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Bienvenue à tous pour ce premier et unique numéro de Near Fall. L’accouchement s’est fait dans la douleur, mais le bébé est enfin là. Il n’a pas la tête que je lui souhaitais, mais on est dans le DIY, et on ne fait pas toujours ce qu’on veut, on fait majoritairement ce qu’on peut.Toujours est-il que Near Fall est bel et bien là, en pixels et en bande-passante ! Au sommaire de ce numéro vous trouverez une petite réflexion sur Evolve, à la suite de la vision de leur premier show en DVD, une interview légèrement datée de Tyler Black (le nouveau champion de la ROH, pour les 35 de la classe qui suivent les aventures de Sheamus à la WWE), un article sur les prémisses du fameux clan « nWo », et les 10 bonnes raisons de suivre la CHIKARA. J’espère que vous prendrez un minimum de plaisir à lire ce fanzine, et que ça éveillera la curiosité de certains d’entre vous. Un grand merci à tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ce fanzine, de près ou de loin : GLMAXXX, José Marinho, Rylaid (le titre de l’article sur la CHIKARA, c’est lui !), Apophis86 (désolé d’avoir coupé au montage ton report, mais ça n’était plus d’actualité), Semcatch, Catch Fans, Tyler Black, Gabe Sapolsky, Davey Richards, Flesh Gordon, Kratos, Auteuil, Boulogne, Cesc Fabregas, Freddie Madball, Dieudonné, Johnnie To, David Cronenberg, Jason Voorhees et CM Punk, sans qui je ne serai pas la moitié du passionné que je suis. Wong


HISTORY


À

la fin des années 90, la V et la WCW se livrent une guerre impitoyable pour dominer le Catch aux Etats Unis et dans le monde entier. Cette période est appellé "Monday Night Wars". La guerre du lundi soir ; avec d'un côté WWF Monday Night Raw et de l'autre WCW Monday Nitro. Pendant 84 semaines consécutives, Nitro fait de meilleures audiences que Raw. Ce succès est principalement dût à la NWO de Hall, Nash et Hogan. Le New World Order... Tout commence le 27 Mai 1996, pendant un match entre Steve Doll et Mike Enos, on voit Scott Hall descendre des tribunes pour se rendre sur le ring à la surprise générale du public, des catcheurs, de l'arbitre et des commentateurs. A l'époque personne ne comprend ce qui se passe. Tout le monde est persuadé que Hall travaille encore pour la WWF donc que vient-il faire ici? Hall lance un défi à Ted Turner (propriétaire de la WCW) et aux meilleurs catcheurs de sa fédération. Il revient

au Nitro suivant pour reparler à nouveau de ce challenge, il assure que la WCW doit trouver 3 catcheurs qui devront l'affronter lui ainsi que 2 autres catcheurs. Le 10 Juin 1996 il est cette fois accompagné de Kevin Nash (connu sous le nom de Diesel à la WWF) à la grande surprise de Eric Bischoff et ils relancent à nouveau ce challenge... Le défi est accepté, le match aura bien lieu à Bash At The Beach. Scott Hall, Kevin Nash et un partenaire mystère affronteront Macho Man, Lex Luger et Sting dans ce qu'on appellera le "Hostile Takeover Match". A cette époque on se demande ce que Nash et Hall font à la WCW. Lors du PPV Great American Bash, ils diront qu'ils ne sont plus sous contrat avec la WWF. Le "Hostile Takeover Match" est programmé pour le 7 Juillet 1996. Cependant durant le Nitro qui précède ce fameux PPV, quelque chose d'étrange se produit... A l'époque Nitro est divisé en 2 parties. La première est commentée

par Tony Schiavone et Larry Zbyszko (ancien catcheur surnommé "The Livin' Legend"). La seconde par Eric Bischoff (le Président exécutif de la WCW) et Bobby "The Brain" Heenan (le célèbre ancien manageur de la WWF). Comme à leur habitude, Zbyszko et Schiavone démarrent le Nitro avec la présentation du programme pour les téléspectateurs. Cette fois-ci ils reviennent sur les temps forts des derniers épisodes et donc l'arrivée de ceux qu'ils qualifient désormais de "Outsiders" Scott Hall et Kevin Nash. Nos deux commentateurs se demandent qui sera le partenaire mystère de ces deux nouveaux venus et Zbyszko termine avec cette phrase "There will be a new world order in wrestling this sunday in professionnal wrestling"... Pour ce fameux match, la WCW a choisit 3 catcheurs: Sting, Lex Luger et Macho Man. Ils doivent affronter Kevin Nash, Scott Hall et un partenaire mystère. Pourtant au début du match, les nouveaux venus à la WCW ne sont que deux. Mais ils veulent tout de même commencer le match. Après une dizaine de minutes de combat et des Oustiders qui résistent bien malgré leur infériorité numérique, Hulk Hogan fait son entrée dans l'arène sous l'acclamation de la foule. Pendant toute la soirée les gens ont regardés en direction de l'entrée et les commentateurs n'ont fait que de parler de ce fameux 3ème homme qui rejoindrait Nash et Hall sans arriver à déterminer son identité. Mais quand Hogan arrive, personne ne fait le lien. C'est Hogan, c'est le Héros. Il ne peut venir que pour prêter main forte à la WCW, à Luger et Sting, à son ami le Macho Man et surtout aux fans! La foule est debout et déchaînée. Schiavone et Rhodes s'égosillent la voix en lui criant d'aller s'en prendre aux Outsiders!

Et Bobby Heenan prend tout le monde de court en disant "De quel côté est-il? De quel côté est-il?" Les 2 autres le reprennent en direct en lui demandant ce qu'il raconte? Hogan se rend donc sur le ring, ring sur lequel se trouvent l'arbitre, Macho Man (allongé au centre, presque KO) et Sting (allongé lui aussi) près des cordes. Le Hulkster fait le tour du ring, regarde l'arbitre, regarde en dehors du ring en

direction de Nash et Hall puis repousse l'arbitre, s'appuie contre les cordes et exécute son finish (un leg drop) sur Macho Man. Il en exécutera un second puis sera rejoint sur le ring par les Outsiders. Ils se débarasseront de l'arbitre et de Sting, Hogan refera un troisième leg drop et fera le tombé sur Macho Man avec Hall qui servira d'arbitre pour le compte de 3... A l'issu de ce match, Mean Gene rejoint le ring, comme à son habitude à l'époque et demande des explications à Hogan. Ce dernier débute alors un speech qui marquera à jamais tous les fans de Catch. Il commence fort en disant aux fans de la fermer pour écouter ce qu'il a à dire. Ensuite il montre Nash, Hall et dit qu'on peut les appeler tous les 3 le "new world order of wrestling". Il ajoute que Nash et Hall viennent d'une fédération du Nord que tout le monde connaît


(la WWF qu'il ne cite pas) et que personne ne connaît mieux que lui cette organisation, que ce qu'elle est aujourd'hui (à l'époque) c'est grâce à lui et que son nom est devenu plus connu que celui de la WWF. Il dit ensuite qu'il est venu à la WCW parce que Turner lui a promit des millions, de faire du cinéma et des matchs de haut niveau. Mais qu'aujourd'hui il est fatigué de la WCW et de ses dirigeants. Et que c'est pour ça que Nash et Hall sont là et que c'est eux qu'il veut avoir de son côté. Et qu'ensemble ils vont dominer le Catch et détruire tout sur leur passage. Ce speech scelle la création du New Word Order. New World Order? ... N'estce pas ce que Larry Zbyszko avait dit lors du Nitro précédant Bash At The Bach? Mais comment pouvait-il déja savoir comment le futur groupe s'appellerait alors que ça n'avait jamais évoqué avant? D'ailleurs à cette époque qui a dit qu'il y aurait un clan? On ne l'apprend qu'à la fin de Bash at The Beach... Larry Zbyszko a donc dévoilé en direct d'un Nitro l'identité du groupe qui allait dominer la WCW et même dominer le monde du catch pour les prochaines années à venir. Un groupe qui allait permettre à WCW Nitro de doper ses audiences et de gagner le Monday Night War face à WWF Raw!!! Gaffe monumentale de Zbyszko? Ce n'est peut être pas la seule... Comme évoqué précédemment, lorsque Hogan fait son apparition pendant ce fameux match, Heenan ose demander dans quel camp le Hulkster est... Mais comment peut-il se poser la question à ce moment-là sur un homme qui a toujours été Face pendant sa carrière, toujours du bon côté, vu comme un héros de la part des plus petits et des plus grands. Comment Heenan peut-il dire cela???

Durant un Nitro puis durant un PPV, Zbyszko puis Heenan ont eut des prémonitions qui se révéleront juste. A chaque fois ils ont pris tout le monde de court. Certes à des échelles différentes , pour Heenan ce n'est que quelque secondes avant le moment fatidique et ça reste finalement anecdotique (même si il a gâ-

ché la surprise à tous les téléspectateurs à l'époque...). Mais Zbyskzo, lui, a plusieurs jours d'avance sur ce qu'on peut appeler désormais l'Histoire tant ce Bash At The Beach 1996 avec ce Heel Turn de Hogan et la création de la NWO reste un moment historique de la WCW et de l'Histoire du Catch. C'est assez surprenant de constater comment il balance cette information sans gêne. On imagine mal Jim Ross en 2003 dire en plein RAW que l'Evolution va prendre le contrôle avant même le début de cette dernière. Ou Mike Tenay lors d'un iMPACT annoncer la création d'un groupe de catcheurs habitués au Main Event avant la création officielle de la Main Event Mafia... Ce qui est intéressant c'est de constater le décalage entre les deux prémonitions. A l'époque celle de Zbyszko est passé inaperçue. Personne n'a relevé ce qu'il a dit dans le Nitro et même après le speech de Hogan quand ce dernier parle de "New world order of wrestling",

personne ne s'est souvenu que 6 jours avant ces mots avaient déjà été prononcés par Zbyszko... En revanche à l'époque les gens regardant le PPV en direct et entendant la phrase de Heenan lors de l'arrivée du Hulkster ont dû se dire "Mais qu'est-ce qu'il raconte ce fou? Qu'est-ce qu'il dit!?! " probablement suivit d'un "Mince alors! Il a vu juste!!!"... Le paradoxe c'est que 13ans après en revoyant les Nitros et PPVs de la WCW (en sachant bien sûr déja les grandes lignes de ce qui ce produira), le décalage s'inverse. On connaît tellement bien le scénario que les mots de Heenan ne surprennent plus. En revanche la déclaration de Zbysko choque!

Même si la WCW a réussit à dominer la WWF à cette époque, une chose les séparaient pourtant. A l'époque les erreurs du genre de celle de Zbyszko étaient courantes à la WCW alors que la WWF paraissait plus pro sur ce domaine. La fédération de Turner avait l'art de se tirer elle-même des balles dans le pied au lieu d'être victime de coups de poignards dans le dos de la part de sa concurrente... On le reverra très prochainement... José Marinho


Necrobutcher, JAPW 12th Anniversary show, 23/01/2010


ombre d’observateurs N avaient prédit à ce jeune lutteur un avenir brillant,

lors de son arrivée à la Ring Of Honor en 2007. Et ils ne se sont pas trompés. Tyler Black fait partie de cette génération surdouée qui fera les beaux jours des Grands dans les prochaines années. Il est devenu récemment ROH World Champion, confirmant tout le bien qu’on pensait de lui. 2010 sera Black ou ne sera pas !

(Interview réalisée en Octobre 2009) Pour nos lecteurs qui ne te connaitraient pas, peux-tu te présenter en quelques mots ? Je m’appelle Tyler Black, et je suis catcheur professionnel depuis 5 ans. Je suis actuellement sous contrat avec la Ring Of Honor. Comment es-tu arrivé dans le catch ? Est-ce que ce métier correspond à l’idée que tu t’en faisais ? J’ai commencé la lutte juste après le lycée, et j’ai su tout de suite que je voulais en faire mon métier. A l’automne 2004, je me suis mis à la recherche d’un coach, et j’en ai trouvé un à Chicago en la personne de Danny Daniels. Cet hiver-là, je roulais des heures et des heures pour m’entrainer dans le froid, afin d’atteindre mon but. J’ai commencé à travailler régulièrement en 2005 lors de shows indy dans le Midwest. Globalement, le petit monde du catch correspond à quoi je m’attendais, excepté tout ce qui concerne le business et la politique. Il y a moins de coeur dans ce business que je ne croyais. C’était comment, la WSX ? Qu’estce qui n’a pas fonctionné dans cette fédération ?

La WSX fut une bonne expérience pour moi, surtout que j’étais encore très jeune (20 ans à l’époque). On enregistrait les shows pendant deux semaines, et je peux t’assurer que les journées étaient très longues ! On était en tenue pendant 10 à 12 heures, la bouffe était dégueulasse, mais c’était classe d’être à L.A. Et j’ai vraiement apprécié passer du temps là-bas. A mon avis, le manque de promotion; de communication autour de la fédération, ainsi que son contenu “inhabituel” ont eu raison de la WSX; sans oublier que les dirigeants ne connaissaient rien au catch. Tu débutes à la Ring Of Honor en 2007. Comment t’es-tu retrouvé dans The Age Of The Fall ? Etait-ce naturel ou Jimmy Jacobs a-t-il du te convaincre de la rejoindre ? Ca s’est fait naturellement, Jimmy et moi étions déjà partenaires à la WSX, et nous formions un bon tandem. L’idéologie véhiculée au sein d’AOTF était proche de la façon dont je vois le monde, et ça a fonctionné aussi de ce côté-là... au début. Avec le temps, la perception qu’avait Jimmy de notre projet s’est faussée. Pensais-tu à un seul moment que cette équipe, qui a dominé la ROH pendant plus d’une année, allait s’effondrer de la sorte, au fur et à mesure que Jimmy Jacobs devenait de plus en plus instable ? A-t-il “tué” volontairement AOTF parce qu’il te voyait comme un rival sérieux ? Je ne pense pas que Jimmy a “tué” volontairement AOTF, en tout pas plus qu’il n’est responsible de l’effondrement du groupe. Il avait trop de choses en tête, et il n’en parlait à personne. Son histoire avec Lacey l’a profondément heurté, et il n’a plus jamais été la même personne.

Je pense qu’il ne me considérait pas comme un rival jusqu’à ce que les choses commencent sérieusement à se désagréger. Jimmy Jacobs était la voix et le cerveau d’AOTF, est-ce que tu étais sa main ? Est-ce toi qui as rédigé tout le “Projet 161” ? Chaque mot écrit sur ce blog vient de moi. Je suis très fier de ce que j’ai écrit à cette époque. Depuis que tu luttes en solo, tu as fait partie de certains des meilleurs matches de cette année, notamment ta victoire au tournoi Survival Of The Fittest. Tu es maintenant incontournable à la ROH, comment as-tu vécu ce changement de statut ? Y a-t-il des lutteurs dans le vestiaire qui t’aident à ne pas te “brûler les ailes” ? Qui sont les lutteurs de la ROH à surveiller en 2010 ? Ca me gêne ce que tu dis, mais je vais

tâcher de passer outre. Tu utilises le terme “incontournable”, c’est lourd de sens parce que ça signifie que je représente la stabilité au sein de la ROH, qu’on peut s’appuyer sur moi pour construire l’avenir. Ca me remplit de fierté, et j’ai hâte d’aider la ROH à grandir et s’épanouir totalement. Deuxièment, pour ceux qui sont à surveiller en 2010, je te dirai “tout le monde”. On a le meilleur vestiaire sur la planète. Ni la WWE ni la TNA ne peuvent rivaliser avec nous en terme de talent. Choisis celui que tu veux, et suis-le de près ! Ca fait un peu plus de 4 ans que t’es dans le métier, qui sont les gens qui t’ont aidé à t’améliorer, et atteindre ton niveau actuel ? Mes principales influences sont Danny Daniels, Trik Davis, Jerry Lynn et Bryan Danielson. Ces gars-là m’ont tous aidé à m’améliorer.


La TNA est ce qu’elle est, et elle a l’occasion de grandir grâce à ses lutteurs. Mais il y a eu trop d’erreurs de management depuis le début, et je ne vois pas pourquoi ça changerait maintenant. La ROH pourrait dépasser la TNA un jour, parce qu’elle (la TNA) n’est pas si alternative à la WWE. L’arrivée de Nigel McGuinness à la TNA, plutôt qu’à la WWE, t’a-telle surpris ? Pas du tout !

Comment sont bookés les shows de la ROH ? Adam Pearce a-t-il les pleins pouvoirs ? ( NDLR : pas de réponse de l’intéressé, étrange... :D ) Avec quels catcheurs as-tu le plus aimé travailler ? Principalement avec mes amis, des gens dont vous n’avez probablement jamais entendu parler : Trik Davis, Shane Hollister... Des gars du Midwest avec qui j’ai arpenté les routes. Tu as travaillé pour la TNA en 2006, tu as eu l’occasion de rencontrer tout le monde là-bas. Qu’est-ce que tu penses de la TNA en 2009 ? Estce réellement la fédération US qui pourrait devenir un vrai rival pour la WWE, comme le fut la WCW, ou sera-ce la ROH qui deviendra cette alternative réelle à la WWE ?

Pour certains fans de catch, la WWE est aux antipodes du catch, notamment à cause de leur politique mercantile, le divertissement fait roi au mépris du sport, et la toute-puissance de Vince McMahon, qui crée et détruit des carrières au gré de son humeur. Comment est perçue la WWE “de l’intérieur” ? L’ennemi de la WWE, c’est la WWE. Le catch reste le catch, peu importe comment tu l’appelles, “sports entertainment” ou autrement. Les 3 fédérations promeuvent la même chose, mais la WWE a suffisamment d’argent et d’influence pour monopoliser l’industrie toute entière. Mais depuis dix ans, l’industrie décline créativement et financièrement. Quelque chose doit changer. Je ne suis pas sur de ce que c’est, mais ce dont je suis sur, c’est que la ROH est actuellement la meilleure sur le marché. Avec une meilleure situation (NDLA : en terme d’exposition, je pense...) et de l’argent bien utilisé, on pourrait facilement rivaliser avec la WWE. As-tu eu des propositions pour lutter au Japon ou en Europe ? Pas encore.

La Ring of Honor n’est pas très connue en France, comme tu peux t’en douter. Même la TNA n’est pas si connue, bien qu’elle commence à être diffusée ici. Que peux-tu dire aux fans français à propos de la ROH ? Pourquoi un fan de catch devrait regarder la ROH ? La ROH est la meilleure fédération actuellement. Si vous ne me croyez pas, allez faire un tour sur Youtube et voyez par vous-même ce dont on est capable. Si vous êtes fan de catch, et que vous n’aimez pas ce que vous y voyez, alors vous n’êtes pas un vrai fan, et on n’a pas besoin de vous. « Pound for pound », on est les meilleurs.

Merci de nous avoir répondu, et on te souhaite une très bonne année 2010 ! Merci à vous de faire connaître la Ring Of Honor en France, et mettre en lumière notre travail. On se bouge le cul tous les jours pour que la ROH grandisse, et ça nous réconforte de savoir qu’il y a des gens dans le monde qui nous soutiennent.


La CHIKARA n’est pas vraiment une fédération de catch indé à proprement parler... enfin, si, là si, mais pas à la base. Au départ, il y a la Wrestle Factory, une école de catch fondée par Mike Quackenbush et Tom Carter à Allentown en Pennsylvanie. Au bout de quelques mois, afin de promouvoir les lutteurs qui en faisait partie, la CHIKARA Pro Wrestling fut créée pour organiser des shows les Weekends afin que les membres de l’école puissent se produire devant du public.

Si aujourd’hui, les shows sont réguliers (1 à 3 par mois tout au long de l’année) et la plupart des lutteurs sont passés pros ou semi-pros (allant régulièrement participer à des shows d’autres fèds indés), la CHIKARA conserve son aura de fédération amatrice, reposant essentiellement sur le joyeux bordel qui y règne, les nouveaux promus de l’école et son choix délibéré de ne pas s’imposer comme une concurrente aux autres formes de fédération de lutte US, ni même comme une alternative, mais bien comme un «produit»... disons, à part.


INATTAQUABLE ! Si vous décidez de supporter la CHIKARA, vous ne pourrez le faire qu’à la façon de la CHIKARA... CHIKARA-Style !!! Malgré les nombreux talents qui y transitent ou y ont transité, malgré le nombre de ses lutteurs particulièrement réputés sur la scène Indy, malgré sa base de fans grandissante, l’humilité de cette fédération se ressent dans le moindre show, le moindre podcast, la moindre collaboration avec une autre fèd. Certains de ses lutteurs sont débutants, et il leur faut du temps pour se roder, ça fait partie du concept. L’option «Comédie» choisie fait égale-

ment partie intégrante du concept, il est totalement assumé. Les talents qui font partie de la fèd, son côté underground et son respect du reste du circuit indé fait qu’il est difficile, y compris pour le smart-fan le plus blasé et le plus agressif de trouver quoique ce soit de négatif à répondre si vous lui annonciez que vous suivez la CHIKARA. On peut ne pas aimer le concept, c’est clairement une question de goût, mais on peut difficilement nier la qualité des match et des talents de cette fédération, ou son éthique reconnue et positive dans le catch semiprofessionnel.

HERITIERS DE L’EXTREME ! A l’époque des Monday Night Wars, le monde du catch, et en particulier de ses fans, ne se divisait pas en deux, mais bien en trois catégories. Ceux qui suivaient la WWF/WWE, ceux qui suivaient la WCW... et ceux qui suivaient la ECW. Éternel outsider, la ECW était, pour le coup, non pas un concurrent, mais ici aussi, une réelle alternative. Au jour d’aujourd’hui, on a trop souvent tendance à croire que ce qui faisait l’originalité de la fédération de Paul Heyman était le côté extrême et violent de sa fédération, alors qu’il s’agissait le plus souvent d’une vitrine derrière laquelle se trouvait la véritable originalité du produit face aux deux grosses compagnies en guerre. Des gimmicks originales, des storylines réalistes, des styles de lutte variés et inédits, beaucoup de

la carte du fun. Mais toutes ont pris en compte l’importance d’offrir des matchs rythmés, rapides, aux styles de lutte variés, quitte à faire appel régulièrement à des lutteurs mexicains et japonais, en dehors des influences majeurs de la Purerosu et de la Lucha Libre dans le style des catcheurs américains faisant partie de ces fédérations. La CHIKARA est complémentaire de cette fraternité de fédérations.

fun et un roster en forme de famille, ou de bande de potes. Les principales fédérations indépendantes actuelles, en particulier celles qui sont basés dans le New Jersey ou en Pennsylvanie, sont les héritiers directs de la ECW (comme dirait Wong, ce sont les enfants de la ECW). Toutes ont choisi les principales valeurs et les atouts majeurs de la ECW comme fondements, chacune en se spécialisant dans un domaine précis. La Ring of Honor, la PWG, la Dragon Gate US, la CZW et la CHIKARA reprennent à leurs compte ces différents éléments, en se spécialisant. Si les personnages et les feuds de la ROH ou de la DGUS sont plus réalistes et plus crédibles, si les matchs de la CZW sont plus violent, la CHIKARA a opté pour

UNE VRAIE FEDERATION FAMILIALE ! Devant l’orientation «familiale» de la WWE, certains fans plus agés se sentent lésés. D’autres fédérations optant pour un positionnement plus adultes se révèlent difficilement accessibles aux plus jeunes. La CHIKARA prend un tout autre chemin. En dehors des gimmicks hautes en couleurs et des personnages cartoonesques, le Hardcore ou les matchs extrêmes n’ont pas leur place à la CHIKARA, choix délibéré de Mike Quackenbush, lui même peu friand de ce genre de matchs, préférant laisser place aux enchainements rapides et aux prises techniques. En contre-balancement, les lutteurs se sentent libres d’ajouter autant d’humour que possible, à tous les degrés et pour tous types de publics. Les shows sont dés lors spectaculaires à plus d’un titre.

La voltige et la diversité des styles croisant un angle de comédie très Saturday Night Live aux accents de comics culture, sans jamais tomber dans la parodie. Rares, voir quasi-inexistantes, sont les références aux autres fédérations de lutte, en particulier aux deux principales, l’humour de la CHIKARA se suffit à lui-même pour tenir le coup, et les gimmicks «too much» de certains lutteurs font le reste. Même si le public de la CHIKARA est en forte majorité composé de Smart-fans lassés de la WWE et de ses grosses ficelles, ou de Geeks appréciant les références à la culture pop ou interne au catch, la CHIKARA Pro s’impose comme la fédération la plus accessible à toute la famille, de 7 à 77ans.


DU JAMAIS VU !

CATCH COMICS Les covers des DVDs de la CHIKARA détournant des covers de comics célèbres ne sont pas la principale référence à la culture comics, il s’agit essentiellement d’un indice. A la CHIKARA, le nombre de lutteurs masqués dépasserait presque ceux de la CMLL. Mais là où la Lucha Libre a ses propres codes concernant le port d’un masque ou d’un costume, l’américanisation de ce procédé à la CHIKARA passe souvent par la case comics, et l’on retrouve ainsi bon nombre de clin d’oeils dans les gimmicks et certaines storylines. La plupart des histoires de la CHIKARA débutent dans le ring, tournent autour de la compétition, en s’éloignant rarement vers d’autres motivations que celles d’être le meilleur, ou de battre tel autre lutteur. Ainsi, il n’est pas rare

qu’un lutteur démasqué change d’identité, laissant l’ancienne vaquante, pour qu’elle soit reprise par un nouveau lutteur, et les changements de gimmicks répondent aux mêmes codes évolutifs que ceux qu’on peut trouver dans les comics. Certains personnages sont présentés comme de véritables super-héros ou de véritables super-vilains, certains ont même des super-pouvoirs, plus ou moins efficaces. A ce titre, des storylines comme le mystère entourant le CHIKARA Special (prise de finition créée par Quackenbush pour un usage confidentiel par ceux en qui il a confiance), la transformation de Shane Storm en STIGMA, la résurrection d’Equinox ou le personnage de Dragon Dragon sont clairement inspiré de l’univers comics.

Le public rallié à la cause d’une fédération prendra soin d’encourager ou de conspuer les lutteurs dans le ring, donnant le ton d’un match. Mais rares sont les fédérations où les rires du public sont tout aussi importants que les encouragements ou les sifflements. Puisque la CHIKARA n’a pas d’émission régulière (hormis son Podcast qui diffuse sur le net des extraits de shows), les rivalités et intrigues se développent au fil des shows, en live ou en DVD pour le public. La comédie doit donc être visuelle. Et la CHIKARA va loin pour ça. Repoussant les limites du Kayfabe, tout en se reposant sur les règles du genre, quitte à en exploiter tous les codes. Déclencher de la musique en plein milieu d’un match pour pousser les lutteurs à se livrer à une compétition de danse, construire toute une partie d’un match au ralenti, changer l’éclairage pour une prise de finition, construire un match deux contre deux où les équipes sont composées de deux fois le même lutteur... et j’en passe.

Affiliée à la SHIMMER, fédération 100% féminine de catch, qui dépêche régulièrement une équipe pour y affronter une équipe masculine de la CHIKARA. Sans compter certains concepts de matchs dont les règles sont incompréhensibles, y compris par les catcheurs eux-même. Le principe même de la Loteria Letal, où personne ne sait contre qui ou avec qui il va se retrouver à combattre sur le ring. Les interventions en coulisses, les gags au second plan, un lutteur allergique au lactose refusant d’affronter l’équipe des «Ice Creams», quand ce n’est pas l’annonceur du ring qui coupe la musique d’entrée de la Colony, les forçant à se figer sur place en attendant qu’il relance le thème. Et le public présent de suivre et de rentrer dans le jeu. Quelque soit le nombre de gens présents, le nombre de DVDs qui seront vendus, les lutteurs de la CHIKARA cherchent toujours à apporter quelque chose qui n’a jamais été fait, que ce soit en terme de prises, ou de micro-évènements, et c’est sans doute le meilleur atout de cette fédération.


UNE BANDE DE POTES ! La CHIKARA est une petite fédération, humble, modeste et familiale. Les lutteurs se connaissent depuis longtemps, et le public qui les suit le fait avec un sentiment d’appartenir intégralement à l’ensemble. Mais surtout, la CHIKARA se tient au centre d’une fraternité de fédérations indépendantes avec qui les échanges de lutteurs sont fréquents. Pas de clause d’exclusivité, certains lutteurs du circuit viennent régulièrement participer à tous les shows, et les autres fèds, n’hésitent pas à faire appel à la CHIKARA en les présentant comme... lutteurs de la CHIKARA. Si vous étiez une fèd indé, la CHIKARA ferait partie de vos meilleurs potes, ceux chez qui vous aimez bien aller bouffer quant ils vous invitent et que vous adorez recevoir : «- Allo ? CHIKARA ? C’est PWG... On fait comment pour les qualifs du King

of Trios ? On fait ça chez vous ? Chez nous ?» «- Hey CHIKARA, c’est ROH, tu peux me prêter ton Delirious Samedi ?» «- Ouais, c’est EVOLVE... Dis donc, je te garde toujours ta place en tête d’affiche de mon show pour tes gars ?» «- CHIKARA c’est CZW... J’aurai pas oublier mon Necro Butcher chez toi Vendredi ?!» Difficile de ne pas s’entendre avec la CHIKARA ou de vouloir se facher avec elle. Même la WWE a permis à Colin Delaney de rejoindre la CHIKARA dés la fin de son contrat, sans clause de non-concurrence, lui laissant le nom de Delaney pour que la CHIKARA l’utilise et permettant à Colin d’avoir recours aux moves de ses superstars maisons comme partie intégrante de sa nouvelle gimmick.

LE RENDEZ-VOUS DES STARS ! Les plus grands noms du circuit indépendant sont passés par la CHIKARA à un moment ou un autre. Si Bob Saget (de la série «La Fête à la Maison») y a même été Commisioner pendant pratiquement deux ans, des lutteurs comme CM Punk, Brian Danielson, Legiom of Doom ou Al Snow y ont fait une apparition. Mais l’évènement majeur de la CHIKARA est également l’un des évènements majeurs du catch indépendant : le KING OF TRIOS. Comme bon nombre de fédéréations, la CHIKARA organise souvent ses shows sur un week-end, ou sur trois soirs

de suite, afin de réduire les frais globaux, de ne pas déplacer les lutteurs pour rien et permettre aux fans d’assister à un évènement de presque 9 heures sur trois jours. Le King of Trios est un tournoi qui se déroule donc sur trois soirs de suite où des équipes de trois lutteurs s’affrontent pour déterminer la meilleur, et chaque année, les autres fédérations y dépêchent une délégation. On retrouve également de nombreux invités lors des shows annuels Young Lions Cup et World Tag Team Grand Prix. Sans compter les invités Japonais, Mexicains et Européens.


PROCHE DE VOUS ! La CHIKARA est une petite fédération, et même si le nombre de fans est grandissant, il reste plus limité que celui de la WWE, de la TNA, de la ROH, voir même de la CZW ou de la PWG. Presque confidentielle. Forcément, chaque fan compte, mais surtout, dans le circuit indépendant, les lutteurs sont beaucoup plus accessibles. Aux shows ou dans les séances de dédicaces, les lutteurs semi-pros sont souvent ravis de retrouver leurs fans, et bien moins blasés que les grosses superstars (ou ceux qui pensent l’être). Et si vous avez peu de chances de les rencontrer, vous trouverez toujours une page Myspace, Facebook ou Twitter pour leur envoyer un petit message sympa, et souvent, ils vous répondront. Si l’envie vous prend de leur acheter

des produits dérivés, vous savez dés lors que l’argent leur revient intégralement, et leur permettra de les faire vivre, eux et leur famille. De même que les photos dédicacées, la plupart du temps, très personalisée. Mais surtout, une fois lancé, lorsque les membres du roster n’auront plus de secret pour vous, vous aurez définitivement l’impression d’être dans un monde à part, d’appartenir à une communauté inconnue de la plupart des fans, y compris les plus documentés. Pour finir, devant la varieté des lutteurs de la CHIKARA, vous trouverez forcément votre nouveau favori, que ce choix repose sur son style de lutte, sa technique, son personnage ou son charisme. Il y a forcément un lutteur qui vous attend pour rejoindre ses fans.

INSTANT CLASSIC MATCHES ! Mike Quackenbush, Chris Hero, Lince Dorado, Delirious, Claudio Castagnoli, Eddie Kingston... des lutteurs qui ont marqué l’histoire de la CHIKARA et sont aujourd’hui considéré comme la crème de la crème du catch US. Entre ceux qui en font toujours partie, ceux qui y reviennent régulièrement ou occasionnellement, ceux qui se croisent dans les shows d’autres fédérations. Les autres lutteurs de la CHIKARA ont pratiquement tous été entraînés par trois d’entre eux : Quackenbush, Hero et Castagnoli, rien de moins. Et la CHIKARA est pleine de nouveaux talents. Vous ne connaitrez probablement jamais le visage de certains d’entre eux, et sont si attachés à leurs personnages qu’il leur serait impossible d’être signés ailleurs en devant le quitter. Ils n’ont pas le physique usuel des lutteurs que l’ont peut voir dans les grosses fédérations, certains sont même aux antipodes. Mais la passion qui les anime est telle qu’au contact de leurs mentors, et au fil des rencontres instructives avec

des lutteurs japonais et mexicains, ils repoussent leurs limites en permanence. Ces talents doivent être prêts à se retrouver dans le ring avec d’autres lutteurs de grands talents et d’expérience issus des autres fédérations indés. A la CHIKARA, il n’y a aucune forme de violence, pas de sang (sauf accidentel), des moves rapides, techniques et novateurs, mais pas de danger en vue (même si on pourrait souvent penser le contraire).Les lutteurs de la CHIKARA sont encadrés, coachés et reliés les uns aux autres par une sorte de lien fraternel qui les poussent à s’entraider, y compris durant leurs matchs, pour donner le meilleur d’eux-même. Ce que vous verrez à la CHIKARA rassemble tellement d’éléments originaux ou abandonnés par d’autres fédérations, que vous ne le retrouverez jamais ailleurs sous cette forme.Ne tient plus qu’à vous de rejoindre avec moi, la CHIKARMY !! GLMAXXX


« Je n'évolue pas, je suis. Il n'y a, en art, ni passé, ni futur. L' art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais. » Pablo Picasso


le fil du match. Dommage pour le spectacle, en même temps, pourquoi leur en vouloir ? Si l'on suit cette logique sportive, que les combattants soient affaiblis est logique, la fin du match en donne confirmation. Ce goût d'inachevé restera certainement longtemps dans leur bouche.

K

yle O'Reilly en plein échauffement, martelant de kicks les pads tenus par Tony Kozina, une caméra qui essaie de filmer l'action, Davey Richards qui s'interpose et qui demande à l'équipe de quitter le vestiaire, lieu privé par excellence. Dès le début, on sait qu'on ne va pas assister à un show comme les autres. Et ça ne fera que se confirmer tout au long des matches. Montée avant tout pour proposer une nouvelle alternative auc fédéartions indy US, et principalement la Ring of Honor (on connait tous le passif entre Sapolsky et la ROH), Evolve parvient à se démarquer de ses consoeurs indépendantes, principalement sur la forme du show. Peu de fioritures, les lutteurs rentrent sur le même thème musical, une présentation succinte des combattants, et hop!, on rentre dans le vif du sujet. Chez Evolve, on est là avant tout pour l'efficacité, la recherche du coup fatal, pour en finir le plus rapidement possible; une approche plus martiale que

spectaculaire, finalement, ce qui nous donne des matches relativement courts. Et ça se ressent jusque dans l'austérité de l'environnement, Gabe Sapolsky oblige (vous savez, cette admiration sans bornes qu'il porte au Puroresu). Au-delà de son implication dans la Dragon Gate USA, Gabe réalise peu à peu son rêve, établir une fédération américaine de Puro. Et le ton est donné dès le premier match, Kyle O'Reilly face à Bobby Fish. C'est stiff, technique, efficace. On ne quittera plus ce credo de tout le show, les coups font mal, sont majoritairement portés, on n'est pas là pour faire dans la fioriture. On n'est pas à l'abri non plus de certains ratés, notamment Silas Young face à Brad Allen. Nous avons dans ce match l'illustration parfaite de "à trop vouloir en faire, on se plante". Un spot loupé, un peu trop d'engagement, une volonté de trop bien faire, et c'est plié. Les deux lutteurs n'arriveront jamais à reprendre

Le highfly amène son grain de sel, par quelques bumps bien sentis par-dessus les cordes (mention spéciale au moonsault 3eme corde -> hors du ring de Kota Ibushi), c'en est rafraichissant ! Tout comme ce 6-man tag entre le Team Frightening et l'Akuma's army (CHIKARA's in da house !), qui permet aux spectateurs de se détendre un minimum avant le gros morceau, Richards vs Ibushi. Ce main-event est la vitrine d'Evolve, et correspond parfaitement à ce que je viens de dire, on est clairement dans une approche martiale, sportive, du catch.

Là où une fédération comme la Ring Of Honor propose un savant mélange entre le sport et le divertissement, notamment grâce au show TV et à la régularité de ses shows, chez Evolve on propose des réunions de catch, à l'européenne. Vous l'aurez compris, Evolve n'est pas une fédération américaine, mais le dénominateur commun du catch mondial.

Gabe est en train de réussir de son pari, pour le plus grand bonheur des fans. La Ring Of Honor l'a bien compris, faisant resigner Davey Richards rapidement, et l'empêchant de participer in-ring au deuxième show Evolve, portant un coup dans le bas-ventre à Gabe, et à Evolve par la même occasion, Richards étant annoncé comme "la tête de gondole" de la fédération. Si vous en avez plein les bottes des gimmicks stupides, de la consanguinité et du polissage famillial de la WWE, si l'arrivée d'Hogan et Bischoff à la TNA vous apparaît comme la montée d'un condamné sur l"échafaud, il vous reste une solution : mettez-vous au catch indépendant, au catch étranger, et rejoignez Gabe dans sa quête de réhabilitation du catch ; montrez que le catch ce n’est pas que du grand-guignol, mais aussi un vrai sport, vous aussi évoluez. Wong

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