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SQI - Maintenance volume 8 - numéro 2

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SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DES INFRASTRUCTURES

EXPERTISE EN GESTION IMMOBILIÈRE

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PALAIS DE JUSTICE DE COWANSVILLE

SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DES INFRASTRUCTURES :

UN GESTIONNAIRE IMMOBILIER DE POIDS PAR EMMANUELLE GRIL, JOURNALISTE

La Société québécoise des infrastructures est un gros joueur dans le domaine de la gestion immobilière. En tant que propriétaire, mais aussi locataire, elle gère un vaste parc aux quatre coins de la province, ce qui présente son lot d’enjeux et de défis.

N

ée en novembre 2013 de la fusion de la Société immobilière du Québec et d’Infrastructures Québec, la Société québécoise des infrastructures (SQI) a reçu deux principaux mandats du gouvernement : voir à la gestion de projets d’infrastructures publiques, mais aussi gérer et développer un parc immobilier au profit des ministères et des organismes gouvernementaux. Ce second volet est assumé par la vice-présidence de la gestion immobilière. « Notre rôle consiste à définir les solutions immobilières selon les besoins fonctionnels des organismes publics en leur offrant des locaux dont la localisation, l’accessibilité, la disponibilité, la qualité et les coûts respectent les orientations gouvernementales », explique Sylvie Lefebvre, directrice générale du soutien à la gestion immobilière. « Nous devons également assurer une occupation optimale du parc immobilier, afin de réduire les espaces vacants et d’optimiser la facture de loyers gouver­ nementale, puisque nous sommes également locataire », ajoute-t-elle.

SYLVIE LEFEBVRE Directrice générale du soutien à la gestion immobilière Société québécoise des infrastructures

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EXPERTISE EN GESTION IMMOBILIÈRE

Présente dans toutes les régions du Québec par l’intermédiaire de 12 directions, la SQI est propriétaire d’un parc immobilier diversifié réparti dans 250 municipalités québécoises (bureaux, palais de justice, établissements de détention, postes de la Sûreté du Québec, laboratoires, établissements d’enseignement, centres d’archives, entrepôts, etc.), qui comprend environ 350 immeubles représentant 1,7 million de mètres carrés, dont la valeur atteint près de 4 G$. La SQI loue également des espaces d’une superficie d'un million et demi de mètres carrés auprès de propriétaires privés, soit 850 baux, dont 85 % sont constitués de bureaux, par exemple le Centre de commerce mondial ou le Square Victoria à Montréal. Alors que les bureaux demeurent majoritairement en location, les édifices spécialisés sont en propriété. UN PORTEFEUILLE VARIÉ En tant qu’experte de la gestion immobilière des ministères et organismes publics, la SQI constitue la porte d’entrée et de traitement de toutes les demandes de sa clientèle. Cela inclut la planification, l’attribution et la gestion des espaces en propriété et en location, ainsi que l’exploitation des immeubles. Voilà une multitude de besoins et de défis à relever ! « Notre vice-présidence compte 450 employés, dont 29 gestionnaires, mais aussi des ingénieurs, des chargés de projets, des techniciens, des conseillers immobiliers, etc., pour accompagner les clients et leur fournir les solutions immobilières les plus appropriées, par exemple pour le renouvellement des baux, l’entretien et la réparation », illustre Sylvie Lefebvre. Elle rappelle que la mission ultime de la SQI dans ce domaine consiste à maintenir des conditions d’occupation optimales et à procurer à ses occupants des lieux de travail fonctionnels, sains, confortables et sécuritaires, contribuant ainsi à la compétitivité et à l’attractivité de la fonction publique.

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ÉDIFICE MARIE-GUYART, QUÉBEC

ÉDIFICE CAMILLE-LAURIN, MONTRÉAL > SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DES INFRASTRUCTURES

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Ce portefeuille extrêmement varié de bâtiments aux usages très différents requiert un vaste éventail de compétences à l’interne, mais nécessite parfois de faire appel à des ressources externes spécialisées, dans le secteur privé. « Notre organisme est un grand donneur d’ouvrage. En matière de gestion immobilière, nous réalisons environ 700 projets par an, répartis sur tout le territoire », indique Sylvie Lefebvre.

Le respect du décret, l’affaire de tous.

RÉGIONS DESSERVIES BAS-SAINT-LAURENT

CÔTE-NORD

SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN

NORD-DU-QUÉBEC

CAPITALE-NATIONALE

GASPÉSIE-ÎLES-DE-LA-MADELEINE

MAURICIE

CHAUDIÈRE-APPALACHES

ESTRIE

CENTRE-DU-QUÉBEC

ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

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Selon les derniers chiffres disponibles, en 2016-2017, la Société a attribué 6 000 contrats pour des travaux de cons­truction (incluant la gestion immo­ bilière et de projets), pour un montant de 627 M$, si l’on exclut toutefois ceux qui sont inférieurs à 1 000 $. Au total, c’est 2 600 entre­preneurs et fournisseurs de services auxquels la SQI a fait appel. « Toutes ces transactions sont effectuées dans la transparence, dans un souci d’économie et conformément aux plus hauts standards d’intégrité. Au cours des dernières années, la SQI a d’ailleurs resserré les contrôles existants et mis en place tout un dispositif de mesures destinées à garantir que l’ensemble de ses interventions est réalisé avec équité et probité, et ce, dans le respect de l’intérêt public », précise Sylvie Lefebvre. Elle souligne que 92 % de la valeur des contrats attribués par la SQI le sont par appel d’offres public. « Nous travaillons à réduire le nombre de contrats attribués de gré à gré. Même ceux qui relèvent de l’exécution sur demande doivent aller en appel d’offres. Nous sommes soumis à la Loi sur les contrats des organismes publics, au même titre que tous les autres donneurs d’ouvrages publics », mentionne-t-elle. DES ENJEUX DIVERSIFIÉS Déposée récemment, la vision gouver­ nementale relative à la mission de la SQI lui attribue des mandats élargis, notamment en matière de gestion immo­b ilière. Elle devra entre autres hausser progressivement la part des bureaux gouvernementaux en propriété pour atteindre un ratio de 35 % d’ici le 31 mars 2023 (il est actuellement de 28 %). Le gouvernement lui a aussi confié la mission de développer un nouveau concept d’aménagement des lieux de travail et de l’implanter dans au moins 50 % de la superficie globale des projets d’aménagement de 1 000 m2 et plus réalisés d’ici le 31 mars 2023. Autre mission importante : réaliser et réviser chaque année la planification des besoins immobiliers sur un horizon de 10 ans des ministères et organismes gouvernementaux. D’ici 2020, elle devra


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< QUARTIER GÉNÉRAL DE LA SÛRETÉ DU QUÉBEC DU DISTRICT MLLL, MASCOUCHE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DES INFRASTRUCTURES

également proposer au gouvernement un portrait de la composition optimale du parc immobilier, incluant une cible à long terme du ratio propriété / location. Enfin, pour mieux profiter des occasions du marché locatif, l’amélioration de la démarche de location d’espaces est dans sa ligne de mire.

écoénergétiques et bâtiments intelligents sont donc plus que jamais à l’ordre du jour. « Il faut non seulement mieux construire, mais aussi mieux gérer, réfléchir à la façon dont on peut revoir les opérations de ces immeubles et les améliorer », fait valoir Sylvie Lefebvre.

« Le gouvernement a renforcé notre rôle, et le principe général est que nous soyons toujours à l’avant-garde dans tout ce que nous entreprenons et réalisons. Pour cela, il faudra miser davantage sur notre expertise à l’interne », remarque Sylvie Lefebvre.

Des projets de bâtiment à énergie nette zéro sont d’ailleurs dans les cartons, c’est-à-dire des édifices qui produisent au moins autant d’énergie qu’ils n’en consomment. À cet égard, on peut avoir recours à des technologies permettant de produire de l’énergie à faible impact environnemental : aérothermie, géothermie, biomasse. Cela inclut aussi les plus récentes applications en matière d’immotique (capteurs, détecteurs, systèmes de contrôle automatisés, logiciels d’analyse et de pronostic) afin d’optimiser le confort des occupants.

La gestion du parc sera aussi effectuée dans un esprit d’éco­no­mie d’énergie et de développement durable : diminution de l’émission des gaz à effet de serre, renforcement des pratiques

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UN NOUVEAU CONCEPT D’AMÉNAGEMENT DE BUREAUX Force est de constater que les milieux de travail du secteur public n’ont guère évolué au cours des dernières années. Conscient de cette réalité, le gouvernement souhaite donc offrir des environnements qui favorisent la flexibilité, la mobilité et l’adaptabilité. « La qualité de ces espaces ne contribuera pas seulement à améliorer la productivité des employés de l’État, mais elle sera aussi un facteur d’attraction et de rétention de main-d’œuvre, contribuant ainsi à faire du secteur public un employeur de choix », souligne Sylvie Lefebvre.

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Afin d’offrir des lieux de travail polyvalents favorisant la collabora­ tion, l’innovation et la créativité, les nouvelles technologies seront largement mises à contribution : réseau Wi-Fi, outils informatiques portables, optimisation des systèmes traditionnels, IP et cellulaires, archivage numérique, etc. Les postes de travail seront également créés et assignés en fonction des tâches à accomplir et du niveau de mobilité nécessaire pour chacun. « Nous voulons nous adapter à la façon dont les gens travaillent aujourd’hui. Actuellement, les bureaux sont conçus pour un mode de travail individuel. Mais les choses ont beaucoup changé, les employés travaillent davantage en collaboration et non plus en silos. À terme, cela permettra aussi une réduction de la superficie occupée, puisque les bureaux seront pensés non pas selon les fonctions de chacun, mais selon leurs tâches réelles. La hiérarchie change, et l’on est en train d’assister à la réduction substantielle des bureaux fermés », assure Sylvie Lefebvre.

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1. COUR DU QUÉBEC – CHAMBRE DE LA JEUNESSE, MONTRÉAL 2. ÉCOLE NATIONALE DE POLICE DU QUÉBEC, NICOLET 3. CENTRE D'OPÉRATION TURCOT MTQ-CGER, MONTRÉAL

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Pour accompagner les ministères et les organismes publics dans cette transformation, la SQI compte développer encore davantage l’expertise interne qu’elle détient déjà en programmation et avant-projet d’aménagement. « Nous voulons offrir ce qu’il y a de mieux à nos clients et faire en sorte d’être toujours à la fine pointe, en matière d’aménagement et de technologies, mais aussi pour tout ce qui touche à l’économie d’énergie, au développement durable, à la domotique, etc. », déclare Mme Lefebvre. Un statut d’expert sur lequel la SQI va résolument compter à l’avenir.

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RENCONTRE AVEC…

YVES OUELLET

UN HOMME DE DÉFIS À LA TÊTE DE LA SQI PAR EMMANUELLE GRIL, JOURNALISTE JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

Au service du gouvernement du Québec depuis 27 ans, Yves Ouellet connaît bien les rouages de la machine. L’an dernier, il est devenu le PDG de la Société québécoise des infrastructures, un nouveau rôle qui lui donne l’occasion de passer de l’autre côté de la clôture. Rencontre avec un homme prêt à relever les défis !

L

e gouvernement du Québec a récem­ ment annoncé la mission élargie qu’il souhaitait confier à la Société québécoise des infrastructures (SQI). Un mandat costaud pour lequel toutes les forces vives de cet organisme public sont mises à contribution. À sa tête, son PDG Yves Ouellet, un haut fonctionnaire dynamique et expérimenté qui connaît bien le secteur des infrastructures. MAINTENANCE IMMOBILIÈRE : : ÉTÉ 2018

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RENCONTRE AVEC YVES OUELLET

ÉCONOMISTE DE FORMATION Détenteur d’un baccalauréat et d’une maîtrise en économie obtenus à l’Université du Québec à Montréal, Yves Ouellet a choisi cet établissement afin de pouvoir suivre les cours de Pierre Fortin, le renommé professeur de sciences économiques. « J’ai ensuite démarré ma carrière en 1991 au sein du ministère de la Main-d’œuvre. Puis, j’ai été embauché au ministère des Finances où j’ai œuvré pendant huit ans. C’est là que l’on a commencé à me confier des responsabilités relatives aux infrastructures. J’effectuais des prévisions sur les projets d’investissements, sur leurs retombées économiques pour le Québec, leur évolution dans le temps, etc. », raconte M. Ouellet. En 2001, il est engagé au ministère du Conseil exécutif, d’abord comme directeur de l’analyse courante et des projets stratégiques, puis en tant que secrétaire général associé responsable du Secrétariat aux priorités et aux projets stratégiques. « Je devais notamment voir à la réalisation des grands projets d’infrastructures du gouvernement. À ce titre, je travaillais en étroite collaboration avec les cabinets ministériels et les ministères. Puis, en 2012, pendant six semaines, j’ai eu un "petit emploi d’été", en tant que sousministre aux Ressources naturelles. Par la suite, j’ai été nommé comme secrétaire au Secrétariat du Conseil du trésor », se souvient-il.

Lorsque M. Ouellet est entré au Conseil du trésor, celui-ci a mis en place un cadre de gouvernance relatif aux grands projets. Il a donc créé un sous-secrétariat responsable des infrastructures où l’on a développé toute la nomenclature de référence dans ce domaine. Par exemple, la liste des projets de 50 M$ et plus, celle de l’état des infra­ structures, les plans québécois des infrastructures sur 10 ans… Bref, M. Ouellet a contribué à améliorer le cadre de gouvernance des projets d’infrastructures au gouvernement, ainsi que tous les documents qui sont communément utilisés aujourd’hui dans ce secteur. DES DÉFIS À LA PELLE Au moment de l’entrevue, Yves Ouellet fêtait sa première année au sein de la SQI. Après avoir travaillé activement du côté de la gouvernance pendant sa carrière auprès des différents ministères centraux et du Conseil du trésor, il est passé de l’autre côté de la clôture et a désormais les deux mains dans le moteur ! Ou plutôt, il est comme le chef cuisinier qui prépare la recette qu’il a créée. « Somme toute, je viens appliquer les bonnes recettes et les bonnes pratiques auxquelles j’ai été appelé à participer », constate-t-il. Très enthousiaste par rapport à son rôle à la tête de la SQI, Yves Ouellet a aussi contribué à faire avancer cet organisme public pour lui permettre de remplir au mieux son rôle élargi. Ainsi, fort de sa connaissance poussée du processus décisionnel gouvernemental, il a aidé à relever plusieurs défis, le déploiement d’une planification stratégique et d’une vision gouvernementale, notamment. « Mais je m’appuie aussi sur la solide expertise technique qui est très présente au sein de la SQI. Grâce à cela, nous allons pouvoir passer à une autre étape de développement », précise-t-il. Il ajoute que la qualité et la complexité des bâtiments et des projets qui sont confiés à la SQI constituent une grande source de motivation. « Cela fait 27 ans que je travaille au service de l’État, et ce que j’ai le plus à cœur est de pouvoir offrir des services de qualité à la population. En ce sens, le bâtiment peut faire toute une différence », estime-t-il.

JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

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Par ailleurs, le grand nombre de projets à mener, les multiples enjeux logistiques et organisationnels sont autant de facteurs qui rendent le rôle de M. Ouellet encore plus stimulant. Il confesse d’ailleurs s’être acheté des bottes de construction et ne pas hésiter à les chausser pour visiter les chantiers et les bâtiments. « J’adore ça ! C’est agréable de travailler en collaboration avec les ingénieurs, architectes, techniciens, ouvriers. J’apprécie grandement ce côté opérationnel. Mes collègues des ministères, en santé et en éducation par exemple, peuvent avoir besoin d’une solution immobilière pour résoudre un problème clinique ou pédagogique. Notre rôle consiste à leur en proposer », remarque-t-il.


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RENCONTRE AVEC YVES OUELLET

« Nous voulons jouer un rôle de leader dans ce domaine (nouvelles technologies), que l’on pense à la modélisation des données du bâtiment, aux bâtiments verts, à l’efficacité énergétique. Nous allons travailler sur ces enjeux et être une source de changement et d’inspiration pour l’ensemble de l’industrie. » –Yves Ouellet JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

M. Ouellet est intimement convaincu que les bâtiments sont au service des gens et de la population, qu’ils ont un impact social, et que la façon dont un édifice est pensé a une grande importance. « Et ce sera de plus en plus le cas, notamment grâce aux nouvelles technologies qui vont révolutionner ce domaine. Par exemple, avec la domotique qui permet de savoir combien de personnes se trouvent dans un immeuble et de régler la tempéra­ ture et l’éclairage en conséquence. Et cela ne fait que commencer ! », assure le PDG. CAP SUR L’AVENIR Le Plan québécois des infrastructures 2018-2028 prévoit des investissements publics de 10 G$ par an en moyenne d’ici les 10 prochaines années. En tant qu’expert immobilier du gouvernement, l’organisme que chapeaute Yves Ouellet a donc du pain sur la planche. La nouvelle stratégie du gouvernement lui attribue un rôle élargi qui conduira la SQI à assumer de plus en plus de responsabilités. Par exemple, en matière de gestion immobilière, la Société a pour mandat de hausser progressivement la part des locaux pour bureaux gouvernementaux en pro­priété pour

atteindre une cible de 35 % d’ici mars 2023. Le taux est actuellement de 28 %, précise M. Ouellet. La SQI devra également développer un nouveau concept d’aménagement des lieux de travail et l’implanter dans au moins 50 % de la superficie globale des projets d’aménagement de 1 000 m2 et plus. « Nous avons aussi pour tâche de proposer une meilleure planification des lieux, d’offrir le bon espace à la bonne équipe en fonction de sa mission et de ses responsabilités, mais aussi de regrouper les ministères selon une logique plus efficace, en intégrant le tout à l’intérieur d’une vision stratégique », mentionne-t-il. Ainsi, des édifices publics seront déménagés du centre-ville dans des zones plus excentrées, afin de contribuer à la revitalisation de certains quartiers. « C’est ce qui a déjà été réalisé à Québec avec le nouveau siège de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec la Ville de Montréal, pour déplacer des employés de ministères et d’organismes du gouvernement du Québec vers l’est de l’île. Plusieurs zones potentielles ont déjà été détermi­ nées par la Ville », souligne le PDG. La gestion des baux devra aussi être optimisée pour mieux profiter des occasions du marché. Par ailleurs, l’organisme sans but lucratif qui gère actuellement les stationnements des édifices publics – la Société Parc-Auto du Québec – sera transformé en filiale de la SQI à part entière. L’organisme souhaite également devenir un véritable porteur de ballon en ce qui concerne les nouvelles tech­nologies. « Nous voulons jouer un rôle de leader dans ce domaine, que l’on pense à la modélisation des données du bâtiment, aux bâtiments verts, à l’efficacité énergé­ tique. Nous allons travailler sur ces enjeux et être une source de changement et d’inspiration pour l’ensemble de l’industrie », explique Yves Ouellet. Pierre angulaire de la stratégie immobilière du gouver­ nement, la SQI dispose de beaucoup d’atouts pour jouer pleinement son rôle de chef de file dans ce domaine. Nul doute qu’avec un PDG tel qu’Yves Ouellet, tous les ingrédients sont réunis pour que la sauce prenne !

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