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Magazine Montréal économique | Édition 2015

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à découvrir Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes

MontrEal

economique Édition

2015

le grand montréal investir et S’y établir

Tapis rouge aux investisseurs !

l’effervescence immobilière Les grands projets immobiliers ou l’art de façonner une ville

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sommaire : : édition 2015

5 Mot de la rédaction

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Choisir le Grand Montréal

Par Nathalie Savaria, rédactrice chef et éditrice déléguée

investir ET S’établir dans le grand montréal Par Catherine Florès et Johanne Landry, journalistes

7 Tapis rouge aux investisseurs ! 4 Avec Montréal International, 1 la métropole place ses pions sur l’échiquier mondial 16 MIPIM 2015  Regroupement Montréal 21 la statégie des grappes industrielles  Une réussite !

Dossier promotionnel

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Tribune des élus MUNICIPAUX

Par Charles Allain, rédacteur

24 Sainte-Julie Une ville efficace à dimension humaine 26 Laval Une ville à l’identité renouvelée 28 Repentigny La conquête de l’Espace culturel :  la nouvelle odyssée économique de Repentigny ! 30 Montréal, ville créative Géniale et méconnue 34 Montréal, ville universitaire Des atouts qui séduisent les étudiants étrangers 39 Montréal, ville numérique De plus en plus intelligente 4

montréal économique : : édition 2015

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l’effervescence immobilière dans le grand montréal Par Emmanuelle Gril, journaliste

40 Les grands projets immobiliers ou l’art de façonner une ville 48 L’Institut de développement urbain du Québec  Un acteur incontournable de l’immobilier commercial 51 Fonds immobilier de solidarité FTQ Un levier économique pour le marché immobilier du Québec 53 Ivanhoé Cambridge Un géant du marché immobilier

Reportage promotionnel

55 Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes Réinventer la ville grâce à des espaces de vie durables

Par Suzanne Gagné, rédactrice


MOT DE LA RÉDACTION

Le magazine Montréal économique est publié par JBC Média inc. 2120, avenue Victoria, bureau 140 Longueuil (Greenfield Park) QC J4V 1M9 Téléphone : 450 670-7770 Sans frais : 1 866 446-3185 Télécopieur : 450 670-7771 info@jbcmedia.ca

www.jbcmedia.ca Président et éditeur  Jacques Boisvert Rédactrice en chef et éditrice déléguée  Nathalie Savaria ÉQUIPE DE RÉDACTION Charles Allain, Catherine Florès, Suzanne Gagné, Emmanuelle Gril, Johanne Landry et Nathalie Savaria Traduction, révision et correction d’épreuves Christine Barozzi, Catherine Faucher, Suzanne Gagné, Kathe Lieber, Maureen Nicholson et Anne-Marie Trudel direction artistique­  Carole Bordeleau infographie­  Sandrina Villeneuve publicité  Montréal Najat El Manir, Directrice des ventes Maude Lafleur, conseillère en publicité Edith Lajoie, conseillère en publicité Québec Madeleine Blain, conseillère en publicité Responsable de la capitale nationale et des régions

418 317-0669 ADMINISTRATION  Catherine Faucher, adjointe au président et directrice des opérations PhotoGRAPHES  Denis Bernier et Alain Lambert photo en page couverture  © iStock par Songquan Deng envoi de poste — publications  Convention no PP 41614528 adresse de retour  2120, avenue Victoria, bureau 140 Longueuil (Greenfield Park) QC J4V 1M9 abonnements  www.jbcmedia.ca Dépôts légaux — Bibliothèque et Archives Canada et Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2009. Toute demande de reproduction doit être adressée par écrit à l’éditeur. Si elle est acceptée, elle doit indiquer clairement la source de la façon suivante : Tiré du magazine Montréal économique. Le nom de l’auteur ou du photographe doit également apparaître.

choisir le grand Montréal Le 17 novembre 2014, plus de 1 000 participants issus de tous les horizons se sont donné rendez-vous à la Place des Arts, au cœur du Quartier des spectacles. Cette rencontre d’une journée était le point culminant d’une initiative appelée Je vois Montréal, lancée par deux hommes d’affaires, L. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier, Québec, et Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, afin de favoriser la relance de Montréal. À la fin de cette journée d’échange et de partage d’idées, quelque 180 entrepreneurs se sont engagés à concrétiser une série de projets, petits et grands, pour revitaliser la ville. Ce mouvement collectif traduit bien l’état d’esprit d’une ville qui entend se donner tous les moyens nécessaires pour accroître son attractivité et sa compétitivité. Sans verser dans l’optimisme béat, il est permis de constater qu’un vent de renouveau souffle sur la métropole ; désormais, ses acteurs économiques, politiques et sociaux ne la laisseront sûrement pas s’endormir de sitôt. Montréal est de retour, a déclaré récemment Denis Coderre, le maire de la ville. Cette édition annuelle du magazine Montréal économique témoigne justement de la vitalité et du pouvoir d’attraction du Grand Montréal, un vaste territoire qui regroupe plus de 3,8 millions d’habitants, soit près de la moitié de la population du Québec, répartis sur l’île de Montréal ainsi que sur les rives nord et sud qui la bordent. De ce nombre, quelque 1,6 million de personnes habitent la ville de Montréal. Le contenu du magazine, qui repose sur l’expertise d’acteurs de premier plan interviewés par nos journalistes, se déploie en deux sections distinctes : la première présente les atouts du Grand Montréal, notamment la diversité de son économie qu’illustrent ses grappes industrielles, ses coûts d’exploitation concurrentiels, sa proximité géographique avec l’un des marchés les plus importants au monde, les États-Unis, sa main-d’œuvre qualifiée, sa créativité, ses universités et sa qualité de vie. La combinaison de ces attraits ne peut que séduire les investisseurs étrangers en quête d’un milieu où les talents abondent et où il est agréable de vivre, de travailler, d’étudier et de se divertir. La seconde partie traite de l’effervescence immobilière dans le Grand Montréal. Certes, la cadence a quelque peu ralenti, mais les grues qui fendent le ciel, entre autres au centre-ville, ne laissent aucun doute sur l’activité intense qui s’y déroule. Les différents immeubles en construction vont changer la ligne d’horizon de la ville. De la même manière, constructeurs, promoteurs, investisseurs, architectes et autres professionnels s’affairent à dynamiser et à redéfinir le cadre urbain sur les rives nord et sud. À tous les investisseurs d’ici et de l’étranger, le message est lancé : bienvenue à Montréal, terre d’accueil à nulle autre pareille où il fait bon investir !

Nathalie Savaria

Rédactrice en chef et éditrice déléguée Note : En système impérial, 1 pi2 équivaut à 0,092903 m² exactement. montréal économique : : édition 2015

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Solutions immobilières intelligentes


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investir et S’établir dans le Grand Montréal

Ses atouts sont nombreux, et toutes les personnes interviewées s’accordent pour le dire : il est grand temps de les faire valoir davantage aux yeux du monde entier ! Que ce soit par sa situation géographique et économique, ses grappes industrielles, son capital humain, le Grand Montréal a tout pour accroître son rayonnement à l’international et attirer les investisseurs qui souhaitent s’y installer et y prospérer. Mais encore ! La créativité, l’une de ses cartes maîtresses, se renouvelle et se dynamise sans cesse. En outre, séduite par les divers attraits de la ville, une cohorte de plus en plus importante d’étudiants étrangers s’inscrit chaque année dans ses universités. Enfin, vivant à l’heure du XXIe siècle, l’administration municipale se propulse résolument à l’ère numérique et a un objectif en tête : hisser Montréal parmi les villes les plus intelligentes de l’Amérique du Nord ! Par Catherine Florès et Johanne Landry, journalistes

Des facteurs internationaux favorables aux investissements Les investissements directs étrangers (IDE) dans le Grand Montréal atteignent les 500 à 600 M$ par an. « De façon réaliste, on pourrait tout de même viser de 200 à 300 M$ d’investissements supplémentaires annuellement, alors que la diminution de la valeur du huard favorise les investissements étrangers, estime Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Sur la scène internationale, la capacité des entreprises à investir est actuellement forte. Elles ont accumulé des liquidités énormes, en retardant leurs investissements devant la lenteur de la reprise de la croissance

américaine et la crise européenne. Or, il existe une demande latente à combler, la classe moyenne dans la plupart des pays souhaitant consommer de nouveaux produits. Cette condition propice aux investissements est favorable à une ville innovatrice comme Montréal. » Les États-Unis, grand marché d’exportation des entreprises d’ici, voient leur économie stimulée par leurs efforts pour atteindre l’autonomie énergétique. Il s’ensuit une hausse de leur demande intérieure en biens et services, avantageuse pour le Grand Montréal perçu par les investisseurs comme une porte d’entrée vers le marché américain.

Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Moins ébranlée que la plupart des villes nord-américaines pendant la dernière récession de 2008-2009, Montréal a également bénéficié d’importants investissements publics dans ses infrastructures au cours des sept dernières années – pensons à la somme de 1,5 G$ accordée pour la construction de deux mégahôpitaux. Elle a cependant besoin du carburant que sont les investissements directs étrangers pour pouvoir se développer et s’assurer une place en tête de peloton des villes d’Amérique du Nord les plus dynamiques. Pour se rendre plus attractive auprès des investisseurs étrangers, la métropole québécoise ne manque ni d’atouts ni d’appuis.

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Tapis rouge aux investisseurs!

Michel Leblanc Président et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain

montréal économique : : édition 2015

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investir et S’établir dans le grand montréal

De sa main-d’œuvre à sa joie de vivre : les atouts phares du Grand Montréal En dehors des facteurs internationaux qui lui sont favorables, le Grand Montréal possède des forces distinctives propres à attirer les investisseurs. Voici ces atouts particuliers, selon Daniel Denis, associé et économiste, Services-conseils - Stratégie et Management chez KPMG. > La disponibilité d’une main-d’œuvre hautement qualifiée : Montréal se distingue par l’ampleur de son bassin de main-d’œuvre qualifiée et multilingue. À l’heure où la croissance économique est de plus en plus liée à l’innovation, il s’agit d’un atout majeur. Chaque année, pas moins de 40 000 diplômés sortent des établissements d’enseignement supérieur montréalais. Accueillant plus de 170 000 étudiants, le Grand Montréal est la région métropolitaine qui compte le plus d’étudiants universitaires par habitant en Amérique du Nord.

Daniel Denis Associé et économiste Services-conseils - Stratégie et Management KPMG

La bonne santé du marché immobilier montréalais rassure aussi les investisseurs. « L’instauration de mesures de réduction de l’accès hypothécaire diminue le nombre d’emprunteurs vulnérables, ce qui confère un climat sain et assure un meilleur équilibre au marché, note M. Leblanc. La mise en œuvre de projets de tours à appartements en copropriété de luxe et de tours de bureaux à Montréal au cours des dernières années est un indice de la confiance du secteur privé envers l’économie métropolitaine. » L’Accord économique et commercial global (AECG) conclu entre le Canada et l’Union européenne représente un autre facteur positif. Il va non seulement encourager les exportations canadiennes, mais également stimuler la hausse des investissements croisés.

La collaboration existant entre les établissements d’enseigne ment, les centres de recherche et l’industrie, notamment dans les secteurs de haute technologie, contribue à la relève des compétences très recherchées par les entreprises. > Des coûts d’exploitation compétitifs : selon l’étude Choix concurren tiels édition 2014 de KPMG, le Grand Montréal arrive au premier rang des métropoles les plus compétitives d’Amérique du Nord (hors Mexique) quant aux coûts d’exploitation. Tous secteurs confondus, ces derniers y sont inférieurs de 8 % par rapport aux États-Unis, devant les 33 autres métropoles nord-américaines de plus de deux millions d’habitants. > Des grappes d’excellence et d’innovation : dans le tissu industriel diversifié du Grand Montréal brillent plusieurs créneaux d’excel lence. Ce sont en particulier les secteurs de l’aérospatiale, des services en logistique et transports, des sciences de la vie et des technologies de la santé (SVTS), des technologies de l’infor mation et des communications (TIC), des technologies propres, de l’audiovisuel et des activités financières (en particulier post marché) qui font rayonner la métropole sur la scène internationale. Ensemble, ils représentent plus de 400 000 emplois, soit 20 % de l’emploi métropolitain.

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LES ÉLUS MUNICIPAUX jouent un rôle socioéconomique de plus en plus important, à travers des fonctions liées à la liées qualité vie, aude développement durable et à travers des fonctions à ladequalité vie, au développement aux préoccupations citoyens. économique durabledes et du milieu.Voilà Voilàpourquoi pourquoiils ilssont sontdevenus devenus des des partenaires incontournables la prospérité dedevos partenaires incontournables dansdans le développement vosaffaires. affaires. Personne n’est n’est mieux mieuxplacé placéque queles lesélus élusmunicipaux municipauxpour pour assumer assumer la responsabilité de économique local. du l’essor développement économique local.

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investir et S’établir dans le grand montréal

Chantal Malo Vice-présidente principale aux affaires internationales Investissement Québec

La culture peut être considérée comme un huitième créneau d’excellence, tant la métropole s’illustre par la créativité de ses artistes et leur capacité à collaborer avec d’autres secteurs. « La combinaison croissante de disciplines cultu relles, scientifiques et industrielles à Montréal attire notamment des joueurs internationaux dans le domaine du multimédia », mentionne M. Denis. > Une ville dotée d’une plate-forme logistique très développée : Montréal, ville portuaire de première importance, représente la principale porte d’entrée du commerce de l’Atlantique Nord ; son port donne l’accès le plus court au marché du Midwest. Il est aussi l’unique port à conteneurs de la Porte continentale Ontario-Québec et figure parmi les 100 plus importants ports à conteneurs du monde. Chaque année, les activités portuaires montréalaises génèrent au moins 1,5 G$ en retombées économiques.

Par ailleurs, tous les réseaux de transports routiers et ferroviaires convergent vers le Grand Montréal, alors que les liaisons aériennes internationales se sont accrues sensiblement au cours des dernières années. « Cette situation de plaque tournante pour le transport de biens et de personnes est essentielle aux yeux des investisseurs qui souhaitent avoir accès à un marché plus large que le marché intérieur », mentionne M. Denis.

À ces avantages, l’homme d’affaires et philanthrope Stephen Bronfman, président exécutif de la société d’investissement privé Claridge dont le nom est associé à d’importants projets immobiliers résidentiels et mixtes à Montréal – Le Séville et 10

montréal économique : : édition 2015

la place des festivals dans le quartier des spectacles au centre-ville de Montréal

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Stephen Bronfman Président exécutif Claridge

les Bassins du Havre –, ajoute la qualité de vie : « Montréal est assez unique : multiculturelle, bilingue, ouverte sur le monde, offrant de nombreux services et de taille humaine. Réputée pour sa joie de vivre, elle sait séduire et retenir la maind’œuvre venue de l’extérieur. Il est important pour les firmes qui y installent leurs filiales de savoir qu’elles n’auront pas de difficultés à y transférer des employés. » Stephen Bronfman croit aussi que la ville dispose d’une autre carte maîtresse, sa créativité. La fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman est d’ailleurs partenaire de C2Mtl, une conférence d’affaires tenue annuellement à Montréal qui réunit les plus grands penseurs et gens innovants venus de partout dans le monde. Perceptions et attentes des investisseurs étrangers Avec son mandat d’attirer et de retenir des entreprises étrangères au Québec, Investissement Québec sonde en permanence le cœur des investisseurs internationaux. Sa vice-présidente principale aux affaires internationales, Chantal Malo, observe que les perceptions de Montréal diffèrent selon les régions du monde. « En Europe, notre principal bassin d’investisseurs, on note un contraste de perceptions entre le sud et le nord : les investisseurs des pays du sud de l’Europe, et tout particulièrement de la France, ont plus d’a priori positifs, pour des raisons linguistiques et culturelles évidentes. Il nous faut travailler davantage pour convaincre les investisseurs allemands, scandinaves ou anglais, ces derniers ayant plus de liens avec l’Ontario. »


marie-joëlle corneau

Yves Grimard Directeur, Europe et Moyen-Orient Investissement Québec

Éric Tétrault Président Manufacturiers et Exportateurs du Québec

Mme Malo ajoute que du côté des États-Unis, on connaît mieux Montréal, mais que la récente crise économique américaine a ébranlé la confiance des investisseurs. En Asie et au MoyenOrient, Montréal demeure méconnue et n’est pas la première ville à laquelle pensent les investisseurs qui cherchent à étendre leurs affaires en Amérique du Nord. Investissement Québec a quand même la fierté d’avoir attiré cette année dans la région une importante société biopharmaceutique sud-coréenne, Green Cross. L’usine de fractionnement de plasma sanguin de plus de 180 M$ que Green Cross veut construire devrait générer 140 emplois permanents.

Pour Éric Tétrault, président de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Montréal doit s’améliorer sur plusieurs points : « Nos grappes d’excellence sont fortes, mais nous pourrions en avoir plus. Nous devrions y développer plus de créneaux de pointe, en travaillant de concert avec les petites et moyennes entreprises (PME). Il ne suffit pas de demeurer compétitif sur le plan des coûts de production, mais il faut offrir encore plus de solutions technologiques innovantes. Avec toutes les expertises concentrées sur son territoire, le Grand Montréal aurait les moyens de mettre sur pied un hub d’entreprises de haute technologie. »

Par ailleurs, Investissement Québec constate une évolution dans les IDE : « La forme classique, à savoir la création de filiales entièrement nouvelles, le greenfield investment dans notre jargon, se fait plus rare. Les sociétés étrangères qui cherchent à investir privilégient maintenant l’acquisition d’entreprises déjà existantes ou un partenariat d’affaires avec des entreprises locales, rapporte Yves Grimard, directeur, Europe et Moyen-Orient. Ces partenariats aident les entreprises d’ici à se propulser plus vite dans leur développement international, et, dans quelques cas, cela vient appuyer la relève. C’est intéressant pour les entrepreneurs québécois aux prises avec des enjeux de cet ordre. »

M. Tétrault approuve les efforts de Montréal pour demeurer fiscalement compétitive, mais il estime que les incitatifs fiscaux pour les entreprises devraient être plus forts et inclure, en particulier, une baisse des taux d’imposition sur la masse salariale. « Le grand enjeu de Montréal, c’est d’avoir un levier fiscal pour s’occuper de son développement économique. Il faut d’ailleurs saluer les efforts de la Mairie pour obtenir un meilleur rapport de force avec le gouvernement provincial », précise-t-il.

Montréal, une belle endormie ? Selon l’organisme Economist Intelligence Unit, entre 2012 et 2025, Montréal devrait glisser du 28e au 36e rang au palmarès des 120 villes les plus compétitives au monde. Avec tous les atouts qu’elle a en main, pourquoi la métropole n’affiche-t-elle pas la performance attendue pour attirer les investisseurs ?

Le retard de Montréal dans la construction de nouvelles infrastructures routières, la démographie en déclin, la gouvernance du Grand Montréal qu’il estime paralysante à cause de la structure complexe des arrondissements, les scandales associés à la collusion sont d’après lui d’autres facteurs qui affaiblissent le potentiel d’attractivité de la métropole.

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investir et S’établir dans le grand montréal

« La conjoncture favorable à laquelle nous aspirons se réalise déjà. Je n’ai jamais vu une telle diversité de collaborations entre les milieux entrepreneuriaux, scientifiques, communautaires et universitaires. » L. Jacques Ménard Président BMO Groupe financier, Québec

L’appel au réveil à l’aube du 375e anniversaire de Montréal Le constat d’une perte de vitesse de la métropole, L. Jacques Ménard, président du conseil d’administration de BMO Nesbitt Burns et de celui de Montréal International, ainsi que président de BMO Groupe financier, Québec, l’a aussi fait. En 2012, alors que la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (commission Charbonneau) battait son plein, il observait avec consternation la dégradation de la confiance dans les milieux d’affaires et la menace de déclin pesant sur Montréal. Aimant trop sa ville pour accepter cette situation, il a voulu trouver des pistes de régénération de sa vitalité.

À partir de cette étude, BMO a formulé 10 propositions pour relancer la métropole, qui s’adressent autant à la société civile qu’aux autorités locales. Parmi les mesures proposées figurent la mise en place d’un leadership s’appuyant sur les représentants des milieux d’affaires, social et culturel et de l’enseignement supérieur – dont le pivot serait la Mairie –, la réparation des infrastructures délabrées, l’augmentation de l’accueil et de la rétention de talents et l’attribution à Montréal des pouvoirs d’une métropole. Par la suite, BMO a lancé, en collaboration avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, l’initiative Je vois Montréal, à l’intention de tous les acteurs de la société civile. « Nous avons demandé aux citoyens de nous soumettre des projets constructifs et documentés, qu’ils s’engageaient à réaliser si nous leur donnions un coup de pouce. Les citoyens doivent se sentir appuyés par une communauté pour prendre des initiatives », précise M. Ménard. Ce coup de pouce, c’est une facilitation et un accompagnement offerts par la Ville et des institutions comme la Chambre de commerce. M. Ménard pense qu’une dynamique d’accompagnement des actions de la société civile fera revenir la confiance. Il compte sur un effet d’entraînement. « On peut déménager une montagne à la cuillère, si l’on a assez de cuillères !, lance-t-il. La conjoncture favorable à laquelle nous aspirons se réalise déjà. Je n’ai jamais vu une telle diversité de collaborations entre les milieux entrepreneuriaux, scientifiques, communautaires et universitaires. En 2017, c’est un Montréal plus attractif et plus performant qui célébrera son 375e anniversaire. »

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« Je me suis intéressé au cas de métropoles comparables à Montréal, qui ont connu elles aussi des périodes de déclin, mais qui ont su s’en relever. Il m’a paru qu’on pouvait en tirer un enseignement », explique-t-il. Avec l’aide du Boston Consulting Group, BMO a analysé les expériences de Boston, Manchester, Melbourne, Philadelphie, Pittsburgh,

San Diego et Seattle. « Toutes ont travaillé à partir de leur propre écosystème, en se choisissant des axes forts de développement et en veillant à la cohésion entre les initiatives des secteurs public et privé et la réalité socioéconomique. Leur redressement a pris de cinq à sept ans. »

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investir et S’établir dans le grand montréal

En 2013, fDi Magazine, la référence des professionnels de l’investissement, a désigné Montréal comme la ville nord-américaine ayant la meilleure stratégie d’attraction des investissements directs étrangers, devant 126 autres villes concurrentes. Les efforts de Montréal International ont pleinement contribué à cette performance. Depuis 18 ans, l’organisme mandaté par les 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) se voue au rayonnement du Grand Montréal dans le monde et séduit les entreprises et investisseurs étrangers. Son vice-président Investissement, Élie Farah, explique la vision de Montréal International.

Montréal International possède un ambassadeur éloquent en la personne d’Élie Farah. Cet homme affable au regard pétillant sait spontanément mettre ses interlocuteurs à l’aise et communique sa conviction avec chaleur : Montréal peut être une terre d’accueil pour les investisseurs internationaux. « Les entreprises investissent à l’étranger essentiellement pour trois raisons : l’accès à un marché, la disponibilité d’une maind’œuvre qualifiée et des coûts d’exploitation compétitifs. À tous ces égards, le Grand Montréal se positionne avantageusement, en plus de posséder d’autres atouts spécifiques. Et c’est ce que les membres de mon équipe, qui sillonnent différentes régions du monde, s’emploient à faire valoir auprès des entreprises œuvrant dans l’industrie du savoir », indique-t-il. L’enjeu est de taille, tant la présence d’entreprises étrangères pèse dans le développement économique de la région. « Aujourd’hui, ce sont environ 2 000 d’entre elles qui ont installé quelque 2 300 établissements dans la région métropolitaine. Si elles ne constituent que 1 % des entreprises de la région, ces filiales représentent 20 % du PIB de celle-ci et fournissent 9 % des emplois locaux », rappelle M. Farah. Une stratégie arrimée avec les pôles économiques les plus performants de la région La stratégie employée par Montréal International pour démarcher des investisseurs internationaux s’arrime avec les plans de développement de la CMM, lesquels sont centrés sur les pôles de compétitivité du territoire ou grappes d’excellence. L’organisme en a déterminé six qui ont le plus haut potentiel d’attractivité pour l’investissement étranger : l’aérospatiale, les sciences de la vie et technologies de la santé (SVTS), les technologies de l’information et de la communication (TIC), les technologies propres, l’agroalimentaire ainsi que le transport et la logistique. 14

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AVEC MONTRÉAL INTERNATIONAL, LA MÉTROPOLE PLACE SES PIONS SUR L’ÉCHIQUIER MONDIAL

« Les entreprises investissent à l’étranger essentiellement pour trois raisons : l’accès à un marché, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et des coûts d’exploitation compétitifs. » Élie Farah Vice-président Investissement Grand Montréal Montréal International

« Notre démarchage s’effectue sur cette base sectorielle, mais aussi sur une base géographique, précise M. Farah. Nous ciblons 11 pays européens, 18 États américains, ainsi que certaines régions d’Asie, en particulier en Chine et en Corée. Nous nous concentrons sur les marchés technologiques qui montrent le plus de résultats et de potentiel de développement, mais nous restons très attentifs aux marchés émergents. » Le fruit de ces démarches représente de 800 à 900 M$ d’investissements étrangers par an, dont 80 % dans les trois secteurs suivants : TIC, aérospatiale, SVTS. Il est à noter que l’an dernier, Montréal International a enregistré un record, avec des investissements totalisant 1,3 G$.


Le Grand Montréal : des atouts indéniables pour attirer les investisseurs Que « vendent » les responsables de projets de l’équipe dirigée par Élie Farah ? D’une part, les principaux atouts de la métropole, bien entendu, soit la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, des coûts d’exploitation compétitifs, l’accès direct aux marchés canadien et américain facilité par l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), ce qui représente plus de 460 millions de consommateurs, une forte expertise sectorielle développée notamment dans les instituts de recherche et l’excellent réseau universitaire montréalais, ainsi que l’existence d’incitatifs financiers et fiscaux. D’autre part, Montréal International adapte sa stratégie selon les investisseurs. « Aux investisseurs européens et américains, nous vendons le climat d’affaires sain du Grand Montréal. Aux investisseurs asiatiques, nous vendons plutôt des projets, allant de 200 à plus de 500 M$. Et pour chaque investisseur rencontré, nous personnalisons notre approche en fonction de ses objectifs », explique M. Farah. Investissements américains en baisse, investissements européens en hausse À partir de 2009-2010, on observe un renversement dans l’origine des investissements étrangers sur le territoire métropolitain : la part des investissements américains, jusqu’alors majoritaire, diminue, tandis que celle des investissements européens croît au point de la dépasser. « En 2009, 50 % des investissements étrangers provenaient des États-Unis, 40 % d’Europe et 10 % du reste du monde. Depuis 2010, ce sont les Européens qui se démarquent, leurs investissements représentant presque 60 % du total des investissements étrangers dans la région », précise M. Farah, qui constate que cette tendance est également vécue chez les villes concurrentes. Il attribue la diminution des investissements américains à la réduction des coûts d’exploitation pour les entreprises aux États-Unis, conséquence de la politique d’indépendance énergétique menée sous l’ère Obama. Les entreprises américaines sont donc plus enclines à développer leurs activités sur leur propre territoire, d’autant plus qu’on note chez les consommateurs une tendance à réclamer davantage de produits locaux. Du côté des investisseurs européens, la volonté de diversifier leur marché les pousse à s’installer sur le continent américain. « Pour vendre des produits ou des services dans la zone dollar, il est plus intéressant de s’y installer. Et Montréal est vue comme un bon tremplin, car c’est une ville nord-américaine rassurante, avec sa culture proche de la culture européenne », souligne M. Farah. Une concurrence internationale qui s’intensifie Les succès incontestables remportés par Montréal International dans la prospection d’investisseurs étrangers ne font pas oublier à ses représentants que la concurrence planétaire entre les villes va en s’intensifiant. « Il y a 15 ans, on comptait environ 800 agences de promotion de l’investissement comme Montréal International dans le monde. Aujourd’hui, elles sont plus de 4 000. C’est révélateur du vif climat concurrentiel dans lequel nous évoluons »,

rapporte M. Farah, qui constate en particulier la concurrence accrue des agences des États-Unis et de l’Ontario. Pour continuer à se démarquer, l’équipe de M. Farah mise sur le conseil stratégique très pointu qu’elle fournit aux investisseurs et sur ses efforts redoublés pour mieux faire connaître Montréal à l’étranger : « Montréal est reconnue comme une ville historique où il fait bon vivre, mais pas suffisamment comme la ville technologique qu’elle est aussi. Heureusement, avec le réseau d’ambassadeurs dont se dotera la métropole grâce à l’initiative Je vois Montréal et le 375e anniversaire de la ville en 2017, nous avons de belles occasions de faire du buzz constructif. » Regroupement Montréal L’immobilier, l’autre dimension de l’investissement Si l’immobilier n’est pas explicitement un pôle économique sur lequel s’appuie Montréal International, il est bien intégré dans la stratégie de promotion adoptée par l’organisme. « Il va de soi que chaque projet d’investissement comporte un volet immobilier, affirme son vice-président. Une entreprise qui s’installe ou qui développe ses activités a toujours besoin d’espace. La promotion du secteur immobilier métropolitain fait donc naturellement partie de notre mandat. » Là aussi, Montréal International opère de façon concertée avec des organisations locales. C’est ainsi qu’il a fondé en 2006 le consortium Regroupement Montréal, en partenariat avec le Service de développement économique de la Ville de Montréal, Technoparc Montréal et Aéroports de Montréal, afin de faire valoir les projets immobiliers structurants de la métropole auprès des investisseurs et des promoteurs immobiliers étrangers. Regroupement Montréal (voir à la page 16), qui compte maintenant près d’une douzaine de membres aux compétences complémentaires, dont de grands joueurs de l’immobilier commercial, participe chaque printemps au Marché international des professionnels de l’immobilier (MIPIM), à Cannes, en France. « Avec plus de 20 000 participants en provenance d’au moins 90 pays, ce marché est le plus grand au monde dans le domaine de l’immobilier ; or, on y note une faible présence des représentants nord-américains. C’est une belle occasion de nous distinguer auprès des entreprises et des investisseurs qui viennent au MIPIM pour se faire une idée des possibilités d’investissements à l’étranger. » Avec un stand stratégiquement installé dans une zone très passante au salon du MIPIM, Regroupement Montréal a l’assurance d’être remarqué par les investisseurs et les promoteurs à l’affût d’occasions d’affaires. Ceux-ci proviennent essentiellement de l’Europe, de la Chine et de la zone Asie-Pacifique. Regroupement Montréal leur vante l’environnement sécuritaire de la métropole, son économie diversifiée et son système bancaire solide, ainsi que la bonne santé de son marché immobilier. Par ailleurs, Montréal International participe à d’autres événements majeurs du marché international de l’immobilier, particulièrement à Toronto et à Vancouver, pour susciter l’intérêt des promoteurs quant aux atouts du Grand Montréal et pour contribuer à son rayonnement. montréal économique : : édition 2015

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MIPIM 2015 REGROUPEMENT MONTRÉAL

Du 10 au 13 mars 2015 se

NOM DE L’ENTREPRISE

NOM DE L’ENTREPRISE

tiendra à Cannes, en France,

Aéroports de Montréal

Binswanger Myre Pageau, agence immobilière

le 26e Marché international

DESCRIPTION

des professionnels de l’immo-

Aéroports de Montréal, une société à but non lucratif et sans capital-actions, est responsable de la gestion, de l’exploitation et du développement des aéroports internationaux Montréal-Trudeau et MontréalMirabel. En plus d’assurer la prestation de services aéroportuaires et aéronautiques de qualité, Aéroports de Montréal gère d’importants actifs immobiliers, dont une grande partie des terrains disponibles à des fins de développement est réservée à des projets de type industriel ou commercial.

bilier commercial (MIPIM). Quelque 21 000 participants originaires de 93 pays, dont 4 500 investisseurs, se réuniront pour quatre jours de conférences, de discussions d’affaires et de rencontres au sommet. Parmi eux figure Regroupement Montréal qui compte cette année 11 entreprises membres dont nous vous présentons un court descriptif. Venez les rencontrer au kiosque P-1.K2.

SPÉCIALITÉS

DESCRIPTION Avec 80 ans d’existence et une couverture internationale dans le domaine commercial et industriel, Binswanger Myre Pageau regroupe plus que des courtiers. Elle rassemble les idées les plus novatrices, les meilleures pratiques et les professionnels les plus compétents afin de concevoir des approches propres aux projets immobiliers de ses clients et de soutenir ceux-ci tout au long du processus, qu’il s’agisse d’investissement à des fins personnelles ou de spéculation immobilière, d’exploitation d’une entreprise, d’une PME, de sièges sociaux ou d’usines de fabrication.

Logistique, fabrication et entretien d’aéronefs et de composants d’aéronefs, récréocommercial

SPÉCIALITÉS

PROJETS PRÉSENTÉS

Immobilier commercial, industriel et multirésidentiel

Pôle aérospatial Montréal-Mirabel Projet de développement commercial à Montréal-Trudeau COORDONNÉES 800, place Leigh-Capreol, bureau 1000 Dorval (Québec) H4Y 0A5 Tél. : 514 420-5034 Téléc. : 514 394-7356 www.admtl.com REPRÉSENTANT Serge Côté, MBA, directeur, Stratégie et développement des affaires

PROJETS PRÉSENTÉS Le St-Charles, Vaudreuil, Québec (centre de données, bureaux ; haute technologie) Place Innovation, Technoparc, Montréal, Québec (bureaux ; haute technologie) COORDONNÉES 212, boul. Labelle, bureau B Rosemère (Québec) J7A 2H4 Tél. : 450 437-2222 www.bmpcanada.com REPRÉSENTANTS Jon Morrison, président Francine Leblanc, courtier immobilier agréé

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montréal économique : : édition 2015


NOM DE L’ENTREPRISE

NOM DE L’ENTREPRISE

NOM DE L’ENTREPRISE

Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L.

Fonds immobilier de solidarité FTQ

Gestion immobilière Quo Vadis inc.

DESCRIPTION Le groupe Droit immobilier commercial de BLG, un cabinet d’avocats fondé en 1823 et le plus grand au Canada, est une équipe multidisciplinaire qui compte plus de 50 avocats possédant l’expérience et l’expertise voulues pour servir tous les volets du secteur au Canada. BLG conseille des entreprises nationales et internationales qui œuvrent dans le domaine de l’immobilier commercial, notamment des investisseurs, des gestionnaires de caisses de retraite, des promoteurs et des constructeurs ainsi que des institutions financières.

DESCRIPTION

DESCRIPTION

Le Fonds immobilier de solidarité FTQ contribue au développement économique du Québec en participant financièrement et stratégiquement à la construction d’immeubles rentables, créateurs d’emplois et socialement responsables, en partenariat avec des leaders du secteur. Il appuie le démarrage de projets immobiliers de toute taille et dans tous les secteurs tant résidentiel, de bureaux, commercial et institutionnel qu’industriel. Au 31 mai 2014, il comptait 30 immeubles sous gestion, une trentaine de projets en cours de développement d’une valeur de 1,6 G$.

Gestion immobilière Quo Vadis inc. a pour mission de préserver et de restaurer la valeur historique et architecturale d’édifices importants, dans l’objectif de recycler et d’adapter ces bâtiments offerts aux entrepreneurs créatifs et novateurs. Possédant plus de 20 ans de savoir-faire, l’entreprise a développé un créneau en installant des espaces de bureaux modernes, économiques et flexibles dans des immeubles industriels sous-utilisés. Son but est de favoriser la croissance et le développement des affaires, de la culture et de la communauté.

Investissements, partenariats, baux commerciaux, financement immobilier, infrastructures et litiges touchant des immeubles

SPÉCIALITÉS

SPÉCIALITÉS

Investissement en partenariat dans des projets immobiliers de toute taille et dans tous les secteurs

Rénovations des édifices patrimoniaux dans les écosystèmes collaboratifs pour les PME canadiennes

PROJET PRÉSENTÉ

PROJETS PRÉSENTÉS

PROJETS PRÉSENTÉS

N/A

Tour des Canadiens (555 copropriétés résidentielles)

Le Complexe Dompark

SPÉCIALITÉS

COORDONNÉES 1000, rue De La Gauchetière Ouest Bureau 900 Montréal (Québec) H3B 5H4 Tél. : 514 879-1212 Téléc. : 514 954-1905 www.blg.com REPRÉSENTANTE Sylvie Bouvette, associée sbouvette@blg.com

Centre de données de Montréal (immeuble hautement sécurisé d’une superficie de 29 230 m2) Tours Quartier des spectacles (tours de bureaux et commerciales offrant 112 000 m2 d’aires louables) COORDONNÉES 545, boulevard Crémazie Est, bureau 1210 Montréal (Québec) H2M 2V1 Tél. : 514 847-5700 Téléc. : 514 847-5815 www.fondsimmobilierftq.com

Le Complexe du Canal Lachine Deux édifices patrimoniaux et le Salon 1861 La rénovation d’une église dans le Quartier de l’innovation à Montréal COORDONNÉES 5524, rue Saint-Patrick, bureau 316 Montréal (Québec) H4E 1A8 Tél. : 514 765-0425 Téléc. : 514 765-8986 www.lofts-mtl.com REPRÉSENTANTE Natalie Voland, présidente

REPRÉSENTANT Claude Meunier, vice-président au développement

montréal économique : : édition 2015

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MIPIM 2015 REGROUPEMENT MONTRÉAL

NOM DE L’ENTREPRISE

NOM DE L’ENTREPRISE

NOM DE L’ENTREPRISE

Immobilier Carbonleo inc.

Ivanhoé Cambridge

Lemay

DESCRIPTION

DESCRIPTION

DESCRIPTION

Immobilier Carbonleo inc. est une société québécoise privée de développement et de gestion immobilière à vocation principalement commerciale. Elle est à l’origine de la création et du développement du premier centre lifestyle au Canada, le Quartier DIX30MC. Ce centre commercial à l’offre exceptionnelle est également le deuxième plus grand au pays. Carbonleo a pour mission de créer des milieux de vie urbains dans le secteur du commerce de détail. Sa spécialité consiste à intégrer la vie de quartier à ses projets commerciaux, pour en faire des milieux vivants et évolutifs. Carbonleo veut insuffler un vent nouveau dans le secteur immobilier montréalais.

Ivanhoé Cambridge met à profit une expertise de haut niveau dans toutes les disciplines de l’immobilier, dont l’investissement, le développement, la gestion d’actifs, la location et l’exploitation. Par l’entremise de multiples filiales, ses actifs, situés principalement au Canada, aux États-Unis, en Europe, au Brésil et en Asie, totalisaient plus de 40 G$ au 31 décembre 2013. Son portefeuille se compose principalement de centres commerciaux, d’immeubles de bureaux et de propriétés multirésidentielles. Ivanhoé Cambridge est une filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec (www.lacaisse.com), l’un des plus importants gestionnaires de fonds institutionnels au Canada.

Lemay est un chef de file canadien des services intégrés de conception de l’environnement bâti, alliant architecture, urbanisme, architecture de paysage, design urbain, ingénierie, aéroportuaire et design d’intérieur dans une offre multidisciplinaire et synergique. Solidement établie au Canada, en Chine, en Algérie et dans les Caraïbes, Lemay compte près de 500 professionnels qui mettent leur créativité au service de leurs clients afin de soutenir leur stratégie d’affaires. Lemay est classée parmi les 50 sociétés les mieux gérées au Canada.

SPÉCIALITÉS

SPÉCIALITÉS Architecture, urbanisme, design urbain, architecture de paysage, ingénierie, aéroportuaire et design d’intérieur

Immobilier commercial, industriel

SPÉCIALITÉS

PROJET PRÉSENTÉ

PROJETS PRÉSENTÉS

N/A

Centres commerciaux, immeubles de bureaux ; investissement, développement et exploitation dans 20 pays

COORDONNÉES

PROJET PRÉSENTÉ

Nouvelle ville d’El-Ménia en Algérie

9160, boul. Leduc, bureau 510 Brossard (Québec) J4Y 0E3 Tél. : 450 550-8080 Téléc. : 450 550-8081 www.carbonleo.com

Tours Duo (Paris)

Tour des Canadiens

COORDONNÉES

COORDONNÉES

1001, rue du Square-Victoria Montréal (Québec) H2Z 2B5 Tél. : 514 841-7600 Téléc. : 514 841-7762 www.ivanhoecambridge.com media@ivanhoecambridge.com

780, avenue Brewster, 4e étage Montréal (Québec) H4C 2K1 Tél. : 514 932-5101 www.lemayONLINE.com

REPRÉSENTANT Claude Marcotte, vice-président, développement et construction

REPRÉSENTANTS Bill Tresham, président Meka Brunel, vice-présidente exécutive, Europe

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montréal économique : : édition 2015

Plan directeur des Bassins du Havre

REPRÉSENTANT Louis T. Lemay, président et facilitateur de l’excellence


NOM DE L’ENTREPRISE

NOM DE L’ENTREPRISE

NOM DE L’ENTREPRISE

JBC Média inc.

Montréal International

Technoparc Montréal

DESCRIPTION

DESCRIPTION

DESCRIPTION

Publié depuis 2008 par JBC Média, ce magazine spécialisé traite de tous les sujets susceptibles d’intéresser un lectorat d’affaires ciblé évoluant dans le secteur de l’immobilier commercial au Québec.

Montréal International agit comme moteur économique du Grand Montréal pour attirer de la richesse en provenance de l’étranger, tout en accélérant la réussite de ses partenaires et de ses clients. L’entreprise a comme mandat d’attirer dans la région métropolitaine des investissements étrangers, des organisations internationales et des talents stratégiques, ainsi que de promouvoir l’environnement concurrentiel du Grand Montréal. L’organisme à but non lucratif est financé par le secteur privé, les gouvernements du Canada et du Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal et la Ville de Montréal.

Technoparc Montréal est un organisme à but non lucratif créé en 1987. Joueur incontournable du développement technologique de Montréal, il offre des environnements et des solutions immobilières propices à l’innovation technologique sur l’ensemble du territoire de Montréal. Ses principaux sites sont le parc technologique du Campus Saint-Laurent, l’Éco-campus Hubert Reeves et le Quartier de la santé.

SPÉCIALITÉS Immobilier commercial, industriel et multirésidentiel Magazine PRÉSENTÉ

COORDONNÉES 2120, avenue Victoria, bureau 140 Greenfield Park (Québec) J4V 1M9 Tél. : 450 670-7770 Téléc. : 450 670-7771 www.jbcmedia.ca REPRÉSENTANTS Jacques Boisvert, éditeur et président de JBC Média inc. Nathalie Savaria, rédactrice en chef et éditrice déléguée

SPÉCIALITÉS Développement économique, investissements étrangers, implantations, expansions, projets à haute valeur ajoutée PROJET PRÉSENTÉ N/A COORDONNÉES 380, rue Saint-Antoine Ouest, bureau 8000 Montréal (Québec) H2Y 3X7 Tél. : 514 987-8191 www.montrealinternational.com REPRÉSENTANT

SPÉCIALITÉS Développement technologique, innovation, solutions immobilières PROJET PRÉSENTÉ L’état d’avancement de l’Éco-campus Hubert Reeves COORDONNÉES 7140, rue Albert-Einstein, bureau 200 Montréal (Québec) H4S 2C1 Tél. : 514 956-2525, poste 2500 Téléc. : 514 956-2529 www.technoparc.com REPRÉSENTANTS Mario Monette, président-directeur général Luana Borelli, adjointe au président-directeur général

Élie Farah, vice-président Investissement Grand Montréal

montréal économique : : édition 2015

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Sainte-Julie

Sainte-Julie .

Tous les avantages d’un grand centre urbain, CONGESTION ROUTIÈRE EN MOINS!

Localisation stratégique et concurrentielle - Au carrefour des autoroutes nationales A-20 et A-30 - Accès facile et rapide aux principaux marchés de Montréal et Québec, de l’Ontario, des provinces de l’Atlantique et du nord-est des États-Unis - Vitrine sur l’A-20 - Pôle économique régional majeur

Nombreuses facilités locales -

Abondance de travailleurs et de professionnels qualifiés Proximité de plusieurs centres de recherche Nombreux locaux pour bureaux Secteur à bureaux de grande envergure en développement près de l’A-20 Quatre zones industrielles

Milieu exceptionnel - Ville projetant une image positive et attrayante - Récipiendaire des plus hautes distinctions provinciales et nationales en matière d’embellissement horticole - Nombreux projets novateurs - Grande fierté des citoyens individuels et des entreprises


La stratégie des grappes industrielles

Une

réussite En se regroupant en grappes industrielles, les joueurs d’un secteur d’activité travaillent ensemble à résoudre les défis qui les touchent, puis à rayonner à l’international. La grande région de Montréal s’appuie sur cette stratégie pour améliorer sa performance.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) est un organisme qui regroupe 82 municipalités où résident 3,8 millions de personnes (soit près de la moitié des Québécois). Mirabel, Terrebonne, L’Assomption, Contrecœur, Mont-Saint-Hilaire, Carignan, Beauharnois et VaudreuilSoulanges tracent les contours de cet immense territoire de 4 360 km2 qu’est la grande région métropolitaine.

Que sont les grappes ? Les grappes industrielles sont des concentrations géographiques d’entreprises d’une même industrie : des fournisseurs, des canaux de distribution et des fabricants de produits, entre autres. Parce que ces entreprises font souvent des échanges économiques, elles sont interdépendantes et liées dans une chaîne de production.

CMM

Avec 82 municipalités, on peut certes parler d’une économie montréalaise diversifiée. Aussi le Plan de développement économique de la CMM accorde-t-il une grande place à la stratégie des grappes, ce qui a valu une reconnaissance internationale à la métropole. En effet, quand les membres de l’Union européenne se sont penchés sur une stratégie d’innovation, ils ont porté leur intérêt sur les grappes et ont mis sur pied CLUNET (Cluster Network), un chantier pour activer des grappes industrielles dans les villes du Vieux Continent. « Montréal a été la seule région métropolitaine non européenne invitée à participer à ce chantier en tant que territoire qui avait une bonne stratégie de grappes », rapporte Yves Charette, coordonnateur – Développement économique métropolitain.

« Montréal a été la seule région métropolitaine non européenne invitée à participer à ce chantier en tant que territoire qui avait une bonne stratégie de grappes. » Yves Charette Coordonnateur – Développement économique métropolitain Communauté métropolitaine de Montréal

« Quand nous avons conçu le premier plan stratégique de la CMM, en 2005, nous avons catégorisé l’économie montréalaise en 16 grappes », relate Yves Charette. Depuis, huit d’entre elles se sont activées, c’est-à-dire que les gens de l’industrie se sont mobilisés, ont constitué un secrétariat, monté un dossier d’affaires, formé une corporation à but non lucratif, puis élu un conseil d’administration. Une prochaine grappe, celle de l’industrie de la mode, est en voie de s’organiser. montréal économique : : édition 2015

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investir et S’établir dans le grand montréal

Le dynamisme des grappes montréalaises Des bons coups ? Chacune des grappes en a accompli, fait valoir Yves Charette. Par exemple, Aéro Montréal (la grappe aérospatiale) a mis sur pied le chantier MACH, une initiative placée sous le mentorat de Bombardier Aéronautique qui, en phase un, a touché une vingtaine de fournisseurs québécois qui ont profité de l’expertise de plus de sept donneurs d’ordres de classe mondiale pour évaluer leur performance et leur positionnement de marché. Ces fournisseurs ont profité d’un soutien pour l’établissement d’un plan d’amélioration continue ainsi que de programmes de formation. « Une fois certifiés fournisseurs MACH de niveau 1 à 5, ils peuvent accéder de plus en plus facilement aux contrats des grandes entreprises », explique Yves Charette. Un plan d’action concerté comme celui du programme MACH solidifie la chaîne d’approvisionnement aérospatiale québécoise. Du côté de Montréal InVivo (la grappe des sciences de la vie et des technologies de la santé), les trois centres hospitaliers universitaires (celui de l’Université de Montréal – CHUM –, celui de McGill – IR-CUSM – et celui de Sainte-Justine – CHUSJ) se sont unis pour lancer une initiative unique et audacieuse qui vise à positionner Montréal parmi les chefs de file mondiaux en recherche médicale. Par l’entremise de ce projet, les trois centres collaboreront avec les secteurs privé et public dans la recherche clinique précoce de nouveaux traitements. L’une des forces de Montréal, peut-on par ailleurs lire dans un communiqué de presse émis par Montréal InVivo, est d’être l’une des rares villes au monde où il est possible de procéder à toutes les étapes de la mise au point d’un nouveau traitement. Finance Montréal (la grappe des services financiers) a tenu en octobre 2014 la deuxième édition du Forum FinTech en traitant, entre autres, des innovations numériques en tant que levier pour la finance. Le Forum FinTech vise également à découvrir de nouveaux talents et à contribuer à la visibilité de l’expertise présente à Montréal en matière de technologies appliquées à la finance.

Enfin, Écotech Québec (la grappe des technologies propres) a mis sur pied Inno +, des ateliers de maillage au cours desquels des PME technologiques proposent en personne leur solution à des organisations qui ont préalablement exprimé un défi environnemental ou énergétique. « L’idée étant de trouver la solution ici plutôt que de l’importer », dit Yves Charette. Montréal, une ville résiliente « La diversification de l’économie est l’une des forces de Montréal, souligne M. Charette. Une étude menée par Statistique Canada, il y a quelques années, concluait que nous étions même l’économie la plus diversifiée au Canada. » De l’expertise de pointe la plus avancée en recherche biomédicale à la fabrication d’armoires, c’est une constellation de possibilités pour les investisseurs. La diversification est probablement ce qui rend l’économie de Montréal résiliente quand viennent des jours sombres. La crise économique des années 2008-2009 a fait mal à Cleveland et à Détroit, par exemple, alors que Montréal s’en est mieux tirée, rappelle Yves Charette. Pourquoi ? « Parce que Montréal, justement, avait su remplacer des industries moins performantes par un éventail plus diversifié de secteurs économiques et d’entreprises d’avenir comme le multimédia et la génomique, répond-il. Et parce que nous avions, au centre-ville, ce qu’il fallait pour le relancer. À Détroit, l’économie était dominée par de très grandes entreprises, et il y avait peu de relève en cas de coup dur. De plus, les grandes universités sont à l’extérieur du centre-ville, ce qui a contribué, à mon avis, à sa chute. Chez nous, elles sont en ville et associées à de grands hôpitaux universitaires également situés au centre-ville. Or, en pleine récession, Montréal a eu besoin d’un programme majeur de réfection des infrastructures qui coïncidait avec le début de la construction de deux grands hôpitaux, et notre centre-ville est demeuré en vie et en plein cœur de l’action. » À Montréal, un centre-ville dynamique va de pair avec une approche polycentrique, expose Yves Charette, donnant pour exemple la grappe aérospatiale, qui prend de l’expansion à Mirabel et favorise du coup la mise en place de services spécialisés connexes dans la région, ou les projets de développement autour de la nouvelle autoroute 30 de CargoM (la grappe de la logistique et du transport des marchandises). « Cette autoroute constitue l’épine dorsale du réseau logistique. Le Port de Montréal y aura une connexion directe et probablement un terminal à conteneurs à Contrecœur qui consolidera ses activités actuelles sur l’île », dit-il. Alors que le plan de développement 2010-2015 arrive à terme, la CMM travaille à élaborer le prochain qui continuera de miser sur chaque composante du territoire pour contribuer à son essor selon ses spécificités. L’objectif : hisser le Grand Montréal parmi les 10 premières régions métropolitaines d’Amérique du Nord pour la croissance du produit intérieur brut (PIB) par habitant au cours des prochaines années.

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montréal économique : : édition 2015


tribune

des élus municipaux

ACDF Architecture

laval

Sainte-Julie

pomerleau

Jean Martin

dossier promotionnel par charles allain

La Communauté métropolitaine de Montréal foisonne de municipalités entreprenantes. Assumant un rôle économique de premier plan, elles mettent tout en œuvre pour créer les conditions idéales afin d’attirer et de retenir des entreprises et des investisseurs venus de l’étranger. Nous vous présentons trois municipalités dynamiques, membres de l’Union des municipalités du Québec, situées dans le Grand Montréal.

repentigny montréal économique : : édition 2015

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TRIBUNE DES ÉLUS MUNICIPAUX

Sainte-Julie

UNE VILLE EFFICACE À DIMENSION HUMAINE Sainte-Julie se positionne avantageusement sur la Rive-Sud de Montréal en raison de son dynamisme économique et de son cadre de vie exceptionnel.

D

Sainte-Julie réunit sur son territoire plus de 120 entreprises, notamment des sièges sociaux d’entreprises manufacturières et de distribution, ainsi que des firmes de prestige ou à haut contenu de savoir (informatique, télécommunications, instrumentation, matériel électrique, machinerie industrielle, matériel de transport, soins de santé, etc.). Ce succès s’explique par la localisation stratégique et concurrentielle de Sainte-Julie au carrefour de deux autoroutes nationales (A-20 et A-30), de même que par l’abondance de travailleurs qualifiés et de professionnels qui ont choisi Sainte-Julie pour sa qualité de vie et sa proximité avec les grands centres urbains, dont Longueuil et Montréal. La majorité des entreprises établies en sol julievillois génèrent peu de nuisances, ce qui favorise une cohabitation harmonieuse avec la population. Les quelque 30 100 citoyens de Sainte-Julie sont relativement jeunes, avec un âge moyen de 38,8 ans comparativement à 41,9 ans pour l’ensemble du Québec. Ils sont également mieux nantis et plus scolarisés que la moyenne québécoise selon les données compilées par Statistique Canada lors du Recensement de 2011. 24

montréal économique : : édition 2015

VILLE DE SAINTE-JULIE

otée de six secteurs industriels occupés presque totalement, Sainte-Julie compte plus de 35 % des entreprises situées dans la municipalité régionale de comté de MargueriteD’Youville. Parmi les principaux employeurs, on retrouve l’usine et le siège social de Novatech (plus de 500 employés), une entreprise de fabrication de porte d’entrée en acier, le Groupe Lussier (230 employés) spécialisé en recyclage de véhicules moyens et lourds, la société de communication Efficom (100 employés) et le Groupe Bousquet (90 employés) qui se consacre à la fabrication de centrales de traitement d’air. « Il reste un peu d’espace dans la zone industrielle Coulombe pour des industries légères, de distribution et de services », précise Mme Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie et présidente de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

SUZANNE ROY Mairesse de Sainte-Julie et présidente de l’Union des municipalités du Québec

« Nous maintenons une gestion rigoureuse et responsable, tout en faisant preuve de créativité et d’innovation afin d’améliorer les services en continu. »


JEAN MARTIN

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JEAN MARTIN

L’HÔTEL DE VILLE DE SAINTE-JULIE

Un parc de stationnement incitatif de 650 places est actuellement disponible, mais il sera bientôt remplacé par un nouveau parc offrant 1 050 places. La Ville profitera de ce projet pour transformer le secteur en y implantant un espace commercial d’un million de pieds carrés incluant notamment des immeubles de bureaux. Donnant directement sur l’autoroute 20, ce secteur représentera une vitrine exceptionnelle. UNE VILLE BIEN GÉRÉE Le dynamisme de Sainte-Julie s’explique entre autres par la saine gestion financière pratiquée par la Ville. Selon le dernier palmarès des municipalités 2014 de La Presse-HEC Montréal publié en octobre 2014, le coût moyen de ses services municipaux se situe en-dessous de la moyenne. « Nous figurons au deuxième rang des villes de 25 000 à 50 000 habitants les moins endettées du Québec. Nous nous distinguons aussi avec le deuxième taux de taxation le plus bas parmi les villes de notre catégorie de population », souligne Mme Roy. DES PROJETS POUR AMÉLIORER LE CADRE DE VIE Couronnée Ville du bonheur en 2014, 2011, 2009 et 2008 au palmarès IRB (Indice relatif de bonheur) en plus d’occuper le 1er rang au cumulatif depuis 2006, Sainte-Julie veille à offrir la meilleure qualité de vie possible à ses citoyens. Ceux-ci ont d’ailleurs la chance de vivre dans l’une des deux seules villes au Québec détenant la certification Cinq fleurons, réservée aux municipalités affichant les plus beaux aménagements paysagers et espaces fleuris. « Nous maintenons une

JEAN MARTIN

Les résidents julievillois profitent par ailleurs d’un service de transport collectif local et interurbain très efficace. Les circuits locaux sont gratuits, y compris le service de Taxibus qui dessert les parcs industriels et le secteur rural de la municipalité. Quant aux Julievillois qui travaillent ou étudient à Montréal ou à Longueuil, ils bénéficient de plus de 60 arrivées et départs chaque jour de semaine, service également offert le samedi avec un horaire réduit. Le réseau comprend aussi une desserte vers le Cégep de Saint-Hyacinthe.

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LE LAC DU PARC ARMAND-FRAPPIER À SAINTE-JULIE

LES JEUX D’EAU EN FACE DE LA PISCINE INTÉRIEURE

gestion rigoureuse et responsable, tout en faisant preuve de créativité et d’innovation afin d’améliorer les services en continu », ajoute Mme Roy. En 2014, Sainte-Julie a aménagé un tronçon cyclopédestre qui relie ses parcs et espaces verts et qui s’intègre au sentier Oka – Mont-Saint-Hilaire de la Communauté métropolitaine de Montréal. Ce tronçon julievillois de trois kilomètres offre des vues exceptionnelles sur le mont Royal et le centre-ville de Montréal ainsi que sur le milieu agricole de la région. La Ville a également achevé l’aménagement de sentiers d’interprétation reliant le parc Edmour-J.-Harvey au parc national du mont Saint-Bruno. La Ville entend de plus poursuivre la revitalisation du secteur du Vieux-Village et créer des sentiers d’interprétation dans un secteur de la rue Charlebois composé d’étangs abritant une extraordinaire biodiversité. « Le transport collectif, la vie familiale active et le développement durable constituent les trois piliers de notre planification stratégique », conclut Mme Roy. montréal économique : : édition 2015

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TRIBUNE DES ÉLUS MUNICIPAUX

Laval

UNE VILLE À L’IDENTITÉ RENOUVELÉE Laval possède plusieurs atouts pour attirer les entreprises et les investisseurs. Depuis l’an 2000, les quelque 15 G$ qui y ont été investis en ont fait l’une des régions économiques les plus dynamiques du Québec.

Désireuse de tourner la page, la Ville de Laval a mis sur pied un Bureau de l’éthique et de l’intégrité ouvert aux citoyens qui veulent signaler toute situation nécessitant une enquête ou des éclaircissements. Travaillant étroitement avec l’Unité permanente anticorruption (UPAC), ce Bureau est unique dans le monde municipal québécois. UNE ADMINISTRATION SIMPLIFIÉE En vue de rapatrier à l’interne l’expertise de Laval Technopole et des centres locaux de développement (CLD), Laval entend créer au début de 2015 une Direction économique qui jouera le rôle de guichet unique en matière de développement économique. La Ville a aussi lancé une ronde de consultations auprès de ses employés et de ses partenaires régionaux afin de préparer son nouveau Plan stratégique. « Je crois beaucoup à la participation des citoyens pour créer une synergie favorable à la transparence et au climat d’entrepreneurship, ajoute Marc Demers. De plus, près de 90 % des postes de direction à l’interne ont été confiés à de nouveaux gestionnaires, dont beaucoup sont issus de milieux non lavallois. Cela a contribué grandement à changer la culture d’entreprise et à modifier la perception de l’administration municipale. » 26

montréal économique : : édition 2015

VINCENT GIRARD

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u cours de la dernière année, Laval a amorcé une importante restructuration administrative visant à simplifier et à optimiser les services qu’elle offre aux entreprises et aux citoyens. « Nous avons tenu deux importantes journées de consultation à l’automne, la première avec environ 240 représentants du milieu des affaires de Laval, et la deuxième avec plus de 120 promoteurs immobiliers et constructeurs, afin de voir comment on pouvait assouplir les mesures et réduire les irritants pour qui veut s’implanter et se développer dans la municipalité, explique Marc Demers, le nouveau maire de Laval élu en novembre 2013. Ces deux journées nous ont aussi permis de clarifier les règles du jeu afin que chacun ait l’heure juste et connaisse les grandes orientations de la nouvelle administration municipale. »

MARC DEMERS Maire de Laval

« Depuis un an, on constate une implication grandissante des citoyens lavallois dans tous les projets et les consultations publiques. Cela révèle un désir de participation et de renouveau démocratique qui est bénéfique et générateur d’un développement plus transparent à Laval. »


POMERLEAU

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PLUSIEURS CHANTIERS PRÉVUS Au cours des trois prochaines années, Laval a l’intention d’investir plus d’un milliard de dollars afin de mettre à niveau un certain nombre d’infrastructures. Le nouveau Plan triennal d’infrastructures (PTI) prévoit plusieurs chantiers, dont le plus important est celui de la Place Bell au centre-ville, à proximité de la station de métro Montmorency. Ce complexe sportif de plus de 200 M$ comprendra un amphithéâtre de 10 000 places, une patinoire aux dimensions olympiques comptant 2 500 sièges et un aréna communautaire de 500 places, ainsi que des locaux pour commerces et bureaux et un vaste stationnement intérieur. Le 24 novembre 2014, la première pelletée de terre a représenté un tournant majeur de la concrétisation de ce projet qui aura un grand impact sur le centre-ville de Laval.

LA PLACE BELL

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UNE VUE AÉRIENNE DE LAVAL

LA PREMIÈRE PELLETÉE DE TERRE LE 24 NOVEMBRE 2014 À LA PLACE BELL À LAVAL DE GAUCHE À DROITE : Pierre Pomerleau, président de Pomerleau ; Geoff Molson, président et chef de la direction, Club de hockey Canadien, Centre Bell et evenko ; Francine Charbonneau, ministre de la Famille, responsable des Aînés et de la Lutte contre l’intimidation, responsable de la région de Laval et députée des Mille-Îles ; Marc Demers, maire de Laval ; Martine Turcotte, vice-présidente exécutive, Québec, Bell ; Jean Rousselle, député de Vimont ; Marcel Alexander, président de la Cité de la culture et du sport de Laval.

La rénovation d’usines de filtration d’eau potable, de parcs et d’arénas est aussi au programme. Laval envisage également de moderniser ses bibliothèques et d’investir massivement dans son réseau de piscines. Ces réalisations permettront à la municipalité d’offrir des installations de pointe aux citoyens et d’intégrer le circuit des villes pouvant accueillir des compétitions internationales dans les sports aquatiques. 50 ANS EN 2015 Fondée en août 1965, Laval entend profiter de son 50e anniversaire en 2015 pour resserrer ses liens avec ses citoyens et en faire un tremplin pour raffermir l’identité lavalloise. Sous le thème de Laval, l’autre histoire, les célébrations se dérouleront tout au long de l’année. Afin d’en faire un événement véritablement collectif, Laval a débloqué un budget d’un million de dollars pour appuyer une quarantaine de projets soumis par les citoyens : « Nous nous attendions à ce qu’environ 80 projets nous soient présentés, mais nous en avons reçu 192 ! », précise le maire. Le comité de financement des fêtes du 50 e anniversaire est coprésidé par MM. Alain Bouchard, président de Couche-Tard, une entreprise dont le siège social est à Laval, et Geoff Molson, président du club de hockey des Canadiens de Montréal.

montréal économique : : édition 2015

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TRIBUNE DES ÉLUS MUNICIPAUX

Repentigny LA CONQUÊTE DE L’ESPACE CULTUREL :

LA NOUVELLE ODYSSÉE ÉCONOMIQUE DE REPENTIGNY ! Lorsque le regroupement entre sa ville et celle de Le Gardeur a été officiellement décrété le 1er juin 2002 par le gouvernement du Québec, la plaçant au 12e rang au Québec et au 5e rang dans le Grand Montréal, la mairesse de Repentigny a déployé un plan pour assurer l’épanouissement de cette nouvelle force économique qui compte aujourd’hui 84 472 habitants. La vision de Chantal Deschamps s’appuyait déjà sur le déplacement du centre-ville en bordure du fleuve Saint-Laurent.

Sur les plans touristique et culturel, une nouvelle vocation a été conférée au parc de l’île Lebel pour en faire un lieu privilégié de grands événements, et des activités d’animation ont été introduites au parc Charles-De Gaulle que l’on retrouve à proximité. Le centre-ville repentignois vibre au rythme des gens qui l’animent et d’une activité économique florissante. « Cette première phase, de 2002 à 2014, nous a permis de jeter les bases d’un centre-ville qui se démarque. En effet, la seconde phase, c’est la pièce maîtresse et distinctive qui nous positionne dans le courant de notre image de marque S’épanouir, c’est-à-dire l’Espace culturel et ses trois composantes que sont la salle de spectacle, le Centre d’art et de création et les jardins thématiques et d’art public. Cet espace à conquérir est notre nouvelle odyssée économique à Repentigny ! », explique Mme Deschamps, insistant pour dire que l’Espace culturel s’inscrit dans la complémentarité de l’offre culturelle plutôt que dans la concurrence avec les autres équipements de la région. Projet évalué à 15 M$, l’Espace culturel se veut un vecteur de retombées multiples. Ainsi, la mairesse rappelle cette étude

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montréal économique : : édition 2015

VILLE DE REPENTIGNY

S

itué rue Notre-Dame, le centre-ville de Repentigny est aujourd’hui délimité par le boulevard Richelieu à l’est et la rue Thouin à l’ouest. L’administration Deschamps n’a pas hésité à donner le ton en investissant près de 11 M$ dans les infrastructures urbaines afin de favoriser la réalisation de projets commerciaux et résidentiels intégrés, en harmonie avec un environnement exceptionnel. La Ville a remporté son pari, car l’entreprise privée a injecté plus de 50 M$ dans le centre-ville.

CHANTAL DESCHAMPS Mairesse de Repentigny


ACDF ARCHITECTURE

« Déjà, souligne-t-elle, l’Espace culturel contribue à revitaliser le secteur urbanisé du centre-ville. L’annonce de son implantation a provoqué un effet d’entraînement sur les investissements. Des immeubles commerciaux et résidentiels ont vu le jour en façade du futur Espace culturel, se traduisant par des investissements privés à venir de l’ordre de 31 M$ entre 2015 et 2017. Ce financement suscitera à son tour la création de nouveaux emplois. » Ces effets bénéfiques ne se limiteront pas au périmètre du centre-ville de Repentigny ; l’ensemble de la communauté d’affaires repentignoise a littéralement acheté le concept de l’Espace culturel parce qu’elle reconnaît le grand potentiel de ce projet porteur d’avenir. « Il récolte un nombre sans cesse grandissant d’appuis, non seulement parmi les intervenants du secteur des arts et de la culture, mais aussi auprès des acteurs socio-économiques d’importance. Le gouvernement du Canada, la Conférence régionale des élus de Lanaudière et la Fondation Robert-Lussier ont chacun accordé une aide financière, alors que le milieu a jusqu’à maintenant versé 1,8 M$ en souscriptions », se réjouit Mme Deschamps. Enfin, l’Espace culturel aura une incidence sur l’attractivité de Repentigny en intervenant dans les choix de destination touristique des vacanciers. Il jouera même un rôle de valorisation

PROULX COMMUNICATIONS

réalisée par le Réseau des villes créatives du Canada qui conclut que « les municipalités qui identifient la culture comme une industrie à part entière ont profité d’importantes retombées, ce qui a stimulé la création d’emploi et les a fait passer de municipalités ordinaires à municipalités de destination ».

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LE FUTUR CENTRE D’ART ET DE CRÉATION DE REPENTIGNY

LE PLAN DU FUTUR ESPACE CULTUREL, AU CŒUR DU CENTRE-VILLE DE REPENTIGNY

du patrimoine, en plus d’attirer une clientèle à la recherche d’activités culturelles. Si les effets bénéfiques sont indéniables pour les citoyens, les commerçants et la Ville, la mairesse estime que l’Espace culturel contribuera à bonifier l’attractivité et la compétitivité de la Communauté métropolitaine de Montréal, deux objectifs que se sont fixés les décideurs métropolitains. « Profitant d’un positionnement géographique enviable, traversée par la rivière l’Assomption, bordée par le fleuve Saint-Laurent, desservie par l’autoroute 40 et par le train de banlieue qui nous relie désormais au centre-ville montréalais en une quarantaine de minutes, Repentigny mise sur des avantages distinctifs pour que l’Espace culturel rayonne au cœur de son centre-ville. Plus qu’un simple lieu de spectacles, ce sera un terreau fertile de création artistique, de découvertes et d’apprentissages unique dans la région de Montréal. En ce sens, ce sera une contribution significative pour l’activité économique et culturelle de notre métropole ! », conclut Mme Deschamps. montréal économique : : édition 2015

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investir et S’établir dans le grand montréal

géniale et méconnue Le potentiel créatif de Montréal est prodigieux et unique au monde. Artistes, gens d’affaires, investisseurs d’ici et d’ailleurs, ils sont plusieurs à y croire fermement. Voici la métropole québécoise vue par Richard St-Pierre, président de C2MTL.

C2, c’est pour commerce et créativité, deux atouts majeurs de Montréal. C2MTL est un événement annuel qui se positionne comme une conférence d’affaires entre le génie et la folie. Cet organisme à but non lucratif est né d’un souper au cours duquel Daniel Lamarre, président et chef de la direction du Cirque du Soleil, et Jean-François Bouchard, président de l’agence de publicité Sid Lee, se sont questionnés sur la façon de faire connaître les forces et le dynamisme de Montréal à la planète entière.

c2mtl 2014 –Jimmy Hamelin

Montréal, ville créative

« Nous reconstruisons un espace pour montrer qu’on se doit d’innover et d’être créatif en affaires comme dans la vie. »

Depuis deux ans, c’est à l’Arsenal que ça se passe, une ancienne usine à bateaux aujourd’hui convertie en galerie d’art située dans Griffintown, quartier historiquement industriel du sud-ouest de la ville, revitalisé, et qui accueille plusieurs organisations et projets innovateurs. « Nous reconstruisons un espace pour montrer qu’on se doit d’innover et d’être créatif en affaires comme dans la vie », souligne Richard St-Pierre. Reconstruire un lieu à l’image de C2MTL, qui lui-même représente ce qu’est Montréal. Bref, tout se tient. Sur la scène durant trois jours : les chefs des meilleures tables de la métropole, l’Opéra de Montréal, des designers, des groupes de musique populaire, des gens d’organismes à but non lucratif et le Musée d’art contemporain (liste non exhaustive) côtoient des partenaires moins connus et des conférenciers aussi célèbres que le fondateur du Groupe Virgin, Sir Richard Branson, le producteur Francis Ford Coppola, le créateur Philippe Starck, le fondateur et chef de la direction d’ING Direct, Arkadi Kuhlmann, ou 30

montréal économique : : édition 2015

Frédérique Ménard Aubin

Inviter des conférenciers renommés pour attirer un auditoire important, présenter Montréal aux investisseurs étrangers, oui, c’est bien. Mais pas question de recourir aux formules classiques. Pour susciter l’attention du monde sur la créativité montréalaise, C2MTL veut en être le reflet. « Plus qu’un événement, c’est une plateforme qui donne une voix aux forces vives d’ici, que ce soit dans le domaine de la musique, de la gastronomie ou des affaires », précise Richard St-Pierre

Richard St-Pierre Président C2MTL


c2mtl 2014 –Jimmy Hamelin

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C2MTL 2014 - Lab-solutions

C2MTL 2014 - Lite-Brite - la camaraderie

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le chef de la direction du groupe Walt Disney, Michael Eisner, pour n’en nommer que quelques-uns. En 2015, le lieu accueillera entre autres Chelsea Clinton, l’acteur et producteur Kevin Spacey et le champion de tennis André Agassi. Parmi les 16 membres du conseil d’administration de C2MTL se retrouvent Claudine Blondin Bronfman, coprésidente de la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, Yannis Mallat, président-directeur général d’Ubisoft, Renée-Claude Ménard, directrice des relations publiques du Cirque du Soleil, et Alexandre Taillefer, associé chez XPNC Capital et figure connue de l’émission Dans l’œil du dragon – une téléréalité où des gens d’affaires investissent dans le soutien ou le démarrage d’entreprises. « Aucun gain financier pour les membres du CA de C2MTL, dit Richard St-Pierre. Ils le font parce qu’ils ont à cœur le rayonnement de Montréal et qu’ils croient en l’immense potentiel de la ville. Pour certains, leur succès vient en partie des atouts de Montréal ; c’est donc leur façon de redonner, que ce soit du temps, des ressources, l’accès à leurs contacts ou une contribution financière. » La force de créer et d’innover Quels sont-ils ces atouts de Montréal ? Plus qu’une industrie en particulier, c’est la force de créer et d’innover, fait valoir M. St-Pierre. À cela s’ajoutent le multiculturalisme et l’ouverture au monde, ainsi que des ressources humaines compétentes et bien formées. Y démarrer une entreprise est relativement facile comparativement à d’autres villes, un facteur souvent déterminant pour des investisseurs étrangers. « Nous avons ici une fibre entrepreneuriale exceptionnelle, poursuit Richard St-Pierre. Les gens n’ont pas peur de se lancer. J’ai entendu l’un de nos conférenciers, Andy Nulman, président

du festival international d’humour Just for Laughs, dire que le seul moyen de réussir en affaires, c’est de sauter du haut d’un précipice et de se faire pousser des ailes avant de toucher terre. J’ai trouvé cette analogie extraordinaire. Les Montréalais sont prêts à le faire. Prendre un risque, créer un modèle d’affaires et avoir confiance de voir pousser des ailes avant que survienne un problème. J’ai vécu en Europe, aux États-Unis et en Asie, et il y a peu d’endroits où l’on retrouve ces caractéristiques chez un aussi grand nombre de personnes. » Avoir vécu sur d’autres continents pendant une dizaine d’années a justement permis à Richard St-Pierre de constater à quel point Montréal était une ville exceptionnelle. « Montréal peut devenir une capitale planétaire de créativité, mais le monde ne le sait pas encore, affirme-t-il. La métropole est connue de nom, on sait où elle se trouve sur la carte, mais ses atouts et sa capacité demeurent des secrets trop bien gardés. Nous avons besoin de construire des ponts. » Ses arguments ? Une qualité de vie et une qualité commerciale, c’est-à-dire une ville où il fait bon vivre et faire des affaires. « Le talent n’est pas que dans les personnes, il loge aussi dans le tissu social, expose-t-il. Celui qui veut créer une banque ira à New York ou à Londres, les Google ou Facebook de ce monde ont investi leurs millions à Silicon Valley. Mais Montréal abrite une mine de ressources créatives et innovantes. C’est là notre avantage distinctif. Il s’agit d’une force horizontale. Ici, nous avons la capacité de créer autant dans l’ingénierie des réacteurs, dans la recherche pharmaceutique, dans le bois d’œuvre que dans l’énergie. Le fil conducteur entre ces industries, c’est la capacité d’innover typiquement montréalaise plus développée que dans d’autres villes. » montréal économique : : édition 2015

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c2mtl 2014 – Agneszzka S

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c2mtl 2014 – Sébastien Roy

investir et S’établir dans le grand montréal

C2MTL 2014 - Lab-dIy

C2MTL 2014 - Espace collectif

« Même les Montréalais minimisent la beauté et le potentiel de leur ville. Nous avons pourtant de quoi être fiers. L’innovation coule à flots chez nous. » – Richard St-Pierre

Peut-on dire que Montréal est une ville de flyés ? « Ce serait une façon caricaturale de l’exprimer, répond Richard St-Pierre. Après trois ans seulement, C2MTL s’est hissé parmi le top 10 des conférences mondiales, ce qui est plutôt exceptionnel quand on considère que les neuf autres qui figurent sur cette liste existent depuis 20 ou 30 ans. Ce succès illustre mon propos. Commerce et créativité vont de pair, nous avons assemblé des composantes qui ne l’avaient pas été jusqu’à maintenant. Et c’est à Montréal que ça se passe. » La fierté de se faire connaître Enthousiaste, le président de C2MTL poursuit : « Même les Montréalais minimisent la beauté et le potentiel de leur ville. Nous avons pourtant de quoi être fiers. L’innovation coule à flots chez nous. On en parle souvent par rapport aux jeux vidéo. Je vais donner aussi l’exemple de Felix & Paul Studios qui a mis au point une caméra pour filmer en stéréoscopie visuelle et sonore, une expérience de 3D jamais vue, et qui vient de signer un contrat avec Samsung. C’est le contenu produit par Felix & Paul Studios que verront les acheteurs de la lunette Oculus, qui sera mise en vente sous peu par le géant. » Montréal est par ailleurs ville UNESCO du design, classée dans le top 3 de la Hot list des villes estivales du Lonely Planet, elle rayonne sur le plan culturel avec des Leonard Cohen, Céline Dion, le Cirque du Soleil, Denys Arcand, ou Arcade Fire. Un autre exemple ? « L’économiste bangladais Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006 et inventeur du microcrédit, l’un des conférenciers de l’édition 2014, cherchait depuis plusieurs années à s’implanter en Amérique du Nord sans avoir trouvé de ville dans laquelle sa mission pouvait bien s’exprimer. C’est à Montréal qu’il pourra éventuellement le faire, c’est la ville qu’il choisirait, celle dans laquelle il se 32

montréal économique : : édition 2015

sent à l’aise et qui reflète un peu la culture qu’il cherche à promouvoir », relate Richard St-Pierre. Le 28 novembre 2014, M. Yunus a annoncé que C2MTL a été choisi comme principale plateforme nord-américaine qui accueillera le Social Business Forum pour les sept prochaines années. Montréal au futur Une fois ses études terminées, Richard St-Pierre est allé explorer le vaste monde. Puis il a décidé de se fixer quelque part. Paris ? Londres ? Shanghai ? New York ? Il est plutôt revenu vers Montréal, pour se rapprocher de sa famille, cela va de soi, et pour profiter de l’ensemble des avantages qu’il a mentionnés précédemment. « Expo 67, les Jeux olympiques, les Floralies internationales, nous avons réalisé de grands projets par le passé, ils sont dans notre souvenir collectif. Puis nous avons connu une période de stagnation. Nous voyons maintenant rejaillir nos forces vives sur les plans social, économique, commercial. Le maire Denis Coderre n’a-t-il pas dit que Montréal était de retour ? Quelque chose va se passer dans la prochaine décennie, c’est en train de se mettre en place. Une flamme renaît, les gens trouvent une nouvelle voix, un nouveau message qui dynamisent les domaines culturel et économique. Pour l’instant, il n’y a pas encore de mots, je n’ai encore entendu personne mettre le doigt sur cette nouvelle réalité, mais je pense que Montréal se redécouvre comme collectivité. Ce changement de cap s’est amorcé il y a plus ou moins cinq ans. » Que voit Richard St-Pierre pour le futur de Montréal ? « La reconnaissance. Nous avons la capacité de devenir la capitale créative du monde », insiste-t-il. Est-ce un rêve ambitieux ? « Je crois sincèrement que nous pouvons le faire, c’est pour ça que je suis le président de C2MTL. »


© Pomerleau

AUX PREMIERES LOGES DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE LAVALLOISE La Place Bell jouera un rôle de premier plan dans le développement économique, sportif et culturel lavallois.


investir et S’établir dans le grand montréal

Montréal , ville universitaire

Des atouts qui séduisent les étudiants étrangers

le pavillon président-kennedy de l’université du Québec à Montréal

Qu’ont en commun Paris, Londres, Singapour, Sydney, Zurich, Melbourne, Hong Kong, Boston et Montréal ? Ce sont, dans l’ordre, les meilleures villes étudiantes du monde, selon le QS World University Rankings. Les critères utilisés pour ce classement britannique : mixité étudiante, qualité de vie, employabilité à la sortie de l’université et coût des études. Se retrouver en 9e position de ce palmarès des tops 50 en 2012 et en 2013 est certes une fierté pour Montréal. Par ailleurs, le Sea Turtle Index de l’institution financière chinoise The Bank of Communications classe Montréal comme la meilleure ville du monde en regard de la qualité de l’offre éducative, de l’expérience sociale et professionnelle ainsi que des possibilités d’investissement financier et immobilier. Pourquoi Montréal attire-t-elle, bon an mal an, quelque 26 000 étudiants étrangers ? En raison de ses nombreux établissements d’enseignement et de recherche différents les unes des autres : quatre universités – deux francophones et deux anglophones –, des écoles monodisciplinaires offrant des programmes particuliers de haut niveau, l’École de technologie supérieure (ÉTS), l’école de gestion HEC Montréal, l’École Polytechnique, auxquelles s’ajoutent l’École nationale d’administration publique (ENAP) et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), ainsi qu’un campus de l’Université de Sherbrooke à Longueuil, sur la Rive-Sud. « En moins 34

montréal économique : : édition 2015

DENIS BERNIER

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stephan poulin

Des établissements nombreux et diversifiés, une belle qualité de vie, un dynamisme culturel bilingue : Montréal est invitante pour les étudiants d’ailleurs.

Robert proulx Recteur Université du Québec à Montréal

de cinquante ans, Montréal est passé de la ville aux cent clochers à la ville aux onze universités et grandes écoles spécialisées », dit le recteur de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Robert Proulx, pour faire image, ajoutant que toutes travaillent ensemble dans un même réseau, ce qui constitue un autre atout.


Frédérique Ménard Aubin

« Le multiculturalisme représente un autre aspect qu’apprécient les jeunes étudiants de l’étranger. Montréal est également une ville festive, et les frais de scolarité y sont plus bas qu’aux États-Unis. À Montréal, l’étudiant peut apprendre le français et vivre en anglais ou vice versa. Un phénomène assez rare. »

richARD DESCHAMPS Président du comité Montréal ville de savoir et d’innovation Conférence régionale des élus de Montréal

La recherche est une fonction universitaire importante, expose Richard Deschamps, président du comité Montréal ville de savoir et d’innovation, faisant valoir quelques exemples de forces montréalaises à cet égard, comme la présence de sommités mondiales à l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC), les travaux pratiques en relation directe avec les entreprises réalisés par l’ÉTS et l’École Polytechnique, les travaux d’Hans Selye qui a découvert le syndrome du stress au cours de ses travaux menés à l’Université de Montréal et à l’Université McGill. « Dans nos établissements, il y a de grands universitaires, des chercheurs de classe mondiale de tous les domaines, et beaucoup d’étudiants viennent ici pour entreprendre des doctorats et des postdoctorats auprès de ce genre de personnes. En effet, la qualité des professeurs et de leurs recherches est l’un des critères de décision », dit M. Deschamps.

istock par Steve Rosset

OLIVIER MARCIL Vice-principal aux communications et relations externes Université McGill

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D’où viennent ces étudiants qui choisissent les universités montréalaises ? « En majorité de l’Europe francophone et de l’Afrique du Nord, mais également des pays du Commonwealth, des États-Unis et des autres provinces canadiennes », répond Richard Deschamps.

Université McGill

Une offre de haut niveau conjuguée à un profil innovateur, voilà qui ne manque pas de plaire aux jeunes. De plus, Montréal est reconnue comme une ville sécuritaire offrant une qualité de vie agréable et un tissu social diversifié. « Le multiculturalisme représente un autre aspect qu’apprécient les jeunes étudiants de l’étranger. Montréal est également une ville festive, et les frais de scolarité y sont plus bas qu’aux États-Unis. À Montréal, l’étudiant peut apprendre le français et vivre en anglais ou vice versa. Un phénomène assez rare », énumère Richard Deschamps. « Montréal, ce sont des quartiers qui grouillent de vie, des parcs immenses, des pistes cyclables, des terrasses ensoleillées, des marchés publics animés. Haut lieu de créativité et de culture, Montréal attire les foules avec ses festivals, ses productions théâtrales, ses spectacles et ses expositions », ajoute Robert Proulx.

Si Montréal se hisse en tête des palmarès comme ville universitaire, ses maisons d’enseignement ne sont pas en reste. Toujours selon le QS World University Rankings, l’Université McGill vient au 21 e rang des meilleurs établissements, et l’Université de Montréal loge au 83e échelon pour l’année 2014-2015. « Nous sommes la seule ville avec Hong Kong à avoir deux universités qui enseignent dans des langues différentes parmi les 100 premières de ce classement », souligne Olivier Marcil, vice-principal aux communications et relations externes de l’Université McGill.

l’université mcgill

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l’université de montréal

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l’École de technologie supérieure (ÉTS)

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Éts

investir et S’établir dans le grand montréal

Apports positifs La présence d’étudiants étrangers dans une ville entraîne des effets positifs, fait valoir Richard Deschamps. D’ordre économique d’abord. Selon les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, ce serait 1 G$ injectés dans l’économie québécoise en 2010, dont 88 M$ en revenus de taxation et contribution au trésor public. Comme Montréal accueille 75 % des étudiants internationaux du Québec, on peut donc estimer qu’ils ont dépensé plus ou moins 750 M$ dans la métropole. De plus, ces talents étrangers qualifiés ou en formation constituent un élément de réponse aux enjeux démographiques. Ils contribuent, en effet, à contrer le vieillissement de la population, à rehausser rapidement le niveau de qualification de la main-d’œuvre et à attirer de nouveaux investissements, car la présence de travailleurs spécialisés est un facteur déterminant de localisation d’entreprises étrangères, particulièrement dans les secteurs de la haute technologie. 36

montréal économique : : édition 2015

l’école de gestion HEC Montréal

« Les problématiques de l’heure concernent la planète entière, expose Robert Proulx. Les nations sont interdépendantes, et l’on ne peut pas aborder les grandes questions qui feront progresser les sociétés sans en tenir compte. Les étudiants qui viennent chez nous sont des gens qui s’intègrent et qui nous permettent d’entrer en contact avec le reste du monde à travers eux. » Avec un diplôme en poche, des réseaux de contacts et une compréhension de la société d’accueil et bien souvent du monde du travail pour l’avoir fréquenté pendant leurs études, les étudiants internationaux représentent en effet un bassin d’immigration privilégié pour les pays hôtes. Même ceux qui décident de retourner dans leur pays d’origine à l’issue de leurs études sont porteurs d’un impact positif sur les relations institutionnelles, politiques et commerciales du pays. Leur compréhension de la société et des valeurs québécoises et canadiennes, combinée aux réseaux qu’ils y ont créés, en fait des alliés et des ambassadeurs à l’étranger.


C’est pourquoi plusieurs villes déploient des efforts de séduction pour les attirer. « Notre plus proche compétitrice, géographiquement et dans la liste de QS, est Boston, souligne Richard Deschamps. Cette ville a basé son économie sur le savoir avec des établissements aussi renommés qu’Harvard, le Massachusetts Institute of Technology et le Boston College qui attirent assurément un grand nombre d’étudiants. La bonne nouvelle pour nous, c’est que nous en accueillons tout autant à Montréal pour l’ensemble des avantages que nous offrons. »

VISIONNAIRES, LEVEZ LA MAIN.

Gagner quelques rangs dans les classements Montréal est une ville universitaire reconnue, capable d’accueillir et de former des milliers d’étudiants d’ici et d’ailleurs – 190 000 au total, précise le recteur de l’UQAM selon les statistiques 2013 de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI). Une performance qui ne va pas sans poser un grand défi : celui de ne pas se laisser damer le pion dans cet environnement hautement compétitif, voire de devenir plus performant encore. D’où l’avis intitulé L’urgence d’agir pour attirer les meilleurs étudiants internationaux à Montréal, lancé en septembre dernier par la Conférence régionale des élus (CRÉ) en présence du maire de la ville, Denis Coderre. Le document, qui analyse la situation en profondeur et émet 26 recommandations, fait consensus dans le milieu ; les universités McGill, UQAM, Concordia, de Montréal, les écoles Polytechnique, ÉTS, HEC, ainsi que le regroupement des collèges du Montréal métropolitain sont parmi les signataires. Il a été réalisé dans le cadre des travaux de la démarche Montréal, ville apprenante, de savoir et d’innovation de la CRÉ de Montréal, et plus particulièrement de son comité L’ouverture aux citoyens du monde. Outre les universités, écoles et collèges, Montréal International, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le Forum jeunesse de l’île de Montréal et la Ville de Montréal figurent parmi les membres de ce comité. montréal économique : : édition 2015

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investir et S’établir dans le grand montréal

JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

« Un consensus aussi large sur ce qu’il reste à faire pour renforcer notre position en matière d’attraction, d’accueil, d’intégration et de rétention démontre à quel point les joueurs montréalais de la scène municipale et du monde de l’éducation ont à cœur la présence accrue d’étudiants internationaux chez nous. » – Richard Deschamps 1

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l’Université de Sherbrooke à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal

« Cet avis pose un bon diagnostic, commente Olivier Marcil. Montréal possède tous les atouts, et nous pouvons attirer davantage d’étudiants étrangers, d’autant plus que d’autres provinces s’activent sur ce terrain et courtisent le marché asiatique où la mobilité est très forte. »

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montréal économique : : édition 2015

Partout sur la planète, en effet, la mobilité étudiante connaît une croissance phénoménale. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le nombre d’étudiants internationaux est passé de 2 à 4,1 millions entre 2000 et 2010, pour atteindre près de 4,3 millions en 2011. On projette qu’ils seront 6,4 millions en 2025. L’urgence d’agir pour attirer les meilleurs étudiants internationaux à Montréal interpelle les différents paliers de gouvernement et recommande, entre autres, de simplifier l’ensemble des formalités et des processus liés à l’immigration, notamment les démarches d’entrée et de prolongation de séjour. Parmi les autres priorités, Richard Deschamps mentionne le recrutement et l’accueil des étudiants internationaux, qui engendrent des coûts. « Il faudrait que la structure de financement soit revue pour que ces coûts soient couverts le plus possible », dit-il. L’avis recommande également de lever le plafonnement des places au niveau collégial pour pouvoir accueillir plus d’étudiants internationaux et de déployer des mesures d’intégration linguistique et professionnelle pendant les études afin d’augmenter la rétention des jeunes diplômés. « Un consensus aussi large sur ce qu’il reste à faire pour renforcer notre position en matière d’attraction, d’accueil, d’intégration et de rétention démontre à quel point les joueurs montréalais de la scène municipale et du monde de l’éducation ont à cœur la présence accrue d’étudiants internationaux chez nous », conclut Richard Deschamps.


Montréal, ville numérique

Occupant déjà une place enviable parmi les villes numériques, Montréal veut se hisser dans les premiers rangs du palmarès des villes les plus intelligentes d’ici 2017.

Élu maire de Montréal en novembre 2013, Denis Coderre croit au pouvoir des technologies de l’information. Les utiliser pour améliorer les services aux citoyens faisait même partie de ses engagements lors de la campagne électorale. Quatre mois après son entrée à l’Hôtel de Ville, il créait le Bureau de la ville intelligente et numérique et lui donnait pour mission d’élaborer une stratégie afin que Montréal poursuive sur sa lancée et joue, auprès des citoyens, un rôle de leader. « Numériser et se brancher n’est pas une finalité en soi, précise Harout Chitilian, vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, responsable de la réforme administrative, de la ville intelligente, des technologies de l’information et de la jeunesse. Les technologies sont un moyen pour offrir des services publics dans l’air du temps. La vision du maire est celle d’une ville qui va plus loin qu’une ville numérique. C’est celle d’un citoyen branché et engagé, accompagné par une ville intelligente, qui participe à l’amélioration des services publics. » Une vision, quatre axes Les circonstances sont favorables, affirme M. Chitilian. La société civile est dynamique, et les technologies constituent une force montréalaise dans plusieurs domaines. La stratégie et les grands chantiers que le Bureau de la ville intelligente et numérique et son nouveau directeur, Stéphane Goyette, rendront prochainement publics couvriront quatre axes. Le premier touche les données, afin de créer des outils pour les recueillir et surtout pour les utiliser dans les opérations de gestion de la ville et dans le processus de décision, énumère Harout Chitilian. Le second porte sur la connectivité sans fil dans les espaces publics et l’Internet haute vitesse ainsi que les bandes passantes dans les entreprises, tout autant que sur la capacité de numériser l’utilisation d’équipements sous la

Studio Mocaphoto

En 2013, l’Intelligent Community Forum (ICF) a en effet reconnu Montréal parmi les 21 métropoles intelligentes du monde. Plus récemment, Boyd Cohen du magazine Fast Company l’a classée en neuvième position dans la liste des villes les plus intelligentes d’Amérique du Nord, qualifiant Montréal de « ville intelligente émergente ».

istock par Izabela Habur

de plus en plus intelligente

« La vision du maire est celle d’une ville qui va plus loin qu’une ville numérique. C’est celle d’un citoyen branché et engagé, accompagné par une ville intelligente, qui participe à l’amélioration des services publics. » Harout chitilian Vice-président du comité exécutif Responsable de la réforme administrative, de la ville intelligente, des technologies de l’information et de la jeunesse Ville de Montréal

compétence municipale comme les feux de circulation, les lampadaires, les bornes de recharge pour véhicules électriques ou les parcomètres. Le troisième a trait à la numérisation des services publics, entre autres pour le dépôt des plaintes ou les demandes de permis. Cela pourrait aller jusqu’à élargir la gamme de services municipaux qui pourraient être payés par la carte Opus – sur laquelle les usagers du transport en commun téléchargent leurs billets de passage – au règlement des parcomètres ou, éventuellement, à celui des Bixis. Enfin, le quatrième concerne l’aspect collaboratif. Permettre, par exemple, à des entrepreneurs qui mettent au point des outils intelligents pour la gestion des opérations de la ville de les tester sur un espace public ou encore de lancer des défis à la société civile pour régler des enjeux municipaux. « Ça se fait à Barcelone et à Philadelphie », souligne Harout Chitilian. Le projet pilote Info-Neige lancé dans cinq arrondissements pour informer les citoyens du déroulement des opérations de déneigement (et diminuer ainsi les remorquages irritants) met en lumière l’éventail des vastes possibilités associées aux technologies pour améliorer les communications et les services, conclut M. Chitilian. montréal économique : : édition 2015

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L’effervescence immobilière dans le Grand Montréal Certes, la frénésie des dernières années s’est quelque peu apaisée, mais les marteaux continuent de résonner aux quatre coins du Grand Montréal. On parle désormais d’un marché stable et toujours vigoureux. À preuve, les grands chantiers en marche un peu partout dans la ville de Montréal et les nombreux investissements sur les rives nord et sud de l’île. En plus de vous présenter de grands projets immobiliers qui remodèlent le paysage urbain, nous donnons la parole à des experts du secteur, membres de l’Institut de développement urbain du Québec, et faisons le portrait de deux grands investisseurs qui injectent chaque année des millions de dollars dans le marché immobilier du Québec : le Fonds immobilier de solidarité FTQ et Ivanhoé Cambridge. Par Emmanuelle Gril, journaliste

Devimco

Les grands projets immobiliers ou l’art de façonner une ville Les projets immobiliers sont nombreux dans le Grand Montréal, et les grues ne semblent pas près de disparaître du paysage. Alors que certains secteurs de la métropole sont littéralement en train de se redéfinir, l’activité ne se dément pas sur les deux rives de l’île. Tour d’horizon de ces projets porteurs d’avenir.

La renaissance de Griffintown L’ancien quartier industriel et ouvrier Griffintown, dans le sud-ouest de Montréal, renaît de ses cendres. Stratégiquement situé entre le canal Lachine et la rue Notre-Dame, près de la Cité du Multimédia et du Vieux-Montréal, ce secteur fait l’objet de bien des attentions après avoir été longtemps délaissé par les investisseurs. N’accueillant que 1 100 résidents en 2001, le quartier pourrait en voir affluer 16 000 au fur et à mesure que les unités d’habitation sortiront de terre. Plus d’une dizaine de projets immobiliers résidentiels sont en cours sur le territoire, tel celui des Bassins du Havre avec ses 1 800 appartements en copropriété dont la réalisation comporte 12 phases. Mais c’est le vaste projet District Griffin de Devimco Immobilier qui a amorcé le bal de la revitalisation. Son 40

montréal économique : : édition 2015

président, Serge Goulet, un visionnaire déjà à l’origine du Quartier DIX30 (un centre commercial de type milieu de vie urbain) à Brossard, sur la Rive-Sud de Montréal, s’est lancé dans l’aventure dès 2005. Au total, plus de 800 M$ seront investis dans trois grands îlots : Griffin sur l’eau, Griffin sur Peel et Griffin sur Parc. On y trouvera plus de 2 100 appartements en copropriété et locatifs, ainsi que des superficies de 290 000 pi 2 de bureaux et de 328 000 pi2 de commerces. La phase initiale du premier îlot est achevée et comprend 188 appartements en copropriété, plusieurs services et un hôtel. Le deuxième îlot est en construction (310 appartements en copropriété dans deux tours et un basilaire commercial). Pour le troisième îlot, une tour de 114 appartements en copropriété est déjà érigée, et la construction d’une autre vient d’être lancée.


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Le District Griffin sur parc

Le Quartier de l’innovation

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« Le marché demeure fort, et la demande de condominiums est importante. Il y a un beau dynamisme dans ce quartier qui revit et se transforme de jour en jour. C’est magnifique de le voir évoluer sous nos yeux !, s’enthousiasme Marco Fontaine, directeur principal, ventes et marketing de District Griffin. Créer un milieu de vie, c’est la marque de commerce de Devimco. On ne propose pas seulement un condominium, mais tout un environnement », ajoute-t-il, précisant que cette renaissance s’apparente à celle du Meatpacking District à New York ou du Liberty Village à Toronto.

Au centre de ce projet se trouve l’idée de créer une sorte de laboratoire, un écosystème propice à l’innovation intégrant quatre volets : industriel, formation et recherche, urbain, social et culturel. Pour M. Silès, tous les éléments sont déjà en place : « On compte 45 000 étudiants, professeurs et chercheurs, 20 000 emplois au sein de 350 entreprises, la plus grande concentration en technologies de l’information et du multimédia au Canada, une communauté artistique dynamique, des projets immobiliers qui se chiffrent en milliards de dollars… », énumère-t-il. Autrement dit, tous les ingrédients sont là pour que la sauce prenne !

devimco

Mais ce n’est pas tout : Griffintown se trouve aussi au cœur du tout nouveau Quartier de l’innovation (QI), porté conjointement par l’École de technologie supérieure et l’Université McGill. « Nous voulons rassembler les talents et développer la créativité et l’audace avant d’utiliser la brique et le mortier », assure Damien Silès, directeur général du QI.

marco fontaine Directeur principal, ventes et marketing District Griffin

damien Silès Directeur général Quartier de l’innovation

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le quad windsor

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cadillac fairview

illustration: artist’s concept E. & O.E.

L’effervescence immobilière dans le grand montréal

la tour des canadiens

des constructions de prestige à la ligne d’horizon de la métropole et améliorera l’intégration du centre-ville aux quartiers environnants et à Griffintown », expliquait aux médias Salvatore Iacono, viceprésident principal, développement et gestion immobilière, portefeuille de l’est du Canada chez Cadillac Fairview, en mars 2014.

JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

Quatre phases sont prévues. La première devrait voir la construction de deux tours résidentielles de 38 étages au 1150 et au 1250, rue Saint-Antoine Ouest. Elles seront reliées par une passerelle aérienne qui traversera la rue Saint-Antoine et viendra étendre le réseau public piétonnier existant, permettant de traverser cette artère à l’abri des intempéries.

salvatore iacono Vice-président principal, développement et gestion immobilière, portefeuille de l’est du Canada Cadillac Fairview

Le Quad Windsor : un nouveau quartier en gestation Au cours des prochaines années, le centre-ville de Montréal est appelé à changer de visage. En mars 2014, Cadillac Fairview annonçait son plan de développement immobilier pour ce qui s’appellera désormais Le Quad Windsor. En plus de la tour des Canadiens et de la tour Deloitte, l’entreprise construira sept nouveaux édifices, dont cinq à vocation résidentielle et deux immeubles de bureaux, et ce, d’ici les 15 prochaines années. Ce projet de 2 G$ proposera des espaces de travail et un environnement de vie ultramodernes. « Nous envisageons une utilisation mixte, comprenant des locaux pour bureaux, des immeubles résidentiels et des commerces, le tout représentant plus de quatre millions de pieds carrés. Cette mixité contribuera à créer un nouveau quartier vibrant au centreville, qui viendra étendre le centre névralgique de la ville, ajoutera 42

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La deuxième phase comprend deux tours de bureaux situées au 750, rue Peel, pour une superficie locative totale de 1,1 million de pieds carrés. Ces bâtiments auront une forme effilée afin de pouvoir élargir les trottoirs à leur base et d’alléger l’impact sur la ligne d’horizon. Le plan prévoit aussi une place publique avec des commerces, ainsi que des espaces verts aménagés le long du trottoir, des puits de lumière souterrains et un accès public au réseau souterrain le long de la rue Saint-Jacques. Les immeubles ont été pensés par la prestigieuse firme de Chicago, Adrian Smith + Gordon Gill Architecture, qui a aussi conçu le Burj Khalifa de Dubaï, le plus haut gratte-ciel au monde. Au cours de la phase 3, on érigera trois tours résidentielles au 600, rue Peel, ainsi que des maisons de ville et des commerces. Les tours seront légèrement courbées afin de maximiser les vues et l’exposition vers le sud et seront bâties autour d’une rue piétonnière qui traversera le site. Un grand parc urbain, accessible au public, fait aussi partie des plans. Dernière phase et non la moindre : la restauration et la mise en valeur de la Gare Windsor, pierre angulaire du projet, souligne M. Iacono. Ce joyau du patrimoine architectural montréalais d’inspiration romane médiévale a été construit par le Canadien Pacifique à la fin du XIXe siècle et prêtera désormais son nom à tout un quartier.


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Le campus Saint-Laurent de Technoparc Montréal

« Notre force réside dans le fait que nous pouvons répondre à tous les besoins des entreprises, aussi bien sur le plan immobilier qu’en matière de développement technologique. » – Mario Monette

Technoparc Montréal

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L’effervescence immobilière dans le grand montréal

mario monette Président-directeur général Technoparc Montréal

Technoparc Montréal : des projets tous azimuts ! Mario Monette, le PDG de Technoparc Montréal, un prestigieux parc de recherche scientifique, assure que 2015 sera une excellente année. Il souligne tout d’abord la renaissance du secteur des sciences de la vie, après des années de vaches maigres et de restructuration des entreprises. « La société sud-coréenne Green Cross va démarrer la construction d’un complexe de fractionnement du plasma sanguin, un projet de plus de 180 M$, sur le Campus Saint-Laurent du Technoparc. Quant au futur siège social de la Corporation de soins de la santé Hospira, également sur le Campus, il devrait être achevé au printemps 2015 », se réjouit-il. Par ailleurs, tous les locaux vacants de l’Institut NéoMed, une plaque tournante en recherche biopharmaceutique, ont trouvé preneur en 2014. On s’attend à ce que 400 nouveaux emplois voient le jour sur l’horizon 2015, une très bonne nouvelle pour l’économie de la métropole. M. Monette affirme que dans le domaine biopharmaceutique, Montréal est devenue aussi dynamique que Boston. « Nous récupérons le terrain perdu et nous sommes en bonne voie de devenir une ville-clé », dit-il. Signe que les affaires vont bon train : on projette d’ériger un nouveau bâtiment de 15 000 pi2 pour accueillir d’autres firmes en sciences de la santé et des start-up dans le domaine.

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montréal économique : : édition 2015


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Le futur Éco-campus Hubert Reeves sur le campus saint-laurent

Société développement Angus

Le Technopôle Angus poursuit son développement Technopôle Angus, ce secteur de la ville de Montréal situé à la jonction des quartiers Rosemont et du Plateau Mont-Royal, a connu un essor marqué. Au début du XXe siècle, on y trouvait les ateliers du Canadien Pacifique, dont les derniers ont été fermés en 1992. Une fois cette page de l’histoire industrielle tournée, ce vaste espace devait retrouver une vocation. Ce fut chose faite lorsque la Société de développement Angus (SDA) commença à acheter progressivement les terrains en 1995. Presque 20 ans plus tard, la reconversion du site est spectaculaire et suscite l’enthousiasme. Il abrite aujourd’hui 53 entreprises dans des secteurs variés (santé, services, technologies de l’information, économie sociale) qui fournissent de l’emploi à

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Enfin, M. Monette signale que Technoparc Montréal représente un pôle important en recherche industrielle et en technologies innovantes au Québec. Par l’intermédiaire de son centre d’affaires TM2, on compte d’ailleurs y accueillir de plus en plus d’entreprises en démarrage. « Nous travaillons sur des solutions qui passent de la domiciliation aux services de soft landing pour des compagnies étrangères qui souhaiteraient tester le marché canadien. Notre force réside dans le fait que nous pouvons répondre à tous les besoins des entreprises, aussi bien sur le plan immobilier qu’en matière de développement technologique », explique-t-il.

technoparc

L’Éco-campus Hubert Reeves constituera pour sa part un quartier à part entière du Campus Saint-Laurent, une vitrine technologique mondiale consacrée aux technologies propres et au développement durable. Les travaux d’aménagement ont déjà commencé et devraient s’accélérer en 2015, lorsque plusieurs annonces importantes seront faites.

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Gilbert leblanc Vice-président - Développement, investissement et immobilier Laval Technopole

2 300 personnes, ainsi que deux garderies, un centre de santé, une salle d’entraînement, sans oublier le vaste parc Jean-Duceppe. Un véritable milieu de vie pour des résidents qui s’y sentent choyés. Et ce n’est pas tout, car le développement se poursuit pour mettre en valeur un terrain de 400 000 pi2 qui n’a pas encore été développé sur le site, un projet de 215 M$, estime Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la SDA. « Nous voulons favoriser la mixité résidentielle. Sur les 300 unités d’habitation projetées, nous visons 15 % de logements sociaux, 70 % de condominiums abordables et 15 % de condominiums privés. Nous avons conclu une entente avec la Société d’habitation et de développement de Montréal et adapté le programme Accès Condo à notre projet. Les condominiums seront offerts prioritairement aux gens du quartier », explique-t-il. Ces appartements comprendront deux et même trois chambres à coucher, et ils répondront aux besoins des jeunes familles de la classe moyenne qui habitent déjà dans l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, mais qui n’ont pas les moyens d’acheter une propriété en ville. Pour être « chez eux », nombre d’entre eux doivent déménager en banlieue ou dans un autre secteur moins prisé de Montréal. L’aménagement de 450 000 pi2 de locaux pour bureaux est aussi au programme, ce qui devrait ultimement permettre la création de 3 500 à 4 000 emplois d’ici la fin du projet dans sept à dix ans. Autre principe cher au cœur de M. Yaccarini : le développement durable. Les bâtiments répondront donc aux normes LEED, les stationnements seront souterrains, et les toits verdis autant que possible. Mais il y a mieux : le projet vise aussi à avoir un impact positif sur l’environnement, en faisant en sorte que les bâtiments et les infrastructures produisent l’énergie qu’ils consomment. Ainsi, des équipes travaillent actuellement sur la conception de boucles de récupération de l’énergie et des déchets. « Nous pourrions emmagasiner l’énergie thermique produite par les réfrigérateurs d’un restaurant et nous en servir pour chauffer les condominiums. Le prix serait garanti et fixé en deçà du coût de l’électricité et du gaz naturel », indique M. Yaccarini. Quant aux déchets, ils seront eux aussi transformés en énergie. La SDA est à la recherche d’entreprises susceptibles de venir s’installer sur le site. 46

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christian yaccarini Président et chef de la direction Société de développement Angus

Laval Technopole

Société développement Angus

L’effervescence immobilière dans le grand montréal

Le 3055 saint-martin ouest à laval

Des signaux forts sur la rive-nord Ça bouge sur le territoire lavallois, au nord de l’île de Montréal ! Gilbert LeBlanc, vice-président - Développement investissement et immobilier de Laval Technopole – un organisme ayant pour mandat la promotion et le développement économique de la ville – se réjouit tout d’abord de la décision de Cominar, premier fonds de placement immobilier au Québec et troisième au Canada, d’acheter le Centropolis, un complexe commercial qui prend les allures d’un centre-ville. « C’est un groupe qui a les reins solides et qui a toujours été associé à des projets importants et de qualité. Nous sommes très fiers de le voir continuer son développement sur notre territoire », dit-il. Autre signal fort que Laval représente un marché intéressant pour les investisseurs : le coup d’envoi d’Industria 440, situé sur l’autoroute 440 près de l’autoroute 13, au cœur d’une zone industrielle stratégique. Ce vaste projet de condominiums industriels et commerciaux développé par Cosoltec et le Fonds immobilier de solidarité FTQ, engendrera des retombées économiques estimées à 200 M$. L’ensemble du parc industriel sera bâti sur un terrain de 1,5 million de pieds carrés et regroupera une dizaine de bâtiments industriels multilocatifs. Autre annonce dans le secteur manufacturier : Lumen, le plus grand distributeur de matériel électrique au Québec, déménage ses installations de Pointe-Claire à Laval, où l’entreprise construira son siège social et son centre de distribution, au coût de 100 M$. Ce bâtiment aux normes LEED de 385 000 pi2 sera érigé sur un immense terrain de près d’un million de pieds carrés. La construction de la Place Bell (200 M$), un complexe culturel et sportif d’une capacité de 10 000 places qui comprendra trois patinoires, dont une de hockey professionnel, incite aussi M. LeBlanc à se réjouir : « Cela va ajouter beaucoup d’animation récréotouristique à la région lavalloise. » La construction récente de trois nouveaux immeubles de bureaux (5, Place Laval, 3055, boulevard Saint-Martin Ouest et 3111, boulevard Saint-Martin Ouest) ainsi que plusieurs projets résidentiels (Quintessence phase 3, AquaBlu, Rosa Nova) témoignent aussi du dynamisme lavallois.


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DEL

Mario de tilly Président-directeur général Développement économique Longueuil

L’usine Maple Armor sera située sur le boulevard Clairevue Ouest, dans l’écoparc industriel de Saint-Bruno-de-Montarville

« Laval présente plusieurs avantages pour les investisseurs et les entrepreneurs. On y trouve d’abord de la main-d’œuvre, mais aussi de l’espace. On y compte cinq autoroutes majeures, trois stations de métro et un train de banlieue. Enfin, Laval est située tout près de Montréal avec qui nous avons une belle complémentarité », soutient M. LeBlanc. On brasse des affaires sur la Rive-Sud Mario De Tilly, le PDG de DEL, l’organisme de développement économique de l’agglomération de Longueuil, se réjouit du dynamisme de sa région, dont la vigueur de l’immobilier industriel et commercial est le reflet. Il cite en exemple la vente de 50 % du Quartier DIX30 à Brossard au groupe immobilier Oxford, qui générera des investissements d’environ 600 M$ pour densifier le secteur. On prévoit rendre le stationnement souterrain et bâtir, à la place des commerces, des locaux pour bureaux, un hôtel et des unités d’habitation. À Longueuil, Agropur – la deuxième plus grande société agroalimentaire du Québec – construit actuellement son siège social et son centre de gestion de la qualité au coût de 85 M$. Par ailleurs, l’axe de développement projeté autour de l’aéroport Saint-Hubert est très prometteur. « Ce terrain de 12 millions de pieds carrés a le potentiel de devenir le plus grand parc industriel de la région. Nous avons des projets potentiels d’une valeur de 1,3 G$ dans nos cartons. Nous souhaitons notamment attirer des entreprises de haute technologie », explique M. De Tilly. L’activité ne manque pas non plus autour du métro Longueuil, avec la construction de la tour SSQ (65 M$), un projet mixte incluant des bureaux et une promenade commerciale qui totalisera 120 000 pi2 et qui vise la certification LEED. Une tour d’espaces locatifs devrait aussi être érigée à proximité du métro ; les travaux devraient démarrer vers le milieu de 2015. En bordure de l’autoroute 30, l’Écoparc de Saint-Bruno, un parc industriel orienté vers le développement durable, apporte aussi son lot de bonnes nouvelles. Ainsi, Solutions d’alarme incendie Maple Armor Canada, une filiale d’une compagnie chinoise, y installera sa première usine, au coût de 30 M$ (superficie de 100 000 pi2). Une autre entreprise – dont le nom n’a pas encore

été révélé – y installera aussi ses locaux pour un investissement de 90 M$ ; enfin, l’Écoparc construira une structure d’accueil pour entreprises en émergence (30 M$). « Le secteur manufacturier crée de la richesse, et notre objectif est de le développer ; pour tirer notre épingle du jeu, nous misons sur la valeur ajoutée, les hautes technologies, les produits innovants. Nous voulons aussi créer un écosystème d’éléments structurants visant à attirer les projets et à positionner la région », souligne Mario De Tilly.

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13 octobre 2014

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L’effervescence immobilière dans le grand montréal

L’Institut de développement urbain du Québec

l’immobilier commercial L’Institut de développement urbain du Québec (IDU) pèse lourd dans l’univers de l’immobilier commercial. Par l’intermédiaire de ses membres – promoteurs, gestionnaires, investisseurs, prêteurs et autres acteurs issus de milieux connexes –, il représente 30 G$ d’actifs au Québec. Aperçu de son rôle et de sa vision du marché immobilier montréalais, à court et à moyen terme.

ville de montréal

un acteur incontournable de

Son PDG, Mario Lefebvre, tient toutefois à apporter une nuance importante : « Nous ne représentons pas et ne défendons pas des intérêts particuliers ou des cas individuels. Nous repérons plutôt des problématiques qui touchent nos membres de façon générale et nous faisons part de ces enjeux aux diverses instances représentatives. Notre association porte donc le flambeau de l’industrie dans son ensemble. » 48

montréal économique : : édition 2015

JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

Fondé en 1987, cet organisme indépendant et sans but lucratif s’est fixé pour mandat de donner une voix à l’industrie immobilière commerciale au Québec. Pour ce faire, l’IDU agit à titre d’intermédiaire entre les professionnels de l’industrie et les différentes autorités ainsi que les élus municipaux et gouvernementaux. Son objectif ultime : améliorer les conditions de croissance et de compétitivité de l’industrie en général et, au bout du compte, de ses membres.

Mario Lefebvre Président-directeur général Institut de développement urbain du Québec


« Cette façon de faire est en quelque sorte une nouvelle vocation pour l’IDU. Notre message est simple, et il s’inscrit dans le prolongement de notre mission : nous sommes un groupe dont les membres participent à de grands projets et nous voulons mettre notre expertise au service de la Ville de Montréal. Par conséquent, nous avons voulu prendre le taureau par les cornes, réfléchir et présenter des recommandations. Mais cette démarche n’est pas à sens unique, puisque nous irons prochainement voir nos membres établis rue Sainte-Catherine pour leur demander de faire aussi leur propre bout de chemin, notamment en investissant dans leurs bâtiments pour rendre son lustre à l’artère commerciale », poursuit Mario Lefebvre.

Tour SSQ

1225, rue Saint-Charles Ouest, Longueuil

Par exemple, au cours des dernières années, l’IDU a été présent dans le dossier de la taxe au stationnement, de la tarification de l’eau à Montréal, du moratoire sur les magasins à grande surface à Québec, etc. Plus récemment, il s’est activement impliqué dans le projet de réfection de la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, une artère commerciale majeure, dont les travaux doivent débuter en 2016. « Dans ce contexte, l’Institut a permis aux propriétaires de se faire entendre et d’informer les autorités de l’impact que ces travaux auraient sur eux », souligne Louis Bertrand, directeur, Développement et promotion chez Industrielle Alliance et vice-président du conseil d’administration de l’IDU. Des enjeux importants Le futur chantier de la rue Sainte-Catherine permet à l’Institut de pousser son intervention un peu plus loin et de se montrer très proactif. « Dans ce contexte, l’IDU s’est présenté comme un véritable partenaire du développement de Montréal. D’ailleurs, nos membres ont tout intérêt à ce que la métropole se porte bien, et ils veulent participer à cette vigueur économique », affirme Mario Lefebvre. Dans cette optique, l’association a mis sur pied un comité constitué de personnalités influentes dans le domaine de la gestion immobilière. Ce comité a produit un rapport comportant un certain nombre de recommandations, document qui a été remis à la Ville de Montréal au début du mois d’octobre 2014.

POUR S’ÉTABLIR

OCCUPATION EN 2016

Louis bertrand Directeur, Développement et promotion Industrielle Alliance

LA BONNE PLACE

Bâtiment de prestige – catégorie A visant la certification LEED® Une nouvelle tour de 12 étages de catégorie prestige, intégrant les principes de développement durable, verra le jour à Longueuil, et ce, à deux pas de la station de métro et du pont Jacques-Cartier. Ce projet mixte de locaux pour bureaux incluant une promenade commerciale totalisera 250 000 pi2, dont 215 000 pi2 seront réservés à la location de bureaux. Le secteur commercial – 35 000 pi2 – permettra aux occupants de l’édifice de profiter directement de services de restauration, de boutiques, de services divers et de commerces spécialisés. Pour information : Solutions immobilières intelligentes

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L’effervescence immobilière dans le grand montréal

JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

« En général, le marché semble porteur, et de beaux projets ont été annoncés. Sur le plan politique, aussi bien municipal que provincial, les conditions sont en place, et le Québec possède une économie qui, somme toute, est solide. Les perspectives sont positives, même s’il y a des défis à relever. » mario caron Associé principal et responsable canadien de l’équipe de droit immobilier Norton Rose Fulbright

L’IDU ayant un siège au comité du maire sur le chantier de la rue Sainte-Catherine, M. Lefebvre promet également que l’organisme agira comme une courroie de transmission. « Par exemple, s’il y a de l’insatisfaction parmi nos membres durant les travaux, nous serons en mesure de relayer l’information au maire », dit-il.

qui lui permettent de prendre sa place dans la chaîne mondiale d’approvisionnement. Elle abrite aussi plusieurs grandes universités, un avantage indéniable pour les entreprises en quête de main-d’œuvre qualifiée. « Les planètes sont alignées, et cela augure bien pour l’immobilier commercial à Montréal », affirme-t-il.

D’autres enjeux importants sont aussi dans la mire de l’IDU. « Nous allons bientôt nous pencher sur les réductions unilatérales des crédits d’impôt, de même que sur la fiscalité municipale », indique Mario Lefebvre. À ce sujet, il souligne qu’actuellement, 70 % des revenus des municipalités proviennent de la taxe foncière, ce qui constitue un ratio beaucoup trop élevé. « Il faut absolument diversifier ces sources de revenus, car le rôle des municipalités s’est beaucoup élargi avec le temps. Par ailleurs, avec le vieillissement de la population, nous assisterons d’ici quelques années à un déplacement vers des unités d’habitation plus petites dont la valeur moyenne et, par conséquent, la valeur taxable, sont plus basses », souligne Mario Lefebvre ; le PDG ajoute qu’il importe de réfléchir à cette question dès maintenant pour ne pas être pris au dépourvu.

Mario Caron, associé principal et responsable canadien de l’équipe de droit immobilier chez Norton Rose Fulbright et président du Comité sur le développement économique de l’IDU, se montre lui aussi confiant, malgré quelques bémols. « Ça bouge dans le domaine du commerce de détail, du bureau, du résidentiel. En général, le marché semble porteur, et de beaux projets ont été annoncés. Sur le plan politique, aussi bien municipal que provincial, les conditions sont en place, et le Québec possède une économie qui, somme toute, est solide. Les perspectives sont positives, même s’il y a des défis à relever », dit-il.

Belles perspectives, mais grands défis Lorsqu’on lui demande comment se porte le marché immobilier à Montréal, Mario Lefebvre se montre enthousiaste : « Il se passe des choses très positives actuellement, et de nombreux projets voient le jour. Je pense notamment à la construction de tours de bureaux dans le centre-ville [tour Deloitte, tour Canderel, Maison Manuvie] ; cela fait des années que nous n’avions pas vu ça ! C’est un signal. » M. Lefebvre estime que pour attirer les personnes et les entreprises, une ville doit être attrayante. « Or, c’est exactement ce que Montréal est en train de faire avec la réfection de ses infrastructures, la construction de ses mégahôpitaux, etc. Elle redore son blason », insiste-t-il. Autrement dit, la métropole se refait une beauté, ce qui ne peut qu’attirer les investisseurs. Le PDG de l’Institut souligne que Montréal a d’autres atouts dans sa manche : plaque tournante commerciale située à proximité des États-Unis, elle possède un port et un aéroport 50

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Ainsi, il souligne que le niveau des loyers de bureaux n’est peut-être pas aussi élevé qu’il devrait l’être, ce qui pourrait détourner les investisseurs du marché montréalais : « Il y a beaucoup de pieds carrés disponibles, et cela exerce une pression à la baisse sur les loyers. » Un avis que partage Louis Bertrand. « Depuis environ cinq ans, on assiste à un phénomène de rationalisation des espaces de bureau de la part des locataires. Le marché tend donc à se repositionner ; pour les propriétaires, les rendements deviennent plus difficiles à atteindre », remarque-t-il. Pour attirer et garder les locataires, il faut donc plus que jamais miser sur la valeur ajoutée, offrir services et commodités (douches, stationnement pour vélos, etc.). Néanmoins, M. Bertrand estime que la situation demeure favorable, dans la mesure où il y a peu de nouveaux joueurs et que le marché reste stable. Là encore, une association comme l’IDU a un rôle important à jouer. « Nous devons aider Montréal à être attractive, démontrer aux investisseurs et aux entreprises qu’elle possède de nombreux atouts et en faire la promotion. Dans ce sens, l’IDU est là pour soutenir la réflexion des élus afin d’aider la métropole à se positionner dans un marché concurrentiel », conclut Mario Caron.


Fonds immobilier de solidarité FTQ

un levier économique pour le marché immobilier du Québec Le Fonds de solidarité FTQ possède un actif net de 10,1 G$ (au 31 mai 2014), issu de l’épargne de ses quelque 614 000 actionnaires. Ce fonds d’investissement en capital de développement a pour mission de faire tourner l’économie québécoise. Chaque année, son bras immobilier, le Fonds immobilier de solidarité FTQ, y contribue pour 100 M$.

Le Fonds immobilier de solidarité FTQ a été mis sur pied par le Fonds de solidarité FTQ en 1991. Sa mission ? Former des partenariats stratégiques avec des promoteurs et des constructeurs, afin d’investir dans des projets immobiliers résidentiels, industriels, commerciaux ou de bureaux, dont les retombées doivent profiter à l’ensemble de la société québécoise. Le Fonds immobilier de solidarité FTQ agit donc comme un véritable levier pour l’économie de la province. Canderel, Cadillac Fairview, Devimco, Groupe Germain, Prével, Rachel Julien, la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique, le Club de hockey des Canadiens de Montréal ne sont que quelques-uns des partenaires avec lesquels le Fonds s’est associé au fil de près de 25 années d’existence.

« Notre modèle d’affaires est simple : nous sommes partenaires en capitaux propres avec des co-investisseurs dans des projets immobiliers. Nous disposons ensuite de ces projets au bout de cinq à sept ans, selon les conditions économiques. Le partenaire peut alors racheter notre participation et la conserver, ou encore la revendre à un autre investisseur », explique Normand Bélanger, PDG du Fonds immobilier de solidarité FTQ. Parce que le Fonds investit dans des projets immobiliers dès leurs balbutiements – par l’entremise de participations sous forme de capital-actions et de prêts mezzanine –, il donne un bon coup de pouce aux promoteurs qui peuvent diversifier leurs risques, mettre en marche plusieurs projets et compléter le financement octroyé par les prêteurs traditionnels.

JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

Fonds immobilier de solidarité FTQ

le 175 metcalfe à Westmount

normand bélanger Président-directeur général Fonds immobilier de solidarité FTQ montréal économique : : édition 2015

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Une vue d’ensemble du Quartier des spectacles

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l’ îlot peel du District Griffin

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Fonds immobilier de solidarité FTQ

L’effervescence immobilière dans le grand montréal

Des projets diversifiés Le Fonds immobilier de solidarité FTQ investit tous azimuts à l’échelle du Québec et favorise l’approche de construction menant à la certification LEED. Par ailleurs, parce que le Fonds ne fait pas de spéculation, la prévente des projets résidentiels et de bureaux doit atteindre 50 % avant que la construction ne soit lancée.

Les Bassins du Havre, Quai 2

« Nous avons 30 projets en cours de réalisation à la grandeur de la province, ce qui représente une valeur de 1,6 G$ », indique M. Bélanger. Pour la région du Grand Montréal uniquement, dans le domaine résidentiel, on recense par exemple la tour des Canadiens, qui comprendra 555 unités en copropriété adjacentes au Centre Bell ; dans le nouveau quartier Griffintown, les Bassins du Havre, District Griffin, le Lowney ; ou encore le 175 Metcalfe à Westmount. M. Bélanger mentionne aussi deux projets en développement : le Centre de données de Montréal, un espace locatif intégrant la colocalisation de serveurs informatiques et de bureaux situé rue de l’Inspecteur, ainsi que deux tours de bureaux et de locaux commerciaux dans le Quartier des spectacles. Récemment, le Fonds annonçait aussi le lancement de l’Écoparc Industria 440, des condominiums industriels et commerciaux, un projet comptant une dizaine de bâtiments situés sur un terrain d’un million de pieds carrés, à Laval, au nord de Montréal. Ce sont autant de projets de poids qui permettent au Fonds immobilier de solidarité FTQ d’afficher une présence remarquée dans le marché immobilier québécois. Toujours à Laval, en face de la station de métro Montmorency, un nouveau centre-ville est littéralement en train de voir le jour. Le Fonds immobilier y possède des terrains totalisant 500 000 pi2, et plusieurs projets tant résidentiels que commerciaux et de bureaux sont en cours de réalisation. La mise en vente de quelque 200 unités en copropriété du projet Urbania 2 est d’ailleurs lancée.

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Un géant du

marché immobilier

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Le Centre Eaton de Montréal

Avec des actifs de plus de 40 G$ dans le monde, Ivanhoé Cambridge représente un poids lourd dans le marché immobilier. Son portefeuille compte d’ailleurs quelques-uns des immeubles les plus prestigieux de Montréal. Petit tour du propriétaire…

Ivanhoé Cambridge est une filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Son portefeuille compte de multiples centres commerciaux, des immeubles de bureaux et des propriétés multirésidentielles. Uniquement en Amérique du Nord, Ivanhoé Cambridge possède 45 propriétés aux États-Unis, 64 au Canada, dont 25 au Québec. Très présente au centre-ville de Montréal, la société immobilière a à son actif plusieurs bâtiments emblématiques, dont la célèbre Place Ville Marie, l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, ainsi que le plus haut gratteciel de la ville, le 1000 De La Gauchetière. Dans le domaine commercial, le Complexe Les Ailes, la Place Montréal Trust et le Centre Eaton de Montréal lui assurent aussi une place remarquée.

Un vent de renouveau « Nous allons effectuer des investissements d’un milliard de dollars dans nos actifs du centre-ville de Montréal », indique Claude Sirois, cochef de l’Exploitation et vice-président exécutif, Québec, pour Ivanhoé Cambridge. La cure de rajeunissement de la Place Ville Marie est déjà en voie de réalisation. M. Sirois souligne également que le moment est idéal pour « revamper » le Complexe Les Ailes. « Nous envisageons différentes façons de bonifier l’expérience du consommateur. Nous en sommes encore au stade de la réflexion, mais une certitude s’impose : nous avons l’avantage que nous confère notre plate-forme canadienne et nous pouvons tirer profit de nos relations privilégiées avec les détaillants », précise-t-il.

Ivanhoé Cambridge

Ivanhoé Cambridge

Ivanhoé Cambridge

claude sirois Cochef de l’Exploitation et vice-président exécutif, Québec Ivanhoé Cambridge

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Fairmont le Reine Elizabeth

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Ivanhoé Cambridge

L’effervescence immobilière dans le grand montréal

La construction d’un observatoire au sommet de la Place Ville Marie est également prévue pour 2015.

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La Place Ville Marie

Fairmont Le Reine Elizabeth recevra aussi sa part d’investissement. Cet hôtel sera réaménagé et rajeuni, ce qui permettra de consolider sa place dans le domaine du tourisme d’affaires et de loisirs montréalais. Outre les investissements dans les bâtiments existants, M. Sirois mentionne deux importants projets à Montréal. Ainsi, un nouveau siège social, la Maison Manuvie, sera érigé au 900, boulevard De Maisonneuve Ouest, à la condition que la société torontoise Financière Manuvie obtienne les autorisations pour acquérir les activités canadiennes de la financière écossaise Standard Life. Les bureaux du groupe de services financiers occuperont 11 des 27 étages du futur bâtiment. On estime la valeur totale du projet à plus de 200 M$. Ivanhoé Cambridge sera copropriétaire de l’immeuble avec Manuvie. L’édifice comprendra aussi des commerces, un stationnement, et il offrira un accès direct aux stations de métro Peel et McGill. « Nous voulons offrir un nouveau produit aux investisseurs, une qualité d’espace très performant doté de toute la panoplie des dernières technologies », indique M. Sirois. La construction d’un observatoire au sommet de la Place Ville Marie est également prévue pour 2015. Le « Toit de Montréal » comportera une billetterie et une boutique au niveau de la rue, un foyer au 43 e étage, un restaurant et des terrasses au 44 e, une galerie au 45 e et un observatoire innovateur au 46e étage. « On pourra y vivre une expérience montréalaise tout à fait nouvelle », assure M. Sirois.


Laurence Labat

Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes

Réinventer la ville grâce à des espaces de vie durables

L

Reportage promotionnel par Suzanne Gagné, rédactrice

a firme Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes appose depuis de nombreuses années un sceau de qualité et d’avant-gardisme sur la ville de Montréal, avec des immeubles durables, qui captent l’imaginaire des citoyens et des visiteurs. Il suffit de penser à des bâtiments comme la Maison du développement durable, premier bâtiment certifié LEED Platine NC au Québec, au réaménagement aussi ludique qu’efficace du Casino de Montréal, au raffinement des tours de bureaux du 900, boulevard De Maisonneuve Ouest ou encore à la diversité des textures du complexe résidentiel Louis Bohème… Ayant pour maîtres d’œuvre les architectes chevronnés Anik Shooner, Yves Dagenais et Jean-Pierre LeTourneux, la firme se distingue par la qualité des espaces de vie qu’elle crée. « Nous misons sur une architecture responsable, explique Mme Shooner.

Notre but est de nous réinventer et de réinventer la ville constamment, en mettant en commun les forces et les talents de tout un réseau d’intervenants vers un but commun, celui de créer une architecture inspirante, qui contribue à l’amélioration de notre milieu de vie. » Pour atteindre cet objectif, l’équipe cerne méticuleusement les besoins du client et des occupants, les particularités du site et les valeurs que doit transmettre le bâtiment. Ce souci de la qualité a d’ailleurs valu à Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes de nombreux prix pour ses réalisations. Nous vous présentons dans les pages qui suivent sept projets illustrant la diversité des réalisations de cette firme.

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Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes

Le Louis Bohème

Aux premières loges du Quartier des spectacles Situé dans l’arrondissement historique Ville-Marie, en face du Quartier des spectacles, le Louis Bohème se dresse fièrement dans une diversité de textures, marquées notamment par la modulation de ses ouvertures. « Plus de 300 personnes vivent dans ce complexe résidentiel et commercial en forme de L, qui fait écho à la richesse et aux qualités contrastantes d’un milieu en constante effervescence », commente Jean-Pierre LeTourneux.

L’immeuble crée un équilibre entre les nombreuses activités culturelles du Quartier des spectacles et la fonction résidentielle de l’arrondissement. Il procure aux gens qui l’habitent un milieu de vie de qualité par son confort et sa proximité aux services et aux commerces.   10_Groupe Lessard et Associés inc.pdf

Systèmes architecturaux d'aluminium et verre

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Marc Cramer

Le complexe, d’une superficie de 45 000 m2, comprend 293 logements. La première aile, de 13 étages, est dotée d’une façade de panneaux d’aluminium, de zinc et de verre donnant sur la rue De Bleury, tandis que la seconde aile, de 28 étages, compte une façade de panneaux de béton préfabriqué donnant sur le boulevard De Maisonneuve. Une cour intérieure réservée aux résidents de l’immeuble comporte des terrasses privées de même qu’un jardin collectif qui prolonge les espaces intérieurs.

2014-06-12

08:25

Le Groupe Lessard est un leader dans la conception, la fabrication et l'installation de systèmes intelligents d'enveloppes de bâtiment dans les secteurs commercial, résidentiel multilogements, institutionnel et industriel.

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Stéphane Groleau

SOPREMA est fière d’être associée à MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX ARCHITECTES et de participer à leurs multiples succès !

Pfizer Canada inc. Ouvrir l’entreprise sur le monde

Centre de recherche du CHUM - © Photo : Stéphane Groleau

L’entreprise pharmaceutique Pfizer Canada inc. souhaitait rapatrier le personnel de deux installations du Québec et de l’Ontario à son siège social de Kirkland, le long de la route Transcanadienne. Elle en a profité pour réaménager complètement ces quatre édifices d’une superficie totale de 20 860 m2, qui accueillent désormais 800 employés. Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes a procédé au réaménagement complet des quatre édifices. « Nous avons démantelé une partie de ces derniers jusqu’à mettre à nu la structure, ce qui nous a permis de créer de nouvelles façades de verre qui viennent unifier l’ensemble des bâtiments et ouvrir l’entreprise sur le monde », explique Jean-Pierre LeTourneux. L’identité de la pharmaceutique se décèle dès le premier regard, grâce à la façade texturée, ainsi qu’aux murs et au mobilier, dont la structure alvéolée rappelle l’emballage-coque caractéristique de celui des comprimés biopharmaceutiques. Par ailleurs, Menkès Shooner Dagenais LeTourneux a atteint une configuration optimale des lieux pour aménager quelque 860 postes de travail, soit 24 % de plus que la capacité initiale. Ces postes, inondés de lumière, sont ceinturés par des aires de circulation latérales et transversales qui favorisent la fluidité des échanges au sein des équipes et qui illustrent les valeurs sociales de l’entreprise. Et pour créer une ambiance encore plus conviviale, l’équipe a aussi modifié le ratio des aires communes par rapport aux aires de bureaux fermées, qui est passé de 44/56 à 85/15. Aussi contemporaine qu’expressive, l’architecture vient donner un nouveau sens aux espaces de travail sains et inspirants.

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Maison du développement durable Un nouveau jalon écosympathique

Premier bâtiment à recevoir la certification LEED Platine NC au Québec, la Maison du développement durable est située au cœur du Quartier des spectacles. Elle vient combler un site vacant depuis longtemps, contribuant ainsi à la régénération et à la valorisation du tissu urbain. Cet immeuble écologique de cinq étages, d’une superficie de 6 495 m2, abrite différents organismes à mission sociale. « Grâce à un processus de design intégré, nous avons mis en commun notre expertise, de même que celle de notre client, des professionnels et des chercheurs pour trouver des solutions novatrices en matière de développement durable », indique Anik Shooner. Par exemple, tous les matériaux utilisés sont de source locale, considérés comme durables ou contenant un pourcentage de matières recyclées. De plus, 28 puits géothermiques de 500 m de profondeur ont été installés sous le bâtiment, dans un milieu urbain dense, un élément innovateur qui génère une économie d’énergie considérable, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en assurant un confort thermique optimal aux occupants. Par ailleurs, le triple vitrage et l’isolation de l’enveloppe du bâtiment garantissent un bon contrôle du bruit et de la dépense énergétique et procurent également un confort optimal. Signalons également la récupération des eaux pluviales, qui vient diminuer la consommation d’eau potable, de même qu’un mur végétal de 40 m2, un véritable poumon purifiant et humidifiant l’air intérieur.

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Stéphane Groleau

Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes


Maison Manuvie

Transcender le milieu de travail

En plein cœur du quartier des affaires, Maison Manuvie, classée triple A, sera conçue pour viser une certification LEED NE Or. Pour ce faire, l’équipe réhabilitera un site vacant de 4 437,4 m2. L’immeuble de 27 étages comptera 44 130 m2 de bureaux haut de gamme répartis sur 20 étages, ainsi qu’un grand hall d’accueil unique et lumineux, ouvert sur deux niveaux. Relié au vaste réseau souterrain de la ville, l’édifice sera également doté d’un stationnement intérieur pour voitures et pour vélos ainsi que de douches et de vestiaires.

Grâce aux espaces sans colonne des aires de bureaux, les locataires profiteront d’une grande souplesse d’aménagement. Nul doute que la qualité de l’immeuble et le niveau de confort qu’il procurera aux occupants favoriseront la productivité et la rétention du personnel… « Nous travaillons en accord avec les environnements physique et humain, conclut Anik Shooner. pub_BPA_nov_2014_FR_V2.pdf 1 dire 14-12-17 PM Respecter : nous le milieu ne veut pas l’imiter 3:21 cherchons au contraire à le transcender pour l’améliorer et l’enrichir. »

MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX Architectes

L’immeuble se distinguera par le choix des matériaux, incluant un verre ultra clair au rez-de-chaussée qui dissout la frontière entre l’intérieur et l’extérieur. L’équilibre entre la transparence du verre et la solidité de la pierre naturelle reflétera aussi une ouverture sur la ville dans un environnement durable.

Solutions uniques, durables et innovantes ! Valeurs partagées avec Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes qui nous ont amenés à la réussite de multiples projets communs…

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Stéphane Groleau

Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes

Casino de Montréal Réinventer le jeu

Logé dans l’ancien Pavillon de la France, bâti pour l’Exposition universelle de 1967, le Casino de Montréal est aujourd’hui l’un des plus imposants au monde, avec ses quatre étages de jeu et ses quelque 50 000 m2 de superficie. Pendant quatre ans, il a fait l’objet d’une vaste modernisation visant à multiplier les ambiances à l’intérieur du bâtiment, tout en s’adaptant aux goûts des quelque six millions de visiteurs, jeunes et moins jeunes, qui y déambulent chaque année. L’un des objectifs de la modernisation était de rendre les lieux plus fonctionnels et de faciliter la circulation intérieure, tout en respectant l’intégrité architecturale de cet édifice historique. L’équipe a d’abord procédé à la création d’une entrée unique, facilitant l’accès à l’établissement tant par automobile que par les transports en commun. En outre, l’intérieur est ponctué d’une thématique de jeu universellement reconnue, à laquelle est identifié chacun des quatre étages de jeu. L’ameublement, les couleurs, les formes, l’éclairage et la musique contribuent à créer plusieurs ambiances différentes au sein du Casino.

« Au cœur de ce projet se trouvait une préoccupation d’avoir un minimum d’impact sur les opérations quotidiennes du Casino, souligne Yves Dagenais. Nous avons notamment opté pour un plan séquentiel de construction et des mesures de mitigation soigneusement planifiées. » 60

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Marc Cramer

Le Casino est aussi passé à l’ère du multimédia avec l’intégration d’un écran monumental, d’une largeur de 12 m et d’une hauteur de cinq étages, dont l’animation ludique et colorée varie selon les moments de la journée.

Casino de Montréal : MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX / PROVENCHER ROY Architectes


YUL

Au cœur du quartier des affaires, un stationnement de surface du site connu sous le nom d’îlot Overdale a fait l’objet d’une transformation pour devenir le projet YUL, qui constitue une nouvelle façon de concevoir le paysage urbain. Ce projet comprend deux tours de 38 étages, 800 appartements en copropriété, 18 maisons de ville, un basilaire de six étages à usage mixte, de même qu’un jardin de plus de 1 600 m2 qui sert de trait d’union entre les bâtiments. Le projet met en valeur une superbe vue sur le fleuve et sur la montagne. Il comprend également la réhabilitation de la maison Louis-HippolyteLa Fontaine, construite vers 1830. Les architectes ont relevé le défi de procéder à la construction, dans un quartier à achalandage continu, d’un bâtiment respectueux de l’environnement. Entre autres, la présence de toitures vertes et d’une importante végétation contribue à atténuer l’impact des îlots de chaleur urbains. De plus, les espaces communs et les spas sont chauffés en partie grâce à la récupération de la chaleur dégagée par les salles mécaniques et électriques. Un échangeur de chaleur préchauffera également l’air des appartements en copropriété en hiver et le refroidira en été, réduisant la consommation de gaz naturel du bâtiment de plus de 75 000 m3. « Nous avons cherché à optimiser le rapport entre le bien-être des usagers et l’impact environnemental, en portant une attention particulière à la qualité de l’air, à l’utilisation de matériaux à faibles émissions et de produits verts dans l’entretien des aires communes, ainsi qu’à une saine gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets », explique Anik Shooner. En fin de compte, ce projet d’architecture démonstrative et positive allie qualité de vie pour les occupants, bonheur visuel pour les citoyens et protection de l’environnement.

MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX Architectes

Une nouvelle façon de vivre la ville

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Maison des étudiants de l’ÉTS Un lieu d’innovation et de créativité

Logeant dans le quartier industriel historique de Griffintown, la nouvelle Maison des étudiants de l’École de technologie supérieure (ÉTS), affiliée au réseau de l’Université du Québec, viendra enrichir le quotidien de milliers d’étudiants et de passants. Le design de cet édifice a été inspiré par la « Maison de glace », qui occupait autrefois les lieux. Les volumes semblables à des cristaux et l’enveloppe de verre rappellent cet ancien bâtiment, tandis que les motifs imprimés appliqués à une partie des façades de verre illustrent le bouillonnement d’activité au sein de l’ÉTS. Le nouveau bâtiment de cinq étages, couvrant 21 000 m2, répond aux besoins des quelque 7 500 étudiants de l’établissement en centralisant tous les services dans un seul édifice. L’immeuble comprendra aussi des locaux commerciaux locatifs. On y trouvera un atrium avec gradins, un tunnel reliant les résidences au campus principal, des bureaux, des lieux de perfectionnement, une clinique ainsi que deux étages de stationnements souterrains. Le projet comprend aussi l’aménagement d’un parc offrant des espaces publics extérieurs pour les étudiants. Diverses stratégies de développement durable seront implantées sur le site : gestion exemplaire des déchets de construction, performance et durabilité de l’enveloppe du bâtiment, toit vert et utilisation de matériaux réfléchissants pour les toits et les trottoirs afin de réduire l’effet des îlots de chaleur urbains, ainsi que réduction de la consommation d’eau. « La Maison des étudiants, avec son allure des plus contemporaines, sera à l’image de l’esprit d’innovation et de créativité de ses occupants », déclare Jean-Pierre LeTourneux. 62

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MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX Architectes

Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes


La Corporation Cadillac Fairview limitée est l’une des plus grandes sociétés qui, en Amérique du Nord, détiennent, exploitent et développent des actifs immobiliers commerciaux. Cadillac Fairview concentre ses activités sur le développement et la gestion d’immeubles de bureaux, de centres commerciaux et de propriétés à vocation mixte de haut calibre au Canada et aux États-Unis, tout en investissant dans des sociétés immobilières et des fonds d’investissement à l’étranger. Cadillac Fairview et ses filiales détiennent et gèrent un portefeuille évalué à plus de 24 milliards de dollars, comptant près de 43 millions de pieds carrés de superficie locative dans 73 propriétés en Amérique du Nord, parmi lesquelles figurent certaines des adresses les plus prestigieuses du Canada, notamment le Centre Toronto-Dominion, le Toronto Eaton Centre, le Pacific Centre et le Chinook Centre. Cadillac Fairview est détenue en propriété exclusive par le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, dont les investissements visent à assurer des revenus de retraite pour environ 307 000 enseignants actifs et retraités.

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Le Fonds immobilier de solidarité FTQ, en partenariat avec des leaders du secteur, réalise des projets immobiliers rentables, créateurs d’emplois et socialement responsables depuis plus de 20 ans. C’est en participant financièrement et stratégiquement à leur succès que le Fonds immobilier contribue à l’émergence d’une vision moderne du développement urbain qui sait Faire tourner l’économie d’ici. P r o j e t : tours quartier des spectacles, Montréal

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