que Karam vit la vie. Il n’est donc pas étonnant de savoir que le montant de 2 500 $ qu’il a remporté sera investi dans de futures études en médecine.

Cette année, le comité de sélection choisira les meilleures histoires dans une variété de formats. Elles seront présentées dans la dernière semaine du mois d'avril qui est le Mois des enfants de militaires. Tous les

lauréats sélectionnés recevront une part du montant total de la bourse et auront l'occasion d'être publiés sur les canaux des Services de bien-être et moral des Forces canadiennes (SBMFC), site Web, médias sociaux, courriel, et dans les journaux des Forces canadiennes.

Le formulaire d’inscription se trouve à connexionfac.ca/Nationale/S-impliquer/ Le-concours-de-jeunes-journalistes.aspx. Date limite de dépôt des candidatures: 28 février 2022.

Karam est curieux et intéressé par les autres. Cela l'a amené à s'inscrire dans les cadets de l'Escadron 687 Richelieu Laval et à participer au Concours des jeunes journalistes.

Quand le camp de jour nous mène vers notre carrière

Depuis de nombreuses années, le département des loisirs des Programmes de soutien du personnel de la région de Montréal tient le camp de jour Plein soleil à la Garnison Saint-Jean. Julien Gobeil y a passé de nombreuses années comme participant, puis comme animateur. Aujourd’hui, il enseigne dans une école primaire!

«Mes parents étaient militaires et m’ont inscrit à ce camp quand j’avais cinq ans. J’y suis allé tous les étés, jusqu’à mes 12 ans», explique Julien Gobeil qui en garde un excellent souvenir. «C’était génial de retrouver mes amis chaque été. J’étais toujours content d’aller au camp. Ça restera toujours une très belle expérience de vie.»

Pas étonnant que lorsqu’il a été en âge de travailler, il est devenu lui-même animateur au camp de jour Plein Soleil. «J’y ai travaillé pendant quatre étés.» Il avoue que c’était spécial de se retrouver du côté des animateurs. «Au début, c’était dans les mêmes locaux, au pavillon Iberville. Les choses avaient un peu changé, mais je reconnaissais bien les lieux. Ça faisait drôle de regarder les enfants et de me dire que peu de temps avant, j’étais assis avec eux.»

Il soutient que dès la première année, les liens entre les membres de l’équipe d’animateurs ont été très forts. «Nous étions tissés très serrés. D’ailleurs, nous sommes restés en contact.»

Son expérience auprès des enfants aura été très bénéfique.

«Elle m’a permis de découvrir que je souhaitais faire en carrière en enseignement au primaire. J’ai donc orienté mes études en ce sens. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être remplaçant dans une classe de 1re année de l’École MichelineBrodeur à Saint-Paul d’Abbotsford et ce, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Je suis très heureux de cela.»

Vous voulez vivre une expérience comme celle de Julien?

Même si la neige est encore là, l’équipe des loisirs des Programmes de soutien du personnel est déjà au boulot. C’est une nouvelle équipe qui créera la programmation et verra à sa mise en œuvre au camp cet été.

Marguerite Martel a été superviseure du camp au cours des six dernières années. Elle ne sera pas de retour cette année, tout comme certains animateurs qui ont d’autres engagements professionnels.

Mme Martel parle de son expérience avec beaucoup d’enthousiasme. «J’ai vécu des étés formidables. Je me suis sentie privilégiée de travailler auprès de la communauté militaire.» Au niveau professionnel, elle soutient que ces années lui ont entre autres

apporté de la rigueur. «Cela m’a permis d’acquérir de l’expérience dans le service à la clientèle et de développer mon leadership.»

Interrogée sur les atouts qui définissent un bon animateur de camp de jour, Marguerite Martel parle d’emblée de créativité. «Ce genre de boulot exige d’avoir des gens qui ont des idées plein la tête pour créer des activités intéressantes pour les jeunes.»

Madame Martel conclut en rappelant quelques qualités recherchées chez les animateurs: ponctualité, responsabilité et organisation.

Vous connaissez un jeune qui a le profil? Invitez-le à soumettre sa candidature!

Du 28 juin au 19 août

Le camp de jour Plein soleil se tiendra du 28 juin au 19 août à la Garnison Saint-Jean. Il accueillera les enfants des militaires et ceux des employés civils (fonction publique et Fonds non publics).

Pour obtenir plus d’informations sur les futures inscriptions ou l’embauche des animateurs, communiquez avec Brigitte David, coordonnatrice des Loisirs, à brigitte.david@forces.gc.ca.

Prendre les opinions des autres avec un grain de sel…

Padre (capitaine) Éric Généreux

Les humains sont de drôles de créatures contradictoires qui adorent la nouveauté, mais détestent le changement. Même si, à terme, on finit par apprécier les bénéfices d’une nouvelle solution, on est prêt à tout pour protéger nos vieilles habitudes familières et confortables. Il ne faut donc pas s’étonner de devoir faire face à de l’opposition chaque fois qu’on propose une idée novatrice. Si tu as un éclair de génie et un plan que tu partages avec ton entourage, il faut t’attendre immanquablement à ce que quelqu’un essaie de «péter ta bulle». C’est tout à fait normal et il ne faut pas laisser les

gens rébarbatifs au changement freiner tes ambitions et te remettre en question.

Sois honnête avec toi-même. Est-ce que ton idée a réellement le potentiel d’apporter de

la valeur et des bénéfices? Fais tes recherches, valide ton hypothèse, trouve la façon la plus simple et efficace d’atteindre ton objectif et si tu crois vraiment que ton idée en vaut la peine, fais ce qu’il faut pour le démontrer.

Qu’il s’agisse d’implanter une nouvelle procédure au travail ou de proposer un nouveau projet, personne n’est mieux placé que toi pour faire valoir tes idées. Essaie de t’entourer de gens ambitieux et optimistes qui veulent t’aider à développer ton potentiel et ignore ceux ou celles qui ont des arguments aussi faibles que «ce n’est juste pas une bonne idée».

Malheureusement, cela inclut aussi la

famille et les amis. Même si on les aime beaucoup, il faut apprendre à séparer sentiments et ambitions professionnelles et ne pas accorder une importance démesurée à leur opinion.

Bref, ne laisse pas les avis négatifs influencer ta confiance en toi, en tes compétences et en tes idées. C’est aussi valide pour toi-même et tes propres pensées. Si tu as tendance à te dire «je ne suis pas assez ceci» pour atteindre mon objectif ou «je suis trop cela» pour réussir, sache que ces pensées négatives ont le pouvoir de convaincre ton subconscient que c’est réellement le cas, même s’il n’en est rien. C’est ce qui donne lieu aux croyances limitantes et tu veux les éviter à tout prix!

Julien Gobeil a été animateur au camp de jour Plein soleil pendant quatre ans.
Marguerite Martel a été superviseure du camp de jour Plein soleil pendant six ans.
Photos : courtoisie

Une fin de semaine pour réfléchir à votre sortie des FAC

Servir

Le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) vous propose un séjour d’une de fin de semaine pour réfléchir, seul ou en couple, à la transition qu’apporte votre sortie des FAC. L’activité aura lieu à l’hôtel Estrimont suite & spa, les 25, 26 et 27 mars 2022.

Vous profiterez d’ateliers qui aborderont les différents enjeux psychosociaux de la transition, vous participerez à des activités et vous aurez la chance de rencontrer d’autres personnes qui vivent une réalité similaire à la vôtre.

Félicitations!

Fusiliers de Sherbrooke

Soldat Dorian Binggeli

Musique des Fusiliers de Sherbrooke

Mention élogieuse du commandant des Fusiliers de Sherbrooke pour son engagement tout au long de l’année.

Soldate Andréanne

Chartier-Labrecque

Musique des Fusiliers de Sherbrooke

Mention élogieuse du commandant des Fusiliers de Sherbrooke pour son engagement tout au long de l’année.

L’hébergement et les repas sont fournis par le CRFM. Les autres frais sont à la charge des participants (exemple: déplacement, alcool, activités sur le site autres que celles offertes dans la programma-

tion, gardiennage des enfants, etc.). Vous devez vous inscrire avant le 7 mars à www.cfrmmfrcmtl.ca. Si vous avez des allergies alimentaires, veuillez en faire mention lors de votre inscription.

INFORMATION

 450 358-7099 # 2910 ou # 5190 (Saint-Jean)

 Myriam.Dutour@forces.gc.ca

 Audrey.Gallant@forces.gc.ca

Vous aimeriez faire publier vos promotions et mentions? Écrivez à servir@forces.gc.ca

MARS, MOIS DE LA NUTRITION

Qui est prêt à jeter 1 100$ à la poubelle, chaque année?

Spécialiste en promotion de la santé

Les nouvelles recommandations en alimentation saine font une grande place aux aliments frais et déclarent la guerre aux aliments hautement transformés. Pourquoi les fruits et légumes ne prennent-ils pas si facilement la première place dans nos achats? Voici quelques explications!

Un de leurs grands ennemis est leur courte durée de vie. Au retour de l’épicerie, on a parfois l’impression, lorsqu’on a opté pour une part importante d’aliments frais, que l’on s’est emporté et que le tiers finira à la poubelle, ou, au mieux, au compost. En fait, ce n’est pas tout à fait exact.

Pour être précis, on estime que 63 % de la nourriture jetée ou compostée par les foyers canadiens aurait pu être consommée, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de résidus inévitables comme les os. C’est l’équivalent de 1 100 $ par an par famille ou 17 milliards de dollars à l’échelle du pays. Bien que tous les types d’aliments puissent être perdus, les fruits et légumes représentent 45 % du bilan du gaspillage alimentaire canadien. Habituellement, ils ne sont pas des aliments que nous choisissons lorsque l’on recherche le stockage à long terme.

Au début de la pandémie, lors des annonces de confinement, qui a rempli son frigo et garde-manger de fruits et légumes périssables? Quelque 61 % des ménages canadiens ont augmenté leurs achats en nourriture en pandémie. Au début du confinement, la majorité des Québécois a opté pour des produits surgelés (hausse de 18,6 %) et l’achat de fruits et légumes frais a diminué. Selon le MAPAQ, au rayon des produits surgelés, les fruits et légumes ont retenu l’intérêt, tout comme les repas préparés.

ET SI L’ON ADOPTAIT DE NOUVELLES HABITUDES?

Alors, comment faire pour renverser cette tendance? Outre les trucs et astuces pour planifier, préparer et cuisiner nos fruits et légumes, peut-on également se tourner vers ceux qui se préservent plus longtemps?

Faire une plus grande place aux aliments qui ne sont pas hautement transformés, mais qui présentent une longue durée de vie a plusieurs avantages. D’abord, pour notre portefeuille, car nous éviterons les pertes. Ensuite, pour leur côté pratique. Finalement, pour notre santé et celle de l’environnement.

Alors, lors de votre prochaine visite à l’épicerie, réhabilitez les fruits et légumes frais comme choix santé et solution à la réduction du gaspillage alimentaire, à la source!

LES CHAMPIONS DE LA CONSERVATION

Temps de conservation maximum Trucs de conservation

Courges d’hiver (Butternut, Spaghetti)

Pommes tardives (McIntosh, Cortland, Spartan)

Canneberges

Pommes de terre de saison (septembre)

Panais

Chou rouge, chou vert et chou de Savoie

Fenouil

Melon

C’est quoi, l’alimentation durable?

La réduction du gaspillage alimentaire et l’alliage entre les aliments bénéfiques à la fois pour la santé humaine et celle des écosystèmes sont au cœur de l’alimentation durable. Il s’agit d’une approche de l’alimentation qui mise notamment sur:

• le maintien des émissions de gaz à effet de serre dans la limite des objectifs fixés

• la consommation de petites quantités de viande rouge

• la satisfaction des besoins en énergie et nutriments sans les dépasser

• le respect les cultures locales.

Pour en savoir plus: fao.org/3/ ca6640fr/ca6640fr.pdf

6 mois

4 mois

Dans un endroit frais et sec, mais pas au réfrigérateur; Conserver la queue

Au réfrigérateur

Dans le compartiment à légumes

3 mois Dans son emballage d’origine Dans un contenant hermétique

2 mois Dans un endroit frais et sec ou au réfrigérateur À l’abri de la lumière; Éloigner des oignons

4 semaines Au réfrigérateur; Dans un contenant hermétique

3 ou 4 semaines

2 semaines

Au réfrigérateur Dans le compartiment à légume ou dans un contenant hermétique

Au réfrigérateur

Dans un contenant entrouvert

Séparer les tiges et les feuilles

2 semaines Au réfrigérateur

L’adjudant-maître Steeve Petitpas, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, au moment de recevoir le prix de l’Officiel de l’année au niveau régional, en 2019.

Une grande contribution au hockey dans les FAC

Yves Bélanger, Servir

L’adjudant-maître Steeve Petitpas, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), est sur le point de prendre sa retraite des Forces armées canadiennes (FAC). L’équipe des Sports militaires de la région Montréal a tenu à lui rendre hommage pour sa grande contribution au hockey au sein des FAC.

«Ce n’est pas pour rien qu’en 2019, l’Adjum Petitpas a été élu officiel de l’année au niveau régional et qu’il était parmi les personnes en nomination pour le même prix au niveau national», indique Sébastien Tremblay-Vu, coordonnateur des sports militaires.

M. Tremblay-Vu soutient que l’Adjum Petitpas est un arbitre de hockey sur glace très expérimenté. «Tout au long de 2019, il a arbitré pas moins

de huit tournois de hockey sur glace distincts pour les FAC, en plus de nombreux matchs pour l’organisation Hockey Nouveau-Brunswick.»

Il ajoute que l'impact de l'implication de l'Adjum Petitpas en tant qu'officiel de hockey est allé au-delà des matchs pour lesquels il a travaillé.

«Lors du Championnat régional féminin 2019, il a entre autres contribué à la formation d'un arbitre junior pendant qu'il arbitrait des matchs. De cette façon, il a permis aux FAC de maintenir le nombre d'officiels en hockey.»

Œuvrer au sein de l’ELRFC est intense et nécessite beaucoup de travail, après les heures normales et sur le terrain. «Réussir à accomplir son travail à l’École et arbitrer 30 matchs de hockey de haut niveau est la preuve que l’Adjum Petitpas est dévoué, pour le sport et sa communauté.»

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Servir - Vol. 28/No 04 - 23 février 2022 by Journal Servir Newspaper - Issuu